Rapport final PADFA Côte d'Ivoire 2017
Rapport final PADFA Côte d'Ivoire 2017
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Côte d’Ivoire
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Appendices
Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural 1
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes 9
Appendice 3: Performance du pays et enseignements tirés 27
Appendice 4: Description détaillée du programme 31
Appendice 5: Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution 59
Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs 67
Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement 73
Appendice 8: Passation des marchés 77
Appendice 9: Coût et financement du programme 81
Appendice 10: Analyse économique et financière 95
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire 109
Appendice 12: Respect des politiques du FIDA 113
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire 115
Appendice 14: Teneur du fichier "cycle de vie" du projet 133
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Côte d’Ivoire
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Équivalents en monnaie
Unité monétaire = CFA
1,0 USD = 610CFA
Poids et mesures
1 kilogramme = 1 000 g
1 000 kg = 2,204 livres
1 kilomètre (km) = 0,62 mille
1 mètre = 1,09 yards
1 mètre carré = 10.76 pieds carrés
1 acre = 0.,405 hectare
1 hectare = 2,47 acres
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Côte d’Ivoire
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Sigles et acronymes
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Résumé1
1 Les projets de développement agricole en Côte d'Ivoire ont concentré leurs interventions en
amont des filières pour améliorer la productivité agricole. La production agricole devrait s'améliorer
davantage avec les investissements des différents projets et programmes dans les aménagements
hydro-agricoles et la diffusion des technologies améliorées d’augmentation de la productivité. La
transformation et la commercialisation sont encore des maillons faibles de la chaîne de valeur des
produits agricoles. L’amélioration de la transformation et de la commercialisation constitue un levier
susceptible d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur nutritionnelle,
d’accroitre les revenus, et de stimuler la production additionnelle orientée vers les marchés.
2 L’objectif général du Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA) est
d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des exploitations agricoles tirés des
filières agricoles dans les régions de Bagoué, Poro, Tchologo, Hambol et Gbêkê au Nord et Centre de
la Côte d’Ivoire. Ces régions sont caractérisées par une plus grande incidence de la pauvreté, mais
elles offrent cependant un grand potentiel dans la production de riz, des produits maraîchers et de la
mangue. Ces trois filières connaissent une demande croissante sur les marchés nationaux et
internationaux, avec des nouvelles opportunités de transformation, de valeur ajoutée et de
commercialisation. Elles présentent de bonnes opportunités de diversification de revenus et de
création d’emplois et permettent d’intégrer un plus grand nombre de petits producteurs, de femmes et
de jeunes. Elles permettent aussi d’accéder à des sources importantes de vitamines, de sels
minéraux et d’autres nutriments pour améliorer l’alimentation.
3 Le PADFA cible 32 500 ménages ruraux, ou environ 180 000 personnes. La mise en œuvre
du PADFA s’étalera sur sept ans (2018-2024) et comprendra trois composantes: (i) valorisation des
produits agricoles; (ii) amélioration de l’offre des produits agricoles; et (iii) coordination et gestion du
Programme.
Composante 1. Valorisation des produits agricoles (30,2 millions d’USD soit 45 pourcent du
coût total de base)
4 Cette composante aura pour effet « la valorisation des produits agricoles est améliorée ». Elle
comprend deux sous-composantes: (i) l’amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et
de la mangue; et (ii) la réduction des pertes post-récolte et la transformation des produits agricoles.
5 Sous-composante 1.1. Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la
mangue. Cette sous-composante vise à augmenter les volumes du riz, de légumes et de mangue
commercialisés et améliorer la compétitivité et la performance de ces produits sur le marché national
et international.
6 Renforcement des plateformes régionales multi-acteurs. Les interventions du Programme
visent à renforcer les plateformes régionales multi-acteurs pour formaliser et les transformer en
interprofessions représentatives de chacune des filières. Ces plateformes régionales serviront des
cadres de concertation, de planification, de dialogue et de plaidoyer entre les acteurs des filières pour
améliorer la transparence, la performance et la structuration des chaînes de valeur des filières. Elles
serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats commerciaux entre les
coopératives des producteurs, les transformateurs, les commerçants et les circuits de distribution et
1
Composition de la mission: La mission était composée de: (i) M. Abdoul Wahab Barry, Représentant du FIDA en Côte d’Ivoire
et chef de mission; (iii) M. Pascal Sanginga, fonctionnaire principal chargé du soutien à l’investissement et Chef de mission
technique, FAO-TCIA ; (iii) M. Samir Bejaoui, Chargé de programme FIDA ; (iv) Mme Odile Sarassoro, Chargée d’appui
programme Spécialiste des aspects institutionnels, FIDA ; (v) M. Alain Traoré, Spécialiste en développement des chaines de
valeur et des entreprises agricoles ; (vi) M. Mustapha Amadou Beye, Spécialiste des filières rizicoles ; (vii) Mlle Hager Baklouti,
Spécialiste en finance rurale ; (viii) Mme. Malik Akoua Ngouandi, Spécialiste en filières maraîchères ; (ix) Mlle Sonia
Andrianarivelo, Spécialiste en ciblage et genre, et suivi et évaluation FAO-TCIA ; (x) Mlle Giorgia Nicolo, Spécialiste en nutrition
FAO ; (xi) M. Diby Nzi, Expert national en nutrition FAO; (xii) Mme Monique Trudel, Spécialiste en évaluation environnementale
et sociale, (xiii) M. Gabriel Boc, Economiste FAO-TCIA ; (xiv) M. Ali P Coulibaly. MINADER ; (xv) M. Stanilas N’Depo,
MINADER ; et (xvi) M. Serge Anrai, Ministère du Plan. MM Amadou Oury Diallo, spécialiste en organisations paysannes et
analyse institutionnelle, et (xvii) Gabin Koukponou, expert en finances rurales inclusives ont participé à la deuxième mission de
formulation finale.
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Côte d’Ivoire
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de vente des produits agricoles. Elles serviront aussi à l’actualisation et la diffusion des normes de
qualité et des prix, essentielles pour améliorer la compétitivité des produits locaux, la différenciation
de l’offre et la négociation des partenariats commerciaux, et la certification et labellisation des
produits transformés.
7 Développement de partenariats commerciaux, promotion et marketing des produits
agricoles de qualité. Le PADFA promeut une approche entrepreneuriale, basée sur des modèles
d’affaires inclusifs entre les organisations des producteurs, les transformateurs, les commerçants et
les circuits de distribution. L’approche du PADFA sera de faciliter l’exploitation des unités de
transformation et de commercialisation comme point structurant des trois filières en amont et en aval.
Ces types de partenariat permettront de créer une logique d’entreprise pour améliorer la qualité,
fidéliser les acheteurs et les fournisseurs et optimiser les ressources disponibles. Il s‘agit de la
capitalisation, la promotion et la transposition à échelle des expériences réussies avec les entreprises
des services pour les organisations des producteurs, les partenariats publics-privés-producteurs, les
sociétés d’économie mixte, la contractualisation simple et la vente groupée.
8 Au courant de la première année, le PADFA financera les études sur la situation de référence
(SMRO – ex-SYGRI - et socio-économique), la mise en place d’un système de suivi-évaluation,
l’actualisation des études de chaînes de valeur des trois filières ciblées pour mettre en évidence les
flux commerciaux, la cartographie des acteurs et des partenaires, la performance et la structure des
marchés, et les opportunités et défis de commercialisation. Sur la base des études rigoureuses, il
sera développé des stratégies et des outils adaptés de marketing et de promotion des différents
produits dans les marchés locaux, régionaux et internationaux. Le PADFA capitalisera sur les
systèmes d’information sur les marchés et les prix déjà existants et peu coûteux pour atteindre un
plus grand nombre de personnes. Le Programme financera la réhabilitation et l’entretien d’environ
300 km de pistes de desserte agricole prioritaires et leur raccordement sur les grands axes routiers
en vue de faciliter l’évacuation des produits vers les centres de groupage, les mini-rizeries, les usines
de mangue et les marchés.
9 Sous-composante 1.2. Amélioration des opérations post récolte et de transformation des
produits agricoles. Cette sous-composante vise à réduire les pertes post-récolte, générer de la
valeur ajoutée, améliorer la qualité des produits transformés et créer des emplois dans le segment de
la transformation. Les activités sont: (i) l’amélioration du plateau technique des unités de
transformation du riz; (ii) la transformation et le conditionnement des produits maraîchers; (ii) le
conditionnement et la transformation de la mangue; et (iv) l’accès au financement adapté.
10 Amélioration du plateau technique des unités de transformation et de conditionnement.
En plus d’améliorer le plateau technique de vingt mini-rizeries existantes, le Programme financera à
coûts partagés, l’acquisition et l’installation de dix nouvelles mini-rizeries (2 tonnes/heure) et de cent
décortiqueuses (moins de 1 tonne/heure) pour augmenter le potentiel de décorticage de 150 000
tonnes/an additionnelles.
11 Le Programme financera la construction ou la réhabilitation et l’équipement d’une douzaine de
centres de groupage, de conditionnement et de vente groupée des produits maraîchers. Ces
plateformes comprendront des hangars de stockage, de conservation (chaîne de froid) et de
conditionnement et des tricycles pour faciliter la collecte des produits bord champs vers les
hangars et vers les marchés.
12 Les interventions du Programme viseront à améliorer le plateau technique des stations
existantes de conditionnement de la mangue, leur mise en normes et leur certification, et de mobiliser
des partenariats publics-privés-producteurs pour la mise en place de sept unités modernes de
séchage de mangue et une unité industrielle de production de purée, divers nectar, jus de fruit et
compotes naturelles. Ces investissements permettront de valoriser environ 30 000 tonnes de
mangues fraiches par an.
13 Accès au financement des filières adapté. Pour éviter des doublons et maximiser les
synergies avec les initiatives récentes de financement des chaines de valeur agricole, le Programme
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Côte d’Ivoire
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adopte quatre approches complémentaires : (i) tisser des liens avec les fonds de développement des
chaînes de valeur (mécanisme à développer), le fonds pour la promotion de l’agriculture sous contrat
en Côte d’Ivoire, et les mécanismes de partage des risques respectivement financés par la Banque
africaine de développement, le KfW et le FIDA; (ii) faciliter les financements à coûts partagés ; (iii)
promouvoir les plateformes électroniques pour la digitalisation des transactions financières; et (iv)
promouvoir l’éducation financière pour la mobilisation de l’épargne et crédit communautaire et la mise
en relation avec les institutions financières
Composante 2: Amélioration de l’offre des produits agricoles (27,1 millions d’USD, soit 41
pourcent du coût total de base)
14 Cette composante aura pour effet d’augmenter les volumes des produits agricoles orientés vers
le marché et comprendra deux sous-composantes: (i) l’amélioration de la productivité et la qualité des
productions agricoles; et (ii) la structuration et autonomisation des organisations professionnelles
agricoles.
15 Sous-composante 2.1. Amélioration de la productivité et la qualité des productions
agricoles. Elle vise à intensifier et augmenter la production du riz, des produits maraîchers et de la
mangue pour approvisionner les unités de transformation et les marchés avec des produits de qualité.
16 Exploitation, valorisation et gestion des sites aménagés et des vergers de mangue. Dès
la première année, le Programme mettra en culture environ 1300 hectares des bas-fonds rizicoles et
des sites maraîchers déjà aménagés par le PROPACOM et les autres projets. A partir de la deuxième
année, il est envisagé de valoriser en plusieurs phases, un total de 2000 ha de bas-fonds, et 100 ha
de sites maraîchers par la mise en place des technologies simples d’irrigation, y compris le goutte- à-
goutte. Une attention particulière sera donnée au renforcement des capacités des acteurs sociaux
pour la clarification et la sécurisation foncières des sites aménagés et faciliter l’acquisition des titres
de propriété y compris l’option du certificat foncier collectif.
17 Accès aux intrants et aux équipements de production. L’objectif du Programme est de
promouvoir la disponibilité des semences de riz et des légumes et de développer une filière
semencière durable, compétitive et capable de fonctionner comme une entreprise rentable. Le
Programme vise la production de semences de pré-basé (G3) des variétés adaptées et demandées
par le marché pour permettre la production de semences certifiées R1 par les entreprises
semencières existantes.
18 Le PADFA facilitera aussi la mise en place d'un réseau de distribution des semences qui
2
comprendra l'installation de 10 boutiques d'intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires) en
milieu communautaire qui seront gérées par des agro-dealers formés et équipés. Le financement des
besoins en intrants (engrais, produits phytosanitaires et petits matériels nécessaires pour la
production) comprendra des dotations initiales par des subventions dégressives, et le financement à
coûts partagés de l’acquisition d’équipements agricoles par des brigades des jeunes prestataires des
services de mécanisation agricole.
19 Appui conseil et vulgarisation des bonnes pratiques. Il s’agit de promouvoir l’adoption à
grande échelle des innovations et itinéraires techniques climato-intelligents pour une gestion durable
des aménagements hydro-agricoles et des vergers de mangue. Le Programme financera des
campagnes de lutte intégrée contre la mouche des fruits, l’anthracose et les autres parasites et
maladies de mangue, y compris le traitement annuel phytosanitaire de 10 000 ha de vergers de
mangue pendant trois ans avant la prise en charge effective par les acteurs de la filière. Le
Programme ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B.
20 Au démarrage du programme, un plan détaillé de gestion environnementale et sociale sera
élaboré en utilisant des outils du Schéma holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience
2
La mise en place du réseau se fera sur la base d’identification et d’évaluation des performances des gestionnaires des
boutiques déjà en activité.
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climatique (SHARP) pour évaluer l’adaptation des systèmes agricoles aux changements
climatiques et aider les communautés à définir des actions prioritaires pour renforcer la résilience de
leurs écosystèmes. Ce plan sera éventuellement incorporé au sein de manuel d’exécution du
Programme afin d’en assurer sa complète prise en considération dans le cadre de mise en œuvre.
21 Sous composante 2.2. Structuration et autonomisation des Organisations
Professionnelles Agricoles. Les activités de cette sous-composante permettront aux organisations
professionnelles agricoles de s’intégrer davantage dans la dynamique de professionnalisation et de
commercialisation. La sous-composante vise: (i) une meilleure structuration et autonomisation des
organisations des producteurs agricoles ; (ii) la promotion intégrée des actions essentielles en
nutrition ; (iii) la promotion de l’équilibre du genre et de l’inclusion sociale.
22 Structuration et autonomisation des OPA. L’accent sera mis sur l’organisation, la
structuration, la professionnalisation et la formalisation juridique des groupements et coopératives de
producteurs pour permettre de développer des services technico-économiques rentables. Les
activités porteront également sur l’alphabétisation fonctionnelle et l’établissement des systèmes de
redevabilité et de responsabilisation sociales pour prévenir et réduire les risques de corruption et
promouvoir les pratiques de bonne gestion interne et de bonne gouvernance des OP en vue
d’améliorer leurs performances.
23 Promotion intégrée des actions essentielles en nutrition. Cette activité vise à promouvoir
une alimentation équilibrée, diversifiée et saine en améliorant les connaissances, les comportements
et les pratiques qui favorisent la consommation de légumes, de fruits et de variétés de riz à plus haute
valeur nutritive. Elle visera aussi à transposer à grande échelle les initiatives existantes ou des micro-
projets des femmes et des jeunes pour la fabrication des farines infantiles, autres produits précuits
(granulés pour la bouillie et les gâteaux / mets cuits), l’étuvage du riz, le séchage des légumes et les
jardins potagers autour des cases. Les groupements de femmes maraîchères, étuveuses et
transformatrices des farines seront accompagnés pour leur mise en relation commerciale avec le
programme des cantines scolaires, des institutions publiques et privées, et avec les commerçants et
acheteurs.
24 Promotion de l’équilibre de genre et l’inclusion des jeunes. Il s’agit notamment du
renforcement de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, de la représentation et de
la participation des femmes et des jeunes aux processus de prise de décision au niveau des
ménages, des organisations professionnelles agricoles, et des plateformes multi-acteurs. Ces
activités reposeront sur des méthodologies innovantes des systèmes d’apprentissage interactif entre
les sexes.
Composante 3: Coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs (9,3 millions d’USD soit
14 pourcent du coût total de base)
25 Un Comité d’orientation et de pilotage du Programme sera mis en place et sera constitué
des représentants des Ministères impliqués, des Préfets et Présidents des conseils régionaux de cinq
régions du Programme, des représentants des interprofessions pour les trois filières et des
représentants du secteur privé opérant dans les régions du Programme. Un Comité d’appui et de
suivi technique sera institué pour appuyer l’Unité de coordination et de gestion du programme dans
l’exécution et le suivi de proximité des recommandations et la mise en œuvre des activités techniques
en vue d’améliorer la performance du Programme.
26 Une Unité de coordination du Programme sera recrutée et mise en place à Korhogo. Elle
disposera d’une autonomie de gestion administrative et financière, de programmation et de
budgétisation. Pour assurer un suivi de proximité, une cellule opérationnelle sera basée à Bouaké. Le
recrutement et l’évaluation du personnel feront l’objet des procédures compétitives rigoureuses, pour
identifier, recruter et retenir des professionnels avec les profils techniques et managériaux solides.
L’expérience et les leçons apprises de la mise en œuvre des projets en Côte d’Ivoire fait ressortir
quatre contraintes: (i) lenteurs dans le démarrage, (ii) faiblesse des équipes de mise en œuvre, et (iii)
lourdeurs des procédures de passation des marchés ; et (iv) faiblesses des réalisations physiques et
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de décaissement. Pour aider à atténuer ces risques, le Programme apportera une assistance
technique durant la première année d’exécution. Celle-ci sera composée d’un spécialiste en
planification et gestion de projet et d’un spécialiste en développement de chaines de valeur agricoles.
27 Partenariats et coopération Sud-Sud: Le Programme adoptera une approche de « faire-
faire » s’appuyant sur des prestataires de services privés et publics, des contrats de performance
avec des opérateurs de proximité et des conventions avec les services publics techniques. Le PADFA
financera également des voyages d’études et des échanges Sud-Sud à travers des synergies avec
les projets régionaux sur les innovations de transformation, de commercialisation et de production, de
développement des chaines de valeur inclusives, de promotion intégrée des actions essentielles en
nutrition et de promotion de l’agriculture intelligente face au climat. De plus, des initiatives de type
« Learning-route » seront prévues afin de faciliter les échanges de bonnes pratiques en terme de
structuration et bonne gouvernance entre producteurs d’OPA opérant dans la sous-région.
28 Séquençage des activités. Sur base des enseignements des projets précédents, la durée du
PADFA sera de sept ans. Cette période est nécessaire pour accompagner les dynamiques
entrepreneuriales, organisationnelles et institutionnelles en vue de réaliser des résultats concrets et
durables. Le PADFA procèdera par un séquençage évolutif des activités, avec (i) une période de
démarrage d’une année; (ii) une d’investissement de cinq ans, et (iii) une de consolidation et
désengagement de deux ans. Des activités de prédémarrage sont proposées immédiatement après la
signature de l’accord de financement, y compris le recrutement accéléré et compétitif du personnel
clé de l’UCP et de l’assistance technique, la préparation des manuels et le lancement des appels à
manifestation d’intérêt pour le recrutement des partenaires de mise en œuvre.
29 Les coûts totaux du projet, sur une période de sept ans , y compris les provisions pour
imprévus physiques et pour hausse des prix, s'élèvent à 43,8 milliards de F CFA, équivalant à 71,8
millions d’USD sous forme de prêt du FIDA 18,5 millions d’USD soit 25,8 pourcent et (ii) OFID 20,0
millions d’USD, soit 27,9 pourcent, des contributions du Gouvernement de Côte d’Ivoire: 4,2 millions
d’USD soit 5,9 pourcent et des bénéficiaires: 10,2 millions d’USD, soit 14,3 pourcent du coût total, et
un écart de financement de 18,9 millions d’USD, soit 26,3 pourcent du coût total.
30 Le taux de rentabilité interne économique du Programme s'établit à 21,5% et la valeur
actuelle nette, au coût d’opportunité du capital de 8%, s'élève à 25,9 milliards de FCFA, soit 40,9
millions d’USD. L’analyse de sensibilité indique une bonne robustesse des résultats obtenus, avec un
taux de rentabilité économique supérieur au coût d’opportunité du capital même dans les hypothèses
plus pessimiste de baisse des revenus et de hausse des coûts et d’un retard des bénéfices de quatre
ans.
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Objectif général
Contribuer à la réduction de la Nombre de personnes bénéficiaires - Stabilité socio-
Evaluation Année 1, 4 et FIDA &
d’une mobilité économique d’ici à 05 30 000 108 000
pauvreté et stimuler la d’impact 7 Gouvernement politique et résilience
croissance économique dans les 2026 * du cadre macro-
régions de Bagoue, Poro, Nombre de personnes dont l’accès au 0 60 000 144 000 Evaluation Année 1, 4 et FIDA & économique
Tchologo, Hambol et Gbeke marché s’est amélioré * d’impact 7 Gouvernement - Existence d’un cadre
national règlementaire,
Nombre de personnes avec une Evaluation Année 1, 4 et FIDA &
0 80 000 180 000 stratégique et
production améliorée * d’impact 7 Gouvernement
institutionnel favorable
Produit 1.1: Des partenariats 4. Nombre de contrats de partenariat Maîtrise des risques
SSE du relatifs au marché
commerciaux soutiennent la commerciaux signés par les OPA 0 100 150 Semestrielle UCP
Programme
commercialisation des produits soutenues par le projet
Produit 1.2: Des 5. Nombre d'installations SSE du projet,
investissements et des commerciales de commercialisation, 0 200 4007 Rapportage Trimestrielle UCP
technologies performantes transformation et stockage construites interne
3
Désagrégés par genre et âge (hommes, femmes et jeunes de 15-35 ans), et par filière autant que possible
4
Indicateurs de base du Système de Mesure des Résultats Opérationnels (SMRO ex-SYGRI) *
5
La situation de référence sera évaluée lors de l’étude de référence menée dès l’entrée en vigueur du projet. A partir de ce résultat pourront être évalués les cibles à mi-parcours et en fin de projet.
6
Dont bénéficiaires hommes/femmes/jeunes ; bénéficiaires des actions environnementales durables et bénéficiaires des actions sur la nutrition
7
Sans compter 500 cases de conservation d’oignon
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B. Justification
4 Les projets de développement agricole en Côte d'Ivoire ont concentré leurs interventions en
amont des filières pour améliorer la productivité agricole, mais n’ont pas investi suffisamment dans les
opérations post-récolte de conservation, de transformation, de valeur ajoutée et de commercialisation.
Le Programme d’appui à la production agricole et à la commercialisation (PROPACOM) financé
par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et d’autres projets ont réalisé des
aménagements hydro-agricoles et investi dans la diffusion des technologies améliorées qui devraient
davantage améliorer la production agricole. Ces infrastructures et technologies devraient être
valorisées par des investissements complémentaires dans l’aval des filières pour résoudre des
problèmes de transformation et de commercialisation des produits agricoles. Le PADFA est conçu
pour assurer la continuité du PROPACOM en vue de transposer à plus grande échelle les résultats
probants, tout en y apportant des innovations. Les différences importantes entre le PADFA et le
PROPACOM sont résumées dans le tableau 1 de l’Appendice 1, et comprennent: le contexte et la
problématique, les filières et les cibles pour chaque filière, le nombre et le ciblage des bénéficiaires,
les approches de mise en œuvre, le montage des composantes, le pilotage et le système de suivi et
évaluation, et la durée du Programme.
8
Estimée à 24,3 million en 2016
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https://gain.fas.usda.gov/Recent%20GAIN%20Publications/Grain%20and%20Feed%20Annual_Dakar_Senegal_4-29-
2015.pdf
10
Le riz local est apprécié pour sa fraîcheur, sa digestibilité facile et se vend bien sur les marchés ruraux, le long des routes et
de plus en plus dans les supermarchés. Aussi, c’est à juste titre que certaines sociétés spécialisées dans l’importation du riz
comme Dreyfus travaillent de plus en plus pour le reconditionnement et la mise en valeur du riz local de Côte d’Ivoire. Des
labels de qualité sont nés : Rina de Daoukro, Sankofa d’Agboville et Savanna de Bouake.
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8 La mangue est le troisième fruit exporté par la Côte d’Ivoire, après l’ananas et la banane,
avec lesquels elle contribue à 4 pourcent du PIB et environ 10 pourcent du PIB agricole. La filière
mangue a enregistré la plus forte évolution dans le domaine agricole, avec un taux de croissance de
212 pourcent passant de 11 000 tonnes exportées en 2011 à 32 628 tonnes en 2016. Les
potentialités sont encore énormes avec une demande mondiale de mangue fraiche qui croit de 11
pourcent par an depuis 2011. Le marché européen des mangues séchées se développe notamment
pour les mangues ivoiriennes qui sont naturellement séchées, moelleuses, sans additifs et aux
caractéristiques organoleptique distinctifs. Les limites d’exportation des gros producteurs tels que
l’Inde interdit d’exportation depuis décembre 2013 donne à la Côte d’Ivoire un avantage compétitif. La
demande européenne en provenance des pays de l’Afrique de l’ouest évaluée à 20.000 tonnes de
mangues séchées n’est pas satisfaite. A cela s’ajoute une nouvelle demande américaine estimée à
7394 tonnes. Ceci constitue une opportunité pour la Côte d’Ivoire qui dispose des conditions
préférentielles de par la disponibilité de la matière première et de son accès au transport maritime.
9 La production et la commercialisation de la pulpe aseptique constitue une nouvelle opportunité
économique car elle permet la valorisation d’une quantité importante de mangue. A titre d’exemple
d’un cout de production estimés entre 250.000 et 300.000 FCFA la tonne, la pulpe de mangue
aseptique est revendue à près de 600.000 FCFA la tonne sur le marché à l’exportation. Des
investissements des opérateurs du secteur privé (NIMBEL INVEST, RANCH COBA, TROPIC
MANGO, SODIPEX, KATOPE) se multiplient dans le conditionnement et la transformation de la
mangue pour l’export et le marché domestique. Cependant, l’engouement du secteur privé est encore
timide. C’est pourquoi, le programme devrait se pencher sur des dispositions à mettre en place pour
susciter et apporter un appui aux initiatives privées. Il est clair que les perspectives pour la
transformation et la commercialisation de la mangue sont très prometteuses. Cependant, la filière
mangue n’a reçu que peu d’appui du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Cette
filière emploie des milliers de jeunes et des femmes, et procure des revenus pour plus de 7 000 petits
producteurs qui fournissent annuellement 90 pourcent de la production.
10 Le choix de ces filières est fortement aligné aux objectifs de développement inclusif et
d’émergence du PND et du PNIA, et aux trois objectifs stratégiques du FIDA à savoir (i)
renforcer les capacités productives des populations rurales; (ii) accroître les avantages que les
populations rurales tirent de leur intégration au marché; et (iii) renforcer la viabilité environnementale
et accroître la résilience au changement climatique des activités économiques des populations
rurales. Il faut noter cependant que ces filières sont confrontées à des difficultés parmi lesquelles: (i)
la faible capacité de transformation; (ii) l’existence de pertes après récolte importantes allant jusqu’à
plus de 40 pourcent pour les légumes et la mangue; (iii) la forte pression des maladies et des
parasites (mouche des fruits, parasitose); (iv) le problème de commercialisation à cause de la faible
structuration des filières; et (v) le manque d’organisation des acteurs qui ne favorise pas son
expansion. Une approche « chaîne de valeur » permet de développer un lien étroit entre différents
acteurs impliqués dans la production, gestion post-récolte, transformation et commercialisation
(opérations post-récolte), dans le but de créer de la valeur et des profits pour les différents acteurs,
par la mise en marché de produits appropriés.
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diversifiés dans cette zone qui était traditionnellement pastorale, puis cotonnière et qui est devenue
de plus en plus productrice de noix de cajou (anacarde) et de la mangue. La culture du riz (pluvial et
2
bas-fond) occupe 40 à 50 % des terres exploitées , suivie du coton, de l’igname, arachide, maïs et
des produits maraîchers. Cette région concentre aussi un important verger de manguier traditionnel et
de quelques plantations de type moderne.
12 Cette région a été longtemps négligée depuis l’ère coloniale à cause du choix de
développement par « pôles de croissance » reposant sur l’exploitation de produits agricoles
commercialisables adaptés aux terroirs du Centre et du Sud bien arrosés (caféiers, cacaoyers,
palmiers à huile, etc.) et inadaptés à la savane du Nord. On assiste petit à petit à la mise en valeur
agricole des zones du Nord, avec le développement de la culture du coton, de l’anacarde et de la
mangue ainsi que le maraîchage. Cette zone a été retenue sur la base de plusieurs critères, y
compris: (i) bonnes potentialités en terres cultivables, irrigables et pluviales; (ii) zones d’excellence
pour le développement des activités pastorales et piscicoles; (iii) forte densité de population et de
demandeurs d’emplois; (iv) début de structuration des organisations paysannes; (v) fortes
potentialités pour le développement de l’entreprenariat agricole; (vi) complémentarité avec d’autres
initiatives et programmes de développement agricole, et (vii) forte dégradation des infrastructures de
production et de commercialisation.
Groupes cibles
13 En promouvant l’approche filière, le PADFA visera à toucher l’ensemble des acteurs engagés
dans les différents segments des trois filières ciblées. Il s’agit: (i) des petits producteurs et de leurs
organisations; (ii) des acteurs en aval des filières dont les transformateurs, les commerçants et les
consommateurs; (iii) des acteurs exerçant des activités et métiers connexes dont les fournisseurs
d’intrants, les fournisseurs et réparateurs de matériels et équipements agricoles, les transporteurs;
(iv) des acteurs du secteur privé qui permettront d’impulser des partenariats rentables, inclusifs et
11
équitables au niveau des filières. Les femmes rurales et les jeunes ruraux (15-35 ans) qui
représentent un ratio important au niveau des trois filières, constitueront des sous-groupes privilégiés
en raison des difficultés qu’ils rencontrent dans l’accès aux facteurs de production et au marché, mais
aussi des opportunités que les trois filières offrent pour accroître leurs revenus et créer des emplois
aux différents segments de la chaîne de valeur.
14 Le PADFA cible 32 500 ménages ruraux, dont 20 000 dans la filière de riz, 3000 dans la filière
12
maraîchère et 5000 dans la filière mangue . Le Programme permettra également de toucher environ
4 500 ménages (15 pourcent) du fait de la nature structurante des investissements, de l’orientation
des activités en aval (transformation et commercialisation) et des effets d’entraînement sur la
professionnalisation des OP. Le nombre total de bénéficiaires sera ainsi porté à environ 180 000
13
personnes . Ce nombre représente environ 10 pourcent de la population rural totale de cinq régions
couvertes par le Programme, soit 1,830,778 personnes, excluant les grands centres urbains de
Bouake et de Korhogo (Annexe 1). Ce pourcentage pourrait augmenter après le ciblage
géographique qui se fera dans la phase de prédémarrage du Programme.
11
Priorité accordée aux femmes chefs de familles avec enfants de 0 à 2 ans
12
Plusieurs exploitations familiales sont impliquées dans les trois filières en systèmes de culture diversifiée.
13
En considérant la taille moyenne des ménages ivoiriens qui est de 5.4 (RGPH, 2014)
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plateformes serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats commerciaux entre
les coopératives des producteurs, les transformateurs, les commerçants et les circuits de distribution
et de vente des produits agricoles; Cette activité sera conduite par des partenaires stratégiques (tels
que l’ANADER et le FIRCA) sur le modèle développé par le FIRCA pour la création et la facilitation de
la plateforme régionale de la mangue, et qui pourrait faciliter le développement et l’exécution des
plans de structuration et l’appui conseil de proximité aux plateformes. Des critères de performance et
de maturité des plateformes seront développés par les acteurs, y compris le nombre des partenariats
commerciaux facilités, l’application des normes de qualité et des prix, la mobilisation des
investissements et le plaidoyer politique.
26 Diffusion des normes de qualité. Les normes de qualité pour les produits agricoles existent,
mais elles sont mal connues et ne sont pas utilisées pour différencier les prix. Ces normes sont
pourtant essentielles pour améliorer la compétitivité des produits locaux, la différenciation de l’offre et
la négociation des partenariats commerciaux entre les producteurs et les autres acteurs. Avec le
développement des chaînes des valeurs, les exigences internationales en la matière et les besoins de
certification des produits, les normes de qualité méritent d’être adaptées Le Programme financera (i)
l’actualisation, l’adaptation et la diffusion des normes de qualité; (ii) l’accompagnement des
coopératives, des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Groupes d’intérêt économique (GIE)
dans le processus de certification et de labellisation des produits transformés; (iii) la formation sur les
bonnes pratiques d’hygiène de production (BPHP) et l’analyse et le control des points critiques de
production (HACCP Hazard analysis critical control point), et (iv) l’accompagnement à la certification
de système de production. La diffusion des normes se fera à travers des manuels, des fiches
techniques, des brochures et des affiches, ainsi que par des formations et des campagnes
d’information, des séances d’éducation et de communication. L’accompagnement à la mise en place
des systèmes de qualité et la certification des processus fera appel à des prestataires privés œuvrant
dans le domaine. Parallèlement des efforts seront réalisés par le programme afin de doter les unités
de production d’équipements simples de contrôle. Côte d’Ivoire normalisation (CODINORM) sera
responsable de l’’actualisation, l’adaptation et l’application des normes de qualité sur base des
concertations avec les acteurs des filières et les exigences des marchés, en collaboration avec les
plateformes régionales.
27 Dialogue politique. Les plateformes serviront de cadres de concertation et de dialogue multi-
acteurs et de plaidoyer politique pour améliorer la performance des filières et la structuration des
14
marchés . Le PADFA financera le développement des outils de plaidoyer et de dialogue politique, et
renforcera la capacité des plateformes régionales en vue de lever des contraintes structurelles et
faciliter les investissements publics pour appuyer le développement de ces filières. Ces plateformes
seront animées par des prestataires des services en collaboration avec les Conseils régionaux, les
Chambres régionales d’agriculture et de commerce, avec l’objectif de renforcer les capacités des
acteurs des filières qui prendront progressivement la responsabilité de les faire fonctionner.
Développement de partenariats commerciaux, promotion et marketing des produits de qualité
28 Partenariats commerciaux : le PADFA promeut une approche entrepreneuriale, basée sur des
modèles d’affaires inclusifs entre les organisations des producteurs (OP), les transformateurs, les
commerçants et les circuits de distribution. L’approche du PADFA sera de faciliter l’exploitation des
unités de transformation et de commercialisation (mini-rizeries, usines de mangue, centres de
groupage et de commercialisation des légumes) comme point structurant des trois filières en amont et
en aval. Ces types de partenariat permettront de créer une logique d’entreprise pour améliorer la
qualité, fidéliser les acheteurs et les fournisseurs et optimiser les ressources disponibles. Les
bénéficiaires de tels appuis seront sélectionnés sur la base des résultats de la cartographie des
acteurs des chaînes de valeur, leur positionnement dans la chaîne de valeur, leur intérêt à participer,
les besoins d’organisation et d’autres critères qui seront définis en collaboration avec les plateformes
14
A l’instar de la première édition du symposium sur la mangue s’est tenue du 06 au 07 avril 2017 à Korhogo autour du thème
’’ Accroissement des exportations et compétitivité de la mangue fraîche et transformée de Côte d’Ivoire’’
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privés et l’Etat. Plusieurs promoteurs privés déjà installés dans les régions du
Programme et les Présidents des conseils régionaux rencontrés pendant la mission ont
marqué leur intérêt à la mise en place de 4P afin de financer une unité industrielle de
transformation de la mangue.
(c) Le modèle de Société d’économie mixte (SEM) pour la mangue. Au départ, une SEM est
créée par un collège d’actionnaire du public telles les collectivités territoriales à travers
les Conseils régionaux des régions du Nord, des promoteurs privés (exportateurs,
propriétaires de centres de conditionnement etc.) et les coopératives de production de la
mangue. Cette SEM a pour objet l’exploitation et la gestion de l’unité de transformation
dont les fonds d’investissement proviennent du secteur privé et ou de l’Etat selon une clé
de répartition qui sera prédéfinie. A ce titre, un Directeur est recruté pour diriger la SEM
avec un conseil d’administration dans lequel le Gouvernement siège. Les collectivités
territoriales impliquées dans ce montage concernent les conseils régionaux qui disposent
des prérogatives pour conduire et piloter des projets en PPP. La SEM s’approvisionne
sous forme de contrat auprès des coopératives de producteurs organisés et encadrés
par le programme à travers les appuis du FIRCA /ANADER et préfinance les fonds de
campagnes pour sécuriser ses approvisionnements en garantissant aux producteurs un
prix d’achat juste. Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i)
les études de faisabilité et de marché; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du
personnel de l’unité; (iii) la certification et la mise en norme de l’unité; (iv) le financement
d’infrastructures de soutien aux activités des coopératives (pistes, hangar de réception,
pont bascule, raccordement électrique etc. ); et (v) l’appui conseil pour la vulgarisation
des itinéraires techniques.
31 La mise en œuvre de ces différents modèles se fera en synergie avec le « Projet de pôle agro-
industriel de la région du nord (2PAI-NORD CI) en cours de préparation par la Banque Africaine de
Développement. Ce projet vise l’émergence du secteur privé par la mise en place des bases d’un
pôle agro-industriel, grâce à l’appui au développement des infrastructures, des pistes rurales et la
mise en place d’un fonds de développement des chaînes de valeur agricole. Le Programme financera
de manière dégressive des prestataires de services publics et privés (CIDR, Fair Trade Match,
Technoserve, etc) pour un accompagnement technico-commercial des OP, petites et moyennes
entreprises, des initiatives privées et des opérateurs économiques, pour développer des relations
d’affaires et négocier des contrats commerciaux. L’appui du Programme au financement des
prestataires portera sur les trois premières années qui suivront le diagnostic institutionnel selon le
schéma suivant: 80% des coûts, la première année, 40 % la deuxième année et 20% la troisième et
dernière année. Le reste du financement devra être assuré par l’OP.
32 Promotion et marketing des produits agricoles de qualité : Au courant de la première année, le
15
PADFA financera l’actualisation et la capitalisation des études de chaînes de valeur des trois filières
ciblées pour mettre en évidence les flux commerciaux, la cartographie des acteurs et des partenaires,
16
la performance et la structure des marchés, et les opportunités et défis de commercialisation . Figure
2 ci-dessous présente la chaîne de valeur de la mangue pour illustration. Les cartographies des
chaînes de valeur du riz et des produits maraîchers sont présentées en annexe de l’Appendice 4. Sur
la base des études rigoureuses, il sera développé des stratégies et des outils adaptés de marketing et
de promotion des différents produits dans les marchés locaux, régionaux et internationaux, à travers
les foires, les campagnes de radio, les affiches, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de
communication et d’information. Le PADFA financera la formation et le renforcement de capacités des
15
Certaines études sont disponibles mais ne sont pas à jour. Pour la chaine de valeur mangue, voir Seydou Touré, 2012. Etude
nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse. Pour l’oignon, voir RONGEAD – ONG
CHIGATA, 2014. Diagnostic de la filière oignon en Côte d’Ivoire.
Pour le riz et le maraîchage, Voir Etude sur l’état des lieux de la valorisation et de la mise en marche des vivriers disponible au
PROPACOM.
16
Ces études pourraient s’inspirer de l’Analyse de la filière maraîchage au Burkina Faso disponible sur
http://www.fao.org/docs/up/easypol/887/analyse-filiere-maraîchage_107fr.pdf
9
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partenaires de mise en œuvre sur les différentes approches et les outils de développement et de
gestion des chaînes de valeur agricoles, et le marketing des produits agricoles. Cette formation sera
également dispensée au personnel de l'Unité de coordination du programme (UCP), aux services
techniques déconcentrés du Ministère en charge de l’agriculture et du développement rural
(MINADER) ainsi qu’aux responsables des OP, des GIE et des gestionnaires des PME.
Figure 2: Chaîne de valeur de la mangue
Source: Seydou Touré, 2012. Etude nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse
33 Le PADFA capitalisera sur les systèmes d’information sur les marchés et les prix déjà existants
et peu coûteux, développés par consortium RONGEAD/OCPV qui comprend la publication de bulletin
périodique d’analyse des prix sur les principales cultures et un dispositif de collecte et de diffusion des
prix sur téléphone mobiles. Le Programme financera le renforcement de ces systèmes par
l’incorporation de la différentiation des prix par qualité, l’affichage des prix dans les marchés, les
centres de groupage et de stockage intermédiaire, et par les radios de proximité pour atteindre un
plus grand nombre.
34 Le Programme financera la réhabilitation et l’entretien d’environ 300 km de pistes de desserte
agricole prioritaires et leur raccordement sur les grands axes routiers en vue de faciliter l’évacuation
des produits vers les centres de groupage, les mini-rizeries, les usines de mangue et les marchés.
Ces chemins d'accès sont en général de petits tronçons nécessitant des travaux de reprofilage ou de
traitement de points critiques. Dans la mesure du possible, les interventions seront exécutées en
utilisant l'option haute intensité de main d’œuvre (HIMO) qui a pour avantage de permettre la
redistribution de 30 à 40 pourcent du coût des travaux aux jeunes (femmes et hommes) des localités
ciblées. L’identification et la sélection des pistes à réaliser et le lancement des études techniques
seront menées par AGEROUTE (en tant que maître d’ouvrage délégué) dès la phase de démarrage
du programme, en concertations avec les collectivités locales et les plateformes régionales multi-
acteurs. Cette activité se fera en synergie avec les autres programmes en cours ou en
programmation, notamment le 2PAI-NORD CI, les structures de gestion des filières présentes dans la
région et les Conseils régionaux qui ont prévu des financements pour la réhabilitation graduelle du
réseau routier local prioritaire dans les zones ciblées.
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technique des unités de transformation du riz; (ii) la transformation et le conditionnement des produits
maraîchers; et (ii) le conditionnement et la transformation de la mangue.
Amélioration du plateau technique des unités de transformation, de conditionnement et de
conservation
36 Riz : Pour améliorer la qualité du riz et augmenter les capacités de décorticage du riz, le
Programme financera (i) l’amélioration du plateau technique de vingt (20) mini-rizeries existantes (2
tonnes/heure) dont six financées par le PROPACOM; (ii) l’installation de dix (10) nouvelles mini-
rizeries plus performantes; et (iii) l’amélioration de 100 décortiqueuses par des équipements
complémentaires (moins de 1 tonne/heure). Ces activités s’alignent avec les priorités de la SNDR qui
prévoit notamment le développement de petites unités de transformation (2 tonnes/heure) autour des
grosses unités industrielles avec implication des leaders agro-industriels de pool selon une approche
de partenariat public-privé (PPP).
