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Extraction d'acide rosmarinique de mélisse

Cet article étudie le processus d'extraction de l'acide rosmarinique, un antioxydant, à partir de la mélisse. Différents paramètres opératoires comme le type de solvant, la concentration, la température et la granulométrie de la matière première sont examinés pour déterminer leurs influences sur le rendement d'extraction. Les résultats sont présentés sous forme de taux d'extraction afin d'optimiser le choix des conditions opératoires pour une extraction efficace de l'acide rosmarinique.

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Extraction d'acide rosmarinique de mélisse

Cet article étudie le processus d'extraction de l'acide rosmarinique, un antioxydant, à partir de la mélisse. Différents paramètres opératoires comme le type de solvant, la concentration, la température et la granulométrie de la matière première sont examinés pour déterminer leurs influences sur le rendement d'extraction. Les résultats sont présentés sous forme de taux d'extraction afin d'optimiser le choix des conditions opératoires pour une extraction efficace de l'acide rosmarinique.

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Extraction des agents antioxydants (acide rosmarinique) à partir de la mélisse


(Melissa officinalis L.)

Article · July 2010

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3 authors:

Petko Penchev George Angelov


Bulgarian Academy of Sciences
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Jean-Stephane Condoret
Laboratory of Chemical Engineering - LGC
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Revue de génie industriel 2010, 5, 115-123

Revue de
Génie Industriel
ISSN 1313-8871
[Link]

Extraction des agents antioxydants (acide rosmarinique) à partir de la


mélisse (Melissa officinalis L.)
1,2 1 2
Petko Penchev , George Angelov *, Jean-Stéphane Condoret
1
Institut de génie chimique, Académie bulgare des sciences, Sofia, Bulgarie
2
Laboratoire de génie chimique, CNRS, Toulouse, France
*
Auteur correspondant: e-mail : gang@[Link]

Révisé et accepté le 15 mars 2010/Disponible sur Internet le 15 juillet 2010

Résumé

Cet article étudie le processus d’extraction d’un composant de pouvoir antioxydant -


l’acide rosmarinique (AR), à partir de la matière première végétale renouvelable – la
mélisse. Elle contient de l’AR en quantité relativement élevée, ainsi représentant une
source naturelle de ce composé bioactif. L’objectif du travail est de déterminer les
conditions opératoires favorables à la réalisation d’un processus d’extraction à
rendement élevé, résultant en extrait enrichi en AR. L’influence de divers paramètres
comme : le type et la concentration du solvant, la température, l’hydromodule (le rapport
du volume du solvant et la quantité de la matière première), la granulométrie des
particules etc., sur le taux d’extraction a été étudiée. Aussi, la cinétique du processus a
été examinée expérimentalement afin de pouvoir repérer les régimes intensifs de
fonctionnement. L’information accumulée est nécessaire pour optimiser le choix des
paramètres opérationnels.

Abstract

This article presents a study on the extraction of a substance with antioxidant action –
rosmarinic acid, from botanical raw material – Lemon Balm (Melissa officinalis L.). This
plant is relatively rich in rosmarinic acid and represents a natural and renewable source
of bioactive substances. The aim of the work is to choose a favorable set of operational
conditions for realization of an efficient extraction process for production of extract with
high content of rosmarinic acid. A number of important operational parameters are
studied (solvent type and its concentration, temperature, particle size of the raw
material, ratio of solvent volume and raw material quantity) in order to determine their
influence on the extraction efficiency. The process progress in the course of time is
followed and used for selection of regimes with more intensive kinetics. The information
is necessary for selection of optimized operational parameters.

Mots-clés : extraction, antioxydant, acide rosmarinique, mélisse (Melissa officinalis L.)


Keywords : extraction, antioxidant, rosmarinic acid, lemon balm (Melissa officinalis L.)

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Revue de génie industriel 2010, 5, 115-123

