Microcentrale et bâtiment HQE à Chigny
Microcentrale et bâtiment HQE à Chigny
SESSION 2008
GÉNIE ÉLECTRIQUE
ÉLECTROTECHNIQUE
Durée : 6 heures
LA MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY
LE BATIMENT HQE
du site naturAgora
Ce dossier comprend :
− La présentation générale du sujet
− L'étude de faisabilité
− L'étude de la production d'énergie électrique
− L'étude de la distribution de l'énergie électrique
− L'étude d'un bâtiment HQE
Chaque partie est indépendante et présentée sous forme d’un cahier questions-réponses
contenant :
− l'énoncé du travail demandé,
− les emplacements réservés aux réponses,
− des spécifications techniques.
Vous pouvez compléter vos réponses sur feuille de copie séparée en rappelant les numéros des
questions.
I - Mise en situation
1 - Enjeu
Devant la diminution des réserves d’énergies fossiles, l’augmentation de l’effet de serre, l’homme
doit utiliser des énergies renouvelables et changer sa manière de consommer l’énergie afin de
préserver la planète. Comment produire une énergie renouvelable et mieux consommer sans
dégrader l'environnement ?
2 - Problématique
− comment utiliser l'énergie hydraulique fournie par une rivière pour produire de l'énergie
électrique,
− comment construire un bâtiment sain, confortable et économe quant à sa consommation
d'énergie,
tout en maîtrisant les impacts des projets sur leur environnement en intégrant une dimension
d’optimisation énergétique et de ressources ?
a) Site de Chigny
Pour que les villages environnants puissent bénéficier des bienfaits de l’électricité, il est décidé
dans les années 1920 d’implanter sur le rivière OISE une centrale au fil de l’eau équipée d’une
turbine FRANCIS, sur l’emplacement d’un ancien moulin de la commune de CHIGNY.
La centrale change de propriétaire plusieurs fois au cours de XXème siècle, puis est finalement
rachetée dans les années 1970 par la Société d’Intérêts Collectifs SICAE, dont le métier est de
produire et d‘acheminer jusqu'au réseau de l’énergie électrique en milieu rural très isolé.
En 1995, à la demande de la SICAE, la société THEE réalise une nouvelle microcentrale
hydroélectrique de type « siphon », automatisée, sans surveillance humaine et disposant d’une
turbine KAPLAN optimisée à pales orientables.
Aujourd’hui, l’ancienne turbine FRANCIS (toujours en activité) et la nouvelle turbine KAPLAN
peuvent produire sur le réseau électrique national EDF une énergie électrique entièrement
renouvelable, propre et parfaitement respectueuse de l’environnement.
b) Site naturAgora
Situé à quelques kilomètres de la microcentrale, ce site fut construit en 2005 par la Fédération des
Chasseurs de l'Aisne et accueille en son sein plusieurs fédérations (chasseurs, pêcheurs,
colombophiles, randonneurs et scientifiques) toutes respectueuses de l'environnement.
Les acteurs de cette construction exceptionnelle ont respecté la démarche Haute Qualité
Environnementale (HQE) qui impose un cahier des charges en faveur du développement durable.
PG 1
4 - Situation des sites
Connexion
réseau
EDF enterrée
Barrage et déversoir
Amiens
Picardie
Paris
PG 2
II - Le fonctionnement de la nouvelle microcentrale hydroélectrique
1 - mise en oeuvre de la centrale (voir schéma de principe page suivante)
Les conditions de niveau d’eau et de débit d’armement étant atteintes, le technicien ouvre
manuellement la vanne de garde du canal d’amenée en amont de la centrale (non représenté).
L’automate étant sous tension, une impulsion sur le bouton "Départ cycle" lance le cycle suivant :
− Démarrage de la pompe à vide pour aspirer l’air contenu dans la partie supérieure du
coude du siphon qui est alors remplacé par l’eau.
− Alimentation de l’électrodistributeur pour fermer la soupape de mise à la pression
atmosphérique. Le niveau d’eau monte à l’intérieur du siphon.
− Le mouvement de l’eau met en rotation les pales de la turbine KAPLAN transformant ainsi
l’énergie hydraulique cinétique en énergie mécanique cinétique. La rivière s’écoule vers
l’aval pour rejoindre son lit.
− Une large courroie plate transmet la puissance mécanique en provenance des pales de la
turbine à une génératrice asynchrone triphasée.
− L’automate augmente ensuite progressivement l’angle d’ouverture des pales de la turbine,
permettant ainsi à la machine asynchrone d’atteindre la vitesse de synchronisme.
− Un capteur transmet l’image de la vitesse de la génératrice à l’automate qui commande
alors la fermeture du contacteur de couplage afin de raccorder le stator de la génératrice
asynchrone triphasée au réseau national EDF. Il y a production d'énergie électrique au
réseau.
− Une sonde indique la hauteur d'eau du bassin amont et un capteur la position des pâles.
Ils sont intégrés à la chaîne de régulation du niveau d’eau disponible pour le turbinage :
Si le niveau d’eau augmente, l'angle d'ouverture des pales de la turbine
augmente, la microcentrale produit davantage d’énergie électrique au réseau,
Si le niveau d’eau baisse (manque d’eau), le débit baisse, l’angle d’ouverture
des pales diminue pour ne pas vider le bassin amont. Il y a moins d'énergie
électrique produite par la génératrice.
