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Rapport final PADFA Côte d'Ivoire 2017

Le document décrit un projet de développement agricole en Côte d'Ivoire. Il contient des informations sur le contexte, la justification, la zone d'intervention, les objectifs, l'approche et la mise en œuvre du projet.

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Côte d’Ivoire

PADFA document de conception finale, juillet 2017

Rapport de conception de projet - Version finale

Rapport principal et appendices

Date du document: 21/07/2017


No. du Projet: 2000001058
No. du rapport: 4504-CI

Division Afrique de l'Ouest et du Centre


Département gestion des programmes
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Table des matières


Équivalents en monnaie iii
Poids et mesures iii
Sigles et acronymes iv
Carte de la zone du programme vii
Résumé viii
Cadre logique PADFA xiii
I. Contexte stratégique et justification 1
A. Contexte national et développement rural 1
B. Justification 1
II. Description du programme 3
A. Zone d'intervention et groupe cible du programme 3
B. Objectifs de développement et indicateurs d'impact 6
C. Enseignements tirés et conformité aux politiques du FIDA 24
III. Exécution du programme 26
A. Approche 26
B. Cadre organisationnel 30
C. Planification, suivi-évaluation, apprentissage et gestion des savoirs 32
D. Gestion financière, passation des marchés et gouvernance 34
E. Supervision 34
F. Identification et atténuation des risques 35
G. Durabilité 36
IV. Coûts, financement, avantages et durabilité du programme 37

i
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Appendices
Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural 1
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes 9
Appendice 3: Performance du pays et enseignements tirés 27
Appendice 4: Description détaillée du programme 31
Appendice 5: Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution 59
Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs 67
Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement 73
Appendice 8: Passation des marchés 77
Appendice 9: Coût et financement du programme 81
Appendice 10: Analyse économique et financière 95
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire 109
Appendice 12: Respect des politiques du FIDA 113
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire 115
Appendice 14: Teneur du fichier "cycle de vie" du projet 133

ii
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Équivalents en monnaie
Unité monétaire = CFA
1,0 USD = 610CFA

Poids et mesures
1 kilogramme = 1 000 g
1 000 kg = 2,204 livres
1 kilomètre (km) = 0,62 mille
1 mètre = 1,09 yards
1 mètre carré = 10.76 pieds carrés
1 acre = 0.,405 hectare
1 hectare = 2,47 acres

iii
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Sigles et acronymes

2 PAI-NORD CI Projet de Pôle Agro-Industriel du Nord de Côte d’Ivoire


4P Partenariat Public-Privé-Producteurs
AEN Actions Essentielles en Nutrition
AFD Agence Française de Développement
AfricaRice Centre Africain pour le Riz
AGEROUTES Agence de Gestion des Routes
AM Aide-mémoire
ANADER Agence Nationale d’Appui au Développement Rural
ANO Avis de Non Objection
ANOPACI Association Nationale des Organisations Agricoles de Côte d’Ivoire
AT Assistance Technique
BAD Banque Africaine de Développement
BFCD Bureau de Formation Crédit pour le Développement
BNEDT Bureau National d’Etudes Techniques pour le Développement
BNI Banque Nationale d'Investissement
BPHP Bonne Pratique d’Hygiène et de production
BVP Bureau de Vente des Produits Agricoles
CAFM Chargé Administratif, Financier et Marchés
CAST Comité d’appui et de suivi technique
CCR Cadre de Concertation Régional
CFA Francs de Coopération Financière en Afrique
C2D Contrat de Désendettement et de Développement
CD Compte désigné
CEP Champs Ecoles Paysans
CFS Division des Finances du FIDA
CIDR Centre International de Développement Rural
CIRES Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales
CNPS Caisse Nationale de Prévoyance Sociale
CNRA Centre National de Recherche Agricole
CODERIZ Coopérative Départementale des Riziculteurs
CODINORM Côte d’Ivoire Normalisation
COJO Commission d’Ouverture et de Jugement des Offres
COP Comité d’Orientation et de Pilotage
CORAF Conseil Ouest et centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles
COSOP Country Strategic Opportunities Paper (document de stratégie du FIDA)
COWONA Coopérative de Wognon de Napie
CPA Chargé de Production Agricole
CRC Cadre Régional de Concertation
CRSP Comité Régional de Sélection des Projets
CSE Chargé de Suivi Evaluation
CTC Chargé de Transformation et Commercialisation
CVA Comité Villageois d’Alphabétisation
CVC Comité Villageois de Commercialisation
DAO Dossier d’Appel d’Offres
DAENF Direction de l’Alphabétisation et de l’Education Non Formelle
DANO Demande d’Avis de Non Objection
DAPF Direction des Affaires Financières et du Patrimoine
DCP Document de Conception de Projet
DEP Direction de l’évaluation des Projets
DDP Direction de la Dette Publique
DGPSP Direction Générale de la Planification, des Statistiques et des Projets
DGPSA Directeur Général de la Production et de la Sécurité Alimentaire
DGTCP Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique
DID Développement International Desjardins

iv
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

DMP Direction des Marchés Publics


DOPA Direction des Organisations Professionnelles Agricoles
DPD Demande de Paiement Direct
DPPF Direction de la Programmation, de la Planification et du Financement
DRA Direction Régionale de l’Agriculture
DDA Direction Départementale de l’Agriculture
DID Des Jardins International Développement
DRF Demande de Retrait de Fonds
DRMP Direction Régionale des Marchés Publics
DSRP Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
DSF Debt Sustainability Framework
DTS Droit de Tirage Spécial
ECD Etat Certifié de Dépenses
ESOP Entreprise de Services aux Organisations Paysannes
EX-ACT Ex Ante Carbon-balance Tool
FADCI Filières Agricoles Durables en Côte d’Ivoire
FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FCFA Franc de la Communauté Financière Africaine
FDR Fonds de roulement
FIDA Fonds International de Développement Agricole
FIRCA Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricole
GaG Goutte à goutte
GIE Groupes à Intérêt Economique
GVEC Groupements Villageois d’Epargne et de Crédit
HACCP Hazard analysis critical control point
HIMO Haute Intensité en Main d’Oeuvre
IF Institutions Financières
IMF Institutions de micro-finances
INADES Institut Africain pour le Développement Economique et Social
MEF Ministère en charge de l’Economie et des Finances
MINADER Ministère en charge de l’Agriculture et du Développement Rural
MPR Mécanismes de Partage des Risques
OCPV Office d’Aide à la Commercialisation des Produits Vivriers
ONDR Office National de Développement de la Riziculture
ONG Organisation Non Gouvernementale
OP Organisation Paysanne
OPA Organisation Professionnelle Agricole
PACIL Projet d’Appui à la Commercialisation et aux Initiatives Locales
PADFA Projet d’Appui au Développement des filières Agricoles
PAM Programme Alimentaire Mondial
PARFACI Programme d'Appui de la Relance des Filières Agricoles en Côte d'Ivoire
PDP Profil de décaissement de projet
PME Petite et Moyenne Entreprise
PNIA Programme National d’Investissement Agricole
PNN Programme National de Nutrition
PPAAO Programme de Productivité de l’Agriculture en Afrique de l’Ouest
PPM Plan de Passation des Marchés
PPMS Projet d’Appui aux Petits Producteurs Maraîchers dans les Régions des Savanes
PPP Partenariat Public Privé
PRAREP Projet de Réhabilitation Agricole et de Réduction de la Pauvreté
PROPACOM Projet d’Appui à la Production Agricole et à la Commercialisation
PSC Procédure Simplifiée de demande de Cotation
PSL Procédure Simplifiée à compétition Limitée
PSR Project Status Report
PSO Procédure Simplifiée à compétition Ouverte
PTBA Programme de Travail et Budget Annuel
PV Procès-Verbal
RCMEC Réseau des Caisses Mutuelles d'Epargne et de Crédit de Côte d'Ivoire
RMP Revue à Mi-Parcours

v
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

RONGEAD Réseau Non-Gouvernemental Européen sur l'Agroalimentaire, le Commerce,


l'Environnement et le Développement
RPM Responsable Passation des Marchés
RSEGS Responsable Suivi Evaluation et Gestion des Savoirs
SARL Société à Responsabilité Limitée
SFD Systèmes financiers décentralisés
SFR Système de Finance Rurale
SHARP Schéma holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience climatique
SEM Société d’Economie Mixte
SIM Systèmes d’Informations sur les Marchés
SMRO Système de Mesure des Résultats Opérationnels (SMRO ex-SYGRI)
SNDR Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture
SODEXAM Société d'Exploitation de Développement Aéroportuaire Aéronautique Météo
SOE Statement of expenditure
SRI Systèmes de Riziculture Intensive
SSE Système de Suivi Evaluation
STD Services Techniques Déconcentrés
SYGFIP Système Intégré de Gestion des Finances Publiques
SYGRI Système de Gestion des Résultats et de l’Impact
TDR Termes de Référence
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée
TRI Taux de Rentabilité Interne
TRIE Taux de Rentabilité Interne Economique
UCP Unité de coordination du Programme
UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine
UMTTS Unités Mobiles de Triage et de Traitement de Semences
UNACOOPEC Union Nationale des Coopératives d'Epargne et de Crédit de Côte d'Ivoire
UNOPS United Nations Office for Project Services
USD Dollar des Etats-Unis
VAN Valeur Actuelle Nette
WAAPP West Africa Agricultural Productivity Program

vi
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Carte de la zone du programme

vii
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Résumé1
1 Les projets de développement agricole en Côte d'Ivoire ont concentré leurs interventions en
amont des filières pour améliorer la productivité agricole. La production agricole devrait s'améliorer
davantage avec les investissements des différents projets et programmes dans les aménagements
hydro-agricoles et la diffusion des technologies améliorées d’augmentation de la productivité. La
transformation et la commercialisation sont encore des maillons faibles de la chaîne de valeur des
produits agricoles. L’amélioration de la transformation et de la commercialisation constitue un levier
susceptible d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur nutritionnelle,
d’accroitre les revenus, et de stimuler la production additionnelle orientée vers les marchés.
2 L’objectif général du Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA) est
d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des exploitations agricoles tirés des
filières agricoles dans les régions de Bagoué, Poro, Tchologo, Hambol et Gbêkê au Nord et Centre de
la Côte d’Ivoire. Ces régions sont caractérisées par une plus grande incidence de la pauvreté, mais
elles offrent cependant un grand potentiel dans la production de riz, des produits maraîchers et de la
mangue. Ces trois filières connaissent une demande croissante sur les marchés nationaux et
internationaux, avec des nouvelles opportunités de transformation, de valeur ajoutée et de
commercialisation. Elles présentent de bonnes opportunités de diversification de revenus et de
création d’emplois et permettent d’intégrer un plus grand nombre de petits producteurs, de femmes et
de jeunes. Elles permettent aussi d’accéder à des sources importantes de vitamines, de sels
minéraux et d’autres nutriments pour améliorer l’alimentation.
3 Le PADFA cible 32 500 ménages ruraux, ou environ 180 000 personnes. La mise en œuvre
du PADFA s’étalera sur sept ans (2018-2024) et comprendra trois composantes: (i) valorisation des
produits agricoles; (ii) amélioration de l’offre des produits agricoles; et (iii) coordination et gestion du
Programme.
Composante 1. Valorisation des produits agricoles (30,2 millions d’USD soit 45 pourcent du
coût total de base)
4 Cette composante aura pour effet « la valorisation des produits agricoles est améliorée ». Elle
comprend deux sous-composantes: (i) l’amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et
de la mangue; et (ii) la réduction des pertes post-récolte et la transformation des produits agricoles.
5 Sous-composante 1.1. Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la
mangue. Cette sous-composante vise à augmenter les volumes du riz, de légumes et de mangue
commercialisés et améliorer la compétitivité et la performance de ces produits sur le marché national
et international.
6 Renforcement des plateformes régionales multi-acteurs. Les interventions du Programme
visent à renforcer les plateformes régionales multi-acteurs pour formaliser et les transformer en
interprofessions représentatives de chacune des filières. Ces plateformes régionales serviront des
cadres de concertation, de planification, de dialogue et de plaidoyer entre les acteurs des filières pour
améliorer la transparence, la performance et la structuration des chaînes de valeur des filières. Elles
serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats commerciaux entre les
coopératives des producteurs, les transformateurs, les commerçants et les circuits de distribution et
1
Composition de la mission: La mission était composée de: (i) M. Abdoul Wahab Barry, Représentant du FIDA en Côte d’Ivoire
et chef de mission; (iii) M. Pascal Sanginga, fonctionnaire principal chargé du soutien à l’investissement et Chef de mission
technique, FAO-TCIA ; (iii) M. Samir Bejaoui, Chargé de programme FIDA ; (iv) Mme Odile Sarassoro, Chargée d’appui
programme Spécialiste des aspects institutionnels, FIDA ; (v) M. Alain Traoré, Spécialiste en développement des chaines de
valeur et des entreprises agricoles ; (vi) M. Mustapha Amadou Beye, Spécialiste des filières rizicoles ; (vii) Mlle Hager Baklouti,
Spécialiste en finance rurale ; (viii) Mme. Malik Akoua Ngouandi, Spécialiste en filières maraîchères ; (ix) Mlle Sonia
Andrianarivelo, Spécialiste en ciblage et genre, et suivi et évaluation FAO-TCIA ; (x) Mlle Giorgia Nicolo, Spécialiste en nutrition
FAO ; (xi) M. Diby Nzi, Expert national en nutrition FAO; (xii) Mme Monique Trudel, Spécialiste en évaluation environnementale
et sociale, (xiii) M. Gabriel Boc, Economiste FAO-TCIA ; (xiv) M. Ali P Coulibaly. MINADER ; (xv) M. Stanilas N’Depo,
MINADER ; et (xvi) M. Serge Anrai, Ministère du Plan. MM Amadou Oury Diallo, spécialiste en organisations paysannes et
analyse institutionnelle, et (xvii) Gabin Koukponou, expert en finances rurales inclusives ont participé à la deuxième mission de
formulation finale.

viii
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

de vente des produits agricoles. Elles serviront aussi à l’actualisation et la diffusion des normes de
qualité et des prix, essentielles pour améliorer la compétitivité des produits locaux, la différenciation
de l’offre et la négociation des partenariats commerciaux, et la certification et labellisation des
produits transformés.
7 Développement de partenariats commerciaux, promotion et marketing des produits
agricoles de qualité. Le PADFA promeut une approche entrepreneuriale, basée sur des modèles
d’affaires inclusifs entre les organisations des producteurs, les transformateurs, les commerçants et
les circuits de distribution. L’approche du PADFA sera de faciliter l’exploitation des unités de
transformation et de commercialisation comme point structurant des trois filières en amont et en aval.
Ces types de partenariat permettront de créer une logique d’entreprise pour améliorer la qualité,
fidéliser les acheteurs et les fournisseurs et optimiser les ressources disponibles. Il s‘agit de la
capitalisation, la promotion et la transposition à échelle des expériences réussies avec les entreprises
des services pour les organisations des producteurs, les partenariats publics-privés-producteurs, les
sociétés d’économie mixte, la contractualisation simple et la vente groupée.
8 Au courant de la première année, le PADFA financera les études sur la situation de référence
(SMRO – ex-SYGRI - et socio-économique), la mise en place d’un système de suivi-évaluation,
l’actualisation des études de chaînes de valeur des trois filières ciblées pour mettre en évidence les
flux commerciaux, la cartographie des acteurs et des partenaires, la performance et la structure des
marchés, et les opportunités et défis de commercialisation. Sur la base des études rigoureuses, il
sera développé des stratégies et des outils adaptés de marketing et de promotion des différents
produits dans les marchés locaux, régionaux et internationaux. Le PADFA capitalisera sur les
systèmes d’information sur les marchés et les prix déjà existants et peu coûteux pour atteindre un
plus grand nombre de personnes. Le Programme financera la réhabilitation et l’entretien d’environ
300 km de pistes de desserte agricole prioritaires et leur raccordement sur les grands axes routiers
en vue de faciliter l’évacuation des produits vers les centres de groupage, les mini-rizeries, les usines
de mangue et les marchés.
9 Sous-composante 1.2. Amélioration des opérations post récolte et de transformation des
produits agricoles. Cette sous-composante vise à réduire les pertes post-récolte, générer de la
valeur ajoutée, améliorer la qualité des produits transformés et créer des emplois dans le segment de
la transformation. Les activités sont: (i) l’amélioration du plateau technique des unités de
transformation du riz; (ii) la transformation et le conditionnement des produits maraîchers; (ii) le
conditionnement et la transformation de la mangue; et (iv) l’accès au financement adapté.
10 Amélioration du plateau technique des unités de transformation et de conditionnement.
En plus d’améliorer le plateau technique de vingt mini-rizeries existantes, le Programme financera à
coûts partagés, l’acquisition et l’installation de dix nouvelles mini-rizeries (2 tonnes/heure) et de cent
décortiqueuses (moins de 1 tonne/heure) pour augmenter le potentiel de décorticage de 150 000
tonnes/an additionnelles.
11 Le Programme financera la construction ou la réhabilitation et l’équipement d’une douzaine de
centres de groupage, de conditionnement et de vente groupée des produits maraîchers. Ces
plateformes comprendront des hangars de stockage, de conservation (chaîne de froid) et de
conditionnement et des tricycles pour faciliter la collecte des produits bord champs vers les
hangars et vers les marchés.
12 Les interventions du Programme viseront à améliorer le plateau technique des stations
existantes de conditionnement de la mangue, leur mise en normes et leur certification, et de mobiliser
des partenariats publics-privés-producteurs pour la mise en place de sept unités modernes de
séchage de mangue et une unité industrielle de production de purée, divers nectar, jus de fruit et
compotes naturelles. Ces investissements permettront de valoriser environ 30 000 tonnes de
mangues fraiches par an.
13 Accès au financement des filières adapté. Pour éviter des doublons et maximiser les
synergies avec les initiatives récentes de financement des chaines de valeur agricole, le Programme

ix
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale

adopte quatre approches complémentaires : (i) tisser des liens avec les fonds de développement des
chaînes de valeur (mécanisme à développer), le fonds pour la promotion de l’agriculture sous contrat
en Côte d’Ivoire, et les mécanismes de partage des risques respectivement financés par la Banque
africaine de développement, le KfW et le FIDA; (ii) faciliter les financements à coûts partagés ; (iii)
promouvoir les plateformes électroniques pour la digitalisation des transactions financières; et (iv)
promouvoir l’éducation financière pour la mobilisation de l’épargne et crédit communautaire et la mise
en relation avec les institutions financières
Composante 2: Amélioration de l’offre des produits agricoles (27,1 millions d’USD, soit 41
pourcent du coût total de base)
14 Cette composante aura pour effet d’augmenter les volumes des produits agricoles orientés vers
le marché et comprendra deux sous-composantes: (i) l’amélioration de la productivité et la qualité des
productions agricoles; et (ii) la structuration et autonomisation des organisations professionnelles
agricoles.
15 Sous-composante 2.1. Amélioration de la productivité et la qualité des productions
agricoles. Elle vise à intensifier et augmenter la production du riz, des produits maraîchers et de la
mangue pour approvisionner les unités de transformation et les marchés avec des produits de qualité.
16 Exploitation, valorisation et gestion des sites aménagés et des vergers de mangue. Dès
la première année, le Programme mettra en culture environ 1300 hectares des bas-fonds rizicoles et
des sites maraîchers déjà aménagés par le PROPACOM et les autres projets. A partir de la deuxième
année, il est envisagé de valoriser en plusieurs phases, un total de 2000 ha de bas-fonds, et 100 ha
de sites maraîchers par la mise en place des technologies simples d’irrigation, y compris le goutte- à-
goutte. Une attention particulière sera donnée au renforcement des capacités des acteurs sociaux
pour la clarification et la sécurisation foncières des sites aménagés et faciliter l’acquisition des titres
de propriété y compris l’option du certificat foncier collectif.
17 Accès aux intrants et aux équipements de production. L’objectif du Programme est de
promouvoir la disponibilité des semences de riz et des légumes et de développer une filière
semencière durable, compétitive et capable de fonctionner comme une entreprise rentable. Le
Programme vise la production de semences de pré-basé (G3) des variétés adaptées et demandées
par le marché pour permettre la production de semences certifiées R1 par les entreprises
semencières existantes.
18 Le PADFA facilitera aussi la mise en place d'un réseau de distribution des semences qui
2
comprendra l'installation de 10 boutiques d'intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires) en
milieu communautaire qui seront gérées par des agro-dealers formés et équipés. Le financement des
besoins en intrants (engrais, produits phytosanitaires et petits matériels nécessaires pour la
production) comprendra des dotations initiales par des subventions dégressives, et le financement à
coûts partagés de l’acquisition d’équipements agricoles par des brigades des jeunes prestataires des
services de mécanisation agricole.
19 Appui conseil et vulgarisation des bonnes pratiques. Il s’agit de promouvoir l’adoption à
grande échelle des innovations et itinéraires techniques climato-intelligents pour une gestion durable
des aménagements hydro-agricoles et des vergers de mangue. Le Programme financera des
campagnes de lutte intégrée contre la mouche des fruits, l’anthracose et les autres parasites et
maladies de mangue, y compris le traitement annuel phytosanitaire de 10 000 ha de vergers de
mangue pendant trois ans avant la prise en charge effective par les acteurs de la filière. Le
Programme ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B.
20 Au démarrage du programme, un plan détaillé de gestion environnementale et sociale sera
élaboré en utilisant des outils du Schéma holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience

2
La mise en place du réseau se fera sur la base d’identification et d’évaluation des performances des gestionnaires des
boutiques déjà en activité.

x
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

climatique (SHARP) pour évaluer l’adaptation des systèmes agricoles aux changements
climatiques et aider les communautés à définir des actions prioritaires pour renforcer la résilience de
leurs écosystèmes. Ce plan sera éventuellement incorporé au sein de manuel d’exécution du
Programme afin d’en assurer sa complète prise en considération dans le cadre de mise en œuvre.
21 Sous composante 2.2. Structuration et autonomisation des Organisations
Professionnelles Agricoles. Les activités de cette sous-composante permettront aux organisations
professionnelles agricoles de s’intégrer davantage dans la dynamique de professionnalisation et de
commercialisation. La sous-composante vise: (i) une meilleure structuration et autonomisation des
organisations des producteurs agricoles ; (ii) la promotion intégrée des actions essentielles en
nutrition ; (iii) la promotion de l’équilibre du genre et de l’inclusion sociale.
22 Structuration et autonomisation des OPA. L’accent sera mis sur l’organisation, la
structuration, la professionnalisation et la formalisation juridique des groupements et coopératives de
producteurs pour permettre de développer des services technico-économiques rentables. Les
activités porteront également sur l’alphabétisation fonctionnelle et l’établissement des systèmes de
redevabilité et de responsabilisation sociales pour prévenir et réduire les risques de corruption et
promouvoir les pratiques de bonne gestion interne et de bonne gouvernance des OP en vue
d’améliorer leurs performances.
23 Promotion intégrée des actions essentielles en nutrition. Cette activité vise à promouvoir
une alimentation équilibrée, diversifiée et saine en améliorant les connaissances, les comportements
et les pratiques qui favorisent la consommation de légumes, de fruits et de variétés de riz à plus haute
valeur nutritive. Elle visera aussi à transposer à grande échelle les initiatives existantes ou des micro-
projets des femmes et des jeunes pour la fabrication des farines infantiles, autres produits précuits
(granulés pour la bouillie et les gâteaux / mets cuits), l’étuvage du riz, le séchage des légumes et les
jardins potagers autour des cases. Les groupements de femmes maraîchères, étuveuses et
transformatrices des farines seront accompagnés pour leur mise en relation commerciale avec le
programme des cantines scolaires, des institutions publiques et privées, et avec les commerçants et
acheteurs.
24 Promotion de l’équilibre de genre et l’inclusion des jeunes. Il s’agit notamment du
renforcement de l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, de la représentation et de
la participation des femmes et des jeunes aux processus de prise de décision au niveau des
ménages, des organisations professionnelles agricoles, et des plateformes multi-acteurs. Ces
activités reposeront sur des méthodologies innovantes des systèmes d’apprentissage interactif entre
les sexes.
Composante 3: Coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs (9,3 millions d’USD soit
14 pourcent du coût total de base)
25 Un Comité d’orientation et de pilotage du Programme sera mis en place et sera constitué
des représentants des Ministères impliqués, des Préfets et Présidents des conseils régionaux de cinq
régions du Programme, des représentants des interprofessions pour les trois filières et des
représentants du secteur privé opérant dans les régions du Programme. Un Comité d’appui et de
suivi technique sera institué pour appuyer l’Unité de coordination et de gestion du programme dans
l’exécution et le suivi de proximité des recommandations et la mise en œuvre des activités techniques
en vue d’améliorer la performance du Programme.
26 Une Unité de coordination du Programme sera recrutée et mise en place à Korhogo. Elle
disposera d’une autonomie de gestion administrative et financière, de programmation et de
budgétisation. Pour assurer un suivi de proximité, une cellule opérationnelle sera basée à Bouaké. Le
recrutement et l’évaluation du personnel feront l’objet des procédures compétitives rigoureuses, pour
identifier, recruter et retenir des professionnels avec les profils techniques et managériaux solides.
L’expérience et les leçons apprises de la mise en œuvre des projets en Côte d’Ivoire fait ressortir
quatre contraintes: (i) lenteurs dans le démarrage, (ii) faiblesse des équipes de mise en œuvre, et (iii)
lourdeurs des procédures de passation des marchés ; et (iv) faiblesses des réalisations physiques et

xi
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

de décaissement. Pour aider à atténuer ces risques, le Programme apportera une assistance
technique durant la première année d’exécution. Celle-ci sera composée d’un spécialiste en
planification et gestion de projet et d’un spécialiste en développement de chaines de valeur agricoles.
27 Partenariats et coopération Sud-Sud: Le Programme adoptera une approche de « faire-
faire » s’appuyant sur des prestataires de services privés et publics, des contrats de performance
avec des opérateurs de proximité et des conventions avec les services publics techniques. Le PADFA
financera également des voyages d’études et des échanges Sud-Sud à travers des synergies avec
les projets régionaux sur les innovations de transformation, de commercialisation et de production, de
développement des chaines de valeur inclusives, de promotion intégrée des actions essentielles en
nutrition et de promotion de l’agriculture intelligente face au climat. De plus, des initiatives de type
« Learning-route » seront prévues afin de faciliter les échanges de bonnes pratiques en terme de
structuration et bonne gouvernance entre producteurs d’OPA opérant dans la sous-région.
28 Séquençage des activités. Sur base des enseignements des projets précédents, la durée du
PADFA sera de sept ans. Cette période est nécessaire pour accompagner les dynamiques
entrepreneuriales, organisationnelles et institutionnelles en vue de réaliser des résultats concrets et
durables. Le PADFA procèdera par un séquençage évolutif des activités, avec (i) une période de
démarrage d’une année; (ii) une d’investissement de cinq ans, et (iii) une de consolidation et
désengagement de deux ans. Des activités de prédémarrage sont proposées immédiatement après la
signature de l’accord de financement, y compris le recrutement accéléré et compétitif du personnel
clé de l’UCP et de l’assistance technique, la préparation des manuels et le lancement des appels à
manifestation d’intérêt pour le recrutement des partenaires de mise en œuvre.
29 Les coûts totaux du projet, sur une période de sept ans , y compris les provisions pour
imprévus physiques et pour hausse des prix, s'élèvent à 43,8 milliards de F CFA, équivalant à 71,8
millions d’USD sous forme de prêt du FIDA 18,5 millions d’USD soit 25,8 pourcent et (ii) OFID 20,0
millions d’USD, soit 27,9 pourcent, des contributions du Gouvernement de Côte d’Ivoire: 4,2 millions
d’USD soit 5,9 pourcent et des bénéficiaires: 10,2 millions d’USD, soit 14,3 pourcent du coût total, et
un écart de financement de 18,9 millions d’USD, soit 26,3 pourcent du coût total.
30 Le taux de rentabilité interne économique du Programme s'établit à 21,5% et la valeur
actuelle nette, au coût d’opportunité du capital de 8%, s'élève à 25,9 milliards de FCFA, soit 40,9
millions d’USD. L’analyse de sensibilité indique une bonne robustesse des résultats obtenus, avec un
taux de rentabilité économique supérieur au coût d’opportunité du capital même dans les hypothèses
plus pessimiste de baisse des revenus et de hausse des coûts et d’un retard des bénéfices de quatre
ans.

xii
Côte d’Ivoire
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Cadre logique PADFA


Synthèse/Résultats Indicateurs clés de vérification34 Moyens de vérification Hypothèses

Nom Référence Mi-parcours Fin Source Fréquence Responsabilité

Objectif général
Contribuer à la réduction de la Nombre de personnes bénéficiaires - Stabilité socio-
Evaluation Année 1, 4 et FIDA &
d’une mobilité économique d’ici à 05 30 000 108 000
pauvreté et stimuler la d’impact 7 Gouvernement politique et résilience
croissance économique dans les 2026 * du cadre macro-
régions de Bagoue, Poro, Nombre de personnes dont l’accès au 0 60 000 144 000 Evaluation Année 1, 4 et FIDA & économique
Tchologo, Hambol et Gbeke marché s’est amélioré * d’impact 7 Gouvernement - Existence d’un cadre
national règlementaire,
Nombre de personnes avec une Evaluation Année 1, 4 et FIDA &
0 80 000 180 000 stratégique et
production améliorée * d’impact 7 Gouvernement
institutionnel favorable

Objectif de développement du Programme

Améliorer durablement la SSE du - Prise en compte de


sécurité alimentaire et les 1. Nombre de personnes recevant les Programme, l’importance de la
0 80 000 180 000 Trimestrielle UCP
revenus des exploitations services promus par le Programme *6 Rapportage coordination
agricoles tirés des filières riz, interne intersectorielle
mangue et produits maraîchers 2. Pourcentage d’organisations de - Equité dans l’accès
Enquêtes UCP,
dans les Zones du programme producteurs ruraux déclarant une 0 25 75 Annuelle aux ressources et la
spécifiques prestataires
augmentation de leurs ventes * (2.2.5) répartition des
bénéfices au niveau
des ménages et des
organisations
Effet 1: La valorisation 3. Pourcentage d’entreprises rurales
(transformation et soutenues déclarant une Enquêtes UCP,
0 25 70 Annuelle
commercialisation) des produits augmentation de leurs profits * (3.2.2) spécifiques prestataires
agricoles est améliorée

Produit 1.1: Des partenariats 4. Nombre de contrats de partenariat Maîtrise des risques
SSE du relatifs au marché
commerciaux soutiennent la commerciaux signés par les OPA 0 100 150 Semestrielle UCP
Programme
commercialisation des produits soutenues par le projet
Produit 1.2: Des 5. Nombre d'installations SSE du projet,
investissements et des commerciales de commercialisation, 0 200 4007 Rapportage Trimestrielle UCP
technologies performantes transformation et stockage construites interne

3
Désagrégés par genre et âge (hommes, femmes et jeunes de 15-35 ans), et par filière autant que possible
4
Indicateurs de base du Système de Mesure des Résultats Opérationnels (SMRO ex-SYGRI) *
5
La situation de référence sera évaluée lors de l’étude de référence menée dès l’entrée en vigueur du projet. A partir de ce résultat pourront être évalués les cibles à mi-parcours et en fin de projet.
6
Dont bénéficiaires hommes/femmes/jeunes ; bénéficiaires des actions environnementales durables et bénéficiaires des actions sur la nutrition
7
Sans compter 500 cases de conservation d’oignon
xiii
Côte d’Ivoire
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Synthèse/Résultats Indicateurs clés de vérification34 Moyens de vérification Hypothèses

Nom Référence Mi-parcours Fin Source Fréquence Responsabilité

améliorent la valorisation des ou remises en état * (2.1.6)


produits
Effet 2: L’offre de produits 6.
agricoles bruts (frais) est Conditions climatiques
Pourcentage de personnes/ménages Enquêtes UCP, appropriées
améliorée 0 35 80 Annuelle
déclarant une augmentation de la spécifiques prestataires
production * (1.2.4)

Produit 2.1: L’accès aux 7. Nombre d’hectares de terres SSE du


services de production est agricoles dotées d’infrastructures Programme,
0 2 100 2 100 Annuelle UCP, S&E Accessibilité et
amélioré hydrauliques construites/remises en Rapportage
état * (1.1.2) interne pérennité de l’offre de
services (fournitures
Produit 2.2: Les bonnes SSE du d’intrants, conseils
8. Nombre de personnes formées aux
pratiques agricoles sont Programme, UCP, agricoles, etc.)
pratiques et/ou techniques de 0 60 000 144 000 Trimestrielle
diffusées Rapports des prestataires
production * (1.1.4)
prestataires

Effet 3: Les exploitations 9. Pourcentage de membres d‘une


agricoles et leurs organisation de producteurs ruraux SSE du projet,
UCP,
organisations sont soutenues, déclarant la fourniture par 0 35 80 Rapports des Annuelle
prestataires
professionnalisées leur organisation de services prestataires
Intégration et
nouveaux ou améliores * (2.2.4)
participation effective
Produit 3.1: Les OP sont 10. Nombre de producteurs ruraux SSE du des exploitations
renforcées soutenus qui sont membres d’une Programme, UCP, agricoles et de leurs
0 40 000 100 000 Annuelle
organisation de producteurs ruraux * Rapports des prestataires organisations dans le
(2.1.4) prestataires développement des
SSE du filières
Produit 3.2: Les connaissances, 11. Nombre de personnes recevant un
aptitudes et pratiques en Programme, UCP,
soutien ciblé pour améliorer leur 0 150 000 200 000 Annuelle
nutrition des bénéficiaires sont Rapports des prestataires
nutrition * (1.1.8)
améliorées prestataires

xiv
Côte d’Ivoire
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I. Contexte stratégique et justification


A. Contexte national et développement rural
1 La Côte d’Ivoire est sortie d’une décennie de crise sociopolitique et économique en 2011 et a
rapidement renoué avec la stabilité et le développement économique. Après cinq ans de forte
expansion économique avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 8,5 pourcent par
an en moyenne entre 2012 et 2015, et de 7,9 pourcent en 2016, les perspectives à court terme
restent favorables avec un taux de croissance du PIB prévu qui devrait graduellement converger
autour de 7,5 pourcent en 2019. Ce taux de croissance a été le deuxième le plus rapide en Afrique
sub-Saharienne, dépassant la moyenne africaine de 6 pourcent.
2 Une des préoccupations fondamentales pour le Gouvernement de Côte d’Ivoire est de
maintenir son économie sur la trajectoire de croissance accélérée et durable, et de la rendre plus
inclusive afin de réduire significativement les inégalités. Ainsi, le Gouvernement a adopté un nouveau
Programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020 avec la vision de faire
accéder le pays au rang des économies émergentes en 2020, avec une réduction substantielle du
taux de pauvreté. Bien qu'ayant baissé entre 2008 et 2015, le taux de pauvreté reste toujours élevé
8
(46,3 pourcent) sur une population totale de 22,7 millions habitants et en majorité jeune (77,7
pourcent de moins de 35 ans).
3 Le PND accorde une priorité au secteur agricole car le développement économique de la Côte
d'Ivoire est basé sur l'agriculture. Le secteur agricole représente 22 pourcent du PIB, plus de 50
pourcent des recettes d'exportations et les deux tiers des sources d'emploi et de revenu de la
population. Cependant, en 2016, la production de toutes les cultures de rente a baissé entrainant la
baisse d’environ 0,4 pourcent du PIB. Ceci démontre le besoin de diversifier les productions agricoles
et de rendre l’agriculture ivoirienne plus compétitive et plus rémunératrice pour les producteurs. La
mise en œuvre du PND dans le secteur agricole s’appuie depuis 2012 sur le Programme national
d’investissement agricole (PNIA) 2010-2015. Le processus de formulation du PNIA de deuxième
génération (2016-2025) a été lancé en octobre 2016 et devrait s’achever en octobre 2017. Ce PNIA
de 2ème génération s’inscrit dans les objectifs d’accélérer la transformation de l’agriculture ivoirienne
en adressant de façon intégrée les questions de production, de commercialisation et de valorisation
des produits agricoles, ainsi que celles de l’amélioration du cadre institutionnel et de gouvernance
agricole, en vue de permettre une intégration cohérente des activités en amont et en aval de la
production agricole.

B. Justification
4 Les projets de développement agricole en Côte d'Ivoire ont concentré leurs interventions en
amont des filières pour améliorer la productivité agricole, mais n’ont pas investi suffisamment dans les
opérations post-récolte de conservation, de transformation, de valeur ajoutée et de commercialisation.
Le Programme d’appui à la production agricole et à la commercialisation (PROPACOM) financé
par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et d’autres projets ont réalisé des
aménagements hydro-agricoles et investi dans la diffusion des technologies améliorées qui devraient
davantage améliorer la production agricole. Ces infrastructures et technologies devraient être
valorisées par des investissements complémentaires dans l’aval des filières pour résoudre des
problèmes de transformation et de commercialisation des produits agricoles. Le PADFA est conçu
pour assurer la continuité du PROPACOM en vue de transposer à plus grande échelle les résultats
probants, tout en y apportant des innovations. Les différences importantes entre le PADFA et le
PROPACOM sont résumées dans le tableau 1 de l’Appendice 1, et comprennent: le contexte et la
problématique, les filières et les cibles pour chaque filière, le nombre et le ciblage des bénéficiaires,
les approches de mise en œuvre, le montage des composantes, le pilotage et le système de suivi et
évaluation, et la durée du Programme.
8
Estimée à 24,3 million en 2016

1
Côte d’Ivoire
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5 La transformation et la commercialisation sont encore des maillons faibles de la chaîne


de valeur des produits agricoles. La production, en tant que telle, est seulement l’une des étapes
permettant de créer de la valeur ajoutée. Les agriculteurs considèrent souvent la commercialisation
comme leur problème majeur. L’amélioration de la transformation et de la commercialisation constitue
ainsi un levier susceptible d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur
nutritionnelle, de créer des emplois notamment pour les femmes et les jeunes et d’accroitre les
revenus, de stimuler la production additionnelle orientée vers les marchés, et d’accroître la résilience
des populations. Ainsi, le Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA)
concentrera ses interventions sur l’amélioration des activités en aval (amélioration des conditions de
récolte, de conditionnement, de stockage, de transformation et de mise en marché) et sur
l’amélioration de l’offre des produits agricoles de qualité. Le PADFA concentrera ses interventions sur
trois filières stratégiques: le riz, les produits maraîchers et la mangue. Le choix de ces filières
considère: (i) leur valeur économique, profitabilité et compétitivité ainsi que leur demande sur le
marché national et international; (ii) leur impact potentiel sur les revenus des ménages agricoles, et
pour les jeunes et les femmes; (iii) leur contribution à l'économie nationale (substitution des
importations et accroissement des exportations); (iv) le potentiel de production et d’augmentation de
la productivité; et (v) la contribution de ces filières à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition.
6 Le riz constitue une filière stratégique qui connait une hausse excessive de la demande
avec un taux de croissance des besoins en denrées alimentaires de plus de 30 pourcent depuis les
années 2000. La Côte d’Ivoire est le deuxième pays africain consommateur du riz après le Nigeria,
avec une consommation de 2,3 millions tonnes en 2016pour une production nationale de 1, 4 millions
tons, soit un déficit d’environ 1 million tonnes couvert par des importations massives de riz blanchi
9
provenant des pays asiatiques 2016 . La consommation du riz connait une augmentation significative,
passant de 67.3 Kg par personne par an en 2009 à 94 Kg par personne par an en 2015 en raison de
l’accroissement de l’urbanisation dans le pays. Le marché ivoirien est constitué de 20 pourcent du riz
de faible qualité et 80 pourcent du riz semi-luxe dont 40 pourcent du riz local au prix de 0.70 $ par
kilogramme comparé à 0.90 $ pour le riz importé. La consommation du riz local connait une
croissance rapide et est préféré par les populations pour son prix et sa qualité par rapport au riz
importé. C’est pourquoi le Gouvernement a pris l’initiative de développer la Stratégie nationale de
développement de la riziculture (SNDR) qui a été mise en place pour orienter les interventions visant
10
à améliorer la productivité et la compétitivité du riz local . Cette stratégie a pour objectif de produire
de manière compétitive, rentable et durable du riz local de qualité pour couvrir les besoins nationaux
de consommation avec une production locale de 2,1 millions tonnes de riz blanchi en 2018.
7 La filière maraîchère est une activité particulièrement génératrice de revenus monétaires et
d’emplois, et constitue l’un des pivots du secteur informel avec un fort potentiel inexploité. La
demande des produits maraîchers est en hausse en raison de la croissance de la population, et de
l’émergence d’une classe moyenne voulant diversifier sa consommation. La consommation des
légumes dans les villes ivoiriennes a presque doublé au cours de deux décennies cependant, la
production des principaux légumes consommés est déficitaire (production de 200 000 tonnes contre
une consommation de 800 000 tonnes), surtout en saison sèche. Les résultats de plusieurs études
montrent que les filières maraîchères sont financièrement et économiquement rentables. La filière
maraîchage paraît porteuse avec plus de 93 % de la production de l’aubergine locale commercialisé
et procurant un chiffre d’affaire de 673 millions FCFA aux producteurs. Le taux de commercialisation
du gombo est de 91% procurant un chiffre d’affaire de 141 millions FCFA aux producteurs. Le
principal défi est d’assurer une disponibilité et un approvisionnement équilibré et un étalement annuel
d’une forte production de produits horticoles de bonne qualité sur les marchés sur toute l'année.

9
https://gain.fas.usda.gov/Recent%20GAIN%20Publications/Grain%20and%20Feed%20Annual_Dakar_Senegal_4-29-
2015.pdf
10
Le riz local est apprécié pour sa fraîcheur, sa digestibilité facile et se vend bien sur les marchés ruraux, le long des routes et
de plus en plus dans les supermarchés. Aussi, c’est à juste titre que certaines sociétés spécialisées dans l’importation du riz
comme Dreyfus travaillent de plus en plus pour le reconditionnement et la mise en valeur du riz local de Côte d’Ivoire. Des
labels de qualité sont nés : Rina de Daoukro, Sankofa d’Agboville et Savanna de Bouake.

2
Côte d’Ivoire
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8 La mangue est le troisième fruit exporté par la Côte d’Ivoire, après l’ananas et la banane,
avec lesquels elle contribue à 4 pourcent du PIB et environ 10 pourcent du PIB agricole. La filière
mangue a enregistré la plus forte évolution dans le domaine agricole, avec un taux de croissance de
212 pourcent passant de 11 000 tonnes exportées en 2011 à 32 628 tonnes en 2016. Les
potentialités sont encore énormes avec une demande mondiale de mangue fraiche qui croit de 11
pourcent par an depuis 2011. Le marché européen des mangues séchées se développe notamment
pour les mangues ivoiriennes qui sont naturellement séchées, moelleuses, sans additifs et aux
caractéristiques organoleptique distinctifs. Les limites d’exportation des gros producteurs tels que
l’Inde interdit d’exportation depuis décembre 2013 donne à la Côte d’Ivoire un avantage compétitif. La
demande européenne en provenance des pays de l’Afrique de l’ouest évaluée à 20.000 tonnes de
mangues séchées n’est pas satisfaite. A cela s’ajoute une nouvelle demande américaine estimée à
7394 tonnes. Ceci constitue une opportunité pour la Côte d’Ivoire qui dispose des conditions
préférentielles de par la disponibilité de la matière première et de son accès au transport maritime.
9 La production et la commercialisation de la pulpe aseptique constitue une nouvelle opportunité
économique car elle permet la valorisation d’une quantité importante de mangue. A titre d’exemple
d’un cout de production estimés entre 250.000 et 300.000 FCFA la tonne, la pulpe de mangue
aseptique est revendue à près de 600.000 FCFA la tonne sur le marché à l’exportation. Des
investissements des opérateurs du secteur privé (NIMBEL INVEST, RANCH COBA, TROPIC
MANGO, SODIPEX, KATOPE) se multiplient dans le conditionnement et la transformation de la
mangue pour l’export et le marché domestique. Cependant, l’engouement du secteur privé est encore
timide. C’est pourquoi, le programme devrait se pencher sur des dispositions à mettre en place pour
susciter et apporter un appui aux initiatives privées. Il est clair que les perspectives pour la
transformation et la commercialisation de la mangue sont très prometteuses. Cependant, la filière
mangue n’a reçu que peu d’appui du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Cette
filière emploie des milliers de jeunes et des femmes, et procure des revenus pour plus de 7 000 petits
producteurs qui fournissent annuellement 90 pourcent de la production.
10 Le choix de ces filières est fortement aligné aux objectifs de développement inclusif et
d’émergence du PND et du PNIA, et aux trois objectifs stratégiques du FIDA à savoir (i)
renforcer les capacités productives des populations rurales; (ii) accroître les avantages que les
populations rurales tirent de leur intégration au marché; et (iii) renforcer la viabilité environnementale
et accroître la résilience au changement climatique des activités économiques des populations
rurales. Il faut noter cependant que ces filières sont confrontées à des difficultés parmi lesquelles: (i)
la faible capacité de transformation; (ii) l’existence de pertes après récolte importantes allant jusqu’à
plus de 40 pourcent pour les légumes et la mangue; (iii) la forte pression des maladies et des
parasites (mouche des fruits, parasitose); (iv) le problème de commercialisation à cause de la faible
structuration des filières; et (v) le manque d’organisation des acteurs qui ne favorise pas son
expansion. Une approche « chaîne de valeur » permet de développer un lien étroit entre différents
acteurs impliqués dans la production, gestion post-récolte, transformation et commercialisation
(opérations post-récolte), dans le but de créer de la valeur et des profits pour les différents acteurs,
par la mise en marché de produits appropriés.

II. Description du programme


A. Zone d'intervention et groupe cible du programme
11 Le PADFA couvrira les régions de la Bagoue, du Poro, du Tchologo, du Hambol et du Gbêkê.
Ces régions sont caractérisées par une plus grande incidence de la pauvreté allant de 57 pourcent à
83 pourcent, contre une moyenne nationale de 46,3 pourcent. Ces régions sont localisées dans la
zone soudanienne de savanes sèches caractérisée par un climat tropical monomodal de type
soudano-guinéen marqué par une seule saison des pluies intervenant de mai à septembre-octobre.
Les précipitations oscillent entre 1 100 mm et 900 mm/an et les taux d’humidité sont de l’ordre de
40% à 50%. La période de pluie favorable pour les cultures s'étale sur cinq mois. Cette zone
constitue le bassin principal de production de coton, et d’élevage. Les systèmes de production sont

3
Côte d’Ivoire
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diversifiés dans cette zone qui était traditionnellement pastorale, puis cotonnière et qui est devenue
de plus en plus productrice de noix de cajou (anacarde) et de la mangue. La culture du riz (pluvial et
2
bas-fond) occupe 40 à 50 % des terres exploitées , suivie du coton, de l’igname, arachide, maïs et
des produits maraîchers. Cette région concentre aussi un important verger de manguier traditionnel et
de quelques plantations de type moderne.
12 Cette région a été longtemps négligée depuis l’ère coloniale à cause du choix de
développement par « pôles de croissance » reposant sur l’exploitation de produits agricoles
commercialisables adaptés aux terroirs du Centre et du Sud bien arrosés (caféiers, cacaoyers,
palmiers à huile, etc.) et inadaptés à la savane du Nord. On assiste petit à petit à la mise en valeur
agricole des zones du Nord, avec le développement de la culture du coton, de l’anacarde et de la
mangue ainsi que le maraîchage. Cette zone a été retenue sur la base de plusieurs critères, y
compris: (i) bonnes potentialités en terres cultivables, irrigables et pluviales; (ii) zones d’excellence
pour le développement des activités pastorales et piscicoles; (iii) forte densité de population et de
demandeurs d’emplois; (iv) début de structuration des organisations paysannes; (v) fortes
potentialités pour le développement de l’entreprenariat agricole; (vi) complémentarité avec d’autres
initiatives et programmes de développement agricole, et (vii) forte dégradation des infrastructures de
production et de commercialisation.
Groupes cibles
13 En promouvant l’approche filière, le PADFA visera à toucher l’ensemble des acteurs engagés
dans les différents segments des trois filières ciblées. Il s’agit: (i) des petits producteurs et de leurs
organisations; (ii) des acteurs en aval des filières dont les transformateurs, les commerçants et les
consommateurs; (iii) des acteurs exerçant des activités et métiers connexes dont les fournisseurs
d’intrants, les fournisseurs et réparateurs de matériels et équipements agricoles, les transporteurs;
(iv) des acteurs du secteur privé qui permettront d’impulser des partenariats rentables, inclusifs et
11
équitables au niveau des filières. Les femmes rurales et les jeunes ruraux (15-35 ans) qui
représentent un ratio important au niveau des trois filières, constitueront des sous-groupes privilégiés
en raison des difficultés qu’ils rencontrent dans l’accès aux facteurs de production et au marché, mais
aussi des opportunités que les trois filières offrent pour accroître leurs revenus et créer des emplois
aux différents segments de la chaîne de valeur.
14 Le PADFA cible 32 500 ménages ruraux, dont 20 000 dans la filière de riz, 3000 dans la filière
12
maraîchère et 5000 dans la filière mangue . Le Programme permettra également de toucher environ
4 500 ménages (15 pourcent) du fait de la nature structurante des investissements, de l’orientation
des activités en aval (transformation et commercialisation) et des effets d’entraînement sur la
professionnalisation des OP. Le nombre total de bénéficiaires sera ainsi porté à environ 180 000
13
personnes . Ce nombre représente environ 10 pourcent de la population rural totale de cinq régions
couvertes par le Programme, soit 1,830,778 personnes, excluant les grands centres urbains de
Bouake et de Korhogo (Annexe 1). Ce pourcentage pourrait augmenter après le ciblage
géographique qui se fera dans la phase de prédémarrage du Programme.

11
Priorité accordée aux femmes chefs de familles avec enfants de 0 à 2 ans
12
Plusieurs exploitations familiales sont impliquées dans les trois filières en systèmes de culture diversifiée.
13
En considérant la taille moyenne des ménages ivoiriens qui est de 5.4 (RGPH, 2014)

4
Côte d’Ivoire
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15 La stratégie de ciblage du PADFA s’alignera à la politique de ciblage du FIDA, et se basera sur


la reconnaissance des différences en termes de
Figure 1. Groupes cibles du PADFA
besoins et contraintes pour les différentes catégories
de groupe cible. Il faut également noter que les trois

Catégorie 1 filières ciblées présentent une forte concentration de


pauvres, de femmes et de jeunes; et manifestent de
5%
bonnes opportunités d’inclusion. La stratégie de
(5%)
Catégorie 2 ciblage reposera sur (i) un ciblage géographique
permettant ainsi de toucher les zones à forte
20% concentration de populations pauvres et vulnérables
Categorie 3 et de leur donner des opportunités de génération et
d’amélioration de revenus; (ii) un ciblage direct fixant
(40%) directement des quotas de femmes, de jeunes et des
Catégorie 4 différentes catégories des bénéficiaires et acteurs
des chaînes de valeur que le Programme doit
(35%)
toucher dans ses interventions et prévoyant des
activités qui iront à l’endroit des groupes cibles spécifiques (Cf. Tableau de caractérisation des
bénéficiaires); et un auto-ciblage permettant de toucher les différentes catégories des bénéficiaires
par rapport à des opportunités et contraintes qu’elles auront identifiées eux-mêmes, et auxquels le
Programme propose d’apporter des réponses.
16 . Ainsi, le Programme cible quatre catégories des bénéficiaires, notamment: (i) les petites
exploitations familiales vulnérables (catégorie 4); (ii) les petites exploitations familiales faiblement
intégrés dans la commercialisation (catégorie 3); (iii) les producteurs orientés vers la
commercialisation (Catégorie 2); et (iv) les moyennes exploitations et entreprises des produits
horticoles, propriétaires des mini-rizeries et commerçants grossistes du riz (Catégorie 1).
17 Le Programme favorisera la promotion des approches participatives inclusives, y compris les
méthodologies axées sur les ménages et le Système d’apprentissage interactif entre les sexes
(Gender Action Learning System- GALS). En matière de genre, Il s’agira de promouvoir (i) l’accès des
femmes et des jeunes aux compétences et aux connaissances, (ii) l’autonomisation économique des
femmes et des jeunes en facilitant leur accès aux actifs/ressources et facteurs de production, leur
participation aux activités rémunératrices, ainsi qu’en renforçant leur contrôle sur les ressources; (iii)
des activités améliorant le bien-être des femmes et allégeant leurs charges de travail (petite irrigation,
prestation des services de labour, équipement de transformation, séchoirs solaires polyvalents,
bioénergie); et (iv) des activités renforçant la participation des femmes et des jeunes et leurs rôles
dans les prises de décision au niveau des groupements, coopératives et plateformes. Le Programme
a pour objectif d’atteindre au moins 40 pourcent de femmes et 40 pourcent de jeunes parmi les
bénéficiaires directs dans l’ensemble de ses interventions.
18 L’inclusion des jeunes (hommes et femmes âgés de 15 à 35 ans) dans les filières reposera sur
des approches différenciées en fonction de leur position dans les filières et de leur niveau
d’éducation: d’une part les jeunes qui travaillent déjà dans les trois filières comme auto-exploitants,
commerçants ou employés ou comme main d’œuvre familiale dans les exploitations de leurs parents;
et ceux qui sont en dehors de ces trois filières mais sont intéressés à intégrer les différents segments
des filières pour en faire un métier ou une affaire; et d’autre part, les jeunes qui ont un faible niveau
d’éducation (ou en déperdition scolaire), et ceux qui ont un niveau d’éducation plus élevé (diplôme de
niveau secondaire et tertiaire). Les interventions du Programme seront orientées vers le renforcement
de capacités (y compris l’alphabétisation), la formation en métier et la participation dans les brigades
des jeunes, la création des groupements et organisations des jeunes producteurs ou la participation
dans des groupements existants. Les activités d’autonomisation économique des jeunes viseront les
plus éduqués pour la création et la gestion des petites et moyennes entreprises de prestation des
services, de transformation et de commercialisation.

5
Côte d’Ivoire
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B. Objectifs de développement et indicateurs d'impact


19 L’objectif général du PADFA est de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural et
stimuler la croissance économique dans les régions de la Bagoué, du Poro, du Tchologo, du Hambol
et du Gbêkê. Les indicateurs d’impact sont: (i) nombre de personnes bénéficiaires d’une mobilité
économique d’ici à 2026; (ii) nombre de personnes dont l’accès au marché est amélioré, et (iii)
nombre de personnes avec une production améliorée.
20 L’objectif de développement est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus
des exploitations agricoles tirés des filières riz, mangue et produits maraîchers dans les zones du
programme. Cet objectif sera mesuré par les indicateurs suivants: (i) nombre de personnes recevant
les services promus par le Programme; et (ii) pourcentage d’organisations de producteurs ruraux
déclarant une augmentation de leurs ventes . Les effets du Programme seront: (i) la valorisation
(transformation et commercialisation) des produits agricoles est améliorée; (ii) l’offre de produits
agricoles bruts (frais) est améliorée; et (iii) les exploitations agricoles et leurs organisations sont
professionnalisées. Effets et Composantes
21 La mise en œuvre du PADFA s’étalera sur sept ans (2018-2024) et comprendra trois
composantes: (i) valorisation des produits agricoles; (ii) amélioration de l’offre des produits agricoles;
et (iii) coordination et gestion du Programme.

COMPOSANTE 1. VALORISATION DES PRODUITS AGRICOLES (30,2 million USD, soit


45% du coût total de base)
22 L’effet attendu de la composante 1 est « la valorisation des produits agricoles est améliorée ».
La composante comprend deux sous-composantes: (i) l’amélioration de la commercialisation du riz,
des légumes et de la mangue et (ii) la réduction des pertes post-récolte et la transformation des
produits agricoles.

Sous-composante 1.1. Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de


la mangue
23 Cette sous-composante vise à augmenter les volumes commercialisés de riz, de légumes et de
mangue commercialisés et à améliorer la compétitivité et la performance de ces produits sur le
marché national et régional. Elle comprend les volets suivants: (i) le renforcement des plateformes
régionales multi-acteurs; (ii) le développement des partenariats commerciaux; (iii) l’accès au
financement agricole; et (iv) la promotion et la commercialisation des produits de qualité.
Renforcement des plateformes régionales multi-acteurs
24 Des plateformes régionales ont été mises en place mais ne sont pas encore fonctionnelles.
Ainsi les «plateformes des acteurs de la filière rizicole» mises en place par l’Office national de
développement de la riziculture (ONDR) et la Plateforme d’innovation et de valorisation de la mangue
créée en août 2016 avec l’appui du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole
(FIRCA), sont encore dans leur phase de formation. Il existe aussi une Interprofession de l’oignon de
Côte d’Ivoire. Le Programme de productivité de l’agriculture en Afrique de l’Ouest (PPAAO) a mis en
place des plateformes d’innovation des produits agricoles. Ces plateformes peuvent jouer un rôle
important dans la structuration des filières ciblées.
25 Les appuis du PADFA viseront le développement et la formalisation de ces plateformes en
interprofessions représentatives de chacune des filières. Les activités viseront à (i) réaliser un
diagnostic institutionnel participatif de toutes ces plateformes régionales; (ii) faciliter la mise en place
et la formalisation des plateformes régionales représentatives des différents acteurs des maillons des
filières tenant compte des lois sur les interprofessions; (iii) renforcer la structuration, la gouvernance
et le fonctionnement des plateformes régionales; (iv) faciliter l’élaboration, le développement et
l’exécution et le suivi des plans stratégiques et plans d’action; et (v) faciliter la mise en réseau des
plateformes régionales avec les autres plateformes, les faitières et les interprofessions. Ces

6
Côte d’Ivoire
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plateformes serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats commerciaux entre
les coopératives des producteurs, les transformateurs, les commerçants et les circuits de distribution
et de vente des produits agricoles; Cette activité sera conduite par des partenaires stratégiques (tels
que l’ANADER et le FIRCA) sur le modèle développé par le FIRCA pour la création et la facilitation de
la plateforme régionale de la mangue, et qui pourrait faciliter le développement et l’exécution des
plans de structuration et l’appui conseil de proximité aux plateformes. Des critères de performance et
de maturité des plateformes seront développés par les acteurs, y compris le nombre des partenariats
commerciaux facilités, l’application des normes de qualité et des prix, la mobilisation des
investissements et le plaidoyer politique.
26 Diffusion des normes de qualité. Les normes de qualité pour les produits agricoles existent,
mais elles sont mal connues et ne sont pas utilisées pour différencier les prix. Ces normes sont
pourtant essentielles pour améliorer la compétitivité des produits locaux, la différenciation de l’offre et
la négociation des partenariats commerciaux entre les producteurs et les autres acteurs. Avec le
développement des chaînes des valeurs, les exigences internationales en la matière et les besoins de
certification des produits, les normes de qualité méritent d’être adaptées Le Programme financera (i)
l’actualisation, l’adaptation et la diffusion des normes de qualité; (ii) l’accompagnement des
coopératives, des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Groupes d’intérêt économique (GIE)
dans le processus de certification et de labellisation des produits transformés; (iii) la formation sur les
bonnes pratiques d’hygiène de production (BPHP) et l’analyse et le control des points critiques de
production (HACCP Hazard analysis critical control point), et (iv) l’accompagnement à la certification
de système de production. La diffusion des normes se fera à travers des manuels, des fiches
techniques, des brochures et des affiches, ainsi que par des formations et des campagnes
d’information, des séances d’éducation et de communication. L’accompagnement à la mise en place
des systèmes de qualité et la certification des processus fera appel à des prestataires privés œuvrant
dans le domaine. Parallèlement des efforts seront réalisés par le programme afin de doter les unités
de production d’équipements simples de contrôle. Côte d’Ivoire normalisation (CODINORM) sera
responsable de l’’actualisation, l’adaptation et l’application des normes de qualité sur base des
concertations avec les acteurs des filières et les exigences des marchés, en collaboration avec les
plateformes régionales.
27 Dialogue politique. Les plateformes serviront de cadres de concertation et de dialogue multi-
acteurs et de plaidoyer politique pour améliorer la performance des filières et la structuration des
14
marchés . Le PADFA financera le développement des outils de plaidoyer et de dialogue politique, et
renforcera la capacité des plateformes régionales en vue de lever des contraintes structurelles et
faciliter les investissements publics pour appuyer le développement de ces filières. Ces plateformes
seront animées par des prestataires des services en collaboration avec les Conseils régionaux, les
Chambres régionales d’agriculture et de commerce, avec l’objectif de renforcer les capacités des
acteurs des filières qui prendront progressivement la responsabilité de les faire fonctionner.
Développement de partenariats commerciaux, promotion et marketing des produits de qualité
28 Partenariats commerciaux : le PADFA promeut une approche entrepreneuriale, basée sur des
modèles d’affaires inclusifs entre les organisations des producteurs (OP), les transformateurs, les
commerçants et les circuits de distribution. L’approche du PADFA sera de faciliter l’exploitation des
unités de transformation et de commercialisation (mini-rizeries, usines de mangue, centres de
groupage et de commercialisation des légumes) comme point structurant des trois filières en amont et
en aval. Ces types de partenariat permettront de créer une logique d’entreprise pour améliorer la
qualité, fidéliser les acheteurs et les fournisseurs et optimiser les ressources disponibles. Les
bénéficiaires de tels appuis seront sélectionnés sur la base des résultats de la cartographie des
acteurs des chaînes de valeur, leur positionnement dans la chaîne de valeur, leur intérêt à participer,
les besoins d’organisation et d’autres critères qui seront définis en collaboration avec les plateformes

14
A l’instar de la première édition du symposium sur la mangue s’est tenue du 06 au 07 avril 2017 à Korhogo autour du thème
’’ Accroissement des exportations et compétitivité de la mangue fraîche et transformée de Côte d’Ivoire’’

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régionales. Le PADFA pilotera et promouvra deux modèles de partenariat économique : le modèle de


contractualisation simple et le modèle de Partenariat public-privé-producteur (4P).
29 Le modèle de contractualisation simple sera promu pour la vente groupée des produits
maraîchers, du riz (paddy, étuvé, blanc) et de la mangue par les OP qui entreront dans des relations
commerciales avec des commerçants et d’autres acheteurs, y compris le Programme alimentaire
mondial (PAM), le Gouvernement pour alimenter les cantines scolaires, les supermarchés, etc. Les
opérations de contractualisation permettront de stabiliser les transactions, sécuriser les
approvisionnements et les débouchés en établissant des prix justes suivant les principes et pratiques
de l’agriculture contractuelles. Les interventions du PADFA viseront alors à (i) identifier les partenaires
et faciliter leur mise en relation; (ii) renforcer les capacités de gestion, de négociation et de marketing
des OP; (ii) faciliter l’organisation des réunions d’affaires et la négociation des transactions
commerciales et des contrats d’affaires; et (iii) assurer un accompagnement technico-commercial des
parties prenantes pour la mise en œuvre et le respect des contrats. La contractualisation a plusieurs
avantages: (i) en premier elle engage les contractants sur des quantités et des prix et ainsi donne une
visibilité aux acteurs de la filière pour investir; (ii) ensuite elle tend à limiter les fluctuations de prix
quand elle se généralise (iii) enfin la contractualisation permet de limiter les risques de transaction, et
de garantir en partie le remboursement du crédit (grâce notamment à la domiciliation des paiements
des contractants dans une même banque). La contractualisation des acteurs rassure donc les
banques et peut être ainsi un bon levier pour relancer les crédits.
30 Le modèle 4P comprend trois options :
(a) Le modèle des Entreprises de Services et Organisations de Producteurs (ESOP) pour
les mini-rizeries. Les ESOP sont des sociétés à responsabilité limitée bâties autour d'un
investissement structurant (unité de transformation de riz dans le cadre du
PROPACOM). Le principe consiste à créer autour des unités de transformation une
SARL dont le capital détenu à majorité par les OP / coopératives de production, les
promoteurs privés et le personnel de l’unité. L’ESOP est géré par un gestionnaire qui est
lui-même un actionnaire tandis que l’approvisionnement est assuré par les coopératives
sous forme de l’agriculture contractuelle qui leur donne la possibilité d'avoir accès aux
intrants agricoles, au marché et à l'appui conseil. Le PADFA capitalisera sur les
expériences et les enseignements tirés des expériences du PROPACOM en particulier,
les problèmes liés au (i) mode de financement du fonds de roulement pour l’achat du riz
paddy; (ii) la rénovation du plateau technique pour maximaliser la rentabilité des unités;
(iii) le renforcement des capacités technico- économiques des gestionnaires des unités
et enfin l’amélioration de la gouvernance au sein des OP. Fort de ces expériences, le
programme financera les études diagnostics des OP pour la mise en place des ESOP,
l’appui à la formalisation, au fonctionnement et à la gestion des ESOP;
l’accompagnement technico-commercial de proximité et la mise en relation avec les
banques et les institutions financières.
(b) Le modèle joint-venture pour la mangue: Ce modèle vise à créer une société ou un joint-
venture entre les coopératives de producteurs de mangues , des entités publiques et un
ou des investisseurs privés pour le financement et l'exploitation d'unités de
transformation/conditionnement. L’appui publique consiste à financer toutes les actions
de renforcement des capacités des coopératives engagées, la réalisation d’étude de
faisabilité diverses la formation du personnel des unités et certains investissement
d’utilité publiques (pistes rurale raccordement électrique; construction d’hangar de
réception de la matière première, logistiques de soutien etc.). En retour le secteur privé
(investisseurs privé) mobilise les financements adéquats pour l’exploitation et favorise
aussi l’accès des coopératives aux crédits de campagne. Des liens contractuels
d’approvisionnement entre la société et les coopératives sont étables afin de sécuriser
les approvisionnements. Une assistance technique sera mobilisée pour développer et
piloter des modèles de partenariat économique entre les producteurs, les entrepreneurs

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Côte d’Ivoire
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privés et l’Etat. Plusieurs promoteurs privés déjà installés dans les régions du
Programme et les Présidents des conseils régionaux rencontrés pendant la mission ont
marqué leur intérêt à la mise en place de 4P afin de financer une unité industrielle de
transformation de la mangue.
(c) Le modèle de Société d’économie mixte (SEM) pour la mangue. Au départ, une SEM est
créée par un collège d’actionnaire du public telles les collectivités territoriales à travers
les Conseils régionaux des régions du Nord, des promoteurs privés (exportateurs,
propriétaires de centres de conditionnement etc.) et les coopératives de production de la
mangue. Cette SEM a pour objet l’exploitation et la gestion de l’unité de transformation
dont les fonds d’investissement proviennent du secteur privé et ou de l’Etat selon une clé
de répartition qui sera prédéfinie. A ce titre, un Directeur est recruté pour diriger la SEM
avec un conseil d’administration dans lequel le Gouvernement siège. Les collectivités
territoriales impliquées dans ce montage concernent les conseils régionaux qui disposent
des prérogatives pour conduire et piloter des projets en PPP. La SEM s’approvisionne
sous forme de contrat auprès des coopératives de producteurs organisés et encadrés
par le programme à travers les appuis du FIRCA /ANADER et préfinance les fonds de
campagnes pour sécuriser ses approvisionnements en garantissant aux producteurs un
prix d’achat juste. Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i)
les études de faisabilité et de marché; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du
personnel de l’unité; (iii) la certification et la mise en norme de l’unité; (iv) le financement
d’infrastructures de soutien aux activités des coopératives (pistes, hangar de réception,
pont bascule, raccordement électrique etc. ); et (v) l’appui conseil pour la vulgarisation
des itinéraires techniques.
31 La mise en œuvre de ces différents modèles se fera en synergie avec le « Projet de pôle agro-
industriel de la région du nord (2PAI-NORD CI) en cours de préparation par la Banque Africaine de
Développement. Ce projet vise l’émergence du secteur privé par la mise en place des bases d’un
pôle agro-industriel, grâce à l’appui au développement des infrastructures, des pistes rurales et la
mise en place d’un fonds de développement des chaînes de valeur agricole. Le Programme financera
de manière dégressive des prestataires de services publics et privés (CIDR, Fair Trade Match,
Technoserve, etc) pour un accompagnement technico-commercial des OP, petites et moyennes
entreprises, des initiatives privées et des opérateurs économiques, pour développer des relations
d’affaires et négocier des contrats commerciaux. L’appui du Programme au financement des
prestataires portera sur les trois premières années qui suivront le diagnostic institutionnel selon le
schéma suivant: 80% des coûts, la première année, 40 % la deuxième année et 20% la troisième et
dernière année. Le reste du financement devra être assuré par l’OP.
32 Promotion et marketing des produits agricoles de qualité : Au courant de la première année, le
15
PADFA financera l’actualisation et la capitalisation des études de chaînes de valeur des trois filières
ciblées pour mettre en évidence les flux commerciaux, la cartographie des acteurs et des partenaires,
16
la performance et la structure des marchés, et les opportunités et défis de commercialisation . Figure
2 ci-dessous présente la chaîne de valeur de la mangue pour illustration. Les cartographies des
chaînes de valeur du riz et des produits maraîchers sont présentées en annexe de l’Appendice 4. Sur
la base des études rigoureuses, il sera développé des stratégies et des outils adaptés de marketing et
de promotion des différents produits dans les marchés locaux, régionaux et internationaux, à travers
les foires, les campagnes de radio, les affiches, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de
communication et d’information. Le PADFA financera la formation et le renforcement de capacités des

15
Certaines études sont disponibles mais ne sont pas à jour. Pour la chaine de valeur mangue, voir Seydou Touré, 2012. Etude
nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse. Pour l’oignon, voir RONGEAD – ONG
CHIGATA, 2014. Diagnostic de la filière oignon en Côte d’Ivoire.
Pour le riz et le maraîchage, Voir Etude sur l’état des lieux de la valorisation et de la mise en marche des vivriers disponible au
PROPACOM.
16
Ces études pourraient s’inspirer de l’Analyse de la filière maraîchage au Burkina Faso disponible sur
http://www.fao.org/docs/up/easypol/887/analyse-filiere-maraîchage_107fr.pdf

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Côte d’Ivoire
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partenaires de mise en œuvre sur les différentes approches et les outils de développement et de
gestion des chaînes de valeur agricoles, et le marketing des produits agricoles. Cette formation sera
également dispensée au personnel de l'Unité de coordination du programme (UCP), aux services
techniques déconcentrés du Ministère en charge de l’agriculture et du développement rural
(MINADER) ainsi qu’aux responsables des OP, des GIE et des gestionnaires des PME.
Figure 2: Chaîne de valeur de la mangue

Source: Seydou Touré, 2012. Etude nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse

33 Le PADFA capitalisera sur les systèmes d’information sur les marchés et les prix déjà existants
et peu coûteux, développés par consortium RONGEAD/OCPV qui comprend la publication de bulletin
périodique d’analyse des prix sur les principales cultures et un dispositif de collecte et de diffusion des
prix sur téléphone mobiles. Le Programme financera le renforcement de ces systèmes par
l’incorporation de la différentiation des prix par qualité, l’affichage des prix dans les marchés, les
centres de groupage et de stockage intermédiaire, et par les radios de proximité pour atteindre un
plus grand nombre.
34 Le Programme financera la réhabilitation et l’entretien d’environ 300 km de pistes de desserte
agricole prioritaires et leur raccordement sur les grands axes routiers en vue de faciliter l’évacuation
des produits vers les centres de groupage, les mini-rizeries, les usines de mangue et les marchés.
Ces chemins d'accès sont en général de petits tronçons nécessitant des travaux de reprofilage ou de
traitement de points critiques. Dans la mesure du possible, les interventions seront exécutées en
utilisant l'option haute intensité de main d’œuvre (HIMO) qui a pour avantage de permettre la
redistribution de 30 à 40 pourcent du coût des travaux aux jeunes (femmes et hommes) des localités
ciblées. L’identification et la sélection des pistes à réaliser et le lancement des études techniques
seront menées par AGEROUTE (en tant que maître d’ouvrage délégué) dès la phase de démarrage
du programme, en concertations avec les collectivités locales et les plateformes régionales multi-
acteurs. Cette activité se fera en synergie avec les autres programmes en cours ou en
programmation, notamment le 2PAI-NORD CI, les structures de gestion des filières présentes dans la
région et les Conseils régionaux qui ont prévu des financements pour la réhabilitation graduelle du
réseau routier local prioritaire dans les zones ciblées.

Sous-composante 1.2. Amélioration des opérations post-récolte et de transformation


des produits agricoles
35 Cette sous-composante vise à réduire les pertes post-récolte, à générer de la valeur ajoutée et
à améliorer la qualité des produits transformés. Les activités sont: (i) l’amélioration du plateau

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Côte d’Ivoire
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technique des unités de transformation du riz; (ii) la transformation et le conditionnement des produits
maraîchers; et (ii) le conditionnement et la transformation de la mangue.
Amélioration du plateau technique des unités de transformation, de conditionnement et de
conservation
36 Riz : Pour améliorer la qualité du riz et augmenter les capacités de décorticage du riz, le
Programme financera (i) l’amélioration du plateau technique de vingt (20) mini-rizeries existantes (2
tonnes/heure) dont six financées par le PROPACOM; (ii) l’installation de dix (10) nouvelles mini-
rizeries plus performantes; et (iii) l’amélioration de 100 décortiqueuses par des équipements
complémentaires (moins de 1 tonne/heure). Ces activités s’alignent avec les priorités de la SNDR qui
prévoit notamment le développement de petites unités de transformation (2 tonnes/heure) autour des
grosses unités industrielles avec implication des leaders agro-industriels de pool selon une approche
de partenariat public-privé (PPP).
37 Pour les mini-rizeries existantes, l’amélioration du plateau technique comprendra l’installation:
(i) de pré-nettoyeurs de grande capacité; (ii) des démagnétiseurs; (iii) d’aspirateurs industriels; (iv)
des kits d’entretien, de pièces de rechange et d’emballages; (v) des boisseaux de stockage et des
humidimètres; et (vi) des formations des techniciens pour l’entretien et la gestion de mini-rizeries.
L’acquisition et l’installation de 10 nouvelles mini-rizeries avec un plateau technique plus performant
et complet se feront à partir de la troisième année du Programme en tenant compte des besoins de
marché, de l’amélioration de la production, des résultats des études de chaîne de valeur pour décider
de leur localisation et la performance de la gestion des mini-rizeries existantes. Ces mini-rizeries
seront dotées de têtes de décortiqueuses de 14 pouces pour atteindre un potentiel de décorticage de
10 000 tonnes chacune. Le Programme financera la réhabilitation ou la construction des bâtiments
suivant les normes, leur raccordement à l’électricité et à l’eau, les dotations en emballages, des kits
d’entretien et des pièces de rechange. La présence de ces nouvelles mini-rizeries devra augmenter le
potentiel de décorticage de 150000 tonnes/an ce qui sera nécessaire pour absorber le surplus de
production de 165 000 tonnes liées aux actions du PADFA.
38 Le Programme financera aussi des équipements complémentaires pour 100 décortiqueuses,
notamment des vanneuses-épierreuses et des calibreurs pour améliorer la qualité du riz
par l'élimination des impuretés et la réalisation d’un bon triage du riz blanc. La fabrication et la
maintenance de ces équipements sera assurée par des artisans locaux formés pour la fabrication de
petits outils agricoles, de moulins et de petites décortiqueuses de type Engelberg. En plus des
équipements, les OP propriétaires des décortiqueuses seront formés et sensibilisés pour les aider à
mettre sur le marché du riz de qualité. Les mini-rizeries et décortiqueuses jouent un rôle majeur dans
la promotion du label de qualité « Made in Côte d’Ivoire » conformément aux objectifs de la SNDR.
39 Produits maraîchers : le conditionnement et la conservation des produits maraîchers
permettront de réduire les pertes, de conserver la qualité et de créer de la valeur ajoutée. Pour
améliorer la logistique de proximité et préserver la qualité des produits maraîchers, le Programme
financera la construction, la réhabilitation et l’équipement d’environ 13 centres de conditionnement et
de groupage et de vente groupée des produits maraîchers. Ces centres constituent des étapes
importantes dans le processus d’agrégation des produits des membres des coopératives et de
faciliter les relations commerciales avec les collecteurs, les transporteurs et commerçants grossistes.
Les infrastructures et équipements tiendront compte des options énergétiques solaires ou
bioénergétiques et comprendront (i) des tricycles pour faciliter la collecte des produits bord champs
vers les hangars et les marchés; (ii) des hangars de stockage et de reconditionnement avec des
matériels de pesée, de tri, d’emballages et de cageots; (ii) des cases de conservation d'oignon; (iii)
des chambres de froides (iv) des infrastructures d’assainissement (blocs sanitaires, collecteurs de
déchets), (v) une adduction d’eau ou forage pour améliorer la qualité commerciale et sanitaire des
produits horticoles; et (vi) des pistes d’accès. Parallèlement, le programme équipera une quinzaine de
grossistes revendeuses de produits maraîchers en cagettes (13 000) et renforcera leurs capacités sur
les techniques de manutention, de transport, de conservation et de manipulation des produits
maraîchers.

11
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40 Le Programme financera des projets pilotes pour l’installation d’une chaîne de froid alimentée
par la méthanisation des déchets de la mangue et l’énergie solaire pour conserver les produits
maraîchers (tomates, gombo, aubergines) suivant les normes de qualité et les cahiers de charges des
contrats commerciaux. A travers les modèles économiques 4P, ESOP ou SEM ces centres pourraient
être reliés aux couloirs de froid mis en place et sous exploités des sociétés privées qui disposent en
plus de chambres froides, de la logistique réfrigérée pour l’acheminement des produits frais de bonne
qualité sur les marchés de consommation d’Abidjan. Des études techniques seront menées pour le
dimensionnement et la localisation de ces infrastructures, ainsi que les besoins de leur équipement
en chaînes de froid (solaires ou bioénergie) pour la conservation des produits de haute valeur
(tomates, mangues). Les travaux de construction des infrastructures de commercialisation et la
réhabilitation des voies d’accès seront mis en œuvre par le Bureau national d’études et travaux de
développement (BNETD). La gestion de ces centres sera assurée par les conseillers commerciaux et
les OP formés dans la gestion des infrastructures de commercialisation et de conditionnement des
produits frais.
41 Séchage solaire des produits maraîchers. Les produits maraîchers visés par la transformation
sont le gombo et le piment dont les produits transformés (gombo séché et en poudre, piment séché
et /ou en poudre) sont déjà commercialisés à petite échelle sur les marchés nationaux et
internationaux. Le Programme financera des petites unités de transformation multifonctionnelles
comprenant: (i) des séchoirs solaires polyvalents; (ii) des broyeuses et/ou moulins; (iii) du matériel de
pesée, d’emballage et de conditionnement; et (iv) la mise en norme des infrastructures (ateliers)
suivant les normes techniques et d’hygiène. L’accompagnement technique et commercial sera assuré
par des prestataires de services locaux en collaboration avec les membres du Réseau national des
femmes agro-transformatrices de Côte d’Ivoire (RétPA-CI), suivant une gestion basée sur les plans
d’affaires, la maitrise de la technologie et des circuits commerciaux, le développement des contrats
17
commerciaux, la certification , la labellisation et la promotion commerciale des produits transformés.
42 Mangue : On estime à plus de 40 pourcent de perte post-récolte au cours de la campagne qui
n’excède pas deux mois, avant l’installation de la saison des pluies. Pour réduire ces pertes,
améliorer la qualité des mangues acheminées vers des stations de conditionnement, et améliorer la
performance de la chaîne de valeur de la mangue, le PADFA financera les activités ci-après:
43 Mise en norme et certification des stations de conditionnement de la mangue: Pour améliorer le
plateau technique des stations existantes de conditionnement de la mangue, le PADFA financera une
assistance technique pour: (i) réaliser le diagnostic et le suivi de dix stations de conditionnement
existantes de la mangue, sélectionnées par appel d’expression d’intérêt; (ii) instaurer un système de
traçabilité des vergers; (iii) former et ou recycler le personnel clé des stations de conditionnement sur
les BPHP, l’HACCP; (iv) réaliser des études de faisabilité et des plans d’affaires et (v) améliorer le
plateau technique de cinq unités de conditionnement (renouvellement des lignes, de conditionnement
en conformité avec les exigences internationales) dans le cadre des modèles économiques
appropriés décrits ci-dessus. L’amélioration du plateau technique comprendra l’acquisition ou le
renouvellement de la ligne de triage, les travaux de génie civil et électrique et l’installation d’une
chambre froide de grande capacité (4 containers en attente).
44 Cette activité touchera environ 2000 petites exploitations familiales de mangue qui trouveraient
un marché des mangues de qualité à travers ces stations. Transformation industrielle des fruits. Pour
valoriser l’énorme potentiel des fruits et réduire les pertes post-récoltes, les concertations avec les
opérateurs économiques de la filière de la mangue ont dégagé un intérêt croissant de mobiliser les
18
4P ou SEM pour mettre en place une unité industrielle moderne (capacités de 6000 tonnes/an ) de
transformation en purée de mangue et divers nectars, jus de fruit et compotes naturelles. Une telle
unité industrielle comprendrait une ligne de fabrication de la pulpe aseptique de mangue (et d’autres
fruits tropicaux) et une ligne de fabrication de nectar et de jus à partir de la purée produite. D’une

17
http://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/standards/list-standards/fr/
18
Cette quantité est équivalente à environ 20000 tonnes de mangue fraiches représentant la production d’un millier de petits
producteurs pour une superficie de 4000 ha.

12
Côte d’Ivoire
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capacité de traitement journalière de mangue de 5 tonne par heure maximum, la production de pulpe
est réalisée durant 4 à 5 mois de l’année période couvrant la campagne. En pleine campagne, une
telle usine offrirait au moins 300 emplois directs et bénéficierait à plus de 1300 petites exploitations
familiales comme fournisseurs de mangues. Elle permettrait aussi de valoriser les variétés de
mangue non commercialisées, y compris les variétés Amélie, Lippens, Brooks en plus de Kent et Keitt
qui sont commercialisées.
45 Mise en place d’unités de séchage moderne de mangue. Le séchage moderne de la mangue
par convection forcée et appoint thermique à recyclage d’air permet de diminuer les charges
énergétiques de la consommation en gaz et d’augmenter la qualité du produit fini. Les interventions
du Projet viseront à capitaliser et porter à échelle les réalisations du Fonds interprofessionnel pour la
19
recherche et le conseil agricoles (FIRCA) qui a installé trois unités de transformation moderne dans
la zone du PADFA. Le PADFA financera un diagnostic des besoins complémentaires des unités
existantes afin de maitriser les points critiques dans la conduite et la gestion des unités et de
diversifier les activités de production en élargissant la gamme de produits (jus, confiture, baume de
mangue). Le PADFA financera l’acquisition et l’installation de sept nouvelles unités modernes qui
permettront de sécher 7200 tonnes de mangues fraiches représentant la production annuelle de 576
petits producteurs et créer environ 1350 emplois directs. Ces unités seront équipées plus tard avec
deux séchoirs tunnels et de matériels de transformation (sur financements propres) afin de diversifier
leurs activités et augmenter leur capacité de production qui passera de 240 tonnes à 720 tonnes
chacune. Autour de l’activité de séchage de la mangue se grefferont toutes les autres activités de
transformation de fruits en jus, confitures et sirops. Le personnel sera formé et accompagné sur les
BPHP et HACCP, et la certification ISO. La mise en place des unités de séchage de la mangue
passera par un processus de 4P ou le modèle ESOP tel que décrit plus haut.
46 Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i) les études de faisabilité et
de marché; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du personnel de l’unité; (iii) la certification et la
mise en norme de l’unité; (iv) le financement d’infrastructures de soutien aux activités des
coopératives (pistes, hangar de réception, pont bascule, raccordement électrique etc. ); (v) l’appui
conseil pour la vulgarisation des itinéraires techniques, et (iv) les formations et les dotations des
coopératives des producteurs en équipement de récolte (cageots) et tricycles pour réduire les pertes
post-récoltes. Le financement se fera par des mécanismes tripartites à négocier par les 4P ou SEM (
par exemple 40 pourcent Programme, 40 pourcent privé et 20 pourcent OP) Le Programme financera
(i) une assistance technique pour l’identification et la mobilisation des partenaires privés; (ii)
l'organisation de voyages de prospection d’équipements et de gestion des unités modernes de
transformation de promoteurs privés et OPA (au Burkina Faso et en Afrique du Sud); et (iii)
l’accompagnement technico-économique pour la mise en place de l’unité de transformation. Cette
activité sera mise en œuvre par des prestataires des services spécialisés dans le montage des agro-
industries, en collaboration avec le FIRCA.
47 Valorisation des sous-produits et des déchets. Cette activité concerne la gestion
environnementale et économique des déchets des mini-rizeries, des centres de groupage et des
unités de conditionnement et de transformation de la mangue. Des interventions pilotes de
valorisation de la balle de riz (représentant 20 pourcent des pertes) et des déchets de la mangue (
représentant 60 pourcent des déchets dont 25-28 pourcent épluchure, 40-50 pourcent de pulpe et 20-
22 pourcent de noyaux) par la bio-méthanisation seront effectués avec des cabinets privés
20
spécialisés en énergie renouvelable pour alimenter les infrastructures de commercialisation
(chaînes de froid, conditionnement) en électricité ou servir d’énergie domestique au sein des
ménages pour alléger le travail des femmes et réduire l’utilisation du bois de chauffe. Une étude sur
l’évaluation des coûts, modalités de mise en œuvre, lieux d’installation et les mécanismes
d’accompagnement pour le suivi évaluation de ce type d’infrastructure sera effectuée en première
année du PADFA. Des groupes des jeunes entrepreneurs sélectionnés sur base de leurs plans

19
D’un coût unitaire d’environ 27 000 000 FCFA, les séchoirs tunnels ou Cartier emploieront chacune 40 personnes.
20
Tel que le SOFCEREQ / TRABI GREEN TECH, SQUARED Consulting.