1. Introduction
Les substances d’origine naturelle connaissent une application croissante dans de produits
de consommation. En effet, leur utilisation est encouragée car les produits équivalents
issus de synthèses chimiques ont, à tort ou à raison, mauvaise presse dans le grand public.
Les plantes représentent une source de principes actifs inépuisable et renouvelable, dont
l'usage traditionnel et médical est connu depuis longtemps. Il y a donc un besoin de
production de substances bioactives isolées et concentrées, pour une utilisation dans un
large champ d’application (cosmétiques, pharmaceutiques, additifs nutritionnels...).
Le cas particulier visé dans ce travail est l'isolement à l'état concentré d'une substance à
activité antioxydante à partir de la plante mélisse (Melissa Officinalis L.) : l’acide
rosmarinique (AR), d’ailleurs découverte il y a peu de temps [1]. Les antioxydants réduisent
les radicaux libres, nocifs pour la santé humaine en raison de leur fort pouvoir oxydant,
responsable de l’accélération du processus de vieillissement des cellules. Ainsi, les
antioxydants présents dans les aliments protègent les molécules organiques de l'oxydation
et semblent également jouer un rôle protecteur contre la cancérogenèse. L’activité
antioxydante de l’AR étant déjà quantifiée, le manque de connaissances sur les conditions
de la réalisation des procédés efficaces de production en état purifié est un frein actuel à
son application massive.
L’AR peut être retrouvée dans les plantes supérieures et notamment dans les espèces de
famille Lamiacea [2-6]. Les extraits des plantes aromatiques contenants de l’AR ont des
applications alimentaires, cosmétiques, pharmaceutiques, dans la production des boissons
etc. [7]. L’intérêt vers l’acide rosmarinique est dû à ses propriétés biologiques : antiviraux,
anti-inflammatoires, antimutagènes, antibactériennes mais surtout antioxydants [2,5,6].
La mélisse contient l’AR en quantité élevée par rapport aux autres plantes [8-10]. Elle
représente donc une source naturelle d’AR. Pour cette raison elle a été choisie en tant que
matière première dans cette étude.

2. Le dispositif expérimental et les analyses


Avant de procéder avec l’extraction, la matière végétale a été broyée et tamisée pour
obtenir des fractions de granulométrie différente.
Les expériences d’extraction de l’AR ont été menées en mode batch. Des échantillons de la
matière première végétale (la mélisse) ont été pesés et mises aux fioles de 500 ml. Ensuite,
des volumes nécessaires du solvant ont été mesurés et y ajoutés. Après fermeture, les fioles
ont été placées dans un agitateur secoueur thermostaté pour assurer des conditions
d’agitation intensive à température constante. Afin de poursuivre le développement du
processus au cours de temps, des échantillons ont été pris périodiquement et analysées par
la technique HPLC. La procédure de cet analyse est décrite en détailles ailleurs [11].
Par ce type d’expérience nous avons étudié l’influence des paramètres opérationnels sur la
cinétique du processus et l’efficacité de l’extraction : le type et la concentration du solvant,
l’hydromodule (le rapport solvant -matière solide), la granulométrie, la température.
Pour déterminer la teneur totale en acide rosmarinique dans la matière première, la
procédure suivante a été appliquée.
Dans une fiole on met 0.100 g de l’herbe et 80 ml de l’Ethanol (EtOH 50% v/v). Cette
concentration a été choisie à la base des essais préliminaires montrant une meilleure
solubilité de l’AR. On fait bouillir le mélange dans un bain marin sous un condenseur
pendant 30 min., trouvées suffisantes pour atteindre le taux d’extraction possible. Ensuite,
l’échantillon est refroidi et filtré. Le filtre est rincé avec 10 ml de l’EtOH (50% v/v). Le
filtrat et le rinçage sont récupérés dans une fiole jaugée, puis dilué jusqu’à 100 ml avec de
l’EtOH (50 % v/v). Un échantillon est analysé par HPLC.

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La quantité de l’acide rosmarinique extraite par cette méthode représente la Quantité


Maximale de l’Acide Rosmarinique Extractible (QMARE), dont la masse est notée mARmax.
Cette analyse été appliquée a chaque lot de la matière première, parce que le contenu de
l’acide rosmarinique dans les divers lots varie.

3. Résultats et discussion
Les résultats sont présentés en termes de « Taux d’extraction », défini comme le rapport de
la masse de l’AR extraite (mAR) et la masse maximale de l’AR extractible (mARmax)pour le lot
particulier:

m AR
E (%) = x100
m ARmax
En parallèle du taux d’extraction, on utilise le paramètre «concentration de l’extrait sec». Il
représente le rapport entre la masse de l’AR extraite (mAR) et la masse de l’extrait total sec
(mEX).
Ce paramètre caractérise la teneur en AR dans un produit sec.

m AR
C (%) = x100
m ARmax
Le choix préliminaire du solvant repose sur un petit nombre de solvants agréés à
l’utilisation dans la production des produits de consommation. Trois solvants différents,
largement utilises, ont été testés afin de déterminer leur capacité d’extraire l’AR : hexane,
méthanol et éthanol.
Les résultats des testes préliminaires ont montré que l’hexane, un solvant standard,
n’extrait quasiment pas l’AR, la raison étant évidement la différence de leur propriétés :
l’hexane est un composé chimique apolaire, tandis que l’AR est un composant polaire. Pour
la raison de mauvais pouvoir d’extraction l’hexane a été éliminé de la liste des solvants
possibles. Concernant le méthanol et l’éthanol, il a été trouvé qu’ils ont des propriétés
similaires vis-à-vis de l’AR en se montrant beaucoup plus efficaces en tant que solvants de
l’AR. En conséquence, ces alcools ont été choisis comme solvants dans les expériences
décrites ci-dessous.