Conclusion :
− le réseau EDF impose la fréquence fixe de 50 Hz au stator,
− la hauteur d’eau, détermine la quantité d'énergie délivrée par la génératrice
hypersynchrone. Elle fixe par l'intermédiaire de la commande, l’angle d’ouverture des
pales et la vitesse de la turbine.
2 - Arrêt de la centrale
Il est obtenu soit à la demande du technicien (en fin de campagne de production) soit par la
détection d’un défaut (manque d’eau, réseau EDF absent, déclenchement d’une protection). Le
cycle d'arrêt est le suivant :
− réduction de l’angle d’ouverture des pales, diminution de la vitesse de rotation de la
turbine. La machine passe en dessous de sa vitesse de synchronisme ;
− ouverture du contacteur de couplage, la génératrice asynchrone est séparée du réseau
EDF. Il n'y a plus de production d’énergie électrique ;
− arrêt de l’électrodistributeur, la soupape s’ouvre, mettant à l’air libre le siphon. Les pales
reviennent en position initiale par des ressorts de rappel ;
− le siphon se vide naturellement de son eau entraînant l’immobilisation de la turbine.
Remarque : le type « siphon » simplifie les travaux de gros œuvre (maçonnerie) ainsi que l’arrêt
automatique de la microcentrale sans intervention humaine de jour comme de nuit.
PG 3
Multiplicateur à courroie plate
Génératrice asynchrone
Siphon
Vers l'aval
Pâles orientables
Constructeur : THEE
Modèle B 16142 AES
Vitesse nominale 173 tr/mn
Turbine Kaplan Section du passage d’eau : Φ 1600 mm
Pales orientables, directrices fixes
Pertes de charge nominales : 0,10 m
Débit turbiné maxi : 8 m3/s
Constructeur : HABASIT
Courroie plate en polyamide
Multiplicateur
Modèle A-5
à courroie plate Dimensions : 7560 mm x 280 mm x 6,8 mm
Rendement : 97%
Constructeur : ABB
Modèle : M2FG 355 SA8 B3
Génératrice asynchrone 160 kW, 759 tr/mn, 8 pôles
triphasée 50 Hz, 400 / 660 V, cos ϕ = 0,7
Résistance d'un enroulement statorique = r1 = 25 mΩ
Elévateur
400 V / 20 kV
Transformateur triphasé Puissance apparente Sn = à définir
Tension composée de court-circuit Ucc = 4 %
Indice horaire : Dyn11
PG 4
III - Extrait de la notice environnement du site "naturAgora"
1 - Insertion du bâtiment sur le site
Le bâtiment est implanté au niveau actuel du terrain et permettra de bénéficier ainsi d’une bonne
intégration dans le site et une accessibilité très aisée.
Le bâtiment se développe autour d’un patio orienté au sud. Toutes les circulations, notamment
celle du hall, privilégient l’éclairage naturel et l’ensoleillement contrôlé sans impact solaire direct.
Le confort d’utilisation pour les visiteurs et les personnels est renforcé avec un accès direct sur
l’extérieur. Chaque bureau est largement en contact avec l’extérieur.
Les façades sont habillées avec un bardage bois local et sans traitement (Aulne). La terrasse,
donnant sur le patio, est réalisée avec un plancher en bois.
Les menuiseries extérieures sont réalisées avec des bois locaux, des vitrages isolants et des
volets roulants afin d’améliorer le confort d’été.
Un bandeau en périphérie des toitures protége les façades et sert de brise-soleil, tout en
protégeant les façades des intempéries.
Les eaux pluviales en provenance des toitures, chaussées et espaces verts sont récoltées dans un
fossé réalisé en périphérie du terrain permettant ainsi l’infiltration des eaux pluviales sur le site.
Des trop-pleins sont mis en place vers des bassins afin d’évacuer les eaux en cas d’un orage
important.
3 - Assainissement
Les eaux usées en provenance du bâtiment sont traitées par une fosse septique et un réseau
d’épandage réalisé dans le patio.
Afin d’utiliser des combustibles régionaux, copeaux et sciures, le chauffage et la production d’eau
chaude sanitaire du bâtiment, seront réalisés avec une chaudière bois de 100kW.
Les locaux sont chauffés par des radiateurs à eau chaude, la ventilation est de type simple flux
dans les sanitaires et double flux dans la salle fédérale.
5 - Electricité
Dans les bureaux, un éclairage à régulation comporte un ajustement automatique du niveau
d’éclairement en fonction de l’occupation du local est des apports en éclairage naturel. L'éclairage
est avec des lampes fluorescentes à faible consommation type tube à haut rendement ou
fluo-compacte.
PG 5
PARTIE A
ETUDE DE FAISABILITE
MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY
A1 - Etude hydraulique
A2 - Etude de la transmission de puissance
A3 - Etude de la production d'électricité
I - Mise en situation
Deux centrales hydroélectriques "au fil de l’eau" (sans possibilité de stockage de l’eau) sont
implantées sur le site du moulin de Chigny (voir Figure A-1). La centrale n°1 a été construite il y a
quelques dizaines d'années en remplacement d'un ancien moulin. La centrale n°2 de construction
plus récente est le sujet de notre étude. Les vannes de décharge permettent de maintenir le
niveau amont constant (lame d'eau constante - voir Figure A-2) dans la limite de leur capacité de
60m3/s.
