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Microcentrale et bâtiment HQE à Chigny

Le document présente un concours sur les sciences et techniques industrielles, spécifiquement en génie électrique, axé sur une étude de faisabilité d'une microcentrale hydroélectrique à Chigny et d'un bâtiment HQE sur le site naturAgora. Il aborde l'importance des énergies renouvelables face à la diminution des ressources fossiles, ainsi que les méthodes de production et de consommation d'énergie respectueuses de l'environnement. Le dossier inclut des études techniques sur le fonctionnement de la centrale, la gestion des ressources et l'intégration environnementale du bâtiment.

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Microcentrale et bâtiment HQE à Chigny

Le document présente un concours sur les sciences et techniques industrielles, spécifiquement en génie électrique, axé sur une étude de faisabilité d'une microcentrale hydroélectrique à Chigny et d'un bâtiment HQE sur le site naturAgora. Il aborde l'importance des énergies renouvelables face à la diminution des ressources fossiles, ainsi que les méthodes de production et de consommation d'énergie respectueuses de l'environnement. Le dossier inclut des études techniques sur le fonctionnement de la centrale, la gestion des ressources et l'intégration environnementale du bâtiment.

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CONCOURS GÉNÉRAL DES LYCÉES

SESSION 2008

SCIENCES ET TECHNIQUES INDUSTRIELLES

GÉNIE ÉLECTRIQUE

Classe de terminale STI

ÉLECTROTECHNIQUE

Durée : 6 heures

LA MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY

LE BATIMENT HQE
du site naturAgora

Ce dossier comprend :
− La présentation générale du sujet
− L'étude de faisabilité
− L'étude de la production d'énergie électrique
− L'étude de la distribution de l'énergie électrique
− L'étude d'un bâtiment HQE

Chaque partie est indépendante et présentée sous forme d’un cahier questions-réponses
contenant :
− l'énoncé du travail demandé,
− les emplacements réservés aux réponses,
− des spécifications techniques.
Vous pouvez compléter vos réponses sur feuille de copie séparée en rappelant les numéros des
questions.

Aucun document n'est autorisé.


Calculatrice autorisée (conformément à la circulaire n° 99-186 du 16 novembre 1999)
PRESENTATION GENERALE DU SUJET

I - Mise en situation
1 - Enjeu
Devant la diminution des réserves d’énergies fossiles, l’augmentation de l’effet de serre, l’homme
doit utiliser des énergies renouvelables et changer sa manière de consommer l’énergie afin de
préserver la planète. Comment produire une énergie renouvelable et mieux consommer sans
dégrader l'environnement ?

2 - Problématique
− comment utiliser l'énergie hydraulique fournie par une rivière pour produire de l'énergie
électrique,
− comment construire un bâtiment sain, confortable et économe quant à sa consommation
d'énergie,
tout en maîtrisant les impacts des projets sur leur environnement en intégrant une dimension
d’optimisation énergétique et de ressources ?

3 - Les sites d'étude


En région PICARDIE deux réalisations aidées par l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la
Maîtrise de l'Energie) apportent une contribution à la résolution de ces problèmes majeurs, le site
de CHIGNY avec l’exploitation de l’énergie hydraulique renouvelable à faible impact sur
l’environnement et les constructions Haute Qualité Environnementale du site NATURAGORA qui
limitent le gaspillage énergétique, utilisent des matériaux de constructions qui valorisent les
déchets régionaux tout en assurant un confort d'utilisation des bâtiments.

a) Site de Chigny
Pour que les villages environnants puissent bénéficier des bienfaits de l’électricité, il est décidé
dans les années 1920 d’implanter sur le rivière OISE une centrale au fil de l’eau équipée d’une
turbine FRANCIS, sur l’emplacement d’un ancien moulin de la commune de CHIGNY.
La centrale change de propriétaire plusieurs fois au cours de XXème siècle, puis est finalement
rachetée dans les années 1970 par la Société d’Intérêts Collectifs SICAE, dont le métier est de
produire et d‘acheminer jusqu'au réseau de l’énergie électrique en milieu rural très isolé.
En 1995, à la demande de la SICAE, la société THEE réalise une nouvelle microcentrale
hydroélectrique de type « siphon », automatisée, sans surveillance humaine et disposant d’une
turbine KAPLAN optimisée à pales orientables.
Aujourd’hui, l’ancienne turbine FRANCIS (toujours en activité) et la nouvelle turbine KAPLAN
peuvent produire sur le réseau électrique national EDF une énergie électrique entièrement
renouvelable, propre et parfaitement respectueuse de l’environnement.

b) Site naturAgora
Situé à quelques kilomètres de la microcentrale, ce site fut construit en 2005 par la Fédération des
Chasseurs de l'Aisne et accueille en son sein plusieurs fédérations (chasseurs, pêcheurs,
colombophiles, randonneurs et scientifiques) toutes respectueuses de l'environnement.
Les acteurs de cette construction exceptionnelle ont respecté la démarche Haute Qualité
Environnementale (HQE) qui impose un cahier des charges en faveur du développement durable.

PG 1
4 - Situation des sites

Nouvelle centrale Stabilisation des berges Ancienne centrale


turbine Kaplan par technique végétale turbine Francis
(8 m3/s – 160 kW) (4 m3/s – 60 kW)

Connexion
réseau
EDF enterrée

Barrage et déversoir

Double passe à poissons


(Anguilles et salmonidés)

Amiens

Picardie

Paris

PG 2
II - Le fonctionnement de la nouvelle microcentrale hydroélectrique
1 - mise en oeuvre de la centrale (voir schéma de principe page suivante)
Les conditions de niveau d’eau et de débit d’armement étant atteintes, le technicien ouvre
manuellement la vanne de garde du canal d’amenée en amont de la centrale (non représenté).
L’automate étant sous tension, une impulsion sur le bouton "Départ cycle" lance le cycle suivant :
− Démarrage de la pompe à vide pour aspirer l’air contenu dans la partie supérieure du
coude du siphon qui est alors remplacé par l’eau.
− Alimentation de l’électrodistributeur pour fermer la soupape de mise à la pression
atmosphérique. Le niveau d’eau monte à l’intérieur du siphon.
− Le mouvement de l’eau met en rotation les pales de la turbine KAPLAN transformant ainsi
l’énergie hydraulique cinétique en énergie mécanique cinétique. La rivière s’écoule vers
l’aval pour rejoindre son lit.
− Une large courroie plate transmet la puissance mécanique en provenance des pales de la
turbine à une génératrice asynchrone triphasée.
− L’automate augmente ensuite progressivement l’angle d’ouverture des pales de la turbine,
permettant ainsi à la machine asynchrone d’atteindre la vitesse de synchronisme.
− Un capteur transmet l’image de la vitesse de la génératrice à l’automate qui commande
alors la fermeture du contacteur de couplage afin de raccorder le stator de la génératrice
asynchrone triphasée au réseau national EDF. Il y a production d'énergie électrique au
réseau.
− Une sonde indique la hauteur d'eau du bassin amont et un capteur la position des pâles.
Ils sont intégrés à la chaîne de régulation du niveau d’eau disponible pour le turbinage :
ƒ Si le niveau d’eau augmente, l'angle d'ouverture des pales de la turbine
augmente, la microcentrale produit davantage d’énergie électrique au réseau,
ƒ Si le niveau d’eau baisse (manque d’eau), le débit baisse, l’angle d’ouverture
des pales diminue pour ne pas vider le bassin amont. Il y a moins d'énergie
électrique produite par la génératrice.
Conclusion :
− le réseau EDF impose la fréquence fixe de 50 Hz au stator,
− la hauteur d’eau, détermine la quantité d'énergie délivrée par la génératrice
hypersynchrone. Elle fixe par l'intermédiaire de la commande, l’angle d’ouverture des
pales et la vitesse de la turbine.

2 - Arrêt de la centrale
Il est obtenu soit à la demande du technicien (en fin de campagne de production) soit par la
détection d’un défaut (manque d’eau, réseau EDF absent, déclenchement d’une protection). Le
cycle d'arrêt est le suivant :
− réduction de l’angle d’ouverture des pales, diminution de la vitesse de rotation de la
turbine. La machine passe en dessous de sa vitesse de synchronisme ;
− ouverture du contacteur de couplage, la génératrice asynchrone est séparée du réseau
EDF. Il n'y a plus de production d’énergie électrique ;
− arrêt de l’électrodistributeur, la soupape s’ouvre, mettant à l’air libre le siphon. Les pales
reviennent en position initiale par des ressorts de rappel ;
− le siphon se vide naturellement de son eau entraînant l’immobilisation de la turbine.
Remarque : le type « siphon » simplifie les travaux de gros œuvre (maçonnerie) ainsi que l’arrêt
automatique de la microcentrale sans intervention humaine de jour comme de nuit.

