Analyse Pollinique
Analyse Pollinique
Thème
Tous mes remerciements vont à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce
travail en particulier, je tiens à remercier en premier lieu Dieu le Tout Puissant de
m’avoir donné courage et santé pour achever ce travail.
Je tiens à remercier aussi tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin à élaborer ce
modeste travail.
Que mes vifs remerciements aillent à Mr. le Professeur BELHAMRA Mohamed, qui m’a
fait l’honneur de présider ce travail, à Mr. le Professeur BARKAT Djamel et Mr.
BENAZIZA Adbelaziz, Maitre de conférences Grade A pour avoir acceptés d’examiner
cette thèse.
Un grand merci à Mr. GUIMER, chef de département d’agronomie, pour son aide
précieuse.
Mots clés : miel naturel, ain zaâtout, analyse pollinique, caractéristiques physico-chimiques,
composés phénoliques, origine florale.
Abstract
Honey is appreciated everywhere as sweet and palatable food. In order to determine the
physico-chemical characteristics, honey plant species and concentration of phenolic
compounds of natural honey. A study was conducted in the region of Ain zaâtout, a sample of
honey taken at random were collected and analyzed. Analysis of physico-chemical properties
of honey studied shows a water content of 16.1±0.2 (%), ash content of 0.217±0.01 (%), pH of
3.86±0.008, an acidity of 37.42±0.096 (meq/kg) and electrical conductivity of 0.47±0.096
(mS/cm). These characteristics are more frequently used as the best indicators of the quality
and stability of honey, and having a great influence on organoleptic properties.
Melissopalynology allowed the identification of 25 families and 69 plant species, honey from
the region of Ain zaatout is characterized by a dominance of Asteraceae and Fabaceae (11.59
%), with 23 plant families medium and low represented, finding the existence of relationship
between the plant species visited by bee or according to the specific odor or color provided by
flowers. The concentration of total phenols honey is 17.9±2.37 and 41.33±1.34
(mgGAE/100g) respectively to 0.2 and 0.4 g/ml of honey, while the concentration of the
flavonoids is 14.97±0.55 and 24.39±1.03 (mg QE/100mg) respectively to 0.2 and 0.4 g/ml of
honey. The total phenolics were significantly increased as a function of the concentrations of
honey, these compounds vary significantly depending on the floral source.
انعسم مقذس في كم مكان كغزاء حهُ َ رَ مزاق سائع .من أجل تحديد األنواع النباتية للعسل الطبيعي ،وخصائصه
الفيزيائية والكيميائية و المركبات الفينولية ،أجريت دراسة في منطقة عين زعطوط وقد تم جمع عينة من العسل عشوائيا ثم تم تحليلها.
ذحهيم انخصائص انفيضيائيح َ انكيميائيح نهعسم انمذسَط تيىد ان كميح انماء ٌي ,)%( 16.1±0.2كميح انشماد ٌي
,)%( 0,217±0,01دسجح انحمُضح ٌي ,3,86±0,008كميح االحماض َ (meq/Kg) 37,42±0,096انىاقهيح
انكٍشتاء ٌي ٌ . (mS/Cm) 0,47±0,096زي انخصائص كثيشا ما ذسرخذو كمؤششاخ انىُعيح َ االسرقشاس نهعسم ,كما ان
نٍا ذاثيش كثيش عهّ خصائصً انحسيح .سمح ذحهيم حثُب انطهع ترحذيذ 52عائهح َ 96وُع مه انىاتاذاخ َ ،مىً ذثيه ان
مع َجُد 52عائهح وثاذيح عسم مىطقح عيه صعطُط يرميض تٍيمىح عائهريه (Fabaceae َ Asteraceae )11,59%
اخشِ تىسة مرُسطح َ ضعيفح ,مع االسرىراج تُجُد عالقح تيه اوُاع انىثاذاخ انري يضَسٌا انىحم َ رنك َفقا نهشائحح
انمىثعثح مه انضٌُس اَ انُاوٍا .قذسخ ذشاكيض انفيىُل انكهيح ب (mg GAE/100 g) 41,33±1,34 َ 17,9±2,37عهّ
انرُاني اني (g/ml) 0,4 َ 0,2مه انعسم ,تيىما ذشاكيض انفالفُوُيذ قذسخ ب (mg 24,39±1,03 َ 14,97±0,55
) QE/100 gعهّ انرُاني انّ (g/ml) 0,4 َ 0,2مه انعسم َ .قذ اسذفع انمحرُِ االجماني مه انمشكثاخ انفيىُنيح َ
انفالفُوُيذ تصفح كثيشج مع اسذفاع ذشاكيض انعسم ,هذه المركبات تختلف اختالفا كبيرا من عسل ألخرحسب المصدر النباتي.
كلمات مفتاحية :عسم طثيعي ،عيه صعطُط ،ذحهيم حثُب انهقاح ،خصائص فيضيائيح َكيميائيح ،مشكثاخ فيىُنيح ،مصذس
وثاذي.
