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Énergie et Thermodynamique : Exercices et Corrigés

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Énergie et Thermodynamique : Exercices et Corrigés

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EXERCICE ET CORRIGES DU CHAPITRE 1 :

NOTATIONS, DEFINITIONS, RAPPELS


exercice 1.
Considérons une chute d’eau sur le cours d’un fleuve. Cette chute a une dénivellation de 100 m.
1) Donner l’énergie potentielle d’une masse de 1 kg d’eau se trouvant en haut de la chute (plan de référence: plan
d’eau aval).
2) Quelle est l’énergie cinétique de cette masse d’eau en bas de la chute avant son impact sur le plan aval?
3) En supposant que l’échange thermique entre le kg d’eau et son milieu extérieur soit nul lors de l’impact, que se
passe-t-il entre les temps t- et t+ (t = temps auquel se produit l’impact) ?
4) Quelle quantité de chaleur sera transmise par cette masse d’eau au milieu ambiant après le choc?

1
Correction exercice 1

Question 1

1kg
eau

h = 100 m

Ep,ref = 0, zref

Pour obtenir l’énergie potentielle de 1 kg d’eau au sommet de la chute, on écrit la différence d’énergie potentielle entre
le sommet de la chute et le plan de référence qui sera ici le bas de la chute :

Ep E p,sommet Ep,ref mg zsommet z ref mg h

L’énergie potentielle du plan de référence est prise égale à 0 (par convention). On obtient donc :

E p,sommet mg h 981 J

Notons que si l’énergie potentielle du plan de référence avait été prise non nulle (par exemple 200 J), la valeur de
l’énergie potentielle du kg d’eau aurait changé (981+200 = 1121 J), mais cela n’aurait eu aucun impact sur la valeur de
la différence des énergies potentielles (Ep,sommet – Ep,ref = 981 J quelle que soit la valeur de Ep,ref).

Question 2

On va chercher à écrire le premier principe entre l’état initial noté 1 (haut de la chute) et l’instant final noté 2 (bas de la
chute).

De façon générale, la démarche pour écrire le premier principe est toujours la même : choix du
système, écriture de l’équation (suivant système ouvert/fermé), simplifications, résolution.

choix du système : le kg d’eau ; système fermé car pas d’échange de matière (on néglige les pertes de masse sous forme
de gouttes)

Uif E c,if E p,if W Q

simplifications : pas de d’apport de travail ou de chaleur (pas de travail contre les forces de pression, pas de
frottements, chute trop rapide pour qu’il y ait un échange de chaleur). Ceci nous amène à W = Q = 0.
De ces hypothèses (pas de frottement, chute rapide) on en déduit que l’évolution se fait à température constante. Or
pour un liquide on peut montrer que du = cvdT, donc ici on obtient U = 0. On a donc :

1 2 2
Ec,12 E p,12 soit m v2 v1 mg z2 z1 mg zref zsommet
2
ATTENTION ON FAIT TOUJOURS ETAT FINAL MOINS ETAT INITIAL !!!

résolution : ici on vi = 0 m/s, soit :

1 2
Ec,2 m v2 mg h 981 J et v2 44,3 m / s
2

1
Question 3

On écrit le premier principe sur le kg d’eau entre t- qui correspond à l’état 2 vu précédemment) et t+ (état 3) On
obtient la même équation générale que pour la question 2. Comme les hypothèses faîtes en 2 pour W (mais non pour U)
restent valables, que le dégagement de chaleur lors de l’impact est négligé (Q = 0), et que la différence d’altitude entre
t- et t+ est très faible (soit une variation d’énergie potentielle négligeable), on obtient l’équation suivante :

1 2 2
U 23 Ec,23 0 mcv T23 m v3 v2
2
comme v3 = 0 m/s (eau après l’impact) on a

2
v3
T23 0,23 K avec cv, eau 1 kcal / kg.K 4,18 kJ / kg.K
2c v
On a donc un échauffement de l’eau lors de l’impact. Il est dû à la transformation de l’énergie cinétique en énergie
interne.

