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Propriétés des coniques : ellipse, parabole, hyperbole

Ce document décrit les propriétés géométriques de trois types de coniques: l'ellipse, la parabole et l'hyperbole. Il contient les équations polaires et cartésiennes de chaque forme ainsi que leurs caractéristiques clés comme les foyers, les axes et les excentricités.

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Propriétés des coniques : ellipse, parabole, hyperbole

Ce document décrit les propriétés géométriques de trois types de coniques: l'ellipse, la parabole et l'hyperbole. Il contient les équations polaires et cartésiennes de chaque forme ainsi que leurs caractéristiques clés comme les foyers, les axes et les excentricités.

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ANNEXE

LES CONIQUES

D.1 Introduction

Par définition, les coniques sont les sections d’un cône de révolution
par un plan ne passant pas par son sommet. Il existe trois formes
différentes : l’ellipse, la parabole et l’hyperbole. Une conique possède
au moins un foyer F et un axe de symétrie passant par F. L’équation
polaire d’une conique avec origine au foyer s’écrit :

p p > 0
r(✓) = avec
e cos(✓ ✓0 ) ± 1 e 0

p est appelé paramètre et e excentricité de la conique. Étant donné


que la transformation ✓ ✓ 0 7! ✓ 0 ✓ laisse invariante la conique,
celle-ci présente donc toujours un axe de symétrie, ici l’axe ✓ = ✓ 0 . Par
commodité, nous prendrons l’axe Fx comme axe de symétrie de sorte
que ✓ 0 = 0.

D.2 L’ellipse

Propriétés de l’ellipse

Par définition, l’ellipse est une conique d’excentricité e < 1. Son équa-
tion polaire s’écrit donc :
p
r(✓) = avec p>0 et 0e<1 (D.1)
e cos(✓) + 1 y

On remarque immédiatement que lorsque e = 0, l’ellipse se confond


avec le cercle de centre F et de rayon p. Dans le cas ou e , 0, l’ellipse b a M(r, ✓)
r
présente les propriétés suivantes. • • •✓
2b c
x
F’ C F
1. La courbe est bornée puisque r est fini pour toute valeur de ✓.
2. La fonction r(✓) étant 2⇡-périodique, il s’agit donc d’une courbe
qui se referme après une révolution. 2a
3. Le point le plus rapproché de l’origine F est appelé péricentre et F IGURE D.1 – L’ellipse
correspond à ✓ = 0. Il se situe à rp = p/(1 + e) du foyer.
4. Le point le plus éloigné de l’origine est appelé apocentre et
correspond à ✓ = ⇡. Il se situe à la distance ra = p/(1 e) du
foyer.
5. Par définition, la distance 2a qui sépare le péricentre de l’apo-
centre est le grand-axe de l’ellipse. on a

2p
2a = ra + rp =
1 e2
6. Posons le point C sur l’axe de symétrie à gauche de F de sorte
que CF = c = ae et définissons F’ l’image de F par la symétrie
centrale de centre C. Calculons la distance FM + F’M.
D’après la relation d’Al-Kashi on a
p
FM = r et F’M = r 2 + 4c2 + 4r c cos ✓

Or, on a c = ea et r = a(1 e2 )/(e cos ✓ + 1) d’où

4c2 + 4r c cos ✓ = 4e2 a2 + 4r e a cos ✓


4a2 (1 e2 )e cos ✓
= 4a2 + 4a2 (e2 1) +
e cos ✓ + 1
4a2 (1 e2 )
= 4a2
e cos ✓ + 1
4c2 + 4r c cos ✓ = 4a2 4a r
p
Finalement F’M = r 2 + 4a2 4ar = 2a r de sorte que l’on
trouve
FM + F’M = 2a (D.2)
Il s’agit de la définition bifocale de l’ellipse.
7. Cette dernière propriété implique une symétrie par rapport aux
axes (Cy) et (Cx) et donc une symétrie centrale de centre C. Il
existe donc deux positions de M sur l’axe Cy, séparées de la
distance 2b appelé petit-axe. Dans ce cas, compte tenu de la
relation (D.2), on a
p
FM = F’M = a et FM = c2 + b2

Ainsi, petit et grand-axe sont liés à la distance focale c par la


relation
a2 = b2 + c2 (D.3)

Équation cartésienne

L’équation cartésienne est relativement simple si l’origine du repère


est placée au centre de l’ellipse. En effet, écrivons l’équation (D.1) sous
la forme r = p re cos ✓ et substituons les coordonnées cartésiennes
x = r cos ✓ + c et y = r sin ✓ :

r=p e(x c) =) r 2 = (x c)2 + y 2 = p2 + e2 (x c)2 2ep(x c)

Développons en plaçant les termes quadratiques à gauche :

x 2 (1 e2 ) + y 2 = p2 + e2 c2 + 2epc c2 + x(2c 2ce2 2pe)