37 Pour les mini-rizeries existantes, l’amélioration du plateau technique comprendra l’installation:
(i) de pré-nettoyeurs de grande capacité; (ii) des démagnétiseurs; (iii) d’aspirateurs industriels; (iv)
des kits d’entretien, de pièces de rechange et d’emballages; (v) des boisseaux de stockage et des
humidimètres; et (vi) des formations des techniciens pour l’entretien et la gestion de mini-rizeries.
L’acquisition et l’installation de 10 nouvelles mini-rizeries avec un plateau technique plus performant
et complet se feront à partir de la troisième année du Programme en tenant compte des besoins de
marché, de l’amélioration de la production, des résultats des études de chaîne de valeur pour décider
de leur localisation et la performance de la gestion des mini-rizeries existantes. Ces mini-rizeries
seront dotées de têtes de décortiqueuses de 14 pouces pour atteindre un potentiel de décorticage de
10 000 tonnes chacune. Le Programme financera la réhabilitation ou la construction des bâtiments
suivant les normes, leur raccordement à l’électricité et à l’eau, les dotations en emballages, des kits
d’entretien et des pièces de rechange. La présence de ces nouvelles mini-rizeries devra augmenter le
potentiel de décorticage de 150000 tonnes/an ce qui sera nécessaire pour absorber le surplus de
production de 165 000 tonnes liées aux actions du PADFA.
38 Le Programme financera aussi des équipements complémentaires pour 100 décortiqueuses,
notamment des vanneuses-épierreuses et des calibreurs pour améliorer la qualité du riz
par l'élimination des impuretés et la réalisation d’un bon triage du riz blanc. La fabrication et la
maintenance de ces équipements sera assurée par des artisans locaux formés pour la fabrication de
petits outils agricoles, de moulins et de petites décortiqueuses de type Engelberg. En plus des
équipements, les OP propriétaires des décortiqueuses seront formés et sensibilisés pour les aider à
mettre sur le marché du riz de qualité. Les mini-rizeries et décortiqueuses jouent un rôle majeur dans
la promotion du label de qualité « Made in Côte d’Ivoire » conformément aux objectifs de la SNDR.
39 Produits maraîchers : le conditionnement et la conservation des produits maraîchers
permettront de réduire les pertes, de conserver la qualité et de créer de la valeur ajoutée. Pour
améliorer la logistique de proximité et préserver la qualité des produits maraîchers, le Programme
financera la construction, la réhabilitation et l’équipement d’environ 13 centres de conditionnement et
de groupage et de vente groupée des produits maraîchers. Ces centres constituent des étapes
importantes dans le processus d’agrégation des produits des membres des coopératives et de
faciliter les relations commerciales avec les collecteurs, les transporteurs et commerçants grossistes.
Les infrastructures et équipements tiendront compte des options énergétiques solaires ou
bioénergétiques et comprendront (i) des tricycles pour faciliter la collecte des produits bord champs
vers les hangars et les marchés; (ii) des hangars de stockage et de reconditionnement avec des
matériels de pesée, de tri, d’emballages et de cageots; (ii) des cases de conservation d'oignon; (iii)
des chambres de froides (iv) des infrastructures d’assainissement (blocs sanitaires, collecteurs de
déchets), (v) une adduction d’eau ou forage pour améliorer la qualité commerciale et sanitaire des
produits horticoles; et (vi) des pistes d’accès. Parallèlement, le programme équipera une quinzaine de
grossistes revendeuses de produits maraîchers en cagettes (13 000) et renforcera leurs capacités sur
les techniques de manutention, de transport, de conservation et de manipulation des produits
maraîchers.
11
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40 Le Programme financera des projets pilotes pour l’installation d’une chaîne de froid alimentée
par la méthanisation des déchets de la mangue et l’énergie solaire pour conserver les produits
maraîchers (tomates, gombo, aubergines) suivant les normes de qualité et les cahiers de charges des
contrats commerciaux. A travers les modèles économiques 4P, ESOP ou SEM ces centres pourraient
être reliés aux couloirs de froid mis en place et sous exploités des sociétés privées qui disposent en
plus de chambres froides, de la logistique réfrigérée pour l’acheminement des produits frais de bonne
qualité sur les marchés de consommation d’Abidjan. Des études techniques seront menées pour le
dimensionnement et la localisation de ces infrastructures, ainsi que les besoins de leur équipement
en chaînes de froid (solaires ou bioénergie) pour la conservation des produits de haute valeur
(tomates, mangues). Les travaux de construction des infrastructures de commercialisation et la
réhabilitation des voies d’accès seront mis en œuvre par le Bureau national d’études et travaux de
développement (BNETD). La gestion de ces centres sera assurée par les conseillers commerciaux et
les OP formés dans la gestion des infrastructures de commercialisation et de conditionnement des
produits frais.
41 Séchage solaire des produits maraîchers. Les produits maraîchers visés par la transformation
sont le gombo et le piment dont les produits transformés (gombo séché et en poudre, piment séché
et /ou en poudre) sont déjà commercialisés à petite échelle sur les marchés nationaux et
internationaux. Le Programme financera des petites unités de transformation multifonctionnelles
comprenant: (i) des séchoirs solaires polyvalents; (ii) des broyeuses et/ou moulins; (iii) du matériel de
pesée, d’emballage et de conditionnement; et (iv) la mise en norme des infrastructures (ateliers)
suivant les normes techniques et d’hygiène. L’accompagnement technique et commercial sera assuré
par des prestataires de services locaux en collaboration avec les membres du Réseau national des
femmes agro-transformatrices de Côte d’Ivoire (RétPA-CI), suivant une gestion basée sur les plans
d’affaires, la maitrise de la technologie et des circuits commerciaux, le développement des contrats
17
commerciaux, la certification , la labellisation et la promotion commerciale des produits transformés.
42 Mangue : On estime à plus de 40 pourcent de perte post-récolte au cours de la campagne qui
n’excède pas deux mois, avant l’installation de la saison des pluies. Pour réduire ces pertes,
améliorer la qualité des mangues acheminées vers des stations de conditionnement, et améliorer la
performance de la chaîne de valeur de la mangue, le PADFA financera les activités ci-après:
43 Mise en norme et certification des stations de conditionnement de la mangue: Pour améliorer le
plateau technique des stations existantes de conditionnement de la mangue, le PADFA financera une
assistance technique pour: (i) réaliser le diagnostic et le suivi de dix stations de conditionnement
existantes de la mangue, sélectionnées par appel d’expression d’intérêt; (ii) instaurer un système de
traçabilité des vergers; (iii) former et ou recycler le personnel clé des stations de conditionnement sur
les BPHP, l’HACCP; (iv) réaliser des études de faisabilité et des plans d’affaires et (v) améliorer le
plateau technique de cinq unités de conditionnement (renouvellement des lignes, de conditionnement
en conformité avec les exigences internationales) dans le cadre des modèles économiques
appropriés décrits ci-dessus. L’amélioration du plateau technique comprendra l’acquisition ou le
renouvellement de la ligne de triage, les travaux de génie civil et électrique et l’installation d’une
chambre froide de grande capacité (4 containers en attente).
44 Cette activité touchera environ 2000 petites exploitations familiales de mangue qui trouveraient
un marché des mangues de qualité à travers ces stations. Transformation industrielle des fruits. Pour
valoriser l’énorme potentiel des fruits et réduire les pertes post-récoltes, les concertations avec les
opérateurs économiques de la filière de la mangue ont dégagé un intérêt croissant de mobiliser les
18
4P ou SEM pour mettre en place une unité industrielle moderne (capacités de 6000 tonnes/an ) de
transformation en purée de mangue et divers nectars, jus de fruit et compotes naturelles. Une telle
unité industrielle comprendrait une ligne de fabrication de la pulpe aseptique de mangue (et d’autres
fruits tropicaux) et une ligne de fabrication de nectar et de jus à partir de la purée produite. D’une
17
http://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/standards/list-standards/fr/
18
Cette quantité est équivalente à environ 20000 tonnes de mangue fraiches représentant la production d’un millier de petits
producteurs pour une superficie de 4000 ha.
12
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capacité de traitement journalière de mangue de 5 tonne par heure maximum, la production de pulpe
est réalisée durant 4 à 5 mois de l’année période couvrant la campagne. En pleine campagne, une
telle usine offrirait au moins 300 emplois directs et bénéficierait à plus de 1300 petites exploitations
familiales comme fournisseurs de mangues. Elle permettrait aussi de valoriser les variétés de
mangue non commercialisées, y compris les variétés Amélie, Lippens, Brooks en plus de Kent et Keitt
qui sont commercialisées.
45 Mise en place d’unités de séchage moderne de mangue. Le séchage moderne de la mangue
par convection forcée et appoint thermique à recyclage d’air permet de diminuer les charges
énergétiques de la consommation en gaz et d’augmenter la qualité du produit fini. Les interventions
du Projet viseront à capitaliser et porter à échelle les réalisations du Fonds interprofessionnel pour la
19
recherche et le conseil agricoles (FIRCA) qui a installé trois unités de transformation moderne dans
la zone du PADFA. Le PADFA financera un diagnostic des besoins complémentaires des unités
existantes afin de maitriser les points critiques dans la conduite et la gestion des unités et de
diversifier les activités de production en élargissant la gamme de produits (jus, confiture, baume de
mangue). Le PADFA financera l’acquisition et l’installation de sept nouvelles unités modernes qui
permettront de sécher 7200 tonnes de mangues fraiches représentant la production annuelle de 576
petits producteurs et créer environ 1350 emplois directs. Ces unités seront équipées plus tard avec
deux séchoirs tunnels et de matériels de transformation (sur financements propres) afin de diversifier
leurs activités et augmenter leur capacité de production qui passera de 240 tonnes à 720 tonnes
chacune. Autour de l’activité de séchage de la mangue se grefferont toutes les autres activités de
transformation de fruits en jus, confitures et sirops. Le personnel sera formé et accompagné sur les
BPHP et HACCP, et la certification ISO. La mise en place des unités de séchage de la mangue
passera par un processus de 4P ou le modèle ESOP tel que décrit plus haut.
46 Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i) les études de faisabilité et
de marché; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du personnel de l’unité; (iii) la certification et la
mise en norme de l’unité; (iv) le financement d’infrastructures de soutien aux activités des
coopératives (pistes, hangar de réception, pont bascule, raccordement électrique etc. ); (v) l’appui
conseil pour la vulgarisation des itinéraires techniques, et (iv) les formations et les dotations des
coopératives des producteurs en équipement de récolte (cageots) et tricycles pour réduire les pertes
post-récoltes. Le financement se fera par des mécanismes tripartites à négocier par les 4P ou SEM (
par exemple 40 pourcent Programme, 40 pourcent privé et 20 pourcent OP) Le Programme financera
(i) une assistance technique pour l’identification et la mobilisation des partenaires privés; (ii)
l'organisation de voyages de prospection d’équipements et de gestion des unités modernes de
transformation de promoteurs privés et OPA (au Burkina Faso et en Afrique du Sud); et (iii)
l’accompagnement technico-économique pour la mise en place de l’unité de transformation. Cette
activité sera mise en œuvre par des prestataires des services spécialisés dans le montage des agro-
industries, en collaboration avec le FIRCA.
47 Valorisation des sous-produits et des déchets. Cette activité concerne la gestion
environnementale et économique des déchets des mini-rizeries, des centres de groupage et des
unités de conditionnement et de transformation de la mangue. Des interventions pilotes de
valorisation de la balle de riz (représentant 20 pourcent des pertes) et des déchets de la mangue (
représentant 60 pourcent des déchets dont 25-28 pourcent épluchure, 40-50 pourcent de pulpe et 20-
22 pourcent de noyaux) par la bio-méthanisation seront effectués avec des cabinets privés
20
spécialisés en énergie renouvelable pour alimenter les infrastructures de commercialisation
(chaînes de froid, conditionnement) en électricité ou servir d’énergie domestique au sein des
ménages pour alléger le travail des femmes et réduire l’utilisation du bois de chauffe. Une étude sur
l’évaluation des coûts, modalités de mise en œuvre, lieux d’installation et les mécanismes
d’accompagnement pour le suivi évaluation de ce type d’infrastructure sera effectuée en première
année du PADFA. Des groupes des jeunes entrepreneurs sélectionnés sur base de leurs plans
19
D’un coût unitaire d’environ 27 000 000 FCFA, les séchoirs tunnels ou Cartier emploieront chacune 40 personnes.
20
Tel que le SOFCEREQ / TRABI GREEN TECH, SQUARED Consulting.
13
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d’affaires, seront formés et équipés pour la fabrication et la commercialisation des briquettes de balle
de riz pour l’énergie domestique et l’étuvage du riz. Le programme financera également le
développement de microentreprises des jeunes sur d’autres formes de valorisation des déchets en
compost et en sous-produits rentables, y compris la transformation des noyaux pour la fabrication de
beurre de mangue de plus en plus demandé par l’industrie cosmétique.
Accès à des services financiers adaptés
48 Malgré de nombreuses tentatives, le financement des activités agricoles n’a pas trouvé pour le
21
moment de réponse satisfaisante en Côte d’Ivoire . Les besoins en financement des coopératives,
associations et PME agricoles, ne sont pris en charge de manière adéquate, ni par les banques
classiques, ni par les institutions de microfinance dans les régions du nord du pays. Seulement deux
pourcent des petits producteurs du riz reçoivent des financements de banques, de services financiers
décentralisés ou de fournisseurs d’intrants. D’autre part, une grande frange des petits producteurs et
productrices, dont le niveau de pauvreté s’est accru, est non solvable vis-à-vis des institutions de
financement existantes. Du côté des institutions financières, on peut noter (i) une faible couverture du
territoire; (ii) une tendance à se concentrer sur les segments de clientèle les moins risqués et des
marchés plus rentables; (iii) une connaissance insuffisante du secteur et un manque de savoir-faire
pour aborder les spécificités du secteur agricole, gérer les risques et adapter les produits financiers;
et (iv) des ressources essentiellement de court terme qui ne permettent pas de faire face facilement
aux besoins de financement des équipements à moyen terme.
49 Les discussions avec les opérateurs économiques, les OP, les institutions financières, les
partenaires techniques et financiers et le MINADER ont abouti aux conclusions que le PADFA devra
stratégiquement orienter ses interventions sur trois approches complémentaires: (i) le développement
des synergies avec les nouvelles initiatives de financement agricole; (ii) les mécanismes de
financement à coûts partagés, et (iii) la numérisation des paiements et des transactions et l’éducation
financière. Une assistance technique sera déployée durant la première année du Programme pour
définir les modalités pratiques d’opérationnalisation de ces trois différentes modalités, en capitalisant
sur les acquis et les enseignements tirés de la mise en œuvre des initiatives de financement agricole.
50 Synergies avec les nouvelles initiatives de financement agricole. Pour éviter des doublons et
maximiser les synergies avec les initiatives récentes, le PADFA facilitera la mise en relation entre les
groupes cibles et les initiatives ci-après qui couvrent les régions du PADFA:
(a) Fonds de développement des chaînes de valeur du Projet de pôle agro-industriel de la
région du nord (2PAI-NORD CI) financé par la Banque africaine de développement
(BAD) qui sera opérationnel à partir de 2018. Ce fond comprend trois guichets: (i)
guichet de garantie, (ii) guichet de refinancement, et (iii) guichet de bonification des taux
d’intérêt. Le guichet de garantie servira à garantir partiellement (50%) les opérations
financées par les banques commerciales et les systèmes financiers décentralisés. Le
guichet de refinancement, à travers une ligne de refinancement à moyen terme, sera
chargé du refinancement des banques et des services financiers décentralisés en vue du
financement des PME et coopératives agricoles de grande taille. Le troisième guichet de
bonification des taux d’intérêt, quant à lui, octroiera, selon le besoin, une bonification
ayant pour objectif l’adoucissement des taux d’intérêt.
(b) Fonds pour la promotion de l’agriculture sous contrat en Côte d’Ivoire. Ce premier fonds
pilote de 9 millions d’Euros financé par KfW est destiné à fournir à des institutions
financières, une source de refinancement pour des crédits de moyen et long terme
accordés à de petits producteurs participant à des schémas d’agriculture sous contrat
économiquement rentables. Dans le cadre de son appui au Conseil Agricole, le PADFA
21
Pour la description du contexte de financement agricole, voir le Document de travail (Accès des services financiers adaptés
Annexe 5 de l’Appendice 5) documents ci-après disponible au FIDA : DT 7 du PROPACOM Ouest ; Rapport de l’étude sur
l’accès des services financiers dans la zone du PROPACOM présenté par Des Jardins International Développement, ainsi que
les actes du récent symposium sur le financement de l’agriculture organisé par la Banque mondiale et le CGAP en avril 2017.
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pourra offrir aux acteurs de sa zone d’intervention la possibilité de renforcer leur capacité
à soumettre des dossiers techniques au fonds.
(a) Mécanismes de partage des risques. Le PROPACOM Ouest a mis en place un
mécanisme de partage de risque pour favoriser l’engagement des institutions financières
(IF) dans le financement à moyen terme des équipements de production et de
transformation à la fois pour les OP de producteurs et de collectrices et les
transformateurs individuels. Ce mécanisme est donc une mesure d’incitation dont l’objet
consiste à partager à part égale (50%/50%) le risque pris sur ces crédits entre le projet et
l’IF. Le PADFA capitalisera sur les conventions signées entre le PROPACOM Ouest et
les institutions financières (UNACOOPEC, RCMEC) pour en faire une extension dans les
régions du Nord. Des manuels de procédures du mécanisme de partage des risques
existent et décrivent les modalités de mitigation des risques d'impayés sur les prêts
accordés par les IF.
51 Financement à coûts partagés. Le principe de financement à coût partagé des équipements et
celui du financement « déclencheur » du mécanisme d’approvisionnement en intrants des OPA
figureront parmi les principes cardinaux du programme. Le PADFA capitalisera sur les expériences du
PROPACOM et PROPACOM Ouest sur la mise en relation entre les OP et les institutions financières
(IF). L’approche proposée sera de conditionner la mise à disposition des subventions du Programme
par l’ouverture préalable par l’OP d’un compte au sein de l’IF la plus proche et/ou de son choix et la
signature pour toute OP devant bénéficier des subventions d’une convention préalable tripartite
OP/IF/Programme préparée par la structure d’encadrement et sur la base d’un cadre convenu à
l’avance par les parties. Cette démarche servira de phase d’apprentissage pour les deux parties (OP
et IF). Cet apprentissage sera couplé au renforcement des capacités de l’OP de manière à la
préparer entre autres, à entrer dans une relation d’affaire «normale» avec l’institution financière
(renforcement des capacités de gestion des OP, capacités à recouvrir les fonds auprès des membres,
appui à la contractualisation). Ainsi pour les autres besoins l’OP pourra accéder à un crédit auprès de
son IF aux conditions de l’institution. Les modalités de ce co-financement sont définies dans le
tableau ci-après suivant trois catégories d’entrepreneurs: (i) Catégorie 1: Petites et moyennes
entreprises commerciales avec opportunités de commercialisation sur le marché international; (ii)
Catégorie 2: Petites et micro-entreprises de transformation pour le marché domestique et national; et
(iii) Catégorie 3. Brigades des jeunes et groupements des femmes. Les conditions et modalités
d’accès sont définis dans le document de travail accès au financement agricole en appendice 4.
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52 Numérisation des paiements. La plupart des transactions financières effectuées par les
producteurs et les commerçants sont en liquide. Plus de 74 pourcent des producteurs placent leur
épargne en liquide à leur domicile. Les pilotes de numérisation des paiements agricoles ont montré le
potentiel des services mobiles pour sécuriser les paiements agricoles. Le PADFA financera la mise en
place d’une plateforme pour faciliter la numérisation des paiements des producteurs au sein des
différentes chaînes de valeur. Les producteurs de mangue, de riz et des produits maraîchers en
relations contractuelles avec les ESOP, SEM, 4P ou simple contractualisation seront répertoriés et
liés à une plateforme de paiements électroniques. Les stations de conditionnement de mangue, les
unités de transformation, les mini-rizeries et les commerçants grossistes seront encouragés à
effectuer leurs paiements dans des comptes au sein d’institutions financières formelles ou des
comptes mobiles. La numérisation des paiements au sein des chaînes de valeur permet de générer
des informations sur les revenus des producteurs agricoles et peut permettre aux institutions
financières de mieux connaitre les transactions des petits exploitants et ainsi constituer un point
d’entrée pour l’inclusion financière. Le Programme, en synergies avec les autres projets et initiatives
en cours, appuiera l'implantation de points de vente de produits de mobile money et de transferts de
fonds dans les localités ciblées par le PADFA.
53 Education financière. Cette activité vise à exploiter la solidarité notée entre les petits exploitants
agricoles pour promouvoir des mécanismes de finance communautaire, y compris le Groupements
villageois d’épargne et de crédit (GVEC) qui sont devenus populaires dans les pays voisins (Guinée,
Mali, Burkina Faso) et permettent la constitution de l’épargne et des structures de cautionnement
solidaire. Le PADFA capitalisera sur les outils développés par le PROPACOM Ouest pour mettre en
œuvre, un programme approprié d’éducation financière au profit des femmes, des jeunes et des
producteurs, afin qu’ils puissent mieux comprendre: (i) les outils indispensables pour la gestion de
leurs budgets, actifs et activités; (ii) la nécessité et les opportunités d’épargne, de crédit, de paiement,
de transfert, de services d’assurance et autres, qui s’offrent à eux dans la zone, (iii) les avantages
comparatifs entre le recours à un proche et le recours à une institution formelle lorsque l’on a besoin
de sécuriser son épargne, d’obtenir un crédit, de sécuriser ses actifs, transférer de l’argent, etc.; et (v)
les notions de garantie et les avantages à sécuriser ses actifs et à se constituer en groupes de
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cautionnement solidaire, pour pouvoir négocier des services financiers appropriés auprès des
institutions financières de la place
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entre hommes et femmes et entre les générations pour une meilleure utilisation des aménagements
hydroagricoles et des infrastructures de production. Le GALS permettront de renforcer la vision
collective et une meilleure appropriation et participation des différentes catégories des bénéficiaires.
Le Programme facilitera la diffusion et la mise en application des principes clés de la loi foncière,
notamment: (i) l’égalité et le respect du genre en prenant par des mesures particulières destinées à
accélérer, dans la pratique, la réalisation de l’égalité; (ii) la progressivité: la mise en œuvre des
mesures de sécurisation foncière définies se fait de manière progressive, avec pragmatisme, de sorte
à apporter les ajustements nécessaires; (iii) la consultation et la participation pour recueillir des
observations avant la prise des décisions, les avis de ceux qui, détenant des droits fonciers légitimes,
pourraient en être affectés, et prendre en compte leurs suggestions; et (iv) l’amélioration continue et
l’adaptation des mécanismes de suivi et d’analyse de la gouvernance foncière, afin de consolider au
fur et à mesure les améliorations et autres acquis.
Accès aux intrants et aux équipements de production
61 Les objectifs de production du Programme sont d’environ 100 tonnes de semences G3 (20
tonnes pour le riz irrigué et 80 tonnes pour le riz de plateau) et de 4 000 tonnes de semences R1 (700
tonnes pour le riz irrigué et 3 300 tonnes pour le riz de plateau). Ces semences permettront
d’emblaver 3 300 hectares en irrigué et 12 500 hectares sur le plateau. Le tableau 2 présente les
projections de semences en riziculture irriguée. Les projections pour la riziculture de plateau sont
présentées en Appendice 4.
22
Orylux 6 se distingue par sa bonne précocité de 90 jours (ce qui est formidable pour une variété de bas-fonds) et son
adaptabilité à la toxicité ferreuse et au stress hydrique.
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64 Le PADFA mettra en œuvre une stratégie mixte pour le financement des besoins en intrants
(engrais, produits phytosanitaires et petits matériels nécessaires pour la production). D’une part, le
PADFA continuera les expériences positives du PROPACOM Ouest en dotations d’intrants par (i) une
sélection plus rigoureuse des OP bénéficiaires des dotations initiales en fonction de leur maturité,
leurs plans d’affaires et les opportunités de commercialisation; (ii) une couverture partielle des
dotations par des subventions dégressives de 80 pourcent la première saison et de 40 pourcent la
saison suivante; et (iii) un étalement de la période de reconstitution sur trois à quatre saisons pour
prendre en compte les risques climatiques. D’autre part, le PADFA fera la promotion du système de
contractualisation entre les organisations des producteurs avec les mini-rizeries, les unités de
conditionnement et de séchage de mangue, et les commerçants des légumes. Ainsi, le crédit
« intrants » fera partie du contrat entre les producteurs et les acheteurs.
65 Les équipements comprendront des tracteurs, des motoculteurs, des moissonneuses-
batteuses, des faucheuses, des batteuses-vanneuses, des postes de soudure et caisses à outils et
des tricycles suivant les besoins. Le Programme financera par des mécanismes en vigueur au
PROPACOM Ouest, l’acquisition d’équipements agricoles par des brigades des jeunes prestataires
des services de mécanisation agricole. Les bénéficiaires seront des jeunes qui seront identifiés,
formés et sélectionnés sur la base des plans d’affaires et des besoins des OP pour mettre en
exploitation les superficies de riz et des légumes estimées à 20 000 hectares par saison.
Appui conseil et vulgarisation des bonnes pratiques
66 Ce volet vise à augmenter de manière durable la productivité des systèmes de production
rizicole et maraîchère et de la mangue par la vulgarisation et l’adoption à grande échelle des bonnes
pratiques de production et de gestion des aménagements hydro-agricoles et les vergers de mangue.
Les améliorations de rendements moyens attendus sont de 0,8 à 1,5 tonnes/ha pour le riz pluvial de
plateau, de 2,5 à 4 tonnes/ha pour le riz de bas-fond et de 4 à 6 tonnes/ha pour le riz irrigué, de 15 à
18 tonnes/ha pour l’aubergine, 12 à 15 tonnes/ha pour la tomate, 6 à 8 tonnes/ha pour le piment, 5 à
7 tonnes/ha pour le gombo et de 4 à 5 tonnes/ha pour la mangue. Les itinéraires techniques
adopteront les principes de l’agriculture intelligente face au climat et comprendront: (i) l’introduction
de variétés adaptées de riz et de légumes; (ii) la gestion intégrée de la fertilité des sols; (iii) les
23
rotations et l’association des cultures ; (iv) l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires; (v) la
gestion efficiente de l’eau y compris par les systèmes de la riziculture intensive (SRI); (vi) les
systèmes d’irrigation « goutte à goutte »; et (vii) la lutte intégrée contre les mouches de fruits et autres
parasites de la mangue
67 Le PADFA financera l’appui conseil pour l’animation de Champs écoles paysannes (CEP) et
des vergers écoles paysans, (ii) la recherche-développement en milieu paysan, (iii) l’appui
institutionnel aux services techniques publics en moyens logistiques et équipements, (iv) la formation
des paysans relais ou des facilitateurs endogènes efficients en lien direct avec les OP à la base; (v)
l’organisation des journées portes ouvertes et des voyages d’étude dans les pays de la sous-région
(Burkina Faso et Mali) et dans d’autres pays (Bénin, Madagascar, Sénégal) dans le cadre des
échanges de coopération sud-sud; et (v) un usage plus large des techniques d’information et de
communication (TIC) et des media, tels que la radio, la téléphonie mobile et des autres médias pour
un partage plus efficace des innovations et réactions. Des outils innovants comme le Rice Advice (et
son adaptation aux cultures maraîchères) seront promus pour permettre aux OP de mieux gérer leurs
cultures.
68 Pour les vergers de mangue, le Programme financera le CNRA et l’ANADER pour (i) conduire
un inventaire géo référencé des vergers des exploitations familiales et des exploitations privées de
mangue; (ii) mener des campagnes de lutte intégrée contre la mouche des fruits, l’anthracose et les
autres parasites et maladies de mangue; (iii) développer un plan de suivi technique des vergers; et
23
Les légumes feuilles (Amarantes, Oseilles de guinée, Chorcorus, Solanum nigrum) et les légumineuses seront introduits au
niveau des parcelles dans les plans d’assolement et de rotation pour diversifier les productions et la consommation au niveau
des ménages.
20
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(iv) former des responsables de coopératives de production à l’élaboration, l’exécution et suivi des
plans de campagne. Les interventions du Programme concerneront le traitement annuel
phytosanitaire d’origine biologique de 10 000 ha de verger de mangue contre la mouche des fruits.
Ces campagnes de traitement seront complémentaires aux efforts du Gouvernement qui a approuvé
en avril 2106 l’ouverture d’une ligne budgétaire annuelle pour le traitement phytosanitaire de 25 000
ha des vergers contre les mouches des fruits. Le Programme apportera un appui au CNRA pour
tester et diffuser des innovations technologiques de lutte biologique contre les mouches des fruits par
l’utilisation des substances naturelles et les souches locales de champignon, le système de piégeage
de masse. Cet appui concernera aussi la pépinière de référence de Korhogo pour le maintien des
pépinières et parcs à bois en vue de préserver la diversité des variétés de mangue plus résilientes et
avec différentes caractéristiques, et la formation des petits producteurs en techniques de greffage et
gestion durable des pépinières et des vergers.
69 Education, gestion et suivi environnementaux. Au démarrage du Programme, il sera établi un
plan détaillé de gestion environnementale et sociale avec des données plus complètes sur la situation
de référence et les cibles. Ces données seront recueillies à travers les enquêtes du Schéma
holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience climatique (SHARP) pour (i) évaluer
l’adaptation des systèmes rizicoles et maraîchers aux changements climatiques; (ii) déterminer les
coûts d’adaptation des agriculteurs au changement climatique, et (ii) aider les agriculteurs à définir
des actions prioritaires pour renforcer la résilience de leurs écosystèmes agricoles. En outre, le
logiciel EX-ACT (Ex Ante Carbon-balance Tool) aidera à déterminer le bilan carbone du Programme
et son impact sur les émissions de gaz à effets de serre et la séquestration de carbone. Ces activités
seront réalisées en collaboration avec les établissements universitaires (Université Péléforo Gbon
Coulibaly de Korhogo, le Centre de Formation Professionnel en Agroalimentaire à Odienné), le CNRA
et les Directions régionales de l’environnement pour encadrer les activités d’éducation, information et
communication et de suivi environnementaux.
70 Le PADFA renforcera les compétences techniques d’adaptation des petits producteurs par le
suivi agro-météorologique par l’entremise du suivi pluviométrique. Il se basera sur l’approche et les
leçons apprises du PROPACOM-Ouest avec la SODEXAM pour la collecte et la transmission des
données à partir des pluviomètres et des petits matériels adaptés. Les moyens de diffusion des
informations et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au
changement climatique inclura: (i) les campagnes de sensibilisation par l’utilisation des radios
communautaires (en langues nationales) et les radios nationales; (ii) les applications mobiles pour les
informations de suivi climatique et environnemental (météorologiques et période culturale); (iii) la
production de bulletin, d’affiches, de bande dessinée.
21
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sont au stade groupement n’ayant pas encore franchi le premier stade de l’esprit associatif (64% sont
des GIE contre seulement 13% de coopératives formelles).
72 En matière d’évolution des OP, l’expérience du PROPACOM montre que l’évolution et le
passage d’un niveau de maturité à un autre relève d’un exercice lent et laborieux. Les expériences de
ces projets ont également démontré que pour assurer la viabilité des OP, les appuis à leur apporter
doivent aller au-delà d’une simple capitalisation en intrants et en équipements de production et de
transformation. Il s’avère indispensable de: (i) mieux diagnostiquer / analyser l'OP avant de décider
des types d'appuis à lui apporter, (ii) aider l'OP à définir un plan d'affaire bancable afin d'assurer une
durabilité des services économiques qu'elle va mettre en place, (iii) renforcer l'appui en gestion
interne à la fois institutionnelle et économique pour faciliter le fonctionnement de l'OP, (iv) renforcer
leurs capacités en négociation et plaidoyer afin de s'assurer d'un équilibre dans ses négociations
avec d'autres acteurs des filières (dans le cadre de contractualisation par exemple) ou dans le cadre
d'un dialogue politique qu'elle pourrait initier, et (v) renforcer leurs capacités en matière de suivi-
évaluation.
73 Le Programme appuiera alors la réalisation d’un diagnostic approfondi des OP grâce aux outils
du Diagnostic institutionnel participatif (DIP) dont les conclusions permettront de faire la classification
des OP par niveau de maturité, de définir et calibrer les actions de renforcement à leur apporter (par
niveau) , de déterminer conséquemment les fonctions et responsabilités à leur confier. Les activités
du PADFA pourront ainsi concerner: (i) l’appui à la formalisation juridique et à la structuration; (ii) la
formation en vie associative, en gestion coopérative et en gouvernance des OP de type groupement;
(iii) le renforcement des capacités de gestion interne des OP de type union avec un accent particulier
sur le fonctionnement et la gestion coopérative, la bonne gouvernance et la gestion administrative et
financière; (iv) le suivi évaluation de leurs performances pour une meilleure intégration des OP dans
les faitières et renforcement des capacités des faitières); et (v) le renforcement de la représentativité.
74 Les OP qui se sont démarquées du lot de base (16 du niveau deux et huit du niveau trois du
PROPACOM) seront utilisées comme de OP référence, de structures d’apprentissage et de diffusion
des bonnes pratiques en faveur des OP de niveau inférieur. Ces OP de référence peuvent
progressivement être responsabilisées par le Programme dans la conduite d’actions. A partir du
niveau deux, les OP pourront être appuyées pour le développer des plans de campagnes adossés à
leurs plans d’affaires. Elles pourront être initiées à la prise de responsabilités par exemple: (i) dans
l’identification des sites d’implantation des unités de groupage et de conditionnement des produits
maraîchers, (ii) le recrutement des gestionnaires des centres, (ii) l’identification des partenaires de
commercialisation, (iii) la négociation des prix avec l’appui du gestionnaire de l’unité, etc. Des visites
d'échanges et routes d'apprentissage seront organisées avec les OP dans les zones du PROPACOM
Ouest, mais également au Burkina Faso, Mali et le Sénégal sur les expériences de contractualisation,
gestion financière et vente groupée. Les appuis aux OP seront exécutés par des prestataires de
services recrutés par voie compétitive et liés au Programme par des contrats de performance d’une
durée de trois ans renouvelables avec des évaluations annuelles.
75 Redevabilité et responsabilisation sociales : Pour améliorer la responsabilisation des OP et
réduire les risques de capture par l’élite, de corruption, de détournement et des pratiques contre
l’éthique, les OP seront renforcées pour mettre en place un système fonctionnel de redevabilité
sociale. Ce système utilisera les outils de communication de proximité, de dialogue social et de suivi
participatif, y compris (i) élaboration participative des budgets des activités et subventions du
Programme en faveur des OP ; (ii) affichage public and compte rendu public des financements et des
dépenses effectuées ; (iii) suivi participatif et traçage des dépenses des OP ; (iv) amélioration de la
visibilité communautaire des dotations du Programme ; (v) renforcement des aspects d’interface et
collecte des plaintes et des préoccupations, y compris par la transmission sur la plateforme
électronique de suivi et évaluation du Programme.
76 Alphabétisation fonctionnelle. Les besoins en alphabétisation fonctionnelle restent énormes au
niveau de toutes les régions et des OPA bénéficiaires des microprojets du PROPACOM. Le rapport
de fin de projet du Projet d’alphabétisation fonctionnelle des membres des organisations paysannes
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bénéficiaires des projets PRAREP et PROPACOM note que tous les 20 centres ont été effectivement
fonctionnels, mais sont à des niveaux de diffusion différents. Le rapport a recommandé des actions
pour (i) la poursuite de l’alphabétisation dans les centres déjà ouverts à travers l’organisation de
séances de révision pour permettre une meilleure assimilation et éviter les déperditions; (ii) le
développement de modules complémentaires pour mieux prendre en compte les aspects fonctionnels
liés à l’activité des organisations paysannes; (iii) le renforcement des capacités des alphabétiseurs
endogènes; et (iv) une mutation à terme des centres d’alphabétisation en centres d’éducation
permanentes des adultes, en raison de l’ampleur des besoins. Le PADFA poursuivra les actions
d’alphabétisation fonctionnelle démarrées avec le PRAREP et poursuivies par le PROPACOM au
bénéfice des femmes et des jeunes déscolarisés suivant le dispositif ci-après (i) un comité villageois
d’alphabétisation; (ii) un alphabétiseur endogène principal et un suppléant; et (iii) un groupe
d’apprenants.
Promotion intégrée des actions essentielles en nutrition
77 Cette activité vise à promouvoir une alimentation équilibrée, diversifiée et saine en améliorant
les connaissances et les aptitudes à la consommation de légumes, de fruits et de variétés de riz de
24
qualité à plus haute valeur nutritive et donc à développer les capacités des individus à adopter des
pratiques alimentaires saines. Le Programme financera des formations des agents de santé et des
prestataires des services locaux sur les Actions essentielles en nutrition (AEN). Les agents de santé
réaliseront des formations en cascade pour les agents de santé communautaire, qui à leur tour
conduiront des campagnes d’éducation nutritionnelle et des démonstrations culinaires. Ces
campagnes se feront à travers les séances d’animation communautaire avec des boites à images et
d’autres approches pour le changement des comportements et des pratiques, la promotion de
l’hygiène et des conditions d’assainissement. Les activités d’éducation nutritionnelle cibleront en
particulier les femmes en âge de procréer, celles avec les enfants de 0 à 2 ans et les jeunes filles.
78 Une attention particulière sera portée sur la promotion de la consommation des fruits et des
légumes et des variétés du riz à haute valeur nutritive. Il s’agit de (i) riz à caryopses rouges qui sont
riches en protéines, en vitamines B (B1, B3 et B5), en minéraux et en fibres saines nécessaires pour
la bonne digestion; (ii) riz à caryopses noirs qui sont pauvres en sucres et riches en fer et zinc, en
25
fibres saines, en vitamine E et en antioxydants anthocyaniques et (iii) riz étuvé qui est aussi riche en
nutriments. Le Programme financera la fabrication des farines infantiles et autres produits précuits
(granulés pour la bouillie et les gâteaux / mets cuits) en mettant à grande échelle les initiatives
existantes ou des micro-projets des femmes et des jeunes autour des mini-rizeries. Les équipements
comprendront des moulins, des fours, des mixeurs, des cuisinières, des séchoirs, et du matériels de
conditionnement (balances, emballages, labellisation). Des activités similaires seront entreprises pour
le séchage solaire des légumes feuilles qui seront promus par la mise en place de jardins potagers
autour des cases.
79 Etuvage du riz. L’étuvage permet d’améliorer le rendement au décorticage de 65 à 75 pourcent
et de réduire les pertes d’éléments nutritifs. Des groupements des femmes étuveuses sont déjà actifs
à Bouaké, Katiola et Korhogo. Il existe des opportunités de développer l’étuvage comme une activité
commerciale des femmes. Ainsi, le PADFA financera environ 20 groupements des femmes étuveuses
en nouveaux équipements (fourneaux écologiques à balles de riz, fourneaux solaires, marmites
économiques, cuves d’étuvage à grande capacité avec poulies coulissantes, foyers de gazéification)
et la réhabilitation ou la construction des aires (ou lots de bâches) de séchage et de stockage
intermédiaire et la fourniture des emballages.
24
Le riz constitue la principale source d'énergie dans l’alimentation de la zone grâce à sa teneur en amidon en étant aussi une
bonne source de vitamines du groupe B si consommé « complet » et cuit en respectant certaines critères. Les fruits (mangue)
et les légumes, surtout ceux à feuilles vertes foncées, constituent une source importante de vitamines A et C, des sels
minéraux, et de micronutriments essentiels, comme le fer (pour les légumes à feuilles vertes foncées) indispensables dans un
régime alimentaire équilibré
25
CB1 fait l’objet d’une forte demande et se vend à 1000 FCFA le kilogramme.
23
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stratégiques relatifs à: (i) l’appui aux OPA pour qu’elles soient en mesure de fournir des services à
leurs membres et d’influencer les politiques agricoles; et à (ii) l’appui aux filières vivrières et horticoles
pour créer des emplois et de la richesse en vue de réduire la pauvreté en milieu rural.
86 Le FIDA a successivement financé, depuis une trentaine d’années, des projets de
développement agricole dans le Nord de la Côte d’Ivoire, y compris: (i) le Projet d’appui à la
commercialisation et aux initiatives locales (PACIL); (ii) le Projet d’appui aux petits producteurs
maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS 2000-2012), (iii) le Projet de réhabilitation agricole
et de réduction de la pauvreté (PRAREP 2011-2015), (iv) le Projet d’appui à la production agricole et
à la commercialisation (PROPACOM 2012-2018) ainsi que son extension à l’Ouest (PROPACOM
Ouest 2014-2020). De même, le Projet d’appui à la relance des filières agricoles de Côte d’ivoire
(PARFACI), le Projet d'appui au secteur agricole en Côte- d'ivoire (PSAC), le Programme
d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest interviennent dans l’amélioration de la
productivité des produits vivriers par la facilitation de l’accès des technologies aux petits producteurs.
87 La mise en œuvre des projets du portefeuille du FIDA en Côte d’Ivoire est caractérisée par un
des performances modestes, des faibles taux de réalisation physique et de décaissement. Ces
projets ont souvent été conçus dans un contexte de sortie de crise. Le PADFA, conçu dans un
contexte de stabilité politique et de croissance économique, s’inscrit dans la continuité des actions
des projets précédents, avec une orientation vers le développement des opportunités de
commercialisation, l’amélioration des revenus et la création des richesses.
88 Le PADFA tire des enseignements de ces projets et d’autres projets du FIDA en Guinée, au
Burkina Faso, Togo et Sénégal tout en apportant des innovations dans les domaines suivants:
(i) Recrutement et accompagnement de proximité de l’Unité de coordination et de gestion du
Programme. à travers (i) un recrutement plus rigoureux du personnel technique qualifié par
un cabinet privé avec une implication active du FIDA, et son accompagnement de proximité;
(ii) la mise en place d’un Comité d’appui et de suivi technique (CAST) du Programme pour
une supervision et suivi de proximité de l’UCP par le Gouvernement et le FIDA; (iv) la
décentralisation et l’informatisation du système de suivi et évaluation avec l’utilisation des
tablettes préprogrammées, dans un système de performance liant la planification et la
gestion axée sur les résultants. La présence du Chef de portefeuille et du bureau pays du
FIDA en Côte d’Ivoire est un atout majeur pour le PADFA.