Liste des abréviations
g : gramme
mg : milligramme
kg : killogramme
Km2 : kilomètre carré
Cm3 : centimètre cube
% : pourcent
ml : millilitre
µl : microlitre
aw : activité water
pH : potentiel d’hydrogène
max : maximum
min : minimum
s : seconde
C° : degré Celsius
mS : milliSemens
Cm : centimêtre
HPLC : chromatographie liquide à haute performance
CE : électrophorèse capillaire
DAD : détection par barrette dediodes
HO· : radicaux hydroxyles
O2- : superoxyde
HMF : hydroxymethylfurfuraldehyde
tpm : tour par minute
N : normalité
V : volume
nm : nanomètre
UV-VIS : ultraviolet – visible
ANOVA : analysis of variance
SD : standard déviation
CE : conductivité éléctrique
H : hypothèse
F ob : valeur observé
Fcri : valeur critique
ddl : dégre de liberté
SCE : somme des carrés
P : probabilité
r : coefficient de corrélation
CM : carré moyen
GAE : équivalent d’acide gallique
TP : phénols totaux
QE : équivalent quercétine
Na2CO3 : carbonate de sodium
AlCl3 : chlorure d’aluminium
NaOH : hydroxyde de sodium
Liste des tableaux
1 Morphologie de l’abeille……………………………………………… 8
2 Description d’une ruche d’abeille…………………………………… 11
3 Processus de pollinisation……………………………………………. 17
4 Forme des grains de pollen …………………………………………. 17
5 Acides phénoliques, squelette benzoïque (I) et squelette cinnamique
(II) ………………………………………………………………….... 20
6 Les acides phénoliques………………………………………………. 21
7 2-phénylchromane…………………………………………………… 21
8 Structures des différentes classes des Flavonoides …………………. 22
9 Flacon de conservation du miel……………………………………….. 30
10 Mesure de la teneur en cendre………………………………………… 32
11 Mesure de pH et l’acidité libre du miel……………………………….. 34
12 Mesure de la conductivité électrique du miel ………………………… 34
13 Préparation de l’échantillon du miel pour une étude
mélissopalynologique………………………………………………….. 36
14 Etapes de dosage des composés phénolique du miel………………….. 37
15 Teneur en eau du miel étudié et miels d’origines différentes………… 41
16 Teneur en cendre du miel étudié et miels d’origines différentes…….. 42
17 pH du miel étudié et miels d’origines différentes…………………… 43
18 Acidité libre du miel étudié et miels d’origines différentes…………. 44
19 Conductivité éléctrique du miel étudié et miels de différentes
origines……………………………………………………………….. 45
20 Pourcentage des familles végétales trouvées dans le miel d’Ain
Zaâtout………………………………………………………………… 51
21 Corrélation entre espèces végétales mellifères signalées (pollens
analysés) dans le miel d’Ain Zaâtout ………………………………… 55
22 ANOVA à une dimension pour mesures répétées……………………... 55
23 Taux de phénols totaux du miel étudié et miels d’origines différents……… 58
24 Taux des composés phénoliques en fonction de la concentration du 60
miel……………………………………………………………………
25 Taux de flavonoides totaux du miel étudié et miels d’origines
différentes……………………………………………………………. 61
Plan
Introduction
Conclusion
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE
ANNEXES
Introduction
Introduction générale
Introduction générale
Les deux principales zones actuelles de production de miels en Algérie, l’Atlas tellien et
les Hauts plateaux, se distinguent par leurs caractéristiques géo-climatique et floristiques qui
influent sur la qualité du miel. Ainsi, l’objectif du présent travail est de définir les
caractéristiques physico-chimiques, analyses polliniques et caractérisation des composés
phénoliques du miel de la région d’Ain Zaâtout. Cette étude permettra de vérifier l’hypothèse
suivant laquelle, il existe des variations et des spécificités des caractéristiques précitées et la
composition de miel.
Dans la démarche globale de cette étude, En premier lieu un constat général sur le miel,
ses caractéristiques physico-chimiques, nutritionnelles et organoleptiques, son origine, sa
fabrication et ses différents types. En second lieu une description sur la mélissopalynologie et
les composés phénoliques du miel.
Dans la partie expérimentale ; une étude basée sur les caractéristiques physico-
chimiques, la mélissopalynologie et analyses des composés phénoliques du miel de la région
d’Ain Zaâtout illustrée avec des photos montrant les procédés mis en œuvre.
Généralités sur le
miel
Chapitre I Généralités sur le miel
1.1- Définition
Le miel est la substance naturelle sucrée produite par l’abeille Apis mellifera
(L.1758) (Apidae), à partir du nectar de plantes ou à partir d'excrétions d'insectes butineurs
laissées sur les parties vivantes de plantes, que les abeilles butinent, transforment en les
combinant avec des substances spécifiques qu'elles sécrètent elles-mêmes, déposent,
déshydratent, emmagasinent et laissent affiner et mûrir dans les rayons de la ruche (CODEX
ALIMENTARIUS, 2001). Le miel est défini comme étant la denrée produite par les abeilles
mellifiques à partir du nectar des fleurs ou de certaines sécrétions provenant de parties
vivantes de plantes. En effet, elles butinent, transforment, combinent avec des matières
propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut-être
fluide, épaisse ou cristallisée (BLANC, 2010).
1.2.1.1- Densité
Le miel a une densité relativement élevée qui varie entre 1,40 et 1,45
3
g/cm (BOGDANOVet al., 2003). C'est une donnée très utile pouvant être utilisée pour
mesurer la teneur en eau des miels. On peut admettre une moyenne de 1.4225 à 20°C
(EMMANUELLE et al., 1996).
1.2.1.2- Viscosité
2
Chapitre I Généralités sur le miel
L'activité de l'eau (et non la teneur en eau) est le facteur le plus déterminant
pour la conservabilité d'une denrée alimentaire. L'influence de la composition du miel sur la
valeur aw a été étudiée dans les travaux de RUEGG et al (1981). Les valeurs aw du miel
varient entre 0,55 et 0,75. Les miels dont l'aw est < 0,60 peuvent être, du point de vue
microbiologique, qualifiés de stables. Bien que l'activité de l'eau soit un facteur de qualité
important, on ne la détermine que rarement (BOGDANOV et al., 2003).