Centrale n°1
turbine Francis Vannes de Barrage poids
60 kW - 4 m3/s décharge 60 m3/s et déversoir
Figure A-1 : Vue d'ensemble du site de Chigny
Les capacités d'une centrale sont entre autre estimées grâce à la charge hydraulique équivalente
à la hauteur de chute brute H b , exprimée en mètre, comme décrit Figure A-2. La rugosité et la
géométrie, des conduites et de la turbine d'une centrale provoquent des pertes de charges ΣH .
On définit alors la chute nette H n comme suit :
H n = H b − ΣH
DT A1
Sur la centrale étudiée, les conduites étant courtes, on peut dans un premier temps négliger ces
pertes de charge. Les hauteurs d'eau brute minimum et maximum observées sont respectivement
de 1,5m et 3m. Les centrales hydroélectriques ne peuvent pas fonctionner en période de crue.
Dans ce cas la hauteur constatée est quasi nulle.
b) Débit réservé :
Le décret n°89-804 du 27 octobre 1989 fixe le débit réservé (débit d'oxygénation) pour préserver le
milieu aquatique à :
− 1/10ème du débit annuel moyen pour tout nouvel aménagement,
− 1/40ème pour les aménagements existants.
Ce débit minimal restant dans le lit naturel de la rivière entre la prise d’eau et la restitution des
eaux en aval de la centrale, garanti en permanence la vie, la circulation et la reproduction des
espèces vivant dans ces eaux. Le débit réservé est atteint lorsque que la lame d'eau atteint 7 cm
d'épaisseur.
c) Débit turbiné :
Le débit théorique "turbinable" Qt dépend du débit de réserve Qres et du débit rivière Qriv , tel que :
Qriv = Qt + Qres
Le débit réel "turbiné" par la centrale dépend du débit maximum de fonctionnement de la turbine
(4m3/s pour la centrale n°1). Le débit maximum "turbinable" par la centrale n°2 a été fixé à 8m3/s
pour prendre le relais de la centrale n°1 une centaine de jours par an (ce choix sera justifié à la
question A1.8).
d) Débits classés :
On obtient une courbe des débits dits classés en triant par ordre décroissant tous les débits
instantanés mesurés sur une longue période. Le débit annuel moyen Qmoy observé sur la rivière
Oise est de 10 m3/s.
DT A2
e) Mode de fonctionnement des centrales en fonction du débit :
f) Puissance hydraulique :
La puissance hydraulique Ph (en Watt) disponible dans une centrale électrique s'écrit :
Ph = ρ ⋅ g ⋅ Qt ⋅ H n
La microcentrale est constituée d'une turbine, d'un multiplicateur de vitesse et d'une génératrice.
La Figure A-3 représente la chaîne de transmission de puissance de cette centrale.
Vh Nt Np Ng = N p
Fh Ct Cp Cg
Ph Pt Pp Pg
ηt max = 0,87 rp η p = 0,97 η g = 0,93
a) Cavitation :
Lorsqu’un profil de pale de turbine se déplace dans l’eau, il se produit des différences de
pressions, ainsi la dépression atteint localement la pression de vaporisation de l’eau. Il y a alors
formation de bulles de vapeur (cavitation) qui se détachent de la surface de la pale. Dès qu’elles
atteignent une zone où la pression est plus élevée, les bulles de vapeur implosent et provoquent
avec le temps l’érosion par enlèvement de matière de la surface des pales.
DT A3
b) Vitesse spécifique :
Pour vérifier la non-cavitation dans une turbine on utilise la vitesse limite pour un débit de 1m3/s
d'une turbine de 1m de diamètre. Cette vitesse spécifique est ensuite transposée à la taille réelle
de la turbine étudiée.
Pour réduire les frais de construction du génie civil, une turbine à réaction sera placée le plus haut
possible par rapport au niveau aval avec une implantation en siphon (voir Figure A-4).
Si la vitesse de la turbine est lente, la génératrice sera entraînée par l’intermédiaire d’un
multiplicateur de vitesse (courroie ou engrenages). Lorsque cela est techniquement possible, la
transmission par courroie plate sera préférée au multiplicateur à engrenages (plus silencieuse,
entretien quasi nul, pas de vidange périodique d’huile, moins coûteuse).
Ci-joint un extrait de la documentation technique d’une courroie plate de transmission de
puissance pouvant être utilisée dans les conditions de fonctionnement de la microcentrale
hydroélectrique étudiée.
La vitesse maximum des génératrices est imposée pour limiter les contraintes mécaniques
maximum. Elle est définie par la survitesse d’emballement qui ne doit pas être dépassée. Les
génératrices à 1 paire de pôles ne sont que rarement installées (vitesse d’emballement 6000
tr/min). La génératrice est généralement accouplée à une transmission par courroie ou un
multiplicateur à engrenages lorsque la vitesse de rotation de la turbine est inférieure à 600 tr/min.
DT A4
A1. ETUDE HYDRAULIQUE
Objectifs : Etudier l'implantation d'une nouvelle centrale sur le site de Chigny et déterminer la
turbine la mieux adaptée compte tenu des débits observés.
A1.1. Sur le plan d'implantation Figure A-4, compléter les rectangles laissés vierges en nommant
les éléments "Turbine", "Génératrice" et "Multiplicateur".