(ii) Sélection des prestataires des services. Les faibles capacités des prestataires des
services ont été relevées dans les missions de supervision et d’évaluation du PROPACOM
et expliquent en partie les faibles performances. Il est proposé de faire une évaluation de
performance des prestataires de service du PROPACOM, et élargir cette liste aux
opérateurs du secteur privé avec une expérience dans le développement des affaires, avec
des critères et procédures de sélection plus efficientes. Le PADFA établira des contrats
pluriannuels (trois ans) avec les opérateurs de proximité afin de disposer de suffisamment
de temps pour réaliser des activités et obtenir des résultats concrets.
(iii) Séquençage et phasage des activités. Pour éviter les retards dans le démarrage et la mise
en œuvre connus par le PROPACOM et le PROPACOM Ouest, le PADFA propose un
phasage de la programmation, avec des activités de prédémarrage, une phase de
démarrage, une phase d’apprentissage et de pilotage et une phase de mise à échelle. Des
résultats intermédiaires pour chaque phase seront identifiés et consignés dans des contrats
de performance.
(iv) Amélioration des activités en aval des filières. Les projets précédents ont concentré leurs
interventions sur les activités d’augmentation de la production et de renforcement des
capacités des OPA. Le PADFA sera différent des projets antérieurs en ce sens qu’il mettra
davantage l’accent sur l’amélioration des activités en aval de la production agricole., tout en
portant en grande échelle les acquis des projets précédents pour l’augmentation de la
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d’entreprise sera transversale dans toutes les activités promues par le Programme, tant au niveau de
la production, de la transformation, de la commercialisation, qu’au niveau de la structuration et
professionnalisation des OPA. Le Programme facilitera des partenariats commerciaux,
particulièrement la contractualisation et la commercialisation groupée en mettant les OP en relations
d’affaires avec les transformateurs ou acheteurs installés à proximité. Cette dynamique
entrepreneuriale concerne aussi l’appui en équipement et formation des brigades des jeunes
prestataires des services pour la préparation des champs, le semis, l’entretien des vergers, la récolte,
la transformation, etc. Elle concerne aussi le financement des micro et petites entreprises des
femmes pour la transformation secondaire du riz et de la mangue, sur la base des plans d’affaires.
91 Partenariats publics-privés-producteurs 4P: Il s’agit de mobilier les investissements du secteur
privé domestique, à travers la promotion du co-financement, des mécanismes de partage des risques,
et d’autres produits et services financiers qui favorisent l’émergence et le développement des
initiatives privées. Les 4P combinent des investissements privés, des fonds publics et des
arrangements contractuels avec les producteurs, pour faciliter l’inclusion de ces derniers dans les
marchés et les services financiers, et éventuellement créer des joint ventures. Dans ce modèle, le
Programme financera une partie de l’apport du capital des OP et de l’Etat suivant la clé de
financement qui sera retenu. Le processus d’identification et de sélection des promoteurs ou
investisseurs privés sera transparent et objectif, avec la participation des OP et des plateformes
régionales dans les négociations des partenariats, dans les structures de gouvernance, de suivi et de
contrôle. La sélection privilégiera des initiatives privées locales existantes, désireuses à co-investir
avec les producteurs et à entrer dans des relations contractuelles formelles et durables avec les
organisations des producteurs.
92 Mise à échelle: Le PADFA vise à reproduire, consolider et amplifier les résultats des nombreux
projets dans la région afin de tirer pleinement parti de leurs impacts. Il s’agit par exemple des
infrastructures de production et des magasins de stockage construits par le PROPACOM et le
PARFACI; des investissements du FIRCA dans les unités de séchage de la mangue et l’organisation
des coopératives des producteurs de la mangue; des résultants de la multiplication des semences et
la diffusion des itinéraires techniques par le PPAAO/WAAPP.
93 Séquençage des activités. Sur base des enseignements des projets précédents, la durée du
PADFA sera de sept ans. Cette période est nécessaire pour accompagner les dynamiques
entrepreneuriales, organisationnelles et institutionnelles en vue de réaliser des résultats concrets et
durables. Le PADFA procèdera par un séquençage évolutif des activités, avec (i) une période de
démarrage d’une année; (ii) une période d’investissement de quatre ans, et (iii) une période de
consolidation et désengagement de deux ans. Une capitalisation à la fin de chacune des périodes
permettra de tirer des leçons en vue de qualifier la suivante.
94 Des activités de prédémarrage sont proposées immédiatement après la signature de l’accord
de financement (correspondant à l’entrée en vigueur). Ces activités concernent: (i) le recrutement du
cabinet international qui sera chargé du recrutement du personnel clé de l’UCP et de l’AT; (ii) le
recrutement accéléré et compétitif du personnel clé de l’UCP et de l’assistance technique (AT) devant
appuyer l’UCP; (iii) la préparation des manuels (a) administratif et financier, (b) de S&E, (c)
d'exécution du projet et les DAO pour l’acquisition des équipements de l’UCP; (iv) le lancement des
appels à manifestation d’intérêt pour le recrutement du cabinet qui sera en charge de la conduite des
enquêtes de référence et socio-économique; (v) la mise en place du COP et du CAST; (vi)
l’organisation de l’atelier d’actualisation du PTBA et du Plan de Passation de Marchés pour les 18
premiers mois de vie du projet; (vii) le lancement des études d’identification des pistes, bas-fonds et
bâtiments devant être rénovés pour abriter l’UCP; et (viii) l’évaluation indépendante des opérateurs
pour établir une liste restreinte des prestataires de service potentiels. Le financement de cette phase
se fera au travers d’une avance des fonds alloués par le FIDA, estimés à environ 505 000 USD.
95 La première année du Programme sera consacrée aux activités de démarrage qui
comprendront, entre autres: (i) l’information/sensibilisation des acteurs et partenaires sur l’approche
du Programme, (ii) la relecture des manuels d’opérations préparés durant la période de prédémarrage
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avec l’appui éventuel du Centre d’investissement de la FAO, (iii) le développement des outils de
gestion et guides méthodologiques permettant d’opérationnaliser les différents manuels; (iv)
l’actualisation des études des filières et le développement détaillé du plan de gestion
environnementale et sociale; (v) la négociation des partenariats et les synergies avec les initiatives de
financement agricole ; (vi) la signature des conventions et contrats avec les partenaires et
prestataires; (vii) les achats des équipements de fonctionnement; (viii) le diagnostic institutionnel
participatif des plateformes régionales et des OPA; (ix) la mise en œuvre des premières activités de
valorisation des aménagements hydro-agricoles et la mise en œuvre de l’inventaires des vergers de
mangue; et (x) le lancement des activités de multiplication des semences en rapport avec le secteur
privé spécialisé avec à la clé la mise en place des boutiques d’intrants.
96 Une période d’investissement de quatre ans suivra le démarrage. Elle sera marquée par
l’exécution des activités majeures liées aux investissements, la contractualisation, l’insertion dans les
marchés avec les mesures de qualité, etc. Durant cette période d’investissement, le Programme
veillera à la synchronisation des interventions de telle manière que leurs complémentarités des
activités puissent garantir les effets escomptés. Une progressivité dans la mise en œuvre sera
toutefois observée de manière à ce que les apprentissages et les leçons apprises d’une année à
l’autre permettent de qualifier les actions et assurer une mise à l’échelle efficace des modèles réussis.
Cette progressivité se justifie par la spécificité du Programme, et par le caractère novateur des
approches « chaîne de valeur » et d’apprentissage de l’entreprenariat agricole pour la plupart des
partenaires traditionnels des projets agricoles (OP notamment). Parmi les innovations on peut noter:
(i) la négociation et l’établissement de partenariats commerciaux, y compris les 4P; (ii) la gestion des
plateformes de commercialisation et des centres de groupage; (iii) le marketing et la promotion; et (v)
les mécanismes, produits et services financiers innovants; etc.
97 Une période de consolidation/désengagement de deux ans complètera le cycle du Programme.
Durant cette période, seules seront mises en œuvre des activités de renforcement des capacités, de
consolidation de la dynamique entrepreneuriale et organisationnelle mises en place,
d’accompagnement des acteurs, de recueil de leçons apprises et de bonnes pratiques, etc. La
réussite de la stratégie de sortie sera concrétisée durant cette période par la maîtrise et la prise en
main effective des activités par réceptacle constitué par les PME, OP, etc.
98 Le Programme adoptera une approche de « faire-faire » s’appuyant sur des prestataires de
services privés et publics, des contrats de performance avec des opérateurs de proximité et des
conventions avec les services publics techniques. Des conventions pluriannuelles seront établies avec
les agences suivantes :
- Le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) assure le
financement pérenne des programmes de fourniture des services agricoles. Le FIRCA
dispose d’une équipe expérimentée et dynamique déjà en place, et qui bénéficie de
l’appui financier d’autres partenaires;
- L’Office de Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) a pour mission d’aider à
l’écoulement des productions vivrières en informant les opérateurs économiques sur la
localisation et les niveaux des marchés et des prix. Il dispose de 37 représentations sur
toute l’étendue du territoire national dont 10 antennes, 16 postes d’observation et 3
centres de collecte et de groupage de produits vivriers.
- Côte d’Ivoire Normalisation (CODINORM) regroupe en son sein les entreprises privées et
l’Etat sous la tutelle du ministère chargé de l’industrie. Les activités techniques de
CODINORM sont assurées par une structure opérationnelle permanente constituée d’une
équipe pluridisciplinaire de 25 personnes dont 8 ingénieurs et assimilés.
- Le Bureau national d'études techniques et du développement (BNEDT) est chargé de la
conception et la réalisation des études et le contrôle des projets d'intérêt public en vue de
maîtriser les coûts, la qualité et les délais.
- l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) est une société de maîtrise d’ouvrage
déléguée. Ses activités consistent en la préparation et l’exécution des tâches de
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expérience dans la mise en œuvre des projets similaires, des conventions de collaboration seront
établies avec CODINORM, OCPV, AGEROUTE et le FIRCA.
101 Pour la mise en œuvre de la composante 2 (Offre des produits), Le PADFA s’appuiera dans
chaque région sur les prestataires des services et les dispositifs déconcentrés du CNRA et de
l’ANADER à travers des conventions prenant en compte les charges de déplacement (indemnités et
carburant) du fait de leurs responsabilités pérennes uniques et du besoin de renforcement des
capacités des services techniques de l’Etat. Les travaux de génie civil pour les aménagements hydro-
agricoles, les infrastructures de production et de commercialisation seront confiés au BNETD dans la
suite de la convention avec le PROPACOM. La base de données des prestataires du PROPACOM et
du PROPACOM-Ouest montre que dans leurs zones, en dehors de l’ANADER, il existerait: (i) 27
entreprises de conseil d’appui à la structuration et à la gestion des OP, (ii) 14 bureaux spécialisés
dans la conduite d’études et de contrôle de travaux de construction, (iii) 26 bureau d’appui-conseil en
production agricole de masse, (iv) 10 entreprises de fourniture de produits phytosanitaires, (v) six en
fourniture d’intrants agricoles, (vi) 11 en fourniture de matériels agricoles. Au démarrage du projet, le
PADFA exploitera alors les rapports d’évaluation des prestataires du PROPACOM et leur base de
données ainsi que celles de l’ONDR, du FIRCA et de certaines structures privées (AMC-FC, GAN-
LOGIS, etc.) pour lancer un appel à manifestation d’intérêt pour recruter les meilleurs prestataires.
Cette base de données sera actualisée tous les deux ans en prenant en compte les résultats des
évaluations des prestataires, les nouvelles candidatures, etc.Une évaluation indépendante des
prestataires sera conduite pour établir une liste restreinte des prestataires potentiels, ayant une
expertise et une performance démontrée dans les contrats avec le PROPACOM. Les meilleurs
candidats seront invités à préparer une offre technique. Le Programme signera des contrats
pluriannuels (3 ans) de performance avec les opérateurs de proximité et financera des formations
pour mettre à niveau et ou recycler les agents techniques de ces structures. De plus, le PADFA
capitalisera sur le programme de partenariat entre le Gouvernement de Côte d’Ivoire et la FAO pour
la mise en œuvre des activités de promotion des actions essentielles en nutrition , la promotion de
l’agriculture intelligente face au climat, et la gestion environnementale et sociale.
B. Cadre organisationnel
102 La tutelle administrative et technique du Programme sera, comme pour le PROPACOM
assurée par le Ministère en charge de l’agriculture et du développement rural à travers la Direction
Générale de la Planification, des Statistiques et des Projets (DGPSP).
103 Un Comité d’orientation et de pilotage (COP) du Programme sera mis en place par le
MINADER et sera constitué des représentants suivants: (i) Ministère en charge de l’agriculture et du
développement rural; (ii) Ministère en charge de l’économie et des finances; (iii) Chambre du
Commerce de l’industrie; (iv) Ministère en charge de la famille, de la solidarité, de la femme et de la
protection de l’enfant; (v) Ministère en charge de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes
et du service civique; (vi) Ministère en charge du budget; (vii) Cinq Présidents des Conseils régionaux
et Préfets de cinq régions du Programme; (viii) trois représentants des OPA pour les trois filières; et
(ix) un représentant du secteur privé opérant dans les régions du Programme. Le secrétariat du COP
sera assuré par la Direction de l’évaluation des projets. Le COP qui se réunira régulièrement (au
moins deux fois par an de manière tournante) dans les régions du Programme avec des visites de
terrain, aura pour responsabilité, entre autres, de: (i) orienter les approches de mise en œuvre du
PADFA; (ii) approuver les programmes de travail et budgets annuels (PTBA) et les rapports; et (iii)
assurer la synergie avec les autres initiatives pour la mise à échelle des résultats prometteurs.
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104 Un Comité d’appui et de suivi technique (CAST) sera institué pour appuyer le COP et l’Unité
de coordination et de gestion du programme (UCP) dans l’exécution et le suivi de proximité des
recommandations, la mobilisation des expertises nécessaires pour soutenir la mise en œuvre des
activités techniques en vue d’améliorer la performance du Programme. Le CAST comprendra (i) un
représentant par Direction régionale de l’agriculture dans la zone d’intervention du Programme; (ii) un
représentant de la Direction régionale en charge du commerce; (iii) un représentant des Conseils
régionaux du Poro et du Gbêkê; et (iv) deux experts indépendants (secteur privé et institutions
universitaires ou de recherche). Afin d'éviter les conflits d'intérêts, les responsables des structures et
organisations retenues pour la prestation des services ne seront pas membres du CAST. Le CAST
conduira des missions de suivi et appui à l’UCP trimestriellement en amont et en aval du COP.
105 Une Unité de coordination du Programme (UCP) sera recrutée et mise en place à Korhogo.
L’UCP disposera d’une autonomie de gestion administrative et financière, de programmation et de
budgétisation. L’UCP sera responsable de la mise en œuvre administrative et financière du
Programme, ainsi que de la stratégie d’intervention. L’UCP comprendra: (i) un(e) coordonnateur/trice;
(ii) un(e) responsable de développement de la filière riz; (iii) un(e) responsable de développement de
la filière mangue; (iv) un(e) responsable de développement de la filière maraîchère; (v) un (e)
spécialiste en développement des partenariats publics-privés et du développement des affaires; (vi)
un(e) responsable de suivi et évaluation et gestion des savoirs; (vii) un(e) responsable genre et
structuration des OPA; (viii) un(e) responsable de l’administration et finances; (ix) un(e) responsable
de la passation des marchés; et (x) du personnel de support (comptable, administration, et trois
chauffeurs). Pour assurer un suivi de proximité, une cellule opérationnelle sera basée à Bouaké et
sera composée de: (i) un(e) assistant(e) en opérations post-récolte de la filière du riz; (ii) un(e)
assistant(e)en développement de la filière maraîchère; (iii) un(e) assistant(e) en suivi et évaluation
(idéalement responsable de la cellule); et (iv) le personnel d’appui nécessaire. Ces fonctions de
coordination et de suivi de proximité des activités seront assurées pour la zone de Korhogo par les
spécialistes de l’UCP basés au siège. Le recrutement et l’évaluation du personnel feront l’objet des
procédures compétitives rigoureuses, pour identifier, recruter et retenir des professionnels avec les
profils techniques et managériaux solides. Tout le personnel de l’UCP sera lié au Programme par des
contrats annuels de performance évalués.
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106 L’expérience et les leçons apprises de la mise en œuvre des projets en Côte d’Ivoire fait
ressortir trois types contraintes: (i) lenteurs dans le démarrage (plus de 12 mois en moyenne à partir
de la signature des accords de financement), (ii) faiblesse des équipes de mise en œuvre, (iii)
lourdeurs des procédures de passation des marchés. Pour aider à atténuer ces risques il est suggéré
d’apporter un appui à l’UCP sous forme d’une assistance technique (AT) durant la première année
d’exécution. Celle-ci sera composée d’un(e) spécialiste en planification et gestion de projet et d’un(e)
spécialiste en développement d’entreprises et contractualisation. Ils accompagneront l’équipe de
coordination et interviendront chacun(e) pour 8 Hommes ou Femmes/mois (6 mois en continu dès le
démarrage et 2 mois à la demande).
107 Par ailleurs, la spécificité du Programme (interaction forte avec le secteur privé) justifie la
nécessité d’avoir au sein de l’UCP des techniciens ayant le profil du métier. Le recrutement de ces
techniciens devrait dans ce cas, être conduit par des professionnels ayant une bonne expérience en
matière de développement des entreprises et des marchés. Il est alors proposé d’externaliser le
recrutement en faisant appel aux services d’un cabinet international indépendant (recruté par le
MINADER par appel d’offre) pour conduire ce travail. Ce cabinet serait recruté durant la période de
prédémarrage (au cours des 3 mois qui suivront les négociations). Il sera chargé du recrutement du
personnel clé de l’UCP (durant les 3 mois qui suivront sa prise de service) et des deux AT qui seront
chargés de l’appui à l’UCP durant la première année.
Planification
108 La planification des activités du PADFA se fera au moyen du Programme de travail et de
budget annuel (PTBA). Chaque projet de PTBA comprendra: (i) une description détaillée des
activités prévues pour l’année à venir, assortie des modalités d’exécution et des indicateurs de suivi;
(ii) un état de l’origine et de l’utilisation des fonds (plan de décaissement); et (iii) un Plan de passation
des marchés (PPM). Le PPM élaboré au démarrage du Programme portera sur une durée de 18
mois, puis sur une durée de 12 mois pour les années suivantes. A partir de la deuxième année, le
projet de PTBA intègrera une synthèse des résultats obtenus et des contraintes rencontrées au cours
de l’année précédente. Une approche souple permettant une éventuelle révision du PTBA au cours
de l’exercice budgétaire sera adoptée. Le processus de planification sera initié au début du mois de
Septembre de chaque année, de manière à ce que le Gouvernement puisse transmettre au FIDA le
PTBA approuvé par la COP le 30 Novembre au plus tard.
Suivi-évaluation
109 Le système de suivi-évaluation (SSE) du PADFA veillera à capitaliser les expériences du
PROPACOM et du PROPACOM Ouest. Le SSE du PADFA sera développé afin de fournir les
informations et les analyses utiles pour le pilotage de l’exécution du Programme, et prévoir les
ressources humaines et financières suffisantes pour leur mise en œuvre. Il constituera un outil pour la
gestion axée sur les résultats, qui vise à assurer que les données et les informations sur les progrès
réalisés par le Programme vers l’atteinte des résultats soutiennent sa gestion, et que des mesures
correctives puissent être prises à temps le cas échéant.
110 Le SSE s’appuiera sur quatre principaux piliers notamment: (i) le cadre logique qui décrit la
logique d’intervention du Programme et la chaîne de résultats escomptés; (ii) le PTBA qui est l’outil de
planification des activités en vue de l’atteinte des objectifs visés; (iii) le manuel de suivi-évaluation qui
définit les éléments du dispositif ainsi que les outils et les acteurs de sa mise en œuvre; et (iv) la
plateforme informatique développée selon les besoins du Programme permettra d’enregistrer les
différentes réalisations et de faire le suivi de l’avancement des activités et l’atteinte des résultats
attendus. La Plateforme intègrera le CL, le Système de mesure des résultats opérationnels (SMRO ex
26
SYGRI) , le cadre de mesure de rendement, et pourra générer différents tableaux de bord de suivi
du PTBA, des réalisations et des résultats intermédiaires. La Plateforme intégrera un système
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117 Pour la diffusion et la collecte, les outils à utiliser seront développés en fonction des différents
types de cibles et des différents objectifs de communication. La stratégie de gestion des savoirs et le
plan de communication permettront de préciser les différents produits de communication à
développer. Le site Web du PADFA élaboré dès le démarrage du Programme sera le premier outil qui
permettra de partager les informations relatives aux réalisations, expériences et acquis du
Programme avec une large audience. Des rapports annuels, bulletins semestriels, documentaires et
d’autres produits de communication seront produits pour montrer l’évolution des interventions du
Programme et ses impacts.
118 La communication entre les acteurs visant à partager les meilleures pratiques et les
connaissances recueillies sera assurée à travers des groupes d’échanges thématiques, des routes
et visites d’échanges, des ateliers nationaux et régionaux, etc. Des mécanismes de communication
avec les bénéficiaires en amont, tout au long et en aval des interventions seront développés. Les
savoirs générés par le Programme permettront ainsi d’améliorer les interventions des projets en
cours, de soutenir la conception de nouveaux projets et la participation aux dialogues politiques sur
les thématiques pouvant toucher l’amélioration de l’environnement économique des filières (politiques
filières inclusives, promotion des produits locaux et développement des normes, politique
commerciale et tarifaire, etc.).
E. Supervision
123 La supervision du PADFA sera assurée directement par le FIDA, à raison de deux missions de
supervision par an avec la participation des membres du COP et du CAST. Compte tenu des
difficultés souvent rencontrées au démarrage des projets, la première supervision sera
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G. Durabilité
125 La durabilité des impacts attendus du PADFA découle principalement de ses principes et
approches de mise en œuvre. Les approches chaîne de valeur et dynamique entrepreneuriale
promues par le PADFA permettront de toucher l’ensemble des acteurs et de créer des partenariats
commerciaux au-delà des activités et de a durée du Programme. La durabilité sera également
assurée par le développement de l’entreprenariat agricole et des modèles d’affaires inclusifs visant à
conjuguer les efforts et les financements assurant à la fois la durabilité financière et l’inclusion sociale.
Le PADFA contribuera fortement au développement d'opportunités économiques et à la diversification
des sources de revenus grâce aux activités de transformations agroalimentaires. Les appuis devront
nécessairement s'inscrire dans le cadre de plans d'affaires et être différenciés selon la filière, le
maillon et le niveau de maturité des OPA.
126 La stratégie de ciblage vise à assurer l’inclusion des femmes et des jeunes ruraux (15 - 35 ans)
et des petites exploitations familiales dans les différents maillons de la chaîne de valeur des trois
filières et leur accès aux facteurs de production et aux connaissances. La création d’emplois pour les
femmes et les jeunes au sein des filières permettra de diversifier et renforcer leurs moyens
d’existence, d'augmenter leurs revenus et contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition. Les activités d’éducation nutritionnelle, d’information-éducation-communication devraient
résulter à un changement des comportements, d’attitudes et pratiques pour la bonne nutrition,
l’hygiène et la protection de l’environnement.
127 Le PADFA s’inscrit dans les priorités nationales du PND et du PNIA et appuiera les stratégies
régionales de développement. Les actions du PADFA auront un rôle catalytique dans la diffusion des
normes de qualité et des prix, la facilitation des relations commerciales entre les différents acteurs,
l’accès aux services financiers, et le développement de 4P. Le PADFA renforcera les capacités
techniques et matérielles des services techniques publics et des opérateurs de proximité et des OPA
pour porter à plus grande échelle les innovations du Programme Les résultats probants seront mis à
l’échelle par les acteurs des filières, notamment pas les opérateurs privés et les OP.
128 Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B. Une note SECAP a été préparée
(Annexe 13). Le PADFA s’inscrira dans la stratégie adoptée par la Côte d’Ivoire pour la lutte contre le
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130 Le plan de financement du projet se présente comme suit : (i) FIDA pour un total de 18,5
millions d’US$, correspondant à 25,8% du coût total; (ii) OFID pour un total de 20,0 millions d’US$,
soit 27,9% du coût total; (iii) le Gouvernement pour 4,2 millions d’US$, soit 5,9% du coût total; (iv) les
bénéficiaires pour 10,2 millions d’US$, soit 14,3% du coût total, et un écart de financement de 18,9
millions d’US$, soit 26,3% du coût total. Le tableau ci-dessous présente le plan de financement du
projet par composante et sous-composante du coût total.
Tableau 6: Plan de financement du projet par composante
République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Com ponents by Financiers Local
(US$ '000) FIDA Financing Gap OFID Bénéficiaires Le Gouvernem ent Total For. (Excl. Duties &
Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Exch. Taxes) Taxes
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 963 9.2 979 9.4 8,492 81.4 - - 0 - 10,433 14.5 2,608 7,825 -
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 5,908 26.6 4,162 18.7 2,203 9.9 7,671 34.5 2,304 10.4 22,248 31.0 7,166 12,778 2,304
Subtotal 6,871 21.0 5,140 15.7 10,695 32.7 7,671 23.5 2,304 7.1 32,681 45.5 9,774 20,603 2,304
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 5,274 21.8 5,489 22.6 9,306 38.4 2,490 10.3 1,682 6.9 24,240 33.8 7,519 15,040 1,682
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 1,632 33.1 3,175 64.4 - - 78 1.6 50 1.0 4,934 6.9 1,227 3,657 50
Subtotal 6,906 23.7 8,664 29.7 9,306 31.9 2,567 8.8 1,731 5.9 29,174 40.6 8,746 18,697 1,731
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 3,366 49.7 3,236 47.8 - - - - 166 2.5 6,768 9.4 504 6,098 166
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 1,358 42.7 1,816 57.1 - - - - 9 0.3 3,182 4.4 748 2,425 9
Subtotal 4,723 47.5 5,052 50.8 - - - - 175 1.8 9,950 13.9 1,253 8,523 175
Total PROJECT COSTS 18,500 25.8 18,856 26.3 20,000 27.9 10,238 14.3 4,211 5.9 71,805 100.0 19,772 47,822 4,211
131 La répartition des financements attendus du FIDA par catégorie de dépenses se présente
comme suit.
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132 La répartition des financements attendus de l’OFID par catégorie de dépenses se présente
comme suit.
Tableau 9: Financements OFID par catégorie de dépenses
27
Le modèle de transformation industrielle de mangue sera élaboré durant la deuxième mission de formulation qui permettra
de recueillir des données plus détaillées et complètes.
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135 Activités de transformation de riz. Pour capitaliser sur l’augmentation des productions de riz, le
Programme propose d’augmenter la capacité de transformation du riz à travers l’amélioration du
plateau technique de 100 décortiqueuses existantes (capacité 0.5 T/h) et 20 mini-rizeries existantes
(capacité 2 T/h) et appuyer la création 10 mini-rizeries additionnelles (capacité 2 T/h), avec des
plateaux techniques modernes. Ces équipements complémentaires permettront une augmentation de
la quantité de riz usiné, une amélioration du taux d’usinage et du prix du riz usiné. En plus de
décorticage du riz, le programme appuiera également la mise à l'échelle de l’étuvage du riz, qui a été
soutenu par le PPAAO et il est déjà pratiqué dans certaines régions. Pour la décortiqueuse améliorée,
la VAN est de 2,2 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,02 et le TRI est de 15%. Pour la
mini-rizerie améliorée, la VAN est de 95,6 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,06 et le TRI
est de 54%. Pour la mini-rizerie nouvelle, la VAN est de 95,7 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts
est de 1,04 et le TRI est de 49%. La rentabilité financière pour l’unité d’étuvage est positive: la VAN
est de 6,3 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,22 et le TRI est de 26%.
136 Séchage de mangue. Parce que la filière mangue a un taux de pertes poste-récolte important
(40%), en plus d’appuyer le potentiel pour l’exportation, le Programme va aussi appuyer la
valorisation de la mangue à travers le séchage. Le Programme va financer à coûts partagés à l’achat
de sept unités de séchage moderne. Chaque unité aura une capacité de 180 tonnes de mangues
fraiches (120 tonnes pour la première année), ce qui permettra de produire 15 tonnes de mangue
sèche. L’unité emploiera environ 65 personnes et sera opérationnelle 3 mois par an lors de la saison
de récolte des mangues. La rentabilité financière pour l’unité de séchage de mangue est positive. La
VAN est de 17,1 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,30 et le TRI est de 19%.
137 Transformation industrielle de la mangue. L'investissement clé pour la filière mangue est la
création d'une unité de transformation de la mangue moderne, avec une grande capacité (2,5 t/h à 5
t/h) à transformer les fruits en purée et de nectar. Cet investissement serait déterminé par une
demande de marché clairement articulée pour les produits de la mangue. Le modèle repose sur
plusieurs hypothèses qui seront testées dans l'étude de faisabilité. La rentabilité financière pour l’unité
de transformation industrielle est très positive. La VAN est de 12 980 millions FCFA, le ratio
bénéfices/coûts est de 1,77 et le TRI est de 97%.
138 Analyse économique des pistes rurales. Complétant l’appui à la production et à la valorisation
des produits agricoles, le programme investira également dans la réhabilitation de 300 km de routes
rurales pour désenclaver les bassins de production prioritaires et faciliter la commercialisation des
produits des filières ciblées. La remise en état des pistes entraîne des effets positifs directs et
indirects sur les populations et les économies locales, au-delà du cadre des filières appuyées par le
projet. L’analyse menée sur la base des hypothèses mentionnées en Appendice 10 aboutit à un taux
de rentabilité économique de 15% et une VAN de 30,7 millions FCFA. Ceci est en phase avec les
conclusions de plusieurs études sur la rentabilité des investissements dans des infrastructures
similaires.
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139 Filière rizicole. Pour la production rizicole, le Programme appuiera l’utilisation de semences
améliorées, l’adoption à grande échelle des bonnes pratiques et l’accès à intrants, ainsi que la
mécanisation de l’agriculture et la réhabilitation des bas-fonds. L’analyse indique une rentabilité
financière positive pour les deux modèles de production. Les producteurs rizicoles pourront améliorer
leur situation financière en adoptant l’un des modèles de production proposés par le Programme. La
valeur actuelle nette (VAN) est de 0,6 millions FCFA pour le riz pluvial et de 1,9 millions FCFA pour le
riz irrigué et le ratio bénéfices/coûts est 1,09 pour le riz pluvial et 1,62 pour le riz irrigué.
140 Filière maraîchère. Comme pour le riz, les rendements pour le maraîchage sont au deçà de
leur potentiel. Les résultats financiers indiquent une rentabilité financière très satisfaisante pour ce
modèle de production. La valeur actuelle nette (VAN) est de 1,3 millions FCFA et le ratio
bénéfices/coûts est de 1,45.
141 Filière mangue. Étant donné son importance dans le nord du pays et le peu de support pour la
production de la mangue, la filière mangue sera aussi appuyée par le Programme, principalement à
travers des campagnes de lutte contre les mouches des fruits et l’appui conseil pour la gestion
écologique des vergers de mangue. L’augmentation de la production vendable sera graduelle, de
10% la première année, de 15% la deuxième année, de 20% la troisième année et de 25% la
quatrième année (comparé à la situation sans Programme). L’analyse indique une rentabilité
financière satisfaisante pour ce modèle de production. La VAN est de 0,4 millions FCFA et le ratio
bénéfices/coûts est de 1,59.
142 Résultats économiques et analyse de sensibilité. Le taux de rentabilité interne économique
(TRIE) du Programme s'établit à 21,5% et la valeur actuelle nette (VAN), au coût d’opportunité du
capital de 8%, s'élève à 25,9 milliards de FCFA, soit 40,9 millions d’USD. Ce résultat est très
satisfaisant, d’autant plus que certains bénéfices n'ont pas pu être pris en compte dans les calculs en
raison de l’insuffisance de données pour leur évaluation. Les bénéfices qui ne sont pas reflétés dans
le TRIE comprennent notamment l'amélioration des conditions de vie et de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle, grâce à l’accroissement des revenus et des disponibilités alimentaires, les
conséquences de l’amélioration des circuits de commercialisation, les impacts des compétences
transmises via les formations sur d’autres types d’activités économiques exercées par les
bénéficiaires et des effets multiplicateurs sur les acteurs des secteurs en amont (fournisseurs
d’intrants, équipements, services) et en aval (transformateurs, commerçants) des filières, dont les
femmes et les jeunes.
143 L’analyse de sensibilité indique une bonne robustesse des résultats obtenus. Même dans
l’hypothèse plus pessimiste d’une baisse des revenus de 30%, d’une hausse des coûts de 50%, d’un
retard des bénéfices de quatre ans ou d’une hausse des prix des productions de 20%, le taux de
rentabilité économique reste supérieur au coût d’opportunité du capital. Le calcul des switching values
indique que la rentabilité économique du Programme ne serait nulle que dans les cas où les
bénéfices du Programme diminueraient d’au moins 53% ou que le coût du Programme augmenterait
d’au moins 112%.
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VAN (8,0%)
Scénarios TRIE
milliard FCFA million USD
Cas de base 21.5% 25.9 40.9
Coûts + 10% 19.6% 23.6 37.2
Coûts + 20% 18.0% 21.3 33.6
Coûts + 50% 13.8% 14.3 22.6
Revenus - 10% 19.4% 21.0 33.1
Revenus - 20% 17.2% 16.1 25.4
Revenus - 30% 13.0% 8.9 14.0
Bénéfices retardés d'1 an 18.0% 21.0 33.1
Bénéfices retardés de 2 ans 15.4% 16.4 25.9
Bénéfices retardés de 3 ans 13.3% 12.2 19.3
Bénéfices retardés de 4 ans 11.5% 8.3 13.1
Taux d'adoption - 10% 19.4% 21.2 33.5
Taux d'adoption - 20% 17.2% 16.5 26.1
Prix des productions - 10% 16.5% 15.7 24.8
Prix des productions - 20% 11.1% 5.6 8.8
Prix des intrants + 10% 18.9% 21.0 33.1
Prix des intrants + 20% 16.3% 16.1 25.4
C. Durabilité
144 La durabilité des impacts attendus du PADFA découle principalement de ses principes et
approches de mise en œuvre. Les approches chaîne de valeur et dynamique entrepreneuriale
promues par le PADFA permettront de toucher l’ensemble des acteurs et de créer des partenariats
commerciaux au-delà des activités et de la durée du Programme. La durabilité sera également
assurée par le développement de l’entreprenariat agricole et des modèles d’affaires inclusifs visant à
conjuguer les efforts et les financements assurant à la fois la durabilité financière et l’inclusion sociale.
Le PADFA contribua fortement au développement d'opportunités économiques et à la diversification
des sources de revenus grâce aux activités de transformations agroalimentaires. Les appuis devront
nécessairement s'inscrire dans le cadre de plans d'affaires et être différenciés selon la filière, le
maillon et le niveau de maturité des OPA.
145 La stratégie de ciblage vise à assurer l’inclusion des femmes et des jeunes ruraux (15 - 35 ans)
et des petites exploitations familiales dans les différents maillons de la chaîne de valeur des trois
filières et leur accès aux facteurs de production et aux connaissances. La création d’emplois pour les
femmes et les jeunes au sein des filières permettra de diversifier et renforcer leurs moyens
d’existence, d'augmenter leurs revenus et contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition. Les activités d’éducation nutritionnelle, d’information-éducation-communication devraient
résulter à un changement des comportements, d’attitudes et pratiques pour la bonne nutrition,
l’hygiène et la protection de l’environnement.
146 Le PADFA s’inscrit dans les priorités nationales du PND et du PNIA et appuiera les stratégies
sectorielles et régionales de développement. Les actions du PADFA auront un rôle catalytique dans la
diffusion des normes de qualité et des prix, la facilitation des relations commerciales entre les
différents acteurs, l’accès aux services financiers, et le développement de 4P. Le PADFA renforcera
les capacités techniques et matérielles des services techniques publics et des opérateurs de
proximité et des OPA pour porter à plus grande échelle les innovations du Programme Les résultats
probants seront mis à l’échelle par les acteurs des filières, notamment pas les opérateurs privés et les
OP.
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147 Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B. Une note SECAP a été préparée
(Annexe 13). Le PADFA s’inscrira dans la stratégie adoptée par la Côte d’Ivoire pour la lutte contre le
changement climatique. La gestion et le recyclage des déchets agricoles liés à la transformation
contribueront à créer des revenus et des emplois, voire même créer une nouvelle filière plus
particulièrement chez les jeunes et femmes. La production de biogaz permettra une réduction
importante des déchets (mangue et riz) tout en assurant une source d’énergie moins couteuse et plus
verte.
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
28
Estimée à 24,3 million en 2016
1
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
commercialisation des produits vivriers (OCPV). Le PNIA s’appuie sur les stratégies sous-sectorielles:
la Stratégie nationale de développement des cultures vivrières autres que le riz (SNDCV), la Stratégie
nationale de développement de la riziculture (SNDR), le Plan national multisectoriel de nutrition
(PNMN) 2016-2020, la Stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques, etc.
6 La mise en œuvre des interprofessions est une des priorités du Gouvernement. Les
organisations professionnelles agricoles et les interprofessions qui regroupent les différents
maillons d’une même filière se sont multipliées ces dernières années. Des interprofessions,
fédérations, collèges, syndicats et coopératives de producteurs et de commerçants existent et
constituent un cadre privilégié de dialogue entre les acteurs des filières agricoles et le Gouvernement.
Elles comprennent l’Association nationale des organisations des professionnelles agricoles de Côte
d’Ivoire (ANOPA-CI) qui regroupe la totalité des filières agricoles ivoiriennes, l'Association pour le
développement des cultures vivrières intensives (ADCVI), la Fédération nationale des coopératives
du vivrier en Côte d’Ivoire (FENACOVICI), la Fédération nationale des riziculteurs de Côte d’Ivoire
(FENARIZ-CI), l’Organisation centrale des producteurs et exportateurs d’ananas, bananes et
mangues (OCAB), le Centre interprofessionnel des fruits et légumes (CIFEL), l’Interprofession de
l’oignon de Côte d’Ivoire (IOCI). Comme dans les autres pays membres de l’OHADA, depuis
l’adoption de l’acte uniforme en 2011, les coopératives doivent se conformer au modèle de statuts
pour les coopératives simplifiées ou avec conseil d’administration.
7 Les structures privées et les opérateurs privés se structurent et jouent un rôle capital dans la
compétitivité de l’agriculture ivoirienne. Il s’agit des moyennes et grandes exploitations agricoles
modernes, des entreprises agroalimentaires de conditionnement et de transformation, des
exportateurs et importateurs, des institutions financières, des fournisseurs d’intrants, des entreprises
de logistique et de transport, ainsi que des prestataires des services connexes.
8 Le secteur agricole de la Côte d’Ivoire bénéficie d’un appui technique et financier de
plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux, notamment la Banque mondiale, la Banque
africaine de développement, l’Union européenne, le Fonds international de développement agricoles
(FIDA), les agences spécialisées des Nations Unies et d’autres organisations internationales qui se
réunissent au sein du Groupe des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de
l’agriculture, développement rural et environnement qui compte une douzaine des membres actifs. Le
FIDA intervient en Côte d’Ivoire depuis 1981, à travers plusieurs projets dont le Projet d’Appui à la
Production Agricole et à la Commercialisation (PROPACOM), qui se clôture en mars 2018, et le
PROPACOM Ouest qui a débuté en 2014.
B. Justification
9 Les projets de développement agricole du FIDA en Côte d'Ivoire et d’autres PTF ont concentré
leurs interventions en amont des filières pour améliorer la productivité agricole. La production agricole
devrait s'améliorer davantage avec les investissements dans les infrastructures d’aménagements
hydro-agricoles qui devraient être terminés en 2017. Ces infrastructures devraient être valorisées par
des investissements complémentaires dans l’aval des filières pour résoudre des problèmes de
transformation et de commercialisation des produits agricoles. Les conditions de stockage et de
transformation étant très précaires, les pertes sont énormes. La production, en tant que telle, est
seulement l’une des étapes permettant de créer de la valeur ajoutée. La transformation et la mise en
marché des produits agricoles appropriés constituent une étape importante pour le développement de
ces filières agricoles qui ne reçoivent que très peu de soutien.
10 La transformation et la commercialisation sont encore des maillons faibles de la chaîne
de valeur des produits agricoles. Les agriculteurs considèrent souvent la commercialisation comme
leur problème majeur. L’amélioration de la transformation et de la commercialisation constitue ainsi un
levier susceptible d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur
nutritionnelle, de créer des emplois notamment pour les femmes et les jeunes et d’accroitre les
revenus, de stimuler la production additionnelle orientée vers les marchés, et d’accroître la résilience
des populations. La diversification agricole par la valorisation est une opportunité pour accroître la
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
productivité et réduire les inégalités et la pauvreté dans le monde rural, et offrir des opportunités des
revenus plus élevés aux agriculteurs mais aussi à contribuer à maitriser l’exode rural et l’émigration
des jeunes.