PG 3
Multiplicateur à courroie plate

Génératrice asynchrone

Siphon

Conduite Soupape et pompe à vide


d'eau

Vers l'aval

Pâles orientables

Schéma de principe de la nouvelle microcentrale

3 - Fiche technique de la microcentrale

Constructeur : THEE
Modèle B 16142 AES
Vitesse nominale 173 tr/mn
Turbine Kaplan Section du passage d’eau : Φ 1600 mm
Pales orientables, directrices fixes
Pertes de charge nominales : 0,10 m
Débit turbiné maxi : 8 m3/s
Constructeur : HABASIT
Courroie plate en polyamide
Multiplicateur
Modèle A-5
à courroie plate Dimensions : 7560 mm x 280 mm x 6,8 mm
Rendement : 97%

Constructeur : ABB
Modèle : M2FG 355 SA8 B3
Génératrice asynchrone 160 kW, 759 tr/mn, 8 pôles
triphasée 50 Hz, 400 / 660 V, cos ϕ = 0,7
Résistance d'un enroulement statorique = r1 = 25 mΩ

Elévateur
400 V / 20 kV
Transformateur triphasé Puissance apparente Sn = à définir
Tension composée de court-circuit Ucc = 4 %
Indice horaire : Dyn11

PG 4
III - Extrait de la notice environnement du site "naturAgora"
1 - Insertion du bâtiment sur le site

Le bâtiment est implanté au niveau actuel du terrain et permettra de bénéficier ainsi d’une bonne
intégration dans le site et une accessibilité très aisée.
Le bâtiment se développe autour d’un patio orienté au sud. Toutes les circulations, notamment
celle du hall, privilégient l’éclairage naturel et l’ensoleillement contrôlé sans impact solaire direct.
Le confort d’utilisation pour les visiteurs et les personnels est renforcé avec un accès direct sur
l’extérieur. Chaque bureau est largement en contact avec l’extérieur.
Les façades sont habillées avec un bardage bois local et sans traitement (Aulne). La terrasse,
donnant sur le patio, est réalisée avec un plancher en bois.
Les menuiseries extérieures sont réalisées avec des bois locaux, des vitrages isolants et des
volets roulants afin d’améliorer le confort d’été.
Un bandeau en périphérie des toitures protége les façades et sert de brise-soleil, tout en
protégeant les façades des intempéries.

2 - Gestion des eaux de pluie

Les eaux pluviales en provenance des toitures, chaussées et espaces verts sont récoltées dans un
fossé réalisé en périphérie du terrain permettant ainsi l’infiltration des eaux pluviales sur le site.
Des trop-pleins sont mis en place vers des bassins afin d’évacuer les eaux en cas d’un orage
important.

3 - Assainissement

Les eaux usées en provenance du bâtiment sont traitées par une fosse septique et un réseau
d’épandage réalisé dans le patio.

4 - Chauffage et production d’eau sanitaire

Afin d’utiliser des combustibles régionaux, copeaux et sciures, le chauffage et la production d’eau
chaude sanitaire du bâtiment, seront réalisés avec une chaudière bois de 100kW.
Les locaux sont chauffés par des radiateurs à eau chaude, la ventilation est de type simple flux
dans les sanitaires et double flux dans la salle fédérale.

5 - Electricité
Dans les bureaux, un éclairage à régulation comporte un ajustement automatique du niveau
d’éclairement en fonction de l’occupation du local est des apports en éclairage naturel. L'éclairage
est avec des lampes fluorescentes à faible consommation type tube à haut rendement ou
fluo-compacte.

PG 5
PARTIE A

ETUDE DE FAISABILITE
MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY

A1 - Etude hydraulique
A2 - Etude de la transmission de puissance
A3 - Etude de la production d'électricité

Ce dossier est constitué de :


4 pages numérotées DT A1 à DT A4 [Documents techniques]
8 pages numérotées DR A1 à DR A8 [Documents questions - réponses]

Répondre aux emplacements réservés


L'étude de faisabilité consiste dans un premier temps à évaluer le potentiel hydroélectrique du site
de Chigny et à dimensionner la turbine à l'aide de l'étude du débit de la rivière Oise. Dans un
second temps, il sera réalisé le dimensionnement de la transmission de puissance, de la turbine à
la génératrice. Cette partie se termine par l'étude du potentiel de production électrique de la
nouvelle centrale et l'évaluation de sa rentabilité.

I - Mise en situation
Deux centrales hydroélectriques "au fil de l’eau" (sans possibilité de stockage de l’eau) sont
implantées sur le site du moulin de Chigny (voir Figure A-1). La centrale n°1 a été construite il y a
quelques dizaines d'années en remplacement d'un ancien moulin. La centrale n°2 de construction
plus récente est le sujet de notre étude. Les vannes de décharge permettent de maintenir le
niveau amont constant (lame d'eau constante - voir Figure A-2) dans la limite de leur capacité de
60m3/s.

Transformateur EDF Centrale n°2


raccordé aux centrales objet de l’étude

Centrale n°1
turbine Francis Vannes de Barrage poids
60 kW - 4 m3/s décharge 60 m3/s et déversoir
Figure A-1 : Vue d'ensemble du site de Chigny

II - Notions utiles à l'étude des deux centrales


a) Hauteur d'eau :

Les capacités d'une centrale sont entre autre estimées grâce à la charge hydraulique équivalente
à la hauteur de chute brute H b , exprimée en mètre, comme décrit Figure A-2. La rugosité et la
géométrie, des conduites et de la turbine d'une centrale provoquent des pertes de charges ΣH .
On définit alors la chute nette H n comme suit :

H n = H b − ΣH

DT A1
Sur la centrale étudiée, les conduites étant courtes, on peut dans un premier temps négliger ces
pertes de charge. Les hauteurs d'eau brute minimum et maximum observées sont respectivement
de 1,5m et 3m. Les centrales hydroélectriques ne peuvent pas fonctionner en période de crue.
Dans ce cas la hauteur constatée est quasi nulle.

Figure A-2 : Coupe du barrage et du déversoir

b) Débit réservé :
Le décret n°89-804 du 27 octobre 1989 fixe le débit réservé (débit d'oxygénation) pour préserver le
milieu aquatique à :
− 1/10ème du débit annuel moyen pour tout nouvel aménagement,
− 1/40ème pour les aménagements existants.
Ce débit minimal restant dans le lit naturel de la rivière entre la prise d’eau et la restitution des
eaux en aval de la centrale, garanti en permanence la vie, la circulation et la reproduction des
espèces vivant dans ces eaux. Le débit réservé est atteint lorsque que la lame d'eau atteint 7 cm
d'épaisseur.

c) Débit turbiné :

Le débit théorique "turbinable" Qt dépend du débit de réserve Qres et du débit rivière Qriv , tel que :

Qriv = Qt + Qres

Le débit réel "turbiné" par la centrale dépend du débit maximum de fonctionnement de la turbine
(4m3/s pour la centrale n°1). Le débit maximum "turbinable" par la centrale n°2 a été fixé à 8m3/s
pour prendre le relais de la centrale n°1 une centaine de jours par an (ce choix sera justifié à la
question A1.8).

d) Débits classés :

On obtient une courbe des débits dits classés en triant par ordre décroissant tous les débits
instantanés mesurés sur une longue période. Le débit annuel moyen Qmoy observé sur la rivière
Oise est de 10 m3/s.

DT A2
e) Mode de fonctionnement des centrales en fonction du débit :

Les deux centrales, de capacités de production différentes, sont utilisées simultanément


seulement une petite partie de l'année. On distingue donc les modes de fonctionnement suivants :
− Débit "faible", seule la centrale n°1 fonctionne, il n'y a pas assez de débit pour la centrale n°2.
− Débit "moyen", la centrale n°2 prend le relais, la centrale n°1 est arrêtée.
− Débit "élevé", les deux centrales fonctionnent simultanément.

f) Puissance hydraulique :

La puissance hydraulique Ph (en Watt) disponible dans une centrale électrique s'écrit :

Ph = ρ ⋅ g ⋅ Qt ⋅ H n

avec : ρ masse volumique de l'eau en kg/m3


g accélération de la pesanteur en m/s2
Qt débit turbiné en m3/s
H n chute nette en m

III - Transmission de puissance


1 - Description

La microcentrale est constituée d'une turbine, d'un multiplicateur de vitesse et d'une génératrice.
La Figure A-3 représente la chaîne de transmission de puissance de cette centrale.

Vh Nt Np Ng = N p
Fh Ct Cp Cg

Turbine Multiplicateur Génératrice

Ph Pt Pp Pg
ηt max = 0,87 rp η p = 0,97 η g = 0,93

Figure A-3 : Transmission de puissance de la centrale n°2

2 - Notion de cavitation et vitesse spécifique

a) Cavitation :

Lorsqu’un profil de pale de turbine se déplace dans l’eau, il se produit des différences de
pressions, ainsi la dépression atteint localement la pression de vaporisation de l’eau. Il y a alors
formation de bulles de vapeur (cavitation) qui se détachent de la surface de la pale. Dès qu’elles
atteignent une zone où la pression est plus élevée, les bulles de vapeur implosent et provoquent
avec le temps l’érosion par enlèvement de matière de la surface des pales.

DT A3
b) Vitesse spécifique :

Pour vérifier la non-cavitation dans une turbine on utilise la vitesse limite pour un débit de 1m3/s
d'une turbine de 1m de diamètre. Cette vitesse spécifique est ensuite transposée à la taille réelle
de la turbine étudiée.

3 - Contraintes économiques et techniques

a) Génie civil - implantation :

Pour réduire les frais de construction du génie civil, une turbine à réaction sera placée le plus haut
possible par rapport au niveau aval avec une implantation en siphon (voir Figure A-4).

b) Transmission de puissance - multiplicateur :

Si la vitesse de la turbine est lente, la génératrice sera entraînée par l’intermédiaire d’un
multiplicateur de vitesse (courroie ou engrenages). Lorsque cela est techniquement possible, la
transmission par courroie plate sera préférée au multiplicateur à engrenages (plus silencieuse,
entretien quasi nul, pas de vidange périodique d’huile, moins coûteuse).
Ci-joint un extrait de la documentation technique d’une courroie plate de transmission de
puissance pouvant être utilisée dans les conditions de fonctionnement de la microcentrale
hydroélectrique étudiée.