A1.2. Identifier par un coloriage sur la Figure A-4 les différents éléments suivants pour la
microcentrale en fonctionnement :
A1.3. Pour la microcentrale à l'arrêt, repérer par un trait horizontal le niveau d'eau nominal en
amont (en rouge) et en aval (en vert) sur la Figure A-4.
A1.5. Déterminer le débit réservé Qres en considérant qu'il s'agit d'une installation nouvelle et
hachurer en jaune sur la Figure A-5 (b) la zone relative à ce débit réservé (voir DT A2).
Notons que le débit maximum "turbinable" de la centrale n°2 a été fixé à 8m3/s (voir DT A2).
A1.6. A l'aide de la Figure A-6, déterminer le type de turbine le mieux adapté à la rivière Oise.
Réaliser le tracé sur cette figure et relever la puissance hydraulique estimée.
DR A1
A1.8. A l'aide des Figure A-5 et Figure A-7, expliquer pourquoi le choix du débit maximum turbiné
de la centrale n°2 est judicieux et l'intérêt majeur d'installer deux centrales hydroélectriques
sur le même site.
D'après figure A-7 : utilisation du débit optimale sur la meilleure plage de rendements
D'après figure A-5 : Complémentarité des centrales qui augmente le nombre de jour turbiné de
façon significative
Objectifs : Pour les raisons invoquées dans le dossier technique, la transmission de puissance est
réalisée par un système poulie - courroie. Cette partie traite du dimensionnement de ce dernier.
A2.1. Déterminer Ph puissance hydraulique nominale maximale disponible pour la centrale n°2 (à
partir de la relation donnée page DT A3).
DR A2
A2.6. Déterminer le couple maximum sur l'arbre de la turbine Ct .
Pt 60 170.103 60
Ct = ⋅ = ⋅ = 9276 Nm
N t 2π 175 2π
Objectifs : Estimer le gain de production d'électricité apporté par la centrale n°2 et sa rentabilité.
A3.2. Estimer le gain de production d'électricité apporté par la centrale n°2 à l'aide du tracé réalisé
à la question A1.7. Pour cela compléter le tableau à l'aide des indications suivantes :
− déterminer le nombre de jours et les débits extrêmes pour chacun des modes de
fonctionnement,
− déterminer le débit turbiné moyen pour chaque mode de fonctionnement c'est-à-dire pour
chacune des zones délimitées à la question A1.7 (voir simplification possible ci-après),
− déterminer la puissance électrique produite pour une hauteur d'eau nette nominale de
2,5m et un rendement moyen global égal à 0,85,
− déterminer l'énergie électrique produite pour toute la durée de chaque période,
− déterminer le gain énergétique apporté par l'installation de la centrale n°2.
Pour le calcul du débit turbiné moyen (Figure A-5), on peut découper les zones de débit par des
rectangles ou des trapèzes élémentaires. Le débit moyen est alors le barycentre des débits
moyens élémentaires pondérés de la surface des rectangles et trapèzes élémentaires.
Qt1 moy
Qt 2 moy
S1 ⋅ Qt1 moy + S2 ⋅ Qt 2 moy
Surface Qt moy =
considérée Surface Surface S1 + S2
S1 S2
DR A3
Configuration Actuelle Nouvelle installation
Centrales
Centrale n°1 Centrale n°1 Centrale n°2
Modes simultanéme
seule seule seule
nt
A3.3. Déterminer le coût au kW/h de la construction de la centrale n°2 pour que les coûts
d'implantation suivants soient rentabilisés sur 10 ans :
DR A4
Multiplicateur
Génératrice
Turbine
3
112,16 Niveau de crue 100m 3
112,16 Niveau de crue 100m
111,17 Amont
nominal
DR A5
50
140
120
80
40
60
40
20
90
91
92
93
94
95
96
97
98
99
(a) Années
Débits rivière Qriv (m3/s)
30
Débit annuel moyen
Qmoy ≈ 10 m3/s
20
Qt1+ Qt2+Qres = 13
10
Qt2+Qres = 9
Qt1+Qres = 5
1
0
DR A6
20
10
00
Chute brute Hb (m)
00 W
500 W
kW
200
kW
k
100
k
180
kW
50
kW
20
kW
10
kW
2,5
0,8
Rendement relatif ηt /ηtmax
0,6
1
0,4 2
3 Type de turbine
1 : Pelton
0,2 2 : Kaplan
3 : Francis
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Débit turbiné relatif Qt /Qtmax
DR A7
Débit turbiné Qt (m3/s)
8
100
125
150
175
200
300
10
400
500
1000
DR A8
2000
3000
100
200
400
Chute nette Hn (m)
500
PARTIE B
Objectifs : Exploiter la caractéristique Tem = f ( n ) dans les quatre quadrants. Justifier le choix
d'une génératrice asynchrone.
DR B1
B1.3. Quelle est la vitesse ns de synchronisme et la valeur du glissement nominal g n en % ?
ns = f/p = 50 / 4 = 12,5 tr/s = 750 tr/mn
gn = ( ns – n) / ns , gn = ( 750 – 759 ) / 750 , gn = - 9 / 750 = - 1,2 %
Ieff / A T / Nm
II I
P4
Tem = f(n)
Ieff = f(n )
330 A
0 ns 2 ns n / tr/mn
III IV
B1.5. Pour le graphe ci-dessus, préciser dans quels quadrants la machine est moteur ou
générateur ? Justifier votre réponse.