Table 1. Différence entre le PROPACOM et le PADFA
Domaines PROPACOM PADFA
Contexte et Contexte de sortie de crise, relance de la production Contexte de stabilité politique et de croissance économique
problématique agricole et augmentation de la productivité. vers l’émergence; génération de la plus-value pour les
producteurs par la valorisation des produits agricoles
Régions Districts des Savanes, Vallée de Bandama, et Zanzan Le PADFA réduit la zone du PROPACOM à deux districts
géographiques et Nombre de bénéficiaires: 25 000 exploitations familiales et (Savanes et Valée du Bandama) mais élargi le nombre des
bénéficiaires 50 000 bénéficiaires indirects bénéficiaires à 45 000 exploitations familiales et 9 500
ménages des bénéficiaires indirects (243000 personnes)
Filières ciblées et Riz, mais et maraîchage Riz, maraîchage et mangue (nouvelle filière)
réalisations Riz: Cible de 2400 ha d’aménagements hydroagricoles, Riz: Superficies
Réalisations: 29,5% (709 aménagés avant 2017 et Bas-fond 2500 ha de bas-fonds et 1000 ha de riz
695 ha prévus pour 2017. irrigué)
Semences certifiées: 0 % de 300 tonnes prévues Pluvial: 15000 ha
Production: 22% (3160 tonnes sur 14400 prévues) Semences: Variétés commercialisées
OPA: 14 OPA 934 exploitants dont 10% femmes, et -Maraîchage (350 ha prévus dont 100ha de goutte à goutte)
4% des producteurs encadrés (373 sur 9600) -Mangue: Nouvelle filière (10000 hectares traités contre la
Décortiqueuses: 1 sur 40 prévues, soit 3% mouche de fruits; 20000 hectares transformés localement)
Mini-rizeries: 2 sur 3 soit 67 %
Magasins: 6 sur 6 prévus, soit 100%
2. Maraîchage:
5% réalisations 4,6 ha réalisés sur 90 ha, et 34 ha
prévus pour 2017.
OPA: 2 avec 109 exploitants dont 104 femmes
Centres de groupage: 1 sur 6 prévus, soit 17%.
Augmentation de rendement (21%)
Composantes et Amélioration de l’offre des produits agricoles 46 % Valorisation et mise en marché avec des
budgets par Valorisation et mise en marché: Taux d’exécution physique interventions de renforcement des plateformes
composantes de 10%, aucune action n’a été entreprise dans l’appui aux régionales, diffusion des normes de prix et de qualité,
plateformes régionales et la mise en relation entre développement des partenariats commerciaux,
producteurs et acheteurs. réhabilitation des infrastructures de commercialisation,
promotion et marketing;
38 % Amélioration de l’offre des produits agricoles de
qualité
Approche de mise Approche des micro-projets axée sur la demande des OPA Approche chaîne de valeur inclusive axée sur les
en œuvre Structuration des Organisations des producteurs comme modèles d’affaires
élément central Partenariats commerciaux entres les OPA et les privés
Faiblesse des OPA, niveau de maturité 1, seulement 8% (Partenariats publics-privés-producteurs, Entreprises
ont atteint le niveau de maturité 2 des services aux organisations des producteurs,
40% des OPA contractualisation, commercialisation groupée)
Plateformes régionales multi-acteurs pour la diffusion
des normes de qualité et de prix, et le dialogue multi-
acteur
Autonomisation économique des OPA
Système de suivi et Suivi et évaluation centralisé et manuel Plateforme informatique avec des tablettes
évaluation Axé sur les activités et les produits préprogrammées,
Système de suivi et évaluation décentralisé et axé sur les
résultats (effets et impacts) responsabilisant les partenaires
et les OPA
Pilotage du Comité de pilotage national Comité national de pilotage étendu aux parties
Projet/Programme Instabilité et faibles performances de l’Unité de prenantes
coordination du projet et des antennes de coordination. Comité d’appui et de suivi technique au niveau des
Retards dans le démarrage régions,
Faibles taux de décaissement et des réalisations Recrutement du personnel par un cabinet privé et
physiques. accompagnement et suivi de proximité de l’Unité de
coordination et de gestion du projet.
Assistance technique pour la phase de démarrage
Financements des Dotations des intrants aux OPA pour reconstitution Partenariats publics-privés-producteurs, contractualisation
intrants pour les intrants; financements à coûts partagés des
brigades des jeunes prestataires des services; subventions
dégressives
Durée 5 ans 7 ans
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
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https://gain.fas.usda.gov/Recent%20GAIN%20Publications/Grain%20and%20Feed%20Annual_Dakar_Senegal_4-29-
2015.pdf
30
Le riz local est apprécié pour sa fraîcheur, sa digestibilité facile et se vend bien sur les marchés ruraux, le long des routes et
de plus en plus dans les supermarchés. Aussi, c’est à juste titre que certaines sociétés spécialisées dans l’importation du riz
comme Dreyfus travaillent de plus en plus pour le reconditionnement et la mise en valeur du riz local de Côte d’Ivoire. Des
labels de qualité sont nés : Rina de Daoukro, Sankofa d’Agboville et Savanna de Bouake.
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
commercialisés sur les marchés nationaux, occasionnant ainsi des pertes allant jusqu’à 45 pourcent
de la production. Des investissements des opérateurs du secteur privé (NAMBEL INVEST, RANCH
COBA, SODIPEX, KATOPE) se multiplient dans le conditionnement et la transformation de la mangue
pour l’export et le marché domestique. Cependant, l’engouement du secteur privé est encore timide.
C’est pourquoi, le programme devrait se pencher sur des dispositions à mettre en place pour susciter
et apporter un appui aux initiatives privées. L’analyse économique et financière montre aussi que la
valorisation par la transformation et la commercialisation sont rentables et génèrent une plus-value
pour les producteurs et les autres acteurs de la chaîne de valeur. Il est clair que les perspectives pour
la transformation et la commercialisation de la mangue sont très prometteuses. Cependant, la filière
mangue n’a reçu que peu d’appui du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Cette
filière emploie des milliers de jeunes et des femmes, et procure des revenus pour plus de 7 000 petits
producteurs qui fournissent annuellement 90 pourcent de la production. Ces producteurs ne
bénéficient d’aucun appui technique des structures étatiques et para étatiques (MINADER, CNRA et
ANADER) qui ne touchent que seulement 2,2 %. Certains centres de conditionnement de la mangue
autres essaient, à des périodes bien définies, d’encadrer les producteurs qui leurs sont affiliés. Mais
cela ne représente qu’une infime partie (2%).
19 Les concertations avec les opérateurs économiques du secteur privé, les commerçants
grossistes et détaillants, les producteurs et les services techniques ainsi que l’analyse économique et
financière ont confirmé la compétitivité et la profitabilité de ces trois filières sélectionnées. Il faut noter
cependant que ces filières sont confrontées à des difficultés parmi lesquelles: (i) la faible
capacité de transformation; (ii) l’existence de pertes après récolte importantes allant jusqu’à plus de
40 pourcent pour les légumes et la mangue; (iii) la forte pression des maladies et des parasites
(mouche des fruits, anthracose); (iv) le problème de commercialisation à cause de la faible
structuration des filières; et (v) le manque d’organisation des acteurs qui ne favorise pas son
expansion. Une approche « chaîne de valeur » permet de développer un lien étroit entre différents
acteurs maillons de la production, gestion post-récolte, transformation et commercialisation, dans le
but de créer de la valeur et des profits pour les différents acteurs, par la mise en marché de produits
appropriés.
20 Le choix de ces filières est fortement aligné aux objectifs de développement inclusif et
d’émergence du PND et du PNIA, et aux trois objectifs stratégiques du FIDA à savoir (i) renforcer les
capacités productives des populations rurales; (ii) accroître les avantages que les populations rurales
tirent de leur intégration au marché; et (iii) renforcer la viabilité environnementale et accroître la
résilience au changement climatique des activités économiques des populations rurales. L’objectif de
ce Programme est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les revenus des
exploitations agricoles tirés des filières cibles dans la zone du Programme.
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
Densité de la population (personnes par kilomètre carré de superficie des terres) 71.4
Taux de fertilité chez les adolescents (nombre de naissance par 1 000 femmes
135.6
âgées de 15 à 19 ans)
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural
http://databank.banquemondiale.org/data/reports.aspx?source=2&country=CIV
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
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http://donnees.banquemondiale.org/pays/cote-d'ivoire
34
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
35
L’indice d’inégalité de genre traduit le désavantage des femmes dans les trois dimensions du développement humain : la
santé reproductive, l’autonomisation et le marché du travail résultant d’inégalités entre les femmes et les hommes
36
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
37
Proportion de personnes de plus de 15 ans sachant lire et écrire
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
note d’énormes progrès car le taux de fréquentation scolaire des femmes passe de 13 pourcent avant
l’indépendance à 74,3 pourcent en 2015.
5 Genre, emploi et pauvreté. La population en âge de travailler (personne âgée d’au moins 14
ans) représente 62,8 pourcent de la population en juillet 2016. Elle est composée de personnes
relativement jeunes (63,1 pourcent ont moins de 35 ans) et de personnes faiblement instruites (73,1
pourcent ont au plus le niveau primaire). 52,8 pourcent de cette population vit en milieu urbain et 47,2
pourcent en milieu rural. Dans cette population en âge de travailler, la part des personnes en emploi
38
est estimée à 56,6 pourcent . La structure de l’emploi en Côte d’Ivoire montre une prédominance des
emplois dans le secteur informel évaluée à 93,9 pourcent, dont 91,9 pourcent pour les hommes et
96,8 pourcent pour les femmes. L’emploi formel reste faible aussi bien en milieu urbain (13,1 pourcent
à Abidjan et 8,6 pourcent pour les autres villes) qu’en milieu rural (2,1 pourcent). Le taux d’emplois
vulnérables est situé à 70,4 pourcent au niveau national; il est de 64 pourcent pour les hommes et
78,9 pourcent pour les femmes. Il est plus élevé en milieu rural où il est de l’ordre de 81,5 pourcent
39
qu’en milieu urbain où il est de l’ordre de 57,3 pourcent .
6 L’agriculture reste le secteur d’activité le plus pourvoyeur d’emplois avec 49,3 pourcent, elle est
suivie par le secteur des services avec 21,6 pourcent, le commerce avec 21,2 pourcent et l’industrie
avec 7,9 pourcent. Si les trois derniers secteurs voient l’essentiel des emplois qu’ils offrent concentrés
en milieu urbain, l’agriculture reste le plus grand réservoir d’emploi en milieu rural avec 77,7 pourcent
contre 31,1 pourcent en milieu urbain. Si l’on tient compte de la répartition des emplois par groupe
d’âge dans les 4 secteurs d’activités, on a une concentration des personnes de plus de 60 ans dans
l’agriculture (72,4 pourcent); les jeunes de 14 à 34 ans sont plus présents dans les trois autres
secteurs.
7 Dans l’ensemble et pour tous les secteurs d’activités, l’emploi indépendant occupe une grande
proportion des travailleurs notamment 60,9 pourcent, l’emploi salarié représente 24,8 pourcent et les
aides familiaux 14,4 pourcent. L’emploi salarié est localisé relativement en grande partie en milieu
urbain (52,3 pourcent à Abidjan et 31,0 pourcent dans les autres zones urbaines), le milieu rural
concentre plus les emplois indépendants à 68,9 pourcent (soit 7 emplois sur 10). La concentration de
l’aide familiale estimée à 19,7 pourcent est la plus élevée en milieu rural, contre 11,5 pourcent dans
les autres villes et 3,9 pourcent à Abidjan. En ce qui concerne les groupes d’âge, les jeunes de 25 à
34 ans suivent la même tendance que pour les adultes avec une forte concentration dans les emplois
indépendants (58,6 pourcent); pour les jeunes de 14-24 ans, 38,7 pourcent sont dans l’aide familial,
35,4 pourcent dans les emplois indépendants et 25,9 pourcent dans les emplois salariés.
8 Sécurité alimentaire, nutrition, genre et pauvreté. L’analyse de la sécurité alimentaire (ENV
2015) selon les régions montre que l’insécurité alimentaire globale (sévère et modérée) est beaucoup
accentuée dans les régions du grand Nord, y compris dans 3 de 5 régions qui seront intéressées par
les activités du Programme, notamment le Poro (15,3 pourcent), le Hambol (15,8 pourcent) et le
Tchologo (16 pourcent) et qui sont bien au-dessus de la moyenne nationale de 12,8 pourcent. Les
ménages vivant au milieu rural restent les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire étant 14,3
pourcent du total des ménages affectés. Les régions du Centre (30 pourcent), du Nord (39 pourcent)
et Nord-Est du pays (39 pourcent) ont des taux de retards de croissance jugés comme sérieux et
jusqu’à critiques selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les enfants
vivant au milieu rural présentent plus de risque de retard de croissance que ceux vivants dans les
zones urbaines. Par ailleurs, il faut aussi noter que les garçons sont plus affectés que les filles avec
des taux de prévalence du retard de croissance de 33 pourcent et de 27 pourcent, respectivement
(EDS-MICS 2011-2012).
9 La diversité alimentaire dans la consommation et la fréquence des repas dans les ménages en
insécurité alimentaire est faible et reste une des causes principales de la malnutrition. Par conséquent
et de façon générale, le régime alimentaire des ménages plus pauvre reste essentiellement basé sur
les tubercules, les racines et les céréales qui contribuent à plus de 65 pourcent aux apports
38
Enquête nationale sur la situation de l’emploi et le secteur informel, Résultats préliminaires, Octobre 2016
39
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
10
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
40
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
41
Autonomiser les femmes africaines : Plan d’actions. Indice de l’égalité du genre en Afrique 2015, Groupe de la Banque
Africaine de Développement, Mai 2015
42
Politique nationale de la jeunesse 2016-2020
43
L’ENV 2015 recense que la proportion de ceux qui vont encore à l’école est de 78,5 pourcent chez les 10-14 ans, 50,7
pourcent pour les 20-24 ans, 40,8 pourcent pour les 30-34 ans, et 23,7 pourcent pour les plus de 60 ans.
11
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
44
ENSETE 2013
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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
Service Civique ((MPJEJSC). Si son appellation a évolué en fonction des réalités des différentes
époques, ses attributions étaient restées inchangées à savoir la création des conditions
d’encadrement performant de la jeunesse ivoirienne, et la formation de la jeunesse à des prises de
responsabilités pour accompagner le développement national. Aux niveaux décentralisés, les
collectivités décentralisées (Conseils régionaux, Conseils municipaux et Conseils de districts)
intègrent les questions liées à la jeunesse dans leurs programmes d’action.
21 En ce qui concerne la société civile, la Côte d’Ivoire compte actuellement huit fédérations
nationales de mouvements et associations de jeunesse reconnues et agrées par le Ministère en
45
charge en charge de la jeunesse et de l'emploi des jeunes . Le Gouvernement a créée le 8 avril 2015
l’agence nationale pour l’insertion et l’emploi des jeunes, dénommée Agence Emploi Jeunes (AEJ) qui
est née de la volonté du Gouvernement d’effectuer la réorganisation institutionnelle de toutes les
structures dédiées à l’insertion des jeunes dont l’Agence d’études et de promotion de l’emploi
(AGEPE) et le Fonds national de la jeunesse (FNJ). L’AEJ a pour mission de (i) contribuer à la mise
en œuvre de la politique nationale d’insertion professionnelle et d’emploi des jeunes, (ii) définir et
mettre en œuvre des stratégies de promotion de l’insertion professionnelle et de l’emploi des jeunes,
et (iii) mobiliser les ressources pour la mise en œuvre des projets et programmes d’insertion
professionnelle et d’emploi des jeunes.
22 Les interventions des projets du FIDA en Côte d’Ivoire notamment le PROPACOM permettent
de tirer quelques enseignements. Si dans l’ensemble une certaine sensibilité au genre peut être notée
dans les documents de conception de projet, on constate que la transcription de cette sensibilité au
niveau de la mise en œuvre des différentes activités n’apparaît pas effective, notamment dans les
46
résultats obtenus à différents niveaux. En effet, la mise en œuvre du projet a souffert de (i) l’absence
d’une stratégie de ciblage, genre et jeunes clairement déclinée; (ii) l’absence d’outils opérationnels
permettant la mise en œuvre de ladite stratégie; (iii) la non prise en compte du genre dans le système
de suivi-évaluation et de ses différents outils; (iv) l’absence de personnel dédié pour s’assurer de la
prise en compte des aspects de genre et de leurs suivis dans le projet, et la faible responsabilisation
de l’ensemble de l’équipe du projet sur l’importance de l’intégration transversale de cet aspect; (v) la
faible communication sur la stratégie et la faible diffusion des résultats de mise en œuvre permettant
de voir les écarts entre les objectifs et les réalisations; (vi) d’une allocation inadéquate des ressources
financières ne permettant pas la mise en œuvre effective de la stratégie. Le PADFA portera une
attention particulière sur ces éléments afin qu’ils soient redressés dans l’intégration du genre au sein
du Programme.
Zone d’intervention
23 La zone d’intervention du PADFA concernera les régions de Bagoue, Poro, Tchologo, Hambol et
de Gbêkê. Malgré que ces zones soient caractérisées par une plus grande incidence de la pauvreté
allant de 57 pourcent à 83 pourcent, contre une moyenne nationale de 46,3 pourcent; elles offrent
cependant un grand potentiel dans la production de mangue, de riz et de produits maraîchers. La
priorisation des sites d’intervention prendra en compte: (i) la demande très importante à satisfaire par
les produits locaux; (ii) la valorisation des infrastructures de production déjà construites par le
PROPACOM et les autres partenaires; (iii) le potentiel de production excédentaire des filières ciblées
pour alimenter les marchés et les usines de transformation et de conditionnement; (iv) la présence
d’un secteur privé dynamique pour impulser les partenariats publics-privés-producteurs; et (v) le
niveau de vulnérabilité, la proportion élevée de personnes en insécurité alimentaire et la prévalence
de la malnutrition chronique.
45
Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020, p.15
46
Etude diagnostique genre, ciblage et jeunes, PROPACOM, Mars 2017
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
Groupes cibles
24 En promouvant l’approche filière, le PADFA visera à toucher l’ensemble des acteurs engagés
dans les différents segments des trois filières ciblées. Il s’agit: (i) des petits producteurs et de leurs
organisations; (ii) des acteurs en aval des filières dont les transformateurs, les commerçants et les
consommateurs; (iii) des acteurs exerçant des activités et métiers connexes dont les fournisseurs
d’intrants, les fournisseurs et réparateurs de matériels et équipements agricoles, les transporteurs; (iv)
le secteur privé qui permettra d’impulser des partenariats rentables, inclusifs et équitables au niveau
47
des filières. Les femmes rurales et les jeunes ruraux (15-35 ans) qui représentent un ratio important
au niveau des trois filières, constitueront des sous-groupes privilégiés en raison des difficultés qu’ils
rencontrent dans l’accès aux connaissances, aux facteurs de production et au marché; ainsi que du
niveau marqué de chômage et de sous-emploi les affectant. Il s’agit ainsi des femmes et des jeunes
déjà actifs au niveau des filières, et des jeunes sans emploi désireux de s’installer dans les filières
appuyées.
25 Le PADFA cible 32 500 ménages ruraux, dont 20 000 dans la filière de riz, 3000 dans la filière
48
maraîchère et 6 000 dans la filière mangue . Le Programme permettra également de toucher environ
4 500 ménages du fait de la nature structurante des investissements, de l’orientation des activités en
aval (transformation et commercialisation) et des effets d’entraînement sur la professionnalisation des
49
OP. Le nombre total de bénéficiaires sera ainsi porté à environ 180 000 personnes . Ceci représente
environ 10 pourcent de la population rural totale de cinq régions couvertes par le Programme, soit
1,830,778 personnes, excluant les grands centres urbains de Bouake et de Korhogo (Annexe 1). Ce
pourcentage pourrait augmenter après le ciblage géographique qui se fera dans la phase de
prédémarrage du Programme.
26
27 Le Programme a pour objectif d’atteindre au moins 40 pourcent de femmes et 40 pourcent de
50
jeunes parmi les bénéficiaires directs dans l’ensemble de ses interventions.
47
Priorité accordée aux femmes chefs de familles avec enfants de 0 à 2 ans
48
Plusieurs exploitations familiales sont impliquées dans les trois filières en systèmes de culture.
49
En considérant la taille moyenne des ménages ivoiriens qui est de 5.4 (RGPH, 2014)
50
Un quota minimum spécifique pour chaque filière est donné dans le tableau de caractérisation des bénéficiaires
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
membres sont à majorité féminine et peu ou pas alphabétisés, prise en charge partielle des
jeune; ou prévoyant l’inclusion de possédant des moyens moyens de traitement et
femmes et de jeunes le cas échéant de production d’entretien, ayant un
traditionnelle ou rendement inférieur à 4T/Ha,
intermédiaire (dabas, désirant se professionnaliser et
machette, forage, etc.), faire de la mangue une activité
ayant un accès irrégulier principale
aux intrants, utilisant Pour les opérations post-
principalement la main récoltes: Femmes et jeunes
d’œuvre familiale travaillant comme main
Pour la production de d’œuvre familiale tendant à
semences et de devenir salariés saisonniers
pépinières: groupements dans les diverses activités
de maraîchers et de entre les vergers et les stations
pépiniéristes pour la de conditionnement/unités de
production et transformation, déscolarisés
multiplication de ayant un niveau d’éducation
semences dont les assez bas
membres sont à majorité
féminine et jeune
STRUCTURATION ET RENFORCEMENT DES ORGANISATIONS DE PRODUCTEURS: groupement
d’hommes, femmes et jeunes impliqués dans la production et la transformation au niveau des trois filières, et qui
bénéficient des autres appuis apportés par le Programme
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
Catégorie 1
Catégorie 1. Opérateurs
(5%) privés, propriétaires des vergers
modernes de mangues et des
Catégorie 2 stations de conditionnement des
20% mangues et exportateurs de mangue
et des légumes, propriétaires des
Categorie 4 mini-rizeries, commerçants grossistes
(40%) de riz et des légumes en relation
contractuelle avec les producteurs.
Catégorie 4 Les interventions du PADFA viseront
à améliorer le plateau technique, à
(35%) diffuser les normes de qualité et
mettre en normes les stations de
conditionnement, accompagner la certification, et faciliter l’accès au crédit, et à développer
des partenariats commerciaux avec les producteurs suivant les modèles économiques
appropriés.
51
Trois des régions choisies sont parmi les régions les plus vulnérables de la Côte d’Ivoire avec des taux de pauvreté,
d’insécurité alimentaire et de malnutrition élevés. Les deux autres régions sont moyennement pauvres mais avec des taux de
pauvreté supérieurs à la moyenne nationale.
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
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Gender Action Learning System (GALS)
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
53
sensibles au genre dans le ciblage, la planification et le suivi-évaluation du Programme; gestion des
savoirs et communication sur les bonnes pratiques de ciblage et les leçons apprises, etc.); et (e) de la
promotion de l’approche participative (évaluation des besoins, planification des activités, etc.) et du
développement de partenariats avec les institutions impliquées dans l’intégration du genre,
l’autonomisation des femmes et l’inclusion des pauvres.
32 Des mesures opérationnelles afin de disposer des modalités de gestion de programme
appropriées seront également mises en place: une planification et une budgétisation sensibles au
genre; l’intégration d’une responsable ciblage et genre au sein de l’UCP; la promotion des
candidatures féminines dans la mise en œuvre du Programme notamment pour les équipes sur le
terrain pour faciliter la participation des femmes bénéficiaires aux activités du Programme; le choix
des partenaires de mise en œuvre disposant d’une relation de proximité avec les bénéficiaires; le
renforcement en moyens matériels des partenaires pour arriver à toucher les bénéficiaires dans les
différentes zones (véhicules, motos, etc.); le renouvellement des contrats de partenariat en fonction
du respect de la stratégie de ciblage.
D. Stratégie genre
33 La stratégie de ciblage développée au démarrage du PADFA sera assortie d’une stratégie
considérant l’intégration de l’égalité des sexes. Ces questions ont été considérées dès le démarrage
du processus de formulation du Programme, lequel s’est appuyé sur une analyse des données de
pauvreté et des différences en matière de genre au niveau des filières et des différents segments. Les
différentes études prévues au démarrage permettront encore d’approfondir et de continuer à prendre
en compte ces aspects.
34 Les activités du projet seront développées selon une perspective de genre afin de lever les
barrières et réduire les inégalités en défaveur des femmes. Il s’agira en premier lieu de promouvoir
des activités visant à faciliter l’accès des femmes aux compétences et aux connaissances:
l’alphabétisation fonctionnelle - principal outil en matière de développement humain; les formations
techniques et transversales (gestion, entrepreneuriat, négociation, marketing et accès aux marchés,
éducation financière, éducation sur les bonnes pratiques environnementales liée à l’hygiène, la
gestion de l’eau, fertilité des sols et à la transformation des produits, etc.) pour renforcer les femmes
dans la conduite de leurs activités; la facilitation de l’accès à l’information (appui à la création et au
fonctionnement des groupements de femmes, appui à la participation des femmes et de leurs
organisations dans les différentes cadres de concertation, participation des femmes aux visites
d’échanges, etc.).
35 Le Programme promouvra également l’autonomisation économique des femmes en facilitant
leur accès aux actifs/ressources et facteurs de production, leur participation aux activités
rémunératrices, ainsi qu’en renforçant leur contrôle sur les avantages: appui dans la première
exploitation des terres aménagées (l’appui à finalisation des travaux terminaux permettant la
valorisation des périmètres maraîchers, équipement des sites de production maraîchers en
technologies d’irrigation, etc.); la facilitation de l’accès aux intrants pour la production de riz et des
légumes; facilitation de l’accès aux services d’appui et de conseil: promotion de méthodologies
d’apprentissage interactif entre les sexes (GALS) pour promouvoir l’accès équitable aux ressources
puis la répartition équitable des bénéfices au niveau des ménages et des groupements;; etc.
36 Le PADFA promouvra aussi des activités améliorant le bien-être des femmes et allégeant leurs
charges de travail: activités de promotion des bonnes pratiques nutritionnelles (éducation
nutritionnelle, facilitation de l’accès aux produits, etc.); promotion des méthodologies d’apprentissage
interactif entre les sexes (GALS) au niveau des ménages et des groupements pour sensibiliser et
promouvoir la répartition équitable des charges de travail au sein des ménages et entre les hommes
et les femmes; adduction d’eau et de forage pour soutenir les activités de production et de
transformation, et pour réduire le temps et les efforts consacrés par les femmes à la corvée d’eau;
53
Intégration d’indicateurs sensibles au genre dans le système de suivi-évaluation, ventilation des données par sexe, utilisation
des méthodes d’évaluation participative des performances.
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
dotation de tricycles pour faciliter le transport des produits maraîchers des sites de production vers les
hangars et les marchés; promotion de technologies de transformation permettant d’améliorer la
qualité des produits et de répondre plus favorablement à la demande du marché (séchoirs solaires
polyvalents pour le maraîchage, unité de séchage moderne pour la mangue, etc.); production de
briquettes de balle de riz et de bioénergie pour l’énergie domestique et pour alléger le travail des
femmes.
37 Et enfin, le PADFA promouvra des activités renforçant la participation des femmes et leurs rôles
dans les prises de décision: appui à l’intégration des femmes dans les groupements, à la structuration
ascendante desdits et leur intégration dans les organisations professionnelles
agricoles/interprofessions; appui aux femmes pour intégrer les organes décisionnelles au niveau des
différentes structures et organisations (coopératives, organisations professionnelles agricoles,
interprofessions, plateformes filières, etc.); renforcement de capacités en leadership, gestion
d’affaires et de partenariat, négociation; facilitation de l’accès des femmes à l’information (choix de
canaux et outils de communication appropriés, au niveau des champs écoles, etc.).
38 Des mesures opérationnelles seront prises par le Programme pour faciliter la mise en œuvre
de la stratégie et des activités. Il s’agira de l’allocation de ressources humaines et financières pour la
réalisation des activités prévues (présence d’un responsable des questions de ciblage et de genre
dans l’UCP, budgétisation sensible au genre dans les plans de travail et budget annuels); fixation d’un
quota minimum de femmes que le Programme doit toucher (Cf. Tableau de caractérisation des
bénéficiaires pour les quotas minimum à respecter pour chaque filière); choix de partenaires de mise
en œuvre ayant une sensibilité notée et de l’expérience en matière d’intégration du genre;
sensibilisation et renforcement de l’équipe du projet et des partenaires sur l’approche d’intégration de
l’égalité entre les sexes; participation aux dialogues politiques intégrant des questions de genre, etc.
Le système de suivi-évaluation du projet reposera sur des données ventilées par sexe, et analysera
l’atteinte des résultats selon une perspective de genre.
E. Stratégie «Jeunes»
39 Les jeunes femmes et les jeunes hommes constituent un sous-groupe privilégié du PADFA; ils
ont été consultés dans le processus de formulation et seront associés à la mise en œuvre et au suivi-
évaluation du projet. La stratégie genre et ciblage du PADFA veillera également à considérer une
stratégie spécifique qui visera l’inclusion des jeunes hommes et femmes âgées de 15 à 35 ans au
niveau des différentes filières et segments. Le Programme appuiera: (i) les jeunes qui travaillent déjà
dans les 3 filières notamment les auto-exploitants, les filles et fils d’agriculteurs qui sont déjà
impliqués dans les exploitations de leurs parents; et également (ii) les jeunes qui sont intéressés à
intégrer les différents segments des filières pour en faire un métier, il s’agira des jeunes en
déperdition scolaire ainsi que des jeunes étudiants et diplômés ayant achevé un certain niveau dans
le système éducatif.
40 L’inclusion des jeunes dans les filières reposera sur deux approches qui seront différenciées en
fonction du niveau d’éducation du jeune. Les jeunes ayant un niveau d’éducation plus ou moins élevé
seront mis ensemble (en coopératives de jeunes, GIE) et seront renforcés pour s’orienter vers des
54
activités basées sur une approche entrepreneuriale . Les jeunes ayant un niveau d’éducation
relativement bas pourront dans un premier temps être appuyés pour intégrer des groupements mixtes
(pouvant comprendre des femmes, des hommes, des jeunes et des moins jeunes) au sein desquels
ils pourront renforcer leurs capacités dans les différents aspects de conduite de l’activité.
41 Le PADFA s’attachera à favoriser l’autonomisation des jeunes et à renforcer leur participation.
Plusieurs activités sont prévues en ce qui concerne l’autonomisation: l’alphabétisation fonctionnelle,
les activités de renforcement de capacités techniques (champs écoles paysans, utilisation des
nouvelles technologies, etc.) et transversales (gestion, entrepreneuriat, négociation, marketing et
accès aux marchés, éducation financière, etc.); la facilitation de l’insertion par l’orientation vers des
54
Exemple : cas des jeunes qui seront appuyés pour la fourniture des services de fabrication et de réparation des matériels et
équipements agricoles
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
1. Est-ce que le principal groupe cible - les personnes Oui, les groupes-cibles du PADFA comprennent les ruraux
devant tirer le plus parti des interventions - correspond pauvres et vulnérables touchés par l’insécurité alimentaire et la
au groupe cible du FIDA tel que défini dans la politique malnutrition chronique dont particulièrement les femmes et les
concernant le ciblage (les ruraux plus pauvres et jeunes; ils n’ont pas ou peu d’accès à l’éducation, accèdent
vivant dans l'insécurité alimentaire) ? difficilement aux facteurs de production (terre, eau, financement,
etc.) et ont un accès irrégulier aux marchés.
2. Des sous-groupes cibles ont-ils été identifiés et décrits Oui, le tableau de caractérisation des bénéficiaires du Programme
en fonction de leurs caractéristiques socio- dans l’Appendice 2 identifie les sous-groupes ciblées dans les
économiques, ressources et moyens d'existence différentes activités; tout en considérant le sexe, l’âge, les profils
particuliers - avec une attention sur les différences entre socio-économiques; les ressources et les moyens d’existence.
genre et jeunes ?
3. Des indications sont-elles données sur l'intérêt des Oui, les missions de préparation et de formulation ont associé les
sous- groupes cibles identifiés pour les activités groupes-cibles potentiels du PADFA afin de tenir compte de leurs
proposées, et sur leur probable adhésion ? aspirations. Les activités proposées par le Projet constituent des
réponses aux besoins et contraintes exprimées par les différents
groupes cibles.
4.1. Ciblage géographique – basé sur des données sur Oui, le ciblage de la zone d’intervention du PADFA s’est basé sur
la pauvreté ou des indicateurs de substitution, il permet les données disponibles en matière de vulnérabilité: pauvreté,
d'identifier, pour les projets/ programmes à base sécurité alimentaire, malnutrition; le choix a été basé sur
territoriale, les zones géographiques (et les l’incidence élevée de la pauvreté et de vulnérabilité. Pendant les
communautés de ces zones) à haute concentration de prochaines étapes de la conception, les données intra régionales
pauvres seront affinées pour s’assurer de bien toucher les poches de
pauvreté à forte concentration de pauvres dans le choix des
départements et localités à appuyer.
4.2. Ciblage direct - lorsque des ressources ou des Oui, des critères d’éligibilité favoriseront l’inclusion des groupes les
services sont destinés à des personnes ou à des plus vulnérables, des jeunes et des femmes dans les activités du
ménages spécifiques Programme. L’utilisation du système de quotas (au moins 50 %
de femmes et 40 % de jeunes pour l’ensemble des interventions
du Programme) renforcera ces critères. Certaines activités sont
directement orientées à l’endroit des femmes et des jeunes.
4.3. Auto ciblage - lorsque les biens et services Oui, le développement des réponses apportées par le PADFA
répondent aux besoins prioritaires, les dotations en (appui à des travaux terminaux permettant la valorisation de sites
ressources et les stratégies de subsistance des groupes- de production, amélioration de plateaux techniques pour la
cibles transformation, recherche et diffusion des semences de bonne
qualité et permettant d’étaler la production, etc.) se base sur la
connaissance des besoins et aspirations des différentes catégories
de groupes-cibles. Les activités ont été identifiées avec les
groupes cibles et soutiennent leurs stratégies de subsistance.
4.4. Mesures d'autonomisation – y compris Oui, la stratégie de ciblage du PADFA s’adossera sur des
l'information et de la communication, ciblé sur le campagnes de sensibilisation, d’information et de communication
renforcement de capacité et de confiance, appui autour des objectifs du Programme, ses cibles et son mode
organisationnel, afin de renforcer et d'encourager une opératoire, à l’endroit de tous les acteurs et bénéficiaires
participation plus active et l'inclusion dans la potentiels dès son lancement, avec un focus sur les femmes et
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
planification et la prise de décision des personnes qui, les jeunes (hommes et femmes). Les capacités des femmes et
traditionnellement, ont moins de poids et de pouvoir des jeunes, et leurs organisations seront renforcées afin
d’accroître leurs possibilités de se faire entendre, et promouvoir
ainsi leur participation. A travers des méthodologies interactives
au niveau des ménages et des groupements, le PADFA
cherchera également à contribuer au rétablissement de l’équilibre
social.
4.5. Mesures de facilitation – visant à renforcer les Oui, le PADFA participera au dialogue politique liant le ciblage de
attitudes et l'engagement des parties prenantes et des la pauvreté, l’équité genre et l’inclusion jeunes au développement
partenaires à l'égard du ciblage de la pauvreté, de des filières; et s’attachera également à renforcer la sensibilité et
l'équité genre et de l'autonomisation des femmes. Elles les capacités de l’équipe du Programme et des différents
incluent le dialogue politique, la sensibilisation et le partenaires sur ces questions.
renforcement des capacités
4.6. Attention aux procédures qui pourraient freiner Oui, la conception et la mise en œuvre du dispositif
la participation des groupes cibles visés (par exemple, d’accompagnement des groupes-cibles reposent sur une
une contribution excessive exigée des bénéficiaires; des approche participative et inclusive: les modalités de contribution
procédures juridiques contraignantes, etc.) financière des groupes cibles seront adaptées à leur possibilité.
4.7. Mesures opérationnelles - modalités de gestion Oui, le PADFA se dotera d’une spécialiste qui sera chargée des
des projets/programmes appropriés, personnel, sélection questions de ciblage, de genre, d’inclusion des jeunes et de
des partenaires de mise en œuvre et de fournisseurs de nutrition.
services Une approche de gestion de Programme sensible au genre sera
adoptée: planification et budgétisation sensible au genre, suivi-
évaluation sensible au genre, etc.
Le choix des partenaires de mise en œuvre et le renouvellement
de leurs contrats seront guidés entre autres par leur sensibilité sur
le ciblage des groupes cibles du FIDA et le respect du ciblage
conformément à la stratégie déclinée.
5. Suivi des résultats du ciblage. Le DCP précise-t-il Oui, le DCP précise que le système de suivi-évaluation
que les résultats du ciblage feront l'objet d'un suivi- accompagnera la mise en œuvre de la stratégie de ciblage.
évaluation participatif, seront évalués lors d'une revue à Le spécialiste en charge du ciblage et du genre veillera en
mi-parcours ? relation avec le responsable suivi-évaluation à ce que les
indicateurs du système de suivi-évaluation soient ventilés selon le
genre et l’âge; et à ce qu’un suivi des produits, effets et impacts
soit assuré.
Les questions de genre et la pauvreté seront intégrées dans les
études sont prévues au démarrage du Programme, seront
renseignées continuellement dans le système de suivi-évaluation
et seront évaluées à mi-parcours et en fin de Programme.
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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
1. Le DCP contient - et la mise en œuvre du Projet Oui, la partie « Genre et Pauvreté » dans l’Appendice 2
est basée sur - des données de pauvreté analyse les disparités hommes-femmes et met en exergue la
désagrégées par genre et une analyse spécifique par pauvreté et les inégalités selon le genre. Les contraintes
genre pour les activités/secteurs concernés, ainsi relatives à l’autonomisation économique, la participation des
qu'une analyse pour surmonter tout obstacle non femmes et à leur charge de travail au niveau des 3 filières
intentionnel pour la participation des femmes sont redressées dans les activités développées dans les
différentes composantes et sous-composantes du
Programme.
Développer l'autonomisation économique Oui, le PADFA facilitera l’accès des femmes aux actifs de
des femmes grâce à l'accès et au contrôle d'actifs production (réalisation des travaux terminaux sur les sites
productifs et du foyer pour permettre leur exploitation, mise en place des
mécanismes de financement à coût partagé pour l’acquisition
de matériels et équipements, etc.). Des méthodologies
d’apprentissage interactif selon le sexe seront utilisées au
niveau des ménages et des groupements pour contribuer au
rétablissement de l’équilibre social; ceci promouvra un accès
et un contrôle plus équitables sur les actifs au sein du foyer et
dans les organisations.
Renforcer et assurer la représentation et la Oui, la représentation et la participation des femmes dans les
participation des femmes dans les organes de organisations paysannes constitue une des critères de
décision d'instances locales ciblage des ces dernières. Les partenaires de mise en œuvre
accorderont une attention particulière à l’objectif d’avoir au
moins 50 % de femmes dans les instances de décision.
Alléger la charge de travail des femmes et Oui, les activités d’appui à l’accès à l’eau (forage,
atteindre un équilibre équitable entre la charge de technologies d’irrigation) et aux nouvelles technologies, les
travail des femmes et des hommes dotations en équipements de transport pour l’évacuation des
produits, le recours à d’autres ressources comme les
briquettes de sons de riz et la bioénergie pour l’énergie
domestique permettent l’allègement de la charge de travail
des femmes.
3. Le DCP indique dans la section ciblage ce que le Oui, la section ciblage décline des sous-groupes de cibles en
Projet apportera dans une perspective de genre tenant compte du genre et de l’âge. Les appuis à apporter par
le Programme sont également déclinés en fonction des
besoins et contraintes exprimées par les différents sous-
groupes. Ces éléments sont explicités dans l’Appendice 2.
4. Le DCP décrit les éléments clés pour Oui, le DCP décrit les éléments clés de la stratégie genre,
l'opérationnalisation de la stratégie de genre, dans les ainsi que les activités opérationnelles permettant de soutenir
composantes concernées ladite stratégie au niveau des composantes.
5.1. Affecter des ressources humaines et Oui, le PADFA se dotera d’une spécialiste en charge des
financières adéquates pour mettre en œuvre une questions de ciblage, d’intégration du genre et de l’inclusion
25
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes
approche genre des jeunes, ainsi que des aspects de nutrition; elle jouera un
rôle d’impulsion et d’accompagnement de la dynamique genre
dans le Programme.
Le Programme adoptera également dans sa mise en œuvre
une planification et une budgétisation sensible à l’intégration
de l’égalité des sexes.
5.2. Assurer et appuyer la participation active des Oui, la participation active des femmes dans les instances et
femmes dans des instances et comités prenant des comités prenant des décisions liées aux activités du
décisions liées aux activités du Projet, y compris la Programme sera soutenue par des mesures incitatives de
fixation d’objectifs spécifiques pour leur participation sensibilisation et de renforcement.
5.3. Veiller que les arrangements de Projet Oui, la dimension genre et jeunes sera également introduit
(composition de l'équipe de Projet, TdR de dans les critères de sélection du personnel du Programme.
recrutement pour le personnel et les partenaires Les attributions de chaque membre de l’équipe sur les
d’exécution, …) reflètent l'attention à l'équité genre et aspects de genre seront clarifiées dans leurs TdR; et
aux aspects d'autonomisation des femmes l’ensemble de l’équipe sera sensibilisée et formée.
Le choix et le renouvellement des contrats de partenariats
seront guidés entre autres par un respect du ciblage
conformément à la stratégie déclinée.
5.4. Réaliser des efforts spécifiques pour atteindre les Oui, les candidatures féminines seront promues dans l’équipe
femmes. de mise en œuvre du Programme notamment pour les
équipes sur le terrain pour faciliter la participation des femmes
bénéficiaires.
5.5. Identifier les opportunités pour soutenir des Oui, le PADFA s’aligne aux orientations stratégiques
partenariats stratégiques avec le gouvernement et nationales. Les Ministères et leurs services déconcentrés
d'autres institutions de développement pour la mise en constituent des partenaires privilégiées du projet. A travers
réseau et le dialogue politique son approche de faire-faire, le projet collabore avec de
nombreuses institutions de développement pour la mise en
œuvre des activités. Les résultats des interventions et les
leçons apprises seront capitalisés et diffusés notamment pour
soutenir le dialogue politique relatif à ces aspects.
6. Le cadre logique, le système SE et de gestion des Oui, le cadre logique, le système SE et de gestion des savoirs
savoirs du Projet prévoient des indicateurs de prévoient la ventilation des données selon par sexe et âge.
performance et spécifiques sur l'équité genre et Le spécialiste en charge du ciblage et du genre veillera en
l'autonomisation des femmes relation avec le responsable suivi-évaluation à ce qu’un suivi
des produits, effets et impacts considérant l’intégration de la
dimension genre soit assuré.
26
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés
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Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés
PROPACOM et des autres projets, mais sera différent des projets antérieurs en ce sens qu’il mettra
davantage l’accent sur l’amélioration des activités en aval de la production agricole., tout en portant
en grande échelle les acquis des projets précédents pour l’augmentation de la production et la
professionnalisation des organisations des producteurs.