13
Côte d’Ivoire
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d’affaires, seront formés et équipés pour la fabrication et la commercialisation des briquettes de balle
de riz pour l’énergie domestique et l’étuvage du riz. Le programme financera également le
développement de microentreprises des jeunes sur d’autres formes de valorisation des déchets en
compost et en sous-produits rentables, y compris la transformation des noyaux pour la fabrication de
beurre de mangue de plus en plus demandé par l’industrie cosmétique.
Accès à des services financiers adaptés
48 Malgré de nombreuses tentatives, le financement des activités agricoles n’a pas trouvé pour le
21
moment de réponse satisfaisante en Côte d’Ivoire . Les besoins en financement des coopératives,
associations et PME agricoles, ne sont pris en charge de manière adéquate, ni par les banques
classiques, ni par les institutions de microfinance dans les régions du nord du pays. Seulement deux
pourcent des petits producteurs du riz reçoivent des financements de banques, de services financiers
décentralisés ou de fournisseurs d’intrants. D’autre part, une grande frange des petits producteurs et
productrices, dont le niveau de pauvreté s’est accru, est non solvable vis-à-vis des institutions de
financement existantes. Du côté des institutions financières, on peut noter (i) une faible couverture du
territoire; (ii) une tendance à se concentrer sur les segments de clientèle les moins risqués et des
marchés plus rentables; (iii) une connaissance insuffisante du secteur et un manque de savoir-faire
pour aborder les spécificités du secteur agricole, gérer les risques et adapter les produits financiers;
et (iv) des ressources essentiellement de court terme qui ne permettent pas de faire face facilement
aux besoins de financement des équipements à moyen terme.
49 Les discussions avec les opérateurs économiques, les OP, les institutions financières, les
partenaires techniques et financiers et le MINADER ont abouti aux conclusions que le PADFA devra
stratégiquement orienter ses interventions sur trois approches complémentaires: (i) le développement
des synergies avec les nouvelles initiatives de financement agricole; (ii) les mécanismes de
financement à coûts partagés, et (iii) la numérisation des paiements et des transactions et l’éducation
financière. Une assistance technique sera déployée durant la première année du Programme pour
définir les modalités pratiques d’opérationnalisation de ces trois différentes modalités, en capitalisant
sur les acquis et les enseignements tirés de la mise en œuvre des initiatives de financement agricole.
50 Synergies avec les nouvelles initiatives de financement agricole. Pour éviter des doublons et
maximiser les synergies avec les initiatives récentes, le PADFA facilitera la mise en relation entre les
groupes cibles et les initiatives ci-après qui couvrent les régions du PADFA:
(a) Fonds de développement des chaînes de valeur du Projet de pôle agro-industriel de la
région du nord (2PAI-NORD CI) financé par la Banque africaine de développement
(BAD) qui sera opérationnel à partir de 2018. Ce fond comprend trois guichets: (i)
guichet de garantie, (ii) guichet de refinancement, et (iii) guichet de bonification des taux
d’intérêt. Le guichet de garantie servira à garantir partiellement (50%) les opérations
financées par les banques commerciales et les systèmes financiers décentralisés. Le
guichet de refinancement, à travers une ligne de refinancement à moyen terme, sera
chargé du refinancement des banques et des services financiers décentralisés en vue du
financement des PME et coopératives agricoles de grande taille. Le troisième guichet de
bonification des taux d’intérêt, quant à lui, octroiera, selon le besoin, une bonification
ayant pour objectif l’adoucissement des taux d’intérêt.
(b) Fonds pour la promotion de l’agriculture sous contrat en Côte d’Ivoire. Ce premier fonds
pilote de 9 millions d’Euros financé par KfW est destiné à fournir à des institutions
financières, une source de refinancement pour des crédits de moyen et long terme
accordés à de petits producteurs participant à des schémas d’agriculture sous contrat
économiquement rentables. Dans le cadre de son appui au Conseil Agricole, le PADFA

21
Pour la description du contexte de financement agricole, voir le Document de travail (Accès des services financiers adaptés
Annexe 5 de l’Appendice 5) documents ci-après disponible au FIDA : DT 7 du PROPACOM Ouest ; Rapport de l’étude sur
l’accès des services financiers dans la zone du PROPACOM présenté par Des Jardins International Développement, ainsi que
les actes du récent symposium sur le financement de l’agriculture organisé par la Banque mondiale et le CGAP en avril 2017.

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pourra offrir aux acteurs de sa zone d’intervention la possibilité de renforcer leur capacité
à soumettre des dossiers techniques au fonds.
(a) Mécanismes de partage des risques. Le PROPACOM Ouest a mis en place un
mécanisme de partage de risque pour favoriser l’engagement des institutions financières
(IF) dans le financement à moyen terme des équipements de production et de
transformation à la fois pour les OP de producteurs et de collectrices et les
transformateurs individuels. Ce mécanisme est donc une mesure d’incitation dont l’objet
consiste à partager à part égale (50%/50%) le risque pris sur ces crédits entre le projet et
l’IF. Le PADFA capitalisera sur les conventions signées entre le PROPACOM Ouest et
les institutions financières (UNACOOPEC, RCMEC) pour en faire une extension dans les
régions du Nord. Des manuels de procédures du mécanisme de partage des risques
existent et décrivent les modalités de mitigation des risques d'impayés sur les prêts
accordés par les IF.
51 Financement à coûts partagés. Le principe de financement à coût partagé des équipements et
celui du financement « déclencheur » du mécanisme d’approvisionnement en intrants des OPA
figureront parmi les principes cardinaux du programme. Le PADFA capitalisera sur les expériences du
PROPACOM et PROPACOM Ouest sur la mise en relation entre les OP et les institutions financières
(IF). L’approche proposée sera de conditionner la mise à disposition des subventions du Programme
par l’ouverture préalable par l’OP d’un compte au sein de l’IF la plus proche et/ou de son choix et la
signature pour toute OP devant bénéficier des subventions d’une convention préalable tripartite
OP/IF/Programme préparée par la structure d’encadrement et sur la base d’un cadre convenu à
l’avance par les parties. Cette démarche servira de phase d’apprentissage pour les deux parties (OP
et IF). Cet apprentissage sera couplé au renforcement des capacités de l’OP de manière à la
préparer entre autres, à entrer dans une relation d’affaire «normale» avec l’institution financière
(renforcement des capacités de gestion des OP, capacités à recouvrir les fonds auprès des membres,
appui à la contractualisation). Ainsi pour les autres besoins l’OP pourra accéder à un crédit auprès de
son IF aux conditions de l’institution. Les modalités de ce co-financement sont définies dans le
tableau ci-après suivant trois catégories d’entrepreneurs: (i) Catégorie 1: Petites et moyennes
entreprises commerciales avec opportunités de commercialisation sur le marché international; (ii)
Catégorie 2: Petites et micro-entreprises de transformation pour le marché domestique et national; et
(iii) Catégorie 3. Brigades des jeunes et groupements des femmes. Les conditions et modalités
d’accès sont définis dans le document de travail accès au financement agricole en appendice 4.

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Tableau 1. Clé de répartition des financements des investissements


Investissement No. Cout unitaire Programme Bénéf. Sources de
(FCFA) (%) (%) financement des
bénéficiaires
Catégorie 1: Petites et moyennes entreprises commerciales avec opportunités de commercialisation sur le marché international
Mise en normes stations conditionnement (filière mangue) 10 250 000 000 20 (OFID) 80 Fonds de
Séchage moderne mangue (filière mangue) 7 47 750 000 20 (OFID) 80 développement des
filières agricoles
Usine de transformation industrielle (filière mangue) 1 2 000 000 000 20 (OFID) 80
Catégorie 2: Petites et micro-entreprises de transformation pour le marché domestique et national
Plateau technique mini-rizeries existantes (filière riz) 20 15 915 000 60 (FIDA) 40 Fonds de
Décortiqueuses (filière riz) 100 5 550 000 60 (FIDA) 40 développement des
filières agricoles
Nouvelles mini rizeries (filière riz) 10 52 000 000 60 (OFID) 40
Séchages solaires, moulins, broyeuses (filière maraîchère) 5 30 000 000 60 (FIDA) 40
Infrastructures de commercialisation (filière maraîchère) 13 30 000 000 60 (FIDA) 40
Dotations initiales pour lachat du paddy (filière riz) 30 30 000 000 100i (FIDA) 0 Fond de levier en
dotations uniques pour
couvrir 10 pourcent des
besoins des ESOP pour
l’achat du paddy,
estimés à 300 000 000
par an.
Catégorie 3. Brigades des jeunes et groupements des femmes
Brigades des jeunes (équipement) (toutes les trois filières) 15 60 000 000 80 (OFID) 20 Epargnes
Etuvage (filière riz) 20 11 250 000 80 (FIDA) 20 communautaires.
Reconstitution en fonds
Farines infantiles (filière riz) 10 9 000 000 80 ((FIDA) 20
rotatifs

52 Numérisation des paiements. La plupart des transactions financières effectuées par les
producteurs et les commerçants sont en liquide. Plus de 74 pourcent des producteurs placent leur
épargne en liquide à leur domicile. Les pilotes de numérisation des paiements agricoles ont montré le
potentiel des services mobiles pour sécuriser les paiements agricoles. Le PADFA financera la mise en
place d’une plateforme pour faciliter la numérisation des paiements des producteurs au sein des
différentes chaînes de valeur. Les producteurs de mangue, de riz et des produits maraîchers en
relations contractuelles avec les ESOP, SEM, 4P ou simple contractualisation seront répertoriés et
liés à une plateforme de paiements électroniques. Les stations de conditionnement de mangue, les
unités de transformation, les mini-rizeries et les commerçants grossistes seront encouragés à
effectuer leurs paiements dans des comptes au sein d’institutions financières formelles ou des
comptes mobiles. La numérisation des paiements au sein des chaînes de valeur permet de générer
des informations sur les revenus des producteurs agricoles et peut permettre aux institutions
financières de mieux connaitre les transactions des petits exploitants et ainsi constituer un point
d’entrée pour l’inclusion financière. Le Programme, en synergies avec les autres projets et initiatives
en cours, appuiera l'implantation de points de vente de produits de mobile money et de transferts de
fonds dans les localités ciblées par le PADFA.
53 Education financière. Cette activité vise à exploiter la solidarité notée entre les petits exploitants
agricoles pour promouvoir des mécanismes de finance communautaire, y compris le Groupements
villageois d’épargne et de crédit (GVEC) qui sont devenus populaires dans les pays voisins (Guinée,
Mali, Burkina Faso) et permettent la constitution de l’épargne et des structures de cautionnement
solidaire. Le PADFA capitalisera sur les outils développés par le PROPACOM Ouest pour mettre en
œuvre, un programme approprié d’éducation financière au profit des femmes, des jeunes et des
producteurs, afin qu’ils puissent mieux comprendre: (i) les outils indispensables pour la gestion de
leurs budgets, actifs et activités; (ii) la nécessité et les opportunités d’épargne, de crédit, de paiement,
de transfert, de services d’assurance et autres, qui s’offrent à eux dans la zone, (iii) les avantages
comparatifs entre le recours à un proche et le recours à une institution formelle lorsque l’on a besoin
de sécuriser son épargne, d’obtenir un crédit, de sécuriser ses actifs, transférer de l’argent, etc.; et (v)
les notions de garantie et les avantages à sécuriser ses actifs et à se constituer en groupes de

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cautionnement solidaire, pour pouvoir négocier des services financiers appropriés auprès des
institutions financières de la place

COMPOSANTE 2: AMELIORATION DE L’OFFRE DES PRODUITS AGRICOLES (27,1


million USD, soit 41 pourcent du coût total de base)
54 L’effet attendu de cette composante est l’amélioration de durable de la production orientée vers
le marché. Elle comprendra deux sous-composantes: (i) l’amélioration de la productivité et la qualité
des productions agricoles; et (ii) la structuration ascendante des organisations professionnelles
agricoles.

Sous-composante 2.1. Amélioration de la productivité et la qualité des productions


agricoles
55 L’effet attendu 2 est « l’offre de produits agricoles bruts est améliorée ».
Exploitation, valorisation et gestion des aménagements hydro-agricoles rizicoles et
maraîchers
56 Le PADFA procédera en phases pour réhabiliter et valoriser 3300 ha des aménagements
rizicoles et 100 hectares de sites maraîchers. Dès la première année, le Programme mettra en culture
1300 ha des bas-fonds rizicoles et des sites maraîchers aménagés par le PROPACOM et le
PARFACI. A partir de la deuxième année, il est envisagé de valoriser en plusieurs phases, un total de
2000 ha de riz de bas-fonds et 100 ha des sites maraîchers en goutte à goutte ou par des
technologies simples d’irrigation qui permettent d’optimiser les ressources en eau, y compris le
réseau californien ou les puits maraîchers améliorés pour leur simplicité et efficacité. La priorité sera
donnée aux sites: (i) qui ont déjà été identifiés et font l’objet des études techniques par le
PROPACOM, le PARFACI et les autres projets; (ii) où les choix techniques peuvent être orientés vers
des aménagements simples et maîtrisables par les OP; (iii) qui sont dans les zones de mini-rizeries et
des centres de groupage; et (iv) dont l’exploitation est en cours et dont les exploitants ont déjà pris
l’initiative d’améliorer la maîtrise de l’eau. Les travaux de valorisation et de mise en exploitation des
sites seront confiés au BNETD dans la suite de la convention avec le PROPACOM. Tous les travaux
se feront de manière participative avec la collaboration des conseils régionaux et des collectivités
locales, des groupements ou les associations des producteurs, les chefs de villages, les techniciens
spécialisés en hydraulique.
57 Une attention particulière sera portée sur la clarification et la sécurisation foncières ainsi que la
gestion des conflits potentiels de par les opportunités que les infrastructures réhabilitées peuvent
créer. Ainsi, le Programme facilitera des processus, actions et mesures visant à permettre les
organisations des producteurs de mener efficacement leurs activités productives, en les protégeant
contre toute contestation, captation par les élites, ou de conflits intergénérationnels ou entre hommes
et femmes. Le Programme renforcera la capacité des OP pour la sécurisation foncière des sites
valorisés sur la base des acquis et les expériences du projet de sécurisation foncière menée par la
FAO et d’autres partenaires qui a abouti à la Déclaration de politique foncière rurale de la Côte
d’Ivoire. Le PADFA capitalisera sur les outils de dialogue social, de communication de proximité, de
renforcement des capacités des acteurs sociaux pour: (i) clarifier les droits fonciers des sites
aménagés et des exploitations rurales; (ii) encourager et faciliter l’acquisition des titres de propriété y
compris l’option du certificat foncier collectif sur les 3 300 ha aménagés et les infrastructures de
commercialisation; et (iii) renforcer les capacités pour la prévention et la gestion pacifique des conflits
fonciers.
58 Les interventions du PADFA reposeront sur des méthodologies axées sur les ménages et les
systèmes d’apprentissage interactif entre les sexes (GALS) afin de faciliter un dialogue social et une
communication de proximité pour identifier et discuter les conflits fonciers potentiels sur les terres
aménagées, y compris les risques de marginalisation des femmes et des jeunes, les conflits
intergénérationnels, les conflits entre propriétaires et exploitants, entre autochtones et allogènes,

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entre hommes et femmes et entre les générations pour une meilleure utilisation des aménagements
hydroagricoles et des infrastructures de production. Le GALS permettront de renforcer la vision
collective et une meilleure appropriation et participation des différentes catégories des bénéficiaires.
Le Programme facilitera la diffusion et la mise en application des principes clés de la loi foncière,
notamment: (i) l’égalité et le respect du genre en prenant par des mesures particulières destinées à
accélérer, dans la pratique, la réalisation de l’égalité; (ii) la progressivité: la mise en œuvre des
mesures de sécurisation foncière définies se fait de manière progressive, avec pragmatisme, de sorte
à apporter les ajustements nécessaires; (iii) la consultation et la participation pour recueillir des
observations avant la prise des décisions, les avis de ceux qui, détenant des droits fonciers légitimes,
pourraient en être affectés, et prendre en compte leurs suggestions; et (iv) l’amélioration continue et
l’adaptation des mécanismes de suivi et d’analyse de la gouvernance foncière, afin de consolider au
fur et à mesure les améliorations et autres acquis.
Accès aux intrants et aux équipements de production

59 Multiplication et diffusion des semences de qualité. L’objectif est de promouvoir la disponibilité


des semences de riz et des légumes et de développer une filière semencière durable, compétitive et
capable de fonctionner comme une entreprise rentable. Pour le riz, le PADFA permettra d'impulser un
système semencier rizicole articulé autour du secteur privé capable de produire et de commercialiser
des semences de riz de qualité. Les variétés retenues sont celles demandées par le marché (WAB
22
638-1 – Akadi variété mixte, WAB 56-50 – variété de plateau, WITA 9, JT12 et Orylux 6 – variétés de
riz irrigué). Le Projet facilitera l’homologation de la variété Orylux 6 qui fait l’objet d’une forte
demande, pour ses bonnes qualités culinaires (grains parfumés, longs, fermes après cuisson).
60 Le dispositif semencier du PADFA (Figure 3) comprend (i) le financement de la production par
la recherche du premier lot de semences de prébase G3 de riz; la facilitation de la mise en place d'un
système de production de semences commerciales R1 par les entreprises privées semencières; (iii)
la redynamisation du réseau de distribution (boutiques d'intrants certifiées) auprès des producteurs; et
(iv) les subventions aux OP pour faciliter l’accès aux semences certifiées.
Figure 3. Partenaires de mise en œuvre du dispositif semencier du PADFA

61 Les objectifs de production du Programme sont d’environ 100 tonnes de semences G3 (20
tonnes pour le riz irrigué et 80 tonnes pour le riz de plateau) et de 4 000 tonnes de semences R1 (700
tonnes pour le riz irrigué et 3 300 tonnes pour le riz de plateau). Ces semences permettront
d’emblaver 3 300 hectares en irrigué et 12 500 hectares sur le plateau. Le tableau 2 présente les
projections de semences en riziculture irriguée. Les projections pour la riziculture de plateau sont
présentées en Appendice 4.

22
Orylux 6 se distingue par sa bonne précocité de 90 jours (ce qui est formidable pour une variété de bas-fonds) et son
adaptabilité à la toxicité ferreuse et au stress hydrique.

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Tableau 2: Projections de production de semences en riziculture irriguée


Acteurs Catégories An 1 An2 An 3 An 4 An 5 An 6 An 7 An 8 Total
CNRA/
Prébases G3 1.7 1.8 2 3.3
AfricaRice (T) 1.5 2 3.3 3.3 18.9
Semences
Emblavures (ha) 15 17 18 20 20 33 33 33
(R1) 189
12
Semences 60 68 72 80 80 132 132 636
Privé / Entreprises R1 (projet)
semencières 40 40 40
rurales (T) Semences
R1 (hors 20 28 32
projet)
Emblavures Projet
Paddy 300 1000 1000 1000 3,300
(ha)
Rendement (T/ha) 4 5 6 6
Production cycle
Paddy 1,200 5,000 6,000 6,000 18,200
1 (T)
Production cycle
Paddy 1,200 5,000 6,000 6,000 18,200
2 (T)
Total production
2,400 10,000 12,000 12,000 36,400
irriguée projet (T)
Emblavures hors
Paddy 500 700 800 2000 2000 3300 3300 12,600
projet (ha)
Rendement (T/ha) 4 4 4 4 4 4 4
Production cycle
Paddy 2,000 2,800 3,200 8,000 8,000 13,200 13,200 50,400
1 (T)
Production cycle
2,000 2,800 3,200 8,000 8,000 13,200 13,200 50,400
2 (T)
Total production
4,000 5,600 6,400 16,000 16,000 26,400 26,400 100,800
(hors projet) (T)
Total production
(Projet+Hors Paddy 3,600 17,000 20,800 21,200 8,000 8,000 13,200 13,200 105,000
Projet) (T)

62 Les activités de multiplication de semences envisagées dans le cadre du PADFA seront


complémentaires et menées en synergie avec les initiatives en cours, notamment celles du
Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP) et le Projet d'appui à la
production semencière et au conditionnement des semences certifiées (Production and Processing of
Certified Rice Seeds). Cette activité sera menée par le CNRA en collaboration avec AfricaRice et les
entreprises semencières privées. Dans l'optique de bâtir un dispositif semencier durable et autonome,
le PADFA apportera un appui régulier aux entreprises semencières pendant les trois premières
années de la mise en œuvre du Programme pour la production de semences certifiées R1. Le PADFA
facilitera aussi la mise en place d'un réseau de distribution des semences de riz qui comprendra
l'installation de 10 boutiques d'intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires) en milieu
communautaire qui seront gérées par des agro-dealers formés et équipés pour la vente des
semences et autres intrants agricoles.
63 Pour la filière maraîchère, les cultures retenues sont: la tomate, l'oignon, le gombo, le piment et
l'aubergine. Les besoins en semences de cultures maraîchères sont estimées à environ 200 Kg de
variétés de la tomate (TM43), gombo (GB1230 et GB1450), aubergine N’drowa (Aub21N) et
aubergine Klongbo (AB50K), et piment (PM17 et PM86) qui sont déjà commercialisées et demandées
par le marché. Le PADFA financera la réhabilitation et l’équipement du centre de production de
semences de Sinématiali pour la production des semences de l’oignon. Les activités de production et
de diffusion des semences comprendront: (i) les tris variétaux et la sélection participative des variétés
adaptées; (ii) la formation des groupements maraîchers et des pépiniéristes pour la production et la
multiplication des semences certifiées et leur conditionnement; et (iii) la formation, la
professionnalisation et la certification des boutiquiers d’intrants (agro-dealers) pour la
commercialisation des semences certifiées et demandées par le marché. L’accès aux semences de
qualité sera facilité par les dotations initiales du Programme (années 2 et 3), les contrats
commerciaux pour les OP en relations contractuelles, et l’achat direct par les membres des OP.

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64 Le PADFA mettra en œuvre une stratégie mixte pour le financement des besoins en intrants
(engrais, produits phytosanitaires et petits matériels nécessaires pour la production). D’une part, le
PADFA continuera les expériences positives du PROPACOM Ouest en dotations d’intrants par (i) une
sélection plus rigoureuse des OP bénéficiaires des dotations initiales en fonction de leur maturité,
leurs plans d’affaires et les opportunités de commercialisation; (ii) une couverture partielle des
dotations par des subventions dégressives de 80 pourcent la première saison et de 40 pourcent la
saison suivante; et (iii) un étalement de la période de reconstitution sur trois à quatre saisons pour
prendre en compte les risques climatiques. D’autre part, le PADFA fera la promotion du système de
contractualisation entre les organisations des producteurs avec les mini-rizeries, les unités de
conditionnement et de séchage de mangue, et les commerçants des légumes. Ainsi, le crédit
« intrants » fera partie du contrat entre les producteurs et les acheteurs.
65 Les équipements comprendront des tracteurs, des motoculteurs, des moissonneuses-
batteuses, des faucheuses, des batteuses-vanneuses, des postes de soudure et caisses à outils et
des tricycles suivant les besoins. Le Programme financera par des mécanismes en vigueur au
PROPACOM Ouest, l’acquisition d’équipements agricoles par des brigades des jeunes prestataires
des services de mécanisation agricole. Les bénéficiaires seront des jeunes qui seront identifiés,
formés et sélectionnés sur la base des plans d’affaires et des besoins des OP pour mettre en
exploitation les superficies de riz et des légumes estimées à 20 000 hectares par saison.
Appui conseil et vulgarisation des bonnes pratiques
66 Ce volet vise à augmenter de manière durable la productivité des systèmes de production
rizicole et maraîchère et de la mangue par la vulgarisation et l’adoption à grande échelle des bonnes
pratiques de production et de gestion des aménagements hydro-agricoles et les vergers de mangue.
Les améliorations de rendements moyens attendus sont de 0,8 à 1,5 tonnes/ha pour le riz pluvial de
plateau, de 2,5 à 4 tonnes/ha pour le riz de bas-fond et de 4 à 6 tonnes/ha pour le riz irrigué, de 15 à
18 tonnes/ha pour l’aubergine, 12 à 15 tonnes/ha pour la tomate, 6 à 8 tonnes/ha pour le piment, 5 à
7 tonnes/ha pour le gombo et de 4 à 5 tonnes/ha pour la mangue. Les itinéraires techniques
adopteront les principes de l’agriculture intelligente face au climat et comprendront: (i) l’introduction
de variétés adaptées de riz et de légumes; (ii) la gestion intégrée de la fertilité des sols; (iii) les
23
rotations et l’association des cultures ; (iv) l’utilisation raisonnée des produits phytosanitaires; (v) la
gestion efficiente de l’eau y compris par les systèmes de la riziculture intensive (SRI); (vi) les
systèmes d’irrigation « goutte à goutte »; et (vii) la lutte intégrée contre les mouches de fruits et autres
parasites de la mangue
67 Le PADFA financera l’appui conseil pour l’animation de Champs écoles paysannes (CEP) et
des vergers écoles paysans, (ii) la recherche-développement en milieu paysan, (iii) l’appui
institutionnel aux services techniques publics en moyens logistiques et équipements, (iv) la formation
des paysans relais ou des facilitateurs endogènes efficients en lien direct avec les OP à la base; (v)
l’organisation des journées portes ouvertes et des voyages d’étude dans les pays de la sous-région
(Burkina Faso et Mali) et dans d’autres pays (Bénin, Madagascar, Sénégal) dans le cadre des
échanges de coopération sud-sud; et (v) un usage plus large des techniques d’information et de
communication (TIC) et des media, tels que la radio, la téléphonie mobile et des autres médias pour
un partage plus efficace des innovations et réactions. Des outils innovants comme le Rice Advice (et
son adaptation aux cultures maraîchères) seront promus pour permettre aux OP de mieux gérer leurs
cultures.
68 Pour les vergers de mangue, le Programme financera le CNRA et l’ANADER pour (i) conduire
un inventaire géo référencé des vergers des exploitations familiales et des exploitations privées de
mangue; (ii) mener des campagnes de lutte intégrée contre la mouche des fruits, l’anthracose et les
autres parasites et maladies de mangue; (iii) développer un plan de suivi technique des vergers; et

23
Les légumes feuilles (Amarantes, Oseilles de guinée, Chorcorus, Solanum nigrum) et les légumineuses seront introduits au
niveau des parcelles dans les plans d’assolement et de rotation pour diversifier les productions et la consommation au niveau
des ménages.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale

(iv) former des responsables de coopératives de production à l’élaboration, l’exécution et suivi des
plans de campagne. Les interventions du Programme concerneront le traitement annuel
phytosanitaire d’origine biologique de 10 000 ha de verger de mangue contre la mouche des fruits.
Ces campagnes de traitement seront complémentaires aux efforts du Gouvernement qui a approuvé
en avril 2106 l’ouverture d’une ligne budgétaire annuelle pour le traitement phytosanitaire de 25 000
ha des vergers contre les mouches des fruits. Le Programme apportera un appui au CNRA pour
tester et diffuser des innovations technologiques de lutte biologique contre les mouches des fruits par
l’utilisation des substances naturelles et les souches locales de champignon, le système de piégeage
de masse. Cet appui concernera aussi la pépinière de référence de Korhogo pour le maintien des
pépinières et parcs à bois en vue de préserver la diversité des variétés de mangue plus résilientes et
avec différentes caractéristiques, et la formation des petits producteurs en techniques de greffage et
gestion durable des pépinières et des vergers.
69 Education, gestion et suivi environnementaux. Au démarrage du Programme, il sera établi un
plan détaillé de gestion environnementale et sociale avec des données plus complètes sur la situation
de référence et les cibles. Ces données seront recueillies à travers les enquêtes du Schéma
holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience climatique (SHARP) pour (i) évaluer
l’adaptation des systèmes rizicoles et maraîchers aux changements climatiques; (ii) déterminer les
coûts d’adaptation des agriculteurs au changement climatique, et (ii) aider les agriculteurs à définir
des actions prioritaires pour renforcer la résilience de leurs écosystèmes agricoles. En outre, le
logiciel EX-ACT (Ex Ante Carbon-balance Tool) aidera à déterminer le bilan carbone du Programme
et son impact sur les émissions de gaz à effets de serre et la séquestration de carbone. Ces activités
seront réalisées en collaboration avec les établissements universitaires (Université Péléforo Gbon
Coulibaly de Korhogo, le Centre de Formation Professionnel en Agroalimentaire à Odienné), le CNRA
et les Directions régionales de l’environnement pour encadrer les activités d’éducation, information et
communication et de suivi environnementaux.
70 Le PADFA renforcera les compétences techniques d’adaptation des petits producteurs par le
suivi agro-météorologique par l’entremise du suivi pluviométrique. Il se basera sur l’approche et les
leçons apprises du PROPACOM-Ouest avec la SODEXAM pour la collecte et la transmission des
données à partir des pluviomètres et des petits matériels adaptés. Les moyens de diffusion des
informations et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au
changement climatique inclura: (i) les campagnes de sensibilisation par l’utilisation des radios
communautaires (en langues nationales) et les radios nationales; (ii) les applications mobiles pour les
informations de suivi climatique et environnemental (météorologiques et période culturale); (iii) la
production de bulletin, d’affiches, de bande dessinée.

Sous composante 2.2. Structuration ascendante des Organisations Professionnelles


Agricoles (OPA)
L’effet attendu 3 est « les exploitations agricoles et leurs organisations sont professionnalisées ». Les
activités de cette sous-composante poursuivront et consolideront celles engagées dans le cadre du
PROPACOM et permettront aux OPA de s’intégrer davantage dans la dynamique de
professionnalisation et de commercialisation. La sous-composante vise à: (i) une meilleure
structuration et autonomisation des OPA; (ii) la promotion intégrée des actions essentielles en
nutrition, et (iii) la promotion de l’équilibre du genre et de l’inclusion sociale.
Structuration et autonomisation des OPA
71 L’un des objectifs visés par le PADFA est la capacitation des OP en matière de développement
de business. Cette capacitation recouvre plusieurs domaines allant de l’appui à la structuration, la
gestion, la préparation de plans d’affaires jusqu’à l’établissement de partenariats commerciaux
crédibles. Pour définir et organiser ces appuis, le PADFA construit sur les acquis et expériences du
PROPACOM et du PROPACOM-Ouest. Or une récente analyse diagnostique des OP du secteur
vivrier et maraîcher encadrées par ces deux projets montre que la majeure partie des OPA de la zone

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Côte d’Ivoire
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sont au stade groupement n’ayant pas encore franchi le premier stade de l’esprit associatif (64% sont
des GIE contre seulement 13% de coopératives formelles).
72 En matière d’évolution des OP, l’expérience du PROPACOM montre que l’évolution et le
passage d’un niveau de maturité à un autre relève d’un exercice lent et laborieux. Les expériences de
ces projets ont également démontré que pour assurer la viabilité des OP, les appuis à leur apporter
doivent aller au-delà d’une simple capitalisation en intrants et en équipements de production et de
transformation. Il s’avère indispensable de: (i) mieux diagnostiquer / analyser l'OP avant de décider
des types d'appuis à lui apporter, (ii) aider l'OP à définir un plan d'affaire bancable afin d'assurer une
durabilité des services économiques qu'elle va mettre en place, (iii) renforcer l'appui en gestion
interne à la fois institutionnelle et économique pour faciliter le fonctionnement de l'OP, (iv) renforcer
leurs capacités en négociation et plaidoyer afin de s'assurer d'un équilibre dans ses négociations
avec d'autres acteurs des filières (dans le cadre de contractualisation par exemple) ou dans le cadre
d'un dialogue politique qu'elle pourrait initier, et (v) renforcer leurs capacités en matière de suivi-
évaluation.
73 Le Programme appuiera alors la réalisation d’un diagnostic approfondi des OP grâce aux outils
du Diagnostic institutionnel participatif (DIP) dont les conclusions permettront de faire la classification
des OP par niveau de maturité, de définir et calibrer les actions de renforcement à leur apporter (par
niveau) , de déterminer conséquemment les fonctions et responsabilités à leur confier. Les activités
du PADFA pourront ainsi concerner: (i) l’appui à la formalisation juridique et à la structuration; (ii) la
formation en vie associative, en gestion coopérative et en gouvernance des OP de type groupement;
(iii) le renforcement des capacités de gestion interne des OP de type union avec un accent particulier
sur le fonctionnement et la gestion coopérative, la bonne gouvernance et la gestion administrative et
financière; (iv) le suivi évaluation de leurs performances pour une meilleure intégration des OP dans
les faitières et renforcement des capacités des faitières); et (v) le renforcement de la représentativité.
74 Les OP qui se sont démarquées du lot de base (16 du niveau deux et huit du niveau trois du
PROPACOM) seront utilisées comme de OP référence, de structures d’apprentissage et de diffusion
des bonnes pratiques en faveur des OP de niveau inférieur. Ces OP de référence peuvent
progressivement être responsabilisées par le Programme dans la conduite d’actions. A partir du
niveau deux, les OP pourront être appuyées pour le développer des plans de campagnes adossés à
leurs plans d’affaires. Elles pourront être initiées à la prise de responsabilités par exemple: (i) dans
l’identification des sites d’implantation des unités de groupage et de conditionnement des produits
maraîchers, (ii) le recrutement des gestionnaires des centres, (ii) l’identification des partenaires de
commercialisation, (iii) la négociation des prix avec l’appui du gestionnaire de l’unité, etc. Des visites
d'échanges et routes d'apprentissage seront organisées avec les OP dans les zones du PROPACOM
Ouest, mais également au Burkina Faso, Mali et le Sénégal sur les expériences de contractualisation,
gestion financière et vente groupée. Les appuis aux OP seront exécutés par des prestataires de
services recrutés par voie compétitive et liés au Programme par des contrats de performance d’une
durée de trois ans renouvelables avec des évaluations annuelles.
75 Redevabilité et responsabilisation sociales : Pour améliorer la responsabilisation des OP et
réduire les risques de capture par l’élite, de corruption, de détournement et des pratiques contre
l’éthique, les OP seront renforcées pour mettre en place un système fonctionnel de redevabilité
sociale. Ce système utilisera les outils de communication de proximité, de dialogue social et de suivi
participatif, y compris (i) élaboration participative des budgets des activités et subventions du
Programme en faveur des OP ; (ii) affichage public and compte rendu public des financements et des
dépenses effectuées ; (iii) suivi participatif et traçage des dépenses des OP ; (iv) amélioration de la
visibilité communautaire des dotations du Programme ; (v) renforcement des aspects d’interface et
collecte des plaintes et des préoccupations, y compris par la transmission sur la plateforme
électronique de suivi et évaluation du Programme.
76 Alphabétisation fonctionnelle. Les besoins en alphabétisation fonctionnelle restent énormes au
niveau de toutes les régions et des OPA bénéficiaires des microprojets du PROPACOM. Le rapport
de fin de projet du Projet d’alphabétisation fonctionnelle des membres des organisations paysannes

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bénéficiaires des projets PRAREP et PROPACOM note que tous les 20 centres ont été effectivement
fonctionnels, mais sont à des niveaux de diffusion différents. Le rapport a recommandé des actions
pour (i) la poursuite de l’alphabétisation dans les centres déjà ouverts à travers l’organisation de
séances de révision pour permettre une meilleure assimilation et éviter les déperditions; (ii) le
développement de modules complémentaires pour mieux prendre en compte les aspects fonctionnels
liés à l’activité des organisations paysannes; (iii) le renforcement des capacités des alphabétiseurs
endogènes; et (iv) une mutation à terme des centres d’alphabétisation en centres d’éducation
permanentes des adultes, en raison de l’ampleur des besoins. Le PADFA poursuivra les actions
d’alphabétisation fonctionnelle démarrées avec le PRAREP et poursuivies par le PROPACOM au
bénéfice des femmes et des jeunes déscolarisés suivant le dispositif ci-après (i) un comité villageois
d’alphabétisation; (ii) un alphabétiseur endogène principal et un suppléant; et (iii) un groupe
d’apprenants.
Promotion intégrée des actions essentielles en nutrition
77 Cette activité vise à promouvoir une alimentation équilibrée, diversifiée et saine en améliorant
les connaissances et les aptitudes à la consommation de légumes, de fruits et de variétés de riz de
24
qualité à plus haute valeur nutritive et donc à développer les capacités des individus à adopter des
pratiques alimentaires saines. Le Programme financera des formations des agents de santé et des
prestataires des services locaux sur les Actions essentielles en nutrition (AEN). Les agents de santé
réaliseront des formations en cascade pour les agents de santé communautaire, qui à leur tour
conduiront des campagnes d’éducation nutritionnelle et des démonstrations culinaires. Ces
campagnes se feront à travers les séances d’animation communautaire avec des boites à images et
d’autres approches pour le changement des comportements et des pratiques, la promotion de
l’hygiène et des conditions d’assainissement. Les activités d’éducation nutritionnelle cibleront en
particulier les femmes en âge de procréer, celles avec les enfants de 0 à 2 ans et les jeunes filles.
78 Une attention particulière sera portée sur la promotion de la consommation des fruits et des
légumes et des variétés du riz à haute valeur nutritive. Il s’agit de (i) riz à caryopses rouges qui sont
riches en protéines, en vitamines B (B1, B3 et B5), en minéraux et en fibres saines nécessaires pour
la bonne digestion; (ii) riz à caryopses noirs qui sont pauvres en sucres et riches en fer et zinc, en
25
fibres saines, en vitamine E et en antioxydants anthocyaniques et (iii) riz étuvé qui est aussi riche en
nutriments. Le Programme financera la fabrication des farines infantiles et autres produits précuits
(granulés pour la bouillie et les gâteaux / mets cuits) en mettant à grande échelle les initiatives
existantes ou des micro-projets des femmes et des jeunes autour des mini-rizeries. Les équipements
comprendront des moulins, des fours, des mixeurs, des cuisinières, des séchoirs, et du matériels de
conditionnement (balances, emballages, labellisation). Des activités similaires seront entreprises pour
le séchage solaire des légumes feuilles qui seront promus par la mise en place de jardins potagers
autour des cases.
79 Etuvage du riz. L’étuvage permet d’améliorer le rendement au décorticage de 65 à 75 pourcent
et de réduire les pertes d’éléments nutritifs. Des groupements des femmes étuveuses sont déjà actifs
à Bouaké, Katiola et Korhogo. Il existe des opportunités de développer l’étuvage comme une activité
commerciale des femmes. Ainsi, le PADFA financera environ 20 groupements des femmes étuveuses
en nouveaux équipements (fourneaux écologiques à balles de riz, fourneaux solaires, marmites
économiques, cuves d’étuvage à grande capacité avec poulies coulissantes, foyers de gazéification)
et la réhabilitation ou la construction des aires (ou lots de bâches) de séchage et de stockage
intermédiaire et la fourniture des emballages.

24
Le riz constitue la principale source d'énergie dans l’alimentation de la zone grâce à sa teneur en amidon en étant aussi une
bonne source de vitamines du groupe B si consommé « complet » et cuit en respectant certaines critères. Les fruits (mangue)
et les légumes, surtout ceux à feuilles vertes foncées, constituent une source importante de vitamines A et C, des sels
minéraux, et de micronutriments essentiels, comme le fer (pour les légumes à feuilles vertes foncées) indispensables dans un
régime alimentaire équilibré
25
CB1 fait l’objet d’une forte demande et se vend à 1000 FCFA le kilogramme.

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Côte d’Ivoire
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Promotion de l’équilibre de genre et l’inclusion des jeunes


80 Ce volet vise l’intégration de l’égalité des sexes dans les activités du Programme. Il s’agit
notamment du renforcement de l’autonomisation économique des femmes, du partage équitable des
charges de travail, de la représentation et de la participation des femmes aux processus de prise de
décision au niveau des ménages, des OP et OPA, des plateformes et des partenariats commerciaux.
Ces activités reposeront sur des méthodologies innovantes axées sur les ménages notamment le
Système d’apprentissage interactif entre les sexes (GALS) qui comprendront les activités facilitant
l’accès aux actifs de production (intrants, équipements, etc.) et permettant la diversification des
sources de revenus, les activités renforçant la participation des femmes et leurs rôles dans les prises
de décision; renforcement de capacités en leadership, gestion d’affaires et de partenariat,
négociation; facilitation de l’accès des femmes à l’information (choix de canaux et outils de
communication appropriés, au niveau des champs écoles, etc.). Les groupements de femmes
étuveuses et de transformatrices des farines, et les brigades des jeunes seront accompagnés pour
leur formalisation et évolution en coopératives, leur mise en relation avec les commerçants et les
acheteurs, y compris le programme des cantines scolaires et d’autres institutions publiques et privées
(écoles, hôpitaux, centres de santé, restaurants, casernes, etc.) et des institutions de microfinance et
pour faciliter leur accès au crédit.
81 Les effets attendus incluent: un meilleur équilibre hommes-femmes, un meilleur dialogue entre
générations, jeunes-aînés, le leadership des jeunes hommes et des jeunes femmes, renforcer le
dynamisme social et économique des OP, inclusion des analphabètes (élaboration de plan d’affaires
en utilisant des visuels et des outils accessibles localement), vulgarisation des bonnes pratiques par
les pairs (innovations et les itinéraires techniques climato-intelligents, nutrition, planification-gestion et
suivi, l’alphabétisation fonctionnelle, l’éducation financière et la promotion de l’épargne, la formation
en développement des plans d’affaires, en négociation et leadership, et la structuration des
groupements de femmes et de jeune), mise á l’échelle locale des approches (chaîne de valeur et
entreprenariat) et durabilité (meilleure appropriation par les bénéficiaires), participation et leadership
des femmes et des jeunes dans les plateformes multi-acteurs, etc.

COMPOSANTE 3: COORDINATION, SUIVI-EVALUATION ET GESTION DES SAVOIRS


(9,3 million USD, soit 14% du coût total de base)
82 Les détails de la composante 3 sont décrits dans les appendices 5 et 6.

Sous-composante 3.1: Coordination et gestion du Programme


83 Le PADFA sera mis en œuvre par une Unité de coordination du Programme (UCP) dont les
bureaux seront basés à Korhogo.

Sous-composante 3.2: Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication


84 Le PADFA capitalisera sur les expériences du PROPACOM et du PROPACOM Ouest pour le
développement et la mise en œuvre d’un système S&E simple avec un mécanisme clair de
production, de circulation et d’utilisation des informations.

C. Enseignements tirés et conformité aux politiques du FIDA


85 Le PADFA est aligné au cadre stratégique du FIDA 2016-2025 qui s’attache à favoriser une
transformation inclusive et durable du monde rural. Le PADFA mettra en œuvre des activités sous-
tendant l’atteinte des trois objectifs stratégiques du FIDA qui consistent à (i) améliorer de manière
durable et résiliente les capacités productives des populations rurales pauvres, (ii) accroître les
avantages que ces populations tirent de leur intégration/participation au marché, (iii) renforcer la
viabilité environnementale et accroître la résilience au changement climatique de leurs activités
économiques. Il est aussi fortement aligné avec les engagements prévus du FIDA en Côte d’Ivoire
tels que décrits dans la Note de Stratégie Pays 2016-2018 qui s’articule autour de deux objectifs

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Côte d’Ivoire
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stratégiques relatifs à: (i) l’appui aux OPA pour qu’elles soient en mesure de fournir des services à
leurs membres et d’influencer les politiques agricoles; et à (ii) l’appui aux filières vivrières et horticoles
pour créer des emplois et de la richesse en vue de réduire la pauvreté en milieu rural.
86 Le FIDA a successivement financé, depuis une trentaine d’années, des projets de
développement agricole dans le Nord de la Côte d’Ivoire, y compris: (i) le Projet d’appui à la
commercialisation et aux initiatives locales (PACIL); (ii) le Projet d’appui aux petits producteurs
maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS 2000-2012), (iii) le Projet de réhabilitation agricole
et de réduction de la pauvreté (PRAREP 2011-2015), (iv) le Projet d’appui à la production agricole et
à la commercialisation (PROPACOM 2012-2018) ainsi que son extension à l’Ouest (PROPACOM
Ouest 2014-2020). De même, le Projet d’appui à la relance des filières agricoles de Côte d’ivoire
(PARFACI), le Projet d'appui au secteur agricole en Côte- d'ivoire (PSAC), le Programme
d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest interviennent dans l’amélioration de la
productivité des produits vivriers par la facilitation de l’accès des technologies aux petits producteurs.
87 La mise en œuvre des projets du portefeuille du FIDA en Côte d’Ivoire est caractérisée par un
des performances modestes, des faibles taux de réalisation physique et de décaissement. Ces
projets ont souvent été conçus dans un contexte de sortie de crise. Le PADFA, conçu dans un
contexte de stabilité politique et de croissance économique, s’inscrit dans la continuité des actions
des projets précédents, avec une orientation vers le développement des opportunités de
commercialisation, l’amélioration des revenus et la création des richesses.
88 Le PADFA tire des enseignements de ces projets et d’autres projets du FIDA en Guinée, au
Burkina Faso, Togo et Sénégal tout en apportant des innovations dans les domaines suivants:
(i) Recrutement et accompagnement de proximité de l’Unité de coordination et de gestion du
Programme. à travers (i) un recrutement plus rigoureux du personnel technique qualifié par
un cabinet privé avec une implication active du FIDA, et son accompagnement de proximité;
(ii) la mise en place d’un Comité d’appui et de suivi technique (CAST) du Programme pour
une supervision et suivi de proximité de l’UCP par le Gouvernement et le FIDA; (iv) la
décentralisation et l’informatisation du système de suivi et évaluation avec l’utilisation des
tablettes préprogrammées, dans un système de performance liant la planification et la
gestion axée sur les résultants. La présence du Chef de portefeuille et du bureau pays du
FIDA en Côte d’Ivoire est un atout majeur pour le PADFA.
(ii) Sélection des prestataires des services. Les faibles capacités des prestataires des
services ont été relevées dans les missions de supervision et d’évaluation du PROPACOM
et expliquent en partie les faibles performances. Il est proposé de faire une évaluation de
performance des prestataires de service du PROPACOM, et élargir cette liste aux
opérateurs du secteur privé avec une expérience dans le développement des affaires, avec
des critères et procédures de sélection plus efficientes. Le PADFA établira des contrats
pluriannuels (trois ans) avec les opérateurs de proximité afin de disposer de suffisamment
de temps pour réaliser des activités et obtenir des résultats concrets.
(iii) Séquençage et phasage des activités. Pour éviter les retards dans le démarrage et la mise
en œuvre connus par le PROPACOM et le PROPACOM Ouest, le PADFA propose un
phasage de la programmation, avec des activités de prédémarrage, une phase de
démarrage, une phase d’apprentissage et de pilotage et une phase de mise à échelle. Des
résultats intermédiaires pour chaque phase seront identifiés et consignés dans des contrats
de performance.
(iv) Amélioration des activités en aval des filières. Les projets précédents ont concentré leurs
interventions sur les activités d’augmentation de la production et de renforcement des
capacités des OPA. Le PADFA sera différent des projets antérieurs en ce sens qu’il mettra
davantage l’accent sur l’amélioration des activités en aval de la production agricole., tout en
portant en grande échelle les acquis des projets précédents pour l’augmentation de la

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production et la professionnalisation des OPA. L’innovation dans le PADFA consistera à


piloter le modèle de partenariat public-privé-producteurs (4P) pour mobiliser les opérateurs
privés domestiques dans le financement des activités de transformation et de
commercialisation.
(v) Intégration de la nutrition. A la différence des projets précédents, le PADFA adopte une
intégration transversale, systématique et cohérente de la nutrition à tous les maillons de la
chaîne des valeurs, avec une approche de l’agriculture sensible aux enjeux nutritionnels
tant dans la sélection des filières, des activités de production et de transformation,
l’autonomisation économique des femmes, l’alphabétisation fonctionnelle et de l’éducation
nutritionnelle.
(vi) Dotations en intrants. Les approches de dotations initiales en intrants promues par le FIDA
dans le PROPACOM et le PROPACOM Ouest ont produit des résultats peu satisfaisants,
avec des taux moyens de reconstitution de moins de 70 pourcent. Il est proposé des
subventions partielles dégressives des intrants pendant deux ans et la promotion de
l’agriculture contractuelle entre les organisations des producteurs et les acheteurs. Les
contrats commerciaux comprendraient la fourniture d’intrants sous forme de crédit intrants
aux OP.
(vii) Réhabilitation des infrastructures rurales. La plupart des projets du FIDA (PROPACOM en
Côte d’Ivoire, PNAAFA en Guinée) connaissent des retards et des performances faibles
dans la réalisation des travaux de réhabilitation des aménagements hydro-agricoles, en
partie à cause de la faiblesse des prestataires des services et des procédures de passation
des marchés. Pour éviter ces retards, le PADFA se propose de reconduire la convention de
maitrise d’ouvrage déléguée conclue entre le PROPACOM et le BNETD pour la
réhabilitation des infrastructures de production, de conditionnement, de transformation et de
commercialisation.
(viii) Renforcement institutionnel des OPA. Les réalisations du PRAREP et du PROPACOM
évaluation récente du PROPACOM sont restées peu efficaces au plan de la
professionnalisation et de l’autonomisation économique des OPA. Le PADFA reconnait que
le processus de professionnalisation et d’autonomisation des OP est un facteur de durabilité
qui nécessite un cycle long d’apprentissage et de consolidation. Ainsi, la durée du PADFA
est portée à sept ans pour permettre d’apporter un appui de long terme et un
accompagnement technico-économique de proximité aux OPA.

III. Exécution du programme


A. Approche
89 Approche chaîne de valeur agricole: Le PADFA privilégie l’approche « chaîne de valeur » qui
permet de développer un lien étroit entre différents maillons et acteurs de la filière agricole, à partir de
la production, la gestion post récolte, la transformation et la commercialisation, dans le but de créer
de la valeur et mettre en marché de produits de qualité. L’approche chaîne de valeur nécessite
l’utilisation des stratégies efficaces pour assurer une intégration verticale des producteurs avec les
acteurs en aval de la chaîne, et une intégration horizontale pour des économies d'échelles en
regroupant les activités de production et de commercialisation, ainsi qu’une intégration
organisationnelle, notamment en termes de mise en place des plateformes multi-acteurs et de
structuration et professionnalisation des OPA. L’amélioration de la transformation et de la
commercialisation constitue un levier susceptible de stimuler la production additionnelle orientée vers
les marchés, et d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur
nutritionnelle.
90 Approche entrepreneuriale: Le PADFA met l’accent sur la dimension « affaire» de l’agriculture
(agriculture as a business) pour générer une plus-value pour les petits producteurs. La logique

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d’entreprise sera transversale dans toutes les activités promues par le Programme, tant au niveau de
la production, de la transformation, de la commercialisation, qu’au niveau de la structuration et
professionnalisation des OPA. Le Programme facilitera des partenariats commerciaux,
particulièrement la contractualisation et la commercialisation groupée en mettant les OP en relations
d’affaires avec les transformateurs ou acheteurs installés à proximité. Cette dynamique
entrepreneuriale concerne aussi l’appui en équipement et formation des brigades des jeunes
prestataires des services pour la préparation des champs, le semis, l’entretien des vergers, la récolte,
la transformation, etc. Elle concerne aussi le financement des micro et petites entreprises des
femmes pour la transformation secondaire du riz et de la mangue, sur la base des plans d’affaires.
91 Partenariats publics-privés-producteurs 4P: Il s’agit de mobilier les investissements du secteur
privé domestique, à travers la promotion du co-financement, des mécanismes de partage des risques,
et d’autres produits et services financiers qui favorisent l’émergence et le développement des
initiatives privées. Les 4P combinent des investissements privés, des fonds publics et des
arrangements contractuels avec les producteurs, pour faciliter l’inclusion de ces derniers dans les
marchés et les services financiers, et éventuellement créer des joint ventures. Dans ce modèle, le
Programme financera une partie de l’apport du capital des OP et de l’Etat suivant la clé de
financement qui sera retenu. Le processus d’identification et de sélection des promoteurs ou
investisseurs privés sera transparent et objectif, avec la participation des OP et des plateformes
régionales dans les négociations des partenariats, dans les structures de gouvernance, de suivi et de
contrôle. La sélection privilégiera des initiatives privées locales existantes, désireuses à co-investir
avec les producteurs et à entrer dans des relations contractuelles formelles et durables avec les
organisations des producteurs.
92 Mise à échelle: Le PADFA vise à reproduire, consolider et amplifier les résultats des nombreux
projets dans la région afin de tirer pleinement parti de leurs impacts. Il s’agit par exemple des
infrastructures de production et des magasins de stockage construits par le PROPACOM et le
PARFACI; des investissements du FIRCA dans les unités de séchage de la mangue et l’organisation
des coopératives des producteurs de la mangue; des résultants de la multiplication des semences et
la diffusion des itinéraires techniques par le PPAAO/WAAPP.
93 Séquençage des activités. Sur base des enseignements des projets précédents, la durée du
PADFA sera de sept ans. Cette période est nécessaire pour accompagner les dynamiques
entrepreneuriales, organisationnelles et institutionnelles en vue de réaliser des résultats concrets et
durables. Le PADFA procèdera par un séquençage évolutif des activités, avec (i) une période de
démarrage d’une année; (ii) une période d’investissement de quatre ans, et (iii) une période de
consolidation et désengagement de deux ans. Une capitalisation à la fin de chacune des périodes
permettra de tirer des leçons en vue de qualifier la suivante.
94 Des activités de prédémarrage sont proposées immédiatement après la signature de l’accord
de financement (correspondant à l’entrée en vigueur). Ces activités concernent: (i) le recrutement du
cabinet international qui sera chargé du recrutement du personnel clé de l’UCP et de l’AT; (ii) le
recrutement accéléré et compétitif du personnel clé de l’UCP et de l’assistance technique (AT) devant
appuyer l’UCP; (iii) la préparation des manuels (a) administratif et financier, (b) de S&E, (c)
d'exécution du projet et les DAO pour l’acquisition des équipements de l’UCP; (iv) le lancement des
appels à manifestation d’intérêt pour le recrutement du cabinet qui sera en charge de la conduite des
enquêtes de référence et socio-économique; (v) la mise en place du COP et du CAST; (vi)
l’organisation de l’atelier d’actualisation du PTBA et du Plan de Passation de Marchés pour les 18
premiers mois de vie du projet; (vii) le lancement des études d’identification des pistes, bas-fonds et
bâtiments devant être rénovés pour abriter l’UCP; et (viii) l’évaluation indépendante des opérateurs
pour établir une liste restreinte des prestataires de service potentiels. Le financement de cette phase
se fera au travers d’une avance des fonds alloués par le FIDA, estimés à environ 505 000 USD.
95 La première année du Programme sera consacrée aux activités de démarrage qui
comprendront, entre autres: (i) l’information/sensibilisation des acteurs et partenaires sur l’approche
du Programme, (ii) la relecture des manuels d’opérations préparés durant la période de prédémarrage

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avec l’appui éventuel du Centre d’investissement de la FAO, (iii) le développement des outils de
gestion et guides méthodologiques permettant d’opérationnaliser les différents manuels; (iv)
l’actualisation des études des filières et le développement détaillé du plan de gestion
environnementale et sociale; (v) la négociation des partenariats et les synergies avec les initiatives de
financement agricole ; (vi) la signature des conventions et contrats avec les partenaires et
prestataires; (vii) les achats des équipements de fonctionnement; (viii) le diagnostic institutionnel
participatif des plateformes régionales et des OPA; (ix) la mise en œuvre des premières activités de
valorisation des aménagements hydro-agricoles et la mise en œuvre de l’inventaires des vergers de
mangue; et (x) le lancement des activités de multiplication des semences en rapport avec le secteur
privé spécialisé avec à la clé la mise en place des boutiques d’intrants.
96 Une période d’investissement de quatre ans suivra le démarrage. Elle sera marquée par
l’exécution des activités majeures liées aux investissements, la contractualisation, l’insertion dans les
marchés avec les mesures de qualité, etc. Durant cette période d’investissement, le Programme
veillera à la synchronisation des interventions de telle manière que leurs complémentarités des
activités puissent garantir les effets escomptés. Une progressivité dans la mise en œuvre sera
toutefois observée de manière à ce que les apprentissages et les leçons apprises d’une année à
l’autre permettent de qualifier les actions et assurer une mise à l’échelle efficace des modèles réussis.
Cette progressivité se justifie par la spécificité du Programme, et par le caractère novateur des
approches « chaîne de valeur » et d’apprentissage de l’entreprenariat agricole pour la plupart des
partenaires traditionnels des projets agricoles (OP notamment). Parmi les innovations on peut noter:
(i) la négociation et l’établissement de partenariats commerciaux, y compris les 4P; (ii) la gestion des
plateformes de commercialisation et des centres de groupage; (iii) le marketing et la promotion; et (v)
les mécanismes, produits et services financiers innovants; etc.
97 Une période de consolidation/désengagement de deux ans complètera le cycle du Programme.
Durant cette période, seules seront mises en œuvre des activités de renforcement des capacités, de
consolidation de la dynamique entrepreneuriale et organisationnelle mises en place,
d’accompagnement des acteurs, de recueil de leçons apprises et de bonnes pratiques, etc. La
réussite de la stratégie de sortie sera concrétisée durant cette période par la maîtrise et la prise en
main effective des activités par réceptacle constitué par les PME, OP, etc.
98 Le Programme adoptera une approche de « faire-faire » s’appuyant sur des prestataires de
services privés et publics, des contrats de performance avec des opérateurs de proximité et des
conventions avec les services publics techniques. Des conventions pluriannuelles seront établies avec
les agences suivantes :
- Le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) assure le
financement pérenne des programmes de fourniture des services agricoles. Le FIRCA
dispose d’une équipe expérimentée et dynamique déjà en place, et qui bénéficie de
l’appui financier d’autres partenaires;
- L’Office de Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) a pour mission d’aider à
l’écoulement des productions vivrières en informant les opérateurs économiques sur la
localisation et les niveaux des marchés et des prix. Il dispose de 37 représentations sur
toute l’étendue du territoire national dont 10 antennes, 16 postes d’observation et 3
centres de collecte et de groupage de produits vivriers.
- Côte d’Ivoire Normalisation (CODINORM) regroupe en son sein les entreprises privées et
l’Etat sous la tutelle du ministère chargé de l’industrie. Les activités techniques de
CODINORM sont assurées par une structure opérationnelle permanente constituée d’une
équipe pluridisciplinaire de 25 personnes dont 8 ingénieurs et assimilés.
- Le Bureau national d'études techniques et du développement (BNEDT) est chargé de la
conception et la réalisation des études et le contrôle des projets d'intérêt public en vue de
maîtriser les coûts, la qualité et les délais.
- l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) est une société de maîtrise d’ouvrage
déléguée. Ses activités consistent en la préparation et l’exécution des tâches de

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
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programmation, de passation des marchés, de suivi des travaux, de surveillance du


réseau et de constitution et d’exploitation des banques de données routières.
- Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), a pour mission de mener toutes
activités de recherches agronomiques et technologiques et toutes opérations agricoles,
- L’ANADER assure le conseil technique dans les filières café-cacao, cultures vivrières et
production animale. L’ANADER compte un effectif de 2.111 agents de développement
composés de cadres dirigeants, de cadres de niveau maîtrise et d’employés dont plus de
1.500 conseillers agricoles sur le terrain.

Tableau 3: Activités principales et partenaires de mise en œuvre du PADFA

Effets Produits Activités principales Partenaires de mise en œuvre


Effet 1: La valorisation Produit 1.1: Des 1. Renforcement des plateformes multi- FIRCA, ANADER, CODINORM
(transformation et partenariats commerciaux acteurs
commercialisation) des soutiennent la 2. Développement des partenariats Prestataires des services
produits agricoles est commercialisation des commerciaux, promotion et marketing OCPV
améliorée produits des produits agricoles AGEROUTES
-Réhabilitation des pistes rurales
Produit 1.2: Des 1. Amélioration du plateau technique AfricaRice
investissements et des des unités de transformation et de OCPV
technologies performantes conditionnement FIRCA
améliorent la valorisation 2. Accès aux financements adaptés Prestataires des services
des produits
Effet 2: L’offre de Produit 2.1: L’accès aux 1.Réhabilitation et valorisation des bas- BNETD
produits agricoles bruts services de production est fonds rizicoles et maraîchers
(frais) est améliorée amélioré 2. Accès aux intrants et aux CNRA
équipements
Produit 2.2: Les bonnes 1. Appui conseil et vulgarisation des CNRA
pratiques agricoles sont bonnes pratiques ANADER
diffusées 2. Gestion environnementale et sociale Universités
Effet 3: Les exploitations Produit 3.1: Les OP sont 1. Structuration et autonomisation des Prestataires des services
agricoles et leurs renforcées OP
organisations sont Produit 3.2: Les 1.Promotion intégrée des actions Secrétariat Technique
professionnalisées connaissances, aptitudes et essentielles en nutrition Permanent sur la nutrition
pratiques en nutrition des 2.Promotion de l’autonomisation des Prestataires des services
bénéficiaires sont femmes et de l’inclusion sociale
améliorées
Coordination, suivi et UGCP
évaluation Assistance Technique

99 Le PADFA capitalisera sur le programme de partenariat entre le Gouvernement et


l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) pour la mise en œuvre des
activités de promotion des actions essentielles en nutrition, l’agriculture intelligente face au climat, et
la gestion environnementale et sociale.
100 Pour la mise en œuvre de la composante 1 (Valorisation), il est prévu de recruter (i) un expert
en agri-business et 4P; (ii) un expert en développement de la filière riz; (ii) un expert en
développement de la filière maraîchère, et un expert en transformation et commercialisation de la
mangue. Ce personnel sera responsable de toutes les activités pour chaque filière et sera basé à
Korhogo. Deux assistants pour les filières de riz et de maraichage seront postés à Bouake. Au
démarrage du Programme, une assistance technique sera mobilisée pour faire des prospections des
prestataires des services privés et publics spécialisés dans le développement des affaires, la
promotion des investissements, la négociation des contrats commerciaux, le développement des
modèles d’affaires et l’accompagnement technico-économique des petites et moyennes entreprises
agricoles. Les interprofessions telles que l’ANOPACI, l’OBAMCI, l’OCAB, la CENARI-CI,
l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), la Chambre du
commerce et de l’industrie, des cabinets privés, etc. participeront à l’identification des prestataires des
services disposant de bonnes compétences. Du fait de leurs responsabilités pérennes uniques et leur

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

expérience dans la mise en œuvre des projets similaires, des conventions de collaboration seront
établies avec CODINORM, OCPV, AGEROUTE et le FIRCA.
101 Pour la mise en œuvre de la composante 2 (Offre des produits), Le PADFA s’appuiera dans
chaque région sur les prestataires des services et les dispositifs déconcentrés du CNRA et de
l’ANADER à travers des conventions prenant en compte les charges de déplacement (indemnités et
carburant) du fait de leurs responsabilités pérennes uniques et du besoin de renforcement des
capacités des services techniques de l’Etat. Les travaux de génie civil pour les aménagements hydro-
agricoles, les infrastructures de production et de commercialisation seront confiés au BNETD dans la
suite de la convention avec le PROPACOM. La base de données des prestataires du PROPACOM et
du PROPACOM-Ouest montre que dans leurs zones, en dehors de l’ANADER, il existerait: (i) 27
entreprises de conseil d’appui à la structuration et à la gestion des OP, (ii) 14 bureaux spécialisés
dans la conduite d’études et de contrôle de travaux de construction, (iii) 26 bureau d’appui-conseil en
production agricole de masse, (iv) 10 entreprises de fourniture de produits phytosanitaires, (v) six en
fourniture d’intrants agricoles, (vi) 11 en fourniture de matériels agricoles. Au démarrage du projet, le
PADFA exploitera alors les rapports d’évaluation des prestataires du PROPACOM et leur base de
données ainsi que celles de l’ONDR, du FIRCA et de certaines structures privées (AMC-FC, GAN-
LOGIS, etc.) pour lancer un appel à manifestation d’intérêt pour recruter les meilleurs prestataires.
Cette base de données sera actualisée tous les deux ans en prenant en compte les résultats des
évaluations des prestataires, les nouvelles candidatures, etc.Une évaluation indépendante des
prestataires sera conduite pour établir une liste restreinte des prestataires potentiels, ayant une
expertise et une performance démontrée dans les contrats avec le PROPACOM. Les meilleurs
candidats seront invités à préparer une offre technique. Le Programme signera des contrats
pluriannuels (3 ans) de performance avec les opérateurs de proximité et financera des formations
pour mettre à niveau et ou recycler les agents techniques de ces structures. De plus, le PADFA
capitalisera sur le programme de partenariat entre le Gouvernement de Côte d’Ivoire et la FAO pour
la mise en œuvre des activités de promotion des actions essentielles en nutrition , la promotion de
l’agriculture intelligente face au climat, et la gestion environnementale et sociale.

B. Cadre organisationnel
102 La tutelle administrative et technique du Programme sera, comme pour le PROPACOM
assurée par le Ministère en charge de l’agriculture et du développement rural à travers la Direction
Générale de la Planification, des Statistiques et des Projets (DGPSP).
103 Un Comité d’orientation et de pilotage (COP) du Programme sera mis en place par le
MINADER et sera constitué des représentants suivants: (i) Ministère en charge de l’agriculture et du
développement rural; (ii) Ministère en charge de l’économie et des finances; (iii) Chambre du
Commerce de l’industrie; (iv) Ministère en charge de la famille, de la solidarité, de la femme et de la
protection de l’enfant; (v) Ministère en charge de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes
et du service civique; (vi) Ministère en charge du budget; (vii) Cinq Présidents des Conseils régionaux
et Préfets de cinq régions du Programme; (viii) trois représentants des OPA pour les trois filières; et
(ix) un représentant du secteur privé opérant dans les régions du Programme. Le secrétariat du COP
sera assuré par la Direction de l’évaluation des projets. Le COP qui se réunira régulièrement (au
moins deux fois par an de manière tournante) dans les régions du Programme avec des visites de
terrain, aura pour responsabilité, entre autres, de: (i) orienter les approches de mise en œuvre du
PADFA; (ii) approuver les programmes de travail et budgets annuels (PTBA) et les rapports; et (iii)
assurer la synergie avec les autres initiatives pour la mise à échelle des résultats prometteurs.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

104 Un Comité d’appui et de suivi technique (CAST) sera institué pour appuyer le COP et l’Unité
de coordination et de gestion du programme (UCP) dans l’exécution et le suivi de proximité des
recommandations, la mobilisation des expertises nécessaires pour soutenir la mise en œuvre des
activités techniques en vue d’améliorer la performance du Programme. Le CAST comprendra (i) un
représentant par Direction régionale de l’agriculture dans la zone d’intervention du Programme; (ii) un
représentant de la Direction régionale en charge du commerce; (iii) un représentant des Conseils
régionaux du Poro et du Gbêkê; et (iv) deux experts indépendants (secteur privé et institutions
universitaires ou de recherche). Afin d'éviter les conflits d'intérêts, les responsables des structures et
organisations retenues pour la prestation des services ne seront pas membres du CAST. Le CAST
conduira des missions de suivi et appui à l’UCP trimestriellement en amont et en aval du COP.
105 Une Unité de coordination du Programme (UCP) sera recrutée et mise en place à Korhogo.
L’UCP disposera d’une autonomie de gestion administrative et financière, de programmation et de
budgétisation. L’UCP sera responsable de la mise en œuvre administrative et financière du
Programme, ainsi que de la stratégie d’intervention. L’UCP comprendra: (i) un(e) coordonnateur/trice;
(ii) un(e) responsable de développement de la filière riz; (iii) un(e) responsable de développement de
la filière mangue; (iv) un(e) responsable de développement de la filière maraîchère; (v) un (e)
spécialiste en développement des partenariats publics-privés et du développement des affaires; (vi)
un(e) responsable de suivi et évaluation et gestion des savoirs; (vii) un(e) responsable genre et
structuration des OPA; (viii) un(e) responsable de l’administration et finances; (ix) un(e) responsable
de la passation des marchés; et (x) du personnel de support (comptable, administration, et trois
chauffeurs). Pour assurer un suivi de proximité, une cellule opérationnelle sera basée à Bouaké et
sera composée de: (i) un(e) assistant(e) en opérations post-récolte de la filière du riz; (ii) un(e)
assistant(e)en développement de la filière maraîchère; (iii) un(e) assistant(e) en suivi et évaluation
(idéalement responsable de la cellule); et (iv) le personnel d’appui nécessaire. Ces fonctions de
coordination et de suivi de proximité des activités seront assurées pour la zone de Korhogo par les
spécialistes de l’UCP basés au siège. Le recrutement et l’évaluation du personnel feront l’objet des
procédures compétitives rigoureuses, pour identifier, recruter et retenir des professionnels avec les
profils techniques et managériaux solides. Tout le personnel de l’UCP sera lié au Programme par des
contrats annuels de performance évalués.

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Côte d’Ivoire
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106 L’expérience et les leçons apprises de la mise en œuvre des projets en Côte d’Ivoire fait
ressortir trois types contraintes: (i) lenteurs dans le démarrage (plus de 12 mois en moyenne à partir
de la signature des accords de financement), (ii) faiblesse des équipes de mise en œuvre, (iii)
lourdeurs des procédures de passation des marchés. Pour aider à atténuer ces risques il est suggéré
d’apporter un appui à l’UCP sous forme d’une assistance technique (AT) durant la première année
d’exécution. Celle-ci sera composée d’un(e) spécialiste en planification et gestion de projet et d’un(e)
spécialiste en développement d’entreprises et contractualisation. Ils accompagneront l’équipe de
coordination et interviendront chacun(e) pour 8 Hommes ou Femmes/mois (6 mois en continu dès le
démarrage et 2 mois à la demande).
107 Par ailleurs, la spécificité du Programme (interaction forte avec le secteur privé) justifie la
nécessité d’avoir au sein de l’UCP des techniciens ayant le profil du métier. Le recrutement de ces
techniciens devrait dans ce cas, être conduit par des professionnels ayant une bonne expérience en
matière de développement des entreprises et des marchés. Il est alors proposé d’externaliser le
recrutement en faisant appel aux services d’un cabinet international indépendant (recruté par le
MINADER par appel d’offre) pour conduire ce travail. Ce cabinet serait recruté durant la période de
prédémarrage (au cours des 3 mois qui suivront les négociations). Il sera chargé du recrutement du
personnel clé de l’UCP (durant les 3 mois qui suivront sa prise de service) et des deux AT qui seront
chargés de l’appui à l’UCP durant la première année.

C. Planification, suivi-évaluation, apprentissage et gestion des savoirs

Planification
108 La planification des activités du PADFA se fera au moyen du Programme de travail et de
budget annuel (PTBA). Chaque projet de PTBA comprendra: (i) une description détaillée des
activités prévues pour l’année à venir, assortie des modalités d’exécution et des indicateurs de suivi;
(ii) un état de l’origine et de l’utilisation des fonds (plan de décaissement); et (iii) un Plan de passation
des marchés (PPM). Le PPM élaboré au démarrage du Programme portera sur une durée de 18
mois, puis sur une durée de 12 mois pour les années suivantes. A partir de la deuxième année, le
projet de PTBA intègrera une synthèse des résultats obtenus et des contraintes rencontrées au cours
de l’année précédente. Une approche souple permettant une éventuelle révision du PTBA au cours
de l’exercice budgétaire sera adoptée. Le processus de planification sera initié au début du mois de
Septembre de chaque année, de manière à ce que le Gouvernement puisse transmettre au FIDA le
PTBA approuvé par la COP le 30 Novembre au plus tard.

Suivi-évaluation
109 Le système de suivi-évaluation (SSE) du PADFA veillera à capitaliser les expériences du
PROPACOM et du PROPACOM Ouest. Le SSE du PADFA sera développé afin de fournir les
informations et les analyses utiles pour le pilotage de l’exécution du Programme, et prévoir les
ressources humaines et financières suffisantes pour leur mise en œuvre. Il constituera un outil pour la
gestion axée sur les résultats, qui vise à assurer que les données et les informations sur les progrès
réalisés par le Programme vers l’atteinte des résultats soutiennent sa gestion, et que des mesures
correctives puissent être prises à temps le cas échéant.
110 Le SSE s’appuiera sur quatre principaux piliers notamment: (i) le cadre logique qui décrit la
logique d’intervention du Programme et la chaîne de résultats escomptés; (ii) le PTBA qui est l’outil de
planification des activités en vue de l’atteinte des objectifs visés; (iii) le manuel de suivi-évaluation qui
définit les éléments du dispositif ainsi que les outils et les acteurs de sa mise en œuvre; et (iv) la
plateforme informatique développée selon les besoins du Programme permettra d’enregistrer les
différentes réalisations et de faire le suivi de l’avancement des activités et l’atteinte des résultats
attendus. La Plateforme intègrera le CL, le Système de mesure des résultats opérationnels (SMRO ex
26
SYGRI) , le cadre de mesure de rendement, et pourra générer différents tableaux de bord de suivi
du PTBA, des réalisations et des résultats intermédiaires. La Plateforme intégrera un système

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Côte d’Ivoire
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d’information géographique qui permettra de cartographier et de géo référencer les activités et


réalisations du Programme et d’en faire un suivi régulier.
er ème
111 Le SSE distinguera les trois niveaux d’indicateurs: les produits en 1 niveau, les effets en 2
ème
niveau) et les impacts en 3 niveau; et respectera les modalités de renseignement de chaque
niveau de même que les périodicités requises pour le rapportage. Il sera structuré selon trois
fonctions, chacune d’elle recourant à des sources d’informations et d’outils spécifiques: (i) le suivi
interne de la planification en mesurant les taux d’exécution physique et financier des activités du
PTBA; (ii) le suivi des indicateurs du cadre logique pour mesurer l’atteinte des produits, effets et
impacts attendus du projet; (iii) les études/évaluations d’impacts ex-ante, à mi-parcours et ex-post. Il
permettra ainsi d’orienter à différents niveaux (stratégique et opérationnel) l’UCP, le CAST et le COP
pour la prise des décisions nécessaires au pilotage du Programme. Les indicateurs seront ventilés
autant que possible par genre et par âge de manière à pouvoir renseigner les contributions du
Programme dans l'équité sur le genre, l'autonomisation des femmes et l’inclusion des jeunes.
112 L’UCP, notamment à travers le Responsable en suivi-évaluation et gestion des savoirs
(RSEGS) et l’Assistant en SE (ASE), coordonnera la mise en place et l’opérationnalisation du SSE
dès le démarrage du Programme. Une assistance technique spécialisée en SE sera mobilisée pour la
mise en place et l’opérationnalisation du SSE incluant entre autres la revue du CL, la mise en place
d’une plateforme informatique et l’élaboration du manuel SE.
113 Le système sera opérationnalisé au niveau local par les partenaires de mise en œuvre qui
assureront la planification et le suivi des activités, ainsi que la collecte des données. La consolidation
des données pour les besoins d’analyse et de rapportage périodique sera également assurée par les
responsables de l’UCP. Le responsable de SE de l’UCP assurera le contrôle de qualité, la production
et la consolidation des documents suivants: (i) les PTBA; (ii) les rapports de progrès trimestriels,
semestriels et annuels; (iii) les annexes des rapports de supervision; (iv) les enquêtes et études
thématiques ponctuelles; (v) l'enquête de référence et les enquêtes d'impact à la fin du Programme;
et (vi) les autres rapports à adresser au MINADER, au FIDA, au COP et au CAST.
114 Le suivi-évaluation du PADFA sera participatif et les mécanismes comprendront: (i) un suivi
interne permanent des activités; (ii) des auto-évaluations participatives internes impliquant les
différentes parties prenantes dont les bénéficiaires; (iii) des missions conjointes de supervision du
FIDA et du Gouvernement, ainsi que des missions d’appui à la mise en œuvre; (iv) des évaluations
externes ponctuelles; et (v) une revue à mi-parcours effectuée conjointement par le FIDA et le
Gouvernement à la fin de la quatrième année du Programme. A la fin du Programme, une mission
d’achèvement permettra de mettre en exergue les résultats, les effets et impacts du PADFA sur les
groupes cibles; et de capitaliser les expériences. Des études d’impact seront également menées.

Apprentissage et gestion des savoirs


115 Le PADFA accordera une attention particulière à la capitalisation des acquis et la gestion des
savoirs générés tout au long de la mise en œuvre du Programme. Cet aspect sera exécuté sous la
coordination du Responsable en Suivi-Evaluation et Gestion des Savoirs; et sera guidé par la
stratégie de gestion des savoirs et le plan de communication qui seront élaborés par un
prestataire au démarrage du Programme. Le concept consiste à créer une chaîne de valeur entre le
suivi-évaluation, la gestion des savoirs, et la communication pour collecter, capitaliser et valoriser au
mieux, avec l’aide de supports et de technologies appropriés, les données et informations générées
par les activités du Programme.
116 Dans le cadre de la collecte, une bibliothèque électronique sera mise en place pour stocker
tous les documents pertinents relatifs au Programme tels que les documents d’orientation stratégique,
les documents de projet, les documents sur les régions d’intervention, les documents sur les filières,
les rapports de progrès, ainsi que tous les autres études et documents thématiques élaborés au cours
de la mise en œuvre. Un système d’inventaire des bonnes pratiques, de repérage des connaissances
locales et des innovations sera également mis en place et diffusé par des bulletins d’information, des
documentaires et sur le site web du Programme.

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Côte d’Ivoire
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117 Pour la diffusion et la collecte, les outils à utiliser seront développés en fonction des différents
types de cibles et des différents objectifs de communication. La stratégie de gestion des savoirs et le
plan de communication permettront de préciser les différents produits de communication à
développer. Le site Web du PADFA élaboré dès le démarrage du Programme sera le premier outil qui
permettra de partager les informations relatives aux réalisations, expériences et acquis du
Programme avec une large audience. Des rapports annuels, bulletins semestriels, documentaires et
d’autres produits de communication seront produits pour montrer l’évolution des interventions du
Programme et ses impacts.
118 La communication entre les acteurs visant à partager les meilleures pratiques et les
connaissances recueillies sera assurée à travers des groupes d’échanges thématiques, des routes
et visites d’échanges, des ateliers nationaux et régionaux, etc. Des mécanismes de communication
avec les bénéficiaires en amont, tout au long et en aval des interventions seront développés. Les
savoirs générés par le Programme permettront ainsi d’améliorer les interventions des projets en
cours, de soutenir la conception de nouveaux projets et la participation aux dialogues politiques sur
les thématiques pouvant toucher l’amélioration de l’environnement économique des filières (politiques
filières inclusives, promotion des produits locaux et développement des normes, politique
commerciale et tarifaire, etc.).

D. Gestion financière, passation des marchés et gouvernance


119 Les fonds du Programme seront gérés selon les procédures en vigueur en Côte d’Ivoire ainsi
que celles du FIDA en matière de gestion financière et administrative des Programmes. Les
procédures de gestion administrative et financière seront détaillées dans la lettre à l’emprunteur et
dans le manuel de gestion administrative et financière du Programme. Le suivi de la réalisation du
Programme s'appuiera sur une organisation comptable efficace et sur un contrôle de gestion
rigoureux et informatisé avec l’utilisation du logiciel approprié selon les normes du FIDA. Outre la
supervision de la production des états comptables et financiers, le Responsable administratif et
financier (RAF), veillera à la régularité des opérations de gestion et à l'utilisation rationnelle du
patrimoine du Programme. Il supervisera directement la gestion au niveau de la cellule de Bouaké.
120 Pour faciliter les décaissements du prêt FIDA et l'exécution du Programme, l’Emprunteur
ouvrira au nom du Programme un compte désigné dans une banque commerciale à Abidjan, à la
satisfaction du FIDA pour recevoir les fonds extérieurs. L’UCP basée à Korhogo et la cellule de
Bouaké disposeront respectivement d'un compte Programme et d'un compte de régie d'avance qui
serviront à financer les dépenses de fonctionnement et d’investissement prévues dans le PTBA.
121 L’Emprunteur sélectionnera, par appel compétitif et avec l’accord préalable du FIDA, des
auditeurs externes pour procéder à la fin de chaque année fiscale à l’audit des comptes du PADFA.
L’audit externe doit être mené suivant des standards internationaux d’audit et conformément aux
procédures et critères précisés dans les “Directives relatives à l’audit des Programmes (à l’usage des
emprunteurs)” du FIDA. Dans la logique du Programme unique d’intervention coordonné et géré par
le même dispositif institutionnel, le PADFA utilisera les mêmes procédures de passation des marchés
que le PROPACOM et le PROPACOM Ouest en cours.
122 Au démarrage du programme, le Plan de Passation de Marchés relatif aux dix-huit premiers
mois de mise en œuvre sera actualisé par l’Unité de coordination du Programme et soumis à non
objection du FIDA. Le FIDA supervisera les opérations de passation de marché du Bénéficiaire afin
de s’assurer que les fonds sont utilisés aux fins stipulées dans l’accord de financement, en tenant
compte des principes d’économie, d’efficience et d’équité sociale.

E. Supervision
123 La supervision du PADFA sera assurée directement par le FIDA, à raison de deux missions de
supervision par an avec la participation des membres du COP et du CAST. Compte tenu des
difficultés souvent rencontrées au démarrage des projets, la première supervision sera

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essentiellement consacrée à appuyer le démarrage du Programme dans les aspects relatifs à la


préparation du premier PTBA - y compris le PPM de 18 mois, à la préparation des termes de
référence des études de base et des dossiers d’appel d’offres.. Les missions de supervision porteront
une attention particulière sur les progrès réalisés vers l’atteinte des résultats et des impacts, sur les
éléments institutionnels et techniques déterminants de la réussite du Programme ainsi que sur les
contraintes. Des missions d’appui spécifiques seront effectuées en fonction des besoins.

