Part66 Module2
Part66 Module2
T
H
Module 2
IG
R
.
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
Cette documentation est un document d’instruction, elle ne sera pas remise à jour, elle ne doit pas être
considérée comme une référence technique.
T
H
GARANTS DES LIVRETS
IG
Visa Rédacteur Visa Responsable Qualité par Visa Responsable Formation
William FAUGERE intérim Reynald DACHICOURT
Laurent VALLIER
R
PY
GLOSSAIRE
O
Un glossaire commun à l’ensemble des modules vous sera remis
-C
BIBLIOGRAPHIE
Sciences Physiques 4ème technologique chez NATHAN TECHNIQUE
Sciences Physiques BEP chez HACHETTE TECHNIQUE
MICROMEGA : PHYSIQUE 1ERE S chez HATIER
N
DOCUMENTS INTERNET :
o Mécanique – Terminale S.T.L. – P.L.P.I - J. Carbonnet – Lycée Louis Vincent – Metz
o F.N.A.
SCIENCES PHYSIQUES BAC PRO chez HACHETTE Technique
M
TABLEAU D'EVOLUTION
Edition : 05/2016
FO
Niveau
A B1 B2
2.1 Matière 1 1 1
Nature de la matière : les éléments chimiques, structure des atomes, molécules ;
Composés chimiques.
T
États : solide, liquide et gazeux ;
H
Changements d'états.
2.2 Mécanique
IG
2.2.1 Statique 1 2 1
Forces, moments et couples, représentation vectorielle ;
R
Centre de gravité.
Éléments de théorie de contrainte, allongement et élasticité : tension, compression, cisaillement
PY
et torsion ;
Nature et propriétés des solides, des liquides et des gaz ;
Pression et flottabilité dans les liquides (baromètres).
O
2.2.2 Cinétique 1 2 1
Mouvement linéaire : mouvement uniforme en ligne droite, mouvement sous accélération
constante (mouvement sous l'action de la gravité) ;
-C
Mouvement rotatif : mouvement circulaire uniforme (forces centrifuge et centripète) ;
Mouvement périodique : mouvement pendulaire ;
Théorie simple des vibrations, des harmoniques et de la résonance ;
N
2.2.3 Dynamique
a) Masse 1 2 1
Force, inertie, travail, puissance, énergie (énergie potentielle, cinétique et totale), chaleur,
AT
rendement ;
b) Quantité de mouvement, conservation de la quantité de mouvement ; 1 2 2
Impulsion ;
M
Niveau
A B1 B2
2.3 Thermodynamique
a) Température : thermomètres et échelles de température : Celsius, Fahrenheit et Kelvin ; 2 2 2
définition de la chaleur.
T
b) Capacité calorifique, chaleur spécifique ; 2 2
Transfert de chaleur : convection, rayonnement et conduction ;
H
Dilatation volumétrique ;
IG
Première et seconde loi de la thermodynamique ;
Gaz : lois des gaz parfaits ; chaleur spécifique à volume constant et pression constante, travail
effectué par la dilatation des gaz ;
R
Dilatation isotherme, adiabatique et compression, cycles moteur, volume constant et pression
constante, réfrigérateurs et pompes à chaleur ;
PY
Chaleurs latentes de fusion et évaporation, énergie thermique, chaleur de combustion.
2.4 Optique (Lumière) - 2 2
Nature de la lumière, vitesse de la lumière ;
O
Lois de la réflexion et de la réfraction : réflexion sur des surfaces planes, réflexion par des
miroirs sphériques, réfraction, lentilles
Fibres optiques.
-C
2.5 Déplacement des ondes et du son - 2 2
Déplacement des ondes : ondes mécaniques, déplacement des ondes sinusoïdales,
phénomène d'interférences, ondes stationnaires ;
N
Son. vitesse du son, production du son, intensité, ton et qualité, effet Doppler.
IO
AT
M
R
FO
R
AI
T
Niveaux de connaissance - licence de maintenance d'aéronefs catégories A, B1, B2 ET C
H
Les connaissances de base pour les catégories A, B1 et B2 sont indiquées par l'attribution d'indicateurs de
niveaux de connaissance (1, 2 ou 3) pour chaque sujet concerné.
IG
Les indicateurs de niveau de connaissances sont définis comme suit :
NIVEAU 1
Une familiarisation avec les éléments principaux du sujet.
R
Objectifs : Le postulant devra être familiarisé avec les éléments de base du sujet.
Le postulant devra être capable de donner une description simple de la totalité du sujet, en utilisant des
PY
mots communs et des exemples.
Le postulant devra être capable d'utiliser des termes typiques.
NIVEAU 2
Une connaissance générale des aspects théoriques et pratiques du sujet.
O
Une capacité à appliquer cette connaissance.
Objectifs : Le postulant devra être capable de comprendre les principes essentiels théoriques du sujet.
-C
Le postulant devra être capable de donner une description générale du sujet, en utilisant, comme il
convient, des exemples typiques.
Le postulant devra être capable d'utiliser des formules mathématiques conjointement aux lois physiques
décrivant le sujet.
Le postulant devra être capable de lire et de comprendre des croquis, des dessins et des schémas
N
décrivant le sujet.
Le postulant devra être capable d'appliquer ses connaissances d'une manière pratique en utilisant des
IO
procédures détaillées.
NIVEAU 3
Une connaissance détaillée des aspects théoriques et pratiques du sujet.
AT
Une capacité à combiner et appliquer des éléments de connaissances séparés d'une manière logique et
compréhensible.
Objectifs : Le postulant devra connaître la théorie du sujet et les relations avec les autres sujets.
Le postulant devra être capable de donner une description détaillée du sujet en utilisant les principes
M
Le postulant devra être capable de lire, de comprendre et de préparer des croquis, des dessins simples et
des schémas décrivant le sujet.
FO
Le postulant devra être capable d'appliquer ses connaissances d'une manière pratique en utilisant les
instructions du constructeur.
Le postulant devra être capable d'interpréter les résultats provenant de différentes sources et mesures et
d'appliquer une action corrective comme il convient.
R
AI
Sommaire
La MATIERE .........................................................................................................................................................10
1. L’atome .............................................................................................................................................................. 10
1.1. Constitution de l’atome ........................................................................................................................................ 10
1.2. Symbole de l’atome .............................................................................................................................................. 11
T
1.3. Ordre de grandeur et caractéristiques .................................................................................................................. 11
1.4. Répartition électronique ....................................................................................................................................... 11
H
1.5. Les modèles de l’atome ........................................................................................................................................ 13
1.6. Les ions .................................................................................................................................................................. 13
IG
2. Les éléments chimiques ..................................................................................................................................... 14
2.1. Définition ............................................................................................................................................................... 14
2.2. La classification périodique actuelle ..................................................................................................................... 15
2.3. Familles chimiques ................................................................................................................................................ 15
R
2.4. La règle de stabilité de l’octet ou du duet............................................................................................................. 16
3. Les moléculess ................................................................................................................................................... 18
PY
3.1. Définition ............................................................................................................................................................... 18
3.2. La liaison covalente ............................................................................................................................................... 18
3.3. Représentations des molécules ............................................................................................................................ 19
3.4. La valence .............................................................................................................................................................. 20
O
3.5. Remarques ............................................................................................................................................................ 20
4. Les états de la matière ....................................................................................................................................... 21
4.1. Les trois états de la matière .................................................................................................................................. 21
4.2.
-C
Les changements d’état de corps purs .................................................................................................................. 22
4.3. Courbe de refroidissement ................................................................................................................................... 23
4.4. La surfusion ........................................................................................................................................................... 24
5. La mole .............................................................................................................................................................. 25
5.1. Défintion................................................................................................................................................................ 25
N
T
2.8. Autres causes de déformation .............................................................................................................................. 40
3. Propriétés des solides, liquides et gaz ................................................................................................................ 41
H
3.1. Solide ..................................................................................................................................................................... 41
3.2. Liquide ................................................................................................................................................................... 41
IG
3.3. Gaz......................................................................................................................................................................... 41
4. Pression et poussée dans les liquides ................................................................................................................. 42
4.1. Pression ................................................................................................................................................................. 42
4.2. Pression dans un liquide........................................................................................................................................ 42
R
4.3. Pression atmosphérique ....................................................................................................................................... 43
PY
MECANIQUE CINEMATIQUE ..............................................................................................................................48
1. Les paramètres du mouvement.......................................................................................................................... 48
1.1. Solides et systèmes matériels ............................................................................................................................... 48
1.2. Référentiel et repère ............................................................................................................................................. 48
O
1.3. Trajectoire et repérage ......................................................................................................................................... 49
1.4. Centre d'inertie ..................................................................................................................................................... 51
1.5. Vitesses et accélération......................................................................................................................................... 52
2.
-C
Mouvements de translation ............................................................................................................................... 55
2.1. Mouvement rectiligne ........................................................................................................................................... 55
2.2. Mouvement de translation curviligne ................................................................................................................... 57
2.3. Mouvement de translation circulaire .................................................................................................................... 57
3. Mouvement de rotation..................................................................................................................................... 58
N
3.3. Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe .................................................................................... 61
4. Mouvements composés ..................................................................................................................................... 62
4.1. Chute libre d'un mobile possédant une vitesse initiale ........................................................................................ 62
AT
T
5.5. Théorème de l'énergie cinétique .......................................................................................................................... 97
5.6. Energie potentielle ................................................................................................................................................ 98
H
5.7. Énergie mécanique et conservation ...................................................................................................................... 99
6. Puissance ......................................................................................................................................................... 100
IG
6.1. Définition .............................................................................................................................................................100
6.2. Puissance moyenne .............................................................................................................................................100
6.3. Puissance d'une force de translation ..................................................................................................................100
6.4. Puissance d'un couple .........................................................................................................................................100
R
6.5. Rendement ..........................................................................................................................................................100
7. Frottements ..................................................................................................................................................... 101
PY
7.1. Nature .................................................................................................................................................................101
7.2. Forces de frottement ..........................................................................................................................................101
7.3. Effets ...................................................................................................................................................................102
8. Résistance au roulement.................................................................................................................................. 103
O
8.1. Contact entre deux surfaces ...............................................................................................................................103
8.2. Résistance au roulement .....................................................................................................................................103
-C
MECANIQUE DYNAMIQUE DES FLUIDES .......................................................................................................107
1. Généralités ...................................................................................................................................................... 107
2. Description du mouvement d’un fluide ............................................................................................................ 109
2.1. Equation de conservation de la masse ou équation de continuité .....................................................................109
2.2. Théorème de bernoulli ........................................................................................................................................110
N
T
4.3. Transformation isobare (p= cte) .........................................................................................................................136
4.4. Transformation adiabatique réversible ...............................................................................................................137
H
5. Les machines thermiques ................................................................................................................................. 138
5.1. Cycles et machines thermiques ...........................................................................................................................138
IG
5.2. Les moteurs thermiques dithermes ....................................................................................................................138
5.3. Les machines frigorifiques ...................................................................................................................................141
6. Les mécanismes des échanges d’énergie par chaleur ....................................................................................... 143
6.1 transmission de la chaleur par conduction .........................................................................................................143
R
6.2 transmission de la chaleur par convection..........................................................................................................145
6.3 transmission de la chaleur par rayonnement.....................................................................................................146
PY
OPTIQUE .............................................................................................................................................................149
1. Nature de la lumière ........................................................................................................................................ 149
1.1. Les trois modèles de la lumière...........................................................................................................................149
O
1.2. Le modèle géométrique ......................................................................................................................................150
1.3. La lumière : une onde électromagnétique ..........................................................................................................154
1.4. Lumière et photons .............................................................................................................................................158
2.
-C
Réflexion .......................................................................................................................................................... 160
2.1. Définitions ...........................................................................................................................................................160
2.2. Lois de la réflexion...............................................................................................................................................160
2.3. Réflexion sur une surface plane ..........................................................................................................................160
2.4. Miroirs sphériques (ou paraboliques) .................................................................................................................161
N
La matière
1. L’atome
Pendant des siècles, savants, penseurs et philosophes ont considéré que la matière était
T
constituée à partir de quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu. À la fin du XVIIIe siècle, les
chimistes, s’inspirant d’une idée de la Grèce antique, ont élaboré une théorie dans laquelle la
H
matière est composée de toutes petites particules.
IG
Elle nous apparaît faite d’un seul bloc ; on ne voit pas qu’elle est constituée de milliards de petits
grains de sable. Pour le constater, il faut descendre sur la plage elle-même.
R
Pour la matière, c’est un peu la même chose. On ne voit pas avec nos yeux les grains dont la
PY
matière est constituée.
Tout comme une plage qu’on observe du haut d’une falaise, l’aspect granulaire de la matière
n’est pas perceptible.
O
Imaginons que nous divisions un matériau en des morceaux de plus en plus petits, il arrive
forcément un moment où les morceaux obtenus ne peuvent plus être divisés. Sinon cela
-C
signifierait que la matière est divisible à l’infini et qu’elle est donc composée à partir de rien !
Ces morceaux qu’on ne peut plus diviser sont les composants ultimes de la matière : les atomes
(du grec « atomos » : qu’on ne peut diviser).
N
électrons noyau
L’atome est constitué :
d’un noyau central chargé positivement
AT
Le nombre de charges positives portées par le noyau est égal au nombre de charges négatives
FO
T
X est le symbole de l’élément chimique ;
A est le nombre de masse c’est le nombre de nucléons dans le noyau ;
H
Z est le numéro atomique c’est le nombre de protons dans le noyau.
IG
Les deux nombres A et Z permettent de connaître complètement la composition du noyau.
R
23
11 Na
Exemple :
PY
On note p le nombre de protons, n le nombre de neutrons et e le nombre d’électrons.
Na est le symbole de l’élément sodium
A = p+n = 23 et Z = p = 11 donc n = 23-11 = 12 et e = p= 11
O
Donc l’atome de sodium est constitué par 11 protons, 12 neutrons et 11 électrons.
-C Z
XA
Remarque : dans certains ouvrages, on rencontre la représentation
1.3.1. Définitions
Un atome possède Z électrons dans son cortège électronique. Les électrons d'un atome se
répartissent autour du noyau sur des couches ou niveaux d’énergie.
R
Les électrons qui appartiennent à une même couche sont donc situés à la même distance
AI
La couche la plus proche du noyau est notée K, les suivantes sont notées dans l'ordre
croissant d'éloignement: L, M, N, O, P, Q.
La couche la plus éloignée du noyau qui contient des électrons est appelée couche externe.
Les électrons de cette couche externe sont appelés électrons périphériques.
Les électrons peuvent être répartis de différentes façons dans les différentes couches. Les
règles de répartitions données ci-dessous concernent l'atome dans son état fondamental
c’est à dire le plus stable.
T
H
1.3.2. Première règle de remplissage des couches électroniques
IG
Une couche électronique ne peut contenir qu'un nombre limité d'électrons.
La couche K (première couche) peut contenir un maximum de 2 électrons (c'est-à-
dire qu'elle peut contenir 1 ou 2 électrons).
R
La couche L (deuxième couche) peut contenir un maximum de 8 électrons (c'est-à-
dire qu'elle peut contenir 0; 1;...; 7 ou 8 électrons).
La couche M (troisième couche) peut contenir un maximum de 18 électrons.
PY
Couches Nombre maximum d’électrons
K 2
O
L 8
M 18 -C
Lorsqu'une couche est pleine on dit qu'elle est saturée.
On écrit côte à côte et entre parenthèses les lettres de chaque couche contenant des
électrons. On indique, en exposant le nombre d'électrons présents dans la couche
considérée.
Exemples :
M
M M M
FO
L L L
K K K
R
T
célibataire. Les électrons supplémentaires s'apparient aux électrons célibataires afin de
former des doublets électroniques (groupe de deux électrons). Ils se représentent sous la
H
forme d'un trait.
IG
Reprenons les exemples précédents :
R
Z=1 Z=6 Z = 17
PY
O
-C
H C Cl
N
Dans certaines conditions, certains atomes ou groupement d'atomes peuvent capter ou perdre
un ou plusieurs électrons. L'ensemble n'est plus neutre d'un point de vue électrique, il forme
alors ce que l'on appelle un ion (voir la règle de stabilité au chapitre suivant).
AT
La charge globale est indiquée par le signe + ou – en exposant précédé du nombre de charges.
Exemples :
L'atome de chlore de symbole Cl peut gagner un électron et former l'ion chlorure Cl- qui est
un anion monoatomique. L’équation bilan de formation de cet ion : Cl + 1 e- → Cl-
R
L’atome de calcium Ca cède deux électrons pour former l’ion calcium Ca 2+. L’équation
AI
T
créer dans les accélérateurs de particules. Mais seuls 90 d'entre
eux sont stables, les autres ont des durées de vie très courtes.
H
De nombreux chimistes depuis le début du 19ème siècle ont
cherché à classer les éléments mais ce fut Mendeleïev qui
IG
proposa le premier en 1869 la classification la plus élaborée et la
plus complète : il ordonna les éléments en suivant la masse
atomique des éléments, ce qui permettait de retrouver à intervalle
R
régulier des éléments proches au niveau propriétés chimiques.
Mendeleïev (1834-1907)
PY
On donne le nom d'élément chimique à l'ensemble des particules, qu'il s'agisse d'atomes ou
d'ions, caractérisées par le même nombre Z de protons présents dans leur noyau.
O
On appelle isotopes un groupe de plusieurs atomes de même numéro atomique Z,
correspondant donc au même élément chimique, mais dont les nombres de masse diffèrent : les
-C
isotopes d'un même élément diffèrent uniquement par le nombre de neutrons dans leur noyau.
T
2.2.1. PRESENTATION DU TABLEAU PERIODIQUE (REDUIT AUX 18 PREMIERS
H
ELEMENTS)
IG
R
PY
O
-C
N
Dans une même colonne, les atomes des éléments ont le même nombre
R
Or les atomes des éléments appartenant à une même colonne du tableau périodique possèdent
justement le même nombre d'électrons sur leur couche externe.
On peut donc supposer, et on le vérifie dans la réalité, que les atomes des éléments d'une même
colonne ont des propriétés très semblables, même si elles ne sont pas rigoureusement identiques.
On dit que les éléments d'une même colonne constituent une famille chimique.
T
tendance à le perdre pour donner un cation (Na+, Li+, K+...).
On obtient des ions qui ont une couche externe saturée (complète) très stable, cette
H
structure électronique est la même que celle de l'atome du gaz rare (8ème colonne) situé sur
la ligne au-dessus.
IG
L'hydrogène se trouve dans la première colonne mais il n'est pas considéré comme un
alcalin. En effet ses propriétés chimiques diffèrent nettement d'un alcalin.
R
Cette famille est formée par les éléments de l'avant-dernière colonne.
Ils sont tellement réactifs qu'on ne les rencontre qu'à l'état combiné dans la nature. Cette
PY
famille tire son nom d'un mot grec qui signifie «générateurs de sels». En effet, ils forment des
sels avec les alcalins. Ils donnent des acides forts avec l'hydrogène.
Les atomes de ces éléments possèdent 7 électrons sur la couche externe et ils ont une forte
tendance à capter un électron supplémentaire.
O
Ils donnent donc des anions (F-, Cl-, Br-..) avec une couche externe saturée très stable, cette
structure électronique est la même que l'atome de gaz rare situé à droite dans la
classification.
-C
2.3.3. FAMILLE DES GAZ RARES
Cette famille est formée par les éléments de la dernière colonne.
Les atomes de ces éléments possèdent tous des couches externes saturées et ils sont par
N
conséquent très stables, on dit qu'ils sont inertes d'un point de vue chimique.
Incolores à l'état naturel, ils émettent des couleurs caractéristiques dans des tubes à vide.
IO
Au cours des réactions chimiques, les atomes réagissent pour acquérir une structure
électronique plus stable : celle du gaz rare le plus proche.
Les atomes dont la couche externe est déjà saturée ne donneront donc pas d'ion
monoatomique et n'auront pas tendance à établir de liaison avec d'autres atomes. Ils sont dits
M
chimiquement stables.
d'électrons.
2.4.3. APPLICATIONS
T
La règle de l'octet permet de prévoir que :
les atomes des éléments de la colonne (1) possédant un électron sur leur couche
H
externe ont tendance à le perdre pour donner un ion portant une charge positive
(cation).
IG
Exemples : Li+, Na+ etc.
La structure électronique de l'atome de sodium Na (Z=11) est : (K)2(L)8(M)1
L'ion Na+ est un atome de sodium ayant perdu 1 électron, d'où la structure suivante :
(K)2(L)8. La couche externe, ici la couche L est bien saturée avec ses 8 électrons. La
R
structure électronique obtenue est celle de l'atome de Néon (Z=10).
PY
les atomes des éléments de la colonne (2) possédant deux électrons sur leur couche
externe ont tendance à les perdre pour donner un ion portant deux charges positives.
Exemples : Be 2+, Mg 2+ etc.
O
les atomes des éléments de la colonne notée (6) dans la présentation réduite,
possédant six électrons sur leur couche externe ont tendance à gagner deux
-C
électrons pour donner un ion portant deux charges négatives (anion).
Exemples: O 2-, S2-
les atomes des éléments de la colonne notée (7) dans la présentation réduite,
possédant sept électrons sur leur couche externe ont tendance à gagner un électron
N
3. Les molécules
3.1. Définition
Les molécules sont des groupes d’atomes liés entre eux. Les atomes étant électriquement
neutres, la molécule est donc électriquement neutre.
T
Chaque molécule est représentée par une L’indice 1, jamais
formule qui indique le symbole des éléments spécifié, indique le
H
présents dans la molécule, le nombre d’atomes nombre d’atome
de chaque élément. d’oxygène
IG
Exemples : la molécule d’eau H2O est constituée
de 2 atomes d’hydrogène et d‘un atome
H2O
R
d’oxygène.
PY
L’indice 2 indique le
nombre d’atomes
d’hydrogène
O
3.2. La liaison covalente
-C
3.2.1. DEFINITION
Une liaison covalente entre deux atomes correspond à la mise en commun entre ces deux
atomes de deux électrons de leurs couches externes pour former un doublet liant
d'électrons.
N
IO
Exemples :
M
Pour l'hydrogène dont seule la couche K est concernée, la règle du duet permet de
prévoir que cet atome peut donner une liaison covalente.
R
FO
H H
2 atomes d’hydrogènes H Molécule de dihydrogène H2
R
Pour les atomes des autres éléments dont les couches externes sont L ou M et qui
possèdent x électrons périphériques avec x ≥ 4 (ils appartiennent alors à la colonne x),
la règle de l'octet permet de prévoir qu'ils peuvent établir (8 – x) liaisons covalentes.
T
+
H
O O
IG
2 atomes d’oxygène O Molécule de dioxygène O2
R
Il y a mise en commun de deux doublets d’électrons. Autour de chaque noyau
d’oxygène gravitent sur la couche L huit électrons : la couche L est saturée comme
PY
celle du gaz rare le plus proche de l’oxygène, le néon.
O
Représentation Définition
-C Illustration
H
IO
Dioxyde de
Chaque atome est modélisé
carbone
M
La représentation respecte
Méthane
la géométrie spatiale.
CH4
FO
3.4. La valence
Le nombre de doublets d’électrons que partage un atome avec ses atomes voisins s’appelle la
valence.
C’est aussi le nombre d’électrons périphériques célibataires.
T
Atome monovalent Atome divalent Atome trivalent Atome tétravalent
H
H, Li, Na, K... Be, Mg, Ca... B, Al...
C, Si...
F, Cl, Br, I... O, S... N, P...
IG
3.5. Remarques
R
Certains atomes n’établissent pas de liaisons covalentes comme le Lithium ou le Sodium. Au lieu
de partager un électron, ils le cèdent : il s’agit d’une liaison ionique.
Le sodium possédant 1 électron périphérique, il ne pourrait former qu’une liaison et la couche
PY
externe M ne serait pas saturée (règle de l’octet non vérifiée). Donc Na en cédant l’électron,
possède une couche externe saturée, la couche L (règle de l’octet vérifiée).
O
Na appartient à la première colonne du
-C tableau périodique : 1 électron périphérique
Cl appartient à l'avant-dernière colonne du
tableau périodique : 7 électrons
périphériques
N
Les particules constituant la matière restent les mêmes quel que soit l’état, seul l’arrangement et
T
l’agitation des particules diffèrent.
L'état sous lequel se trouve la matière dépend de 2 paramètres : la température et la pression
H
Exemple : à la pression atmosphérique normale, l'eau est solide (glace) en dessous de 0°C, est
IG
liquide entre 0°C et 100°C et est de la vapeur d'eau au dessus de 100°C.
R
PY
O
-C
4.1.1. L’ETAT SOLIDE
Il existe des solides atomiques (le cuivre), moléculaires (le sucre, la glace) ou ioniques (le sel de
cuisine).
N
autres. De ce fait, les solides ont une forme propre et un volume propre.
Remarque : Certains solides comme le verre, ne sont pas cristallisés. Ils ne possèdent pas une
structure ordonnée. On dit qu’ils sont amorphes.
Les molécules de liquide sont très proches les unes des autres : le volume ne peut donc pas
varier. Les liquides sont ni compressibles, ni expansibles.
R
Les molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres. Les liquides n’ont pas de
forme propre, ils prennent la forme du récipient qui les contient.
FO
Les molécules des gaz sont éloignées les unes des autres et sont en agitation perpétuelle.
Le volume occupé par un gaz dépend du volume du contenant. Un gaz n'a pas de forme propre,
AI
il tend à occuper toute la place disponible. Les gaz sont compressibles et expansibles. Les gaz
peuvent avoir une structure atomique. C’est le cas des gaz rares (dernière colonne du tableau
périodique).
Exemples : le gaz dioxyde de carbone est un corps pur car il n’est constitué que de molécules
CO2 alors que l’air est un mélange de gaz diazote N2 et dioxygène O2.
T
4.2.1. LES DIFFERENTES TRANSFORMATIONS
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
De l'état solide à l'état liquide : c'est la fusion (et inversement : c'est la solidification).
M
Sous la même pression, la solidification et la fusion d’un corps pur se font à la même
température. Il en est de même pour la vaporisation et la liquéfaction.
T
La température d’ébullition θe 2750°C 100°C 79°C
H
4.3. Courbe de refroidissement
IG
On appelle courbe de refroidissement la représentation graphique de la variation de la
température d’un corps en fonction du temps à pression constante.
R
4.3.1. POUR UN CORPS PUR
On considère les transformations successives d’un corps pur passant de l’état gazeux à
PY
l’état liquide puis solide, la courbe présente deux paliers illustrant le fait que la température
d’un corps pur reste constante pendant le changement d’état.
O
Température -C
Liquéfaction Solidification
du gaz du liquide
N
θe=100°C
IO
θf = 0°C
AT
Commentaire :
1ère phase : refroidissement de la vapeur d’eau
R
4ème phase : l’eau liquide se transforme en glace, la température reste égale à 0°C
pendant toute la durée de la transformation ;
5ème phase : refroidissement de la glace.