Question 4

On écrit le premier principe entre l’état 3 ([Link] 3) et l’état 4 pour le kilogramme d’eau. L’eau étant au repos entre
3 et 4 on a W = Ep = Ec = 0. Il reste donc :

U34 Q mcv T34 mcv T23 981 J

La température de l’eau va diminuer de 0,23 K (compensation de l’échauffement de la question 3). Cela va se traduire
par une diminution de l’énergie interne et un transfert de chaleur vers l’extérieur de –981 J (signe négatif car l’énergie
est perdue par le système !!).

2
Exercice 2.
Une automobile de 1400 kg descend une pente en bas de laquelle elle doit stopper à un feu
rouge. Sa vitesse avant le début du freinage est de 110 km/h. Sa dénivellation par rapport au
feu tricolore est alors de 50 m. Calculer la quantité de chaleur à dissiper dans les freins. On
négligera la résistance au vent et aux autres frottements.
Correction exercice 2

état 1
v1 = 110 km/h

m = 1400 kg état 2
v1 = 0 km/h

h = 50 m

On va chercher à écrire le premier principe entre l’état 1 et l’état 2 pour le système


« la voiture »
Pour que ce système soit de type fermé, il ne faut pas qu’il y ait d’échange de matière avec le
milieu extérieur. On prend donc comme condition que le moteur est éteint (dans le cas
contraire, il y a un flux d’air entrant et sortant, les gaz d’échappements). On écrit donc :

U12 Ec,12 E p,12 W Q

Comme on néglige la résistance au vent (pas de traînée) le travail échangé avec le milieu
extérieur au système est nul. De plus, on va supposer que l’échauffement des freins est
négligeable ce qui conduit à une température constante du système donc à une variation
d’énergie interne nulle. Soit :

Ec,12 E p,12 Q

Soit :

1 2 1 2 6
Q m v g z1 z2 m v gh 1,34.10 J 1340 kJ
2 1 2 1

attention aux unités : v doit être pris m/s !!


Exercice 3
On considère le système de la figure 1, constitué d’un cylindre indéformable à axe vertical,
fermé par un piston de masse Ma coulissant sans frottement dans le cylindre; une canalisation
de faible diamètre relie ce cylindre à une capacité C; l’ensemble du dispositif est rempli
d’azote considéré comme un gaz parfait.
A l’instant initial t1 on lâche une masse Mb sur la face supérieure du piston, un mouvement
transitoire s’instaure qui aboutit à un état d’équilibre au bout d’un certain temps t2.
1) Calculer en bars les pressions initiale P1 et finale P2 de l’azote. Calculer en dm3 les
volumes initial V1 et final V2. Calculer en mètre la chute de hauteur de l’ensemble des masses
(Ma + Mb ).
2) Calculer la quantité de chaleur Q mise en jeu au cours de cette évolution. L’opération est
elle endo ou exo thermique.
3) Calculer les accroissements d’énergie interne (U2 - U1), d’enthalpie (H2 - H1) et d’entropie
( S2 - S1).
L'azote est supposé se comporter comme un gaz parfait de masse molaire M = 28,013 g/mol.
La pression atmosphérique P0 = 1 bar et la température de l'air ambiant T0 = 290 K sont
constants pendant l’évolution.
Données:
Masse d’azote m = 14 g ,
Ma = 10 kg, mb = 36 kg,
Surface droite du cylindre a = 5 cm2
g = 9.8 m/s2.

Mb
Ma

Azote

Azote
v
Exercice 4
Une turbine utilisant la vapeur d’eau comme fluide moteur fonctionne dans les conditions
suivantes.
À l’entrée Pe = 20 MPa
Te = 350°C
vitesse du fluide Ve = 50 m/s
A la sortie Ps = 0.1 MPa
vitesse du fluide Vs = 200 m/s

Calculer en régime permanent la puissance fournie par la turbine sachant que le débit masse
est m = 1,5 kg/s, que la différence de hauteur entre l’entrée et la sortie de la turbine est de
3 m, et que la turbine cède 8,5 kW de chaleur à l’extérieur.

