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Méthodologie - Modélisation Explosion

La modélisation d'une explosion et d'un incendie confinés est décrite. La méthode de Brode est utilisée pour modéliser une explosion, en calculant l'énergie d'explosion et les distances d'effets. Le modèle de la flamme solide est utilisé pour modéliser un incendie, en calculant le flux thermique reçu.

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Méthodologie - Modélisation Explosion

La modélisation d'une explosion et d'un incendie confinés est décrite. La méthode de Brode est utilisée pour modéliser une explosion, en calculant l'énergie d'explosion et les distances d'effets. Le modèle de la flamme solide est utilisé pour modéliser un incendie, en calculant le flux thermique reçu.

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Modélisation d’une explosion confinée 

Méthode de Brode / Multi énergie 10 :

La démarche de calcul consiste :


- à calculer l’énergie d’explosion à l’aide du modèle de Brode ;
- à déterminer les distances d’effets des surpressions seuils à partir de l’abaque indice 10 de la
méthode multi énergie représentatif de la propagation d’une onde de choc liée à l’éclatement
de l’enceinte.

Formule de Brode :

La formule de Brode permettant d’évaluer l’énergie d’explosion est la suivante :

Ex = ∆P.V / (γ-1)

avec :

Ex : énergie d’explosion (J)

V : volume du local (m3)

∆P : pression de rupture ou d’explosion relative = Pex - Pa (Pa)

Pex - Pa = Pred - Pa pour modéliser l’explosion primaire dans une enceinte


correctement éventée et

Pex - Pa = 2 x Pstatique de rupture de l’enceinte si celle-ci n’est pas correctement


éventée

γ : rapport des capacités calorifiques du gaz (sans unité)

(γ = 1,3 pour le méthane ; 1,10 pour le butane ; 1,07 pour le propane ; = 1,314 pour la
plupart des hydrocarbures)

Détermination de la Pred pour une enceinte avec évents  :

La pression résiduelle (Pred) est la pression théorique atteinte dans le local après ouverture des
évents.

Cette pression est calculée avec la norme NF EN 14994 – Systèmes de protection par évent contre
les explosions de gaz : Décharge des enceintes compactes isolées (Chapitre 5.2 de la EN 14994 de
2007) – en fonction de la surface des évents. Réciproquement, la norme permet d’estimer la surface
d’évents nécessaire pour que la pression résiduelle soit au plus égale à la pression de rupture de
l’enceinte (ou pression maximale admissible).

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Surpression en fonction de la distance selon l’abaque multi énergie 10  :

Les formules correspondant au profil de la courbe multi énergie indice 10 sont données ci -dessous :

Formule pour déterminer la distance au


Seuil de surpression (mbar)
seuil d’effet recherché
20 mbar
d20 = 0,217 x E (1/3)
(seuil des effets indirects)
50 mbar
d50 = 0,109 x E (1/3)
(SEI)
140 mbar
d140 = 0,046 x E (1/3)
(SPEL)
200 mbar
d200 = 0,036 x E (1/3)
(SELS et effets dominos)

300 mbar d300 = 0,028 x E (1/3)


Distances comptées à partir du centre de l’explosion.

E = énergie d’explosion en Joules.

Cette approche est conservative car elle considère que tout le volume est occupé par un nuage gaz
ou de vapeur inflammable en concentration explosible.

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Modélisation d’un incendie :

L’outil utilisé est Vériflux V3.0 qui est un outil développé par Bureau Veritas. Cet outil repose sur le
modèle de la flamme solide (décrite dans le rapport INERIS – Omega 2 – Feux industriels –
14/03/2014) : la flamme est vue soit comme un radiateur plan vertical (foyer de section rectangulaire)
soit comme un cylindre vertical (foyer de section circulaire).

Les caractéristiques du feu (surface, nature des produits impliqués) ainsi que les dispositions
constructives (murs coupe-feu éventuels) du bâtiment où se produit l’incendie sont pris en compte.

Équation générale :
La radiation thermique reçue par une cible est donnée par la relation suivante :

 = 0 x F x 

avec :
 : flux thermique reçu par la cible (kW/m²)

0 : flux thermique émis en surface de la flamme (kW/m²)

F : facteur de vue (sans dimension)

  transmission atmosphérique (sans dimension)

Pour calculer ce flux, il faut, au préalable, déterminer les caractéristiques du feu qui sont :

- le diamètre équivalent de la nappe en feu, Deq


- la vitesse de combustion (ou débit massique surfacique de combustion), m
- la hauteur de la flamme, Hf
- Diamètre équivalent de la nappe en feu : Deq (m)

Pour le calcul de la hauteur des flammes pour les feux non circulaires, il est nécessaire de calculer le
diamètre équivalent :

avec :
Deq : diamètre équivalent (m)

Sf : surface de la nappe en feu (m²)

Pf : périmètre de la nappe en feu (m)

Selon les recommandations de l’INERIS, dans le cas des foyers très allongés, pour lesquels le rapport
longueur/largeur est supérieur à 2, le diamètre équivalent est pris égal à la largeur du foyer.
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Nota : Dans le modèle employé, l’incendie est considéré comme uniforme, c’est-à-dire généralisé,
plein régime, et la surface du foyer est supposée constante pendant toute la durée de l’incendie et
égale à la surface totale considérée. Ces hypothèses qui font abstraction de la cinétique d’évolution
du feu sont majorantes.