Pour un mélange sous une pression donnée, les changements d’états ne se font pas à
température constante. Les changements de pente de la courbe délimitent les étapes du
AI
changement d’état.
T
H
Solidification
du liquide
IG
0°C
R
PY
Liquide Liquide Solide Temps
+
Solide
O
4.4. La surfusion
-C
La surfusion est un état instable dans lequel se trouve un composé maintenu à l'état liquide
à une température à laquelle il est normalement solide.
A la moindre perturbation due à la présence d’une poussière ou d’une aspérité, le système
peut basculer brutalement dans son état stable : l’état solide.
N
C’est ainsi que se forme notamment la grêle. Un liquide ne peut se retrouver à l’état de
IO
surfusion que s’il est particulièrement pur (c’est le cas de l’eau contenue dans les nuages : elle
provient d’une évaporation et est pour ainsi dire « distillée »).
L’état de surfusion est observé en météorologie, où l’on a découvert que les gouttelettes de
AT
certains nuages pouvaient rester sous forme liquide à des températures auxquelles elles
constitueraient normalement des cristaux de glace. On observe la surfusion dans l'atmosphère
jusqu'à des températures très basses, de l'ordre de -40°C, mais il suffit que les gouttes d'eau
surfondues arrivent au contact d'une surface dont la température est inférieure à 0°C, pour
M
C'est ce phénomène qui provoque la formation du verglas au sol lors des pluies verglaçantes et
du givre sur les avions au sol ou en vol.
FO
minutes
AI
5. La mole
5.1. Définition
Les atomes ont des masses très faibles, difficilement mesurables à notre échelle ; ainsi, un
atome de carbone a une masse de 2×10-23 g. Afin d'obtenir des masses plus commodes à
mesurer, on convient de prendre un grand nombre d'atomes, par exemple une mole (symbole :
mol).
T
Une mole d'atomes correspond à 6,02×1023 atomes identiques.
H
Le nombre 6,02×1023, noté N, est le nombre d'Avogadro.
IG
De même, on définit une mole de molécules ou une mole d'ions.
La mole est une unité de quantité de matière, son symbole est mol.
R
5.2. La masse molaire
PY
La masse molaire atomique d'un élément est la masse d'une mole d'atomes de cet élément.
Elle s'exprime en g/mol.
M(H) = 1 g/mol ; M(C) = 12 g/mol ; M(O) = 16 g/mol
O
La masse molaire moléculaire est la masse d'une mole de molécules. Elle est égale à la
somme des masses molaires atomiques des atomes présents dans la molécule.
-C
Exemple :
M (H2O) =2 x M(H) + 1 x M(O) = 2 x 1 + 1 x 16 = 18.
La masse molaire moléculaire de l'eau est 18 g/mol. On écrit : M (H2O) = 18 g/mol.
N
en g
m
n=
M
en mol
AT
en g/mol
5.4. Les propriétés des corps gazeux
Le volume d'un gaz dépend fortement des conditions de température et de pression. On définit le
M
volume molaire d'un gaz comme le volume occupé par une mole de ce gaz dans certaines
conditions de température et de pression
R
dilatables.
À température constante, le volume molaire diminue lorsque la pression augmente : les gaz sont
compressibles.
AI
Dans des conditions habituelles de température (20°C et de pression 1×105 Pascal), le volume
molaire Vm est de l'ordre de 24 L/mol.
T
en L/mol
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
6. La réaction chimique
6.1. Définition
Une réaction chimique est un processus avec réarrangement des atomes constitutifs des
réactifs pour donner des corps nouveaux appelés produits.
T
Exemple : Moteur à explosion
Les injecteurs ou le carburateur introduisent dans le cylindre le dioxygène de l'air mélangé à du
H
carburant vaporisé. Une explosion du mélange produit de l'énergie qui fait tourner le moteur mais
aussi du dioxyde de carbone et de la vapeur d'eau.
IG
Lors de la combustion :
des corps ont disparu (dioxygène et carburant) : ce sont les réactifs
des corps sont apparus (dioxyde de carbone et eau) : ce sont les produits
R
Remarque :
PY
La dissolution d'un corps n'est pas une réaction chimique.
Un changement d'état d'un corps pur n'est pas une réaction chimique.
O
6.1.1. Conservation des éléments chimiques
-C
Au cours d’une réaction, les éléments chimiques se conservent.
Dans la réaction de l’exemple précédent, le carburant est constitué entre outre par des atomes
de carbone. Le carbone se retrouve dans les produits sous forme de dioxyde de carbone.
N
1776).
6.1.3. Représentation
Par convention, on symbolise une réaction chimique en écrivant, de part et d’autre d’une
M
Réactifs → Produits
R
T
Combustion du méthane : méthane et dioxygène vapeur d'eau et dioxyde de carbone
H
réactifs produits
On utilise les symboles : …..CH4 + ….. O2 ….. H2O + …… CO2
IG
Réactifs et produits sont constitués des mêmes atomes : carbone C ; hydrogène H ; oxygène O.
Ces atomes doivent se retrouver dans les mêmes quantités.
R
On équilibre la réaction, par rapport au nombre d'atomes de carbone, d'hydrogène puis
d'oxygène. On commence par équilibrer le nombre d'atomes de carbone et d'hydrogène, car ils
PY
n'apparaissent que dans un réactif et un produit. On en déduit alors le nombre de molécules de
dioxygène O2 nécessaires à l'équilibre complet de la réaction.
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
Mémo
L’atome est constitué :
d’un noyau central chargé positivement
d’électrons chargés négativement tournant autour du noyau.
Ces électrons constituent le cortège électronique.
T
Un atome peut être représenté par une sphère
dont le rayon est de l'ordre de 10-10 m.
H
Au centre de cette sphère, se trouve le noyau
dont le rayon est de l'ordre de 10-15 m.
IG
Première règle de remplissage des couches électroniques
Une couche électronique ne peut contenir qu'un nombre limité d'électrons :
R
La couche K (première couche) peut contenir un maximum de 2 électrons
(c'est-à-dire qu'elle peut contenir 1 ou 2 électrons).
La couche L (deuxième couche) peut contenir un maximum de 8 électrons
PY
(c'est-à-dire qu'elle peut contenir 0 ; 1;...; 7 ou 8 électrons).
La couche M (troisième couche) peut contenir un maximum de 18 électrons.
Les ions
O
Il existe deux types d’ions :
des ions négatifs, les anions (gain d'électrons)
-C
des ions positifs, les cations (perte d'électrons).
Les éléments chimiques
On donne le nom d'élément chimique à l'ensemble des particules, qu'il s'agisse d'atomes ou
d'ions, caractérisées par le même nombre Z de protons présents dans leur noyau.
N
correspondant donc au même élément chimique, mais dont les nombres de masse diffèrent : les
isotopes d'un même élément diffèrent uniquement par le nombre de neutrons dans leur
noyau.
AT
Les molécules
Les molécules sont des groupes d’atomes liés entre eux. Les atomes étant électriquement
neutres, la molécule est donc électriquement neutre.
M
Une liaison covalente entre deux atomes correspond à la mise en commun entre ces deux
atomes de deux électrons de leurs couches externes pour former un doublet liant
R
d'électrons.
Les différentes transformations :
De l’état solide à l’état liquide, c’est la fusion (et inversement, c’est la solidification)
FO
De l’état liquide à l’état gazeux, c’est la vaporisation (et inversement, c’est la liquéfaction)
De l’état solide à l’état gazeux, c’est la sublimation (et inversement, c’est la condensation)
La surfusion
La surfusion est un état instable dans lequel se trouve un composé maintenu à l'état liquide à
R
II Mécanique statique
1. Forces, moments et couples, représentations
1.1 Forces
Définition :
T
En mécanique une force est une action capable de :
- créer un mouvement ou en modifier les caractéristiques
H
- déformer un objet
- s'opposer à une autre action (par exemple le poids) A
IG
Légende du schéma :
D M : masse suspendue
R
B
D : dynamomètre
G : centre de gravité
PY
A : point de contact entre la
masse et le fil du dynamomètre
→ B : point situé sur le fil à la
F verticale de A
→
O
A F : force exercée par le
-C dynamomètre D sur la masse
M G M
→
P : poids de la masse M
→
P
N
→
Notation : On note souvent la force F D/M pour indiquer que l'on s'intéresse à l'action de D
sur M
IO
D/M
Représentation graphique : Toute force est représentée par un vecteur dont les
FO
caractéristiques, directions et sens sont identiques à celles de la force et dont la norme est
proportionnelle à la valeur de la force.
R
→
F D/M
AI
Échelle:1cm/2N
Les forces appliquées à un système sont des grandeurs vectorielles que l'on sait additionner.
Ces forces n'ayant pas toutes le même point d'application, il est préférable de construire leur
→
somme à partir d'un point extérieur au système. Le vecteur "somme des forces" F est
appelé résultante des forces appliquées au système.
T
H
→
→
F1
IG
F1 → → → →
F F = F1 + F2
R
→
→
F2 F2
PY
De la même façon, une force peut être remplacée par ses composantes. La force qui
modélise l'action d'un support sur un objet est souvent remplacée par ses composantes
O
normale et tangentielle au plan du support.
→
F
→
Fn
-C → → →
F = Ft + Fn
→
Ft
N
A et B étant deux corps, quel que soit l'état de mouvement de A par rapport à B, on a
toujours l'égalité → →
vectorielle :
AT
FA/B = - FB/A
Ces deux forces ont la même droite d'action et sont dites directement opposées.
M
A →
FA/B : force exercée par A sur B
→
→
FA/B FB/A : force exercée par B sur A
R
→
FB/A
FO
Exemple : dans un réacteur, c'est le fait que le réacteur éjecte violemment l'air compressé et
les gaz de combustion C vers l'arrière, qui, par réaction, propulse le réacteur R (et donc
R
→
FC/R FR/C
T
F et F' : valeur des forces d'interaction
H
2 G = 6,67× 10-11N.kg-2.m2 : constante universelle de gravitation
F = F' = G mm'/d
m et m' : masses des objets
IG
d : distance entre les deux objets
R
1.4.2. Poids d'un corps
Le poids est une force d’interaction gravitationnelle. C’est la force unique qui
PY
modélise l'ensemble des forces que la pesanteur exerce sur chacune des
particules constituant un objet. Elle s'exerce à distance et est donc répartie en
volume. Sa valeur est proportionnelle à la masse de l'objet. Le poids est lié à la
masse par la relation :
O
m : masse
→ →
P =mg
-C P : poids
→
G
g : vecteur pesanteur
g : intensité de la pesanteur terrestre.(voir 1.4.3)
→
P
N
T
(pas nécessairement liés entre eux), on peut déterminer vectoriellement sa
position par rapport à l'origine du repère : O
H
n →
∑ mi OMi
IG
Mi : point de l'ensemble considéré
→
i=1 mi : masse du point Mi
OG = n : nombre de points Mi
n
∑ mi G : centre de gravité
R
i=1 O : origine du repère
PY
1.5. Equilibre d'un solide soumis à plusieurs forces T
O
Un solide soumis à plusieurs forces est à l'équilibre si :
- Les droites d’action des forces sont coplanaires et concourantes
→ → →
-
-C → →
Leur somme vectorielle est nulle : Σ F = 0 ( F1 + F2 +..;+ Fn = 0 )
→
→
→
→
T
R : réaction du plan incliné
R
N
→
T : tension de la corde
→
IO
→ P : poids de l'objet
P
→
AT
→ → → → → R
R + P + T = 0 P
→
M
T
R
→ → →
- la somme vectorielle des deux forces est nulle F1 + F2 = 0
→ →
F1 F2
R
AI
Exemple :
→
L'équilibre d'un avion en vol de croisière est
Fz
déterminé par l'action de quatre forces qui s'annulent
deux à deux :
→ → → →
T P + Fz = 0
T
→ → →
T + Fx = 0
H
→
→
Fx P est le poids de l'avion
→
IG
T est la traction exercée par les moteurs
→ →
P Fz est la portance
→
R
Fx est la traînée
PY
1.6. Moment d'une force par rapport à un axe
Le moment d'une force par rapport à un axe est la grandeur physique qui caractérise l'action
O
de cette force de rotation. O
Elle dépend de 2 grandeurs :
- l'intensité de la force
-C
- la distance de sa droite d'action à l'axe.
Son unité est le Newton.mètre noté N.m
N
d
IO
→
Le symbole indique F
le sens de rotation positif α
arbitrairement choisi.
AT
O
A
M
R
Le moment d'une force par rapport à un axe se calcule à l’aide de l'une des formules
FO
suivantes:
→ →
M est le moment algébrique en N.m de la force F
M F / O = ± F × OA × cos α F / O
appliquée au point A par rapport à l'axe de rotation O
α est l'angle entre la perpendiculaire à la droite d'action
de la force passant par l'axe et le segment [OA]
R
M = F×d →
F /O F est l'intensité de la force F en Newtons
AI
T
H
→
Si la droite d'action de T
ne rencontre pas G son
IG
→
G T effet est une translation
associée à une rotation et
on devra tenir compte du
R
→
moment de T par rapport
à G.
PY
1.7. Couple et moment d'un couple
1.7.1. Couple
O
C'est un ensemble de 2 forces opposées, de droites d'actions parallèles et de
→ →
même intensité ( F ; F' )
-C
→
F F’= F
O →
N
F'
d
La distance d est appelée bras de levier
IO
Le moment d'un couple de forces par rapport à un axe est la grandeur physique
qui caractérise l'action de ce couple pour la rotation autour deOcet axe.
Le moment d'un couple (souvent appelé simplement "couple") est donné par la
même formule que le moment d'une force par rapport à un axe.
M
d'action
→ →
FO
→
Le symbole →
F F
indique le sens de rotation
positif arbitrairement choisi.
R
→ O →
F’ O
F’
AI
→ → → →
M ( F , F’ ) > 0 M ( F , F’ ) <0
Propriétés :
Le moment d’un couple est défini algébriquement: son signe dépend du sens choisis comme
sens positif de rotation.
Le moment d’un couple est indépendant de la position de l’axe de rotation (car M= F×d).
Les actions réparties sur un arbre en rotation peuvent être modélisées par un couple.
T
H
Le couple du rotor d'un hélicoptère entraîne par
réaction un couple ayant un effet de rotation
IG
inverse sur la cellule de l'hélicoptère. C'est pour
neutraliser ce couple indésirable qu'est installé à
l'arrière de l'appareil, le "rotor anticouple" qui
permet de maintenir la cellule dans l'axe du
R
déplacement
PY
1.7.3. Couples moteurs et résistant
O
Lorsque le couple s’exerce dans le sens de rotation, le couple est dit moteur ;
-C
quand il s’exerce dans le sens contraire, il est dit résistant.
→
A l’équilibre, le fil exerce sur la barre un couple de torsion de moment : - M( FA
→
, FB )
Dans le domaine d’élasticité du métal, le moment Γ du couple est proportionnel
AT
à l'angle de torsion :
Γ = - C.α Γ : couple de torsion en N.m
C : Constante de torsion du fil en N.m/rad
α : angle de torsion en rad
M
R
FO
R
AI
T
tourner dans un sens
H
lΣM l = lΣM l ΣM : somme des moments qui tendent à faire
tourner dans l'autre sens
IG
1.9. Principe de la clé dynamométrique
R
La clé comporte une barre rigide munie d'un index réglable et une lame élastique fixée à son
extrémité à la barre rigide et munie d'une poignée à l'autre extrémité.
PY
Lorsqu'une force est appliquée sur la poignée, celle-ci entraîne la lame élastique et un
secteur gradué articulé, maintenu en appui sur l'index par un petit ressort. Pour choisir un
couple de serrage, on positionne l'index face à la graduation correspondant à la valeur
choisie.
O
Lors du serrage, la lame se tord et le secteur gradué glisse le long de l'index. Lorsque le
couple choisi est atteint, il n'est plus retenu par l'index, et donc bascule et vient taper sur la
-C
lame élastique.
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
2. Notions de contrainte
On appelle contrainte mécanique toute sollicitation en déformation d'un corps ou d'un matériau.
La contrainte est tout d'abord réversible, c'est-à-dire que si on la supprime, l'objet reprend sa
forme initiale: on est resté dans le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet.
Elle est ensuite irréversible, c'est-à-dire que même si on la supprime, l'objet ne peut pas
reprendre sa forme initiale : on a dépassé le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet. Il
T
y aura déformation définitive. On peut alors aller jusqu'à la rupture.
H
2.1. Elasticité
IG
C'est la capacité d'un matériau ou d'un objet à se déformer puis à reprendre sa forme initiale
lors de l'exercice d'une contrainte.
2.2. Allongement
R
C'est la modification de la longueur d'un objet. On le note généralement δl. La longueur
PY
devient alors :
l : longueur finale de l'objet
l = l0 + δl l0 : longueur initiale de l'objet
δl : allongement
O
Attention : en aéronautique, on désigne aussi par allongement, le rapport de l'envergure d'une aile à sa
profondeur, mais cela n'a rien à voir avec le phénomène de déformation qui nous intéresse ici.
2.3. Traction
-C
Un corps est soumis à la traction lorsqu'il est soumis à deux forces opposées qui tendent à
l'allonger. Lors d'essais, on détermine les capacités d'allongement de divers matériaux en
général des métaux. On mesure l'allongement δl en fonction de la force de traction exercée.
N
IO
→ →
F1 F2
AT
2.4. Compression
Un corps est sollicité à la compression lorsqu'il est soumis à deux forces opposées qui
tendent à le raccourcir
M
C'est le cas par exemple d'un vérin, d'une pièce prise dans les mâchoires d'un étau,….
On réalise des essais de compression dont les courbes sont comparables à celles de la
traction. Il existe notamment une zone de déformation élastique où la force exercée est
R
→ →
F1 F2
R
Si la pièce est trop longue elle a tendance à se plier, c'est ce qu'on appelle le flambage.
AI
→ →
F1 F2
2.5. Torsion
C'est l'exercice de sollicitations mécaniques antagonistes sur un objet
→
F2
T
H
→
F1
IG
C'est le cas d'une aile d'avion :
R
PY
O
Pour une aile, la torsion est un déplacement en rotation dont l'amplitude varie selon la distance
au fuselage.
-C
La torsion peut être apparemment exercée par une seule force, l'autre étant constituée par
apparition d'un couple de réaction au niveau du système de fixation.
N
IO
AT
M
Un corps est sollicité à la flexion plane lorsqu'il est soumis à des forces coplanaires normales à
ses génératrices (c'est à dire perpendiculaires à ses cotes de grandes longueurs).
FO
La déformation correspondante est appelée la flèche : f. C'est le cas de barres fixées sur deux
supports.
f
R
AI
Attention : la flèche désigne aussi en aéronautique, l'écart maximal entre la ligne moyenne et la corde sur
un profil d'aile mais cela n'a rien à voir avec le phénomène de déformation qui nous intéresse ici.
T
→
L'étude de la flèche en fonction de la force exercée F montre que la flèche est tout d'abord
H
réversible et proportionnelle à la force exercée.
Si on augmente la force, la déformation du matériau reste permanente, pouvant aller jusqu'à
IG
la rupture du matériau.
On peut également compléter cette étude en utilisant des lames de longueurs différentes
soumises à la même contrainte. On constate alors que la flèche h est proportionnelle au
cube de la longueur l de la lame.
R
Pour une aile, la flexion est un déplacement en translation dont l'amplitude varie selon la
distance au fuselage.
PY
O
2.7. Cisaillement
-C
Le cisaillement est une sollicitation mécanique conséquente d'un effort tranchant. On appelle
effort tranchant, un ensemble de forces parallèles appliqué à une surface.
N
IO
AT
Une poutre est sollicitée au cisaillement pur si au centre de gravité de chaque section droite
seul l'effort tranchant est différent de zéro.
M
→
R
F
FO
Attention : le cisaillement est aussi un type de turbulence très redouté en aéronautique, qui se
caractérise par un brusque changement du vent en direction ou en intensité, mais il ne s'agit pas de cela
R
T
et de pression (voir module S2/1).
H
3.1. Solide
IG
Définition : État de la matière dans lequel les atomes oscillent autour de positions fixes,
ayant une distribution soit arbitraire (solides amorphes) soit ordonnée (solides cristallisés).
Dans un solide, les molécules sont maintenues fermement en place presque sans liberté de
mouvement. L’état solide est un état condensé.
R
PY
Propriétés : Les solides ont une forme propre qui possède des caractéristiques
géométriques.
La variété des solides est tellement grande qu'il est difficile de donner d'autres propriétés
générales. On peut cependant noter que leur masse volumique est élevée.
Il faut également noter que les métaux ont généralement une structure cristalline et
O
possèdent une conductibilité électrique élevée. Les meilleurs conducteurs sont l’or, l’argent
et le cuivre.
-C
A l'inverse des cristaux métalliques, les cristaux moléculaires et ioniques sont isolants.
3.2. Liquide
Définition : État de la matière dans lequel les atomes sont organisés en molécules. Les
N
molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres, mais elles restent très
proches les unes des autres. Les liquides sont très difficiles à comprimer. L’état liquide est
IO
Propriétés : Ils n'ont pas de forme propre et prennent la forme de leur contenant.
A conditions de température et de pression déterminées, les liquides ont un volume bien
AT
défini puisque les molécules ne peuvent pas se défaire facilement des emprises mutuelles.
Ils sont incompressibles (ou considérés comme tels).
Leur masse volumique est presque aussi grande que celle des solides.
Les liquides purs sont généralement de mauvais conducteurs ; l’addition de composés
M
3.3. Gaz
Définition : État de la matière dans lequel les atomes (gaz rares) ou les molécules sont
FO
totalement libres, les particules sont en mouvement aléatoire permanent dans toutes les
directions (pas de direction privilégiée). Leurs déplacements sont seulement limités par leur
contenant. L’état gazeux est un état dispersé et désordonné.
Propriétés : Ils n'ont pas de forme propre et prennent la forme de leur contenant. Ils sont
R
T
mais on la trouve aussi accompagnée de nombreuses autres unités suivant le champ
H
d'application :
- le bar : 1 bar = 105 Pa
- le kilogramme par centimètre carré : 1kg/cm2 = 105 Pa
IG
- le P.S.I : 1P.S.I = 7000 Pa = 70g/cm2
On définit la pression comme le rapport de la force pressante exercée sur une surface, par
R
l'aire de cette surface.
p : pression en Pascals (Pa)
F
PY
p= F : force pressante exercée en N
S S : aire de la surface pressée en m2
Dans les liquides ou les gaz, tout objet immergé reçoit une pression.
O
4.2. Pression dans un liquide -C
Principe fondamental de l'hydrostatique : La pression dans un liquide dépend de la
nature de ce liquide, de l'intensité de la gravité et de la profondeur d'immersion dans ce
liquide.
p : pression totale dans le liquide en Pa
p = ρgh +psurf. ρ : masse volumique du liquide
N
h : profondeur en m
psurf. : pression à la surface du liquide (souvent égale à la
IO
pression atmosphérique).
liquide.
M
R
→
F F' F' , S'
p = p' donc =
AI
S S'
→
F ,S
Tout corps partiellement ou totalement immergé dans un fluide subit des forces de pression
→
équivalentes à une force unique appelée poussée d'Archimède, notée Π . Cette poussée,
verticale et dirigée de bas en haut, est d'intensité égale au poids du fluide déplacé (fluide
dont le corps occupe la place). Son point d'application est le centre de gravité du fluide
T
déplacé, appelé centre de poussée (le centre de poussée ne coïncide pas nécessairement
avec le centre de masse du corps).
H
→
Π : poussée d'Archimède. Π en N
IG
→ →
Π = -ρV g V : volume de fluide déplacé en m3
→
g : vecteur champ de gravitation. g en N/kg
R
ρ : masse volumique du liquide en kg/m3
PY
Caractéristiques : P.A. D.A. Sens Valeur
→ Centre de
Verticale Vers le haut ρVg enN
Π poussée
→
O
T
→
→
T : tension de la corde
Π
-C →
P : poids de l'objet
→
Π : poussée d'Archimède
N
→
P
IO
Les gaz exercent sur les surfaces des pressions perpendiculaires à celles-ci.
En 1648, Pascal a montré que la pression à une hauteur donnée est égale au poids de la
colonne d'air située au-dessus de ce niveau.
M
vide
R
Au niveau de la mer, la pression moyenne est égale à 760 mm de mercure soit 1013,25
AI
La pression atmosphérique décroît donc avec l'altitude. Ainsi, sa valeur n'est plus que
de 830 hPa à 1600 m d'altitude et de 240 hPa à 10 000 m, hauteur de vol des avions long-
courriers.
T
une échelle de pressions de référence.
- Les anémomètres comparent la pression totale à la pression statique pour déterminer
H
la vitesse de l'avion.
- Les variomètres comparent la pression statique de l'instant à celle de l'instant
immédiatement précédent, permettant ainsi de mesurer ses variations et d'en déduire
IG
la vitesse verticale de l'avion.
R
se situe l'avion.
Par opposition la pression dynamique PD désigne la pression exercée par un fluide en
PY
mouvement. On la mesure à l'aide d'un tube de Pitot qui permet de l'obtenir par comparaison
de la pression totale PT à la pression statique.
PD = PT - PS
O
Pour plus de détails, se reporter au module S2/2.4
-C
Entrée d'air : Capsule
pression
statique
Altimètre
N
IO
AT
Entrée
d'air :
pression
M
totale
Anémomètre
Entrée d'air :
R
pression
statique
FO
R
AI
Variomètre
Mémo
Composition et décomposition des forces
→
Le vecteur "somme des forces" F est appelé résultante des forces appliquées au
système.
T
Poids et centre de gravité
H
Poids d'un corps : → →
P =mg
IG
Intensité de la pesanteur : g
R
L’intensité de la pesanteur dépend de l'altitude et de la latitude du lieu. Sa valeur moyenne sur
Terre est g = 9.8 N/kg (9.70 <g< 9.84)
PY
Centre de gravité
→
Le centre de gravité d'un objet est le point d'application du poids P .
O
Equilibre d'un solide soumis à plusieurs forces T -C
Un solide soumis à plusieurs forces est à l'équilibre si :
Les droites d’action des forces sont coplanaires et concourantes
Leur somme vectorielle est nulle
N
P + Fz = 0
→ → →
T + Fx = 0
→
AT
→
Fx est la traînée
R
F /O
Lorsque la droite d'action de la force rencontre l'axe de rotation son moment est
nul.
→
F F’= F
O →
F'
d
Γ = - C.α
Couple de torsion :
Γ : couple de torsion en N.m
C : Constante de torsion du fil en N.m/rad
α : angle de torsion en rad
T
corps ou d'un matériau.
H
La contrainte est tout d'abord réversible, c'est-à-dire que si on la supprime, l'objet reprend sa
forme initiale : on est resté dans le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet.
IG
Elle est ensuite irréversible, c'est-à-dire que même si on la supprime, l'objet ne peut pas
reprendre sa forme initiale : on a dépassé le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet.
Il y aura déformation définitive. On peut alors aller jusqu'à la rupture.
R
Les contraintes
PY
Allongement : C'est la modification de la longueur d'un objet. On le note généralement δl.