Données: g = 9,8 m/s2


he = 3137 kJ/kg
hs = 2675.5 kJ/kg
.
me

ze

. zs
ms
Correction exercice 4

.
me
Q
.

.
W

ze

. zs
ms

Le système étudié est « la turbine ». C’est un système ouvert puisque le débit masse de vapeur
d’eau traverse les frontières du système. Le premier principe s’écrit donc :

dE 1 2
Qi Wj me,s h v gz
dT i j e,s 2 e, s

où les débits entrants sont comptés positivement et ceux sortant négativement.


dE
On est en régime permanent donc 0 , on a donc :
dt

1 2 1 2 1 2
W Q m e, s h v gz Q me h v gz ms h v gz
e, s 2 e,s 2 e 2 s

en régime permanent on a me ms m (conservation du débit massique), soit :

m 2 2
W Q m hs he v ve mg zs ze
2 s

Q 8,5 8,5 kW 8500 W Q 0 puisque chaleur cédée par le système vers l' ambiance

3
m hs he 692,25 kW 692,25.10 W

m 2 2
v ve 28125 W
2 s

mg zs ze 44,1W attention zs ze 0

3
soit W 655,7.10 W 656 kW
Exercice 5
Un compresseur d’air fonctionne en régime permanent dans les conditions données par le
tableau suivant. La puissance mécanique nécessaire pour actionner ce compresseur est de
28,9 mégawatts. On considère que le fluide est un gaz parfait de masse molaire M = 28,96
g/mole, cp = 1,008 kJ/kg.K constant. g = 9,8 m/s2.

Calculer et T2
Quelle est la puissance thermique mise en jeu au niveau du compresseur ?
Quelle est la production d’entropie de l'installation?
Quelles est la destructions d'exergie de l'installation? (On prendra Tref = 28°C, Pref=1bar)

.
Q=0
1 2

Filtre à air

point P bar T °C vitesse m/s débit kg/s


1 0.85 28 0 123.7
2 ? ? 5 123.7
3 6.5 76 25 123.7
Correction exercice 1 .5

Cp
1. et Cp Cv R 8,314 J/mol.K
Cv
(on note Cp et Cv avec une barre pour indiquer qu'il s'agit de grandeurs molaires)
Cp 3
donc 1,3982 (car Cp M cp 28,96.10 1008 29,19 J/mol.K
Cp R

er
T2 ? 1 principe entre (1) et (2)

dE 0 W Q me, s h 1 V2 gz
dt e, s 2

dE/dt = 0 car régime permanent, W = 0 pas de travail de pression contre l'exterieur, Q = 0 car systeme
isolé thermiquement et me = ms (le débit entrant est égal au débit sortant). Il reste donc :

m h1 1 m V2
h2 V2
2
0 soit cp T2 T1 1 V2
2 1 2 2

donc T2 = 27,98 °C
er
2. 1 principe pour le système complet

dE 0 W Q m he hs 1 V2 Vs
2
g ze zs
dt 2 e

donc
Q W m 1 V2 V 2
hs he g zs z e
2 s e

=-28,9.10-6+123,7(1008(76-28)+1/2(25²-0²)+9,8(8-0))=-22,866MW (<0 car cédé par le compresseur)


ème
3. 2 principe entre (1) et (3)

dS Q Q
0 m s1 s3 P( S) soit P S m s1 s3
dt T0 T0

T1 P1
ds cp dT r dP soit s 31 s1 s3 c p ln r ln avec r R 287,08 J/kg.K
T P T3 P3 M
Attention : T3 et T1 en Kelvins ! On trouve s31 = 434,88 J/kg.K. T0 est prise égale à la température
ambiante (Tref = 28 °C soit 301,15 K)