Extrait fiche produit - courroie plate de transmission de puissance

c) Génératrices - vitesse de rotation limite :

La vitesse maximum des génératrices est imposée pour limiter les contraintes mécaniques
maximum. Elle est définie par la survitesse d’emballement qui ne doit pas être dépassée. Les
génératrices à 1 paire de pôles ne sont que rarement installées (vitesse d’emballement 6000
tr/min). La génératrice est généralement accouplée à une transmission par courroie ou un
multiplicateur à engrenages lorsque la vitesse de rotation de la turbine est inférieure à 600 tr/min.

DT A4
A1. ETUDE HYDRAULIQUE

Objectifs : Etudier l'implantation d'une nouvelle centrale sur le site de Chigny et déterminer la
turbine la mieux adaptée compte tenu des débits observés.

A1.1. Sur le plan d'implantation Figure A-4, compléter les rectangles laissés vierges en nommant
les éléments "Turbine", "Génératrice" et "Multiplicateur".

A1.2. Identifier par un coloriage sur la Figure A-4 les différents éléments suivants pour la
microcentrale en fonctionnement :

− la partie mobile de la turbine en jaune,


− l’arbre de transmission de la turbine en rouge,
− l’eau dans l'ensemble de l'installation en bleu,
− la poulie motrice en violet,
− la poulie réceptrice en vert.

A1.3. Pour la microcentrale à l'arrêt, repérer par un trait horizontal le niveau d'eau nominal en
amont (en rouge) et en aval (en vert) sur la Figure A-4.

A1.4. Déterminer la hauteur d'eau brute nominale notée H b .


Hb = niveau amont nominal - niveau aval nominal = 2,5m
A relever sur la figure A-4

A1.5. Déterminer le débit réservé Qres en considérant qu'il s'agit d'une installation nouvelle et
hachurer en jaune sur la Figure A-5 (b) la zone relative à ce débit réservé (voir DT A2).

Qres = 1/10 de Qmoy = 1 m3/s


D'après le décret cité document DT A2

Notons que le débit maximum "turbinable" de la centrale n°2 a été fixé à 8m3/s (voir DT A2).

A1.6. A l'aide de la Figure A-6, déterminer le type de turbine le mieux adapté à la rivière Oise.
Réaliser le tracé sur cette figure et relever la puissance hydraulique estimée.

Turbine Kaplan d'après figure A-6


Hn = Hb = 2,5m et Qt = 8 m3/s
Puissance estimée 180kW

A1.7. Sur la courbe du débit rivière Figure A-5 (b) :


− Placer le point relatif à Qt1 =4m3/s débit maximum turbiné par la centrale n°1 (qui s'ajoute
au débit réservé). Hachurer en rouge la zone d’utilisation de la centrale n°1 seule.
− Placer de la même façon le point relatif à Qt 2 =8m3/s débit maximum turbiné par la centrale
n°2. Hachurer en vert la zone d’utilisation de la centrale n°2 seule.
− Placer le point relatif à Qt1 + Qt 2 débit maximum turbiné par les 2 centrales simultanément.
Hachurer en bleu la zone d’utilisation des 2 centrales simultanément.

DR A1
A1.8. A l'aide des Figure A-5 et Figure A-7, expliquer pourquoi le choix du débit maximum turbiné
de la centrale n°2 est judicieux et l'intérêt majeur d'installer deux centrales hydroélectriques
sur le même site.

D'après figure A-7 : utilisation du débit optimale sur la meilleure plage de rendements
D'après figure A-5 : Complémentarité des centrales qui augmente le nombre de jour turbiné de
façon significative

A2. ETUDE DE LA TRANSMISSION DE PUISSANCE

Objectifs : Pour les raisons invoquées dans le dossier technique, la transmission de puissance est
réalisée par un système poulie - courroie. Cette partie traite du dimensionnement de ce dernier.

A2.1. Déterminer Ph puissance hydraulique nominale maximale disponible pour la centrale n°2 (à
partir de la relation donnée page DT A3).

Ph = ρ ⋅ g ⋅ Qt ⋅ H n = 1000 ⋅ 9,81⋅ 8 ⋅ 2,5 = 196, 2 kW

A2.2. Déterminer alors la puissance Pt sur l'arbre de transmission de la turbine.

Pt = ηt ⋅ Ph = 0,87 ⋅196, 2 = 170, 7 kW

A2.3. La vitesse spécifique vérifiant le critère de non-cavitation est estimée à n=300tr/min


(voir DT A3 III-2). Déterminer à l'aide de la Figure A-8 la fréquence de rotation N t maximale
de fonctionnement de la turbine dans ce cas. Réaliser les tracés sur cette figure.

D'après le tracé figure A-8 : Nt = 175 tr/min

A2.4. Les contraintes économiques et techniques imposent l'utilisation d'une génératrice


asynchrone à 4 paires de pôles couplée à un système poulies - courroie. Déterminer le rapport
de transmission de ce dernier pour une vitesse nominale de fonctionnement de la génératrice
de 759 tr/min.

N g = r ⋅ Nt r = N t / N g = 759 /175 = 4,34

A2.5. A l'aide du document "courroie plate de transmission de puissance" page DT A4 déterminer


le diamètre minimum de la poulie réceptrice. En déduire le diamètre de la poulie motrice.

Diamètre mini poulie réceptrice : 450mm


Diamètre mini poulie motrice : 450.4,34 = 1953mm

DR A2
A2.6. Déterminer le couple maximum sur l'arbre de la turbine Ct .

Pt 60 170.103 60
Ct = ⋅ = ⋅ = 9276 Nm
N t 2π 175 2π

Le reste de la question est infaisable :


- Trop compliqué
- Manque une donnée

A3. ETUDE DE LA PRODUCTION D'ELECTRICITE

Objectifs : Estimer le gain de production d'électricité apporté par la centrale n°2 et sa rentabilité.

A3.1. Déterminer la puissance électrique Pg maximale produite par la microcentrale.

Pg = ηtotal ⋅ Ph = 0,87 ⋅ 0.97 ⋅ 0.93 ⋅196, 2 = 154 kW

A3.2. Estimer le gain de production d'électricité apporté par la centrale n°2 à l'aide du tracé réalisé
à la question A1.7. Pour cela compléter le tableau à l'aide des indications suivantes :

− déterminer le nombre de jours et les débits extrêmes pour chacun des modes de
fonctionnement,
− déterminer le débit turbiné moyen pour chaque mode de fonctionnement c'est-à-dire pour
chacune des zones délimitées à la question A1.7 (voir simplification possible ci-après),
− déterminer la puissance électrique produite pour une hauteur d'eau nette nominale de
2,5m et un rendement moyen global égal à 0,85,
− déterminer l'énergie électrique produite pour toute la durée de chaque période,
− déterminer le gain énergétique apporté par l'installation de la centrale n°2.

Pour le calcul du débit turbiné moyen (Figure A-5), on peut découper les zones de débit par des
rectangles ou des trapèzes élémentaires. Le débit moyen est alors le barycentre des débits
moyens élémentaires pondérés de la surface des rectangles et trapèzes élémentaires.

Qt1 moy
Qt 2 moy
S1 ⋅ Qt1 moy + S2 ⋅ Qt 2 moy
Surface Qt moy =
considérée Surface Surface S1 + S2
S1 S2

DR A3
Configuration Actuelle Nouvelle installation

Centrales
Centrale n°1 Centrale n°1 Centrale n°2
Modes simultanéme
seule seule seule
nt

Min Max Min Max Min Max Min Max


3
Débit turbiné (m /s)
0 4 0 4 4 8 8 12

Nombre de jours 360 180 80 100

Débit turbiné moyen


3 2 6 11,4
(m3/s)
Puissance électrique
84 kW 42 kW 125 kW 238 kW
(kW)
Energie électrique
635 688 kW/h 180 112 kW/h 240 149 kW/h 570 353 kW/h
(kW/h)

Gain énergétique centrale n°2 (kW/h) 354 926 kW/h

A3.3. Déterminer le coût au kW/h de la construction de la centrale n°2 pour que les coûts
d'implantation suivants soient rentabilisés sur 10 ans :

− 110 000 € pour la partie génie civil,


− 203 000 € pour la partie production d'électricité et son installation,
− 100 000 € pour les aménagements sur berge.