La longueur devient alors :
l : longueur finale de l'objet
l = l0 + δl
O
l0 : longueur initiale de l'objet
δl : allongement
Compression : Un corps est sollicité à la compression lorsqu'il est soumis à deux forces
opposées qui tendent à le raccourcir.
-C
Si la pièce est trop longue elle a tendance à se plier, c'est ce qu'on appelle le flambage.
Torsion : Pour une aile, la torsion est un déplacement en rotation dont l'amplitude varie
selon la distance au fuselage.
Flexion plane : Un corps est sollicité à la flexion plane lorsqu'il est soumis à des forces
N
cristallisés). Dans un solide, les molécules sont maintenues fermement en place presque
sans liberté de mouvement. L’état solide est un état condensé.
R
Liquide. Définition : État de la matière dans lequel les atomes sont organisés en
molécules. Les molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres, mais elles
FO
restent très proches les unes des autres. Les liquides sont très difficiles à comprimer.
L’état liquide est un état condensé et désordonné.
Gaz. Définition : État de la matière dans lequel les atomes (gaz rares) ou les molécules
sont totalement libres, les particules sont en mouvement aléatoire permanent dans toutes
les directions (pas de direction privilégiée). Leurs déplacements sont seulement limités
par leur contenant. L’état gazeux est un état dispersé et désordonné.
R
Pression : La pression est une grandeur physique qui traduit le résultat d'une contrainte
appliquée à une surface. Elle se mesure à l'aide d'un manomètre et, pour la pression
atmosphérique, à l'aide d'un baromètre. Elle s'exprime en pascals : Pa (système d'unités
internationales)
Théorème de Pascal : toute variation de pression dans un liquide au repos se transmet
intégralement à tous les autres points du liquide.
T
déterminer la vitesse de l'avion.
- Les variomètres comparent la pression statique de l'instant à celle de
H
l'instant immédiatement précédent, permettant ainsi de mesurer ses
variations et d'en déduire la vitesse verticale de l'avion.
IG
La pression dynamique PD désigne la pression exercée par un fluide en mouvement.
On la mesure à l'aide d'un tube de Pitot.
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
T
1.1. Solides et systèmes matériels
H
1.1.1. Système matériel
C'est un objet (ou un groupe d'objets) que l'on isole arbitrairement (par la pensée) de son
IG
environnement, pour l'étudier.
1.1.2. Solide
R
Un système matériel indéformable est appelé solide.
PY
1.1.3. Point matériel
On appelle point matériel tout objet dont les dimensions peuvent être considérées comme
négligeables à l'échelle du problème que l'on cherche à résoudre.
O
Où est-ce que ça bouge?
-C
1.2. Référentiel et repère
1.2.1. Référentiel
La notion de mouvement est relative. Il est indispensable de préciser par rapport à quel
référentiel on veut étudier ce mouvement. Le référentiel est le solide que l’on va utiliser
N
référentiel sol.
1.2.2. Repère
M
Pour étudier facilement le mouvement dans le référentiel choisi, on définit ensuite un repère.
Le repère est un système d'axes lié au référentiel.
R
Première loi de Newton : tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement
uniforme (vitesse constante en ligne droite) dans lequel il se trouve, sauf si des forces qui lui
R
Un repère du référentiel
géocentrique a pour origine le
T
centre de la Terre, ses axes restant
parallèles à ceux du repère du
H
référentiel héliocentrique. Un repère du référentiel
héliocentrique a pour origine le
IG
centre du Soleil et ses axes sont
dirigés vers trois étoiles fixes.
R
pour origine le centre d'inertie du système
solaire, ses axes sont dirigés vers trois
PY
étoiles fixes. On peut assimiler référentiel de
Copernic et référentiel héliocentrique.
O
1.3. Trajectoire et repérage -C
1.3.1. Trajectoire
La trajectoire d'un point mobile M dans un repère donné est la courbe formée par
l'ensemble de ses positions.
Le mouvement d'un objet est dit curviligne si sa trajectoire est une courbe.
N
Le mouvement d'un objet est dit rectiligne si sa trajectoire est une droite.
Le mouvement d'un objet est dit circulaire si sa trajectoire est un cercle.
IO
La trajectoire d'un point mobile dépend du référentiel choisi pour étudier le mouvement
L'équation de la trajectoire d'un point dans un repère donné est une relation entre les
coordonnées de ce point, indépendante du temps : f(x, y, z) = 0.
R
FO
coordonnées : (x, y, z)
→ → → →
Le vecteur position du point M est : OM = x i + y j + z k
AI
T
H
IG
R
Les équations horaires du mouvement du point M sont alors données par les
PY
relations :
x = x(t)
y = y(t)
z = z(t)
O
Les équations horaires du mouvement permettent de repérer la position du
point, par rapport aux trois axes du repère, en fonction du temps.
-C
Le repère choisi dépendra de la nature du mouvement dans le référentiel
choisi : si le point se déplace sur une droite, une seule coordonnée suffira, s'il
se déplace dans un plan, deux suffiront.
N
IO
AT
M
R
simplement choisir, sur cette trajectoire, une origine Ω, un sens positif et une
unité de longueur. L'abscisse curviligne s du point mobile M est la valeur
algébrique de l'arc orienté ΩM :
s = arc ΩM
R
Ω
T
T
sur des trajectoires de formes variées.
Il existe toujours un point du solide dont le mouvement est plus simple
H
que les autres : le centre d'inertie G du solide
Lorsque le solide est homogène et a une forme simple, le centre
IG
d'inertie est confondu avec un point remarquable du solide, le centre
pour un disque, par exemple.
R
mouvement de rotation simple, les autres points étant soumis
à diverses accélérations :
PY
→
→ Vd
Vg
O
-C Vg ≠ Vd
N
Le centre d'inertie d'un solide ou d'un ensemble de points matériels est défini par :
n → Mi : point de l'ensemble
∑ mi OMi mi : masse du point Mi
AT
→ i = 1
OG = n : nombre de points Mi
n G : centre d'inertie
∑ mi O : origine du repère
i=1
M
(Le centre d'inertie est aussi appelé centre de masse ou centre de gravité. L’outil
R
T
∆l Vmoy : vitesse moyenne en m/s
H
Vmoy = ∆l : distance parcourue en m
∆t
∆t : durée du parcours en s
IG
∆
R
∆
PY
1.5.2. Vitesse Instantanée
O
Elle ne peut pas être déterminée par un calcul simple comme la vitesse moyenne.
Elle représente le taux de variation de l'abscisse curviligne du mobile. On l'obtiendra donc
grâce à sa dérivée par rapport au temps.
-C
Elle se mesure à l'aide d'un compteur de vitesse (d'un anémomètre ou d'un machmètre pour
un avion).
La vitesse instantanée d’un mobile sur une trajectoire curviligne est donnée par
la dérivée de l’abscisse curviligne du point par rapport au temps :
IO
dt
Cela revient à appliquer une vitesse moyenne sur une durée la plus courte
possible autour de l’instant t1
FO
M M M
1
0 2
t0 t t2
1
R
EXPRESSION ET CARACTERISTIQUES
T
→
Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position OM par rapport au
H
temps :
→
IG
→
d OM
v(t) =
dt
→ → →
R
dx dy dz
Son expression analytique est donc : v(t) = i + j +
dt dt dt
PY
→
Les caractéristiques du vecteur v(t) d’un point mobile M à l’instant t sont :
- direction : celle de la tangente à la trajectoire au point M
O
- sens : celui du mouvement de M
- norme : valeur de la vitesse instantanée à l’instant t
-C →
v(t)
M
N
IO
instantanée :
M M M
Plus les relevés de position sont
M
→
FO
→
→
M0M2 v(t1) : vecteur vitesse au point M1
v(t1) = →
t2-t0 M0M2 : vecteur déplacement de M0 à M2
(t2-t0) : durée du déplacement
R
1.5.4. Accélération
Dans une première approche, on pourrait définir l’accélération comme une variation de la
AI
vitesse. Cette affirmation qui reste vraie au niveau des vecteurs, ne s’applique cependant
pas au niveau du simple calcul algébrique. En effet, lors d’un mouvement de rotation
dv
uniforme, la valeur algébrique de la vitesse du mobile est constante, d’où = 0, mais nous
dt
verrons qu’il existe cependant une accélération dite « normale » qui permet à l’objet de
rester sur l’orbite.
VECTEUR ACCELERATION
Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps
→
→
→ a(t) : vecteur accélération dont la norme a s’exprime en m/s2
d v(t) →
a(t) =
dt d v(t)
: dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps
E A
dt
E
T
Son expression analytique est donc :
H
→
d2x → d2y →
d2z
a(t) = i + j +
dt2 dt2 dt2
IG
→
R
M M M
Plus les relevés de position sont
PY
t rapprochés, meilleure est l’approximation.
t t
1
O
→
→ → A a(t1) E A : vecteur accélération au point M1
→ → →
v(t2) - v(t0)
a(t1) =
t2-t0 A v(t2)
-C E -
v(t0) : variation du vecteur vitesse de M0 à
A A E A
M2
(t2-t0) : durée du déplacement
DIFFERENTES ACCELERATIONS
N
- l’accélération tangentielle
- l’accélération normale
international
courantes aéronautique
cm Pouce : inch 1in = 2.54cm
R
NM
-3
Pied par 1ft/min = 5.08×10 m/s
km/h minute :
Mètre par seconde :
Vitesse ft/ min
m/s
Nœud : kt 1kt = 1.852km/h
R
g est
l’accélération
Mètre par seconde
Accélération 2 Nombre de "g" de la pesanteur
au carré : m/s 2
g = 9.81m/s au
sol
2. Mouvements de translation
Le mouvement d’un solide est un mouvement de translation si tous ses points ont le même
mouvement et si leurs trajectoires se déduisent les unes des autres par des translations.
Un mouvement de translation peut être rectiligne, curviligne ou circulaire.
T
2.1.1. Mouvement uniforme
H
Un mouvement est uniforme si sa vitesse est constante.
IG
MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORME
Un point est en mouvement rectiligne uniforme si son vecteur vitesse est
constant, il a toujours :
R
• même direction
• même sens
PY
• même norme (la valeur de la vitesse instantanée reste constante)
→
Pour étudier ce type de mouvement, il suffit de définir un repère (O ; i ) sur la A E A
O
équations horaires du mouvement sont :
v(t) = v = constante
a(t) = 0
E
N
t=0
IO
s'écrit : x(t) = v t
→
v(t)
=cte
FO
R
AI
T
→
a(t)
H
A E
IG
Les équations horaires du mouvement sont :
1 2
x(t) = a t + v0t + x0 v0 représente la vitesse initiale du mobile à
2
R
v(t) = a t + v0 t = 0, x0 l’abscisse du mobile à t = 0 et a :
a(t) = cte l’accélération constante du mouvement.
PY
Selon le signe de a, le mouvement est accéléré ou ralenti :
Si a>0 la vitesse augmente
Si a<0 la vitesse diminue
O
CHUTE LIBRE
Nous allons étudier dans ce paragraphe uniquement la chute
-C
libre d’un objet sans vitesse initiale. La chute libre d’un objet
possédant une vitesse initiale est étudiée dans le paragraphe
3 : mouvements composés.
-1
z(t) = g t2 +z0 où z0 est la hauteur de départ du
2
mouvement
AT
Tube de Newton :
R
AI
T
Autre exemple : avion en approche
H
à vitesse constante
IG
Exemple : la cabine de
téléphérique a un mouvement
curviligne uniforme.
R
PY
2.3. Mouvement de Translation circulaire
O
Tout segment du solide se déplace en restant parallèle à lui même et le mouvement de chaque
point est un cercle. -C
Exemple de translation
circulaire : la grande roue
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
3. Mouvement de rotation
Un solide est en rotation lorsqu'il est en mouvement autour d'un point ou d'un axe fixe matériel
ou non (la Terre tourne sur elle-même autour d'un axe qui n'a pas de réalité physique).
T
3.1.1. Repérage d'un point
ABSCISSES ET EQUATIONS HORAIRES
H
Un mouvement circulaire est un mouvement dont la trajectoire
IG
est un arc de cercle. La position d'un point M sera repérée par
→
v son abscisse curviligne : s = ΩM . A EA
R
Ω
L'abscisse angulaire θ du point mobile M est la valeur
PY
R → →
algébrique de l'angle θ = ( OΩ A E A , OM ).
A E A
O
RELATION ENTRE ABSCISSES CURVILIGNE ET ANGULAIRE
-C
s : abscisse curviligne ΩM en mA EA
s=Rθ R : rayon en m
θ : abscisse angulaire en rad
N
Dans la suite du document, pour simplifier les diverses écritures, on notera v pour v(t), a pour a(t) et s pour s(t).
3.1.2. Vitesse
IO
VECTEUR VITESSE
Le vecteur vitesse d'un point mobile M en mouvement circulaire a pour
caractéristiques :
AT
ds
R
dt dθ
: dérivée de α par rapport à t en rad/s
dt
AI
VITESSE ANGULAIRE
La vitesse angulaire d'un point mobile en mouvement circulaire est la grandeur
notée ω définie par la dérivée de l'abscisse angulaire par rapport au temps:
dθ
ω= ω = ω(t) : vitesse angulaire en radian par seconde (rad/s)
dt
T
RELATION ENTRE NORME DE LA VITESSE ET VITESSE ANGULAIRE
H
v en mètre par seconde (m/s)
v=Rω
IG
R en mètre (m)
ω en radian par seconde (rad/s)
R
4.1.1. Accélération
VECTEUR ACCELERATION
PY
Le vecteur accélération d'un point mobile M est la dérivée par rapport au temps
du vecteur vitesse du point M :
→ →
O
→
dv a : norme du vecteur a : accélération en m/s²
a =
dt -C
REPERE DE FRENET
Pour étudier le mouvement d'un point mobile M sur une trajectoire curviligne,
on utilise un repère dit repère de Frenet associé au point M défini par les deux
vecteurs de base :
N
→
→
• u : vecteur unitaire tangent à la trajectoire au point M, de même
v
IO
→ → →
n • Le vecteur vitesse étant tangent à la trajectoire, v = v u et le
O vecteur accélération peut s'écrire :
→ →
→ dv dv → du → →
M
a = = u +v = at u +an v
dt dt dt
R
ACCELERATION TANGENTIELLE
L'accélération tangentielle est la dérivée de la valeur de la vitesse
par rapport au temps :
FO
→
at dv dω d2 θ
→
→ a t = = R = R at s'exprime en m/s2
a dt dt dt 2
u
→ →
→ Si le mouvement est accéléré, at est dans le sens de u et at > 0
an
R
→ →
T
→
centre de sa trajectoire circulaire.
at • Effet centripète : c'est la tendance du mobile à se rapprocher du
H
→ → centre de sa trajectoire, qui est généralement due à des forces
a u de frottement ou de contact dites centripètes.
IG
→
→
an → • Le vecteur accélération normale an traduit l'effet centripète du
n mouvement circulaire.
O • La valeur de l'accélération normale est la grandeur an telle que :
R
v2
an = avec an en m/s2, v en m/s et R en m
R
PY
• L'accélération normale est d'autant plus grande que la vitesse
est grande et le rayon petit.
O
3.2. Mouvement circulaire uniforme
-C
C'est un mouvement dont la trajectoire est un cercle et dont la vitesse est constante.
3.2.1. Vitesse
La valeur de la vitesse est constante mais la direction du vecteur vitesse change :
N
→
v = cte mais v ≠ cte
IO
v
La vitesse angulaire est constante : ω = = cte
R
Attention : le nombre de tours accomplis par le mobile par unité de temps est la fréquence.
AT
On l'appelle souvent improprement vitesse de rotation, mais ce n'est pas une vitesse.
3.2.2. Accélération
dv
L'accélération tangentielle est nulle puisque la vitesse linéaire est constante : at = = 0.
M
dt
L'accélération angulaire est également nulle par conséquent.
→
R
→ dv →
Le vecteur accélération n'est pas nul : a = = an .
dt
FO
T
3.2.4. Période et fréquence
H
Le mouvement circulaire uniforme est un mouvement périodique, c'est à dire que le point
mobile reprend toujours les mêmes positions à intervalles de temps égaux.
IG
La période T est le temps que met le mobile pour effectuer un tour complet.
La fréquence N (ou f) est le nombre de tours par unité de temps effectués par le mobile.
R
2π 1 ω T : période en s
T= et N = =
ω T 2π N (ou f) : fréquence en hertz(Hz)
ω : vitesse angulaire en rad/s
PY
L'unité internationale de fréquence est le hertz qui correspond à 1tour par seconde
(1Hz=1tr/s). Cependant la fréquence de rotation est souvent exprimée en tours par minute
(tr/min).
O
3.3. Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe
-C
Le solide est considéré comme un ensemble de points. Il possède un mouvement de rotation
autour d'un axe fixe, si tous ses points ont à chaque instant la même vitesse angulaire ω. Ils n'ont
cependant pas tous la même vitesse linéaire : les plus éloignés de l'axe possédant la plus grande
vitesse. Chaque point décrit une trajectoire circulaire centrée sur l'axe, dans un plan
perpendiculaire à l'axe de rotation.
N
l'axe ∆.
Les vecteurs vitesses des points M1 et M2 sont différents en
direction et en norme. Cependant la vitesse angulaire de M1 et
AT
au paragraphe 2 du chapitre 3 :
→
v2 M1
FO
→ v
M2 v = cte mais v ≠ cte ω=
R
= cte
θ = ω t + θ0
v2 dv
a = an = = Rω2 at = = 0.
R dt
R
2π 1 ω
T= et f = =
∆ ω T 2π
AI
4. Mouvements composés
Dans ce chapitre, nous étudierons un mouvement complexe : la chute libre d'un mobile
possédant une vitesse initiale, et l'effet des fortes accélérations.
T
le poids du mobile.
H
z →
V1
IG
→
→
V0z →
V2x
→
V0 g
→
R
→
V2z V2
→
→ →
g →
V3x
PY
g V0x
→
V3z → →
g V3
O
→
k
-C
→
x
i
4.1.2. Equations du mouvement
N
Le mouvement peut être décomposé sur les deux axes : [ox) et [oz). La composante
horizontale de la vitesse, reste constante tandis que la composante verticale varie avec
IO
→ →
l’accélération de la pesanteur a = g . Le centre d’inertie du solide décrit une parabole.
AT
ax = 0 Vx = V0.cosα x = (V0.cosα) t + x0
→ → →
M
a ay = 0 V Vy = 0 OG y = y0
az = -g Vz = -gt + V0.sinα -1 2
R
z= gt + (V0.sinα) t + z0
V 2
FO
Si à t = 0, x0 = 0 et y0 = 0
→ x = (V0.cosα) t
Les coordonnées de OG deviennent : →
OG y=0
-1 2
L’équation de la trajectoire est alors : z= gt + (V0.sinα) t + z0
R
2
1 g x
z=- x2 + tanα x + z0
AI
puisque t =
2 V0 .cos2α
2
V0.cosα
T
F
z
H
z0 α
IG
f
R
→
k P
→
O i d x
PY
La flèche est obtenue en cherchant la valeur qui annule la dérivée de z par rapport à x . On
obtient la valeur de xF et par conséquent celle de f :
O
V 2sinαcosα V02sin2α V02sin2α
xF = 0 = et f = zmax = + z0
g 2g 2g
-C
L’expression de la portée horizontale est complexe lorsque z0 ≠ 0. on l’obtient en résolvant
l’équation z(x) = 0 :
V02sinαcosα V0cosα V02sin2α+2g z0
d= +
N
g g
IO
V02sin2α V 2sin2α
f= et d = 0 = 2 xF
AT
2g g
Un avion soumis à une accélération n’est pas en translation rectiligne par rapport au référentiel
terrestre, il ne constitue donc pas un référentiel galiléen. Dans un référentiel non galiléen
→ →
d’accélération a , un corps uniquement soumis au champ de gravitation g0 subit un champ de
→ → → →
pesanteur g défini par : g = g0 - a
→
R
Dans le cas d'un avion, a est l'accélération de l'avion. Si l’avion est en vol rectiligne uniforme, son
accélération est nulle. Il subit donc un champ de pesanteur équivalent au champ de pesanteur
AI
→
terrestre g0 . On peut s’en rendre compte par exemple dans un avion de ligne, qui ne subit en vol,
que des accélérations négligeables : il n’y a pas de différence significative avec la Terre.
Par contre si l’avion accélère fortement, le champ de pesanteur subi par le pilote va être modifié.
→
a
T
→ →
H
g g0
IG
→ → →
Le pilote ressent le champ de pesanteur g composé de l’accélération terrestre g0 et de δg
R
Ce champ ressenti s’exprime en multiples de l’accélération terrestre de pesanteur. Ainsi le pilote
soumis à un champ de pesanteur de 3g ressent une accélération 3 fois supérieure à celle de
PY
l’accélération de la pesanteur terrestre.
Ce phénomène est surtout perceptible lors d'un brusque changement de direction : l'accélération
centrifuge ressentie par le pilote peut alors être violente (plusieurs g) durant un court instant.
O
On distingue deux types de cas :
→
• les g positifs : accélération ressentie dans le sens de g0
-C →
• les g négatifs : accélération ressentie dans le sens opposé à g0
N
IO
AT
M
R
FO
R
→
δg représente ici la composée de l'accélération centrifuge et de l'accélération de l'avion.
AI
5. Mouvements périodiques
Un mouvement périodique est un mouvement qui se répète à intervalles de temps égaux.
T
phénomène se répète identique à lui-même. On la note T et elle s'exprime en secondes (s).
H
La fréquence d'un phénomène périodique représente le nombre de périodes effectués par
seconde. On la note généralement f, son unité est le hertz (Hz). La fréquence est l'inverse de la
IG
période:
1 f : fréquence en hertz (Hz)
f=
T T : période en secondes (s)
R
L’amplitude est la grandeur qui caractérise le déplacement de la partie mobile. Elle s’exprime en
PY
mètres lorsqu’il s’agit d’une longueur, en radians lorsqu’il s’agit d’un angle.
O
-C A
N
IO
Les mouvements périodiques les plus fréquemment rencontrés sont les rotations et les oscillations
AT
5.2.1. Oscillation
C’est la variation répétitive d’un phénomène physique autour d’une position moyenne, dite
R
position d’équilibre. Par exemple, la vibration d’une corde, le mouvement d’un pendule ou un
rayonnement électromagnétique constituent des oscillations.
FO
5.2.2. Amortissement
Tout phénomène oscillant est sujet à un amortissement. Ainsi, un pendule en oscillation libre
finit par s’arrêter en raison des forces de frottement. En mécanique classique,
l’amortissement d’un système correspond à la dissipation de son énergie par les forces de
R
5.2.3. Caractéristiques
Les caractéristiques principales restent celles d’un mouvement périodique :
• période T en s
• fréquence f en Hz
• amplitude A
T
La période T est le temps que met l’oscillateur
pour reprendre la même position.
H
La fréquence est le nombre d’oscillations par unité
de temps.
IG
1 f : fréquence en hertz (Hz)
f=
T T :période en secondes (s)
R
La grandeur qui caractérise ici le mouvement est
PY
θ
l’angle θ. Cette grandeur θ(t) qui varie en fonction
(
du temps est l’élongation angulaire. Elle varie
entre deux valeurs extrêmes -θm et +θm.
L’amplitude A est égale à θm :
O
A = θm
T
-C
Les variations en fonction du temps d'un
oscillateur libre comme le pendule sont
représentées par une fonction sinusoïdale qui se
N
de longueur est de 0,5 Hz, ce qui signifie que le pendule a un mouvement d’aller et retour
toutes les 2 secondes. Si le pendule reçoit une légère poussée toutes les 2 secondes,
l’amplitude du balancement s’accroît régulièrement jusqu’à prendre une valeur importante.
R
Ainsi, lorsque l’on applique régulièrement une force de faible intensité à une fréquence
propre d’un système oscillant, l’amplitude des oscillations croît de façon importante jusqu’à
FO
Dans l’industrie, les problèmes les plus rencontrés lors de vibrations sont dus au
phénomène de résonance. Par exemple, si une fréquence propre de la structure d’un avion
est identique à celle de son moteur à une certaine vitesse, l’avion peut alors entrer en
R
résonance (vibrations). De telles vibrations peuvent être évitées en montant le moteur sur
une structure qui les amortit, permettant ainsi de l'isoler de la cellule de l'avion.
AI
On peut également citer l’exemple célèbre du pont suspendu qu’emprunte une troupe de
soldats marchant au même pas. Si la fréquence de ce pas cadencé correspond à une
fréquence propre du pont, l’amplitude des oscillations de ce dernier peut croître de manière
importante, mettant en péril son assise.
T
• dans la technologie : horloges, montres, instruments de musique
H
Il existe plusieurs types d’oscillateurs selon que les oscillations sont entretenues ou pas :
• libres (sans entretien)
IG
• entretenus :
– auto-entretenus
– forcés
R
5.3.2. Oscillateurs libres
PY
Les oscillations des oscillateurs libres peu amortis sont sinuoïdales.
O
Considérons un ressort R à spires non jointives,
dont l'une des extrémités est liée à un support
-C fixe. Ce ressort entraîne dans ses mouvements un
mobile sur coussin d'air. L'ensemble constitue un
oscillateur peu amorti (les frottements sont très
faibles)
N
Repos : longueur l0
IO
Étirement : longueur l1
AT
Compression : : longueur l2
M
R
FO
T
H
IG
Période et fréquence propres de l'oscillateur l : longueur du pendule en m
: g : accélération de la pesanteur en m/s2
T0 : période en s
R
l 1 1 g
T0 = 2π et f0 = = f0 : fréquence en Hz
g T0 2π l
PY
OSCILLATEURS LIBRES AMORTIS
O
L'oscillateur libre non amorti n'est qu'un cas d'école purement théorique. Les
oscillations d'un oscillateur libre s'amortissent toujours au bout d'un temps plus
ou moins long et finissent par disparaître. L'amortissement dû aux frottements,
-C
peut être de deux types différents :
• Amortissement fluide (air, huile, ..)
• Amortissement solide (frottements avec une surface solide)
N
l'oscillateur T0.
T
Un oscillateur soumis à une excitation périodique est le siège d'oscillations forcées dont
la fréquence est imposée par l'excitateur.
H
L'amplitude des oscillations dépend de la fréquence de l'excitateur et de l'amortissement du
résonateur (système mécanique en résonance). Lorsque l'amortissement n'est pas trop
IG
important, l'amplitude passe par un maximum pour une fréquence particulière : c'est le
phénomène de résonance.
R
La courbe de réponse représente l'amplitude
xm de l'oscillateur en fonction de la fréquence f
PY
imposée par l'excitateur. Si l'oscillateur n'est
pas trop amorti, on obtient la courbe ci-contre.