F. Identification et atténuation des risques


124 Les principaux risques pour le PADFA sont liés au (i) instabilité macro-économique, (ii)
résurgence des troubles socio-politiques, (iii) capacités techniques de mise en œuvre; (iv) faibles
mesures incitatives des opérateurs privés; et (v) variations climatiques. Des mesures d’atténuation
des risques techniques comprennent: (i) mise en œuvre par étapes; (ii) renforcement de l’UCP et du
CAST et accompagnement de proximité (iii) assistance technique nationale et internationale pour le
démarrage (manuels d’opérations et des procédures) et la mise en œuvre (iv) développement des
partenariats stratégiques et contractualisation des prestataires des services, et (v) synergies avec les
autres projets et programmes. Les tests de sensibilité réalisés dans le cadre de l’analyse économique
et financière montrent que le projet reste rentable malgré une réduction des bénéfices due aux
principaux risques (voir Appendice 9).
Tableau 4. Matrice des risques du PADFA
Risques Conséquences potentielles Mesures d’atténuation Sévérité Probabilité
Instabilité macro- Baisse des exportations et des prix de la Promotion et marketing et développement des
économique mangue sur le marché mondial circuits de commercialisation domestique
Compétition avec les importations de riz et Amélioration de la compétitivité (qualité) des
des légumes (oignon, tomates) filières locales Moyen Moyen
Baisse des investissements
Faible compétitivité au niveau régional
Faible capacité d’achat des populations
Résurgence des troubles Des crises politiques, mutineries et grèves Décentralisation des activités au niveau des
socio-politiques sont généralisées à l’approche des élections régions; Autonomisation de prise de décision
et après les élections 2020. et de mise en œuvre, Renforcement des
Les conditions sécuritaires de la zone du capacités et professionnalisation des
projet limitent les missions de supervision sur plateformes régionales multi-acteurs Moyen Moyen
le terrain
Interruption de la mise en œuvre du
Programme
Baisse des investissements
Faibles mesures Faibles niveaux de bancarisation et accès au Facilitation d’accès au Fonds de
incitatives pour les crédit et financement Non financement des développement des chaînes de valeur et de
partenariats publics- besoins en équipement, fonds de roulement promotion de l’agriculture contractuelle par le
privés-producteurs. Gouvernement
Mise en place des mécanismes de Moyen Moyen
financements à couts partagés; synergies
avec les autres partenaires au
développement; mise en relation avec les
institutions financières
Faibles capacités Faibles capacités techniques du personnel du Recrutement compétitif du personnel clé par
techniques et Programme un cabinet privé et accompagnement de
managériales, pour la Retards importants dans le démarrage et mise proximité
mise en œuvre et le suivi en œuvre du projet. Mise en place du Comité d’appui et suivi
du projet Faible performance des indicateurs du projet technique
Absence ou faiblesse de l’offre en prestation Assistance technique nationale et
de service sur les aspects innovants du projet internationale pour le démarrage (manuels
Mauvaise qualité des services d’opérations et des procédures) Fort Moyen
Instabilité de l’Unité de coordination et de Recours à des professionnels du secteur privé
gestion du Programme dans les missions de supervision périodique
du Programme
Partenariats stratégiques et contractualisation
des prestataires des services
Renforcement des capacités des partenaires
stratégiques et prestataires des services

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Risques Conséquences potentielles Mesures d’atténuation Sévérité Probabilité


Supervision et suivi de proximité par le Bureau
FIDA
Capture des activités et Opérationalisation des systèmes de
interventions du projet par redevabilité et responsabilisation sociales, y
les élites, corruption et compris (i) élaboration participative des
détournement par les budgets des activités et subventions du
élites et exclusion sociale Programme ; (ii) affichage public and compte
rendu public des financements et des
dépenses effectuées ; (iii) suivi participatif et
traçage des dépenses des OP ; (iv)
amélioration de la visibilité communautaire
des dotations du Programme ; (v)
renforcement des aspects d’interface et
collecte des plaintes et des préoccupations.

Opérationnalisation de la stratégie de ciblage


géographique, ciblage direct et auto ciblage et
la mise en place des mesures de facilitation et
d’autonomisation des femmes et des jeunes.
Aléas climatiques Faible productivité à l’amont des filières. Vulgarisation de techniques d’agriculture
défavorables) climato-intelligente
Information, éducation et communication
Faible Fort
environnementale
Mesures de sauvegarde environnementales
Valorisation des déchets et des sous-produits

G. Durabilité
125 La durabilité des impacts attendus du PADFA découle principalement de ses principes et
approches de mise en œuvre. Les approches chaîne de valeur et dynamique entrepreneuriale
promues par le PADFA permettront de toucher l’ensemble des acteurs et de créer des partenariats
commerciaux au-delà des activités et de a durée du Programme. La durabilité sera également
assurée par le développement de l’entreprenariat agricole et des modèles d’affaires inclusifs visant à
conjuguer les efforts et les financements assurant à la fois la durabilité financière et l’inclusion sociale.
Le PADFA contribuera fortement au développement d'opportunités économiques et à la diversification
des sources de revenus grâce aux activités de transformations agroalimentaires. Les appuis devront
nécessairement s'inscrire dans le cadre de plans d'affaires et être différenciés selon la filière, le
maillon et le niveau de maturité des OPA.
126 La stratégie de ciblage vise à assurer l’inclusion des femmes et des jeunes ruraux (15 - 35 ans)
et des petites exploitations familiales dans les différents maillons de la chaîne de valeur des trois
filières et leur accès aux facteurs de production et aux connaissances. La création d’emplois pour les
femmes et les jeunes au sein des filières permettra de diversifier et renforcer leurs moyens
d’existence, d'augmenter leurs revenus et contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition. Les activités d’éducation nutritionnelle, d’information-éducation-communication devraient
résulter à un changement des comportements, d’attitudes et pratiques pour la bonne nutrition,
l’hygiène et la protection de l’environnement.
127 Le PADFA s’inscrit dans les priorités nationales du PND et du PNIA et appuiera les stratégies
régionales de développement. Les actions du PADFA auront un rôle catalytique dans la diffusion des
normes de qualité et des prix, la facilitation des relations commerciales entre les différents acteurs,
l’accès aux services financiers, et le développement de 4P. Le PADFA renforcera les capacités
techniques et matérielles des services techniques publics et des opérateurs de proximité et des OPA
pour porter à plus grande échelle les innovations du Programme Les résultats probants seront mis à
l’échelle par les acteurs des filières, notamment pas les opérateurs privés et les OP.
128 Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B. Une note SECAP a été préparée
(Annexe 13). Le PADFA s’inscrira dans la stratégie adoptée par la Côte d’Ivoire pour la lutte contre le

36
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

changement climatique. La gestion et le recyclage des déchets agricoles liés à la transformation


contribueront à créer des revenus et des emplois, voire même créer une nouvelle filière plus
particulièrement chez les jeunes et femmes. La production de biogaz permettra une réduction
importante des déchets (mangue et riz) tout en assurant une source d’énergie moins couteuse et plus
verte.

IV. Coûts, financement, avantages et durabilité du programme


A. Coûts par composante
129 Les coûts totaux du projet, sur une période de sept ans, y compris les provisions pour imprévus
physiques et pour hausse des prix, s'élèvent à 43,8 milliards de F CFA, équivalant à 71,8 millions
d’US$. Les coûts de base sont de 40,6 milliards de F CFA (66,6 millions d’US$). Les coûts de base du
projet par composante se présentent comme suit: Valorisation des Produits Agricoles: 30,2 millions
d’US$ soit 45 pourcent du coût de base total et Amélioration de l'Offre des Produits Agricoles: 27,1
millions d’US$ soit 41 pourcent du coût de base total. La coordination, suivi-évaluation et gestion des
savoirs du PADFA sont estimées à 9,3 millions d’US$ soit 14 pourcent du coût de base total. Le
tableau ci-dessous donne le détail de la répartition du coût du projet par composante et sous-
composante.
Tableau 5: Coût du projet par composante
République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) % % Total
Com ponents Project Cost Sum m ary (F CFA Billion) (US$ '000) Foreign Base
Local Foreign Total Local Foreign Total Exchange Costs
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 4.3 1.4 5.7 7,059 2,353 9,412 25 14
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 8.6 4.1 12.7 14,064 6,686 20,750 32 31
Subtotal 12.9 5.5 18.4 21,123 9,039 30,161 30 45
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 9.4 4.3 13.7 15,446 6,992 22,438 31 34
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 2.1 0.7 2.8 3,465 1,151 4,615 25 7
Subtotal 11.5 5.0 16.5 18,911 8,143 27,054 30 41
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 3.6 0.3 3.9 5,870 485 6,354 8 10
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 1.4 0.4 1.8 2,279 701 2,980 24 4
Subtotal 5.0 0.7 5.7 8,148 1,186 9,334 13 14
Total BASELINE COSTS 29.4 11.2 40.6 48,182 18,367 66,549 28 100
Physical Contingencies 0.4 0.1 0.5 666 222 887 25 1
Price Contingencies 1.9 0.7 2.7 3,185 1,183 4,368 27 7
Total PROJECT COSTS 31.7 12.1 43.8 52,033 19,772 71,805 28 108

130 Le plan de financement du projet se présente comme suit : (i) FIDA pour un total de 18,5
millions d’US$, correspondant à 25,8% du coût total; (ii) OFID pour un total de 20,0 millions d’US$,
soit 27,9% du coût total; (iii) le Gouvernement pour 4,2 millions d’US$, soit 5,9% du coût total; (iv) les
bénéficiaires pour 10,2 millions d’US$, soit 14,3% du coût total, et un écart de financement de 18,9
millions d’US$, soit 26,3% du coût total. Le tableau ci-dessous présente le plan de financement du
projet par composante et sous-composante du coût total.
Tableau 6: Plan de financement du projet par composante
République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Com ponents by Financiers Local
(US$ '000) FIDA Financing Gap OFID Bénéficiaires Le Gouvernem ent Total For. (Excl. Duties &
Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Exch. Taxes) Taxes
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 963 9.2 979 9.4 8,492 81.4 - - 0 - 10,433 14.5 2,608 7,825 -
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 5,908 26.6 4,162 18.7 2,203 9.9 7,671 34.5 2,304 10.4 22,248 31.0 7,166 12,778 2,304
Subtotal 6,871 21.0 5,140 15.7 10,695 32.7 7,671 23.5 2,304 7.1 32,681 45.5 9,774 20,603 2,304
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 5,274 21.8 5,489 22.6 9,306 38.4 2,490 10.3 1,682 6.9 24,240 33.8 7,519 15,040 1,682
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 1,632 33.1 3,175 64.4 - - 78 1.6 50 1.0 4,934 6.9 1,227 3,657 50
Subtotal 6,906 23.7 8,664 29.7 9,306 31.9 2,567 8.8 1,731 5.9 29,174 40.6 8,746 18,697 1,731
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 3,366 49.7 3,236 47.8 - - - - 166 2.5 6,768 9.4 504 6,098 166
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 1,358 42.7 1,816 57.1 - - - - 9 0.3 3,182 4.4 748 2,425 9
Subtotal 4,723 47.5 5,052 50.8 - - - - 175 1.8 9,950 13.9 1,253 8,523 175
Total PROJECT COSTS 18,500 25.8 18,856 26.3 20,000 27.9 10,238 14.3 4,211 5.9 71,805 100.0 19,772 47,822 4,211

131 La répartition des financements attendus du FIDA par catégorie de dépenses se présente
comme suit.

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Côte d’Ivoire
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Tableau 7: Financements FIDA par catégorie de dépenses

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Expenditure Accounts by Financiers
(US$ '000) FIDA
Am ount %
I. Investm ent Costs
A. TRAVAUX/GENIE RURAL 726 3.7
B. VEHICULES 480 77.0
C. EQUIPEMENTS & MATERIELS 2,087 11.8
D. FORMATIONS & ATELIERS 2,622 40.4
E. CONSULTATIONS 2,320 41.6
F. BIENS & SERVICES & INTRANTS 3,698 35.0
G. DONS & SUBVENTIONS 4,327 78.0
Total Investm ent Costs 16,261 24.5
II. Recurrent Costs
A. SALAIRES & INDEMNITES 1,629 40.8
B. COUTS DE FONCTIONNEMENT 610 41.2
Total Recurrent Costs 2,239 40.9
Total PROJECT COSTS 18,500 25.8

Tableau 8: Ecart de financement

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Expenditure Accounts by Financiers
(US$ '000) Financing Gap
Am ount %
I. Investm ent Costs
A. TRAVAUX/GENIE RURAL 717 3.6
B. VEHICULES - -
C. EQUIPEMENTS & MATERIELS 2,452 13.9
D. FORMATIONS & ATELIERS 3,855 59.4
E. CONSULTATIONS 1,995 35.7
F. BIENS & SERVICES & INTRANTS 5,380 50.9
G. DONS & SUBVENTIONS 1,221 22.0
Total Investm ent Costs 15,620 23.5
II. Recurrent Costs
A. SALAIRES & INDEMNITES 2,364 59.2
B. COUTS DE FONCTIONNEMENT 872 58.8
Total Recurrent Costs 3,236 59.1
Total PROJECT COSTS 18,856 26.3

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale

132 La répartition des financements attendus de l’OFID par catégorie de dépenses se présente
comme suit.
Tableau 9: Financements OFID par catégorie de dépenses

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Expenditure Accounts by Financiers
(US$ '000) OFID
Am ount %
I. Investm ent Costs
A. TRAVAUX/GENIE RURAL 15,942 80.4
B. VEHICULES - -
C. EQUIPEMENTS & MATERIELS 2,778 15.7
D. FORMATIONS & ATELIERS 3 -
E. CONSULTATIONS 1,246 22.3
F. BIENS & SERVICES & INTRANTS 31 0.3
G. DONS & SUBVENTIONS - -
Total Investm ent Costs 20,000 30.2
II. Recurrent Costs
A. SALAIRES & INDEMNITES - -
B. COUTS DE FONCTIONNEMENT - -
Total Recurrent Costs - -
Total PROJECT COSTS 20,000 27.9

133 La répartition des dépenses du projet par an se présente comme suit.


Tableau 10: Dépenses du projet par an et par catégorie de dépenses
République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Project Com ponents by Year -- Totals Including Contingencies
(US$ '000) Totals Including Contingencies
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 270 488 2,896 3,005 2,936 523 315 10,433
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 508 5,166 6,028 4,820 3,533 1,683 510 22,248
Subtotal 778 5,654 8,924 7,824 6,470 2,206 825 32,681
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 584 3,222 8,116 8,690 1,253 1,820 555 24,240
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 81 1,115 1,093 1,219 569 559 298 4,934
Subtotal 665 4,336 9,209 9,909 1,822 2,379 853 29,174
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 1,589 789 805 821 1,120 921 723 6,768
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 725 329 308 544 401 346 529 3,182
Subtotal 2,314 1,118 1,113 1,365 1,521 1,267 1,252 9,950
Total PROJECT COSTS 3,757 11,109 19,245 19,098 9,813 5,853 2,930 71,805

B. Résumé des avantages et analyse économique


Analyse financière
134 L’analyse a été axée sur les impacts découlant des activités principales transformation (riz et
mangue) et de production (filières riz, maraîchage et mangue). Les bénéfices financiers ont été
analysés pour les activités de transformation de riz (décorticage amélioré, mini-rizerie améliorée,
nouvelle mini-rizerie, étuvage), séchage moderne de la mangue, et transformation industrielle de la
mangue. L’analyse s’est également étendue aux différents modèles de production, notamment deux
types de riziculture (riz de plateau et riz irrigué), le maraîchage mixte (tomates, aubergines, piment et
gombo) et la plantation de mangue. Les avantages résultant de la commercialisation améliorée se
reflètent dans tous ces modèles. La rentabilité financière des différents modèles de valorisation et de
27
production est présentée dans le tableau 9 ci-dessous:

27
Le modèle de transformation industrielle de mangue sera élaboré durant la deuxième mission de formulation qui permettra
de recueillir des données plus détaillées et complètes.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Tableau 9: Résumé des modèles économiques du PADFA


TRI VAN VAN Ratio
Modèles
(financier) (@10%, FCFA) (@10%, USD) B/C
Unité de décorticage améliorée 15% 2,164,377 3,548 1.02
Mini-rizerie améliorée 54% 95,574,167 156,679 1.06
Valorisation
Mini-rizerie nouvelle 52% 110,664,037 181,416 1.05
(transformation et
Étuvage 26% 6,311,435 10,347 1.22
commercialisation)
Unité de séchage mangue (1 séchoir) 19% 17,080,661 28,001 1.30
Transformation industrielle mangue 75% 6,248,523,178 10,243,481 1.43
Riz pluvial 578,419 948 1.09
Riz irrigué 1,868,787 3,064 1.62
Production
Maraîchage mixte 25% 1,307,086 2,143 1.45
Mangue 44% 360,743 591 1.59

135 Activités de transformation de riz. Pour capitaliser sur l’augmentation des productions de riz, le
Programme propose d’augmenter la capacité de transformation du riz à travers l’amélioration du
plateau technique de 100 décortiqueuses existantes (capacité 0.5 T/h) et 20 mini-rizeries existantes
(capacité 2 T/h) et appuyer la création 10 mini-rizeries additionnelles (capacité 2 T/h), avec des
plateaux techniques modernes. Ces équipements complémentaires permettront une augmentation de
la quantité de riz usiné, une amélioration du taux d’usinage et du prix du riz usiné. En plus de
décorticage du riz, le programme appuiera également la mise à l'échelle de l’étuvage du riz, qui a été
soutenu par le PPAAO et il est déjà pratiqué dans certaines régions. Pour la décortiqueuse améliorée,
la VAN est de 2,2 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,02 et le TRI est de 15%. Pour la
mini-rizerie améliorée, la VAN est de 95,6 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,06 et le TRI
est de 54%. Pour la mini-rizerie nouvelle, la VAN est de 95,7 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts
est de 1,04 et le TRI est de 49%. La rentabilité financière pour l’unité d’étuvage est positive: la VAN
est de 6,3 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,22 et le TRI est de 26%.
136 Séchage de mangue. Parce que la filière mangue a un taux de pertes poste-récolte important
(40%), en plus d’appuyer le potentiel pour l’exportation, le Programme va aussi appuyer la
valorisation de la mangue à travers le séchage. Le Programme va financer à coûts partagés à l’achat
de sept unités de séchage moderne. Chaque unité aura une capacité de 180 tonnes de mangues
fraiches (120 tonnes pour la première année), ce qui permettra de produire 15 tonnes de mangue
sèche. L’unité emploiera environ 65 personnes et sera opérationnelle 3 mois par an lors de la saison
de récolte des mangues. La rentabilité financière pour l’unité de séchage de mangue est positive. La
VAN est de 17,1 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,30 et le TRI est de 19%.
137 Transformation industrielle de la mangue. L'investissement clé pour la filière mangue est la
création d'une unité de transformation de la mangue moderne, avec une grande capacité (2,5 t/h à 5
t/h) à transformer les fruits en purée et de nectar. Cet investissement serait déterminé par une
demande de marché clairement articulée pour les produits de la mangue. Le modèle repose sur
plusieurs hypothèses qui seront testées dans l'étude de faisabilité. La rentabilité financière pour l’unité
de transformation industrielle est très positive. La VAN est de 12 980 millions FCFA, le ratio
bénéfices/coûts est de 1,77 et le TRI est de 97%.
138 Analyse économique des pistes rurales. Complétant l’appui à la production et à la valorisation
des produits agricoles, le programme investira également dans la réhabilitation de 300 km de routes
rurales pour désenclaver les bassins de production prioritaires et faciliter la commercialisation des
produits des filières ciblées. La remise en état des pistes entraîne des effets positifs directs et
indirects sur les populations et les économies locales, au-delà du cadre des filières appuyées par le
projet. L’analyse menée sur la base des hypothèses mentionnées en Appendice 10 aboutit à un taux
de rentabilité économique de 15% et une VAN de 30,7 millions FCFA. Ceci est en phase avec les
conclusions de plusieurs études sur la rentabilité des investissements dans des infrastructures
similaires.

40
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Tableau 10. Résultats économiques de l’analyse des pistes


Bilan économique
Taille moyenne du tronçon de piste (Km) 10
Linéaire total (Km) 300
Bénéfice additionnel par Km/an (millions de FCFA) 44.2
TRI économique pour les 300 Km (20 ans) 15%
VAN économique pour les 300 Km (20 ans; @ 8% millions de FCFA) 30,676

139 Filière rizicole. Pour la production rizicole, le Programme appuiera l’utilisation de semences
améliorées, l’adoption à grande échelle des bonnes pratiques et l’accès à intrants, ainsi que la
mécanisation de l’agriculture et la réhabilitation des bas-fonds. L’analyse indique une rentabilité
financière positive pour les deux modèles de production. Les producteurs rizicoles pourront améliorer
leur situation financière en adoptant l’un des modèles de production proposés par le Programme. La
valeur actuelle nette (VAN) est de 0,6 millions FCFA pour le riz pluvial et de 1,9 millions FCFA pour le
riz irrigué et le ratio bénéfices/coûts est 1,09 pour le riz pluvial et 1,62 pour le riz irrigué.
140 Filière maraîchère. Comme pour le riz, les rendements pour le maraîchage sont au deçà de
leur potentiel. Les résultats financiers indiquent une rentabilité financière très satisfaisante pour ce
modèle de production. La valeur actuelle nette (VAN) est de 1,3 millions FCFA et le ratio
bénéfices/coûts est de 1,45.
141 Filière mangue. Étant donné son importance dans le nord du pays et le peu de support pour la
production de la mangue, la filière mangue sera aussi appuyée par le Programme, principalement à
travers des campagnes de lutte contre les mouches des fruits et l’appui conseil pour la gestion
écologique des vergers de mangue. L’augmentation de la production vendable sera graduelle, de
10% la première année, de 15% la deuxième année, de 20% la troisième année et de 25% la
quatrième année (comparé à la situation sans Programme). L’analyse indique une rentabilité
financière satisfaisante pour ce modèle de production. La VAN est de 0,4 millions FCFA et le ratio
bénéfices/coûts est de 1,59.
142 Résultats économiques et analyse de sensibilité. Le taux de rentabilité interne économique
(TRIE) du Programme s'établit à 21,5% et la valeur actuelle nette (VAN), au coût d’opportunité du
capital de 8%, s'élève à 25,9 milliards de FCFA, soit 40,9 millions d’USD. Ce résultat est très
satisfaisant, d’autant plus que certains bénéfices n'ont pas pu être pris en compte dans les calculs en
raison de l’insuffisance de données pour leur évaluation. Les bénéfices qui ne sont pas reflétés dans
le TRIE comprennent notamment l'amélioration des conditions de vie et de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle, grâce à l’accroissement des revenus et des disponibilités alimentaires, les
conséquences de l’amélioration des circuits de commercialisation, les impacts des compétences
transmises via les formations sur d’autres types d’activités économiques exercées par les
bénéficiaires et des effets multiplicateurs sur les acteurs des secteurs en amont (fournisseurs
d’intrants, équipements, services) et en aval (transformateurs, commerçants) des filières, dont les
femmes et les jeunes.
143 L’analyse de sensibilité indique une bonne robustesse des résultats obtenus. Même dans
l’hypothèse plus pessimiste d’une baisse des revenus de 30%, d’une hausse des coûts de 50%, d’un
retard des bénéfices de quatre ans ou d’une hausse des prix des productions de 20%, le taux de
rentabilité économique reste supérieur au coût d’opportunité du capital. Le calcul des switching values
indique que la rentabilité économique du Programme ne serait nulle que dans les cas où les
bénéfices du Programme diminueraient d’au moins 53% ou que le coût du Programme augmenterait
d’au moins 112%.

41
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale

Tableau 11. Résumé des analyses de sensibilité

VAN (8,0%)
Scénarios TRIE
milliard FCFA million USD
Cas de base 21.5% 25.9 40.9
Coûts + 10% 19.6% 23.6 37.2
Coûts + 20% 18.0% 21.3 33.6
Coûts + 50% 13.8% 14.3 22.6
Revenus - 10% 19.4% 21.0 33.1
Revenus - 20% 17.2% 16.1 25.4
Revenus - 30% 13.0% 8.9 14.0
Bénéfices retardés d'1 an 18.0% 21.0 33.1
Bénéfices retardés de 2 ans 15.4% 16.4 25.9
Bénéfices retardés de 3 ans 13.3% 12.2 19.3
Bénéfices retardés de 4 ans 11.5% 8.3 13.1
Taux d'adoption - 10% 19.4% 21.2 33.5
Taux d'adoption - 20% 17.2% 16.5 26.1
Prix des productions - 10% 16.5% 15.7 24.8
Prix des productions - 20% 11.1% 5.6 8.8
Prix des intrants + 10% 18.9% 21.0 33.1
Prix des intrants + 20% 16.3% 16.1 25.4

C. Durabilité
144 La durabilité des impacts attendus du PADFA découle principalement de ses principes et
approches de mise en œuvre. Les approches chaîne de valeur et dynamique entrepreneuriale
promues par le PADFA permettront de toucher l’ensemble des acteurs et de créer des partenariats
commerciaux au-delà des activités et de la durée du Programme. La durabilité sera également
assurée par le développement de l’entreprenariat agricole et des modèles d’affaires inclusifs visant à
conjuguer les efforts et les financements assurant à la fois la durabilité financière et l’inclusion sociale.
Le PADFA contribua fortement au développement d'opportunités économiques et à la diversification
des sources de revenus grâce aux activités de transformations agroalimentaires. Les appuis devront
nécessairement s'inscrire dans le cadre de plans d'affaires et être différenciés selon la filière, le
maillon et le niveau de maturité des OPA.
145 La stratégie de ciblage vise à assurer l’inclusion des femmes et des jeunes ruraux (15 - 35 ans)
et des petites exploitations familiales dans les différents maillons de la chaîne de valeur des trois
filières et leur accès aux facteurs de production et aux connaissances. La création d’emplois pour les
femmes et les jeunes au sein des filières permettra de diversifier et renforcer leurs moyens
d’existence, d'augmenter leurs revenus et contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition. Les activités d’éducation nutritionnelle, d’information-éducation-communication devraient
résulter à un changement des comportements, d’attitudes et pratiques pour la bonne nutrition,
l’hygiène et la protection de l’environnement.
146 Le PADFA s’inscrit dans les priorités nationales du PND et du PNIA et appuiera les stratégies
sectorielles et régionales de développement. Les actions du PADFA auront un rôle catalytique dans la
diffusion des normes de qualité et des prix, la facilitation des relations commerciales entre les
différents acteurs, l’accès aux services financiers, et le développement de 4P. Le PADFA renforcera
les capacités techniques et matérielles des services techniques publics et des opérateurs de
proximité et des OPA pour porter à plus grande échelle les innovations du Programme Les résultats
probants seront mis à l’échelle par les acteurs des filières, notamment pas les opérateurs privés et les
OP.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale

147 Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B. Une note SECAP a été préparée
(Annexe 13). Le PADFA s’inscrira dans la stratégie adoptée par la Côte d’Ivoire pour la lutte contre le
changement climatique. La gestion et le recyclage des déchets agricoles liés à la transformation
contribueront à créer des revenus et des emplois, voire même créer une nouvelle filière plus
particulièrement chez les jeunes et femmes. La production de biogaz permettra une réduction
importante des déchets (mangue et riz) tout en assurant une source d’énergie moins couteuse et plus
verte.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural


A. Contexte et priorités nationales
1 La Côte d’Ivoire est sortie d’une décennie de crise sociopolitique et économique en 2011 et a
rapidement renoué avec la stabilité et le développement économique. Après cinq ans de forte
expansion économique avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 8,5 pourcent par
an en moyenne entre 2012 et 2015, et de 7,9% en 2016, les perspectives à court terme restent
favorables avec un taux de croissance du PIB prévu qui devrait graduellement converger autour de
7,5 pourcent en 2019. Ce taux de croissance a été le deuxième le plus rapide en Afrique sub-
Saharienne, dépassant la moyenne africaine de 6 pourcent qui n’a atteint que 1,5 pourcent selon les
estimations de la Banque mondiale. Bien qu'ayant baissé entre 2008 et 2015, le taux de pauvreté
28
reste toujours élevé (46,3 pourcent) sur une population totale de 22,7 millions habitants et en
majorité jeune (77,7 pourcent de moins de 35 ans).
2 Une des préoccupations fondamentales pour le Gouvernement de Côte d’Ivoire est de
maintenir son économie sur la trajectoire de croissance accélérée et durable, et de la rendre plus
inclusive afin de réduire significativement les inégalités. Ainsi, le Gouvernement a adopté un nouveau
Programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020 avec la vision de faire
accéder le pays au rang des économies émergentes en 2020, avec une réduction substantielle du
taux de pauvreté. Le PND accorde une priorité au secteur agricole car le développement économique
de la Côte d'Ivoire est basé sur l'agriculture. Le secteur agricole représente 22 pourcent du PIB, plus
de 50 pourcent des recettes d'exportations et les deux tiers des sources d'emploi et de revenu de la
population. Cependant, en 2016, la production de toutes les cultures de rente a baissé de 18.5
pourcent entrainant la baisse d’environ 0,4 pourcent du PIB. Ceci démontre le besoin de diversifier les
productions agricoles et de rendre l’agriculture ivoirienne plus compétitive et plus rémunératrice pour
les producteurs.
3 La mise en œuvre du PND dans le secteur agricole s’appuie depuis 2012 sur le Programme
national d’investissement agricole (PNIA) 2010-2015. Le PNIA reposait sur six programmes
majeurs dont quatre sont directement liés au présent Programme: (i) l’amélioration de la productivité
et de la compétitivité des productions agricoles; (ii) le développement des filières; (iii) l’amélioration de
la gouvernance du secteur agricole; et (iv) le renforcement des capacités des parties prenantes au
développement de l’agriculture. En trois ans de mise en œuvre effective du PNIA, les résultats
globaux ont été estimés satisfaisants: (i) une augmentation des revenus des producteurs de 20
pourcent pour les cultures de rente et de 88 pourcent pour les cultures vivrières; (ii) une augmentation
des taux de croissance 35,35 pourcent pour la volaille; (iii) environ 1 235 000 emplois générés; (iv)
l’adoption de la Loi d’orientation agricole (LOA) et de la loi portant Code Forestier, et (v) plus de 50
pourcent des financements ont été réalisés, mais avec une faible contribution de l’Etat.
4 Le processus de formulation du PNIA de deuxième génération (2016-2025) a été lancé en
octobre 2016 et devrait s’achever en octobre 2107. Ce PNIA de 2ème génération s’inscrit dans
l’objectif Faim Zéro à l’horizon 2025 suite à la Déclaration de Malabo des Chefs d’Etats de l’Union
Africaine et en conformité avec la politique agricole de la Communauté économique de
développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le cadre du Programme détaillé de
développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA). Le PNIA de 2ème génération intégrera
également les Objectifs de développement durable (ODD) et d’autres engagements pris dont les
accords de la 21ème Conférence des parties sur les changements climatiques (COP 21).
5 La coordination de la mise en œuvre du PNIA est assurée par le MINADER qui dispose de
plusieurs services techniques dont l’Agence nationale de développement rural (ANADER), le Centre
national des recherches agronomiques (CNRA), le Fonds interprofessionnels pour la recherche et le
conseil agricoles (FIRCA), l’Office national de développement de la riziculture (ONDR), l’Office de la

28
Estimée à 24,3 million en 2016

1
Côte d’Ivoire
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

commercialisation des produits vivriers (OCPV). Le PNIA s’appuie sur les stratégies sous-sectorielles:
la Stratégie nationale de développement des cultures vivrières autres que le riz (SNDCV), la Stratégie
nationale de développement de la riziculture (SNDR), le Plan national multisectoriel de nutrition
(PNMN) 2016-2020, la Stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques, etc.
6 La mise en œuvre des interprofessions est une des priorités du Gouvernement. Les
organisations professionnelles agricoles et les interprofessions qui regroupent les différents
maillons d’une même filière se sont multipliées ces dernières années. Des interprofessions,
fédérations, collèges, syndicats et coopératives de producteurs et de commerçants existent et
constituent un cadre privilégié de dialogue entre les acteurs des filières agricoles et le Gouvernement.
Elles comprennent l’Association nationale des organisations des professionnelles agricoles de Côte
d’Ivoire (ANOPA-CI) qui regroupe la totalité des filières agricoles ivoiriennes, l'Association pour le
développement des cultures vivrières intensives (ADCVI), la Fédération nationale des coopératives
du vivrier en Côte d’Ivoire (FENACOVICI), la Fédération nationale des riziculteurs de Côte d’Ivoire
(FENARIZ-CI), l’Organisation centrale des producteurs et exportateurs d’ananas, bananes et
mangues (OCAB), le Centre interprofessionnel des fruits et légumes (CIFEL), l’Interprofession de
l’oignon de Côte d’Ivoire (IOCI). Comme dans les autres pays membres de l’OHADA, depuis
l’adoption de l’acte uniforme en 2011, les coopératives doivent se conformer au modèle de statuts
pour les coopératives simplifiées ou avec conseil d’administration.
7 Les structures privées et les opérateurs privés se structurent et jouent un rôle capital dans la
compétitivité de l’agriculture ivoirienne. Il s’agit des moyennes et grandes exploitations agricoles
modernes, des entreprises agroalimentaires de conditionnement et de transformation, des
exportateurs et importateurs, des institutions financières, des fournisseurs d’intrants, des entreprises
de logistique et de transport, ainsi que des prestataires des services connexes.
8 Le secteur agricole de la Côte d’Ivoire bénéficie d’un appui technique et financier de
plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux, notamment la Banque mondiale, la Banque
africaine de développement, l’Union européenne, le Fonds international de développement agricoles
(FIDA), les agences spécialisées des Nations Unies et d’autres organisations internationales qui se
réunissent au sein du Groupe des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de
l’agriculture, développement rural et environnement qui compte une douzaine des membres actifs. Le
FIDA intervient en Côte d’Ivoire depuis 1981, à travers plusieurs projets dont le Projet d’Appui à la
Production Agricole et à la Commercialisation (PROPACOM), qui se clôture en mars 2018, et le
PROPACOM Ouest qui a débuté en 2014.

B. Justification
9 Les projets de développement agricole du FIDA en Côte d'Ivoire et d’autres PTF ont concentré
leurs interventions en amont des filières pour améliorer la productivité agricole. La production agricole
devrait s'améliorer davantage avec les investissements dans les infrastructures d’aménagements
hydro-agricoles qui devraient être terminés en 2017. Ces infrastructures devraient être valorisées par
des investissements complémentaires dans l’aval des filières pour résoudre des problèmes de
transformation et de commercialisation des produits agricoles. Les conditions de stockage et de
transformation étant très précaires, les pertes sont énormes. La production, en tant que telle, est
seulement l’une des étapes permettant de créer de la valeur ajoutée. La transformation et la mise en
marché des produits agricoles appropriés constituent une étape importante pour le développement de
ces filières agricoles qui ne reçoivent que très peu de soutien.
10 La transformation et la commercialisation sont encore des maillons faibles de la chaîne
de valeur des produits agricoles. Les agriculteurs considèrent souvent la commercialisation comme
leur problème majeur. L’amélioration de la transformation et de la commercialisation constitue ainsi un
levier susceptible d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur
nutritionnelle, de créer des emplois notamment pour les femmes et les jeunes et d’accroitre les
revenus, de stimuler la production additionnelle orientée vers les marchés, et d’accroître la résilience
des populations. La diversification agricole par la valorisation est une opportunité pour accroître la

2
Côte d’Ivoire
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

productivité et réduire les inégalités et la pauvreté dans le monde rural, et offrir des opportunités des
revenus plus élevés aux agriculteurs mais aussi à contribuer à maitriser l’exode rural et l’émigration
des jeunes.
Table 1. Différence entre le PROPACOM et le PADFA
Domaines PROPACOM PADFA
Contexte et Contexte de sortie de crise, relance de la production Contexte de stabilité politique et de croissance économique
problématique agricole et augmentation de la productivité. vers l’émergence; génération de la plus-value pour les
producteurs par la valorisation des produits agricoles
Régions Districts des Savanes, Vallée de Bandama, et Zanzan Le PADFA réduit la zone du PROPACOM à deux districts
géographiques et Nombre de bénéficiaires: 25 000 exploitations familiales et (Savanes et Valée du Bandama) mais élargi le nombre des
bénéficiaires 50 000 bénéficiaires indirects bénéficiaires à 45 000 exploitations familiales et 9 500
ménages des bénéficiaires indirects (243000 personnes)
Filières ciblées et Riz, mais et maraîchage Riz, maraîchage et mangue (nouvelle filière)
réalisations Riz: Cible de 2400 ha d’aménagements hydroagricoles, Riz: Superficies
 Réalisations: 29,5% (709 aménagés avant 2017 et  Bas-fond 2500 ha de bas-fonds et 1000 ha de riz
695 ha prévus pour 2017. irrigué)
 Semences certifiées: 0 % de 300 tonnes prévues  Pluvial: 15000 ha
 Production: 22% (3160 tonnes sur 14400 prévues)  Semences: Variétés commercialisées
 OPA: 14 OPA 934 exploitants dont 10% femmes, et -Maraîchage (350 ha prévus dont 100ha de goutte à goutte)
4% des producteurs encadrés (373 sur 9600) -Mangue: Nouvelle filière (10000 hectares traités contre la
 Décortiqueuses: 1 sur 40 prévues, soit 3% mouche de fruits; 20000 hectares transformés localement)
 Mini-rizeries: 2 sur 3 soit 67 %
 Magasins: 6 sur 6 prévus, soit 100%
2. Maraîchage:
 5% réalisations 4,6 ha réalisés sur 90 ha, et 34 ha
prévus pour 2017.
 OPA: 2 avec 109 exploitants dont 104 femmes
 Centres de groupage: 1 sur 6 prévus, soit 17%.
 Augmentation de rendement (21%)
Composantes et Amélioration de l’offre des produits agricoles  46 % Valorisation et mise en marché avec des
budgets par Valorisation et mise en marché: Taux d’exécution physique interventions de renforcement des plateformes
composantes de 10%, aucune action n’a été entreprise dans l’appui aux régionales, diffusion des normes de prix et de qualité,
plateformes régionales et la mise en relation entre développement des partenariats commerciaux,
producteurs et acheteurs. réhabilitation des infrastructures de commercialisation,
promotion et marketing;
 38 % Amélioration de l’offre des produits agricoles de
qualité
Approche de mise Approche des micro-projets axée sur la demande des OPA  Approche chaîne de valeur inclusive axée sur les
en œuvre Structuration des Organisations des producteurs comme modèles d’affaires
élément central  Partenariats commerciaux entres les OPA et les privés
Faiblesse des OPA, niveau de maturité 1, seulement 8% (Partenariats publics-privés-producteurs, Entreprises
ont atteint le niveau de maturité 2 des services aux organisations des producteurs,
40% des OPA contractualisation, commercialisation groupée)
 Plateformes régionales multi-acteurs pour la diffusion
des normes de qualité et de prix, et le dialogue multi-
acteur
 Autonomisation économique des OPA
Système de suivi et Suivi et évaluation centralisé et manuel Plateforme informatique avec des tablettes
évaluation Axé sur les activités et les produits préprogrammées,
Système de suivi et évaluation décentralisé et axé sur les
résultats (effets et impacts) responsabilisant les partenaires
et les OPA
Pilotage du Comité de pilotage national  Comité national de pilotage étendu aux parties
Projet/Programme Instabilité et faibles performances de l’Unité de prenantes
coordination du projet et des antennes de coordination.  Comité d’appui et de suivi technique au niveau des
Retards dans le démarrage régions,
Faibles taux de décaissement et des réalisations  Recrutement du personnel par un cabinet privé et
physiques. accompagnement et suivi de proximité de l’Unité de
coordination et de gestion du projet.
 Assistance technique pour la phase de démarrage
Financements des Dotations des intrants aux OPA pour reconstitution Partenariats publics-privés-producteurs, contractualisation
intrants pour les intrants; financements à coûts partagés des
brigades des jeunes prestataires des services; subventions
dégressives
Durée 5 ans 7 ans

3
Côte d’Ivoire
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

11 Ainsi, le Programme d’appui au développement des filières agricoles (PADFA) concentrera


ses interventions sur l’amélioration des activités en aval (amélioration des conditions de récolte, de
conditionnement, de stockage, de transformation et de mise en marché) et sur l’amélioration de l’offre
des produits agricoles de qualité. Le PADFA vise à intensifier les investissements dans les savanes
du Nord considérées comme en retard et qui ont néanmoins un grand potentiel de production vivrière,
et aider ainsi à atténuer les disparités entre les régions des savanes du nord et les régions forestières
du sud qui ont longtemps bénéficié des investissements agricoles. Ces régions du nord ont été
longtemps négligées à cause du choix de développement agricole reposant sur les cultures
d’exportation adaptées aux terroirs du Centre et du Sud bien arrosés (caféiers, cacaoyers, palmiers à
huile, etc.) et inadaptés à la savane du Nord. On assiste petit à petit à la mise en valeur agricole des
zones du Nord, avec le développement de la culture du coton, et récemment de l’anacarde et de la
mangue ainsi que le maraîchage.
12 Le PADFA concentrera ses interventions sur trois filières stratégiques: le riz, les produits
maraîchers et la mangue. Le choix de ces filières considère: (i) leur valeur économique, profitabilité et
compétitivité ainsi que leur demande sur le marché national et international; (ii) leur impact potentiel
sur les revenus des ménages agricoles, et pour les jeunes et les femmes; (iii) leur contribution à
l'économie nationale (substitution des importations et accroissement des exportations);; (iv) le
potentiel de production et d’augmentation de la productivité; (v) la contribution de ces filières à la
sécurité alimentaire et à l’amélioration de la nutrition; (vi) les besoins et priorités des acteurs aux
différents niveaux de la chaîne de valeur (production, transformation, commercialisation,
consommation); et (vii) l’opportunité de capitaliser et consolider les interventions du PROPACOM et
des autres projets pour en amplifier les résultats. Au niveau socio-économique, ces filières permettent
d’intégrer un plus grand nombre de femmes et de jeunes tant dans les maillons de la
commercialisation, de la transformation, des opérations post-récolte, de la production ainsi que des
services connexes; et manifestent ainsi de bonnes opportunités de diversification de revenus. En
termes nutritionnels, elles permettent d’accéder à des aliments qui constituent des sources
importantes de vitamines, de sels minéraux et d’autres nutriments pour améliorer l’alimentation.
13 Le riz constitue une filière stratégique qui connait une hausse excessive de la demande
avec un taux de croissance des besoins en denrées alimentaires de plus de 30 pourcent depuis les
années 2000. La Côte d’Ivoire est le deuxième pays africain consommateur du riz après le Nigeria,
avec une consommation de 2,3 millions tonnes en 2016pour une production nationale de 1, 4 millions
tons, soit un déficit d’environ 1 million tonnes couvert par des importations massives de riz blanchi
29
provenant des pays asiatiques 2016 . La consommation du riz connait une augmentation
significative, passant de 67.3 Kg par personne par an en 2009 à 94 Kg par personne par an en 2015
en raison de l’accroissement de l’urbanisation dans le pays. Le marché ivoirien est constitué de 20
pourcent du riz de faible qualité et 80 pourcent du riz semi-luxe dont 40 pourcent du riz local au prix
de 0.70 $ par kilogramme comparé à 0.90 $ pour le riz importé. La consommation du riz local connait
une croissance rapide et est préféré par les populations pour son prix et sa qualité par rapport au riz
importé. C’est pourquoi le Gouvernement a pris l’initiative de développer ka Stratégie nationale de
développement de la riziculture (SNDR) qui a été mise en place pour orienter les interventions visant
30
à améliorer la productivité et la compétitivité du riz local . Cette stratégie a pour objectif de produire
de manière compétitive, rentable et durable du riz local de qualité pour couvrir les besoins nationaux
de consommation avec une production locale de 2,1 millions tonnes de riz blanchi en 2018.
14 La filière maraîchère est une activité particulièrement génératrice de revenus monétaires et
d’emplois, et constitue l’un des pivots du secteur informel avec un fort potentiel inexploité. La
demande des produits maraîchers est en hausse en raison de la croissance de la population, et de

29
https://gain.fas.usda.gov/Recent%20GAIN%20Publications/Grain%20and%20Feed%20Annual_Dakar_Senegal_4-29-
2015.pdf
30
Le riz local est apprécié pour sa fraîcheur, sa digestibilité facile et se vend bien sur les marchés ruraux, le long des routes et
de plus en plus dans les supermarchés. Aussi, c’est à juste titre que certaines sociétés spécialisées dans l’importation du riz
comme Dreyfus travaillent de plus en plus pour le reconditionnement et la mise en valeur du riz local de Côte d’Ivoire. Des
labels de qualité sont nés : Rina de Daoukro, Sankofa d’Agboville et Savanna de Bouake.

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Côte d’Ivoire
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

l’émergence d’une classe moyenne voulant diversifier sa consommation. La consommation des


légumes dans les villes ouest africaines a doublé au cours de deux décennies, passant de 15 à 34
kg/habitant/an à Bamako par exemple. Cependant, la production des principaux légumes consommés
est déficitaire (production de 200 000 tonnes contre une consommation de 800 000 tonnes), surtout
en saison sèche. Les résultats de plusieurs études montrent que les filières maraîchères sont
financièrement et économiquement rentables. La production maraîchère connait un développement
spectaculaire à la périphérie des grands centres urbains mais aussi dans de nombreux villages dans
les zones moins arrosées du Nord là où des aménagements hydro-agricoles permettent d’irriguer
quelques hectares. Ces productions approvisionnent les marchés locaux et occupent ainsi une frange
importante de la population constituée principalement des femmes et de jeunes des zones urbaines,
31
périurbaines et rurales . Dans la ville de Cotonou, le maraîchage rapporte pour l’ensemble des
producteurs plus de 300 millions de marge brute par an, et contribuerait à la création de près de
60.000 emplois directs. La filière maraîchage paraît porteuse avec plus de 93 % de la production de
l’aubergine locale commercialisé et procurant un chiffre d’affaire de 673 024 351 FCFA aux
producteurs. Le taux de commercialisation du gombo est de 91% procurant un chiffre d’affaire de 141
433 282 FCFA aux producteurs.
15 Les pertes post-récolte sont importantes et la disponibilité, en particulier l’oignon et de la
tomate, reste dépendante à plus de 90% des importations. Le principal défi est d’assurer une
disponibilité et un approvisionnement équilibré et un étalement annuel d’une forte production de
produits horticoles de bonne qualité sur les marchés sur toute l'année.
32
16 La mangue est aussi une filière stratégique pour le Gouvernement de Côte d’Ivoire . Il est
le troisième fruit exporté par la Côte d’Ivoire, après l’ananas et la banane, avec lesquels elle contribue
à 4 pourcent du PIB et environ 10% du PIB agricole. La filière mangue a enregistré la plus forte
évolution dans le domaine agricole, avec un taux de croissance de 212 pourcent passant de 11 000
tonnes exportées en 2011 à 32 628tonnes en 2016. Les marges nettes dégagées par les producteurs
par ha varient en fonction des marchés et est de 291750 FCFA pour la vente uniquement locale ,de
402 500 FCFA en vente mixte (local et à l’exportation) et à 590.000 FCFFA directement à
l’exportation. Les potentialités sont encore énormes avec une demande mondiale de mangue fraiche
qui croit de 11 pourcent par an depuis 2011. Pour le seul marché américain, le volume des
importations des mangues fraiches est passé de 320 000 tonnes à 360 000 tonnes de 2014 à 2016.
Le marché européen des mangues séchées se développe notamment pour les mangues
naturellement séchées, moelleuses et d’une couleur appétissante comme celles produite en Côte
d’Ivoire. Cette sous-filière dispose d’un avantage comparatif grâce à l’originalité des produits séchés
sans additifs; aux caractéristiques organoleptique distinctifs et aussi des limites d’exportation des gros
producteurs tels que l’Inde interdit d’exportation ce depuis décembre 2013.
17 La demande européenne en provenance des pays de l’Afrique de l’ouest est évaluée à 20.000
tonnes de mangues séchées. Cette demande qui n’est pas satisfaite, couplée à une nouvelle
demande américaine estimée à 7394 tonnes, constitue une opportunité pour la Cote d’Ivoire qui
dispose des conditions préférentielles de par la disponibilité de la matière première et de son accès
au transport maritime. La technologie de séchage de la mangue très simple et maitrisable permet la
valorisation sous forme de produit à l’exportation dont la rentabilité est éprouvée. En effet l’activité
dégage de marges brutes appréciables qui varient en fonction des technologies utilisées comprise
entre 1000 et 3000 FCFA par Kg de mangue séchée à l’exportation. La production et la
commercialisation de la pulpe aseptique constitue une nouvelle opportunité économique car elle
permet la valorisation d’une quantité importante de mangue. A titre d’exemple d’un cout de production
estimés entre 250.000 et 300.000 FCFA la tonne, la pulpe de mangue aseptique est revendue à près
de 600.000 FCFA la tonne sur le marché à l’exportation.
18 Le contexte économique est jugé très favorable par la demande de plus en plus croissante des
marchés internationaux. La capacité de production moyenne de mangue de Côte d’Ivoire est estimée
à 180 000 tonnes par an dont seulement 18 à 20 pourcent sont exportés, et 35 pourcent
31
Voir le Plan directeur de l'horticulture 2006/2025)

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Côte d’Ivoire
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Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

commercialisés sur les marchés nationaux, occasionnant ainsi des pertes allant jusqu’à 45 pourcent
de la production. Des investissements des opérateurs du secteur privé (NAMBEL INVEST, RANCH
COBA, SODIPEX, KATOPE) se multiplient dans le conditionnement et la transformation de la mangue
pour l’export et le marché domestique. Cependant, l’engouement du secteur privé est encore timide.
C’est pourquoi, le programme devrait se pencher sur des dispositions à mettre en place pour susciter
et apporter un appui aux initiatives privées. L’analyse économique et financière montre aussi que la
valorisation par la transformation et la commercialisation sont rentables et génèrent une plus-value
pour les producteurs et les autres acteurs de la chaîne de valeur. Il est clair que les perspectives pour
la transformation et la commercialisation de la mangue sont très prometteuses. Cependant, la filière
mangue n’a reçu que peu d’appui du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. Cette
filière emploie des milliers de jeunes et des femmes, et procure des revenus pour plus de 7 000 petits
producteurs qui fournissent annuellement 90 pourcent de la production. Ces producteurs ne
bénéficient d’aucun appui technique des structures étatiques et para étatiques (MINADER, CNRA et
ANADER) qui ne touchent que seulement 2,2 %. Certains centres de conditionnement de la mangue
autres essaient, à des périodes bien définies, d’encadrer les producteurs qui leurs sont affiliés. Mais
cela ne représente qu’une infime partie (2%).
19 Les concertations avec les opérateurs économiques du secteur privé, les commerçants
grossistes et détaillants, les producteurs et les services techniques ainsi que l’analyse économique et
financière ont confirmé la compétitivité et la profitabilité de ces trois filières sélectionnées. Il faut noter
cependant que ces filières sont confrontées à des difficultés parmi lesquelles: (i) la faible
capacité de transformation; (ii) l’existence de pertes après récolte importantes allant jusqu’à plus de
40 pourcent pour les légumes et la mangue; (iii) la forte pression des maladies et des parasites
(mouche des fruits, anthracose); (iv) le problème de commercialisation à cause de la faible
structuration des filières; et (v) le manque d’organisation des acteurs qui ne favorise pas son
expansion. Une approche « chaîne de valeur » permet de développer un lien étroit entre différents
acteurs maillons de la production, gestion post-récolte, transformation et commercialisation, dans le
but de créer de la valeur et des profits pour les différents acteurs, par la mise en marché de produits
appropriés.
20 Le choix de ces filières est fortement aligné aux objectifs de développement inclusif et
d’émergence du PND et du PNIA, et aux trois objectifs stratégiques du FIDA à savoir (i) renforcer les
capacités productives des populations rurales; (ii) accroître les avantages que les populations rurales
tirent de leur intégration au marché; et (iii) renforcer la viabilité environnementale et accroître la
résilience au changement climatique des activités économiques des populations rurales. L’objectif de
ce Programme est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les revenus des
exploitations agricoles tirés des filières cibles dans la zone du Programme.

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Indicateurs socio-économiques de base de la Côte d’Ivoire 2015

Population, total 22,701,556

Croissance de la population (% annuel) 2.4

Superficie (kilomètres carrés) 322,460.0

Densité de la population (personnes par kilomètre carré de superficie des terres) 71.4

Proportion de la population rurale (%) 49 ,7

Croissance de la population urbaine (% annuel) 3.7

Ratio de la population pauvre en fonction du seuil de pauvreté national (% de la


46.3
population)

Indice de développement humain (Rang sur 188 pays) 172

Espérance de vie à la naissance, total (années) 51.6

Taux de fertilité, total (naissances par femme) 5.0

Taux de fertilité chez les adolescents (nombre de naissance par 1 000 femmes
135.6
âgées de 15 à 19 ans)

Taux de mortalité infantile, moins de 5 ans (pour 1 000) 92.6

Prévalence de la malnutrition, poids selon l’âge (% des enfants de mois de 5 ans) ..

Prévalence du VIH, total (% de la population âgée de 15 à 49 ans) 3.2

Surface forestière (km carrés) 104,010.0

Sources d’eau potable améliorées (% de la population ayant accès) 81.9

Installations d’assainissement améliorées (% de la population y ayant accès) 22.5

RNB par habitant, méthode Atlas ($ US courants) 1,420.0

RNB par habitant, ($ PPA internationaux courants) 3,260.0

PIB ($ US courants) 31,759,248,867.8

Croissance du PIB (% annuel) 9.2

Agriculture, valeur ajoutée (% du PIB) 20.2

Industrie, valeur ajoutée (% du PIB) 25.5

Services, etc. valeur ajoutée (% du PIB) 43.4

Exportations de biens et de services (% du PIB) 39.5

Importations de biens et de services (% du PIB) 36.2

Formation brute de capital (% du PIB) 20.8

Crédit intérieur fourni par le secteur bancaire (% du PIB) 31.9

7
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 1: Antécédents du pays et contexte rural

Abonnés à la téléphonie mobile (pour 100 personnes) 119.3

Utilisateurs Internet (pour 100 personnes) 21.0

Le niveau global de la capacité statistique (échelle de 0 - 100) 58.9

Investissements étrangers directs, entrées nettes (BDP, $ US courants) 430,157,849.4

Taux d’achèvement de l’école primaire, total (% du groupe d’âge pertinent) 56.9

Inscriptions à l’école, primaire (% brut) 89.6

Inscriptions à l’école, secondaire (% brut) 40.1

Ratio filles/garçons des inscriptions au primaire et au secondaire (%) 0.8

http://databank.banquemondiale.org/data/reports.aspx?source=2&country=CIV

8
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes


A. Pauvreté et genre
33
1 La population de la Côte d’Ivoire est estimée à 22,7 millions en 2015 . Les femmes
représentent presque la moitié de la population totale, 49 pourcent contre 51 pourcent d’hommes.
Cette population est inégalement répartie sur le territoire national avec 78 pourcent en zone forestière
34
contre 22 pourcent en zones de savanes ; 49,7 pourcent en milieu rural contre 50,3 pourcent en
milieu urbain (RGPH, 2014). L’Indice de développement humain (IDH) de la Côte d’Ivoire estimé à
0,45 en 2014 par le PNUD, place le pays au rang 172 sur les 188 pays disposant des données
ème
comparables. Au niveau de l’inégalité du genre la Côte d’Ivoire occupe le 143 rang mondial avec un
35
Indice d’inégalité de genre (IIG) de 0,645.
2 Selon l’Enquête sur le niveau de vie des ménages en Côte d’Ivoire - ENV 2015, l’incidence de
la pauvreté au niveau national est de 46,3 pourcent, dont 56,8 pourcent en milieu rural et 35,9
pourcent en milieu urbain. La contribution des populations rurales à la pauvreté est de 61,2 pourcent
contre 38,8 pourcent pour les populations urbaines. On note cependant que l’évolution de la pauvreté
est contrastée d’un milieu à un autre, car si la pauvreté a nettement reculé en milieu rural (de 62,5
pourcent en 2008 à 56,8 pourcent en 2015), elle continue de progresser en milieu urbain (de 29,5
pourcent à 35,9 pourcent en 2015). En 2015, les régions les plus pauvres étaient Kabadougou (71,7
pourcent), Folon (70,1 pourcent), Bafing (69,2 pourcent), Bagoue (68,5 pourcent) et Tchologo (65,6
pourcent). Deux des régions d’intervention du PADFA figurent alors parmi les régions les plus pauvres
(Bagoue et Tchologo), tandis que les trois autres (Hambol, Gbeke et Poro) font partie des régions
moyennement pauvres.
3 Pauvreté et ménages. La pauvreté touche plus les ménages de grande taille (d’au moins 4
personnes) avec des taux de pauvreté de 49,5 pourcent pour les ménages de moins de 6 personnes
et de 71,8 pourcent pour les ménages de plus de 6 personnes. L’incidence de pauvreté au niveau des
ménages ne connaît pas de variation notable en fonction du sexe du chef de ménage. On constate
cependant que le niveau d’éducation/d’instruction du chef de ménage impacte sur le niveau de
pauvreté. En effet, 56 pourcent des ménages dont le chef ne sait pas lire contre 36 pourcent quand ce
dernier sait lire, 54,8 pourcent des ménages dont le chef n’est jamais allé à l’école, et 44 pourcent des
ménages dont le chef a fait le niveau primaire (contre 8,9 pourcent quand le chef de ménage a fait le
niveau supérieur) sont pauvres. La situation d’emploi du chef de ménage constitue également un
facteur déterminant du statut de pauvreté du ménage: En milieu rural, la pauvreté touche 58,2
pourcent des ménages dont le chef ne travaille pas et 60 pourcent des ménages dont le chef travaille
dans l’agriculture informelle. Le taux de pauvreté baisse selon que le chef de ménage travaille dans le
secteur privé, public ou en auto-emploi.
4 Genre, éducation et pauvreté. Dans l’ensemble, près d’une femme sur deux (51 pourcent) et
un peu plus d’un homme sur trois (36 pourcent) n’ont aucun niveau d’instruction. On note également
36
que quel que soit le niveau atteint, les hommes sont plus instruits que les femmes . Le taux
37
d’alphabétisation au niveau national est de 45 pourcent; ce taux est en baisse par rapport à 2008 et
2002, période auxquelles il était respectivement de 46,52 pourcent et 49,8 pourcent. Entre autres
facteurs, ce taux varie en fonction du sexe: 53,3 pourcent chez les hommes contre 36,3 pourcent chez
les femmes; et du milieu de résidence: 68,5 pourcent à Abidjan, 52,5 pourcent dans les autres villes et
29,8 pourcent en milieu rural. Il faut noter que l’écart du taux d’alphabétisation entre homme et femme
devient encore plus important avec le niveau de revenus et donc le statut de pauvreté. Même si le
taux de fréquentation scolaire chez les femmes reste largement en dessous de celui des hommes, on

33
http://donnees.banquemondiale.org/pays/cote-d'ivoire
34
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
35
L’indice d’inégalité de genre traduit le désavantage des femmes dans les trois dimensions du développement humain : la
santé reproductive, l’autonomisation et le marché du travail résultant d’inégalités entre les femmes et les hommes
36
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
37
Proportion de personnes de plus de 15 ans sachant lire et écrire

9
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

note d’énormes progrès car le taux de fréquentation scolaire des femmes passe de 13 pourcent avant
l’indépendance à 74,3 pourcent en 2015.
5 Genre, emploi et pauvreté. La population en âge de travailler (personne âgée d’au moins 14
ans) représente 62,8 pourcent de la population en juillet 2016. Elle est composée de personnes
relativement jeunes (63,1 pourcent ont moins de 35 ans) et de personnes faiblement instruites (73,1
pourcent ont au plus le niveau primaire). 52,8 pourcent de cette population vit en milieu urbain et 47,2
pourcent en milieu rural. Dans cette population en âge de travailler, la part des personnes en emploi
38
est estimée à 56,6 pourcent . La structure de l’emploi en Côte d’Ivoire montre une prédominance des
emplois dans le secteur informel évaluée à 93,9 pourcent, dont 91,9 pourcent pour les hommes et
96,8 pourcent pour les femmes. L’emploi formel reste faible aussi bien en milieu urbain (13,1 pourcent
à Abidjan et 8,6 pourcent pour les autres villes) qu’en milieu rural (2,1 pourcent). Le taux d’emplois
vulnérables est situé à 70,4 pourcent au niveau national; il est de 64 pourcent pour les hommes et
78,9 pourcent pour les femmes. Il est plus élevé en milieu rural où il est de l’ordre de 81,5 pourcent
39
qu’en milieu urbain où il est de l’ordre de 57,3 pourcent .
6 L’agriculture reste le secteur d’activité le plus pourvoyeur d’emplois avec 49,3 pourcent, elle est
suivie par le secteur des services avec 21,6 pourcent, le commerce avec 21,2 pourcent et l’industrie
avec 7,9 pourcent. Si les trois derniers secteurs voient l’essentiel des emplois qu’ils offrent concentrés
en milieu urbain, l’agriculture reste le plus grand réservoir d’emploi en milieu rural avec 77,7 pourcent
contre 31,1 pourcent en milieu urbain. Si l’on tient compte de la répartition des emplois par groupe
d’âge dans les 4 secteurs d’activités, on a une concentration des personnes de plus de 60 ans dans
l’agriculture (72,4 pourcent); les jeunes de 14 à 34 ans sont plus présents dans les trois autres
secteurs.
7 Dans l’ensemble et pour tous les secteurs d’activités, l’emploi indépendant occupe une grande
proportion des travailleurs notamment 60,9 pourcent, l’emploi salarié représente 24,8 pourcent et les
aides familiaux 14,4 pourcent. L’emploi salarié est localisé relativement en grande partie en milieu
urbain (52,3 pourcent à Abidjan et 31,0 pourcent dans les autres zones urbaines), le milieu rural
concentre plus les emplois indépendants à 68,9 pourcent (soit 7 emplois sur 10). La concentration de
l’aide familiale estimée à 19,7 pourcent est la plus élevée en milieu rural, contre 11,5 pourcent dans
les autres villes et 3,9 pourcent à Abidjan. En ce qui concerne les groupes d’âge, les jeunes de 25 à
34 ans suivent la même tendance que pour les adultes avec une forte concentration dans les emplois
indépendants (58,6 pourcent); pour les jeunes de 14-24 ans, 38,7 pourcent sont dans l’aide familial,
35,4 pourcent dans les emplois indépendants et 25,9 pourcent dans les emplois salariés.
8 Sécurité alimentaire, nutrition, genre et pauvreté. L’analyse de la sécurité alimentaire (ENV
2015) selon les régions montre que l’insécurité alimentaire globale (sévère et modérée) est beaucoup
accentuée dans les régions du grand Nord, y compris dans 3 de 5 régions qui seront intéressées par
les activités du Programme, notamment le Poro (15,3 pourcent), le Hambol (15,8 pourcent) et le
Tchologo (16 pourcent) et qui sont bien au-dessus de la moyenne nationale de 12,8 pourcent. Les
ménages vivant au milieu rural restent les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire étant 14,3
pourcent du total des ménages affectés. Les régions du Centre (30 pourcent), du Nord (39 pourcent)
et Nord-Est du pays (39 pourcent) ont des taux de retards de croissance jugés comme sérieux et
jusqu’à critiques selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les enfants
vivant au milieu rural présentent plus de risque de retard de croissance que ceux vivants dans les
zones urbaines. Par ailleurs, il faut aussi noter que les garçons sont plus affectés que les filles avec
des taux de prévalence du retard de croissance de 33 pourcent et de 27 pourcent, respectivement
(EDS-MICS 2011-2012).
9 La diversité alimentaire dans la consommation et la fréquence des repas dans les ménages en
insécurité alimentaire est faible et reste une des causes principales de la malnutrition. Par conséquent
et de façon générale, le régime alimentaire des ménages plus pauvre reste essentiellement basé sur
les tubercules, les racines et les céréales qui contribuent à plus de 65 pourcent aux apports
38
Enquête nationale sur la situation de l’emploi et le secteur informel, Résultats préliminaires, Octobre 2016
39
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015

10
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

énergétiques alimentaires journaliers (Institut National de Statistique, Cote d’Ivoire, Evaluation de la


Sécurité Alimentaire en Situation d’Urgence, 2012).
10 Genre, agriculture et entrepreneuriat. L’économie ivoirienne repose principalement sur
l’agriculture qui contribue à 22 pourcent au PIB et constitue la source de revenus des deux tiers des
40
ménages du pays . On note une forte concentration des femmes dans le sous-secteur des cultures
vivrières (90 pourcent) qui occupe 85 pourcent de la population active agricole. En plus des cultures
vivrières, les femmes s’occupent également de l’élevage de petit bovin, des activités de
transformation et de commercialisation des produits dérivés, et elles représentent les deux tiers de la
main d’œuvre agricole. Etant donné que les productions et les revenus issus des activités des
femmes sont destinés principalement à la subsistance de la famille, leurs contributions ne sont pas
toujours valorisées et comptabilisées. Les hommes dominent le secteur des cultures de rente comme
le café, le cacao et le coton, alors que les femmes constituent une part importante de la main d’œuvre
non rémunérée.
11 Concernant l’accès à la terre et à la propriété foncière, celui des femmes s’élève à moins de 10
pourcent de la superficie nationale. Même si la loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine
foncier rural consacre l’égalité d’accès à la terre entre l’homme et la femme de nationalité ivoirienne;
dans les faits, les femmes ivoiriennes accèdent rarement à la propriété en particulier en zone rurale,
en raison des pesanteurs socio-culturels issues des coutumes, valeurs et pratiques ou de leur
méconnaissance des droits et lois. En milieu rural, les femmes accèdent à la terre par le système de
droit coutumier qui exclut la pratique de cultures pérennes sur les terres qui leur sont cédées; mais
laisse plus de facilité pour les productions vivrières particulièrement celles en contre-saison. Aux
problèmes d’accès à la terre s’ajoutent les difficultés d’accès aux principaux facteurs de production
(intrants, eau, crédit, capitaux et techniques adaptées); par manque de moyens techniques et
financiers pour les acquérir. La gestion de l’eau constitue également une des contraintes qui
pénalisent les femmes, comme elles sont principalement chargées de la corvée d’eau dans la
production notamment pour le puisage et l’arrosage des parcelles.
12 Si les femmes ivoiriennes détiennent le record en Afrique sur leur forte propension en
entrepreneuriat en possédant 61,9 pourcent des entreprises du pays, on retrouve ces femmes
entrepreneures plutôt dans les microentreprises du secteur informel, où elles travaillent dans des
activités à faible valeur ajoutée et aux rendements marginaux. Elles ont tendance à être
entrepreneures par nécessité plus que par choix, poussées vers le petit commerce par l’absence
41
d’alternatives .
13 Situation des jeunes en Côte d’Ivoire. Si la charte africaine de la jeunesse définit par jeune
toute personne âgée de 15 à 35 ans, la stratégie nationale pour l’insertion et l’emploi des jeunes en
Côte d’Ivoire définit comme jeune toute personne âgée de 14 à 40 ans; ceci en raison de l’âge
minimum légal à l’emploi en Côte d’Ivoire qui est de 14 ans, et du nombre élevé de jeunes ayant
connu un retard dans leur scolarisation et dans leur insertion professionnelle suite aux différentes
crises notamment celle de la décennie 2000-2010. La population ivoirienne demeure jeune car 77,7
pourcent de celle-ci est âgée de moins de 35 ans; les jeunes de 0-14 ans représentent 41,5 pourcent
et ceux de 15-35 ans 36,2 pourcent (RGPH 2014). Celle-ci comprend une jeunesse urbaine de plus
en plus nombreuse, et une jeunesse rurale essentiellement agricole. Ce capital humain qui devrait
42
constituer un atout pour le développement durable du pays n’est pas suffisamment valorisé .
14 Les conditions de vie de la jeunesse en Côte d’Ivoire sont marquées par la précarité,
notamment dans les domaines de l’éducation, de la formation et de l’emploi. En matière d’éducation et
43
de formation, malgré une large amélioration de la fréquentation scolaire depuis les indépendances ,

40
Profil genre pays, République de la Côte d’Ivoire, Banque Africaine de Développement, Mars 2015
41
Autonomiser les femmes africaines : Plan d’actions. Indice de l’égalité du genre en Afrique 2015, Groupe de la Banque
Africaine de Développement, Mai 2015
42
Politique nationale de la jeunesse 2016-2020
43
L’ENV 2015 recense que la proportion de ceux qui vont encore à l’école est de 78,5 pourcent chez les 10-14 ans, 50,7
pourcent pour les 20-24 ans, 40,8 pourcent pour les 30-34 ans, et 23,7 pourcent pour les plus de 60 ans.

11
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

des contraintes relatives à l’insuffisance et la vétusté des institutions de formation, et le manque


d’équipements ont été notées.
15 En ce qui concerne l’emploi, malgré la baisse du taux de chômage des jeune de 7,3 pourcent
pour les 14-35 ans contre 5,3 pourcent pour l’ensemble de la population, le sous-emploi (ou le travail
indécent) demeure élevé. En effet, le taux de main d’œuvre potentielle, du chômage et de sous-
emploi est de 26,5 pourcent au plan national et de 30,4 pourcent chez les 14-35 ans (ENSETE 2013).
Les jeunes hommes sont relativement plus occupés (53,5 pourcent) alors que les jeunes femmes sont
relativement plus au chômage (58,6 pourcent). La proportion d’emplois vulnérables est également
44
plus élevée chez les jeunes femmes (75,1 pourcent) que chez les jeunes hommes (57,6 pourcent) .
En matière de pauvreté, les jeunes sont particulièrement touchés par la pauvreté car 51,4 pourcent
des jeunes de moins de 25 ans sont pauvres. Cette tendance est accrue en milieu rural où ce taux
atteint 62,6 pourcent.
16 Cadre règlementaire et institutionnel traitant des femmes et des jeunes en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire a ratifié la plupart des instruments internationaux reconnaissant aux femmes et aux
hommes l’égalité en droits et devoirs et interdisant toute discrimination à l’égard des femmes; mais la
mise en conformité de la législation nationale par rapport aux instruments ratifiés demeurent un défi.
Sur le plan national, le cadre juridique formel de l’égalité entre les sexes est matérialisé par la
er
Constitution du 1 août 2000. Le pays a également voté des lois favorables à l’héritage familial des
femmes et à l’accès à la propriété ainsi que des lois punissant les mutilations génitales féminines et
les mariages précoces.
17 Les engagements politiques en matière de genre sont traduits dans le Document de Politique
sur l’égalité des chances, l’équité et le genre (DPEEG) de 2009, le Plan national de développement
(PND) et la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre 2014-2016. Malgré
que des avancées notables soient ainsi enregistrées au niveau législatif et politique, des limites
peuvent être notées au niveau du cadre juridique en raison entre autres de l’existence de textes de loi
discriminatoires à l’égard des femmes, l’existence de vides juridiques sur les violences faites aux
femmes, la pratique du droit coutumier souvent défavorable aux femmes sur des aspects variés tels
que les rites de veuvage, les unions forcées ou précoces, les mutilations génitales, l’accès à la terre,
etc. L’égalité de fait demeure ainsi un défi, même si des avancées notables sont enregistrées au
niveau législatif et politique.
18 Au niveau institutionnel, le Ministère de la Solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant est
l’institution responsable de la promotion de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes. Il
a en son sein une Direction de l’égalité et de la promotion du genre qui a pour mandat de veiller au
respect de l’égalité et de l’équité entre femme et homme, et de suivre et évaluer la mise en œuvre des
engagements pris par la Côte d’Ivoire dans ce sens. Des cellules genres ont été mises en place par
arrêté ministériel au sein des Ministères techniques pour veiller à la prise en compte du genre au
niveau sectoriel. Au niveau décentralisé, les Instituts de Formation et d’Education Féminine (IFEF)
crées depuis 1958 constituent l’outil au service de l’égalité.
19 En ce qui concerne les jeunes, la thématique « Jeunesse » fait partie des priorités de la
politique de développement du Gouvernent; le PND 2016-2020 prévoit plusieurs actions en faveur des
jeunes. Ces actions sont contextualisées dans la Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020 en
cours de finalisation qui fixe les principes, les fondements et les objectifs de développement de la
jeunesse, propose les axes stratégiques d’intervention et en définit le cadre de mise en œuvre. Cette
politique s’appuie également sur plusieurs stratégies notamment la stratégie nationale de protection
des jeunes, la Stratégie nationale de la promotion et de la coordination des initiatives en faveur des
jeunes (SNPCIFJ), et la Stratégie nationale pour l’insertion et l’emploi des jeunes (SNIEJ).
20 Au niveau institutionnel, la Côte d’Ivoire s’est toujours dotée d’un département ministériel en
charge de la jeunesse depuis 1959: le ministère en charge des questions liées à la jeunesse est
appelée présentement Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du

44
ENSETE 2013

12
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

Service Civique ((MPJEJSC). Si son appellation a évolué en fonction des réalités des différentes
époques, ses attributions étaient restées inchangées à savoir la création des conditions
d’encadrement performant de la jeunesse ivoirienne, et la formation de la jeunesse à des prises de
responsabilités pour accompagner le développement national. Aux niveaux décentralisés, les
collectivités décentralisées (Conseils régionaux, Conseils municipaux et Conseils de districts)
intègrent les questions liées à la jeunesse dans leurs programmes d’action.
21 En ce qui concerne la société civile, la Côte d’Ivoire compte actuellement huit fédérations
nationales de mouvements et associations de jeunesse reconnues et agrées par le Ministère en
45
charge en charge de la jeunesse et de l'emploi des jeunes . Le Gouvernement a créée le 8 avril 2015
l’agence nationale pour l’insertion et l’emploi des jeunes, dénommée Agence Emploi Jeunes (AEJ) qui
est née de la volonté du Gouvernement d’effectuer la réorganisation institutionnelle de toutes les
structures dédiées à l’insertion des jeunes dont l’Agence d’études et de promotion de l’emploi
(AGEPE) et le Fonds national de la jeunesse (FNJ). L’AEJ a pour mission de (i) contribuer à la mise
en œuvre de la politique nationale d’insertion professionnelle et d’emploi des jeunes, (ii) définir et
mettre en œuvre des stratégies de promotion de l’insertion professionnelle et de l’emploi des jeunes,
et (iii) mobiliser les ressources pour la mise en œuvre des projets et programmes d’insertion
professionnelle et d’emploi des jeunes.
22 Les interventions des projets du FIDA en Côte d’Ivoire notamment le PROPACOM permettent
de tirer quelques enseignements. Si dans l’ensemble une certaine sensibilité au genre peut être notée
dans les documents de conception de projet, on constate que la transcription de cette sensibilité au
niveau de la mise en œuvre des différentes activités n’apparaît pas effective, notamment dans les
46
résultats obtenus à différents niveaux. En effet, la mise en œuvre du projet a souffert de (i) l’absence
d’une stratégie de ciblage, genre et jeunes clairement déclinée; (ii) l’absence d’outils opérationnels
permettant la mise en œuvre de ladite stratégie; (iii) la non prise en compte du genre dans le système
de suivi-évaluation et de ses différents outils; (iv) l’absence de personnel dédié pour s’assurer de la
prise en compte des aspects de genre et de leurs suivis dans le projet, et la faible responsabilisation
de l’ensemble de l’équipe du projet sur l’importance de l’intégration transversale de cet aspect; (v) la
faible communication sur la stratégie et la faible diffusion des résultats de mise en œuvre permettant
de voir les écarts entre les objectifs et les réalisations; (vi) d’une allocation inadéquate des ressources
financières ne permettant pas la mise en œuvre effective de la stratégie. Le PADFA portera une
attention particulière sur ces éléments afin qu’ils soient redressés dans l’intégration du genre au sein
du Programme.

B. Zone d’intervention et groupe cible du PADFA

Zone d’intervention
23 La zone d’intervention du PADFA concernera les régions de Bagoue, Poro, Tchologo, Hambol et
de Gbêkê. Malgré que ces zones soient caractérisées par une plus grande incidence de la pauvreté
allant de 57 pourcent à 83 pourcent, contre une moyenne nationale de 46,3 pourcent; elles offrent
cependant un grand potentiel dans la production de mangue, de riz et de produits maraîchers. La
priorisation des sites d’intervention prendra en compte: (i) la demande très importante à satisfaire par
les produits locaux; (ii) la valorisation des infrastructures de production déjà construites par le
PROPACOM et les autres partenaires; (iii) le potentiel de production excédentaire des filières ciblées
pour alimenter les marchés et les usines de transformation et de conditionnement; (iv) la présence
d’un secteur privé dynamique pour impulser les partenariats publics-privés-producteurs; et (v) le
niveau de vulnérabilité, la proportion élevée de personnes en insécurité alimentaire et la prévalence
de la malnutrition chronique.

45
Politique Nationale de la Jeunesse 2016-2020, p.15
46
Etude diagnostique genre, ciblage et jeunes, PROPACOM, Mars 2017

13
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

Groupes cibles
24 En promouvant l’approche filière, le PADFA visera à toucher l’ensemble des acteurs engagés
dans les différents segments des trois filières ciblées. Il s’agit: (i) des petits producteurs et de leurs
organisations; (ii) des acteurs en aval des filières dont les transformateurs, les commerçants et les
consommateurs; (iii) des acteurs exerçant des activités et métiers connexes dont les fournisseurs
d’intrants, les fournisseurs et réparateurs de matériels et équipements agricoles, les transporteurs; (iv)
le secteur privé qui permettra d’impulser des partenariats rentables, inclusifs et équitables au niveau
47
des filières. Les femmes rurales et les jeunes ruraux (15-35 ans) qui représentent un ratio important
au niveau des trois filières, constitueront des sous-groupes privilégiés en raison des difficultés qu’ils
rencontrent dans l’accès aux connaissances, aux facteurs de production et au marché; ainsi que du
niveau marqué de chômage et de sous-emploi les affectant. Il s’agit ainsi des femmes et des jeunes
déjà actifs au niveau des filières, et des jeunes sans emploi désireux de s’installer dans les filières
appuyées.
25 Le PADFA cible 32 500 ménages ruraux, dont 20 000 dans la filière de riz, 3000 dans la filière
48
maraîchère et 6 000 dans la filière mangue . Le Programme permettra également de toucher environ
4 500 ménages du fait de la nature structurante des investissements, de l’orientation des activités en
aval (transformation et commercialisation) et des effets d’entraînement sur la professionnalisation des
49
OP. Le nombre total de bénéficiaires sera ainsi porté à environ 180 000 personnes . Ceci représente
environ 10 pourcent de la population rural totale de cinq régions couvertes par le Programme, soit
1,830,778 personnes, excluant les grands centres urbains de Bouake et de Korhogo (Annexe 1). Ce
pourcentage pourrait augmenter après le ciblage géographique qui se fera dans la phase de
prédémarrage du Programme.
26
27 Le Programme a pour objectif d’atteindre au moins 40 pourcent de femmes et 40 pourcent de
50
jeunes parmi les bénéficiaires directs dans l’ensemble de ses interventions.

47
Priorité accordée aux femmes chefs de familles avec enfants de 0 à 2 ans
48
Plusieurs exploitations familiales sont impliquées dans les trois filières en systèmes de culture.
49
En considérant la taille moyenne des ménages ivoiriens qui est de 5.4 (RGPH, 2014)
50
Un quota minimum spécifique pour chaque filière est donné dans le tableau de caractérisation des bénéficiaires

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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

Tableau 1: Caractérisation des bénéficiaires du PADFA

FILIERE RIZ FILIERE MARAÎCHAGE FILIERE MANGUE


Objectif 70 % de femmes dont 50 % 30 % de femmes et 50 % de
minimum 30 % de femmes et 30 % de de jeunes femmes et 20% jeunes pour les emplois crées
par jeunes (dont 20% des jeunes dans les opérations post-récolte,
filière femmes) des jeunes hommes la transformation industrielle et
celle au niveau des unités de
séchage
Pour les magasins de stockage: Pour les centres de groupage, conditionnement, vente groupée
groupements d’hommes et de et chaînes de froid des produits maraîchers et de la mangue:
femmes (à majorité féminine ou groupement à majorité de femmes et de jeunes travaillant dans
jeune) travaillant dans la la production et la vente de produits maraîchers et de la
production de riz et la mangue
transformation de riz, et
présentant des difficultés dans le
COMMERCIALISATION

stockage des produits avant la


mise en marché.
Pour la réhabilitation et l’entretien des voies d’accès: l’ensemble des acteurs impliqués dans les trois
filières depuis la production jusqu’à la commercialisation/la consommation des produits et leurs
organisations; notamment les commerçants et les transporteurs
Pour la mise en place des modèles de partenariat économique (ESOP, 4P et contractualisation
simple):
- Les acteurs en aval, entreprises privés, GIE et les coopératives impliqués dans la
transformation et/ou la commercialisation impulsant les partenariats et qui assurent
l’intégration et la connexion des producteurs (20 % de petits producteurs) et de leurs
organisations dans des modèles économiques permettant d’accéder aux marchés
- Les producteurs et leurs organisations qui fournissent, transforment et/ou commercialisent
les produits agricoles frais, semi-transformés ou transformés (Le Programme doit s’assurer
qu’au niveau des 4P, les organisations de producteurs aient au moins 3 sièges dans les
organes décisionnelles dont un occupé par une femme et un occupé par un ou une jeune)
CONCERTATION/PLATEFORME AU NIVEAU DES FILIERES: L’ensemble des acteurs impliqués
dans les trois filières et leurs organisations
- Les petits producteurs hommes, femmes et jeunes et leurs organisations (groupements,
coopératives, interprofessions, organisations professionnelles agricoles)
- Les acteurs en aval des filières et leurs organisations dont les transformateurs, les
commerçants, et les consommateurs
- Les acteurs exerçant des activités et métiers connexes au niveau des 3 filières:
fournisseurs d’intrants, fabricants et réparateurs de matériels et équipements agricoles, les
transporteurs
Le secteur privé
Pour la fabrication et réparation de matériels agricoles (objectif: 75 % de jeunes): artisans locaux
travaillant déjà dans le domaine ou jeunes hommes désirant se spécialiser et monter une affaire
dans la réparation/fabrication de matériels agricoles

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Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

FILIERE RIZ FILIERE MARAÎCHAGE FILIERE MANGUE


Pour les mini-rizeries: hommes Pour les unités de Pour l’amélioration du plateau
notamment jeunes hommes (ainsi que transformation technique des stations de
leurs organisations) travaillant déjà ou multifonctionnelles: conditionnement existantes et
ayant un intérêt dans la transformation femmes et groupements la transformation industrielle
du riz, alphabétisés ou néo- de femmes/jeunes de fruits:
alphabétisés, ayant un accès difficile femmes engagées dans - Hommes, femmes et jeunes
au financement, ayant une maîtrise la transformation (et leurs organisations)
insuffisante du décorticage pour la artisanale qui est réalisée travaillant déjà dans les unités
production de riz blanc sans au sein du ménage ou existantes ou désirant devenir
impuretés par des petits entrepreneurs dans la
Pour les décortiqueuses: hommes prestataires de proximité, transformation de mangues et
notamment jeunes hommes (ainsi que vendant sur le marché de fruits, ayant atteint le niveau
leurs organisations) travaillant déjà local/villageois selon un d’études secondaire
dans le décorticage du riz, peu ou pas conditionnement - Femmes impliqués dans les
alphabétisés, utilisant des rudimentaires; ou activités post-récoltes, femmes
équipements plutôt rudimentaires, productrices engagées salariées saisonnières tendant
n’ayant pas accès au financement, dans la production à devenir salariées
ayant une maîtrise insuffisante du manifestant une volonté permanentes au niveau des
décorticage pour la production de riz de s’engager et de se stations et unités, déscolarisés
blanc sans impuretés professionnaliser dans la ayant un niveau d’éducation
Pour l’étuvage, la fabrication des transformation de minimum
farines infantiles et autres produits légumes Pour la mise en place des
précuits: femmes et groupements de unités de séchage moderne/et
femmes (notamment jeunes femmes d’autre transformation de la
TRANSFORMATION

mères d’enfants à bas âge) ayant déjà mangue:


travaillé dans le - Jeunes hommes et femmes
décorticage/étuvage/valorisation de (et leurs organisations)
sous-produits du riz ou manifestant un travaillant comme promoteurs
intérêt dans ces activités, peu ou pas des unités, ayant un niveau
alphabétisé, n’ayant pas accès au d’études plus ou moins élevés,
financement, vendant leurs produits se spécialiser et monter une
en vrac au niveau du village/marchés affaire dans le séchage et la
locaux, ayant un approvisionnement transformation de fruits
en riz paddy à caractère irrégulier - Femmes et jeunes impliqués
Pour la fabrication des briquettes de dans les activités post-
balles de riz: jeunes hommes récoltes, désirant devenir
alphabétisés, manifestant la volonté salariés permanents au niveau
de faire de la production de briquettes des unités, déscolarisés ayant
une source de revenus un niveau d’éducation
Pour les magasins de stockage: intermédiaire
groupements d’hommes et de femmes - Coopératives à majorité
(à majorité féminine ou jeune) féminine ou jeune impliquées
travaillant dans la production de riz et dans la production de la
approvisionnant les mini-rizeries mangue et désirant se
spécialiser dans le séchage et
la transformation de fruits
Pour la valorisation de sous-
produits: jeunes hommes pour
la production de bioénergie et
de compost, et jeunes femmes
pour la production des autres
produits (jus, purée, beurre,
baume); manifestant la volonté
de se spécialiser dans l’activité

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FILIERE RIZ FILIERE MARAÎCHAGE FILIERE MANGUE


Pour l’appui à la valorisation des sites, Pour l’appui à la Pour le traitement
l’accès aux intrants de production et valorisation des phytosanitaire de
l’appui-conseil sur les bonnes périmètres maraîchers, vergers/dotation contre la
pratiques: Exploitants hommes, l’accès aux intrants de mouche de fruits, l’appui-
femmes et jeunes (et leurs production et l’appui- conseil sur les bonnes
organisations) exploitant conseil sur les bonnes pratiques, la dotation des
individuellement 0,5 Ha en moyenne, pratiques: Principalement équipements de récolte:
peu ou pas alphabétisés, possédant les femmes, les jeunes et Hommes/femmes (et leurs
peu de moyens mécanisés, n’ayant leurs organisations organisations) exploitant
pas accès au financement, utilisant exploitant individuellement un verger
principalement la main d’œuvre individuellement en d’une superficie moyenne de 3
familiale moyenne 0,05 Ha sur un Ha (domaine familiale) -
Pour la production de semences: site faiblement notamment des jeunes
entreprises et coopératives aménagée (par héritiers, peu ou pas
semencières existantes dont les l’exploitant lui-même), alphabétisés, assurant une
PRODUCTION

membres sont à majorité féminine et peu ou pas alphabétisés, prise en charge partielle des
jeune; ou prévoyant l’inclusion de possédant des moyens moyens de traitement et
femmes et de jeunes le cas échéant de production d’entretien, ayant un
traditionnelle ou rendement inférieur à 4T/Ha,
intermédiaire (dabas, désirant se professionnaliser et
machette, forage, etc.), faire de la mangue une activité
ayant un accès irrégulier principale
aux intrants, utilisant Pour les opérations post-
principalement la main récoltes: Femmes et jeunes
d’œuvre familiale travaillant comme main
Pour la production de d’œuvre familiale tendant à
semences et de devenir salariés saisonniers
pépinières: groupements dans les diverses activités
de maraîchers et de entre les vergers et les stations
pépiniéristes pour la de conditionnement/unités de
production et transformation, déscolarisés
multiplication de ayant un niveau d’éducation
semences dont les assez bas
membres sont à majorité
féminine et jeune
STRUCTURATION ET RENFORCEMENT DES ORGANISATIONS DE PRODUCTEURS: groupement
d’hommes, femmes et jeunes impliqués dans la production et la transformation au niveau des trois filières, et qui
bénéficient des autres appuis apportés par le Programme

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C. Stratégie de ciblage des sites et des bénéficiaires


28 La stratégie de ciblage du PADFA s’alignera à la politique de ciblage du FIDA, et se basera sur
la reconnaissance des différences en termes de besoins et contraintes pour les différentes catégories
de groupe cible. En capitalisant sur les expériences des projets PRAREP, PROPACOM et
PROPACOM Ouest, une stratégie de ciblage inclusive sera ainsi développée pour s’assurer
d’atteindre les acteurs des filières notamment les petits producteurs pauvres et les groupes
vulnérables. Il faut également noter que les trois filières ciblées présentent une forte concentration de
pauvres, de femmes et de jeunes; et manifestent des bonnes opportunités d’inclusion.
29 La stratégie de ciblage reposera sur:
(i) un ciblage géographique consistant à croiser les données de vulnérabilité (pauvreté,
sécurité alimentaire, malnutrition, etc.) et les données relatives à la concentration des
51
populations avec des données sur le potentiel de production et d’absorption des
marchés au niveau des filières; permettant ainsi de toucher les zones à forte
concentration de populations pauvres et vulnérables et de leur donner des opportunités
de génération et d’amélioration de revenus;
(ii) Un ciblage direct spécifiant clairement les critères d’éligibilité qui permettent d’identifier
les principaux bénéficiaires; fixant directement des quotas de femmes et de jeunes que
le Programme doit toucher dans ses interventions; et prévoyant des activités qui iront à
l’endroit des groupes cibles spécifiques (Cf. Tableau de caractérisation des
bénéficiaires);
(iii) Un auto-ciblage permettant au Programme de cibler les bénéficiaires par rapport à des
opportunités et des contraintes (difficultés d’accès à l’eau, faible technicité, faible
capacité de participation dans les organisations, etc.) caractérisant leur vulnérabilité
qu’ils auront identifiées eux-mêmes, et auxquels le Programme propose d’apporter des
réponses. Ainsi, le Programme cible quatre catégories des bénéficiaires, notamment: (i)
les petites exploitations familiales vulnérables; (ii) les petites exploitations familiales de
subsistance; (iii) les producteurs orientés vers la commercialisation; (iv) les moyennes
exploitations et exportateurs des produits horticoles (mangues et légumes), et
propriétaires des mini-rizeries.