Lorsque n < ns, g > 0, Tem > 0, Pem >0, la machine est moteur, donc quadrant II,
Lorsque n > ns, g < 0, Tem < 0, Pem < 0, la machine est générateur, donc quadrant IV
et quadrant I,
DR B2
B1.6. Préciser pour les quadrants II et IV, le sens de circulation de l'énergie entre le stator et le
rotor? De quel type de conversion s'agit-il ?
dans le quadrant II :
Pem = Tem . Ω; Tem > 0 alors Pem > 0
Le couple électromagnétique est positif, il y a transfert d'énergie du stator vers le rotor.
La machine est un convertisseur d'énergie électrique en énergie mécanique.
dans le quadrant IV :
Pem = Tem . Ω; Tem < 0 alors Pem < 0
Le couple électromagnétique est négatif, il y a transfert d'énergie du rotor vers le stator.
La machine est devenue un convertisseur d'énergie mécanique en énergie électrique.
Ieff, T
ll I
P4 P2 P3
330 A
P1
n
Tem
nominal
lll IV
DR B3
B1.8. Sur la figure ci-dessus, surligner et flécher en bleu le parcours du point de fonctionnement
lors de la mise en oeuvre de la microcentrale.
Inconvénients d'une MS :
Nécessité d'une gestion de l'inducteur.
I1 r1 gX1 I r2/g X2
L1
m
V1 E1 E2 court-circuit
N1 N2
N
stator rotor
p r2 K
L'expression du couple électromagnétique Tem s’écrit : Tem = 3 ⋅ m 2 ⋅ V12 ⋅ ⋅ =
ω r 2
r2
2
+ gX 22 2
+ gX 22
g g
B2.1. Que représente N1, N2. Justifier la réversibilité du comportement de la machine asynchrone
en rappelant les relations du rapport de transformation m.
DR B4
B2.2. Lorsque le glissement g est au voisinage du synchronisme, montrer que la caractéristique
Tem = f ( n ) devient une droite d’équation Tem = α ⋅ g . Quelle est la conséquence pour la
puissance Pem de la génératrice?
Lorsque ⎪g⎪ < ⎪gn⎪, donc g tend vers 0 alors le terme gX2² tend vers 0
Tem = (K/r2² ) . g
et Pem = Tem . Ωs avec Ωs = 2 Π f = Cte
pour la génératrice, plus la vitesse augmente au-dessus de 750 tr/mn
plus le rotor transmet d'énergie au réseau EDF
( proportionnellement au glissement )
B2.5. Quelles sont toutes les causes de découplage de la génératrice du réseau EDF?
- la baisse du niveau d'eau,
- l'ouverture du disjoncteur tripolaire motorisé D2 :
par l'élément thermique en cas de surcharges,
par l' élément magnétique lors d'un court-circuit,
si baisse de la tension U : ouverture du disjoncteur D2 par le moteur
par l'automate programmable dès que n < 750 tr/mn
B2.6. Au moment du couplage sur le réseau, que se passe-t-il si l'ordre des phases de la
génératrice n'est pas en concordance avec l'ordre des phases du réseau EDF?
le champ statorique ne tourne pas dans le même sens que le rotor. Il a donc tendance à ralentir la
vitesse du rotor de la machine asynchrone qui passe alors en moteur ( l'intensité absorbée devient
importante.)
si la vitesse du rotor devient nulle , l'intensité absorbée est alors maximale ( cas d'un démarrage
direct rotor à l'arrêt )
DR B5
B2.7. Le constructeur imposant le sens de rotation de la turbine (due à la forme des pales).
Proposer une méthode pour s'assurer de la correspondance entre l'ordre des phases du
réseau et la f.e.m. créée par le sens de rotation de la génératrice :
B2.8. Présenter deux capteurs susceptibles de fournir une image de la vitesse de rotation.
Avantages et inconvénients.
une dynamo tachymétrique : usure des balais, tension signée suivant le sens de rotation
DR B6
B3.2. Déterminer le rendement ηcond de la conduite amenant l'eau à la turbine KAPLAN pour le
relevé du 8 avril 2007 (voir DT B3 : étude hydraulique).
B3.3. Compléter le bilan des puissances en génératrice (pertes fer au rotor négligées).
Puissance
électrique puissance
utile électromagnétique Puissance
Puissance
transmise au stator mécanique mécanique
absorbée
Pertes joule
stator
Pertes fer
Pertes joule
stator Pertes
rotor
mécaniques
B3.4. Calculer les pertes joules stator Pjs pour le point de fonctionnement du 08/04/07.
en couplage triangle : Pjs = 3 . r1. J² = r1 . I²
Pjs = 25 10-3 . 244² = 1488 W
B3.5. Calculer les pertes joules rotor ( Pjr = − g ⋅ Pem ) pour le point de fonctionnement du 08/04/07
(pertes fer stator = 1070 W et g = - 0,8%).
Pjr = g . Pem
Pjr = 0,008 ( 99 230 + 1488 + 1070 ) =
Pjr = 814 W
DR B7
B3.6. Pour le point de fonctionnement du 8 avril 2007, calculer le rendement η géné de la
génératrice avec des pertes mécaniques de 2820 W.
B3.8. Justifier le coefficient 0,8 de la " formule approchée " ci-dessous utilisée lors de la pré-étude
hydraulique d'un site.
Objectifs : Quantifier la quantité d'énergie fossile économisée en 2006 grâce à l'exploitation du site
de Chigny.