O
fR : fréquence de résonance
f0 : fréquence propre du système
f : fréquence en Hz
-C
Lorsque l'amortissement est faible, la résonance est
N
La bande passante à -3 dB est l'ensemble des fréquences [ f1 ;f2 ] pour lesquelles l'amplitude xm est
supérieure à l'amplitude de résonance (xm)R divisée par 2 :
R
FO
(xm)R
Bande passante à -3dB pour xm > E
A 2 A
R
AI
5.3.5. Harmoniques
HARMONIQUES ET RESONANCE
Les harmoniques sont des fréquences multiples des fréquences propres :
f1
f2
T
f3
H
f2=2 f1
f3= 3 f1
IG
R
PY
O
DECOMPOSITION D'UNE FONCTION PERIODIQUE
Fourier a démontré que toute fonction périodique y(t) non sinusoïdale de fréquence f peut
-C
être représentée selon la décomposition harmonique sous la forme d'une somme composée
de :
• un terme sinusoïdal de fréquence f, de valeur efficace Y1. Ce terme est appelé
fondamental.
• des termes sinusoïdaux dont les fréquences sont égales à n fois la fréquence du
N
T
onde de pression peut être créée soit par la vibration d’une colonne d’air (c’est le principe
des orgues) soit par la vibration d'un solide qui agit sur l'air (c’est le principe des cordes
H
vibrantes du violon).
IG
Par définition, le mouvement de vibration est périodique : la description mathématique
décompose ce mouvement en une somme de fonctions sinusoïdales (analyse de Fourier).
La fréquence de vibration indique le nombre de va-et-vient effectués par unité de temps.
Dans l’exemple du pendule simple, le mouvement d’oscillation est lent ; l’usage du terme de
R
vibration est en général réservé à des fréquences plus élevées.
PY
5.3.7. Utilisation en CND (contrôle non destructif)
Les modes normaux de vibration sont les modes de vibration d’un système lorsqu’il est
excité puis laissé libre d’évoluer. Par opposition, lorsque les oscillations sont forcées, il se
O
produit soit un fort amortissement, soit une résonance.
-C
Une application technologique des modes
normaux de vibration est le test de vibration,
qui sert à vérifier la qualité de pièces en
aéronautique.
N
T
6.1.1. Couple d'engrenages et rapports de transmission
H
COUPLE D'ENGRENAGES
On appelle couple d'engrenages un montage constitué d'un pignon moteur denté et d'une roue
IG
réceptrice, elle aussi dentée.
R
PY
O
-C
Un numéro désigne la roue d'engrenage.
On note ω sa vitesse angulaire.
N
πD=Zp
R
Nous ne développerons ici que le système le plus simple pour en étudier le principe : axes
parallèles.
T
ω1 Z2
H
Ce rapport s'exprime généralement sous forme
de fraction de la forme 1/x : r = 1/x
IG
Contact extérieur Contact intérieur
R
PY
O
-C
Rapport de transmission algébrique Rapport de transmission algébrique
ω Z ω Z
r= - 2= - 1 r= 2= 1
ω1 Z2 ω1 Z2
N
Lors d'un contact extérieur, le sens de rotation est inversé d'une roue à l’autre
(nécessité du signe" –"). De plus, la valeur absolue du rapport de transmission
IO
Z1 Z Z
ω2 = ω et ω3 = 2 ω2 donne ω3 = 1 ω1
Z2 1 Z3 Z3
Par exemple pour le montage suivant, les roues intervenant dans le rapport de
R
Z1
ω6= ω
Z6 1
LES ARBRES
T
H
IG
R
PY
Si on monte plusieurs roues avec des arbres, on a les relations :
O
Z Z
ω4 = 2 ω1 et ω6 = 4 ω4
Z3 Z5 -C
Z Z
donc ω6 = 2 4 ω1
Z3 Z5
Z2 Z4
On voit ici que le rapport de réduction de ce montage r = × est égal au
Z3 Z5
N
Le rapport total d'un montage du type précédent (axes parallèles) est égal
au produit des rapports des nombres de dents des roues menantes par le
nombre de dents des roues menées affecté d'un signe indiquant le sens
de rotation.
ωsortie ∏ Z(roues menantes)
= (-1)k
R
r=
ωentrée ∏ Z(roues menées)
AI
T
6.2.2. Rendement mécanique
GENERALITES
H
Le rendement d'un système physique se définit généralement comme le
rapport de l'énergie rendue par le système (appelée énergie utile), à l'énergie
IG
qu'il absorbe. On l'obtient également avec le rapport des puissances :
Eu : énergie utile
E P Ea : énergie absorbée
η= u= u
R
Ea Pa Pu : puissance utile
Pa : puissance absorbée
PY
CAS D'UNE HELICE
Pour un moteur (ou propulseur) à hélice, on va pouvoir déterminer le
rendement du moteur ou du réacteur comme ci-dessus, mais on pourra définir
également le rendement de l'hélice elle-même comme le rapport entre son pas
O
réel (avance par tour) et son pas théorique.
Attention : le terme "pas" a une signification différente pour l'hélice de celle qui
-C
est applicable aux engrenages.
Le pas de l'hélice : c'est la distance théorique parcourue par l'avion quand
l'hélice a effectué un tour. L'avance par tour : c'est la distance réellement
parcourue par l'avion quand l'hélice a effectué un tour. L'avance par tour est
toujours inférieure au pas théorique. La perte d'avance est due à la
N
compressibilité de l'air.
Le rendement de l'hélice se définit classiquement comme le rapport de la
IO
puissance restituée par la puissance fournie, mais c'est aussi dans ce cas, le
rapport de l'avance par tour sur le pas théorique :
avance par tour
η=
AT
pas théorique
M
R
FO
R
α = angle de calage
β = angle d'avance
AI
Mémo
Trajectoire
Le mouvement d'un objet est dit curviligne si sa trajectoire est une courbe.
Le mouvement d'un objet est dit rectiligne si sa trajectoire est une droite.
Le mouvement d'un objet est dit circulaire si sa trajectoire est un cercle.
T
Lors d'une phase de vol en pallier, un siège de l'avion :
est immobile par rapport à l'avion
H
suit une trajectoire rectiligne par rapport au sol (repère Galiléen)
est animé d'un mouvement circulaire par rapport au centre de la Terre (repère géocentrique).
IG
Centre d’inertie :
Pour un avion en virage, seul le centre d'inertie aura un mouvement de rotation simple, les autres
R
points étant soumis à diverses accélérations.
Vitesses
PY
Vitesse moyenne :
La vitesse moyenne Vmoy d'un point mobile pendant un trajet donné est le quotient de la distance
parcourue ∆l par la durée ∆t du trajet.
O
Vitesse instantanée :
Elle ne peut pas être déterminée par un calcul simple comme la vitesse moyenne.
-C
Elle représente le taux de variation de l'abscisse curviligne du mobile. On l'obtiendra donc grâce
à sa dérivée par rapport au temps.
Elle se mesure à l'aide d'un compteur de vitesse (d'un anémomètre ou d'un machmètre pour un
avion).
N
Mouvements
Mouvement de translation :
IO
Mouvement uniforme : Un mouvement est uniforme si sa vitesse est constante donc son
accélération est nulle.
Mouvement rectiligne uniforme : Un point est en mouvement rectiligne uniforme si son
AT
vecteur vitesse est constant, il a toujours : même direction ; même sens ; même norme (la
valeur de la vitesse instantanée reste constante) ; v(t) = v = constante ; a(t) = 0
Mouvement uniformément varié (ou accéléré) : Un mouvement est uniformément varié si
son accélération est constante.
M
Mouvement de rotation : ds
v : vitesse en mètre par seconde (m/s), Le vecteur vitesse : v=
dt
R
La vitesse angulaire : La vitesse angulaire d'un point mobile en mouvement circulaire est
la grandeur notée ω définie par la dérivée de l'abscisse angulaire par rapport au temps.
AI
→ →
n Si le mouvement est ralenti, at est dans le sens opposé et at < 0
T
O
A E A
→ →
Si le mouvement est uniforme, at = 0
H
A E A A E A
IG
Accélération normale et effets centrifuge et centripète :
Effet centrifuge : c'est l'effet qui tend à éloigner un mobile du centre de sa trajectoire
R
circulaire.
Effet centripète : c'est la tendance du mobile à se rapprocher du centre de sa trajectoire,
qui est généralement due à des forces de frottement ou de contact dites centripètes.
PY
Mouvement circulaire uniforme
L'accélération tangentielle est nulle, le vecteur accélération est radial et orienté vers le centre du
v2
O
cercle, sa norme est an =
R
Période et fréquence
-C
Le mouvement circulaire uniforme est un mouvement périodique, c'est à dire que le point
mobile reprend toujours les mêmes positions à intervalles de temps égaux.
La période T est le temps que met le mobile pour effectuer un tour complet.
La fréquence N (ou f) est le nombre de tours par unité de temps effectués par le
mobile.
N
2π 1 ω T : période en s
T= et N = =
IO
L'unité internationale de fréquence est le hertz qui correspond à 1tour par seconde
(1Hz=1tr/s). Cependant la fréquence de rotation est souvent exprimée en tours par minute
(tr/min).
M
l’on applique régulièrement une force de faible intensité à une fréquence propre d’un
système oscillant, l’amplitude des oscillations croît de façon importante jusqu’à un
FO
Harmoniques : Les harmoniques sont des fréquences multiples des fréquences propres.
Rendement mécanique
R
IV Mécanique Dynamique
T
Lorsque le corps n'est pas ponctuel, on étudiera alors seulement le centre d'inertie de ce solide,
appelé aussi centre de gravité, qui caractérise le solide tout entier. Si le solide est en rotation, il est
H
souvent préférable de décrire la rotation autour d'un axe passant par son centre de gravité.
La dynamique utilise les notions de force, de masse, de couple et de moments définies dans le
IG
livret 2.2.1: statique ainsi que les notions de repérage et de description du mouvement étudiées
dans le livret 2.2.2 : cinématique.
R
1.1. Forces extérieures et système isolé
Il est important de distinguer dans ce chapitre, les forces dites extérieures au système des
PY
forces internes (ou intérieures). Les forces extérieures sont les forces exercées par des éléments
externes au système considéré. Les forces internes sont les interactions entre les divers
composants du système étudié.
En mécanique classique, le système est dit isolé lorsqu’aucune force extérieure n'agit sur lui.
O
Il est pseudo-isolé lorsque la somme des forces extérieures est nulle.
A E A
→
p : vecteur quantité de mouvement du point M
→ →
dans le repère R
IO
p (M/ R) = m v ( M/ R)
m : masse du point M
→
v : vecteur vitesse du point M
AT
Ce vecteur possède le même sens que le vecteur vitesse et sa norme est proportionnelle à
la norme de ce dernier:
M
v : vitesse en m/s
FO
1.2.2. Propriétés
Le vecteur quantité de mouvement dépend du référentiel choisi.
Le vecteur quantité de mouvement d'un solide est caractéristique du mouvement de
translation et non du mouvement de rotation.
R
Le vecteur quantité de mouvement d'un ensemble de points matériels est égal à la somme
vectorielle des vecteurs quantités de mouvements de chacun de ces points. Ce vecteur
AI
→
T
v
→
H
p
IG
G
R
PY
1.2.3. Conservation de la quantité de mouvement
O
Le vecteur quantité de mouvement d'un système isolé ou pseudo-isolé dans un repère
galiléen se conserve, quels que soient les événements se produisant à l'intérieur du
-C
système.
Si deux parties d'un système isolé dans un repère galiléen sont en interaction, la variation du
vecteur quantité de mouvement de l'une des parties est opposée à la variation du vecteur
quantité de mouvement de l'autre partie.
N
→
1 p1 '
IO
1 →
G p1
2 G
→
p →
AT
→
p2 p
2
→
M
p2 '
R
Deux palets glissent sans frottement sur une table à coussin d'air. L'ensemble est considéré comme isolé puisqu'il y a absence de frottement
FO
→
A p1 : quantité de mouvement de l'objet 1
E A
→
p2
A E A : quantité de mouvement de l'objet 2
→
A p : quantité de mouvement du centre d'inertie de l'ensemble
E A
R
La quantité de mouvement de l'ensemble des 2 objets se conserve après le choc : les deux objets changent de trajectoire, la quantité de mouvement de
chacun est modifiée, mais celle de l'ensemble est conservée en direction, en sens et en norme.
AI
2. Forces de poussée
Le système de propulsion par réaction est fondé sur une force : la poussée, résultante des
forces de pression qui s'exercent dans la chambre de propulsion.
Cette force dépend de la vitesse à laquelle les gaz sont brûlés dans le moteur et de la vitesse
effective d'éjection des gaz produits (Ve est proportionnelle à Tc racine carrée de la
A E A
T
moléculaire moyenne du gaz éjecté).
H
IG
R
PY
O
-C
La poussée totale du moteur est telle que : ΣF = ∆p/∆t
kg.m/s
à l’entrée et la sortie : (P1 – P0)S0 et (P5 – P0)S5 ∆p : variation élémentaire de
quantité de mouvement en
IO
kg.m/s
ΣF = F + (P1 – P0)S0 -– (P5 – P0)S5
∆t : variation élémentaire de
temps en s
AT
F : poussée en N
La variation de quantité de mouvement entre l’entrée et
ΣF : somme des forces en N
la sortie du réacteur s’écrit :
Pi : pression au niveau i en Pa
2
Si : aire de la section i en m
∆p = ma(V5-V0)+mcV5 Vi : vitesse de la masse
M
ma(V5-V0)+mcV5
F= + (P5 – P0)S5 Qc : débit massique de gaz en
∆t kg/s
Ceci nous donne l’expression de la poussée :
On néglige parfois la variation de débit massique engendrée par l’apport de carburant, ainsi que
AI
la poussée dite de "culot" : (P5 – P0)S5. Cela nous donne l'expression simplifiée de la poussée :
V1
V5
F= Qa (V5-V0)
3. L’inertie
L'étude suivante se limitera à la mécanique newtonienne (masse invariante).
T
la nature de son mouvement. Cette propriété peut être reliée à la première loi de la mécanique,
encore appelée principe d’inertie, que formula au XVIIème siècle Isaac Newton : "si aucune force
H
extérieure n’est appliquée à un corps, ce dernier se trouve soit au repos, soit animé d’un
mouvement rectiligne uniforme". Auparavant, Galilée avait déjà mis en évidence le principe
IG
d’inertie. Ses recherches trahissaient une préoccupation plus fondamentale : comprendre pourquoi
nous ne sommes pas sensibles au mouvement de la Terre, alors que celle-ci tourne sur son axe
tout en décrivant son orbite par rapport au Soleil. En fait, la Terre nous paraît au repos car nous
R
nous déplaçons avec elle et conservons ce mouvement en vertu de notre inertie.
PY
3.2. Principe de l'inertie (première loi de newton)
Rappel : le centre d'inertie d'un solide est aussi appelé centre de gravité.
→ →
Dans un référentiel galiléen, lorsqu'un solide est isolé ou pseudo isolé (Σ F = 0 ) son centre A E A A E A
d'inertie G est :
O
• soit au repos.
→
•
-C
soit animé d'un mouvement rectiligne uniforme : vG est un vecteur constant et le vecteur
A E A
→ → → →
G VG VG = cte. ⇔ Σ F = 0
→ → →
N
p = cte ⇔ Σ F = 0
IO
AT
Ce principe ne régit que le mouvement du centre d'inertie G, c'est-à-dire le mouvement d'ensemble du solide
et non le mouvement du solide autour de G.
M
→
Il s'agit de la deuxième loi de Newton :
FO
→
Portance Rz Dans un référentiel galiléen, si un système
Traînée Rx de masse totale m est soumis à plusieurs
→
G → forces extérieures dont la résultante Σ F A E A
→ →
→
Poids P Vitesse Aa liée à la résultante Σ F et à la masse m
E A A E A
par la relation :
AI
F : force exercée en N → →
m : masse en kg
2
Σ F =m a
a : accélération en m/s
→
Pour information, en référentiel non galiléen, le principe fondamental de la dynamique s'écrit : Σ F A E =m
A
T
→
→
dp
: dérivée du vecteur quantité de mouvement
H
dp → dt
Σ Fi =
dt → →
Σ Fi : somme des forces extérieures Fi appliquées au système
IG
3.4. Moments des solides en rotation
R
3.4.1. Moment cinétique
→
PY
Le moment cinétique L est une grandeur vectorielle liée à la rotation des solides autour A E A
→
d'un axe. C'est le moment de la quantité de mouvement p par rapport à l'axe. A E A
O
COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES
Le moment d'une force par rapport à un axe est une grandeur vectorielle définie par le produit
vectoriel de 2 vecteurs. Cette notion mathématique ne fait pas partie du programme référencé par
-C
les "JAR" mais elle sera utile pour l'expression des moments.
→ →
Une force F appliquée au point A situé à une distance r du point M0 ( F )
→
N
→
O, crée un moment en O noté M0 ( F ) tel que le trièdre A E A A E A
→ → O
[ OA , F , M0
→
] soit direct. →
IO
EA A A E A A A A E A
F
→ → →
A
→
→
M0 ( F ) = OA F →
M0 ( F )
AT
→
F
On trouve donc la direction et le sens du moment à l'aide de la
→ →
M
Lz
→ → →
R
p
quantité de mouvement du point matériel P :
→
AI
r en (m)
Lz = r p = r m v m en (kg)
v en (m/s)
2
Lz en kg·m /s
T
L∆ = ∑ ri mi vi
H
i
IG
Or la vitesse de l'élément placé à cette distance ri de l'axe (∆) est donnée par : vi = ri ω
D'où :
ω en rad/s
R
L∆ = ω ∑ mi ri 2 m en (kg)
i r en (m)
PY
L∆ en kg·m2/s
O
DEFINITION
D’un point de vue quantitatif, l’inertie d’un corps se mesure au moyen de sa masse et de son
moment d’inertie, ce dernier mesurant par rapport à un axe donné la résistance que le corps
-C
oppose à tout changement de sa vitesse de rotation par rapport à l’axe considéré. C'est une
grandeur qui dépend des caractéristiques géométriques et massiques du corps considéré. Il est lié
au moment cinétique part la relation :
L∆ = J∆ ω
N
IO
r en (m)
J∆ = m r2 r M
m en (kg)
J∆ en kg.m2
M
∆
R
T
12
H
Cerceau de masse m et de rayon R
IG
2mR2
R
J∆ =
3
PY
∆
Disque de masse m et de rayon R
O
2mR2
J∆ =
-C 5
∆
∆ c
m(a2+b2)
J∆ =
12
AT
a
b
Cylindre creux de masse m, de rayon R et
M
de longueur l : Oz
R
JOz = mR2
FO
JOz =
2
AI
Ox mR2 ml2
JOx = JOy = +
4 12
Oy
T
3.5. Principes gyroscopiques
H
3.5.1. Principe de fonctionnement
IG
FORCE CENTRIFUGE →
→
R
Considérons, par exemple, un disque en rotation
autour d'un axe fixe, et sur ce disque, une particule →
PY
→
périphérique animée d'une vitesse linéaire V Du fait
A E A
V (t+δt) Axe de rotation
→
vitesse va changer de direction. Une force F dite
O
A E A
→ →
V F
N
→
F
R
→
FO
F'
Force induite
A
T
→
VA
→
→
H
δV →
VD
F
D Sens de rotation
B
IG
→ induit
→ L →
VB
F'
R
→ → →
M ( F , F' )
PY
C
Force induite →
VC
O
→
L : Moment cinétique de rotation du disque
→ →
( F , F' ) : Couple appliqué
-C
→ → →
M ( F , F' ) : Moment du couple appliqué
→
δV : Variation de vitesse engendrée par le couple appliqué
N
IO
Vue de dessus
AT
Force induite
→ → →
A
M ( F , F' )
→
L
→
M
→
V δV →
t+δt Vt
R
FO
Vue de face
→ →
Pas de force induite V t+δt = Vt
R
B
→ → →
M ( F , F' ) →
AI
L
→ →
Vt+δt Vt
Vue de dessous
T
V t+δt
→
Vt
H
→
δV
IG
Vue de derrière
R
→ →
Vt+δt Vt
PY
→
→ →
L Pas de force induite V t+δt = Vt
D
→ → →
O
M ( F , F' )
-C
On voit que le couple appliqué (rotation imposée au disque) engendre un couple agissant dans le
→ → →
plan vertical, tendant à amener le moment cinétique L sur le moment du couple imposé M ( F ,
N
A E A A E A A E A
→
AF' ). Le mouvement engendré se fait donc perpendiculairement au mouvement imposé. Cette
E A
peut noter également que, plus la masse est concentrée à l'extérieur du solide, plus grande est
l'inertie, mais il faut alors un moteur d'entraînement de forte puissance.
Le moment d'inertie L étant de la forme (m. r2), pour augmenter L nous avons 2 solutions :
• augmenter la masse tout en gardant la même taille, c'est-à-dire utiliser des matériaux
M
denses.
• augmenter r, c'est-à-dire concentrer les masses vers l'extérieur.
R
FO
R
AI
3.6. Le gyroscope
3.6.1. Définition
Un gyroscope est un solide de révolution animé d'un
mouvement de rotation rapide autour de son axe de
symétrie.
T
H
Le gyroscope fournit une direction de référence, car il possède les deux propriétés suivantes :
• l'inertie gyroscopique : stabilité dans l'espace
IG
• la précession : inclinaison de l'axe du corps orthogonalement à toute force visant à modifier le
plan de rotation.
Ces propriétés sont inhérentes à tous les
R
corps en rotation, y compris la Terre. On
désigne couramment par gyroscopes des
appareils sphériques conçus pour tourner
PY
autour de toutes les directions. On utilise ces
appareils pour étudier des mouvements dans
l'espace. Un gyroscope qui ne peut tourner
qu'autour d'un seul axe fixe est parfois appelé
O
gyrostat. Le nom d'un appareil gyroscopique
est souvent construit avec le préfixe "gyro"
-C
suivi du nom de l'application. Ainsi utilise-t-on eur
dynamique. Ainsi, une fois en rotation, et en l'absence de forces extérieures, le rotor d'un
gyroscope continue à tourner dans le même plan et autour du même axe. Par exemple, une toupie
tourne autour d'un axe vertical et se déplace librement dans un plan horizontal. L'inertie
gyroscopique est mise en évidence par un gyroscope-type. Celui-ci est constitué d'un volant monté
M
sur des anneaux, de telle manière que l'axe du volant peut occuper toutes les directions de
l'espace. Ainsi, quelle que soit la position que l'on donne à l'appareil en le tournant ou en
l'inclinant, le volant effectue son mouvement dans le plan de rotation initial tant qu'il peut tourner
R
3.6.3. Précession
Lorsque l'on applique une force à un gyroscope, l'axe de rotation de celui-ci se déplace
orthogonalement à la direction de la force. Ce mouvement est dû à la fois au moment angulaire du
corps en rotation et à la force exercée. On peut constater un exemple simple de précession avec
une roue de vélo : il suffit d'incliner l'axe de la roue dans le plan vertical, pour la faire pivoter dans
le plan horizontal.
T
3.6.4. Applications du gyroscope
H
Exemple : l'horizon artificiel d'un avion.
C'est un instrument de pilotage utilisé par les aviateurs. Comprenant deux
IG
gyroscopes, cet appareil permet au pilote de se référer à une verticale
terrestre en cas de mauvaise visibilité.
R
Les gyroscopes constituent une part importante des systèmes de
navigation automatique et de guidage par inertie dans l'aviation. Les
instruments de guidage par inertie de ces systèmes sont constitués de
PY
gyroscopes et d'accéléromètres, qui calculent à tout instant la vitesse
exacte et la direction de l'appareil en mouvement. Les signaux recueillis
sont communiqués à un ordinateur qui les enregistre et qui corrige les
aberrations de la trajectoire.
O
3.6.5. Les erreurs du gyroscope
-C
N
IO
AT
M
R
FO
Le schéma qui précède nous montre les limites de fonctionnement de ce dispositif pour l'utilisation
en navigation :
• Le gyroscope ne tient pas compte de la rotation de la Terre : s'il indique la verticale du
lieu à t, il ne l'indique plus à t+∆t.
• Le gyroscope ne tient pas compte de la rotondité de la Terre : s'il indique la verticale du
R
lieu à Blagnac, il ne l'indique plus en un point de la Terre qui n'a pas la même longitude.
AI
T
→
AB →
H
F
G
A
IG
R
→
PY
Le travail mécanique transféré à un solide par une force constante F qui lui est appliquée, dont le
A E A
point d'application se déplace d'un point A à un point B, est égal au produit scalaire de la force par
→
le vecteur déplacement AB : A E A
O
WAB : travail de la force en joules (J)
→ →
F : force en N
WAB = F . AB
AB : distance AB en m
-C
Par convention le travail est toujours symbolisé par la lettre W. Il s’exprime en joules (J).
4.1.2. Propriétés
N
→
Le travail de la force F ne dépend pas du chemin réellement suivi entre A et B mais uniquement
A E A
IO
WAB = F. AB . cosα
AT
3π
• Si α = ou WAB = 0 déplacement.
2 2
π
•
R
B
α
R
→
AI
A G
Travail du poids
→
Rappel : le poids d'un corps de masse m situé dans le champ de pesanteur g localement A E A
uniforme, est une force constante appliquée au centre d'inertie G du solide telle que :
→ →
P =mg
T
→ → → →
H
Le travail du poids de ce corps, lors du déplacement AB est donc : WAB( P ) = P . AB , soit : A E A A E A A E A A E A
→
IG
WAB( P ) = m g (zA – zB)
R
zB B
PY
→
AB
G
O
A
zA
-C →
P
N
Dans le cas ci-dessus (avion en phase d'ascension), le travail du poids est résistant : en effet,
→ →
π
l'angle ( P , AB ) est compris entre et π, c'est-à-dire que le poids a tendance à s'opposer au
2
IO
A E A A E A
déplacement.
AT
Le travail δW d'une force F lorsque son point d'application subit un déplacement élémentaire
A E A
→ →
dl faisant un angle α avec F est donné par :
R
A E A A E A
→
δW : travail élémentaire de la force F en joules(J)
FO
→ → F : force en N
δW = F . dl = F. dl. cosα dl : déplacement élémentaire m
→ →
α : angle formé par F et dl
R
5. L'énergie
5.1. Définition de l'énergie
5.1.1. Définition
Un système possède de l'énergie s'il a la capacité de fournir du travail mécanique ou son
T
équivalent, c'est à dire s'il est capable de produire des transformations telles que:
• Élever la température d'un corps (transfert thermique)
H
• Allumer une lampe (rayonnement)
• Mettre un corps en mouvement (travail)
IG
L'énergie est donc associée à la notion de "réservoir" puisque c'est une grandeur physique qui
caractérise la capacité à fournir une certaine puissance pendant une durée déterminée. Nous
R
allons nous intéresser à ses formes et aux modes de transfert des unes aux autres.
Elle est symbolisée par la lettre E et s'exprime en joules(J) dans le système international, mais
PY
aussi en wattheures (Wh) et kilowattheures (kWh).
Système
O
Réservoir extérieur
d'énergie -C
5.1.2. Propriétés
L'énergie peut se diviser et se transformer mais la somme des énergies transformées est
toujours égale à l'énergie initiale (premier principe de thermodynamique).