110000 + 203000 + 100000


= 0,116 € le kW/h
354926 ⋅10

DR A4
Multiplicateur

Génératrice

Turbine

3
112,16 Niveau de crue 100m 3
112,16 Niveau de crue 100m

111,17 Amont
nominal

108,67 Aval nominal

108,17 Aval minimum

108 Sortie aspirateur

Figure A-4 : Plan d'implantation de la centrale n°2

DR A5
50

140

120

Débits instantanés (m3/s)


100

80
40
60

40

20

90
91
92
93
94
95
96
97
98
99
(a) Années
Débits rivière Qriv (m3/s)

30
Débit annuel moyen
Qmoy ≈ 10 m3/s

20

Qt1+ Qt2+Qres = 13

10
Qt2+Qres = 9

Qt1+Qres = 5

1
0

0 100 200 300

(b) Nombre de jours

Figure A-5 : (a) Débits rivière sur 10 ans -


(b) Débits classés moyens sur 10 ans

DR A6
20
10
00
Chute brute Hb (m)

00 W
500 W

kW
200

kW
k
100
k
180

kW
50
kW
20
kW
10
kW

2,5

Figure A-6 : Domaine d'utilisation fréquente des principaux types de turbines


Puissance hydraulique disponible estimée (en kW)

0,8
Rendement relatif ηt /ηtmax

0,6

1
0,4 2
3 Type de turbine
1 : Pelton
0,2 2 : Kaplan
3 : Francis

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Débit turbiné relatif Qt /Qtmax

Figure A-7 : Rendement relatif de différents types de turbines

DR A7
Débit turbiné Qt (m3/s)

8
100
125
150
175
200

300
10
400
500

1000

DR A8
2000

3000
100

200

Figure A-8 : Détermination de la vitesse de rotation de turbines


300
2,5

400
Chute nette Hn (m)
500
PARTIE B

LA PRODUCTION D'ENERGIE ELECTRIQUE


MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY

[Link] de la génératrice asynchrone triphasée


[Link] du couplage au réseau EDF
B3. Bilan des puissances
B4. Etude environnementale

Ce dossier est constitué de :


9 pages numérotées DR B1 à DR B9 [Documents questions - réponses]
3 pages numérotées DT B1 à DT B3 [Documents techniques]

Répondre aux emplacements réservés


L'étude de faisabilité ayant conclue positivement, la centrale est maintenant réalisée. Cette partie
s'intéresse tout d'abord à la génératrice réalisant la conversion de l'énergie mécanique provenant
de la turbine en énergie électrique. Puis les conditions de couplage sont étudiées afin de délivrer
cette énergie sur le réseau EDF. Ensuite le bilan des puissances affine les estimations de
production précédentes. Cette partie s'achève par l'étude de l'influence du fonctionnement de la
microcentrale sur l'environnement.

[Link] DE LA GENERATRICE ASYNCHRONE TRIPHASEE

Objectifs : Exploiter la caractéristique Tem = f ( n ) dans les quatre quadrants. Justifier le choix
d'une génératrice asynchrone.

On définit les grandeurs suivantes :


Ω S = vitesse angulaire du champ tournant (en rad/s)
ωS = pulsation angulaire du champ tournant ( en rad/s )
p = nombre de paires de pôles
Pem = puissance électromagnétique transmise au rotor (en W)
Tem = couple électromagnétique transmis au rotor (en Nm)
r1 = résistance d’un enroulement statorique = 25 m Ω
g = accélération de la pesanteur = 9,81 m/s²

Les données techniques de la machine asynchrone :


Constructeur : ABB Modèle : M2FG 355 SA8 B3
160 kW, 759 tr/min, 8 pôles, 50 Hz, 400 / 660 V, cos ϕ = 0,7
Résistance d'un enroulement statorique : r1 = 25 mΩ

B1.1. Représenter et justifier le couplage des enroulements de la machine (réseau 3 x 400V).


Un enroulement supporte 400 V, la tension composée vaut 400 V
donc le couplage est triangle

B1.2. Calculer l’intensité nominale I n de la génératrice asynchrone.


P = √3 U I cos ϕ =
I = P / √ 3 U cos ϕ
I = 160 000 / ( 1, 732 . 400. 0,7 ) = 160 000 : 485 = 329,9 A

DR B1
B1.3. Quelle est la vitesse ns de synchronisme et la valeur du glissement nominal g n en % ?
ns = f/p = 50 / 4 = 12,5 tr/s = 750 tr/mn
gn = ( ns – n) / ns , gn = ( 750 – 759 ) / 750 , gn = - 9 / 750 = - 1,2 %

B1.4. On considère les caractéristiques de la machine asynchrone représentées dans le graphe


ci-dessous :

− Identifier la courbe Tem = f ( n ) , la courbe I eff = f ( n )


− Repérer les axes, rappeler les unités,
− Placer ns la vitesse de synchronisme.

Ieff / A T / Nm

II I
P4

Tem = f(n)

Ieff = f(n )

330 A

0 ns 2 ns n / tr/mn

III IV

B1.5. Pour le graphe ci-dessus, préciser dans quels quadrants la machine est moteur ou
générateur ? Justifier votre réponse.

Lorsque n < ns, g > 0, Tem > 0, Pem >0, la machine est moteur, donc quadrant II,

Lorsque n > ns, g < 0, Tem < 0, Pem < 0, la machine est générateur, donc quadrant IV
et quadrant I,

DR B2
B1.6. Préciser pour les quadrants II et IV, le sens de circulation de l'énergie entre le stator et le
rotor? De quel type de conversion s'agit-il ?

dans le quadrant II :
Pem = Tem . Ω; Tem > 0 alors Pem > 0
Le couple électromagnétique est positif, il y a transfert d'énergie du stator vers le rotor.
La machine est un convertisseur d'énergie électrique en énergie mécanique.

dans le quadrant IV :
Pem = Tem . Ω; Tem < 0 alors Pem < 0
Le couple électromagnétique est négatif, il y a transfert d'énergie du rotor vers le stator.
La machine est devenue un convertisseur d'énergie mécanique en énergie électrique.

B1.7. Sur les courbes Tem = f ( n ) et I = f ( n ) ci-dessous, positionner les points de


fonctionnement P1, P2, P3 correspondants aux situations suivantes:

P1 : centrale hydroélectrique à l'arrêt,


P2 : couplage de la génératrice asynchrone au réseau à n = ns (vitesse de synchronisme)
P3 : génératrice à son point nominal de fonctionnement.

Ieff, T

ll I

P4 P2 P3

330 A

P1
n

Tem
nominal

lll IV

DR B3
B1.8. Sur la figure ci-dessus, surligner et flécher en bleu le parcours du point de fonctionnement
lors de la mise en oeuvre de la microcentrale.

− P1 : centrale hydroélectrique à l'arrêt,


− P2 : couplage de la génératrice asynchrone au réseau,
− P3 : génératrice à son point nominal de fonctionnement.
B1.9. Justifiez le choix d'une machine asynchrone par rapport à une machine à courant continu et
à une machine synchrone. Les choix se limiteront à la gestion de l'énergie.

Inconvénients d'une MCC :


obligation d'un convertisseur pour convertir le continu en triphasé.

Inconvénients d'une MS :
Nécessité d'une gestion de l'inducteur.

B2. ETUDE DU COUPLAGE AU RESEAU EDF

Objectifs : étude du comportement de la machine asynchrone couplée au réseau EDF.

Le schéma équivalent simplifié d'une machine asynchrone vu d’une phase correspond à un


transformateur monophasé parfait dont le secondaire est en court-circuit.

I1 r1 gX1 I r2/g X2
L1
m

V1 E1 E2 court-circuit

N1 N2
N
stator rotor

p r2 K
L'expression du couple électromagnétique Tem s’écrit : Tem = 3 ⋅ m 2 ⋅ V12 ⋅ ⋅ =
ω r 2
r2
2
+ gX 22 2
+ gX 22
g g

B2.1. Que représente N1, N2. Justifier la réversibilité du comportement de la machine asynchrone
en rappelant les relations du rapport de transformation m.

N1 et N2 représentent respectivement le nombre de spires au stator et au rotor.


m = I1 / I2 = N2 / N1
Un courant I2 généré au rotor sera transmis au stator avec le rapport de transformation m donc
délivré au réseau.

DR B4
B2.2. Lorsque le glissement g est au voisinage du synchronisme, montrer que la caractéristique
Tem = f ( n ) devient une droite d’équation Tem = α ⋅ g . Quelle est la conséquence pour la
puissance Pem de la génératrice?

Lorsque ⎪g⎪ < ⎪gn⎪, donc g tend vers 0 alors le terme gX2² tend vers 0
Tem = (K/r2² ) . g
et Pem = Tem . Ωs avec Ωs = 2 Π f = Cte
pour la génératrice, plus la vitesse augmente au-dessus de 750 tr/mn
plus le rotor transmet d'énergie au réseau EDF
( proportionnellement au glissement )

B2.3. Identifier et justifier le choix du constituant connectant la génératrice au réseau (voir DT B1 -


extrait des schémas électriques).

disjoncteur D2 tripolaire motorisé


afin de coupler automatiquement par l'automate programmable, la génératrice
au réseau EDF au synchronisme à n = 750 tr/mn

B2.4. Suite à un défaut du capteur de fréquence de rotation, l'ordre de couplage de la génératrice


au réseau est donné à n = 741 tr/min.