3.1. Influence de la concentration des solvants


Nous avons étudié la capacité de diverses proportions des mélanges méthanol-eau et
éthanol-eau d’extraire l’AR. Les expériences ont été menées à 50°C avec une granulométrie
moyenne de 0,94 mm. Afin d’éviter la limitation éventuelle due à la solubilité, la proportion
choisie à été 1 g de la mélisse dans 100 ml du solvant (hydromodule R=100 ml/1 g =100).
Pour être sûr que le processus de transfert de matière est terminé, la durée de contact
dans l’agitateur a été ramenée à 2 heures.
Les résultats de la figure 1 montrent que, en diluant les solvants purs (100 %) avec de
l’eau, le taux d’extraction de l’AR augmente pour atteindre son maximum à 50 %. Ce
comportement peut être expliqué par le fait que la présence de l’eau (ayant un moment
dipolaire plus fort que ceci des alcools) déstabilise les parois cellulaires. En conséquence,
en pénétrant plus profondément dans la matrice végétale, le solvant peut entrer au contact
avec une quantité plus grande du soluté, ainsi favorisant l’extraction. D’autre part, la
diminution du taux d’extraction à concentrations plus faibles de 50% peut être attribuée à
la diminution de la capacité du solvant, devenant de plus en plus pauvre en alcool.

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Il est à noter que l’eau pure est meilleur solvant que les alcools purs. En état pur le
méthanol est légèrement meilleur que l’éthanol, mais les mélanges éthanol-eau extraient
considérablement plus l’AR que ses analogues à la base de méthanol.

Figure 1. Influence de la composition des solvants sur le taux d’extraction.


T = 50oC, taille moyenne des particules 0.94 mm

Figure 2. Concentration de l’AR dans l’extrait sec à différente composition du solvant

Concernant la concentration de l’AR dans l’extrait sec, CAR, la variation de cette quantité
avec la concentration de l’éthanol dans le solvant est montrée sur la figure 2. Evidement, le
comportement est pareil de ce du taux d’extraction par rapport de la concentration du
solvant en passant par son maximum à 50%. Ces valeurs (de 14 à 24%) montrent la
concentration de l’AR dans le produit de l’extraction (extrait total sec) à composition
différente du solvant.

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3.2. Influence de la température


L’influence de la température sur le taux d’extraction à été étudiée en réalisant des
extractions avec les deux solvants en concentration optimale (50%) à quatre températures
différentes : 25; 40; 50 et 60°C. Cette plage de changement de la température enveloppe
des valeurs commençant de la température ambiante et allant jusqu’au dessous de la
température d’ébullition du solvant.

Figure 3. Influence de la température sur le taux d’extraction.

On voit (figure 3) que le taux d’extraction augmente avec l’augmentation de la


température, restant toujours plus élevé pour l’éthanol. En ce qui concerne l’éthanol, le
taux d’extraction ne diffère guère entre 50 et 60°C. Il est donc préférable de travailler à
50°C, car le maintien de cette température est plus économique de point de vue
consommation de l’énergie. D’autre part, mener un processus à la température plus bas
empêche la dégradation thermique éventuelle des composants de l’extrait.

Figure 4. Courbes cinétiques de l’évolution du processus dans le temps. (T = 25°C, concentration des solvants 50%)

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3.4. Choix du solvant approprié


En comparant les résultats obtenus avec les deux solvants, il est évidant que l’éthanol
montre un pouvoir solvant par rapport à l’AR plus favorable que ceci du méthanol. Ce
dernier étant beaucoup plus nocif, il nous reste à constater que dans les limites de la
gamme considérée des solvants, le choix à préférer est le mélange éthanol-eau, en
proportion 1:1 (50 % éthanol). Les expériences suivantes ont été menées avec ce solvant.

3.5. Cinétique de l’extraction avec l’éthanol


Les études cinétiques ont été menées à deux températures : la température ambiante 25°C
et la température considérée comme optimale 50°C.

100
90
80
Taux d'extraction E, %

70
60
50
40 25 °C

30 50 °C

20
10
0
0 20 40 60 80 100 120
Temps, min

Figure [Link]étique de l’extraction avec de l’éthanol à températures différentes.


(50% éthanol, taille des particules 0.94 mm)

Une comparaison des cinétiques à températures différentes est présentée sur la figure 5.
On voit clairement que le procédé est nettement plus efficace à 50°C. Pour cette raison, les
études cinétiques plus approfondies ont été menées à cette même température.
Nous avons suivi la cinétique d’extraction avec différentes concentrations du solvant
éthanol dans l’intervalle 0 à 100%. Les résultats (figure 6) témoignent à l’existence de deux
régimes cinétiques. D’abord, pendant la première étape, les courbes montent rapidement,
ce qui correspond à l’extraction rapide de l’AR se trouvant dans des pores superficiels de la
matrice végétale. Pendant la seconde étape la courbe cinétique change sa pente pour
prendre une position horizontale, correspondante à l’épuisement de l’AR dans des pores
superficiels et transition vers un processus plus lent d’extraction à partir des pores
intérieurs.

