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Guide pratique pour animer une messe

Le document décrit les étapes à suivre pour préparer une messe catholique, notamment en choisissant les chants appropriés en fonction du temps liturgique et de la solennité. Il fournit des conseils sur la sélection d'un ordinaire de messe et sur l'animation des différents moments de la célébration.

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Guide pratique pour animer une messe

Le document décrit les étapes à suivre pour préparer une messe catholique, notamment en choisissant les chants appropriés en fonction du temps liturgique et de la solennité. Il fournit des conseils sur la sélection d'un ordinaire de messe et sur l'animation des différents moments de la célébration.

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Comment préparer
l’animation d’une
messe ?
Petit guide pratique

Le Concile Vatican II a voulu


favoriser une “participation
pleine, consciente et active de
tous les fidèles” (Sacrosanctum
Concilium n°14). Le chant est en
une des expressions de cette
participation. Le choix des chants
est donc particulièrement
important.

Dans cet article :

[Link] questions à se poser

[Link] choisir un ordinaire de messe ?

[Link] messe au fil des chants

Le document de référence pour préparer une


messe s’appelle la Présentation Générale du Missel
Romain, document qui se trouve au début du missel
qui est utilisé par le prêtre pour célébrer la messe.
La dernière édition date de 2002 et est disponible
sur internet. Ce document précise le sens de
chaque rite, parole ou geste, et propose diverses
manières de le mettre en œuvre en fonction des
circonstances.

On veillera à la fois à être fidèle aux rites proposés


afin d’entrer dans la “foi reçue des apôtres” et de
s’effacer humblement devant un mystère qui nous
dépasse, mais aussi à utiliser les diverses
possibilités offertes par le missel pour ne pas faire
du rite un ritualisme sec, et manifester ainsi
l’éternelle nouveauté de la vie du Christ. L’humilité,
le discernement, la prière mais aussi une certaine
liberté sont des qualités requises pour entrer dans
une animation liturgique authentique.

Les questions à se poser

– Quel est le temps liturgique en cours (Avent, Noël,


Carême, Temps pascal… Temps ordinaire) et ses
particularités ? Voici l’année liturgique sous forme de
schéma avec les principales solennités :

Mercredi
desCendres Dimanche Jeudi
desRameaux SaintVendredi
Saint

Temps
Temps deCareme
ordinaire
Epiphanie
Temps
deNoël
Temps
pascal
FIN Avent
Noél Páques
Christ-Roi•
DÉBUT
Pentecôte. Ascension

Toussaint

Assomption
COULEURSLITURGIQUES
Violet

Blanc

Tempsordinaire Vert

Rouge

On veillera à bien marquer les différents temps


liturgiques : les temps de Noël et de Pâques seront
particulièrement festifs alors que ceux de l’Avent et du
Carême, sans être tristes pour autant, seront plus
retenus car ce sont des temps de pénitence et de
conversion.

– Y a-t-il une fête inscrite au calendrier ou est-ce un


jour dit de la “férie” (c’est-à-dire un jour normal sans
fête particulière) ? Et si c’est une fête, quel en est le
degré ? Voici ci-dessous les différents degrés de fêtes :

Solennité → Trois lectures propres, Gloria, Credo

Fête → Deux lectures propres, Gloria

Mémoire (facultative ou obligatoire) → Deux lectures propres ou de la


férie

Évidemment, une solennité ou une fête sera plus


déployée qu’une mémoire ou un simple jour “de la
férie”. Par exemple, pour un jour normal en semaine, on
n’est pas obligé de chanter tout l’ordinaire, on pourra
par exemple dire le Kyrie ou l’Agnus.

– Quel est le type d’assemblée ? Les fidèles sont-ils des


pratiquants réguliers ou occasionnels ? Est-ce un
public qui peut apprendre rapidement de nouveaux
chants ? Il est important de se souvenir qu’il faut
rechercher une “participation pleine, consciente et
active”. On évitera donc de prendre des chants que l’on
aime beaucoup mais que personne ne connaît ou qui
ne parleront pas du tout aux fidèles. Il s’agit de
permettre à l’assemblée d’entrer dans la célébration
du mystère pascal et de le vivre. L’enjeu n’est pas
tellement d’entendre à la fin de la messe : “bravo, vous
chantez très bien” mais plutôt “J’ai vraiment vécu un
moment fort avec Dieu” ou “la messe était très
priante”.