11 Dynamique entrepreneuriale. Les différentes missions de supervision et d’évaluation du
PROPACOM ont relevé la faiblesse des capacités de gestion par les OP des unités de transformation
et de commercialisation. Le PADFA consolidera les acquis et les enseignements tirés avec le modèle
d’Entreprises de services et organisations de producteurs (ESOP) piloté par le PROPACOM. Ce
modèle a produit des résultats variés et a fait ses preuves dans d’autres pays comme le Togo, le
Burkina. Le PADFA prévoit de financer des activités visant à créer des conditions optimales de
fonctionnement et de mise à grande échelle des ESOP pour la gestion des mini-rizeries et des unités
de transformation des fruits et des légumes. L’innovation dans le PADFA consistera à piloter le
modèle de partenariat public-privé-producteurs (4P) pour mobiliser les opérateurs privés domestiques
dans le financement des unités modernes de transformation industrielle de la mangue, le
renforcement du plateau technique des stations de conditionnement existantes et l’acquisition des
unités de séchage modernes.
12 Financement agricole. Il est encore tôt de tirer des enseignements des interventions du
PROPACOM Ouest dans le domaine des finances rurales, à cause du retard dans le démarrage des
activités et la mise en œuvre des conventions signées avec les institutions financières. Il est prévu de
capitaliser sur les conventions signées avec les IF, notamment pour la mise en place des
mécanismes de partage des risques et d’autres produits et services financiers adaptés aux acteurs de
la chaîne des valeurs de trois filières, particulièrement pour les activités de transformation et de
commercialisation.
13 Intégration de la nutrition. A la différence des projets précédents, le PADFA adopte une
intégration transversale, systématique et cohérente de la nutrition à tous les maillons de la chaîne des
valeurs. Le PADFA prend en compte des enjeux nutritionnels dans le choix des filières (fruits,
légumes et riz), la sélection des groupes cibles, les activités de production des aliments sains et
nutritifs, et la transformation (farines infantiles, promotion de l’étuvage), la contractualisation avec les
cantines scolaires et les institutions publiques, les activités d’éducation nutritionnelle qui visent à
changer les comportements, ainsi que des activités orientées vers l’autonomisation économique des
femmes, et particulièrement des jeunes femmes avec des enfants de moins de 2ans. Finalement, des
indicateurs spécifiques de nutrition seront inclus à différents niveau du cadre logique et du cadre de
rendements du PADFA.
14 Synergies avec les autres projets et programmes Plusieurs initiatives sont en cours ou en
préparation dans les régions du Nord en appui au développement des filières agricoles. Il s’agit avant
tout d’éviter les doublons, de fédérer les acteurs et d’harmoniser les initiatives pour démultiplier les
effets et établir éventuellement des partenariats. Ainsi, sur le plan des complémentarités
opérationnelles avec des projets en cours ou à venir, le PADFA maximisera des synergies avec:
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Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme
3 Dans le District des Savanes, il existe plus d’une centaine de plans d’eau et avec plus de
16 000 hectares de périmètres aménagés auxquels s’ajoutent plusieurs milliers d’hectares de bas-
fonds, exploités de façon rudimentaires ou encore non exploités. 76 pourcent des superficies
aménagées sont exploitées (riz et maraîchage). Ces périmètres sont en état de dégradation
prononcée avec une mauvaise gestion de l’eau dans les périmètres. Les besoins de développement
sont importants en termes de réhabilitation d’infrastructures agricoles (barrages hydroagricoles,
réseaux d’irrigation, magasins d’entreposage et de stockage). Cette région a été longtemps négligé
depuis l’ère coloniale à cause du choix de développement par « pôles de croissance » reposant sur
l’exploitation de produits agricoles commercialisables adaptés aux terroirs du Centre et du Sud bien
arrosés (caféiers, cacaoyers, palmiers à huile, etc.) et inadaptés à la savane du Nord. On assiste petit
à petit à la mise en valeur agricole des zones du Nord, avec le développement de la culture du coton,
de l’anacarde et de la mangue ainsi que le maraîchage.
4 Cette zone a été retenue sur la base de plusieurs critères, y compris : (i) bonnes potentialités
en terres cultivables, irrigables et pluviales ; (ii) zones d’excellence pour le développement des
activités pastorales et piscicoles ; (iii) forte densité de population et de demandeurs d’emplois ; (iv)
début de structuration des organisations paysannes ; (v) fortes potentialités pour le développement de
l’entreprenariat agricole ; (vi) complémentarité avec d’autres initiatives et programmes de
développement agricole, et (vii) forte dégradation des infrastructures de production et de
commercialisation.
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Appendice 4: Description détaillée du programme
Composantes et activités
5 La mise en œuvre du PADFA s’étalera sur sept ans (2018-2024) et comprendra trois
composantes : (i) valorisation des produits agricoles ; (ii) amélioration de l’offre des produits
agricoles ; et (iii) coordination et gestion du Programme.
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme
facilités, l’application des normes de qualité et des prix, la mobilisation des investissements et le
plaidoyer politique.
11 Diffusion des normes de qualité. Les normes de qualité pour les produits agricoles existent,
mais elles sont mal connues et ne sont pas utilisées pour différencier les prix. Ces normes sont
pourtant essentielles pour améliorer la compétitivité des produits locaux, la différenciation de l’offre et
la négociation des partenariats commerciaux entre les producteurs et les autres acteurs. Avec le
développement des chaines des valeurs, les exigences internationales en la matière et les besoins de
certification des produits, les normes de qualité méritent d’être adaptées Le Programme financera (i)
l’actualisation, l’adaptation et la diffusion des normes de qualité; (ii) l’accompagnement des
coopératives, des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Groupes d’intérêt économique (GIE)
dans le processus de certification et de labélisation des produits transformés; (iii) la formation sur les
bonnes pratiques d’hygiène de production (BPHP) et l’analyse et le control des points critiques de
production (HACCP Hazard analysis critical control point), et (iv) l’accompagnement à la certification
de système de production.
12 Côte d’Ivoire normalisation (CODINORM) sera responsable de l’’actualisation, l’adaptation et
l’application des normes de qualité sur base des concertations avec les acteurs des filières et les
exigences des marchés, en collaboration avec les plateformes régionales. A ce titre le PADFA
financera CODINORM dans toutes les étapes d’identification, à l’élaboration puis la validation et la
diffusion des normes conformément aux méthodes standard en matière. La diffusion des normes se
fera à travers des manuels, des fiches techniques, des brochures et des affiches, ainsi que par des
formations et des campagnes d’information, des séances d’éducation et de communication.
L’accompagnement à la mise en place des systèmes de qualité et la certification des processus fera
appel à des prestataires privés œuvrant dans le domaine. Parallèlement des efforts seront réalisés
par le programme afin de doter les unités de production d’équipements simples de contrôle. En outre,
le programme encouragera leur mise en relation avec les structures de contrôle et d’inspection de
l’état afin qu’elles puissent vérifier la qualité de leurs produits. Pour se faire, le programme envisage
de financer les ’analyses qualité notamment biochimiques et microbiologiques de produits issus de la
transformation de sept unités de séchage et de production de jus de la mangue en vue de s’assurer
de leurs conformité sanitaires en complément aux actions de mise en place des démarches qualité.
Des inspections ponctuelles seront sollicitées auprès des prestataires spécialisés et de CODINORM
et des services techniques du des services techniques du Ministère en charge du commerce pour le
suivi régulier de ces unités.
13 Dialogue politique. Les plateformes serviront de cadres de concertation et de dialogue multi-
acteurs et de plaidoyer politique pour améliorer la performance des filières et la structuration des
55
marchés . Le PADFA financera le développement des outils de plaidoyer et de dialogue politique, et
renforcera la capacité des plateformes régionales en vue de lever des contraintes structurelles et
faciliter les investissements publics pour appuyer le développement de ces filières. Ces plateformes
seront animées par des prestataires des services en collaboration avec les Conseils régionaux, les
Chambres régionales d’agriculture et de commerce, avec l’objectif de renforcer les capacités des
acteurs des filières qui prendront progressivement la responsabilité de les faire fonctionner. Elles
serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats commerciaux entre les
coopératives des producteurs, les Groupes d’intérêt économique (GIE), les transformateurs, les
commerçants et les circuits de distribution et de vente des produits agricoles. Ces plateformes seront
animées par des prestataires des services en collaboration avec les Chambres régionales
d’agriculture et de commerce, avec l’objectif de renforcer les capacités des acteurs des filières qui
prendront progressivement la responsabilité de les faire fonctionner.
55
A l’instar de la première édition du symposium sur la mangue s’est tenue du 06 au 07 avril 2017 à Korhogo autour du thème
’’ Accroissement des exportations et compétitivité de la mangue fraîche et transformée de Côte d’Ivoire’’
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Appendice 4: Description détaillée du programme
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Appendice 4: Description détaillée du programme
réception de la matière première, logistiques de soutien etc.). En retour le secteur privé (investisseurs
privé) mobilise les financements adéquats pour l’exploitation et favorise aussi l’accès des
coopératives aux crédits de campagne. Des liens contractuels d’approvisionnement entre la société et
les coopératives sont étables afin de sécuriser les approvisionnements. Une assistance technique
sera mobilisée pour développer et piloter des modèles de partenariat économique entre les
producteurs, les entrepreneurs privés et l’Etat. Plusieurs promoteurs privés déjà installés dans les
régions du Programme et les Présidents des conseils régionaux rencontrés pendant la mission ont
marqué leur intérêt à la mise en place de 4P afin de financer une unité industrielle de transformation
de la mangue.
18 Le modèle de Société d’économie mixte (SEM) pour la mangue. Au départ, une SEM est créée
par un collège d’actionnaire du public telles les collectivités territoriales à travers les Conseils
régionaux des régions du Nord, des promoteurs privés (exportateurs, propriétaires de centres de
conditionnement etc.) et les coopératives de production de la mangue. Cette SEM a pour objet
l’exploitation et la gestion de l’ unité de transformation dont les fonds d’investissement proviennent du
secteur privé et ou de l’Etat selon une clé de répartition qui sera prédéfinie. A ce titre, un Directeur est
recruté pour diriger la SEM avec un conseil d’administration dans lequel le Gouvernement siège. Les
collectivités territoriales impliquées dans ce montage concernent les conseils régionaux qui disposent
des prérogatives pour conduire et piloter des projets en PPP. La SEM s’approvisionne sous forme de
contrat auprès des coopératives de producteurs organisés et encadrés par le programme à travers
les appuis du FIRCA /ANADER et préfinance les fonds de campagnes pour sécuriser ses
approvisionnements en garantissant aux producteurs un prix d’achat juste.
Fig1 : Schéma du modèle SEM
- •Etudes techniques de faisabilité et
juridiques SEM
- MODELE DE LA SEM
•Formalisation de la SEM
•Plan d’affaires
•Spécification technique
PADFA •Appui élaboration des DAO
Prestataires pri
- •Renforcement
BANQUES/FONDS DE
•Assistance technique divers
30 des capacités
ISQUES/BAD/KFW SEM
•Recherche de financement
•Financement infrastructures
/ANADER
FIRCa
et - publique •Préfinancement de la campagne des
producteurs
•Elaboration des cahier de charges
PADFA/Prestataires des matières
-
PRESTATAIRES
•Contrats fournisseurs
•Transformation des produits
•Commercialisation des produits finis
aSS
•Recherche de financement
•Porteur de projet -
•Elaboration de convention
Société
•Gestion de l’unité
de financement et de industrielle
cession
-Collectivités
Territoriales
•Formalisation de la SEM jus, pulpe
•Plan d’affaire Conseils ?%
CA - régionaux
•Membre et ou direction du
•Recrutement du personnel
60 %
Collectivités
-
•Apport du capital
Coopératives de ?%
-
production dans •Approvisionnement en mangue
•Direction de la SEM
•Recherche de financement
•Recherche de marché
•Fournitures des services aux membre s ;
•Assistance de installations
les régions
- •Appuis conseil organisation des coopératives
•Planification de la campagne;
Privés
•Organisation du financement de la campagne
•Membre CA
19 Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i) les études de faisabilité et
de marché ; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du personnel de l’unité ; (iii) la certification et
la mise en norme de l’unité ; (iv) le financement d’infrastructures de soutien aux activités des
coopératives (pistes, hangar de réception, pont bascule, raccordement électrique etc. ) ; et (v) l’appui
conseil pour la vulgarisation des itinéraires techniques.
20 Le modèle de contractualisation simple sera promu pour la vente groupée des produits
maraîchers, du riz (paddy, étuvé, blanc) et de la mangue par les OP qui entreront dans des relations
commerciales avec des commerçants (par exemple COCOVICO) et d’autres acheteurs, y compris le
Programme alimentaire mondial (PAM), le Gouvernement pour alimenter les cantines scolaires, les
supermarchés, etc. Les opérations de contractualisation permettront de stabiliser les transactions,
sécuriser les approvisionnements et les débouchés en établissant des prix justes suivant les principes
et pratiques de l’agriculture contractuelles. Les interventions du PADFA viseront alors à (i) identifier
les partenaires et faciliter leur mise en relation ; (ii) renforcer les capacités de gestion, de négociation
et de marketing des OP ; (ii) faciliter l’organisation des réunions d’affaires et la négociation des
transactions commerciales et des contrats d’affaires; et (iii) assurer un accompagnement technico-
35
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme
commercial des parties prenantes pour la mise en œuvre et le respect des contrats. La
contractualisation a plusieurs avantages : (i) en premier elle engage les contractants sur des
quantités et des prix et ainsi donne une visibilité aux acteurs de la filière pour investir ; (ii) ensuite elle
tend à limiter les fluctuations de prix quand elle se généralise (iii) enfin la contractualisation permet de
limiter les risques de transaction, et de garantir en partie le remboursement du crédit (grâce
notamment à la domiciliation des paiements des contractants dans une même banque). La
contractualisation des acteurs rassure donc les banques et peut être ainsi un bon levier pour relancer
les crédits.
21 Le Programme financera de manière dégressive des prestataires de services privés pour un
accompagnement technico-commercial des petites et moyennes entreprises, des initiatives privées et
des opérateurs économiques, pour améliorer leur positionnement sur le marché, développer des
relations d’affaires et négocier des contrats commerciaux. Les prestataires retenus : (i) aideront les
acteurs de l’aval des filières à trouver des marchés auprès d’acheteurs potentiels, (ii) proposeront des
modèles de contrats, et (iii) formeront les différents acteurs au respect et au contrôle des normes de
qualité. En outre, des formations et des appui-conseils de proximité seront organisés en matière de
gestion d’entreprise, préparation de plans d’affaires, établissement et gestion des partenariats
commerciaux, accès aux services financiers, maitrise des circuits de commercialisation et des
informations sur les marchés et les prix, le marketing, etc. L’appui du Programme au financement des
prestataires portera sur les trois premières années qui suivront le diagnostic institutionnel selon le
schéma suivant : 80% des coûts, la première année, 40 % la deuxième année et 20% la troisième et
dernière année. Le reste du financement devra être assuré par l’OP appuyée.
22 La mise en œuvre de ces différents modèles se fera en synergie avec le « Projet de pôle agro-
industriel de la région du nord (2PAI-NORD CI) en cours de préparation par la Banque Africaine de
Développement. Ce projet vise l’émergence du secteur privé par la mise en place des bases d’un
pôle agro-industriel, grâce à l’appui au développement des infrastructures, des pistes rurales et la
mise en place d’un fonds de développement des chaines de valeur agricole. Le Programme financera
de manière dégressive des prestataires de services publics et privés (CIDR, Fair Trade Macth,
Technoserve, etc) pour un accompagnement technico-commercial des OP, petites et moyennes
entreprises, des initiatives privées et des opérateurs économiques, pour développer des relations
d’affaires et négocier des contrats commerciaux. L’appui du Programme au financement des
prestataires portera sur les trois premières années qui suivront le diagnostic institutionnel selon le
schéma suivant : 80% des coûts, la première année, 40 % la deuxième année et 20% la troisième et
dernière année. Le reste du financement devra être assuré par l’OP.
23 Promotion et marketing des produits agricoles de qualité : Au courant de la première année, le
56
PADFA financera l’actualisation et la capitalisation des études de chaines de valeur des trois filières
ciblées pour mettre en évidence les flux commerciaux, la cartographie des acteurs et des partenaires,
57
la performance et la structure des marchés, et les opportunités et défis de commercialisation . Figure
4 ci-dessous présente la chaine de valeur de la mangue pour illustration. Les cartographies des
chaines de valeur du riz et des produits maraîchers sont présentées en annexe de l’Appendice 4. Afin
de permettre un meilleur ciblage des interventions et un impact plus important sur les revenus des
populations concernées, le PADFA financera des études économiques rigoureuses des spéculations
agricoles pour permettre de déterminer la rentabilité des différentes spéculations, de différentes
techniques de transformation et modes de commercialisation de chaque spéculation et de
recommander les meilleures options pour améliorer les revenus du plus grand nombre des
producteurs des groupes cibles. Sur la base des études rigoureuses, il sera développé des stratégies
56
Certaines études sont disponibles mais ne sont pas à jour. Pour la chaine de valeur mangue, voir Seydou Touré, 2012. Etude
nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse. Pour l’oignon, voir RONGEAD – ONG
CHIGATA, 2014. Diagnostic de la filière oignon en Côte d’Ivoire.
Pour le riz et le maraichage, Voir Etude sur l’état des lieux de la valorisation et de la mise en marche des vivriers disponible au
PROPACOM.
57
Ces études pourraient s’inspirer de l’Analyse de la filière maraichage au Burkina Faso disponible sur
http://www.fao.org/docs/up/easypol/887/analyse-filiere-maraichage_107fr.pdf
36
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme
et des outils adaptés de marketing et de promotion des différents produits dans les marchés locaux,
régionaux et internationaux, à travers les foires, les campagnes de radio, les affiches, les réseaux
sociaux et les nouvelles technologies de communication et d’information.
24 Le PADFA financera la formation et le renforcement de capacités des partenaires de mise en
œuvre sur les différentes approches et les outils de développement et de gestion des chaines de
valeur agricoles, et le marketing des produits agricoles. Cette formation sera également dispensée au
personnel de l'UCP, aux services techniques déconcentrés (MINADER, CNRA, ONDR, OCPV) ainsi
qu’aux responsables des OP, des GIE et des gestionnaires des PME. Cette formation permettra de
créer une masse critique pour accompagner les acteurs des filières à bien maitriser les circuits de
commercialisation, à négocier les prix et les contrats commerciaux, à comprendre les comportements
des marchés, les opportunités de commercialisation et les techniques de marketing pour faire la
promotion de leurs produits. Ce volet sera mis en œuvre par des prestataires des services avec une
expérience dans la commercialisation et la promotion des produits locaux.
Figure 1 : Chaine de valeur de la mangue
Source : Seydou Touré, 2012. Etude nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse
25 Le PADFA capitalisera sur les systèmes d’information sur les marchés et les prix déjà existants
et peu coûteux, développés par consortium RONGEAD/OCPV qui comprend la publication de bulletin
périodique d’analyse des prix sur les principales cultures et un dispositif de collecte et de diffusion des
prix sur téléphone mobiles. Le Programme financera le renforcement de ces systèmes par
l’incorporation de la différentiation des prix par qualité, l’affichage des prix dans les marchés, les
centres de groupage et de stockage intermédiaire, et par les radios de proximité pour atteindre un
plus grand nombre.
26 La promotion et le marketing comprendra des messages liés à la nutrition, la santé,
l’environnement, la qualité, la responsabilité sociale et la promotion des produits locaux. Une attention
particulière sera portée sur la promotion de la consommation des fruits et des légumes et des variétés
du riz à haute valeur nutritive. Il s’agit de (i) riz à caryopses rouges qui sont riches en protéines, en
vitamines B (B1, B3 et B5), en minéraux et en fibres saines nécessaires pour la bonne digestion ; (ii)
riz à caryopses noirs qui sont pauvres en sucres et riches en fer et zinc, en fibres saines, en vitamine
iii
E et en antioxydants anthocyaniques et (iii) riz étuvé qui est aussi riche en nutriments. Les nouvelles
iv
technologies d’information et de communication, y compris le paramétrage de «Remugol » seront
utilisées pour assurer d’une part, une remontée d’information sur les demandes du marché et d’autre
part, une commercialisation en ligne. Pour la promotion de la mangue, il est prévu des voyages de
prospection des marchés nationaux et sous-régionaux pour la mangue fraiche et les produits
transformés (mangues séchées, jus, confitures, etc.) et dans d’autres pays portant sur les mangues
37
Côte d’Ivoire
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Appendice 4: Description détaillée du programme
séchées au profit des représentants des OPA et des exportateurs. Le Programme capitalisera sur les
résultats du symposium de la mangue organisé par le Trade hub et le FIRCA pour la mise en relation
des producteurs et transformateurs avec les clients et les investisseurs potentiels.
27 Le Programme financera la réhabilitation et l’entretien d’environ 300 km de pistes de desserte
agricole prioritaires et leur raccordement sur les grands axes routiers en vue de faciliter l’évacuation
des produits vers les centres de groupage, les mini-rizeries, les usines de mangue et les marchés.
Ces chemins d'accès sont en général de petits tronçons nécessitant des travaux de reprofilage ou de
traitement de points critiques. Dans la mesure du possible, les interventions seront exécutées en
utilisant l'option haute intensité de main d’œuvre (HIMO) qui a pour avantage de permettre la
redistribution de 30 à 40 pourcent du coût des travaux aux jeunes (femmes et hommes) des localités
ciblées. L’identification et la sélection des pistes à réaliser et le lancement des études techniques
seront menées par AGEROUTES dès la phase de démarrage du programme, en concertations avec
les collectivités locales et les plateformes régionales multi-acteurs. Cette activité se fera en synergie
avec les autres programmes en cours ou en programmation, notamment le 2PAI-NORD CI et les
Conseils régionaux qui ont prévu des financements pour la réhabilitation graduelle du réseau routier
local prioritaire dans les zones ciblées.
38
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Appendice 4: Description détaillée du programme
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Appendice 4: Description détaillée du programme
34 Séchage solaire des produits maraîchers. Les produits maraîchers visés par la transformation
sont le gombo et le piment dont les produits transformés (gombo séché et en poudre, piment séché
et /ou en poudre) sont déjà commercialisés à petite échelle sur les marchés nationaux et
internationaux. Le Programme financera des petites unités de transformation multifonctionnelles
comprenant: (i) des séchoirs solaires polyvalents ; (ii) des broyeuses et/ou moulins; (iii) du matériel de
pesée, d’emballage et de conditionnement; et (iv) la mise en norme des infrastructures (ateliers)
suivant les normes techniques et d’hygiène. L’accompagnement technique et commercial sera assuré
par des prestataires de services locaux en collaboration avec les membres du Réseau national des
femmes agro-transformatrices de Côte d’Ivoire (RétPA-CI), suivant une gestion basée sur les plans
d’affaires, la maitrise de la technologie et des circuits commerciaux, le développement des contrats
58
commerciaux, la certification , la labélisation et la promotion commerciale des produits transformés.
35 Mangue : On estime à plus de 40 pourcent de perte post-récolte au cours de la campagne qui
n’excède pas deux mois, avant l’installation de la saison des pluies. Pour réduire ces pertes,
améliorer la qualité des mangues acheminées vers des stations de conditionnement, et améliorer la
performance de la chaine de valeur de la mangue, le PADFA financera les activités ci-après:
36 Mise en norme et certification des stations de conditionnement de la mangue : Pour améliorer
le plateau technique des stations existantes de conditionnement de la mangue, le PADFA financera
une assistance technique pour : (i) réaliser le diagnostic et le suivi de dix stations de conditionnement
existantes de la mangue, sélectionnées par appel d’expression d’intérêt; (ii) instaurer un système de
traçabilité des vergers; (iii) former et ou recycler le personnel clé des stations de conditionnement sur
les BPHP, l’HACCP; (iv) réaliser des études de faisabilité et des plans d’affaires et (v) améliorer le
plateau technique de cinq unités de conditionnement (renouvellement des lignes, de conditionnement
en conformité avec les exigences internationales) dans le cadre des modèles économiques
appropriés décrits ci-dessus. L’amélioration du plateau technique comprendra l’acquisition ou le
renouvellement de la ligne de triage, les travaux de génie civil et électrique et l’installation d’une
chambre froide de grande capacité (4 containers en attente). Cette activité touchera environ 2000
petites exploitations familiales de mangue qui trouveraient un marché des mangues de qualité à
travers ces stations.
37 Transformation industrielle des fruits. Pour valoriser l’énorme potentiel des fruits et réduire les
pertes post-récoltes, les concertations avec les opérateurs économiques de la filière de la mangue
ont dégagé un intérêt croissant de mobiliser les 4P ou SEM pour mettre en place une unité
59
industrielle moderne (capacités de 6000 tonnes/an ) de transformation en purée de mangue et divers
nectars, jus de fruit et compotes naturelles. Une telle unité industrielle comprendrait une ligne de
fabrication de la pulpe aseptique de mangue (et d’autres fruits tropicaux) et une ligne de fabrication
de nectar et de jus à partir de la purée produite. D’une capacité de traitement journalière de mangue
de 5 tonne par heure maximum, la production de pulpe est réalisée durant 4 à 5 mois de l’année
période couvrant la campagne. En pleine campagne, une telle usine offrirait au moins 300 emplois
directs et bénéficierait à plus de 1300 petites exploitations familiales comme fournisseurs de
mangues. . Elle permettrait aussi de valoriser les variétés de mangue non commercialisées, y compris
les varietés Amélie, Lippens, Brooks en plus de Kent et Keitt avec des rendements moyens de
production de pulpe de 80 pourcent. L’usine maximalise cette production de pulpe qu’elle stocke dans
des futs aseptiques de 250 kg qu’elle commercialise en l’état et l’utilise aussi comme matière
première pour la production de jus ou autre nectar de multi fruit. La ligne de fabrication et de
conditionnement de jus et de nectar a une capacité de 2 800 l/h à partir de quatre type de saveurs, y
compris le nectar de mangue et d’autres fruits qui sont produits localement.
38 Mise en place d’unités de séchage moderne de mangue. Le séchage moderne de la mangue
par convection forcée et appoint thermique à recyclage d’air permet de diminuer les charges
énergétiques de la consommation en gaz et d’augmenter la qualité du produit fini. Les interventions
58
http://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/standards/list-standards/fr/
59
Cette quantité est équivalente à environ 20000 tonnes de mangue fraiches représentant la production d’un millier de petits
producteurs pour une superficie de 4000 ha.
40
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Appendice 4: Description détaillée du programme
du Projet viseront à capitaliser et porter à échelle les réalisations du Fonds interprofessionnel pour la
60
recherche et le conseil agricoles (FIRCA) qui a installé trois unités de transformation moderne dans
la zone du PADFA. Le PADFA financera un diagnostic des besoins complémentaires des unités
existantes afin de maitriser les points critiques dans la conduite et la gestion des unités et de
diversifier les activités de production en élargissant la gamme de produits (jus, confiture, baume de
mangue). Le PADFA financera l’acquisition et l’installation de sept nouvelles unités modernes qui
permettront de sécher 7200 tonnes de mangues fraiches représentant la production annuelle de 576
petits producteurs et créer environ 1350 emplois directs. Ces unités seront équipées plus tard avec
deux séchoirs tunnels et de matériels de transformation (sur financements propres) afin de diversifier
leurs activités et augmenter leur capacité de production qui passera de 240 tonnes à 720 tonnes
chacune. Autour de l’activité de séchage de la mangue se grefferont toutes les autres activités de
transformation de fruits en jus, confitures et sirops. Le personnel sera formé et accompagné sur les
BPHP et HACCP, et la certification ISO. La mise en place des unités de séchage de la mangue
passera par un processus de 4P ou le modèle ESOP tel que décrit plus haut.
39 Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i) les études de faisabilité et
de marché ; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du personnel de l’unité ; (iii) la certification et
la mise en norme de l’unité ; (iv) le financement d’infrastructures de soutien aux activités des
coopératives (pistes, hangar de réception, pont bascule, raccordement électrique etc. ) ; (v) l’appui
conseil pour la vulgarisation des itinéraires techniques, et (iv) les formations et les dotations des
coopératives des producteurs en équipement de récolte (cageots) et tricycles pour réduire les pertes
post-récoltes. Le financement se fera par des mécanismes tripartites à négocier par les 4P ou SEM (
par exemple 40 pourcent Programme, 40 pourcent privé et 20 pourcent OP) Le Programme financera
(i) une assistance technique pour l’identification et la mobilisation des partenaires privés ; (ii)
l'organisation de voyages de prospection d’équipements et de gestion des unités modernes de
transformation de promoteurs privés et OPA (au Burkina Faso et en Afrique du Sud); et (iii)
l’accompagnement technico-économique pour la mise en place de l’unité de transformation. Cette
activité sera mise en œuvre par des prestataires des services spécialisés dans le montage des agro-
industries, en collaboration avec le FIRCA.
40 Valorisation des sous-produits et des déchets. Cette activité concerne la gestion
environnementale et économique des déchets des mini-rizeries, des centres de groupage et des
unités de conditionnement et de transformation de la mangue. Des interventions pilotes de
valorisation de la balle de riz (représentant 20 pourcent des pertes) et des déchets de la mangue (
représentant 60 pourcent des déchets dont 25-28 pourcent épluchure, 40-50 pourcent de pulpe et 20-
22 pourcent de noyaux) par la bio-méthanisation seront effectués avec des cabinets privés
61
spécialisés en énergie renouvelable pour alimenter les infrastructures de commercialisation
(chaines de froid, conditionnement) en électricité ou servir d’énergie domestique au sein des
ménages pour alléger le travail des femmes et réduire l’utilisation du bois de chauffe. Une étude sur
l’évaluation des coûts, modalités de mise en œuvre, lieux d’installation et les mécanismes
d’accompagnement pour le suivi évaluation de ce type d’infrastructure sera effectuée en première
année du PADFA. Des groupes des jeunes entrepreneurs sélectionnés sur base de leurs plans
d’affaires, seront formés et équipés pour la fabrication et la commercialisation des briquettes de balle
de riz pour l’énergie domestique et l’étuvage du riz. Le programme financera également le
développement de microentreprises des jeunes sur d’autres formes de valorisation des déchets en
compost et en sous-produits rentables, y compris la transformation des noyaux pour la fabrication de
beurre de mangue de plus en plus demandé par l’industrie cosmétique.
60
D’un coût unitaire d’environ 27 000 000 FCFA, les séchoirs tunnels ou Cartier emploieront chacune 40 personnes.
61
Tel que le SOFCEREQ / TRABI GREEN TECH, SQUARED Consulting.
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Appendice 4: Description détaillée du programme
62
Pour la description du contexte de financement agricole, voir les documents ci-après disponible au FIDA : DT 7 du
PROPACOM Ouest ; Rapport de l’étude sur l’accès des services financiers dans la zone du PROPACOM présenté par Des
Jardins International Développement, ainsi que les actes du récent symposium sur le financement de l’agriculture organisé par
la Banque mondiale et le CGAP en avril 2017.
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Appendice 4: Description détaillée du programme
les institutions financières (UNACOOPEC, RCMEC) pour en faire une extension dans les
régions du Nord. Des manuels de procédures du mécanisme de partage des risques
existent et décrivent les modalités de mitigation des risques d'impayés sur les prêts
accordés par les IF.
44 Financement à coûts partagés. Le PADFA capitalisera sur les expériences du PROPACOM et
PROPACOM Ouest sur la mise en relation entre les OP et les institutions financières. L’approche
proposée sera de conditionner la mise à disposition des subventions du Programme par l’ouverture
préalable par l’OP d’un compte au sein de l’IF la plus proche et/ou de son choix et la signature pour
toute OP devant bénéficier des subventions d’une convention préalable tripartite OP/IF/Programme
préparée par la structure d’encadrement et sur la base d’un cadre convenu à l’avance par les parties.
Cette démarche servira de phase d’apprentissage pour les deux parties (OP et IF). Cet apprentissage
sera couplé au renforcement des capacités de l’OP de manière à la préparer entre autres, à entrer
dans une relation d’affaire «normale» avec l’institution financière (renforcement des capacités de
gestion des OP, capacités à recouvrir les fonds auprès des membres, appui à la contractualisation).
Ainsi pour les autres besoins l’OP pourra accéder à un crédit auprès de son IF aux conditions de
l’institution. Les modalités de ce co-financement sont définies dans le tableau ci-après les suivantes :
Tableau 1. Clé de répartition des financements des investissements
Investissement No. Cout unitaire Programme Bénéf. Sources de
(FCFA) (%) (%) financement des
bénéficiaires
Catégorie 1: Petites et moyennes entreprises commerciales avec opportunités de commercialisation sur le marché international
Mise en normes stations conditionnement (filière mangue) 10 250 000 000 20 (OFID) 80 Fonds de
Séchage moderne mangue (filière mangue) 7 47 750 000 20 (OFID) 80 développement des
filières agricoles
Usine de transformation industrielle (filière mangue) 1 2 000 000 000 20 (OFID) 80
Catégorie 2: Petites et micro-entreprises de transformation pour le marché domestique et national
Plateau technique mini-rizeries existantes (filière riz) 20 15 915 000 60 (FIDA) 40 Fonds de
Décortiqueuses (filière riz) 100 5 550 000 60 (FIDA) 40 développement des
filières agricoles
Nouvelles mini rizeries (filière riz) 10 52 000 000 60 (OFID) 40
Séchages solaires, moulins, broyeuses (filière maraîchère) 5 30 000 000 60 (FIDA) 40
Infrastructures de commercialisation (filière maraîchère) 13 30 000 000 60 (FIDA) 40
Dotations initiales du fonds d’achat du paddy (filière riz) 30 30 000 000 100 (FIDA) 0 Fond de levier en
dotations uniques
couvrant 10% des
besoins d’une ESOP en
fonds d’achat du paddy
pour une année.
Catégorie 3. Brigades des jeunes et groupements des femmes
Brigades des jeunes (équipement) (toutes les trois filières) 15 60 000 000 80 (OFID) 20 Epargnes
Etuvage (filière riz) 20 11 250 000 80 (FIDA) 20 communautaires.
Reconstitution en fonds
Farines infantiles (filière riz) 10 9 000 000 80 ((FIDA) 20
rotatifs
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permettre aux institutions financières de mieux connaitre les transactions des petits exploitants et
ainsi constituer un point d’entrée pour l’inclusion financière.
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dialogue social et une communication de proximité pour identifier et discuter les conflits fonciers
potentiels sur les terres aménagées, y compris les risques de marginalisation des femmes et des
jeunes, les conflits intergénérationnels, les conflits entre propriétaires et exploitants, entre
autochtones et allogènes, entre hommes et femmes et entre les générations pour une meilleure
utilisation des aménagements hydroagricoles et des infrastructures de production. Le GALS
permettront de renforcer la vision collective et une meilleure appropriation et participation des
différentes catégories des bénéficiaires. Le Programme facilitera la diffusion et la mise en application
des principes clés de la loi foncière, notamment : (i) l’égalité et le respect du genre en prenant par des
mesures particulières destinées à accélérer, dans la pratique, la réalisation de l’égalité ; (ii) la
progressivité : la mise en œuvre des mesures de sécurisation foncière définies se fait de manière
progressive, avec pragmatisme, de sorte à apporter les ajustements nécessaires; (iii) la consultation
et la participation pour recueillir des observations avant la prise des décisions, les avis de ceux qui,
détenant des droits fonciers légitimes, pourraient en être affectés, et prendre en compte leurs
suggestions ; et (iv) l’amélioration continue et l’adaptation des mécanismes de suivi et d’analyse de la
gouvernance foncière, afin de consolider au fur et à mesure les améliorations et autres acquis.
Accès aux intrants et aux équipements de production
52 Multiplication et diffusion des semences de qualité. L’objectif est de promouvoir la disponibilité
des semences de riz et des légumes et de développer une filière semencière durable, compétitive et
capable de fonctionner comme une entreprise rentable. Pour le riz, le PADFA permettra d'impulser un
système semencier rizicole articulé autour du secteur privé capable de produire et de commercialiser
des semences de riz de qualité. Les variétés retenues sont celles demandées par le marché (WAB
63
638-1 – Akadi variété mixte, WAB 56-50 – variété de plateau, WITA 9, JT12 et Orylux 6 – variétés de
riz irrigué). Le Projet facilitera l’homologation de la variété Orylux 6 qui fait l’objet d’une forte
demande, pour ses bonnes qualités culinaires (grains parfumés, longs, fermes après cuisson).
53 Les interventions de l’Etat seront limitées à son rôle régalien (contrôles, suivi, collecte de
données, certification, amélioration de l’environnement des affaires, etc.). Ce modèle innovant
favorisera aussi la décentralisation des activités semencières par l'implication des Entreprises
privés qui travailleront en étroite collaboration avec les services de contrôle et de certification du
MINADER (ONDR, SOSP, LANADA, etc.) et s'appuieront sur le réseau de semenciers de base mis en
place dans le cadre du PPAAO. Le Programme améliorera la mise à disposition des producteurs de
semences de qualité en mettant l'accent sur la pureté des variétés, ainsi que la qualité physique,
physiologique et sanitaire des semences à travers le processus de certification. Les activités relatives
à la multiplication et à la diffusion des semences incluront par conséquent(i) le financement de la
production par la recherche du premier lot de semences de prébase G3 de riz ; la facilitation de la
mise en place d'un système de production de semences commerciales R1 par les entreprises privées
semencières, (iii) la redynamisation du réseau de distribution (boutiques d'intrants certifiées) auprès
des producteurs ; et (iv) les subventions aux OP pour faciliter l’accès aux semences certifiées.
63
Orylux 6 se distingue par sa bonne précocité de 90 jours (ce qui est formidable pour une variété de bas-fonds) et son
adaptabilité à la toxicité ferreuse et au stress hydrique.
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54 Les objectifs de production du Programme sont d’environ 100 tonnes de semences G3 (20
tonnes pour le riz irrigué et 80 tonnes pour le riz de plateau) et de 3900 tonnes de semences R1 (700
tonnes pour le riz irrigué et 3300 tonnes pour le riz de plateau). Ces semences permettront
d’emblaver 3300 hectares en irrigué et 12500 hectares sur le plateau. Tableau xx présente les
projections de semences en riziculture irriguée. Les projections pour la riziculture de plateau sont
présentées dans le tableau xxx de l’Appendice 4. Tableau 1 : Projections de production de semences
en riziculture irriguée
Acteurs Catégories Année Année Année Année Année Année Année Année Total
1 2 3 4 5 6 7 8
CNRA/
Prébases G3 1.7 1.8 2 3.3
AfricaRice (T) 1.5 2 3.3 3.3 18.9
Semences
Emblavures (ha) 15 17 18 20 20 33 33 33
(R1) 189
12
Semences 60 68 72 80 80 132 132 636
Privé / Entreprises R1 (projet)
semencières 40 40 40
rurales (T) Semences
R1 (hors 20 28 32
projet)
Emblavures Projet
Paddy 300 1000 1000 1000 3,300
(ha)
Rendement (T/ha) 4 5 6 6
Production cycle
Paddy 1,200 5,000 6,000 6,000 18,200
1 (T)
Production cycle
Paddy 1,200 5,000 6,000 6,000 18,200
2 (T)
Total production
2,400 10,000 12,000 12,000 36,400
irriguée projet (T)
Emblavures hors
Paddy 500 700 800 2000 2000 3300 3300 12,600
projet (ha)
Rendement (T/ha) 4 4 4 4 4 4 4
Production cycle
Paddy 2,000 2,800 3,200 8,000 8,000 13,200 13,200 50,400
1 (T)
Production cycle
2,000 2,800 3,200 8,000 8,000 13,200 13,200 50,400
2 (T)
Total production
4,000 5,600 6,400 16,000 16,000 26,400 26,400 100,800
(hors projet) (T)
Total production
(Projet+Hors Paddy 3,600 17,000 20,800 21,200 8,000 8,000 13,200 13,200 105,000
Projet) (T)
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Les légumes feuilles (Amarantes, Oseilles de guinée, Chorcorus, Solanum nigrum) et les légumineuses seront introduits au
niveau des parcelles dans les plans d’assolement et de rotation pour diversifier les productions et la consommation au niveau
des ménages.
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67 La priorité sera la lutte intégrée contre la mouche des fruits. Les études ont montré que cette
mouche invasive des fruits, Batrocera dorsalis et d’autres espèces natives de mouches de fruits
peuvent provoquer en Côte d’Ivoire en moyenne des pertes de production entre 50 et 85% si aucune
mesure n’est prise. Le Programme capitalisera sur les acquis du Projet régional de lutte et de contrôle
des mouches des fruits en Afrique de l’Ouest exécuté par le CNRA dans le cadre du Conseil Ouest et
centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF). Le Programme apportera
un appui au CNRA pour tester et diffuser des innovations technologiques de lutte biologique contre
les mouches des fruits par l’utilisation des souches locales de champignon entomopathogène
Metarhizium anisopliaegrée. Le CNRA conduira des essais en milieu paysan sur les substances
naturelles contre les mouches de fruits, le système de piégeage de masse des mouches de fruits, et
les innovations de lutte intégrée contre les mouches de fruits et l’anthracose.
68 L’appui à la pépinière de référence de Korhogo : La production de la mangue en Côte d’Ivoire
est concentrée exclusivement sur deux ou trois variétés commerciales rendant le pays très dépendant
des exportations et exposé à d’éventuelles attaques ou menaces qui pourraient compromettre
l’ensemble de la filière si ces variétés sont attaquées. Le Programme apportera un appui à la station
de CNRA de Korhogo pour le maintien des pépinières et formation la formation des petits producteurs
en techniques de greffage et gestion durable des pépinières et des vergers.
69 Education, gestion et suivi environnementaux. Au démarrage du Programme, des enquêtes
utilisant une version simplifiée du Schéma holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience
climatique (SHARP) seront menées pour (i) évaluer l’adaptation des systèmes rizicoles et maraîchers
aux changements climatiques ; (ii) déterminer les coûts d’adaptation des agriculteurs au changement
climatique, et (ii) aider les agriculteurs à définir des actions prioritaires pour renforcer la résilience de
leurs écosystèmes agricoles. En outre, le logiciel EX-ACT (Ex Ante Carbon-balance Tool) aidera à
déterminer le bilan carbone du Programme et son impact sur les émissions de gaz à effets de serre et
la séquestration de carbone. Ces activités seront réalisées en collaboration avec les établissements
universitaires (Université Péléforo Gbon Coulibaly de Korhogo, le Centre de Formation Professionnel
en Agroalimentaire à Odienné), le CNRA et les Directions régionales de l’environnement pour
encadrer les activités d’éducation, information et communication et de suivi environnementaux.