Catégorie 1
 Catégorie 1. Opérateurs
(5%) privés, propriétaires des vergers
modernes de mangues et des
Catégorie 2 stations de conditionnement des
20% mangues et exportateurs de mangue
et des légumes, propriétaires des
Categorie 4 mini-rizeries, commerçants grossistes
(40%) de riz et des légumes en relation
contractuelle avec les producteurs.
Catégorie 4 Les interventions du PADFA viseront
à améliorer le plateau technique, à
(35%) diffuser les normes de qualité et
mettre en normes les stations de
conditionnement, accompagner la certification, et faciliter l’accès au crédit, et à développer
des partenariats commerciaux avec les producteurs suivant les modèles économiques
appropriés.

51
Trois des régions choisies sont parmi les régions les plus vulnérables de la Côte d’Ivoire avec des taux de pauvreté,
d’insécurité alimentaire et de malnutrition élevés. Les deux autres régions sont moyennement pauvres mais avec des taux de
pauvreté supérieurs à la moyenne nationale.

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 Catégorie 2: Petits et moyens producteurs orientés vers la commercialisation et la


transformation des produits agricoles qui ont suffisamment des ressources et sont déjà
intégrés dans les chaînes de valeur agricoles. Cette catégorie a besoin des services
techniques et financiers pour le développement et renforcement de leurs capacités dans le
développement des affaires et des entreprises, le développement des partenariats
commerciaux pour la contractualisation, l’amélioration du plateau technique de leurs petites
et moyennes unités de transformation, et la diffusion des itinéraires techniques pour
l’amélioration de la quantité et qualité de la production.
 Catégorie 3. Petites exploitations familiales avec un accès à la terre et aux intrants mais qui
ne sont pas encore bien intégrés dans les chaînes de valeur et les circuits de
commercialisation des produits agricoles. Cette catégorie est en transition et peut, en
fonction de leurs circonstances, connaitre une mobilité ascendante en développant des
entreprises commerciales ou diversifier leurs exploitations. Elle constitue la majorité des
producteurs qui peuvent être organisés en groupes ou coopératives, et bénéficiaire ainsi de
la majorité des interventions et investissements du Programme.
 Catégorie 4. Petites exploitations familiales vulnérables qui produisent principalement pour
leur propre consommation sans utilisation des innovations et des technologies améliorées,
et n’utilisent pas une logique de commercialisation et de marché dans leurs activités de
production. Cette catégorie fournit aussi la main d’œuvre pour les unités de transformation
et la main d’œuvre agricole pour les exploitations familiales. Elle comprend plus des
femmes et des jeunes ciblés par les interventions et les investissements du Programme et
recevront des subventions pour développer des micro-entreprises de transformation pour
les femmes et de brigades de prestation des services pour les jeunes.
30 Le PADFA mettra en place des mesures d’autonomisation qui permettront aux groupes cibles
d’avoir la même chance pour bénéficier des activités du Programme. Ces mesures d’autonomisation
incluent entre autres (i) des actions visant le rétablissement de l’équilibre social et du genre, en
agissant au niveau des ménages et des organisations par la diffusion de méthodologies telles que le
52
Système d’apprentissage interactif entre les sexes ; (ii) une large diffusion des informations sur le
Programme et ses interventions pour que les potentiels bénéficiaires aient accès à l’information et
puissent participer au Programme; (iii) la promotion d’une approche participative et inclusive dans les
différentes activités de valorisation et de production; (iv) la promotion de l’égalité en matière de
développement humain en renforçant les capacités de base à travers l’alphabétisation fonctionnelle;
(v) l’appui à l’inclusion des femmes et des jeunes dans les groupements; et (vi) l’appui à la
structuration/opérationnalisation des groupements de femmes et de jeunes et leur intégration dans les
organisations professionnelles agricoles/interprofessions pour promouvoir leur participation; etc.
31 Des mesures de facilitation seront également développées par le Programme pour promouvoir
un environnement institutionnel et politique favorable à l’égalité des sexes. Il s’agira: (a) de la
consolidation des informations disponibles et de la connaissance des potentiels bénéficiaires à
travers les différentes études prévues au démarrage du Programme (études chaînes de valeur et
marchés et diagnostic des organisations de producteurs) pour mieux ajuster les interventions; (b) de
la prise en compte de la disparité entre les sexes et des spécificités des bénéficiaires dans la mise en
œuvre des activités du Programme (ex: choix des canaux de communication à utiliser pour toucher
les différentes catégories de bénéficiaires, organisation des séances de formation (lieu de formation,
durée et horaires) en fonction les créneaux de disponibilité des différents groupes, ajustement de la
répartition des coûts entre les parties prenantes dans les mécanismes de financement à coûts
partagés en considérant les capacités de contribution des bénéficiaires, etc.); (c) de la participation du
PADFA au dialogue politique liant le ciblage de la pauvreté, l’égalité des sexes, et l’inclusion des
jeunes et des femmes dans le développement des filières; (d) de la sensibilisation et du renforcement
de capacités de l’équipe du Programme et des partenaires de mise en œuvre (formation sur
l’intégration du genre, l’autonomisation des femmes et l’inclusion des pauvres; développement d’outils

52
Gender Action Learning System (GALS)

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53
sensibles au genre dans le ciblage, la planification et le suivi-évaluation du Programme; gestion des
savoirs et communication sur les bonnes pratiques de ciblage et les leçons apprises, etc.); et (e) de la
promotion de l’approche participative (évaluation des besoins, planification des activités, etc.) et du
développement de partenariats avec les institutions impliquées dans l’intégration du genre,
l’autonomisation des femmes et l’inclusion des pauvres.
32 Des mesures opérationnelles afin de disposer des modalités de gestion de programme
appropriées seront également mises en place: une planification et une budgétisation sensibles au
genre; l’intégration d’une responsable ciblage et genre au sein de l’UCP; la promotion des
candidatures féminines dans la mise en œuvre du Programme notamment pour les équipes sur le
terrain pour faciliter la participation des femmes bénéficiaires aux activités du Programme; le choix
des partenaires de mise en œuvre disposant d’une relation de proximité avec les bénéficiaires; le
renforcement en moyens matériels des partenaires pour arriver à toucher les bénéficiaires dans les
différentes zones (véhicules, motos, etc.); le renouvellement des contrats de partenariat en fonction
du respect de la stratégie de ciblage.

D. Stratégie genre
33 La stratégie de ciblage développée au démarrage du PADFA sera assortie d’une stratégie
considérant l’intégration de l’égalité des sexes. Ces questions ont été considérées dès le démarrage
du processus de formulation du Programme, lequel s’est appuyé sur une analyse des données de
pauvreté et des différences en matière de genre au niveau des filières et des différents segments. Les
différentes études prévues au démarrage permettront encore d’approfondir et de continuer à prendre
en compte ces aspects.
34 Les activités du projet seront développées selon une perspective de genre afin de lever les
barrières et réduire les inégalités en défaveur des femmes. Il s’agira en premier lieu de promouvoir
des activités visant à faciliter l’accès des femmes aux compétences et aux connaissances:
l’alphabétisation fonctionnelle - principal outil en matière de développement humain; les formations
techniques et transversales (gestion, entrepreneuriat, négociation, marketing et accès aux marchés,
éducation financière, éducation sur les bonnes pratiques environnementales liée à l’hygiène, la
gestion de l’eau, fertilité des sols et à la transformation des produits, etc.) pour renforcer les femmes
dans la conduite de leurs activités; la facilitation de l’accès à l’information (appui à la création et au
fonctionnement des groupements de femmes, appui à la participation des femmes et de leurs
organisations dans les différentes cadres de concertation, participation des femmes aux visites
d’échanges, etc.).
35 Le Programme promouvra également l’autonomisation économique des femmes en facilitant
leur accès aux actifs/ressources et facteurs de production, leur participation aux activités
rémunératrices, ainsi qu’en renforçant leur contrôle sur les avantages: appui dans la première
exploitation des terres aménagées (l’appui à finalisation des travaux terminaux permettant la
valorisation des périmètres maraîchers, équipement des sites de production maraîchers en
technologies d’irrigation, etc.); la facilitation de l’accès aux intrants pour la production de riz et des
légumes; facilitation de l’accès aux services d’appui et de conseil: promotion de méthodologies
d’apprentissage interactif entre les sexes (GALS) pour promouvoir l’accès équitable aux ressources
puis la répartition équitable des bénéfices au niveau des ménages et des groupements;; etc.
36 Le PADFA promouvra aussi des activités améliorant le bien-être des femmes et allégeant leurs
charges de travail: activités de promotion des bonnes pratiques nutritionnelles (éducation
nutritionnelle, facilitation de l’accès aux produits, etc.); promotion des méthodologies d’apprentissage
interactif entre les sexes (GALS) au niveau des ménages et des groupements pour sensibiliser et
promouvoir la répartition équitable des charges de travail au sein des ménages et entre les hommes
et les femmes; adduction d’eau et de forage pour soutenir les activités de production et de
transformation, et pour réduire le temps et les efforts consacrés par les femmes à la corvée d’eau;
53
Intégration d’indicateurs sensibles au genre dans le système de suivi-évaluation, ventilation des données par sexe, utilisation
des méthodes d’évaluation participative des performances.

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dotation de tricycles pour faciliter le transport des produits maraîchers des sites de production vers les
hangars et les marchés; promotion de technologies de transformation permettant d’améliorer la
qualité des produits et de répondre plus favorablement à la demande du marché (séchoirs solaires
polyvalents pour le maraîchage, unité de séchage moderne pour la mangue, etc.); production de
briquettes de balle de riz et de bioénergie pour l’énergie domestique et pour alléger le travail des
femmes.
37 Et enfin, le PADFA promouvra des activités renforçant la participation des femmes et leurs rôles
dans les prises de décision: appui à l’intégration des femmes dans les groupements, à la structuration
ascendante desdits et leur intégration dans les organisations professionnelles
agricoles/interprofessions; appui aux femmes pour intégrer les organes décisionnelles au niveau des
différentes structures et organisations (coopératives, organisations professionnelles agricoles,
interprofessions, plateformes filières, etc.); renforcement de capacités en leadership, gestion
d’affaires et de partenariat, négociation; facilitation de l’accès des femmes à l’information (choix de
canaux et outils de communication appropriés, au niveau des champs écoles, etc.).
38 Des mesures opérationnelles seront prises par le Programme pour faciliter la mise en œuvre
de la stratégie et des activités. Il s’agira de l’allocation de ressources humaines et financières pour la
réalisation des activités prévues (présence d’un responsable des questions de ciblage et de genre
dans l’UCP, budgétisation sensible au genre dans les plans de travail et budget annuels); fixation d’un
quota minimum de femmes que le Programme doit toucher (Cf. Tableau de caractérisation des
bénéficiaires pour les quotas minimum à respecter pour chaque filière); choix de partenaires de mise
en œuvre ayant une sensibilité notée et de l’expérience en matière d’intégration du genre;
sensibilisation et renforcement de l’équipe du projet et des partenaires sur l’approche d’intégration de
l’égalité entre les sexes; participation aux dialogues politiques intégrant des questions de genre, etc.
Le système de suivi-évaluation du projet reposera sur des données ventilées par sexe, et analysera
l’atteinte des résultats selon une perspective de genre.

E. Stratégie «Jeunes»
39 Les jeunes femmes et les jeunes hommes constituent un sous-groupe privilégié du PADFA; ils
ont été consultés dans le processus de formulation et seront associés à la mise en œuvre et au suivi-
évaluation du projet. La stratégie genre et ciblage du PADFA veillera également à considérer une
stratégie spécifique qui visera l’inclusion des jeunes hommes et femmes âgées de 15 à 35 ans au
niveau des différentes filières et segments. Le Programme appuiera: (i) les jeunes qui travaillent déjà
dans les 3 filières notamment les auto-exploitants, les filles et fils d’agriculteurs qui sont déjà
impliqués dans les exploitations de leurs parents; et également (ii) les jeunes qui sont intéressés à
intégrer les différents segments des filières pour en faire un métier, il s’agira des jeunes en
déperdition scolaire ainsi que des jeunes étudiants et diplômés ayant achevé un certain niveau dans
le système éducatif.
40 L’inclusion des jeunes dans les filières reposera sur deux approches qui seront différenciées en
fonction du niveau d’éducation du jeune. Les jeunes ayant un niveau d’éducation plus ou moins élevé
seront mis ensemble (en coopératives de jeunes, GIE) et seront renforcés pour s’orienter vers des
54
activités basées sur une approche entrepreneuriale . Les jeunes ayant un niveau d’éducation
relativement bas pourront dans un premier temps être appuyés pour intégrer des groupements mixtes
(pouvant comprendre des femmes, des hommes, des jeunes et des moins jeunes) au sein desquels
ils pourront renforcer leurs capacités dans les différents aspects de conduite de l’activité.
41 Le PADFA s’attachera à favoriser l’autonomisation des jeunes et à renforcer leur participation.
Plusieurs activités sont prévues en ce qui concerne l’autonomisation: l’alphabétisation fonctionnelle,
les activités de renforcement de capacités techniques (champs écoles paysans, utilisation des
nouvelles technologies, etc.) et transversales (gestion, entrepreneuriat, négociation, marketing et
accès aux marchés, éducation financière, etc.); la facilitation de l’insertion par l’orientation vers des
54
Exemple : cas des jeunes qui seront appuyés pour la fourniture des services de fabrication et de réparation des matériels et
équipements agricoles

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activités économiques spécifiques (fourniture de services dans la mise en location et la réparation de


matériels agricoles par des jeunes hommes, production de briquettes de balle de riz et de bioénergie
par des jeunes hommes, transformation secondaire de produits à base de riz pour les jeunes
femmes, etc.); la facilitation et l’appui au démarrage des activités (formation initiale, facilitation à
l’accès aux équipements par des mécanismes de financement subventionnés, accompagnement,
etc.); la facilitation de l’accès au marché par l’intégration au niveau des plateformes et des 4P, l’accès
à l’information, etc.
42 Concernant les mesures opérationnelles, le PADFA s’assurera que les questions relatives aux
jeunes soient intégrées dans les études à réaliser au démarrage du Programme (positionnement au
sein des filières, positionnement au niveau des organisations/OP, etc.); ce qui permettra d’adapter les
réponses apportées par le Programme à leurs caractéristiques et besoins spécifiques. Pour la mise
en œuvre des activités, le PADFA cherchera à exploiter les dispositifs institutionnels existants et
cherchera à nouer des partenariats avec des structures qui ont une expérience notée dans l’appui
des jeunes. Le système de suivi-évaluation s’appuiera sur des indicateurs et des données ventilées
par sexe et par âge. L’ensemble de l’équipe du Programme et des partenaires sera mobilisé et
renforcé sur l’inclusion des jeunes et la promotion de leur participation dans les organisations et
organes de décision.
Tableau : Population des régions du PADFA

Régions et Population Régions et Population


Départements 2014-05-15 Départements 2014-05-15

Bagoué 375,687 Hambol 429,977


Boundiali 127,684 Dabakala 189,254
Kouto 129,598 Katiola 106,905
Tengréla 118,405 Niakaramandougou 133,818
Bloléquin 123,336 Poro 763,852
Guiglo 176,688 Dikodougou 80,578
Taï 102,948 Korhogo 536,851
Toulépleu 56,992 M'Bengué 87,811
Gbêkê 1,010,849 Sinématiali 58,612
Béoumi 154,206 Tchologo 467,958
Botro 81,424 Ferkessédougou 143,263
Bouaké 680,694 Kong 87,929
Sakassou 94,525 Ouangolodougou 236,766
Source: Institut National de la Statistique, République de Côte d'Ivoire (web).

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PADFA - CHECKLIST DES MESURES OPERATIONNELLES DE CIBLAGE

Question Mesures adoptées dans la conception du Projet

1. Est-ce que le principal groupe cible - les personnes Oui, les groupes-cibles du PADFA comprennent les ruraux
devant tirer le plus parti des interventions - correspond pauvres et vulnérables touchés par l’insécurité alimentaire et la
au groupe cible du FIDA tel que défini dans la politique malnutrition chronique dont particulièrement les femmes et les
concernant le ciblage (les ruraux plus pauvres et jeunes; ils n’ont pas ou peu d’accès à l’éducation, accèdent
vivant dans l'insécurité alimentaire) ? difficilement aux facteurs de production (terre, eau, financement,
etc.) et ont un accès irrégulier aux marchés.

2. Des sous-groupes cibles ont-ils été identifiés et décrits Oui, le tableau de caractérisation des bénéficiaires du Programme
en fonction de leurs caractéristiques socio- dans l’Appendice 2 identifie les sous-groupes ciblées dans les
économiques, ressources et moyens d'existence différentes activités; tout en considérant le sexe, l’âge, les profils
particuliers - avec une attention sur les différences entre socio-économiques; les ressources et les moyens d’existence.
genre et jeunes ?

3. Des indications sont-elles données sur l'intérêt des Oui, les missions de préparation et de formulation ont associé les
sous- groupes cibles identifiés pour les activités groupes-cibles potentiels du PADFA afin de tenir compte de leurs
proposées, et sur leur probable adhésion ? aspirations. Les activités proposées par le Projet constituent des
réponses aux besoins et contraintes exprimées par les différents
groupes cibles.

4. Le DCP décrit-il une stratégie de ciblage réalisable


et opérationnelle conforme à la Politique sur le ciblage,
incluant toutes ou certaines des mesures et méthodes
ci - après:

4.1. Ciblage géographique – basé sur des données sur Oui, le ciblage de la zone d’intervention du PADFA s’est basé sur
la pauvreté ou des indicateurs de substitution, il permet les données disponibles en matière de vulnérabilité: pauvreté,
d'identifier, pour les projets/ programmes à base sécurité alimentaire, malnutrition; le choix a été basé sur
territoriale, les zones géographiques (et les l’incidence élevée de la pauvreté et de vulnérabilité. Pendant les
communautés de ces zones) à haute concentration de prochaines étapes de la conception, les données intra régionales
pauvres seront affinées pour s’assurer de bien toucher les poches de
pauvreté à forte concentration de pauvres dans le choix des
départements et localités à appuyer.

4.2. Ciblage direct - lorsque des ressources ou des Oui, des critères d’éligibilité favoriseront l’inclusion des groupes les
services sont destinés à des personnes ou à des plus vulnérables, des jeunes et des femmes dans les activités du
ménages spécifiques Programme. L’utilisation du système de quotas (au moins 50 %
de femmes et 40 % de jeunes pour l’ensemble des interventions
du Programme) renforcera ces critères. Certaines activités sont
directement orientées à l’endroit des femmes et des jeunes.

4.3. Auto ciblage - lorsque les biens et services Oui, le développement des réponses apportées par le PADFA
répondent aux besoins prioritaires, les dotations en (appui à des travaux terminaux permettant la valorisation de sites
ressources et les stratégies de subsistance des groupes- de production, amélioration de plateaux techniques pour la
cibles transformation, recherche et diffusion des semences de bonne
qualité et permettant d’étaler la production, etc.) se base sur la
connaissance des besoins et aspirations des différentes catégories
de groupes-cibles. Les activités ont été identifiées avec les
groupes cibles et soutiennent leurs stratégies de subsistance.

4.4. Mesures d'autonomisation – y compris Oui, la stratégie de ciblage du PADFA s’adossera sur des
l'information et de la communication, ciblé sur le campagnes de sensibilisation, d’information et de communication
renforcement de capacité et de confiance, appui autour des objectifs du Programme, ses cibles et son mode
organisationnel, afin de renforcer et d'encourager une opératoire, à l’endroit de tous les acteurs et bénéficiaires
participation plus active et l'inclusion dans la potentiels dès son lancement, avec un focus sur les femmes et

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

Question Mesures adoptées dans la conception du Projet

planification et la prise de décision des personnes qui, les jeunes (hommes et femmes). Les capacités des femmes et
traditionnellement, ont moins de poids et de pouvoir des jeunes, et leurs organisations seront renforcées afin
d’accroître leurs possibilités de se faire entendre, et promouvoir
ainsi leur participation. A travers des méthodologies interactives
au niveau des ménages et des groupements, le PADFA
cherchera également à contribuer au rétablissement de l’équilibre
social.

4.5. Mesures de facilitation – visant à renforcer les Oui, le PADFA participera au dialogue politique liant le ciblage de
attitudes et l'engagement des parties prenantes et des la pauvreté, l’équité genre et l’inclusion jeunes au développement
partenaires à l'égard du ciblage de la pauvreté, de des filières; et s’attachera également à renforcer la sensibilité et
l'équité genre et de l'autonomisation des femmes. Elles les capacités de l’équipe du Programme et des différents
incluent le dialogue politique, la sensibilisation et le partenaires sur ces questions.
renforcement des capacités

4.6. Attention aux procédures qui pourraient freiner Oui, la conception et la mise en œuvre du dispositif
la participation des groupes cibles visés (par exemple, d’accompagnement des groupes-cibles reposent sur une
une contribution excessive exigée des bénéficiaires; des approche participative et inclusive: les modalités de contribution
procédures juridiques contraignantes, etc.) financière des groupes cibles seront adaptées à leur possibilité.

4.7. Mesures opérationnelles - modalités de gestion Oui, le PADFA se dotera d’une spécialiste qui sera chargée des
des projets/programmes appropriés, personnel, sélection questions de ciblage, de genre, d’inclusion des jeunes et de
des partenaires de mise en œuvre et de fournisseurs de nutrition.
services Une approche de gestion de Programme sensible au genre sera
adoptée: planification et budgétisation sensible au genre, suivi-
évaluation sensible au genre, etc.
Le choix des partenaires de mise en œuvre et le renouvellement
de leurs contrats seront guidés entre autres par leur sensibilité sur
le ciblage des groupes cibles du FIDA et le respect du ciblage
conformément à la stratégie déclinée.

5. Suivi des résultats du ciblage. Le DCP précise-t-il Oui, le DCP précise que le système de suivi-évaluation
que les résultats du ciblage feront l'objet d'un suivi- accompagnera la mise en œuvre de la stratégie de ciblage.
évaluation participatif, seront évalués lors d'une revue à Le spécialiste en charge du ciblage et du genre veillera en
mi-parcours ? relation avec le responsable suivi-évaluation à ce que les
indicateurs du système de suivi-évaluation soient ventilés selon le
genre et l’âge; et à ce qu’un suivi des produits, effets et impacts
soit assuré.
Les questions de genre et la pauvreté seront intégrées dans les
études sont prévues au démarrage du Programme, seront
renseignées continuellement dans le système de suivi-évaluation
et seront évaluées à mi-parcours et en fin de Programme.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

PADFA - CHECKLIST DES MESURES OPERATIONNELLES EQUITE GENRE

Question Mesures adoptées dans la conception du Projet

1. Le DCP contient - et la mise en œuvre du Projet Oui, la partie « Genre et Pauvreté » dans l’Appendice 2
est basée sur - des données de pauvreté analyse les disparités hommes-femmes et met en exergue la
désagrégées par genre et une analyse spécifique par pauvreté et les inégalités selon le genre. Les contraintes
genre pour les activités/secteurs concernés, ainsi relatives à l’autonomisation économique, la participation des
qu'une analyse pour surmonter tout obstacle non femmes et à leur charge de travail au niveau des 3 filières
intentionnel pour la participation des femmes sont redressées dans les activités développées dans les
différentes composantes et sous-composantes du
Programme.

2. Le DCP contient - et le Projet met en œuvre - des


mesures concrètes pour:

Développer l'autonomisation économique Oui, le PADFA facilitera l’accès des femmes aux actifs de
des femmes grâce à l'accès et au contrôle d'actifs production (réalisation des travaux terminaux sur les sites
productifs et du foyer pour permettre leur exploitation, mise en place des
mécanismes de financement à coût partagé pour l’acquisition
de matériels et équipements, etc.). Des méthodologies
d’apprentissage interactif selon le sexe seront utilisées au
niveau des ménages et des groupements pour contribuer au
rétablissement de l’équilibre social; ceci promouvra un accès
et un contrôle plus équitables sur les actifs au sein du foyer et
dans les organisations.

Renforcer et assurer la représentation et la Oui, la représentation et la participation des femmes dans les
participation des femmes dans les organes de organisations paysannes constitue une des critères de
décision d'instances locales ciblage des ces dernières. Les partenaires de mise en œuvre
accorderont une attention particulière à l’objectif d’avoir au
moins 50 % de femmes dans les instances de décision.

Alléger la charge de travail des femmes et Oui, les activités d’appui à l’accès à l’eau (forage,
atteindre un équilibre équitable entre la charge de technologies d’irrigation) et aux nouvelles technologies, les
travail des femmes et des hommes dotations en équipements de transport pour l’évacuation des
produits, le recours à d’autres ressources comme les
briquettes de sons de riz et la bioénergie pour l’énergie
domestique permettent l’allègement de la charge de travail
des femmes.

3. Le DCP indique dans la section ciblage ce que le Oui, la section ciblage décline des sous-groupes de cibles en
Projet apportera dans une perspective de genre tenant compte du genre et de l’âge. Les appuis à apporter par
le Programme sont également déclinés en fonction des
besoins et contraintes exprimées par les différents sous-
groupes. Ces éléments sont explicités dans l’Appendice 2.

4. Le DCP décrit les éléments clés pour Oui, le DCP décrit les éléments clés de la stratégie genre,
l'opérationnalisation de la stratégie de genre, dans les ainsi que les activités opérationnelles permettant de soutenir
composantes concernées ladite stratégie au niveau des composantes.

5. Le DCP décrit - et le Projet met en œuvre - des


mesures opérationnelles visant à assurer la
participation équitable entre les sexes aux activités et
aux bénéfices du Projet.

5.1. Affecter des ressources humaines et Oui, le PADFA se dotera d’une spécialiste en charge des
financières adéquates pour mettre en œuvre une questions de ciblage, d’intégration du genre et de l’inclusion

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 2: Pauvreté, ciblage et parité hommes-femmes

approche genre des jeunes, ainsi que des aspects de nutrition; elle jouera un
rôle d’impulsion et d’accompagnement de la dynamique genre
dans le Programme.
Le Programme adoptera également dans sa mise en œuvre
une planification et une budgétisation sensible à l’intégration
de l’égalité des sexes.

5.2. Assurer et appuyer la participation active des Oui, la participation active des femmes dans les instances et
femmes dans des instances et comités prenant des comités prenant des décisions liées aux activités du
décisions liées aux activités du Projet, y compris la Programme sera soutenue par des mesures incitatives de
fixation d’objectifs spécifiques pour leur participation sensibilisation et de renforcement.

5.3. Veiller que les arrangements de Projet Oui, la dimension genre et jeunes sera également introduit
(composition de l'équipe de Projet, TdR de dans les critères de sélection du personnel du Programme.
recrutement pour le personnel et les partenaires Les attributions de chaque membre de l’équipe sur les
d’exécution, …) reflètent l'attention à l'équité genre et aspects de genre seront clarifiées dans leurs TdR; et
aux aspects d'autonomisation des femmes l’ensemble de l’équipe sera sensibilisée et formée.
Le choix et le renouvellement des contrats de partenariats
seront guidés entre autres par un respect du ciblage
conformément à la stratégie déclinée.

5.4. Réaliser des efforts spécifiques pour atteindre les Oui, les candidatures féminines seront promues dans l’équipe
femmes. de mise en œuvre du Programme notamment pour les
équipes sur le terrain pour faciliter la participation des femmes
bénéficiaires.

5.5. Identifier les opportunités pour soutenir des Oui, le PADFA s’aligne aux orientations stratégiques
partenariats stratégiques avec le gouvernement et nationales. Les Ministères et leurs services déconcentrés
d'autres institutions de développement pour la mise en constituent des partenaires privilégiées du projet. A travers
réseau et le dialogue politique son approche de faire-faire, le projet collabore avec de
nombreuses institutions de développement pour la mise en
œuvre des activités. Les résultats des interventions et les
leçons apprises seront capitalisés et diffusés notamment pour
soutenir le dialogue politique relatif à ces aspects.

6. Le cadre logique, le système SE et de gestion des Oui, le cadre logique, le système SE et de gestion des savoirs
savoirs du Projet prévoient des indicateurs de prévoient la ventilation des données selon par sexe et âge.
performance et spécifiques sur l'équité genre et Le spécialiste en charge du ciblage et du genre veillera en
l'autonomisation des femmes relation avec le responsable suivi-évaluation à ce qu’un suivi
des produits, effets et impacts considérant l’intégration de la
dimension genre soit assuré.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés

Appendice 3: Performance du pays et enseignements tirés


1 Le FIDA a successivement financé, depuis une trentaine d’années, des projets de
développement agricole dans le Nord de la Côte d’Ivoire, y compris: (i) le Projet d’appui à la
commercialisation et aux initiatives locales (PACIL); (ii) le Projet d’appui aux petits producteurs
maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS 2000-2012), (iii) le Projet de réhabilitation agricole
et de réduction de la pauvreté (PRAREP 2011-2015), (iv) le Projet d’appui à la production agricole et
à la commercialisation (PROPACOM 2012-2018) ainsi que son extension à l’Ouest (PROPACOM
Ouest 2014-2020). De même, le Projet d’appui à la relance des filières agricoles de Côte d’ivoire
(PARFACI), le Projet d'appui au secteur agricole en Côte- d'ivoire (PSAC), le Programme
d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest interviennent dans l’amélioration de la
productivité des produits vivriers par la facilitation de l’accès des technologies aux petits producteurs.
La plupart de ces projets du FIDA et d’autres partenaires au développement en Côte d’Ivoire ont été
conçus dans un contexte de sortie de crise. Le PADFA, conçu dans un contexte de stabilité politique
et de croissance économique, s’inscrit dans la continuité des actions des projets précédents, avec
une orientation vers le développement des opportunités de commercialisation, l’amélioration des
revenus et la création des richesses.
2 La mise en œuvre des projets du portefeuille du FIDA en Côte d’Ivoire est caractérisée par un
des performances modestes, des faibles taux de réalisation physique et de décaissement. Les
différentes évaluations et missions de supervision du PRAREP, PROPACOM et du PROPACOM
Ouest ont noté plusieurs facteurs contribuant à cette faible performance: (i) les retards dans le
démarrage des projets; (ii) le retard dans le recrutement du personnel et des prestataires des
services; (ii) les faibles compétences techniques et managériales des équipes de coordination; (iii) les
faibles capacités des prestataires des services; (iv) les procédures de passation des marchés; (v) les
faibles taux de décaissement. Le PADFA tire des enseignements de ces projets et d’autres projets du
FIDA en Guinée, au Burkina Faso, Togo et Sénégal tout en apportant des innovations dans les
domaines suivants:
3 Unité de coordination et de gestion du Programme. La réussite du PADFA dépendra de la
qualité technique et managériale de l’équipe de coordination et de gestion du Programme. Pour
améliorer la performance du Programme, il est proposé de (i) procéder à un recrutement plus
rigoureux du personnel technique et professionnel qualifié par un cabinet international indépendant;
(ii) instaurer une supervision et suivi de proximité de l’UCP par le Gouvernement et le FIDA; (iii)
mettre en œuvre un système de gestion axée sur les résultats avec des contrats de performance; (iv)
décentraliser et informatiser le système de suivi et évaluation avec l’utilisation d’une plateforme
électronique et des tablettes préprogrammées afin de permettre une collecte et une transmission de
données en temps réel, et pouvoir réduire les délais de remontée d’informations; et (v) organiser des
missions de renforcement des capacités techniques et managériales dès le démarrage du
Programme. La présence du CPM en Côte d’Ivoire devrait aider à améliorer davantage la
performance du PADFA.
4 Prestataires des services. Une autre difficulté majeure rencontrée par les projets du FIDA en
Côte d’Ivoire et ailleurs reste la qualité des performances des prestataires de service. En effet,
l’approche d’exécution des projets par le «faire faire» nécessite des prestataires des services qualifiés
et des opérateurs de proximité engagés, avec une gestion orientée vers les résultats. Il est proposé
de faire une évaluation de performance des prestataires de service du PROPACOM, et élargir cette
liste aux opérateurs du secteur privé avec une expérience dans le développement des affaires, avec
des critères et procédures de sélection plus efficientes. Le PADFA établira des contrats pluriannuels
(trois ans) avec les opérateurs de proximité afin de disposer de suffisamment de temps pour réaliser
des activités et obtenir des résultats concrets.
5 Séquençage des activités. A moins de quinze mois de sa clôture, le taux de réalisation
physique global du PROPACOM n’était que de 51 pourcent, et seulement 10 pourcent pour la

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés

composante transformation et commercialisation. De même, le taux d’exécution physique du


PROPACOM Ouest était de 49,7 pourcent à un mois de la fin du PTBA de 2016. Après près de deux
années de mise en œuvre, le PROPACOM Ouest demeurait un projet en démarrage en raison des
retards pris dans le recrutement du personnel et la mise à disposition du premier décaissement. Pour
éviter les retards dans le démarrage et la mise en œuvre du Programme, le PADFA propose un
séquençage de la programmation, avec des activités de prédémarrage, une période de démarrage,
une d’investissement et une de consolidation/désengagement. Une capitalisation à la fin de pour
chaque période permettra de tirer les leçons afin de qualifier les actions de l’étape suivante.
6 Intensification de la production. Le PROPACOM et le PROPACOM Ouest ont orienté leurs
interventions vers le développement avec des objectifs d’augmentation de la production et la sécurité
alimentaire. Ces projets ont créé une bonne base pour la professionnalisation des acteurs dans les
filières vivrières et la diffusion des itinéraires techniques pour augmenter la production. Ainsi, le
PADFA vise à faire plus et plus mieux. Par exemple, pour le riz, le PROPACOM a ciblé 2400 hectares,
mais seulement 614 hectares seront emblavés en fin de projet. De même, la production des
semences visait 24 tonnes de semences certifiées. Le PADFA cible la production de 4000 tonnes de
semences certifiées pour mettre en culture environ 18 000 hectares de riz. Il cible aussi le traitement
phytosanitaire de 10 000 hectares de vergers de mangue contre la mouche des fruits, l’installation de
sept nouvelles unités modernes de séchage de mangue et d’une unité industrielle de transformation
de la mangue d’une capacité combinée de 20000 tonnes de mangues fraiches, correspondant à la
quantité des fruits exportés.
7 Dotations en intrants. Les approches de dotations initiales en intrants promues par le FIDA
dans le PROPACOM et le PROPACOM Ouest ont produit des résultats peu satisfaisants, avec des
taux moyens de reconstitution de 60 pourcent. Il est proposé des subventions partielles dégressives
des intrants (40% subvention) et la promotion de l’agriculture contractuelle entre les organisations des
producteurs et les acheteurs. Les contrats commerciaux comprendraient la fourniture d’intrants sous
forme de crédit intrants aux OP.
8 Infrastructures rurales. Les aménagements hydro-agricoles pourtant essentiels pour garantir
l'amélioration de la productivité agricole, n’ont pu être réalisées à temps dans le cadre du PRAREP
(et d’autres projets du FIDA en dehors de la Côte d’Ivoire) et ne seront réalisées que tardivement
dans le PROPACOM. Les raisons comprennent la lourdeur des procédures de passation des
marchés et la faible capacité des prestataires de services, surtout en milieu rural. Pour éviter ces
retards, le PADFA se propose de reconduire la convention de maitrise d’ouvrage déléguée avec le
BNETD dans les domaines de la réhabilitation des infrastructures de production, de conditionnement,
de transformation et de commercialisation, et de signer une convention de maitrise d’œuvre déléguée
avec l’Agence de gestion des routes (AGEROUTES) pour la réhabilitation des pistes rurales.
9 Renforcement institutionnel des OPA. Le PROPACOM a inscrit ses interventions en mettant
en avant le renforcement des capacités des Organisations de professionnels agricoles (OPA) dans
une perspective de professionnalisation, d’autonomisation et de pérennisation des acquis, en se
basant sur les outils de "Diagnostic institutionnel participatif" (DIP). Ces outils de diagnostic, de
formation et de suivi du niveau de maturité des OPA seront adaptés et utilisés pour assurer un
meilleur accompagnement institutionnel et technique des plateformes régionales multi-acteurs. Le
PADFA reconnait que le processus de professionnalisation et d’autonomisation des OP est un facteur
de durabilité qui nécessite un cycle long d’apprentissage et de consolidation. Ainsi, la durée du
PADFA est portée à ans (5 ans pour le PROPACOM et 6 ans pour le PROPACOM Ouest) pour
permettre d’apporter un appui de long terme et un accompagnement technico-économique de
proximité aux OPA.
10 Approche chaîne de valeur. Les projets précédents se sont focalisés sur les activités en
amont des filières vivrières pour améliorer la productivité et la sécurité alimentaire. Les
enseignements tirés des projets agricoles montrent que l’appui à la production est nécessaire mais
n’est pas suffisante. La transformation et la commercialisation sont encore des maillons faibles de la
chaîne de valeur des produits agricoles. Ainsi le PADFA capitalisera sur les enseignements tirés du

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés

PROPACOM et des autres projets, mais sera différent des projets antérieurs en ce sens qu’il mettra
davantage l’accent sur l’amélioration des activités en aval de la production agricole., tout en portant
en grande échelle les acquis des projets précédents pour l’augmentation de la production et la
professionnalisation des organisations des producteurs.
11 Dynamique entrepreneuriale. Les différentes missions de supervision et d’évaluation du
PROPACOM ont relevé la faiblesse des capacités de gestion par les OP des unités de transformation
et de commercialisation. Le PADFA consolidera les acquis et les enseignements tirés avec le modèle
d’Entreprises de services et organisations de producteurs (ESOP) piloté par le PROPACOM. Ce
modèle a produit des résultats variés et a fait ses preuves dans d’autres pays comme le Togo, le
Burkina. Le PADFA prévoit de financer des activités visant à créer des conditions optimales de
fonctionnement et de mise à grande échelle des ESOP pour la gestion des mini-rizeries et des unités
de transformation des fruits et des légumes. L’innovation dans le PADFA consistera à piloter le
modèle de partenariat public-privé-producteurs (4P) pour mobiliser les opérateurs privés domestiques
dans le financement des unités modernes de transformation industrielle de la mangue, le
renforcement du plateau technique des stations de conditionnement existantes et l’acquisition des
unités de séchage modernes.
12 Financement agricole. Il est encore tôt de tirer des enseignements des interventions du
PROPACOM Ouest dans le domaine des finances rurales, à cause du retard dans le démarrage des
activités et la mise en œuvre des conventions signées avec les institutions financières. Il est prévu de
capitaliser sur les conventions signées avec les IF, notamment pour la mise en place des
mécanismes de partage des risques et d’autres produits et services financiers adaptés aux acteurs de
la chaîne des valeurs de trois filières, particulièrement pour les activités de transformation et de
commercialisation.
13 Intégration de la nutrition. A la différence des projets précédents, le PADFA adopte une
intégration transversale, systématique et cohérente de la nutrition à tous les maillons de la chaîne des
valeurs. Le PADFA prend en compte des enjeux nutritionnels dans le choix des filières (fruits,
légumes et riz), la sélection des groupes cibles, les activités de production des aliments sains et
nutritifs, et la transformation (farines infantiles, promotion de l’étuvage), la contractualisation avec les
cantines scolaires et les institutions publiques, les activités d’éducation nutritionnelle qui visent à
changer les comportements, ainsi que des activités orientées vers l’autonomisation économique des
femmes, et particulièrement des jeunes femmes avec des enfants de moins de 2ans. Finalement, des
indicateurs spécifiques de nutrition seront inclus à différents niveau du cadre logique et du cadre de
rendements du PADFA.
14 Synergies avec les autres projets et programmes Plusieurs initiatives sont en cours ou en
préparation dans les régions du Nord en appui au développement des filières agricoles. Il s’agit avant
tout d’éviter les doublons, de fédérer les acteurs et d’harmoniser les initiatives pour démultiplier les
effets et établir éventuellement des partenariats. Ainsi, sur le plan des complémentarités
opérationnelles avec des projets en cours ou à venir, le PADFA maximisera des synergies avec:

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 3 : Performance du pays et enseignements tirés

Tableau 1.: Synergies avec les autres projets et programmes


Projets et bailleurs des fonds Activités et synergies avec le PADFA
Projet d’appui agro-industriel Fonds de développement des chaînes de valeur avec trois guichets: (i) un
de la Région du nord (2PAI- guichet de garantie, (ii) un guichet de refinancement, et (iii) un guichet de
NORD CI) bonification des taux d’intérêt.
Actions structurantes concernant les aménagements hydro-agricoles
(périmètres irrigués, bas-fonds, plaines inondables), infrastructures de
transformation, de stockage/conservation, de commercialisation et de
transport (pistes), agribusiness pour les jeunes.
Fonds pour la promotion de Mécanisme de refinancement pour des crédits de moyen et long terme
l’agriculture sous contrat en accordés à de petits producteurs participant à des schémas d’agriculture
Côte d’Ivoire. sous contrat économiquement rentables.
Projet d’appui au système de Renforcement des centres de production et conditionnement des
production de semences de riz semences de riz
Projet de promotion du riz local Renforcement des acteurs de la filière riz local et production des
(PRORIL) semences
Aménagement de périmètres dans les régions du Gbéké
Programme « Promotion des Partenariats Public-Privé (PPP) avec Nimbel Invest
Filières Agricoles et de la Vergers école paysans
Biodiversité » (PROFIAB). Centre de collecte pour les produits maraîchers et agriculture
contractuelle
Programme pour la Plateforme d’innovation et commercialisation de la mangue
Productivité Agricole en Transposition à grande échelle des unités de séchage de mangue
Afrique de l'Ouest
(PPAAO/WAAPP 1C)
Projet d'Appui au Secteur Amélioration des circuits de commercialisation, l’amélioration de la
Agricole en Côte- d'ivoire productivité des produits vivriers la facilitation de l’accès des technologies
(PSAC) aux petits producteurs et l’amélioration institutionnelle des filières
agricoles.
Projet d’appui à la relance des Redynamisation du secteur agricole, Amélioration du circuit de
filières agricoles de Côte commercialisation et l’appui à la structuration des OPA.
d’ivoire (PARFACI) clôturé Le PADFA cible la valorisation des infrastructures de production et de
Projet Filières Agricoles commercialisation, et capitalisera sur les mécanismes mis en place pour
Durables de Côte d'Ivoire la vente groupée des produits vivriers.
(FADCI)
Trade Investment Hub Renforcement des capacités des acteurs pour l’amélioration de la qualité
sanitaire de la mangue, le transport et les bonnes pratiques culturales et
post-récoltes.
Intensifier les actions de renforcement de capacités, stimuler le commerce
et l’investissement, et accompagner les acteurs ivoiriens de la chaîne de
valeur de la mangue à répondre à une demande nationale de mangues
fraiches et transformées

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

Appendice 4: Description détaillée du programme


1 La zone d’intervention du PADFA est localisée dans les anciens districts de la Vallée du
Bandama située au centre et le district de Savanes au Nord représentant 13,4% de la population de
ii
la Côte d’Ivoire . Cette zone correspond à la zone soudanienne de savanes sèches caractérisée par
un climat tropical monomodal de type soudano-guinéen marqué par une seule saison des pluies
intervenant de mai à septembre-octobre. Les précipitations oscillent entre 1 100 mm et 900 mm/an et
les taux d’humidité sont de l’ordre de 40% à 50%. La période de pluie favorable pour les cultures
s'étale sur cinq mois.
2 Cette zone constitue le bassin principal de production de coton, et d’élevage. Les systèmes de
production sont diversifiés (Figure 2) dans cette zone qui était traditionnellement pastorale, puis
cotonnière est devenue de plus en plus productrice du noix de cajou (anacarde). La culture du riz
2
(pluvial et bas-fond) occupe 40 à 50 % des terres exploitées , suivie du coton, de l’igname, arachide,
maïs et des produits maraîchers depuis la construction des retenues d'eau au cours des années
1970. Cette région concentre aussi un important verger de manguier traditionnel et de quelques
plantations de type moderne.
Figure 2 : Les systèmes de production dans la zone du PADFA

3 Dans le District des Savanes, il existe plus d’une centaine de plans d’eau et avec plus de
16 000 hectares de périmètres aménagés auxquels s’ajoutent plusieurs milliers d’hectares de bas-
fonds, exploités de façon rudimentaires ou encore non exploités. 76 pourcent des superficies
aménagées sont exploitées (riz et maraîchage). Ces périmètres sont en état de dégradation
prononcée avec une mauvaise gestion de l’eau dans les périmètres. Les besoins de développement
sont importants en termes de réhabilitation d’infrastructures agricoles (barrages hydroagricoles,
réseaux d’irrigation, magasins d’entreposage et de stockage). Cette région a été longtemps négligé
depuis l’ère coloniale à cause du choix de développement par « pôles de croissance » reposant sur
l’exploitation de produits agricoles commercialisables adaptés aux terroirs du Centre et du Sud bien
arrosés (caféiers, cacaoyers, palmiers à huile, etc.) et inadaptés à la savane du Nord. On assiste petit
à petit à la mise en valeur agricole des zones du Nord, avec le développement de la culture du coton,
de l’anacarde et de la mangue ainsi que le maraîchage.
4 Cette zone a été retenue sur la base de plusieurs critères, y compris : (i) bonnes potentialités
en terres cultivables, irrigables et pluviales ; (ii) zones d’excellence pour le développement des
activités pastorales et piscicoles ; (iii) forte densité de population et de demandeurs d’emplois ; (iv)
début de structuration des organisations paysannes ; (v) fortes potentialités pour le développement de
l’entreprenariat agricole ; (vi) complémentarité avec d’autres initiatives et programmes de
développement agricole, et (vii) forte dégradation des infrastructures de production et de
commercialisation.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

Composantes et activités

5 La mise en œuvre du PADFA s’étalera sur sept ans (2018-2024) et comprendra trois
composantes : (i) valorisation des produits agricoles ; (ii) amélioration de l’offre des produits
agricoles ; et (iii) coordination et gestion du Programme.

COMPOSANTE 1. VALORISATION DES PRODUITS AGRICOLES (30,2 million USD, soit


45% du coût de base total)
6 L’effet attendu de la composante 1 est « la valorisation des produits agricoles est améliorée ».
La composante comprend deux sous-composantes : (i) l’amélioration de la commercialisation du riz,
des légumes et de la mangue et (ii) la réduction des pertes post-récolte et la transformation des
produits agricoles,

Sous-composante 1.1. Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de


la mangue
7 Cette sous-composante vise à augmenter les volumes commercialisés de riz, de légumes et de
mangue commercialisés et à améliorer la compétitivité et la performance de ces produits sur le
marché national et régional. Elle comprend les volets suivants : (i) le renforcement des plateformes
régionales multi-acteurs; (ii) le développement des partenariats commerciaux ; (iii) l’accès au
financement agricole ; et (iv) la promotion et la commercialisation des produits de qualité.
Renforcement des plateformes régionales multi-acteurs.
8 Des plateformes régionales ont été mises en place mais ne sont pas encore fonctionnelles.
Ainsi les «plateformes des acteurs de la filière rizicole» mises en place par l’Office national de
développement de la riziculture (ONDR) et la Plateforme d’innovation et de valorisation de la mangue
(PIVM) créée en août 2016 avec l’appui du FIRCA, sont encore dans leur phase de formation. Il
existe aussi une Interprofession de l’oignon de Côte d’Ivoire (IOCI). Le Programme de productivité de
l’agriculture en Afrique de l’Ouest (PPAAO) a mis en place des plateformes d’innovation des produits
agricoles. Ces plateformes peuvent jouer un rôle important dans la structuration des filières ciblées.
Les appuis du PADFA viseront le développement et la formalisation de ces plateformes en
interprofessions représentatives de chacune des filières. Les activités viseront à (i) réaliser un
diagnostic institutionnel participatif de toutes ces plateformes régionales ; (ii) faciliter la mise en place
et la formalisation des plateformes régionales représentatives des différents acteurs des maillons des
filières tenant compte des lois sur les interprofessions; (iii) renforcer la structuration, la gouvernance
et le fonctionnement des plateformes régionales; (iv) faciliter l’élaboration, le développement et
l’exécution et le suivi des plans stratégiques et plans d’action; et (v) faciliter la mise en réseau des
plateformes régionales avec les autres plateformes, les faitières et les interprofessions.
9 Ces plateformes serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats
commerciaux entre les coopératives des producteurs, les PME, les GIE, les transformateurs, les
commerçants et les circuits de distribution et de vente des produits agricoles. Cette activité sera
conduite par le FIRCA qui a acquis une expérience dans la création et la facilitation de la plateforme
régionale de la mangue, et qui pourrait faciliter le développement et l’exécution des plans de
structuration et l’appui conseil de proximité aux plateformes. Des critères de performance et de
maturité des plateformes seront développés par les acteurs, y compris le nombre des partenariats
commerciaux facilités, l’application des normes de qualité et des prix, la mobilisation des
investissements et le plaidoyer politique.
10 Des prestataires des services seront recrutés sur une base compétitive. Ils conduiront le
Diagnostic institutionnel participatif (DIP), et développeront et faciliteront l’exécution des plans de
structuration et l’appui conseil de proximité aux plateformes, sur base des outils développés dans le
cadre du PROPACOM et du PROPACOM Ouest. Des critères de performance et de maturité des
plateformes seront développés par les acteurs, y compris le nombre des partenariats commerciaux

32
Côte d’Ivoire
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Appendice 4: Description détaillée du programme

facilités, l’application des normes de qualité et des prix, la mobilisation des investissements et le
plaidoyer politique.
11 Diffusion des normes de qualité. Les normes de qualité pour les produits agricoles existent,
mais elles sont mal connues et ne sont pas utilisées pour différencier les prix. Ces normes sont
pourtant essentielles pour améliorer la compétitivité des produits locaux, la différenciation de l’offre et
la négociation des partenariats commerciaux entre les producteurs et les autres acteurs. Avec le
développement des chaines des valeurs, les exigences internationales en la matière et les besoins de
certification des produits, les normes de qualité méritent d’être adaptées Le Programme financera (i)
l’actualisation, l’adaptation et la diffusion des normes de qualité; (ii) l’accompagnement des
coopératives, des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Groupes d’intérêt économique (GIE)
dans le processus de certification et de labélisation des produits transformés; (iii) la formation sur les
bonnes pratiques d’hygiène de production (BPHP) et l’analyse et le control des points critiques de
production (HACCP Hazard analysis critical control point), et (iv) l’accompagnement à la certification
de système de production.
12 Côte d’Ivoire normalisation (CODINORM) sera responsable de l’’actualisation, l’adaptation et
l’application des normes de qualité sur base des concertations avec les acteurs des filières et les
exigences des marchés, en collaboration avec les plateformes régionales. A ce titre le PADFA
financera CODINORM dans toutes les étapes d’identification, à l’élaboration puis la validation et la
diffusion des normes conformément aux méthodes standard en matière. La diffusion des normes se
fera à travers des manuels, des fiches techniques, des brochures et des affiches, ainsi que par des
formations et des campagnes d’information, des séances d’éducation et de communication.
L’accompagnement à la mise en place des systèmes de qualité et la certification des processus fera
appel à des prestataires privés œuvrant dans le domaine. Parallèlement des efforts seront réalisés
par le programme afin de doter les unités de production d’équipements simples de contrôle. En outre,
le programme encouragera leur mise en relation avec les structures de contrôle et d’inspection de
l’état afin qu’elles puissent vérifier la qualité de leurs produits. Pour se faire, le programme envisage
de financer les ’analyses qualité notamment biochimiques et microbiologiques de produits issus de la
transformation de sept unités de séchage et de production de jus de la mangue en vue de s’assurer
de leurs conformité sanitaires en complément aux actions de mise en place des démarches qualité.
Des inspections ponctuelles seront sollicitées auprès des prestataires spécialisés et de CODINORM
et des services techniques du des services techniques du Ministère en charge du commerce pour le
suivi régulier de ces unités.
13 Dialogue politique. Les plateformes serviront de cadres de concertation et de dialogue multi-
acteurs et de plaidoyer politique pour améliorer la performance des filières et la structuration des
55
marchés . Le PADFA financera le développement des outils de plaidoyer et de dialogue politique, et
renforcera la capacité des plateformes régionales en vue de lever des contraintes structurelles et
faciliter les investissements publics pour appuyer le développement de ces filières. Ces plateformes
seront animées par des prestataires des services en collaboration avec les Conseils régionaux, les
Chambres régionales d’agriculture et de commerce, avec l’objectif de renforcer les capacités des
acteurs des filières qui prendront progressivement la responsabilité de les faire fonctionner. Elles
serviront de cadre pour faciliter le développement des partenariats commerciaux entre les
coopératives des producteurs, les Groupes d’intérêt économique (GIE), les transformateurs, les
commerçants et les circuits de distribution et de vente des produits agricoles. Ces plateformes seront
animées par des prestataires des services en collaboration avec les Chambres régionales
d’agriculture et de commerce, avec l’objectif de renforcer les capacités des acteurs des filières qui
prendront progressivement la responsabilité de les faire fonctionner.

55
A l’instar de la première édition du symposium sur la mangue s’est tenue du 06 au 07 avril 2017 à Korhogo autour du thème
’’ Accroissement des exportations et compétitivité de la mangue fraîche et transformée de Côte d’Ivoire’’

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Côte d’Ivoire
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Appendice 4: Description détaillée du programme

Développement de partenariats commerciaux, promotion et marketing des produits de qualité


14 Partenariat commerciaux : le PADFA promeut une approche entrepreneuriale, basée sur des
modèles d’affaires inclusifs entre les organisations des producteurs (OP), les transformateurs, les
commerçants et les circuits de distribution. L’approche du PADFA sera de faciliter l’exploitation des
unités de transformation et de commercialisation (mini-rizeries, usines de mangue, centres de
groupage et de commercialisation des légumes) comme point structurant des trois filières en amont et
en aval. Ceci facilitera les relations commerciales entre producteurs et acheteurs. Ces partenariats
permettront aux OP d’approvisionner les unités de transformation et les commerçants et à ces
derniers de financer les besoins en intrants et petits équipements des coopératives. D’autre part, les
unités de transformation seront mises en relation avec les commerçants et les distributeurs, sur la
base de contrats d’affaires. Ces types de partenariat permettront de créer une logique d’entreprise
pour améliorer la qualité, fidéliser les acheteurs et les fournisseurs et optimiser les ressources
disponibles. Les bénéficiaires de tels appuis seront sélectionnés sur la base des résultats de la
cartographie des acteurs des chaînes de valeur, leur positionnement dans la chaine de valeur, leur
intérêt à participer, les besoins d’organisation et d’autres critères qui seront définis en collaboration
avec les plateformes régionales. Cependant, l’engouement du secteur privé est encore timide. C’est
pourquoi, le programme devrait se pencher sur des dispositions à mettre en place pour susciter et
apporter un appui aux initiatives privées.
15 Le PADFA pilotera et promouvra quatre modèles de partenariat économique (i) le modèle des
Entreprises des services pour les organisations des producteurs (ESOP), (ii) le modèle de Partenariat
public-privé-producteur (4P), (iii) le modèle de Société d’économie mixte (SEM); et (iv) le modèle de
contractualisation simple. La mise en œuvre de ces différents modèles se fera en synergie avec les
« Projet de pôle agro-industriel de la région du Bélier » et le projet d’appui agro-industriel de la Région
du nord (2PAI-NORD CI) en cours de préparation. Le 2PAI-NORD CI favorisera l’émergence du
secteur privé par la mise en place des bases d’un pôle agro-industriel, vecteur de croissance et
d’emplois grâce à l’appui au développement des infrastructures (réhabilitation et la construction
d’infrastructures agricoles, pastorales et socio-économiques) et au renforcement de la gouvernance
locale et de l’organisation des producteurs, notamment pour la transformation des produits agricoles
et de soutien aux filières de la région (anacarde, coton, riz, karité, etc.) selon une approche favorisant
l’agribusiness et l’initiative locale.
16 Le modèle ESOP pour les mini-rizeries. Les ESOP sont des sociétés de type société à
responsabilité limitée (SARL) bâties autour d'un investissement structurant (unité de transformation
de riz dans le cadre du PROPACOM). Le principe consiste à créer autour des unités de
transformation une SARL dont le capital détenu à majorité par les OP / coopératives de production,
les promoteurs privés et le personnel de l’unité. L’ESOP est géré par un gestionnaire qui est lui-même
un actionnaire tandis que l’approvisionnement est assuré par les coopératives sous forme de
l’agriculture contractuelle qui leur donne la possibilité d'avoir accès aux intrants agricoles, au marché
et à l'appui conseil. Le PADFA capitalisera sur les expériences et les enseignements tirés des
expériences du PROPACOM en particulier, les problèmes liés au (i) mode de financement du fonds
de roulement pour l’achat du riz paddy ; (ii) la rénovation du plateau technique pour maximaliser la
rentabilité des unités ; (iii) le renforcement des capacités technico- économiques des gestionnaires
des unités et enfin l’amélioration de la gouvernance au sein des OP. Fort de ces expériences, le
programme financera les études diagnostics des OP pour la mise en place des ESOP, l’appui à la
formalisation, au fonctionnement et à la gestion des ESOP. ; l’accompagnement technico-commercial
de proximité et la mise en relation avec les banques et les institutions financières.
17 Le modèle 4P pour la mangue: Ce modèle vise à créer une société ou un joint-venture entre les
coopératives de producteurs de mangues , des entités publiques et un ou des investisseurs privés
pour le financement et l'exploitation d'unités de transformation/conditionnement. L’appui publique
consiste à financer toutes les actions de renforcement des capacités des coopératives engagées, la
réalisation d’étude de faisabilité diverses la formation du personnel des unités et certains
investissement d’utilité publiques (pistes rurale raccordement électrique ; construction d’hangar de

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Côte d’Ivoire
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Appendice 4: Description détaillée du programme

réception de la matière première, logistiques de soutien etc.). En retour le secteur privé (investisseurs
privé) mobilise les financements adéquats pour l’exploitation et favorise aussi l’accès des
coopératives aux crédits de campagne. Des liens contractuels d’approvisionnement entre la société et
les coopératives sont étables afin de sécuriser les approvisionnements. Une assistance technique
sera mobilisée pour développer et piloter des modèles de partenariat économique entre les
producteurs, les entrepreneurs privés et l’Etat. Plusieurs promoteurs privés déjà installés dans les
régions du Programme et les Présidents des conseils régionaux rencontrés pendant la mission ont
marqué leur intérêt à la mise en place de 4P afin de financer une unité industrielle de transformation
de la mangue.
18 Le modèle de Société d’économie mixte (SEM) pour la mangue. Au départ, une SEM est créée
par un collège d’actionnaire du public telles les collectivités territoriales à travers les Conseils
régionaux des régions du Nord, des promoteurs privés (exportateurs, propriétaires de centres de
conditionnement etc.) et les coopératives de production de la mangue. Cette SEM a pour objet
l’exploitation et la gestion de l’ unité de transformation dont les fonds d’investissement proviennent du
secteur privé et ou de l’Etat selon une clé de répartition qui sera prédéfinie. A ce titre, un Directeur est
recruté pour diriger la SEM avec un conseil d’administration dans lequel le Gouvernement siège. Les
collectivités territoriales impliquées dans ce montage concernent les conseils régionaux qui disposent
des prérogatives pour conduire et piloter des projets en PPP. La SEM s’approvisionne sous forme de
contrat auprès des coopératives de producteurs organisés et encadrés par le programme à travers
les appuis du FIRCA /ANADER et préfinance les fonds de campagnes pour sécuriser ses
approvisionnements en garantissant aux producteurs un prix d’achat juste.
Fig1 : Schéma du modèle SEM
- •Etudes techniques de faisabilité et
juridiques SEM

- MODELE DE LA SEM
•Formalisation de la SEM
•Plan d’affaires
•Spécification technique
PADFA •Appui élaboration des DAO

Prestataires pri
- •Renforcement
BANQUES/FONDS DE
•Assistance technique divers
30 des capacités
ISQUES/BAD/KFW SEM
•Recherche de financement
•Financement infrastructures
/ANADER
FIRCa
et - publique •Préfinancement de la campagne des
producteurs
•Elaboration des cahier de charges
PADFA/Prestataires des matières

-
PRESTATAIRES
•Contrats fournisseurs
•Transformation des produits
•Commercialisation des produits finis
aSS
•Recherche de financement
•Porteur de projet -
•Elaboration de convention
Société
•Gestion de l’unité

de financement et de industrielle
cession
-Collectivités
Territoriales
•Formalisation de la SEM jus, pulpe
•Plan d’affaire Conseils ?%
CA - régionaux
•Membre et ou direction du

•Recrutement du personnel
60 %
Collectivités
-
•Apport du capital
Coopératives de ?%
-
production dans •Approvisionnement en mangue
•Direction de la SEM
•Recherche de financement
•Recherche de marché
•Fournitures des services aux membre s ;
•Assistance de installations
les régions
- •Appuis conseil organisation des coopératives
•Planification de la campagne;
Privés
•Organisation du financement de la campagne
•Membre CA

•Entretien des vergers, lutte contre la mouche


- des mangue
•Location cagettes d’engin ou de moyen de
transport Financement
- •Membre du CA
Coopératives mangues Prestations
de services

19 Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i) les études de faisabilité et
de marché ; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du personnel de l’unité ; (iii) la certification et
la mise en norme de l’unité ; (iv) le financement d’infrastructures de soutien aux activités des
coopératives (pistes, hangar de réception, pont bascule, raccordement électrique etc. ) ; et (v) l’appui
conseil pour la vulgarisation des itinéraires techniques.
20 Le modèle de contractualisation simple sera promu pour la vente groupée des produits
maraîchers, du riz (paddy, étuvé, blanc) et de la mangue par les OP qui entreront dans des relations
commerciales avec des commerçants (par exemple COCOVICO) et d’autres acheteurs, y compris le
Programme alimentaire mondial (PAM), le Gouvernement pour alimenter les cantines scolaires, les
supermarchés, etc. Les opérations de contractualisation permettront de stabiliser les transactions,
sécuriser les approvisionnements et les débouchés en établissant des prix justes suivant les principes
et pratiques de l’agriculture contractuelles. Les interventions du PADFA viseront alors à (i) identifier
les partenaires et faciliter leur mise en relation ; (ii) renforcer les capacités de gestion, de négociation
et de marketing des OP ; (ii) faciliter l’organisation des réunions d’affaires et la négociation des
transactions commerciales et des contrats d’affaires; et (iii) assurer un accompagnement technico-

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Côte d’Ivoire
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Appendice 4: Description détaillée du programme

commercial des parties prenantes pour la mise en œuvre et le respect des contrats. La
contractualisation a plusieurs avantages : (i) en premier elle engage les contractants sur des
quantités et des prix et ainsi donne une visibilité aux acteurs de la filière pour investir ; (ii) ensuite elle
tend à limiter les fluctuations de prix quand elle se généralise (iii) enfin la contractualisation permet de
limiter les risques de transaction, et de garantir en partie le remboursement du crédit (grâce
notamment à la domiciliation des paiements des contractants dans une même banque). La
contractualisation des acteurs rassure donc les banques et peut être ainsi un bon levier pour relancer
les crédits.
21 Le Programme financera de manière dégressive des prestataires de services privés pour un
accompagnement technico-commercial des petites et moyennes entreprises, des initiatives privées et
des opérateurs économiques, pour améliorer leur positionnement sur le marché, développer des
relations d’affaires et négocier des contrats commerciaux. Les prestataires retenus : (i) aideront les
acteurs de l’aval des filières à trouver des marchés auprès d’acheteurs potentiels, (ii) proposeront des
modèles de contrats, et (iii) formeront les différents acteurs au respect et au contrôle des normes de
qualité. En outre, des formations et des appui-conseils de proximité seront organisés en matière de
gestion d’entreprise, préparation de plans d’affaires, établissement et gestion des partenariats
commerciaux, accès aux services financiers, maitrise des circuits de commercialisation et des
informations sur les marchés et les prix, le marketing, etc. L’appui du Programme au financement des
prestataires portera sur les trois premières années qui suivront le diagnostic institutionnel selon le
schéma suivant : 80% des coûts, la première année, 40 % la deuxième année et 20% la troisième et
dernière année. Le reste du financement devra être assuré par l’OP appuyée.
22 La mise en œuvre de ces différents modèles se fera en synergie avec le « Projet de pôle agro-
industriel de la région du nord (2PAI-NORD CI) en cours de préparation par la Banque Africaine de
Développement. Ce projet vise l’émergence du secteur privé par la mise en place des bases d’un
pôle agro-industriel, grâce à l’appui au développement des infrastructures, des pistes rurales et la
mise en place d’un fonds de développement des chaines de valeur agricole. Le Programme financera
de manière dégressive des prestataires de services publics et privés (CIDR, Fair Trade Macth,
Technoserve, etc) pour un accompagnement technico-commercial des OP, petites et moyennes
entreprises, des initiatives privées et des opérateurs économiques, pour développer des relations
d’affaires et négocier des contrats commerciaux. L’appui du Programme au financement des
prestataires portera sur les trois premières années qui suivront le diagnostic institutionnel selon le
schéma suivant : 80% des coûts, la première année, 40 % la deuxième année et 20% la troisième et
dernière année. Le reste du financement devra être assuré par l’OP.
23 Promotion et marketing des produits agricoles de qualité : Au courant de la première année, le
56
PADFA financera l’actualisation et la capitalisation des études de chaines de valeur des trois filières
ciblées pour mettre en évidence les flux commerciaux, la cartographie des acteurs et des partenaires,
57
la performance et la structure des marchés, et les opportunités et défis de commercialisation . Figure
4 ci-dessous présente la chaine de valeur de la mangue pour illustration. Les cartographies des
chaines de valeur du riz et des produits maraîchers sont présentées en annexe de l’Appendice 4. Afin
de permettre un meilleur ciblage des interventions et un impact plus important sur les revenus des
populations concernées, le PADFA financera des études économiques rigoureuses des spéculations
agricoles pour permettre de déterminer la rentabilité des différentes spéculations, de différentes
techniques de transformation et modes de commercialisation de chaque spéculation et de
recommander les meilleures options pour améliorer les revenus du plus grand nombre des
producteurs des groupes cibles. Sur la base des études rigoureuses, il sera développé des stratégies

56
Certaines études sont disponibles mais ne sont pas à jour. Pour la chaine de valeur mangue, voir Seydou Touré, 2012. Etude
nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse. Pour l’oignon, voir RONGEAD – ONG
CHIGATA, 2014. Diagnostic de la filière oignon en Côte d’Ivoire.
Pour le riz et le maraichage, Voir Etude sur l’état des lieux de la valorisation et de la mise en marche des vivriers disponible au
PROPACOM.
57
Ces études pourraient s’inspirer de l’Analyse de la filière maraichage au Burkina Faso disponible sur
http://www.fao.org/docs/up/easypol/887/analyse-filiere-maraichage_107fr.pdf

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Appendice 4: Description détaillée du programme

et des outils adaptés de marketing et de promotion des différents produits dans les marchés locaux,
régionaux et internationaux, à travers les foires, les campagnes de radio, les affiches, les réseaux
sociaux et les nouvelles technologies de communication et d’information.
24 Le PADFA financera la formation et le renforcement de capacités des partenaires de mise en
œuvre sur les différentes approches et les outils de développement et de gestion des chaines de
valeur agricoles, et le marketing des produits agricoles. Cette formation sera également dispensée au
personnel de l'UCP, aux services techniques déconcentrés (MINADER, CNRA, ONDR, OCPV) ainsi
qu’aux responsables des OP, des GIE et des gestionnaires des PME. Cette formation permettra de
créer une masse critique pour accompagner les acteurs des filières à bien maitriser les circuits de
commercialisation, à négocier les prix et les contrats commerciaux, à comprendre les comportements
des marchés, les opportunités de commercialisation et les techniques de marketing pour faire la
promotion de leurs produits. Ce volet sera mis en œuvre par des prestataires des services avec une
expérience dans la commercialisation et la promotion des produits locaux.
Figure 1 : Chaine de valeur de la mangue

Source : Seydou Touré, 2012. Etude nationale mangue. Cote d’Ivoire. Centre du Commerce International, Genève, Suisse

25 Le PADFA capitalisera sur les systèmes d’information sur les marchés et les prix déjà existants
et peu coûteux, développés par consortium RONGEAD/OCPV qui comprend la publication de bulletin
périodique d’analyse des prix sur les principales cultures et un dispositif de collecte et de diffusion des
prix sur téléphone mobiles. Le Programme financera le renforcement de ces systèmes par
l’incorporation de la différentiation des prix par qualité, l’affichage des prix dans les marchés, les
centres de groupage et de stockage intermédiaire, et par les radios de proximité pour atteindre un
plus grand nombre.
26 La promotion et le marketing comprendra des messages liés à la nutrition, la santé,
l’environnement, la qualité, la responsabilité sociale et la promotion des produits locaux. Une attention
particulière sera portée sur la promotion de la consommation des fruits et des légumes et des variétés
du riz à haute valeur nutritive. Il s’agit de (i) riz à caryopses rouges qui sont riches en protéines, en
vitamines B (B1, B3 et B5), en minéraux et en fibres saines nécessaires pour la bonne digestion ; (ii)
riz à caryopses noirs qui sont pauvres en sucres et riches en fer et zinc, en fibres saines, en vitamine
iii
E et en antioxydants anthocyaniques et (iii) riz étuvé qui est aussi riche en nutriments. Les nouvelles
iv
technologies d’information et de communication, y compris le paramétrage de «Remugol » seront
utilisées pour assurer d’une part, une remontée d’information sur les demandes du marché et d’autre
part, une commercialisation en ligne. Pour la promotion de la mangue, il est prévu des voyages de
prospection des marchés nationaux et sous-régionaux pour la mangue fraiche et les produits
transformés (mangues séchées, jus, confitures, etc.) et dans d’autres pays portant sur les mangues

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Appendice 4: Description détaillée du programme

séchées au profit des représentants des OPA et des exportateurs. Le Programme capitalisera sur les
résultats du symposium de la mangue organisé par le Trade hub et le FIRCA pour la mise en relation
des producteurs et transformateurs avec les clients et les investisseurs potentiels.
27 Le Programme financera la réhabilitation et l’entretien d’environ 300 km de pistes de desserte
agricole prioritaires et leur raccordement sur les grands axes routiers en vue de faciliter l’évacuation
des produits vers les centres de groupage, les mini-rizeries, les usines de mangue et les marchés.
Ces chemins d'accès sont en général de petits tronçons nécessitant des travaux de reprofilage ou de
traitement de points critiques. Dans la mesure du possible, les interventions seront exécutées en
utilisant l'option haute intensité de main d’œuvre (HIMO) qui a pour avantage de permettre la
redistribution de 30 à 40 pourcent du coût des travaux aux jeunes (femmes et hommes) des localités
ciblées. L’identification et la sélection des pistes à réaliser et le lancement des études techniques
seront menées par AGEROUTES dès la phase de démarrage du programme, en concertations avec
les collectivités locales et les plateformes régionales multi-acteurs. Cette activité se fera en synergie
avec les autres programmes en cours ou en programmation, notamment le 2PAI-NORD CI et les
Conseils régionaux qui ont prévu des financements pour la réhabilitation graduelle du réseau routier
local prioritaire dans les zones ciblées.

Sous-composante 1.2. Amélioration des opérations post récolte et de transformation


des produits agricoles
Cette sous-composante vise à réduire les pertes post-récolte, à générer de la valeur ajoutée et à
améliorer la qualité des produits transformés. Les activités sont : (i) l’amélioration du plateau
technique des unités de transformation du riz ; (ii) la transformation et le conditionnement des produits
maraîchers ; et (ii) le conditionnement et la transformation de la mangue. Pour le financement des
activités de transformation, il est prévu de capitaliser sur les acquis du PROPACOM dans la mise en
v
œuvre des mécanismes de financement à couts partagés pour l’acquisition des équipements et le
vi
crédit entreprise rurale pour la création des petites et moyennes unités de transformation
Amélioration du plateau technique des unités de transformation, de conditionnement et de
conservation
28 Riz : Pour améliorer la qualité du riz et augmenter les capacités de décorticage du riz, le
Programme financera (i) l’amélioration du plateau technique de vingt (20) mini-rizeries existantes (2
tonnes/heure) dont six financées par le PROPACOM; (ii) l’installation de dix (10) nouvelles mini-
rizeries plus performantes ; et (iii) l’amélioration de 100 décortiqueuses par des équipements
complémentaires (moins de 1 tonne/heure). Ces activités s’alignent avec les priorités de la SNDR qui
prévoit notamment le développement de petites unités de transformation (2 tonnes/heure) autour des
grosses unités industrielles avec implication des leaders agro-industriels de pool selon une approche
de partenariat public-privé (PPP).
29 Pour les mini-rizeries existantes, l’amélioration du plateau technique comprendra l’installation :
(i) de pré-nettoyeurs de grande capacité ; (ii) de démagnétiseurs; (iii) d’aspirateurs industriels ; (iv)
des kits d’entretien, de pièces de rechange et d’emballages; (v) des boisseaux de stockage et des
humidimètres ; et (vi) des formations des techniciens pour l’entretien et la gestion de mini-rizeries.
L’acquisition et l’installation de 10 nouvelles mini-rizeries avec un plateau technique plus performant
et complet se feront à partir de la troisième année du Programme en tenant compte des besoins de
marché, de l’amélioration de la production, des résultats des études de chaine de valeur pour décider
de leur localisation et la performance de la gestion des mini-rizeries existantes. Ces mini-rizeries
seront dotées de têtes de décortiqueuses de 14 pouces pour atteindre un potentiel de de décorticage
de 10 000 tonnes chacune. Le Programme financera la réhabilitation ou la construction des bâtiments
suivant les normes, leur raccordement à l’électricité et à l’eau, les dotations en emballages, des kits
d’entretien et des pièces de rechange. La présence de ces nouvelles mini-rizeries devra augmenter le
potentiel de décorticage de 150000 tonnes/an ce qui sera nécessaire pour absorber le surplus de
production de 165 000 tonnes liées aux actions du PADFA.

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Appendice 4: Description détaillée du programme

30 Au niveau des décortiqueuses, la commercialisation du paddy et du riz blanc s’effectue dans un


cercle fermé dans lequel les principaux acteurs de la chaîne de valeur (producteurs, transformateurs
et commerçants) ont des liens familiaux ou tissent des relations d’interdépendance sociale (appuis
financiers pour les baptêmes, les funérailles, les mariages, etc.). Ce système est efficace car il permet
aux propriétaires de décortiqueuses de capter une bonne partie des productions dans leurs localités.
En tenant de ce contexte, le Programme financera aussi des équipements complémentaires pour 100
décortiqueuses, notamment des vanneuses-épierreuses et des calibreurs pour améliorer la qualité du
riz par l'élimination des impuretés et la réalisation d’un bon triage du riz blanc. La fabrication et la
maintenance de ces équipements sera assurée par des artisans locaux formés pour la fabrication de
petits outils agricoles, de moulins et de petites décortiqueuses de type Engelberg. En plus des
équipements, les OP propriétaires des décortiqueuses seront formés et sensibilisés pour les aider à
mettre sur le marché du riz de qualité.
31 Les riziers (mini-rizeries et décortiqueuses), étant les points structurants de la filière, serviront
de centres de collecte. A cet effet, le Programme va acquérir 50 tablettes destinées à la collecte et à
la diffusion des données sur la commercialisation du riz dans la zone du Projet. Ces tablettes seront
installées dans les 30 mini-rizeries (nouvelles et anciennes) et décortiqueuses bénéficiaires du projet
et qui disposent d’un local et font preuve de rigueur dans la gestion quotidienne de leur activité. Elles
devront permettre aux différents acteurs d’avoir une meilleure visibilité sur la chaîne de valeur du riz
et de faciliter le suivi des mouvements de paddy vers les unités de transformation et de riz blanc vers
le marché. En retour, l’information sur la demande du marché en termes de qualité et de quantité sera
capitalisée. Les mini-rizeries et décortiqueuses jouent un rôle majeur dans la promotion du label de
qualité « Made in Côte d’Ivoire » conformément aux objectifs de la SNDR.
32 Produits maraîchers : le conditionnement et la conservation des produits maraîchers
permettront de réduire les pertes, de conserver la qualité et de créer de la valeur ajoutée. Pour
améliorer la logistique de proximité et préserver la qualité des produits maraîchers, le Programme
financera la construction, la réhabilitation et l’équipement d’environ 13 centres de conditionnement et
de groupage et de vente groupée des produits maraiches. Ces centres constituent des étapes
importantes dans le processus d’agrégation des produits des membres des coopératives et de
faciliter les relations commerciales avec les collecteurs, les transporteurs et commerçants grossistes.
Les infrastructures et équipements tiendront compte des options énergétiques solaires ou
bioénergétiques et comprendront (i) des tricycles pour faciliter la collecte des produits bord champs
vers les hangars et les marchés; (ii) des hangars de stockage et de reconditionnement avec des
matériels de pesée, de tri, d’emballages et de cageots ; (ii) des cases de conservation d'oignon ; (iii)
des chambres de froides (iv) des infrastructures d’assainissement (blocs sanitaires, collecteurs de
déchets), (v) une adduction d’eau ou forage pour améliorer la qualité commerciale et sanitaire des
produits horticoles ; et (vi) des pistes d’accès.
33 Parallèlement, le programme équipera une quinzaine de grossistes revendeuses de produits
maraîchers en cagettes (13 000) et renforcera leurs capacités sur les techniques de manutention, de
transport, de conservation et de manipulation des produits maraîchers. Le Programme financera des
projets pilotes pour l’installation d’une chaîne de froid alimentée par la méthanisation des déchets de
la mangue et l’énergie solaire pour conserver les produits maraîchers (tomates, gombo, aubergines)
suivant les normes de qualité et les cahiers de charges des contrats commerciaux. A travers les
modèles économiques 4P, ESOP ou SEM ces centres pourraient être reliés aux couloirs de froid mis
en place et sous exploités des sociétés privées qui disposent en plus de chambres froides, de la
logistique réfrigérée pour l’acheminement des produits frais de bonne qualité sur les marchés de
consommation d’Abidjan. Des études techniques seront menées pour le dimensionnement et la
localisation de ces infrastructures, ainsi que les besoins de leur équipement en chaines de froid
(solaires ou bioénergie) pour la conservation des produits de haute valeur (tomates, mangues). Les
travaux de construction des infrastructures de commercialisation et la réhabilitation des voies d’accès
seront mis en œuvre par le Bureau national d’études et travaux de développement (BNETD). La
gestion de ces centres sera assurée par les conseillers commerciaux et les OP formés dans la
gestion des infrastructures de commercialisation et de conditionnement des produits frais.