Débit massique surfacique de combustion : m (kg/m².s)


Le débit massique surfacique de combustion d’un produit, noté m’’, représente la quantité de
combustible participant à l’incendie par unité de temps et de surface de combustible au sol.

Le débit de combustion d’un certain nombre de composés courants a été déterminé


expérimentalement (essais en Tewarson). Les valeurs sont disponibles dans la littérature
(DRYSDALE – An introduction to fire dynamics – 2nd edition, SFPE – Handbook of fire protection
engineering – 3rd edition).

Lorsque différents produits sont impliqués dans l’incendie, on définit un taux de combustion moyen
égale à la moyenne pondérée des taux de combustion de chacun des produits impliqués.

Hauteur de flamme : Hf (m)


La hauteur de la flamme est calculée selon la corrélation de THOMAS, valable en l’absence de vent :

avec :
Hf : hauteur de la flamme (m)

Deq : diamètre du feu circulaire ou diamètre équivalent du feu non circulaire (m)

m’’ : débit massique surfacique de combustion massique (kg/(m².s))

a : densité de l'air ambiant (kg/m3) – a = 1,22 kg/m3 à 15°C

g : accélération de la pesanteur (m/s²) – g = 9,81 m²/s

La valeur calculée par le logiciel Vériflux V3.0 est la hauteur d’une flamme dont la base se situerait au
niveau du sol.

Coefficient de transmission atmosphérique :  (sans dimension)


La radiation de la flamme vers l'environnement est partiellement atténuée tout au long de son
parcours dans l'air. Ceci est le fait de la vapeur d'eau, du dioxyde de carbone et des poussières qui
absorbent et dissipent une partie des radiations émises. La vapeur d'eau est le principal facteur
d'absorption.

Le coefficient de transmission atmosphérique () correspond donc à la fraction de chaleur transmise à


l'atmosphère.

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Ce coefficient de transmission peut être déterminé à l'aide d'abaque, comme une fonction de la
distance et de l'humidité relative de l'air. Nous avons retenu le modèle de Brzustowski et Sommer :

avec :
 : coefficient de transmission atmosphérique (sans dimension)

RH  : taux d’humidité de l’air (%), pris égal à 70% – valeur raisonnablement pessimiste et
représentative des valeurs moyennes relevées en France

d : distance entre le centre de la flamme et la cible (m)

Facteur de vue (ou facteur de forme) : F (sans dimension)

Le facteur de vue F, fonction de l’angle solide sous lequel la cible reçoit le rayonnement, a été évalué
selon la méthodologie développée dans l’ouvrage Yellow Book – rapport TNO CPR 14E, édition 1997,
Chapitre 6 « Heat flux from fires ». Il a été tabulé en fonction de la géométrie de l’émetteur et des
positions respectives de l’émetteur et de la cible, pour une cible verticale.

Le flux thermique reçu par un point situé face à un mur de flamme varie selon :

- la distance entre le récepteur et le mur de flamme (d) ;


- la hauteur de la cible par rapport au sol (c’est-à-dire base de la surface en feu) (h) ;
- la distance entre l’extrémité latérale du mur de flamme et la perpendiculaire au point concerné
(a).
L

d l

a
Tous paramètres étant égaux par ailleurs, le flux thermique est maximum au niveau de la médiatrice
du mur de flamme (a = L/2) et minimum aux extrémités latérales (a = L).

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Dans le cas où un mur coupe-feu, constituant un écran de protection est interposé, le facteur de vue
est modifié pour tenir compte de ce mur coupe-feu. Il en est de même si le foyer n’est pas à la même
hauteur que la cible.

Flux émis en surface de la flamme : 0 (kW/m²)


Le pouvoir émissif (ou émittance) de la flamme est estimé :
- soit à partir de valeurs expérimentales disponibles dans la littérature (TNO, INERIS) –
quelques valeurs sont données dans le tableau 3 ci-après ;
- soit en supposant un pouvoir émissif moyenné sur toute la hauteur des flammes, le plus
souvent pris aux alentours de 30 kW/m² pour les grands feux pétroliers (> 2000 m²) (INERIS
– Méthodes pour l’évaluation et la prévention des risques accidentels (DRA-006) –  –
Modélisation d’un incendie affectant un stockage d’aérosols – Septembre 2002) ;
- soit, pour les feux très fumigènes, à partir de la relation de Mudan (MUDAN – Fire Hazards
Calculations for large open hydrocarbon fires), rappelée ci-dessous :

avec :
0 : pouvoir émissif de la flamme (kW/m²)

Deq : diamètre équivalent de la surface en feu (m)

Cette corrélation rend compte de la diminution de 0 avec l’augmentation de la surface en feu, en


raison, principalement, de la recrudescence des imbrûlés (suies) et donc de l’obscurcissement de la
flamme. Elle a été établie notamment à partir de feux de kérosène ou de GPL et n’est adaptée qu’à
des feux produisant des suies en quantités significative.

Elle est utilisée, par extrapolation, aux feux moyennement fumigènes, de combustibles solides et de
liquides inflammables, mais en prenant comme valeur limite, pour les foyers de diamètre équivalent
supérieur à 20 m, 0 = 30 kW/m².

Remarque : Les effets dus au vent ne sont pas pris en compte car ceux-ci sont relativement
complexes à modéliser. Toutefois, il est avéré que la détermination des effets dus au vent sur le
comportement de la flamme ne s’avère pas nécessaire pour une cible très éloignée de l’incendie, ce
qui est généralement le cas lorsqu’il s’agit de déterminer des effets sur l’homme.

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