N
à récupérer toute l'énergie transformée, une partie se dissipe en chaleur dans la "nature"
(deuxième principe de thermodynamique : l'entropie).
Ces notions sont développées dans la suite du livret.
AT
vitesse), d'autres sont liées à la structure microscopique interne du système (nature des réactifs,
température, état physique d'un corps…)
R
Exemples :
Énergie cinétique microscopique
FO
Énergie chimique
Dans une réaction chimique, la
nature des liaisons est modifiée. Il
en résulte un stockage ou un
a - Dans les solides, les atomes, ions ou déstockage d'énergie.
molécules effectuent des mouvements
R
moyenne
AI
Les formes communes d'énergie sont l'énergie mécanique (potentielle et cinétique), l'énergie
thermique, l'énergie électromagnétique (électricité, lumière), l'énergie nucléaire ou radiative, et
l'énergie chimique...
Par abus de langage, on parle souvent d'énergie électrique. Le terme énergie est ici employé de
manière impropre puisque l'électricité ne se stocke pas en tant que telle. Ce que l'on peut stocker
par exemple, c'est l'énergie chimique qui par transfert fournira du travail électrique.
L'énergie totale d'un système est donc la somme des énergies qu'il peut stocker :
• Énergie cinétique macroscopique Ec
• Énergie potentielle macroscopique Ep
• Énergie liée à la structure interne Eint
T
H
E = Ec +Ep + Eint
IG
5.2. Transferts d'énergie
R
Un système emmagasine ou cède de l'énergie : lorsque son stock varie, il y a transfert d'énergie.
PY
TRANSFERT PAR RAYONNEMENT
Le principal transfert par rayonnement connu est le rayonnement électromagnétique. (soleil,
lampe..). On parle également de rayonnement corpusculaire notamment pour les rayonnements
O
nucléaires.
On note généralement Wray l'énergie transférée par rayonnement.
-C
La lampe transfère de l'énergie par
rayonnement (voir livret optique) et
N
Système barre
R
Il y a transfert d'énergie de la
- bougie vers la barre ainsi que
+ vers l'environnement extérieur
AI
Système
environne
Alternateur
T
H
IG
L'arbre du moteur thermique
transmet de l'énergie à
R
l'alternateur sous forme de travail
Arbre du moteur thermique mécanique par l'intermédiaire de
forces s'exerçant sur la courroie.
PY
O
TRANSFERT PAR TRAVAIL ELECTRIQUE
Ce transfert a lieu dès qu'un courant électrique parcourt un conducteur.
On note généralement Wél l'énergie transférée par travail électrique
-C
Alternateur
N
IO
AT
Batterie
Il y a transfert d'énergie de
l'alternateur vers la batterie
sous forme de travail électrique.
M
R
Toute énergie reçue par un système est comptée positivement, toute énergie cédée par le
système est comptée négativement.
R
Système
AI
CHAINES ENERGETIQUES
Une chaîne énergétique contient des réservoirs d'énergie ainsi que des convertisseurs.
Par convention, on représente les réservoirs par des rectangles et les convertisseurs par des
cercles ou des ellipses.
environnement
lampe
T
pile
extérieur
H
IG
5.2.3. Pertes énergétiques et rendement
ÉNERGIE UTILE ET PERTES
Les différentes formes sous lesquelles on retrouve l'énergie après un transfert, n'ont pas toutes le
R
même intérêt : par exemple dans la chaîne énergétique précédente, l'énergie transférée par
chaleur au système extérieur n'a en général pas d'intérêt. On l'appelle énergie perdue ou perte :
PY
Wp
L'énergie qui nous intéresse dans ce cas est celle qui est transférée par rayonnement. On l'appelle
énergie utile : W u
O
RENDEMENT
Le rendement d'un système convertisseur est défini comme le rapport de l'énergie utile à l'énergie
-C
qu'il utilise (on parle aussi d'énergie absorbée).
Wutile
η=
Wabsorbée
N
Le rendement étant le rapport de 2 grandeurs exprimées dans la même unité, c'est une grandeur
IO
Tout transfert s'accompagnant de pertes, le rendement d'un convertisseur est toujours inférieur à 1
: η<1.
AT
Conservation de
M
l'énergie :
R
Les réservoirs d'énergie dans un avion sont les réservoirs de carburant (essence ou kérosène)
ainsi que les diverses batteries d'accumulateurs embarquées. Ensuite différents convertisseurs
sont chargés de fournir toute la génération électrique, électromagnétique, pneumatique,
mécanique et thermique.
R
AI
∆E = 0
T
L'énergie peut changer de forme, mais l'ensemble est conservé à l'intérieur du système.
H
Un système est isolé si aucun échange avec le milieu extérieur n'est possible.
IG
5.3.2. Cas d'un système non isolé
La variation totale d'énergie d'un système entre deux dates t1 et t2 est égale à la somme des
R
énergies transférées avec le milieu extérieur entre ces deux dates.
PY
E2 : énergie à la date t2 en J
∆E = E2 – E1 = W1→2 + Q1→2 E1 : énergie à la date t1 en J
W1→2 : énergie transférée par travail
O
Q1→2 : énergie transférée par chaleur et rayonnement
La variation de l’énergie d’un système quelconque est égale à la somme des énergies
-C
reçues diminuée de la somme des énergies cédées (par travail, transfert thermique,
rayonnement).
Un régime est dit permanent lorsque l'énergie cédée par le système au milieu extérieur est
compensée continuellement par l'énergie transférée au système.
IO
L'énergie totale d'un système fonctionnant en régime permanent est constante : ∆E = cte.
AT
→
Un point matériel de masse m animé d'une vitesse v possède une énergie cinétique :
A E A
R
Ec : énergie cinétique en J
1
Ec= m v2 m : masse en kg
2
FO
v : vitesse en m/ s
Un solide de masse m animé d'un mouvement de translation possède une énergie cinétique :
T
Ec : énergie cinétique du solide en J
1
Ec= m v2 m : masse en kg
H
2 v : vitesse du solide en m/ s
IG
Si le solide n'est pas en translation pure on s'intéressera au mouvement de translation de son
centre de gravité.
R
5.4.2. Effet d'une force sur l'énergie cinétique
Une force dont la direction ne reste pas perpendiculaire à tout instant au vecteur vitesse de son
PY
point d'application sur un solide, fait varier l'énergie cinétique de ce solide.
→ → →
O
F sans effet F avec effet F avec effet max.
→
-C → →
G VG G VG G VG
N
12 ext
[W ( F ) ] : travail des forces extérieures
12
→
ext
entre t1 et t2
R
Dans un repère galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un système entre deux instants est
égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces (intérieures et extérieures) qui lui
sont appliquées entre ces deux instants.
Ec2 : énergie cinétique du solide à t2 en J
Ec1 : énergie cinétique du solide à t1 en J
R
ext
Ec2 - Ec1 = ∑ [W ( F ) ] + ∑ [W ( F ) ]
→ →
AI
int
entre t1 et t2
5.6.1. Notion
L'énergie potentielle est l'énergie que possède, "en réserve", un système déformable, par exemple
un ressort tendu, un gaz comprimé, les "poids" remontés d'une horloge, l'eau d'un barrage élevé,
une charge électrique à l'intérieur d'un condensateur…
T
5.6.2. Variation de l’énergie potentielle
H
Rappel : une force est dite conservative si le travail de cette force entre deux états "1" et "2" ne
dépend pas du chemin suivi entre "1" et "2".
IG
La variation de l'énergie potentielle d'un système entre deux états est égale au travail des forces
conservatives. L'énergie potentielle n'est définie qu'à une constante près.
On appelle état de référence, l'état dans lequel le système a une énergie potentielle nulle.
R
5.6.3. Energie potentielle d’élasticité
PY
Un ressort de raideur k, de longueur au repos égale à l0, dont la longueur a été portée à l par
compression ou distension, possède de l'énergie potentielle définie par :
O
1 k : constante de raideur en N/m
Ep = k (l-l0) 2
2 -C (l-l0) : allongement algébrique en m
0
FO
Son expression dépend donc de l'état de référence choisi : ici le bas de la falaise, mais on pourrait
considérer que son énergie potentielle n'est pas nulle lorsqu'il est en bas, si l’on se réfère par
exemple au niveau de la mer.
E = Ec + Ep
T
H
5.7.2. Systèmes conservatif et dissipatif
IG
SYSTEME CONSERVATIF : CONSERVATION DE L'ÉNERGIE MECANIQUE
L'énergie mécanique totale d'un système isolé et sans frottement est constante.
Le rocher qui tombe de la falaise est en chute
R
z libre. Il est donc soumis à son seul poids qui
est une force conservative. Pendant la chute,
son énergie mécanique totale se conserve :
PY
son énergie potentielle se transforme en
énergie cinétique.
E = cte ∆E = 0
Ep + Ec = cte
O
0
-C
SYTEME DISSIPATIF : FROTTEMENTS
Lorsqu'un système évolue avec des frottements, son énergie mécanique diminue. La diminution
d'énergie est égale au travail des forces de frottement qui se transmet au milieu extérieur sous
forme de chaleur.
N
Autre exemple :
M
R
FO
L'avion s'élève : son énergie potentielle L'avion perd de l'altitude : son énergie
augmente grâce à la poussée du potentielle diminue, sa vitesse
moteur qui lui communique de l'énergie augmente sans avoir recours à la
mécanique. poussée des moteurs.
Son énergie potentielle chimique Son énergie potentielle chimique reste
(carburant) diminue. presque stable.
Son énergie cinétique a tendance à Son énergie cinétique augmente.
R
Bilan : Bilan :
∆Ec +∆carburant +∆Q = ∆Ep ∆Ep = ∆Ec +∆carburant +∆Q
6. Puissance
6.1. Définition
La puissance d'un système est sa capacité à fournir une certaine quantité de travail en un temps
donné. La puissance s'exprime donc comme la dérivée du travail par rapport au temps.
T
δW P : puissance en watts (w)
P= δW : travail élémentaire en joules (J)
dt
H
dt : durée élémentaire de ce travail en s
Elle s'exprime en watts. Il existe cependant d'autres unités comme le cheval-vapeur (1CV = 736W)
IG
ou encore le cheval "horse power" (1HP = 746W) utilisées selon les domaines d'application.
R
6.2. Puissance moyenne
La puissance moyenne est rapport du travail fourni par sa durée.
PY
P : puissance en watts (w)
W W : travail en joules (J)
P=
∆t ∆t : durée de ce travail en s
O
6.3. Puissance d'une force de translation
-C
Si l'on considère le travail d'une force constante s'appliquant sur un système sa puissance peut
s'exprimer sous la forme :
→
δW → dl
P= = F d'où
A AE A
dt dt
A E A A E
N
v : vitesse en m/s
AT
Remarques :
• Si M et ω sont de même signe, P >0, le couple est moteur.
• Si M et ω sont de signes contraires, P <0, le couple est résistant.
FO
6.5. Rendement
La notion de puissance étant indissociable de la notion de travail, on retrouve ici l'expression du
R
Putile
η=
Pabsorbée
7. Frottements
7.1. Nature
T
Deux solides peuvent être en contact de façon ponctuelle (bille sur un plan), linéaire (cylindre sur
un plan) ou surfacique (plan sur plan). Dans chaque cas la nature des forces de contact est
H
complexe et ne peut être déterminée précisément qu’en prenant en compte l’interaction
microscopique des atomes ou molécules à la surface de contact ainsi que la réalité des états de
IG
surface à l’échelle microscopique.
R
Le frottement est une force de contact qui s’oppose au mouvement relatif de deux corps.
PY
Les facteurs qui influent sur la valeur d’une force de frottement sont :
• La nature des matériaux en présence
• La forme et l’aire des surfaces de contact
• Le fini des surfaces et des pellicules qui s’y forment (rugosité)
O
• La masse
• La température
• Les forces électrostatiques entre les atomes et molécules des surfaces en contact
-C
• La vitesse (coefficient de frottement cinétique). Effet négligeable en autant que les surfaces
en cause ne subissent pas de modifications importants.
avant qu'il ne se mette à glisser : c'est le frottement statique. Une fois qu'il est en mouvement, il
frotte toujours sur la table, mais plus faiblement : c'est le frottement dynamique.
La force de frottement statique est celle qui maintient un corps au repos, même en présence de
forces extérieures. La force de frottement statique est parallèle à la surface et possède juste la
bonne valeur pour empêcher le corps de glisser.
M
Dans le cas d'un solide posé sur une surface horizontale, son équilibre est réalisé par l'action de
→ → →
trois forces : F , P et R la réaction du support.
A E A A E A A E A
R
→ → → →
→
F + P + R = 0 ⇒ R
→
FO
→ → → →
P →
R T + F = 0 N
→ → → → →
N P + N = 0 T
→
→ F
R
T G →
F T=F
P=N
AI
→ → →
P Et MG ( N ) = − MG( T )
→
Le corps restera au repos jusqu'à ce que la force exercée atteigne une valeur minimale Fm qui A E A
T
→
Géométriquement, R se situe à l’intérieur d’un A E A
H
→ cône de révolution de demi -angle au sommet : ϕ
R
→
IG
ϕ N
→ T f
G
Fm Le rapport = s = tanϕ, noté µs est appelé
N P
coefficient de frottement statique.
R
→ → En conclusion, le solide ne glisse pas tant que :
fs = T
PY
→ F > µs N
P
O
-C
Le coefficient de frottement statique µs ne dépend que de l’état et de la nature des surfaces en
contact. Ses valeurs numériques sont de l’ordre de 0,2 pour un contact bois sur bois et 0,7 pour un
contact fer sur bois par exemple.
N
→
à la traction F puisqu'elle ne la compense plus. Elle s'écrit :
A E A
fs= T = µ N
Les valeurs numériques de µ sont du même ordre de grandeur que celles de µs.
Pour les frottements de roulement et pivotement, on doit tenir compte du moment du couple qu’il
→ →
faut exercer sur le solide pour le faire rouler M (T ) ou pivoter M (N ).
M
EA A A E A EA A A E A
7.3. Effets
R
Les forces de frottement jouent un rôle important dans la vie de tous les jours, on ne pourrait se
déplacer en marchant ou en courant, pas plus qu’on ne pourrait faire avancer un véhicule par
traction. Attention : ceci ne signifie pas pour autant que leur travail est moteur.
Lors des transmissions mécaniques, dans les chaînes énergétiques, elles constituent un
inconvénient puisqu'elles sont à la source de pertes sous forme de chaleur communiquée au
milieu extérieur.
R
C'est un cas purement théorique, mais dans certains cas, on peut négliger l'action des forces de
frottement et considérer le système comme "sans frottement".
→
Dans ce cas, la réaction du support se limite à N . Elle est donc perpendiculaire à la surface de
A E A
contact.
8. Résistance au roulement
8.1. Contact entre deux surfaces
En physique, on considère souvent les contacts entre surfaces comme parfaits. Si cette
approximation est pratique dans de nombreux cas, elle ne s'applique plus lorsqu'il s'agit de définir
les phénomènes liés au roulement d'un solide sur un autre.
T
H
Vue d'ensemble en
IG
perspective
R
PY
Contact
théorique
Vue de
O
dessus
Contact réel
-C
N
ou
Vue de profil
IO
AT
Si la surface de contact était réduite à un point ou une droite (donc d'aire nulle) la pression qui
F
s'exercerait sur cette surface serait infinie (p = → ∞ si S→0). Dans la réalité les matériaux se
S
déforment, faisant apparaître une zone de contact de faibles dimensions. Pour ne pas dépasser le
M
domaine d'élasticité des matériaux, la pression exercée ne doit pas dépasser une certaine valeur
dite "pression de Hertz".
R
La déformation de surface de l'un des deux solides ou des deux va induire des résistances au
mouvement.
FO
→
F
Moment de résistance au roulement : M=δN →
AI
R →
M : moment en N.m N Déformation locale
→
N : force en N T
δ : coefficient de résistance au roulement en m
δ
T
-4
Acier sur acier 4x10
-4 -3
H
Roue de wagon/rail sec 5x10 à10
-
Fonte sur bitume 8x10 3
IG
-3
Fonte sur sol en ciment 15x10
-3
Acier sur sol en ciment 15x10
R
-2
Roue métallique/ciment 2x10
PY
-3
Caoutchouc sur bitume 3à15x10
-2
Roue d’auto sur bitume 3x10
dddd' t bil /bit
O
D’autres phénomènes interviennent également dans la mise en rotation : la tendance au
glissement et la résistance au pivotement.
-C
8.3 Roulement des pneus sur une piste
La résistance au roulement est ici la résistance qu’opposent des pneus au déplacement du
N
véhicule. Elle est calculée à partir d’un coefficient de résistance au roulement Cr donné par le
constructeur du pneu.
IO
P : poids du véhicule
M : masse du véhicule
g : intensité de la pesanteur
M
R
Mémo
Quantité de mouvement :
p : quantité de mouvement en kg.m/s
p=mv m : masse du point en kg
v : vitesse en m/s
T
Propriétés : Le vecteur quantité de mouvement dépend du référentiel choisi.
Le vecteur quantité de mouvement d'un solide est caractéristique du mouvement de translation et
H
non du mouvement de rotation.
Le vecteur quantité de mouvement d'un ensemble de points matériels est égal à la somme
IG
vectorielle des vecteurs quantités de mouvements de chacun de ces points. Ce vecteur
s'applique alors au centre d'inertie du solide et sa norme est proportionnelle à la masse totale de
l'ensemble des points.
R
Principe de l'inertie (première loi de newton) : Dans un référentiel galiléen, lorsqu'un solide
→ →
PY
est isolé ou pseudo isolé (Σ F = 0 ) son centre d'inertie G est :
A E A A E A
• soit au repos.
→
• soit animé d'un mouvement rectiligne uniforme : vG est un vecteur constant et le vecteur A E A
O
→ → →
VG = cte. ⇔ Σ F = 0
→ → →
p = cte ⇔ Σ F = 0
Théorème du centre d'inertie
-C
Il s'agit de la deuxième loi de Newton :
Dans un référentiel galiléen, si un système de masse totale m est soumis à plusieurs forces
→
extérieures dont la résultante Σ F n’est pas nulle, alors le centre d'inertie G du système est
A E A
N
→ →
soumis à une accélération a liée à la résultante Σ F et à la masse m par la relation :
A E A A E A
IO
→ → F : force exercée en N
Σ F =m a m : masse en kg
2
a : accélération en m/s
AT
- Précession : Lorsque l'on applique une force à un gyroscope, l'axe de rotation de celui-ci se
déplace orthogonalement à la direction de la force.
M
- L’énergie : L'énergie peut se diviser et se transformer mais la somme des énergies transformées
est toujours égale à l'énergie initiale (premier principe de thermodynamique).
- Rendement : Le rendement d'un système convertisseur est défini comme le rapport de l'énergie utile
R
Wutile
η=
Wabsorbée
- Énergie cinétique d'un solide en translation
1 Ec : énergie cinétique du solide en J
Ec= m v2
2 m : masse en kg
v : vitesse du solide en m/ s
T
H
P : puissance en watts (w)
- Puissance : δW δW : travail élémentaire en joules (J)
P=
IG
dt dt : durée élémentaire de ce travail en s
- Frottements :
Forces de contact : Deux solides peuvent être en contact de façon ponctuelle (bille sur un
R
plan), linéaire (cylindre sur un plan) ou surfacique (plan sur plan).
Forces de frottement :
PY
Le frottement est une force de contact qui s’oppose au mouvement relatif de deux corps.
Les facteurs qui influent sur la valeur d’une force de frottement sont :
• La nature des matériaux en présence
O
• La forme et l’aire des surfaces de contact
• Le fini des surfaces et des pellicules qui s’y forment (rugosité)
• La masse
-C
• La température
• Les forces électrostatiques entre les atomes et molécules des surfaces en contact
• La vitesse (coefficient de frottement cinétique). Effet négligeable en autant que les surfaces en
cause ne subissent pas de modifications importants.
N
dynamiques. Lorsqu'on pousse doucement un objet lourd sur une table, il faut appliquer une
certaine force avant qu'il ne se mette à glisser : c'est le frottement statique. Une fois qu'il est en
mouvement, il frotte toujours sur la table, mais plus faiblement : c'est le frottement dynamique.
AT
M : masse du véhicule
g : intensité de la pesanteur
FO
R
AI
T
Elle dépend des conditions de pression et de température.
La masse volumique est une caractéristique des corps purs.
H
On note la masse volumique à l’aide de la lettre grecque ρ (rhô).
Son expression est :
IG
m est la masse en kg
m v est le volume en m3
ρ=
v ρ est la masse volumique en kg/m3
R
La masse volumique peut s’exprimée aussi en gramme par litre g/l
PY
1.2. La densité
On appelle densité le rapport de la masse volumique d'un corps sur la masse volumique d'un
autre corps pris comme référence. La densité est une grandeur sans dimension.
O
Ce corps de référence est l'eau pour les liquides et les solides, l'air pour les gaz. La densité
dépend aussi des conditions de pression et de température.
-C
Pour les liquides et les solides Pour les gaz
N
3
Température de l'air Masse d'un m d'air
en °C en kg
0°c 1,292
15°C 1,225
M
25°C 1,184
R
70°C 1,029
100°C 0,946
FO
150°C 0,835
Les propriétés
Un fluide peut être considéré comme étant formé d'un grand nombre de particules matérielles, très
AI
• l'isotropie assure que les propriétés sont identiques dans toutes les directions de l'espace.
• la mobilité fait qu'ils n'ont pas de forme propre et qu'ils prennent la forme du récipient qui les
contient.
• la viscosité caractérise le fait que tout changement de forme d’un fluide réel s'accompagne
d'une résistance (frottements)
T
Les effets de compressibilité
H
La compressibilité des gaz complique énormément les calculs alors que le phénomène physique
reste parfaitement négligeable pour les faibles vitesses d’écoulement.
IG
En aéronautique, il est en de même pour les vitesses inférieures à Mach 0.5 ou 0.6. C'est la raison
pour laquelle on différencie le supersonique du subsonique, ce dernier évitant une complexité
inutile de la formulation mathématique. L'erreur entraînée par cette simplification est largement
R
inférieure aux imprécisions du calcul.
PY
1.4. Le débit
Le débit est le quotient de la quantité de fluide qui traverse une section droite de la conduite par la
durée de cet écoulement.
O
Le débit massique -C
Il s’agit du rapport de la masse en kg de fluide
m
par la durée en seconde d’écoulement qm =
∆t
Il s'exprime en kg/s.
N
Le débit volumique
Il s’agit du rapport du volume en m3 de fluide
IO
v
par la durée en seconde d’écoulement qv =
∆t
Il s'exprime en m3/s.
AT
Sachant que m = ρ v, q m = ρ .q v
M
R
Ecoulement uniforme
R
Un écoulement est uniforme lorsque la vitesse des particules de fluide est la même en tout point
de l’écoulement.
AI
T
Ligne de courant : V
H
En régime stationnaire, on appelle ligne de
courant la courbe suivant laquelle se déplace
IG
un élément de fluide.
Une ligne de courant est tangente en chacun
de ses points au vecteur vitesse du fluide en
R
ce point. Tube de courant
Tube de courant :
PY
Ensemble de lignes de courant s'appuyant
sur une courbe fermée.
O
V1 V2
-C
S2
S1
Considérons un tube de courant entre deux sections S1 et S2. Pendant l'intervalle de temps ∆t,
infiniment petit, la masse m1 de fluide parfait ayant traversé la section S1 est la même que la
N
En régime stationnaire, le débit massique est le même à travers toutes les sections droites d'un
même tube de courant.
Dans le cas d'un écoulement isovolume (ρ = Cte), en régime stationnaire, le débit volumique est le
AT
même à travers toutes les sections droites d'un même tube de courant :
q1 = q2
Le débit volumique est aussi la quantité de liquide occupant un volume cylindrique de base S et de
longueur égale à V ×∆t.,correspondant à la longueur du trajet effectué pendant l’intervalle de
R
qv = V.S
En général la vitesse V n'est pas constante sur la section S d'un tube de courant ; on dit qu'il existe
un profil de vitesse (à cause des forces de frottement).
AI
Dans une section droite S de la canalisation, on considère la vitesse moyenne travers la section S
qui assurerait le même débit que la répartition réelle des vitesses.
S S Vmoy
S 1 .V1 = S 2 V2
T
2.2. Théorème de Bernoulli
H
2.2.1. Equation de Bernoulli
IG
L’état d’un fluide en écoulement est donné
Z1 V1 par sa vitesse v, son altitude Z par rapport
à une altitude de référence et sa pression
R
p.
S1
PY
Z2 V2 Pour un fluide parfait, incompressible, qui
s’écoule dans une conduite de section non
constante, qui est isolé énergétiquement,
S2 il y a conservation de l’énergie entre les
O
sections S1 et S2.
-C
Les variations d’énergie mise en jeu entre l’état 1 et l’état 2 sont dues aux variations d’énergie
potentielle de pression, aux variations d’énergie potentielle de pesanteur et variations d’énergie
cinétique.
N
1 1
p1 + ρ .g.Z1 + ρ .V12 = p 2 + ρ .g.Z 2 + ρ .V22
2 2
p : pression en pascal
AT
Z : l’altitude en mètre
ρ : masse volumique du fluide en kg/m3
v : vitesse en m/s
M
En réalité, un fluide n’est jamais parfait, une partie de son énergie est utilisée pour vaincre les
forces de frottement, cette énergie perdue constitue les pertes de charges.
R
FO
pT = p +pd
T
une canalisation et deux tubes plongeant dans le liquide,
l'un débouchant en A face au courant, et l'autre en B est
H
le long des lignes de courant, les deux extrémités étant
à la même hauteur. Au point B, le liquide a la même
IG
vitesse v que dans la canalisation et la pression est la
même que celle du liquide pB = p.
En A, point d'arrêt, la vitesse est nulle et la pression est
pA.
R
1 1
PY
D'après le théorème de Bernoulli : p A + ρ .g.Z A + ρ .VA2 = p B + ρ .g.Z B + ρ .VB2
2 2
1
Soit ici : p A = pB + ρ .VB2
2
or p A − p B = ρ .g.h d’après le principe fondamental de l’hydrostatique avec ρ la masse volumique
O
du fluide, g intensité de pesanteur et h la dénivellation du fluide dans les deux tubes.
-C
1
D’où ρ .VB2 = ρ .g.h soit V = 2.g.h
2
Correspondant au point A,
l’ouverture de l’extrémité face à
l’écoulement de l’air, permet la
mesure de la pression totale et
AT
correspondant au point B ,
l’ouverture latérale permet la mesure
de la pression statique.
M
étranglement, il est obligé d'accélérer pour conserver le même débit qu'avant l'étranglement. C'est
cette accélération du fluide dans les passages étroits qu'on appelle un Venturi. Venturi est le nom
FO
diminue.