− Placer le point de fonctionnement P4 correspondant à cette situation en B1.4,


− Quelles en sont les conséquences pour l'ensemble de l'équipement?

n < ns donc la machine est moteur


- la machine asynchrone se comporte en moteur, elle va absorber de la puissance au réseau alors
qu'elle doit en fournir,
- la turbine reçoit de l'énergie mécanique , c'est elle qui entraîne l'eau vers l'aval , elle se comporte
en pompe. On obtient le fonctionnement inverse à celui désiré

B2.5. Quelles sont toutes les causes de découplage de la génératrice du réseau EDF?
- la baisse du niveau d'eau,
- l'ouverture du disjoncteur tripolaire motorisé D2 :
par l'élément thermique en cas de surcharges,
par l' élément magnétique lors d'un court-circuit,
si baisse de la tension U : ouverture du disjoncteur D2 par le moteur
par l'automate programmable dès que n < 750 tr/mn

B2.6. Au moment du couplage sur le réseau, que se passe-t-il si l'ordre des phases de la
génératrice n'est pas en concordance avec l'ordre des phases du réseau EDF?

le champ statorique ne tourne pas dans le même sens que le rotor. Il a donc tendance à ralentir la
vitesse du rotor de la machine asynchrone qui passe alors en moteur ( l'intensité absorbée devient
importante.)
si la vitesse du rotor devient nulle , l'intensité absorbée est alors maximale ( cas d'un démarrage
direct rotor à l'arrêt )

DR B5
B2.7. Le constructeur imposant le sens de rotation de la turbine (due à la forme des pales).
Proposer une méthode pour s'assurer de la correspondance entre l'ordre des phases du
réseau et la f.e.m. créée par le sens de rotation de la génératrice :

avant la mise en eau de la turbine,


1 - on raccorde la machine asynchrone au réseau pour un essai en moteur à vide
( fermeture du disjoncteur motorisé D2 ) et l'on observe le sens de rotation,
2 - Sur la turbine, le constructeur indiquant par une flêche le sens de rotation imposé
par l'orientation des pales, on vérifie la correspondance,
3 - au besoin, on inversera l'ordre des phases aux bornes du stator de la
machine asynchrone.

B2.8. Présenter deux capteurs susceptibles de fournir une image de la vitesse de rotation.
Avantages et inconvénients.

une dynamo tachymétrique : usure des balais, tension signée suivant le sens de rotation

un codeur incrémental :Deux voies A et B pour connaître le sens de rotation,


fréquence proportionnelle à la vitesse,

B3. BILAN DES PUISSANCES

Objectifs : déterminer le rendement global de la microcentrale, de la conduite, de la génératrice, de


la turbine KAPLAN lors du relevé du 8 avril 2007.

Si nécessaire, le dossier technique de la partie A contient les définitions des grandeurs


hydrauliques.

B3.1. Déterminer la hauteur de chute d'eau brute H b , la puissance débitée Pu , le rendement


global η g de la microcentrale hydroélectrique lors du relevé du 8 Avril 2007 (voir DT B2 :
tableau des relevés).

hauteur de chute d'eau brute = 351 - 104 = 247 cm = 2,47 m


Pu = √ 3 U I cos ϕ
Pu = 1,732 . 400 . 244 . cos 54°
Pu = 169 043 . 0,587 = 99 228 W = 99,23 kW
ηg = Pu / Pa = 99,23 : 134 = 0,74 = 74 %

Cadre réponse B3.1

DR B6
B3.2. Déterminer le rendement ηcond de la conduite amenant l'eau à la turbine KAPLAN pour le
relevé du 8 avril 2007 (voir DT B3 : étude hydraulique).

Pour un débit de 5,4 m3/s, les pertes de charges sont de 0,068 m


Puissance brute ( Kw ) = g x Q x Hb = 2,47 . 5,4 . 9,81 = 130,8 kW
puissance nette ( Kw ) = (2,47 - 0,068 ) . 5,4 . 9,81 = 127,2 kW
ηcond de la conduite = 127,2 / 130,8 = 97,2 %

B3.3. Compléter le bilan des puissances en génératrice (pertes fer au rotor négligées).

Puissance
électrique puissance
utile électromagnétique Puissance
Puissance
transmise au stator mécanique mécanique
absorbée

Pertes joule
stator
Pertes fer
Pertes joule
stator Pertes
rotor
mécaniques

Bilan des puissances au rotor

B3.4. Calculer les pertes joules stator Pjs pour le point de fonctionnement du 08/04/07.
en couplage triangle : Pjs = 3 . r1. J² = r1 . I²
Pjs = 25 10-3 . 244² = 1488 W

B3.5. Calculer les pertes joules rotor ( Pjr = − g ⋅ Pem ) pour le point de fonctionnement du 08/04/07
(pertes fer stator = 1070 W et g = - 0,8%).

Pjr = g . Pem
Pjr = 0,008 ( 99 230 + 1488 + 1070 ) =
Pjr = 814 W

DR B7
B3.6. Pour le point de fonctionnement du 8 avril 2007, calculer le rendement η géné de la
génératrice avec des pertes mécaniques de 2820 W.

ηgéné = Pu / ( Pu + Pjs + Pfs + Pjr + pertes mécaniques )


ηgéné = 99 230 : ( 99 230 + 1488 + 1070 + 814 + 2820 )
ηgéné = 99 230 : 105 422
ηgéné = 94 %

B3.7. Dans les mêmes conditions, déterminer le rendement ηt de la turbine. Le rendement du


multiplicateur poulie-courroie étant égal à ηcourroie = 0,97 (voir page PG4).

ηg = ηcond . ηcourroie . ηturbine . ηgénératrice avec ηcourroie = 0,97


ηturbine = ηglobal / ( ηcourroie . ηgénératrice . ηconduite )
ηturbine = 0,74 / ( 0,97 . 0,94 . 0,972 ) = 83 %

B3.8. Justifier le coefficient 0,8 de la " formule approchée " ci-dessous utilisée lors de la pré-étude
hydraulique d'un site.

Détermination de la puissance électrique Pe récupérable en sortie de la génératrice :


Pe ( kW ) = 0,8 . Puissance hydraulique brute
Puissance hydraulique brute = Hn . Qm. g
Hn : Hauteur brute de la chute d'eau
Qm : Débit maximal du site
g : Coefficient d’attraction terrestre

Le coefficient 0,8 correspond à une estimation des rendements de l'ensemble de la chaîne de


transmission de l'énergie = ηcond . ηturbine . ηcourroie . ηgéné .

B4. ETUDE ENVIRONNEMENTALE

Objectifs : Quantifier la quantité d'énergie fossile économisée en 2006 grâce à l'exploitation du site
de Chigny.

B4.1. Calculer l'énergie annuelle ( en kWh ) produite sur l'année 2006.

en 2006, la production totale d'énergie est de:


66 792 + 49 666 + 81 073 + 80 866 + 68 406 + 53 419 + 23 008 + 32 008 + 7 821+ 1 481 + 17 387
+ 53 868 = 535 795 kWh

DR B8
B4.2. Déterminer la quantité de CO2 émise dans l'atmosphère par la microcentrale au cours de
l'année 2006 (voir DT B3).

à 4g/kWh de CO2 pour une production hydraulique ( voir annexe C3 )


donc le rejet total en CO2 est = 535 795 X 4 = 2 143180 g = 2 143 kg de CO2

B4.3. Calculer la quantité de pétrole (en litres) économisée grâce à la microcentrale


hydroélectrique durant l'année 2006 (voir DT B3).

d'après l'annexe C3: 11628 kWh = 7,33 barils de pétrole

la production totale d'énergie étant de 535 795 kWh


alors cela correspond à 535 795 : 11 628 = 46,07. 7,33 = 337,75 barils
soit 337,75 x 159 = 53 702 litres de pétrole

B4.4. Qu'est ce que le CO2? Que savez-vous du rôle du CO2 dans l'effet de serre?
le CO2 est le gaz carbonique, il fait partie des gaz à effet de serre
L' effet de serre accentue le réchauffement de la terre, il contribue à la fonte des glaces ainsi qu'à
la modification du climat.

B4.5. Combien d'arbres faudrait-il planter pour compenser l'émission de CO2 d'une centrale
thermique au charbon produisant la quantité d'énergie de la question B4.1 (la croissance d'un
grand arbre absorbe environ 500 kg de CO2/an) ?

voir annexe C3, on peut prendre 800 g soit 0,8 kg de CO2/kWh


535 795 . 0,800 = 428 636 kg de CO2
428 636 / 500 = 857 arbres à planter

B4.6. Comparer le résultat précédent dans le cadre de la microcentrale.


2 143 kg de CO2 : 500 = 4,28 soit 5 arbres à planter

DR B9
DT B1
Centrale hydraulique de CHIGNY - turbine KAPLAN
Extraits des relevés du 7 au 17 Avril 2007

Date 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17

Repère hauteur amont / cm 103 104 103 105 104 105 105 103 103 105 104

Repère hauteur aval / cm 343 351 349 353 352 353 345 351 352 357 354

Chute d'eau brute/ cm 240 246 248 248 248 240 248 249 252 250

Débit / m3.s-1 7,2 5,4 5,2 4,9 4,8 4,6 3,6 3,6 3,4 3,2 3,5

Puissance hydraulique brute /kW 172 134 127 122 119 115 87 88 85 80 87

Réglage des pales / % 67 52 54 52 49 48 36 38 36 31 34

I génératrice / A 275 244 235 237 236 234 203 202 201 195 204

cos phi 0,688 0,577 0,542 0,532 0,512 0,412 0,429 0,409 0,385 0,410

phi / ° 47 54 55 57 58 59 66 65 66 67 66

Puissance utile génératrice / kW 131 94 89 87 83 58 60 57 52 58

Rendement global /% 76 74 73 73 72 67 68 67 65 67

source : SICAE de l'Aisne

DT B2
Etude hydraulique de la conduite

Pertes de charge de la conduite = f( débit )

0,12
pertes de charge - m

0,1

0,08

0,06
0,04

0,02

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
débit - m3/s

source : SICAE de l'Aisne

Production d'énergie électrique de la microcentrale ( en kWh ) au cours de l'année 2006


Jan. Fév. Mar. Avr. Mai. Jui. Jui. Aoû. Sep. Oct. Nov. Déc.

