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Origines et évolution du hip-hop

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Hip-hop

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Cet article concerne la musique rap en tant que genre musical. Pour plus
d'information sur la technique vocale ou les autres disciplines, voir rap et Culture du
hip-hop.

Ne doit pas être confondu avec Trip hop ou Pop-rap.

Pour les articles homonymes, voir hop.


Hip-hop

Détails
1977
Date de création

Funk, disco, dub, rhythm and blues, reggae, toasting, lecture


Origines stylistiques
performée, spoken word, griot, scat, jazz

Origines culturelles Années 1970 ; Bronx, New York,   États-Unis

Turntablism (platines), synthétiseur, boîte à
Instruments typiques
rythmes, batterie, guitare, basse, piano, beatbox, voix

Sous-genres
Hip-hop alternatif, hip-hop chrétien, rap politique, hip-hop

expérimental, rap battle, gangsta rap, rap

hardcore, horrorcore, nerdcore, cloud rap, mumble rap

Genres dérivés
Breakbeat, oldschool jungle, drum and bass, trip
hop, grime, breakbeat hardcore, neo soul, big beat, trap

Genres associés
Country rap, hip-house, crunk, jazz rap, neo soul, nu

metal, ragga, reggaeton, rap rock, rapcore, rap

metal, ghettotech, glitch hop, new jack swing, hip-hop

psychédélique

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Le hip-hop1,2 est un genre musical de musique populaire caractérisé par un rythme


accompagné par son expression musicale le rap2 et de la culture artistique
l'entourant créé à New York dans le South Bronx au début des années 1970.
La culture hip-hop connaît 5 disciplines : le Rap (ou MCing), le DJing, le Break
dancing (ou b-boying), le Graffiti, le Beatboxing. C'est néanmoins par son expression
musicale qu'il est le plus connu à partir de la fin du XX  siècle, bien que ça n'ait pas
e

été le cas à ses débuts. De ce fait, souvent réduit à celle-ci, la musique


rap2,3 ou musique hip-hop2,4. Originaire des ghettos noirs et latinos de New York, il
s'est répandu rapidement dans l'ensemble du pays puis a gagné le monde entier au
point de devenir une culture urbaine importante.
Son expression musicale est elle-même souvent appelée rap, ce qui constitue un
raccourci dans la mesure où ce terme ne s'applique qu'à la parole, scandée et
saccadée propre au MCing. La musique hip-hop peut en effet revêtir plusieurs
formes, voire se limiter aux seuls beats du DJ (disc jockey), auquel cas le terme rap
ne convient pas.
La musique hip-hop new school désigne la seconde vague du hip-hop, ayant émergé
entre 1983 et 1984 avec des chansons de groupes comme Run-D.M.C. et de
rappeurs tels que LL Cool J. L'âge d'or du hip-hop désigne une période d'innovation
ancrée au milieu des années 1980 et au début des années 1990. Des groupes et
artistes notables de cette période incluent Nagatv33 mais aussi la Juice Crew, Public
Enemy, Eric B. and Rakim, Boogie Down Productions et KRS-One, EPMD, Slick
Rick, Beastie Boys, Kool G Rap, Big Daddy Kane, Ultramagnetic MCs, De La Soul,
et A Tribe Called Quest, respectivement. Le gangsta rap est un sous-genre du hip-
hop qui se consacre le plus souvent à un mode de vie violent et à des conditions de
misère au sein de la jeunesse afro-américaine. Schoolly D, N.W.A, Ice-T, Ice Cube,
et les Geto Boys en sont les groupes et artistes clés, connus pour mêler paroles
sociales et politiques issues du rap politique et histoires de criminels courantes dans
le gangsta rap5.

Terminologie[modifier | modifier le code]
La création du terme « hip-hop » est souvent attribuée à Keef
Cowboy, rappeur de Grandmaster Flash and the Furious Five6. Cependant, Lovebug
Starski, Keith Cowboy, et DJ Hollywood utilisaient le terme lorsque la musique était
connue sous le nom de disco rap7. Le fondateur de l'Universal Zulu Nation, Afrika
Bambaataa, est considéré comme celui qui a attribué le terme à la sous-culture à
laquelle la musique appartient ; bien qu'il s'agît d'un terme dépréciatif appliqué à ce
type de musique8. La première utilisation du terme dans la presse écrite se situe
dans un article du Village Voice9 de Steven Hager, par la suite auteur d'un ouvrage
sur le hip-hop de 198410. Étymologiquement, selon Ailane11, « hip-hop », serait la
combinaison du terme anglais hip qui signifie « être dans le vent, être branché »
dans le parler de la rue, et de to hop dont on peut traduire le sens par sauter ou
danser. Pour certains pionniers comme Grand Master Caz, le mot Hip Hop viendrait
du mot "Hippie" car à son origine ce mouvement culturel avait pour vocation de
canaliser les frustrations et la violence pour en faire quelque chose de positif.

Histoire[modifier | modifier le code]
Années 1970[modifier | modifier le code]
Origines[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Origines du hip-hop et Chronologie du hip-hop.

DJ Kool Herc est reconnu comme l'un des pionniers du genre.