L’activité de l’eau dans un produit est le rapport entre la pression de vapeur d’eau à la
surface du produit et la pression de vapeur de l’eau pure (vapeur saturée) à la même
température T du produit. La valeur de l’activité de l’eau varie entre 0 )produit sec au point
que toute l’eau est liée à l’aliment, et donc sans qualité réactive) et 1 (eau pure et sans soluté,
difficile à atteindre et surtout à maintenir) (AMROUCHE, 2010).
1.2.1.4- pH
3
Chapitre I Généralités sur le miel
que les seconds (EMMANUELLE et al., 1996). Cette mesure dépend de la teneur en minéraux
et de l’acidité du miel; plus elles sont élevées, plus la conductivité correspondante est élevée.
Récemment, des données complètes relatives à la conductivité de milliers de miels
commercialisés ont été publiées, les miels de nectar )à l’éxception Banksia, Erika, Eucalyptus,
Eucryphia, Leptospermum, Melaleuca, Tilia) et les mélanges du miel de nectar et miel de
miellat aient une conductivité inférieure à 0,8 mS/cm et que le miel de miellat et le miel de
châtaignier sont supérieurs à 0,8 mS/cm (BOGDANOV et al., 2001).
1.2.1.8- Hygroscopicité
4
Chapitre I Généralités sur le miel
- Des glucides qui représentent 95 à 99% de la matière sèche. La plupart sont des sucres
simples dont le fructose (environ 40% de la matière sèche) et le glucose (environ 30 à
40% de la matière sèche).
- Des acides aminés.
- Des vitamines et minéraux : vitamine C, vitamine B, potassium, calcium, cuivre, fer,
zinc, manganèse, phosphore…(TOMCZAK, 2010).
1.2.3-Caractéristiques organoleptiques
1.2.3.1- Cristallisation
1.2.3.2- Couleur
5
Chapitre I Généralités sur le miel
moyenne étant 0.1%, la variabilité est grande puisque les miels les plus pauvres en matières
minérales contiennent 0.02% de cendres. Il s'agit du miels très clairs; les plus foncés étant les
plus minéralisés (EMMANUELLE et al., 1996).
Les abeilles produisent le miel à partir du nectar recueilli dans les fleurs au niveau
de petites glandes végétales nommées nectaires (se situant le plus souvent au fond de la
corolle) ou à partir du miellat recueilli sur les plantes, le miellat étant une sécrétion issue de
parties vivantes de ces plantes ou se trouvant sur elles et liée alors à l'excrétion de certains
insectes suceurs de sève (pucerons principalement) (GONNET et VACHE, 1985).
- Le miel de miellat est le miel qui provient principalement d'excrétions d'insectes butineur
(Hemiptera) laissées sur les parties vivantes de plantes.
6
Chapitre I Généralités sur le miel
mellifère et ses races que l'on retrouve un peu partout à travers le monde, car c'est la plus
intéressante à élever, c'est elle qui assure les meilleurs rendements. De nombreux rôles sont
définis à l'intérieur de la ruche comme gardiennes, ouvrières, butineuses... Chaque abeille
accomplira au cours de sa vie toutes ces fonctions.
Une butineuse effectue entre 20 et 50 voyages par jour, chacun demandant environ 15
minutes. Le rayon d'action moyen se situe entre 500 mètres et 2 kilomètres, d'où l'importance,
en plus des conditions climatiques et de la nature du sol, de la végétation des alentours du
rucher. Les abeilles butineuses ajoutent de la salive au nectar ou au miellat qu'elles recueillent,
ce qui le rend fluide et surtout l'enrichit en enzymes, catalyseurs biochimiques à l'origine de la
transformation des sucres dans le miel. Elles remplissent leur jabot puis transportent miellat ou
nectar jusqu'à leur ruche. Là, elles distribuent aux ouvrières d'intérieur et aux mâles. Miellat et
nectar passent à plusieurs reprises d'une abeille à une autre en subissant chaque fois une
addition de salive qui transforme les sucres.
De retour à la ruche, Déposé dans les alvéoles, le miel sera concentré, protégé ; il
achèvera sa transformation biochimique (ALVAREZ, 2010).
7
Chapitre I Généralités sur le miel
8
Chapitre I Généralités sur le miel
1.4.1.1- Concentration
Elle s'opère en deux temps. Une abeille refoule le contenu de son jabot
dans une alvéole ; la goutte de liquide sucré s'étale et perd de l'eau par évaporation ; elle est
resucée, refoulée, resucée, etc. plusieurs fois pendant 15 à 20 min. Ces manœuvres étalent la
goutte et la concentrent jusqu'à une teneur en eau de 40 à 50%.Dans les rayons, pendant
plusieurs jours, le liquide laisse évaporer passivement son eau ; sa concentration croît jusqu'à
atteindre 70 à 80% de sucres pour 14 à 25% d'eau (GONNET et VACHE, 1985).
1.4.1.2- Protection
1.4.1.3- Transformation
En effet, certains du pollen de la fleur tombe dans le nectar récolté par les abeilles est
stockée dans l'estomac, elles sont régurgités avec le nectar. En outre, certains grains de pollen
attachent souvent eux-mêmes pour les différentes parties du corps comme les jambes, les
abeilles, les poils d'antenne, et aussi dans les yeux des abeilles visitent. Ce pollen sera ensuite
s'emmêler dans la ruche et par conséquent pénétrer dans le miel (ALVAREZ, 2010).