Sachant que p = a(1 e2 ) et c = ea, la relation devient
⇣ ⌘
x 2 (1 e2 ) + y 2 = a2 (1 e2 )2 + e4 a2 + 2a2 e2 (1 e2 ) e2 a2 + x 2ea 2ae3 2ae(1 e2 )

soit, après simplification :

x 2 (1 e2 ) + y 2 = a2 (1 e2 ) (D.4)

Le terme de droite représente a2 c2 = b2 de sorte que l’équation


cartésienne d’une ellipse de demi-grand axe a et de demi-petit axe b
s’écrit
x2 y2
+ =1 (D.5)
a2 b2

D.3 La parabole

Propriétés
y

Par définition, la parabole est une conique d’excentricité e = 1. Son M(r, ✓)


équation polaire avec origine au foyer est donc
p r
r(✓) = (D.6)
1 + cos ✓

On est toujours en présence de la symétrie d’axe Ox. Le péricentre est •
x Foyer
obtenu lorsque ✓ = 0 et se situe à la distance p/2 du foyer, appelée
distance focale. Par ailleurs, lorsque ✓ ! ±⇡, la distance FM tend vers
l’infini.

Équation cartésienne
F IGURE D.2 – La parabole

Plaçons l’origine d’un repère cartésien au péricentre88


en orientant 88: appelé aussi sommet de la parabole
l’axe Ox vers la gauche. Écrivons l’équation polaire (D.6) sous la forme
r = p r cos ✓ et substituons les coordonnées cartésiennes x = p/2
r cos ✓ et y = r sin ✓ :
r
p 2 p
y 2 + (x ) = p + (x )
2 2

Élevons au carré :
p 2 p 2 p
y 2 + (x ) = p2 + (x ) + 2p(x )
2 2 2
Après simplification, on trouve que l’équation cartésienne d’une para-
bole de paramètre p s’écrit

y 2 = 2p x (D.7)

Remarque : Si l’on transforme x ! y et y ! x, cela revient à tourner


la parabole de ⇡/2. On obtient dans ce cas l’équation usuelle d’une
1 x2.
parabole : y = 2p
D.4 L’hyperbole

Propriétés

Par définition, l’hyperbole est une conique d’excentricité e > 1 et


d’équation polaire

p p > 0
r(✓) = avec
e cos ✓ ± 1 e > 1

ce qui décrit deux branches d’hyperbole dont les asymptotes se coupent


en un point O.

y
B+ B
M(r , ✓)


2b
M(r+ , ✓)

Foyer x

2a

F IGURE D.3 – Hyperbole d’excentricité


e = 1, 6.

L’équation r (✓) = p/(e cos ✓ 1) décrit une branche B dont les asymp-
totes font un angle ±✓ 1 avec l’axe des abscisses. En effet, r diverge
quand cos ✓ 1 = 1/e ce qui donne la pente des asymptotes :
p
tan ✓ 1 = ± e2 1

De la même façon, l’équation r+ (✓) = p/(e cos ✓ + 1) décrit une deuxième


branche B+ d’hyperbole dont les asymptotes font un angle ±✓ 2 donné
par cos ✓ 2 = 1/e. Ainsi,
✓2 = ⇡ ✓1
et les asymptotes présentent une symétrie d’axe Oy. Finalement les
asymptotes admettent une symétrie centrale de centre O, propriété
partagée par les branches d’hyperbole.

Soit le rectangle tangent à l’hyperbole en ✓ = 0 et dont les sommets


sont sur les asymptotes. Par définition, les dimensions de ce rectangle
sont appelées grand-axe et petit-axe de l’hyperbole et notées respec-
tivement 2a et 2b. La distance focale c est ici la distance qui sépare
O du foyer (comme pour l’ellipse). Une simple lecture des distances
donne :
8
>
p p 8
>
>
< e 1
> = 2a >
<
>
p = a(e2 1)
e+1
> >
=)
>
>
p
c+a >
> e
c
: :
= =
e 1 a
Par ailleurs,
p la pente des asymptotes vaut aussi ±b/a de sorte que
2
b/a = e 1 c’est-à-dire

c2 = a2 + b2 (D.8)

Équation cartésienne

Reprenons la démarche employée dans le cas de l’ellipse sans oublier


de procéder aux modifications suivantes :
1. l’origine étant à droite du foyer, il faut poser x = r cos ✓ c ;
2. le paramètre p est relié à l’excentricité et au demi grand-axe par
p = a(e2 1).
On retrouve alors l’équation (D.4) valable donc aussi bien pour une
ellipse que pour une hyperbole :

x 2 (1 e2 ) + y 2 = a2 (1 e2 )

Ici, le terme a2 (1 e2 ) vaut a2 c2 = b2 de sorte que l’équation carté-


sienne d’une hyperbole demi-grand axe a et de demi-petit axe b s’écrit

x2 y2
=1 (D.9)
a2 b2

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