Numériquement, on trouve P(S)=129,7 kW/K (>0 naturellement !) et Exd=Tref.P(S)=39 MW


Exercice 6 : Recompression mécanique de vapeur ( RMV )
Pour concentrer un débit M =100 kg/h d'une solution sucrée, initialement à la température ambiante to = 20°C,
on lui prélève, par évaporation à 100°C dans un bouilleur B parfaitement calorifugé, un débit de vapeur M 2
kg/h. La chaleur nécessaire est essentiellement fournie par un serpentin Eo, alimenté en a par un débit m de
vapeur saturée à 120°C. La température de sortie en b est de 110°C. Cette vapeur est produite par une chaudière
à partir d'eau liquide à 20°C et P = 2.02 atm. Pour restreindre le débit m nécessaire, et par conséquent la
consommation de combustible dans la chaudière, on cherche à récupérer au mieux la chaleur utilisable de la
vapeur extraite de la solution. Deux méthodes vont être étudiées et comparées :
Première méthode (figure 1) : récupération interne de chaleur.
On fait circuler la vapeur extraite de la solution dans un échangeur à contre courant E1 pour chauffer la solution
sucrée jusqu'à 90°C avant son admission dans le bouilleur B.

Calculer :
1) le débit d'eau liquide qui sort de E1 en 4,
2) le débit m de vapeur d'eau à admettre dans Eo en a,
3) les entropies massiques s1, s2, s3, s4, sa, et sb des fluides aux entrées et sorties de l'installation,
4) la quantité d'énergie thermique primaire consommée par heure dans la chaudière.
5) calculer le rendement exergétique de l'installation. (on admettra que l'énergie primaire est de l'exergie pure)

Deuxième méthode (figure 2): Recompression mécanique de vapeur


L'échangeur E1 étant supprimé, la vapeur extraite de la solution est comprimée jusqu'à 2,02 atm bars par
l'intermédiaire d'un compresseur de rendement isentropique égal à 0,8, et traverse ensuite le serpentin E2. La
température de sortie en 5 est égale à 110°C.

Calculer :
1) l'enthalpie et la température de la vapeur en sortie du compresseur,
2) la puissance consommée par le compresseur,
3) la puissance thermique fournie au bouilleur par le serpentin E2,
4) le débit m de vapeur d'eau à admettre dans Eo en a,
5) la quantité d'énergie thermique primaire globalement consommée par heure, en admettant qu'il faut 3 kWh
d'énergie thermique primaire pour produire 1 kWh d'énergie mécanique.
6) calculer le rendement exergétique de l'installation.
7) Comparer et discuter les deux méthodes précédentes.

DONNÉES
Eau pure.
cp = 1 kcal/kg.K
Table des propriétés de l'eau à la saturation.
Paramètres de la vapeur d'eau surchauffée pour P = Psat(120°C)

s (K) h (kcal/kg) s (kcal/kg..K)


40 666,4 1,7493
60 675,9 1,7710
80 685,4 1,7915
Solution sucrée.
On admettra :
qu'à 100°C, la pression de la vapeur en équilibre avec la solution sucrée est égale à 1 atm. et que cette
vapeur et de la vapeur d'eau pure,
que la chaleur spécifique à pression constante et la chaleur latente de vaporisation de la solution sont
respectivement égales à celles de l'eau pure,
qu'à 0°C, l'entropie massique de la solution diluée est 14,8.10-3 kcal/kg.K et celle de la solution
concentrée 18,0. 10-3 kcal/kg.K .
B vapeur d'eau saturée
E1 3 100°C
4
M/2
M a
solution sucrée 1 m
vapeur d'eau saturée
E0 120°C

2
b
M/2
solution concentrée

Figure 1

B
M/2 3

M 4
solution sucrée 1
m
a
E0
E

2
solution concentrée b
M/2
5
Figure 2
Correction exercice 6
Première méthode (figure 1) : récupération interne de chaleur.