– Quel support est proposé à l’assemblée pour


encourager sa participation ? Un carnet de chant, une
feuille de messe, un écran ?

– Quels sont les différents acteurs qui auront un rôle


chanté ou musical pendant la célébration (président,
soliste, schola, grand ou petit chœur, orchestre,
assemblée) et quelles sont leurs talents musicaux ? On
s’ajustera aux capacités du lieu et du jour. Même si une
“participation pleine, consciente et active” est possible
lorsqu’on écoute une chorale interpréter une pièce
musicale, on veillera à ne pas faire de nos assemblées
des concerts et à favoriser le chant de tous car
“chanter, c’est prier deux fois”.

Comment choisir un ordinaire de


messe ?

Il est préférable de choisir un unique ordinaire de


messe pour une même célébration. L’unité musicale
facilite la mémorisation et la participation de
l’assemblée et permet de marquer davantage le climat
spirituel de telle ou telle fête ou temps liturgique.
On choisira donc l’ordinaire de messe en fonction du
degré de la célébration et du répertoire connu par
l’assemblée.
À titre d’exemple, on pourra retenir la Messe de Saint
Paul, de Saint Boniface, de l’Emmanuel, du Sacré Cœur
ou de Saint Jean pour des occasions plus festives ; la
Messe de Saint Thomas, de la Visitation ou du Kadosh
pour des jours plus ordinaires.

TempsLiturgique
SolennitésDimanchesMessesen
Ordinaire Avent Noël Carême Pâques etFêtes duT.O. semaine

MessedelaDivineMiséricorde
MessedelaRésurrection
MessedelaVisitation

Messedel'Abbaye
Messedel'Emmanuel
Messedel'Ermitage
Messedel'Espérance
MessedeRangueil
MessedeSaintAugustin
MessedeSaintBoniface
xX

MessedeSaintClaudeLaColombière
MessedeSaintJean
MessedeSaintPaul

MessedeSaintThomas
MessedeSanLorenzo
MessedeSylvanès
MessedetouslesSaints
MesseduKadosh
MesseduPeupledeDieu
xx

MesseduSacréCœur
MesseJubilaire
MissaProEuropa

La messe au fil des chants

Rites d’ouverture

1) Chant d’entrée

Le chant d’entrée est la porte d’entrée de la


célébration, il exprime et réalise l’union des fidèles
rassemblés, il aide à entrer dans le mystère célébré et
accompagne la procession d’entrée du prêtre et des
ministres.
Le chant d’entrée doit favoriser le chant de tous : on
choisira de préférence un répertoire participatif en
privilégiant des textes “communautaires” (en “nous”
plutôt qu’en ” je”). N’oublions pas que les messes
dominicales sont avant tout célébration du mystère
pascal , mémorial du Christ mort et ressuscité !

Il commence au début de la procession des ministres


et se termine quand ceux-ci sont arrivés à leur siège.

Si aucun chant d’entrée n’est prévu, on lit l’antienne


d’ouverture prévue par le Missel.

2) Préparation pénitentielle et acclamation au Christ

Après l’invitation du prêtre, on garde un temps de


silence pendant lequel tous, ministres et fidèles, se
préparent à invoquer la miséricorde de Dieu.
Pour la prière pénitentielle et l’acclamation au Christ,
on choisira une des quatre formes prévues par le
Missel :

• Prière pénitentielle du “Je confesse à Dieu” récité +


Acclamation du Kyrie (récité ou chanté)
• Prière pénitentielle du “Seigneur, accorde-nous ton
pardon…” + Acclamation du Kyrie (récité ou chanté)
• Triple invocation “Seigneur Jésus, envoyé par le
Père…” avec le Kyrie intégré
• Rite de l’aspersion (par exemple, pendant le Temps
pascal ou aux messes dominicales…) accompagné d’un
chant adapté.

3) Gloria

Le Gloria fait partie des hymnes les plus anciennes de


l’Église primitive : c’est un des grands modèles de
prière chrétienne. Par elle, c’est l’Église toute entière
qui loue le Père, supplie l’Agneau, dans la communion
de l’Esprit Saint.

Comme toutes les pièces de l’Ordinaire, on veillera à


respecter le texte donné. On choisira une mélodie
rendant possible la participation de tous.

Selon les indications du Missel, on chante le Gloria aux


messes dominicales, solennités et fêtes. On l’omet
pour les temps de l’Avent et du Carême.