39
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

34 Séchage solaire des produits maraîchers. Les produits maraîchers visés par la transformation
sont le gombo et le piment dont les produits transformés (gombo séché et en poudre, piment séché
et /ou en poudre) sont déjà commercialisés à petite échelle sur les marchés nationaux et
internationaux. Le Programme financera des petites unités de transformation multifonctionnelles
comprenant: (i) des séchoirs solaires polyvalents ; (ii) des broyeuses et/ou moulins; (iii) du matériel de
pesée, d’emballage et de conditionnement; et (iv) la mise en norme des infrastructures (ateliers)
suivant les normes techniques et d’hygiène. L’accompagnement technique et commercial sera assuré
par des prestataires de services locaux en collaboration avec les membres du Réseau national des
femmes agro-transformatrices de Côte d’Ivoire (RétPA-CI), suivant une gestion basée sur les plans
d’affaires, la maitrise de la technologie et des circuits commerciaux, le développement des contrats
58
commerciaux, la certification , la labélisation et la promotion commerciale des produits transformés.
35 Mangue : On estime à plus de 40 pourcent de perte post-récolte au cours de la campagne qui
n’excède pas deux mois, avant l’installation de la saison des pluies. Pour réduire ces pertes,
améliorer la qualité des mangues acheminées vers des stations de conditionnement, et améliorer la
performance de la chaine de valeur de la mangue, le PADFA financera les activités ci-après:
36 Mise en norme et certification des stations de conditionnement de la mangue : Pour améliorer
le plateau technique des stations existantes de conditionnement de la mangue, le PADFA financera
une assistance technique pour : (i) réaliser le diagnostic et le suivi de dix stations de conditionnement
existantes de la mangue, sélectionnées par appel d’expression d’intérêt; (ii) instaurer un système de
traçabilité des vergers; (iii) former et ou recycler le personnel clé des stations de conditionnement sur
les BPHP, l’HACCP; (iv) réaliser des études de faisabilité et des plans d’affaires et (v) améliorer le
plateau technique de cinq unités de conditionnement (renouvellement des lignes, de conditionnement
en conformité avec les exigences internationales) dans le cadre des modèles économiques
appropriés décrits ci-dessus. L’amélioration du plateau technique comprendra l’acquisition ou le
renouvellement de la ligne de triage, les travaux de génie civil et électrique et l’installation d’une
chambre froide de grande capacité (4 containers en attente). Cette activité touchera environ 2000
petites exploitations familiales de mangue qui trouveraient un marché des mangues de qualité à
travers ces stations.
37 Transformation industrielle des fruits. Pour valoriser l’énorme potentiel des fruits et réduire les
pertes post-récoltes, les concertations avec les opérateurs économiques de la filière de la mangue
ont dégagé un intérêt croissant de mobiliser les 4P ou SEM pour mettre en place une unité
59
industrielle moderne (capacités de 6000 tonnes/an ) de transformation en purée de mangue et divers
nectars, jus de fruit et compotes naturelles. Une telle unité industrielle comprendrait une ligne de
fabrication de la pulpe aseptique de mangue (et d’autres fruits tropicaux) et une ligne de fabrication
de nectar et de jus à partir de la purée produite. D’une capacité de traitement journalière de mangue
de 5 tonne par heure maximum, la production de pulpe est réalisée durant 4 à 5 mois de l’année
période couvrant la campagne. En pleine campagne, une telle usine offrirait au moins 300 emplois
directs et bénéficierait à plus de 1300 petites exploitations familiales comme fournisseurs de
mangues. . Elle permettrait aussi de valoriser les variétés de mangue non commercialisées, y compris
les varietés Amélie, Lippens, Brooks en plus de Kent et Keitt avec des rendements moyens de
production de pulpe de 80 pourcent. L’usine maximalise cette production de pulpe qu’elle stocke dans
des futs aseptiques de 250 kg qu’elle commercialise en l’état et l’utilise aussi comme matière
première pour la production de jus ou autre nectar de multi fruit. La ligne de fabrication et de
conditionnement de jus et de nectar a une capacité de 2 800 l/h à partir de quatre type de saveurs, y
compris le nectar de mangue et d’autres fruits qui sont produits localement.
38 Mise en place d’unités de séchage moderne de mangue. Le séchage moderne de la mangue
par convection forcée et appoint thermique à recyclage d’air permet de diminuer les charges
énergétiques de la consommation en gaz et d’augmenter la qualité du produit fini. Les interventions

58
http://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/standards/list-standards/fr/
59
Cette quantité est équivalente à environ 20000 tonnes de mangue fraiches représentant la production d’un millier de petits
producteurs pour une superficie de 4000 ha.

40
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
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Appendice 4: Description détaillée du programme

du Projet viseront à capitaliser et porter à échelle les réalisations du Fonds interprofessionnel pour la
60
recherche et le conseil agricoles (FIRCA) qui a installé trois unités de transformation moderne dans
la zone du PADFA. Le PADFA financera un diagnostic des besoins complémentaires des unités
existantes afin de maitriser les points critiques dans la conduite et la gestion des unités et de
diversifier les activités de production en élargissant la gamme de produits (jus, confiture, baume de
mangue). Le PADFA financera l’acquisition et l’installation de sept nouvelles unités modernes qui
permettront de sécher 7200 tonnes de mangues fraiches représentant la production annuelle de 576
petits producteurs et créer environ 1350 emplois directs. Ces unités seront équipées plus tard avec
deux séchoirs tunnels et de matériels de transformation (sur financements propres) afin de diversifier
leurs activités et augmenter leur capacité de production qui passera de 240 tonnes à 720 tonnes
chacune. Autour de l’activité de séchage de la mangue se grefferont toutes les autres activités de
transformation de fruits en jus, confitures et sirops. Le personnel sera formé et accompagné sur les
BPHP et HACCP, et la certification ISO. La mise en place des unités de séchage de la mangue
passera par un processus de 4P ou le modèle ESOP tel que décrit plus haut.
39 Le PADFA financera toutes les activités d’intérêt public, y compris (i) les études de faisabilité et
de marché ; (ii) le renforcement de capacité des OPA et du personnel de l’unité ; (iii) la certification et
la mise en norme de l’unité ; (iv) le financement d’infrastructures de soutien aux activités des
coopératives (pistes, hangar de réception, pont bascule, raccordement électrique etc. ) ; (v) l’appui
conseil pour la vulgarisation des itinéraires techniques, et (iv) les formations et les dotations des
coopératives des producteurs en équipement de récolte (cageots) et tricycles pour réduire les pertes
post-récoltes. Le financement se fera par des mécanismes tripartites à négocier par les 4P ou SEM (
par exemple 40 pourcent Programme, 40 pourcent privé et 20 pourcent OP) Le Programme financera
(i) une assistance technique pour l’identification et la mobilisation des partenaires privés ; (ii)
l'organisation de voyages de prospection d’équipements et de gestion des unités modernes de
transformation de promoteurs privés et OPA (au Burkina Faso et en Afrique du Sud); et (iii)
l’accompagnement technico-économique pour la mise en place de l’unité de transformation. Cette
activité sera mise en œuvre par des prestataires des services spécialisés dans le montage des agro-
industries, en collaboration avec le FIRCA.
40 Valorisation des sous-produits et des déchets. Cette activité concerne la gestion
environnementale et économique des déchets des mini-rizeries, des centres de groupage et des
unités de conditionnement et de transformation de la mangue. Des interventions pilotes de
valorisation de la balle de riz (représentant 20 pourcent des pertes) et des déchets de la mangue (
représentant 60 pourcent des déchets dont 25-28 pourcent épluchure, 40-50 pourcent de pulpe et 20-
22 pourcent de noyaux) par la bio-méthanisation seront effectués avec des cabinets privés
61
spécialisés en énergie renouvelable pour alimenter les infrastructures de commercialisation
(chaines de froid, conditionnement) en électricité ou servir d’énergie domestique au sein des
ménages pour alléger le travail des femmes et réduire l’utilisation du bois de chauffe. Une étude sur
l’évaluation des coûts, modalités de mise en œuvre, lieux d’installation et les mécanismes
d’accompagnement pour le suivi évaluation de ce type d’infrastructure sera effectuée en première
année du PADFA. Des groupes des jeunes entrepreneurs sélectionnés sur base de leurs plans
d’affaires, seront formés et équipés pour la fabrication et la commercialisation des briquettes de balle
de riz pour l’énergie domestique et l’étuvage du riz. Le programme financera également le
développement de microentreprises des jeunes sur d’autres formes de valorisation des déchets en
compost et en sous-produits rentables, y compris la transformation des noyaux pour la fabrication de
beurre de mangue de plus en plus demandé par l’industrie cosmétique.

60
D’un coût unitaire d’environ 27 000 000 FCFA, les séchoirs tunnels ou Cartier emploieront chacune 40 personnes.
61
Tel que le SOFCEREQ / TRABI GREEN TECH, SQUARED Consulting.

41
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

Accès à des services financiers adaptés


41 Malgré de nombreuses tentatives, le financement des activités agricoles n’a pas trouvé pour le
62
moment de réponse satisfaisante en Côte d’Ivoire . Les besoins en financement des coopératives,
associations et PME agricoles, ne sont pris en charge de manière adéquate, ni par les banques
classiques, ni par les institutions de microfinance dans les régions du nord du pays. Seulement deux
pourcent des petits producteurs du riz reçoivent des financements de banques, de services financiers
décentralisés ou de fournisseurs d’intrants. D’autre part, une grande frange des petits producteurs et
productrices, dont le niveau de pauvreté s’est accru, est non solvable vis-à-vis des institutions de
financement existantes. Du côté des institutions financières (IF), on peut noter (i) une faible
couverture du territoire ; (ii) une tendance à se concentrer sur les segments de clientèle les moins
risqués et des marchés plus rentables; (iii) une connaissance insuffisante du secteur et un manque de
savoir-faire pour aborder les spécificités du secteur agricole, gérer les risques et adapter les produits
financiers; et (iv) des ressources essentiellement de court terme qui ne permettent pas de faire face
facilement aux besoins de financement des équipements à moyen terme.
42 Les discussions avec les opérateurs économiques, les OP, les institutions financières, les
partenaires techniques et financiers et le MINADER ont abouti aux conclusions que le PADFA devra
stratégiquement orienter ses interventions sur trois approches complémentaires : (i) le
développement des synergies avec les nouvelles initiatives de financement agricole; (ii) les
mécanismes de financement à coûts partagés, et (iii) la numérisation des paiements et des
transactions et l’éducation financière.
43 Synergies avec les nouvelles initiatives de financement agricole. Pour éviter des doublons et
maximiser les synergies avec les initiatives récentes, le PADFA facilitera la mise en relation entre les
groupes cibles et les initiatives ci-après :
(a) Fonds de développement des chaines de valeur du Projet de pôle agro-industriel de la
région du nord (2PAI-NORD CI) financé par La Banque africaine de développement
(BAD) qui sera opérationnel à partir de 2018. Ce fond comprend trois guichets : (i) un
guichet de garantie, (ii) un guichet de refinancement, et (iii) un guichet de bonification
des taux d’intérêt. Le guichet de garantie servira à garantir partiellement (50%) les
opérations financées par les banques commerciales et les systèmes financiers
décentralisés. Le guichet de refinancement, à travers une ligne de refinancement à
moyen terme, sera chargé du refinancement des banques et des services financiers
décentralisés en vue du financement des PME et coopératives agricoles de grande taille.
Le troisième guichet de bonification des taux d’intérêt, quant à lui, octroiera, selon le
besoin, une bonification ayant pour objectif l’adoucissement des taux d’intérêt.
(b) Fonds pour la promotion de l’agriculture sous contrat en Côte d’Ivoire. Ce premier fonds
pilote de 9 millions d’Euros financé par KfW est destiné à fournir à des institutions
financières, une source de refinancement pour des crédits de moyen et long terme
accordés à de petits producteurs participant à des schémas d’agriculture sous contrat
économiquement rentables.
(c) Mécanismes de partage des risques. Le PROPACOM Ouest a mis en place un
mécanisme de partage de risque pour favoriser l’engagement des institutions financières
(IF) dans le financement à moyen terme des équipements de production et de
transformation à la fois pour les OP de producteurs et de collectrices et les
transformateurs individuels. Ce mécanisme est donc une mesure d’incitation dont l’objet
consiste à partager à part égale (50%/50%) le risque pris sur ces crédits entre le projet et
l’IF. Le PADFA capitalisera sur les conventions signées entre le PROPACOM Ouest et

62
Pour la description du contexte de financement agricole, voir les documents ci-après disponible au FIDA : DT 7 du
PROPACOM Ouest ; Rapport de l’étude sur l’accès des services financiers dans la zone du PROPACOM présenté par Des
Jardins International Développement, ainsi que les actes du récent symposium sur le financement de l’agriculture organisé par
la Banque mondiale et le CGAP en avril 2017.

42
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

les institutions financières (UNACOOPEC, RCMEC) pour en faire une extension dans les
régions du Nord. Des manuels de procédures du mécanisme de partage des risques
existent et décrivent les modalités de mitigation des risques d'impayés sur les prêts
accordés par les IF.
44 Financement à coûts partagés. Le PADFA capitalisera sur les expériences du PROPACOM et
PROPACOM Ouest sur la mise en relation entre les OP et les institutions financières. L’approche
proposée sera de conditionner la mise à disposition des subventions du Programme par l’ouverture
préalable par l’OP d’un compte au sein de l’IF la plus proche et/ou de son choix et la signature pour
toute OP devant bénéficier des subventions d’une convention préalable tripartite OP/IF/Programme
préparée par la structure d’encadrement et sur la base d’un cadre convenu à l’avance par les parties.
Cette démarche servira de phase d’apprentissage pour les deux parties (OP et IF). Cet apprentissage
sera couplé au renforcement des capacités de l’OP de manière à la préparer entre autres, à entrer
dans une relation d’affaire «normale» avec l’institution financière (renforcement des capacités de
gestion des OP, capacités à recouvrir les fonds auprès des membres, appui à la contractualisation).
Ainsi pour les autres besoins l’OP pourra accéder à un crédit auprès de son IF aux conditions de
l’institution. Les modalités de ce co-financement sont définies dans le tableau ci-après les suivantes :
Tableau 1. Clé de répartition des financements des investissements
Investissement No. Cout unitaire Programme Bénéf. Sources de
(FCFA) (%) (%) financement des
bénéficiaires
Catégorie 1: Petites et moyennes entreprises commerciales avec opportunités de commercialisation sur le marché international
Mise en normes stations conditionnement (filière mangue) 10 250 000 000 20 (OFID) 80 Fonds de
Séchage moderne mangue (filière mangue) 7 47 750 000 20 (OFID) 80 développement des
filières agricoles
Usine de transformation industrielle (filière mangue) 1 2 000 000 000 20 (OFID) 80
Catégorie 2: Petites et micro-entreprises de transformation pour le marché domestique et national
Plateau technique mini-rizeries existantes (filière riz) 20 15 915 000 60 (FIDA) 40 Fonds de
Décortiqueuses (filière riz) 100 5 550 000 60 (FIDA) 40 développement des
filières agricoles
Nouvelles mini rizeries (filière riz) 10 52 000 000 60 (OFID) 40
Séchages solaires, moulins, broyeuses (filière maraîchère) 5 30 000 000 60 (FIDA) 40
Infrastructures de commercialisation (filière maraîchère) 13 30 000 000 60 (FIDA) 40
Dotations initiales du fonds d’achat du paddy (filière riz) 30 30 000 000 100 (FIDA) 0 Fond de levier en
dotations uniques
couvrant 10% des
besoins d’une ESOP en
fonds d’achat du paddy
pour une année.
Catégorie 3. Brigades des jeunes et groupements des femmes
Brigades des jeunes (équipement) (toutes les trois filières) 15 60 000 000 80 (OFID) 20 Epargnes
Etuvage (filière riz) 20 11 250 000 80 (FIDA) 20 communautaires.
Reconstitution en fonds
Farines infantiles (filière riz) 10 9 000 000 80 ((FIDA) 20
rotatifs

45 Numérisation des paiements et éducation financière. La plupart des transactions


financières effectuées par les producteurs et les commerçants sont en liquide. Plus de 74 pourcent
des producteurs placent leur épargne en liquide à leur domicile. Les pilotes de numérisation des
paiements agricoles ont montré le potentiel des services mobiles pour sécuriser les paiements
agricoles. Le PADFA financera la mise en place d’une plateforme pour faciliter la numérisation des
paiements des producteurs au sein des différentes chaines de valeur. Les producteurs de mangue, de
riz et des produits maraîchers en relations contractuelles avec les ESOP, SEM, 4P ou simple
contractualisation seront répertoriés et liés à une plateforme de paiements électroniques. Les stations
de conditionnement de mangue, les unités de transformation, les mini-rizeries et les commerçants
grossistes seront encouragés à effectuer leurs paiements dans des comptes au sein d’institutions
financières formelles ou des comptes mobiles. La numérisation des paiements au sein des chaines
de valeur permet de générer des informations sur les revenus des producteurs agricoles et peut

43
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

permettre aux institutions financières de mieux connaitre les transactions des petits exploitants et
ainsi constituer un point d’entrée pour l’inclusion financière.

COMPOSANTE 2 : AMELIORATION DE L’OFFRE DES PRODUITS AGRICOLES (27,1


million USD, soit 41 % du coût total de base)
46 L’effet attendu de cette composante est l’amélioration de durable de la production orientée vers
le marché. Elle comprendra deux sous-composantes : (i) l’amélioration de la productivité et la qualité
des productions agricoles ; et (ii) la structuration ascendante des organisations professionnelles
agricoles.

Sous-composante 2.1. Amélioration de la productivité et la qualité des productions


agricoles
47 L’effet attendu 2 est « l’offre de produits agricoles bruts est améliorée ».
Exploitation, valorisation et gestion des aménagements hydro-agricoles rizicoles et
maraîchers
48 Le PADFA procédera en phases pour réhabiliter et valoriser 3300 ha des aménagements
rizicoles et 100 hectares de sites maraîchers. Dès la première année, le Programme mettra en culture
1500 ha des bas-fonds rizicoles et des sites maraîchers aménagés par le PROPACOM et le
PARFACI. A partir de la deuxième année, il est envisagé de valoriser en plusieurs phases, un total de
2000 ha de riz de bas-fonds de 100 ha des sites maraîchers en goutte à goutte ou par des
technologies simples d’irrigation qui permettent d’optimiser les ressources en eau, y compris le
réseau californien ou les puits maraîchers améliorés pour leur simplicité et efficacité. La priorité sera
donnée aux sites: (i) qui ont déjà été identifiés et font l’objet des études techniques par le
PROPACOM, le PARFACI et les autres projets ; (ii) où les choix techniques peuvent être orientés vers
des aménagements simples et maîtrisables par les OP ; (iii) qui sont dans les zones de mini-rizeries
et des centres de groupage; et (iv) dont l’exploitation est en cours et dont les exploitants ont déjà pris
l’initiative d’améliorer la maîtrise de l’eau. Les travaux de valorisation et de mise en exploitation des
sites seront confiés au BNETD dans la suite de la convention avec le PROPACOM. Tous les travaux
se feront de manière participative avec la collaboration des conseils régionaux et des collectivités
locales, des groupements ou les associations des producteurs, les chefs de villages, les techniciens
spécialisés en hydraulique.
49 Une attention particulière sera portée sur la clarification et la sécurisation foncières ainsi que la
gestion des conflits potentiels de par les opportunités que les infrastructures réhabilitées peuvent
créer. Ainsi, le Programme facilitera des processus, actions et mesures visant à permettre les
organisations des producteurs de mener efficacement leurs activités productives, en les protégeant
contre toute contestation, captation par les élites, ou de conflits intergénérationnels ou entre hommes
et femmes. . Elle vise à : (i) clarifier les droits fonciers des sites aménagés et des exploitations
rurales ; (ii) encourager et faciliter l’acquisition des titres de propriété sur les 3300 ha aménagés et les
infrastructures de commercialisation ; et (iii) renforcer les capacités pour la prévention et la gestion
pacifique des conflits fonciers.
50 Le Programme renforcera la capacité des OP pour la sécurisation foncière des sites valorisés
sur la base des acquis et les expériences du projet de sécurisation foncière menée par la FAO et
d’autres partenaires qui a abouti à la Déclaration de politique foncière rurale de la Côte d’Ivoire. Le
PADFA capitalisera sur les outils de dialogue social, de communication de proximité, de renforcement
des capacités des acteurs sociaux pour: (i) clarifier les droits fonciers des sites aménagés et des
exploitations rurales ; (ii) encourager et faciliter l’acquisition des titres de propriété y compris l’option
du certificat foncier collectif sur les 3300 ha aménagés et les infrastructures de commercialisation ; et
(iii) renforcer les capacités pour la prévention et la gestion pacifique des conflits fonciers.
51 Les interventions du PADFA reposeront sur des méthodologies innovantes axées sur les
ménages et les systèmes d’apprentissage interactif entre les sexes (GALS) afin de faciliter un

44
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

dialogue social et une communication de proximité pour identifier et discuter les conflits fonciers
potentiels sur les terres aménagées, y compris les risques de marginalisation des femmes et des
jeunes, les conflits intergénérationnels, les conflits entre propriétaires et exploitants, entre
autochtones et allogènes, entre hommes et femmes et entre les générations pour une meilleure
utilisation des aménagements hydroagricoles et des infrastructures de production. Le GALS
permettront de renforcer la vision collective et une meilleure appropriation et participation des
différentes catégories des bénéficiaires. Le Programme facilitera la diffusion et la mise en application
des principes clés de la loi foncière, notamment : (i) l’égalité et le respect du genre en prenant par des
mesures particulières destinées à accélérer, dans la pratique, la réalisation de l’égalité ; (ii) la
progressivité : la mise en œuvre des mesures de sécurisation foncière définies se fait de manière
progressive, avec pragmatisme, de sorte à apporter les ajustements nécessaires; (iii) la consultation
et la participation pour recueillir des observations avant la prise des décisions, les avis de ceux qui,
détenant des droits fonciers légitimes, pourraient en être affectés, et prendre en compte leurs
suggestions ; et (iv) l’amélioration continue et l’adaptation des mécanismes de suivi et d’analyse de la
gouvernance foncière, afin de consolider au fur et à mesure les améliorations et autres acquis.
Accès aux intrants et aux équipements de production
52 Multiplication et diffusion des semences de qualité. L’objectif est de promouvoir la disponibilité
des semences de riz et des légumes et de développer une filière semencière durable, compétitive et
capable de fonctionner comme une entreprise rentable. Pour le riz, le PADFA permettra d'impulser un
système semencier rizicole articulé autour du secteur privé capable de produire et de commercialiser
des semences de riz de qualité. Les variétés retenues sont celles demandées par le marché (WAB
63
638-1 – Akadi variété mixte, WAB 56-50 – variété de plateau, WITA 9, JT12 et Orylux 6 – variétés de
riz irrigué). Le Projet facilitera l’homologation de la variété Orylux 6 qui fait l’objet d’une forte
demande, pour ses bonnes qualités culinaires (grains parfumés, longs, fermes après cuisson).
53 Les interventions de l’Etat seront limitées à son rôle régalien (contrôles, suivi, collecte de
données, certification, amélioration de l’environnement des affaires, etc.). Ce modèle innovant
favorisera aussi la décentralisation des activités semencières par l'implication des Entreprises
privés qui travailleront en étroite collaboration avec les services de contrôle et de certification du
MINADER (ONDR, SOSP, LANADA, etc.) et s'appuieront sur le réseau de semenciers de base mis en
place dans le cadre du PPAAO. Le Programme améliorera la mise à disposition des producteurs de
semences de qualité en mettant l'accent sur la pureté des variétés, ainsi que la qualité physique,
physiologique et sanitaire des semences à travers le processus de certification. Les activités relatives
à la multiplication et à la diffusion des semences incluront par conséquent(i) le financement de la
production par la recherche du premier lot de semences de prébase G3 de riz ; la facilitation de la
mise en place d'un système de production de semences commerciales R1 par les entreprises privées
semencières, (iii) la redynamisation du réseau de distribution (boutiques d'intrants certifiées) auprès
des producteurs ; et (iv) les subventions aux OP pour faciliter l’accès aux semences certifiées.

63
Orylux 6 se distingue par sa bonne précocité de 90 jours (ce qui est formidable pour une variété de bas-fonds) et son
adaptabilité à la toxicité ferreuse et au stress hydrique.

45
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

54 Les objectifs de production du Programme sont d’environ 100 tonnes de semences G3 (20
tonnes pour le riz irrigué et 80 tonnes pour le riz de plateau) et de 3900 tonnes de semences R1 (700
tonnes pour le riz irrigué et 3300 tonnes pour le riz de plateau). Ces semences permettront
d’emblaver 3300 hectares en irrigué et 12500 hectares sur le plateau. Tableau xx présente les
projections de semences en riziculture irriguée. Les projections pour la riziculture de plateau sont
présentées dans le tableau xxx de l’Appendice 4. Tableau 1 : Projections de production de semences
en riziculture irriguée
Acteurs Catégories Année Année Année Année Année Année Année Année Total
1 2 3 4 5 6 7 8
CNRA/
Prébases G3 1.7 1.8 2 3.3
AfricaRice (T) 1.5 2 3.3 3.3 18.9
Semences
Emblavures (ha) 15 17 18 20 20 33 33 33
(R1) 189
12
Semences 60 68 72 80 80 132 132 636
Privé / Entreprises R1 (projet)
semencières 40 40 40
rurales (T) Semences
R1 (hors 20 28 32
projet)
Emblavures Projet
Paddy 300 1000 1000 1000 3,300
(ha)
Rendement (T/ha) 4 5 6 6
Production cycle
Paddy 1,200 5,000 6,000 6,000 18,200
1 (T)
Production cycle
Paddy 1,200 5,000 6,000 6,000 18,200
2 (T)
Total production
2,400 10,000 12,000 12,000 36,400
irriguée projet (T)
Emblavures hors
Paddy 500 700 800 2000 2000 3300 3300 12,600
projet (ha)
Rendement (T/ha) 4 4 4 4 4 4 4
Production cycle
Paddy 2,000 2,800 3,200 8,000 8,000 13,200 13,200 50,400
1 (T)
Production cycle
2,000 2,800 3,200 8,000 8,000 13,200 13,200 50,400
2 (T)
Total production
4,000 5,600 6,400 16,000 16,000 26,400 26,400 100,800
(hors projet) (T)
Total production
(Projet+Hors Paddy 3,600 17,000 20,800 21,200 8,000 8,000 13,200 13,200 105,000
Projet) (T)

55 En Année 1 le projet financera la production de 1.5 tonne de G3 destinée à la production de 60


tonnes de R 1 pour emblaver 1000 ha de sites aménagés par le PROPACOM et 500 ha identifiés par
les entreprises. Au cours de cette année, le projet financera également l’acquisition de 12 tonnes de
semences R1 pour emblaver 300 ha de sites aménagés par le PROPACOM. En année 2 le projet

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appuiera la production de 1.7 tonne de G3 destinée à la production de 68 tonnes de R1 pour


emblaver 1000 ha de sites aménagés par le PADFA et 500 ha identifiés par les entreprises. Le projet
financera en année 3 la production de 1.8 tonne de G3 destinée à la production de 72 tonnes de R1
pour emblaver 1000 ha aménagés par le PADFA et 800 ha identifiés par les entreprises. En année,
les entreprises financeront la production de 2 tonnes de semences G3 pour produire 80 tonnes de R1
en année 5 en vue d’emblaver 2000 hectares. Elles financeront aussi la production de 2 tonnes de
semences G3 pour produire 80 tonnes de R1 en année VI en vue d’emblaver 2000 hectares. En
année, 6 les entreprises financeront la production de 3.3 tonnes de semences G3 pour produire 132
tonnes de R1 en année VII en vue d’exploiter 3300 hectares. Elles supporteront la production de 3.3
tonnes de G3 pour produire 132 tonnes de R1 en année VIII en vue d’emblaver 3300 hectares. Année
VIII les entreprises financeront la production de 3.3 tonnes de G3 pour produire 132 tonnes de R1 en
année IX en vue d’emblaver 3300 hectares.
Tableau 2 : Projections de production de semences en riziculture de plateau
Acteurs Catégories Année Année Année Année Année Année Année Année TOTAL
1 2 3 4 5 6 7 8
CNRA/AfricaRice Prébases
(T) G3 3 6 10 14 13 10 13 13 82
Emblavures (ha)
60 120 200 280 260 200 260 260 1,640
Semences
Productions
R1
Entreprises 120 240 400 560 520 400 520 520 3,280
semenciers (T)
Emblavures Projet
Paddy 1,000 2,000 3,000 4,000 2,500 12,500
(ha)
Rendement projet
1 1.5 1.5 2 2
(T/ha)
Total production
Paddy 1,000 3,000 4,500 8,000 5,000 0 0 21,500
projet (T)
Emblavures hors
Paddy 500 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,500 22,000
projet (ha)
Rendement hors
0.8 0.8 0.8 1 1.5 1.5 1.5
projet (T/ha)
Production hors
Paddy 400 800 1,600 3,000 6,000 7,500 9,750 29,050
Projet (T)
Total production
projet+hors projet Paddy 1,400 3,800 6,100 11,000 11,000 7,500 9,750 50,550
(T)

Production sans projet


Emblavures (ha) Paddy 1,000 2,000 3,000 4,000 2,500 12,500

Rendement (T/ha) 0.8 0.8 0.8 0.8 0.8


Production irriguée
Paddy 800 1,600 2,400 3,200 2,000 10,000
projet (T)

56 En année 1, le projet financera la production de 3 tonnes de G3 + 120 tonnes de R1 destinées


à couvrir en deuxième année 1000 ha identifiés par le PADFA et 500 ha par les entreprises
semencières. En année 2, il appuiera la production de 6 tonnes de semences G3 permettant de
produire 240 tonnes de R1 pour emblaver 2000 ha en année 3 identifiés par le PADFA et 1000 ha par
les entreprises semencières. En année 3, il financera la production de 10 tonnes de G3 et de 400
tonnes de R1 qui permettront d’emblaver 3000 ha en année 4 identifiés par le PADFA et 2000 ha
identifiés par les entreprises semencières. En année 4, le projet appuiera la production de 14 tonnes
de G3 et 560 tonnes de R1 pour emblaver 4000 ha du PADFA en année 5 et 8000 ha identifiés par
les entreprises. En année 5, 13 tonnes de semences G3 et 520 tonnes de semences R1 seront
financées par le projet pour emblaver 2500 ha identifiés par le PADFA et 4000 identifiés par les
entreprises. En année 6, les entreprises semencières financeront la production de 10 tonnes de G3 et
400 tonnes de R1 pour emblaver 5000 ha en année 7. En année 7, les entreprises semencières

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financeront la production de 10 tonnes de G3 et 520 tonnes de R1 pour couvrir 6500 ha en année 8.


En année 8, les entreprises semencières financeront la production de 13 tonnes de G3 et 520 tonnes
de R1 pour couvrir 6500 ha en année 9.
57 Dans l'optique de bâtir un dispositif semencier durable et autonome, le PADFA apportera un
appui régulier aux entreprises semencières pendant les trois premières années de la mise en œuvre
du Programme pour la production de semences certifiées R1. Le PADFA facilitera aussi la mise en
place d'un réseau de distribution des semences de riz qui comprendra l'installation de 10 boutiques
d'intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires) en milieu communautaire qui seront gérées
par des agro-dealers formés et équipés pour la vente des semences et autres intrants agricoles.
58 Ces principaux acteurs, travailleront en étroite collaboration avec les services du MINADER
(ONDR, SOSP, LANADA, etc.) chargés de la coordination de la production des semences certifiées et
de la gestion du catalogue officiel des variétés en relation avec l’Office national pour le
développement du riz (ONDR) et le Service officiel des semences et plants (SOSP) pour superviser
les mécanismes de production et de diffusion des semences et garantir le respect de la
réglementation et des contrôles aux champs et au laboratoire. Les activités de multiplication de
semences envisagées dans le cadre du PADFA seront complémentaires et menées en synergie avec
les initiatives en cours, notamment celles du Programme de productivité agricole en Afrique de
l’Ouest (PPAAO/WAAPP) et le Projet d'appui à la production semencière et au conditionnement des
semences certifiées (Production and Processing of Certified Rice Seeds). Cette activité sera menée
par le CNRA en collaboration avec AfricaRice et les entreprises semencières privées.
59 Pour la filière maraîchère, les cultures retenues sont : la tomate, l'oignon, le gombo, le piment
et l'aubergine. Les besoins en semences de cultures maraîchères sont estimées à environ 200 Kg de
variétés de la tomate (TM43), gombo (GB1230 et GB1450), aubergine N’drowa (Aub21N) et
aubergine Klongbo (AB50K), et piment (PM17 et PM86) qui sont déjà commercialisées et demandées
par le marché. Le PADFA financera la réhabilitation et l’équipement du centre de production de
semences de Sinématiali pour la production des semences de l’oignon. Les activités de production et
de diffusion des semences comprendront : (i) les tris variétaux et la sélection participative des
variétés adaptées ; (ii) la formation des groupements maraîchers et des pépiniéristes pour la
production et la multiplication des semences certifiées et leur conditionnement; et (iii) la formation, la
professionnalisation et la certification des boutiquiers d’intrants (agro-dealers) pour la
commercialisation des semences certifiées et demandées par le marché. . L’accès aux semences de
qualité sera facilité par les dotations initiales du Programme (années 2 et 3), les contrats
commerciaux pour les OP en relations contractuelles, et l’achat direct par les membres des OP.
60 Les approches promues par le PROPACOM et le PROPACOM Ouest et des dotations initiales
des OP en fonds pour l’approvisionnement en intrants ont produit des résultats peu satisfaisants,
mais avec des cas de reconstitution totale et d’achat groupé des intrants. Pour améliorer la
vii
performance de reconstitution des fonds d’intrants et faciliter l’accès aux intrants. Le PADFA mettra
en œuvre une stratégie mixte pour le financement des besoins en intrants (engrais, produits
phytosanitaires et petits matériels nécessaires pour la production). D’une part, le PADFA continuera
les expériences positives du PROPACOM Ouest en dotations d’intrants par (i) une sélection plus
rigoureuse des OP bénéficiaires des dotations initiales en fonction de leur maturité, leurs plans
d’affaires et les opportunités de commercialisation ; (ii) une couverture partielle des dotations par des
subventions dégressives de 80 pourcent la première saison et de 40 pourcent la saison suivante; et
(iii) un étalement de la période de reconstitution sur trois à quatre saisons pour prendre en compte les
risques climatiques. La sélection des OP bénéficiaires tiendra compte des expériences avec le
PROPACOM, leur capacité de production, leurs plans de campagne et les relations commerciales
avec les transformateurs et les acheteurs.
61 D’autre part, le PADFA fera la promotion du système de contractualisation entre les
organisations des producteurs avec les mini-rizeries, les unités de conditionnement et de séchage de
mangue, et les commerçants des légumes. Ainsi, le crédit « intrants » fera partie du contrat entre les
producteurs et les acheteurs et ’ sera intégré dans les fonds de roulement ou fonds de campagne des

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unités de conditionnement et de transformation, des mini-rizeries et des commerçants qui signeront


des contrats commerciaux avec les organisations et coopératives de producteurs. Les contrats
commerciaux pourraient aussi servir de garantie et faciliter l’accès au crédit de campagne pour les
OP auprès des IMF partenaires.
62 Les équipements comprendront des tracteurs, des motoculteurs, des moissonneuses-
batteuses, des faucheuses, des batteuses-vanneuses, des postes de soudure et caisses à outils et
des tricycles suivant les besoins. Le Programme financera par des mécanismes en vigueur au
PROPACOM Ouest, l’acquisition d’équipements agricoles par des brigades des jeunes prestataires
des services de mécanisation agricole. Les bénéficiaires seront des jeunes qui seront identifiés,
formés et sélectionnés sur la base des plans d’affaires et des besoins des OP pour mettre en
exploitation les superficies de riz et des légumes estimées à 20 000 hectares par saison.
Appui conseil et vulgarisation des bonnes pratiques
63 Ce volet vise à augmenter de manière durable la productivité des systèmes de production
rizicole et maraîchère et de la mangue par la vulgarisation et l’adoption à grande échelle des bonnes
pratiques de production et de gestion des aménagements hydro-agricoles et les vergers de mangue.
Les améliorations de rendements moyens attendus sont de 0,8 à 1,5 tonnes/ha pour le riz pluvial de
plateau, de 2,5 à 4 tonnes/ha pour le riz de bas fond et de de 4 à 6 tonnes/ha pour le riz irrigué, de 15
à 18 tonnes/ha pour l’aubergine, 12 à 15 tonnes/ha pour la tomate, 6 à 8 tonnes/ha pour le piment, 5
à 7 tonnes/ha pour le gombo et l’oignon et de 4 à 5 tonnes/ha pour la mangue. Les productions
minimales attendues du Projet sont de 33 000 tonnes en irrigué/bas-fonds aménagés et 25 000
tonnes sur le plateau par saison en plein régime.
64 Les itinéraires techniques adopteront les principes de l’agriculture intelligente face au climat et
comprendront : (i) l’introduction de variétés adaptées de riz et de légumes ; (ii) la gestion intégrée de
64
la fertilité des sols ; (iii) les rotations et l’association des cultures ; (iv) l’utilisation raisonnée des
produits phytosanitaires ; (v) la gestion efficiente de l’eau y compris par les systèmes de la riziculture
intensive (SRI) ; (vi) les systèmes d’irrigation « goutte à goutte »; et (vii) la lutte intégrée contre les
mouches de fruits et autres parasites de la mangue
65 Le PADFA financera l’appui conseil pour l’animation de Champs écoles paysannes (CEP) et
des vergers écoles paysans, (ii) la recherche-développement en milieu paysan, (iii) l’appui
institutionnel aux services techniques publics en moyens logistiques et équipements, (iv) la formation
des paysans relais ou des facilitateurs endogènes efficients en lien direct avec les OP à la base; (v)
l’organisation des journées portes ouvertes et des voyages d’étude dans les pays de la sous-région
(Burkina Faso et Mali) ; et (v) un usage plus large des techniques d’information et de communication
(TIC) et des media, tels que la radio, la téléphonie mobile et des autres médias pour un partage plus
efficace des innovations et réactions. Des outils innovants comme le Rice Advice (et son adaptation
aux cultures maraîchères) seront promus pour permettre aux OP de mieux gérer leurs cultures.
66 Pour les vergers de mangue, le Programme financera le CNRA et l’ANADER pour (i) conduire
un inventaire géo référencé des vergers des exploitations familiales et des exploitations privées de
mangue ; (ii) mener des campagnes de lutte intégrée contre la mouche des fruits, l’anthracose et les
autres parasites et maladies de mangue ; (iii) développer un plan de suivi technique des vergers ; et
(iv) former des responsables de coopératives de production à l’élaboration, l’exécution et suivi des
plans de campagne. Les interventions du Programme concerneront le traitement annuel
phytosanitaire d’origine biologique de 10 000 ha de verger de mangue contre la mouche des fruits.
Ces campagnes de traitement seront complémentaires aux efforts du Gouvernement qui a approuvé
en avril 2106 l’ouverture d’une ligne budgétaire annuelle pour le traitement phytosanitaire de 25 000
ha des vergers contre les mouches des fruits.

64
Les légumes feuilles (Amarantes, Oseilles de guinée, Chorcorus, Solanum nigrum) et les légumineuses seront introduits au
niveau des parcelles dans les plans d’assolement et de rotation pour diversifier les productions et la consommation au niveau
des ménages.

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67 La priorité sera la lutte intégrée contre la mouche des fruits. Les études ont montré que cette
mouche invasive des fruits, Batrocera dorsalis et d’autres espèces natives de mouches de fruits
peuvent provoquer en Côte d’Ivoire en moyenne des pertes de production entre 50 et 85% si aucune
mesure n’est prise. Le Programme capitalisera sur les acquis du Projet régional de lutte et de contrôle
des mouches des fruits en Afrique de l’Ouest exécuté par le CNRA dans le cadre du Conseil Ouest et
centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF). Le Programme apportera
un appui au CNRA pour tester et diffuser des innovations technologiques de lutte biologique contre
les mouches des fruits par l’utilisation des souches locales de champignon entomopathogène
Metarhizium anisopliaegrée. Le CNRA conduira des essais en milieu paysan sur les substances
naturelles contre les mouches de fruits, le système de piégeage de masse des mouches de fruits, et
les innovations de lutte intégrée contre les mouches de fruits et l’anthracose.
68 L’appui à la pépinière de référence de Korhogo : La production de la mangue en Côte d’Ivoire
est concentrée exclusivement sur deux ou trois variétés commerciales rendant le pays très dépendant
des exportations et exposé à d’éventuelles attaques ou menaces qui pourraient compromettre
l’ensemble de la filière si ces variétés sont attaquées. Le Programme apportera un appui à la station
de CNRA de Korhogo pour le maintien des pépinières et formation la formation des petits producteurs
en techniques de greffage et gestion durable des pépinières et des vergers.
69 Education, gestion et suivi environnementaux. Au démarrage du Programme, des enquêtes
utilisant une version simplifiée du Schéma holistique pour l’auto-évaluation paysanne de la résilience
climatique (SHARP) seront menées pour (i) évaluer l’adaptation des systèmes rizicoles et maraîchers
aux changements climatiques ; (ii) déterminer les coûts d’adaptation des agriculteurs au changement
climatique, et (ii) aider les agriculteurs à définir des actions prioritaires pour renforcer la résilience de
leurs écosystèmes agricoles. En outre, le logiciel EX-ACT (Ex Ante Carbon-balance Tool) aidera à
déterminer le bilan carbone du Programme et son impact sur les émissions de gaz à effets de serre et
la séquestration de carbone. Ces activités seront réalisées en collaboration avec les établissements
universitaires (Université Péléforo Gbon Coulibaly de Korhogo, le Centre de Formation Professionnel
en Agroalimentaire à Odienné), le CNRA et les Directions régionales de l’environnement pour
encadrer les activités d’éducation, information et communication et de suivi environnementaux.
70 Le PADFA renforcera les compétences techniques d’adaptation des petits producteurs par le
suivi agro-météorologique par l’entremise du suivi pluviométrique. Il se basera sur l’approche et les
leçons apprises du PROPACOM-Ouest avec la SODEXAM pour la collecte et la transmission des
données à partir des pluviomètres et des petits matériels adaptés. La mise en place et l'animation
d'un service d’information agro-climatique efficace se feront via les radios locales et permettra de faire
le lien entre les connaissances scientifiques et empiriques. Les moyens de diffusion des informations
et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au changement
climatique inclura : (i) les campagnes de sensibilisation par l’utilisation des radios communautaires
(en langues nationales) et les radios nationales ; (ii) les applications mobiles pour les informations de
suivi climatique et environnemental (météorologiques et période culturale) ; (iii) la production de
bulletin, d’affiches, de bande dessinée.

Sous composante 2.2. Structuration ascendante des Organisations Professionnelles


Agricoles (OPA)
71 L’effet attendu 3 est « les exploitations agricoles et leurs organisations sont
professionnalisées ».
72 Les activités de cette sous-composante poursuivront et consolideront celles engagées dans le
cadre du PROPACOM et permettront aux OPA de s’intégrer davantage dans la dynamique de
professionnalisation et de commercialisation. La sous-composante vise à: (i) une meilleure
structuration et autonomisation des OPAen vue d’en faire des plateformes de services capables de
répondre efficacement aux besoins et attentes de leurs membres ; (ii) la promotion intégrée des
actions essentielles en nutrition ; et (iii) la promotion de l’équilibre du genre et l’inclusion sociale.

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Structuration et autonomisation des OPA


73 L’un des objectifs visés par le PADFA est la capacitation des OP en matière de développement
de business. Cette capacitation recouvre plusieurs domaines allant de l’appui à la structuration, la
gestion, la préparation de plans d’affaires jusqu’à l’établissement de partenariats commerciaux
crédibles. Pour définir et organiser ces appuis, le PADFA construit sur les acquis et expériences du
PROPACOM et du PROPACOM-Ouest. Or une récente analyse diagnostique des OP du secteur
vivrier et maraicher encadrées par ces deux projets montre que la majeure partie des OPA de la zone
sont au stade groupement n’ayant pas encore franchi le premier stade de l’esprit associatif (64% sont
des GIE contre seulement 13% de coopératives formelles). Ces OPA sont peu bancarisées (69% ne
disposent pas de comptes bancaires) ce qui limite en partie leur accès aux financements des IF. Le
tableau des compétences techniques dans les domaines de la production, la transformation et la
commercialisation n’est pas meilleur (moyens de production de base, faible transformation,
commercialisation peu structurée et organisée).
74 En matière d’évolution des OP, l’expérience du PROPACOM montre que l’évolution et le
passage d’un niveau de maturité à un autre relève d’un exercice lent et laborieux. Par exemple, sur
les 68 OPA du PROPACOM sélectionnées en 2013, seules 17 sont passées en 2016 du niveau un à
deux et 8 du niveau deux à trois. Or, le niveau des OP (sur une échelle de 1 à 4) correspond à sa
capacité d’organisation, de gestion et par voie de conséquence au niveau de responsabilité à lui
confier. Les expériences de ces projets ont également démontré que pour assurer la viabilité des OP,
les appuis à leur apporter doivent aller au-delà d’une simple capitalisation en intrants et en
équipements de production et de transformation. Il s’avère indispensable de : (i) mieux diagnostiquer /
analyser l'OP avant de décider des types d'appuis à lui apporter, (ii) aider l'OP à définir un plan
d'affaire bancable afin d'assurer une durabilité des services économiques qu'elle va mettre en place,
(iii) renforcer l'appui en gestion interne à la fois institutionnelle et économique pour faciliter le
fonctionnement de l'OP, (iv) renforcer leurs capacités en négociation et plaidoyer afin de s'assurer
d'un équilibre dans ses négociations avec d'autres acteurs des filières (dans le cadre de
contractualisation par exemple) ou dans le cadre d'un dialogue politique qu'elle pourrait initier, et (v)
renforcer leurs capacités en matière de suivi-évaluation. Le PADAF se propose alors de définir et
organiser les appuis aux OP en se basant sur une bonne connaissance de leur structures et
fonctionnement car, leur accompagnement ne peut et ne doit pas se faire de façon homogène et
monolithique étant donné qu’elles ne sont pas toutes au même niveau de développement.
75 Le Programme appuiera alors la réalisation d’un diagnostic approfondi des OP grâce aux outils
du Diagnostic institutionnel participatif (DIP) dont les conclusions permettront de faire la classification
des OP par niveau de maturité, de définir et calibrer les actions de renforcement à leur apporter (par
niveau) , de déterminer conséquemment les fonctions et responsabilités à leur confier. Les activités
du PADFA pourront ainsi concerner : (i) l’appui à la formalisation juridique et à la structuration; (ii) la
formation en vie associative, en gestion coopérative et en gouvernance des OP de type groupement;
(iii) le renforcement des capacités de gestion interne des OP de type union avec un accent particulier
sur le fonctionnement et la gestion coopérative, la bonne gouvernance et la gestion administrative et
financière; (iv) le suivi évaluation de leurs performances pour une meilleure intégration des OP dans
les faitières et renforcement des capacités des faitières); et (v) le renforcement de la représentativité.
C’est à ce prix que les OP : (i) acquerront l’esprit et la capacité entrepreneurial, (ii) pourront se faire
accepter, (iii) intègreront les organisations faitières, (iv) développeront des capacités de négociation,
(v) influenceront les politiques et les décisions des pouvoirs publics.
76 Les OP qui se sont démarquées du lot de base (16 du niveau deux et huit du niveau trois du
PROPACOM) seront utilisées comme de OP référence, de structures d’apprentissage et de diffusion
des bonnes pratiques en faveur des OP de niveau inférieur. Ces OP de référence peuvent
progressivement être responsabilisées par le Programme dans la conduite d’actions. Ceci se justifie
par le fait que selon les normes du DIP, une OP du niveau trois est reconnue comme structurée,
ayant performance économique moyenne et possédant quelques équipements. Un DIP général sera
organisé lors de la première année d’exécution du Programme et répété tous les deux ans afin

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d’apprécier le niveau de départ et les évolutions dans le temps. Les résultats seront utilisés pour
organiser et calibrer effectivement les appuis à apporter.
77 A partir du niveau deux, les OP pourront être appuyées pour le développer des plans de
campagnes adossés à leurs plans d’affaires. Elles pourront être initiées à la prise de responsabilités
par exemple : (i) dans l’identification des sites d’implantation des unités de groupage et de
conditionnement des produits maraîchers, (ii) le recrutement des gestionnaires des centres, (ii)
l’identification des partenaires de commercialisation, (iii) la négociation des prix avec l’appui du
gestionnaire de l’unité, etc. Des visites d'échanges et routes d'apprentissage seront organisées avec
les OP dans les zones du PROPACOM Ouest, mais également au Burkina Faso, Mali et le Sénégal
sur les expériences de contractualisation, gestion financière et vente groupée.
78 Les appuis aux OP seront exécutés par des prestataires de services recrutés par voie
compétitive et liés au Programme par des contrats de performance d’une durée de trois ans
renouvelables avec des évaluations annuelles. Mais il faut souligner que la disponibilité des
prestataires de services performants dans les domaines qui seront couverts par le PADFA est une
autre contrainte à l’appui aux OP sur les plans technique, organisationnel et de gestion. La base de
données des prestataires du PROPACOM et du PROPACOM-Ouest montre que dans leurs zones, en
dehors de l’ANADER, il existerait : (i) 27 entreprises de conseil d’appui à la structuration et à la
gestion des OP, (ii) 14 bureaux spécialisés dans la conduite d’études et de contrôle de travaux de
construction, (iii) 26 bureau d’appui-conseil en production agricole de masse, (iv) 10 entreprises de
fourniture de produits phytosanitaires, (v) six en fourniture d’intrants agricoles, (vi) 11 en fourniture de
matériels agricoles. Ce nombre relativement important de prestataires ne signifie pas forcément que
tous ont l’expérience et la compétence requises en termes d’appui-conseil et de structuration des OP.
Les missions de supervision et les évaluations des prestataires faites par les deux projets ont mis en
évidence quelques écarts dans leurs compétences respectives. Certains prestataires ont juste trois
ans d’expérience.
79 Redevabilité et responsabilisation sociales : Pour améliorer la responsabilisation des OP et
réduire les risques de capture par l’élite, de corruption, de détournement et des pratiques contre
l’éthique, les OP seront renforcées pour mettre en place un système fonctionnel de redevabilité
sociale. Ce système utilisera les outils de communication de proximité, de dialogue social et de suivi
participatif, y compris (i) élaboration participative des budgets des activités et subventions du
Programme en faveur des OP ; (ii) affichage public and compte rendu public des financements et des
dépenses effectuées ; (iii) suivi participatif et traçage des dépenses des OP ; (iv) amélioration de la
visibilité communautaire des dotations du Programme ; (v) renforcement des aspects d’interface et
collecte des plaintes et des préoccupations, y compris par la transmission sur la plateforme
électronique de suivi et évaluation du Programme.
80 Alphabétisation fonctionnelle. Les besoins en alphabétisation fonctionnelle restent énormes au
niveau de toutes les régions et des OPA bénéficiaires des microprojets du PROPACOM. Le rapport
de fin de projet du Projet d’alphabétisation fonctionnelle des membres des organisations paysannes
bénéficiaires des projets PRAREP et PROPACOM note que tous les 20 centres ont été effectivement
fonctionnels, mais sont à des niveaux de diffusion différents. Le rapport a recommandé des actions
pour (i) la poursuite de l’alphabétisation dans les centres déjà ouverts à travers l’organisation de
séances de révision pour permettre une meilleure assimilation et éviter les déperditions ; (ii) le
développement de modules complémentaires pour mieux prendre en compte les aspects fonctionnels
liés à l’activité des organisations paysannes ; (iii) le renforcement des capacités des alphabétiseurs
endogènes ; et (iv) une mutation à terme des centres d’alphabétisation en centres d’éducation
permanentes des adultes, en raison de l’ampleur des besoins. Le PADFA poursuivra les actions
d’alphabétisation fonctionnelle démarrées avec le PRAREP et poursuivies par le PROPACOM au
bénéfice des femmes et des jeunes déscolarisés suivant le dispositif ci-après (i) un comité villageois
d’alphabétisation; (ii) un alphabétiseur endogène principal et un suppléant; et (iii) un groupe
d’apprenants. La supervision des activités d’alphabétisation fonctionnelle continuera à être assurée

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par la Direction de l’Alphabétisation et de l’Education Non Formelle (DAENF) du Ministère en charge


de l’Education Nationale, pour maximiser les synergies avec les autres initiatives.
Promotion intégrée des actions essentielles en nutrition
81 Cette activité vise à promouvoir une alimentation équilibrée, diversifiée et saine en améliorant
les connaissances et les aptitudes à la consommation de légumes, de fruits et de variétés de riz de
65
qualité à plus haute valeur nutritive et donc à développer les capacités des individus à adopter des
pratiques alimentaires saines. Le Programme financera des formations des agents de santé et des
prestataires des services locaux sur les Actions essentielles en nutrition (AEN). Les agents de santé
réaliseront des formations en cascade pour les agents de santé communautaire, qui à leur tour
conduiront des campagnes d’éducation nutritionnelle et des démonstrations culinaires. utilisant les
produits locaux pour les recettes équilibrées. Ces campagnes se feront à travers les séances
d’animation communautaire avec des boites à images et d’autres approches pour le changement des
comportements et des pratiques, dans les centres de santé, les champs écoles paysans, les affiches
et les nouvelles technologies de communication et d’information. Elles viseront le changement des
comportements et des pratiques pour la promotion de l’hygiène et des conditions d’assainissement.
Les activités d’éducation nutritionnelle cibleront en particulier les femmes en âge de procréer, celles
avec les enfants de 0 à 2 ans et les jeunes filles.
82 Une attention particulière sera portée sur la promotion de la consommation des fruits et des
légumes et des variétés du riz à haute valeur nutritive. Il s’agit de (i) riz à caryopses rouges qui sont
riches en protéines, en vitamines B (B1, B3 et B5), en minéraux et en fibres saines nécessaires pour
la bonne digestion ; (ii) riz à caryopses noirs qui sont pauvres en sucres et riches en fer et zinc, en
66
fibres saines, en vitamine E et en antioxydants anthocyaniques et (iii) riz étuvé qui est aussi riche en
nutriments. Le Programme financera la fabrication des farines infantiles et autres produits précuits
(granulés pour la bouillie et les gâteaux / mets cuits) en mettant à grande échelle les initiatives
existantes ou des micro-projets des femmes et des jeunes autour des mini-rizeries. Les équipements
comprendront des moulins, des fours, des mixeurs, des cuisinières, des séchoirs, et du matériels de
conditionnement (balances, emballages, labélisation). Des activités similaires seront entreprises pour
le séchage solaire des légumes feuilles qui seront promus par la mise en place de jardins potagers
autour des cases.
83 Etuvage du riz. L’étuvage permet d’améliorer le rendement au décorticage de 65 à 75 pourcent
et de réduire les pertes d’éléments nutritifs. Des groupements des femmes étuveuses sont déjà actifs
à Bouaké, Katiola et Korhogo. Il existe des opportunités de développer l’étuvage comme une activité
commerciale des femmes. Ainsi, le PADFA financera environ 20 groupements des femmes étuveuses
en nouveaux équipements (fourneaux écologiques à balles de riz, fourneaux solaires, marmites
économiques, cuves d’étuvage à grande capacité avec poulies coulissantes, foyers de gazéification)
et la réhabilitation ou la construction des aires (ou lots de bâches) de séchage et de stockage
intermédiaire et la fourniture des emballages.
84 Les groupements de femmes étuveuses et de transformatrices des farines seront
accompagnés pour leur formalisation et évolution en coopératives, leur mise en relation avec les
commerçants et les acheteurs, y compris le programme des cantines scolaires et d’autres institutions
publiques et privées (écoles, hôpitaux, centres de santé, restaurants, casernes, etc.) et des
institutions de microfinance et pour faciliter leur accès au crédit pour le fonds de roulement (environ 5
millions FCFA) d’achat de paddy suivant le schéma en vigueur au PROPACOM Ouest.

65
Le riz constitue la principale source d'énergie dans l’alimentation de la zone grâce à sa teneur en amidon en étant aussi une
bonne source de vitamines du groupe B si consommé « complet » et cuit en respectant certaines critères. Les fruits (mangue)
et les légumes, surtout ceux à feuilles vertes foncées, constituent une source importante de vitamines A et C, des sels
minéraux, et de micronutriments essentiels, comme le fer (pour les légumes à feuilles vertes foncées) indispensables dans un
régime alimentaire équilibré
66
CB1 fait l’objet d’une forte demande et se vend à 1000 FCFA le kilogramme.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 4: Description détaillée du programme

Promotion de l’équilibre de genre et l’inclusion des jeunes


85 Ce volet vise l’intégration de l’égalité des sexes dans les activités du Programme. Il s’agit
notamment du renforcement de l’autonomisation économique des femmes, du partage équitable des
charges de travail, de la représentation et de la participation des femmes aux processus de prise de
décision au niveau des ménages, des OP et OPA, des plateformes et des partenariats commerciaux.
Ces activités reposeront sur des méthodologies innovantes axées sur les ménages notamment le
Système d’apprentissage interactif entre les sexes (GALS) qui comprendront les activités facilitant
l’accès aux actifs de production (intrants, équipements, etc.) et permettant la diversification des
sources de revenus, les activités renforçant la participation des femmes et leurs rôles dans les prises
de décision ; renforcement de capacités en leadership, gestion d’affaires et de partenariat,
négociation ; facilitation de l’accès des femmes à l’information (choix de canaux et outils de
communication appropriés, au niveau des champs écoles, etc.).
86 « Le Programme favorisera la promotion des approches participatives inclusives, y compris les
méthodologies axées sur les ménages et le Système d’apprentissage interactif entre les sexes
(GALS) Les effets attendus incluent : un meilleur équilibre hommes-femmes, un meilleur dialogue
entre générations, jeunes-aînés, le leadership des jeunes hommes et des jeunes femmes, le
renforcement du dynamisme social et économique des OP, inclusion des analphabètes (élaboration
de plan d’affaires en utilisant des visuels et des outils accessibles localement), vulgarisation des
bonnes pratiques par les pairs (innovations et les itinéraires techniques climato-intelligents, nutrition,
planification-gestion et suivi, l’alphabétisation fonctionnelle, l’éducation financière et la promotion de
l’épargne, la formation en développement des plans d’affaires, en négociation et leadership, et la
structuration des groupements de femmes et de jeune), mise á l’échelle locale des approches (chaine
de valeur et entreprenariat) et durabilité (meilleure appropriation par les bénéficiaires), participation et
leadership des femmes et des jeunes dans les plateformes multi-acteurs, etc.

COMPOSANTE 3 : COORDINATION, SUIVI-EVALUATION ET GESTION DES SAVOIRS


(9,3 million USD, soit 14% du coût de base total)
87 Les détails de la composante 3 sont décrits dans les appendices 5 et 6.

Sous-composante 3.1 : Coordination et gestion du Programme


88 Le PADFA sera mis en œuvre par une Unité de coordination du Programme (UCP) dont les
bureaux seront basés à Korhogo.

Sous-composante 3.2 : Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication


89 Le PADFA capitalisera sur les expériences du PROPACOM et du PROPACOM Ouest pour le
développement et la mise en œuvre d’un système S&E simple avec un mécanisme clair de
production, de circulation et d’utilisation des informations.

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Appendice 4: Description détaillée du programme

Annexe 1 : Structure de la chaîne de valeur du riz en Côte d’Ivoire


Consommation

Consommateurs Bétail / Volaille

Commerçants détaillants Commerçants détaillants


Marché / Distribution

Commerçants grossistes Commerçants grossistes

Transformateurs

Etuveuses
Transformatio
n paddy

Collecteurs/Organi-
sations paysannes
Production semences /

Producteurs
paddy

Boutiques Boutiques
d’intrants d’intrants
Produit

Riz étuvé Riz blanc Sous-produits Riz importé


s

(son, balles,
paille)

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Appendice 4: Description détaillée du programme

Annexe 2 : Structure de la chaîne de valeur des produits maraîchers en Côte d’Ivoire

Producteurs Maraichers

0 1 2 3 4

Producteurs Grossistes, ville


/Collecteurs Coopérative
d’expédition

Structure
intermédiaire/ADCVI

12
11

Centre de collecte Grandes Grossistes lieu de vente


surfaces/PROSUMA

Point de vente/Supermarchés Détaillantes

Ménages/individus, Restaurants

Circuits de commercialisation de la tomate, de l’oignon, de l’aubergine et du piment dans les zones PROPACOM.

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Appendice 4: Description détaillée du programme

Annexe 3: Forces, faiblesses, opportunités et contraintes des OPA de la zone du PADFA


Forces Faiblesses Opportunités Contraintes
- Bonne disposition des - Objet du regroupement pas toujours clair au - Existence de textes nationaux visant la - Non respect systématique des clauses
producteurs à se grouper niveau de tous les membres professionnalisation des OP (PNIA, des contrats par les différentes
- Bonne représentativité - Faiblesse des capacités de cotisation des ONDR) prenantes et inexistence de recours
des femmes dans les membres - Redynamisation des OP en cours - Les organes des faitières (rizicoles
OPA (plusieurs OPA sont - Irrégularité de la tenue des instances - Acte Uniforme OHADA: refonte du statut notamment) dominées par des dirigeants
presque exclusivement - Déconnexion entre le leadership des OP et coopératif en cours d’application pas toujours par des producteurs effectifs
féminines) leurs membres à la base - Existence d’un potentiel de production et - Dispersion des zones de production et
- Cohésion au niveau des - Manque de transparence et de règles de de transformation (donc de captation de donc de l’offre de produits
groupements de base de fonctionnement et de gestion des OP la valeur ajoutée) commercialisables
par la nature de ces - Taux d’analphabétisme élevé des membres - Début de structuration des OP en Unions - Enclavement des zones de production
organisations (champ rendant difficiles les formations et la gestion et Fédérations dans une perspective de - Manque de vision économique des OP
collectif, entraide) - Faible planification des activités mise en place des interprofessions rendant difficile la contractualisation
- Quelques services - Faibles capacités organisationnelles - Début de contractualisation avec dans - Interprofessions naissantes avec peu
économiques rendus au - Déficit de fonctionnement des services certaines filières (mangues, riz) d’expérience dans le dialogue sur les
niveau de certaines OP économiques - Bon niveau de déconcentration de politiques
(OP riz) - Faible niveau d’équipement des OP l’ANADER, principal service d’appui- - Faibles capacités de conservation des
- Existence de structures - Manque de fonds de roulement pour assurer conseil produits maraîchers du fait de la quasi
spécialisées dans l’appui- les approvisionnements et les ventes groupées - Demande en produits vivriers de qualité inexistence d’infrastructures appropriées
conseil et la structuration - Absence de contractualisation en aval des en forte progression (riz, maraîchers) - Frilosités des IF à financer l’agriculture et
des producteurs filières - Dynamisme de certaines faîtières les métiers connexes
(ANADER, INADES- - Faible accès au crédit agricole (court et moyen FENACOVICI, GMCI pour le maïs qui - Changements climatiques qui affectent
Formation, cabinets terme) pour financer les investissements et les peuvent servir d’exemple aux autres les productions
nationaux privés, etc.) fonds de roulement filières.
- Faible capacité technique et de gestion au sein - Vulgarisation progressive de technologies
des OP de transformation à moindre coût
- Prédominance de la vision sociale de
l’organisation en lieu et place de l’approche
économique
- Faible capacité de négociation et de suivi de la
mise en œuvre des contrats par les OP
- Faible bancarisation des OP
- Faible productivités des activités économiques
et faible accès aux facteurs de productions
équipements, intrants, superficies aménagées,
viabilisées)
- Faible connaissance des marchés et des prix

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

Appendice 5: Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à


l’exécution

Cadre organisationnel
1 La tutelle administrative et technique du Projet sera, comme pour le PROPACOM assurée par
le Ministère en charge de l’agriculture et du développement rural (MINADER). Un Comité
d’orientation et de pilotage (COP) du Programme sera mis en place par le MINADER et sera
constitué des représentants suivants: (i) Ministère en charge de l’agriculture et du développement
rural; (ii) Ministère en charge de l’économie et des finances; (iii) Chambre du Commerce de
l’industrie; (iv) Ministère en charge de la famille, de la solidarité, de la femme et de la protection de
l’enfant; (v) Ministère en charge de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service
civique; (vi) Ministère en charge du budget; (vii) les Préfets de cinq régions du Programme; (viii) trois
représentants des OPA pour les trois filières; et (ix) un représentant du secteur privé opérant dans les
régions du Programme. Le secrétariat du COP sera assuré par la Direction de l’évaluation des
projets. Le COP qui se réunira régulièrement (au moins deux fois par an de manière tournante) dans
les régions du Programme avec des visites de terrain, aura pour responsabilité, entre autres, de: (i)
orienter les approches de mise en œuvre du PADFA; (ii) approuver les programmes de travail et
budgets annuels (PTBA) et les rapports; et (iii) assurer la synergie avec les autres initiatives pour la
mise à échelle des résultats prometteurs.

2 Un Comité d’appui et de suivi technique (CAST) sera institué pour appuyer le COP et l’Unité
de coordination et de gestion du programme (UCP) dans l’exécution et le suivi de proximité des
recommandations, la mobilisation des expertises nécessaires pour soutenir la mise en œuvre des
activités techniques en vue d’améliorer la performance du Programme. Le CAST comprendra (i) un
représentant par Direction régionale de l’agriculture dans la zone d’intervention du Programme; (ii) un
représentant de la Direction régionale en charge du commerce; (iii) deux représentants des Conseils
régionaux; et (iv) deux experts indépendants (secteur privé et institutions universitaires ou de
recherche). Afin d'éviter les conflits d'intérêts, les responsables des structures et organisations
retenues pour la prestation des services ne seront pas membres du CAST. Le CAST conduira des
missions de suivi et appui à l’UCP trimestriellement en amont et en aval du COP.

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Côte d’Ivoire
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

3 Une Unité de coordination du Programme (UCP) sera recrutée et mise en place à Korhogo.
L’UCP disposera d’une autonomie de gestion administrative et financière, de programmation et de
budgétisation. L’UCP sera responsable de la mise en œuvre administrative et financière du
Programme, ainsi que de sa stratégie d’intervention. L’UCP comprendra: (i) un(e) coordonnateur/trice;
(ii) un(e) responsable de développement de la filière riz; (iii) un(e) responsable de développement de
la filière mangue; (iv) un(e) responsable de développement de la filière maraîchère; (v) un(e)
responsable de développement des affaires et de 4P ; (vi) un(e) responsable de suivi et évaluation et
gestion des savoirs; (vii) un(e) responsable genre et structuration des OPA; (viii) un(e) responsable de
l’administration et finances; (ix) un(e) responsable de la passation des marchés; et (x) du personnel
de support (comptable, administration, et trois chauffeurs). Pour assurer un suivi de proximité, une
cellule opérationnelle sera basée à Bouaké et sera composée de: (i) un(e) assistant(e)en opération
post-récolte de la filière du riz; (ii) un(e) assistant(e)en développement de la filière maraîchère; (iii)
un(e) assistant(e) en suivi et évaluation (idéalement responsable de la cellule); et (iv) le personnel
d’appui nécessaire.
4 Ces fonctions de coordination et de suivi de proximité des activités seront assurées pour la
zone de Korhogo par les spécialistes de l’UCP basés au siège. Le recrutement et l’évaluation du
personnel feront l’objet des procédures compétitives rigoureuses, pour identifier, recruter et retenir
des professionnels avec les profils techniques et managériaux solides. Tout le personnel de l’UCP
sera lié au Programme par des contrats annuels de performance évalués.
5 L’expérience et les leçons apprises de la mise en œuvre des projets en Côte d’Ivoire fait
ressortir trois types contraintes: (i) lenteurs dans le démarrage (plus de 12 mois en moyenne à partir
de la signature des accords de financement), (ii) faiblesse des équipes de mise en œuvre, (iii)
lourdeurs des procédures de passation des marchés. Pour aider à atténuer ces risques il est suggéré
de d’apporter un appui à l’UCP sous forme d’une assistance technique (AT) durant la première année
d’exécution. Celle-ci sera composée d’un(e) spécialiste en planification et gestion de projet et d’un(e)
spécialiste en développement d’entreprises et contractualisation. Ils accompagneront l’équipe de
coordination et interviendront chacun(e) pour 8Hommes-Femmes/mois (6 mois en continu dès le
démarrage et 2 mois à la demande).
6 Par ailleurs, la spécificité du Programme (interaction forte avec le secteur privé) justifie la
nécessité d’avoir au sein de l’UCP des techniciens ayant le profil du métier. Le recrutement de ces
techniciens devrait dans ce cas, être conduit par des professionnels ayant une bonne expérience en
matière de développement des entreprises et des marchés. Il est alors proposé d’externaliser le
recrutement en faisant appel aux services d’un cabinet international indépendant (recruté par le
MINADER par appel d’offre) pour conduire ce travail. Ce cabinet serait recruté durant la période de
prédémarrage (au cours des 3 mois qui suivront les signatures de l’accord de financement). Il sera
chargé du recrutement du personnel clé de l’UCP (durant les 3 mois qui suivront sa prise de service)
et des deux AT qui seront chargés de l’appui à l’UCP durant la première année.

Approches et principes de mise en œuvre


7 Approche chaîne de valeur agricole: Le PADFA privilégie l’approche « chaîne de valeur » qui
permet de développer un lien étroit entre différents maillons et acteurs de la filière agricole, à partir de
la production, la gestion post récolte, la transformation et la commercialisation, dans le but de créer
de la valeur et mettre en marché de produits de qualité. L’approche chaîne de valeur nécessite
l’utilisation des stratégies efficaces pour assurer une intégration verticale des producteurs avec les
acteurs en aval de la chaîne, et une intégration horizontale pour des économies d'échelles en
regroupant les activités de production et de commercialisation, ainsi qu’une intégration
organisationnelle, notamment en termes de mise en place des plateformes multi-acteurs et de
structuration et professionnalisation des OPA. L’amélioration de la transformation et de la
commercialisation constitue un levier susceptible de stimuler la production additionnelle orientée vers
les marchés, et d’induire de la valeur ajoutée des produits agricoles, y compris leur valeur
nutritionnelle.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

8 Approche entrepreneuriale: Le PADFA met l’accent sur la dimension « affaire» de l’agriculture


(agriculture as a business) pour générer une plus-value pour les petits producteurs. La logique
d’entreprise sera transversale dans toutes les activités promues par le Programme, tant au niveau de
la production, de la transformation, de la commercialisation, qu’au niveau de la structuration et
professionnalisation des OPA. Le Programme facilitera des partenariats commerciaux,
particulièrement la contractualisation et la commercialisation groupée en mettant les OP en relations
d’affaires avec les transformateurs ou acheteurs installés à proximité. Cette dynamique
entrepreneuriale concerne aussi l’appui en équipement et formation des brigades des jeunes
prestataires des services pour la préparation des champs, le semis, l’entretien des vergers, la récolte,
la transformation, etc. Elle concerne aussi le financement des micro et petites entreprises des
femmes pour la transformation secondaire du riz et de la mangue, sur la base des plans d’affaires.
9 Partenariats publics-privés-producteurs 4P: Il s’agit de mobilier les investissements du secteur
privé domestique, à travers la promotion du co-financement, des mécanismes de partage des risques,
et d’autres produits et services financiers qui favorisent l’émergence et le développement des
initiatives privées. Les 4P combinent des investissements privés, des fonds publics et des
arrangements contractuels avec les producteurs, pour faciliter l’inclusion de ces derniers dans les
marchés et les services financiers, et éventuellement créer des joint ventures. Dans ce modèle, le
Programme financera une partie de l’apport du capital des OP et de l’Etat suivant la clé de
financement qui sera retenu. Le processus d’identification et de sélection des promoteurs ou
investisseurs privés sera transparent et objectif, avec la participation des OP et des plateformes
régionales dans les négociations des partenariats, dans les structures de gouvernance, de suivi et de
contrôle. La sélection privilégiera des initiatives privées locales existantes, désireuses à co-investir
avec les producteurs et à entrer dans des relations contractuelles formelles et durables avec les
organisations des producteurs.
10 Mise à échelle: Le PADFA vise à reproduire, consolider et amplifier les résultats des nombreux
projets dans la région afin de tirer pleinement parti de leurs impacts. Il s’agit par exemple des
infrastructures de production et des magasins de stockage construits par le PROPACOM et le
PARFACI; des investissements du FIRCA dans les unités de séchage de la mangue et l’organisation
des coopératives des producteurs de la mangue; des résultants de la multiplication des semences et
la diffusion des itinéraires techniques par le PPAAO/WAAPP.

Dispositions de mise en œuvre des composantes et sous-composantes


11 Séquençage des activités. Sur base des enseignements des projets précédents, la durée du
PADFA sera de sept ans. Cette période est nécessaire pour accompagner les dynamiques
entrepreneuriales, organisationnelles et institutionnelles en vue de réaliser des résultats concrets et
durables. Le PADFA procèdera par un séquençage évolutif des activités, avec (i) une période de
démarrage d’une année; (ii) une d’investissement de quatre ans, et (iii) une de consolidation et
désengagement de deux ans. Une capitalisation à la fin de chacune des périodes permettra de tirer
des leçons en vue de qualifier la suivante.
12 Des activités de prédémarrage sont proposées immédiatement après la signature de l’accord
de financement (correspondant à l’entrée en vigueur). Ces activités concernent: (i) le recrutement du
cabinet international qui sera chargé du recrutement du personnel clé de l’UCP et de l’AT; (ii) le
recrutement accéléré et compétitif du personnel clé de l’UCP et de l’assistance technique (AT) devant
appuyer l’UCP; (iii) la préparation des manuels (a) administratif et financier, (b) de S&E, (c)
d'exécution du projet et les DAO pour l’acquisition des équipements de l’UCP; (iv) le lancement des
appels à manifestation d’intérêt pour le recrutement du cabinet qui sera en charge de la conduite des
enquêtes de référence et socio-économique; (v) la mise en place du COP et du CAST; (vi)
l’organisation de l’atelier d’actualisation du PTBA et du Plan de Passation de Marchés pour les 18
premiers mois de vie du projet; (vii) le lancement des études d’identification des pistes, bas-fonds et
bâtiments devant être rénovés pour abriter l’UCP; et (viii) l’évaluation indépendante des opérateurs

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

pour établir une liste restreinte des prestataires de service potentiels. Le financement de cette phase
se fera au travers d’une avance des fonds alloués par le FIDA, estimés à environ 505 000 USD.
13 La première année du Programme sera consacrée aux activités de démarrage qui
comprendront, entre autres: (i) l’information/sensibilisation des acteurs et partenaires sur l’approche
du Programme, (ii) la relecture des manuels d’opérations préparés durant la période de prédémarrage
avec l’appui éventuel du Centre d’investissement de la FAO, (iii) le développement des outils de
gestion et guides méthodologiques permettant d’opérationnaliser les différents manuels; (iv)
l’actualisation des études des filières; (v) la signature des conventions et contrats avec les partenaires
et prestataires; (vi) les achats des équipements de fonctionnement; (vii) le diagnostic institutionnel
participatif des plateformes régionales et des OPA; (viii) la mise en œuvre des premières activités de
valorisation des aménagements hydro-agricoles et la mise en œuvre de l’inventaires des vergers de
mangue; et (ix) le lancement des activités de multiplication des semences en rapport avec le secteur
privé spécialisé avec à la clé la mise en place des boutiques d’intrants. Une attention particulière sera
accordée à la formation du personnel de l’UCP et des prestataires de services. Des ateliers
méthodologiques d’appropriation des documents de conception du programme et des dispositions et
méthodologies de mise en œuvre seront organisés avec l’équipe de l’UCP et les partenaires
stratégiques.
14 L’équipe de l’UCP sera appuyée dans cette phase de démarrage par une mission/assistance
technique à la demande (pour un total de 3H/M) et du FIDA (Rome) et un accompagnement de
proximité par le Bureau du FIDA en Côte d’Ivoire et les divisions techniques du MINADER. La réussite
de cette première étape de démarrage est essentielle pour la mise en route, la compréhension de
l’approche technico-méthodologique, de l’esprit du « travaillons ensemble » et par conséquent, de la
réussite du Programme. Trois choses conditionneront cette réussite: (i) une sélection efficace,
impartiale et sans complaisance de l’équipe technique de l’UCP qui devra être composée de
techniciens compétents, ayant le profil du métier avec une expérience avérée. Une telle sélection
devra être ouverte au secteur privé habitué à la mise en œuvre des telles activités: (ii) une évaluation
périodique basée sur une méthodologie et des indicateurs de performance convenus et annexés aux
contrats et conventions. Pour s’assurer d’une bonne exécution des contrats, ceux-ci seront, pour la
première année, évalués à mi-parcours afin d’introduire le cas échéant, des ajustements/corrections
ou interruption.
15 Une période d’investissement de quatre ans suivra le démarrage. Elle sera marquée par
l’exécution des activités majeures liées aux investissements, la contractualisation, l’insertion dans les
marchés avec les mesures de qualité, etc. Durant cette période d’investissement, le Programme
veillera à la synchronisation des interventions de telle manière que leurs complémentarités des
activités puissent garantir les effets escomptés. Une progressivité dans la mise en œuvre sera
toutefois observée de manière à ce que les apprentissages et les leçons apprises d’une année à
l’autre permettent de qualifier les actions et assurer une mise à l’échelle efficace des modèles réussis.
Cette progressivité se justifie par la spécificité du Programme, et par le caractère novateur des
approches « chaîne de valeur » et d’apprentissage de l’entreprenariat agricole pour la plupart des
partenaires traditionnels des projets agricoles (OP notamment). Parmi les innovations on peut noter:
(i) la négociation et l’établissement de partenariats commerciaux, y compris les 4P; (ii) la gestion des
plateformes de commercialisation et des centres de groupage; (iii) le marketing et la promotion; et (v)
les mécanismes, produits et services financiers innovants; etc.
16 Si la première période d’une année est essentielle pour la compréhension du Programme,
celle-ci concentre le cœur et le corps de celui-ci. Les cinq années devront être marquées par une
professionnalisation de la programmation et du suivi de la mise en œuvre, une supervision de
proximité par des professionnels du métier de développement des entreprises, un
accompagnement/évaluation des OP basés sur une application rigoureuse et effective des outils du
DIP, une synchronisation effective des interventions, un paiement régulier et fluide des partenaires et
des prestataires. C’est à ce prix que la période d’investissement connaitra la réussite et le

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Côte d’Ivoire
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Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

Programme ses objectifs. Un exercice de capitalisation sera également conduit à la fin de cette
période afin d’organiser efficacement la consolidation/désengagement.
17 Une période de consolidation/désengagement de deux ans complètera le cycle du Programme.
Durant cette période, seules seront mises en œuvre des activités de renforcement des capacités, de
consolidation de la dynamique entrepreneuriale et organisationnelle mises en place,
d’accompagnement des acteurs, de recueil de leçons apprises et de bonnes pratiques, etc. La
réussite de la stratégie de sortie sera concrétisée durant cette période par la maîtrise et la prise en
main effective des activités par réceptacle constitué par les PME, OP, etc.
18 Un tableau de séquençage des activités année par année sera élaboré et inclus dans le
manuel d’exécution du Programme. Ce tableau, au vu des réalisations cumulées, sera actualisé
chaque année à l’occasion de la préparation du PTBA.
19 Le Programme adoptera une approche de « faire-faire » s’appuyant sur des prestataires de
services privés et publics, des contrats de performance avec des opérateurs de proximité et des
conventions avec les services publics techniques. Une évaluation à mi-parcours sera réalisée à la fin
de la quatrième année du Programme pour identifier les résultats pouvant être portés à grande
échelle. Le PADFA fera appel à des structures nationales reconnues et expérimentées, pour la mise en
œuvre de certaines activités du Projet. Cette démarche simplifie le processus de passation des
marchés en faisant intervenir directement des structures formées, compétentes et responsabilisées,
et valorise l’expertise en place et l’expérience acquise à travers le PROPACOM. Des conventions
pluri-annuelles seront ainsi établies avec les agences suivantes :
- Le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) assure le
financement pérenne des programmes de fourniture des services agricoles. Le FIRCA
dispose d’une équipe expérimentée et dynamique déjà en place, et qui bénéficie de
l’appui financier d’autres partenaires;
- L’Office de Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) a pour mission d’aider à
l’écoulement des productions vivrières en informant les opérateurs économiques sur la
localisation et les niveaux des marchés et des prix. Il dispose de 37 représentations sur
toute l’étendue du territoire national dont 10 antennes, 16 postes d’observation et 3
centres de collecte et de groupage de produits vivriers.
- CODINORM (Côte d’Ivoire Normalisation), association ivoirienne de Normalisation, est
une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, et qui regroupe en son sein
les entreprises privées et l’Etat sous la tutelle du ministère chargé de l’industrie. Les
activités techniques de CODINORM sont assurées par une structure opérationnelle
permanente constituée d’une équipe pluridisciplinaire de 25 personnes dont 8 ingénieurs
et assimilés.
- Le Bureau national d'études techniques et du développement (BNEDT) est chargé de la
conception et la réalisation des études et le contrôle des projets d'intérêt public en vue de
maîtriser les coûts, la qualité et les délais.
- l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) est une société de maîtrise d’ouvrage
déléguée. Ses activités consistent en la préparation et l’exécution des tâches de
programmation, de passation des marchés, de suivi des travaux, de surveillance du
réseau et de constitution et d’exploitation des banques de données routières.
- Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), a pour mission de mener toutes
activités de recherches agronomiques et technologiques et toutes opérations agricoles,
industrielles ou commerciales, immobilières ou financières, y compris toutes prises de
participation dans d'autres sociétés ayant leur siège en Côte d’Ivoire ou dans d'autres
pays, pouvant se rattacher directement ou indirectement à l'objet social ou susceptibles
d'en faciliter la réalisation ou le développement.
- L’ANADER assure le conseil technique dans les filières café-cacao, cultures vivrières et
production animale. L’ANADER compte un effectif de 2.111 agents de développement

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

composés de cadres dirigeants, de cadres de niveau maîtrise et d’employés dont plus de


1.500 conseillers agricoles sur le terrain.

Tableau 3: Activités principales et partenaires de mise en œuvre du PADFA

Effets Produits Activités principales Partenaires de mise en œuvre


Effet 1: La valorisation Produit 1.1: Des partenariats 1. Renforcement des plateformes multi- FIRCA
(transformation et commerciaux soutiennent la acteurs CODINORM
commercialisation) des commercialisation des produits 2. Développement des partenariats Prestataires des services
produits agricoles est commerciaux, promotion et marketing OCPV
améliorée des produits agricoles AGEROUTES
-Réhabilitation des pistes rurales
Produit 1.2: Des 1. Amélioration du plateau technique des AfricaRice
investissements et des unités de transformation et de OCPV
technologies performantes conditionnement FIRCA
améliorent la valorisation des 2. Accès aux financements adaptés Prestataires des services
produits
Effet 2: L’offre de produits Produit 2.1: L’accès aux 1. Réhabilitation et valorisation des bas- BNETD
agricoles bruts (frais) est services de production est fonds rizicoles et maraîchers
améliorée amélioré 2. Accès aux intrants et aux CNRA
équipements
Produit 2.2: Les bonnes 1. Appui conseil et vulgarisation des CNRA
pratiques agricoles sont bonnes pratiques ANADER
diffusées 2. Gestion environnementale et sociale Universités
Effet 3: Les exploitations Produit 3.1: Les OP sont 1. Structuration et autonomisation des Prestataires des services
agricoles et leurs renforcées OP
organisations sont Produit 3.2: Les connaissances, 1.Promotion intégrée des actions Secrétariat Technique Permanent
professionnalisées aptitudes et pratiques en essentielles en nutrition sur la nutrition
nutrition des bénéficiaires sont 2.Promotion de l’autonomisation des Prestataires des services
améliorées femmes et de l’inclusion sociale
Coordination, suivi et UGCP
évaluation Assistance Technique

20 Le PADFA capitalisera sur le programme de partenariat entre le Gouvernement et


l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) pour la mise en œuvre des
activités de promotion des actions essentielles en nutrition, l’agriculture intelligente face au climat, et
la gestion environnementale et sociale. Ce programme prévoit des fonds fiduciaire unilatéral et des
programmes de coopération entre les gouvernements comme mécanisme de financement.
21 Pour la mise en œuvre de la composante 1 (Valorisation), il est prévu de recruter (i) un expert
en agri-business et 4P; (ii) deux experts en développement de la filière riz; (ii) deux experts en
développement de la filière maraîchère, et un expert en transformation et commercialisation de la
mangue. Ce personnel sera responsable de toutes les activités pour chaque filière et sera réparti
entre Korhogo et Bouake. Au démarrage du Programme, une assistance technique sera mobilisée
pour faire des prospections des prestataires des services privés et publics spécialisés dans le
développement des affaires, la promotion des investissements, la négociation des contrats
commerciaux, le développement des modèles d’affaires et l’accompagnement technico-économique
des petites et moyennes entreprises agricoles. Les interprofessions telles que l’ANOPACI, l’OBAMCI,
l’OCAB, la CENARI-CI, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI),
la Chambre du commerce et de l’industrie, des cabinets privés, etc. participeront à l’identification des
prestataires des services disposant de bonnes compétences. Du fait de leurs responsabilités
pérennes uniques, des conventions de collaboration seront établies avec CODINORM et OCPV pour
la diffusion des normes et des prix.
22 Pour la mise en œuvre de la composante 2 (Offre des produits), Le PADFA s’appuiera dans
chaque région sur les prestataires des services et les dispositifs déconcentrés du CNRA et de
l’ANADER à travers des conventions prenant en compte les charges de déplacement (indemnités et
carburant) du fait de leurs responsabilités pérennes uniques et du besoin de renforcement des
capacités des services techniques de l’Etat. Ces dernières joueront le rôle de Maîtres d’ouvrage

64
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

délégués (MOD), l’UCP conservant (i) la gestion des opérations au plan fiduciaire (financier et
comptable), (ii) l’approbation de tout processus de passation de marchés et la signature des contrats,
(iii) la participation à la réception des ouvrages et infrastructure et l’approbation des études. Les
travaux de génie civil pour les aménagements hydro-agricoles, les infrastructures de production et de
commercialisation seront confiés au BNETD dans la suite de la convention avec le PROPACOM,
alors qu’une convention de MOD sera établie avec AGEROUTES pour la réhabilitation des pistes.
23 Avant le démarrage effectif du PADFA, une évaluation indépendante des prestataires sera
conduite pour établir une liste restreinte des prestataires potentiels, ayant une expertise et une
performance démontrée dans les contrats avec le PROPACOM. Les meilleurs candidats seront
invités à préparer une offre technique. Le Programme signera des contrats pluriannuels (3 ans) de
performance avec les opérateurs de proximité qui seront chargés de la structuration, autonomisation
et accompagnement technico-économique des OP, et qui assureront le suivi-évaluation des activités
du projet dans leurs zones respectives. Le Programme financera des formations pour mettre à niveau
et ou recycler les agents techniques de ces structures. En matière de conseil agricole, la stratégie du
projet est basée sur la formation de formateurs endogènes qui a leur tour seront chargés de former
les relais paysans et les petits producteurs membres des OP.