DR B8
B4.2. Déterminer la quantité de CO2 émise dans l'atmosphère par la microcentrale au cours de
l'année 2006 (voir DT B3).
B4.4. Qu'est ce que le CO2? Que savez-vous du rôle du CO2 dans l'effet de serre?
le CO2 est le gaz carbonique, il fait partie des gaz à effet de serre
L' effet de serre accentue le réchauffement de la terre, il contribue à la fonte des glaces ainsi qu'à
la modification du climat.
B4.5. Combien d'arbres faudrait-il planter pour compenser l'émission de CO2 d'une centrale
thermique au charbon produisant la quantité d'énergie de la question B4.1 (la croissance d'un
grand arbre absorbe environ 500 kg de CO2/an) ?
DR B9
DT B1
Centrale hydraulique de CHIGNY - turbine KAPLAN
Extraits des relevés du 7 au 17 Avril 2007
Date 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
Repère hauteur amont / cm 103 104 103 105 104 105 105 103 103 105 104
Repère hauteur aval / cm 343 351 349 353 352 353 345 351 352 357 354
Chute d'eau brute/ cm 240 246 248 248 248 240 248 249 252 250
Débit / m3.s-1 7,2 5,4 5,2 4,9 4,8 4,6 3,6 3,6 3,4 3,2 3,5
Puissance hydraulique brute /kW 172 134 127 122 119 115 87 88 85 80 87
I génératrice / A 275 244 235 237 236 234 203 202 201 195 204
cos phi 0,688 0,577 0,542 0,532 0,512 0,412 0,429 0,409 0,385 0,410
phi / ° 47 54 55 57 58 59 66 65 66 67 66
Rendement global /% 76 74 73 73 72 67 68 67 65 67
DT B2
Etude hydraulique de la conduite
0,12
pertes de charge - m
0,1
0,08
0,06
0,04
0,02
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
débit - m3/s
66792 49666 81073 80866 68406 53419 23008 32008 7821 1481 17387 53868
source : [Link]
Emissions de CO2 dans l'atmosphère ( en g/kWh électrique ) suivant les sources d'énergie à
partir du calcul de l'Analyse du Cycle de Vie ( ACV ) de la filière
( construction de l'installation, extraction et transport du combustible, production de l'énergie
électrique, traitement et stockage des déchets, déconstruction de l'installation )
source EDF
DT B3
PARTIE C
LA DISTRIBUTION ELECTRIQUE
MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY
Tension Tension
primaire U1 secondaire U2
400V 20 kV
D’après le schéma électrique le comptage est réalisé côté basse tension, la puissance du
transformateur est inférieure à 1250 kVA donc un dispositif de type DGPT2 est obligatoire. Le
DGPT2 permet la mesure du dégagement gazeux, de la pression et de la température de l’huile
minérale contenue dans le transformateur lors d’un échauffement anormal.
C1.4. Déterminer la tension en sortie du transformateur U2 (côté haute tension) imposée EDF.
Pour respecter la demande EDF soit 20 kV ± 5%, la tension maximale U2 = 20 x 1,05 = 21 kV
DR C1
C2. ETUDE DES PROTECTIONS DU TRANSFORMATEUR
Réglage du déclencheur :
Courant nominal de la génératrice IGENERATRICE = 330A soit un réglage long retard à 0,825
Courant Im = 2310A soit un réglage court retard à 2310 / 330= 7
C2.5. A partir de la documentation technique DT C7, vérifier la chute de tension dans le câble en
régime permanent et vérifier si elle est admissible. Justifier votre réponse.
DR C2
C3. ETUDE DE LA TARIFICATION ET DE LA CONSOMMATION DE
L’ENERGIE REACTIVE
Objectifs : Etudier les composantes de la facture. Définir les équipements nécessaires à obtenir
une qualité de la consommation de l’énergie en respect avec les contraintes imposées par EDF et
permettant les meilleures conditions économiques. A partir de la facture de janvier 2006 et de la
documentation technique.
C3.1. Justifier le choix de l’industriel pour un comptage basse tension et pourquoi l’installation est
munie de deux compteurs d’énergie ?
- Le comptage basse tension permet à l’industriel de réduire les coûts d’achat d’une cellule HT et
des équipements connexes.
L’entreprise produit de l’énergie électrique pour la revendre à EDF. Plusieurs tarifs sont possibles
selon les capacités et les périodes de production de l’énergie. La société SICAE a opté pour un
tarif simplifié.
C3.2. En étudiant la production d’énergie électrique sur l’année 2005 et 2006, déterminer le choix
du nombre de composantes de la tarification. Justifier votre réponse.
Le choix de l’entreprise doit se porter sur une tarification à deux composantes car il y a une
baisse importante de la production de l’énergie électrique pendant les mois d’été.
De plus, la production en hiver est constante quelques soit le jour et l’heure.
EDF demande à ses clients ou à ses fournisseurs de maintenir un cos ϕ = 0,93 sous peine de
pénalités de dépassement d’énergie réactive. La génératrice asynchrone à besoin de cette énergie
réactive pour fonctionner, l’industriel doit étudier la consommation de cette énergie réactive sur
une période significative puis corriger si besoin le cos ϕ de l’installation par des batteries de
condensateurs.
DR C3
Cette puissance réactive consommée n’étant pas constante sur l’année, quel type de batterie faut-
il acquérir ? En vous reportant à la documentation technique DT C10 et DT C11.