66792 49666 81073 80866 68406 53419 23008 32008 7821 1481 17387 53868

source : SICAE de l'Aisne

Correspondance entre les sources d'énergie


Une tonne de pétrole contient une énergie de 41,86 Gjoule = 1 tep ( tonne équivalent pétrole )
11628 1100 m3
7,2 m3 1,4 tonne de 7,33 barils de 1 baril = 159
1 tep kWh de gaz
de bois bûche charbon pétrole litres de pétrole
électricité naturel

source : [Link]

Emissions de CO2 dans l'atmosphère ( en g/kWh électrique ) suivant les sources d'énergie à
partir du calcul de l'Analyse du Cycle de Vie ( ACV ) de la filière
( construction de l'installation, extraction et transport du combustible, production de l'énergie
électrique, traitement et stockage des déchets, déconstruction de l'installation )

nucléaire gaz charbon pétrole hydraulique

6 430 800 à 1050 985 4

source EDF

DT B3
PARTIE C

LA DISTRIBUTION ELECTRIQUE
MICROCENTRALE HYDROELECTRIQUE
du Moulin de CHIGNY

C1 - Etude du réseau basse tension


C2 - Etude des protections du transformateur
C3 - Etude de la tarification et de la consommation de l’énergie réactive
C4 - Etude de la distribution HTA

Ce dossier est constitué de :


5 pages numérotées DR C1 à DR C5 [Documents questions - réponses]
16 pages numérotées DT C1 à DT C16 [Documents techniques]

Répondre aux emplacements réservés


Afin de transférer l'énergie électrique produite par la génératrice vers le réseau, la machine
asynchrone doit être couplée au réseau EDF. Pour cela il est nécessaire de respecter les
contraintes imposées par EDF et de protéger les équipements de transformation. Nous allons
nous intéresser aux caractéristiques de ce couplage.

C1. ETUDE DU RESEAU BASSE TENSION

Objectifs : Réaliser le couplage de la machine asynchrone en respectant les exigences EDF.

C1.1. A partir de la puissance nominale de la génératrice, en veillant à respecter les exigences


EDF imposant un cos ϕ = 0,93 , déterminer la puissance apparente normalisée du
transformateur à installer, en vous reportant à la documentation technique DT C1.

S= Pgénératrice /cos Phi = 160/0,93= 172kVA


Puissance du transformateur normalisée : Sn = 250 kVA

C1.2. Donner la gamme de tension primaire et secondaire du transformateur.

Tension Tension
primaire U1 secondaire U2

400V 20 kV

C1.3. A partir de la documentation technique DT C2, déterminer le type de relais de protection


côté transformateur contre les risques d’incendie et les défauts internes selon la norme NFC
13 100 sachant que le comptage de l’énergie s’effectue du côté basse tension. Définir
succinctement le mode de protection assuré par cet appareillage.

D’après le schéma électrique le comptage est réalisé côté basse tension, la puissance du
transformateur est inférieure à 1250 kVA donc un dispositif de type DGPT2 est obligatoire. Le
DGPT2 permet la mesure du dégagement gazeux, de la pression et de la température de l’huile
minérale contenue dans le transformateur lors d’un échauffement anormal.

EDF demande à la société SICAE de fournir lors de la production une tension de 20 kV + 5% ,


mais aussi de déduire les pertes énergétiques du transformateur et des câbles sur l’énergie
vendue. En effet, d’après les schémas électriques, les compteurs d’énergies sont placés du côté
de la basse tension.

C1.4. Déterminer la tension en sortie du transformateur U2 (côté haute tension) imposée EDF.
Pour respecter la demande EDF soit 20 kV ± 5%, la tension maximale U2 = 20 x 1,05 = 21 kV

DR C1
C2. ETUDE DES PROTECTIONS DU TRANSFORMATEUR

Nous prendrons pour la suite du sujet un transformateur de 250 kVA.

C2.1. A partir des caractéristiques du transformateur, calculer le courant nominal au primaire I1


côté basse tension. Choisir le calibre du disjoncteur.

Le courant I1 : S1 = U1I1√3 I1 = 250. 103 / (400√3) soit I1 = 360 A


Calibre du disjoncteur : 400A

C2.2. A partir de la documentation technique DT C3 et DT C4, déterminer la référence du


disjoncteur et de son déclencheur électronique (réglage du thermique de 0,8 à I n ). Le courant
de court-circuit au point de connexion au réseau EDF est de 25 kA.

Calibre : In = 400A soit un disjoncteur de référence NS 400


Déclencheur électronique pour protection moteur STR 43 ME

C2.3. Déterminer les réglages Ir et Im du déclencheur d’après la documentation technique


DT C4. Nous prendrons Im = 2310 A.

Réglage du déclencheur :
Courant nominal de la génératrice IGENERATRICE = 330A soit un réglage long retard à 0,825
Courant Im = 2310A soit un réglage court retard à 2310 / 330= 7

C2.4. A partir de la documentation technique DT C5 et DT C6, déterminer la section du câble en


sortie de la génératrice.
− câble unipolaire, sans neutre, un seul conducteur par phase,
− le câble est posé sur chemin de câble perforé,
− il est seul en conduit,
− température ambiante TA = 35°C,
− âme en cuivre, isolant de type PR et la longueur du câble est de 7m.

Câble mono conducteur : lettre F


Facteur de correction K1 = 1
Facteur de correction K2 = 1 il est seul en conduit
Facteur de correction K3 = 0,96 isolant type PR soumis à une température extérieure de 35°C.
Facteur de correction Kn = 1 pas de neutre
Facteur de correction Ks = 1 (seul conducteur par phase)
Soit un coefficient K = 0,96 et un courant admissible dans le câble I’Z = 400 / 0,96 = 416A
- PR3, 441A
- La section du conducteur d’après le tableau : S = 150 mm2.

C2.5. A partir de la documentation technique DT C7, vérifier la chute de tension dans le câble en
régime permanent et vérifier si elle est admissible. Justifier votre réponse.

Câble en cuivre, S = 150 mm2 de longueur 7m


- pour 100m la chute de tension ∆U= 2,3%
- pour 7 m chute de tension ∆U= 2,8x0,07 = 0,196% < 8% imposé par la norme.
La section du câble convient.

DR C2
C3. ETUDE DE LA TARIFICATION ET DE LA CONSOMMATION DE
L’ENERGIE REACTIVE

Objectifs : Etudier les composantes de la facture. Définir les équipements nécessaires à obtenir
une qualité de la consommation de l’énergie en respect avec les contraintes imposées par EDF et
permettant les meilleures conditions économiques. A partir de la facture de janvier 2006 et de la
documentation technique.

A partir de l'étude énergétique 2005 et 2006 et des DT C8 et DT C9 :

C3.1. Justifier le choix de l’industriel pour un comptage basse tension et pourquoi l’installation est
munie de deux compteurs d’énergie ?

- L’installation est munie de 2 compteurs :


- le premier permet de compter l’énergie active vendue par la SICAE
- le second permet de mesurer l’énergie réactive vendue par EDF à la société SICAE

- Le comptage basse tension permet à l’industriel de réduire les coûts d’achat d’une cellule HT et
des équipements connexes.

L’entreprise produit de l’énergie électrique pour la revendre à EDF. Plusieurs tarifs sont possibles
selon les capacités et les périodes de production de l’énergie. La société SICAE a opté pour un
tarif simplifié.

C3.2. En étudiant la production d’énergie électrique sur l’année 2005 et 2006, déterminer le choix
du nombre de composantes de la tarification. Justifier votre réponse.

Le choix de l’entreprise doit se porter sur une tarification à deux composantes car il y a une
baisse importante de la production de l’énergie électrique pendant les mois d’été.
De plus, la production en hiver est constante quelques soit le jour et l’heure.

EDF demande à ses clients ou à ses fournisseurs de maintenir un cos ϕ = 0,93 sous peine de
pénalités de dépassement d’énergie réactive. La génératrice asynchrone à besoin de cette énergie
réactive pour fonctionner, l’industriel doit étudier la consommation de cette énergie réactive sur
une période significative puis corriger si besoin le cos ϕ de l’installation par des batteries de
condensateurs.

C3.3. Pourquoi EDF impose le cos ϕ ?


L’imposition permet à EDF de réduire la section des conducteurs acheminant l’énergie électrique,
de réduire la taille des transformateurs,… en limitant le courant transporté.

DR C3
Cette puissance réactive consommée n’étant pas constante sur l’année, quel type de batterie faut-
il acquérir ? En vous reportant à la documentation technique DT C10 et DT C11.

C3.4. Calculer la puissance réactive et apparente de la génératrice pour son fonctionnement


nominal.

Pour le fonctionnement nominal : P=160 kW , cos ϕ= 0,7


- La puissance réactive Q= 163,2 kvar
- La puissance apparente : S= 229 kVA

C3.5. Déterminer la puissance réactive de la batterie de condensateur QC répondant aux


exigences EDF.

Qc = P (tan Phi - tan PhiEDF) = 160 (1,02 – 0,4) = 100 kvar

C3.6. Sachant que la puissance du transformateur est de 250 kVA, calculer le rapport QC /Sn puis
définir le type de compensation à adopter.