Identification et atténuation des risques


24 Les principaux risques pour le PADFA sont liés au (i) instabilité macro-économique, (ii)
résurgence des troubles socio-politiques, (iii) capacités techniques de mise en œuvre; (iv) faibles
mesures incitatives des opérateurs privés; et (v) variations climatiques. Des mesures d’atténuation
des risques techniques comprennent: (i) mise en œuvre par étapes; (ii) renforcement de l’UCP et du
CAST et accompagnement de proximité (iii) assistance technique nationale et internationale pour le
démarrage (manuels d’opérations et des procédures) et la mise en œuvre (iv) développement des
partenariats stratégiques et contractualisation des prestataires des services, et (v) synergies avec les
autres projets et programmes. Les tests de sensibilité réalisés dans le cadre de l’analyse économique
et financière montrent que le projet reste rentable malgré une réduction des bénéfices due aux
principaux risques (voir Appendice 9).
Risques Conséquences potentielles Mesures d’atténuation Sévérité Probabilité
Instabilité macro- Baisse des exportations et des prix de la Promotion et marketing et développement des
économique mangue sur le marché mondial circuits de commercialisation domestique
Compétition avec les importations de riz et Amélioration de la compétitivité (qualité) des filières
des légumes (oignon, tomates) locales Moyen Moyen
Baisse des investissements
Faible compétitivité au niveau régional
Faible capacité d’achat des populations
Résurgence des Des crises politiques, mutineries et grèves Décentralisation des activités au niveau des
troubles socio-politiques sont généralisées à l’approche et après régions; Autonomisation de prise de décision et de
les élections de 2020. mise en œuvre, Renforcement des capacités et
Les conditions sécuritaires de la zone du professionnalisation des plateformes régionales
projet limitent les missions de supervision multi-acteurs Moyen Moyen
sur le terrain
Interruption de la mise en œuvre du
Programme
Baisse des investissements
Faibles mesures Faibles niveaux de bancarisation et accès Facilitation d’accès au Fonds de développement
incitatives pour les au crédit et financement Non financement des chaînes de valeur et de promotion de
partenariats publics- des besoins en équipement, fonds de l’agriculture contractuelle par le Gouvernement
privés-producteurs. roulement Mise en place des mécanismes de partage des
Moyen Moyen
risques, des fonds de développement/financements
à couts partagés; synergies avec les autres
partenaires au développement; mise en relation
avec les institutions financières
Faibles capacités Faibles capacités techniques du Recrutement compétitif du personnel clé par un
techniques et personnel du Programme cabinet privé et accompagnement de proximité
Fort Moyen
managériales, pour la Retards importants dans le démarrage et Mise en place du Comité d’appui et suivi technique
mise en œuvre et le mise en œuvre du projet. Assistance technique nationale et internationale

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 5 : Aspects institutionnels et dispositifs relatifs à l’exécution

Risques Conséquences potentielles Mesures d’atténuation Sévérité Probabilité


suivi du projet Faible performance des indicateurs du pour le démarrage (manuels d’opérations et des
projet procédures)
Absence ou faiblesse de l’offre en Recours à des professionnels du secteur privé dans
prestation de service sur les aspects les missions de supervision périodique du
innovants du projet Programme
Mauvaise qualité des services Partenariats stratégiques et contractualisation des
Instabilité de l’Unité de coordination et de prestataires des services
gestion du Programme Renforcement des capacités des partenaires
stratégiques et prestataires des services
Supervision et suivi de proximité par le Bureau FIDA
Aléas climatiques Faible productivité à l’amont des filières. Vulgarisation de techniques d’agriculture climato-
défavorables) intelligente
Information, éducation et communication
Faible Fort
environnementale
Mesures de sauvegarde environnementales
Valorisation des déchets et des sous-produits

Durabilité
25 La durabilité des impacts attendus du PADFA découle principalement de ses principes et
approches de mise en œuvre. Les approches chaîne de valeur et dynamique entrepreneuriale
promues par le PADFA permettront de toucher l’ensemble des acteurs et de créer des partenariats
commerciaux au-delà des activités et de a durée du Programme. La durabilité sera également
assurée par le développement de l’entreprenariat agricole et des modèles d’affaires inclusifs visant à
conjuguer les efforts et les financements assurant à la fois la durabilité financière et l’inclusion sociale.
Le PADFA contribuera fortement au développement d'opportunités économiques et à la diversification
des sources de revenus grâce aux activités de transformations agroalimentaires. Les appuis devront
nécessairement s'inscrire dans le cadre de plans d'affaires et être différenciés selon la filière, le
maillon et le niveau de maturité des OPA.
26 La stratégie de ciblage vise à assurer l’inclusion des femmes et des jeunes ruraux (15 - 35 ans)
et des petites exploitations familiales dans les différents maillons de la chaîne de valeur des trois
filières et leur accès aux facteurs de production et aux connaissances. La création d’emplois pour les
femmes et les jeunes au sein des filières permettra de diversifier et renforcer leurs moyens
d’existence, d'augmenter leurs revenus et contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la
nutrition. Les activités d’éducation nutritionnelle, d’information-éducation-communication devraient
résulter à un changement des comportements, d’attitudes et pratiques pour la bonne nutrition,
l’hygiène et la protection de l’environnement.
27 Le PADFA s’inscrit dans les priorités nationales du PND et du PNIA et appuiera les stratégies
régionales de développement. Les actions du PADFA auront un rôle catalytique dans la diffusion des
normes de qualité et des prix, la facilitation des relations commerciales entre les différents acteurs,
l’accès aux services financiers, et le développement de 4P. Le PADFA renforcera les capacités
techniques et matérielles des services techniques publics et des opérateurs de proximité et des OPA
pour porter à plus grande échelle les innovations du Programme Les résultats probants seront mis à
l’échelle par les acteurs des filières, notamment pas les opérateurs privés et les OP.
28 Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs majeurs en matière environnementale et
sociale, et par conséquent, il est classé dans la catégorie B. Une note SECAP a été préparée
(Annexe 13). Le PADFA s’inscrira dans la stratégie adoptée par la Côte d’Ivoire pour la lutte contre le
changement climatique. La gestion et le recyclage des déchets agricoles liés à la transformation
contribueront à créer des revenus et des emplois, voire même créer une nouvelle filière plus
particulièrement chez les jeunes et femmes. La production de biogaz permettra une réduction
importante des déchets (mangue et riz) tout en assurant une source d’énergie moins couteuse et plus
verte.

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PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs

Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et


gestion des savoirs

La programmation des activités et la préparation du PTBA


1 Le PADFA sera exécuté sur la base de Programme de travail et de budget annuel (PTBA).
Chaque projet de PTBA comprendra: (i) une description détaillée des activités prévues pour l’année à
venir, assortie des modalités d’exécution et des indicateurs de suivi; (ii) un état de l’origine et de
l’utilisation des fonds (plan de décaissement); et (iii) un Plan de passation des marchés (PPM). Le
PPM élaboré au démarrage du Programme portera sur une durée de 18 mois, puis sur une durée de
12 mois pour les années suivantes. A partir de la deuxième année, le projet de PTBA intègrera une
synthèse des résultats obtenus et des contraintes rencontrées au cours de l’année précédente. Une
approche souple permettant une éventuelle révision du PTBA au cours de l’exercice budgétaire sera
adoptée.
2 L’élaboration des PTBA constitue une des fonctions principales de la Cellule de suivi-
67
évaluation . Le processus de préparation de PTBA se déroulera comme suit:
(i) les activités seront identifiées par les partenaires de mise en œuvre au niveau local en
fonction des besoins exprimés par les différentes catégories de bénéficiaires et leurs
organisations;
(ii) les partenaires de mise en œuvre s’attacheront à assembler ces activités pour chaque
région et chaque filière;
(iii) les activités arrêtées au niveau de chaque région seront par la suite consolidées par l’UCP
pour constituer la proposition de PTBA;
(iv) une fois la proposition de PTBA consolidée, elle sera examinée et validée par le Comité
d’appui et de suivi technique (CAST) avant sa transmission au Comité d’orientation et de
pilotage (COP) du Programme;
(v) enfin, le COP se réunira pendant la première quinzaine de novembre .pour examiner et
approuver le PTBA;
(vi) l’équipe du Programme prendra en compte les observations et les recommandations du
COP en vue de la finalisation du PTBA; et le PTBA approuvé par le Gouvernement sera
transmis au FIDA au plus tard le 30 novembre.

3 Le calendrier de préparation des PTBA est décrit dans le tableau ci-dessous:


Période Activité
Concertation et propositions d’activités au niveau local,
Deux premières dizaines de septembre consolidation par région et par filières par les partenaires de
mise en œuvre
Dernière dizaine de septembre et première Consolidation de la proposition de PTBA du Programme par
dizaine d’octobre l’UCP
Deuxième dizaine du mois d’octobre Examen du PTBA par le CAST
Dernière dizaine du mois d’octobre Prise en compte des observations du CAST par l’UCP
Première quinzaine du mois de novembre Soumission et approbation du PTBA par le COP
Finalisation du PTBA par l’UCP et approbation par le
Deuxième quinzaine du mois de novembre
Gouvernement
30 novembre Transmission du PTBA au FIDA

67
Composée du Responsable suivi-évaluation et gestion des savoirs et de l’Assistant en suivi-évaluation de l’UCP, et les
chargés de suivi-évaluation au niveau des partenaires.

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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs

Le système de suivi-évaluation du PADFA


4 Le système de suivi-évaluation (SSE) du PADFA cherchera à s’appuyer sur les dispositifs de
suivi-évaluation existants au niveau national, notamment ceux utilisés par le Ministère en charge de
l’agriculture et du développement rural. Par ailleurs, il veillera à capitaliser les expériences des projets
passés et cours (PRAREP, PROPACOM, PROPACOM Ouest) qui portent essentiellement sur:
(i) l’ importance d’adopter une démarche de gestion axée sur les résultats qui s’attache à faire
un suivi régulier de l’atteinte des résultats afin de pouvoir identifier en temps réel des
actions correctives le cas échéant, et qui cherche à utiliser les savoirs générés par le projet
dans l’exercice de planification;
(ii) l’importance de considérer le contexte spécifique et la logique d’intervention du projet pour
le développement du SSE étant donné que les projets en cours actuels du portefeuille FIDA
ont été formulés à des périodes différentes et qu’ils ont chacun leur spécificité;
(iii) la nécessité d’articuler l’ensemble des outils de programmation et de suivi-évaluation
développés pour le SSE, et d’harmoniser les outils utilisés par tous les partenaires;
(iv) l’importance d’avoir les ressources humaines tant en nombre qu’en compétences pour
éviter les charges de travail irréalistes; ainsi que les ressources financières nécessaires à la
bonne opérationnalisation du SSE;
(v) la nécessité de s’assurer que l’ensemble des équipes de coordination/gestion et de mise en
œuvre soit en place dès le démarrage du projet et que tous aient la même compréhension
du SSE;
(vi) l’importance de tenir des échanges et réunions régulières pour permettre un suivi plus
rapproché, pour renforcer la concertation et la prise de décision commune ainsi que la
cohésion de l’équipe;
(vii) la nécessité de décentraliser le renseignement de la plateforme informatique de SE afin de
permettre une collecte et une transmission de données en temps réel, et pouvoir réduire les
délais de remontée d’informations.

5 Le SSE du PADFA sera développé afin de fournir les informations et les analyses utiles pour le
pilotage de l'exécution du Programme, et prévoir les ressources humaines et financières suffisantes
pour leur mise en œuvre. Il constituera un outil pour la gestion axée sur les résultats, qui vise à
assurer que les données et les informations sur les progrès réalisés par le Programme vers l’atteinte
des résultats soutiennent sa gestion, et que des mesures correctives puissent être prises à temps le
cas échéant.
6 Le principal outil de SE à disposition lors du démarrage du Programme est le cadre logique
(CL). Le CL soutenu par les principaux indicateurs de performance définit les produits, résultats et
impacts qui devront être progressivement atteints grâce à l’exécution des activités et la mobilisation
des ressources. Afin de s’assurer que l’ensemble des acteurs notamment l’équipe de l’UCP, les
partenaires stratégiques (COP et CAST) et les partenaires de mise en œuvre aient la même
compréhension de la logique d’intervention du Programme; un atelier de revue et de validation du CL
sera organisé au démarrage du Programme.
7 Dès son démarrage, le PADFA développera une Plateforme informatique qui fera partie
intégrante du dispositif de SE du Programme. Le développement de cette Plateforme s’inspirera de
ce qui a été fait pour le PROPACOM/PROPACOM Ouest, afin de minimiser le recours à de nouveaux
outils. Conçue sur mesure selon les besoins du Programme, la Plateforme permettra d’enregistrer les
différentes réalisations, et de faire le suivi de l’avancement des activités, de l’atteinte des produits et
effets attendus, ainsi que l’évaluation des impacts. La Plateforme intègrera le CL, le Système de
68
gestion des résultats et de l’impact (SYGRI) , le cadre de mesure de rendement, ...; et pourra

68
Le système de mesures des résultats développé par le FIDA dans le cadre de ses opérations.

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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs

générer à tout instant les tableaux de bord standards utilisés dans les projets du FIDA, notamment les
tableaux de suivi du PTBA et les différents tableaux de bord intermédiaires. La Plateforme intégrera
un système d’information géographique qui permettra de cartographier et de géo référencer les
activités et réalisations du Programme, y compris des données relatives aux effets de changements
climatiques; et d’en faire un suivi régulier.
8 Parallèlement au développement de la plateforme informatique de SE, un manuel de SE sera
développé pour le Programme. Ce manuel caractérisera le SSE à mettre en place et clarifiera
l’ensemble des modalités pour sa mise en œuvre: les différents outils sur lesquels le système
s’appuie, les rôles des acteurs à différents niveaux, les mécanismes et procédures à suivre pour la
production, le traitement et l’utilisation de l’information.
9 Le SSE du PADFA s’appuiera ainsi sur quatre principaux piliers notamment: (i) le cadre logique
qui décrit la logique d’intervention du Programme et la chaîne de résultats escomptés; (ii) le PTBA qui
est l’outil de planification des activités en vue de l’atteinte des objectifs visés; (iii) le manuel de suivi-
évaluation qui définit les éléments du dispositif ainsi que les éléments de sa mise en œuvre; (iv) la
plateforme informatique développée pour le Programme qui est l’outil consignant les différentes
réalisations et qui permet de suivre l’avancement des activités et l’atteinte des résultats attendus.
er ème
10 Le SSE distinguera les trois niveaux d’indicateurs: les produits en 1 niveau, les effets en 2
ème
niveau) et les impacts en 3 niveau; et respectera les modalités de renseignement de chaque
niveau de même que les périodicités requises pour le rapportage. Il sera structuré selon trois
fonctions, chacune d’elle recourant à des sources d’informations et d’outils spécifiques: (i) le suivi
interne de la planification en mesurant les taux d’exécution physique et financier des activités du
PTBA; (ii) le suivi des indicateurs du cadre logique pour mesurer l’atteinte des produits, effets et
impacts attendus du projet; (iii) les études/évaluations d’impacts ex-ante, à mi-parcours et ex-post. Il
permettra ainsi d’orienter à différents niveaux (stratégique et opérationnel) l’UCP, le CAST et le COP
pour la prise des décisions nécessaires au pilotage du Programme. Les indicateurs seront ventilés
autant que possible par genre et par âge de manière à pouvoir renseigner les contributions du
Programme dans l'équité sur le genre, l'autonomisation des femmes et l’inclusion des jeunes.
11 L’UCP, notamment à travers le Responsable en suivi-évaluation et gestion des savoirs
(RSEGS) et l’Assistant en SE (ASE), coordonnera la mise en place et l’opérationnalisation du SSE
dès le démarrage du Programme. La mise en place et l’opérationnalisation du SSE incluant entre
autres la revue du CL, la mise en place de la plateforme informatique, l’élaboration du manuel SE
verront l’appui d’une assistance technique spécialisée en SE. Les chargés de SE au niveau des
partenaires de mise en œuvre seront étroitement associés à ce processus. Le système sera
opérationnalisé au niveau local par les partenaires de mise en œuvre qui assureront la planification et
le suivi des activités, ainsi que la collecte des données. Le contrôle de la qualité des données et la
consolidation par région seront effectués par l’UCP. La consolidation des données pour les besoins
d’analyse et de rapportage périodique sera également assurée par les responsables de l’UCP. Le
RSEGS de l’UCP assurera la production ou coordonnera la consolidation des documents suivants: (i)
les PTBA; (ii) les rapports de progrès trimestriels, semestriels et annuels; (iii) les annexes des
rapports de supervision; (iv) les enquêtes et études thématiques ponctuelles; (v) l'enquête de
référence et les enquêtes d'impact à la fin du Programme; et (vi) les autres rapports à adresser au
Ministère en charge de l’Agriculture et du Développement Rural, au CAST, au COP et au FIDA.
12 La participation des bénéficiaires dans le SE est un élément important des mécanismes de
gestion axée sur les résultats. La plateforme informatique de SE développée en début de projet
inclura une base de données des bénéficiaires, qui permettra un suivi rapproché des appuis reçus par
ces derniers. Au niveau local, les partenaires de mise en œuvre s’appuieront sur des représentants
de bénéficiaires qui constitueront des relais dans la collecte des données. Le PADFA mènera
également un processus d’évaluation annuelle participative qui permettra de prendre en compte les
perceptions des bénéficiaires sur le Programme.

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Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs

13 Lors de la mise en place et de l’opérationnalisation du SSE, l’UCP organisera des sessions de


formation relatives au SSE mis en place pour l’ensemble du personnel du Programme, les partenaires
stratégiques et opérationnels; afin d’assurer l’appropriation des approches et des outils de SE. Les
agents de terrain seront formés et équipés de tablettes préprogrammées pour la collecte et la
transmission des données à temps réel.
14 Les mécanismes de SE du PADFA comprendra:
(i) un suivi interne permanent des activités mené par l’UCP et les partenaires de mise en
œuvre, et qui est basé sur l’exploitation des tableaux de suivi générés par le SSE ainsi que
des visites de suivi de terrain par l’UCP. Le suivi interne sera la base pour l’élaboration des
rapports de progrès trimestriels, semestriels et annuels du Programme; qui présenteront (a)
les progrès quantitatifs et qualitatifs atteints, (b) les problèmes rencontrés au cours de la
période, (c) les mesures prises pour remédier à ces problèmes, (d) le programme d’activités
proposé et les progrès escomptés au cours de la période suivante, et (e) la performance
des structures impliquées dans la mise en œuvre du Programme;
(ii) des auto-évaluations participatives: Le Programme appuiera l’organisation des ateliers
d’auto-évaluation au niveau des régions et au niveau des bénéficiaires afin de faire le point
sur le niveau d’exécution par rapport aux prévisions du PTBA, de discuter des problèmes
rencontrés et des propositions de solutions; notamment avec la participation des
bénéficiaires. Les outputs de cet atelier seront également utilisés pour orienter et définir les
lignes d'action du PTBA de l'année suivante;
(iii) des missions de supervision et de suivi: La supervision du PADFA sera assurée directement
par le FIDA, avec la participation des membres du COP et du CAST à raison de deux
missions de supervision par an. Compte tenu des difficultés souvent rencontrées au
démarrage des projets, la première supervision sera essentiellement consacrée à appuyer
le démarrage du Programme dans les aspects relatifs à la préparation du premier PTBA - y
compris le PPM de 18 mois, à la préparation des termes de référence des études de base
et des dossiers d’appel d’offres. Les missions de supervision porteront une attention
particulière sur le suivi de la mise en œuvre, l’atteinte des résultats, des effets et de l’impact,
et l’efficacité des acquis institutionnels et techniques qui seront consolidés et répliqués à
grande échelle;
(iv) des évaluations externes ponctuelles: Il s’agit des études/enquêtes de référence et études
d’impacts socio-économiques menées au début, à mi-parcours et en fin de Programme. Ces
études s’appuieront sur des études thématiques spécifiques sur les chaînes de valeur et les
marchés, le diagnostic des organisations69 d’acteurs au niveau des filières, des études
nutritionnelles et de vulnérabilité sociale et état de la situation environnementale, ainsi que
les études thématiques ponctuelles pouvant être identifiés par l’équipe de coordination du
Programme et/ou les missions de supervision directes;
(v) une revue à mi-parcours sera effectuée conjointement par le FIDA et le Gouvernement à la
fin de la quatrième année. Cette revue permettra d’apprécier à la mi-parcours, la pertinence
du PADFA et de son approche de mise en œuvre, la réalisation des objectifs et les
difficultés rencontrées. La mission de revue analysera aussi l’exécution financière du
Programme (exécution des coûts par rapport aux réalisations). Elle émettra également des
recommandations relatives aux mesures et dispositions jugées nécessaires à prendre pour
les années restantes de mise en œuvre visant à consolider et le cas échéant réorienter la
mise en œuvre, afin d’améliorer l’exécution et la performance du Programme. Le
Gouvernement assisté par l’UCP préparera les termes de référence de cette revue qui sont
soumis à l’approbation du FIDA;

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Considérer comme input la méthodologie d’évaluation du niveau de maturité des OPA développée par le PROPACOM
(inspirée du PNAAFA en Guinée).

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs

(vi) à la fin du Programme, une mission d’achèvement et un atelier de clôture sera organisée
avec l’ensemble des parties prenantes. Elle mettra en exergue les résultats, les effets et
l'impact du PADFA sur les groupes cibles; et permettra la capitalisation des expériences. Le
rapport d’achèvement sera préparé avant la date de clôture du Programme et traitera entre
autres éléments des points suivants: (a) les bénéfices obtenus du PADFA, (b) la réalisation
de ses objectifs, (c) la performance des parties concernées dans l’exécution du Programme
(Gouvernement, FIDA, et les autres partenaires), (d) l’exécution des coûts; et (e) les leçons
tirées de la mise en œuvre.

Gestion des savoirs


15 Le PADFA accordera une attention particulière à la capitalisation des acquis et la gestion des
savoirs générés tout au long de la mise en œuvre du Programme. Cet aspect sera exécuté sous la
coordination du Responsable en Suivi-Evaluation et Gestion des Savoirs; et sera guidé par la
stratégie de gestion des savoirs et le plan de communication qui seront élaborés par un
prestataire au démarrage du Programme. Les activités de communication et gestion des savoirs
seront budgétisées annuellement et suivies dans le PTBA.
16 Le concept consiste à créer une chaîne de valeur entre le suivi-évaluation, la gestion des
savoirs, et la communication pour collecter, capitaliser et valoriser au mieux, avec l’aide de supports
et de technologies appropriés, les données et informations générées par les activités du Programme.
Le suivi et l’évaluation adéquats des activités, produits, effets et impacts des interventions du
Programme poseront les bases de la gestion des savoirs destinés à être mis en valeur par la
capitalisation et le partage des expériences et connaissances développées. La gestion des savoirs
reposera donc sur deux dimensions « collecter » et « diffuser »: une collecte qui implique la capture
des savoirs par des outils de capitalisation permettant de codifier, stocker et extraire les contenus afin
de les rendre accessibles et explicites; et la diffusion qui implique la communication et le partage des
connaissances capturées avec les acteurs et utilisateurs potentiels.
17 Dans le cadre de la collecte, une bibliothèque électronique sera mise en place pour stocker
tous les documents pertinents relatifs au Programme tels que les documents d’orientation stratégique,
les documents de projet, les documents sur les régions d’intervention, les documents sur les filières,
les rapports de progrès, ainsi que tous les autres études et documents thématiques élaborés au cours
de la mise en œuvre. Un système d’inventaire des bonnes pratiques, de repérage des connaissances
locales et des innovations sera également mis en place; il sera géré par l’UCP, la cellule
opérationnelle et les partenaires de mise en œuvre.
18 Pour la diffusion et la communication, différents objectifs de communication et différents
types de cibles seront distingués:
(i) L’équipe du Programme, ses partenaires de mise en œuvre et prestataires de service pour:
(a) un apprentissage en continu et la prise en compte des différentes leçons apprises tant
techniques que de gestion dans le pilotage et la mise en œuvre du Programme; (b) un
renforcement de la redevabilité et de la transparence dans la gestion du Programme; (c)
faciliter la participation aux dialogues politiques à différents niveaux (politiques régionales,
stratégies nationales, etc.);
(ii) Les bénéficiaires en cours du Programme pour qu’ils soient vecteurs de la diffusion des
bonnes pratiques et des informations au niveau de leurs organisations et leurs sociétés;
(iii) Les autres projets, prestataires de services et acteurs de développement à des fins
d’échanges, de partage et d’apprentissage communes;
(iv) Les décideurs politiques afin de les informer sur les opportunités existantes et sur les
interventions prioritaires pouvant impacter l’environnement des affaires au niveau des
filières;

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 6: Planification, suivi-évaluation et apprentissage et gestion des savoirs

(v) Les bénéficiaires potentiels et le grand public afin de: (i) permettre une meilleure
connaissance des activités soutenues pour le Programme facilitant ainsi la promotion de
l’approche par la demande; et (ii) partager les différentes informations et bonnes pratiques
recueillies dans le cadre des interventions du Programme.

19 La stratégie de gestion des savoirs et le plan de communication permettront de préciser les


différents produits de communication à développer, les formats et supports les plus appropriés en
fonction des types d’utilisateurs ainsi que leurs fréquences de développement. Il s’agira entre autres
des affiches, bulletins, bandes dessinées, émissions radios, etc. L’élaboration desdits produits de
communication sera confiée à des prestataires de service spécialisés en communication. Le site Web
du PADFA élaboré dès le démarrage du Programme sera le premier outil qui permettra de partager
les informations relatives aux réalisations, expériences et acquis du Programme avec une large
audience. Des graphiques et des cartes seront produits pour montrer l’évolution des interventions du
Programme dans sa zone d’intervention.
20 La communication entre les acteurs visant à partager les meilleures pratiques et les
connaissances recueillies sera assurée à travers des groupes d’échanges thématiques, des routes
et visites d’échanges, des ateliers nationaux et régionaux, etc. Le PADFA favorisera les échanges
avec les autres projets et programmes en Côte d’Ivoire et dans les pays de la sous-région. Des
mécanismes de communication avec les bénéficiaires en amont, tout au long et en aval des
interventions seront développés.
21 Les savoirs générés par le Programme permettront ainsi d’améliorer les interventions des
projets en cours, de soutenir la conception de nouveaux projets et la participation aux
dialogues politiques sur les thématiques pouvant toucher l’amélioration de l’environnement
économique des filières (politiques filières inclusives, promotion des produits locaux et
développement des normes, politique commerciale et tarifaire, etc.).

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement

Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement

Comptabilité, contrôle interne financier et de gestion


1 Les fonds du Programme seront gérés selon les procédures en vigueur en Côte d’Ivoire ainsi
que celles du FIDA en matière de gestion financière et administrative des Programmes. Les
procédures de gestion administrative et financière seront détaillées dans la lettre à l’emprunteur et
dans le manuel de gestion administrative et financière du Programme. Le suivi de la réalisation du
Programme s'appuiera sur une organisation comptable efficace et sur un contrôle de gestion
rigoureux, grâce à l’utilisation d’un logiciel de comptabilité de bonne qualité et en accord avec les
exigences du Gouvernement. Ce logiciel de gestion comptable et financière de Programme permet
également le suivi de tableaux de bord financiers et de gestion et la production de rapports
périodiques.
2 Outre la supervision de la production des états comptables et financiers, le Responsable
administratif et financier (RAF), responsable de la gestion financière du Programme supervisera
directement la gestion au niveau de l'antenne de Bouaké. Il veillera également à la régularité des
opérations de gestion et à l'utilisation rationnelle du patrimoine du Programme. Le RAF vérifiera la
régularité des dépenses et le respect des procédures administratives, comptables et financières; il
rendra mensuellement compte de l’état des dépenses et de l’utilisation des ressources au
coordonnateur du Programme.
3 Le niveau des dépenses et des seuils de passation des marchés relevant de la cellule de
Bouaké seront discutés au cours de la mission de conception finale en séance conjointe réunissant le
MINADER, la Direction du Budget, l’Agence Comptable de la Dette Publique et la Direction des
marchés Publics. La cellule de Bouaké sera doté d'un ou d'une Secrétaire Comptable qui travaillera
sous la supervision directe du responsable administratif et financier (RAF) de l’UCP. Il rendra
mensuellement compte au RAF de l’état des dépenses et de l’utilisation des ressources. Un régisseur
(sous la tutelle de l’agent comptable situé au niveau de l’UCP) sera par ailleurs détaché dans la
cellule de Bouaké afin d’une mise en œuvre efficace du Programme dans cette zone d’intervention.

Compte désigné et décaissements


4 Pour faciliter les décaissements du prêt FIDA et l'exécution du Programme, l’Emprunteur
ouvrira au nom du Programme un compte désigné dans une banque commerciale à Abidjan, à la
satisfaction du FIDA pour recevoir les fonds extérieurs. Dès l'entrée en vigueur de l’accord de
financement, un dépôt correspondant à 50% du montant du premier PTBA sera effectué par le FIDA.
L’UCP basée à Korhogo et la cellule de Bouaké disposeront respectivement d'un compte Programme
et d'un compte de régie d'avance qui serviront à financer les dépenses de fonctionnement et
d’investissement prévues dans le PTBA. Ces sous comptes recevront les fonds extérieurs et ceux de
la contrepartie nationale.
5 Le compte Programme de l’UCP et le compte de régie d'avance de la cellule seront domiciliés
dans une Banque commerciale au niveau de leurs zones d’intervention. Dès la première année de
mise en œuvre du Programme, l’UCP recevra une avance de fonds de démarrage, correspondant à
50% de leurs PTBA respectifs, renouvelable dès que le décaissement atteint les 2/3 du montant
avancé. Le renouvellement des fonds se fera par DRF préparées par l’UCP et comprenant les relevés
des dépenses des antennes et de l’UCP. Le compte de régie d'avance sera approvisionné à partir du
compte Programme de l’UCP. Le RAF sera destinataire des demandes de renouvellement et de
réapprovisionnement de fonds formulées par les antennes à l’appui desquelles la documentation
nécessaire sera jointe.
6 Le gouvernement prendra toutes les dispositions utiles pour la prise en charge totale des droits
et taxes afférents aux dépenses du Programme, y compris les inscriptions annuelles au budget
d’investissement consolidé de l’État, l’émission de chèques du trésor, et les exonérations des droits

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement

sur les importations effectuées par le Programme. Les spécimens des signatures des personnes
habilitées à mouvementer le compte désigné, les sous comptes désignés seront transmis au FIDA
dès le démarrage du Programme.
7 Les opérations sur le compte Programme nécessiteront la double signature du Coordonnateur
et du Responsable administratif et financier au niveau de l’UCP. Les décaissements pour les grands
travaux de génie civil, les achats de véhicules et équipements, pourront être directement payés par le
FIDA. Les décaissements des fonds du compte Programme se feront sur la base de relevés de suivi
financier et nécessitera la double signature de l'Agent compte et du Coordonnateur. Les originaux des
pièces seront gardés à l’Unité de coordination et au niveau de cellule de Bouaké et mis à la
disposition des auditeurs et des missions de supervision.

Catégories des dépenses autorisées


8 L’accord de financement prévoit l’affectation du montant du financement à des catégories de
dépenses autorisées et spécifie les pourcentages des dépenses devant être financées. Le FIDA
assure le suivi de l’utilisation du financement afin de déterminer quand l’enveloppe allouée à une
catégorie de dépenses est épuisée ou en voie de l’être. Si le FIDA estime que le montant du
financement alloué dans l’accord de financement à une catégorie de dépenses déterminée est ou
sera insuffisant, le Fonds peut, après notification à l’Emprunteur: (i) réaffecter à une catégorie les
montants du financement alloués à une autre catégorie à concurrence du montant nécessaire pour
combler le déficit estimé; et/ou (ii) réduire le pourcentage des dépenses autorisées devant être
financées, si cette réaffectation ne suffit pas à combler le déficit estimé.
9 Le financement est utilisé exclusivement pour financer des dépenses répondant aux critères
suivants: (i) la dépense doit correspondre au coût raisonnable des biens, travaux et services
nécessaires au Programme et prévus au PTBA concerné et acquis conformément aux procédures
prévues dans les Directives pour la passation des marchés en vigueur au FIDA; (ii) les dépenses
doivent être faites pendant la période d’exécution du Programme, à l’exception des dépenses
correspondant aux frais de liquidation du Programme qui peuvent être faites entre la date
d’achèvement du Programme et la date de clôture du don; (iii) les dépenses doivent être faites par
une Partie au Programme; (iv) si, aux termes de l’accord, le montant du financement est affecté à des
catégories de dépenses autorisées et que le pourcentage est précisé, la dépense doit entrer dans une
catégorie dont l’allocation n’a pas été épuisée, et elle n’est autorisée que dans la limite du
pourcentage applicable à la catégorie en question; (v) la dépense doit être par ailleurs autorisée
conformément aux conditions stipulées dans l’accord de financement.
10 Le Fonds peut décider que certains types de dépenses ne seront pas autorisés. Tout paiement
interdit par décision du Conseil de sécurité des Nations Unies en vertu du chapitre VII de la Charte
des Nations Unies, ne sera pas admissible au financement au titre du financement. Aucun paiement
fait à une personne ou à une entité, ou pour l’achat de tout bien ou service, ne peut être admissible à
un financement au titre du financement si le fait de procéder à ce paiement ou de le recevoir constitue
un acte de coercition, de collusion ou de corruption ou une pratique frauduleuse de la part de tout
représentant de l’Emprunteur ou de toute Partie au Programme.

Audit des comptes


11 L’Emprunteur sélectionne, avec l’accord préalable du FIDA, des auditeurs externes pour
procéder à la fin de chaque année fiscale à l’audit des comptes du PADFA. L’audit externe doit être
mené suivant des standards internationaux d’audit et conformément aux procédures et critères
précisés dans les “Directives relatives à l’audit des Programmes (à l’usage des emprunteurs)” du
FIDA. L’audit externe des comptes portera sur l’examen et la vérification: i) de la comptabilité et des
états financiers consolidés du Programme; ii) des procédures administratives, financières et
comptables ainsi que du contrôle interne financier et de gestion en vigueur; iii) du Compte désigné du
prêt; iv) des demandes de décaissement du Compte de prêt et des demandes de remboursement de
fonds; et v) de la gestion du personnel et des prestataires de services spécialisés.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 7: Gestion financière et dispositifs de décaissement

12 Le cabinet d’audit sera également invité à formuler son appréciation sur les amendements
éventuels au Manuel des procédures administratives, financières et comptables, les modalités de
passation des marchés, la légitimité des dépenses imputées au Compte désigné ainsi que l’utilisation
des biens et services financés par le Programme. Il fournira une opinion séparée sur les états certifiés
de dépenses et une lettre de recommandations séparée concernant l’efficacité de la comptabilité et
des systèmes de contrôle interne. L’UCP présentera au FIDA la réponse à la lettre de
recommandations des auditeurs dans un délai d’un mois à compter de sa réception. L’UCP sera
responsable de l’application des recommandations spécifiées dans les rapports d’audits annuels. Les
honoraires de l’auditeur seront payés à partir des fonds du don.

FLUX FINANCIERS DU PADFA

DIRECTION DE LA DETTE
FIDA Transmission PUBLIQUE
DRF et DPP (MEF)

(i) DAAF (MINADER)


Compte Désigné (Abidjan)
(Géré par l’Agent Comptable de la Dette
publique)

Paiement direct

Compte Programme UNITE DE COORDINATION DU


UCP PROGRAMME
(Korhogo) (KORHOGO)

Compte de régie d'avance CELLULE DU PROGRAMME


(Bouaké)
(Bouaké)

PARTENAIRES STRATEGIQUES OU PRESTATAIRES DE SERVICES

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 8: Passation des marchés

Appendice 8: Passation des marchés


1 Dans la logique du Programme unique d’intervention coordonné et géré par le même dispositif
institutionnel, le PADFA utilisera les mêmes procédures de passation des marchés que le
PROPACOM et le PROPACOM Ouest en cours. Ces procédures sont régies par le décret n°2009-259
du 06 août 2009 portant code des marchés publics. Il a apporté des changements majeurs dans le
dispositif de passation des marchés en Côte d’Ivoire. Ces changements consistent en particulier en la
séparation et l’indépendance des fonctions de contrôle et de régulation avec la création de l’Agence
Nationale de Régulation des marchés publics. Ce décret marque un effort de la part du
gouvernement, vers l’amélioration de l’intégrité du système des marchés publics, et conformément
aux principes de bonne gouvernance en termes de la transparence et de la responsabilité.
2 Le Code des marchés publics ivoirien s’aligne parfaitement sur les directives de l’Union
économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) portant procédures de passation, d’exécution et
de règlement des marchés publics et des délégations de service public dans l’UEMOA. Il est à cet
effet compatible aux exigences de bonne concurrence, d’efficacité économique, de transparence et
de célérité à travers la mise en place d’outils et d’organes appropriés.
3 Les principes fondamentaux prévus par le code sont: (i) le libre accès à la commande publique,
(ii) l’égalité de traitement des candidats, (iii) la transparence de procédures, (iv) l’interdiction de toute
discrimination fondée sur la nationalité des candidats, (v) la libre concurrence, (vi) l’économie et
l’efficacité de la dépense publique, (vii) l’équilibre économique et financier, (viii) le droit de recours des
soumissionnaires.
4 Le code pose comme règle de principe l’appel d’offre ouvert. Le recours à tout autre mode de
Passation est exceptionnel. A ce titre, il doit être motivé et autorisé par le Ministre chargé des
marchés publics. Ces modes de passation exceptionnels sont l’appel d’offre restreint et la procédure
de gré à gré.
5 Trois types de seuils sont prévus par le Code de passation des marchés publics:
(i) Le seuil d’obligation de passer « marché » ou de « référence »: est fixé de manière uniforme
à 100 000 000 de francs CFA (Cf. Arrêté n° 692/MPMB/DGBF/DMP du 16/09/2015 « portant
fixation des seuils de référence, de validation et d’approbation dans la procédure des
marchés publics).
a. Les dépenses dont le montant est inférieur au seuil de « référence » sont soumises aux
dispositions de l'arrêté n°112/MPMBPE/DGBF/DMP du 08 mars 2016 portant procédures
concurrentielles simplifiées.

b. Pour les marchés compris entre 10 000 000 FCFA et 30 000 000 FCFA, l’arrêté
n°112/MPMBPE/DGBF/DMP du 08 mars 2016 portant procédures concurrentielles
simplifiées prévoit une procédure particulière dite de « procédure simplifiée de demande de
cotation » par la comparaison de trois factures. Les marchés inférieurs à 10 000 000 FCFA
pourront être exécutés à la simple comparaison obligatoire d’au moins trois factures sans
qu’il soit besoin de mettre en place une procédure particulière.

c. Les dépenses supérieures à 30 000 000 FCFA et inférieures à 60 000 000 FCFA devront
être exécutées par la Procédure Simplifiée à Compétition Limitée (PSL) par la consultation
d’au moins cinq (05) entrepreneurs, fournisseurs ou prestataires à travers un dossier
allégé; ces dépenses seront également examinées par une Commission d'Ouverture des
Plis et d'Evaluation des offres (COPE) pour la désignation de l'attributaire.

d. Les dépenses supérieures à 60 000 000 FCFA et inférieures à 100 000 000 FCFA devront
être exécutées par la Procédure Simplifiée à Compétition Ouverte (PSO) à travers un
dossier allégé validé par la DRMP et publié dans le BOMP pendant au moins 15 jours

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 8: Passation des marchés

francs; ces dépenses seront également examinées par une Commission d'Ouverture des
Plis et d'Evaluation des offres (COPE) pour la désignation de l'attributaire

(ii) Le seuil d’obligation pour faire valider les dossiers d’appel d’offres par la DMP avant leur
publication est d’au moins 30 000 000 FCFA;
a. Le seuil d’obligation de validation par la Direction des marchés publics, des propositions
d’attribution décidées par la commission déconcentrée ou décentralisée d’ouverture des
plis et de jugement des offres, concerne tout marché tout marché passé sur une dotation
budgétaire d'un montant égal ou supérieur à 300 000 000 FCFA (Cf. Arrêté n°
692/MPMB/DGBF/DMP du 16/09/2015 « portant fixation des seuils de référence, de
validation et d’approbation dans la procédure des marchés publics);

b. Le seuil d’obligation de validation par la Direction des marchés publics, des propositions
d’attribution, égales ou supérieures à 300 000 000 FCFA, décidées par la Commission
Déconcentrée ou Décentralisée d’ouverture des plis et de jugement des offres (COJO);

(iii) Le seuil d’approbation nécessaire pour donner effet à un marché fixé à 300 000 000 FCFA.
Les marchés d’un montant supérieur ou égal à 300 000 000 sont approuvés par le Ministre
chargé des marchés publics. Les marchés d’un montant inférieur à 300 000 000 FCFA sont
approuvés par le Ministre de tutelle de l’autorité contractante. Pour les marchés extérieurs à
l’Administration Centrale l’approbation est du ressort du Préfet de département.

La passation des marchés publics dans la mise en œuvre du PADFA


6 Les conditions de passation de marchés du Projet sont désormais incluses dans les conditions
générales au financement du développement agricole par le FIDA. Toutefois, les conditions spéciales
sont détaillées dans la lettre au Bénéficiaire, qui indiquera les seuils d’examen préalable du FIDA.

Conditions générales
7 Les marchés de biens, de travaux et de services financés par le Projet seront passés
conformément aux dispositions de la réglementation du Bénéficiaire en matière de passation de
marchés, dans la mesure où celle-ci est compatible avec les directives du FIDA pour la passation des
marchés.
8 Au démarrage du programme, le Plan de Passation de Marchés ci-dessous, relatif aux dix-huit
premiers mois de mise en œuvre sera actualisé par l’Unité de coordination du Programme et soumis
à non objection du bailleur. Il mentionnera pour chaque marché, la méthode de passation des
marchés, les seuils proposés et les préférences applicables au Projet. Ce premier plan de passation
des marchés sera une des conditions préalables de décaissement. Ensuite et pour chaque année
suivante, un plan annuel de passation de marché sera élaboré et intégré au PTBA. Il fera l’objet d’une
approbation par le comité de pilotage et d’une non objection par le FIDA avant sa mise en œuvre.
9 Chaque plan de passation des marchés devra préciser les procédures qui doivent être suivies
par le Bénéficiaire afin de garantir la compatibilité avec les directives du FIDA pour la passation des
marchés. Les marchés doivent être entrepris au cours de la période d’exécution du Projet. Dans la
mesure du possible et pour des raisons d’économies d’échelle et d’efficacité, certains marchés seront
regroupés en lot: le génie civil, les moyens de transport, les biens d’équipement (matériels
informatiques et autres) et le mobilier de bureau.

Méthodes particulières de passation de marchés de fournitures et de travaux


10 Appel à la concurrence internationale. Sauf disposition contraire du paragraphe ci–dessous,
les contrats de fournitures et travaux d’un montant élevé susceptibles d’intéresser les entreprises
opérants sur le plan international, sont attribués sur la base d’un Appel d’Offres International. L’avis
d'appel à concurrence doit être publié dans un journal d'annonces internationales ou sur le Web,
parallèlement à sa publication dans le Bulletin officiel des Marchés publics de la République de Côte

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 8: Passation des marchés

d'Ivoire. Le délai minimum de publication est de quarante-cinq jours. Toutefois, pour l’acquisition du
matériel roulant et du matériel informatique, le Projet pourra recourir à la centrale d’achat des Nations
Unies.
11 Autres méthodes de passation de marchés de fournitures et de travaux. Le tableau 1 ci–
dessous détermine les méthodes de passation des marchés autres que l’Appel d’Offres à la
concurrence internationale, pouvant être utilisées pour les fournitures et les travaux. Le Plan de
passation des marchés spécifie les conditions dans lesquelles ces méthodes peuvent être utilisées.
Tableau 1: Méthodes de passation de marchés applicables
(a) Appel à la concurrence internationale
(b) Appel à la concurrence nationale
(c) Consultation de fournisseurs à l’échelle nationale (PSC, PSL, PSO)
(d) Marché passé avec la communauté
(e) Entente directe ou gré à gré

12 Seuils relatifs aux méthodes de passation de marché. Le tableau 2 ci-dessous détermine


les seuils déterminant les méthodes de passation de marché requises (AOI, AON, CR).
Tableau 2: Seuils relatifs aux méthodes de passation des marchés
Méthode de passation des Fournitures et travaux Observations
marchés
1. Appel d’offre international (AOI) Supérieur ou égal à
Supérieur ou égal à 100.000US$

2. Appel d’offre national De 20 000 US$ à 100 000


US$

3. Consultation Restreinte (CR) Inférieur à 20 000 US$ 3 Le Code des marchés publics
consultations minimum. subordonne l’appel d’offres restreint à
l’autorisation du ministre chargé des
marchés publics.

Méthodes particulières de sélection et d’emploi de consultants


13 Sélection fondée sur la qualité et sur le coût. Sauf disposition contraire du paragraphe ci–
dessous, les contrats de services de consultants sont attribués conformément à la sélection fondée
sur la qualité et le coût.
14 Autres méthodes de sélection et d’emploi de consultants. Le tableau 3 ci–dessous définit
les méthodes de passation des marchés, autres que la sélection fondée sur la qualité et le coût, qui
peuvent être utilisées pour les services de consultants. Le Plan de passation des marchés spécifiera
les conditions dans lesquelles ces méthodes peuvent être utilisées.
Tableau 3: Autres méthodes de sélection et d’emploi de consultants applicables
Méthode de passation de marchés
(a) Sélection Fondée sur la Qualité et le Coût (SFQC)
(b) Sélection au Moindre Coût (SMC)
(c) Sélection fondée sur les Qualifications des Consultants (SQC)
(d) Sélection de Consultants Individuels (SCI) et consultants à Titre Personnel (STP)
(e) Sélection par gré à gré
(f) Sélection dans le Cadre d'un Budget Déterminé (SCBD)
(g)) Sélection Fondée sur la Qualité (SFQ)

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 8: Passation des marchés

Marché passé avec la communauté


15 Lorsque le Projet fera appel à la participation des groupements de bases ou institutions
communautaires, il pourra simplifier et adapter les procédures de passation des marchés, le cahier
des charges et les clauses contractuelles à condition de respecter les principes de l’économie, de
l’efficacité et de la justice sociale. Le rôle de l’Unité nationale de coordination et de gestion du Projet
(UCP) est de superviser et d’encadrer la passation des marchés, les décaissements et l’exécution
des activités confiés aux OPA, de façon à garantir la transparence, l’intégrité et le respect des
obligations redditionnelles.

Examen par le FIDA des décisions relatives à la passation des marchés


16 Le FIDA supervisera les opérations de passation de marché du Bénéficiaire afin de s’assurer
que les fonds sont utilisés aux fins stipulés dans l’accord de financement, en tenant compte des
principes d’économie, d’efficience et d’équité sociale.
17 Le Plan de Passation de Marchés relatif à la première année de mise en œuvre du Projet sera
élaboré par l’UCP et soumis à non objection du FIDA. Il mentionnera pour chaque marché, la
méthode et les seuils proposés. Ce premier plan de passation des marchés sera une des conditions
préalables de décaissement. Ensuite et pour chaque année suivante, un plan annuel de passation de
marché sera élaboré et intégré au PTBA. Il fera l’objet d’une approbation par le comité de pilotage et
d’une non objection par le FIDA avant sa mise en œuvre.
18 Concernant les marchés proprement dits, les seuils d’examen préalable des marchés par le
FIDA sont spécifiés dans la lettre au bénéficiaire. Le montant de ces seuils dépend de la nature du
marché (Acquisition de bien, travaux, services et fournitures courants, prestations intellectuelles) et
peuvent être modifiés.
Tableau 4 Seuils indicatifs d’examen préalable du FIDA
Nature du marché Seuils d’examen préalable le FIDA
(1USD=600FCFA)
Biens et travaux >25 000 000 FCFA ou 41 666 USD
Prestations intellectuelles >10 000 000 FCFA ou 16 666 USD

19 Le FIDA dans le cadre de cet examen, veillera au respect des procédures d’appels d’offres, de
la documentation de l’évaluation et la sélection des adjudicataires. Le FIDA vérifiera aussi la
conformité des méthodes et des seuils utilisés par rapport au plan de passation de marché.
20 Après l’évaluation des propositions mais avant l’acte de signature, le contrat et les documents y
afférents seront transmis au FIDA pour examen. Le marché ne sera définitivement attribué qu’après
l’obtention de la non-objection du FIDA. Une fois le contrat signé, l’UCP en transmettra copie
conforme au FIDA.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

Appendice 9: Coût et financement du programme

I. Introduction
1. Cette annexe porte sur l'estimation des coûts du Programme d’Appui au Développement des
Filières Agricoles (PADFA), réalisée avec le logiciel Costab. La première partie du document présente
les hypothèses de base concernant la date de démarrage et la durée d’exécution du projet, les
sources et l’estimation des coûts unitaires, les provisions pour imprévus physiques et pour hausse
des prix, le taux de change officielles catégories de dépenses et la part des impôts et des devises
dans la somme des coûts. La deuxième partie reprend les résultats de l’estimation des coûts du projet
par composante et par source de financement.

2. Les tableaux des coûts détaillés relatifs aux différentes composantes et sous-composantes du
projet sont présentés en annexe du présent appendice.

II. Hypothèses de calcul des coûts


3. Les coûts du projet pris en compte dans les calculs incluent les coûts des investissements et
les coûts de fonctionnement du projet. Les calculs ont été effectués sur la base des principales
hypothèses suivantes:

 La durée du projet est estimée à 7 ans. La présentation du projet au Conseil d'Administration


du FIDA est prévue pour septembre 2017 et il est estimé que le projet pourrait démarrer ses
activités au début de 2018.
 L’estimation des coûts repose principalement sur les données primaires collectées sur le
terrain par la mission de formulation et sur l’expérience des projets FIDA (PROPACOM et
PROPACOM Ouest) et Banque Mondiale (PPAAO) en Côte d’Ivoire et des partenaires des
filières ciblées.
 Les coûts estimés s’entendent toutes taxes comprises (TTC), c'est-à-dire qu'ils comprennent
70
les droits et taxes à l'importation, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les taxes directes. La
part en devises du coût du projet est constituée des coûts directs et indirects des biens et
services importés qui sont incorporés dans le coût du projet.
 Bien que des quantités et des coûts unitaires soient utilisés dans les tableaux détaillés, il est
plus utile de considérer en priorité le montant global prévu pour l’activité. Une planification
plus précise et détaillée des activités se fera juste avant l’exécution du projet, notamment en
fonction des demandes exprimées par les partenaires et bénéficiaires du projet. En effet, ce
projet est en partie flexible, étant basé sur une approche participative et le principe
d’intervention à la demande. Les coûts estimés par composante, sous-composante et activité
sont donc indicatifs.
 Les coûts de base des produits locaux ont été évalués à leurs prix de marché, qui comprend
les taxes, car ceux-ci représentent un coût réel pour le projet. Les coûts de base des produits
71
et services importés comprennent les prix CAF , les droits de douane, la taxe sur la valeur
ajoutée et la valeur ajoutée nationale, à savoir les frais de manutention locale, le transport
local, l'intermédiation financière et les marges des opérateurs économiques. Les prix unitaires
des biens et services ont été saisis dans le Costab principalement en Franc FCA (F CFA),
mais aussi en dollar des États-Unis (US$).
 Pour les frais de personnel, une grille de salaires alignée sur les pratiques des autres projets
de donateurs dans le pays a été préparée, en prenant en considération les attentes dans la
zone du projet ainsi que les charges et les bonus.
 Les provisions pour hausse des prix, communément appelées "imprévus financiers", sont
destinées à faire face aux effets de l’inflation. Elles sont calculées par le Costab sur la base
70
Le taux actuel est de 18%.
71
Coût assurance fret.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

des niveaux d’inflation aux niveaux national et international. Sur la base des données de la
Banque centrale et des prévisions du Fonds monétaire international (FMI), il a été retenu un
taux d’inflation de 2,0% au niveau local. Pour l’inflation au niveau international, il a été retenu
le même taux de 2,0% sur la base des prévisions de la Banque Mondiale sur l'indice de la
valeur des exportations des produits manufacturés de quinze pays développés et émergents
vers les pays en développement et à revenus intermédiaires (« Manufactures Unit Value
Index »/ MUV).
 Les provisions pour imprévus physiques sont destinées à faire face à d’éventuelles erreurs
d’estimation des quantités et/ou méthodes utilisées dans la mise en œuvre du projet. Elles
sont exprimées en termes de pourcentage du coût de base (taux de 5%) et appliquées pour
les travaux de génie civil, qui correspondent principalement à la réhabilitation de pistes et des
aménagements hydro-agricoles et la construction des magasins et unités de transformation
dans le cadre de ce projet.
 La mission a retenu le taux de 610 F FCA pour 1 dollar des États-Unis dans l’estimation des
coûts du projet. Ce taux est basé sur le taux de change officiel du F CFA par rapport au US$
lors la mission de conception. Étant données les fluctuations historiques de ce taux de
change, il est probable que ce taux varie au cours de la période d’exécution du projet.
Toutefois, il reste très difficile de faire des prévisions précises sur cette évolution. Lors de la
deuxième mission de formulation, il est possible de mettre à jour le taux de change sur la
base de son évolution récente. De plus, étant donné que les taux d’inflation sont les mêmes
aux niveaux local et international, l’option de parité de pouvoir d’achat (PPA) du Costab n’a
pas été utilisée.
 La définition des catégories de dépenses a été faite sur la base de la circulaire
IC/FOD/02/2013 du FIDA relative à la standardisation des catégories de dépenses. Le
tableau ci-dessous présente les catégories de dépenses et les taux des imprévus physiques,
des taxes et des parts en devises, sur la base de discussions avec des experts et de
l'expérience de projets récemment financés en Côte d’Ivoire.

Tableau 1: Taux de taxes et de devises par catégorie de dépenses

Catégories de dépenses Imp. Physiques Taxes (% of total) Devises étrangères


Coûts d’investissement
72
Travaux 5% 0% 25%
Véhicules 0% 23% 50%
Equipements & Matériels 0% 23% 50%
Formations & Ateliers 0% 0% 25%
Consultations 0% 0% 25%
3
Biens & Services & Intrants 0% 0% 25%
Dons & Subventions 0% 0% 0%
Coûts récurrents
Salaires & Indemnités 0% 0% 0%
Coûts de fonctionnement 0% 0% 0%

72
En réalité, une TVA de 18% est appliquée mais, dans le contexte du projet et des calculs effectués sur Costab cette TVA
sera payée par les financiers.

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Côte d’Ivoire
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Appendice 9: Coût et financement du programme

III. COÛTS DU PROJET

A. Coûts totaux
4. Les coûts totaux du projet, sur une période de sept ans, y compris les provisions pour imprévus
physiques et pour hausse des prix, s'élèvent à 43,8 milliards de F CFA, équivalant à 71,8 millions
d’US$. Les coûts de base sont de 40,6 milliards de F CFA (66,6 millions d’US$). Les provisions pour
imprévus physiques et financiers s’élèvent respectivement à 0,5 milliards de F CFA (0,9 million
d’US$) et 2,7 milliards de F CFA (4,4 millions d’US$). Les taxes y sont incluses pour un montant total
de 2,6 milliards de F CFA (4,2 millions d’US$).

B. Coûts par composante


5. Les coûts de base du projet par composante se présentent comme suit: (A) Valorisation des
Produits Agricoles: 18,4 milliards de F CFA (30,2 millions d’US$), soit 45% du coût de base total et
(B) Amélioration de l'Offre des Produits Agricoles: 16,5 milliards de F CFA (27,1 millions d’US$), soit
41% du coût de base total. La coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs du PADFA sont
estimées à 5,7 milliards de F CFA (9,3 millions d’US$), soit 14% du coût de base total. Le tableau ci-
dessous donne le détail de la répartition du coût du projet par composante et sous-composante.

Tableau 2: Coût du projet par composante


République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) % % Total
Com ponents Project Cost Sum m ary (F CFA Billion) (US$ Million) Foreign Base
Local Foreign Total Local Foreign Total Exchange Costs
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 4.3 1.4 5.7 7.1 2.4 9.4 25 14
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 8.6 4.1 12.7 14.1 6.7 20.7 32 31
Subtotal 12.9 5.5 18.4 21.1 9.0 30.2 30 45
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 9.4 4.3 13.7 15.5 7.0 22.5 31 34
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 2.1 0.7 2.8 3.5 1.2 4.6 25 7
Subtotal 11.5 5.0 16.5 18.9 8.1 27.1 30 41
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 3.6 0.3 3.9 5.9 0.5 6.4 8 10
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 1.4 0.4 1.8 2.3 0.7 3.0 24 4
Subtotal 5.0 0.7 5.7 8.2 1.2 9.3 13 14
Total BASELINE COSTS 29.4 11.2 40.6 48.2 18.4 66.6 28 100
Physical Contingencies 0.4 0.1 0.5 0.7 0.2 0.9 25 1
Price Contingencies 1.9 0.7 2.7 3.2 1.2 4.4 27 7
Total PROJECT COSTS 31.8 12.1 43.8 52.1 19.8 71.8 28 108

C. Financement du projet
6. Le plan de financement du projet se présente comme suit : (i) FIDA pour un total de 18,5
millions d’US$, correspondant à 25,8% du coût total; (ii) OFID pour un total de 20,0 millions d’US$,
soit 27,9% du coût total; (iii) le Gouvernement pour 4,2 millions d’US$, sous forme d’exonération de
taxes, soit 5,9% du coût total; (iv) les bénéficiaires pour 10,2 millions d’US$, soit 14,3% du coût total,
et un écart de financement de 18,9 millions d’US$, soit 26,3% du coût total. Le tableau ci-dessous
présente le plan de financement du projet par composante et sous-composante du coût total.

Tableau 3: Plan de financement du projet par composante


République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Com ponents by Financiers Local
(US$ '000) FIDA Financing Gap OFID Bénéficiaires Le Gouvernem ent Total For. (Excl. Duties &
Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Am ount % Exch. Taxes) Taxes
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 963 9.2 979 9.4 8,492 81.4 - - 0 - 10,433 14.5 2,608 7,825 -
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 5,908 26.6 4,162 18.7 2,203 9.9 7,671 34.5 2,304 10.4 22,248 31.0 7,166 12,778 2,304
Subtotal 6,871 21.0 5,140 15.7 10,695 32.7 7,671 23.5 2,304 7.1 32,681 45.5 9,774 20,603 2,304
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 5,274 21.8 5,489 22.6 9,306 38.4 2,490 10.3 1,682 6.9 24,240 33.8 7,519 15,040 1,682
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 1,632 33.1 3,175 64.4 - - 78 1.6 50 1.0 4,934 6.9 1,227 3,657 50
Subtotal 6,906 23.7 8,664 29.7 9,306 31.9 2,567 8.8 1,731 5.9 29,174 40.6 8,746 18,697 1,731
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 3,366 49.7 3,236 47.8 - - - - 166 2.5 6,768 9.4 504 6,098 166
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 1,358 42.7 1,816 57.1 - - - - 9 0.3 3,182 4.4 748 2,425 9
Subtotal 4,723 47.5 5,052 50.8 - - - - 175 1.8 9,950 13.9 1,253 8,523 175
Total PROJECT COSTS 18,500 25.8 18,856 26.3 20,000 27.9 10,238 14.3 4,211 5.9 71,805 100.0 19,772 47,822 4,211

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7. La répartition des financements attendus du FIDA par catégorie de dépenses se présente


comme suit.

Tableau 4: Financements FIDA par catégorie de dépenses

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Expenditure Accounts by Financiers
(US$ '000) FIDA
Am ount %
I. Investm ent Costs
A. TRAVAUX/GENIE RURAL 726 3.7
B. VEHICULES 480 77.0
C. EQUIPEMENTS & MATERIELS 2,087 11.8
D. FORMATIONS & ATELIERS 2,622 40.4
E. CONSULTATIONS 2,320 41.6
F. BIENS & SERVICES & INTRANTS 3,698 35.0
G. DONS & SUBVENTIONS 4,327 78.0
Total Investm ent Costs 16,261 24.5
II. Recurrent Costs
A. SALAIRES & INDEMNITES 1,629 40.8
B. COUTS DE FONCTIONNEMENT 610 41.2
Total Recurrent Costs 2,239 40.9
Total PROJECT COSTS 18,500 25.8

Tableau 5: Ecart de financement

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Expenditure Accounts by Financiers
(US$ '000) Financing Gap
Am ount %
I. Investm ent Costs
A. TRAVAUX/GENIE RURAL 717 3.6
B. VEHICULES - -
C. EQUIPEMENTS & MATERIELS 2,452 13.9
D. FORMATIONS & ATELIERS 3,855 59.4
E. CONSULTATIONS 1,995 35.7
F. BIENS & SERVICES & INTRANTS 5,380 50.9
G. DONS & SUBVENTIONS 1,221 22.0
Total Investm ent Costs 15,620 23.5
II. Recurrent Costs
A. SALAIRES & INDEMNITES 2,364 59.2
B. COUTS DE FONCTIONNEMENT 872 58.8
Total Recurrent Costs 3,236 59.1
Total PROJECT COSTS 18,856 26.3

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8. La répartition des financements attendus de l’OFID par catégorie de dépenses se présente


comme suit.

Tableau 6: Financements OFID par catégorie de dépenses

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Expenditure Accounts by Financiers
(US$ '000) OFID
Am ount %
I. Investm ent Costs
A. TRAVAUX/GENIE RURAL 15,942 80.4
B. VEHICULES - -
C. EQUIPEMENTS & MATERIELS 2,778 15.7
D. FORMATIONS & ATELIERS 3 -
E. CONSULTATIONS 1,246 22.3
F. BIENS & SERVICES & INTRANTS 31 0.3
G. DONS & SUBVENTIONS - -
Total Investm ent Costs 20,000 30.2
II. Recurrent Costs
A. SALAIRES & INDEMNITES - -
B. COUTS DE FONCTIONNEMENT - -
Total Recurrent Costs - -
Total PROJECT COSTS 20,000 27.9

9. La répartition des dépenses du projet par an se présente comme suit.

Tableau 7: Dépenses du projet par an et par catégorie de dépenses


République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
Project Com ponents by Year -- Totals Including Contingencies
(US$ '000) Totals Including Contingencies
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total
A. Valorisation des Produits Agricoles
Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue 270 488 2,896 3,005 2,936 523 315 10,433
Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles 508 5,166 6,028 4,820 3,533 1,683 510 22,248
Subtotal 778 5,654 8,924 7,824 6,470 2,206 825 32,681
B. Am élioration de l'Offre des Produits Agricoles
Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles 584 3,222 8,116 8,690 1,253 1,820 555 24,240
Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) 81 1,115 1,093 1,219 569 559 298 4,934
Subtotal 665 4,336 9,209 9,909 1,822 2,379 853 29,174
C. Coordination, Suivi-evaluation et Gestion des Savoirs
Coordination et gestion du Programme 1,589 789 805 821 1,120 921 723 6,768
Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication 725 329 308 544 401 346 529 3,182
Subtotal 2,314 1,118 1,113 1,365 1,521 1,267 1,252 9,950
Total PROJECT COSTS 3,757 11,109 19,245 19,098 9,813 5,853 2,930 71,805

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Appendice 9: Coût et financement du programme

Annexe 1 : Tableaux des coûts détaillés


République de Côte d'Ivoire
Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Param eters (in %)
Table 1.1. Amélioration de la commercialisation du riz, des légumes et de la mangue Unit Cost Phy. Sum m ary Divisions
Detailed Costs Quantities (F CFA Unit Cost Totals Including Contingencies (US$ '000) Cont. For. Gross Expenditure Other Accounts
Unit 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total '000) (US$) 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total Rate Exch. Tax Rate Com ponent Account Disb. Acct. Fin. Rule
I. Investm ent Costs
A. Renforcem ent des plateform es m ulti-acteurs et diffusion des norm es de qualité et des prix
1. Diagnostic et suivi institutionnel des plateformes régionales existantes /a mois 3 - - - - - - 3 4,575 7,500 23 - - - - - - 23 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
2. Mise en place des plateformes régionales sur les produits maraichers mois 3 - - - - - - 3 4,575 7,500 23 - - - - - - 23 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
3. Appui au fonctionnem ent des plateform es
Ateliers de formulation de plans d'action/plan de campagne session - 5 5 5 5 5 - 25 2,500 4,098 - 21 22 22 22 23 - 110 0.0 25.0 0.0 V11 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Réunions d'échanges entre acteurs (prix, qualité, volumes) session - 10 10 10 10 10 - 50 2,500 4,098 - 42 43 44 45 46 - 220 0.0 25.0 0.0 V11 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation des organes dirigeants et des comités techniques /b session - 3 - 3 - 3 - 9 2,500 4,098 - 13 - 13 - 14 - 40 0.0 25.0 0.0 V11 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 76 65 79 67 82 - 369
4. Developpement des outils de plaidoyer et de dialogue poltique mois - 3 - - - - - 3 4,575 7,500 - 23 - - - - - 23 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
5. Diffusion des norm es de qualité et des technologies existantes
Developpement et diffusion des normes de qualite /c forfait 3 3 3 3 3 3 3 21 5,000 8,197 25 25 26 26 27 27 28 185 0.0 25.0 0.0 V11 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Information et formation à l'utilisation des technologies existantes /d session 3 3 3 3 3 3 3 21 7,500 12,295 37 38 39 40 40 41 42 277 0.0 25.0 0.0 V11 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 62 63 65 66 67 69 70 462
6. Accompagnement certification et labélisation des produits transformés mois 1 1 1 1 1 1 1 7 1,525 2,500 3 3 3 3 3 3 3 19 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
7. Formation BPHP et HACCP session - 3 - 3 - 3 - 9 2,500 4,098 - 13 - 13 - 14 - 40 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 110 178 132 161 137 167 73 958
B. Développem ent des partenariats com m erciaux et prom otion et m arketing des produits agricoles de qualité
1. Facilitation de partenariats (m ise en relation)
Organisation de foires pour inciter des relations contractuelles foire - 5 5 5 - - - 15 5,000 8,197 - 42 43 44 - - - 129 0.0 25.0 0.0 V11 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Voyages d'echanges dans la sous région voyage - - 1 - - 1 - 2 23,000 37,705 - - 40 - - 42 - 82 0.0 25.0 0.0 V11 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Appui a l'etablissement de contrats commerciaux forfait - 10 10 10 10 10 - 50 400 656 - 7 7 7 7 7 - 35 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 49 90 51 7 49 - 246
2. Programme d'accompagnement technico-commercial forfait - 3 3 3 - - - 9 6,100 10,000 - 31 32 32 - - - 95 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
3. Développem ent des 4P /e
a. Etudes de faisabilité développement des modèles 4P mois 3 - - - - - - 3 4,575 7,500 23 - - - - - - 23 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
b. Identification et mobilisation partenaires et des investisseurs privés mois - 1 - - - - - 1 4,575 7,500 - 8 - - - - - 8 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
c. Elaboration plans d'affaires, stratégies de financement et modèles de contrats mois 3 - - - - - - 3 4,575 7,500 23 - - - - - - 23 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
d. Accompagnement mise en place des initiatives 4P mois - 1 1 1 1 1 1 6 4,575 7,500 - 8 8 8 8 8 9 49 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 45 15 8 8 8 8 9 102
4. Etudes filières (riz, maraichage, mangue) et marchés (circuits de commercialisation) forfait 3 - - - - - - 3 20,000 32,787 99 - - - - - - 99 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
5. Formation les producteurs en marketing et maîtrise des circuits de commercialisation session - 15 15 15 15 15 - 75 2,500 4,098 - 63 65 66 67 69 - 330 0.0 25.0 0.0 V11 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
6. Promotion et marketing sur nutrition, sante, environnement forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 9,150 15,000 15 15 16 16 16 17 17 113 0.0 25.0 0.0 V11 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
7. Rehabilitation des pistes rurales
Etudes techniques km - 100 100 100 - - - 300 500 820 - 84 86 88 - - - 258 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA OFID ( 100% )
Controles km - - 100 100 100 - - 300 1,000 1,639 - - 172 176 179 - - 527 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA OFID ( 100% )
Travaux km - - 100 100 100 - - 300 12,000 19,672 - - 2,171 2,214 2,258 - - 6,643 5.0 25.0 0.0 V11 GR_EA GR_DA OFID ( 100% )
Entretien /f km - - - 100 200 300 300 900 350 574 - - - 65 132 202 206 603 5.0 25.0 0.0 V11 GR_EA GR_DA OFID ( 100% )
Frais convention pour gestion (AGEROUTE) forfait - 52 126 129 131 11 11 460 0.0 25.0 0.0 V11 CONSULT_EA CONSULT_DA OFID ( 100% )
Subtotal - 136 2,555 2,671 2,700 213 217 8,492
Subtotal 160 310 2,764 2,844 2,799 356 243 9,476
Total 270 488 2,896 3,005 2,936 523 315 10,433

_________________________________
\a riz, mangue et l'interprofession de l'oignon
\b sur gestion technique et environnementale/changements climatiques, analyse des chaines de valeur, etc.
\c y compris sensibilisation, formation, elaboration de fiches techniques, diffusion des fiches, etc.
\d y compris diffusion de brochures et fiches techniques (production, transformation, etc.)
\e partenariats publics-privés-producteurs pour le financement
des unités modernes de transformation industrielle de la mangue
\f 2 passages par an par km

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Param eters (in %)
Table 1.2. Amélioration des opérations post récolte et de transformation des produits agricoles Phy. Sum m ary Divisions
Detailed Costs Quantities Unit Cost (F Unit Cost Totals Including Contingencies (US$ '000) Cont. For. Gross Expenditure Other Accounts
Unit 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total CFA '000) (US$) 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total Rate Exch. Tax Rate Com ponent Account Disb. Acct. Fin. Rule
I. Investm ent Costs
A. Am élioration du plateau technique des unités de transform ation du riz
1. Appui à l'am elioration des m ini-rizeries /a
Démagnétiseurs unité - 5 5 5 5 - - 20 50 82 - 0 0 0 0 - - 2 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Aspirateurs industriels unité - 5 5 5 5 - - 20 15 25 - 0 0 0 0 - - 1 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Humidimètres unité - 5 5 5 5 - - 20 600 984 - 5 5 5 5 - - 21 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Kits d’accompagnement /b unité - 5 5 5 5 - - 20 2,500 4,098 - 21 22 22 22 - - 87 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Pré-nettoyeurs unité - 5 5 5 5 - - 20 3,500 5,738 - 30 30 31 31 - - 122 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Boisseaux de stockage unité - 5 5 5 5 - - 20 750 1,230 - 6 6 7 7 - - 26 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Calibreurs unité - 5 5 5 5 - - 20 3,500 5,738 - 30 30 31 31 - - 122 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Installation des équipements et formation (entretion et gestion de l'eau et déchets) forfait - 5 5 5 5 - - 20 1,000 1,639 - 8 9 9 9 - - 35 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Subtotal - 101 103 105 107 - - 415
2. Appui à l'am elioration des décortiqueuses /c
Identification des artisans locaux forfait 1 - - - - - - 1 2,000 3,279 3 - - - - - - 3 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation d'artisans à la fabrication de vanneuses session - 2 - 2 - - - 4 5,000 8,197 - 17 - 18 - - - 34 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Installation de vanneuses-épierreuses unité - 50 50 - - - - 100 300 492 - 25 26 - - - - 51 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Installation de calibreurs (petit modèle) unité - 50 50 - - - - 100 2,500 4,098 - 211 215 - - - - 426 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Installation de petits aspirateurs unité - 50 50 - - - - 100 100 164 - 8 9 - - - - 17 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Dotation d'humidimètres unité - 50 50 - - - - 100 150 246 - 13 13 - - - - 26 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Emballages unité - 25,000 25,000 - - - - 50,000 - 5 6 - - - - 11 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Installation des équipements et formation forfait - 50 50 - - - - 100 1,000 1,639 - 84 86 - - - - 171 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Subtotal 3 364 354 18 - - - 740
3. Installation de m ini-rizeries
Construction du batiment abritant la mini-rizerie et ses accessoires unité - - 5 5 - - - 10 20,000 32,787 - - 181 184 - - - 365 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Raccordement à l'eau et à l'électricité session - - 5 5 - - - 10 2,000 3,279 - - 18 18 - - - 37 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Achat de mini-rizeries de 2 T/h unité - - 5 5 - - - 10 25,000 40,984 - - 215 220 - - - 435 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Installation, tests et formation forfait - - 5 5 - - - 10 1,000 1,639 - - 9 9 - - - 17 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA OFID ( 60% ), BENEF ( 40% )
Subtotal - - 423 431 - - - 854
4. Appui à l'opérationnalisation
Appui initial fonds d'achat de paddy /d forfait - 5 10 10 5 - - 30 30,000 49,180 - 253 517 527 269 - - 1,566 0.0 0.0 0.0 V12 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mise en place d'un cadre de gestion des mini-rizeries /e forfait - 5 10 10 5 - - 30 10,000 16,393 - 84 172 176 90 - - 522 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation du personnel des mini-rizeries /f session - 5 10 10 5 - - 30 2,500 4,098 - 21 43 44 22 - - 131 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Fourniture d'emballage (25 et 50 kg) unité - 10,000 20,000 20,000 10,000 - - 60,000 - 2 4 5 2 - - 14 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 361 737 751 383 - - 2,232
5. Form ation d'artisans locaux sur les techniques fabrication/reparation d'équipem ents agricoles
Formation de formateurs /g session - 1 - 1 - - - 2 5,000 8,197 - 8 - 9 - - - 17 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Achat matériaux forfait - 1 - 1 - - - 2 4,000 6,557 - 7 - 7 - - - 14 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Honoraires 2 Consultants forfait - 30 60 90 - - - 180 80 131 - 4 8 13 - - - 25 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem et hébergement consultants forfait - 30 60 90 - - - 180 50 82 - 3 5 8 - - - 16 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Déplacement et hébergement participants /h forfait - 30 60 90 - - - 180 50 82 - 3 5 8 - - - 16 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 24 19 44 - - - 87
6. Am élioration du stockage interm édiaire et de l'évacuation des productions
Aire sechage unité - 5 5 - - - - 10 1,500 2,459 - 13 14 - - - - 27 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Construction de magasins (Capacité 100 T) unité - 5 5 - - - - 10 18,000 29,508 - 160 163 - - - - 322 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Réhabilitation de magasins unité - 5 5 5 5 - - 20 6,000 9,836 - 53 54 55 56 - - 219 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA (60% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 60% FOR 4), BENEF (40% FOR 7)
Subtotal - 226 231 55 56 - - 569
Subtotal 3 1,076 1,866 1,405 546 - - 4,897
B. Transform ation et conservation des produits m araîchers
1. Mise en place des centres de groupage
a. Construction des centres de groupage /i
Etudes techniques forfait 13 - - - - - - 13 1,000 1,639 23 - - - - - - 23 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
Travaux de construction unité - 10 3 - - - - 13 15,000 24,590 - 266 81 - - - - 347 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
Equipement centres de chambre froides unité - 10 3 - - - - 13 12,000 19,672 - 203 62 - - - - 265 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
Subtotal 23 469 143 - - - - 635
b. Fourniture de cageots unité - 30,000 9,000 - - - - 39,000 4 7 - 203 62 - - - - 265 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
c. Subvention contrat avec secteur privé pour le transport produits frais sur le marché tonnes - 750 750 - - - - 1,500 850 1,393 - 1,077 1,098 - - - - 2,175 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA ( 100% FOR 2, 0% FOR 5), FG (0% FOR 2, 100% FOR 5)
Subtotal 23 1,748 1,304 - - - - 3,074
2. Mise en place d'hangars au niveau du village /j
a. Construction d'hangars au niveau du village
Etudes techniques forfait 1 - - - - - - 1 3,000 4,918 5 - - - - - - 5 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
Travaux de construction unité 10 20 30 20 10 5 - 95 5,000 8,197 87 177 271 184 94 48 - 862 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA (60% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 60% FOR 4), BENEF (40% FOR 7)
Subtotal 92 177 271 184 94 48 - 867
b. Dotations en matériels de pesée unité 10 20 30 20 10 5 - 95 500 820 8 17 26 18 9 5 - 82 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (60% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 60% FOR 4), BENEF (40% FOR 7)
c. Achat de tricycles de ramassage /k unité 20 40 60 20 10 5 - 155 2,000 3,279 66 135 207 70 36 18 - 532 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (60% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 60% FOR 4), BENEF (40% FOR 7)
Subtotal 167 329 504 272 139 71 - 1,482
3. Construction de case de conservation d'oignon
Etudes techniques forfait 1 - - - - - - 1 2,500 4,098 4 - - - - - - 4 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
Travaux de construction unité - 50 50 50 50 50 50 300 300 492 - 27 27 28 28 29 29 168 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA (60% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 60% FOR 4), BENEF (40% FOR 7)
Subtotal 4 27 27 28 28 29 29 172
4. Mise en place d'ateliers de sechage
a. Construction des ateliers de sechage /l
Etudes techniques forfait - - 5 - - - - 5 2,000 3,279 - - 17 - - - - 17 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Travaux de construction unité - - - 1 4 - - 5 6,000 9,836 - - - 11 45 - - 56 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA FIDA (60% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 60% FOR 4), BENEF (40% FOR 7)
Subtotal - - 17 11 45 - - 73
b. Equipem ent des ateliers de séchage par l'énergie solaire
Etude technique forfait - - 5 - - - - 5 3,000 4,918 - - 26 - - - - 26 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 60% ), BENEF ( 40% )
Achat et installation séchoirs unité - - - 1 4 - - 5 7,000 11,475 - - - 12 50 - - 62 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Achat et installation panneau solaire unité - - - 1 4 - - 5 10,000 16,393 - - - 18 72 - - 89 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Achat et installation broyeurs unité - - - 2 8 - - 10 2,000 3,279 - - - 7 29 - - 36 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 60% ), BENEF ( 40% )
Subtotal - - 26 37 151 - - 213
c. Formation sur les bonnes pratiques /m session - - - 1 4 - - 5 2,500 4,098 - - - 4 18 - - 22 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FG ( 100% )
d. Voyage d'étude dans la sous région voyage - - - 1 2 2 - 5 10,000 16,393 - - - 18 36 37 - 90 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FG ( 100% )
e. Matériels et fournitures de conditionnem ent (em ballages)
Soudeuses forfait - - - 5 20 - - 25 25 41 - - - 0 1 - - 1 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 100% )
Emballages appropriés unité - - - 10,000 40,000 - - 50,000 - - - 4 18 - - 22 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 100% )
Petits matériels de conditionnement forfait - - - 1 4 - - 5 100 164 - - - 0 1 - - 1 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 100% )
Subtotal - - - 5 20 - - 24
f. Participation aux foires forfait - - - 1 1 1 1 4 5,000 8,197 - - - 9 9 9 9 36 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FG ( 100% )
Subtotal - - 43 84 278 46 9 460
Subtotal 194 2,104 1,878 384 445 145 39 5,188

88
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

C. Conditionnem ent et transform ation de la m angue


1. Renforcem ent du plateau technique des stations de conditionnem ent existantes /n
a. Diagnostic des stations intégrant les enjeux liés à la gestion de l'eau et des déchets /o jours 60 - - - - - - 60 122 200 12 - - - - - - 12 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
b. Etude de faisabilité amélioration /p jour - 75 75 - - - - 150 122 200 - 15 16 - - - - 31 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
c. Appui conseil /q jour - - 50 50 50 50 50 250 122 200 - - 11 11 11 11 11 55 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
d. Formation du personnel et visites d'échange commenté inter-station /r session - 2 2 2 2 2 2 12 1,000 1,639 - 3 3 4 4 4 4 21 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
e. Appui à la m ise en place de systèm e de traçabilité et à la certification
Honoraire consultant homme jour - - 120 120 60 - - 300 80 131 - - 17 17 9 - - 42 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem et hébergement consultant forfait - - 80 80 40 - - 200 50 82 - - 7 7 4 - - 18 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Appui à la certification /s forfait - 2 3 3 2 - - 10 5,000 8,197 - 17 26 26 18 - - 87 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal - 17 49 50 30 - - 147
f. Fonds partage risques pour les travaux d'am élioration du plateau technique
Génie civile et électrique station - 3 3 3 1 - - 10 70,000 114,754 - 372 380 387 132 - - 1,271 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Chambre froide (capacité 4 container en attente) unité - 3 3 3 1 - - 10 80,000 131,148 - 405 413 422 143 - - 1,384 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Ligne complète de triage unité - 3 3 3 1 - - 10 100,000 163,934 - 507 517 527 179 - - 1,730 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Cagette unité - 1,500 1,500 1,500 1,500 - - 6,000 6 9 - 14 14 14 15 - - 57 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Subtotal - 1,298 1,324 1,351 469 - - 4,442
Subtotal 12 1,334 1,403 1,415 514 15 15 4,708
2. Renforcém ent de capacité techniques des unités m odernes de séchage existantes /t
a. Formation du personnel sur les BPHP et maitrise du séchoir /u session - 3 - - - - - 3 2,500 4,098 - 13 - - - - - 13 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
b. Formation sur les technologies de transformations de la mangue et la gestion des déchets /v session - 1 - - - - - 1 1,500 2,459 - 3 - - - - - 3 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
c. Démarche qualité et appui à le certification des trois unités forfait - - 3 - - - - 3 8,500 13,934 - - 44 - - - - 44 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal - 15 44 - - - - 59
3. Mise en place d'unités de séchage m oderne
a. Séchoir tunel
Séchoir DRY154-CD1500 unité - - 3 - 3 - 1 7 23,000 37,705 - - 119 - 124 - 43 285 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Transport unité - - 3 - 3 - 1 7 500 820 - - 3 - 3 - 1 6 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Installation et mise en marche unité - - 3 - 3 - 1 7 1,250 2,049 - - 6 - 7 - 2 16 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Subtotal - - 128 - 133 - 46 307
b. Equipements séchoir /w kit - - 3 - 3 - 1 7 2,800 4,590 - - 14 - 15 - 5 35 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
c. Batiment/infrastructure sechoir /x m2 - - 1,200 - 1,200 - 400 2,800 100 164 - - 217 - 226 - 78 521 5.0 25.0 0.0 V12 GR_EA GR_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
d. Formation sur les technologies de transformation de la mangue et la gestion des déchets /y session - - - 3 - 3 1 7 1,500 2,459 - - - 8 - 8 3 19 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
e. Démarche qualité et appui à la certification /z unité - - 3 - 3 - 1 7 8,500 13,934 - - 44 - 46 - 16 105 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FG (100%)
Subtotal - - 403 8 420 8 148 987
4. Transform ation industrielle des fruits
a. Appui à l'étude de faisabilité de mise en place d'unité industrielle de transformation de la mangue /aa forfait - 1 - - - - - 1 73,200 120,000 - 124 - - - - - 124 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FG ( 100% )
b. Fonds partage risques pour le financement d'unité de tranformation industrielle de la mangue forfait - - - 0.33 0.33 0.33 - 0.99 2,000,000 3,278,689 - - - 1,160 1,183 1,207 - 3,549 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
c. Mise en route et formation du personnel session - - - 1 1 1 - 3 2,500 4,098 - - - 4 4 5 - 13 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
d. Certification de l'unité industrielle forfait - - - 1 - - - 1 2,000 3,279 - - - 4 - - - 4 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA OFID ( 20% ), BENEF ( 80% )
Subtotal - 124 - 1,168 1,187 1,211 - 3,690
Subtotal 12 1,473 1,851 2,591 2,121 1,234 163 9,445
D. Valorisation des sous-produits et des déchets
1. Exploitation de la balle de riz pour la production de la bioénergie
a. Test pilote de production de bio-énergie
Recrutement d'un cabinet en appui à la production de bio-énergie (bio gaz) forfait 1 - - - - - - 1 10,000 16,393 17 - - - - - - 17 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Mise en oeuvre du concept forfait - 1 - - 1 - - 2 50,000 81,967 - 84 - - 90 - - 174 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (100%)
Suivi et evaluation de l'opération pilote en vue d'une mise à échelle forfait - - - 2 - - 2 4 5,000 8,197 - - - 18 - - 19 36 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 17 84 - 18 90 - 19 227
b. Appui à la fabrication de briquettes
Fabrication artisanale de 25 presses unité - 5 5 5 5 5 - 25 500 820 - 4 4 4 4 5 - 22 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Création de micro-entreprises jeunes (Préparation dossiers) unité - 5 5 5 5 5 - 25 250 410 - 2 2 2 2 2 - 11 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Démonstration à l'utilisation des presses session - 5 5 5 5 5 - 25 250 410 - 2 2 2 2 2 - 11 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Production de briquettes unité - 5 5 5 5 5 - 25 2,500 4,098 - 21 22 22 22 23 - 110 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Fabrication de fourneaux écologiques unité - 10 10 10 10 10 - 50 30 49 - 1 1 1 1 1 - 3 0.0 25.0 0.0 V12 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation à l'utilisation et entretien des équipements et gestion des déchets session - 5 5 5 5 5 - 25 600 984 - 5 5 5 5 5 - 26 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Evaluation de l'operation pilote en vue d'une mise à échelle forfait - - - 1 - 1 - 2 5,000 8,197 - - - 9 - 9 - 18 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 35 36 45 37 47 - 201
Subtotal 17 120 36 63 127 47 19 428
2. Exploitation de dechets m angue
a. Equipements de transformation complémentaire unité - - 3 - 3 - 1 7 4,500 7,377 - - 23 - 24 - 8 56 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 100% )
b. Unité de transformation des déchets en biogaz unité - - - - 1 - 1 2 10,000 16,393 - - - - 18 - 19 37 0.0 50.0 23.0 V12 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 100% )
Subtotal - - 23 - 42 - 27 92
Subtotal 17 120 59 63 169 47 46 520
E. Accès à des services financiers adaptés
1. Evaluation des besoins et des produits et actualisation du diagnostic /bb
Réunions avec les acteurs du secteur session 5 - - - - - - 5 305 500 3 - - - - - - 3 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
Etude pour l'identification des besoins en services financiers forfait 1 - - - - - - 1 15,250 25,000 25 - - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Etude mécanismes de financements et produits financiers forfait - 1 - - - - - 1 15,250 25,000 - 26 - - - - - 26 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 28 26 - - - - - 54
2. Mise en relation et appui à l'adaptation de l’offre
Assistance technique pour negocier conventions et mechanismes financement mois 3 3 - - - - - 6 4,575 7,500 23 23 - - - - - 46 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
3. Appui au développement du système de paiement numerique forfait - 1 1 1 - - - 3 61,000 100,000 - 103 105 107 - - - 315 0.0 0.0 0.0 V12 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
4. Education financière
Sensibilisation pour la formation de GVEC /cc homme jour - 50 - - - - - 50 60 98 - 5 - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mobilisation de l'epargne /dd forfait - - 5 - - - - 5 500 820 - - 4 - - - - 4 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation des organes dirigeants de GVEC session - - 50 50 - - - 100 250 410 - - 22 22 - - - 43 0.0 25.0 0.0 V12 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mise en relation des GVEC avec les IMF forfait - - 1 1 - - - 2 500 820 - - 1 1 - - - 2 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mise en réseau des GVEC de la région forfait - - 1 1 - - - 2 500 820 - - 1 1 - - - 2 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Suivi des GVEC forfait - - 1 1 1 1 1 5 500 820 - - 1 1 1 1 1 4 0.0 25.0 0.0 V12 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 5 28 25 1 1 1 61
Subtotal 51 157 134 132 1 1 1 476
F. Frais conventions partenaires/prestataires services forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 140,000 229,508 232 236 241 246 251 256 261 1,723 0.0 0.0 0.0 V12 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA ( 100% )
Total 508 5,166 6,028 4,820 3,533 1,683 510 22,248