9
Chapitre I Généralités sur le miel
1.4.2.1- Récolte
10
Chapitre I Généralités sur le miel
11
Chapitre I Généralités sur le miel
Après avoir chassé les abeilles par enfumage, les hausses sont transportées dans la
miellerie, les opercules ensuite enlevées à l'aide d'un couteau à désoperculer
(EMMANUELLE et al., 1996). Il est préférable de choisir une journée calme, ensoleillée. On
peut intervenir soit le matin, les butineuses sont encore nombreuses dans la ruche mais le
calme règne, soit en fin d'après-midi (ANCHLING, 2009).
1.4.2.2- Extraction
Le miel est extrait des cellules par la force centrifuge et séparé ensuite de
ses impuretés par une épuration qui s'effectue généralement par filtration, centrifugation, ou
décantation (EMMANUELLE et al., 1996). Les rayons récoltés sont transportés à la miellerie
pour être extraits de suite, pendant que le miel est encore chaud. La miellerie est un local
propre, sec, bien ventilé avec possibilité de chauffage et de déshumidification. Il devra
posséder une source d'eau si possible chaude et être inaccessible aux abeilles. Ce local doit
être aménagé de façon à faciliter le travail de l'apiculteur au maximum. L'outillage minimum
comprend un extracteur en inox, des seaux inox ou en plastique alimentaire, un bac à
désoperculer, un maturateur inox ; des éponges et chiffons pour nettoyer les bavures de miel.
Les cadres sont désoperculés sur les deux faces avec une herse ou un couteau électrique,
placés dans l'extracteur et centrifugés sur les deux faces également. Le miel recueilli passera
par un tamis à double filtre : un premier à mailles larges pour recueillir les plus grosses
impuretés (des fragments de cire), un second à mailles plus fines permet de retenir les plus
petites particules (ANCHLING, 2009).
1.4.2.3- Maturation
12
Chapitre I Généralités sur le miel
1.4.2.4- Conservation
La majorité des miels proviennent d'une flore bien diversifiée. Il est courant
que les abeilles visitent à la fois une dizaine ou une vingtaine d'espèces végétales fleurissant
en même temps dans leur secteur de butinage. EMMANUELLE et al. (1996) indiquent que
chaque abeille est intéressée à une seule espèce végétale, mais en considère l'ensemble de la
population d'une ruche, qui comporte des milliers de butineuses.
Le miel peut avoir une origine florale mais aussi animale. Par exemple, la présence de
mélézitose est caractéristique du miellat, absente chez les miels de fleurs (BLANC, 2010).
13
Chapitre I Généralités sur le miel
Certains miels polyfloraux ont acquis une réputation particulière qui est liée à
leur origine géographique, qu'il s'agisse d'une petite région, d'une province d'un continent. Par
contre, il n'est pas impossible qu'une origine florale soit associée avec une région
(EMMANUELLE et al., 1996).
14
Chapitre II
Mélissopalynologie et
composés phénoliques
du miel
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
2.1- Mélissopalynologie
2.1.1- Définition
2.1.3- Détermination
16
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
17
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
2.2.2- Classification
18
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
-Les tanins et lignines, Plus rares, les coumarines, les stilbènes (NKHILI, 2009).
19
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
-Les acides hydroxybenzoïques, dont les plus répandus sont l’acide salicylique et l’acide
gallique (Fig.5) (Fig. 6).
-Les acides hydroxycinnamiques, dont les plus abondants sont l’acide caféique et l’acide
férulique (NKHILI, 2009) (Fig.5) (Fig. 6).
2.2.2.2- Flavonoides
(I) (II)
Fig. 5 : Acides phénoliques, squelette benzoïque (I) et squelette cinnamique (II) (BARBONI,
2006).
20
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
21
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
Fig. 8 : Structures des différentes classes des Flavonoides (GAMET et al., 1999).
Le peroxyde d'hydrogène, qui a été décrit dans le miel, est considéré comme le
principal facteur antibactérien du miel, mais la présence de facteurs non-peroxyde était
également remarquable.
22
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
DAVID et al (2011), ont été analysé des différents types de miel a pour but de définir
clairement la composition phénolique de miel car il est une excellente source de polyphénols
différents, soit par la méthode HPLC (chromatographie liquide à haute performance) ou par
électrophorèse capillaire (CE) avec des techniques de détection par barrette de diodes (DAD).
Le tableau 2 résume certains des composés phénoliques identifiés dans les différents types du
miel analysés.
23
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
L'acide 4-hydroxybenzoïque
acide protocatéchuique, acide
Eucalyptus, bruyère,
gallique, acide syringique, acide
châtaigne, lavande,
HPLC-DAD vanillique
tournesol, romarin
acide férulique, acide caféique,
acacia, orange
acide p-coumarique
24
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
Il est à noter que ces composés agissent principalement sur les bactéries à gram
positif. Finalement, le pH bas et la faible quantité d’eau du miel lui confèrent des propriétés
naturelles de bactéricides et de bactériostatiques (ANSO, 2012).
25
Chapitre II Mélissopalynologie et composés phénoliques du miel
En gastroentérologie, le miel est particulièrement actif puisqu’il agit sur les diarrhées,
les gastrites et les ulcères. Pour les gastrites et les ulcères, le miel va lutter directement contre
Helicobacter pylori qui est le responsable de ces maladies.
Le miel est également de plus en plus utilisé dans les cosmétiques. Doux pour la peau et
les cheveux, il les nourrit en profondeur grâce à son abondance en minéraux, vitamines et
antioxydants essentiels à leur beauté et leur jeunesse
26
Chapitre III
Matériels
et
Méthodes
Chapitre III Matériels et Méthodes
L'analyse de la flore des Aurès montre qu'elle est trés riche en espèces médicinales
dont la récolte ou la culture peut procurer un certain nombre d'emplois. L'étude des espèces
végétales utilisées en médecine traditionnelle doit être encouragée. L'analyse de quelques
tisanes importées et disponibles sur le marché local, montre que ces dernières peuvent être
produites en grande partie sur place (ABDESSEMED, 1985). Pour cette raison, l’étude est
basée sur le miel de la région d’Ain Zaâtout à cause de sa richesse en plantes médicinales
mellifères.