70 Le PADFA renforcera les compétences techniques d’adaptation des petits producteurs par le
suivi agro-météorologique par l’entremise du suivi pluviométrique. Il se basera sur l’approche et les
leçons apprises du PROPACOM-Ouest avec la SODEXAM pour la collecte et la transmission des
données à partir des pluviomètres et des petits matériels adaptés. La mise en place et l'animation
d'un service d’information agro-climatique efficace se feront via les radios locales et permettra de faire
le lien entre les connaissances scientifiques et empiriques. Les moyens de diffusion des informations
et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au changement
climatique inclura : (i) les campagnes de sensibilisation par l’utilisation des radios communautaires
(en langues nationales) et les radios nationales ; (ii) les applications mobiles pour les informations de
suivi climatique et environnemental (météorologiques et période culturale) ; (iii) la production de
bulletin, d’affiches, de bande dessinée.
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d’apprécier le niveau de départ et les évolutions dans le temps. Les résultats seront utilisés pour
organiser et calibrer effectivement les appuis à apporter.
77 A partir du niveau deux, les OP pourront être appuyées pour le développer des plans de
campagnes adossés à leurs plans d’affaires. Elles pourront être initiées à la prise de responsabilités
par exemple : (i) dans l’identification des sites d’implantation des unités de groupage et de
conditionnement des produits maraîchers, (ii) le recrutement des gestionnaires des centres, (ii)
l’identification des partenaires de commercialisation, (iii) la négociation des prix avec l’appui du
gestionnaire de l’unité, etc. Des visites d'échanges et routes d'apprentissage seront organisées avec
les OP dans les zones du PROPACOM Ouest, mais également au Burkina Faso, Mali et le Sénégal
sur les expériences de contractualisation, gestion financière et vente groupée.
78 Les appuis aux OP seront exécutés par des prestataires de services recrutés par voie
compétitive et liés au Programme par des contrats de performance d’une durée de trois ans
renouvelables avec des évaluations annuelles. Mais il faut souligner que la disponibilité des
prestataires de services performants dans les domaines qui seront couverts par le PADFA est une
autre contrainte à l’appui aux OP sur les plans technique, organisationnel et de gestion. La base de
données des prestataires du PROPACOM et du PROPACOM-Ouest montre que dans leurs zones, en
dehors de l’ANADER, il existerait : (i) 27 entreprises de conseil d’appui à la structuration et à la
gestion des OP, (ii) 14 bureaux spécialisés dans la conduite d’études et de contrôle de travaux de
construction, (iii) 26 bureau d’appui-conseil en production agricole de masse, (iv) 10 entreprises de
fourniture de produits phytosanitaires, (v) six en fourniture d’intrants agricoles, (vi) 11 en fourniture de
matériels agricoles. Ce nombre relativement important de prestataires ne signifie pas forcément que
tous ont l’expérience et la compétence requises en termes d’appui-conseil et de structuration des OP.
Les missions de supervision et les évaluations des prestataires faites par les deux projets ont mis en
évidence quelques écarts dans leurs compétences respectives. Certains prestataires ont juste trois
ans d’expérience.
79 Redevabilité et responsabilisation sociales : Pour améliorer la responsabilisation des OP et
réduire les risques de capture par l’élite, de corruption, de détournement et des pratiques contre
l’éthique, les OP seront renforcées pour mettre en place un système fonctionnel de redevabilité
sociale. Ce système utilisera les outils de communication de proximité, de dialogue social et de suivi
participatif, y compris (i) élaboration participative des budgets des activités et subventions du
Programme en faveur des OP ; (ii) affichage public and compte rendu public des financements et des
dépenses effectuées ; (iii) suivi participatif et traçage des dépenses des OP ; (iv) amélioration de la
visibilité communautaire des dotations du Programme ; (v) renforcement des aspects d’interface et
collecte des plaintes et des préoccupations, y compris par la transmission sur la plateforme
électronique de suivi et évaluation du Programme.
80 Alphabétisation fonctionnelle. Les besoins en alphabétisation fonctionnelle restent énormes au
niveau de toutes les régions et des OPA bénéficiaires des microprojets du PROPACOM. Le rapport
de fin de projet du Projet d’alphabétisation fonctionnelle des membres des organisations paysannes
bénéficiaires des projets PRAREP et PROPACOM note que tous les 20 centres ont été effectivement
fonctionnels, mais sont à des niveaux de diffusion différents. Le rapport a recommandé des actions
pour (i) la poursuite de l’alphabétisation dans les centres déjà ouverts à travers l’organisation de
séances de révision pour permettre une meilleure assimilation et éviter les déperditions ; (ii) le
développement de modules complémentaires pour mieux prendre en compte les aspects fonctionnels
liés à l’activité des organisations paysannes ; (iii) le renforcement des capacités des alphabétiseurs
endogènes ; et (iv) une mutation à terme des centres d’alphabétisation en centres d’éducation
permanentes des adultes, en raison de l’ampleur des besoins. Le PADFA poursuivra les actions
d’alphabétisation fonctionnelle démarrées avec le PRAREP et poursuivies par le PROPACOM au
bénéfice des femmes et des jeunes déscolarisés suivant le dispositif ci-après (i) un comité villageois
d’alphabétisation; (ii) un alphabétiseur endogène principal et un suppléant; et (iii) un groupe
d’apprenants. La supervision des activités d’alphabétisation fonctionnelle continuera à être assurée
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Le riz constitue la principale source d'énergie dans l’alimentation de la zone grâce à sa teneur en amidon en étant aussi une
bonne source de vitamines du groupe B si consommé « complet » et cuit en respectant certaines critères. Les fruits (mangue)
et les légumes, surtout ceux à feuilles vertes foncées, constituent une source importante de vitamines A et C, des sels
minéraux, et de micronutriments essentiels, comme le fer (pour les légumes à feuilles vertes foncées) indispensables dans un
régime alimentaire équilibré
66
CB1 fait l’objet d’une forte demande et se vend à 1000 FCFA le kilogramme.
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Transformateurs
Etuveuses
Transformatio
n paddy
Collecteurs/Organi-
sations paysannes
Production semences /
Producteurs
paddy
Boutiques Boutiques
d’intrants d’intrants
Produit
(son, balles,
paille)
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Appendice 4: Description détaillée du programme
Producteurs Maraichers
0 1 2 3 4
Structure
intermédiaire/ADCVI
12
11
Ménages/individus, Restaurants
Circuits de commercialisation de la tomate, de l’oignon, de l’aubergine et du piment dans les zones PROPACOM.
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Appendice 4: Description détaillée du programme
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
Cadre organisationnel
1 La tutelle administrative et technique du Projet sera, comme pour le PROPACOM assurée par
le Ministère en charge de l’agriculture et du développement rural (MINADER). Un Comité
d’orientation et de pilotage (COP) du Programme sera mis en place par le MINADER et sera
constitué des représentants suivants: (i) Ministère en charge de l’agriculture et du développement
rural; (ii) Ministère en charge de l’économie et des finances; (iii) Chambre du Commerce de
l’industrie; (iv) Ministère en charge de la famille, de la solidarité, de la femme et de la protection de
l’enfant; (v) Ministère en charge de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service
civique; (vi) Ministère en charge du budget; (vii) les Préfets de cinq régions du Programme; (viii) trois
représentants des OPA pour les trois filières; et (ix) un représentant du secteur privé opérant dans les
régions du Programme. Le secrétariat du COP sera assuré par la Direction de l’évaluation des
projets. Le COP qui se réunira régulièrement (au moins deux fois par an de manière tournante) dans
les régions du Programme avec des visites de terrain, aura pour responsabilité, entre autres, de: (i)
orienter les approches de mise en œuvre du PADFA; (ii) approuver les programmes de travail et
budgets annuels (PTBA) et les rapports; et (iii) assurer la synergie avec les autres initiatives pour la
mise à échelle des résultats prometteurs.
2 Un Comité d’appui et de suivi technique (CAST) sera institué pour appuyer le COP et l’Unité
de coordination et de gestion du programme (UCP) dans l’exécution et le suivi de proximité des
recommandations, la mobilisation des expertises nécessaires pour soutenir la mise en œuvre des
activités techniques en vue d’améliorer la performance du Programme. Le CAST comprendra (i) un
représentant par Direction régionale de l’agriculture dans la zone d’intervention du Programme; (ii) un
représentant de la Direction régionale en charge du commerce; (iii) deux représentants des Conseils
régionaux; et (iv) deux experts indépendants (secteur privé et institutions universitaires ou de
recherche). Afin d'éviter les conflits d'intérêts, les responsables des structures et organisations
retenues pour la prestation des services ne seront pas membres du CAST. Le CAST conduira des
missions de suivi et appui à l’UCP trimestriellement en amont et en aval du COP.
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
3 Une Unité de coordination du Programme (UCP) sera recrutée et mise en place à Korhogo.
L’UCP disposera d’une autonomie de gestion administrative et financière, de programmation et de
budgétisation. L’UCP sera responsable de la mise en œuvre administrative et financière du
Programme, ainsi que de sa stratégie d’intervention. L’UCP comprendra: (i) un(e) coordonnateur/trice;
(ii) un(e) responsable de développement de la filière riz; (iii) un(e) responsable de développement de
la filière mangue; (iv) un(e) responsable de développement de la filière maraîchère; (v) un(e)
responsable de développement des affaires et de 4P ; (vi) un(e) responsable de suivi et évaluation et
gestion des savoirs; (vii) un(e) responsable genre et structuration des OPA; (viii) un(e) responsable de
l’administration et finances; (ix) un(e) responsable de la passation des marchés; et (x) du personnel
de support (comptable, administration, et trois chauffeurs). Pour assurer un suivi de proximité, une
cellule opérationnelle sera basée à Bouaké et sera composée de: (i) un(e) assistant(e)en opération
post-récolte de la filière du riz; (ii) un(e) assistant(e)en développement de la filière maraîchère; (iii)
un(e) assistant(e) en suivi et évaluation (idéalement responsable de la cellule); et (iv) le personnel
d’appui nécessaire.
4 Ces fonctions de coordination et de suivi de proximité des activités seront assurées pour la
zone de Korhogo par les spécialistes de l’UCP basés au siège. Le recrutement et l’évaluation du
personnel feront l’objet des procédures compétitives rigoureuses, pour identifier, recruter et retenir
des professionnels avec les profils techniques et managériaux solides. Tout le personnel de l’UCP
sera lié au Programme par des contrats annuels de performance évalués.
5 L’expérience et les leçons apprises de la mise en œuvre des projets en Côte d’Ivoire fait
ressortir trois types contraintes: (i) lenteurs dans le démarrage (plus de 12 mois en moyenne à partir
de la signature des accords de financement), (ii) faiblesse des équipes de mise en œuvre, (iii)
lourdeurs des procédures de passation des marchés. Pour aider à atténuer ces risques il est suggéré
de d’apporter un appui à l’UCP sous forme d’une assistance technique (AT) durant la première année
d’exécution. Celle-ci sera composée d’un(e) spécialiste en planification et gestion de projet et d’un(e)
spécialiste en développement d’entreprises et contractualisation. Ils accompagneront l’équipe de
coordination et interviendront chacun(e) pour 8Hommes-Femmes/mois (6 mois en continu dès le
démarrage et 2 mois à la demande).
6 Par ailleurs, la spécificité du Programme (interaction forte avec le secteur privé) justifie la
nécessité d’avoir au sein de l’UCP des techniciens ayant le profil du métier. Le recrutement de ces
techniciens devrait dans ce cas, être conduit par des professionnels ayant une bonne expérience en
matière de développement des entreprises et des marchés. Il est alors proposé d’externaliser le
recrutement en faisant appel aux services d’un cabinet international indépendant (recruté par le
MINADER par appel d’offre) pour conduire ce travail. Ce cabinet serait recruté durant la période de
prédémarrage (au cours des 3 mois qui suivront les signatures de l’accord de financement). Il sera
chargé du recrutement du personnel clé de l’UCP (durant les 3 mois qui suivront sa prise de service)
et des deux AT qui seront chargés de l’appui à l’UCP durant la première année.
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
pour établir une liste restreinte des prestataires de service potentiels. Le financement de cette phase
se fera au travers d’une avance des fonds alloués par le FIDA, estimés à environ 505 000 USD.
13 La première année du Programme sera consacrée aux activités de démarrage qui
comprendront, entre autres: (i) l’information/sensibilisation des acteurs et partenaires sur l’approche
du Programme, (ii) la relecture des manuels d’opérations préparés durant la période de prédémarrage
avec l’appui éventuel du Centre d’investissement de la FAO, (iii) le développement des outils de
gestion et guides méthodologiques permettant d’opérationnaliser les différents manuels; (iv)
l’actualisation des études des filières; (v) la signature des conventions et contrats avec les partenaires
et prestataires; (vi) les achats des équipements de fonctionnement; (vii) le diagnostic institutionnel
participatif des plateformes régionales et des OPA; (viii) la mise en œuvre des premières activités de
valorisation des aménagements hydro-agricoles et la mise en œuvre de l’inventaires des vergers de
mangue; et (ix) le lancement des activités de multiplication des semences en rapport avec le secteur
privé spécialisé avec à la clé la mise en place des boutiques d’intrants. Une attention particulière sera
accordée à la formation du personnel de l’UCP et des prestataires de services. Des ateliers
méthodologiques d’appropriation des documents de conception du programme et des dispositions et
méthodologies de mise en œuvre seront organisés avec l’équipe de l’UCP et les partenaires
stratégiques.
14 L’équipe de l’UCP sera appuyée dans cette phase de démarrage par une mission/assistance
technique à la demande (pour un total de 3H/M) et du FIDA (Rome) et un accompagnement de
proximité par le Bureau du FIDA en Côte d’Ivoire et les divisions techniques du MINADER. La réussite
de cette première étape de démarrage est essentielle pour la mise en route, la compréhension de
l’approche technico-méthodologique, de l’esprit du « travaillons ensemble » et par conséquent, de la
réussite du Programme. Trois choses conditionneront cette réussite: (i) une sélection efficace,
impartiale et sans complaisance de l’équipe technique de l’UCP qui devra être composée de
techniciens compétents, ayant le profil du métier avec une expérience avérée. Une telle sélection
devra être ouverte au secteur privé habitué à la mise en œuvre des telles activités: (ii) une évaluation
périodique basée sur une méthodologie et des indicateurs de performance convenus et annexés aux
contrats et conventions. Pour s’assurer d’une bonne exécution des contrats, ceux-ci seront, pour la
première année, évalués à mi-parcours afin d’introduire le cas échéant, des ajustements/corrections
ou interruption.
15 Une période d’investissement de quatre ans suivra le démarrage. Elle sera marquée par
l’exécution des activités majeures liées aux investissements, la contractualisation, l’insertion dans les
marchés avec les mesures de qualité, etc. Durant cette période d’investissement, le Programme
veillera à la synchronisation des interventions de telle manière que leurs complémentarités des
activités puissent garantir les effets escomptés. Une progressivité dans la mise en œuvre sera
toutefois observée de manière à ce que les apprentissages et les leçons apprises d’une année à
l’autre permettent de qualifier les actions et assurer une mise à l’échelle efficace des modèles réussis.
Cette progressivité se justifie par la spécificité du Programme, et par le caractère novateur des
approches « chaîne de valeur » et d’apprentissage de l’entreprenariat agricole pour la plupart des
partenaires traditionnels des projets agricoles (OP notamment). Parmi les innovations on peut noter:
(i) la négociation et l’établissement de partenariats commerciaux, y compris les 4P; (ii) la gestion des
plateformes de commercialisation et des centres de groupage; (iii) le marketing et la promotion; et (v)
les mécanismes, produits et services financiers innovants; etc.
16 Si la première période d’une année est essentielle pour la compréhension du Programme,
celle-ci concentre le cœur et le corps de celui-ci. Les cinq années devront être marquées par une
professionnalisation de la programmation et du suivi de la mise en œuvre, une supervision de
proximité par des professionnels du métier de développement des entreprises, un
accompagnement/évaluation des OP basés sur une application rigoureuse et effective des outils du
DIP, une synchronisation effective des interventions, un paiement régulier et fluide des partenaires et
des prestataires. C’est à ce prix que la période d’investissement connaitra la réussite et le
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
Programme ses objectifs. Un exercice de capitalisation sera également conduit à la fin de cette
période afin d’organiser efficacement la consolidation/désengagement.
17 Une période de consolidation/désengagement de deux ans complètera le cycle du Programme.
Durant cette période, seules seront mises en œuvre des activités de renforcement des capacités, de
consolidation de la dynamique entrepreneuriale et organisationnelle mises en place,
d’accompagnement des acteurs, de recueil de leçons apprises et de bonnes pratiques, etc. La
réussite de la stratégie de sortie sera concrétisée durant cette période par la maîtrise et la prise en
main effective des activités par réceptacle constitué par les PME, OP, etc.
18 Un tableau de séquençage des activités année par année sera élaboré et inclus dans le
manuel d’exécution du Programme. Ce tableau, au vu des réalisations cumulées, sera actualisé
chaque année à l’occasion de la préparation du PTBA.
19 Le Programme adoptera une approche de « faire-faire » s’appuyant sur des prestataires de
services privés et publics, des contrats de performance avec des opérateurs de proximité et des
conventions avec les services publics techniques. Une évaluation à mi-parcours sera réalisée à la fin
de la quatrième année du Programme pour identifier les résultats pouvant être portés à grande
échelle. Le PADFA fera appel à des structures nationales reconnues et expérimentées, pour la mise en
œuvre de certaines activités du Projet. Cette démarche simplifie le processus de passation des
marchés en faisant intervenir directement des structures formées, compétentes et responsabilisées,
et valorise l’expertise en place et l’expérience acquise à travers le PROPACOM. Des conventions
pluri-annuelles seront ainsi établies avec les agences suivantes :
- Le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) assure le
financement pérenne des programmes de fourniture des services agricoles. Le FIRCA
dispose d’une équipe expérimentée et dynamique déjà en place, et qui bénéficie de
l’appui financier d’autres partenaires;
- L’Office de Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) a pour mission d’aider à
l’écoulement des productions vivrières en informant les opérateurs économiques sur la
localisation et les niveaux des marchés et des prix. Il dispose de 37 représentations sur
toute l’étendue du territoire national dont 10 antennes, 16 postes d’observation et 3
centres de collecte et de groupage de produits vivriers.
- CODINORM (Côte d’Ivoire Normalisation), association ivoirienne de Normalisation, est
une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, et qui regroupe en son sein
les entreprises privées et l’Etat sous la tutelle du ministère chargé de l’industrie. Les
activités techniques de CODINORM sont assurées par une structure opérationnelle
permanente constituée d’une équipe pluridisciplinaire de 25 personnes dont 8 ingénieurs
et assimilés.
- Le Bureau national d'études techniques et du développement (BNEDT) est chargé de la
conception et la réalisation des études et le contrôle des projets d'intérêt public en vue de
maîtriser les coûts, la qualité et les délais.
- l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) est une société de maîtrise d’ouvrage
déléguée. Ses activités consistent en la préparation et l’exécution des tâches de
programmation, de passation des marchés, de suivi des travaux, de surveillance du
réseau et de constitution et d’exploitation des banques de données routières.
- Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), a pour mission de mener toutes
activités de recherches agronomiques et technologiques et toutes opérations agricoles,
industrielles ou commerciales, immobilières ou financières, y compris toutes prises de
participation dans d'autres sociétés ayant leur siège en Côte d’Ivoire ou dans d'autres
pays, pouvant se rattacher directement ou indirectement à l'objet social ou susceptibles
d'en faciliter la réalisation ou le développement.
- L’ANADER assure le conseil technique dans les filières café-cacao, cultures vivrières et
production animale. L’ANADER compte un effectif de 2.111 agents de développement
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
délégués (MOD), l’UCP conservant (i) la gestion des opérations au plan fiduciaire (financier et
comptable), (ii) l’approbation de tout processus de passation de marchés et la signature des contrats,
(iii) la participation à la réception des ouvrages et infrastructure et l’approbation des études. Les
travaux de génie civil pour les aménagements hydro-agricoles, les infrastructures de production et de
commercialisation seront confiés au BNETD dans la suite de la convention avec le PROPACOM,
alors qu’une convention de MOD sera établie avec AGEROUTES pour la réhabilitation des pistes.
23 Avant le démarrage effectif du PADFA, une évaluation indépendante des prestataires sera
conduite pour établir une liste restreinte des prestataires potentiels, ayant une expertise et une
performance démontrée dans les contrats avec le PROPACOM. Les meilleurs candidats seront
invités à préparer une offre technique. Le Programme signera des contrats pluriannuels (3 ans) de
performance avec les opérateurs de proximité qui seront chargés de la structuration, autonomisation
et accompagnement technico-économique des OP, et qui assureront le suivi-évaluation des activités
du projet dans leurs zones respectives. Le Programme financera des formations pour mettre à niveau
et ou recycler les agents techniques de ces structures. En matière de conseil agricole, la stratégie du
projet est basée sur la formation de formateurs endogènes qui a leur tour seront chargés de former
les relais paysans et les petits producteurs membres des OP.
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution
Durabilité
25 La durabilité des impacts attendus du PADFA découle principalement de ses principes et
approches de mise en œuvre. Les approches chaîne de valeur et dynamique entrepreneuriale
promues par le PADFA permettront de toucher l’ensemble des acteurs et de créer des partenariats
commerciaux au-delà des activités et de a durée du Programme. La durabilité sera également
assurée par le développement de l’entreprenariat agricole et des modèles d’affaires inclusifs visant à
conjuguer les efforts et les financements assurant à la fois la durabilité financière et l’inclusion sociale.
Le PADFA contribuera fortement au développement d'opportunités économiques et à la diversification
des sources de revenus grâce aux activités de transformations agroalimentaires. Les appuis devront
nécessairement s'inscrire dans le cadre de plans d'affaires et être différenciés selon la filière, le
maillon et le niveau de maturité des OPA.
26 La stratégie de ciblage vise à assurer l’inclusion des femmes et des jeunes ruraux (15 - 35 ans)
et des petites exploitations familiales dans les différents maillons de la chaîne de valeur des trois
filières et leur accès aux facteurs de production et aux connaissances. La création d’emplois pour les
femmes et les jeunes au sein des filières permettra de diversifier et renforcer leurs moyens
d’existence, d'augmenter leurs revenus et contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition. Les activités d’éducation nutritionnelle, d’information-éducation-communication devraient
résulter à un changement des comportements, d’attitudes et pratiques pour la bonne nutrition,
l’hygiène et la protection de l’environnement.
27 Le PADFA s’inscrit dans les priorités nationales du PND et du PNIA et appuiera les stratégies
régionales de développement. Les actions du PADFA auront un rôle catalytique dans la diffusion des
normes de qualité et des prix, la facilitation des relations commerciales entre les différents acteurs,
l’accès aux services financiers, et le développement de 4P. Le PADFA renforcera les capacités
techniques et matérielles des services techniques publics et des opérateurs de proximité et des OPA
pour porter à plus grande échelle les innovations du Programme Les résultats probants seront mis à
l’échelle par les acteurs des filières, notamment pas les opérateurs privés et les OP.
28 Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B. Une note SECAP a été préparée
(Annexe 13). Le PADFA s’inscrira dans la stratégie adoptée par la Côte d’Ivoire pour la lutte contre le
changement climatique. La gestion et le recyclage des déchets agricoles liés à la transformation
contribueront à créer des revenus et des emplois, voire même créer une nouvelle filière plus
particulièrement chez les jeunes et femmes. La production de biogaz permettra une réduction
importante des déchets (mangue et riz) tout en assurant une source d’énergie moins couteuse et plus
verte.
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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs
67
Composée du Responsable suivi-évaluation et gestion des savoirs et de l’Assistant en suivi-évaluation de l’UCP, et les
chargés de suivi-évaluation au niveau des partenaires.
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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs
5 Le SSE du PADFA sera développé afin de fournir les informations et les analyses utiles pour le
pilotage de l'exécution du Programme, et prévoir les ressources humaines et financières suffisantes
pour leur mise en œuvre. Il constituera un outil pour la gestion axée sur les résultats, qui vise à
assurer que les données et les informations sur les progrès réalisés par le Programme vers l’atteinte
des résultats soutiennent sa gestion, et que des mesures correctives puissent être prises à temps le
cas échéant.
6 Le principal outil de SE à disposition lors du démarrage du Programme est le cadre logique
(CL). Le CL soutenu par les principaux indicateurs de performance définit les produits, résultats et
impacts qui devront être progressivement atteints grâce à l’exécution des activités et la mobilisation
des ressources. Afin de s’assurer que l’ensemble des acteurs notamment l’équipe de l’UCP, les
partenaires stratégiques (COP et CAST) et les partenaires de mise en œuvre aient la même
compréhension de la logique d’intervention du Programme; un atelier de revue et de validation du CL
sera organisé au démarrage du Programme.
7 Dès son démarrage, le PADFA développera une Plateforme informatique qui fera partie
intégrante du dispositif de SE du Programme. Le développement de cette Plateforme s’inspirera de
ce qui a été fait pour le PROPACOM/PROPACOM Ouest, afin de minimiser le recours à de nouveaux
outils. Conçue sur mesure selon les besoins du Programme, la Plateforme permettra d’enregistrer les
différentes réalisations, et de faire le suivi de l’avancement des activités, de l’atteinte des produits et
effets attendus, ainsi que l’évaluation des impacts. La Plateforme intègrera le CL, le Système de
68
gestion des résultats et de l’impact (SYGRI) , le cadre de mesure de rendement, ...; et pourra
68
Le système de mesures des résultats développé par le FIDA dans le cadre de ses opérations.
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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs
générer à tout instant les tableaux de bord standards utilisés dans les projets du FIDA, notamment les
tableaux de suivi du PTBA et les différents tableaux de bord intermédiaires. La Plateforme intégrera
un système d’information géographique qui permettra de cartographier et de géo référencer les
activités et réalisations du Programme, y compris des données relatives aux effets de changements
climatiques; et d’en faire un suivi régulier.
8 Parallèlement au développement de la plateforme informatique de SE, un manuel de SE sera
développé pour le Programme. Ce manuel caractérisera le SSE à mettre en place et clarifiera
l’ensemble des modalités pour sa mise en œuvre: les différents outils sur lesquels le système
s’appuie, les rôles des acteurs à différents niveaux, les mécanismes et procédures à suivre pour la
production, le traitement et l’utilisation de l’information.
9 Le SSE du PADFA s’appuiera ainsi sur quatre principaux piliers notamment: (i) le cadre logique
qui décrit la logique d’intervention du Programme et la chaîne de résultats escomptés; (ii) le PTBA qui
est l’outil de planification des activités en vue de l’atteinte des objectifs visés; (iii) le manuel de suivi-
évaluation qui définit les éléments du dispositif ainsi que les éléments de sa mise en œuvre; (iv) la
plateforme informatique développée pour le Programme qui est l’outil consignant les différentes
réalisations et qui permet de suivre l’avancement des activités et l’atteinte des résultats attendus.
er ème
10 Le SSE distinguera les trois niveaux d’indicateurs: les produits en 1 niveau, les effets en 2
ème
niveau) et les impacts en 3 niveau; et respectera les modalités de renseignement de chaque
niveau de même que les périodicités requises pour le rapportage. Il sera structuré selon trois
fonctions, chacune d’elle recourant à des sources d’informations et d’outils spécifiques: (i) le suivi
interne de la planification en mesurant les taux d’exécution physique et financier des activités du
PTBA; (ii) le suivi des indicateurs du cadre logique pour mesurer l’atteinte des produits, effets et
impacts attendus du projet; (iii) les études/évaluations d’impacts ex-ante, à mi-parcours et ex-post. Il
permettra ainsi d’orienter à différents niveaux (stratégique et opérationnel) l’UCP, le CAST et le COP
pour la prise des décisions nécessaires au pilotage du Programme. Les indicateurs seront ventilés
autant que possible par genre et par âge de manière à pouvoir renseigner les contributions du
Programme dans l'équité sur le genre, l'autonomisation des femmes et l’inclusion des jeunes.
11 L’UCP, notamment à travers le Responsable en suivi-évaluation et gestion des savoirs
(RSEGS) et l’Assistant en SE (ASE), coordonnera la mise en place et l’opérationnalisation du SSE
dès le démarrage du Programme. La mise en place et l’opérationnalisation du SSE incluant entre
autres la revue du CL, la mise en place de la plateforme informatique, l’élaboration du manuel SE
verront l’appui d’une assistance technique spécialisée en SE. Les chargés de SE au niveau des
partenaires de mise en œuvre seront étroitement associés à ce processus. Le système sera
opérationnalisé au niveau local par les partenaires de mise en œuvre qui assureront la planification et
le suivi des activités, ainsi que la collecte des données. Le contrôle de la qualité des données et la
consolidation par région seront effectués par l’UCP. La consolidation des données pour les besoins
d’analyse et de rapportage périodique sera également assurée par les responsables de l’UCP. Le
RSEGS de l’UCP assurera la production ou coordonnera la consolidation des documents suivants: (i)
les PTBA; (ii) les rapports de progrès trimestriels, semestriels et annuels; (iii) les annexes des
rapports de supervision; (iv) les enquêtes et études thématiques ponctuelles; (v) l'enquête de
référence et les enquêtes d'impact à la fin du Programme; et (vi) les autres rapports à adresser au
Ministère en charge de l’Agriculture et du Développement Rural, au CAST, au COP et au FIDA.
12 La participation des bénéficiaires dans le SE est un élément important des mécanismes de
gestion axée sur les résultats. La plateforme informatique de SE développée en début de projet
inclura une base de données des bénéficiaires, qui permettra un suivi rapproché des appuis reçus par
ces derniers. Au niveau local, les partenaires de mise en œuvre s’appuieront sur des représentants
de bénéficiaires qui constitueront des relais dans la collecte des données. Le PADFA mènera
également un processus d’évaluation annuelle participative qui permettra de prendre en compte les
perceptions des bénéficiaires sur le Programme.
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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs
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Considérer comme input la méthodologie d’évaluation du niveau de maturité des OPA développée par le PROPACOM
(inspirée du PNAAFA en Guinée).
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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs
(vi) à la fin du Programme, une mission d’achèvement et un atelier de clôture sera organisée
avec l’ensemble des parties prenantes. Elle mettra en exergue les résultats, les effets et
l'impact du PADFA sur les groupes cibles; et permettra la capitalisation des expériences. Le
rapport d’achèvement sera préparé avant la date de clôture du Programme et traitera entre
autres éléments des points suivants: (a) les bénéfices obtenus du PADFA, (b) la réalisation
de ses objectifs, (c) la performance des parties concernées dans l’exécution du Programme
(Gouvernement, FIDA, et les autres partenaires), (d) l’exécution des coûts; et (e) les leçons
tirées de la mise en œuvre.
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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs
(v) Les bénéficiaires potentiels et le grand public afin de: (i) permettre une meilleure
connaissance des activités soutenues pour le Programme facilitant ainsi la promotion de
l’approche par la demande; et (ii) partager les différentes informations et bonnes pratiques
recueillies dans le cadre des interventions du Programme.
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Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement
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Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement
sur les importations effectuées par le Programme. Les spécimens des signatures des personnes
habilitées à mouvementer le compte désigné, les sous comptes désignés seront transmis au FIDA
dès le démarrage du Programme.
7 Les opérations sur le compte Programme nécessiteront la double signature du Coordonnateur
et du Responsable administratif et financier au niveau de l’UCP. Les décaissements pour les grands
travaux de génie civil, les achats de véhicules et équipements, pourront être directement payés par le
FIDA. Les décaissements des fonds du compte Programme se feront sur la base de relevés de suivi
financier et nécessitera la double signature de l'Agent compte et du Coordonnateur. Les originaux des
pièces seront gardés à l’Unité de coordination et au niveau de cellule de Bouaké et mis à la
disposition des auditeurs et des missions de supervision.
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Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement
12 Le cabinet d’audit sera également invité à formuler son appréciation sur les amendements
éventuels au Manuel des procédures administratives, financières et comptables, les modalités de
passation des marchés, la légitimité des dépenses imputées au Compte désigné ainsi que l’utilisation
des biens et services financés par le Programme. Il fournira une opinion séparée sur les états certifiés
de dépenses et une lettre de recommandations séparée concernant l’efficacité de la comptabilité et
des systèmes de contrôle interne. L’UCP présentera au FIDA la réponse à la lettre de
recommandations des auditeurs dans un délai d’un mois à compter de sa réception. L’UCP sera
responsable de l’application des recommandations spécifiées dans les rapports d’audits annuels. Les
honoraires de l’auditeur seront payés à partir des fonds du don.
DIRECTION DE LA DETTE
FIDA Transmission PUBLIQUE
DRF et DPP (MEF)
Paiement direct
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Appendice 8: Passation des marchés
b. Pour les marchés compris entre 10 000 000 FCFA et 30 000 000 FCFA, l’arrêté
n°112/MPMBPE/DGBF/DMP du 08 mars 2016 portant procédures concurrentielles
simplifiées prévoit une procédure particulière dite de « procédure simplifiée de demande de
cotation » par la comparaison de trois factures. Les marchés inférieurs à 10 000 000 FCFA
pourront être exécutés à la simple comparaison obligatoire d’au moins trois factures sans
qu’il soit besoin de mettre en place une procédure particulière.
c. Les dépenses supérieures à 30 000 000 FCFA et inférieures à 60 000 000 FCFA devront
être exécutées par la Procédure Simplifiée à Compétition Limitée (PSL) par la consultation
d’au moins cinq (05) entrepreneurs, fournisseurs ou prestataires à travers un dossier
allégé; ces dépenses seront également examinées par une Commission d'Ouverture des
Plis et d'Evaluation des offres (COPE) pour la désignation de l'attributaire.
d. Les dépenses supérieures à 60 000 000 FCFA et inférieures à 100 000 000 FCFA devront
être exécutées par la Procédure Simplifiée à Compétition Ouverte (PSO) à travers un
dossier allégé validé par la DRMP et publié dans le BOMP pendant au moins 15 jours
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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 8: Passation des marchés
francs; ces dépenses seront également examinées par une Commission d'Ouverture des
Plis et d'Evaluation des offres (COPE) pour la désignation de l'attributaire
(ii) Le seuil d’obligation pour faire valider les dossiers d’appel d’offres par la DMP avant leur
publication est d’au moins 30 000 000 FCFA;
a. Le seuil d’obligation de validation par la Direction des marchés publics, des propositions
d’attribution décidées par la commission déconcentrée ou décentralisée d’ouverture des
plis et de jugement des offres, concerne tout marché tout marché passé sur une dotation
budgétaire d'un montant égal ou supérieur à 300 000 000 FCFA (Cf. Arrêté n°
692/MPMB/DGBF/DMP du 16/09/2015 « portant fixation des seuils de référence, de
validation et d’approbation dans la procédure des marchés publics);
b. Le seuil d’obligation de validation par la Direction des marchés publics, des propositions
d’attribution, égales ou supérieures à 300 000 000 FCFA, décidées par la Commission
Déconcentrée ou Décentralisée d’ouverture des plis et de jugement des offres (COJO);
(iii) Le seuil d’approbation nécessaire pour donner effet à un marché fixé à 300 000 000 FCFA.
Les marchés d’un montant supérieur ou égal à 300 000 000 sont approuvés par le Ministre
chargé des marchés publics. Les marchés d’un montant inférieur à 300 000 000 FCFA sont
approuvés par le Ministre de tutelle de l’autorité contractante. Pour les marchés extérieurs à
l’Administration Centrale l’approbation est du ressort du Préfet de département.
Conditions générales
7 Les marchés de biens, de travaux et de services financés par le Projet seront passés
conformément aux dispositions de la réglementation du Bénéficiaire en matière de passation de
marchés, dans la mesure où celle-ci est compatible avec les directives du FIDA pour la passation des
marchés.
8 Au démarrage du programme, le Plan de Passation de Marchés ci-dessous, relatif aux dix-huit
premiers mois de mise en œuvre sera actualisé par l’Unité de coordination du Programme et soumis
à non objection du bailleur. Il mentionnera pour chaque marché, la méthode de passation des
marchés, les seuils proposés et les préférences applicables au Projet. Ce premier plan de passation
des marchés sera une des conditions préalables de décaissement. Ensuite et pour chaque année
suivante, un plan annuel de passation de marché sera élaboré et intégré au PTBA. Il fera l’objet d’une
approbation par le comité de pilotage et d’une non objection par le FIDA avant sa mise en œuvre.
9 Chaque plan de passation des marchés devra préciser les procédures qui doivent être suivies
par le Bénéficiaire afin de garantir la compatibilité avec les directives du FIDA pour la passation des
marchés. Les marchés doivent être entrepris au cours de la période d’exécution du Projet. Dans la
mesure du possible et pour des raisons d’économies d’échelle et d’efficacité, certains marchés seront
regroupés en lot: le génie civil, les moyens de transport, les biens d’équipement (matériels
informatiques et autres) et le mobilier de bureau.
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Côte d’Ivoire
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Appendice 8: Passation des marchés
d'Ivoire. Le délai minimum de publication est de quarante-cinq jours. Toutefois, pour l’acquisition du
matériel roulant et du matériel informatique, le Projet pourra recourir à la centrale d’achat des Nations
Unies.
11 Autres méthodes de passation de marchés de fournitures et de travaux. Le tableau 1 ci–
dessous détermine les méthodes de passation des marchés autres que l’Appel d’Offres à la
concurrence internationale, pouvant être utilisées pour les fournitures et les travaux. Le Plan de
passation des marchés spécifie les conditions dans lesquelles ces méthodes peuvent être utilisées.
Tableau 1: Méthodes de passation de marchés applicables
(a) Appel à la concurrence internationale
(b) Appel à la concurrence nationale
(c) Consultation de fournisseurs à l’échelle nationale (PSC, PSL, PSO)
(d) Marché passé avec la communauté
(e) Entente directe ou gré à gré
3. Consultation Restreinte (CR) Inférieur à 20 000 US$ 3 Le Code des marchés publics
consultations minimum. subordonne l’appel d’offres restreint à
l’autorisation du ministre chargé des
marchés publics.
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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 8: Passation des marchés
19 Le FIDA dans le cadre de cet examen, veillera au respect des procédures d’appels d’offres, de
la documentation de l’évaluation et la sélection des adjudicataires. Le FIDA vérifiera aussi la
conformité des méthodes et des seuils utilisés par rapport au plan de passation de marché.
20 Après l’évaluation des propositions mais avant l’acte de signature, le contrat et les documents y
afférents seront transmis au FIDA pour examen. Le marché ne sera définitivement attribué qu’après
l’obtention de la non-objection du FIDA. Une fois le contrat signé, l’UCP en transmettra copie
conforme au FIDA.
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Côte d’Ivoire
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Appendice 9: Coût et financement du programme
I. Introduction
1. Cette annexe porte sur l'estimation des coûts du Programme d’Appui au Développement des
Filières Agricoles (PADFA), réalisée avec le logiciel Costab. La première partie du document présente
les hypothèses de base concernant la date de démarrage et la durée d’exécution du projet, les
sources et l’estimation des coûts unitaires, les provisions pour imprévus physiques et pour hausse
des prix, le taux de change officielles catégories de dépenses et la part des impôts et des devises
dans la somme des coûts. La deuxième partie reprend les résultats de l’estimation des coûts du projet
par composante et par source de financement.
2. Les tableaux des coûts détaillés relatifs aux différentes composantes et sous-composantes du
projet sont présentés en annexe du présent appendice.
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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme
des niveaux d’inflation aux niveaux national et international. Sur la base des données de la
Banque centrale et des prévisions du Fonds monétaire international (FMI), il a été retenu un
taux d’inflation de 2,0% au niveau local. Pour l’inflation au niveau international, il a été retenu
le même taux de 2,0% sur la base des prévisions de la Banque Mondiale sur l'indice de la
valeur des exportations des produits manufacturés de quinze pays développés et émergents
vers les pays en développement et à revenus intermédiaires (« Manufactures Unit Value
Index »/ MUV).
Les provisions pour imprévus physiques sont destinées à faire face à d’éventuelles erreurs
d’estimation des quantités et/ou méthodes utilisées dans la mise en œuvre du projet. Elles
sont exprimées en termes de pourcentage du coût de base (taux de 5%) et appliquées pour
les travaux de génie civil, qui correspondent principalement à la réhabilitation de pistes et des
aménagements hydro-agricoles et la construction des magasins et unités de transformation
dans le cadre de ce projet.
La mission a retenu le taux de 610 F FCA pour 1 dollar des États-Unis dans l’estimation des
coûts du projet. Ce taux est basé sur le taux de change officiel du F CFA par rapport au US$
lors la mission de conception. Étant données les fluctuations historiques de ce taux de
change, il est probable que ce taux varie au cours de la période d’exécution du projet.
Toutefois, il reste très difficile de faire des prévisions précises sur cette évolution. Lors de la
deuxième mission de formulation, il est possible de mettre à jour le taux de change sur la
base de son évolution récente. De plus, étant donné que les taux d’inflation sont les mêmes
aux niveaux local et international, l’option de parité de pouvoir d’achat (PPA) du Costab n’a
pas été utilisée.
La définition des catégories de dépenses a été faite sur la base de la circulaire
IC/FOD/02/2013 du FIDA relative à la standardisation des catégories de dépenses. Le
tableau ci-dessous présente les catégories de dépenses et les taux des imprévus physiques,
des taxes et des parts en devises, sur la base de discussions avec des experts et de
l'expérience de projets récemment financés en Côte d’Ivoire.
72
En réalité, une TVA de 18% est appliquée mais, dans le contexte du projet et des calculs effectués sur Costab cette TVA
sera payée par les financiers.
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Côte d’Ivoire
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Appendice 9: Coût et financement du programme
A. Coûts totaux
4. Les coûts totaux du projet, sur une période de sept ans, y compris les provisions pour imprévus
physiques et pour hausse des prix, s'élèvent à 43,8 milliards de F CFA, équivalant à 71,8 millions
d’US$. Les coûts de base sont de 40,6 milliards de F CFA (66,6 millions d’US$). Les provisions pour
imprévus physiques et financiers s’élèvent respectivement à 0,5 milliards de F CFA (0,9 million
d’US$) et 2,7 milliards de F CFA (4,4 millions d’US$). Les taxes y sont incluses pour un montant total
de 2,6 milliards de F CFA (4,2 millions d’US$).