_________________________________
\a pour 20 unités existantes
\b sonde, bascule, echantionneur, diviseur, etc.
\c pour 100 décortiqueuses existantes
\d par mini-rizerie; 10% de besoins annuels
\e par mini-rizerie
\f technique, gestion comptable, commerciale, déchets, gestion de l'eau, etc.
\g Diagnostic et réparation de pannes, dessin industriel, fabrication d'équipements agricoles, etc - Prénettoyeurs, Moulins, Calibreurs,
\h par personne par jour
\i 1 centre par département
\j 95 villages ciblés
\k 2 par village
\l pour piment et gombo
\m environnementale et d'hygiène et utilisation du matériel de production (BPHP)
\n pour 10 stations de conditionnement
\o 2 consultants pour 30 jours dont 20 jours mission
\p 15 jours par station
\q 5 jours par an et par station durant 5 ans
\r 2 sessions de formation de 20 personnes par an durant 6 ans
\s cout par certification
\t 3 unites existantes
\u pour 135 personnes
\v pour 30 personnes
\w Bascule 300 kg, caisses en bois et plastique, tables, tabourets, bacs de stockagem couteaux, plateux, balances, soudeuses, chaises, blouses
\x 400 m2/unite
\y pour 30 personnes
\z pour 7 unités
\aa capacité 3000 à 6000 tonne de purée/an
\bb l’existant en matière d’offre et de demande de services financiers et non financiers
\cc 10 homme jours par region
\dd 1 campagne par region

89
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Param eters (in %)
Table 2.1. Amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles Unit Cost Phy. Sum m ary Divisions
Detailed Costs Quantities (F CFA Unit Cost Totals Including Contingencies (US$ '000) Cont. For. Gross Expenditure Other Accounts
Unit 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total '000) (US$) 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total Rate Exch. Tax Rate Com ponent Account Disb. Acct. Fin. Rule
I. Investm ent Costs
A. Réhabilitation et valorisation des bas-fonds rizicoles et m araichers
1. Filières riz et m araichère
a. Clarification foncière des sites et suivi-médiation de conflits forfait 25 1,025 1,025 25 - - - 2,100 25 41 1 43 44 1 - - - 90 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
b. Réhabilitation des bas-fonds
Études téchniques ha - 1,050 1,050 - - - - 2,100 250 410 - 465 475 - - - - 940 5.0 25.0 0.0 V21 GR_EA GR_DA OFID ( 100% )
Suivi et contrôle travaux ha - - 1,050 1,050 - - - 2,100 165 271 - - 314 320 - - - 635 5.0 25.0 0.0 V21 GR_EA GR_DA OFID ( 100% )
Travaux de réhabilitation BF ha - - 1,050 1,050 - - - 2,100 1,700 2,787 - - 3,229 3,293 - - - 6,522 5.0 25.0 0.0 V21 GR_EA GR_DA OFID ( 100% )
Subtotal - 465 4,018 3,614 - - - 8,097
c. Installation des systèm es d'irrigation et équipem ents
Effectuer première préparation de terrain forfait - - 50 50 - - - 100 250 410 - - 22 22 - - - 43 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FG ( 90%), BENEF (10%)
Achat et installation systèmes d'irrigation goutte à goutte /a forfait - - 50 50 - - - 100 10,000 16,393 - - 861 879 - - - 1,740 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 90%), BENEF (10%)
Achat motopompe /b unité - - 10 10 - - - 20 1,000 1,639 - - 17 18 - - - 35 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 90%), BENEF (10%)
Formation pour les producteurs et comités d'entretien à l'utilisation des système d'irrigation session - - 5 5 5 5 - 20 1,000 1,639 - - 9 9 9 9 - 36 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FG ( 90%), BENEF (10%)
Subtotal - - 909 927 9 9 - 1,854
Subtotal 1 509 4,970 4,542 9 9 - 10,040
B. Accès aux intrants et aux équipem ents
1. Filière riz
a. Appui à la production de sem ences certifiées de riz de plateau /c
Identification des superficies semencières de riz de plateau forfait 1 - - - - - - 1 3,000 4,918 5 - - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Production de semences de prébase (G3) tonne 3 6 - - - - - 9 1,000 1,639 5 10 - - - - - 15 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FIDA ( 100% )
Formation bonnes pratique stockage et distribution semences session 2 - - - - - - 2 1,500 2,459 5 - - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 15 10 - - - - - 25
b. Appui à la production de sem ences certifiées de riz irrigué /d
Identification des superficies semencières de riz irrigué/bas-fonds forfait 1 - - - - - - 1 3,000 4,918 5 - - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Production de semences de prébase (G3) tonne 2 2 - - - - - 4 1,000 1,639 3 3 - - - - - 7 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FIDA ( 100% )
Formation bonnes pratique stockage et distribution semences session 2 - - - - - - 2 1,500 2,459 5 - - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 13 3 - - - - - 17
c. Dotation initiale en sem ences, intrants et petit outillage
Identification bénéficiaires production de paddy forfait - 1 - - - - - 1 2,500 4,098 - 4 - - - - - 4 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Formation et diffusion sur les bonnes pratiques culturales session 1 - - - - - - 1 2,500 4,098 4 - - - - - - 4 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
Dotation pour le riz irrigué - PADFA forfait 420 1,400 1,400 1,400 - - - 4,620 120 197 83 284 289 295 - - - 952 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Dotation pour le riz irrigué - beneficiaries forfait 180 600 600 600 - - - 1,980 120 197 36 122 124 127 - - - 408 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA BENEF ( 100% )
Dotation pour le riz pluvial - PADFA forfait - 800 2,200 3,600 5,000 4,400 1,500 17,500 70 115 - 95 265 443 627 563 196 2,189 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Dotation pour le riz pluvial - beneficiaries forfait - 200 800 1,400 2,000 2,100 1,000 7,500 70 115 - 24 96 172 251 269 131 942 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA BENEF ( 100% )
Subtotal 123 528 775 1,037 878 832 326 4,499
d. Création de m icro-entreprises de jeunes prestaires des services
Elaboration du business plan forfait - 5 - 5 - 5 - 15 300 492 - 3 - 3 - 3 - 8 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Appui à la formalisation des micro-entreprises /e forfait - 5 - 5 - 5 - 15 100 164 - 1 - 1 - 1 - 3 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Kits équipements /f lot - 5 - 5 - 5 - 15 75,000 122,951 - 633 - 659 - 686 - 1,978 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA OFID ( 80% ), BENEF ( 20% )
Formation et appui à la gestion des micro-entreprises /g session - 1 - 1 - 1 - 3 5,000 8,197 - 8 - 9 - 9 - 26 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 645 - 671 - 698 - 2,015
Subtotal 152 1,186 775 1,708 878 1,530 326 6,556
2. Filière m araichère
a. Réhabilitation et équipem ent du centre de production de sem ences de Sinem antiali
Etude technique forfait 1 - - - - - - 1 2,500 4,098 4 - - - - - - 4 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Rehabilitation batiment forfait 1 - - - - - - 1 7,500 12,295 13 - - - - - - 13 5.0 25.0 0.0 V21 GR_EA GR_DA FIDA ( 100% )
Aménagement des sites de production ha 5 - - - - - - 5 300 492 3 - - - - - - 3 5.0 25.0 0.0 V21 GR_EA GR_DA FIDA ( 100% )
Equipement des batiments en matériels de conservation et d'entretien des semences forfait 1 - - - - - - 1 5,000 8,197 8 - - - - - - 8 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Equipement des sites en système d'irrigation ha 5 - - - - - - 5 10,000 16,393 83 - - - - - - 83 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Equipement des sites en matériel de production forfait 1 - - - - - - 1 3,000 4,918 5 - - - - - - 5 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 116 - - - - - - 116
b. Organisation de la production de sem ences /h
Etude sur la production et commercialisation semences forfait 1 - - - - - - 1 3,500 5,738 6 - - - - - - 6 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Production semences forfait - 1 1 1 - - - 3 4,500 7,377 - 8 8 8 - - - 23 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FG (100%)
Formation sur la distribution de semences session - 1 1 1 1 - - 4 1,500 2,459 - 3 3 3 3 - - 10 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FG (100%)
Subtotal 6 10 10 11 3 - - 39
c. Contrôle de qualité et certification
Supervision/inspection forfait - 1 1 1 1 1 - 5 1,500 2,459 - 3 3 3 3 3 - 13 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FG ( 100% )
Certification forfait - 1 1 1 1 1 - 5 2,500 4,098 - 4 4 4 4 5 - 22 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FG ( 100% )
Subtotal - 7 7 7 7 7 - 35
d. Access aux intrants de dém arrage et petits outils
Semences forfait - 25 25 25 25 - - 100 250 410 - 11 11 11 11 - - 44 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FG (100%)
Engrais/Produits phytosanitaires /i forfait - 25 25 25 25 - - 100 500 820 - 21 22 22 22 - - 87 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FG (100%)
Petits outils forfait - 25 25 25 25 - - 100 150 246 - 6 6 7 7 - - 26 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FG (100%)
Subtotal - 38 39 40 40 - - 157
Subtotal 122 55 56 57 50 7 - 347
3. Filière m angue
a. Dotation des producteurs en moyen de lutte chimique des la mouche des fruits /j forfait - 80,000 80,000 80,000 - - - 240,000 8 14 - 1,121 1,144 1,167 - - - 3,432 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (75% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 75% FOR 4), BENEF (25% FOR 7)
Subtotal 273 2,363 1,975 2,932 928 1,537 326 10,335
C. Appui conseil et vulgarisation des bonnes pratiques
1. Filière riz
a. Appui-conseil
Formation de mise au jour des prestataires de services (ANADER, ONG) /k session - 1 - - 1 - 1 3 2,500 4,098 - 4 - - 4 - 5 13 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation de formateurs endogénes session - 2 - - - - - 2 1,500 2,459 - 5 - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Appui-conseil aux bonnes pratiques agricoles forfait - - 15,800 15,800 - - - 31,600 32 52 - - 871 888 - - - 1,759 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 9 871 888 4 - 5 1,778
2. Filière m araichère
a. Formation d'encadrement aux bonnes pratiques culturales session 2 2 - - - - - 4 1,500 2,459 5 5 - - - - - 10 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
b. Formation des producteurs aux bonnes pratiques culturales à travers des champs écoles session - - 2 2 2 2 - 8 1,500 2,459 - - 5 5 5 5 - 21 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 5 5 5 5 5 5 - 31
3. Filière m angue
a. Inventaire géo référencé des vergers et des exploitations familiales et des exploitations privées de mangue forfait 1 - - - - - - 1 30,500 50,000 51 - - - - - - 51 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
b. Formation des formateurs endogènes et brigades sur la surveillance et lutte contre la mouche des fruits session 1 1 - - - - - 2 2,500 4,098 4 4 - - - - - 8 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
c. Formation des producteurs sur les itinéraires techniques et la lutte contre la mouche et les parasites de la mangue session - 50 50 50 50 - - 200 1,000 1,639 - 84 86 88 90 - - 348 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 55 89 86 88 90 - - 407
4. Gestion environnem entale et sociale
a. Enquete SHARP forfait 1 - - - - - - 1 30,500 50,000 51 - - - - - - 51 0.0 25.0 0.0 V21 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
b. Formation en agriculture intelligente face au climat session - 5 - - - 5 - 10 2,500 4,098 - 21 - - - 23 - 44 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
c. Form ation des petits producteurs aux services de suivi agro-m étéorologique et au changem ent clim atique /l
Achat et installation de pluviomètres unité - 100 - 100 - 100 - 300 10 16 - 2 - 2 - 2 - 5 0.0 50.0 23.0 V21 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation à l'utilisation et collecte des données session - 20 - 20 - 20 - 60 400 656 - 14 - 14 - 15 - 42 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation de 2 animateurs de 5 radios de proximité session - 10 - 10 - 10 - 30 500 820 - 8 - 9 - 9 - 26 0.0 25.0 0.0 V21 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Visite d'échange avec les animateurs radio du PROPACOM (SODEXAM) forfait 1 - 1 - 1 - - 3 800 1,311 1 - 1 - 1 - - 4 0.0 25.0 0.0 V21 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 1 24 1 25 1 26 - 78
Subtotal 52 45 1 25 1 48 - 172
Subtotal 111 148 964 1,006 101 54 5 2,388
D. Frais convention partenaires/prestataires services forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 120,000 196,721 199 203 207 211 215 219 224 1,477 0.0 0.0 0.0 V21 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA ( 100% )
Total 584 3,222 8,116 8,690 1,253 1,820 555 24,240

_________________________________
\a par ha
\b 1 motopompe pour 5 ha
\c pour 12500 ha
\d pour 3300 ha
\e registres de commerce, reglement intérieur, déclaration, etc.
\f tracteur, motoculteurs, batteuses vanneuse, etc.
\g encadrement en gestion entreprenariale, technique, commerciale et maintenance des equipements et gestion environnementale(hygiène, eau déchets); elaboration de contrat de prestation avec le coopératives)
\h oignon, piment, gombo, aubergine locale légumes feuilles
\i disponibilité et diffusion de produits plus biologique (fumure organique, 'biofertilisants', lutte intégrée)
\j 8 litres pesticide bio et 1 pulverisateur
\k sur les bonnes pratiques environnementales et CC (3 jours)
\l Formation des paysans des CEP et des vulgarisateurs à l'installation, la lecture et à la collecte des données pluviométriques et à l'utilisation des informations et produits agro-météorologiques et installation de pluviomètres

90
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Param eters (in %)
Table 2.2. Structuration ascendante des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) Unit Cost Phy. Sum m ary Divisions
Detailed Costs Quantities (F CFA Unit Cost Totals Including Contingencies (US$ '000) Cont. For. Gross Expenditure Other Accounts
Unit 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total '000) (US$) 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total Rate Exch. Tax Rate Com ponent Account Disb. Acct. Fin. Rule
I. Investm ent Costs
A. Structuration et autonom isation des Organisations des producteurs (OP)
1. Structuration OP
Diagnostic des OP de mangue, riz et cultures maraichères forfait 1 1 - - - - - 2 500 820 1 1 - - - - - 2 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation en dynamiques de groupes (structuration et organisations) session - - 150 150 - - - 300 250 410 - - 65 66 - - - 130 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Sensibilisation et développement des visions collectives et plans d'action session - - 150 150 - - - 300 250 410 - - 65 66 - - - 130 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Facilitation de suivi et évaluation forfait - 1 1 1 1 1 1 6 500 820 - 1 1 1 1 1 1 5 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 1 2 130 133 1 1 1 268
2. Formations en gestion d'organisation, vie associative et gouvernance session - - 150 150 - - - 300 600 984 - - 155 158 - - - 313 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
3. Appui à la constitution et structuration en OP de second niveau forfait - - - - 100 50 - 150 400 656 - - - - 72 37 - 108 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
4. Formation à l'élaboration d'un plan d'affaire simplifié forfait - - 150 150 - - - 300 300 492 - - 78 79 - - - 157 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
5. Appui à la gestion des services économiques (intrants, équipments) forfait - - 150 150 - - - 300 350 574 - - 90 92 - - - 183 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
6. Formation-accompagnement au crédit forfait - - 150 150 - - - 300 100 164 - - 26 26 - - - 52 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
7. Suivi-évaluation de la performance des OP forfait - 1 1 1 1 1 1 6 500 820 - 1 1 1 1 1 1 5 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
8. Form ation approche genre /a
Formation de formateurs /b session 1 - - - - - - 1 18,300 30,000 30 - - - - - - 30 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation de menages /c session - 25 - 25 - 25 - 75 2,135 3,500 - 90 - 94 - 98 - 281 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 30 90 - 94 - 98 - 312
9. Appui conseil et services aux OP de premier niveau forfait - 150 300 300 300 300 300 1,650 250 410 - 63 129 132 134 137 140 736 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 31 156 609 715 208 273 142 2,134
B. Appui à la structuration des OPA en aval des filières au niveau local et régional
1. Identification et diagnostic des OP en aval des filières forfait - 1 - - - - - 1 750 1,230 - 1 - - - - - 1 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
2. Appui à la formalisation juridique OPA - - 10 10 5 - - 25 500 820 - - 9 9 4 - - 22 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
3. Formation fonctionnement coopératif/association, gouvernance OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
4. Sensibilisation des groupements à la structuration OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
5. Formation en gestion interne (admin, financière, etc.) OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
6. Formation à l'élaboration d'un plan d'affaire OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
7. Appui à la gestion des services économiques (intrants, équipments) OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
8. Formation-accompagnement au crédit OPA - - 10 10 5 - - 25 500 820 - - 9 9 4 - - 22 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
9. Appui-conseil à la contractualisation et conseil juridique OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
10. Suivi-évaluation de la performance des OP forfait - 1 1 1 1 1 1 6 1,000 1,639 - 2 2 2 2 2 2 11 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
11. Formation in plaidoyer OPA - - 10 10 5 - - 25 1,000 1,639 - - 17 18 9 - - 44 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
12. Form ation approche genre /d
Formation de formateurs /e session 1 - - - - - - 1 18,300 30,000 30 - - - - - - 30 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation de OP /f session - 40 40 40 40 - - 160 915 1,500 - 62 63 64 66 - - 255 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 30 62 63 64 66 - - 285
13. Appui conseil de proximité en gestion des GIE et PME session - 10 20 25 25 25 25 130 250 410 - 4 9 11 11 11 12 58 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 30 69 211 218 150 13 14 705
C. Participation des leaders d'OP aux plateform es régionales m ulti-acteurs (riz, m araichage, m angue)
Assistance technique à la préparation et l'animation des réunions riz, maraichage, mangue forfait - 1 1 1 1 - - 4 250 410 - 0 0 0 0 - - 2 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Participation des leaders d'OP aux réunions régionales de concertation sur riz forfait - - 10 20 25 25 25 105 150 246 - - 3 5 7 7 7 28 0.0 0.0 0.0 V22 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Participation des leaders d'OP aux réunions régionales de concertation sur le maraichage forfait - - 10 20 25 25 25 105 150 246 - - 3 5 7 7 7 28 0.0 0.0 0.0 V22 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Participation des leaders d'OP aux réunions régionales de concertation sur la mangue forfait - - 10 20 25 25 25 105 150 246 - - 3 5 7 7 7 28 0.0 0.0 0.0 V22 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Organisation des visites d'echanges et journées portes ouvertes forfait - - 1 1 1 1 1 5 1,000 1,639 - - 2 2 2 2 2 9 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 0 10 18 22 22 23 96
D. Alphabétisation fonctionnelle
Sensibilisation /g homme jour - 50 - - - - - 50 60 98 - 5 - - - - - 5 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Formation des alphabétiseurs session - - 5 5 - - - 10 9,000 14,754 - - 78 79 - - - 157 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Rémunération des alphabétiseurs nombre - - 75 75 75 75 - 300 250 410 - - 32 33 34 34 - 133 0.0 0.0 0.0 V22 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Supervision par les prestataires /h semestre 1 1 1 1 - - - 4 3,000 4,918 5 5 5 5 - - - 20 0.0 0.0 0.0 V22 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Supervision par SAA /i semestre - - 1 1 1 1 - 4 300 492 - - 1 1 1 1 - 2 0.0 0.0 0.0 V22 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Kits des alphabétisatisé /j unité - - 1,500 1,500 1,500 1,500 - 6,000 14 23 - - 36 37 38 38 - 149 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 5 10 152 155 72 73 - 466

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

E. Prom otion intégrée des actions essentielles en nutrition


1. Form ation de form ateurs sur les AEN/AEH addressée aux Agents de Santé et aux agents de l'ANADER
Honoraire formateurs /k homme jour 5 - - - - - - 5 80 131 1 - - - - - - 1 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem formateurs homme jours 5 - - - - - - 5 50 82 0 - - - - - - 0 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem participants /l homme jours 25 - - - - - - 25 25 41 1 - - - - - - 1 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Autres couts formation forfait 1 - - - - - - 1 500 820 1 - - - - - - 1 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 3 - - - - - - 3
2. Form ation de rappel form ateurs - AEN/AEH
Honoraire formateurs /m homme jour - - - - - 5 - 5 80 131 - - - - - 1 - 1 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem formateurs homme jours - - - - - 5 - 5 50 82 - - - - - 0 - 0 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem participants /n homme jours - - - - - 25 - 25 25 41 - - - - - 1 - 1 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Autres couts formation forfait - - - - 1 1 - 2 600 984 - - - - 1 1 - 2 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - - - - 1 3 - 5
3. Démonstrations culinaires /o session - 2,600 2,600 2,600 2,600 2,600 2,600 15,600 20 33 - 88 90 91 93 95 97 554 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
4. Form ation des agents de santé com m unautaires (ASC) sur les AEN/AEH + activité des Agents de Santé Com m unautaires (ASC)
Honoraire formateurs /p homme jour - 250 - - - - - 250 80 131 - 34 - - - - - 34 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem formateurs homme jours - 250 - - - - - 250 50 82 - 21 - - - - - 21 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem participants homme jours - 250 - - - - - 250 25 41 - 11 - - - - - 11 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Autres couts formation forfait - 1 - - - - - 1 15,000 24,590 - 25 - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 91 - - - - - 91
5. Form ation de rappel ASC - AEN/AEH
Honoraire formateurs /q homme jour - - - - - 25 - 25 80 131 - - - - - 4 - 4 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem formateurs homme jours - - - - - 25 - 25 50 82 - - - - - 2 - 2 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Perdiem participants /r homme jours - - - - - 250 - 250 100 164 - - - - - 46 - 46 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Autres couts formation forfait - - - - - 1 - 1 2,500 4,098 - - - - - 5 - 5 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - - - - - 56 - 56
6. Equipm ent ASC
Byciclettes /s unité - 250 - - - - - 250 70 115 - 30 - - - - - 30 0.0 50.0 23.0 V22 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Unités appel /t unité - 250 250 250 250 250 250 1,500 50 82 - 21 22 22 22 23 23 133 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal - 51 22 22 22 23 23 163
Subtotal 3 229 111 113 117 178 120 871
F. Prom otion de l'autonom isation des fem m es et de l'inclusion sociale
1. Appui à la valorisation de farine infantile
Identification des groupements de transformatrices forfait 1 - - - - - - 1 2,000 3,279 3 - - - - - - 3 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Création de micro-entreprises (Préparation dossiers) unité - 10 - - - - - 10 250 410 - 4 - - - - - 4 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FG ( 100% )
Location d'un local unité - 120 - - - - - 120 60 98 - 12 - - - - - 12 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Kits d'installation /u unité - 10 - - - - - 10 5,000 8,197 - 84 - - - - - 84 0.0 50.0 23.0 V22 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Séchoirs unité - 10 - - - - - 10 2,000 3,279 - 34 - - - - - 34 0.0 50.0 23.0 V22 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Emballages forfait - 10 - - - - - 10 1,000 1,639 - 17 - - - - - 17 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Tricycles (Collecte + Livraison produits) unité - 10 - - - - - 10 2,000 3,279 - 34 - - - - - 34 0.0 50.0 23.0 V22 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Formation et appui technique des femmes /v session - 10 - - - - - 10 2,500 4,098 - 42 - - - - - 42 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FG ( 100% )
Subtotal 3 227 - - - - - 231
2. Appui aux étuveuses de riz
Identification des groupements de transformatrices forfait 1 - - - - - - 1 5,000 8,197 8 - - - - - - 8 0.0 25.0 0.0 V22 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Création de micro-entreprises (Préparation dossiers) unité - 20 - - - - - 20 250 410 - 8 - - - - - 8 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FG ( 100% )
Acquisition d'equipements d'étuvage unité - 20 - - - - - 20 1,000 1,639 - 34 - - - - - 34 0.0 50.0 23.0 V22 EQMAT_EA EQMAT_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Construction/réhabilitation d'abris unité - 20 - - - - - 20 5,000 8,197 - 177 - - - - - 177 5.0 25.0 0.0 V22 GR_EA GR_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Emballages forfait - 20 - - - - - 20 1,000 1,639 - 34 - - - - - 34 0.0 25.0 0.0 V22 BSI_EA BSI_DA FG ( 80% ), BENEF ( 20% )
Formation à l'utilisation et entretien des équipements (éducation environnementale et éducation nutritionelle) session - 20 - - - - - 20 5,000 8,197 - 169 - - - - - 169 0.0 25.0 0.0 V22 FORMAT_EA FORMAT_DA FG ( 100% )
Subtotal 8 422 - - - - - 430
Subtotal 12 650 - - - - - 661
Total 81 1,115 1,093 1,219 569 559 298 4,934

_________________________________
\a avec l'approche Gender Action Learning System
\b pour 10 formateurs nationales (2 par region); y compris 5 formations pilote (une par region)
\c 5 par region; 25 participants
\d avec l'approche Gender Action Learning System
\e pour 10 formateurs nationales (2 par region); y compris 5 formations pilote (une par region)
\f 8 par region; 2 OP par session
\g 10 hommes.jours par région, perdiem et déplacement inclus
\h Le suivi est effectué pendant un semestre par an, à raison de 5 sorties de 2 superviseurs de 3 jours par mois, pour un cout de 100 000 FCFA par jour.
\i 5 sorties de 3 jours de 2 personnes à raison de 12 500 F de perdiem par jour et 20 l de carburant par sortie
\j 20 personnes par OP, 50% des 300 OP seront concernées
\k 5 formateurs pour 5 jours
\l 5*5 jours
\m 5 formateurs pour 5 jours
\n 25*5 jours
\o 1 demonstration par semaine dans 50 centres de sante
\p 50 formateurs pour 5 jours
\q 5 formateurs pour 5 jours
\r 50*5 jours
\s pour 250 agents de santé communautaires
\t 50000 FCFA/an/ASC
\u Fours, mixeurs, moulins, cuisinière, divers
\v y compris en education nutritionelle et environnementale (gestion de l'eau et des déchets)

92
Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Param eters (in %)
Table 3.1. Coordination et gestion du Programme Unit Cost Phy. Sum m ary Divisions
Detailed Costs Quantities (F CFA Unit Cost Totals Including Contingencies (US$ '000) Cont. For. Gross Expenditure Other Accounts
Unit 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total '000) (US$) 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total Rate Exch. Tax Rate Com ponent Account Disb. Acct. Fin. Rule
I. Investm ent Costs
A. Assistance activités de prédém arrage
Cabinet de recrutement forfait 1 - - - - - - 1 91,500 150,000 152 - - - - - - 152 0.0 25.0 0.0 V31 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Assistance technique/UCGP /a forfait 1 - - - - - - 1 76,250 125,000 126 - - - - - - 126 0.0 25.0 0.0 V31 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Atelier d'imprégnation session 1 - - - - - - 1 15,250 25,000 25 - - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V31 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA ( 100% )
Préparation manuels forfait 1 - - - - - - 1 15,250 25,000 25 - - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V31 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Etudes (pistes, bas-fonds et GC) forfait 1 - - - - - - 1 91,500 150,000 152 - - - - - - 152 0.0 25.0 0.0 V31 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA ( 100% )
Fonctionnement UCGP forfait 1 - - - - - - 1 15,250 25,000 25 - - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V31 BSI_EA BSI_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 505 - - - - - - 505
B. Unité de coordination et gestion du Program m e (UCGP) Korhogo
Locaux de coordination forfait 1 - - - - - - 1 37,000 60,656 64 - - - - - - 64 5.0 25.0 0.0 V31 GR_EA GR_DA FIDA ( 100% )
Vehicule coordinateur unité 1 - - - - 1 - 2 36,500 59,836 60 - - - - 67 - 127 0.0 50.0 23.0 V31 VEH_EA VEH_DA FIDA ( 100% )
Véhicules 4x4 double cabin unité 4 - - - 4 - - 8 24,000 39,344 159 - - - 172 - - 331 0.0 50.0 23.0 V31 VEH_EA VEH_DA FIDA ( 100% )
Equipement informatique et communication lot 10 - - - 10 - - 20 900 1,475 15 - - - 16 - - 31 0.0 50.0 23.0 V31 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Mobilier bureau lot 10 - - - - - - 10 750 1,230 12 - - - - - - 12 0.0 50.0 23.0 V31 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Groupe électrogène unité 1 - - - - - - 1 10,000 16,393 17 - - - - - - 17 0.0 50.0 23.0 V31 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 328 - - - 188 67 - 582
C. Cellule opérationnelle Bouake
Véhicules 4x4 double cabin unité 2 - - - 2 - - 4 24,000 39,344 79 - - - 86 - - 166 0.0 50.0 23.0 V31 VEH_EA VEH_DA FIDA ( 100% )
Equipement informatique et communication lot 5 - - - 5 - - 10 900 1,475 7 - - - 8 - - 16 0.0 50.0 23.0 V31 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Mobilier bureau lot 5 - - - - - - 5 750 1,230 6 - - - - - - 6 0.0 50.0 23.0 V31 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Groupe électrogène unité 1 - - - - - - 1 11,000 18,033 18 - - - - - - 18 0.0 50.0 23.0 V31 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA ( 100% )
Subtotal 111 - - - 94 - - 205
Total Investm ent Costs 944 - - - 282 67 - 1,293
II. Recurrent Costs
A. Unité de coordination et gestion du Program m e (UCGP) Korhogo
Coordinateur mois 12 12 12 12 12 12 12 84 2,440 4,000 48 49 50 51 52 54 55 360 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable filière riz mois 9 12 12 12 12 12 12 81 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 48 305 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable filière mangue mois 9 12 12 12 12 12 12 81 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 48 305 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable filière maraichère mois 9 12 12 12 12 12 12 81 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 48 305 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Spécialiste 4P et développement des affaires mois 9 12 12 12 12 12 - 69 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 - 257 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable suivi-évaluation et gestion des savoirs mois 9 12 12 12 12 12 12 81 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 48 305 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Assistant gestion des savoirs et communication mois 9 12 12 12 12 12 12 81 1,525 2,500 23 31 32 32 33 33 34 218 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable genre et structuration des OPA mois 9 12 12 12 12 12 12 81 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 48 305 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable administration et finances mois 9 12 12 12 12 12 12 81 2,135 3,500 32 43 44 45 46 47 48 305 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Responsable passation des marchés mois 9 12 12 12 12 12 12 81 1,830 3,000 27 37 38 39 39 40 41 261 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Comptable mois 9 12 12 12 12 12 12 81 763 1,250 11 15 16 16 16 17 17 109 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Assistant administration mois 12 12 12 12 12 12 12 84 458 750 9 9 9 10 10 10 10 68 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Chauffeurs mois 27 36 36 36 36 36 36 243 305 500 14 19 19 19 20 20 20 131 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 355 464 473 482 492 502 464 3,232
B. Cellule opérationnelle Bouake
Assistant opérations post-récolte mois 9 12 12 12 12 12 - 69 1,830 3,000 27 37 38 39 39 40 - 220 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Assistant developpement filière maraichère mois 9 12 12 12 12 12 - 69 1,830 3,000 27 37 38 39 39 40 - 220 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Assistant suivi-évaluation mois 9 12 12 12 12 12 12 81 1,525 2,500 23 31 32 32 33 33 34 218 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Personnel d'appui mois 18 24 24 24 24 24 - 138 427 700 13 17 18 18 18 19 - 103 0.0 0.0 0.0 V31 SALIND_EA SALIND_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 90 122 125 127 130 132 34 761
C. Adm inistration du projet
Carburant litres 21,000 21,000 21,000 21,000 21,000 21,000 21,000 147,000 1 1 20 20 21 21 21 22 22 147 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Entretien vehicules forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 17,500 28,689 29 30 30 31 31 32 33 215 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Assurance vehicules forfait 7 7 7 7 7 7 7 49 1,700 2,787 20 20 20 21 21 22 22 146 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Assurance personnel forfait 216 216 216 216 216 216 216 1,512 30 49 11 11 11 11 12 12 12 80 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Electricité et eau mois 1 1 1 1 1 1 1 7 25,000 40,984 41 42 43 44 45 46 47 308 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Fournitures et consommables mois 12 12 12 12 12 12 12 84 610 1,000 12 12 13 13 13 13 14 90 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Telecommunication et internet mois 12 12 12 12 12 12 12 84 915 1,500 18 19 19 19 20 20 20 135 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Charges diverse /b mois 12 12 12 12 12 12 12 84 2,440 4,000 48 49 50 51 52 54 55 360 0.0 0.0 0.0 V31 FONCT_EA FONCT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 199 203 207 212 216 220 225 1,482
Total Recurrent Costs 645 789 805 821 838 854 723 5,475
Total 1,589 789 805 821 1,120 921 723 6,768

_________________________________
\a (2 experts x 3 mois)
\b y compris deplacement pour visite terrain et reunions

93
Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 9: Coût et financement du programme

République de Côte d'Ivoire


Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA) Param eters (in %)
Table 3.2. Suivi-évaluation, gestion des savoirs et communication Unit Cost Phy. Sum m ary Divisions
Detailed Costs Quantities (F CFA Unit Cost Totals Including Contingencies (US$ '000) Cont. For. Gross Expenditure Other Accounts
Unit 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total '000) (US$) 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Total Rate Exch. Tax Rate Com ponent Account Disb. Acct. Fin. Rule
I. Investm ent Costs
A. Suivi-évaluation des activités et im pacts
1. Enquête et études
Enquête d'impact SYGRI forfait 1 - - 1 - - 1 3 30,000 49,180 50 - - 53 - - 56 158 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Enquête socio-économique de référence forfait 1 - - 1 - - 1 3 25,000 40,984 41 - - 44 - - 47 132 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Diagnostic des organisations session 1 - - - - - - 1 20,000 32,787 33 - - - - - - 33 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 124 - - 97 - - 103 323
2. Dispositif S&E
Tablets unité 50 - - - - 50 - 100 214 350 18 - - - - 20 - 37 0.0 50.0 23.0 V32 EQMAT_EA EQMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Manuel S&E avec révision à mi-parcours unité 1 - - 1 - - - 2 15,000 24,590 25 - - 26 - - - 51 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mise en place Logiciel SSE unité 1 - - - - - - 1 25,000 40,984 41 - - - - - - 41 0.0 25.0 0.0 V32 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Opérationnalisation SSE forfait 1 - - - - - - 1 5,000 8,197 8 - - - - - - 8 0.0 25.0 0.0 V32 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Appui consultant international/régional /a forfait 4 2 - 2 - - - 8 8,000 13,115 53 27 - 28 - - - 108 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Gestion du SSE (collecte et saisie des données) forfait 12 12 12 12 12 12 12 84 200 328 4 4 4 4 4 4 4 30 0.0 25.0 0.0 V32 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 149 31 4 59 4 24 4 276
3. Ateliers et m issions de suivi-évaluation
Réunion de coordination mensuelle nationale session 12 12 12 12 12 12 12 84 1,000 1,639 20 20 21 21 22 22 22 148 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Réunion de coordination trimestrielle avec les partenaires session 8 8 8 8 8 8 8 56 1,000 1,639 13 14 14 14 14 15 15 98 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Réunion de coordination équipe SE session 2 2 2 2 2 2 2 14 1,000 1,639 3 3 3 4 4 4 4 25 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Atelier national d'auto-évaluation (National) session 1 1 1 1 1 1 1 7 5,000 8,197 8 8 9 9 9 9 9 62 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Atelier d'évaluation participative avec les bénéficiaires (Antennes - annuel) session 2 2 2 2 2 2 2 14 12,000 19,672 40 41 41 42 43 44 45 295 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Réunion Comité d'appui et de suivi technique (CAST) session 4 4 4 4 4 4 4 28 7,000 11,475 46 47 48 49 50 51 52 345 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Réunion Comité d'orientation et de pilotage (COP) session 2 2 2 2 2 2 2 14 7,000 11,475 23 24 24 25 25 26 26 172 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Missions de supervision et de suivi du FIDA nombre 2 2 2 2 2 2 2 14 15,000 24,590 50 51 52 53 54 55 56 369 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mission de revue à mi-parcours forfait - - - 1 - - - 1 30,000 49,180 - - - 53 - - - 53 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Mission d'achèvement forfait - - - - - - 1 1 50,000 81,967 - - - - - - 93 93 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 204 208 212 269 220 225 323 1,660
4. Renforcem ent de capacités
Renforcement de capacités SE session 1 - - 1 - - - 2 15,000 24,590 25 - - 26 - - - 51 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Renforcement de capacités en passation de marchés session 1 - - - - - - 1 15,000 24,590 25 - - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Renforcement de capacités sur l'approche genre session 1 - - - - - - 1 15,000 24,590 25 - - - - - - 25 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Participation aux ateliers suivi-évaluation et gestion des connaissances du FIDA session 1 1 1 1 1 1 1 7 5,000 8,197 8 8 9 9 9 9 9 62 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 83 8 9 35 9 9 9 162
Subtotal 560 247 225 459 234 258 439 2,421
B. Gestion des savoirs et com m unication
Mise en place de site w eb forfait 1 - - - - - - 1 1,500 2,459 2 - - - - - - 2 0.0 25.0 0.0 V32 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Elaboration de plan de gestion des savoirs et communication forfait 1 - - - - - - 1 5,000 8,197 8 - - - - - - 8 0.0 25.0 0.0 V32 CONSULT_EA CONSULT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Provision pour la mise en oeuvre du plan de gestion des savoirs et communication generale /b forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 20,000 32,787 33 34 34 35 36 37 37 246 0.0 25.0 0.0 V32 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Provision pour la gestion des savoirs et communication specifiques a la nutrition et environment /c forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 10,000 16,393 17 17 17 18 18 18 19 123 0.0 25.0 0.0 V32 BSI_EA BSI_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 60 51 52 53 54 55 56 380
C. Renforcem ent de capacités institutionnel et transversal
1. Formation sur l'approche filière/partenariat commerciaux session 1 - - - 1 - - 2 15,000 24,590 25 - - - 27 - - 52 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
2. Formation sur l'integration du genre session 1 - - - 1 - - 2 15,000 24,590 25 - - - 27 - - 52 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
3. Formation sur la gestion de projet/approche programme session 1 - - - 1 - - 2 15,000 24,590 25 - - - 27 - - 52 0.0 25.0 0.0 V32 FORMAT_EA FORMAT_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
4. Appui à la direction SE du DGPSP forfait 1 1 1 1 1 1 1 7 18,300 30,000 30 31 32 32 33 33 34 225 0.0 0.0 0.0 V32 DONSUB_EA DONSUB_DA FIDA (100% FOR 3, 0% FOR 4), FG (0% FOR 3, 100% FOR 4)
Subtotal 105 31 32 32 113 33 34 380
Total 725 329 308 544 401 346 529 3,182

_________________________________
\a Billet+Honoraires+Per diem; pendant la première année de demarrage (~10 jours/mois)
\b Base des données, Documentaires, Rapports annuels, Visibilité, Emissions Radio et tele,
Publications, Affiches, Outils pedagogiques
\c y compris: sensibilisation population sur farine riz, etuvage, fabrication briquettes,
produits transformes maraichage et mangue, pratiques agricole et suivi agro-meteo, aspects nutritionels

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 10: Analyse économique et financière

Appendice 10: Analyse économique et financière

I. Introduction
1. Cet appendice présente la méthodologie utilisée, les hypothèses de base et les principaux
résultats de l’analyse économique et financière du Programme d'appui au développement des filières
agricoles (PADFA) en Côte d’Ivoire. L’objectif est d’identifier, de calculer et de comparer les coûts et les
avantages du Programme afin d’apprécier sa viabilité d’une part du point de vue des agents
économiques (analyse financière) et d’autre part du point de vue de l’économie nationale dans son
ensemble (analyse économique).
2. La méthodologie utilisée est une analyse coûts-bénéfices qui repose sur l’estimation en termes
monétaires des coûts et des avantages du Programme. La présente analyse est basée sur les données
primaires collectées sur le terrain par la mission de conception et sur l’expérience des projets FIDA
(PROPACOM et PROPACOM Ouest), de la Banque mondiale (PPAAO) en Côte d’Ivoire et des
partenaires des filières ciblées.
3. L’analyse a été axée sur les impacts découlant des activités principales transformation (riz et
mangue) et de production (filières riz, maraichage et mangue). Les bénéfices financiers ont été analysés
pour différents modèles, notamment : (i) deux types de riziculture (riz de plateau et riz irrigué) ; (ii)
maraîchage mixte (tomates, aubergines, piment et gombo) ; (iii) plantation de mangue ; (iv)
transformation de riz (décorticage amélioré, mini-rizerie améliorée, nouvelle mini-rizerie, étuvage) ; (v)
séchage moderne de la mangue ; et (vi) transformation industrielle de la mangue. Les avantages
résultant de la commercialisation améliorée se reflètent dans tous ces modèles.

Résume des modèles

Modèles de valorisation post-récolte Modèles de production


(transformation et commercialisation)

1. Décorticage amélioré 7. Riz pluvial/de plateau

2. Mini-rizerie améliorée 8. Riz de bas-fonds/irrigué

3. Nouvelle mini-rizerie 9. Maraichage mixte

4. Étuvage 10. Plantation mangue

5. Séchage moderne de la mangue

6. Transformation industrielle de la mangue

4. Dans l’analyse économique, les mêmes modèles ont été adaptés et utilisés. Les avantages
découlant de la réhabilitation de pistes rurales ont également été pris en compte. Certaines activités
secondaires / pilotes (valorisation de la farine de riz, séchage de légumes, valorisation de déchets) n'ont
pas été incluses dans l'analyse.

II. Analyse financière


5. L’analyse financière du PADFA est basée sur la comparaison des flux financiers nets (produits –
charges) obtenus dans la situation « avec Programme » à ceux qui seraient obtenus dans la situation
« sans Programme ». L’analyse financière vise à évaluer l’impact de l’adoption des nouvelles pratiques

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 10: Analyse économique et financière

proposées par le Programme sur la situation financière des principaux bénéficiaires. Cette analyse
permet de s’assurer que les personnes ciblées par le Programme bénéficieront de leur participation aux
activités du Programme et de vérifier qu’elles pourront faire face aux dépenses nécessaires pour la mise
en œuvre de ces activités (et en particulier les investissements). En effet, les populations cibles et les
acteurs des filières ne participeront durablement aux activités du Programme que si elles dégagent un
bénéfice plus élevé dans la « situation avec Programme » que dans la « situation sans Programme » et
s’ils sont en mesure de faire face aux dépenses encourues grâce aux recettes générées. Un taux
d’actualisation de 10% est utilisé, ce qui reflète le coût d'opportunité du capital, sur la base de
l'expérience d'autres Programmes et de discussions avec les bénéficiaires, les acteurs des filières et les
institutions de microfinance en Côte d’Ivoire.

Activités de transformation de riz


6. Pour capitaliser sur l’augmentation des productions de riz, le Programme propose d’augmenter la
capacité de transformation du riz à travers l’amélioration du plateau technique de 100 décortiqueuses
existantes (capacité 0.5 T/h) et 20 mini-rizeries existantes (capacité 2 T/h) et appuyer la création 10 mini-
rizeries additionnelles (capacité 2 T/h), avec des plateaux techniques modernes.
7. Ces équipements complémentaires permettront une augmentation de la quantité de riz usiné, une
amélioration du taux d’usinage et du prix du riz usiné. Les unités fonctionneraient pour environ 8-9 mois
par an (une fois le rythme de croisière atteint) et emploieront directement 3-7 personnes.
TRANSFORMATION RIZ
Modèles de transformation (1 unité)
Décortiqueuse ameliorée Mini-rizerie ameliorée Mini-rizerie nouvelle
Capacité usinage - sans projet (t/an) 150,000 1,500,000
Capacité usinage - avec projet (t/an) 187,500 1,950,000 2,175,000
Augmentation 25% 30%
Taux usinage - sans projet (%) 64% 64%
Taux usinage - avec projet (%) 67% 67% 68%
Augmentation 4% 5%

8. Prix financiers. Les prix retenus sont de 150 FCFA/kg pour le riz paddy et de 325 FCFA/kg pour le
riz transformé. Excepté l’emballage, les coûts variables de transformation par kilo de riz paddy ont été
estimés à 12 FCFA. Les coûts de la main-d'œuvre employée sont de 60000 FCFA/mois (SMIC) pour la
main-d’œuvre semi-qualifiée et de 100000 FCFA/mois pour la main-d’œuvre qualifiée.
9. Modèles. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour une unité de
chaque type. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts sont inclus pour la
décortiqueuse et la mini-rizerie améliorée sur la base de discussions avec les unités existantes. Pour la
nouvelle mini-rizerie, les bénéfices et les coûts dans la situation sans Programme sont estimés à 75% de
la rémunération des employés des unités. Dans la situation avec Programme, les modèles ont été
élaborés sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements le cas échéant.
10. Résultats financiers. La rentabilité financière pour les unités de transformation de riz est positive.
Pour la décortiqueuse améliorée, la VAN est de 2,2 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,02 et
le TRI est de 15%. Pour la mini-rizerie améliorée, la VAN est de 95,6 millions FCFA, le ratio
bénéfices/coûts est de 1,06 et le TRI est de 54%. Pour la mini-rizerie nouvelle, la VAN est de 95,7
millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,04 et le TRI est de 49%.

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TRANSFORMATION RIZ
Modèles de transformation (1 unité)
Décortiqueuse ameliorée Mini-rizerie ameliorée Mini-rizerie nouvelle
TRI 15% 54% 52%
VAN (@10%, FCFA) 2,164,377 95,574,167 110,664,037
VAN (@10%, USD) 3,548 156,679 181,416
B/C 1.02 1.06 1.05

11. En plus de décorticage du riz, le programme appuiera également la mise à l'échelle de l’étuvage du
riz, qui a été soutenu par le PPAAO et il est déjà pratiqué dans certaines régions. L’étuvage du riz
présente des opportunités économiques et nutritionnelles pour les populations cibles.
12. L’étuveuse améliorée a une capacité maximale de 600 kg par session, avec un potentiel de 6
sessions par semaines. Dans la première année, l’opération d’étuvage commencera à 300kg/session
pendant 8 semaines. À la croisière, l’unité fonctionnera à 300kg/session pendant 20 semaines. Les
pertes ont été estimées à 20%.
13. Prix financiers. Les prix retenus sont de 150 FCFA/kg pour le riz paddy et de 300 FCFA/kg pour le
riz paddy étuve. Les coûts de la main-d'œuvre employée sont de 1 500 FCFA/jour et l’équipe est de 10
personnes par session.
14. Modèles. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour une étuveuse
améliorée proposées par le programme. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts
sont estimés à 75% de la rémunération des employés de l’unité. Dans la situation avec Programme, les
modèles ont été élaborés sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements
le cas échéant.
15. Résultats financiers. La rentabilité financière pour l’unité d’étuvage est positive: la VAN est de 6,3
millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,22 et le TRI est de 26%.

ÉTUVAGE RIZ
Modèle de transformation (1 unité)
Étuveuse ameliorée
TRI 26%
VAN (@10%, FCFA) 6,311,435
VAN (@10%, USD) 10347
B/C 1.22

Activités de séchage de mangue


16. Parce que la filière mangue a un taux de pertes poste-récolte important (40%), en plus d’appuyer
le potentiel pour l’exportation, le Programme va aussi appuyer la valorisation de la mangue à travers le
séchage. Le Programme va financer à coûts partagés à l’achat de sept unités de séchage moderne.
17. L’unité aura une capacité de 180 tonnes de mangues fraiches (120 tonnes pour la première
année), ce qui permettra de produire 15 tonnes de mangue sèche (en rythme de croisière, la production
est de 10 tonnes pour la première année). Jusqu’à 86% des mangues séchées seront de 1er choix en

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Appendice 10: Analyse économique et financière

rythme de croisière (et de 75% pour la première année). L’unité emploiera environ 65 personnes et sera
opérationnelle 3 mois par an lors de la saison de récolte des mangues.
18. Prix financiers. Les prix retenus sont de 45 FCFA/kg pour la mangue fraîche, de 3600 FCFA/kg
er eme
pour la mangue séchée 1 choix et de 2000 FCFA/kg pour la mangue séchée 2 choix. Les coûts de la
main-d'œuvre employée sont de 1500 FCFA/jour pour la main-d'œuvre non-qualifiée, de 60000
FCFA/mois (SMIG) pour la main-d’œuvre semi-qualifiée et 100000 FCFA/mois pour la main-d’œuvre
qualifiée.
19. Modèle. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour une unité de
séchage avec un seul séchoir. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts sont estimés
à 75% de la rémunération des employés de l’unité potentielle. Dans la situation avec Programme, le
modèle a été élaboré sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements le
cas échéant.
20. Résultats financiers. La rentabilité financière pour l’unité de séchage de mangue est positive. La
VAN est de 17,1 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,30 et le TRI est de 19%.

SÉCHAGE MANGUE
Modèle de transformation (1 unité)
1 séchoir
TRI 19%
VAN (@10%, FCFA) 17,080,661
VAN (@10%, USD) 28001
B/C 1.30

Transformation industrielle de la mangue

21. L'investissement clé pour la filière mangue est la création d'une unité de transformation de la
mangue moderne, avec une grande capacité (2,5 t/h à 5 t/h) à transformer les fruits en purée et de
nectar. Cet investissement serait déterminé par une demande de marché clairement articulée pour les
produits de la mangue. Le modèle ci-dessous repose sur plusieurs hypothèses qui seront testées dans
l'étude de faisabilité.
22. L'unité aura deux principaux flux de revenus: la production de purée en sac de 250 kg et (en
utilisant le purée) la production de nectar en carton Elopack de 0,3 L, 0,5 L et 1 L et BiB de 5,0 L. La
production commencera avec un seul équipé à la capacité minimale de 2,5 t/h pour 3 mois pour la purée
et le reste d’année pour le nectar. Après la première année, l’unité fonctionnera à 2.5t/h avec 2 équipes
pour 4 mois pour la purée et le reste d’année pour le nectar. En fonction de la disponibilité de mangue et
de la demande de marche, l’unité aurait la capacité de transformation avec trois équipes à 5t/h.
23. Prix financiers. Les prix retenus sont de 45 FCFA/kg pour la mangue fraîche, de 164 000
FCFA/unité pour purée de mangue aseptique, 997 FCFA/unité pour le nectar de mangue ELOPACK 0.5
L, 1 509 FCFA/unité pour le nectar de mangue ELOPACK 1 L, 459 FCFA/unité pour le nectar de mangue
ELOPACK 0,3 L et 3 280 FCFA/unité pour le nectar de mangue BiB 5 L. Les coûts de la main-d'œuvre
employée sont de 136 556 FCFA/mois et l’équipe est de 30 personnes. Tous les autres paramètres et
couts de production sont détaillés dans l’analyse.
24. Modèle. Pour apprécier la viabilité financière, il a été élaboré un modèle pour l’unité de
transformation de mangue. Dans la situation sans Programme, les bénéfices et les coûts sont estimés à
75% de la rémunération des employés de l’unité potentielle. Dans la situation avec Programme, le

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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière

modèle a été élaboré sur plusieurs années, en prenant en compte le remplacement des équipements le
cas échéant.
25. Résultats financiers. La rentabilité financière pour l’unité de transformation industrielle est très
positive. La VAN est de 12 980 millions FCFA, le ratio bénéfices/coûts est de 1,77 et le TRI est de 97%.

TRANSFORMATION INDUSTRIELLE MANGUE


Modèle de transformation (1 unité)
Puree et nectar
TRI 75%
VAN (@10%, FCFA) 6,248,523,178
VAN (@10%, USD) 10,243,481
B/C 1.43

Filière rizicole

26. Pour la production rizicole, le Programme appuiera l’utilisation de semences améliorées, l’adoption
à grande échelle des bonnes pratiques et l’accès à intrants, ainsi que la mécanisation de l’agriculture et
la réhabilitation des bas-fonds.
27. Rendements. Les rendements sont à des niveaux relativement bas à cause des difficultés d’accès
aux semences de qualité, de la faible maîtrise d’eau, de la faible utilisation d’intrants (engrais et
herbicides) et de la maîtrise insuffisante des itinéraires techniques. Sur la base des données recueillies
par la mission de formulation, les rendements moyens par type de culture rizicole sont de l’ordre de 0,8
t/ha pour le riz de plateau et 4,0 t/ha pour le riz irrigué. Avec les améliorations des pratiques proposées
par le Programme, notamment les semences des variétés améliorées et l’accès aux intrants, les
rendements moyens seraient de l’ordre de 1,5 t/ha pour le riz de plateau et 6,0 t/ha pour le riz irrigué. Les
rendements retenus dans les situations avec et sans Programme sont récapitulés dans le tableau ci-
après. Ces estimations sont basées sur les expériences des autres projets et sur les bonnes pratiques
d’amélioration de rendement. En outre, l'analyse a utilisé l'hypothèse selon laquelle 75% des producteurs
produiraient un deuxième cycle dans les bas-fonds irrigués (réalisant 80% du rendement).
Riz pluvial Riz irrigué
Rendement - situation sans projet (kg/ha) 800 4000
Rendement - situation avec projet (kg/ha) 1500 6000
Augmentation de rendement 88% 50%
Prod. additionelle (kg/ha) 700 2000
Evolution de rendement
Année 1 - vs. situation sans projet (%) 75% 20%
Année 2 - vs. situation sans projet (%) 80% 30%
Année 3 - vs. situation sans projet (%) 85% 40%
Année 4 - vs. situation sans projet (%) 88% 50%

28. Prix financiers. En Côte d’Ivoire, les prix des produits agricoles sont librement déterminés par le
marché, selon la loi de l'offre et de la demande. Le prix retenu pour le riz paddy est 150 FCFA/kg,
correspondant au prix payé aux producteurs au départ de l’exploitation (prix bord-champ). Les
interventions du Programme visant à améliorer les infrastructures de stockage et la qualité du riz
devraient permettre une augmentation graduelle du prix du riz allant jusqu’à 20%, qui est prise en
considération dans les modèles. Pour les principaux intrants agricoles, le prix retenu est de 450 FCFA/kg

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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière

pour le NPK, 350 FCFA/kg pour l’urée, 160 FCFA/kg pour les semences de base et 700 FCFA/kg pour les
semences améliorées. Les exploitations rizicoles de la zone du Programme utilisent la main-d'œuvre
salariée et la main-d'œuvre familiale pour les travaux, au coût journalier de 1500 FCFA. L’information sur
les prix a été obtenue au cours d’entretiens avec les producteurs et les commerçants pendant la mission.
29. Budgets de cultures. Pour apprécier la viabilité financière de la riziculture, il a été élaboré des
budgets de cultures sur une superficie théorique d'un hectare. Les budgets de cultures ont été élaborés
pour une année dans la situation sans Programme, en partant de l’hypothèse que les rendements et les
charges d’exploitation resteraient à leurs niveaux actuels sans l’intervention du Programme. Dans la
situation avec Programme, les budgets de cultures ont été élaborés sur plusieurs années, de façon à
faire ressortir l’évolution graduelle des rendements après l’adoption des nouvelles technologies dont la
maîtrise par les producteurs pourrait prendre un certain temps. Les pertes post-récoltes ont été prises en
compte dans les calculs dans la mesure où leur omission pourrait conduire à une surestimation des
bénéfices du Programme (le taux retenu est de 8,0%). Cependant, l’analyse considère que les activités
du Programme permettent de réduire progressivement les pertes-récoltes de 20%. Le modèle prend en
considération l’autoconsommation, estimée à 20% de la production, et la valorise de la même façon que
les ventes, afin d’être consistent avec le choix de prendre en compte le coût de la main d’œuvre familiale.
30. Résultats financiers. Sur la base de la méthodologie et des hypothèses formulées ci-dessus, la
rentabilité financière des différents modèles de production rizicole se présente comme suit.
FILIÈRE RIZICOLE
Modèles de production (1 ha)
Riz pluvial Riz irrigué
VAN (@10%, FCFA) 578,419 1,868,787
VAN (@10%, USD) 948 3064
B/C 1.09 1.62

31. L’analyse indique une rentabilité financière positive pour les deux modèles de production. Les
producteurs rizicoles pourront améliorer leur situation financière en adoptant l’un des modèles de
production proposés par le Programme. La valeur actuelle nette (VAN) est de 0,6 millions FCFA pour le
riz pluvial et de 1,9 millions FCFA pour le riz irrigué et le ratio bénéfices/coûts est 1,09 pour le riz pluvial
et 1,62 pour le riz irrigué.

Filière maraîchère

32. Le Programme appuie également la filière maraîchère avec un ensemble de semences


améliorées, l’appui conseil et l’accès aux intrants. Les cultures ciblées sont l’aubergine, la tomate, le
piment, et le gombo. L’oignon sera également envisagé pour certaines régions lors de de la deuxième
mission de formulation détaillée.
33. Rendements. Comme pour le riz, les rendements pour le maraîchage sont au deçà de leur
potentiel. Sur la base des données de la mission de formulation et l'expérience d'autres projets, les
rendements moyens par type de culture maraîchère sont de l’ordre de 15,0 t/ha pour l’aubergine, 12,0
t/ha pour la tomate, 6,0 t/ha pour le piment, et 5,0 t/ha pour le gombo. Avec les améliorations proposées
par le Programme, les rendements moyens seraient de l’ordre de 18,0 t/ha pour l’aubergine, 15,0 t/ha
pour la tomate, 8,0 t/ha pour le piment, et 7,0 t/ha pour le gombo.

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Appendice 10: Analyse économique et financière

Aubergine Tomate Piment Gombo


Rendement - situation sans projet (kg/ha) 15000 12000 6000 5000
Rendement - situation avec projet (kg/ha) 18000 15000 8000 7000
Augmentation de rendement 20% 25% 33% 40%
Prod. additionelle (kg/ha) 3000 3000 2000 2000
Evolution de rendement
Année 1 - vs. situation sans projet (%) 5% 10% 10% 10%
Année 2 - vs. situation sans projet (%) 10% 15% 15% 20%
Année 3 - vs. situation sans projet (%) 15% 20% 25% 30%
Année 4 - vs. situation sans projet (%) 20% 25% 33% 40%

34. Prix financiers. Tout comme les prix du riz, les prix des produits maraîchers sont librement
déterminés par le marché, selon la loi de l’offre et de la demande. En revanche, les prix des
produits maraîchers sont plus susceptibles de varier, en raison du caractère périssable des produits. Le
prix retenu est de 150 FCFA/kg pour l’aubergine, de 200 FCFA/kg pour la tomate, 300 FCFA/kg pour le
piment, et de 350 FCFA/kg pour le gombo. Les prix utilisés dans les calculs sont les prix bord-champ
obtenus auprès des producteurs. Les interventions du Programme pour améliorer l’infrastructure, la
commercialisation et la qualité des produits devraient permettre une augmentation graduelle des prix
allant jusqu’à 20%, prise en compte dans les modèles. Pour les principaux intrants agricoles, le prix
retenu pour les engrais est le même que pour la riziculture et les prix pour les semences de base varient
entre 25000 FCFA/kg pour le gombo et 80000 FCFA/kg pour la tomate. Pour les semences améliorées,
les prix varient entre 48000 FCFA/kg pour le gombo et 200000 FCFA/kg pour la tomate. Les exploitations
maraîchères de la zone du Programme utilisent la main-d'œuvre salariée et la main-d'œuvre familiale
pour les travaux, au coût journalier d’environ 1500 FCFA. Des détails supplémentaires sur la division du
travail entre la main d’œuvre salariée et la main d’œuvre familiale n’étaient pas disponibles.
35. Budgets de cultures. Dans la mesure où les maraîchers produisent plusieurs produits à la fois sur
une même parcelle, un seul compte d’exploitation a été élaboré pour les productions maraichères. La
répartition suivante sur un hectare de maraîchage a été retenue : aubergine (0,25 ha), tomate (0,25 ha),
piment (0,25 ha), et gombo (0,25 ha). Les pertes post-récolte ont été prises en compte et le taux retenu
est de 25%, mais l’analyse considère que les activités envisagées vont baisser le taux de perte jusqu’à
20%.
36. Résultats financiers. Sur la base de la méthodologie et des hypothèses formulées ci-dessus, la
rentabilité financière pour le budget de culture mixte se présente comme suit. L’analyse indique une
rentabilité financière très satisfaisante pour ce modèle de production. La valeur actuelle nette (VAN) est
de 1,3 millions FCFA et le ratio bénéfices/coûts est de 1,45.

FILIÈRE MARAÎCHÈRE
Modèle de production mixte (1 ha)
aubergine, tomate, piment, gombo
VAN (@10%, FCFA) 1,307,086
VAN (@10%, USD) 2143
B/C 1.45

Filière mangue

37. Étant donné son importance dans le nord du pays et le peu de support pour la production de la
mangue, la filière mangue sera aussi appuyée par le Programme, principalement à travers des

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Appendice 10: Analyse économique et financière

campagnes de lutte contre les mouches des fruits et l’appui conseil pour la gestion écologique des
vergers de mangue.
38. Rendements. Les rendements pour les vergers de mangue existants sont au deçà de leur
potentiel. Le rendement moyen est estimé à 4,0 t/ha. Avec les améliorations proposées par le
Programme, le rendement moyen serait de l’ordre de 5,0 t/ha avec des bénéfices additionnels découlant
d’une augmentation de 50% de la quantité de fruits exportables (de 40% de la production totale à 60% de
la production totale). L’augmentation de la production vendable sera graduelle, de 10% la première
année, de 15% la deuxième année, de 20% la troisième année et de 25% la quatrième année (comparé
à la situation sans Programme).
39. Prix financiers. Les prix retenus sont de 125 FCFA/kg pour la mangue fraiche non-exportable et
de 225 FCFA/kg pour la mangue fraiche exportable. Les prix utilisés dans les calculs sont les prix bord-
champ obtenus auprès des producteurs. Le coût de développement d’une plantation est estimé à
1250000 FCFA et la plantation a une durée de vie de 20 ans. Les vergers de mangue de la zone du
Programme utilisent la main-d'œuvre salariée et la main-d'œuvre familiale pour les travaux, au coût de
50000-60000 FCFA par hectare (selon la tâche).
40. Budget de culture. Les situations sans Programme et avec Programme diffèrent seulement par
les prix et les avantages de l’application de produits phytosanitaires contre les mouches à fruits. Les
pertes poste-récolte n’ont pas été inclues car les modèles sont basés directement sur les estimations de
la production de mangues vendable.
41. Résultats financiers. L’analyse indique une rentabilité financière satisfaisante pour ce modèle de
production. La VAN est de 0,4 millions FCFA et le ratio bénéfices/coûts est de 1,59.

FILIÈRE MANGUE
Modèle de production (1 ha)
Verger existant
VAN (@10%, FCFA) 360,743
VAN (@10%, USD) 591
B/C 1.59

Comptes d’exploitation

42. La disponibilité des données lors de la mission de formulation était insuffisante pour estimer la
structure de la production d’un ménage type dans la zone du Programme. Cependant, sur la base
d’information provenant d’autres sources, l’analyse a estimé deux comptes d’exploitation : un pour les
régions du nord de la zone du Programme, où la mangue est produite en plus du riz et du maraîchage, et
un pour les régions du sud, où seulement le riz et le maraîchage sont pris en compte. Les hypothèses
pour les superficies et les bénéfices sont résumées dans le tableau ci-dessous.

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Appendice 10: Analyse économique et financière

Modèle Nord Modèle Sud

SUPERFICIE
CULTURE
(ha)

Riz de plateau 1 1
Riz irrigué 0.5 0.5
Maraîchage 0.05 0.05
Total culture vivriere 1.55 1.55
Mangue 2 0
Total 3.55 1.55
NPV BNA (FCFA, @10%) 2,170,573 1,578,167
NPV BNA (USD, @10%) 3,558 2,587
B/C ratio 1.52 1.40

III. Analyse économique


43. L’analyse économique vise à évaluer la viabilité du Programme du point de vue de l’économie
nationale dans son ensemble. L’analyse se base également sur les activités génératrices de revenus de
l'analyse financière. Compte tenu de sa complexité, le PADFA a également d'autres avantages
économiques difficiles à comptabiliser dans le calcul des indicateurs de la rentabilité économique (TRI et
VAN). Cependant, cette analyse comprend les principaux avantages attendus du Programme, résultant
des appuis aux filières rizicoles, maraichère et de mangue, et aux activités de valorisation et
transformation (riz et mangue), ainsi que de la réhabilitation des pistes de désenclavement.
1. Méthodologie et hypothèses
44. Comme l’analyse financière, l’analyse économique compare la situation avec le Programme avec
la situation sans le Programme, le résultat imputable au Programme étant le bénéfice net additionnel. En
première phase de l’analyse, la méthodologie évalue les coûts et les bénéfices en se basant sur les prix
financiers et, en deuxième phase, réévalue ces prix pour mieux refléter les coûts d’opportunité pour la
société (prix économiques). Un taux d’actualisation de 8% a été estimé sur la base des données
financières sélectionnées et l'expérience d'autres programmes et il a été utilisé comme coût d'opportunité
économique du capital. L’analyse économique a été conduite pour une période de 20 ans, correspondant
à la durée de vie estimée des avantages générés par le Programme.
45. Les prix financiers et les flux des coûts et des bénéfices ont été convertis en valeurs économiques,
en supprimant les taxes, les subventions et autres transferts, et en utilisant des facteurs de conversion
spécifiques dans les budgets de cultures et les comptes d'exploitation. Sur la base des données
recueillies et des analyses d'autres projets et programmes récents dans le pays, des coefficients de
conversion spécifiques ont été estimés pour les engrais et les pesticides (0,83) et pour le riz (1,25). Pour
les autres biens et équipements utilisés, un coefficient de conversion de 0,85 a été retenu en considérant
que les prix financiers comportent au moins la TVA dont le taux normal est actuellement de 18%. Pour
l’aubergine, la tomate, le piment, et le gombo (les légumes) et la mangue fraiche et séchée, l’analyse a
retenu un coefficient de 1,00. Le même facteur de conversion a également été utilisé pour d'autres
intrants locaux. En ce qui concerne la main-d’œuvre, la situation dans la zone du Programme est typique,
avec un taux de chômage et de sous-emploi important. Par conséquent, un facteur de conversion de 0,80
a été utilisé dans l'analyse.

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Côte d’Ivoire
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Appendice 10: Analyse économique et financière

46. L'analyse a également estimé le taux de change de référence (SER) de 634 FCFA pour 1 USD sur
la base des données de la Banque mondiale (WDI) concernant les importations et exportations et les
droits et taxes sur les importations et les exportations, en appliquant la formule suivante :

SER  OER 
M  Tm   X  Tx
M  X 
Où SER représente le taux de change de référence,
OER le taux de change officiel,
M le volume des importations,
Tm le taux des droits sur les importations,
X le volume des exportations,
Tx le taux des taxes sur les exportations.

2. Analyse économique des pistes rurales


47. Complétant l’appui à la production et à la valorisation des produits agricoles, le programme
investira également dans la réhabilitation de 300 km de routes rurales pour désenclaver les bassins de
production prioritaires et faciliter la commercialisation des produits des filières ciblées. La remise en état
des pistes entraîne des effets positifs directs et indirects sur les populations et les économies locales, au-
delà du cadre des filières appuyées par le projet. Les bénéfices comptabilisés comprennent : (i)
l’augmentation des superficies cultivées et des rendements grâce à un meilleur accès aux intrants
agricoles et aux services d’appui-conseil, ii) la diminution des pertes post-récolte grâce à l’amélioration
des conditions de transport, et iii) l’accroissement des prix au producteur en raison du meilleur accès aux
marchés. Les bénéfices additionnels non-comptabilisés comprennent : i) l’amélioration de l’accès aux
centres de santé et d’éducation, qui a un impact positif sur le développement du capital humain, ii) la
diminution du coût d’exploitation des véhicules (entretien, réparation, consommation de carburant), iii) le
développement plus général du commerce, y compris la réduction du prix des intrants, grâce à une
réduction du coût et du temps de transport.
48. Plus spécifiquement, dans le cadre de la présente analyse, le modèle pour la réhabilitation des
pistes rurales a pris en compte les bénéfices suivants: i) une augmentation des superficies cultivées de
4%, ii) une augmentation des rendements agricoles de 3%, iii) une réduction du taux des pertes post-
récolte de 1% pour la riziculture (8% -> 7%) et de 10% pour les cultures maraichères (25% -> 15%) (pour
la mangue le taux de production exportable peut augmenter de 60% à 65%), et iv) une augmentation du
prix payé aux producteurs de 5%.
49. Le modèle économique est basé sur l’hypothèse d’un rayon d’influence de 5 km de part et d’autre
d’un tronçon de piste de 10 km. La zone d'influence est exploitée principalement pour la production de riz,
de mangue et des cultures maraichères. Par ailleurs, le modèle économique est basé sur l’hypothèse
d'un taux de mise en culture de 10% de la superficie de la zone d’influence. Le coût total pour les pistes
comprend le coût pour la réhabilitation (études, travaux, contrôle et suivi) et le coût pour l’appui à la
gestion et à l’entretien.
50. L’analyse menée sur la base des hypothèses mentionnées ci-dessus aboutit à un taux de
rentabilité économique de 15% et une VAN de 30,7 millions FCFA. Ceci est en phase avec les
conclusions de plusieurs études sur la rentabilité des investissements dans des infrastructures similaires.

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Appendice 10: Analyse économique et financière

Résultats économiques de l’analyse des pistes

Bilan économique
Taille moyenne du tronçon de piste (Km) 10
Linéaire total (Km) 300
Bénéfice additionnel par Km/an (millions de FCFA) 44.2
TRI économique pour les 300 Km (20 ans) 15%
VAN économique pour les 300 Km (20 ans; @ 8% millions de FCFA) 30,676

3. Coûts et bénéfices économiques


51. Les deux composantes du Programme et la gestion et coordination ont été prises en compte dans
le calcul du coût économique du Programme. En outre, un coût récurrent de 357 millions FCFA (0,6
millions USD) a été inclus pour les années 9-20, pour estimer le coût prévu pour le secteur public en vue
de poursuivre l’appui technique. Les coûts économiques du Programme ont été générés avec le logiciel
Costab, qui convertit les coûts financiers en déduisant les taxes et les provisions pour hausse de prix puis
applique le taux de change de référence pour la conversion en monnaie locale de la partie du coût du
Programme en devises.
52. Toutefois, quelques déductions ont été faites directement dans le Costab avant de générer les
coûts économiques. Notamment, les financements des activités de production et de transformation ont
été déduits du coût du Programme afin d’éviter une double comptabilisation, car ces dépenses ont déjà
été prises en compte dans les modèles.
53. Les bénéfices économiques quantifiables considérés dans l’analyse économique résultent de
l’augmentation des productions rizicoles, maraîchères, et de la mangue et des activités de valorisation et
transformation du riz et de la mangue. Sur la base de la méthodologie et des hypothèses exposées ci-
dessus, les modèles financiers élaborés pour les différentes activités ont été transformés en valeurs
économiques, ce qui a permis d’obtenir des bénéfices nets additionnels en prix économiques. L’analyse
prend en considération la possibilité que, pour diverses raisons, certains producteurs n’adoptent pas les
changements proposés par le Programme en utilisant un taux d’adoption de 80% pour les activités de
production rizicole et maraîchère et de 90% pour les activités de production de la mangue. Pour les
activités de valorisation et transformation, le taux d'adoption utilisé est de 100%.