28
Chapitre III Matériels et Méthodes
3.1.2- Végétation
3.2- Méthodologie
29
Chapitre III Matériels et Méthodes
30
Chapitre III Matériels et Méthodes
31
Chapitre III Matériels et Méthodes
32
Chapitre III Matériels et Méthodes
L’acidité libre du miel est le contenu de tous les acides libres, elle est
déterminée par la méthode titrimétrique (I.H.C, 2002).
- L’échantillon est remué par un agitateur magnétique, le pH est noté par des électrodes
déposés au niveau de l’échantillon ;
- L’échantillon du miel est titré avec une solution d´hydroxyde de sodium )0,1 N(, en
présence de 4 ou 5 gouttes de phénolphtaléine. Le virage final de la coloration doit persister
pendant 10 secondes. Dans le cas des échantillons foncés, recourir à un pH-mètre et titrer
jusqu´à pH 8.3.
33
Chapitre III Matériels et Méthodes
34
Chapitre III Matériels et Méthodes
Un miel est considéré comme étant monofloral lorsque le nombre de pollens dominants
provenant d'une espèce de fleur est supérieur ou égal à 45 % (BENAZIZA et SCHWEITZER,
2010).
-10 g du miel bien homogénéisé sont verser dans un tube à essai placé au bain marie à 45°C et
diluer dans 20 ml d’eau distillée froide.
-Le culot est remué avec une pipette pasteur, une goutte de l’échantillon est étalée sur une
lame.
- Le frottis est séché à l’étuve à 35°C, puis il est inclus dans une goutte de glycérine gélatine
déposée préalablement sur une lamelle (Fig.13) (LOUVEAUX et MAURIZIO, 1963).
35
Chapitre III Matériels et Méthodes
- 100 µl du miel (0,1-0,4 g/ml( dans l’eau distillée a été mélanger avec le réactif de Folin-
Ciocalteu (0,75ml) et incuber pendant 5minute à 22°C, puis la solution de carbonate de
sodium (0,75ml, 60 g/ml) est ajoutée ;
-la gamme d’étalonnage d’acide gallique (Annexe III) permet de déterminer la quantité des
phénols totaux, les résultats sont exprimés en mg d’équivalent acide gallique / g du miel
(SABA et al., 2011).
36
Chapitre III Matériels et Méthodes
- 1 ml du miel (0,1-0,4 g/ml) dilué dans l’eau distillée est mélangé avec 1 ml de chloride
d’aluminium )2%( dilué dans le méthanol. L’échantillon est incubé pendant 15minute à une
température ambiante ;
37
Chapitre III Matériels et Méthodes
Dans un milieu déterminé, les organismes réagissent les uns sur les autres de
manières très diverses. Et ce phénomène de coaction mène généralement à une compétition
qui aboutit à l’exclusion de certains organismes et à la cohabitation de certains autres
(LEGENDRE et LEGENDRE, 1984).
38
Chapitre IV
Résultats
et
Discussions
Chapitre IV Résultats et Discussions
L’étude du miel de la région d’Ain Zaâtout est basée sur les caractéristiques
physico-chimiques, la mélissopalynologie et analyses des composés phénoliques.
40
Chapitre IV Résultats et Discussions
4.1.3- pH
30
24,3
25
Teneur en eau %
19,65 19,2
20 16,7 17,41 17,93
16,1
15
10
5
0
Ain zaâtout
Maroc
Croatie Acacia
croatie multi
Colombie
Pakistan
Algérie
Origine
41
Chapitre IV Résultats et Discussions
0,3 0,27
Teneur en cendre %
0,25
0,21 0,2 0,21
0,2
0,15
0,1
0,04
0,05
0
Ain zaâtout
Maroc
Croatie Acacia
croatie multi
Colombie
Pakistan
Algérie
Origine
Le pH de tous types de miels présentés est inférieur à 4,5 (Fig. 17) , cela confirme
qu’ils sont de nectar, par contre celui de l’Egypte présente un pH de 4,7 qui est peut être un
miel de miellat. ALVAREZ (2010), indique que le pH acide du miel dépend de la quantité
d'acide gluconique produite par l'enzyme glucose oxydase lors de l'oxydation du glucose.
D'autres composés comprennent les acides non aromatiques et aromatiques,
respectivement. Il a été également suggéré que les acides phénoliques sont présentés en
grande quantité dans les miels sombres qui contribuent à leurs acidités. Le pH du miel
varie entre 3,2 et 5,5. Il est généralement inférieur à 4 dans le miel de nectar et supérieur à
5 dans ceux de miellat (sapin = max 5,3). Le miel à pH bas (lavande = min 3,3) se dégrade
plus facilement : il faudra alors prendre un soin particulier à leur conservation. En outre, la
valeur de pH de notre échantillon est typique au miel de fleurs à nectar analysé par
GONNET et VACHE (1985).