1 1
Le théorème de Bernoulli s'écrit (A et B étant au même niveau) : pA + ρ .VA2 = p B + ρ .VB2
Donc si V augmente p diminue. 2 2
1 1 q
p A − pB = ρ .VB2 − ρ .VA2 et V =
2 2 s
1 1 1
p A − pB = ρ . 2 − 2 q 2 p A − p B = K.q 2 où K est une constante qui dépend de la
T
soit
2 SB S A
H
conduite et du fluide.
On constate que la différence de pression est proportionnelle au carré du débit.
IG
L’effet Venturi est utilisé pour la mesure de débits.
En aéronautique, on retrouve l’effet Venturi dans les réacteurs au niveau de l’entrée d’air, dans les
tuyères (voir livrets 8 et 15).
R
PY
1.6. La viscosité dynamique - la viscosité cinématique
L'eau, l'huile, le miel coulent différemment : l'eau coule vite, mais avec des tourbillons ; le miel
coule lentement, mais de façon bien régulière.
O
Pourquoi ?
Sous l'effet des forces d'interaction entre les molécules du fluide et la paroi, chaque molécule ne
s'écoule pas à la même vitesse.
-C
La viscosité caractérise la capacité d'un fluide à s’écouler plus ou moins facilement. Les fluides
de grande viscosité résistent à l'écoulement et les fluides de faible viscosité s'écoulent facilement.
Le fluide tend à adhérer à la surface contre laquelle il se déplace.
N
Cette propriété joue un rôle très important dans l’étude de l’écoulement d’air.
IO
La viscosité cinématique est notée ν « nu », exprimé en m2/s ; elle est reliée à la viscosité
AT
où ρ est la masse volumique en kg/m3. ν s’exprime aussi en stokes (st) : 1st = 10-4 m2/s.
R
Contrairement à celle des liquides, la viscosité des gaz augmente avec la température.
Il n'existe pas de relation rigoureuse liant η et T.
Viscosité Viscosité
Température
dynamique η cinématique ν
°C -5 -5
(×10 ) (×10 )
- 40 1,51 0,99
0 1,71 1,33
T
20 1,80 1,50
50 1,95 1,79
H
1.7. Les différents écoulements
IG
Les expériences réalisées par Reynolds (1883) lors de l'écoulement d'un liquide dans une
conduite cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont montré
l'existence de deux régimes d'écoulement : laminaire et turbulent.
R
PY
O
2.2.5. Ecoulement laminaire
-C
Il se produit dans le cas de fluides suffisamment visqueux, avec une vitesse moyenne faible et
dans une canalisation de faibles dimensions. Les trajectoires des particules restent parallèles à la
paroi.
Exemple : écoulement des huiles dans les circuits hydrauliques industriels (vérins…).
N
Si la vitesse d’écoulement est plus importante, l’écoulement se fait de façon plus anarchique (des
tourbillons se forment).
Exemple : l’écoulement de l’eau dans le tuyau d’évacuation
AT
V.d
Re =
ν
R
La limite entre le régime laminaire et le régime turbulent est caractérisée par la valeur critique RC
R
du nombre de Reynolds :
• Si Re < RC, l’écoulement est laminaire
AI
En règle générale, RC est compris entre 2000 et 3000, mais il dépend de la canalisation (forme,
état des parois), de sorte que des valeurs plus petites ou plus grandes ne sont pas exclues.
3. Application aéronautique
3.1. Pourquoi un avion vole-t-il ?
L'avion vole parce qu'une force vient s'opposer à son poids et le maintient "en l'air", l'empêchant
de tomber :
dans le cas d'une fusée, c'est le moteur qui fournit une force de réaction qui s'oppose au poids
T
dans le cas de l'hélicoptère ce sont les pales du rotor principal (qui ne sont ni plus ni moins que
des ailes entraînées en rotation)
H
dans le cas d'un avion ce sont les ailes qui créent cette force en se déplaçant dans l'air avec une
vitesse suffisante, et rien d'autre.
IG
R
PY
O
-C
Lorsqu'un objet se déplace dans l'air, il est soumis à une force aérodynamique due à l'écoulement
des particules d'air autour de lui. Cette force, appelée "résultante aérodynamique", se décompose
N
en deux parties. D'une part les forces frottement qui freinent l'objet et d'autre part, si l'écoulement
n'est pas symétrique, une force latérale appelée "portance" dans le vocabulaire. Cette dernière
IO
force est due au fait que, sil ’écoulement n'est pas symétrique, l'aile dévie une quantité d'air
importante perpendiculairement à son déplacement en fonction de sa forme et de sa position dans
le flux d'air qui l'entoure.
AT
Cette force existe si l'avion a suffisamment de vitesse et que l'écoulement de l'air autour de l'aile
R
vitesse de l'air augmente la pression diminue. Donc une aile génère de la portance parce que l'air
se déplace plus vite sur le dessus créant ainsi une zone de basse pression, et donc de la
portance.
T
créés afin d'optimiser l'aile pour une large plage de vitesse.
H
Les profils sont classés en général selon la forme de leur ligne moyenne et selon leur épaisseur
relative. On appelle épaisseur relative le rapport de l'épaisseur à la profondeur du profil. Elle est
IG
exprimée en pourcentage de la profondeur.
R
PY
Si la ligne moyenne est à simple courbure,
les profils sont appelés :
• Biconvexe dissymètrique
O
• Plan convexe
• Creux
-C
N
IO
AT
M
le même nom.
FO
T
ν
H
Exemple : un planeur a une largeur d'aile constante égale à 23 cm et vole à 40 km/h. Le nombre
de Reynolds correspondant est :
IG
40
× 0,23
Re = 3 . 6 ≈ 176245
1,45 × 10 − 5
R
PY
3.3.2. Ecoulement autour d’un profil
Dans la chambre d'expérience d'une soufflerie où l'écoulement se déplace à une vitesse constan-
te, plaçons un profil d'aile et examinons comment ce profil va modifier la vitesse de l'écoulement à
son voisinage immédiat.
O
A l'extrados -C
Par effet de courbure, les particules d'air sont contraintes de parcourir une distance plus
grande ; leur vitesse va donc d'abord s'accroître fortement pour diminuer ensuite afin de
retrouver au bord de fuite la vitesse initiale de l'écoulement. Tout l'extrados est donc le siège
d'une dépression locale généralisée. La couche limite, d'abord laminaire, devient peu à peu
turbulente, voire tourbillonnaire lorsqu'on approche du bord de fuite.
N
IO
AT
M
A l'intrados
Le profil constituant un obstacle à l'écoulement, l'air va se trouver freiné : on voit donc
R
T
Cette force est due à la résistance de l'air.
Pour la mettre en évidence, utilisons la soufflerie en
H
plaçant dans la chambre d'expérience une plaque
plane perpendiculaire à un écoulement d'air laminaire
IG
se déplaçant à vitesse constante et observons
comment elle perturbe cet écoulement, (schéma ci-
contre).
R
A l'avant de la plaque, l'air va exercer une forte
pression, tandis qu'à l'arrière se forme un « vide »
PY
relatif qui tend à aspirer la plaque et qui entraîne
l'écoulement dans un régime très tourbillonnaire sous
l'effet de cette dépression.
O
Dans ces conditions, la plaque est soumise à une
force horizontale : la résistance de l'air. En installant
-C
un dynamomètre relié à la plaque, on va pouvoir
mesurer cette force exercée par l'air, et étudier les
différents facteurs qui la font varier.
N
IO
En conséquence, si la vitesse de l'écoulement triple, par exemple, la résistance de l'air est multi-
R
Masse volumique : si on monte en altitude, la densité de l'air diminue : on peut considérer qu'il y
a moins de particules d'air dans un même volume, et si le nombre de particules d'air diminue, la
résistance de l'air va diminuer aussi. On en déduit que :
La résistance de l'air est proportionnelle à la masse volumique de l'air.
R
AI
Forme du corps :
T
tourbillonnaire dépressionnaire à l'arrière
(aval).
H
IG
On peut essayer de modifier la forme du
corps pour faciliter la déviation des filets
R
d'air ; en complétant le disque par une
demi sphère face à l'écoulement, on
constate que l'air contourne facilement
PY
l'avant de la demi sphère, mais qu'à l'ar-
rière subsiste toujours la zone tourbillon-
naire
O
Si on complète cette demi-sphère pour for-
mer une sphère complète, la zone tour-
billonnaire est fortement diminuée, mais
-C
n'est pas complètement résorbée.
N
R = k.ρ .V 2 .S
T
Avec :
H
R : résistance de l'air exprimée en Newton ;
K : coefficient qui tient compte de la forme du corps et de son état de surface ;
IG
ρ : masse volumique de l'air exprimée en kg/m3
V: vitesse exprimée en m/s
S : aire exprimée en m2
R
PY
La compressibilité apporte une complexification non négligeable au niveau des calculs alors que le
phénomène physique reste parfaitement négligeable pour les vitesses qui nous préoccupent en
aéronautique légère (vitesses inférieures à Mach 0.5 ou 0.6). C'est la raison pour laquelle on a pris
l'habitude de différencier le supersonique du subsonique, ce dernier évitant une complexité inutile
O
de la formulation mathématique. L'erreur entraînée par cette simplification est largement inférieure
aux imprécisions du calcul. -C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
Mémo
La densité :
La densité est une grandeur sans dimension. ρ eau = 1000 kg / m 3 à température ambiante.
- La viscosité caractérise le fait que tout changement de forme d’un fluide réel s'accompagne
T
d'une résistance (frottements).
- Un fluide parfait est un fluide dont la viscosité est supposé nulle.
H
Le débit massique : Il s’agit du rapport de la masse en kg de fluide par la durée en seconde
IG
m
d’écoulement qm = ; Il s'exprime en kg/s.
∆t
R
Pression statique et pression dynamique
L’équation de Bernoulli illustre la conservation de l’énergie d’un écoulement de fluide parfait
PY
mais chacun des termes a la dimension d’une pression.
On distingue donc :
• La pression statique p
• La pression de pesanteur ρ.g.Z
O
• La pression dynamique : pd = 1/2ρ.V2
La pression totale est la somme des trois termes.
-C
Application du théorème de Bernoulli : En aéronautique, on utilise le tube de Pitot pour
mesurer la vitesse relative du vent.
Phénomène de Venturi : L’effet Venturi est une conséquence directe de la conservation du
débit. Un conduit de section principale SA subit un étranglement en B où sa section est SB. La
N
La viscosité
AT
VI Température et chaleur
On confond souvent chaleur et température, et on va voir en quoi les deux grandeurs physiques
sont toutefois différentes, même si elles sont très liées.
1. La température
T
H
1.1. Définition
Dans la matière, les molécules, les atomes qui la constituent ne sont pas immobiles. Les
IG
particules bougent extrêmement rapidement.
Cette agitation désordonnée des particules de l'objet est appelée agitation thermique.
R
La température mesure le degré d'agitation des particules : plus les molécules d'un objet
sont agitées, plus l’objet est chaud. Moins elles bougent, plus il est froid.
PY
1.2. Les échelles de températures
O
L’ECHELLE CELSIUS
C'est Anders Celsius (1701-1744) qui eut l'idée de repérer les températures en
associant deux valeurs fixées à des propriétés de la matière aisément reproductibles.
-C
Il choisit pour température zéro l'indication du thermomètre plongé dans de la glace
fondante et pour température 100, celle correspondant à l'eau bouillante. Il divisa
ensuite l'intervalle entre ces deux points fixes en cent parties égales, chacune portant
le nom de degré.
Il définit ainsi l'échelle de température centésimale (on dit aussi parfois centigrade).
N
L'échelle de température couramment utilisée dans nos pays et qui nous sert à repérer
les températures usuelles est pratiquement la même que celle définie par Celsius. On
IO
l'appelle échelle Celsius, les températures y sont évaluées en degrés Celsius (notés
°C).
Il faut insister sur le fait que cette échelle de température constitue un repérage des
AT
températures, qui permet de les situer les unes par rapport aux autres, mais en aucune
façon une mesure : il serait absurde de dire qu'un corps à 0 °C n'a pas de température,
tout comme affirmer qu'un corps à 20°C a une température deux fois plus élevée qu'un
corps à 10 °C; ces valeurs numériques sont liées au choix, tout à fait arbitraire, de la
M
température de la glace fondante pour la valeur 0°C. De la même façon, dire qu'une
température est négative dans l'échelle Celsius veut simplement dire qu'elle est
inférieure à celle de la glace fondante.
R
FO
L’ECHELLE KELVIN
Inventée par le mathématicien et physicien britannique sir William Thomson Kelvin au
XIXe siècle, l’échelle Kelvin est l'échelle de température couramment employée dans
les domaines scientifiques.
Elle repose sur le choix d'un seul point de référence, le point triple de l'eau, (pression et
R
température pour lesquelles les trois états de l’eau sont en équilibre) dont on peut fixer
la valeur par convention. Cette valeur est 273,15 K.
AI
On effectue alors, non plus des repérages, mais des mesures de températures.
On peut aussi poser égale à T = 273,15 K la température d'équilibre entre la glace et
l'eau sous la pression normale. La température ainsi définie s'appelle température
absolue.
Lorsque les particules du corps considéré ne sont plus en mouvement, le corps est le
plus froid possible. C'est ce qui définit le zéro absolu, qui est le zéro de l'échelle Kelvin.
La température 0 K correspond à une limite inférieure inaccessible.
T
T(K) = t(°C) + 273,15
H
Une variation de 1 °C est égale à une variation de 1 K
IG
- 273,15 °C 0°C 100 °C Échelle Celsius
R
PY
0K 273,15 K 373,15 K Échelle Kelvin
O
L’ECHELLE FAHRENHEIT
C'est le physicien allemand Gabriel Fahrenheit (1686-1736) qui inventa, en 1715, le
-C
premier thermomètre sensible et fidèle. Il utilisa la dilatation d'une colonne de mercure
placée dans un fin tube de verre (pour que les différents thermomètres ainsi construits
donnent des indications identiques, il faut que la section du tube de verre soit constante
tout au long de la colonne, ce qui, au début du XVIIIe siècle, n'était pas si facile à
réaliser). Il fut aussi le premier à proposer une échelle de température (encore utilisée
N
de nos jours dans les pays anglo-saxons). Il fixa la valeur zéro pour la position de la
colonne de mercure lorsque le thermomètre était plongé dans un mélange de glace et
de sel, qui correspond à la température la plus basse qu'il put réaliser dans son
IO
siècle, par Galilée en particulier : c'était un tube ouvert rempli d'eau. L'influence de la pression
atmosphérique faussait donc les résultats. C'est en 1654 que le Grand Duc de Toscane,
AI
Ferdinand II, inventa le tube scellé : le thermomètre à dilatation tel que nous le connaissons
était né.
Dans la pratique, ces thermomètres couvrent une zone s'étendant de -180 °C à +650 °C
suivant le liquide choisi (mercure, alcool, toluène, pentane). Ils donnent de bons
résultats mais il faut pour cela apporter quelques corrections.
T
30 °C à 300 °C.
H
LES THERMOMETRES ELECTRIQUES
Ils utilisent le fait que la résistance d'un filament métallique augmente avec la
IG
température.
Le métal le plus utilisé est le platine (-250 °C à 1 000 °C). Pour des températures ne
dépassant pas 300 °C, on peut utiliser le nickel.
R
On peut aussi utiliser une thermistance CTN qui est un composant électronique.
PY
2. La chaleur
2.1. Définition
O
La chaleur est un mode de transfert d’énergie entre deux corps, non accompagné de
mouvement d’ensemble. -C
Elle se note Q et s’exprime en Joule (unité SI) ou en calorie (unité usuelle). 1cal = 4,18J
La chaleur spécifique massique d'un corps est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 kg de
ce corps pour élever sa température de 1 K (ou 1°C).
Pour un corps de masse m, dont la température varie de Τ1 à Τ2, la quantité de chaleur mise en
M
Métal c en J / (kg.K)
Al 900,0
Cu 386,4
Pb 127,7
Ag 236,1
T
mole de gaz ou capacité thermique molaire). On définit CP à pression constante et CV à
volume constant. (Voir livret 2.3b) et la quantité de chaleur est exprimée par :
H
QP = n CP ∆T ou QV = n CV ∆T
IG
R
2.4. Chaleur latente de changement d’état
On appelle chaleur latente d’un corps L, l’énergie par unité de masse mise en jeu sous
PY
forme de chaleur lors d’un changement d'état du corps à température constante et sous une
pression donnée.
Il existe, pour un même corps, trois chaleurs latentes associées aux trois changements
d'état.
O
On note LV la chaleur latente de vaporisation et LF la chaleur latente de fusion et Ls la chaleur
latente de sublimation. -C
Pour un corps de masse m, la quantité de chaleur mise en jeu lors d’un changement d’état
s’exprime par :
Q=mL
N
Exemple : pour l'eau : LF = 80 cal g-1, LV = 535 cal g-1 (sous 1 bar).
M
R
3. Conclusion
Un corps ne "possède" pas une quantité de chaleur déterminée, mais une certaine
FO
température. Il fournit ou cède de l’énergie sous forme de chaleur en fonction des corps avec
lesquels il entre en contact et en fonction du type de transformation subie.
Donc ce que nous sentons quand nous touchons un objet, ce n'est pas directement la
température, mais « la chaleur » que cet objet nous donne ou nous prend.
R
Nous percevons bien la chaleur et non la température ! Pour vous en persuader, mettez une main
dans un bol d'eau chaude, l’autre main dans un bol d'eau froide, et ensuite les deux dans un bol
AI
d'eau tiède : la première vous dira que cette eau est froide et la seconde que cette eau est chaude
!
Mémo
- Température : Dans la matière, les molécules, les atomes qui la constituent ne sont pas immobiles.
Les particules bougent extrêmement rapidement.
- Cette agitation désordonnée des particules de l'objet est appelée agitation thermique.
T
L’échelle Kelvin T(K) = T(°C) + 273,15
H
L’échelle Fahrenheit t (°F) = 32 + 1,8 t (°C)
- La chaleur :
IG
Un échange d’énergie sous forme de chaleur peut provoquer deux effets :
• une variation de température
• un changement d’état à température constante.
R
Pour un corps de masse m, dont la température varie de Τ1 à Τ2, la quantité de chaleur mise en jeu
PY
s’exprime par :
Q = m c ( T2 - T1 ) = m c ∆T
O
m est la masse du corps en kg
c est la chaleur massique, en J /kg/K appelée aussi capacité thermique massique
-C
Τ1 et Τ2 sont les températures en kelvin
VII Thermodynamique
1. Introduction à la thermodynamique
T
C’est l’étude des échanges d’énergie entre un système et le milieu extérieur.
H
1.1. Système thermodynamique
1.1.1. Définitions
IG
Un système dit thermodynamique est un corps ou un ensemble de corps qui évoluent, se
transforment, en échangeant de l’énergie entre eux et dans certains cas avec le milieu
extérieur.
R
Trois cas peuvent se présenter :
le système fermé qui n’échange pas de matière avec l’extérieur ; il évolue à masse
PY
constante et peut échanger de l’énergie avec le milieu extérieur.
le système ouvert qui échange matière et énergie avec le milieu extérieur.
le système isolé qui n’échange rien avec le milieu extérieur : ni matière ni énergie.
O
Les variables thermodynamiques sont des grandeurs mesurables qui permettent de définir
-C
l’état d’un système et d’étudier son évolution.
Il existe deux types de variables :
les variables extensives qui dépendent de la quantité de matière : le volume v, la
longueur l, la charge électrique q etc.
les variables intensives qui sont indépendantes de la quantité de matière : la
N
moteur etc.
Attention : il faut bien définir le système thermodynamique, le milieu extérieur et la surface
de séparation à travers laquelle se font les échanges d’énergie.
R
FO
Transformation
AI
pi vi pf vf p : pression en pascal
3
ni Ti nf Tf v : volume en m
n : nombre de mole
T : la température en kelvin
État initial État final
T
les transformations isobares qui se font à p = cte ;
les transformations isochores qui se font à v = cte ;
H
IG
1.1.4.2. Transformation dite fermée
On parle de transformation fermée lorsque l’état initial est identique à l’état
final : c’est le cas des cycles.
R
État initial État
PY
= intermédiaire
État final
O
État
intermédiaire
-C
1.1.4.3. Transformation adiabatique
On appelle transformation adiabatique une transformation au cours de laquelle il n’y a pas
d’échange de chaleur avec le milieu extérieur Q = 0 J.
N
IO
Tous les états dans lesquels se trouve le système sont des états d'équilibre.
Si l'on inverse l'échelle des temps, la transformation est inversée (le système repasse par les
mêmes états d'équilibre).
Une telle transformation est idéale et ne correspond pas à la réalité.
M
travail on les rend en partie réversibles (combustion dans un moteur, dans une pile).
Dans ces transformations, les paramètres ne sont pas toujours définis, un paramètre n'ayant
AI
pas forcément la même valeur en tous les points du système en un instant donné. Par
exemple, lors de la combustion, il y a propagation d'un front de combustion, la température
en amont de ce front est différente de la température en aval. Pour pouvoir continuer l'étude
de telles transformations, on définit alors une température moyenne.
T
La représentation des variations de la pression en fonction du volume donne le diagramme de
CLAPEYRON, très utilisé (diagramme P, V) à T = cte.
H
Exemple : représentation d’une isotherme pour un gaz parfait
IG
p
R
PY
T = cte
O
v
Diagramme de Clapeyron
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
T
2.2. L’équation d’état d’un gaz parfait
H
Les variables d’état
IG
Ce sont les grandeurs qui définissent l’état du gaz :
sa pression p en pascal (Pa)
son volume v en mètre cube (m3)
R
sa température absolue T en kelvin (K)
son nombre de mole n.
PY
L’équation d’état
Il s’agit d’une relation entre les variables d’état tel que f (p, v, T, n) = 0.
L’équation d’état d’un gaz parfait est :
O
p.v = n.R.T
-C
Les unités :
Le volume v s’exprime en m3
La température T absolue est en kelvin. T (K) = 273 + t (°C).
IO
Remarque : on peut écrire cette équation en utilisant la masse p.v = m.r.T où r est une
AT
La chaleur spécifique molaire d'un corps est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 mole de
ce corps pour élever sa température de 1°C.
R
On constate que la chaleur nécessaire à l'élévation de 1°C d'un gaz est différente si cet
FO
Pour la transformation d’un gaz parfait à volume constant, la valeur de la chaleur spécifique
R
2
5
• C V = R pour un gaz diatomique : dioxygène O2, dihydrogène H2, diazote N2, monoxyde
2
de carbone CO
Pour la transformation d’un gaz parfait à pression constante, la valeur de la chaleur spécifique
molaire à pression constante est :
5
• C P = R pour un gaz monoatomique
2
7
• C P = R pour un gaz diatomique
2
T
Avec R = 8,31 J/mol/K
H
Pour un gaz parfait, la relation entre les deux chaleurs spécifiques est :
IG
CP − C V = R Relation de MAYER.
R
CP
On utilise aussi le rapport des deux chaleurs spécifiques que l’on note γ : γ=
CV
PY
2.4. Les grandeurs d’état
Les grandeurs d’état définissent l‘état du système à un instant donné. Les variations des
O
grandeurs d’état ne dépendent que de l’état initial et de l’état final et non du chemin suivi.
On ne s’intéressera qu’à l’énergie interne, l’enthalpie et l’entropie.
-C
2.4.1. Energie interne du gaz parfait
On note l’énergie interne U, elle s’exprime en joule.
L’énergie interne est la somme de l’énergie cinétique des particules dans le repère barycentrique
N
Or pour les gaz parfait, on néglige les interactions entre particules, donc l’énergie interne est
l’énergie cinétique des particules dans le repère barycentrique.
AT
Pour les gaz parfaits, l’énergie interne ne dépend que de la température absolue T : U = f (T)
3
L’énergie interne d’un gaz parfait monoatomique s’exprime par U = n.R.T = n CV T
2 Voir chaleur
M
5 spécifique
L’énergie interne d’un gaz parfait diatomique s’exprime par U = n.R.T = n CV T
2
R
H = U + pv
Pour les gaz parfaits, l’enthalpie ne dépend que de la température absolue T. : H = f (T)
5
L’enthalpie d’un gaz parfait monoatomique s’exprime : H = n.R.T = n Cp T Voir chaleur
2
spécifique
7
L’enthalpie d’un gaz parfait diatomique s’exprime H = n.R.T = n Cp T
2
T
On s’intéresse en particulier à la variation de l’enthalpie ∆H au cours d’une transformation :
H
∆H = n Cp ∆T = Qp
IG
Voir livret sur
chaleur
R
2.4.3. L’entropie
PY
L’entropie notée S est une grandeur d’état représentative du désordre et s’exprime en Joule
par kelvin (J/K).
O
∆S = ∆eS + ∆iS
-C
∆eS : entropie échangée avec le milieu extérieur, elle ne dépend que de la quantité
de chaleur mise en jeu Q.
si Q < 0 ∆eS < 0
N
T
• le travail noté W exprimé en joule
• la chaleur notée Q exprimée en joule
H
IG
Exemple : compression de l’air contenu dans un cylindre
R
• Le milieu extérieur : le piston, le cylindre, l’opérateur
Q<0
PY
Lorsque l’opérateur comprime l’air, le système reçoit du travail et
cède de la chaleur au milieu extérieur (échauffement).
O
l’énergie cédée par le système est négative. W>0
-C
3.2. Travail des forces de pression
1 0
→
Le travail d’une force Fext sur une distance d est donné par :
N
→
A E A
W = Fext.d Fext
IO
Et le travail des forces extérieures devient : W ext = pextxSxd soit W ext = pext(V1 – V0).
W = pext (V0-V1)
FO
T
H
3.4. Deuxième principe de la thermodynamique
IG
3.4.1. Insuffisance du premier principe
Le premier principe est celui de la conservation de l'énergie, de l'équivalence travail et
chaleur.
R
Dans le cas d'un cycle tel que celui des moteurs thermiques, le premier principe pose
W + Q = 0 mais ne montre pas :
• dans quelles conditions un système transforme une quantité de chaleur en travail (moteur
PY
ou récepteur),
• avec combien de sources à températures différentes le système doit échanger de la
chaleur.
O
3.4.2. Transformation monotherme sur un cycle
-C
C'est le cas d'un système qui n'échange de la chaleur qu'avec une seule source.
La température du système peut varier énormément, la température de la source reste
obligatoirement constante.
fermée.
De plus, si la transformation est monotherme, fermée et réversible, Q = 0 et donc W = 0. Il n'y
aura aucun échange de travail et de chaleur.
FO
Notations :
SC : Source chaude à la température Tc = cte ; QC transfert thermique avec SC ;
SF : Source froide à la température Tf = cte ; Qf transfert thermique avec SF ;
W : travail total mis en jeu dans le cycle
PREMIER ENONCE
Pour produire du travail, une machine thermique doit recevoir de la
chaleur d’une source chaude et en céder à une source froide.