4. Résultats économiques et analyse de sensibilité


54. Le taux de rentabilité interne économique (TRIE) du Programme s'établit à 21,5% et la valeur
actuelle nette (VAN), au coût d’opportunité du capital de 8%, s'élève à 25,9 milliards de FCFA, soit 40,9
millions d’USD. Ce résultat est très satisfaisant, d’autant plus que certains bénéfices n'ont pas pu être
pris en compte dans les calculs en raison de l’insuffisance de données pour leur évaluation. Les
bénéfices qui ne sont pas reflétés dans le TRIE comprennent notamment l'amélioration des conditions de
vie et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, grâce à l’accroissement des revenus et des disponibilités
alimentaires, les conséquences de l’amélioration des circuits de commercialisation, les impacts des
compétences transmises via les formations sur d’autres types d’activités économiques exercées par les
bénéficiaires et des effets multiplicateurs sur les acteurs des secteurs en amont (fournisseurs d’intrants,
équipements, services) et en aval (transformateurs, commerçants) des filières, dont les femmes et les
jeunes.
55. L’analyse de sensibilité indique une bonne robustesse des résultats obtenus. Même dans
l’hypothèse plus pessimiste d’une baisse des revenus de 30%, d’une hausse des coûts de 50%, d’un
retard des bénéfices de quatre ans ou d’une hausse des prix des productions de 20%, le taux de
rentabilité économique reste supérieur au coût d’opportunité du capital. Le calcul des switching values

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Appendice 10: Analyse économique et financière

indique que la rentabilité économique du Programme ne serait nulle que dans les cas où les bénéfices du
Programme diminueraient d’au moins 53% ou que le coût du Programme augmenterait d’au moins 112%.
Résumé des analyses de sensibilité

VAN (8,0%)
Scénarios TRIE
milliard FCFA million USD
Cas de base 21.5% 25.9 40.9
Coûts + 10% 19.6% 23.6 37.2
Coûts + 20% 18.0% 21.3 33.6
Coûts + 50% 13.8% 14.3 22.6
Revenus - 10% 19.4% 21.0 33.1
Revenus - 20% 17.2% 16.1 25.4
Revenus - 30% 13.0% 8.9 14.0
Bénéfices retardés d'1 an 18.0% 21.0 33.1
Bénéfices retardés de 2 ans 15.4% 16.4 25.9
Bénéfices retardés de 3 ans 13.3% 12.2 19.3
Bénéfices retardés de 4 ans 11.5% 8.3 13.1
Taux d'adoption - 10% 19.4% 21.2 33.5
Taux d'adoption - 20% 17.2% 16.5 26.1
Prix des productions - 10% 16.5% 15.7 24.8
Prix des productions - 20% 11.1% 5.6 8.8
Prix des intrants + 10% 18.9% 21.0 33.1
Prix des intrants + 20% 16.3% 16.1 25.4

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République de Côte d'Ivoire - Programme d'Appui au Développement des Filières Agricoles (PADFA)
A) PRODUCTION TRANSFORMATION
Modèles de production
Maraichage Unité de Unité de sechage Unité industrielle
Mini-rizerie Mini-rizerie
Riz de plateau Riz irrigué mixte Mangue decorticage Unité d'étuvage mangue de transformation
améliorée nouvelle
(1 ha) (1 ha) (aubergine, (1 ha) ameliorée (1 sechoir) de mangue
A
tomate, piment, D) BENEFICIAIRES, TAUX D'ADOPTION ET PHASING F)
N
AN1 45,122 5,242 (1,261,261) (72,430) (10,966,501) (49,812,769) (58,283,000) (6,620,981) (43,449,135) (2,102,351,123) Taux d'adoption AN1 AN2 AN3 AN4 AN5 AN6 AN7 AN8 TOTAL ANALYSE DE SENSIBILITE
A
AN2 53,653 107,863 89,678 (22,430) 1,962,588 23,741,759 22,669,868 (459,758) 6,790,848 1,597,360,041 Riziculture de plateau 1 ha /ména ge ∆% Lien avec la matrice des risques TRIE VAN (8%) (milliard FCFA)
L AN3 71,100 205,919 346,924 21,970 3,862,896 35,563,168 35,648,339 1,143,906 8,721,465 1,597,360,041 Bénéf. Totaux 0 1000 2000 3000 4000 2500 0 0 12500 Scénario de base 21.5% 25.9
Y AN4 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 49,973,651 3,240,012 8,536,081 1,541,809,241 Bénéf. Adoptant 75% 0 750 1500 2250 3000 1875 0 0 9375 Coûts + -10% 19.6% 23.6
S AN5 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 49,973,651 3,240,012 11,186,698 1,541,809,241 Riziculture irrigué 0.075 ha /ména ge Coûts + -20% 18.0% 21.3
E AN6 85,880 316,487 (514,119) 71,120 (7,687,104) (27,436,832) (17,026,349) 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Bénéf. Totaux 600 2000 2000 2000 0 0 0 0 6600 Coûts + -30% 13.8% 14.3
AN7 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 11,486,698 1,541,809,241 Bénéf. Adoptant 75% 450 1500 1500 1500 0 0 0 0 4950 Revenus - 10% 19.4% 21.0
F AN8 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Maraichage Revenus - 20% 17.2% 16.1
I AN9 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Bénéf. Totaux 0 0 0 1000 1000 0 0 0 2000 Revenus - 50% 13.0% 8.9
N AN10 85,880 316,487 615,881 71,120 3,862,896 35,563,168 34,973,651 3,240,012 13,986,698 1,541,809,241 Bénéf. Adoptant 75% 0 0 0 750 750 0 0 0 1500 Bénéfices retardés d'1 an 18.0% 21.0
A AN11 85,880 316,487 (514,119) 71,120 Mangue Bénéfices retardés de 2 ans 15.4% 16.4
N AN12 85,880 316,487 615,881 71,120 Bénéf. Totaux 0 1250 1250 1250 1250 0 0 0 5000 Bénéfices retardés de 3 ans 13.3% 12.2
C AN13 85,880 316,487 615,881 71,120 Bénéf. Adoptant 75% 0 938 938 938 938 0 0 0 3750 Bénéfices retardés de 4 ans 11.5% 8.3
I AN14 85,880 316,487 615,881 71,120 Transformation Taux d'adoption - -10% 19.4% 21.2
E AN15 85,880 316,487 615,881 71,120 Bénéf. Totaux 0 410 405 310 225 0 65 0 1415 Taux d'adoption - -20% 17.2% 16.5
R AN16 71,120 Bénéf. Adoptant 100% 0 410 405 310 225 0 65 0 1415 Prix des productions - -10% 16.5% 15.7
E AN17 71,120 Ménages totaux 27,515 Prix des productions - -20% 11.1% 5.6
AN18 71,120 Ménages adoptant 20,990 Prix des intrants + 10% 18.9% 21.0
AN19 71,120 Prix des intrants + 20% 16.3% 16.1
AN20 71,120
TRI (financier) 25% 44% 15% 54% 52% 26% 19% 75%
VAN (@10%, FCFA) 578,419 1,868,787 1,307,086 360,743 2,164,377 95,574,167 110,664,037 6,311,435 17,080,661 6,248,523,178
VAN (@10%, USD) 948 3,064 2,143 591 3,548 156,679 181,416 10,347 28,001 10,243,481
B/C 1.09 1.62 1.45 1.59 1.02 1.06 1.05 1.22 1.30 1.43

B)
COUTS DU PROJET ET INDICATEURS DU CADRE LOGIQUE E)
BENEFICES NETS ADDITIONNELS (BNA) ECONOMIQUES AGREGES EN MILLION FCFA G)
COUT TOTAL DU PROJET (mn USD) 71.8 Coût de base (mn USD) 66.6 COUTS ECO. AVANTAGES ECO. NETS
Unités de Mini- Unités de Unité TOTAL BNA 15,000
Riziculture de Riziculture Mini-rizeries Unités de Pistes
Maraichage Mangue decorticage rizeries sechage industrielle (million (million FCFA) ADD (million FCFA)
Bénéficiaires 175,500 personnes 32,500 ménages A plateau irrigué améliorées étuvage rurales
ameliorées nouvelles mangue mangue FCFA)
Coût par bénéficiaire 409 USD par personne 2,209 USD par ménage N AN1 0 30 0 0 0 0 0 0 0 0 0 30 2,175 (2,145) 10,000
Composantes Coût total (mn USD) Effets et Indicateurs A AN2 57 175 0 (78) (436) (170) (103) (103) 0 0 (84) (742) 4,740 (5,482)
Valorisation des Produits Agricoles 32.6 L AN3 183 472 0 (61) (287) 2 179 18 (93) 0 (1,388) (974) 7,807 (8,781)
Amélioration de l'Offre des Produits 27.9 Y AN4 393 924 (39) 43 (9) 258 541 62 38 (1,586) (1,118) (493) 7,005 (7,499) 5,000
Coordination, Suivi-evaluation et Gestion 10.4 S AN5 702 1,392 (33) 241 706 514 1,093 118 (49) 1,744 (796) 5,631 2,467 3,164
E AN6 965 1,709 21 518 836 940 1,258 118 83 1,744 802 8,994 1,936 7,057
0
C) PRINCIPALES HYPOTHESES & PRIX DE REFERENCE AN7 1,099 1,875 40 700 347 757 1,060 118 67 1,700 802 8,565 1,244 7,321
Produits a/ Unité Prix (FCFA) Intrants Unité Prix (FCFA) E AN8 1,196 1,875 50 795 347 757 997 118 119 1,700 802 8,755 462 8,293
Riz paddy Kg 150 NPK (10-18-18) Kg 450 C AN9 1,230 1,875 15 795 347 757 933 118 123 1,700 802 8,695 462 8,232 (5,000)
Riz blanchi Kg 325 Urée Kg 350 O AN10 1,230 1,875 15 795 836 757 1,153 118 137 1,700 802 9,418 462 8,956
Aubergine Kg 150 Sulfate de potasse Kg 600 N AN11 1,230 1,875 50 795 836 1,024 1,153 118 133 1,700 802 9,718 462 9,255
Tomate Kg 200 Herbicide Litre 3,200 O AN12 1,230 1,875 50 795 558 768 769 118 81 1,700 802 8,746 462 8,284 (10,000)
RE
IE

Piment Kg 300 Insecticide liquide Litre 8,500 M AN13 1,230 1,875 50 795 279 512 384 0 79 1,700 802 7,707 462 7,245
NC

TOTAL BNA (million FCFA) COUTS ECO. (million FCFA)


NA

Gombo Kg 350 Fongicide Kg 4,000 I AN14 1,230 1,875 15 795 0 256 0 0 20 1,700 802 6,693 462 6,231
FI

AVANTAGES ECO. NETS ADD (million FCFA)


Mangue fraiche - non-export Kg 125 Riz, semences locales Kg 160 Q AN15 1,230 1,875 15 795 0 0 0 0 20 1,700 802 6,437 462 5,975
Mangue fraiche - export Kg 225 Riz, semences améliorées Kg 700 U AN16 1,230 1,875 50 795 0 0 0 0 0 1,700 802 6,453 462 5,990
Mangue sechee 1er choix Kg 3,600 Sac recolte riz/legumes U 300 E
AN17 1,230 1,875 50 795 0 0 0 0 0 1,700 802 6,453 462 5,990
Mangue sechee 2eme choix Kg 2,000 Main-d'oeuvre non-qualifié HJ 1,500 AN18 1,230 1,875 50 795 0 0 0 0 0 1,700 802 6,453 462 5,990
Taux de change official (OER) 610 Cout d'opportunité du capital (fin) 10.0% AN19 1,230 1,875 50 795 0 0 0 0 0 1,700 802 6,453 462 5,990
UE

Taux de change de référence (SER) 634 Cout d'opportunité du capital social 8.0% AN20 1,230 1,875 50 795 0 0 0 0 0 1,700 802 6,453 462 5,990
IQ
M

Facteur de conversion standard 1.04 Facteur de conversion output 1.25 VAN@ 8 % (milliards FCFA) 25.9
NO
O

Labour Conversion factor 0.80 Facteur de conversion Intrants 0.83 VAN@ 8 % (millions USD) 40.9
EC

a/ Prix au producteur EIRR 21.5%

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire

Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version


préliminaire
1. Le manuel de procédures du PADFA s’inspirera des manuels existants du PROPACOM Ouest
et sera constitué des éléments suivants: (i) un manuel d’opérations pour la mise en œuvre des
différents volets du projet; et (ii) un manuel des procédures administratives, financières, comptables
et de passation des marchés. Les manuels du PROPACOM et du PROPACOM Ouest seront mis à
jour dans les trois premiers mois du pré-démarrage du PADFA et seront utilisés pour la formation du
personnel de l’Unité de coordination et de gestion du projet (UCP) pendant les premiers mois du
démarrage et durant l’atelier d’appropriation des documents de conception du Programme.
2. Le manuel opérationnel décrira en détails les aspects techniques et les modalités de mise en
œuvre du PADFA et comprendra les éléments ci-après:
I. Présentation du manuel opérationnel
1.1 Objectifs du manuel
1.2 Mise à jour du manuel
Motifs de mise à jour du manuel
Responsabilité de la tenue et de la mise à jour du manuel
Méthodologie de mise à jour du manuel

II. Description du projet


2.1 Objectifs et résultats du projet
2.2 Zone d’intervention
2.3 Stratégie d’intervention
2.4 Bénéficiaires du PADFA
Groupes cibles
Stratégie de ciblage des bénéficiaires
2.5 Structuration du projet et composantes opérationnelles
2.6 Mise en œuvre et partenariats
Partenariats de mise en œuvre
Prestataires des services
Partenariats avec d’autres projets et programmes

III. Cadre institutionnel


3.1 Pilotage
Comité de pilotage du Programme (COP)
Comité d’appui et de suivi technique du Programme (CAST)
3.2 Coordination et gestion
Organigramme du projet
Rôles et responsabilités du personnel de coordination et gestion du projet

IV. Modalités de mise en œuvre des composantes opérationnelles


4.1 Composante 1: Amélioration de la valorisation des produits agricoles
Principes, stratégies et méthodologie d’intervention
Résultats attendus et contribution à l’atteinte des objectifs du Programme
Sous-composante 1.1: activités, maîtrise d’œuvre et modalités de mise en œuvre
Sous-composante 1.2: activités, maîtrise d’œuvre et modalités de mise en œuvre

4.2 Composante 2: Amélioration de l’offre des produits agricoles bruts


Principes, stratégies et méthodologie d’intervention
Résultats attendus et contribution à l’atteinte des objectifs du Projet
Sous-composante 2.1: activités, maîtrise d’œuvre et modalités de mise en œuvre
Sous-composante 2.2.: activités, maîtrise d’œuvre et modalités de mise en œuvre
4.3 Composante 3: Gestion, coordination, suivi et évaluation du Programme
Principes, stratégies et méthodologie d’intervention
Résultats attendus et contribution à l’atteinte des objectifs du Projet

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire

Sous-composante 3.1: activités, maîtrise d’œuvre et modalités de mise en œuvre


Sous-composante 3.2: activités, maîtrise d’œuvre et modalités de mise en œuvre
4.4. Modalités de mise en œuvre par phases
1. Phase de prédémarrage
2. Phase de démarrage
3. Phase d’apprentissage pilote
4. Phase de mise à l’échelle
5. Stratégie de désengagement et de pérennisation

V. Gestion et coordination du projet


5.1. Cadre de mesure de performance du projet
5.2. Planification et élaboration des Plans annuels et budgets de travail
5.3. Systèmes de suivi et évaluation
Suivi d’exécution des activités: rôles et responsabilités, calendrier, outils
Suivi des résultats: rôles et responsabilités, calendrier, outils
Suivi des aspects genre et jeunes: rôles et responsabilités, calendrier, outils
5.4. Enquêtes de référence
5.5. Evaluation formative
5.6. Evaluation à mi-parcours
5.7. Evaluation terminale
5.8. Supervision
5.9. Evaluation d’impact

VI. Gestion des savoirs et communication


6.1. Stratégie de communication
6.2. Rapport et circulation de l’information
6.3. Rapports trimestriels, semestriels, annuels
6.4. Audit
6.5. Rapports pour le comité de pilotage
6.6. Rapports SYGRI et de suivi-évaluation

VII. Annexes
7.1 Cadre logique détaillé
7.2 Format du cadre de présentation des chaînes des résultats
7.3 Format du plan de suivi des indicateurs
7.4 Attributions et rôles des acteurs impliqués dans le suivi-évaluation
7.5 Format du plan de travail et budget annuel (PTBA)
7.6 Format des rapports d’activités
7.7 Format des rapports de suivi semestriel consolidés
7.8 Format des rapports SYGRI annuels
7.9 Grille d’évaluation des partenaires de mise en œuvre
7.10 Termes de références du personnel de l’unité de coordination
7.11 Modèle de contrat de collaboration avec les partenaires stratégiques
7.12 Modèle de contrat avec les prestataires des services
7.13 Stratégie de ciblage
7.14 Stratégie genre
7.15 Stratégie jeunes

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 11: Manuel d’exécution du programme - version préliminaire

3. Le manuel des procédures administratives, financières et comptables comprendra

Volume 1: Description des procédures

SECTION 1: INTRODUCTION: PRESENTATION DU MANUEL


1.1. Champ d’application, Objectifs et Structuration du Manuel
1.2. Mise à jour et limites en matière de contrôle interne du Manuel

SECTION 2: DESCRIPTION DU PROGRAMME


2.1. Zones du Programme
2.2. Groupes cible
2.3. Finalités/Objectifs
2.4. Composantes
2.5. Financement et Coûts
Plan de financement
Résumé des coûts par composante
Coûts totaux par composante et par source de financement
Financement par catégorie de décaissement
Flux financiers
2.6. Attelage institutionnel
Représentant de l’Emprunteur (tutelle financière)
Agent Principal (tutelle technique)
Comité de Pilotage (COP)
Comité d’appui et de suivi technique (CAST)
2.7. Repères significatifs
Date de signature de l’Accord de Financement
Date de mise en vigueur
Revue à Mi-Parcours (RMP)
Date d’achèvement
Date de clôture
2.8. Dispositif organisationnel et de gestion
Unité de coordination et de gestion du Programme (UCP)
Organigramme du Programme
Filière administrative, financière et comptable
Commission technique
2.9. Partenariats de mise en œuvre
2.10. Direction des Politiques, de la Coopération, du Suivi et de l’Evaluation

SECTION 3: PROCEDURES ADMINISTRATIVES

SECTION 4: PROCEDURES FINANCIERES

SECTION 5: PROCEDURES COMPTABLES

SECTION 6: PROCEDURES DE REPORTING, DE CONTROLE, DE SUPERVISION ET DE


COORDINATION

Volume 2: Revue des Tâches/Responsabilités et Supports de Gestion

SECTION 1. REVUE DES TACHES ET RESPONSABILITES


1. Description des postes de travail et termes de référence
2. Gestion des back up
3. Prise en charge du personnel

SECTION 2. SUPPORTS DE GESTION

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PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 12: Respect des politiques du FIDA

Appendice 12: Respect des politiques du FIDA

Politique Adhésion aux politiques du FIDA

Le PADFA est aligné au cadre stratégique du FIDA 2016-2025 qui s’attache à favoriser une
transformation inclusive et durable du monde rural. Le PADFA mettra en œuvre des activités
sous-tendant l’atteinte des trois objectifs stratégiques du FIDA qui consistent à (i) améliorer de
Cadre stratégique du
manière durable et résiliente les capacités productives des populations rurales pauvres, (ii)
FIDA 2016-2025
accroître les avantages que ces populations tirent de leur intégration/participation au marché, (iii)
renforcer la viabilité environnementale et accroître la résilience au changement climatique de leurs
activités économiques.

Fortement aligné avec les engagements prévus du FIDA en Côte d’Ivoire tels que décrits dans la
Note de Stratégie Pays 2016-2018 qui s’articule autour de deux objectifs stratégiques relatifs à: (i)
Note de Stratégie Pays l’appui aux Organisations Professionnelles Agricoles pour qu’elles soient en mesure de fournir des
2016-2018 services à leurs membres et d’influencer les politiques agricoles; et à (ii) l’appui aux filières
vivrières et horticoles pour créer des emplois et de la richesse en vue de réduire la pauvreté en
milieu rural.

Aligné avec la stratégie de changement climatique du FIDA (2010), en particulier avec les
objectifs suivants (i) appuyer les approches innovantes pour aider les petits producteurs, femmes
Stratégie de changement et hommes, à mieux résister au changement climatique; (ii) aider les petits exploitants à tirer parti
climatique des mesures d’incitation et des financements disponibles pour en atténuer les effets; et (iii)
instaurer une concertation plus cohérente sur le changement climatique, le développement rural,
l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Aligné avec la politique de gestion des ressources naturelles et de l’environnement du FIDA


(2011), en particulier avec l’objectif d’intégrer la gestion durable des biens naturels dans les
Gestion des ressources
activités du FIDA et de ses partenaires et les principes fondamentaux suivants: (i) action en faveur
naturelles et de
des chaînes de valeur afin de soutenir la croissance verte (principe 5); et (ii) promouvoir un
l’environnement
développement rural judicieux sous l’angle de la lutte contre les changements climatiques
(principe 3)

Le projet proposera des mécanismes et activités qui sont alignés sur la stratégie nationale pour le
secteur de la microfinance (2015) ainsi que les stratégies, principes et outils du FIDA dans le
domaine de la finance rurale et de financement des filières. Il s’agit notamment: (i) de la politique
du FIDA en matière de finance rurale (FIDA, 2009); (ii) des outils décisionnels du FIDA en matière
Politique de finance rurale
de finance rurale (FIDA, 2010); (iii) de la note technique sur le financement a coûts partagés ou
du FIDA
matching grants (FIDA-FAO, 2012); et (iv) des notes « how-to-do » sur les lignes de crédit, les
fonds de garantie, l’accès des jeunes ruraux a la finance rurale, etc. Le projet cherchera à
s’aligner avec les pratiques des autres acteurs du développement dans la zone qui ont déjà fait
leur preuve.

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Côte d’Ivoire
PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 12: Respect des politiques du FIDA

Politique Adhésion aux politiques du FIDA

Aligné conformément à la stratégie ciblage et genre du FIDA, le PADFA a développé des activités
qui favorisent:
- l’autonomisation économique: accès des femmes et des jeunes aux actifs de production et au
financement, participation aux activités rémunératrices et de diversification des revenus (activités
en aval des filières, intégration dans les 4P), etc.;
- la représentation et la participation aux processus de prise de décision: intégration des femmes
et des jeunes dans les groupements et appui à leurs organisations, renforcement de capacités
des organisations de femmes et de jeunes;
- le partage équitable des charges de travail: introduction de méthodologies interactives entre les
sexes qui sont axées sur les ménages et les organisations, technologies de captage et de
Stratégie de ciblage du distribution d’eau permettant d’alléger les corvées d’eau, introduction de technologies de
FIDA transformation et de stockage plus performants, dotation d’équipements pour faciliter le transport
des produits, etc.
Le PADFA s’engage auprès des ruraux pauvres, des femmes et des jeunes bénéficiaires
privilégiés qui se trouvent au cœur des interventions du FIDA. Les appuis que le projet va
apporter ont considérés les profils diversifiés des groupes cibles, notamment par une analyse de
genre (sexe, âge) et une analyse des moyens d’existence (niveau de richesse); lesdits appuis
répondent ainsi à leurs besoins, aspirations et priorités différenciés. Le PADFA s’assure
également de prendre en compte la dimension ciblage, genre et jeunes tout au long du cycle de
vie du projet. Le développement des stratégies et mécanismes de ciblage, genre et jeunes a été
initié au cours de la conception; ces stratégies seront assorties de mesures opérationnelles
pendant la mise en œuvre. Le projet veillera également à ce que cet aspect soit bien pris en
compte lors du suivi de l’atteinte des résultats et l’évaluation des impacts du projet.

Aligné. L'approche de développement adoptée par le PADFA est axée sur les filières, et repose
sur une analyse globale de l'ensemble de la filière (pour chacune des trois filières) depuis le
producteur jusqu'au consommateur final. L’approche filière adoptée tient compte de l’ensemble
Intégration des petits des parties prenantes dans chaque filière (outre les ruraux pauvres, jeunes et femmes qui
producteurs et du secteur constituent le principal groupe cible du FIDA) et de leurs interactions. Le marché est considéré
privé dans les filières comme étant l’élément moteur, et les activités reposent sur une évaluation du niveau de la
agricoles demande et de la capacité des marchés à absorber une production supplémentaire. Le PADFA
incite l’intégration du secteur privé pour promouvoir l’émergence de partenariats public-privé-
producteurs permettant l’accès aux marchés; et dans lesquels les rôles et les responsabilités des
parties sont bien définis, et les risques et bénéfices sont partagés.

Note d'évaluation sociale,


environnementale et Aligné. La Note est présentée en section II de l’Annexe 12
climatique (SECAP)

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et


climatique préliminaire
Introduction
1. Le présent document d'évaluation sociale, environnementale et climatique se concentre sur les
trois filières pré-identifiées pour le PADFA: le riz, le maraîchage et la mangue. Elles ont été identifiées
en raison de leurs caractéristiques pro-pauvres et leur potentiel de développement dans la zone. Il
s’agit de filières stratégiques pour le pays en raison de leur importance dans l’économie nationale;
leur contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et la diversification des revenus des ruraux
pauvres concernés. L’approche met l’accent sur les activités en aval de la production à travers la
valorisation des produits agricoles et l’amélioration de l’offre. La première composante a pour objectif
de générer une plus-value pour les acteurs et d’améliorer la performance des chaînes des valeurs par
la transformation et la commercialisation des produits des trois filières. La deuxième composante a
pour objectif l’amélioration de la production par l’amélioration de la productivité et la qualité des
productions agricoles et la professionnalisation et dialogues entre les acteurs des filières.
Groupes cibles
2. Le PADFA vise principalement les petites exploitations familiales engagées dans les différents
segments des filières. L’approche filière promue par le projet permet cependant de toucher
l’ensemble des acteurs notamment (i) les petits producteurs et leurs organisations; (ii) les acteurs en
aval des filières dont les transformateurs, les transporteurs, les commerçants et les consommateurs;
(iii) les acteurs exerçant des activités et métiers connexes dont, les fournisseurs et réparateurs de
matériels et équipements agricoles; (iv) le secteur privé qui permettra d’impulser des partenariats
rentables, inclusifs et équitables au niveau des filières.
3. Au niveau des sites retenus, le PADFA développera des mesures de ciblage direct qui repose
sur une démarche participative associant la communauté. Une catégorisation sociale basée sur des
critères de pauvreté, de vulnérabilité, et d’accès aux ressources et des marchés sera réalisée en vue
de favoriser l’inclusion des femmes et des jeunes dans les activités du projet. Cet aspect est détaillé
dans l’appendice 2 relative au ciblage.
4. Les femmes rurales et les jeunes ruraux (15 - 35 ans) constitueront des sous-groupes
privilégiés en raison des difficultés qu’ils rencontrent dans l’accès aux facteurs de production et aux
connaissances, du niveau marqué de chômage et de sous-emploi. Il s’agit des femmes et des jeunes
déjà actifs au niveau des filières, des jeunes (femmes et hommes) déscolarisés mais également des
jeunes diplômés sans emploi désireux de s’installer dans les filières appuyées.

1. Principales caractéristiques du paysage et questions clés (société, ressources


naturelles et climat) Figure 1: Zone d’intervention du PADFA

Zone d’intervention
5. La zone d’intervention du PADFA est localisée dans les deux
districts, la Vallée du Bandama située au Centre et le district de
Savanes au Nord représentant 13,4% de la population de la Côte
73
d’Ivoire . Une extension sera possible dans le district de Zanzan
situé à l’Est du pays. Les régions ciblées (Bagoue, Poro, Tchologo,
Hambol et Gbeke) sont caractérisées par une plus grande incidence
de la pauvreté allant de 57% à 83%, contre une moyenne nationale
74
de 46,3% basée sur l’évolution de la pauvreté de 2002 à 2015. Le
rapport précise qu’en 2015, il y a eu un recul de la pauvreté estimé à
46,3% alors qu’il était de 48,9% en 2008. Dans la zone du
programme, le taux de pauvreté en 2015 était estimé à 62% dans les
Savanes, à 55% dans la Vallée du Bandama. Selon l’enquête INS,

73
RGPH 2014 - recensement général de la population Cote d’Ivoire : 22 671 331 habitants
74
Source : INS, ENV2015

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2015, l’insécurité alimentaire globale (sévère et modérée) est beaucoup plus accentuée dans les
régions de la Bagoué (18,3%), du Tchologo (16%), du Poro (15,3) où la prévalence de l’insécurité
alimentaire est au-dessus de la moyenne nationale (12,8%).
6. L’identification des zones d’interventions du PADFA est basée sur les critères suivants (i) la
concentration des filières ciblées; (ii) la prise en compte de la demande du marché et la présence du
secteur privé considéré comme point structurant pour impulser les partenariats; (iii) le niveau de
vulnérabilité caractérisé par l’incidence élevée de la pauvreté, la proportion élevée de personnes en
75
insécurité alimentaire, la prévalence de la malnutrition chronique ; (iv) l’existence des initiatives et
structures appuyées par le PROPACOM toujours opérationnelles; et (v) la recherche de
complémentarité avec les autres interventions en cours. Concernant le choix des localités, le PADFA
s’attachera à identifier les poches de pauvreté, et à appuyer la valorisation des infrastructures déjà
construites par le Projet d’appui à la commercialisation agricole et à la commercialisation
(PROPACOM) et les autres partenaires. Les organisations professionnelles agricoles (OPA)
constitueront une porte d’entrée pour l’identification des bénéficiaires potentiels.
Contexte socioculturel
7. Les effets de plus de dix années de conflit sur l’agriculture et la protection des ressources
naturelles de Cote d’Ivoire se font encore sentir. Pendant la crise, les productions agricoles sont
retombées à des niveaux minima, les paysans ayant difficilement accès aux intrants et aux marchés.
La zone est confrontée à l’émergence de problématiques liées en partie à la pression démographique
qui augmente et une évolution du régime foncier. Ces deux éléments conjugués entrainent des
défrichements inconsidérés avec la disparition du patrimoine forestier et une dégradation des sols
76
causée en partie par les feux de brousse incontrôlés .
8. Au niveau foncier. Depuis l’indépendance, la terre appartenait implicitement à ceux qui
l’exploitait bien que cela aille à l’encontre du droit coutumier. Après l’adoption d’un nouveau code
foncier en 1998, les étrangers ont été expropriés et seuls les Ivoiriens peuvent aujourd’hui détenir des
droits de propriété, dans un pays où de nombreux immigrés notamment burkinabè sont venus
s’installer. Ces nouvelles dispositions ont conduit à de nombreux conflits entre les autochtones et les
migrants internes au pays mais également entre les autochtones et les migrants étrangers. Cela étant
dit, la disponibilité des terres ne semble pas être perçu comme un problème au niveau local, les
paysans exploitants ayant recours à la location des terres. Les leçons tirées des programmes
77
financés antérieurement par le FIDA et l’UE ainsi que les expériences du PARFACI 2013-2017
78
permettront de s’inspirer de ces savoirs faire. A titre d’exemple, le travail de la FAO et de l’UNESCO
sur les droits fonciers tenant compte des autorités traditionnelles devrait servir pour établir des
mécanismes plus durables.
9. Dans la zone envisagée pour le Programme, les conflits relèvent généralement de
contestations entre éleveurs transhumants et agriculteurs relatifs aux dégâts engendrés par les
troupeaux dans les cultures et parfois entre les jeunes et leurs aînés. En effet, le contrôle de certains
bas-fonds aménagés par les projets de développement pour réinstaller les jeunes dans la Vallée du
Bandama ont été source de tensions entre aînés et cadets d’une même communauté,
particulièrement dans les environs de Bouaké.
Contexte Humain
10. Les indicateurs sociaux sont particulièrement bas en Côte d’Ivoire: l’espérance de vie est de 58
ans, les taux de scolarisation global de 74% (83% pour les garçons et 66%pour les filles, le taux
d'alphabétisation des adultes est de 55% et le taux de malnutrition dans les régions du Nord
supérieur à celui du niveau national évalué à 17%. La population en âge de travailler (âgée d’au
moins 14 ans) représente 62,8% de la population. Elle est composée de personnes relativement

75
L’incidence de la pauvreté au niveau des régions d’intervention va de 57% à 83% (Profil de pauvreté, 2015). De plus, 12,8%
des ménages sont vulnérables à l’insécurité alimentaire dont 4% sous la forme sévère. Cette proportion est plus importante en
milieu rural (15%) qu’en milieu urbain (10,6%). les données montrent une forte corrélation entre le retard de croissance des
enfants et le niveau de revenus des ménages.
76
Feux de brousse incontrôlés représentent 23% de la dégradation des forêts au niveau national (stratégie nationale REDD+)
77
Projet C2D-PARFACI Appui à la mise en œuvre de la loi sur le foncier rural. Le projet s’inspire des leçons tirées des récents
programmes financés par l’UE et le FIDA dans le domaine du foncier et du vivrier.
78
UE.2014-2018. Partenariat Public Privé pour l'accélération de la mise en œuvre de la loi sur le foncier rural

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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

jeunes (63,1% ont moins de 35 ans) et de personnes faiblement instruites (73,1% ont au plus le
niveau primaire). 52,8% de cette population vit en milieu urbain et 47,2% en milieu rural.
11. Les jeunes sont particulièrement touchés par la pauvreté. En effet, 51,4% des jeunes de moins
de 25 ans sont pauvres; et 7 pauvres sur 10 ont moins de 25 ans. Cette tendance est accrue en
milieu rural où ce taux atteint 62,6%. Les femmes sont fortement présentes dans le secteur agricole
avec près de 55% de femmes actives. Elles constituent une part importante de la main d’œuvre non
rémunérée notamment dans les cultures de rente. Elles assurent également entre 60 et 80% de la
production et du commerce des produits vivriers et garantissent ainsi la sécurité alimentaire. Elles
sont organisées au niveau local dans des groupements, toutefois elles ont peu d’influence au niveau
politique et participent peu aux sphères de décision (surtout dans le Nord). Elles sont sujettes à
l’exclusion sociale et ont des possibilités d’intégration limitées. Majoritaires dans les OPA liées au
vivrier, les femmes sont en minorité quand il s’agit d’OPA organisées à des fins commerciales (par
exemple le riz). En dépit de leur importance dans la production agricole, très peu de femmes sont
propriétaires, même si le code foncier leur reconnait des droits. Elles sont souvent analphabètes et
doivent faire face à la pénibilité des tâches agricoles et de transformation à cause d’un manque de
mécanisation. Elles bénéficient d’un accès très limité aux parcelles aménagées, aux intrants, aux
services agricoles et ont peu de connaissances en entrepreneuriat/gestion et en commercialisation.
Les ressources naturelles et leur gestion
Figure 2: Déforestation 1990-2015

12. En 50 ans, le pays a perdu près de 90% de ses forêts


naturelles avec un taux de déforestation annuelle estimée à 250 000
ha/an entre 1990 et 2015. Une très grande partie de la population
rurale vit des plantations agricoles et des profits générés par une
forte demande agricole au niveau internationale. Le pays reconnaît
qu’il est confronté à assurer la production agricole pour lutter contre
79
la pauvreté ou conserver le peu de forêts restantes . Dans la zone
du PADFA, le coût d'accès aux ressources naturelles est bon
marché (grandes surfaces de terres cultivables et de parcours et
petit nombre de personnes contrôlant l'accès à ces ressources).
L'absence de règles communes d'utilisation et de gestion des terres
défrichables amène les nouveaux occupants à exploiter le plus
rapidement possible l'espace qu'on leur a attribué pour s'approprier
le maximum de surface. Il en résulte un défrichement sans mesure conservatoire des sols et de la
végétation, des feux de brousse et une régénération des terres par une jachère de qualité qui n’est
pas toujours assurée. Les nouveaux arrivants privilégient une stratégie d'extensification des systèmes
de culture pour occuper le maximum d’espace et pour obtenir le plus de revenus possible.
13. La zone du Programme fait l’objet de déboisements pour la fabrication de charbon de bois.
Cette coupe de bois couplée au changement climatique (réduction des pluies, augmentation des
températures) aggrave le phénomène d’érosion des sols (pluie, Harmattan) et diminue leur fertilité.
Les systèmes de production sont basés sur la jachère longue qui permet une certaine gestion de la
fertilité des sols et le contrôle de l’enherbement. La durée de la jachère dépend de la densité de la
population rurale déterminant le niveau de disponibilité des terres. Depuis une quinzaine d’années, le
développement de la riziculture et du maraîchage dans les bas-fonds irrigables ou aménagés est
observé. Toutefois, sans aménagement préalable, les populations ont tendance à écarter la riziculture
qui demande un volume d’eau important et une certaine régularité des précipitations.
14. L’analyse du secteur des ressources en eau face aux changements climatiques montre que les
eaux souterraines (estimées à 87,9 milliards de m3 dont 37,7 milliards de m3 sont renouvelables) et
eaux de surface sont relativement importantes. La zone du programme est une zone aride, elle
souffre plus particulièrement du manque d’accès à l’eau; le contrôle de la qualité des ressources en
eau relève de prélèvements regroupés sur le littoral et les principaux fleuves.
15. Le Parc national de la Comoé, Réserve de la biosphère et Patrimoine mondial de l’UNESCO,
est situé dans la zone de Zanzan. Il contribue à la stabilisation du climat et est essentiel pour les
productions agricoles et l’économie du pays. Autour du parc, la culture de la noix de cajou et l’élevage
bovin jouent une rôle important. Le parc se trouve entièrement dans la zone de savane, il renferme
79
Stratégie nationale REDD+ 2016.

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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

une grande diversité d’habitats, savanes arbustives et boisées, des fôrets galeries, fôrets fluviales et
herbages littoraux. Le fleuve Comoé traverse le parc du nord au sud sur 230 km. L’évaluation
environnementale menée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) relève
que le parc national de la Comoé a conservé l’intégrité de son paysage et son habitat. Pendant la
crise, la principale pression exercée sur le parc provenait du braconnage intensif, du pâturage du
80
bétail et des feux tardifs . Les recommandations de l’étude soulignent l’importance d’impliquer la
population locale dans la surveillance et la gestion du parc. La GIZ intervient auprès des populations
vivant autour des parcs et se concentre sur deux pôles d’intervention: (i) valeur ajoutée des
81
productions agricole et (ii) gestion durable et protection des ressources naturelles des parcs . La
mission de formulation n’a pu se pencher sur le Parc National de la Comoé considérant qu’il se situe
hors de la zone d’intervention du Programme mais pourra au moment opportun tirer les leçons des
projets de la GIZ.
Les caractéristiques du Climat
16. La zone d’intervention du Programme correspond à la zone soudanienne de savanes sèches
caractérisée par un climat tropical monomodal de type soudano-guinéen (26°C à 27,5°C) marqué par
une seule saison des pluies intervenant de mai à septembre-octobre. Les précipitations oscillent entre
1 100 mm et 900 mm/an et les taux d’humidité sont de l’ordre de 40% à 50%. Dans un gradient Nord-
Sud, le paysage est constitué d’herbages et d’arbustes, puis de bosquets d’arbres et enfin de forêts-
galeries sur les berges des fleuves.
17. Réduction de la pluviométrie. Au cours des cinq dernières décennies, la pluviométrie
moyenne annuelle a baissé de façon sensible suivant un gradient Est-Ouest et Nord-Sud. La variation
relative calculée entre 1950-1960 et 1970-1990 montre une diminution des précipitations d’environ
28% dans la partie septentrionale du pays. Ainsi dans la zone d’intervention du PADFA, les pluies
annuelles restent inférieures à 1000 mm.
Figure 2: Hauteurs pluviométriques, moyennes annuelles entre 1950 et 1999

Source : FIDA, PROPACOM, Document de travail n°3 Mesures d’adaptation au


changement climatique
Figure 3 : Évolution des températures entre 1960 et 1999
18. Augmentation des températures
annuelles. Les températures moyennes
annuelles entre 1960 et 1999 ont augmenté de
un à deux degrés dans la zone d’intervention.
Dans la Zone Agroclimatique 3 (Bondoukou et
Bouaké): la température moyenne actuelle de
26-27 °C passera à 29- 30 °C dans un siècle en
2110. Les pluies annuelles moyennes actuelles
de 1000-1400 mm/an baisseront entre 770 et
1200 mm/an.

80
PNUE 2015. Côte d’Ivoire. Évaluation environnementale post-conflit
81
GIZ Développement des espaces naturel et économiques Tai et Comoé (projet en cours)

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Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

19. L’indice d’aridité augmentera mais restera inférieur à 2 indiquant que la zone restera soudano-
guinéenne avec des forêts peu humides et des savanes humides. Les feux de brousse seront plus
fréquents et détruiraient les pâturages et les plantations. Dans la Zone Agroclimatique 4 (Korhogo et
Ferké): la température moyenne actuelle de 26-28 °C évoluera vers 29-31 °C dans un siècle en 2110.
Les pluies annuelles moyennes actuelles de 900-1400 mm/an baisseront entre 700 et 1200 mm/an.
L’indice d’aridité augmentera et passera au dessus de 2 transformant la région du nord de la Côte
d’Ivoire en une zone semi-aride et particulièrement à risque car l’érosion des sols pourrait être
irréversible.
20. Projections climatiques. Les résultats des projections à l’horizon 2030 et en utilisant le
scénario AR5 montrent: i) une hausse des températures moyennes de l’ordre de 1,2°C ce qui est déjà
relativement important; ii) les mois de mai-juin plus secs; iii) pas de variation forte des précipitations à
Bouaké (vallée du Bandama) et Korogho (Région de Poro); iv) une hausse des fortes pluies d’avril à
82
septembre-octobre au niveau de toute la zone d’intervention .

21. Réduction de la longueur des saisons Figure 4: Écarts en jours de la saison culturale
culturales. La longueur de la saison culturale s’est
réduite d’une manière générale: (i) de 10 à 20 jours dans la Vallée du
83
Bandama et (ii) de 0 à 10 jours dans le district des Savanes (région de Poro) .

Figure 5: Prévisions sur les risques d'inondation


22. De manière globale, l’impact des effets du
changement climatique sur la production agricole sont: i)
l’augmentation de la température de l’air qui pourra avoir
des conséquences sur l’accroissement de
l’évapotranspiration du sol et des plantes qui viendra
diminuer la quantité d’eau disponible pour la croissance
des plantes; et ii) l’augmentation de la fréquence et de
l’amplitude des aléas climatiques tels que les fortes pluies
et les inondations, notamment à l’extrême Est et dans la
84
région de Poro avec de forts risques d’inondation .

2. Impact, risques potentiels et mesures d’atténuation du Programme sur les plans


sociaux, environnementaux et du changement climatique
23. Les enjeux clés sont: i) le manque de capital dans l’agriculture y compris en amont et en aval
de la production compte-tenu du faible niveau d’attraction du secteur; ii) la faible capacité des
agriculteurs à cultiver de plus grandes surfaces, la mécanisation restreinte et la faible capacité des
populations en gestion et entreprenariat; iii) la marginalisation des femmes et des jeunes; iv) la faible
capacité des OPA à rendre des services à leurs membres, et qui sont souvent informelles; et v) la
baisse de la fertilité des sols avec une baisse des rendements et des problèmes de fertilité des sols
85
généralisés dans la bande extrême Nord .
24. Au niveau environnemental, les risques identifiés lors de l’élaboration du Programme sont: (i)
une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées des unités de transformation; (ii) l’utilisation
d’énergies conventionnelles (bois, charbon de bois) pour le fonctionnement des unités de stockage,
de transformation ou encore de mise en marché à la place d’énergies vertes par les entrepreneurs du
fait d’un coût à l’investissement dissuasif ou de leur indisponibilité sur le marché; (iii) une mauvaise
implantation des infrastructures menant à des pollutions de cours d’eau ou à la fragilisation de
l’environnement; (iv) l’utilisation déraisonnée de produits phytosanitaires pour augmenter la

82
CIP-UCT, Tendances multimodèles AR5.
83
FIDA, PROPACOM, Document de travail n°3 Mesures d’adaptation au changement climatique
84
OMS, E-atlas sur l’évaluation du risque d’inondation en Côte d’Ivoire, 2010
85
Résultats de l’étude ICRAF/IFAD menée au niveau du PROPACOM.

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production; (v) pression et dégradation des terres pour approvisionner le marché; et (vi) la non-
utilisation de biofertilisants à cause d’un manque d’information et de disponibilité, d’un surcoût
éventuel et d’une méconnaissance de son utilisation.
25. Au niveau social, les risques identifiés concernent: i) des contraintes liées à l’accès au foncier
(en particulier dans le cadre du droit coutumier, les femmes n’ont pas droit à la propriété; ii) la
mauvaise gestion des infrastructures à moyen long terme par les usagers; iii) de possibles conflits
pour l’accès aux infrastructures; iv) l’exclusion des populations les plus vulnérables (pauvres, jeunes,
femmes) des filières ou un partage inéquitable de la valeur ajoutée entre les différents acteurs de la
filière. Le développement d’une stratégie de ciblage permettra de minimiser ces risques.
Impacts et risques potentiels
23. Au niveau social. Pour réduire ces risques, le PADFA ciblera les petits producteurs plus
vulnérables aux marchés et autres différents segments des filières. Il accordera une attention
particulière aux femmes et aux jeunes car ils ont: un niveau de formation très faible, un accès limité à
du capital productif et à des services d'appui techniques ou financiers ou aux marchés. L’amélioration
de leur accès à des savoirs (informations/connaissances) et des actifs productifs permettra de
diversifier et renforcer leurs moyens d’existence et de leur permettre d'augmenter leurs revenus. Les
femmes et les jeunes sont les acteurs majoritaires des 3 filières ciblées, représentant par exemple
90% pour la filière maraîchère et mangue. Le PADFA va permettre de minimiser les contraintes liées:
à l'approvisionnement en intrants, la transformation et l'acheminement de la production sur les
marchés (transport, énergie, entreposage), le manque de connaissance sur les enjeux et les prix ce
qui occasionne une concurrence parfois faussée (ententes illicites de grands producteurs), des
ponctions diverses légales et parfois illégales, qui viennent grever les maigres profits qui peuvent être
réalisés.
24. Une attention particulière sera portée sur les conflits potentiels relatifs aux infrastructures
communautaires tels que les bas-fonds aménagés, les unités de transformation, de stockage et de
mise en marché, etc. Ces infrastructures de par les opportunités qu’elles peuvent créer, peuvent faire
l’objet d’une captation par les élites, de conflits intergénérationnels ou entre hommes et femmes ou
encore être détournées de leur usage premier. Leur gestion peut poser des problèmes liés à
l’effritement des dispositions mises en place durant le lancement des projets (création de comité de
gestion, mise en place de cotisations pour d’éventuels coûts d’entretien et de maintenance) et
notamment des difficultés à collecter les cotisations et à entretenir les infrastructures régulièrement
sur le moyen terme. Le PADFA va, par des actions de ciblage direct, d’appui conseil, d’information,
éducation et communication, et la diffusion des informations à travers différents médias, s’assurer que
ces contraintes sont minimisées. À titre d’exemple, le développement de partenariats publics-privés-
producteurs (4P) permettra l’amélioration du plateau technique des unités de transformation et inclura
la promotion de l’entreprenariat des jeunes permettant ainsi d’offrir des possibilités d’emplois et la
mise en place d’entreprises innovantes qui incluent 50% de jeunes et femmes accompagnées par des
coopératives, des privés et des services étatiques.
25. Des aspects positifs méritent d’être soulignés: (i) l’augmentation de la production agricole
induite par la demande du marché et la valorisation des produits agricoles, l’introduction de variétés
performantes et résilientes au CC, (ii) l’amélioration des techniques culturales, meilleure gestion de
l’eau, utilisation des fertilisants, (iii) la valorisation des déchets et sous-produits des filières. Toutes
ces activités permettront d’améliorer les niveaux des revenus et les conditions de vie des
bénéficiaires.
26. Au niveau environnemental au niveau de la transformation et la commercialisation: (i)
l’utilisation de sources d’énergie conventionnelles, notamment de bois-énergie pour le fonctionnement
des unités de transformation, qui pourrait accentuer la déforestation dans une zone déjà fortement
fragilisée; (ii) aux abords des infrastructures de mise en marché, une pollution causée par les déchets
organiques, sacs plastiques et emballages; (iii) la réhabilitation des aménagements hydro-agricoles et
la construction d’infrastructures de transformation, de stockage et de mise en marché envisagées
peuvent générer des effets négatifs sur l’environnement tant pendant les travaux que durant la phase
d’exploitation comme: (i) un risque élevé de dégradation de la qualité de l’eau et des sols si aucune
mesure n’est prise pour une bonne gestion des déchets et des effluents des unités de transformation;
(ii) une perte de biodiversité et dégradation des sols due à la monoculture (une seule variété au
détriment de la rotation des cultures) et de l’habitat pour certaines espèces pendant les phases de

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travaux avec le défrichement des sites, la création de pistes d’accès éventuelles, l’utilisation de bois
pour la construction.
27. Au niveau de la production: (i) l’intensification des cultures maraîchères s’accompagne d’une
utilisation plus importante de produits phytosanitaires du fait de la sensibilité de ces cultures aux
maladies et parasites. Une mauvaise utilisation pourrait mener à des contaminations graves de l’eau
et des sols, et au niveau sanitaire, exposer les producteurs et les consommateurs à des produits
toxiques dangereux si des protocoles stricts ne sont pas mis en place; (ii) la distribution d’intrants et
notamment d’engrais biologiques. Le risque repose sur le fait que la disponibilité des biofertilisants ne
soit pas assurée, il faudra s’assurer que conformément au DCP, des biofertilisants soient utilisés; (iii)
pour les aménagements hydro-agricoles, des risques d’augmentation des foyers propices au
développement d’organismes vecteurs de maladies (bilharziose, amibiase, paludisme, etc.).
28. Pour contrer ces risques, le PADFA va axer ses activités sur: l’amélioration de la performance
des chaînes des valeurs qui passera par la transformation et la commercialisation des produits des
trois filières. Pour le riz: (i) renforcement des plateformes régionales multi-acteurs; (ii) amélioration du
plateau technique des mini-rizeries et des décortiqueuses; (iii) appui aux infrastructures de stockage
intermédiaire et commercialisation du riz; (iv) valorisation des sous-produits du riz et (v) exploitation
de la balle de riz pour la production de la bioénergie. Pour le maraîchage: (i) mise en place de
plateformes régionales et départementales;(ii) amélioration des circuits de commercialisation; (iii)
réhabilitation et développement des infrastructures de conditionnement et de commercialisation; (iv)
transformation, conditionnement et conservation des produits maraîchers. Pour la mangue: (a) mise
en place des plateformes régionales; (b) diffusion des normes de qualité sur les produits de la
mangue; (c) développement des partenariats publics-privés-producteurs 4P; (d) renforcement du
plateau technique des stations de conditionnement existantes pour la mangue fraiche destinée à
l’exportation; (e) transformation industrielle des fruits; (f) mise en place d’unités de séchage moderne;
(g) appui à la mise en place ou la réhabilitation d’unités de type artisanale de séchage; (h) promotion
de la mangue fraiche et les produits de mangue destinés au marché national.
29. L’amélioration de la productivité et la qualité des productions agricoles passeront par la
professionnalisation et le dialogue entre les acteurs des filières. Pour le riz: (a) multiplication et
diffusion des semences de qualité; (b) accès aux intrants et aux équipements de production; (c) appui
conseil aux bonnes pratiques de production, de récolte et de stockage; (d) exploitation, valorisation et
gestion des sites aménagés. Au niveau du maraîchage: (a) valorisation et exploitation des
infrastructures de production; (b) multiplication et diffusion des semences de qualité; (c) conseil
agricole et vulgarisation des bonnes pratiques de production. (d) développement des entreprises des
jeunes maraîchers. Les activités pour la gestion écologique des plantations paysannes de mangue
sont: (a) lutte contre la mouche des fruits et autres parasites: (b) régénération des plantations
familiales (c) appui conseil et suivi technique des vergers.
30. Pour ce faire: (i) des formations en cascades (utilisant des outils pédagogiques adaptés) et les
médias locaux et nationaux (radios); (ii) la sensibilisation et la diffusion des informations et pratiques
pour contrer les risques environnementaux et agricoles (l’utilisation accrue des pesticides et autres
produits chimiques dans l’agriculture); (iii) la création de micro-entreprises de jeunes sur la
valorisation des fumures organiques et la production de compost permettant ainsi de réduire
l’utilisation des produits phytosanitaires dans les zones d'intervention du PADFA. Toutes ces actions
seront établis avec les structures d’appui conseil et paysans leadeurs et contribueront à leur
appropriation par les communautés.
31. Risques climatiques. Les risques climatiques sont en premier lieu les périodes de sècheresse
qui ont tendance à se prolonger et les fortes pluies qui entrainent des phénomènes d'érosion et les
inondations. La mangue est particulièrement affectée par les pluies précoces et les vents violents au
moment de la floraison.
32. Changement climatique et adaptation au changement. Le Programme prendra en compte
les problèmes liés aux changements climatiques en proposant diverses mesures d'adaptation en
fonction de la problématique des sites d'intervention. Mis en œuvre dans une zone où les ressources
naturelles sont déjà fortement dégradées, et où le processus de dégradation se poursuivra, le
programme renforcera la gestion des ressources naturelles qui seront à la base des filières appuyées.

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Côte d’Ivoire
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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

86
33. Superficies agricoles. Certaines analyses montrent que la production agricole reste avant
tout très significativement corrélée aux superficies démontrant ainsi que la variation de la production
est principalement due à celle des surfaces exploitées.
34. Filière mangue. Le PADFA interviendra dans la gestion durable et écologique des plantations
paysannes vu leur vieillissement et les contraintes liées à la lutte contre les parasites de la mangue.
Le Programme facilitera l’accès durable et à moindre coût des petits producteurs aux facteurs de
production et aux innovations technologiques, aux conseils agricoles, et au financement des activités
de reboisement (pépinières), collecte et de conditionnement. Le Programme consolidera et
capitalisera sur les acquis du projet régional de lutte et de contrôle des mouches des fruits en Afrique
de l’Ouest exécuté par le CNRA dans le cadre du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et
le développement agricoles (CORAF). La lutte intégrée de la mouche à fruit passera par l’utilisation
de techniques de conservation des sols, de lutte biologique contre les maladies (utilisation d’appâts,
etc.
35. Maitrise de l’eau. La réhabilitation des barrages et retenues d’eau associée à l’utilisation des
systèmes d’irrigation de style californien ou goutte à goutte vont permettre de maintenir et/ou
augmenter les productions vivrières à des niveaux élevés. La perception du changement climatique
87
par les paysans s’illustre à travers les difficultés d’accès à l’eau , élément primordial dans le milieu
rural; le manque de pluie dans une zone agricole est perçu comme un élément du changement
climatique. La mise en place d’un service d’information agro-météo et la maîtrise d’outils
météorologiques tel qu’initié par le PROPACOM-Ouest permettront de: (i) sensibiliser les petits
producteurs sur les changements climatiques et, (ii) impliquer les paysans leadeurs dans la validation
et la diffusion d’information sur de nouveaux calendriers culturaux, et (iii) permettre une large diffusion
des messages agro-météorologiques à travers les radios communautaires.
36. Production maraîchère. La ressource en eau nécessaire à la production représente le point le
plus sensible du point de vue climatique. Pour limiter l'impact sur la ressource en eau, des mesures
d'économie d'eau seront promues par le projet, tels que des systèmes d’adduction en eau type
« californien » et le goutte à goutte ainsi que le pompage solaire.
37. Accès aux ressources. Le nord étant une zone d’élevage par excellence, la dégradation des
conditions climatiques impactera négativement les productions par le manque de fourrages et d’eau
pendant les longues périodes de sècheresse. Les conflits agriculteurs et éleveurs seront plus
nombreux et plus fréquents avec des conséquences certainement plus dramatiques. Les feux de
brousse seront plus fréquents et détruiraient les pâturages et les plantations. Les activités de
protection, conservation de la fertilité des sols, l’agroforesterie et la promotion de haies vives
permettront de réduire ces risques.
Tableau 1: Résumé de l’impact du changement climatique dans la zone d’intervention du
PAFPA
Zones Zone soudanienne (climat monomodal à courte saison des pluies)
Savane sèche
Districts et régions Districts des Savanes et la Vallée du Bandama
Prévision des -Baisse marquée des précipitations à l’Est et stabilisation dans le reste de la zone
modèles climatiques d’intervention;
à moyen terme -Augmentation des risques d’inondations et de pluies violentes entre avril et octobre;
-Réduction des saisons culturales à l’Est liée à la diminution de la saison pluvieuse
(volume, irrégularité des pluies).
- Augmentation de l’aridité dans la zone Nord à risque d’érosion des sols
A long terme -Réduction de la pluviométrie plus marquée;
-Augmentation de la température provoquant une hausse de l’ETP;
-Augmentation du risque de choc climatique (sècheresses, inondations);
-Baisse des rendements de 5 à 25% sur le riz pluvial.

86
Etude de Vulnérabilité du Secteur Agricole face aux Changements Climatiques en Côte d’Ivoire, PNUD, 2013.
87
BROU Y. Télesphore, AKINDES Francis, BIGOT Sylvain, «La variabilité climatique en Côte d’Ivoire : Entre perceptions
sociales et réponses agricoles », Etudes Régionales, pp.553-559, novembre-décembre 2005,

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3. Catégorie environnementale et sociale du Programme


38. Pour garantir un niveau de production satisfaisant, le PADFA s’inscrira dans la continuité des
actions entreprises par le PROPACOM et par le financement ASAP du PROPACOM-Ouest en ce qui
concerne: i) la mise en place de systèmes de production agro-écologiques durables et résilients au
changement climatique (des itinéraires techniques développés pour le riz, la mangue et le
maraîchage); ii) la livraison de conseils adaptés aux producteurs sur les risques climatiques grâce à
la disponibilité d’informations agro-climatiques pertinentes; iii) la participation au reboisement
communautaire et à la création de revenus connexes; iv) l’intégration les contraintes climatiques dans
les aménagements hydro-agricoles; et v) la sensibilisation des producteurs aux questions du
changement climatique et des principaux facteurs accentuant leur vulnérabilité.
39. Le PADFA interviendra fondamentalement au niveau des maillons en aval de la
production avec des techniques et des technologies respectueuses de l’environnement (énergie
solaire pour les équipements de transformation, éducation environnementale pour la gestion des
déchets, etc.). L'atteinte des objectifs du PADFA contribuera fortement à l'adaptation des populations
au changement climatique, grâce au développement d'opportunités économiques plus vertes pour les
populations les plus vulnérables.
4. Catégorie de risque climatique
40. La réussite du Programme dépend de l’augmentation durable de la production qui risque d’être
affectée par le changement climatique avec la réduction de la pluviométrie, l’augmentation des
températures, le raccourcissement des saisons culturales et l’augmentation des pluies violentes.
41. La Côte d’Ivoire est peu émettrice de GES avec seulement 0,81 tCO2/hab. (hors foresterie). Le
développement nécessaire de la Côte d’Ivoire (+8,4% de croissance du PIB d’ici 2030)
s’accompagnerait d’une augmentation des émissions à 1,17 tCO2/hab. (+44,4%) en 2030 plus dans
la zone sud du pays.
42. Le PADFA ne devrait pas entraîner d’impacts négatifs significatifs en matière
environnementale. Par conséquent, la catégorie environnementale et sociale est maintenue à B.
Dans tous les cas, et pour les quelques risques identifiés, des mesures d’atténuation des risques sont
identifiées.
5. Caractéristiques recommandées pour l'exécution du projet
43. Réponses aux risques exposés. Les risques identifiés par la mission de formulation ont
conduit à l'intégration d’opportunités et de mesures adaptées afin de réduire leurs probabilités
d’occurrence et leurs impacts. Le PADFA s’alliera au projet PAFARCI de l’AFD pour la mise en œuvre
de la loi sur le foncier rural dans la zone du Poro. Les diverses mesures d'adaptation prévues sont: (i)
développement et diffusion des bonnes pratiques pour l’amélioration des sols et la maitrise de l’eau;
(ii) installation de pompe solaire, de château d’eau (ou autre système de captation /retenue d’eau) et
de système d’irrigation style californien et « goutte à goutte »; (iii) fertilisation et protection intégrées
par la production de compost, l’utilisation de fumure organique et de biofertilisants; (iv) valorisation
des variétés africaines et nutritionnelles; (v) promotion de haies vives et agroforesterie pour lutter
contre la divagation des animaux; (vi) gestion des déchets par la transformation; (vii) voyages d’étude
sur la maitrise de l’eau et des systèmes « goutte à goutte » dans les pays de la sous-région (Burkina
Faso et Mali).
Stratégies recommandées
44. La gestion locale collective des ressources naturelles car elle permet d'avoir des impacts
multiples: la responsabilisation des communautés dans la gestion de leurs ressources (eau, sols,
déchets); l'intégration des structures déconcentrées de l'état au service des communautés impliquant
les autorités traditionnelles et déconcentrées (foncier, appui-conseil); la protection et la régénération
des ressources naturelles permettent une amélioration du couvert végétal, de la fertilité des sols et de
la gestion des eaux de ruissèlement/infiltration; le renforcement des capacités locales de mise en
œuvre (OPA, structures d’appui) et la pérennisation des activités en milieu rural en dehors de la
saison des pluies par les activités connexes (transformation, PME, etc.)

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45. La production rizicole alternée avec la production maraîchère soutenue par la mise en
place de systèmes « gouttes à gouttes » contribue à une meilleure utilisation de l’eau et l’amélioration
de la fertilité des sols. La promotion de l’entrepreneuriat chez les jeunes, la fourniture d’équipements
modernes pour les activités de production et de transformation, d’appuis-conseils sur les techniques
culturales et adaptés aux risques climatiques, etc., la production d’outils et la diffusion des bonnes
pratiques participent ainsi à créer de la valeur ajoutée à la chaîne de valeur et à réduire les risques.
46. Les plateformes multi-acteurs permettront les concertations et les dialogues politiques pour
la mise en œuvre de stratégies de développement des filières. Les directions régionales du Ministère
en charge de la salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable (MINSEDD) seront
sollicitées pour confirmer l’alignement de projet sur les stratégies nationales d’adaptation y compris
l’Agence Nationale de L’environnement (ANDE). Par ailleurs, la collaboration avec CODINORM
88
permettra une plus large diffusion des recueils des normes nationales sur les produits des filières,
ou/et l’élaboration de nouvelles pour la labellisation et certification de certains produits tel que la
mangue et le riz.
47. Valorisation efficiente des ressources pour tendre vers une économie circulaire. Le
PADFA développera des actions d'économie circulaire: éco-conception des produits,
récupération/utilisation et recyclage des déchets (agricoles, industriels et ménagers) par le
compostage et la valorisation des eaux usées, etc. Des projets pilotes pour la production de Biogaz et
méthanisation seront réalisés et suivi afin de définir leur portée et mise à échelle. Une étude sur les
technologies disponibles et leur faisabilité dans les sites d’intervention sera réalisée la première
année au niveau de la filière riz. Elle permettra le développement de nouvelles filières d’emplois et
l’amélioration de la qualité de vie des populations, une diminution des pressions sur les ressources
naturelles et une réduction des niveaux d’émissions de GES et une amélioration de la qualité de
l’environnement.
48. Développement et diffusion des connaissances pour mieux anticiper et prévenir les
aléas climatiques. L’intégration des aspects environnementaux et adaptation au changement
climatique dans le PADFA tout au long de la chaîne de valeur demande une approche transversale
d’information/diffusion, éducation et communication (IEC). Les enjeux environnementaux seront pris
en compte dans l’ensemble des activités au niveau des filières; notamment dans leur conception, la
mise en œuvre, le suivi-évaluation et la capitalisation des expériences. En amont, les diagnostics de
base des filières et les études de marchés tiendront compte de ces enjeux. En aval, la communication
permettra la diffusion des pratiques et des produits à valoriser. Les moyens de diffusion des
informations et la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au
changement climatique inclura les campagnes de sensibilisation, l’utilisation des radios
communautaires (en langues locales) et les radios nationales, les applications mobiles pour les
informations de suivi climatique et environnementales (météorologiques et période culturale). La
production de matériel d’information sur les bonnes pratiques prendra la forme de bulletin, d’affiches,
de bande dessinée, etc. afin de laisser aux différents groupes cibles des filières des supports de
communication durables.
Mesures d'atténuation
49. Adoption des mesures d’adaptation au changement climatique. Le Programme prendra en
compte les problèmes liés aux changements climatiques en proposant diverses mesures d'adaptation
en fonction de la problématique des sites d'intervention. En prenant l’exemple de la filière
maraîchage, des éco-activités seront promues: développement et diffusion des bonnes pratiques pour
l’amélioration des sols et la maitrise de l’eau; installation de pompe solaire, de château d’eau (ou
autre système de captation /retenue d’eau) et de système d’irrigation style « goutte à goutte » ou
californien; fertilisation et protection intégrées par la production de compost, l’utilisation de fumure
organique et de bio-fertilisant; la valorisation des variétés africaines et nutritionnelles; promotion de
l’agroforesterie pour améliorer la fertilité des sols; promotion de haies vives pour lutter contre la
divagation des animaux. Les voyages d’étude seront organisés sur la maitrise de l’eau et des
systèmes « goutte à goutte » dans les pays de la sous-région.
50. Les leçons tirées de l’expérience du PROPACOM au niveau de la gestion des questions
environnementales (gestion des effluents, utilisation de l’énergie solaire, utilisation raisonnée des

88
les normes existent mais ne sont ni connues ni diffusées.

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produits phytosanitaires, etc.), de l’adaptation au changement climatique et des problèmes sociaux-


culturels rencontrés seront adaptées.
51. Appui à la production agricole: (i) la formation des exploitants mais aussi des comités de
gestion et OPA à la bonne utilisation des engrais et produits phytosanitaires ainsi que le respect des
normes de gestion environnementale; (ii) l’organisation des filières de biofertilisants, de systèmes
goutte à goutte, californien pour assurer leur disponibilité au niveau des producteurs; (iii) la lutte
contre le paludisme et les maladies liées à l’eau stagnante des bas-fonds; (iv); la promotion du
compostage et l’utilisation judicieuse des ressources naturelles par les techniques de valorisation des
résidus agricoles, de fumier et des déjections d’animaux; (v) le calage des cycles culturaux des
différentes spéculations, la redéfinition graduelle d’un calendrier cultural aménagé; (vi) l’introduction et
la promotion des variétés à cycle court, peu exigeantes en eau et aux différents stress inhérents aux
perturbations climatiques prévues sur le court terme; et (vii) la promotion des techniques intensives
de riz initiées au niveau du PROPACOM.
52. Au niveau des infrastructures: (i) identification précise des zones inondables pour une
implantation des infrastructures la plus stratégique possible; (ii) sensibilisation et formation des
utilisateurs des infrastructures de transformation et de commercialisation marchandes au traitement
des déchets sur les sites; (iii) formation pour les comités de gestion, les jeunes entreprises et les
utilisateurs des unités de transformation à l’utilisation du solaire comme source d’énergie, à la gestion
des eaux et des déchets dans les activités de valorisation; (iv) assurance que les filières liées au
solaire, les unités de transformation et autres soient fonctionnelles.
53. Au niveau du foncier. Le programme profitera des expériences des différents projets dont
celui de la FAO et l’UNESCO sur les droits fonciers tenant compte des autorités traditionnelles pour
lever les contraintes et permettre aux acteurs ruraux de réaliser les investissements à long terme
indispensables pour assurer la fertilité des sols, la gestion des plantations et des bas-fonds, etc.
Approches Agro-écologique procurant de multiples avantages
54. L’utilisation de l’énergie solaire comme source d’énergie pour les unités de transformation a
de multiples avantages: (i) réduction de l’utilisation de bois-énergie dans une zone déjà en proie à la
déforestation; (ii) réduction des coûts de transformation; (iii) réduction de la pollution atmosphérique
et des émissions de CO2; (iv) affranchissement de la dépendance aux aléas que constituent les
coupures de courant et de l’utilisation des énergies conventionnelles (diesel, essence, etc.).
55. La promotion des intrants biologiques permet à la fois: (i) le développement du secteur; (ii)
le recyclage/valorisation des déchets biologiques; (iii) la réduction de l’impact environnemental des
filières ciblées.
56. L’incitation en faveur des bonnes pratiques. Le recyclage des déchets agricoles liés à la
transformation peut: (i) contribuer à créer des revenus et des emplois, voire même créer une nouvelle
filière plus particulièrement chez les jeunes et femmes. Les filières d’intrants biologiques (fertilisants
en particuliers) seront promues dans le cadre PADFA et destinés aux jeunes hommes; (ii)
l’intervention sera l’occasion de capitaliser et possiblement mettre à l’échelle les acquis du
programme dans la zone.
57. L’intégration des ruraux pauvres dans les différents maillons de chaînes de valeur permet: (i)
la diversification de leurs revenus; (ii) l’autonomisation et reconnaissance au sein de leurs
communautés; et (iii) l’amélioration de leur résilience grâce à l’appui à la transformation (et réduction
de la causalité des aléas climatiques pour le stockage prolongé des produits).
58. La réduction de la vulnérabilité pour accroitre la résilience. Le développement d’une
approche agro-écologique et l’amélioration des technologies représentent des contributions non
négligeables. Le PADFA assistera les producteurs afin qu’ils tirent un meilleur profit de leur
production par la démonstration des itinéraires techniques de production, les unités de transformation,
de stockage et de conservation permettant de limiter les pertes élevées post-récolte.
59. Le déploiement des prévisions saisonnières renforcent la résilience et s’appuiera sur la
démarche et le savoir-faire du PROPACOM. L’utilisation des radios locales permettra: (i) un cadre de
concertation et de sensibilisation entre les « faiseurs de pluies » et les autorités administratives, (ii) la
diffusion des informations recueillies tant par les producteurs chargés du suivi pluviométriques dans
leur parcelle avec le soutien des services météorologiques (SODEXAM).

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60. La valorisation des déchets contribue à la réduction des gaz à effet de serre. La
promotion des techniques de fabrication des briquettes à partir de la balle de riz contribueront à la
réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation du bois et/ou du charbon de
bois et à la lutte contre la déforestation. Le PADFA utilisera l’exploitation des balles de riz comme
combustible à la place du bois de chauffe et se traduira par la mise en place de jeunes entrepreneurs
formés et équipés pour la fabrication et la commercialisation des briquettes à partir des balles de riz
et la fabrication artisanale de presses et de fourneaux écologiques pour les ménages et l’étuvage du
riz. La promotion de l’utilisation des briquettes comme combustible se fera par l’entremise des radios
communautaires et campagnes de sensibilisation pour une adhésion auprès des populations locales.
61. Des processus participatifs. Le recours aux diagnostics territoriaux comme outil de
mobilisation des populations sera intégré aux études de référence du PADFA. Ils s’inspireront des
expériences récemment menées avec un certain succès en Mauritanie (PASK II) et au Mali
(ASAP/PAPAM). La méthodologie GAIN développée par la FAO pour travailler avec les OP pourra
89
également être utilisée . L'inclusion des femmes et des jeunes au niveau des différentes activités
sera recherchée de manière active. Les interventions sur l’adaptation au changement climatique
introduiront d’une manière participative des innovations et propositions techniques à la croisée de la
recherche et des savoirs locaux réduisant ainsi les risques pour le paysan et les autres acteurs de la
filière.
62. Le renforcement des capacités. Les innovations concernent tous les maillons de la chaîne et
le renforcement des capacités se fera à tous les niveaux des acteurs: (i) les fournisseurs
d’équipements, notamment solaires, devront assurer un service après-vente précisé lors de
l’attribution des marchés (formation de techniciens locaux pour: l’installation du matériel, entretien
annuel, dépannage, mis à disposition de pièces de rechange par un fournisseur local, etc.); (ii) les
capacités des OPA, des services déconcentrés de l'état, des communes et des ONG participant à la
mise en œuvre du projet seront renforcées dans le domaine de la gestion intégrée de l'eau et des
déchets, la gestion locale commune des ressources naturelles. En lien avec la structuration des OPA
au niveau régional, un renforcement des capacités sur les thèmes de la gestion des ressources
naturelles sera appuyé au niveau des filières (iii) La formation et de l’encadrement des bénéficiaires
de la filière maraîchère sera réalisé par l'approche CEP. Les services étatiques de vulgarisation
agricole et de la recherche seront associés au processus.
63. La diffusion des connaissances sur les bonnes pratiques agricoles, la qualité des produits et
des récoltes occupe une place importante dans les activités du PADFA. Elle sera intégrée dans
toutes les formations et les services d’appui-conseil, les modules d’alphabétisation et la diffusion par
les moyens de communication développés par le programme (radio communautaires et nationales,
fiches techniques, bulletins d’information, affiches, site Web, etc.)
6. Analyse des solutions de rechange
64. Les filières ciblées par le projet représentent la volonté du gouvernement de poursuivre les
activités initiées par le PROPACOM. Les mesures pour améliorer la résilience passeront par: (i)
l’incitation à la gestion durable des terres et des eaux, (ii) la conception et la réalisation
d’infrastructures qui prennent en compte les changements climatiques, (iii) le renforcement des
capacités d’adaptation par des investissements dans l’information, la recherche, la vulgarisation et les
politiques porteuses d’une stratégie d’adaptation pour la petite agriculture paysanne. Les technologies
promues au niveau des énergies renouvelables dans le projet (californien, goutte à goutte, pompe
solaire et thermique) et les pratiques de gestion des ressources naturelles font la promotion et la
diffusion et l’utilisation d’intrants (engrais organiques et minéraux, les amendements de sol, les bio-
90
pesticides, fosses compostières ) et participent à améliorer la résilience climatique des filières
ciblées.
65. Une innovation qui mérite d’être expérimentée est la Biométhanisation pour la production de
Biogaz. Elle représente un impact potentiel tant au niveau environnemental que social. Sur le
développement social: (i) la création d’emploi pour la collecte de la biomasse; (ii) l’amélioration de la
production agricole par l’utilisation du digestat comme engrais organique; (iii) l’amélioration du statut
social de la santé des femmes par l’utilisation du gaz de cuisine et(iv) l’allègement du fardeau des

89
Pour plus de détails voir le document en ligne à l’adresse suivante : http://www.fao.org/docrep/018/i3222f/i3222f07.pdf
90
PRAPEP, rapport d’achèvement « 50 agents de l’ANADER formés, 10 fosses compostières installées, la production et
l’utilisation sont plus rentables que l’acquisition et l’utilisation d’engrais chimiques.

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femmes et les enfants pour la collecte du bois de feux, l’allumage pénible du feu, les désagréments
des fumées nocives, etc.… Au niveau environnemental: (i) Le bio digesteur réduit la quantité de
polluants dans l’environnement immédiat et (ii) Le bio digesteur réduit l’utilisation de bois de chauffe
91
ce qui freine la dégradation des forêts
66. Un projet pilote pourra se faire dans le cadre de l’utilisation des balles de riz (représentant 20%
des pertes). Les technologies de gazéification de la balle de riz contribuera à la réduction de la
facture d’électricité estimée à 60% du compte d’exploitation des unités de transformation (1,5
kilogramme de balles peut générer 1 kWh d’électricité). Une étude sur l’évaluation des coûts, réflexion
sur les modalités de mise en œuvre (entreprenariat jeunes, PPPP), du lieu d’installation et sur les
mécanismes d’accompagnement pour le suivi évaluation de ce type d’infrastructure sera effectuée en
première année du PADFA. Un autre sera fait pour la mangue au vue de la quantité phénoménale de
déchets à la sortie des unités de production et transformation.
7. Analyse institutionnelle

Cadre institutionnel
67. Jusqu’à récemment, les questions relatives à l’adaptation au changement climatique ont
faiblement été prises en compte dans le secteur agricole. Au niveau du Ministère en charge de
l’agriculture et du Développement Rural (MINADER), parmi les politiques du secteur agricole et du
développement rural, le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et le Programme
national d’investissement agricole (PNIA) ont intégré les questions relatives au changement
climatique et à la dégradation des terres. Plusieurs initiatives menées par le gouvernement essaient
de mieux prendre en compte l’environnement et le changement climatique dans le développement du
pays, comme: (i) la sensibilisation et la formation des producteurs à une gestion des sols, des forêts
et de l’eau qui soit plus durable, la collecte et l’analyse des données climatiques à des fins agricoles,
(ii) la formation des agents pour la diffusion d’itinéraires techniques adaptés, l’ajustement des
calendriers culturaux, l’établissement d’une nouvelle carte des potentialités agricoles par zone agro-
écologique, etc.; tout cela afin d’augmenter la capacité de résilience des écosystèmes aux chocs
climatiques et aux effets à long terme. Les agences chargées de mettre en œuvre ces mesures
(MINESUDD, MINEF, ANADER, CNRA, DGE, ANDE, etc.) ne disposent cependant pas des
financements nécessaires pour concrétiser ces actions.
68. La Côte d’Ivoire a mis en place en 2012 le Programme National Changement Climatique
(PNCC) afin de coordonner, proposer et promouvoir des mesures et stratégies en matière de lutte
contre les changements climatiques. Une Stratégie Nationale de Lutte contre les Changements
Climatiques 2015-2020 a été adoptée fin 2014. Elle a pour but: i) d’intégrer le changement climatique
dans les politiques et stratégies sectorielles au niveau de l’atténuation et de l’adaptation; ii)
d’améliorer les connaissances sur le changement climatique et de renforcer les capacités techniques
et humaines des acteurs; iii) de promouvoir la recherche-développement et le transfert de
technologies; iv) de mieux gérer le risques; et v) de renforcer la coopération internationale avec la
mobilisation de financements pour la mise en œuvre de la PNCC.
69. Au niveau national, la Côte d’Ivoire entend: (i) marquer sa volonté de réduire l’empreinte
carbone de son développement en privilégiant des options d’atténuation présentant des “co-
bénéfices“ élevés; ii) renforcer la résilience du pays aux changements climatiques; et iii) mettre en
cohérence ses politiques sectorielles pour faciliter l’atteinte de ces objectifs. De plus, la loi-cadre sur
l'environnement n° 96-766 du 3 octobre 1996 définit la procédure des études d'impacts et notices
d'impact à élaborer avant la mise en œuvre d'activités ayant un impact sur l’environnement.
70. Le PADFA s’aligne sur les priorités du gouvernement, en particulier à: i) garantir son
autosuffisance et la sécurité alimentaire; ii) améliorer la productivité et la compétitivité grâce à de
meilleures technologies de production; et iii) appuyer le reboisement, l’agro-écologie, la restauration
des terres dégradées, et les techniques d’amélioration de la fertilité et de la conservation des sols.
71. Le programme consolidera les synergies avec les différents ministères dans le cadre de
l’instauration de dialogues politiques au niveau national et régional. Un atelier de mise au jour pour
les structures institutionnelles chargées de la mise en œuvre et du suivi des enjeux

91
Coût d’investissement pour la production de biogaz : une installation de 1 000 000 F CFA traite environ 60 Tonnes de
déchets/an

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environnementaux et d’adaptation au changement climatique sera organisé en première année. Les


modules de formation préparés par ONU-Environnement pourront être adaptés et servir de référence
pour le PADFA.
8. Suivi-évaluation (S&E)
72. Les indicateurs en lien avec les différentes activités de préservation de l'environnement et
92
d'adaptation aux changements climatiques sont pré-identifiés dans le cadre logique du Programme.
Ils devront cependant être revus et validés à la deuxième mission de formulation. Le cadre de
rendement comprendra aussi des indicateurs spécifiques et des outils de collecte des données. Le
système de suivi évaluation développera un volet qui permettra de cartographier et de géo référencer
les activités sur toute l’étendue de la zone d’intervention du Programme; il permettra de faire le suivi
SIG des effets et impacts du Programme, ainsi que des effets du changement climatique. Les
mécanismes de SE du PADFA comprennent: (i) un suivi interne permanent des activités mené par
l’UCP au niveau national, et par l’UCP et la cellule opérationnelle au niveau des régions; (ii) des auto-
évaluations participatives internes au niveau des régions et au niveau national afin de faire le point
sur le niveau d’exécution par rapport aux prévisions du PTBA; (iii) des missions de supervision et de
suivi et (iv) des évaluations externes ponctuelles (enquêtes de référence et études d’impacts socio-
économiques menées au début, à mi-parcours et en fin de Programme) où seront inclus les
évaluations du suivi environnementale et ACC.
73. Le PADFA accordera une attention particulière à la capitalisation des acquis et la gestion
environnementale des savoirs générés tout au long de la mise en œuvre du Programme. Il sera
question de créer une chaîne de valeur entre le suivi-évaluation, la gestion des savoirs, et la
communication pour collecter, capitaliser et valoriser au mieux, avec l’aide de supports et de
technologies appropriés, les données et informations générées par les activités du Programme sur le
terrain au niveau environnemental. Les bonnes pratiques et les innovations testées et validées par le
projet seront systématiquement partagées en vue d’être mises à l’échelle. Des mécanismes de
communication avec les bénéficiaires en amont, tout au long et en aval des interventions seront
développés utilisant tous les moyens de communications prévus dans la gestion du savoir et IEC.
Education Information et Communication environnementale et nutritionnelle
74. Le PADFA intervient fondamentalement au niveau des maillons en aval de la production avec
des techniques et des technologies plus respectueuses de l’environnement. L’intégration des aspects
environnementaux et adaptation au changement climatique utilisera une approche transversale
d’information/diffusion, éducation et communication (IEC). L’éducation environnementale utilisera le
développement et la diffusion des connaissances pour mieux anticiper, suivre et prévenir les aléas
climatiques.
75. Les enjeux environnementaux seront pris en compte dans l’ensemble des activités du PADFA;
notamment dans leur conception, la mise en œuvre, le suivi-évaluation et la capitalisation des
expériences. En amont, les diagnostics de base des filières et les études de marchés tiendront
compte de ces enjeux et seront réalisée en l’an 1. En aval, la communication permet la diffusion des
bonnes pratiques et des produits à valoriser. Les moyens de diffusion des informations et la
promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au changement climatique
(ACC) inclura les campagnes de sensibilisation, l’utilisation des radios communautaires (en langues
locales) et les radios nationales, les applications mobiles pour les informations de suivi climatique et
environnementales (météorologiques et période culturale). La production de matériel d’information sur
les bonnes pratiques prendra la forme de bulletin, d’affiches, de bande dessinée, intégration des
enjeux dans les modules d’alphabétisation et de formation dans les CEP, site Web, etc. afin de laisser
aux différents groupes cibles des filières des supports de communication durables. Les formations et
moyens de communication capitaliseront sur les connaissances locales et le matériel didactique
produit par les services techniques et d’autres ONG locales.

92
Pourcentage de bénéficiaires utilisant les technologies et pratiques écologiquement durables et résilientes au climat 15% à
mi parcours et 25 % à la fin. L’appui conseil aux bonnes pratiques agricoles devrait permettre de vérifier les activités de
renforcement des OPA, on peut penser à plus de 20% d’intégration au sein des OPA et entreprises. Au moins 10 OPA
opérationnelles actives dans les services post récoltes menant des activités résilientes au CC (entreprenariat des jeunes,
activités innovantes).

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PADFA document de conception finale, juillet 2017
Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

9. Informations complémentaires requises, le cas échéant, pour achever l'examen


critique
76. Les activités visées par le PADFA sont une extension et consolidation de celles du
PROPACOM et du PROPACOM Ouest. Les rapports d’évaluation du Projet indiquent des difficultés
de décaissements, de réalisations incomplètes dues à la performance des prestataires de services.
La mission a été en mesure de constater certaines difficultés, le programme envisagera par
conséquent des mécanismes réduisant ce type de difficultés. Ils devront être étudiés plus en
profondeurs dans la deuxième mission de formulation.
77. Une carte détaillée des ressources en eau de la zone pour le maraîchage et le riz irrigué et une
carte des zones potentiellement soumises aux inondations devront être générées pour appuyer la
prise de décision en matière d’infrastructures et pour réduire les risques de rupture de flux de
transport.
10. Ressources budgétaires et calendrier

Financement complémentaire

11. Compte rendu des consultations avec les bénéficiaires, la société civile, le grand
public, etc.
78. La mission de formulation a permis des consultations avec les différents acteurs du
Programme, notamment plusieurs services techniques du Gouvernement, des partenaires techniques
et financiers, des opérateurs du secteur privé, des institutions financières des Organisations
professionnelles agricoles (OPA), des Organisations non gouvernementales, des commerçants, des
producteurs individuels dans les districts de la vallée du Bandama et des Savanes ainsi qu’à Abidjan.
La mission a visité des marchés, des usines de transformation de riz, des stations de
conditionnement et des unités de transformation de la mangue, des périmètres rizicoles et
maraîchers, des champs et unités de production, pour rencontrer et discuter avec les principaux
acteurs en amont et en aval des filières de riz, mangue et produits maraîchers.
79. La mission a permis de constater les contraintes liées aux pratiques respectueuses de
l’environnement et le besoin de renforcement des acteurs à prendre en compte les enjeux
environnementaux et changement climatique. Malgré les tentatives d’intégration des enjeux liés au
changement climatique par PROPACOM et les autres partenaires, toutes les filières sont confrontées
au manque de connaissance, d’information et d’accès aux technologies appropriées. L’utilisation des
produits phytosanitaires chimiques continue d’être fortement promue et le remplacement par des
produits bio, utilisation des fumures organiques est encore restreint. Il est donc important que le
Projet renforce la gestion des ressources qui seront à la base des filières appuyées. L’idée est
d’appuyer des interventions qui contribuent à la pérennité des systèmes et des activités au sein des
différentes filières. Les activités proposées permettront de réduire les contraintes liées au
changement climatique.

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

Annexe Questions servant à guider les choix dans l'examen critique du risque climatique

Question Oui Non Complément d'explication à la


réponse “Oui”
Est-ce que le groupe cible du Programme X Faible capacité de production et
dépend de ressources naturelles sensibles au organisationnelle.
climat (cultures sensibles à la sècheresse, Faible diversification des activités
cultures pluviales, espèces halieutiques ou des sources de revenus.
migratrices, etc.) ?
Est-ce que la zone du Programme a fait l'objet X Périodes de sècheresses plus
de phénomènes météorologiques extrêmes fréquentes.
dans le passé (tels que inondations,
sècheresse, tempêtes tropicales, vagues de
chaleur) ?
Les changements de température, de X Faibles précipitations diminuant la
précipitations ou des conditions disponibilité des eaux de surface et
météorologiques extrêmes pourraient-ils la recharge des ouvrages
affecter l'impact du Programme, sa durabilité hydrauliques et réduction de la
ou son coût pendant son cycle de vie ? disponibilité en ressources
naturelles qui sera dommageable
pour les filières maraîchage.
Est-il probable que la variabilité du climat X Mortalité des vergers de mangues.
affectera la productivité agricole dans le cadre Réduction des rendements et faible
du Programme (cultures/élevage/pêche) ou productivité du riz pluvial
l'incidence des ravageurs et des maladies ?
Est-ce que les risques climatiques ou les X À tous les niveaux compte tenus
évènements climatiques extrêmes pourraient des activités complémentaires de la
avoir un impact négatif sur des étapes clés des chaîne
chaînes de valeur identifiées dans le
Programme (de la production à la mise en
marché) ?
Est-ce que le Programme a un potentiel pour X Réhabilitation des ouvrages
intégrer des mesures de résilience climatique hydrauliques pour le riz et le
sans coûts supplémentaires importants maraîchage, utilisation de
(exemple: application de normes de technologies vertes et variétés
construction améliorées, extension des résiliente au CC, gestion de l’eau et
programmes de renforcement de capacités, des déchets, reforestation.
intégration des risques climatiques dans les
processus politiques) ?
Le Programme pourrait-il bénéficier d'une X Toutes les populations sont
analyse plus détaillée des risques climatiques touchées de la même façon par les
et de la vulnérabilité pour identifier les risques climatiques.
populations rurales les plus vulnérables, Une étude diagnostic de référence
améliorer le ciblage et identifier des sera réalisée en l’an 1 du
investissements additionnels complémentaires programme.
pour gérer les risques climatiques ?

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

DRAFT - Plan de gestion environnementale et sociale du programme PADFA


Paramètres Activités Indicateurs de Données de Responsable Responsable Moyens de suivi Fréquence du Couts de suivi Lien avec le
performance référence pour la du suivi durant la suivi estimés budget
référence mise en œuvre du recommandée (Costab)
Programme
Dégradation de Intégration d’une clause Les abords des lieux ont n.a. n.a. Responsable UCP Début, milieu, fin Inclus dans le DT3.2 – I.A.2
l’environnement lié de remise en état dans les repris leur état initial ou sont passation de PV de fin de de chantier suivi évaluation
à la réalisation des contrats de passation de restées en l’état sur marché chantier technique
travaux de marchés demande de la communauté
réhabilitation
Risques de rejets Formation aux bonnes Nombre de personnes Questionnaire Formateur Responsable SE Rapport de suivi trimestrielle Compris dans le DT2.1 – I.D.1-
accrus de pratiques de la FAO: formées appliquant les aux bénéficiaires des Prestataires et cout de suivi par 2-3
pesticides et utilisation intrants bio- recommandations et avant la ONG les Prestataires DT2.1 – I.E.2
fertilisants sourcés, fumure utilisations d’intrants bio- formation Enquête routinière et ONG et SE
organiques, reboisement, sourcés équipe SE
pépinières
Impact des Formation des Nombre de périmètres ou le Questionnaire Formateur Responsable SE Rapport des trimestrielle Compris dans le DT2.1 –
prélèvements groupements à l’usage groupement régule l’accès aux bénéficiaires Prestataires en cout de suivi par I.A.1.e
supplémentaires parcimonieux des au pompage et l’entretien avant la charge du suivi ONG et SE
en eau ressources et des (règles, contributions, etc.) formation technique des
technologies innovantes groupements
(goutte à goutte, pompe Taux de puits suivis maraîchers
solaire) trimestriellement
Enquête routinière
Entretien des systèmes équipe SE
d’irrigation

Suivi des hauteurs d’eau


Impact des Formation des Nombre de Questionnaire Formateur Responsable SE Rapport de trimestrielle Compris dans le DT2.1 – I.D.1-
activités sur la groupements sur les personnes/groupement qui aux bénéficiaires formation et des cout de suivi par 2-3
fertilité des sols bonnes pratiques de adopte des bonnes avant la prestataires en PrestataireONG
fertilité des sols: mesures pratiques agricoles formation charge du suivi et SE DT2.1 –
antiérosives, reboisement, résilientes au CC technique des I.B.2.f-g
pépinières, jachère, groupements
agroforesterie
Diffusion
messages radios
Diffusion à grande échelle
des bonnes pratiques

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 13: Note d’évaluation sociale, environnementale et climatique préliminaire

Paramètres Activités Indicateurs de Données de Responsable Responsable Moyens de suivi Fréquence du Couts de suivi Lien avec le
performance référence pour la du suivi durant la suivi estimés budget
référence mise en œuvre du recommandée (Costab)
Programme
Conflit sur l’accès Comptage des conflits liés % de conflits résolus 0 n.a. Responsable SE Rapport de suivi Mensuelle Compris dans le DT2.1 –
à la ressource aux périmètres maraîchers des ONG en cout de suivi par I.A.1.a
agriculture/élevag du PADFA charge du suivi ONG et SE
e technique des
périmètres
maraîchers
Impact de la Formation des Nombre de personnes Questionnaire Prestataires UCP, prestataires Rapport de trimestrielle Compris dans le DT1.2 – I.D.1-
gestion des groupements sur (groupements) formées sur aux bénéficiaires Firme privée SE formation et des cout de suivi par 2
déchets issue des l’utilisation des déchets la transformation des avant la (bio-gaz) prestataires en Prestataires et
activités de pour la production déchets formation UCP charge du suivi SE
transformation énergétique, séchage et technique des
en sous-produits de groupements
consommation Matériel didactique
n.a. Diffusion
messages radios
Diffusion des bonnes
pratiques
Impact social de la Nbre de personnes n.a. Formateur UCP Rapport des Annuel SE DT2.2 – I.A.9
Formation des jeunes et
transformation/ désagrégées par sexe SE Prestataires en
femmes dans les activités
commercialisation impliquées dans les activités charge du suivi
commerciales
technique
Nbre de OPA Questionnaire Formateur SE Rapport des Compris dans le DT2.2 – I.A-B-
opérationnelles actives aux bénéficiaires Prestataires Prestataires Prestataires en cout de suivi par C
menant activités résilientes avant la charge du suivi Prestataires et
Formation des OPA dans
au CC formation technique auprès SE
les services post récoltes
des OPA sur les
activités env. et
ACC
Impact de la Formation des Nbre de producteurs et n.a Formateur SE Trimestrielle Compris dans le DT2.1 – I.D.3
gestion durable de producteurs et groupements formés menant Prestataires Prestataires cout de suivi par
la Mangue groupements dans la lutte des activités de les Prestataires
contre la mouche de fruits conservation, de lutte et ONG et SE
pour améliorer la intégrée
production et la qualité de
la mangue

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Rapport de conception de projet - Version finale
Appendice 14: Teneur du fichier "cycle de vie" du projet

Appendice 14: Teneur du fichier "cycle de vie" du projet


i. Connaissances générées par le projet: document de conception de projet et toute la
documentation afférant au projet
 Document de conception détaillée de projet et appendices (y compris les tableaux détaillés des
coûts par composante)
 Aide-mémoire (préparation, conception détaillée)
 Documentation issue des revues techniques internes au FIDA (comité opérationnel de stratégie
(OSC) )
 Minutes (préparation, conception détaillée)
 Termes de mandat des différentes missions
ii. Base des connaissances: documents ayant trait au pays, documents de politique
thématiques, meilleures pratiques, évaluations, COP (Communautés de Praticiens) y relatifs...
 COSOP
 Note de stratégie pays
 Documents nationaux
iii. Leçons apprises à partir d’autres projets similaires (par thème et/ou par pays).
iv. Questions cruciales nécessitant de réflexion ultérieure et sources possibles d’innovation.
v. Personnes ressource: propriétaires, experts techniques, experts fiduciaires, pairs.
 Composition du CPMT

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