C. Financement du projet
6. Le plan de financement du projet se présente comme suit : (i) FIDA pour un total de 18,5
millions d’US$, correspondant à 25,8% du coût total; (ii) OFID pour un total de 20,0 millions d’US$,
soit 27,9% du coût total; (iii) le Gouvernement pour 4,2 millions d’US$, sous forme d’exonération de
taxes, soit 5,9% du coût total; (iv) les bénéficiaires pour 10,2 millions d’US$, soit 14,3% du coût total,
et un écart de financement de 18,9 millions d’US$, soit 26,3% du coût total. Le tableau ci-dessous
présente le plan de financement du projet par composante et sous-composante du coût total.
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Appendice 9: Coût et financement du programme
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Appendice 9: Coût et financement du programme
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Appendice 9: Coût et financement du programme
_________________________________
\a riz, mangue et l'interprofession de l'oignon
\b sur gestion technique et environnementale/changements climatiques, analyse des chaines de valeur, etc.
\c y compris sensibilisation, formation, elaboration de fiches techniques, diffusion des fiches, etc.
\d y compris diffusion de brochures et fiches techniques (production, transformation, etc.)
\e partenariats publics-privés-producteurs pour le financement
des unités modernes de transformation industrielle de la mangue
\f 2 passages par an par km
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Appendice 9: Coût et financement du programme
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Appendice 9: Coût et financement du programme
_________________________________
\a pour 20 unités existantes
\b sonde, bascule, echantionneur, diviseur, etc.
\c pour 100 décortiqueuses existantes
\d par mini-rizerie; 10% de besoins annuels
\e par mini-rizerie
\f technique, gestion comptable, commerciale, déchets, gestion de l'eau, etc.
\g Diagnostic et réparation de pannes, dessin industriel, fabrication d'équipements agricoles, etc - Prénettoyeurs, Moulins, Calibreurs,
\h par personne par jour
\i 1 centre par département
\j 95 villages ciblés
\k 2 par village
\l pour piment et gombo
\m environnementale et d'hygiène et utilisation du matériel de production (BPHP)
\n pour 10 stations de conditionnement
\o 2 consultants pour 30 jours dont 20 jours mission
\p 15 jours par station
\q 5 jours par an et par station durant 5 ans
\r 2 sessions de formation de 20 personnes par an durant 6 ans
\s cout par certification
\t 3 unites existantes
\u pour 135 personnes
\v pour 30 personnes
\w Bascule 300 kg, caisses en bois et plastique, tables, tabourets, bacs de stockagem couteaux, plateux, balances, soudeuses, chaises, blouses
\x 400 m2/unite
\y pour 30 personnes
\z pour 7 unités
\aa capacité 3000 à 6000 tonne de purée/an
\bb l’existant en matière d’offre et de demande de services financiers et non financiers
\cc 10 homme jours par region
\dd 1 campagne par region
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Appendice 9: Coût et financement du programme
_________________________________
\a par ha
\b 1 motopompe pour 5 ha
\c pour 12500 ha
\d pour 3300 ha
\e registres de commerce, reglement intérieur, déclaration, etc.
\f tracteur, motoculteurs, batteuses vanneuse, etc.
\g encadrement en gestion entreprenariale, technique, commerciale et maintenance des equipements et gestion environnementale(hygiène, eau déchets); elaboration de contrat de prestation avec le coopératives)
\h oignon, piment, gombo, aubergine locale légumes feuilles
\i disponibilité et diffusion de produits plus biologique (fumure organique, 'biofertilisants', lutte intégrée)
\j 8 litres pesticide bio et 1 pulverisateur
\k sur les bonnes pratiques environnementales et CC (3 jours)
\l Formation des paysans des CEP et des vulgarisateurs à l'installation, la lecture et à la collecte des données pluviométriques et à l'utilisation des informations et produits agro-météorologiques et installation de pluviomètres
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Appendice 9: Coût et financement du programme
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Côte d’Ivoire
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Appendice 9: Coût et financement du programme
_________________________________
\a avec l'approche Gender Action Learning System
\b pour 10 formateurs nationales (2 par region); y compris 5 formations pilote (une par region)
\c 5 par region; 25 participants
\d avec l'approche Gender Action Learning System
\e pour 10 formateurs nationales (2 par region); y compris 5 formations pilote (une par region)
\f 8 par region; 2 OP par session
\g 10 hommes.jours par région, perdiem et déplacement inclus
\h Le suivi est effectué pendant un semestre par an, à raison de 5 sorties de 2 superviseurs de 3 jours par mois, pour un cout de 100 000 FCFA par jour.
\i 5 sorties de 3 jours de 2 personnes à raison de 12 500 F de perdiem par jour et 20 l de carburant par sortie
\j 20 personnes par OP, 50% des 300 OP seront concernées
\k 5 formateurs pour 5 jours
\l 5*5 jours
\m 5 formateurs pour 5 jours
\n 25*5 jours
\o 1 demonstration par semaine dans 50 centres de sante
\p 50 formateurs pour 5 jours
\q 5 formateurs pour 5 jours
\r 50*5 jours
\s pour 250 agents de santé communautaires
\t 50000 FCFA/an/ASC
\u Fours, mixeurs, moulins, cuisinière, divers
\v y compris en education nutritionelle et environnementale (gestion de l'eau et des déchets)
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Côte d’Ivoire
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Appendice 9: Coût et financement du programme
_________________________________
\a (2 experts x 3 mois)
\b y compris deplacement pour visite terrain et reunions
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Côte d’Ivoire
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Appendice 9: Coût et financement du programme
_________________________________
\a Billet+Honoraires+Per diem; pendant la première année de demarrage (~10 jours/mois)
\b Base des données, Documentaires, Rapports annuels, Visibilité, Emissions Radio et tele,
Publications, Affiches, Outils pedagogiques
\c y compris: sensibilisation population sur farine riz, etuvage, fabrication briquettes,
produits transformes maraichage et mangue, pratiques agricole et suivi agro-meteo, aspects nutritionels
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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière
I. Introduction
1. Cet appendice présente la méthodologie utilisée, les hypothèses de base et les principaux
résultats de l’analyse économique et financière du Programme d'appui au développement des filières
agricoles (PADFA) en Côte d’Ivoire. L’objectif est d’identifier, de calculer et de comparer les coûts et les
avantages du Programme afin d’apprécier sa viabilité d’une part du point de vue des agents
économiques (analyse financière) et d’autre part du point de vue de l’économie nationale dans son
ensemble (analyse économique).
2. La méthodologie utilisée est une analyse coûts-bénéfices qui repose sur l’estimation en termes
monétaires des coûts et des avantages du Programme. La présente analyse est basée sur les données
primaires collectées sur le terrain par la mission de conception et sur l’expérience des projets FIDA
(PROPACOM et PROPACOM Ouest), de la Banque mondiale (PPAAO) en Côte d’Ivoire et des
partenaires des filières ciblées.
3. L’analyse a été axée sur les impacts découlant des activités principales transformation (riz et
mangue) et de production (filières riz, maraichage et mangue). Les bénéfices financiers ont été analysés
pour différents modèles, notamment : (i) deux types de riziculture (riz de plateau et riz irrigué) ; (ii)
maraîchage mixte (tomates, aubergines, piment et gombo) ; (iii) plantation de mangue ; (iv)
transformation de riz (décorticage amélioré, mini-rizerie améliorée, nouvelle mini-rizerie, étuvage) ; (v)
séchage moderne de la mangue ; et (vi) transformation industrielle de la mangue. Les avantages
résultant de la commercialisation améliorée se reflètent dans tous ces modèles.
4. Dans l’analyse économique, les mêmes modèles ont été adaptés et utilisés. Les avantages
découlant de la réhabilitation de pistes rurales ont également été pris en compte. Certaines activités
secondaires / pilotes (valorisation de la farine de riz, séchage de légumes, valorisation de déchets) n'ont
pas été incluses dans l'analyse.
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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 10: Analyse économique et financière
proposées par le Programme sur la situation financière des principaux bénéficiaires. Cette analyse
permet de s’assurer que les personnes ciblées par le Programme bénéficieront de leur participation aux
activités du Programme et de vérifier qu’elles pourront faire face aux dépenses nécessaires pour la mise
en œuvre de ces activités (et en particulier les investissements). En effet, les populations cibles et les
acteurs des filières ne participeront durablement aux activités du Programme que si elles dégagent un
bénéfice plus élevé dans la « situation avec Programme » que dans la « situation sans Programme » et
s’ils sont en mesure de faire face aux dépenses encourues grâce aux recettes générées. Un taux
d’actualisation de 10% est utilisé, ce qui reflète le coût d'opportunité du capital, sur la base de
l'expérience d'autres Programmes et de discussions avec les bénéficiaires, les acteurs des filières et les
institutions de microfinance en Côte d’Ivoire.
8. Prix financiers. Les prix retenus sont de 150 FCFA/kg pour le riz paddy et de 325 FCFA/kg pour le
riz transformé. Excepté l’emballage, les coûts variables de transformation par kilo de riz paddy ont été
estimés à 12 FCFA. Les coûts de la main-d'œuvre employée sont de 60000 FCFA/mois (SMIC) pour la
main-d’œuvre semi-qualifiée et de 100000 FCFA/mois pour la main-d’œuvre qualifiée.
9. Modèles. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour une unité de
chaque type. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts sont inclus pour la
décortiqueuse et la mini-rizerie améliorée sur la base de discussions avec les unités existantes. Pour la
nouvelle mini-rizerie, les bénéfices et les coûts dans la situation sans Programme sont estimés à 75% de
la rémunération des employés des unités. Dans la situation avec Programme, les modèles ont été
élaborés sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements le cas échéant.
10. Résultats financiers. La rentabilité financière pour les unités de transformation de riz est positive.
Pour la décortiqueuse améliorée, la VAN est de 2,2 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,02 et
le TRI est de 15%. Pour la mini-rizerie améliorée, la VAN est de 95,6 millions FCFA, le ratio
bénéfices/coûts est de 1,06 et le TRI est de 54%. Pour la mini-rizerie nouvelle, la VAN est de 95,7
millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,04 et le TRI est de 49%.
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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière
TRANSFORMATION RIZ
Modèles de transformation (1 unité)
Décortiqueuse ameliorée Mini-rizerie ameliorée Mini-rizerie nouvelle
TRI 15% 54% 52%
VAN (@10%, FCFA) 2,164,377 95,574,167 110,664,037
VAN (@10%, USD) 3,548 156,679 181,416
B/C 1.02 1.06 1.05
11. En plus de décorticage du riz, le programme appuiera également la mise à l'échelle de l’étuvage du
riz, qui a été soutenu par le PPAAO et il est déjà pratiqué dans certaines régions. L’étuvage du riz
présente des opportunités économiques et nutritionnelles pour les populations cibles.
12. L’étuveuse améliorée a une capacité maximale de 600 kg par session, avec un potentiel de 6
sessions par semaines. Dans la première année, l’opération d’étuvage commencera à 300kg/session
pendant 8 semaines. À la croisière, l’unité fonctionnera à 300kg/session pendant 20 semaines. Les
pertes ont été estimées à 20%.
13. Prix financiers. Les prix retenus sont de 150 FCFA/kg pour le riz paddy et de 300 FCFA/kg pour le
riz paddy étuve. Les coûts de la main-d'œuvre employée sont de 1 500 FCFA/jour et l’équipe est de 10
personnes par session.
14. Modèles. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour une étuveuse
améliorée proposées par le programme. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts
sont estimés à 75% de la rémunération des employés de l’unité. Dans la situation avec Programme, les
modèles ont été élaborés sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements
le cas échéant.
15. Résultats financiers. La rentabilité financière pour l’unité d’étuvage est positive: la VAN est de 6,3
millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,22 et le TRI est de 26%.
ÉTUVAGE RIZ
Modèle de transformation (1 unité)
Étuveuse ameliorée
TRI 26%
VAN (@10%, FCFA) 6,311,435
VAN (@10%, USD) 10347
B/C 1.22
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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière
rythme de croisière (et de 75% pour la première année). L’unité emploiera environ 65 personnes et sera
opérationnelle 3 mois par an lors de la saison de récolte des mangues.
18. Prix financiers. Les prix retenus sont de 45 FCFA/kg pour la mangue fraîche, de 3600 FCFA/kg
er eme
pour la mangue séchée 1 choix et de 2000 FCFA/kg pour la mangue séchée 2 choix. Les coûts de la
main-d'œuvre employée sont de 1500 FCFA/jour pour la main-d'œuvre non-qualifiée, de 60000
FCFA/mois (SMIG) pour la main-d’œuvre semi-qualifiée et 100000 FCFA/mois pour la main-d’œuvre
qualifiée.
19. Modèle. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour une unité de
séchage avec un seul séchoir. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts sont estimés
à 75% de la rémunération des employés de l’unité potentielle. Dans la situation avec Programme, le
modèle a été élaboré sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements le
cas échéant.
20. Résultats financiers. La rentabilité financière pour l’unité de séchage de mangue est positive. La
VAN est de 17,1 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,30 et le TRI est de 19%.
SÉCHAGE MANGUE
Modèle de transformation (1 unité)
1 séchoir
TRI 19%
VAN (@10%, FCFA) 17,080,661
VAN (@10%, USD) 28001
B/C 1.30
21. L'investissement clé pour la filière mangue est la création d'une unité de transformation de la
mangue moderne, avec une grande capacité (2,5 t/h à 5 t/h) à transformer les fruits en purée et de
nectar. Cet investissement serait déterminé par une demande de marché clairement articulée pour les
produits de la mangue. Le modèle ci-dessous repose sur plusieurs hypothèses qui seront testées dans
l'étude de faisabilité.
22. L'unité aura deux principaux flux de revenus: la production de purée en sac de 250 kg et (en
utilisant le purée) la production de nectar en carton Elopack de 0,3 L, 0,5 L et 1 L et BiB de 5,0 L. La
production commencera avec un seul équipé à la capacité minimale de 2,5 t/h pour 3 mois pour la purée
et le reste d’année pour le nectar. Après la première année, l’unité fonctionnera à 2.5t/h avec 2 équipes
pour 4 mois pour la purée et le reste d’année pour le nectar. En fonction de la disponibilité de mangue et
de la demande de marche, l’unité aurait la capacité de transformation avec trois équipes à 5t/h.
23. Prix financiers. Les prix retenus sont de 45 FCFA/kg pour la mangue fraîche, de 164 000
FCFA/unité pour purée de mangue aseptique, 997 FCFA/unité pour le nectar de mangue ELOPACK 0.5
L, 1 509 FCFA/unité pour le nectar de mangue ELOPACK 1 L, 459 FCFA/unité pour le nectar de mangue
ELOPACK 0,3 L et 3 280 FCFA/unité pour le nectar de mangue BiB 5 L. Les coûts de la main-d'œuvre
employée sont de 136 556 FCFA/mois et l’équipe est de 30 personnes. Tous les autres paramètres et
couts de production sont détaillés dans l’analyse.
24. Modèle. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour l’unité de
transformation de mangue. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts sont estimés à
75% de la rémunération des employés de l’unité potentielle. Dans la situation avec Programme, le
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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière
modèle a été élaboré sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements le
cas échéant.
25. Résultats financiers. La rentabilité financière pour l’unité de transformation industrielle est très
positive. La VAN est de 12 980 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,77 et le TRI est de 97%.
Filière rizicole
26. Pour la production rizicole, le Programme appuiera l’utilisation de semences améliorées, l’adoption
à grande échelle des bonnes pratiques et l’accès à intrants, ainsi que la mécanisation de l’agriculture et
la réhabilitation des bas-fonds.
27. Rendements. Les rendements sont à des niveaux relativement bas à cause des difficultés d’accès
aux semences de qualité, de la faible maîtrise d’eau, de la faible utilisation d’intrants (engrais et
herbicides) et de la maîtrise insuffisante des itinéraires techniques. Sur la base des données recueillies
par la mission de formulation, les rendements moyens par type de culture rizicole sont de l’ordre de 0,8
t/ha pour le riz de plateau et 4,0 t/ha pour le riz irrigué. Avec les améliorations des pratiques proposées
par le Programme, notamment les semences des variétés améliorées et l’accès aux intrants, les
rendements moyens seraient de l’ordre de 1,5 t/ha pour le riz de plateau et 6,0 t/ha pour le riz irrigué. Les
rendements retenus dans les situations avec et sans Programme sont récapitulés dans le tableau ci-
après. Ces estimations sont basées sur les expériences des autres projets et sur les bonnes pratiques
d’amélioration de rendement. En outre, l'analyse a utilisé l'hypothèse selon laquelle 75% des producteurs
produiraient un deuxième cycle dans les bas-fonds irrigués (réalisant 80% du rendement).
Riz pluvial Riz irrigué
Rendement - situation sans projet (kg/ha) 800 4000
Rendement - situation avec projet (kg/ha) 1500 6000
Augmentation de rendement 88% 50%
Prod. additionelle (kg/ha) 700 2000
Evolution de rendement
Année 1 - vs. situation sans projet (%) 75% 20%
Année 2 - vs. situation sans projet (%) 80% 30%
Année 3 - vs. situation sans projet (%) 85% 40%
Année 4 - vs. situation sans projet (%) 88% 50%
28. Prix financiers. En Côte d’Ivoire, les prix des produits agricoles sont librement déterminés par le
marché, selon la loi de l'offre et de la demande. Le prix retenu pour le riz paddy est 150 FCFA/kg,
correspondant au prix payé aux producteurs au départ de l’exploitation (prix bord-champ). Les
interventions du Programme visant à améliorer les infrastructures de stockage et la qualité du riz
devraient permettre une augmentation graduelle du prix du riz allant jusqu’à 20%, qui est prise en
considération dans les modèles. Pour les principaux intrants agricoles, le prix retenu est de 450 FCFA/kg
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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière
pour le NPK, 350 FCFA/kg pour l’urée, 160 FCFA/kg pour les semences de base et 700 FCFA/kg pour les
semences améliorées. Les exploitations rizicoles de la zone du Programme utilisent la main-d'œuvre
salariée et la main-d'œuvre familiale pour les travaux, au coût journalier de 1500 FCFA. L’information sur
les prix a été obtenue au cours d’entretiens avec les producteurs et les commerçants pendant la mission.
29. Budgets de cultures. Pour apprécier la viabilité financière de la riziculture, il a été élaboré des
budgets de cultures sur une superficie théorique d'un hectare. Les budgets de cultures ont été élaborés
pour une année dans la situation sans Programme, en partant de l’hypothèse que les rendements et les
charges d’exploitation resteraient à leurs niveaux actuels sans l’intervention du Programme. Dans la
situation avec Programme, les budgets de cultures ont été élaborés sur plusieurs années, de façon à
faire ressortir l’évolution graduelle des rendements après l’adoption des nouvelles technologies dont la
maîtrise par les producteurs pourrait prendre un certain temps. Les pertes post-récoltes ont été prises en
compte dans les calculs dans la mesure où leur omission pourrait conduire à une surestimation des
bénéfices du Programme (le taux retenu est de 8,0%). Cependant, l’analyse considère que les activités
du Programme permettent de réduire progressivement les pertes-récoltes de 20%. Le modèle prend en
considération l’autoconsommation, estimée à 20% de la production, et la valorise de la même façon que
les ventes, afin d’être consistent avec le choix de prendre en compte le coût de la main d’œuvre familiale.
30. Résultats financiers. Sur la base de la méthodologie et des hypothèses formulées ci-dessus, la
rentabilité financière des différents modèles de production rizicole se présente comme suit.
FILIÈRE RIZICOLE
Modèles de production (1 ha)
Riz pluvial Riz irrigué
VAN (@10%, FCFA) 578,419 1,868,787
VAN (@10%, USD) 948 3064
B/C 1.09 1.62
31. L’analyse indique une rentabilité financière positive pour les deux modèles de production. Les
producteurs rizicoles pourront améliorer leur situation financière en adoptant l’un des modèles de
production proposés par le Programme. La valeur actuelle nette (VAN) est de 0,6 millions FCFA pour le
riz pluvial et de 1,9 millions FCFA pour le riz irrigué et le ratio bénéfices/coûts est 1,09 pour le riz pluvial
et 1,62 pour le riz irrigué.
Filière maraîchère
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34. Prix financiers. Tout comme les prix du riz, les prix des produits maraîchers sont librement
déterminés par le marché, selon la loi de l’offre et de la demande. En revanche, les prix des
produits maraîchers sont plus susceptibles de varier, en raison du caractère périssable des produits. Le
prix retenu est de 150 FCFA/kg pour l’aubergine, de 200 FCFA/kg pour la tomate, 300 FCFA/kg pour le
piment, et de 350 FCFA/kg pour le gombo. Les prix utilisés dans les calculs sont les prix bord-champ
obtenus auprès des producteurs. Les interventions du Programme pour améliorer l’infrastructure, la
commercialisation et la qualité des produits devraient permettre une augmentation graduelle des prix
allant jusqu’à 20%, prise en compte dans les modèles. Pour les principaux intrants agricoles, le prix
retenu pour les engrais est le même que pour la riziculture et les prix pour les semences de base varient
entre 25000 FCFA/kg pour le gombo et 80000 FCFA/kg pour la tomate. Pour les semences améliorées,
les prix varient entre 48000 FCFA/kg pour le gombo et 200000 FCFA/kg pour la tomate. Les exploitations
maraîchères de la zone du Programme utilisent la main-d'œuvre salariée et la main-d'œuvre familiale
pour les travaux, au coût journalier d’environ 1500 FCFA. Des détails supplémentaires sur la division du
travail entre la main d’œuvre salariée et la main d’œuvre familiale n’étaient pas disponibles.
35. Budgets de cultures. Dans la mesure où les maraîchers produisent plusieurs produits à la fois sur
une même parcelle, un seul compte d’exploitation a été élaboré pour les productions maraichères. La
répartition suivante sur un hectare de maraîchage a été retenue : aubergine (0,25 ha), tomate (0,25 ha),
piment (0,25 ha), et gombo (0,25 ha). Les pertes post-récolte ont été prises en compte et le taux retenu
est de 25%, mais l’analyse considère que les activités envisagées vont baisser le taux de perte jusqu’à
20%.
36. Résultats financiers. Sur la base de la méthodologie et des hypothèses formulées ci-dessus, la
rentabilité financière pour le budget de culture mixte se présente comme suit. L’analyse indique une
rentabilité financière très satisfaisante pour ce modèle de production. La valeur actuelle nette (VAN) est
de 1,3 millions FCFA et le ratio bénéfices/coûts est de 1,45.
FILIÈRE MARAÎCHÈRE
Modèle de production mixte (1 ha)
aubergine, tomate, piment, gombo
VAN (@10%, FCFA) 1,307,086
VAN (@10%, USD) 2143
B/C 1.45
Filière mangue
37. Étant donné son importance dans le nord du pays et le peu de support pour la production de la
mangue, la filière mangue sera aussi appuyée par le Programme, principalement à travers des
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campagnes de lutte contre les mouches des fruits et l’appui conseil pour la gestion écologique des
vergers de mangue.
38. Rendements. Les rendements pour les vergers de mangue existants sont au deçà de leur
potentiel. Le rendement moyen est estimé à 4,0 t/ha. Avec les améliorations proposées par le
Programme, le rendement moyen serait de l’ordre de 5,0 t/ha avec des bénéfices additionnels découlant
d’une augmentation de 50% de la quantité de fruits exportables (de 40% de la production totale à 60% de
la production totale). L’augmentation de la production vendable sera graduelle, de 10% la première
année, de 15% la deuxième année, de 20% la troisième année et de 25% la quatrième année (comparé
à la situation sans Programme).
39. Prix financiers. Les prix retenus sont de 125 FCFA/kg pour la mangue fraiche non-exportable et
de 225 FCFA/kg pour la mangue fraiche exportable. Les prix utilisés dans les calculs sont les prix bord-
champ obtenus auprès des producteurs. Le coût de développement d’une plantation est estimé à
1250000 FCFA et la plantation a une durée de vie de 20 ans. Les vergers de mangue de la zone du
Programme utilisent la main-d'œuvre salariée et la main-d'œuvre familiale pour les travaux, au coût de
50000-60000 FCFA par hectare (selon la tâche).
40. Budget de culture. Les situations sans Programme et avec Programme diffèrent seulement par
les prix et les avantages de l’application de produits phytosanitaires contre les mouches à fruits. Les
pertes poste-récolte n’ont pas été inclues car les modèles sont basés directement sur les estimations de
la production de mangues vendable.
41. Résultats financiers. L’analyse indique une rentabilité financière satisfaisante pour ce modèle de
production. La VAN est de 0,4 millions FCFA et le ratio bénéfices/coûts est de 1,59.
FILIÈRE MANGUE
Modèle de production (1 ha)
Verger existant
VAN (@10%, FCFA) 360,743
VAN (@10%, USD) 591
B/C 1.59
Comptes d’exploitation
42. La disponibilité des données lors de la mission de formulation était insuffisante pour estimer la
structure de la production d’un ménage type dans la zone du Programme. Cependant, sur la base
d’information provenant d’autres sources, l’analyse a estimé deux comptes d’exploitation : un pour les
régions du nord de la zone du Programme, où la mangue est produite en plus du riz et du maraîchage, et
un pour les régions du sud, où seulement le riz et le maraîchage sont pris en compte. Les hypothèses
pour les superficies et les bénéfices sont résumées dans le tableau ci-dessous.
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SUPERFICIE
CULTURE
(ha)
Riz de plateau 1 1
Riz irrigué 0.5 0.5
Maraîchage 0.05 0.05
Total culture vivriere 1.55 1.55
Mangue 2 0
Total 3.55 1.55
NPV BNA (FCFA, @10%) 2,170,573 1,578,167
NPV BNA (USD, @10%) 3,558 2,587
B/C ratio 1.52 1.40
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46. L'analyse a également estimé le taux de change de référence (SER) de 634 FCFA pour 1 USD sur
la base des données de la Banque mondiale (WDI) concernant les importations et exportations et les
droits et taxes sur les importations et les exportations, en appliquant la formule suivante :
SER OER
M Tm X Tx
M X
Où SER représente le taux de change de référence,
OER le taux de change officiel,
M le volume des importations,
Tm le taux des droits sur les importations,
X le volume des exportations,
Tx le taux des taxes sur les exportations.
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Bilan économique
Taille moyenne du tronçon de piste (Km) 10
Linéaire total (Km) 300
Bénéfice additionnel par Km/an (millions de FCFA) 44.2
TRI économique pour les 300 Km (20 ans) 15%
VAN économique pour les 300 Km (20 ans; @ 8% millions de FCFA) 30,676
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indique que la rentabilité économique du Programme ne serait nulle que dans les cas où les bénéfices du
Programme diminueraient d’au moins 53% ou que le coût du Programme augmenterait d’au moins 112%.
Résumé des analyses de sensibilité
VAN (8,0%)
Scénarios TRIE
milliard FCFA million USD
Cas de base 21.5% 25.9 40.9
Coûts + 10% 19.6% 23.6 37.2
Coûts + 20% 18.0% 21.3 33.6
Coûts + 50% 13.8% 14.3 22.6
Revenus - 10% 19.4% 21.0 33.1
Revenus - 20% 17.2% 16.1 25.4
Revenus - 30% 13.0% 8.9 14.0
Bénéfices retardés d'1 an 18.0% 21.0 33.1
Bénéfices retardés de 2 ans 15.4% 16.4 25.9
Bénéfices retardés de 3 ans 13.3% 12.2 19.3
Bénéfices retardés de 4 ans 11.5% 8.3 13.1
Taux d'adoption - 10% 19.4% 21.2 33.5
Taux d'adoption - 20% 17.2% 16.5 26.1
Prix des productions - 10% 16.5% 15.7 24.8
Prix des productions - 20% 11.1% 5.6 8.8
Prix des intrants + 10% 18.9% 21.0 33.1
Prix des intrants + 20% 16.3% 16.1 25.4
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République de Côte d'Ivoire - Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
A) PRODUCTION TRANSFORMATION
Modèles de production
Maraichage Unité de Unité de sechage Unité industrielle
Mini-rizerie Mini-rizerie
Riz de plateau Riz irrigué mixte Mangue decorticage Unité d'étuvage mangue de transformation
améliorée nouvelle
(1 ha) (1 ha) (aubergine, (1 ha) ameliorée (1 sechoir) de mangue
A
tomate, piment, D) BENEFICIAIRES, TAUX D'ADOPTION ET PHASING F)
N
AN1 45,122 5,242 (1,261,261) (72,430) (10,966,501) (49,812,769) (58,283,000) (6,620,981) (43,449,135) (2,102,351,123) Taux d'adoption AN1 AN2 AN3 AN4 AN5 AN6 AN7 AN8 TOTAL ANALYSE DE SENSIBILITE
A
AN2 53,653 107,863 89,678 (22,430) 1,962,588 23,741,759 22,669,868 (459,758) 6,790,848 1,597,360,041 Riziculture de plateau 1 ha /ména ge ∆% Lien avec la matrice des risques TRIE VAN (8%) (milliard FCFA)
L AN3 71,100 205,919 346,924 21,970 3,862,896 35,563,168 35,648,339 1,143,906 8,721,465 1,597,360,041 Bénéf. Totaux 0 1000 2000 3000 4000 2500 0 0 12500 Scénario de base 21.5% 25.9
Y AN4 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 49,973,651 3,240,012 8,536,081 1,541,809,241 Bénéf. Adoptant 75% 0 750 1500 2250 3000 1875 0 0 9375 Coûts + -10% 19.6% 23.6
S AN5 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 49,973,651 3,240,012 11,186,698 1,541,809,241 Riziculture irrigué 0.075 ha /ména ge Coûts + -20% 18.0% 21.3
E AN6 85,880 316,487 (514,119) 71,120 (7,687,104) (27,436,832) (17,026,349) 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Bénéf. Totaux 600 2000 2000 2000 0 0 0 0 6600 Coûts + -30% 13.8% 14.3
AN7 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 11,486,698 1,541,809,241 Bénéf. Adoptant 75% 450 1500 1500 1500 0 0 0 0 4950 Revenus - 10% 19.4% 21.0
F AN8 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Maraichage Revenus - 20% 17.2% 16.1
I AN9 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Bénéf. Totaux 0 0 0 1000 1000 0 0 0 2000 Revenus - 50% 13.0% 8.9
N AN10 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Bénéf. Adoptant 75% 0 0 0 750 750 0 0 0 1500 Bénéfices retardés d'1 an 18.0% 21.0
A AN11 85,880 316,487 (514,119) 71,120 Mangue Bénéfices retardés de 2 ans 15.4% 16.4
N AN12 85,880 316,487 615,881 71,120 Bénéf. Totaux 0 1250 1250 1250 1250 0 0 0 5000 Bénéfices retardés de 3 ans 13.3% 12.2
C AN13 85,880 316,487 615,881 71,120 Bénéf. Adoptant 75% 0 938 938 938 938 0 0 0 3750 Bénéfices retardés de 4 ans 11.5% 8.3
I AN14 85,880 316,487 615,881 71,120 Transformation Taux d'adoption - -10% 19.4% 21.2
E AN15 85,880 316,487 615,881 71,120 Bénéf. Totaux 0 410 405 310 225 0 65 0 1415 Taux d'adoption - -20% 17.2% 16.5
R AN16 71,120 Bénéf. Adoptant 100% 0 410 405 310 225 0 65 0 1415 Prix des productions - -10% 16.5% 15.7
E AN17 71,120 Ménages totaux 27,515 Prix des productions - -20% 11.1% 5.6
AN18 71,120 Ménages adoptant 20,990 Prix des intrants + 10% 18.9% 21.0
AN19 71,120 Prix des intrants + 20% 16.3% 16.1
AN20 71,120
TRI (financier) 25% 44% 15% 54% 52% 26% 19% 75%
VAN (@10%, FCFA) 578,419 1,868,787 1,307,086 360,743 2,164,377 95,574,167 110,664,037 6,311,435 17,080,661 6,248,523,178
VAN (@10%, USD) 948 3,064 2,143 591 3,548 156,679 181,416 10,347 28,001 10,243,481
B/C 1.09 1.62 1.45 1.59 1.02 1.06 1.05 1.22 1.30 1.43
B)
COUTS DU PROJET ET INDICATEURS DU CADRE LOGIQUE E)
BENEFICES NETS ADDITIONNELS (BNA) ECONOMIQUES AGREGES EN MILLION FCFA G)
COUT TOTAL DU PROJET (mn USD) 71.8 Coût de base (mn USD) 66.6 COUTS ECO. AVANTAGES ECO. NETS
Unités de Mini- Unités de Unité TOTAL BNA 15,000
Riziculture de Riziculture Mini-rizeries Unités de Pistes
Maraichage Mangue decorticage rizeries sechage industrielle (million (million FCFA) ADD (million FCFA)
Bénéficiaires 175,500 personnes 32,500 ménages A plateau irrigué améliorées étuvage rurales
ameliorées nouvelles mangue mangue FCFA)
Coût par bénéficiaire 409 USD par personne 2,209 USD par ménage N AN1 0 30 0 0 0 0 0 0 0 0 0 30 2,175 (2,145) 10,000
Composantes Coût total (mn USD) Effets et Indicateurs A AN2 57 175 0 (78) (436) (170) (103) (103) 0 0 (84) (742) 4,740 (5,482)
Valorisation des Produits Agricoles 32.6 L AN3 183 472 0 (61) (287) 2 179 18 (93) 0 (1,388) (974) 7,807 (8,781)
Amélioration de l'Offre des Produits 27.9 Y AN4 393 924 (39) 43 (9) 258 541 62 38 (1,586) (1,118) (493) 7,005 (7,499) 5,000
Coordination, Suivi-evaluation et Gestion 10.4 S AN5 702 1,392 (33) 241 706 514 1,093 118 (49) 1,744 (796) 5,631 2,467 3,164
E AN6 965 1,709 21 518 836 940 1,258 118 83 1,744 802 8,994 1,936 7,057
0
C) PRINCIPALES HYPOTHESES & PRIX DE REFERENCE AN7 1,099 1,875 40 700 347 757 1,060 118 67 1,700 802 8,565 1,244 7,321
Produits a/ Unité Prix (FCFA) Intrants Unité Prix (FCFA) E AN8 1,196 1,875 50 795 347 757 997 118 119 1,700 802 8,755 462 8,293
Riz paddy Kg 150 NPK (10-18-18) Kg 450 C AN9 1,230 1,875 15 795 347 757 933 118 123 1,700 802 8,695 462 8,232 (5,000)
Riz blanchi Kg 325 Urée Kg 350 O AN10 1,230 1,875 15 795 836 757 1,153 118 137 1,700 802 9,418 462 8,956
Aubergine Kg 150 Sulfate de potasse Kg 600 N AN11 1,230 1,875 50 795 836 1,024 1,153 118 133 1,700 802 9,718 462 9,255
Tomate Kg 200 Herbicide Litre 3,200 O AN12 1,230 1,875 50 795 558 768 769 118 81 1,700 802 8,746 462 8,284 (10,000)
RE
IE
Piment Kg 300 Insecticide liquide Litre 8,500 M AN13 1,230 1,875 50 795 279 512 384 0 79 1,700 802 7,707 462 7,245
NC
Gombo Kg 350 Fongicide Kg 4,000 I AN14 1,230 1,875 15 795 0 256 0 0 20 1,700 802 6,693 462 6,231
FI
Taux de change de référence (SER) 634 Cout d'opportunité du capital social 8.0% AN20 1,230 1,875 50 795 0 0 0 0 0 1,700 802 6,453 462 5,990
IQ
M
Facteur de conversion standard 1.04 Facteur de conversion output 1.25 VAN@ 8 % (milliards FCFA) 25.9
NO
O
Labour Conversion factor 0.80 Facteur de conversion Intrants 0.83 VAN@ 8 % (millions USD) 40.9
EC
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire
VII. Annexes
7.1 Cadre logique détaillé
7.2 Format du cadre de présentation des chaînes des résultats
7.3 Format du plan de suivi des indicateurs
7.4 Attributions et rôles des acteurs impliqués dans le suivi-évaluation
7.5 Format du plan de travail et budget annuel (PTBA)
7.6 Format des rapports d’activités
7.7 Format des rapports de suivi semestriel consolidés
7.8 Format des rapports SYGRI annuels
7.9 Grille d’évaluation des partenaires de mise en œuvre
7.10 Termes de références du personnel de l’unité de coordination
7.11 Modèle de contrat de collaboration avec les partenaires stratégiques
7.12 Modèle de contrat avec les prestataires des services
7.13 Stratégie de ciblage
7.14 Stratégie genre
7.15 Stratégie jeunes
110
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire
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Appendice 12: Respect des politiques du FIDA
Le PADFA est aligné au cadre stratégique du FIDA 2016-2025 qui s’attache à favoriser une
transformation inclusive et durable du monde rural. Le PADFA mettra en œuvre des activités
sous-tendant l’atteinte des trois objectifs stratégiques du FIDA qui consistent à (i) améliorer de
Cadre stratégique du
manière durable et résiliente les capacités productives des populations rurales pauvres, (ii)
FIDA 2016-2025
accroître les avantages que ces populations tirent de leur intégration/participation au marché, (iii)
renforcer la viabilité environnementale et accroître la résilience au changement climatique de leurs
activités économiques.
Fortement aligné avec les engagements prévus du FIDA en Côte d’Ivoire tels que décrits dans la
Note de Stratégie Pays 2016-2018 qui s’articule autour de deux objectifs stratégiques relatifs à: (i)
Note de Stratégie Pays l’appui aux Organisations Professionnelles Agricoles pour qu’elles soient en mesure de fournir des
2016-2018 services à leurs membres et d’influencer les politiques agricoles; et à (ii) l’appui aux filières
vivrières et horticoles pour créer des emplois et de la richesse en vue de réduire la pauvreté en
milieu rural.
Aligné avec la stratégie de changement climatique du FIDA (2010), en particulier avec les
objectifs suivants (i) appuyer les approches innovantes pour aider les petits producteurs, femmes
Stratégie de changement et hommes, à mieux résister au changement climatique; (ii) aider les petits exploitants à tirer parti
climatique des mesures d’incitation et des financements disponibles pour en atténuer les effets; et (iii)
instaurer une concertation plus cohérente sur le changement climatique, le développement rural,
l’agriculture et la sécurité alimentaire.
Le projet proposera des mécanismes et activités qui sont alignés sur la stratégie nationale pour le
secteur de la microfinance (2015) ainsi que les stratégies, principes et outils du FIDA dans le
domaine de la finance rurale et de financement des filières. Il s’agit notamment: (i) de la politique
du FIDA en matière de finance rurale (FIDA, 2009); (ii) des outils décisionnels du FIDA en matière
Politique de finance rurale
de finance rurale (FIDA, 2010); (iii) de la note technique sur le financement a coûts partagés ou
du FIDA
matching grants (FIDA-FAO, 2012); et (iv) des notes « how-to-do » sur les lignes de crédit, les
fonds de garantie, l’accès des jeunes ruraux a la finance rurale, etc. Le projet cherchera à
s’aligner avec les pratiques des autres acteurs du développement dans la zone qui ont déjà fait
leur preuve.
113
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 12: Respect des politiques du FIDA
Aligné conformément à la stratégie ciblage et genre du FIDA, le PADFA a développé des activités
qui favorisent:
- l’autonomisation économique: accès des femmes et des jeunes aux actifs de production et au
financement, participation aux activités rémunératrices et de diversification des revenus (activités
en aval des filières, intégration dans les 4P), etc.;
- la représentation et la participation aux processus de prise de décision: intégration des femmes
et des jeunes dans les groupements et appui à leurs organisations, renforcement de capacités
des organisations de femmes et de jeunes;
- le partage équitable des charges de travail: introduction de méthodologies interactives entre les
sexes qui sont axées sur les ménages et les organisations, technologies de captage et de
Stratégie de ciblage du distribution d’eau permettant d’alléger les corvées d’eau, introduction de technologies de
FIDA transformation et de stockage plus performants, dotation d’équipements pour faciliter le transport
des produits, etc.
Le PADFA s’engage auprès des ruraux pauvres, des femmes et des jeunes bénéficiaires
privilégiés qui se trouvent au cœur des interventions du FIDA. Les appuis que le projet va
apporter ont considérés les profils diversifiés des groupes cibles, notamment par une analyse de
genre (sexe, âge) et une analyse des moyens d’existence (niveau de richesse); lesdits appuis
répondent ainsi à leurs besoins, aspirations et priorités différenciés. Le PADFA s’assure
également de prendre en compte la dimension ciblage, genre et jeunes tout au long du cycle de
vie du projet. Le développement des stratégies et mécanismes de ciblage, genre et jeunes a été
initié au cours de la conception; ces stratégies seront assorties de mesures opérationnelles
pendant la mise en œuvre. Le projet veillera également à ce que cet aspect soit bien pris en
compte lors du suivi de l’atteinte des résultats et l’évaluation des impacts du projet.
Aligné. L'approche de développement adoptée par le PADFA est axée sur les filières, et repose
sur une analyse globale de l'ensemble de la filière (pour chacune des trois filières) depuis le
producteur jusqu'au consommateur final. L’approche filière adoptée tient compte de l’ensemble
Intégration des petits des parties prenantes dans chaque filière (outre les ruraux pauvres, jeunes et femmes qui
producteurs et du secteur constituent le principal groupe cible du FIDA) et de leurs interactions. Le marché est considéré
privé dans les filières comme étant l’élément moteur, et les activités reposent sur une évaluation du niveau de la
agricoles demande et de la capacité des marchés à absorber une production supplémentaire. Le PADFA
incite l’intégration du secteur privé pour promouvoir l’émergence de partenariats public-privé-
producteurs permettant l’accès aux marchés; et dans lesquels les rôles et les responsabilités des
parties sont bien définis, et les risques et bénéfices sont partagés.