La musique et la culture du hip-hop sont formées pendant les années 1970 lorsque


les block parties se popularisent à New York, en particulier chez la jeunesse afro-
américaine et caribéenne du Bronx12. Les block parties incorporent des DJs, qui
jouaient des genres de musique populaire, en particulier funk et soul. Avec un
accueil positif, les DJs commencent à isoler les breaks percussifs des chansons
populaires. Cette technique vient de la musique dub jamaïcaine 13 et est largement
popularisée à New York par les immigrés originaires de Jamaïque et des Caraïbes,
comme DJ Kool Herc, appelé le « père fondateur du hip-hop »14,15.
Des techniques de turntablism – comme le scratching (attribué à Grand Wizzard
Theodore16), le beat mixing et/ou matching, et le beat juggling – se développent 13,17. La
musique hip-hop à ses débuts devient une « voix » ou « issue de secours » pour la
jeunesse des quartiers défavorisés18 quotidiennement minée par les discriminations
sociales, économiques et politiques19. Selon Chang20 et Ailane11, le hip-hop les block
parties représentaient des échappatoires aux problèmes quotidiens qu’ils
rencontraient, les injustices sociales au sein des ghettos, telles les coupes
budgétaires dans les domaines qui les concernaient et la rénovation urbaine les
excluant d’une pleine participation sociale. Ainsi, le hip-hop donnait un meilleur sens
à ces ghettos.
Introduction du rap[modifier | modifier le code]

Le rap, MCing ou emceeing, est un style vocal dans lequel le chanteur parle,
généralement sur un morceau instrumental ou synthétisé. Le morceau, en signature
4/4, peut être créé par échantillonnage, notamment21. Ils incorporent également
synthétiseurs et boîte à rythmes. Les rappeurs peuvent écrire, mémoriser, ou
improviser leurs paroles et les chanter a cappella ou pendant un morceau. La
musique hip-hop intronise le rap à la culture du hip-hop, mais le rap est absent des
chansons de hip-hop comme dans Hip Hop, Be Bop (Don’t Stop) des Man
Parrish ; Chinese Arithmetic de Eric B. and Rakim ; Al-Naafiysh (The Soul) et We're
Rocking the Planet de Hashim ; et Destination Earth de Newcleus. Cependant, la
majeure partie du genre est accompagné de rap, en partie de rap féminin. La MC
Sha Rock, originaire du Bronx et membre des Funky Four Plus One est considérée
comme la première rappeuse au hip-hop22. The Sequence, un trio de hip-hop signé
au label Sugar Hill Records au début des années 1980, est le premier groupe féminin
à faire paraître un disque de rap, Funk You Up.
Les racines du rap remontent à la musique afro-américaine et plus loin à la musique
africaine, en particulier celle des griots de l'Afrique de l'ouest23. Les traditions afro-
américaines signifyin’, les insultes rituelles, et la poésie influence la musique hip-hop.
À New York, les musiques spoken-word de groupes et musiciens comme The Last
Poets, Gil Scott-Heron24 et Jalal Mansur Nuriddin influence l'environnement social
dans lequel le hip-hop a été créé. DJ Kool Herc et Coke La Rock influencent le style
vocal du rap avec des versets poétiques accompagnés de breaks de musique
funk13,25.
Plus tard, les MC varient de rythme et de style vocal, avec quelques brèves rimes,
souvent à caractères sexuels ou scatologiques, afin de se différencier des autres et
de divertir le public. Ces premiers groupes de rap incorporent des insultes rituelles.
Kool Herc & the Herculoids sont le premier groupe à se populariser à New York 25,
mais le nombre de MC s’accroît avec le temps. Il y avait souvent collaborations
entre gangs, comme l'Universal Zulu Nation d'Afrika Bambaataa—actuellement une
organisation internationale. Melle Mel, un rappeur des Furious Five est considéré
comme le premier parolier de rap à s'auto-proclamer « MC »26.
Influence du disco[modifier | modifier le code]

La musique hip-hop est influencée par le disco et le contre-coup qui lui est associé.
Selon Kurtis Blow, le tout premier chanteur de Rap à avoir signé avec
une Major avec le tube The Break, les premiers jours du hip-hop se caractérisent par
la division entre fans et détracteurs du disco. Le hip-hop émerge comme « réponse
directe à la disco européanisée »27,28 et les premières chansons hip-hop se basent
principalement sur des boucles musicales de style hard funk.
Dès le début des années 1970, le mouvement hip-hop se scinde en deux écoles.
D'un côté, il y a les DJs et MCs hip-hop influencés par le disco, qui officient dans des
clubs selects du Queens, Manhattan ou Harlem, comme Pete DJ Jones, Eddie
Cheeba, DJ Hollywood, Grandmaster Flowers et Lovebug Starski. Ce genre musical
est parois qualifié de « disco rap »29,30. De l'autre côté, on trouve les musiciens de hip-
hop pur et dur qui se focalisent sur des rimes rapid-fire et des schèmes rythmiques
plus complexes. Ceux-ci jouent dans des « block parties » organisées dans les parcs
ou les salles du Bronx. DJ Kool Herc, Afrika Bambaataa, Paul Winley, Grandmaster
Flash, et Bobby Robinson font partie de cette catégorie et regardent les premiers
avec plus ou moins de mépris31.
Cependant, en 1979, la boucle ou chanson disco instrumentale devient de plus en
plus la base de la musique hip-hop.

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