4.1.4- Acidité
42
Chapitre IV Résultats et Discussions
SD : Standard Deviation
5 4,7
4,5 4,2 4,2
3,86
4 3,58
3,5 3,29
3
pH
2,5
2
1,5
1
0,5
0
Ain zaâtout
Maroc
Colombie
Pakistan
Egypte
Algérie
Origine
43
Chapitre IV Résultats et Discussions
70
58,52
Maroc
Croatie Acacia
croatie multi
Colombie
Pakistan
Algérie
Origine
L’acidité libre du miel d’Ain zaâtout est proche du miel de Colombie et d’Algérie (
échantillon standard ) , supérieur à celle du Maroc et du miel d’Acacia de la Croatie mais
elle est inférieur au miel du Pakistan dont l’acidité est de 58, 52 meq/kg , supérieure aux
normes du commerce international. L'acidité est déterminée essentiellement par la teneur
en acide gluconique et glucolactone. ZERROUK et al (2011), montrent que l'acidité totale
est inférieure à la limite révélée satisfaisante dans le commerce international (50 meq/kg
du miel). Durant la période d’étude aucune fermentation n’est signalée.
44
Chapitre IV Résultats et Discussions
étant plus longue, coûteuse et comporte des erreurs plus élevées. La teneur en cendre
représente une mesure directe de résidu inorganique après carbonisation du miel, tandis
que la conductivité électrique mesure toutes substances organiques et inorganiques.
0,8
0,72
Conductivité électirique ms/cm
0,7
0,6 0,53
0,51
0,5 0,47
0,4 0,37
0,3 0,26
0,2 0,15
0,1
0
Pakistan
Ain zaâtout
Colombie
Maroc
croatie multi
Croatie Acacia
Algérie
Origine
45
Chapitre IV Résultats et Discussions
4.2- Mélissopalynologie
46
Chapitre IV Résultats et Discussions
Familles Espèces
47
Chapitre IV Résultats et Discussions
48
Chapitre IV Résultats et Discussions
49
Chapitre IV Résultats et Discussions
50
Pourcentage %
10
14
0
2
4
6
8
Asteraceae
12 11,59
Ranunculaceae
7,24
Chapitre IV
Campanulaceae
1,44
Papaveraceae
7,24
Brassicaceae
8,69
Primulaceae
Polemoniaceae
1,44 1,44
Resedaceae
4,34
Frankiniaceae
Caprifoliaceae
1,44 1,44
Caryophyllaceae
5,79
Linaceae
1,44
Malvaceae
8,69
Famille
Myrtaceae
Hypericaceae
Papilionaceae
Zygophyllaceae
1,44
Fabaceae
11,59
Synantheraceae
Boraginaceae
2,89 2,89
Solanaceae
Nyctaginaceae
Fig. 20 : Pourcentage des familles végétales trouvées dans le miel d’Ain Zaâtout.
Verbinaceae
Résultats et Discussions
51
Chapitre IV Résultats et Discussions
L’étude réalisée par DALUZ (2010) dans deux colonies à Pará de Minas et Minas
Gerais au Brésil indique la présence de 9 familles végétales mellifères ; Mimosaceae (8
%), Asteraceae (6%), Arecaceae (3%), Euphorbiaceae (3%), Fabaceae (3%), Rubiaceae
(3%), Caesalpiniaceae (2%), Moraceae (2%) et Myrtaceae (2%).
Les analyses polliniques réalisées par SAJWANI et al (2007) sur le miel d’Oman
indiquent que Ziziphus spina-christi, Prosopis juliflora, Prosopis cineraria et constituent
les principales sources de nectar et de pollen pour les abeilles au cours de l'hiver. En
revanche durant l'été, Acacia tortilis, Maerua crassifolia, Phoenix dactylifera, Prosopis
cinerea, et Prosopis juliflora sont les sources de nectar les plus importants.
Par ailleurs, l’étude réalisée sur le miel portugais par FIAS et al (2010) indique que
les familles végétales mellifères, Fabaceae et Rosaceae, fourni le plus grand nombre de
types de pollen avec respectivement (Acacia, Cytisus, Chamaespartium, Genista, Lotus,
Medicago, Trifolium et Vicia) et (Prunus, Pyrus et Rubus).
L’hypothèse H zéro posée suppose que les moyennes sont égales et que de ce fait le
choix de l’abeille des espèces végétales bien déterminées est absent ou négatif.
L’hypothèse H zéro est rejetée si F est supérieure à la valeur théorique. Le carré moyen
entre espèces végétales choisis est égal à 68,93. Il est beaucoup plus grand que le carré
moyen de groupe de variétés )à l’intérieur des groupes(, soit 24,16 (Fig. 22). Ce rapport
entre les groupes quadratiques moyens et au sein des groupes quadratiques moyens, F
observé est égal à 2,85. Il existe une variabilité beaucoup plus élevé entre les groupes
d’espèces végétales butinées par l’abeille, qu’au sein de groupes des mêmes espèces
végétales .Ainsi l’hypothèse H 0 est rejetée tandis que l’hypothèse H1 est acceptée,
concluant l’existence de relation entre espèces végétales butinées par l’abeille soit en
fonction de la couleur ou bien l’odeur spécifique fournie par les fleurs soit la densité des
52
Chapitre IV Résultats et Discussions
fleurs. Par ailleurs, la comparaison entre les moyennes des espèces végétales butinées, par
le test de Levene, indique que F ob. (Valeur observée) = 2,85, supérieure à F cri. (Valeur
critique( = 2,06 à 5% et 2,74 à 1% pour un ddl égal à 8 et p = 0,0076. Le risque d’erreur
est généralement égal 0,05. L’inégalité des variances est donc significative.