114
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
Zone d’intervention
5. La zone d’intervention du PADFA est localisée dans les deux
districts, la Vallée du Bandama située au Centre et le district de
Savanes au Nord représentant 13,4% de la population de la Côte
73
d’Ivoire . Une extension sera possible dans le district de Zanzan
situé à l’Est du pays. Les régions ciblées (Bagoue, Poro, Tchologo,
Hambol et Gbeke) sont caractérisées par une plus grande incidence
de la pauvreté allant de 57% à 83%, contre une moyenne nationale
74
de 46,3% basée sur l’évolution de la pauvreté de 2002 à 2015. Le
rapport précise qu’en 2015, il y a eu un recul de la pauvreté estimé à
46,3% alors qu’il était de 48,9% en 2008. Dans la zone du
programme, le taux de pauvreté en 2015 était estimé à 62% dans les
Savanes, à 55% dans la Vallée du Bandama. Selon l’enquête INS,
73
RGPH 2014 - recensement général de la population Cote d’Ivoire : 22 671 331 habitants
74
Source : INS, ENV2015
115
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
2015, l’insécurité alimentaire globale (sévère et modérée) est beaucoup plus accentuée dans les
régions de la Bagoué (18,3%), du Tchologo (16%), du Poro (15,3) où la prévalence de l’insécurité
alimentaire est au-dessus de la moyenne nationale (12,8%).
6. L’identification des zones d’interventions du PADFA est basée sur les critères suivants (i) la
concentration des filières ciblées; (ii) la prise en compte de la demande du marché et la présence du
secteur privé considéré comme point structurant pour impulser les partenariats; (iii) le niveau de
vulnérabilité caractérisé par l’incidence élevée de la pauvreté, la proportion élevée de personnes en
75
insécurité alimentaire, la prévalence de la malnutrition chronique ; (iv) l’existence des initiatives et
structures appuyées par le PROPACOM toujours opérationnelles; et (v) la recherche de
complémentarité avec les autres interventions en cours. Concernant le choix des localités, le PADFA
s’attachera à identifier les poches de pauvreté, et à appuyer la valorisation des infrastructures déjà
construites par le Projet d’appui à la commercialisation agricole et à la commercialisation
(PROPACOM) et les autres partenaires. Les organisations professionnelles agricoles (OPA)
constitueront une porte d’entrée pour l’identification des bénéficiaires potentiels.
Contexte socioculturel
7. Les effets de plus de dix années de conflit sur l’agriculture et la protection des ressources
naturelles de Cote d’Ivoire se font encore sentir. Pendant la crise, les productions agricoles sont
retombées à des niveaux minima, les paysans ayant difficilement accès aux intrants et aux marchés.
La zone est confrontée à l’émergence de problématiques liées en partie à la pression démographique
qui augmente et une évolution du régime foncier. Ces deux éléments conjugués entrainent des
défrichements inconsidérés avec la disparition du patrimoine forestier et une dégradation des sols
76
causée en partie par les feux de brousse incontrôlés .
8. Au niveau foncier. Depuis l’indépendance, la terre appartenait implicitement à ceux qui
l’exploitait bien que cela aille à l’encontre du droit coutumier. Après l’adoption d’un nouveau code
foncier en 1998, les étrangers ont été expropriés et seuls les Ivoiriens peuvent aujourd’hui détenir des
droits de propriété, dans un pays où de nombreux immigrés notamment burkinabè sont venus
s’installer. Ces nouvelles dispositions ont conduit à de nombreux conflits entre les autochtones et les
migrants internes au pays mais également entre les autochtones et les migrants étrangers. Cela étant
dit, la disponibilité des terres ne semble pas être perçu comme un problème au niveau local, les
paysans exploitants ayant recours à la location des terres. Les leçons tirées des programmes
77
financés antérieurement par le FIDA et l’UE ainsi que les expériences du PARFACI 2013-2017
78
permettront de s’inspirer de ces savoirs faire. A titre d’exemple, le travail de la FAO et de l’UNESCO
sur les droits fonciers tenant compte des autorités traditionnelles devrait servir pour établir des
mécanismes plus durables.
9. Dans la zone envisagée pour le Programme, les conflits relèvent généralement de
contestations entre éleveurs transhumants et agriculteurs relatifs aux dégâts engendrés par les
troupeaux dans les cultures et parfois entre les jeunes et leurs aînés. En effet, le contrôle de certains
bas-fonds aménagés par les projets de développement pour réinstaller les jeunes dans la Vallée du
Bandama ont été source de tensions entre aînés et cadets d’une même communauté,
particulièrement dans les environs de Bouaké.
Contexte Humain
10. Les indicateurs sociaux sont particulièrement bas en Côte d’Ivoire: l’espérance de vie est de 58
ans, les taux de scolarisation global de 74% (83% pour les garçons et 66%pour les filles, le taux
d'alphabétisation des adultes est de 55% et le taux de malnutrition dans les régions du Nord
supérieur à celui du niveau national évalué à 17%. La population en âge de travailler (âgée d’au
moins 14 ans) représente 62,8% de la population. Elle est composée de personnes relativement
75
L’incidence de la pauvreté au niveau des régions d’intervention va de 57% à 83% (Profil de pauvreté, 2015). De plus, 12,8%
des ménages sont vulnérables à l’insécurité alimentaire dont 4% sous la forme sévère. Cette proportion est plus importante en
milieu rural (15%) qu’en milieu urbain (10,6%). les données montrent une forte corrélation entre le retard de croissance des
enfants et le niveau de revenus des ménages.
76
Feux de brousse incontrôlés représentent 23% de la dégradation des forêts au niveau national (stratégie nationale REDD+)
77
Projet C2D-PARFACI Appui à la mise en œuvre de la loi sur le foncier rural. Le projet s’inspire des leçons tirées des récents
programmes financés par l’UE et le FIDA dans le domaine du foncier et du vivrier.
78
UE.2014-2018. Partenariat Public Privé pour l'accélération de la mise en œuvre de la loi sur le foncier rural
116
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
jeunes (63,1% ont moins de 35 ans) et de personnes faiblement instruites (73,1% ont au plus le
niveau primaire). 52,8% de cette population vit en milieu urbain et 47,2% en milieu rural.
11. Les jeunes sont particulièrement touchés par la pauvreté. En effet, 51,4% des jeunes de moins
de 25 ans sont pauvres; et 7 pauvres sur 10 ont moins de 25 ans. Cette tendance est accrue en
milieu rural où ce taux atteint 62,6%. Les femmes sont fortement présentes dans le secteur agricole
avec près de 55% de femmes actives. Elles constituent une part importante de la main d’œuvre non
rémunérée notamment dans les cultures de rente. Elles assurent également entre 60 et 80% de la
production et du commerce des produits vivriers et garantissent ainsi la sécurité alimentaire. Elles
sont organisées au niveau local dans des groupements, toutefois elles ont peu d’influence au niveau
politique et participent peu aux sphères de décision (surtout dans le Nord). Elles sont sujettes à
l’exclusion sociale et ont des possibilités d’intégration limitées. Majoritaires dans les OPA liées au
vivrier, les femmes sont en minorité quand il s’agit d’OPA organisées à des fins commerciales (par
exemple le riz). En dépit de leur importance dans la production agricole, très peu de femmes sont
propriétaires, même si le code foncier leur reconnait des droits. Elles sont souvent analphabètes et
doivent faire face à la pénibilité des tâches agricoles et de transformation à cause d’un manque de
mécanisation. Elles bénéficient d’un accès très limité aux parcelles aménagées, aux intrants, aux
services agricoles et ont peu de connaissances en entrepreneuriat/gestion et en commercialisation.
Les ressources naturelles et leur gestion
Figure 2: Déforestation 1990-2015
117
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
une grande diversité d’habitats, savanes arbustives et boisées, des fôrets galeries, fôrets fluviales et
herbages littoraux. Le fleuve Comoé traverse le parc du nord au sud sur 230 km. L’évaluation
environnementale menée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) relève
que le parc national de la Comoé a conservé l’intégrité de son paysage et son habitat. Pendant la
crise, la principale pression exercée sur le parc provenait du braconnage intensif, du pâturage du
80
bétail et des feux tardifs . Les recommandations de l’étude soulignent l’importance d’impliquer la
population locale dans la surveillance et la gestion du parc. La GIZ intervient auprès des populations
vivant autour des parcs et se concentre sur deux pôles d’intervention: (i) valeur ajoutée des
81
productions agricole et (ii) gestion durable et protection des ressources naturelles des parcs . La
mission de formulation n’a pu se pencher sur le Parc National de la Comoé considérant qu’il se situe
hors de la zone d’intervention du Programme mais pourra au moment opportun tirer les leçons des
projets de la GIZ.
Les caractéristiques du Climat
16. La zone d’intervention du Programme correspond à la zone soudanienne de savanes sèches
caractérisée par un climat tropical monomodal de type soudano-guinéen (26°C à 27,5°C) marqué par
une seule saison des pluies intervenant de mai à septembre-octobre. Les précipitations oscillent entre
1 100 mm et 900 mm/an et les taux d’humidité sont de l’ordre de 40% à 50%. Dans un gradient Nord-
Sud, le paysage est constitué d’herbages et d’arbustes, puis de bosquets d’arbres et enfin de forêts-
galeries sur les berges des fleuves.
17. Réduction de la pluviométrie. Au cours des cinq dernières décennies, la pluviométrie
moyenne annuelle a baissé de façon sensible suivant un gradient Est-Ouest et Nord-Sud. La variation
relative calculée entre 1950-1960 et 1970-1990 montre une diminution des précipitations d’environ
28% dans la partie septentrionale du pays. Ainsi dans la zone d’intervention du PADFA, les pluies
annuelles restent inférieures à 1000 mm.
Figure 2: Hauteurs pluviométriques, moyennes annuelles entre 1950 et 1999
80
PNUE 2015. Côte d’Ivoire. Évaluation environnementale post-conflit
81
GIZ Développement des espaces naturel et économiques Tai et Comoé (projet en cours)
118
Côte d’Ivoire
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
19. L’indice d’aridité augmentera mais restera inférieur à 2 indiquant que la zone restera soudano-
guinéenne avec des forêts peu humides et des savanes humides. Les feux de brousse seront plus
fréquents et détruiraient les pâturages et les plantations. Dans la Zone Agroclimatique 4 (Korhogo et
Ferké): la température moyenne actuelle de 26-28 °C évoluera vers 29-31 °C dans un siècle en 2110.
Les pluies annuelles moyennes actuelles de 900-1400 mm/an baisseront entre 700 et 1200 mm/an.
L’indice d’aridité augmentera et passera au dessus de 2 transformant la région du nord de la Côte
d’Ivoire en une zone semi-aride et particulièrement à risque car l’érosion des sols pourrait être
irréversible.
20. Projections climatiques. Les résultats des projections à l’horizon 2030 et en utilisant le
scénario AR5 montrent: i) une hausse des températures moyennes de l’ordre de 1,2°C ce qui est déjà
relativement important; ii) les mois de mai-juin plus secs; iii) pas de variation forte des précipitations à
Bouaké (vallée du Bandama) et Korogho (Région de Poro); iv) une hausse des fortes pluies d’avril à
82
septembre-octobre au niveau de toute la zone d’intervention .
21. Réduction de la longueur des saisons Figure 4: Écarts en jours de la saison culturale
culturales. La longueur de la saison culturale s’est
réduite d’une manière générale: (i) de 10 à 20 jours dans la Vallée du
83
Bandama et (ii) de 0 à 10 jours dans le district des Savanes (région de Poro) .
82
CIP-UCT, Tendances multimodèles AR5.
83
FIDA, PROPACOM, Document de travail n°3 Mesures d’adaptation au changement climatique
84
OMS, E-atlas sur l’évaluation du risque d’inondation en Côte d’Ivoire, 2010
85
Résultats de l’étude ICRAF/IFAD menée au niveau du PROPACOM.
119
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
production; (v) pression et dégradation des terres pour approvisionner le marché; et (vi) la non-
utilisation de biofertilisants à cause d’un manque d’information et de disponibilité, d’un surcoût
éventuel et d’une méconnaissance de son utilisation.
25. Au niveau social, les risques identifiés concernent: i) des contraintes liées à l’accès au foncier
(en particulier dans le cadre du droit coutumier, les femmes n’ont pas droit à la propriété; ii) la
mauvaise gestion des infrastructures à moyen long terme par les usagers; iii) de possibles conflits
pour l’accès aux infrastructures; iv) l’exclusion des populations les plus vulnérables (pauvres, jeunes,
femmes) des filières ou un partage inéquitable de la valeur ajoutée entre les différents acteurs de la
filière. Le développement d’une stratégie de ciblage permettra de minimiser ces risques.
Impacts et risques potentiels
23. Au niveau social. Pour réduire ces risques, le PADFA ciblera les petits producteurs plus
vulnérables aux marchés et autres différents segments des filières. Il accordera une attention
particulière aux femmes et aux jeunes car ils ont: un niveau de formation très faible, un accès limité à
du capital productif et à des services d'appui techniques ou financiers ou aux marchés. L’amélioration
de leur accès à des savoirs (informations/connaissances) et des actifs productifs permettra de
diversifier et renforcer leurs moyens d’existence et de leur permettre d'augmenter leurs revenus. Les
femmes et les jeunes sont les acteurs majoritaires des 3 filières ciblées, représentant par exemple
90% pour la filière maraîchère et mangue. Le PADFA va permettre de minimiser les contraintes liées:
à l'approvisionnement en intrants, la transformation et l'acheminement de la production sur les
marchés (transport, énergie, entreposage), le manque de connaissance sur les enjeux et les prix ce
qui occasionne une concurrence parfois faussée (ententes illicites de grands producteurs), des
ponctions diverses légales et parfois illégales, qui viennent grever les maigres profits qui peuvent être
réalisés.
24. Une attention particulière sera portée sur les conflits potentiels relatifs aux infrastructures
communautaires tels que les bas-fonds aménagés, les unités de transformation, de stockage et de
mise en marché, etc. Ces infrastructures de par les opportunités qu’elles peuvent créer, peuvent faire
l’objet d’une captation par les élites, de conflits intergénérationnels ou entre hommes et femmes ou
encore être détournées de leur usage premier. Leur gestion peut poser des problèmes liés à
l’effritement des dispositions mises en place durant le lancement des projets (création de comité de
gestion, mise en place de cotisations pour d’éventuels coûts d’entretien et de maintenance) et
notamment des difficultés à collecter les cotisations et à entretenir les infrastructures régulièrement
sur le moyen terme. Le PADFA va, par des actions de ciblage direct, d’appui conseil, d’information,
éducation et communication, et la diffusion des informations à travers différents médias, s’assurer que
ces contraintes sont minimisées. À titre d’exemple, le développement de partenariats publics-privés-
producteurs (4P) permettra l’amélioration du plateau technique des unités de transformation et inclura
la promotion de l’entreprenariat des jeunes permettant ainsi d’offrir des possibilités d’emplois et la
mise en place d’entreprises innovantes qui incluent 50% de jeunes et femmes accompagnées par des
coopératives, des privés et des services étatiques.
25. Des aspects positifs méritent d’être soulignés: (i) l’augmentation de la production agricole
induite par la demande du marché et la valorisation des produits agricoles, l’introduction de variétés
performantes et résilientes au CC, (ii) l’amélioration des techniques culturales, meilleure gestion de
l’eau, utilisation des fertilisants, (iii) la valorisation des déchets et sous-produits des filières. Toutes
ces activités permettront d’améliorer les niveaux des revenus et les conditions de vie des
bénéficiaires.
26. Au niveau environnemental au niveau de la transformation et la commercialisation: (i)
l’utilisation de sources d’énergie conventionnelles, notamment de bois-énergie pour le fonctionnement
des unités de transformation, qui pourrait accentuer la déforestation dans une zone déjà fortement
fragilisée; (ii) aux abords des infrastructures de mise en marché, une pollution causée par les déchets
organiques, sacs plastiques et emballages; (iii) la réhabilitation des aménagements hydro-agricoles et
la construction d’infrastructures de transformation, de stockage et de mise en marché envisagées
peuvent générer des effets négatifs sur l’environnement tant pendant les travaux que durant la phase
d’exploitation comme: (i) un risque élevé de dégradation de la qualité de l’eau et des sols si aucune
mesure n’est prise pour une bonne gestion des déchets et des effluents des unités de transformation;
(ii) une perte de biodiversité et dégradation des sols due à la monoculture (une seule variété au
détriment de la rotation des cultures) et de l’habitat pour certaines espèces pendant les phases de
120
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
travaux avec le défrichement des sites, la création de pistes d’accès éventuelles, l’utilisation de bois
pour la construction.
27. Au niveau de la production: (i) l’intensification des cultures maraîchères s’accompagne d’une
utilisation plus importante de produits phytosanitaires du fait de la sensibilité de ces cultures aux
maladies et parasites. Une mauvaise utilisation pourrait mener à des contaminations graves de l’eau
et des sols, et au niveau sanitaire, exposer les producteurs et les consommateurs à des produits
toxiques dangereux si des protocoles stricts ne sont pas mis en place; (ii) la distribution d’intrants et
notamment d’engrais biologiques. Le risque repose sur le fait que la disponibilité des biofertilisants ne
soit pas assurée, il faudra s’assurer que conformément au DCP, des biofertilisants soient utilisés; (iii)
pour les aménagements hydro-agricoles, des risques d’augmentation des foyers propices au
développement d’organismes vecteurs de maladies (bilharziose, amibiase, paludisme, etc.).
28. Pour contrer ces risques, le PADFA va axer ses activités sur: l’amélioration de la performance
des chaînes des valeurs qui passera par la transformation et la commercialisation des produits des
trois filières. Pour le riz: (i) renforcement des plateformes régionales multi-acteurs; (ii) amélioration du
plateau technique des mini-rizeries et des décortiqueuses; (iii) appui aux infrastructures de stockage
intermédiaire et commercialisation du riz; (iv) valorisation des sous-produits du riz et (v) exploitation
de la balle de riz pour la production de la bioénergie. Pour le maraîchage: (i) mise en place de
plateformes régionales et départementales;(ii) amélioration des circuits de commercialisation; (iii)
réhabilitation et développement des infrastructures de conditionnement et de commercialisation; (iv)
transformation, conditionnement et conservation des produits maraîchers. Pour la mangue: (a) mise
en place des plateformes régionales; (b) diffusion des normes de qualité sur les produits de la
mangue; (c) développement des partenariats publics-privés-producteurs 4P; (d) renforcement du
plateau technique des stations de conditionnement existantes pour la mangue fraiche destinée à
l’exportation; (e) transformation industrielle des fruits; (f) mise en place d’unités de séchage moderne;
(g) appui à la mise en place ou la réhabilitation d’unités de type artisanale de séchage; (h) promotion
de la mangue fraiche et les produits de mangue destinés au marché national.
29. L’amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles passeront par la
professionnalisation et le dialogue entre les acteurs des filières. Pour le riz: (a) multiplication et
diffusion des semences de qualité; (b) accès aux intrants et aux équipements de production; (c) appui
conseil aux bonnes pratiques de production, de récolte et de stockage; (d) exploitation, valorisation et
gestion des sites aménagés. Au niveau du maraîchage: (a) valorisation et exploitation des
infrastructures de production; (b) multiplication et diffusion des semences de qualité; (c) conseil
agricole et vulgarisation des bonnes pratiques de production. (d) développement des entreprises des
jeunes maraîchers. Les activités pour la gestion écologique des plantations paysannes de mangue
sont: (a) lutte contre la mouche des fruits et autres parasites: (b) régénération des plantations
familiales (c) appui conseil et suivi technique des vergers.
30. Pour ce faire: (i) des formations en cascades (utilisant des outils pédagogiques adaptés) et les
médias locaux et nationaux (radios); (ii) la sensibilisation et la diffusion des informations et pratiques
pour contrer les risques environnementaux et agricoles (l’utilisation accrue des pesticides et autres
produits chimiques dans l’agriculture); (iii) la création de micro-entreprises de jeunes sur la
valorisation des fumures organiques et la production de compost permettant ainsi de réduire
l’utilisation des produits phytosanitaires dans les zones d'intervention du PADFA. Toutes ces actions
seront établis avec les structures d’appui conseil et paysans leadeurs et contribueront à leur
appropriation par les communautés.
31. Risques climatiques. Les risques climatiques sont en premier lieu les périodes de sècheresse
qui ont tendance à se prolonger et les fortes pluies qui entrainent des phénomènes d'érosion et les
inondations. La mangue est particulièrement affectée par les pluies précoces et les vents violents au
moment de la floraison.
32. Changement climatique et adaptation au changement. Le Programme prendra en compte
les problèmes liés aux changements climatiques en proposant diverses mesures d'adaptation en
fonction de la problématique des sites d'intervention. Mis en œuvre dans une zone où les ressources
naturelles sont déjà fortement dégradées, et où le processus de dégradation se poursuivra, le
programme renforcera la gestion des ressources naturelles qui seront à la base des filières appuyées.
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
86
33. Superficies agricoles. Certaines analyses montrent que la production agricole reste avant
tout très significativement corrélée aux superficies démontrant ainsi que la variation de la production
est principalement due à celle des surfaces exploitées.
34. Filière mangue. Le PADFA interviendra dans la gestion durable et écologique des plantations
paysannes vu leur vieillissement et les contraintes liées à la lutte contre les parasites de la mangue.
Le Programme facilitera l’accès durable et à moindre coût des petits producteurs aux facteurs de
production et aux innovations technologiques, aux conseils agricoles, et au financement des activités
de reboisement (pépinières), collecte et de conditionnement. Le Programme consolidera et
capitalisera sur les acquis du projet régional de lutte et de contrôle des mouches des fruits en Afrique
de l’Ouest exécuté par le CNRA dans le cadre du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et
le développement agricoles (CORAF). La lutte intégrée de la mouche à fruit passera par l’utilisation
de techniques de conservation des sols, de lutte biologique contre les maladies (utilisation d’appâts,
etc.
35. Maitrise de l’eau. La réhabilitation des barrages et retenues d’eau associée à l’utilisation des
systèmes d’irrigation de style californien ou goutte à goutte vont permettre de maintenir et/ou
augmenter les productions vivrières à des niveaux élevés. La perception du changement climatique
87
par les paysans s’illustre à travers les difficultés d’accès à l’eau , élément primordial dans le milieu
rural; le manque de pluie dans une zone agricole est perçu comme un élément du changement
climatique. La mise en place d’un service d’information agro-météo et la maîtrise d’outils
météorologiques tel qu’initié par le PROPACOM-Ouest permettront de: (i) sensibiliser les petits
producteurs sur les changements climatiques et, (ii) impliquer les paysans leadeurs dans la validation
et la diffusion d’information sur de nouveaux calendriers culturaux, et (iii) permettre une large diffusion
des messages agro-météorologiques à travers les radios communautaires.
36. Production maraîchère. La ressource en eau nécessaire à la production représente le point le
plus sensible du point de vue climatique. Pour limiter l'impact sur la ressource en eau, des mesures
d'économie d'eau seront promues par le projet, tels que des systèmes d’adduction en eau type
« californien » et le goutte à goutte ainsi que le pompage solaire.
37. Accès aux ressources. Le nord étant une zone d’élevage par excellence, la dégradation des
conditions climatiques impactera négativement les productions par le manque de fourrages et d’eau
pendant les longues périodes de sècheresse. Les conflits agriculteurs et éleveurs seront plus
nombreux et plus fréquents avec des conséquences certainement plus dramatiques. Les feux de
brousse seront plus fréquents et détruiraient les pâturages et les plantations. Les activités de
protection, conservation de la fertilité des sols, l’agroforesterie et la promotion de haies vives
permettront de réduire ces risques.
Tableau 1: Résumé de l’impact du changement climatique dans la zone d’intervention du
PAFPA
Zones Zone soudanienne (climat monomodal à courte saison des pluies)
Savane sèche
Districts et régions Districts des Savanes et la Vallée du Bandama
Prévision des -Baisse marquée des précipitations à l’Est et stabilisation dans le reste de la zone
modèles climatiques d’intervention;
à moyen terme -Augmentation des risques d’inondations et de pluies violentes entre avril et octobre;
-Réduction des saisons culturales à l’Est liée à la diminution de la saison pluvieuse
(volume, irrégularité des pluies).
- Augmentation de l’aridité dans la zone Nord à risque d’érosion des sols
A long terme -Réduction de la pluviométrie plus marquée;
-Augmentation de la température provoquant une hausse de l’ETP;
-Augmentation du risque de choc climatique (sècheresses, inondations);
-Baisse des rendements de 5 à 25% sur le riz pluvial.
86
Etude de Vulnérabilité du Secteur Agricole face aux Changements Climatiques en Côte d’Ivoire, PNUD, 2013.
87
BROU Y. Télesphore, AKINDES Francis, BIGOT Sylvain, «La variabilité climatique en Côte d’Ivoire : Entre perceptions
sociales et réponses agricoles », Etudes Régionales, pp.553-559, novembre-décembre 2005,
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45. La production rizicole alternée avec la production maraîchère soutenue par la mise en
place de systèmes « gouttes à gouttes » contribue à une meilleure utilisation de l’eau et l’amélioration
de la fertilité des sols. La promotion de l’entrepreneuriat chez les jeunes, la fourniture d’équipements
modernes pour les activités de production et de transformation, d’appuis-conseils sur les techniques
culturales et adaptés aux risques climatiques, etc., la production d’outils et la diffusion des bonnes
pratiques participent ainsi à créer de la valeur ajoutée à la chaîne de valeur et à réduire les risques.
46. Les plateformes multi-acteurs permettront les concertations et les dialogues politiques pour
la mise en œuvre de stratégies de développement des filières. Les directions régionales du Ministère
en charge de la salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable (MINSEDD) seront
sollicitées pour confirmer l’alignement de projet sur les stratégies nationales d’adaptation y compris
l’Agence Nationale de L’environnement (ANDE). Par ailleurs, la collaboration avec CODINORM
88
permettra une plus large diffusion des recueils des normes nationales sur les produits des filières,
ou/et l’élaboration de nouvelles pour la labellisation et certification de certains produits tel que la
mangue et le riz.
47. Valorisation efficiente des ressources pour tendre vers une économie circulaire. Le
PADFA développera des actions d'économie circulaire: éco-conception des produits,
récupération/utilisation et recyclage des déchets (agricoles, industriels et ménagers) par le
compostage et la valorisation des eaux usées, etc. Des projets pilotes pour la production de Biogaz et
méthanisation seront réalisés et suivi afin de définir leur portée et mise à échelle. Une étude sur les
technologies disponibles et leur faisabilité dans les sites d’intervention sera réalisée la première
année au niveau de la filière riz. Elle permettra le développement de nouvelles filières d’emplois et
l’amélioration de la qualité de vie des populations, une diminution des pressions sur les ressources
naturelles et une réduction des niveaux d’émissions de GES et une amélioration de la qualité de
l’environnement.
48. Développement et diffusion des connaissances pour mieux anticiper et prévenir les
aléas climatiques. L’intégration des aspects environnementaux et adaptation au changement
climatique dans le PADFA tout au long de la chaîne de valeur demande une approche transversale
d’information/diffusion, éducation et communication (IEC). Les enjeux environnementaux seront pris
en compte dans l’ensemble des activités au niveau des filières; notamment dans leur conception, la
mise en œuvre, le suivi-évaluation et la capitalisation des expériences. En amont, les diagnostics de
base des filières et les études de marchés tiendront compte de ces enjeux. En aval, la communication
permettra la diffusion des pratiques et des produits à valoriser. Les moyens de diffusion des
informations et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au
changement climatique inclura les campagnes de sensibilisation, l’utilisation des radios
communautaires (en langues locales) et les radios nationales, les applications mobiles pour les
informations de suivi climatique et environnementales (météorologiques et période culturale). La
production de matériel d’information sur les bonnes pratiques prendra la forme de bulletin, d’affiches,
de bande dessinée, etc. afin de laisser aux différents groupes cibles des filières des supports de
communication durables.
Mesures d'atténuation
49. Adoption des mesures d’adaptation au changement climatique. Le Programme prendra en
compte les problèmes liés aux changements climatiques en proposant diverses mesures d'adaptation
en fonction de la problématique des sites d'intervention. En prenant l’exemple de la filière
maraîchage, des éco-activités seront promues: développement et diffusion des bonnes pratiques pour
l’amélioration des sols et la maitrise de l’eau; installation de pompe solaire, de château d’eau (ou
autre système de captation /retenue d’eau) et de système d’irrigation style « goutte à goutte » ou
californien; fertilisation et protection intégrées par la production de compost, l’utilisation de fumure
organique et de bio-fertilisant; la valorisation des variétés africaines et nutritionnelles; promotion de
l’agroforesterie pour améliorer la fertilité des sols; promotion de haies vives pour lutter contre la
divagation des animaux. Les voyages d’étude seront organisés sur la maitrise de l’eau et des
systèmes « goutte à goutte » dans les pays de la sous-région.
50. Les leçons tirées de l’expérience du PROPACOM au niveau de la gestion des questions
environnementales (gestion des effluents, utilisation de l’énergie solaire, utilisation raisonnée des
88
les normes existent mais ne sont ni connues ni diffusées.
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60. La valorisation des déchets contribue à la réduction des gaz à effet de serre. La
promotion des techniques de fabrication des briquettes à partir de la balle de riz contribueront à la
réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation du bois et/ou du charbon de
bois et à la lutte contre la déforestation. Le PADFA utilisera l’exploitation des balles de riz comme
combustible à la place du bois de chauffe et se traduira par la mise en place de jeunes entrepreneurs
formés et équipés pour la fabrication et la commercialisation des briquettes à partir des balles de riz
et la fabrication artisanale de presses et de fourneaux écologiques pour les ménages et l’étuvage du
riz. La promotion de l’utilisation des briquettes comme combustible se fera par l’entremise des radios
communautaires et campagnes de sensibilisation pour une adhésion auprès des populations locales.
61. Des processus participatifs. Le recours aux diagnostics territoriaux comme outil de
mobilisation des populations sera intégré aux études de référence du PADFA. Ils s’inspireront des
expériences récemment menées avec un certain succès en Mauritanie (PASK II) et au Mali
(ASAP/PAPAM). La méthodologie GAIN développée par la FAO pour travailler avec les OP pourra
89
également être utilisée . L'inclusion des femmes et des jeunes au niveau des différentes activités
sera recherchée de manière active. Les interventions sur l’adaptation au changement climatique
introduiront d’une manière participative des innovations et propositions techniques à la croisée de la
recherche et des savoirs locaux réduisant ainsi les risques pour le paysan et les autres acteurs de la
filière.
62. Le renforcement des capacités. Les innovations concernent tous les maillons de la chaîne et
le renforcement des capacités se fera à tous les niveaux des acteurs: (i) les fournisseurs
d’équipements, notamment solaires, devront assurer un service après-vente précisé lors de
l’attribution des marchés (formation de techniciens locaux pour: l’installation du matériel, entretien
annuel, dépannage, mis à disposition de pièces de rechange par un fournisseur local, etc.); (ii) les
capacités des OPA, des services déconcentrés de l'état, des communes et des ONG participant à la
mise en œuvre du projet seront renforcées dans le domaine de la gestion intégrée de l'eau et des
déchets, la gestion locale commune des ressources naturelles. En lien avec la structuration des OPA
au niveau régional, un renforcement des capacités sur les thèmes de la gestion des ressources
naturelles sera appuyé au niveau des filières (iii) La formation et de l’encadrement des bénéficiaires
de la filière maraîchère sera réalisé par l'approche CEP. Les services étatiques de vulgarisation
agricole et de la recherche seront associés au processus.
63. La diffusion des connaissances sur les bonnes pratiques agricoles, la qualité des produits et
des récoltes occupe une place importante dans les activités du PADFA. Elle sera intégrée dans
toutes les formations et les services d’appui-conseil, les modules d’alphabétisation et la diffusion par
les moyens de communication développés par le programme (radio communautaires et nationales,
fiches techniques, bulletins d’information, affiches, site Web, etc.)
6. Analyse des solutions de rechange
64. Les filières ciblées par le projet représentent la volonté du gouvernement de poursuivre les
activités initiées par le PROPACOM. Les mesures pour améliorer la résilience passeront par: (i)
l’incitation à la gestion durable des terres et des eaux, (ii) la conception et la réalisation
d’infrastructures qui prennent en compte les changements climatiques, (iii) le renforcement des
capacités d’adaptation par des investissements dans l’information, la recherche, la vulgarisation et les
politiques porteuses d’une stratégie d’adaptation pour la petite agriculture paysanne. Les technologies
promues au niveau des énergies renouvelables dans le projet (californien, goutte à goutte, pompe
solaire et thermique) et les pratiques de gestion des ressources naturelles font la promotion et la
diffusion et l’utilisation d’intrants (engrais organiques et minéraux, les amendements de sol, les bio-
90
pesticides, fosses compostières ) et participent à améliorer la résilience climatique des filières
ciblées.
65. Une innovation qui mérite d’être expérimentée est la Biométhanisation pour la production de
Biogaz. Elle représente un impact potentiel tant au niveau environnemental que social. Sur le
développement social: (i) la création d’emploi pour la collecte de la biomasse; (ii) l’amélioration de la
production agricole par l’utilisation du digestat comme engrais organique; (iii) l’amélioration du statut
social de la santé des femmes par l’utilisation du gaz de cuisine et(iv) l’allègement du fardeau des
89
Pour plus de détails voir le document en ligne à l’adresse suivante : http://www.fao.org/docrep/018/i3222f/i3222f07.pdf
90
PRAPEP, rapport d’achèvement « 50 agents de l’ANADER formés, 10 fosses compostières installées, la production et
l’utilisation sont plus rentables que l’acquisition et l’utilisation d’engrais chimiques.
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femmes et les enfants pour la collecte du bois de feux, l’allumage pénible du feu, les désagréments
des fumées nocives, etc.… Au niveau environnemental: (i) Le bio digesteur réduit la quantité de
polluants dans l’environnement immédiat et (ii) Le bio digesteur réduit l’utilisation de bois de chauffe
91
ce qui freine la dégradation des forêts
66. Un projet pilote pourra se faire dans le cadre de l’utilisation des balles de riz (représentant 20%
des pertes). Les technologies de gazéification de la balle de riz contribuera à la réduction de la
facture d’électricité estimée à 60% du compte d’exploitation des unités de transformation (1,5
kilogramme de balles peut générer 1 kWh d’électricité). Une étude sur l’évaluation des coûts, réflexion
sur les modalités de mise en œuvre (entreprenariat jeunes, PPPP), du lieu d’installation et sur les
mécanismes d’accompagnement pour le suivi évaluation de ce type d’infrastructure sera effectuée en
première année du PADFA. Un autre sera fait pour la mangue au vue de la quantité phénoménale de
déchets à la sortie des unités de production et transformation.
7. Analyse institutionnelle
Cadre institutionnel
67. Jusqu’à récemment, les questions relatives à l’adaptation au changement climatique ont
faiblement été prises en compte dans le secteur agricole. Au niveau du Ministère en charge de
l’agriculture et du Développement Rural (MINADER), parmi les politiques du secteur agricole et du
développement rural, le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et le Programme
national d’investissement agricole (PNIA) ont intégré les questions relatives au changement
climatique et à la dégradation des terres. Plusieurs initiatives menées par le gouvernement essaient
de mieux prendre en compte l’environnement et le changement climatique dans le développement du
pays, comme: (i) la sensibilisation et la formation des producteurs à une gestion des sols, des forêts
et de l’eau qui soit plus durable, la collecte et l’analyse des données climatiques à des fins agricoles,
(ii) la formation des agents pour la diffusion d’itinéraires techniques adaptés, l’ajustement des
calendriers culturaux, l’établissement d’une nouvelle carte des potentialités agricoles par zone agro-
écologique, etc.; tout cela afin d’augmenter la capacité de résilience des écosystèmes aux chocs
climatiques et aux effets à long terme. Les agences chargées de mettre en œuvre ces mesures
(MINESUDD, MINEF, ANADER, CNRA, DGE, ANDE, etc.) ne disposent cependant pas des
financements nécessaires pour concrétiser ces actions.
68. La Côte d’Ivoire a mis en place en 2012 le Programme National Changement Climatique
(PNCC) afin de coordonner, proposer et promouvoir des mesures et stratégies en matière de lutte
contre les changements climatiques. Une Stratégie Nationale de Lutte contre les Changements
Climatiques 2015-2020 a été adoptée fin 2014. Elle a pour but: i) d’intégrer le changement climatique
dans les politiques et stratégies sectorielles au niveau de l’atténuation et de l’adaptation; ii)
d’améliorer les connaissances sur le changement climatique et de renforcer les capacités techniques
et humaines des acteurs; iii) de promouvoir la recherche-développement et le transfert de
technologies; iv) de mieux gérer le risques; et v) de renforcer la coopération internationale avec la
mobilisation de financements pour la mise en œuvre de la PNCC.
69. Au niveau national, la Côte d’Ivoire entend: (i) marquer sa volonté de réduire l’empreinte
carbone de son développement en privilégiant des options d’atténuation présentant des “co-
bénéfices“ élevés; ii) renforcer la résilience du pays aux changements climatiques; et iii) mettre en
cohérence ses politiques sectorielles pour faciliter l’atteinte de ces objectifs. De plus, la loi-cadre sur
l'environnement n° 96-766 du 3 octobre 1996 définit la procédure des études d'impacts et notices
d'impact à élaborer avant la mise en œuvre d'activités ayant un impact sur l’environnement.
70. Le PADFA s’aligne sur les priorités du gouvernement, en particulier à: i) garantir son
autosuffisance et la sécurité alimentaire; ii) améliorer la productivité et la compétitivité grâce à de
meilleures technologies de production; et iii) appuyer le reboisement, l’agro-écologie, la restauration
des terres dégradées, et les techniques d’amélioration de la fertilité et de la conservation des sols.
71. Le programme consolidera les synergies avec les différents ministères dans le cadre de
l’instauration de dialogues politiques au niveau national et régional. Un atelier de mise au jour pour
les structures institutionnelles chargées de la mise en œuvre et du suivi des enjeux
91
Coût d’investissement pour la production de biogaz : une installation de 1 000 000 F CFA traite environ 60 Tonnes de
déchets/an
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
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Pourcentage de bénéficiaires utilisant les technologies et pratiques écologiquement durables et résilientes au climat 15% à
mi parcours et 25 % à la fin. L’appui conseil aux bonnes pratiques agricoles devrait permettre de vérifier les activités de
renforcement des OPA, on peut penser à plus de 20% d’intégration au sein des OPA et entreprises. Au moins 10 OPA
opérationnelles actives dans les services post récoltes menant des activités résilientes au CC (entreprenariat des jeunes,
activités innovantes).
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
Financement complémentaire
11. Compte rendu des consultations avec les bénéficiaires, la société civile, le grand
public, etc.
78. La mission de formulation a permis des consultations avec les différents acteurs du
Programme, notamment plusieurs services techniques du Gouvernement, des partenaires techniques
et financiers, des opérateurs du secteur privé, des institutions financières des Organisations
professionnelles agricoles (OPA), des Organisations non gouvernementales, des commerçants, des
producteurs individuels dans les districts de la vallée du Bandama et des Savanes ainsi qu’à Abidjan.
La mission a visité des marchés, des usines de transformation de riz, des stations de
conditionnement et des unités de transformation de la mangue, des périmètres rizicoles et
maraîchers, des champs et unités de production, pour rencontrer et discuter avec les principaux
acteurs en amont et en aval des filières de riz, mangue et produits maraîchers.
79. La mission a permis de constater les contraintes liées aux pratiques respectueuses de
l’environnement et le besoin de renforcement des acteurs à prendre en compte les enjeux
environnementaux et changement climatique. Malgré les tentatives d’intégration des enjeux liés au
changement climatique par PROPACOM et les autres partenaires, toutes les filières sont confrontées
au manque de connaissance, d’information et d’accès aux technologies appropriées. L’utilisation des
produits phytosanitaires chimiques continue d’être fortement promue et le remplacement par des
produits bio, utilisation des fumures organiques est encore restreint. Il est donc important que le
Projet renforce la gestion des ressources qui seront à la base des filières appuyées. L’idée est
d’appuyer des interventions qui contribuent à la pérennité des systèmes et des activités au sein des
différentes filières. Les activités proposées permettront de réduire les contraintes liées au
changement climatique.
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
Annexe Questions servant à guider les choix dans l'examen critique du risque climatique
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire
Paramètres Activités Indicateurs de Données de Responsable Responsable Moyens de suivi Fréquence du Couts de suivi Lien avec le
performance référence pour la du suivi durant la suivi estimés budget
référence mise en œuvre du recommandée (Costab)
Programme
Conflit sur l’accès Comptage des conflits liés % de conflits résolus 0 n.a. Responsable SE Rapport de suivi Mensuelle Compris dans le DT2.1 –
à la ressource aux périmètres maraîchers des ONG en cout de suivi par I.A.1.a
agriculture/élevag du PADFA charge du suivi ONG et SE
e technique des
périmètres
maraîchers
Impact de la Formation des Nombre de personnes Questionnaire Prestataires UCP, prestataires Rapport de trimestrielle Compris dans le DT1.2 – I.D.1-
gestion des groupements sur (groupements) formées sur aux bénéficiaires Firme privée SE formation et des cout de suivi par 2
déchets issue des l’utilisation des déchets la transformation des avant la (bio-gaz) prestataires en Prestataires et
activités de pour la production déchets formation UCP charge du suivi SE
transformation énergétique, séchage et technique des
en sous-produits de groupements
consommation Matériel didactique
n.a. Diffusion
messages radios
Diffusion des bonnes
pratiques
Impact social de la Nbre de personnes n.a. Formateur UCP Rapport des Annuel SE DT2.2 – I.A.9
Formation des jeunes et
transformation/ désagrégées par sexe SE Prestataires en
femmes dans les activités
commercialisation impliquées dans les activités charge du suivi
commerciales
technique
Nbre de OPA Questionnaire Formateur SE Rapport des Compris dans le DT2.2 – I.A-B-
opérationnelles actives aux bénéficiaires Prestataires Prestataires Prestataires en cout de suivi par C
menant activités résilientes avant la charge du suivi Prestataires et
Formation des OPA dans
au CC formation technique auprès SE
les services post récoltes
des OPA sur les
activités env. et
ACC
Impact de la Formation des Nbre de producteurs et n.a Formateur SE Trimestrielle Compris dans le DT2.1 – I.D.3
gestion durable de producteurs et groupements formés menant Prestataires Prestataires cout de suivi par
la Mangue groupements dans la lutte des activités de les Prestataires
contre la mouche de fruits conservation, de lutte et ONG et SE
pour améliorer la intégrée
production et la qualité de
la mangue
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Appendice 14: Teneur du fichier "cycle de vie" du projet
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