B vapeur d'eau saturée


E1 3 100°C
4
M/2
M a
solution sucrée 1 m
vapeur d'eau saturée
E0 120°C

2
b
M/2
solution concentrée
Question 1

On écrit le premier principe sur l’échangeur E1 :


dE 1 2
Q W m e, s h v gz
dt e, s 2 e,s

avec les hypothèses régime permanent, pas de variation de vitesse ou d’altitude (ces hypothèses seront
couramment utilisées par la suite) et comme Q (pertes thermiques vers l’extérieur) et W sont nuls.

' M
M h1 h1 h h4 0
2 3
' '
h4 h3 2 h1 h1 h3 2cp T1 T1 499 kcal / kg 2086 kJ/kg
On cherche le débit d’eau liquide, il faut donc connaître l’état du fluide en 4. On calcule le titre en vapeur.

h4 x 4Lh 4L 1 x 4L h 4V

h 4 h 4v M
x 4L 0,26 et M L 0,26 13 kg / h
h 4L h 4v 2

Question 2

Pour calculer l’énergie consommée, on fait un bilan (premier principe) sur l’eau sucrée dans le bouilleur. On a :
M M
Q Mh1' h h 0 où Q représente la puissance fournie par E0.
2 2 2 3
L’évolution de l’eau sucrée est :
chaleur sensible chaleur latente
90°C 100°C 100°C, M/2
M
M/2
Le bilan devient donc (on a forcement du liquide saturé en 2 puisqu’en 3 on a de la vapeur saturée en équilibre) :

M M
Q Mh liq,90 C h h
2 [Link],100 C 2 [Link],100 C
d’autre part l’enthalpie d’un liquide à une température T est reliée à l’enthalpie de liquide saturé par la formule :

h liq,T h [Link],T0 cp,liquidedT avec T T0


T0

N.B. pour l’enthalpie d’une vapeur (gaz parfait) on a une relation du même type :

h vap,T h vap..sat,T0 cp, vapeurdT avec T T0, attention cp, vapeur cp,liquide
T0

En utilisant la relation donnant l’enthalpie d’un liquide le bilan devient (avec cp indépendant de T) :

M M
Q M h [Link],100 C cp,liquide 90 100 h h
2 [Link],100 C 2 [Link],100 C
M
Q Mcp,liquide 100 90 h lv,100 C 27950 kcal / h 32,4 kW
2
où h lv,T h [Link],T h [Link],T
On fait maintenant le bilan sur l’échangeur E0
-Q

110°C 120°C, vapeur sat

chaleur sensible chaleur latente


m, 110°C 120°C 120°C, m

En utilisant les relations vu précédemment pour l’enthalpie on obtient :

Q m h lv,120 C mcp 110 120 (attention l’échangeur E0 fourni – Q à l’eau sucrée !)


On en déduit m 52,1 kg / h

Question 3

Pour calculer l’entropie d’un gaz parfait on a la relation :

T
Q dT dP dT T
ds cp -r soit ici (dP 0) s - sref cp cp ln
T T P T Tref
Tref
avec cp indépendant de T et T en K !

Pour un liquide (incompressible en première approximation) on a simplement

T
Q dT dT T
ds cp soit s - sref cp cp ln avec cp indépendant de T et T en K !
T T T Tref
Tref
dans l’énoncé on propose deux états de référence pour la solution :
pour la solution diluée Tref = 0°C et sref = 14,8.10-3 kcal/kg.K
pour la solution concentrée Tref = 0°C et sref = 18,0.10-3 kcal/kg.K
T
dT
pour l’eau liquide ou vapeur, on prend l’état saturé correspondant : sliq,T [Link],T0 cp avec T < T0
T
T0

Pour calculer l’entropie d’un fluide diphasique liquide/vapeur (par ex. point 4) on utilise la règle des leviers :
sT x l [Link],T x v s [Link],T