53
Chapitre IV Résultats et Discussions
Espèces Malva Stellaria Malcolmia Reseda Tribulus Pteranthus Hypericum Medicago Kentrophyllum Heliotropium Erodium TOT
végétales parviflora media africana alba terrestris echinatus tomentosum lupulina lanatum europaeum ciconium
mellifères
Ech1 0 15 23 12 10 2 4 0 0 0 0 66
Ech 2 0 10 32 6 5 1 1 3 1 0 0 59
Ech3 0 20 23 7 18 2 1 3 3 0 0 77
Ech 4 2 16 28 10 15 0 2 1 2 2 0 78
Ech 5 2 18 47 15 20 0 3 5 1 0 2 113
Ech6 0 16 56 15 32 0 0 0 0 0 0 119
Ech 7 3 18 36 10 30 0 2 4 5 0 1 109
Ech 8 0 8 18 3 4 0 1 2 0 1 0 37
Ech 9 2 9 26 9 6 0 4 5 3 3 2 69
Ech 10 0 7 19 5 7 2 0 0 0 0 0 40
54
Chapitre IV Résultats et Discussions
Malva parviflora
Stellaria media
Malcolmia africana
Reseda albaTribulus terrestris
Pteranthus echinatus
Hypericum tomentosum
Medicago lupulina
Kentrophyllum
Heliotropium
lanatum europaeum
Erodium ciconium
Malva parviflora 1 0,2340 0,1731 0,2807 0,3128 -0,5786 0,4330 0,5776 0,7071 0,3651 0,6944
Stellaria media 0,2340 1 0,3854 0,5612 0,7568 0,2527 -0,0811 -0,0475 0,3364 -0,5041 -0,0072
Malcolmia africana 0,1731 0,3854 1 0,7781 0,7428 -0,4184 -0,2855 -0,0029 -0,1146 -0,3671 0,2454
Reseda alba 0,2807 0,5612 0,7781 1 0,6544 -0,1535 0,2431 -0,1179 -0,1083 -0,2236 0,3425
Tribulus terrestris 0,3128 0,7568 0,7428 0,6544 1 -0,2277 -0,3301 -0,0972 0,3018 -0,4426 0,0573
Pteranthus echinatus -0,5786 0,2527 -0,4184 -0,1535 -0,2277 1 0,1002 -0,2755 -0,1091 -0,4226 -0,4464
Hypericum tomentosum0,4330 -0,0811 -0,2855 0,2431 -0,3301 0,1002 1 0,3183 0,1531 0,3953 0,6013
Medicago lupulina 0,5776 -0,0475 -0,0029 -0,1179 -0,0972 -0,2755 0,3183 1 0,5817 0,2109 0,8184
Kentrophyllum lanatum0,7071 0,3364 -0,1146 -0,1083 0,3018 -0,1091 0,1531 0,5817 1 0,1936 0,3819
Heliotropium europaeum 0,3651 -0,5041 -0,3671 -0,2236 -0,4426 -0,4226 0,3953 0,2109 0,1936 1 0,3381
Erodium ciconium 0,6944 -0,0072 0,2454 0,3425 0,0573 -0,4464 0,6013 0,8184 0,3819 0,3381 1
Fig. 21 : Corrélation entre espèces végétales mellifères signalées (pollens analysés) dans le miel d’Ain Zaâtout
55
Chapitre IV Résultats et Discussion
De l’analyse des résultats obtenus (Fig. 21( en peut dire qu’il existe une relation étroite
entre Medicago lupulina et Erodium ciconium avec r = 0,81, de même pour Malcolmia
africana et Reseda alba, Stellaria media et Tribulus terrestris, Malcolmia africana et Tribulus
terrestris, Kentrophyllum lanatum et Malva parviflora, dont le coefficient de corrélation r est
respectivement, 0,77, 0,75, 0,74 et 0,70.
Les composés phénoliques sont abondants dans les fruits et boissons. Ils sont
également présents dans le miel, leur contenu dépend de l'origine botanique du miel (SARIC
et al, 2012).
56
Chapitre IV Résultats et Discussion
Tab. 6 : Contenu phénolique total en mg d’équivalent d’acide gallique /100g du miel d’Ain
Zaâtout.
0,2 0,4
M1 16,63 40,81
M2 21,36 43,24
M3 17,5 41,13
M4 16,13 40,15
SD : Standard Deviation
La valeur moyenne du contenu phénolique total du miel d’Ain Zaâtout est de 17,9 ± 2,37
pour une concentration du miel de 0,2 g/ml et de 41,33±1,34 pour une concentration de 0,4
g/ml. Ces résultats sont similaires à ceux obtenus par SARIC et al (2012), ces derniers
montrent que la valeur de contenu phénolique total du miel multifloral varie entre 141,14 et
247,81 mg GAE/ Kg avec la valeur moyenne est de 201,14 mg GAE/ kg du miel. IBRAHIM
et al (2011) déterminent une valeur moyenne de 485.82 mg GAE/kg pour le miel de Tualang,
et une valeur de 449,71 ± 1,84 mg GAE/Kg pour le miel de Gelam. IBRAHIM et al (2012)
ont été trouvés que la concentration moyenne de polyphénols pour 4 échantillons de miel
algérien a été établi à 459,83±1,92 mg GAE/ kg.
Des résultats inférieurs motionnés par SARIC et al (2012) avec une gamme de 69,71 à
112,57 mg GAE/ kg du miel d’acacia d’une valeur moyenne de 86,26 mg GAE/ kg. Les
travaux réalisés par IBRAHIM et al (2011) sur le miel des régions tropicales indiquent que la
moyenne des composés phénoliques est 166,97 ± 3,12 mg GAE/Kg. MOHAMED et al (2010)
mentionnent que la moyenne des composés phénoliques totaux du miel de Tualang en
Malaisie est de 251,7 ± 7,9 mg GAE/Kg.