Sauf impossibilité majeure, il sera plutôt chanté, soit


avec toute l’assemblée, soit en alternance avec la
chorale ou l’animateur. Idéalement, il est chanté sans
coupure ni reprise d’un “refrain”. Si l’assemblée ne
connaît pas bien le Gloria choisi, on pourra envisager
d’utiliser un refrain pour favoriser la participation de
tous.

Liturgie de la parole

4) Psaume responsorial

Puisque le psaume répond à la Parole de Dieu, il est


préférable que la personne qui le chante ne soit pas la
même que celle qui lit la Première Lecture.
Le psaume est fait pour être chanté et non récité dans
toute la mesure du possible, et il suppose une
participation minimale de l’assemblée (par exemple le
chant de l’antienne). Cette dernière sera tirée du
Lectionnaire, inspirée des paroles du psaume ou de
son thème général, voire du temps liturgique ou de la
fête célébrée.
S’il est chanté par un chantre, il peut être judicieux que
celui-ci psalmodie sur une mélodie libre qui lui
permettra de bien mettre en valeur les paroles et
d’être en harmonie avec le rythme du psaume. S’il a
peu l’habitude de la psalmodie libre, il pourra
s’appuyer sur une psalmodie écrite simplement en
improvisant quelques variations.

Le psaume peut aussi être chanté par toute


l’assemblée. Elle peut par exemple le chanter en
alternance avec un chantre ou avec une chorale. Dans
ce cas, le refrain pourra être pris éventuellement au
début et à la fin mais on évitera alors de couper le
psaume. Vous trouverez à la page 131 quelques tons
volontairement très simples pour rendre possible la
psalmodie par l’assemblée.

5) Acclamation de l’Évangile

“Alléluia” signifie “Louez Dieu “. Cette joyeuse


acclamation accompagne habituellement la procession
de l’Évangéliaire de l’autel jusqu’à l’ambon.
Pendant le Carême, l’Alléluia est remplacé par une
autre acclamation au Christ présent dans sa Parole. Le
chant de l’Alléluia et la proclamation de son verset
ayant lieu pendant que le prêtre (ou le diacre) se
déplace, il ne convient pas que ce dernier proclame le
verset.
Attention, la procession vers l’ambon est plus ou moins
longue : veillons à ne pas mettre fin trop tôt à
l’acclamation.

Après la lecture de l’Évangile, on veillera à garder la


réponse “Louange à toi, Seigneur Jésus !” plutôt que
reprendre un Alléluia. En effet, à ce moment de la
célébration, l’assemblée ne se contente pas d’une
acclamation de joie, mais elle confesse que la Parole de
Dieu, c’est le Seigneur Jésus lui-même.

6) Symbole de la foi (Credo)

Il est récité ou chanté le dimanche et les jours de


solennités, selon l’une des deux formes prévues par le
Missel (Symbole de Nicée-Constantinople ou Symbole
des Apôtres). Il peut aussi prendre la forme baptismale
(triple dialogue), utilisée lors de la Vigile pascale et
dans le rituel du baptême.

7) Prière universelle

Dans la prière universelle, l’assemblée toute entière


exerce sa fonction sacerdotale en suppliant et
intercédant pour :
• l’Église et ses pasteurs,
• le monde et ses dirigeants,
• ceux qui souffrent ou sont dans l’épreuve,
• la communauté locale.

Pour cela, il est préférable que l’intention soit


présentée à l’assemblée : ” (Frères et sœurs), prions
pour… afin que…” et que les fidèles répondent par la
prière (en général un refrain). Autrement dit, le vrai
moment de prière n’est pas à proprement parler
l’intention mais le refrain – et le silence qui peut le
précéder.

L’essentiel est de veiller à la cohérence de l’ensemble,


en évitant par exemple que la demande s’adresse au
Père, et le refrain au Christ…

Liturgie eucharistique

8) Préparation et présentation des dons

Cette étape marque le début de la liturgie


eucharistique. Le pain et le vin “fruits de la terre / de la
vigne et du travail des hommes” sont présentés sur
l’autel pour que, par la puissance de son Esprit, Dieu
les consacre en Corps et Sang de Jésus. De la même
manière, chacun des fidèles se prépare et se présente
pour être uni à l’offrande de Jésus – pour que Dieu le
consacre par la puissance du même Esprit.
Un chant ou une pièce instrumentale peut
accompagner et aider à vivre ce moment. Ils dureront
tout le temps de la présentation (y compris
l’encensement).