En utilisant ces relations on peut calculer les différentes entropies :


s1 (kcal/kg.K) s2 (kcal/kg.K) s3 (kcal/kg.K) s4 (kcal/kg.K) sa (kcal/kg.K) sb (kcal/kg.K)
1,7566 1,7029
0,0855 0,33 1,381 0,3387
([Link] 100°C) (vap. sat 120 °C)
Question 4

L’énergie primaire est l’énergie dépensée pour amener de l’eau liquide à 20°C à l’état de vapeur saturée à 120°C
(on considère que l’eau est à 2,02 atm).

Qprim m cp 120 20 h lv,120 C 32644 kcal/h 38 kW

Question 5

Le rendement exergétique est donné par la relation :

Ex utile M 2 ex 2 M 2 h 2 Tambs2
ex dans notre cas on a donc : ex
0,52%
Ex primaire Qprim Qprim

où Tamb =293 K choisie arbitrairement (cf. cours sur le second principe/exergie) comme température de
référence.
Il est à noter que la valeur du rendement est très faible !

Deuxième méthode (figure 2): Recompression mécanique de vapeur


L'échangeur E1 étant supprimé, la vapeur extraite de la solution est comprimée jusqu'à 2,02 atm bars par
l'intermédiaire d'un compresseur de rendement isentropique égal à 0,8, et traverse ensuite le serpentin E2. La
température de sortie en 5 est égale à 110°C.

B
M/2 3

M 4
solution sucrée 1
m
a
E0
E

2
solution concentrée b
M/2
5

Question 1
h 4,is h3
Le rendement isentropique est donné par is
. On va donc évaluer h4,is pour ensuite calculer h4 à
h4 h3
partir de cette formule.
Pour déterminer h4,is on utilise le tableau de le vapeur surchauffée à P = Psat(120°C). On cherche le point ayant
une pression de 2,02 atm et une entropie de 1,7566 kcal/kg.K (compression isentrope s = constante). On en
déduit que : 160 < T4,is < 180°C et que 666,4 < h4,is < 675,9 kcal/kg.K. En faisant une interpolation linéaire, on
trouve que h4,is = 669,59 kcal/kg.K.
On peut maintenant calculer h4 = 677,2 kcal/kg.K (à partir de la formule du rendement). Par interpolation
linéaire on en déduit T4 = 183 °C.

Question 2

On suppose que le compresseur est adiabatique. En écrivant le premier principe on obtient donc :

M
Wcomp h h3 1905 kcal/h 2,2 kW
2 4
Question 3

On écrit le premier principe entre 4 et 5 :


110
' M M
Q E2
h h4 h [Link],120 C cpdT h4 28344 kcal/kg -33 kW où
2 5 2
120
'
Q E2
représente la puissance thermique cédée par E2. La puissance reçue par le bouilleur (la solution sucrée) est
donc :
'
QE2 Q E2 28344 kcal/kg 33 kW

Question 4

Comme pour la question 2 de la partie 1 on écrit le premier principe sur l’eau sucrée dans le bouilleur :
M M
QE0 QE2 Mh1 h h 0 soit :
2 2 2 3

M
QE0 Q E2 Mcp 100 20 h lv,100 C 6606 kcal/h 7,7 kW
2
De même, on a

Q E0 m h lv,120 C mcp 110 120 d’où m 12,3 kg/h

Question 5

compresseur :
W 1905 kcal/h soit E prim 5715 kcal/h
bouilleur :
Qprim 12,3 1 120 - 20 646,4 120,32 7700 kcal/h
donc
Qtot 13415 kcal/h 15,6 kW

Question 6

Ex utile
ex
1,27%
Ex primaire
Exercice 7

Partie I

Considérons deux corps aux températures respectives T1 et T2 (T1 < T2) qui ont même
capacité calorifique C. Si les deux corps sont mis en contact thermique direct, ils échangent de
la chaleur jusqu’à atteindre une température Tf. Si les deux corps constituent des sources pour
un moteur thermique réversible, ce moteur peut fonctionner jusqu’à ce que les deux corps
soient à une température T’f..

a) Déterminer et comparer Tf et T’f.


b) Calculer dans les deux cas la variation d’entropie et la variation d’exergie du système.
En déduire l’entropie crée et l’exergie détruite.