C3.6. Sachant que la puissance du transformateur est de 250 kVA, calculer le rapport QC /Sn puis
définir le type de compensation à adopter.
C3.7. Calculer le rapport Gh /Sn puis définir le type de batterie à utiliser. Sachant que
l’équipement du producteur d’énergie électrique doit pouvoir supporter un taux d’harmonique
en provenance du réseau ne dépassant pas 8%, nous prendrons Gh = 80 kVA.
DR C4
C4. ETUDE DE LA DISTRIBUTION HTA
C4.2. A partir du schéma électrique des cellules HTA, indiquer la désignation des cellules A, B et
C puis leurs références.
Identification
Désignation
( I n , U 20 et Icc )
INTERRUPTEUR
Cellule A IM 400 – 24 - 16
IM
TRANSFORMATEUR DE POTENTIEL
Cellule B POUR NEUTRE A LA TERRE CM 400 – 24 - 16
CM
DR C5
TRANSFORMATEURS DE DISTRIBUTION
DT C1
PROTECTION DES TRANSFORMATEURS DE DISTRIBUTION
DT C2
DISJONCTEUR BASSE TENSION
DT C3
DISJONCTEUR BASSE TENSION (suite)
DT C4
SECTION DES CABLES
DT C5
SECTION DES CABLES (suite)
DT C6
DETERMINATION DE LA CHUTE DE TENSION DANS LES CABLES
Les tableaux ci-dessous donnent la chute de tension en % dans 100 m de câble, en 400 V/50 Hz
triphasé, en fonction de la section du câble et du courant véhiculé (In du récepteur). Ces valeurs sont
données pour un cos ϕ de 0,85 dans le cas d’un moteur et de 1 pour un récepteur non inductif. Ces
tableaux peuvent être utilisés pour des longueurs de câble L ≠100 m : il suffit d’appliquer au résultat le
coefficient L/100.
DT C7
EXTRAIT DE L'ARRETE DU 25 JUIN 2001 FIXANT LES CONDITIONS D’ACHAT
DE L’ELECTRICITE PRODUITE PAR LES INSTALLATIONS UTILISANT
L’ENERGIE HYDRAULIQUE DES LACS, COURS D’EAU ET MERS
DT C8
ETUDE ENERGETIQUE
DT C9
GUIDE DE CHOIX ET REFERENCES DES BATTERIES DE CONDENSATEURS
DT C10
CHOIX ET REFERENCES DES BATTERIES DE CONDENSATEURS (suite)
DT C11
CELLULES SM6
DT C12
CELLULES SM6 (suite)
DT C13
CODIFICATION DES CELLULES SM6
DT C14
CHOIX DES FUSIBLE HTA
DT C15
SCHEMA DU RESEAU HTA
A B C
DT C16
PARTIE D
D1 - La démarche HQE
D2 - Etude de la cible n°10, Confort visuel : éclairage artificiel
satisfaisant et en appoint de l’éclairage extérieur
D3 - Etude technico-économique des lampes
D4 - Choix du système de gestion locale des luminaires
D5 - Etude de la cible n°2 : choix intégré des procédés et produits de
construction
La HQE, est d’abord une démarche, celle de “management de projet” visant à limiter les impacts
d’une opération de construction ou de réhabilitation sur l’environnement tout en assurant à
l’intérieur du bâtiment des conditions de vie saines et confortables. Esthétique, confort, agrément
de vie, écologie, durabilité: la Haute Qualité Environnementale prend en compte la globalité, joue
le développement durable et représente ainsi l’état le plus avancé de l’art de construire.
Cible n°01 : relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat ;
Cible n°02 : choix intégré des procédés et produits de construction ;
Cible n°03 : chantier à faibles nuisances ;
Cible n°04 : gestion de l’énergie ;
Cible n°05 : gestion de l’eau ;
Cible n°10 : confort visuel ;
Cible n°13 : qualité de l’air ;
Cible n°14 : qualité de l’eau.
D2.1. En vous aidant du plan architectural (page DT D8), déterminer l’indice minimal du local
Kmin. Vous utiliserez, pour les prises de dimensions, la zone délimitée par les pointillés.
a.b
K min =
( a + b ) .h
Avec a : longueur, b : largeur et h : (hauteur de la pièce – hauteur du plan utile).
DR D1
Attention : Les dimensions de la pièce peuvent changées en fonction de la reprographie !
a = 9,5m b = 14,5m et h = 3,2m donc Kmini = 1,79 Cadre réponse D2.1
Conclusion : le nombre de luminaires calculé correspond à celui implanté réellement sur le site.
On vous demande à présent d’étudier l’impact économique des lampes fluo-compactes utilisées
dans cette salle. Pour cela, vous comparerez deux lampes à éclairement équivalent : une lampe
100W (page DT D5) à incandescence standard et une lampe fluo-compacte 18W (page DT D4).
D3.1. Quel serait l’investissement pour le même nombre de lampe sur la même durée d’utilisation
dans les deux cas étudiés sachant que la salle fédérale est éclairé en moyenne 1000 heures
par an ?
D3.2. Calculer le prix de la consommation pour le nombre de lampe sur la durée d’utilisation dans
les deux cas étudiés sachant que le prix du KW moyen est de 8c€.