57
Chapitre IV Résultats et Discussion
La teneur en phénols totaux du miel d’Ain zaâtout est similaire à ceux du miel
d’Algérie (échantillon standard), Malaisie (Tualang) et Malaisie (Gelam) ( Fig. 23) , elle est
supérieur au miel tropicale de Malaisie et miel d’Acacia de Croatie. le miel de miellat et
d’Arbousier de Croatie présentent une teneur en phénols totaux très élévés. SABA et al
(2011), montrent que les teneurs totales phénoliques varient en fonction de la localisation
géographique des différentes sources florales, comme la Malaisie, le Burkina Faso et la
Turquie. La teneur moyenne de TP obtenue durant la période d’échantillonnage est liée
positivement au contenu TP des miels provenant de diverses sources florales rapportés dans la
littérature.
La teneur en polyphénols totaux du miel d’Ain Zaâtout testée est supérieure à celle
obtenue pour les deux miels de Malaisie, miel de Tualang et miel tropical, ainsi que celle
58
Chapitre IV Résultats et Discussion
d’Acacia )Robinia pseudoacacia L.), qui sont plus légers en couleur. Le niveau élevé de
polyphénols dans le miel d’Ain Zaâtout étudié explique leur capacité anti oxydante élevée.
L'activité anti oxydante du miel naturel dépend largement de leur composition chimique,
tels que les composés phénoliques, flavonoïdes, enzymes, acides organiques, acides aminés,
l'acide ascorbique, caroténoïdes, et leurs origines. Ainsi, les composés phénoliques ou
polyphénols sont l'une des plus importantes classes de composés trouvés dans le miel.
(IBRAHIM et al., 2012).
0,2 0,4
M1 15,52 25,81
M2 14,42 23,44
M3 15,36 24,45
M4 14,57 23,87
SD : Standard Deviation
59
Chapitre IV Résultats et Discussion
45
35
30
24,39
25 Phénols totaux (mg
GAE/100g)
20
17,9
Flavonoides totaux (mg
14,96
15 QE/100g)
10
0
0,2 0,4
Concentration du miel (g/ml)
60
Chapitre IV Résultats et Discussion
mg QE/Kg. Selon IBRAHIM KHALIL et al (2012), les flavonoïdes sont des composés
phénoliques de faible poids moléculaire qui sont des éléments essentiels pour l'arôme et ses
propriétés antioxydantes du miel. Ils ont déterminent une valeur moyenne de 5,42 ± 0,62 mg
CEQ/Kg, ce qui est très faible par rapport à nos résultats.
30
Flavonoides totaux (mg QE/100g)
25,37
25 24,39
22,75
20
15
10
5,42
5
3,34
2,28 2,53
0
Ain zaâtout Croatie Malaisie Malaisie Algérie Turquie Malaisie
(Multi) (Tualang) (Gelam)
Origine
61
Chapitre IV Résultats et Discussion
Les flavonoïdes sont reconnus par leurs hautes activités pharmacologiques comme
piégeurs de radicaux. L'intérêt récent pour ces substances a été stimulé par les avantages
potentiels pour la santé découlant de leurs activités antioxydantes et antiradicalaires contre les
maladies coronariennes et le cancer (SABA et al., 2011). Le miel de la région d’Ain zaâtout
est caractérisé par un taux élevé en composés phénoliques, ce qui explique leur capacité
antioxydante. Il existe une relation étroite entre la concentration en composés phénolique du
miel et origine des espèces végétales visitées par l’abeille.
62
Conclusion
Conclusion générale
Conclusion générale
La teneur en eau est très importante pour la durée de vie du miel lors du stockage et peut
conduire à leur fermentation indésirable. En effet, le miel d’Ain zaâtout est proche de celui du
miel d’Acacia produit en Croatie. La teneur en cendre du miel d’Ain zaâtout est proche de
celle obtenue en zone cultivée au Pakistan, cela veut dire que le miel étudié est d’origine
arboricole ou forestière. La valeur du pH des échantillons du miel analysés est typique au miel
de fleurs à nectar. Par ailleurs, l’acidité libre du miel d’Ain zaâtout est proche du miel de
Colombie et d’Algérie (échantillon standard), supérieur à celle du Maroc et du miel d’Acacia
de Croatie mais elle est inférieur au miel du Pakistan.
Les valeurs de la conductivité électriques sont inférieurs cela veut dire que ce sont des
miels à nectars.
Violaceae. En effet, le miel de la région d’Ain Zaatout est caractérisé par la dominance de
2 familles, Asteraceae et Fabaceae.
Il existe une relation étroite entre espèces végétales mellifères Medicago lupulina et
Erodium ciconium, de même pour Malcolmia africana et Reseda alba, Stellaria media et
Tribulus terrestris, Malcolmia africana et Tribulus terrestris, Kentrophyllum lanatum et
Malva parviflora, dont le coefficient de corrélation est important.
Le miel de la région d’Ain zaâtout est caractérisé par un taux élevé en composés
phénoliques, ce qui explique leur effet antioxydant. Il existe une relation étroite entre la
concentration en composés phénolique du miel et origine des espèces végétales visitées par
l’abeille.
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Biological Sciences, Vol. 4, N°. 4, 243-248.
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Annexes
Annexe I
Tab. 8 : Relation entre la teneur en eau et l’indice de réfraction du miel (I.H.C, 2002)
Campanula barbata(L.)(Campanulaceae)
2,5
Densité optique
y = 0,0223x
R² = 0,9918
2
1,5
0,5
0
0 20 40 60 80 100 120
Concentration en acide gallique (µg/ml)
4,5
y = 0,0388x
4
R² = 1
3,5
3
Densité optique
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0 20 40 60 80 100 120