Partie II

Les deux corps étant maintenant à même température (Tf et T’f), ils constituent les sources
d’une pompe à chaleur réversible, le corps 1 servant de source froide, le corps 2 servant de
source chaude.

a) Déterminer la température qu’atteint le corps 2 (Tf2 ou T’f2) lorsque la température du


corps 1 devient égale à sa valeur initiale T1.
b) Calculer le travail mécanique échangé suivant que le système soit initialement à Tf ou
T’f.
c) Comparer, dans les deux cas, la variation d’entropie et la variation d’exergie du
processus global. En déduire la production d’entropie et la destruction d’exergie.

A.N. : T1 = 0 °C, T2 = 100 °C, C = m.c = 1 J/K


Préambule : quelques modifications (numériques) à l'énoncé (pour simplifier la résolution
numérique): les corps C1 et C2 ont les températures initiales T1=0°C et T2=100°C et chaque
corps a la même capacité thermique C=m.c=1 J/K

Partie I

Ia) :

contact thermique direct : système = "corps C1+C2"


A lin fin du procédé, les deux corps ont la température Tf
W+Q= U et W=0 (P et V constants) et Q=0 (C1 échange avec C2 et vice-versa, mais pas
d'échange avec l'extérieur)
donc U= U1+ U2=C.(Tf-T1)+C(Tf-T2)=0
donc Tf=(T1+T2)/2=50 °C

C1 et C2 sources d'un moteur réversible :

Réversibilité => iS=0 et adiabaticité => eS=0 donc S= iS + eS =0


Or en prenant comme système comme avant l'ensemble "C1+C2",
S= S1+ S2
Tf ' Tf ' T'2
= C dT C dT C(ln(Tf '/ T1) ln(Tf '/ T2) [Link] f =0
T1 T T2 T T1.T2

et C=1 J/K donc Tf'= T1.T2 =319,1 K=46,1 °C

Ib)
contact thermique direct :
Tf ' Tf ' T'2
S C dT C dT C(ln(Tf '/ T1) ln(Tf '/ T2) [Link] f 0,024J / K
T1 T
T2 T T1.T2

iS = S (car adiabatique donc eS =0)


C1 et C2 sources d'un moteur réversible :
S= iS = eS =0

(Exergie non traitée)

Partie II

On repart de Tf' et chaque corps est la source d'une PAC réversible:


Comme la PAC est réversible et que le moteur était réversible, alors, à la fin du processus, C1
est revenu à T1 et C2 à T2

W+Q= U et Q=0
donc W= U= U1+ U2=C.(T1-Tf')+C(T2-Tf')=+7,79 J (avec C=1 J/K)
(attention, ici W=travail fourni à la PAC et non travail échangé par le système C1+C2 avec
l'extérieur, comme c'était le cas dans Ia - contact direct !!!)

la production et la variation d'entropie sont toujours nulles puisque moteur et PAC sont
réversibles.

On repart de Tf (température après contact direct) et chaque corps est la source d'une
PAC réversible:

Si C1 revient à la température T1, le contact direct étant un processus irréversible, cela


signifie que C2 ne reviendra pas à T2. Il reviendra à T2f tel que

T1 T2f T .T
S C dT C dT C(ln(T1/ Tf ) ln(T2f / Tf ) [Link] 1 2f 0
Tf T Tf T Tf ²
donc T2f=Tf²/T1=382,2 K=109,2 °C

W= C.(T1-Tf)+C(T2f-Tf)=+9,16 J

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