DR D2
D3.3. Calculer le coût global pour le même nombre de lampe sur la même durée d’utilisation dans
les deux cas étudiés.
Pour les salles de réunion et dans la gamme Occuswitch le modèle avec détecteur de mouvement
et cellule photoélectrique est préconisé référence 51734600
D4.2. A quelle valeur d’éclairement sera réglé chaque système de gestion d’éclairage ?
Le seuil théorique de réglage des systèmes de gestion d’énergie est de 200 Lux (indiqué dans le
cahier des charges et sur le plan architectural.
Objectif : on souhaite déterminer l'épaisseur du matériau isolant répondant à la norme HQE puis
quantifier la puissance thermique perdue à travers les murs de la salle fédérale.
D5.1. Présenter en quelques lignes les avantages du matériau isolant BATIPLUM (page DT D9).
Batiplum présente les avantages d'être un très bon isolant thermique, une régulation de l'humidité,
ainsi qu'une protection sonore.
DR D3
Rsi
Rse
R
Figure D-1 : composition des murs extérieurs de la salle fédérale
D5.2. Les règles de construction des bâtiments HQE imposent pour les murs extérieurs une
résistance thermique supérieure ou égale 2,55 m 2 .°C / W . En déduire le coefficient de
transmission surfacique Up correspondant à la résistance thermique normalisée (voir pages
DT D10 et DT D11).
D5.3. Compléter le tableau ci-dessous à l'aide de la Figure D-1 et de l'annexe (DT D9) :
e λ R
Matériaux de la paroi
m W / ( m ⋅°C ) m ⋅°C / W
2
DR D4
D5.4. Calculer le coefficient de transmission surfacique Up des murs extérieurs de la salle
fédérale
D5.5. La réglementation est-elle respectée? Que faut-il changer dans la composition des murs
extérieurs, justifier votre réponse ?
non, car Up est supérieur à la norme. Il faut augmenter l'épaisseur e de l'isolant à 110 mm car R =
2,75m2°C/W.
donc Up = 1 : ( 2,431 + 0,75 ) = 0, 314 W/ m².°C
Les mesures effectuées directement sur le plan architectural de la salle fédérale (échelle 1:100),
donnent les dimensions intérieures suivantes :
− largeur 10 cm
− longueur 15,2 cm
− hauteur 4,6 cm
Cette salle fédérale est équipée de 7 fenêtres vitrées et d'une porte pleine en bois donnant sur
l'extérieur, dont les dimensions sont indiquées sur la Figure D-2 (échelle 1:50).
Fenêtre Porte
Fenêtre à soufflet
0,75 cm
Surfaces
Vitrées 2,5cm 4,6cm
2,9 cm
Fenêtre
oscillo-battante 1,7 cm
1,5cm
1,6cm
1,7cm
1,8cm 2cm
DR D5
D5.6. Déterminer les surfaces opaques et vitrées, puis compléter le tableau ci-dessus (voir le plan
architectural DT D8)
D5.8. Calculer la puissance thermique perdue par les parois extérieures de la salle fédérale. Avec
θi et θ e respectivement températures intérieure (maintenue à 20°C) et extérieure du bâtiment
qui dépend de la zone climatique H1 (page DT D11).
DR D6
DT D1
DT D2
DT D3
DT D4
DT D5
DT D6
DT D7
Echelle : 1/100e
DT D8
DT D9
DOCUMENT ANNEXE - Déperditions à travers les parois
1 - Considérons un corps C solide, homogène, massif, dont les traces (un plan de figure
perpendiculaire à ces deux plans) sont P1 et P2 et situés à la distance e l’un de l’autre, Figure 1.
Admettons que le plan P1 soit à la température θ 1 , le plan P2 à la température θ 2 , par raison de
symétrie, l’écoulement de la chaleur est uniformément distribué et perpendiculaire aux deux plans.
Considérons maintenant deux surfaces identiques A1, A2 de valeur commune A prises sur les plans
P1 et P2, exactement en regard l’une de l’autre, la chaleur qui part d’un côté aboutit à l’autre.
L’expression de la puissance thermique qui s’écoule entre les deux surfaces A1 et A2 est :
Ρ1 Ρ2
A
P = λ (θ1 − θ 2 )
e
A1 A2
θ1 θ2
P : en Watts
θ1 − θ 2 : en °C
A : en m2
e : en mètre
λ : en W / ( m ⋅°C ) - conductivité thermique du corps C
Figure 1
λ1 λ2 λ3
2 - Soit une paroi constituée de n couches de matériaux isolants e1 e2 e3
thermiquement homogène voir Figure 2,
DT D10
3 - Rs : représente la résistance superficielle de la paroi due aux résistances de la surface
intérieure Rsi et extérieure Rse de la paroi.
Disposition de la Paroi :
Rsi Rse Rs = Rsi + Rse
- l’extérieur
- un passage ouvert
m 2 ⋅°C / W m 2 ⋅°C / W m 2 ⋅°C / W
- un local ouvert
Paroi verticale (mur),
flux de chaleur horizontal,
5 - La puissance thermique perdue P à travers toutes les parois extérieures d'une salle :
P = U bât (θ e − θi ) A
Température extérieure
Zones climatiques
conventionnelle (°C)
Nord Pas de Calais, Picardie H1a, H1b, H1c, -9
Centre, Auvergne H2a, H2b, H2c H2d -6
Bassin méditérranéen H3 -3
DT D11