9) Sanctus

La manière de proclamer la préface doit appeler le


chant du Sanctus par l’assemblée : il est souhaitable
que le Sanctus “jaillisse” de la préface (pas
d’introduction musicale trop longue). Comme l’Alléluia,
le Sanctus est une acclamation de joie : parmi les
pièces de l’Ordinaire, ils seront donc chantés en
priorité (par rapport au Kyrie, à l’acclamation
d’anamnèse ou à l’Agnus Dei).

10) Acclamation d’anamnèse

L’acclamation d’anamnèse est chantée ou dite selon


l’invitation choisie par le célébrant. Elle comporte les
trois dimensions du “mémorial” prévues par le Missel
(mort – résurrection – venue dans la gloire) et
s’adresse directement au Christ. Dans le cas où
l’anamnèse est chantée mais n’a pas d’introduction, le
prêtre peut l’introduire en disant : “Chantons et
proclamons le mystère de la foi”.

11) Doxologie conclusive

La doxologie qui conclut la prière eucharistique est


dite ou chantée par le prêtre (seul). Elle est ratifiée par
l’acclamation du peuple. La réponse de l’assemblée
peut être plus ornée si on souhaite souligner cet Amen
– le plus solennel de la liturgie eucharistique.

12) Notre Père

Le Notre Père est dit ou chanté selon les circonstances


et ce qui a été convenu.

13) Agnus Dei

L’Agnus Dei, qu’il soit récité ou chanté, accompagne la


fraction du pain et aide l’assemblée à entrer dans la
solennité et la gravité du moment. C’est donc ce rite de
la fraction qui commande le début et la fin du chant de
l’Agnus Dei : on le commence au moment où le prêtre
débute la fraction et on le termine où le rite s’achève.
Si la fraction se prolonge, on peut reprendre
l’invocation “Prends pitié de nous” autant que
nécessaire. En revanche l’Agnus Dei n’est pas censé
accompagner la distribution du Corps du Christ aux
prêtres concélébrants.

14) Chant de communion

À chaque Eucharistie, le Christ s’offre en nourriture et


nous transforme en Lui. Le chant de communion doit
aider à vivre ce moment essentiel en favorisant la paix
et le recueillement.

On peut proposer principalement 2 options que l’on


pourra cumuler pour les grandes occasions ou si la
communion est très longue :

• Soit on opte pour un chant qui commence au


moment de la communion du prêtre et qui
accompagne la procession des fidèles jusqu’à la fin, en
leur permettant d’intervenir au moins un refrain.
• Soit on choisit un chant d’action de grâce paisible,
pour prolonger la communion eucharistique en
intériorisant la grâce reçue, sans pour autant oublier la
dimension communautaire. Le silence aussi est très
important dans la liturgie, en particulier à ce moment.

Si la longueur de la communion le requiert, pensons à


intercaler des pauses musicales plutôt qu’enchaîner
automatiquement tous les couplets sans pause. On
peut aussi prendre plusieurs chants.

S’il n’y a pas de chant de communion (par exemple


pour des messes très simples de semaine), on lit
l’antienne de communion.

Rite de conclusion

15) Chant d’envoi

Même si le Missel ne prévoit pas de chant final, il est


souvent d’usage d’en prendre un. Il manifeste la joie
reçue par les fidèles et prolonge en quelques sortes la
louange et l’action de grâce. Il n’est pas un temps de
prière intériorisée, mais il prolonge le rite d’envoi
comme un appel à témoigner et à partager, dans la joie,
le don reçu de Dieu.

Un morceau instrumental entraînant pourra aussi


accompagner ce temps de l’envoi.

Article extrait du livret “Chanter la messe” aux


Éditions de l’Emmanuel :

un large choix
d’antiennes de
psaume,
d’acclamations
d’Évangile et de
refrains de prière
universelle

de nombreux
ordinaires de messe

des propositions de Credo, Notre Père, Litanie des


saints, etc.

des tons de psaume

un petit guide pratique pour la préparation d’une


messe

des classements des antiennes par référence biblique,


par thématique et des suggestions par dimanche
(années A, B et C)

Découvrez nos suggestions de chants pour animer


vos messe du dimanche et des semaines à venir.

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