T
QC + Qf > 0 et Q c > Q f
H
Il s’agit du cycle moteur :
Source froide
IG
TF
R
Qf < 0
PY
SYSTEME W<0
O
Qc > 0
-C
Source chaude
TC
N
DEUXIEME ENONCE
La chaleur ne peut passer d’une source froide à une source chaude que
IO
Qf > 0
SYSTEME W>0
R
Qc < 0
AI
Source
chaude Tc
pi vi pf vf
n T U n T U
H H
T
H
État initial État final
T = cte ⇒ pv = cte il s’agit de la loi de Mariotte
IG
⇒ U = cte ∆U = 0
⇒ H = cte
R
PY
4.1.1. Le tracé de l’isotherme dans le diagramme de Clapeyron
cte
p= fonction hyperbolique p
v
O
pi
-C
pf T
vi vf
v
N
4.1.2. Le travail W W
pf v
Wi→ f = nRT ln = nRT ln i
IO
pi vf
Où ln est la fonction logarithme népérien (voir livret 1.2).
AT
Q i→ f
∆S =
T
FO
pi v pf v
n Ti Ui n Tf Uf
R
Hi Hf
AI
pf
T
pi Tf > Ti
Ti
H
v
IG
v
4.2.2. Le travail W
v = cte implique Wi→f = 0 car les forces extérieures ne travaillent pas.
R
PY
4.2.3. La quantité de chaleur Q
D’après le 1er principe Q i→ f = ∆U = nC v ∆T
O
Tf
∆S = nC v ln
Ti
-C
4.3. Transformation isobare (p= cte)
p vi p vf
N
n Ti Ui n Tf Uf
Hi Hf
IO
p
R
p
FO
Tf > Ti
W Ti
vi vf
v
R
4.3.2. Le travail W
p = cte implique Wi→ f = −p(v f − v i )
AI
T
pi vi pf vf
H
n Ti Ui n Tf Uf
Hi Hf
IG
État initial État final
R
4.4.1. Relations de laplace
Les relations de Laplace ne sont valables que pour une transformation adiabatique
PY
réversible. Elles lient p, v, T et γ.
1− γ
γ γ −1 γ
pv = cte Tv = cte Tp = cte
O
4.4.2. Tracé dans le diagramme de
Clapeyron
p
-C
pi
N
Ti > Tf
pf Tf
IO
vi vf
v
AT
4.4.3. Le travail W
p f v f − pi vi
M
isentropique.
∆S = 0 donc S = cte
R
AI
T
Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique (qui constitue le
système) subissant une transformation cyclique où l'état final et initial sont identiques et
H
échangeant avec l'extérieur travail et chaleur.
On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de chaleur se font
IG
avec un nombre réduit de sources de chaleur. Ainsi, on appelle machine monotherme une
machine échangeant de la chaleur avec une seule source, et machine ditherme une machine
n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources.
R
Les machines thermiques permettent de produire du froid (réfrigérateur), du chaud (pompe à
chaleur) ou du travail (moteur thermique).
PY
Comme les transformations doivent être continues (pour marcher tout le temps, et non pendant
quelques secondes uniquement), il ne peut s'agir que :
• de transformations infiniment lentes : sans intérêt car dans ce cas le travail fourni serait
infiniment petit (l'énergie interne U étant de valeur finie).
O
• de transformations cycliques: c'est ce qui est réalisé en pratique.
-C
5.2. Les moteurs thermiques dithermes
On a vu au chapitre 3 qu’il fallait absolument 2 sources de chaleur au minimum pour avoir un
moteur (un moteur monotherme étant impossible à réaliser). Le moteur ditherme est donc le
moteur "minimal" qui échange de la chaleur entre deux sources. Cet échange de chaleur (qui
correspond globalement à une absorption de chaleur sur un cycle) permet une perte de travail,
N
la convertir en travail W. Ils perdent cependant une partie de cette chaleur QF qu'ils rejettent à la
source froide, l’air ambiant. Ils possèdent donc un rendement défini par :
W
AT
η=
QC
M
TC QC QF
Ici TC et TF sont constantes
R
TF
FO
R
C'est le moteur idéal car il possède le meilleur rendement possible pour un travail donné. Il
est réversible, donc il est forcément composé de 2 isothermes et de 2 adiabatiques qui
permettent de passer de l'isotherme chaude TC à l'isotherme froide TF. QC et QF sont
forcément échangées sur les isothermes puisque les autres transformations n'échangent pas
de chaleur. Les sources chaudes et froides sont des thermostats, donc leur température ne
varie pas.
2 adiabatiques
réversibles
T
H
TC
2 isothermes
IG
TF réversibles
R
1 principe : Wcycle = -QF - QC car ∆Ucycle = 0
er
PY
Q Q Q Q
2nd principe : ∆S cycle = − F + C car transformation réversible or ∆Scycle = 0 ⇒ F + C = 0
TF TC TF TC
O
QF T
=− F
QC TC
-C
W − (Q F + Q C ) Q T T
d'où η = = = −1− F = −1+ F = 1− F
QC QC QC TC TC
N
TF
η = 1−
IO
TC
Ce résultat montre que le rendement ne dépend pas du fluide et est d'autant plus élevé
AT
5.2.2. Exemple d’un moteur ditherme réel : le cycle de beau de rochas (essence)
M
Un moteur de Carnot est très compliqué (donc très cher) à réaliser, pour des raisons
techniques (et non théoriques). On fabrique donc des moteurs plus simples (moins chers)
R
mais non réversibles donc avec un rendement plus faible ou bien un travail plus faible.
Le moteur vu ici est constitué de 4 temps : un "temps" correspondant à une course totale du
piston et non à un type de transformation sur le diagramme (PV). Le fluide utilisé est un
mélange air – essence, assimilable à de l'air pur car le volume d'essence est négligeable.
0 → 1 : admission.
1 → 2 : compression adiabatique.
2 → 3 : explosion très rapide ( ⇒
isochore)
T
3 → 4 : détente adiabatique avec
production de travail.
H
4 → 1 : baisse de pression lors de
l'ouverture de la soupape
IG
1 → 0 : échappement.
R
s'effectuera uniquement sur les trajets isochores : lors de l'explosion (absorption de Q2) et
lors de la baisse de pression (rejet de Q1).
PY
• L'admission et la compression sont possibles car le moteur a été préalablement lancé (au
moyen d’un moteur électrique) et un volant d'inertie permet d'emmagasiner l'énergie
O
cinétique du lancement pour permettre l'aspiration de l'air. Par la suite, la présence de 3
autres cylindres, chacun fonctionnant sur un temps différent, permet une rotation plus
régulière du moteur ainsi qu'un travail fourni 4 fois plus élevé. La compression est
-C
nécessaire pour permettre l'explosion du mélange.
• La détente est provoquée par l'explosion du mélange air-essence qui crée une chaleur
intense très rapidement.
• L'échappement est provoqué par la phase de détente d'un autre piston qui entraîne le
vilebrequin.
N
essence est très rapide (contrairement à l'explosion d’un mélange air - gasoil du diesel).
• La compression et la détente sont adiabatiques du fait de la rapidité de la course du piston
(On a 4 temps pour 2 tours, donc à 3000 tr/min le piston effectue 6000 déplacements / min,
soit 1 déplacement / 10 ms. Or la chaleur met beaucoup plus de 10 ms à s'évacuer ⇒
M
extérieure.
• Pour finir le cycle est considéré comme quasi - statique ; cela se justifie par le fait que la
vitesse des molécules d'air est de l'ordre de 700 m/s à 600 K, or la course du piston (6 cm
FO
par exemple) s'effectue en 10 ms, soit une vitesse de déplacement de 6m/s << 700 m/s : la
pression a donc le temps de s'équilibrer.
R
AI
5.3.1. Réfrigérateur
T
H
IG
R
Il y a transfert d’énergie sous forme de chaleur d’un corps froid vers un corps chaud grâce à
un compresseur et à un détendeur. Ce cycle nécessite un apport de travail et ne peut donc
PY
être parcouru que dans le sens trigonométrique (absorption de travail).
L'efficacité est définie par :
Q
e= F
W
O
Cycle de Carnot du frigo
-C
2 adiabatiques
réversibles
p
N
IO
TC
2 isothermes
AT
TF réversibles
v
M
Q Q Q Q
2nd principe : ∆S cycle = − F + C car transfo réversible or ∆Scycle = 0 ⇒ F + C = 0
R
TF TC TF TC
FO
TC
Q C = −Q F ×
TF
R
QF QF QF 1 TF
d'où e = = = = =
− QF − QC TC − TF
AI
W TC TC
− QF + QF × −1
TF TF
TF
e=
TC − TF
Exemple :
260
pour TC ≈ 300K (27 °C) et TF ≈ 260K (-13 °C) on obtient e = = 6,5.
300 − 260
La température froide dépend du procédé utilisé (taux de compression etc.)
T
5.3.2. Pompe à chaleur
H
IG
R
PY
Il s'agit simplement d’un réfrigérateur ouvert sur l'extérieur qui pompe donc la chaleur QF de
l'extérieur et c'est la grille chaude du réfrigérateur qui chauffe la pièce (Bien évidemment, les
pompes à chaleur diffèrent des réfrigérateurs non pas au niveau du principe mais au niveau
O
des puissances mises en jeu, diamètre des tuyaux etc.).
Dans ce cas, c'est la chaleur QC restituée à l'air ambiant qui nous intéresse, et l’efficacité) est
Q
-C
donc définie par : e = C
W
On démontre alors, de la même façon que pour le frigo, pour le cycle de Carnot (le seul
réversible) que l’on obtient :
N
TC
e=
TC − TF
IO
Exemple :
300
Pour TC ≈ 300K (27 °C) et TF ≈ 260K (-13 °C) on obtient e = = 7,5. La température
300 − 260
AT
chaude dépend du procédé utilisé (taux de compression, méthode de détente etc.). Une
pompe à chaleur est d'autant plus efficace que TF (température extérieure) est faible.
M
R
FO
R
AI
Le transfert d’énergie sous forme de chaleur trouve son origine dans les écarts de température.
Ainsi, un transfert d'énergie sous forme de chaleur sera obtenu chaque fois qu'un gradient de
température existera au sein d'un système ou lorsque deux systèmes, à températures différentes,
seront mis en contact.
T
On distingue trois modes de transmission de la chaleur :
H
• la conduction
• la convection
IG
• le rayonnement
Bien que les trois processus puissent avoir lieu simultanément, l'un des mécanismes est
R
généralement prépondérant.
PY
Par exemple :
• la chaleur est principalement transmise par conduction à travers les murs en brique d'une
maison.
• l'eau dans une casserole placée sur une cuisinière est surtout chauffée par convection.
• la Terre reçoit sa chaleur du Soleil en grande partie par rayonnement.
O
-C
6.1 Transmission de la chaleur par conduction
6.1.1 Définition
La conduction est un processus physique de transmission de la chaleur qui s'appuie sur un milieu
N
matériel (solide, liquide, gaz), sans mouvement de matière, et qui fait passer la chaleur des
zones chaudes aux zones froides à l'aide de mécanismes à l'échelle microscopique (vibrations
IO
Par contre, si un fluide est soumis à un fort gradient thermique, la conduction devient rapidement
négligeable devant la convection naturelle.
R
AI
T
H
IG
R
Les matériaux sont plus ou moins propices à la conductibilité thermique.
PY
La capacité à conduire la chaleur est donnée par la conductivité thermique que l’on note λ
« lambda » et s’exprime en joule par mètre par seconde et par Kelvin J/m/s/K.
O
du matériau considéré (solide, liquide ou gaz). Le tableau ci-contre donne quelques valeurs
de λ pour divers matériaux à la température ambiante.
-C
Matériau λ Observation
J/m/s/K
Cuivre 380
Bons conducteurs thermiques
N
Aluminium 210
Fonte 60
Moyens conducteurs thermiques
IO
Acier doux 55
Caoutchouc 0,18
AT
Amiante 0,18
Isolants thermiques
Bois 0,10
M
Liège 0,04
R
T
de chaleur transmise de (1) à (2) s’exprime :
∆T
H
Q = λ.S.∆t.
e e
IG
Q: Quantité de chaleur en joule J
∆t : Durée de l’échange en seconde s
R
λ: Conductivité thermique en J/m/s/K
S: Surface en m2
∆T : Différence de température T1 - T2 en kelvin K
PY
e: Épaisseur de la paroi en mètre m
∆T
est le gradient de température en K/m
e
O
6.1.4 Résistance thermique
-C
La résistance thermique mesure l’aptitude du matériau à s’opposer au passage de la
chaleur.
Une couche d’épaisseur e, constituée d’un matériau de conductivité thermique λ, possède
une résistance thermique.
N
e
R=
λ
IO
R s’exprime en m2.K/W
La résistance thermique d’une paroi est la somme des résistances thermiques des
AT
6.2.1 Définition
Lorsqu'au sein d'un même fluide (liquide ou gaz) se produit
FO
T
6.2.2 Quantité de chaleur échangée
H
Lorsqu'un fluide de température T1 est placé en contact avec une surface S de température
T2, il se crée un flux de chaleur Φ de la zone chaude vers la zone froide donné par la relation
IG
suivante :
R
T1
PY
Q
Φ= = K.S.∆T
∆t
T2
O
Φ:
-C
Flux en joule par seconde J/s
Q: Quantité de chaleur en joule J
∆t : Durée de l’échange en seconde s
K: Coefficient de convection en J/m2/s/K
S: Surface en m2
N
On remarque clairement dans cette relation que deux facteurs favorisent la convection : la
surface de contact et le coefficient K.
Le coefficient K est assez difficile à calculer car il dépend de la conduction entre les
AT
transfert convectif.
R
6.3.1 Définition
Le rayonnement est fondamentalement différent des deux autres types de transfert de
chaleur, en ce sens que les substances qui échangent de la chaleur n'ont pas besoin d'être
en contact l'une avec l'autre. Elles peuvent même être séparées par le vide.
R
T
La contribution de toutes les fréquences à l'énergie de rayonnement est appelée pouvoir
d'émission du corps : c'est la quantité d'énergie émise par unité de surface et par unité de
H
temps. Outre l'émission, toutes les substances sont également capables d'absorber un
rayonnement.
Les surfaces opaques peuvent absorber ou réfléchir les rayonnements incidents. En général,
IG
les surfaces mates et rugueuses absorbent mieux le rayonnement que les surfaces brillantes
et polies. À l'inverse, les surfaces brillantes réfléchissent mieux le rayonnement que les
surfaces mates. Les corps dotés d'un bon pouvoir d'absorption sont également de puissants
R
émetteurs de chaleur, alors que les bons réflecteurs sont de mauvais émetteurs.
On observe que les capacités d'absorption, de réflexion et de transmission d'une substance
PY
dépendent de la longueur d'onde du rayonnement incident. Le verre, par exemple, transmet
de grandes quantités de rayonnement ultraviolet (ondes courtes), mais transmet mal le
rayonnement infrarouge (ondes longues).
O
6.3.2 La loi de stephan-boltzmann
La loi de Stefan-Boltzmann donne l'intensité du rayonnement M en W/m² en fonction de la
température absolue T du corps :
-C
N
Une surface noire et mate aura une forte émissivité et un faible coefficient de réflexion alors
AT
fluide doit être la plus mate et noire possible afin que le rayonnement soit meilleur. Dans ce
cas précis, grâce au rayonnement on pourra obtenir un transfert thermique complémentaire
à la convection.
R
FO
R
AI
Memo
Un système dit thermodynamique est un corps ou un ensemble de corps qui évoluent, se
transforment, en échangeant de l’énergie entre eux et dans certains cas avec le milieu extérieur.
T
le système ouvert qui échange matière et énergie avec le milieu extérieur.
le système isolé qui n’échange rien avec le milieu extérieur : ni matière ni énergie.
H
IG
Transformation dite ouverte
On parle de transformation ouverte lorsque l’état initial est différent de l’état final : une variable au
moins est différente.
R
Des cas particuliers :
les transformations isothermes qui se font à T = cte ;
PY
les transformations isobares qui se font à p = cte ;
les transformations isochores qui se font à v = cte ;
- Transformation adiabatique
O
On appelle transformation adiabatique une transformation au cours de laquelle il n’y a pas
d’échange de chaleur avec le milieu extérieur Q = 0 J.
-C
- Enthalpie du gaz parfait
L’enthalpie est une énergie, elle se note H et s’exprime en joule.
- L’entropie
N
L’entropie notée S est une grandeur d’état représentative du désordre et s’exprime en Joule par
kelvin (J/K).
IO
Une pompe à chaleur est d'autant plus efficace que TF (température extérieure) est faible.
- La conduction est le seul mécanisme qui permet à la chaleur d'être transmise au sein d'un
R
solide.
e
- Résistance thermique : R = R s’exprime en m2.K/W
FO
Le rayonnement est fondamentalement différent des deux autres types de transfert de chaleur,
en ce sens que les substances qui échangent de la chaleur n'ont pas besoin d'être en contact
l'une avec l'autre. Elles peuvent même être séparées par le vide.
- Une surface noire et mate aura une forte émissivité et un faible coefficient de réflexion alors qu'une
surface blanche et brillante aura le comportement opposé.
VIII Optique
L'optique est la science de la lumière et des images qu'elle peut former
1. Nature de la lumière
1.1. Les trois modèles de la lumière
T
1.1.1. Le modèle géométrique
H
En optique géométrique, on considère la lumière comme un ensemble de rayons
lumineux dont on sait étudier le chemin dans l'espace. Ce modèle, très utile pour étudier la
IG
formation des images et les phénomènes de réflexion et de réfraction trouve ses limites dès
que les rayons considérés deviennent très fins ou qu'il y a superposition de rayons lumineux.
Il est valide lorsque la dimension des obstacles rencontrés est très supérieure à la longueur
d'onde. On l'utilisera pour étudier les phénomènes de réflexion et de réfraction.
R
1.1.2. Le modèle ondulatoire
PY
Plusieurs expériences réalisées aux XVIIème et XVIIIème siècle ont remis en question l'optique
géométrique. L'expérience des trous de Young en est une bonne illustration.
O
devrait donner une plage
fortement lumineuse, mais on
-C obtient une zone où se succèdent
des bandes verticales
alternativement claires et
obscures.
N
IO
nature ondulatoire en la comparant au son, mais cette comparaison a ses limites puisque le
son est une onde mécanique alors que la lumière est une onde électromagnétique
comme ont permis de l'établir plus tard les travaux de Fresnel, Poisson puis Maxwell et Hertz
au XIXème siècle.
M
défendue notamment par Biot au XIXème siècle puis étayée par Planck et confirmée par
Einstein au début du XXème siècle qui émet l'hypothèse de l'existence des photons porteurs
FO
Principe.1. Il existe des rayons lumineux qui restent indépendants les uns des autres (pas
T
d’interaction entre eux).
Principe.2. Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux sont
H
des lignes droites.
Principe.3. A la surface de séparation de deux milieux, les rayons lumineux obéissent aux
IG
lois de Snell-Descartes.(voir chapitre III)
R
SOURCE PONCTUELLE
PY
Une source ponctuelle est une source lumineuse sans dimension, elle est donc
un objet purement mathématique. Les étoiles sont parfois considérées comme
des sources ponctuelles à cause de leur petite dimension apparente.
O
SOURCE ETENDUE
Une source étendue est une source lumineuse possédant des dimensions
-C
physiques non nulles. Toutes les sources lumineuses réelles sont donc des
sources étendues.
RAYON LUMINEUX
On appelle rayon lumineux toute courbe suivant laquelle se propage la lumière.
N
FAISCEAU LUMINEUX
IO
PINCEAU LUMINEUX
R
DIOPTRE
Un dioptre est une surface de séparation entre deux milieux de matériaux
différents, qui laisse passer au moins une partie de la lumière.
Ex : la paroi d'un aquarium est un dioptre séparant l'eau de l'air.
MIROIR
Un miroir est une surface qui réfléchit totalement la lumière reçue.
OBJET LUMINEUX
Tout objet qui est visible pour l'œil émet de la lumière. C'est un objet
T
lumineux.
H
Rayon lumineux
IG
R
Objet lumineux
PY
FORMATION D'UNE IMAGE
Le sténopé est un minuscule trou qui tient lieu d'objectif dans une chambre
noire. L'image produite par un sténopé dans une chambre noire est renversée,
ce qui illustre la propagation rectiligne de la lumière.
O
-C
N
Droite : ou Renversée :
R
FO
Agrandie : ou Diminuée :
R
Réelle : ou Virtuelle :
AI
T
association de Syst. LUMIERE
Opt.
dioptres
H
ESPACE OBJET REEL ESPACE OBJET VIRTUEL
IG
R
ESPACE IMAGE REEL ESPACE IMAGE VIRTUEL
PY
Miroirs Syst. LUMIERE
Opt.
ESPACE OBJET REEL ESPACE OBJET VIRTUEL
O
1.1.7. Stigmatisme
-C
C'est la propriété d'un système optique qui associe un seul point image à chaque point
objet. Les systèmes optiques ne sont souvent stigmatiques que pour certains points
remarquables ou dans certaines conditions.
N
NOTION DE STIGMATISME
IO
Un système optique est rigoureusement stigmatique s’il donne, d’un point objet A, un point
image A’.
Le miroir plan est le seul système optique rigoureusement stigmatique.
En ce qui concerne les lentilles, le stigmatisme ne peut être qu’approché. L’image d’un point est
AT
Ce sont les conditions à respecter pour obtenir des images de qualité correcte (stigmatisme
approché).
Conditions de Gauss :
R
Les rayons lumineux doivent faire un petit angle avec l’axe principal de la lentille (axe optique).
Et : Les rayons lumineux doivent rencontrer la lentille au voisinage de son centre optique.
FO
Milieu homogène :
C'est un milieu de propagation dont l'indice est constant. L'indice d'un milieu est
caractéristique de sa densité. C'est le rapport de la vitesse de propagation de la lumière
c
dans le vide à celle de la lumière dans ce milieu n = < 1
V
Milieu isotrope :
C'est un milieu de propagation dont les propriétés physiques sont identiques dans toutes les
T
directions.
H
REFLEXION
La réflexion est le changement de direction de la lumière lorsqu'elle frappe une
IG
surface, transparente ou non, sans la traverser. (Voir paragraphe II.1)
REFRACTION
R
La réfraction est la déviation de la lumière lorsqu'elle traverse l'interface entre deux
milieux transparents de densités optiques différentes (voir paragraphe III.1)
PY
DIFFRACTION
La diffraction est la déviation de la lumière qui traverse une fente étroite ou qui
rencontre un obstacle très petit.
O
DIFFUSION
-C
La diffusion est la dissémination dans toutes les directions de la lumière lorsqu'elle
rencontre un milieu constitué de fines particules ou une surface irrégulière (ex. : il n'est
pas possible de voir clairement ce qui se trouve derrière une vitre dépolie parce qu'elle
diffuse la lumière qui la traverse).
N
OMBRE ET PENOMBRE
IO
Une ombre est une zone d'obscurité située à l'arrière (par rapport à la source
lumineuse) d'un objet opaque éclairé. Cette zone existe à cause de la propagation
rectiligne de la lumière et reproduit la forme de l'obstacle. La pénombre est une zone
partiellement éclairée située autour de l'ombre qui est présente lorsque la source
AT
Ombre et pénombre
EXPERIENCE
T
H
IG
On observe sur l'écran une figure de diffraction. Ce phénomène se produit
R
lorsque l'ouverture par laquelle passe la lumière est de petite taille. On dit que
l'ouverture a diffracté la lumière du laser.
PY
Remarques :
Plus l'ouverture est petite, plus le phénomène de
diffraction est marqué.
Le phénomène de diffraction met en défaut le
O
principe de propagation rectiligne de la lumière
dans un milieu homogène.
-C
Si l'ouverture est une fente, on observe la figure
ci-contre.
INTERPRETATION ONDULATOIRE
Le modèle géométrique ne permet pas d'expliquer ce phénomène.
N
La lumière émise par le laser peut être décrite comme une onde
électromagnétique sinusoïdale de fréquence donnée.
IO
etc...).
Dans le vide, la célérité de la lumière est c = 299 792 458 m.s-1 ; on retiendra :
FO
c 3.108m/s
Remarques :
La célérité de la lumière dans le vide ne dépend pas de la fréquence de l'onde.
La célérité de la lumière dans l'air est pratiquement égale à sa célérité dans le vide.
La célérité de toutes les ondes électromagnétiques est la même que celle de la
R
lumière.
Dans un milieu matériel transparent d'indice n >1, la vitesse de la lumière est c
AI
V=
plus faible : n
T
PERIODICITE TEMPORELLE
Période : T en secondes (s)
H
Fréquence f ou ν en Hertz (Hz)
IG
1
T ν=
T
R
(ν : lettre grecque, se lit "nu")
PY
PERIODICITE SPACIALE
La longueur d'onde dans le vide d'une onde lumineuse monochromatique sera
O
notée λo. Cette longueur d'onde est inversement proportionnelle à la fréquence
de l'onde.
-C
N
c
λo=
IO
Les longueurs d'onde des ondes lumineuses visibles sont comprises entre λ0 =
AT
du vide ou de l'air :
λo λ : longueur d'onde dans le vide
R
T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
T
H
S2
IG
S1
R
PY
Ce phénomène n'est observable que lorsque les deux sources S1 et S2 sont
cohérentes, c'est-à-dire synchrones, de même fréquence et de déphasage constant.
Sur l'écran, nous pouvons observer une tache de diffraction striée de fines bandes noires
parallèles, équidistantes et de direction perpendiculaire à celle de la droite joignant les deux
O
trous : (S1S2). L'ensemble des franges alternativement claires et sombres, constitue les
franges d'interférences. La distance entre deux milieux de franges brillantes consécutives
-C
s'appelle l'interfrange.
T
Les rayons émis par la lampe à ampoule
H
de quartz sur la plaque en zinc,
déchargent l'électroscope préalablement
chargé.
IG
Si l'on interpose une plaque de verre qui
filtre les rayons ultraviolets,
l'électroscope ne se décharge plus, quel
R
que soit le temps d'exposition.
Quand la lame est soumise au rayonnement lumineux, les électrons sont arrachés au métal :
PY
c'est l'effet photoélectrique. L'électroscope se décharge. L'extraction des électrons
nécessite de l'énergie : celle-ci est fournie par la lumière.
L'interposition d'une lame de verre qui filtre les "U.V." montre que l'extraction n'est possible
qu'avec certaines longueurs d'onde, courtes, plus énergétiques que les autres. Si l'on
O
expose la plaque aux rayonnements de longueur d'onde plus grande, quelle que soit la
durée, les électrons ne sont pas arrachés.
-C
1.1.15. Interprétation d'EINSTEIN
Einstein interprète l'effet photoélectrique en formulant les hypothèses suivantes :
Les échanges d'énergie entre la matière et le rayonnement lumineux s'effectuent
par quantités "discrètes" ou paquets d'énergie (quanta d'énergie).
N
de la lumière.
Pour qu'un électron soit arraché au métal, il est nécessaire que l'énergie du photon
incident soit supérieure à l'énergie d'extraction de l'électron du cristal métallique.