Qc / Sn = 0,4 soit 40% d’où le besoin d’une compensation automatique

C3.7. Calculer le rapport Gh /Sn puis définir le type de batterie à utiliser. Sachant que
l’équipement du producteur d’énergie électrique doit pouvoir supporter un taux d’harmonique
en provenance du réseau ne dépassant pas 8%, nous prendrons Gh = 80 kVA.

Gh / Sn = 80 / 250 = 32% il faut prendre un équipement de compensation de type SAH

C3.8. Donner la référence complète de la batterie. Justifier votre réponse.

Choix d’une batterie de 100 kVAR de référence 52589

C3.9. Relever les caractéristiques des protections à installer en amont de la batterie de


condensateurs.

D’après la documentation technique : Disjoncteur de référence : NS250 (Icu=36kA)

DR C4
C4. ETUDE DE LA DISTRIBUTION HTA

Objectifs : Choisir les cellules et la protection dans le domaine de la HTA du transformateur.

La puissance de court-circuit du réseau amont à pour valeur Scc=500MVA (courant de courte


durée admissible pendant 1 seconde représentant le courant de court-circuit) et le neutre de
l’installation est relié à la terre.

C4.1. Déterminer les grandeurs électriques I et U au secondaire du transformateur.

- le courant secondaire : I2 = 6,9 A


- la tension en sortie du secondaire : 21 kV

C4.2. A partir du schéma électrique des cellules HTA, indiquer la désignation des cellules A, B et
C puis leurs références.

Identification
Désignation
( I n , U 20 et Icc )

INTERRUPTEUR
Cellule A IM 400 – 24 - 16
IM

TRANSFORMATEUR DE POTENTIEL
Cellule B POUR NEUTRE A LA TERRE CM 400 – 24 - 16
CM

COMBINE INTERRUPTEUR FUSIBLE


Cellule C QM 400 – 24 - 16
QM

C4.3. Déterminer les caractéristiques du fusible HTA à placer au secondaire du transformateur


Pour le cas général et le type soléfuse :

TRANSFORMATEUR 250 KVA ET LA TENSION SERA PRISE A 22KV SOIT UN FUSIBLE DE


CALIBRE 16 A

DR C5
TRANSFORMATEURS DE DISTRIBUTION

DT C1
PROTECTION DES TRANSFORMATEURS DE DISTRIBUTION

DT C2
DISJONCTEUR BASSE TENSION

DT C3
DISJONCTEUR BASSE TENSION (suite)

DT C4
SECTION DES CABLES

DT C5
SECTION DES CABLES (suite)

DT C6
DETERMINATION DE LA CHUTE DE TENSION DANS LES CABLES

Les tableaux ci-dessous donnent la chute de tension en % dans 100 m de câble, en 400 V/50 Hz
triphasé, en fonction de la section du câble et du courant véhiculé (In du récepteur). Ces valeurs sont
données pour un cos ϕ de 0,85 dans le cas d’un moteur et de 1 pour un récepteur non inductif. Ces
tableaux peuvent être utilisés pour des longueurs de câble L ≠100 m : il suffit d’appliquer au résultat le
coefficient L/100.

DT C7
EXTRAIT DE L'ARRETE DU 25 JUIN 2001 FIXANT LES CONDITIONS D’ACHAT
DE L’ELECTRICITE PRODUITE PAR LES INSTALLATIONS UTILISANT
L’ENERGIE HYDRAULIQUE DES LACS, COURS D’EAU ET MERS

DT C8
ETUDE ENERGETIQUE

MOIS ANNEE 2005 ANNEE 2006


kWh kvarh kWh
Janvier 87 167 24 856 66 792
Février 71 294 18 515 49 666
Mars 89 313 28 939 81 073
Avril 65 142 30 674 80 866
Mai 40 505 16 853 68 406
Juin 10 523 8 140 53 419
Juillet 16 273 8 066 23 008
Août 13 596 5 905 32 008
Septembre 877 1 021 7 821
Octobre 5 888 3 068 1 481
Novembre 31 374 13 576 17 387
Décembre 64 729 30 236 53 868

DT C9
GUIDE DE CHOIX ET REFERENCES DES BATTERIES DE CONDENSATEURS

DT C10
CHOIX ET REFERENCES DES BATTERIES DE CONDENSATEURS (suite)

DT C11
CELLULES SM6

DT C12
CELLULES SM6 (suite)

DT C13
CODIFICATION DES CELLULES SM6

DT C14
CHOIX DES FUSIBLE HTA

DT C15
SCHEMA DU RESEAU HTA

A B C

DT C16
PARTIE D

ETUDE D’UN BATIMENT HQE


Site NATURAGORA

D1 - La démarche HQE
D2 - Etude de la cible n°10, Confort visuel : éclairage artificiel
satisfaisant et en appoint de l’éclairage extérieur
D3 - Etude technico-économique des lampes
D4 - Choix du système de gestion locale des luminaires
D5 - Etude de la cible n°2 : choix intégré des procédés et produits de
construction

Ce dossier est constitué de :


6 pages numérotées DR D1 à DR D6 [Documents questions - réponses]
11 pages numérotées DT D1 à DT D11 [Documents techniques]

Répondre aux emplacements réservés


D1. LA DEMARCHE HQE

Cette première étude portera sur l’extrait du document de l’Agence De l’Environnement et de la


Maîtrise de l’Energie (ADEME) situé pages DT D1, DT D2 et DT D3.

D1.1. Donner, en cinq lignes, une définition de la HQE.

La HQE, est d’abord une démarche, celle de “management de projet” visant à limiter les impacts
d’une opération de construction ou de réhabilitation sur l’environnement tout en assurant à
l’intérieur du bâtiment des conditions de vie saines et confortables. Esthétique, confort, agrément
de vie, écologie, durabilité: la Haute Qualité Environnementale prend en compte la globalité, joue
le développement durable et représente ainsi l’état le plus avancé de l’art de construire.

D1.2. En vous aidant également de l’extrait de la notice environnementale (page PG5) de la


présentation générale, énoncer les 8 principales cibles retenues pour la construction de ce
site.

Cible n°01 : relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat ;
Cible n°02 : choix intégré des procédés et produits de construction ;
Cible n°03 : chantier à faibles nuisances ;
Cible n°04 : gestion de l’énergie ;
Cible n°05 : gestion de l’eau ;
Cible n°10 : confort visuel ;
Cible n°13 : qualité de l’air ;
Cible n°14 : qualité de l’eau.

D2. ETUDE DE LA CIBLE N°10, CONFORT VISUEL : éclairage artificiel


satisfaisant et en appoint de l’éclairage extérieur
On vous demande à présent d’étudier l’éclairage de la salle fédérale. Cette salle est une grande
salle de réunion et de projection de 4m de plafond dans lequel sont encastrés des luminaires de
marque MAZDA type OLYMPIA déco 245 FSB245 de classe B (page DT D4) équipés de 3 lampes
type fluo-compactes EF2 18W (page DT D4) chacun. L’éclairement moyen souhaité est de 200lux
et les coefficients de réflexion de la pièce sont de 511. Le plan utile se trouve à 80cm de hauteur,
l’indice de suspension « j » des luminaires est nul et le facteur de dépréciation de l’installation sera
de 1,45.

D2.1. En vous aidant du plan architectural (page DT D8), déterminer l’indice minimal du local
Kmin. Vous utiliserez, pour les prises de dimensions, la zone délimitée par les pointillés.
a.b
K min =
( a + b ) .h
Avec a : longueur, b : largeur et h : (hauteur de la pièce – hauteur du plan utile).

DR D1
Attention : Les dimensions de la pièce peuvent changées en fonction de la reprographie !
a = 9,5m b = 14,5m et h = 3,2m donc Kmini = 1,79 Cadre réponse D2.1

D2.2. Déterminer à l’aide des tableaux (page DT D7), l’utilance U en % nécessaire.


U = 0,79 = 79% classe B J=0 Réflexion 511 Kmini=1,79

D2.3. Déterminer le nombre de luminaires nécessaire N.


Avec E : éclairement moyen à maintenir
d : facteur de dépréciation,
E.a.b.d
N≥ n : nombre de lampes installées dans le luminaire,
n.F .U .η
F : flux unitaire d’une lampe,
η : rendement du luminaire.

N ≥ (200x9,5x14,5x1,45)/(3x1200x0,79x0,6)=23,4 soit 24 luminaires

Conclusion : le nombre de luminaires calculé correspond à celui implanté réellement sur le site.

D3. ETUDE TECHNICO-ECONOMIQUE DES LAMPES

On vous demande à présent d’étudier l’impact économique des lampes fluo-compactes utilisées
dans cette salle. Pour cela, vous comparerez deux lampes à éclairement équivalent : une lampe
100W (page DT D5) à incandescence standard et une lampe fluo-compacte 18W (page DT D4).

D3.1. Quel serait l’investissement pour le même nombre de lampe sur la même durée d’utilisation
dans les deux cas étudiés sachant que la salle fédérale est éclairé en moyenne 1000 heures
par an ?

Lampe à incandescence Fluo-compacte


Nombre 72 72
Durée de vie 1000 h 7000h
Prix unitaire 3€14 19€09
Investissement 226€08 196€35

D3.2. Calculer le prix de la consommation pour le nombre de lampe sur la durée d’utilisation dans
les deux cas étudiés sachant que le prix du KW moyen est de 8c€.

Lampe à incandescence Fluo-compacte


Nombre 72 72
Puissance unitaire 100 18
Consommation kWh 7200 1296
Prix consommation 576€ 103€68

DR D2
D3.3. Calculer le coût global pour le même nombre de lampe sur la même durée d’utilisation dans
les deux cas étudiés.