Cette étape achève avec un plateau correspondant au taux d’extraction maximal pour les
conditions opératoires concrètes. Dans tous le cas, le plateau est atteint à peu près au
même temps à l’exception de la concentration 80%. Le retard du plateau dans ce cas peut
être explique par le transport intérieur plus difficile à cette concentration dû à la faible
quantité d’eau dans le solvant (rappelons que la présence d’eau déstabilise les parois
cellulaire et facilite le transport interne dans la matrice végétale). D’autre part, la capacité
solvant à cette concentration est plus importante que celle de l’eau pure et la courbe 80%,
initialement placée sous la courbe de l’eau pure (0%), finalement dépassé leur plateau. Le
meilleur résultat, correspondant au plateau le plus élevé, est obtenu avec 50% d’éthanol.

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Evidement cette concentration correspond à la meilleure synergie entre l’effet déstabilisant


de l’eau sur les parois et la capacité solvant de l’éthanol.

Figure 6. Courbes cinétiques avec différentes concentrations de l’éthanol.


(T = 50°C, taille des particules 0.94 mm)

3.6. Hydromodule
Les expériences présentées ci-dessus ont été menée avec un hydromodule 100 [ml
solvant/g solide] afin d’éviter la limitation éventuelle due à la solubilité. Dans la pratique il
est préférable d’économiser le solvant et de travailler donc avec un hydromodule moins
important. Pour cette raison nous avons poursuivi l’influence de l’hydromodule sur la
cinétique de l’extraction de l’AR à partir de la mélisse. Deux hydromodules largement
différents ont été choisi pour comparaison : R=100 et R=10. Les testes ont été fait avec
80% éthanol.
Ce choix est justifié par les raisons suivantes :
− Au niveau de la cinétique, c’est le cas le plus lent et donc limitant. Il est donc
souhaitable de l’évaluer afin de mieux connaître les étapes limitantes.
− Pour certains dispositifs, par exemple, nano-filtres, la présence d’une grande quantité
d’eau dans le système n’est pas recommandée, puisque elle empêche le fonctionnement
normal de la membrane filtrante.

Les résultats présentés sur la figure 7 montrent qu’un changement brusque (10 fois) de
l’hydromodule n’affecte pas la cinétique du processus. Cela signifie qu’il n’y a pas de
limitation à cause de la solubilité et que toute la résistance est due au transfert interne du
soluté.

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Figure 7. Cinétique du processus à l’hydromodule différent, Ethanol 80%

3.7. Influence de la granulométrie


Pour préparer des échantillons de la matière première ayant des particules d’une certaine
taille moyenne, la matière végétale a été d’abord broyée, ensuite tamisée et divisée en cinq
fractions de dimension moyenne de particules de 0.7 mm ; 0.94 mm ; 1.5 mm ; 2.5 mm et 5
mm. Les résultats (figure 8) suivent la tendance logique - le taux d’extraction devient
meilleur en cas des particules plus petites.

Figure 8. L’efficacité de l’extraction en fonction de la taille des particules.

Ce fait peut être attribué à la création d’une surface de contact plus grande avec la
diminution de la taille de particules et aussi à l’ouverture de plus grand nombre de pores
(fermées en cas de fractions plus grandes), facilitant le contact avec le solvant.

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Il est à noter qu’à l’échelle industrielle, des trop petites fractions peuvent gêner le
fonctionnement des appareils en augmentant leur résistance (la perte de charge
hydraulique élevée), en formation des zones sèches privées de l’accès du solvant (la
pénétration difficile du solvant dans certaines zones à cause de densité locale élevée), en
créant des cavités détenant le solvant sans circulation (zones stagnantes) etc. Les effets
pareils résultent en diminution de l’efficacité de l’appareil et réduisent le rendement. Pour
cette raison, il est toujours nécessaire à chercher le compromis entre la taille des
particules, les limitations technologiques des installations réelles et leur efficacité.

Remerciements
Cette étude a été partiellement soutenue par le Fond National Bulgare de la Recherche
Scientifique du Ministère de l’Education et des Sciences (projet 1501), par le Projet
International de Coopération Scientifique (PICS) de l’Académie Bulgare des Sciences et du
Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) de la France, ainsi que par le
programme opérationnel « Développement des ressources humaines » de la Commission
Européenne (Grant schème № BG051PO001).

Références bibliographiques
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