Lampe à incandescence Fluo-compacte


Investissement 226€08 196€35
Prix consommation 576€ 103€68
Total 802€08 300€03
Economie réalisée 502€05
Conclusion : Les lampes fluo-compacte durent 7 fois plus longtemps et consomment, pour un
éclairement équivalent, 5 fois moins d’énergie.

D4. CHOIX DU SYSTEME DE GESTION LOCALE DES LUMINAIRES

D4.1. A l’aide de la documentation (pages DT D5 et DT D6), déterminer le code du système de


gestion de l’éclairage en connexion vissée le mieux adapté à la salle fédérale.

Pour les salles de réunion et dans la gamme Occuswitch le modèle avec détecteur de mouvement
et cellule photoélectrique est préconisé référence 51734600

D4.2. A quelle valeur d’éclairement sera réglé chaque système de gestion d’éclairage ?
Le seuil théorique de réglage des systèmes de gestion d’énergie est de 200 Lux (indiqué dans le
cahier des charges et sur le plan architectural.

D5. ETUDE DE LA CIBLE N°2 : choix intégré des procédés et produits


de construction

Problématique : L'étude des caractéristiques thermiques des produits de construction permet de


réduire la déperdition de la puissance à travers les parois d’un bâtiment, ce qui minimise la
consommation d’énergie utilisée pour le chauffage et réduit l’émission de polluants dans
l’atmosphère.

Objectif : on souhaite déterminer l'épaisseur du matériau isolant répondant à la norme HQE puis
quantifier la puissance thermique perdue à travers les murs de la salle fédérale.

D5.1. Présenter en quelques lignes les avantages du matériau isolant BATIPLUM (page DT D9).
Batiplum présente les avantages d'être un très bon isolant thermique, une régulation de l'humidité,
ainsi qu'une protection sonore.

DR D3
Rsi
Rse

R
Figure D-1 : composition des murs extérieurs de la salle fédérale
D5.2. Les règles de construction des bâtiments HQE imposent pour les murs extérieurs une
résistance thermique supérieure ou égale 2,55 m 2 .°C / W . En déduire le coefficient de
transmission surfacique Up correspondant à la résistance thermique normalisée (voir pages
DT D10 et DT D11).

Up = 1 / Σ R = 1 /( 2,55 + 0,17 ) = 1/ 2,72 = 0,367 W/ m².°C

D5.3. Compléter le tableau ci-dessous à l'aide de la Figure D-1 et de l'annexe (DT D9) :
e λ R
Matériaux de la paroi
m W / ( m ⋅°C ) m ⋅°C / W
2

Plaque de plâtre BA13 à parement de


0,013 0,25 0,052
carton
Batiplum (matériau d’isolation
0,08 0,04 2
thermique)
Blocs creux en béton de granulats
0,2 0,953 0,209
courants (parpaing)

Résistance superficielle extérieure Rse 0,04

Résistance superficielle intérieure Rsi 0,13

DR D4
D5.4. Calculer le coefficient de transmission surfacique Up des murs extérieurs de la salle
fédérale

R murs extérieurs = Σ R + Rsi + Rse = 0,052 + 2 + 0,209 + 0,17 = 2,431 m2°C/W


Up = 1 : 2,431 = 0,411 W/ m².°C

D5.5. La réglementation est-elle respectée? Que faut-il changer dans la composition des murs
extérieurs, justifier votre réponse ?

non, car Up est supérieur à la norme. Il faut augmenter l'épaisseur e de l'isolant à 110 mm car R =
2,75m2°C/W.
donc Up = 1 : ( 2,431 + 0,75 ) = 0, 314 W/ m².°C

Les mesures effectuées directement sur le plan architectural de la salle fédérale (échelle 1:100),
donnent les dimensions intérieures suivantes :

− largeur 10 cm
− longueur 15,2 cm
− hauteur 4,6 cm

Cette salle fédérale est équipée de 7 fenêtres vitrées et d'une porte pleine en bois donnant sur
l'extérieur, dont les dimensions sont indiquées sur la Figure D-2 (échelle 1:50).

Fenêtre Porte

Fenêtre à soufflet
0,75 cm
Surfaces
Vitrées 2,5cm 4,6cm

2,9 cm

Fenêtre
oscillo-battante 1,7 cm
1,5cm

1,6cm
1,7cm
1,8cm 2cm

Figure D-2 : Fenêtre et porte de la salle fédérale

DR D5
D5.6. Déterminer les surfaces opaques et vitrées, puis compléter le tableau ci-dessus (voir le plan
architectural DT D8)

Surface A (m2) Coefficient U Ui . Ai

Murs en contact avec


( 10 + 10 + 15,2 ). 4,6 = 161,92 0,314 50,842
l’extérieur

Plancher donnant sur un


vide sanitaire ou sur un 10x15,2=152 0,416 63,232
volume non chauffé
Plafond en béton ou en
maçonnerie et toiture en 10x15,2=152 0,317 48,184
tôles métalliques étanchées
Surfaces vitrées des
fenêtres donnant sur 1,225x0,8x7 = 7 2,10 14,7
l’extérieur

Portes pleines donnant sur


2,3x1=2,3 3,5 8,05
l’extérieur

D5.7. Calculer le coefficient de transmission globale de la salle fédérale Ubât en utilisant la


relation suivante : Ubât = ∑ ( Ui . Ai ) / ∑ Ai

U bât = 185,08 : 471,22 = 0,389 W/ m².°C

D5.8. Calculer la puissance thermique perdue par les parois extérieures de la salle fédérale. Avec
θi et θ e respectivement températures intérieure (maintenue à 20°C) et extérieure du bâtiment
qui dépend de la zone climatique H1 (page DT D11).

P = U bât . ( θe - θi ) . A = 0,389 ( - 9 - 20 ) 474,22 = 5,36 kW


cela correspond à la puissance à installer dans la salle fédérale pour compenser les déperditions à
travers toutes les parois

DR D6
DT D1
DT D2
DT D3
DT D4
DT D5
DT D6
DT D7
Echelle : 1/100e

DT D8
DT D9
DOCUMENT ANNEXE - Déperditions à travers les parois

1 - Considérons un corps C solide, homogène, massif, dont les traces (un plan de figure
perpendiculaire à ces deux plans) sont P1 et P2 et situés à la distance e l’un de l’autre, Figure 1.
Admettons que le plan P1 soit à la température θ 1 , le plan P2 à la température θ 2 , par raison de
symétrie, l’écoulement de la chaleur est uniformément distribué et perpendiculaire aux deux plans.
Considérons maintenant deux surfaces identiques A1, A2 de valeur commune A prises sur les plans
P1 et P2, exactement en regard l’une de l’autre, la chaleur qui part d’un côté aboutit à l’autre.
L’expression de la puissance thermique qui s’écoule entre les deux surfaces A1 et A2 est :

Ρ1 Ρ2
A
P = λ (θ1 − θ 2 )
e
A1 A2
θ1 θ2
P : en Watts
θ1 − θ 2 : en °C
A : en m2
e : en mètre
λ : en W / ( m ⋅°C ) - conductivité thermique du corps C

Figure 1

λ1 λ2 λ3
2 - Soit une paroi constituée de n couches de matériaux isolants e1 e2 e3
thermiquement homogène voir Figure 2,

e1, e2, e3 : épaisseurs des différentes couches de matériaux (en


U
mètre)

λ1, λ2, λ3 : désignent la conductivité thermique de chaque


matériau (en W / ( m ⋅°C ) ).

R1, R2, R3 : résistance thermique, elle quantifie la qualité d'un


matériau à s’opposer au transfert de la chaleur.
Elle vaut R = e / λ Rsi Rse

La résistance thermique R (en m 2 ⋅°C / W ) de la paroi est alors :


R = Σ R = R1 + R2 + R3 R1 R2 R3
R
Figure 2

DT D10
3 - Rs : représente la résistance superficielle de la paroi due aux résistances de la surface
intérieure Rsi et extérieure Rse de la paroi.

Disposition de la Paroi :
Rsi Rse Rs = Rsi + Rse
- l’extérieur
- un passage ouvert
m 2 ⋅°C / W m 2 ⋅°C / W m 2 ⋅°C / W
- un local ouvert
Paroi verticale (mur),
flux de chaleur horizontal,

0,13 0,04 0,17

Paroi horizontale (plafond, plancher),


flux de chaleur ascendant
0,10 0,04 0,14

flux de chaleur descendant


0,17 0,04 0,21

4 - Le coefficient de transmission surfacique Up, correspond au pouvoir isolant global d'une


paroi :
Up = 1 / (ΣR + Rsi + Rse ) en W / ( m ⋅°C )

5 - La puissance thermique perdue P à travers toutes les parois extérieures d'une salle :

P = U bât (θ e − θi ) A

U bât : coefficient de transmission globale de la salle ( W / ( m 2 ⋅°C ) ).


A : surface de toutes les parois extérieures de la salle ( m 2 )
θi , θ e : respectivement température intérieure (maintenue à 20°C) et température extérieure
conventionnelle du bâtiment dépendant de la zone climatique H1.

Température extérieure
Zones climatiques
conventionnelle (°C)
Nord Pas de Calais, Picardie H1a, H1b, H1c, -9
Centre, Auvergne H2a, H2b, H2c H2d -6

Bassin méditérranéen H3 -3

DT D11

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