AT
Photons
Éjection de l'électron
e−
Si le photon possède une
M
électriquement, de masse au repos nulle), dont l'énergie est liée à la fréquence de l'onde par
la relation :
AI
T
• Électroluminescence
• Chimiluminescence
H
• Photoluminescence
IG
L'absorption de lumière, quant à elle, correspond à la capture de photons par les électrons
des atomes, qui se trouvent ainsi portés à des niveaux excités ; ce qui peut se traduire,
notamment, par l'échauffement d'une masse de matière ou par la production d'un courant
R
électrique (effet photoélectrique).
INCANDESCENCE
PY
L'incandescence est l'émission de lumière par un corps qui est chauffé. La couleur de la
lumière émise est alors caractéristique de la température de ce corps (ex. : un rond de
plaque électrique devient rouge lorsqu'il est porté à haute température, le filament d'une
O
ampoule incandescente produit de la lumière lorsqu'un courant électrique le traverse).
-C
N
LUMINESCENCE
La luminescence est l'émission de lumière par un corps non incandescent, donc « froid »,
AT
FLUORESCENCE
R
PHOSPHORESCENCE
La phosphorescence est l'émission, par luminescence, de lumière par un corps qui a été
soumis à un rayonnement. L'émission de lumière persiste donc après l'excitation (ex. :
l'écran d'un téléviseur émet une faible lumière pendant quelque temps après qu'on l'ait éteint
car les photophores qui le forment émettent par phosphorescence).
2. Réflexion
2.1. Définitions
T
Plan d'incidence
H
i
On appelle plan d'incidence le plan défini par la Axe optique
normale à la surface réfléchissante et le rayon r
IG
incident.
R
C'est la droite déterminée par la normale au plan
de réflexion, passant par le point O où le rayon
PY
incident rencontre cette surface.
O
Le rayon réfléchi est dans le plan d'incidence.
L'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence.
-C
r=i
Le miroir plan est le seul système optique rigoureusement stigmatique pour tout point.
IO
A A'
r
M
R
FO
B A’
A B’
R
(A'B'=AB)
T
Il existe plusieurs types de miroirs sphériques ou paraboliques :
H
i
IG
r
les miroirs concaves, convergents, pour lesquels la
C O
surface réfléchissante est tournée vers le centre de la
sphère
R
PY
i
r
O
O C
les miroirs convexes, divergents, pour lesquels cette
-C
surface est tournée vers l'extérieur.
N
1.1.21. Focalisation
Un miroir sphérique ne peut focaliser des rayons incidents que s'ils arrivent parallèles à l'axe
IO
optique et proche de l'axe optique. Dans ce cas on considère qu'il y a focalisation en F'.
Dans le cas contraire, on dit qu'il y a aberration de sphéricité.
Pour éviter les aberrations, les miroirs sphériques ont en général un rayon de courbure très
AT
important.
Rayon 1
M
C F' O
FO
R
T
concave, le foyer est situé devant la surface réfléchissante. Si la surface réfléchissante du
miroir sphérique est convexe, le foyer est situé derrière la surface réfléchissante.
H
IG
R
C F' O F O F' C
PY
f = OF' est appelé distance focale du miroir.
O
1.1.23. Formation des images
-C
B B
N
B'
A'
IO
Si AO>CO l'image est réelle, renversée Un miroir convexe ne forme que des
M
La "formule des miroirs" permet de trouver la position d'une image lorsqu'un objet est placé
devant un miroir sphérique :
AO est la mesure algébrique de la distance de l'objet au miroir en mètres,
R
A E A
1 1 2 1 A A'O est la mesure algébrique de la distance de l'image
E A
+ = =
AI
au miroir en mètres,
AO A'O CO F'O
CO
A E A est la mesure algébrique du rayon de courbure du
miroir en mètres,
A F'O est la mesure algébrique de la distance focale en
E A
mètres.
T
Le télescope de type newton
H
IG
R
PY
Le télescope spatial Hubble
O
Le télescope Hubble est un instrument optique américain
et européen permettant d’observer la lumière dans les
-C
domaines visible, infrarouge et ultraviolet. Il est placé en
orbite autour de la Terre à une altitude de 580 km évitant
ainsi les perturbations dues à l’atmosphère terrestre. Le
télescope proprement dit comprend un miroir primaire
parabolique concave qui renvoie la lumière incidente sur
un miroir secondaire hyperbolique convexe
N
IO
Phares de voiture
AT
Et plus généralement, la plupart des systèmes optiques d'observation qui nous entourent.
M
La lumière blanche, nous l'avons déjà vu, est une superposition d'ondes lumineuses de
AI
3. Réfraction
3.1. La Réfraction de la lumière
3.1.1. Le phénomène
T
H
IG
Lorsqu'un rayon lumineux passe d'un milieu de
propagation à un autre n'ayant pas la même
R
"densité optique" et donc pas le même indice, il se
produit une déviation de ce rayon à la surface de
séparation de ces deux milieux. Ce phénomène
PY
est appelé réfraction de la lumière.
O
3.1.2. Réfraction et réflexion
-C
Lorsqu'un rayon lumineux heurte la surface de séparation de deux milieux, il y a à la fois
réfraction et réflexion :
Rayon incident
N
Milieu 1 Milieu 2
IO
i1
Axe optique
i2
r
AT
INDICE DE REFRACTION
Comme nous l'avons vu, au chapitre I paragraphe 3.2, l'indice de réfraction
d'un milieu transparent est le rapport entre la célérité d'une onde se propageant
dans le vide et sa célérité dans le milieu considéré.
n: indice de réfraction du milieu transparent
c
T
n= c: célérité de l'onde dans le vide (3.108m.s-1)
V V: célérité de l'onde dans le milieu transparent (m.s-1)
H
INFLUENCE DES INDICES
IG
Rayon incident Rayon incident
R
Milieu 1 Milieu 2 Milieu 1 Milieu 2
PY
séparation i2 séparation
r r i2
O
Si n1<n2 alors i1 > i2 Si n1>n2 alors i1 < i2
-C
MILIEU DISPERSIF - MILIEU NON DISPERSIF
Un milieu transparent est dit dispersif si la célérité d'une onde lumineuse
monochromatique qui se propage dans ce milieu dépend de sa fréquence
N
(donc de sa longueur d'onde dans le vide). Dans le cas contraire, il est non
dispersif.
IO
DISPERSION DE LA LUMIERE
AT
T
(d'indice supérieur), la déviation se fait vers la normale au plan de séparation.
H
Dans ce cas quelle que soit la valeur de l'angle d'incidence, le rayon sera
toujours réfracté.
IG
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
R
Normale au plan i1 n2>n1 i2< i1
de séparation
r i2
PY
Rayon réfléchi
Rayon réfracté
O
Si le milieu2 est moins réfringent que le milieu1, le rayon réfracté s'écarte de la
normale. -C
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan i1 n2<n1 i2> i1
de séparation
N
r i2
Rayon réfléchi
IO
Rayon réfracté
tel que le rayon réfracté fait un angle de 90° avec la normale au plan de
séparation des deux milieux.
M
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2 n1 . sin λ = n2 . sin 90°
λ
R
Normale au plan
de séparation
r 90° n2
sin λ =
FO
Rayon réfléchi n1
Rayon réfracté
REFLEXION TOTALE
R
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
λ
Normale au plan
de séparation
r
Rayon réfléchi
Exemples :
T
d'incidence supérieur à
43,6°.
H
1
λ=sin (
-1
)
1.45
IG
λ≈43,6°
R
Trajet d'un rayon laser
PY
à travers un prisme
droit d'angle à la base
45°
O
La face interne du
prisme se comporte
comme un miroir.
-C
3.2.2. Fibre optique
N
CONSTITUTION
IO
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
FO
nG=1,43
i2 i2 nC=1,46
α i1
R
AI
Le rayon lumineux pénétrant dans le cœur de la fibre optique se réfracte, puis subit une
série de réflexions totales à la surface de séparation entre le cœur et la gaine, avant de
ressortir en subissant de nouveau une réfraction.
Pour qu'un rayon lumineux puisse se propager dans la fibre, il faut que la valeur de α ne
soit pas trop élevée.
Ce type de fibre optique est dit à saut d'indice. Ce modèle de fibre n'est pas sans
inconvénient : affaiblissement du signal, interférences,…D'autres modèles plus
performants ont été réalisés : fibre à gradient d'indice, fibre monomode.
T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
4. Lentilles
4.1. Caractéristiques des lentilles
4.1.1. Définitions
Une lentille est un milieu transparent (n> 1) limité principalement par deux dioptres
T
>
H
différence algébrique des rayons de courbure des dioptres qui les constituent.
Exemple :
IG
Lentilles minces Lentille "épaisse"
R1=25 R2= -25 R1=25 R2= 25
R1-R2= 50 R1-R2= 0
R
e=1.6<<50 e=1.6>0
PY
Il existe deux types de lentilles minces:
Convergentes à bords minces : les bords sont plus minces que le centre
O
-C Axe optique
N
Divergentes à bords épais : les bords sont plus épais que le centre
IO
AT
Axe optique
M
La droite qui joint les centres des deux dioptres sphériques s’appelle l’axe principal ou axe
R
optique.
FO
Axe optique
O O
AI
LENTILLE CONVERGENTE
T
H
Axe optique
IG
O
Lentille convergente
R
Les rayons lumineux convergent en un point appelé foyer focal image.
PY
LENTILLE DIVERGENTE
O
-C Axe optique
O
Lentille divergente
N
Les rayons lumineux divergent et semblent provenir d'un point unique appelé
foyer focal image.
IO
CENTRE OPTIQUE
C'est le centre géométrique de la lentille, il est noté O. Tout rayon passant par
le centre optique n'est pas dévié.
M
Axe optique
R
O
FO
T
Axe optique Axe optique
H
F O O F
Lentille divergente
Lentille convergente
IG
Foyer objet réel Foyer objet virtuel
R
PROPRIETES DES FOYERS OBJET ET IMAGE
Pour une lentille convergente, les foyers image et objet sont réels. Pour une
PY
lentille divergente, les foyers image et objet sont virtuels.
Les foyers objet et image d'une lentille mince sont symétriques par rapport à
son centre optique.
O
4.1.5. Distance focale et vergence
f= OF
Le principe de construction est fondé sur trois rayons particuliers : un qui passe par le centre
optique, les deux autres par les deux foyers.
AI
Tout rayon incident qui passe par le centre optique de la lentille émerge sans être dévié.
Tout rayon incident qui passe (ou semble passer) par le foyer objet de la lentille émerge
parallèlement à l'axe optique.
Tout rayon incident qui arrive parallèlement à l'axe optique émerge en passant (ou en semblant
passer) par le foyer image.
Conventions de signes souvent utilisées : la lumière se déplace de gauche à droite et les
objets et images ont une mesure algébrique positive.
T
A'
H
OA < OF
A E A A E
O Image : réelle
A F F'
renversée
IG
agrandie
B'
Objet : réel
R
B
PY
OA = OF O
A E A A E
F F' Image : réelle à
A B’ ∞
l'infini
O
B’ ∞
Objet : réel
B'
-C
B
OF < OA < 0 A' A O F' Image : Virtuelle
F
A E A A E A
N
droite
agrandie
IO
Objet : à l'infini
B∞
AT
B∞
OA →-∞
A E A
A'
Les rayons O
F F' Image : Réelle
arrivent
M
parallèles sur le
B'
foyer
image
R
Objet : virtuel
FO
B
B'
OA > 0
A E A
Image : Réelle
O A' A
F F' droite
R
diminuée
AI
T
B
B'
H
OA < OF'
EA A A E A A E
Image : virtuelle
A A' O droite
F' F
IG
diminuée
Objet : réel
R
sur le
B foyer objet
PY
B'
OA = OF'
A E A A E
Image : virtuelle
A' O
F' F droite
A diminuée
O
Objet : réel
B
-C
B'
A OF' < OA < 0 E A A E A
F' F
droite
diminuée
IO
B∞ Objet : à l'infini
B∞
AT
B'
OA →-∞
A E A
Les rayons
arrivent A' O F Image : virtuelle
M
F'
parallèles sur le
foyer
image
R
Objet : virtuel
FO
B'
B
0 < OA < OF A E A A E A
Image : réelle
droite
R
O A A'
F' F agrandie
AI
A'
OA > OF F' O F A
A E A A E
Image : virtuelle
T
renversée
B' agrandie
H
B’ ∞ Objet : virtuel
IG
B’ ∞
B
R
F' O F
OA = OF
A E A A E
A Image : réelle
se forme à
PY
l'infini
O
4.3. Formules des lentilles
-C
4.3.1. Formules de conjugaison
1 1 1 ou 1 1 1
- = - =
p' p f'
N
OA' OA OF'
IO
p’ = OA' est la mesure algébrique de la distance du centre optique à l'image en mètres
A E A
AT
f' = OF' est la mesure algébrique de la distance du centre optique au foyer image en mètres
A E A
A'B' OA'
γ=
R
=
AB OA
FO
γ : grandissement
A A'B' : mesure algébrique de la taille de l'image
E A
AB : mesure algébrique de la taille de l'objet
R
A E A
AI
Mémo
La lumière est une onde électromagnétique.
- Réfraction
La réfraction est la déviation de la lumière lorsqu'elle traverse l'interface entre deux
milieux transparents de densités optiques différentes.
T
- Luminescence
H
La luminescence est l'émission de lumière par un corps non incandescent, donc « froid », sous
IG
l'effet d'une excitation.
R
La lumière blanche est une superposition d'ondes lumineuses de longueurs d'ondes différentes.
Les différents matériaux absorbent certaines ondes lumineuses et réfléchissent les autres. Le blanc
PY
n’absorbe aucune couleur.
O
Nous avons vu que si l'on passe d'un milieu1 à un milieu2 plus réfringent (d'indice supérieur),
la déviation se fait vers la normale au plan de séparation. Dans ce cas quelle que soit la valeur
de l'angle d'incidence, le rayon sera toujours réfracté.
-C
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
n2>n1 i2< i1
N
Normale au plan i1
de séparation i2
r
IO
Rayon réfléchi
Rayon réfracté
AT
Si le milieu 2 est moins réfringent que le milieu1, le rayon réfracté s'écarte de la normale.
Rayon incident
M
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan i1 n2<n1 i2> i1
de séparation
R
r i2
Rayon réfléchi
FO
Rayon réfracté
Il existe donc un angle d'incidence noté λ, appelé angle de réfraction limite, tel que le
rayon réfracté fait un angle de 90° avec la normale au plan de séparation des deux
milieux.
R
AI
Rayon incident
n1 . sin λ = n2 . sin 90°
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan λ
de séparation
r 90° n2
sin λ =
Rayon réfléchi
n1
Rayon réfracté
- Lentille convergente
T
Axe optique
H
O
Lentille convergente
IG
Les rayons lumineux convergent en un point appelé foyer focal image.
R
- Lentille divergente
PY
O
Axe optique
O
-C
Lentille divergente
Les rayons lumineux divergent et semblent provenir d'un point unique appelé foyer focal
image.
N
- Centre optique
IO
C'est le centre géométrique de la lentille, il est noté O. Tout rayon passant par le centre optique
n'est pas dévié.
- Le principe de construction est fondé sur trois rayons particuliers : un qui passe par le centre
AT
- Formule de grandissement :
A'B' OA'
γ= =
AB OA
γ : grandissement
R
A'B' : mesure algébrique de la taille de l'image
AI
A E A
AB : mesure algébrique de la taille de l'objet
A E A
T
1.1.1. Définition
H
On appelle onde mécanique progressive, le phénomène de propagation d’une
déformation dans un milieu élastique.
La plupart des milieux physiques sont élastiques, certains possèdent une grande élasticité
IG
comme le caoutchouc, d’autres possèdent une élasticité très restreinte, comme le verre ou
l’acier, mais suffisante pour permettre la propagation de certaines ondes mécaniques.
R
1.1.2. Ondes transversale et longitudinale
PY
ONDE TRANSVERSALE
Une onde est transversale lorsque le déplacement des points du milieu de
propagation s'effectue perpendiculairement à la direction de propagation.
Sens de propagation
O
Exemples :
• Déformation d’une corde
• Houle marine…
Déformation
-C
ONDE LONGITUDINALE
Une onde est longitudinale lorsque le déplacement des points du milieu de
N
Exemples :
• Déformation d’un ressort
• Son (déformation de l’air, ou d’un autre
AT
matériau)…
détente compression
M
Déformation
R
DIRECTION DE PROPAGATION
Une onde se propage, à partir de la source, dans toutes les directions qui lui
sont offertes. On distinguera ainsi les ondes à une, deux ou trois dimensions.
Onde à une dimension : La propagation a lieu dans une seule direction (mais
R
éventuellement dans les deux sens). C'est le cas, par exemple, de l'onde se
propageant le long d'une corde.
AI
Sens de propagation
Sens de propagation
T
x
H
IG
Onde à trois dimensions : La propagation a lieu dans l'espace à trois
dimensions. C'est le cas d'une onde sonore engendrée par une source sonore.
R
z
PY
O
-C y
x
N
IO
CELERITE DE L’ONDE
On appelle célérité v de l'onde la vitesse de propagation de l'onde. C'est le
rapport entre la distance d parcourue par l'onde et la durée ∆t du parcours.
T
La célérité de l'onde est une propriété du milieu de propagation et ne
H
dépend pas de la façon dont la source a engendré l'onde, mais seulement des
caractéristiques physiques du milieu dans lequel l’onde se propage. Elle est
IG
donc constante dans un milieu donné dans des conditions données.
Par exemple la célérité du son dans l'air dépend de sa température. La célérité
d'une onde se propageant sur une corde dépend de sa tension et de sa masse
R
linéique (masse par unité de longueur).
Sens de propagation
PY
O
d
t1 -C t 2
Exemples : les sons purs émis par une corde de piano sont des ondes mécaniques
sinusoïdales.
IO
DOUBLE PERIODICITE
Prenons l’exemple simple d’une onde à une seule dimension : celui d’une corde
AT
M
M
R
YM T YM = f(t)
T YM : position d’un point M
T : période
t
R
T
La longueur d‘onde est la distance
H
parcourue par l’onde pendant une durée
égale à sa période temporelle.
IG
λ=vT
λ : longueur d’onde en m
R
v : vitesse de propagation en m/s
T : période en s
PY
POINTS EN PHASE
Onde à une dimension :
O
Les points M1, M2 et M3
conservent la même
2λ
ordonnée quel que soit
M1 λ M2
-C
λ M3 l'instant t. On dit que les
points M1, M2 et M3 vibrent
en phase.
= k: λ
d si
d étant la distance entre deux points, ces points vibrent en phase
N
M1 λ
AT
d1
M2
d2
M
M1 d
M2
R
M1 et M2 vibrent en phase
si : et M2, ces points vibrent en phase si :
Id2-d1I = k λ d=kλ
M2
M1 et M2 vibrent en phase si : Id2-d1I = k λ
AI
d2
λ
d1
M1
T
H
IG
R
Loi de la réflexion :
PY
• L’angle que fait l’onde réfléchie par rapport à la
surface réfléchissante est égale à l’angle que fait
l’onde incidente :
r = i
O
• L’onde réfléchie et l’onde incidente ont même
r fréquence et même longueur d’onde.
-C
i
N
Loi de la réfraction :
R
v1 v2 v v
= de propagation : f = 1 = 2
λ1 λ2 λ1 λ2
T
L'ouverture est de grande taille
par rapport à la longueur d'onde a
H
(λ négligeable par rapport à a).
Pas de diffraction.
IG
R
λ
PY
L'ouverture est de petite taille par
rapport à la longueur d'onde (λ a
non négligeable par rapport à a).
O
L'onde est diffractée.
-C
1.2.4. Interférences
Vue de dessus S1 A B C D S2
R
Vue de profil
A B C D
C
S1 A BD S2
Les deux ondes arrivent en phase et se
rencontrent en B et C où les amplitudes
s’ajoutent. On a donc une "double
bosse".
T
A B D
C
H
IG
S1 C A B S2 Lorsque les points A et D se rencontrent,
D les deux signaux sont toujours en phase
mais leurs amplitudes sont dans le sens
R
inverse de celui du schéma précédent.
On a donc un " double creux "
PY
C B
A
O
D
On obtient donc lors de l'interférence des deux signaux une succession de
"ventres" séparés par des points qui restent immobiles : les "nœuds".
-C
L'ensemble est appelé franges d'interférences.
Ligne de points P vibrant
avec une amplitude
maximale : ventres.
N
Ligne de creux.
IO
Ligne de crêtes.
AT
Ligne nodale :
lieu des points T
immobiles : nœuds.
M
T
H
IG
Les quatre schémas ci-contre
représentent les positions
R
relatives de deux ondes A et B
ainsi que l'onde résultante par
PY
interférence.
Un point immobile reste toujours
immobile, un point d'amplitude
donnée garde toujours la même
amplitude.
O
-C
N
maximale : ventre
constituant des nœuds auxquels s'ajoutent d'autres nœuds à la moitié, aux tiers et aux
autres fractions de la longueur de la corde, l'ensemble vibrant de concert. La plus longue
vibration produit la note de musique fondamentale, les vibrations superposées de plus
R
nœud ventre
Une corde tendue entre deux points fixes et soumise à une excitation sinusoïdale entre en
résonance lorsque les fréquences excitatrices sont multiples d'une même fréquence f0,
appelé mode fondamental.
Les fréquences multiples de f0 sont appelées harmoniques.
T
H
IG
R
PY
Audition faible Audition forte
O
RETOURS D'EMISSIONS ELECTROMAGNETIQUES ET " T.O.S ".
-C
Dans le cas d'une réception, la longueur de l'antenne n'a pas beaucoup
d'incidence. Mais dans le cas d'une émission, l'émetteur est un générateur de
signal électrique et l'antenne est chargée de diffuser, sous la forme d'un
rayonnement électromagnétique, toute l'énergie radioélectrique qui lui est
envoyée.
N
1+ (REF/FWD)
Taux d'ondes stationnaires =
A A
1- (REF/FWD)
A A
R
AI
1.4.1. Notion
Il s'agit d'un phénomène physique inhérent à tous les systèmes ondulatoires dès qu'il y a un
mouvement relatif de la source et du récepteur.
Par exemple, la fréquence des vagues vues par une personne sur la plage, a une valeur
T
donnée. Si l'observateur se trouve sur un bateau, le mouvement des mêmes vagues
présente une fréquence plus importante si le bateau vient à la rencontre des vagues. A
H
l'inverse, cette fréquence sera plus faible si le navire avance dans le sens de la houle.
Un autre exemple très simple de l'effet Doppler est fourni par l'écoute de la sirène d'un
IG
véhicule de secours en déplacement. Le son paraît toujours plus aigu (fréquence plus
élevée) quand le véhicule se rapproche que quand il s'éloigne. La différence avec l'exemple
des vagues est que, cette fois, c'est l'émetteur (le véhicule) qui se déplace et non plus le
récepteur (vous), mais le mouvement relatif reste le même.
R
PY
O
-C
N
IO
La différence des fréquences perçues entre le point fixe et le point mobile est fonction
du mouvement relatif entre l'émetteur et le récepteur.
AT
mouvement.
→
R
c
On obtient la fréquence réfléchie par la formule : f' = f. , ce qui permet, en
( c + V.cos α)
R
T
l'onde émise " illumine " la cible, celle-ci réfléchit une portion de l'onde vers le radar. Les
radars utilisent des ondes de différentes fréquences selon l'utilisation qui en est faite.
H
L'antenne sert à la fois d'émetteur et de récepteur, et doit donc partager son temps entre
l'envoi d'ondes et l'écoute des échos potentiels.
IG
R
PY
O
-C
N
Tout aéroport possède un réseau radar à proximité afin d'aider au contrôle du trafic aérien.
Ce réseau peut être utilisé pour détecter les avions autour de l'aéroport ou pour connaître les
IO
déterminer l'altitude. Aujourd'hui, les antennes radar sont souvent disposées en réseaux,
avec pointage et coordination par ordinateur.
M
1.5.2. Le SONAR
Alors que le radar utilise une onde électromagnétique pour détecter des objets dans son
R
2. Le son
2.1. Définition du son
Le son est une sensation auditive provoquée par une onde acoustique. D'un point de vue
physique, c’est une onde mécanique progressive se propageant dans un milieu matériel, d’un
point de vue physiologique, c’est un signal perçu par le sens de l’ouïe.
T
H
IG
R
Cet ébranlement de la matière se caractérise par une variation de pression se propageant de
proche en proche. Plus la pression acoustique est grande, plus le volume sonore est important.
PY
O
Les ondes acoustiques sont par définition, perceptibles par l’oreille humaine mais elles ne constituent qu’une partie des ondes mécaniques qui se
transmettent par vibration de la matière. Il existe aussi des infrasons et des ultrasons dont les fréquences sont respectivement trop basses ou trop
élevées pour être audibles.
-C
La perturbation associée à une onde sonore concerne la pression interne d’un milieu matériel.
Dans le cas du son se propageant dans l’air, c’est le champ de pression atmosphérique qui subit
des variations. L’onde mécanique modifie depuis sa source, en chaque point de son trajet, la
N
propice à la propagation de ces ondes. Grâce à une excitation mécanique, une molécule reçoit
une impulsion qui la met en mouvement dans une certaine direction. Elle rencontre
successivement d'autres molécules qu'elle pousse devant elle en formant ainsi une zone de
compression. Comme tout milieu liquide, solide ou gazeux possède une certaine élasticité, la
AT
région comprimée ne tarde pas à se détendre. En raison de leur inertie, les molécules dépassent
leur point de repos et à la compression succède une détente, tandis qu'une nouvelle zone de
compression se forme plus loin.
M
Il s'établit ainsi une série d'oscillations longitudinales formant un train d’ondes successives qui se
propagent de proche en proche à une vitesse qui dépend du milieu. L’onde ne transporte pas de
matière : un haut-parleur puissant ne peut créer un courant d'air, il s'agit d'une vibration des
R
molécules de gaz.
FO
R
AI
FREQUENCE
L'onde sonore est caractérisée par sa période et sa fréquence :
P(t)
T
T
T
H
t
IG
1 Période : T en s
f= Fréquence : f en Hz
R
T
Puissance sonore : P en W
PY
LONGUEUR D'ONDE (PERIODICITE SPACIALE)
O
λ
-C
λ
N
x
IO
HAUTEUR DU SON
La hauteur d'un son est liée à sa fréquence : une fréquence faible correspond à
R
Octave
Note
1 2 3 4 5 6 7 8
Un son pur est une onde progressive sinusoïdale : une seule fréquence.
T
t
H
IG
Un son complexe est un superposition de sons purs qui peuvent être retrouvés par
décomposition en série de Fourier. Ce son est toujours périodique mais non sinusoïdal.
R
PY
t t
O
-C
2.2.3. Amplitude du son
A
A
N
t
IO
-A
AT
L’amplitude d’un signal est sa valeur maximale. Ici l’amplitude du signal qui varie entre la
valeur +A et –A est +A, c'est-à-dire le maximum réel de la fonction sur une période.
L’amplitude d’un son caractérise directement l’intensité du son, c’est à dire son volume, ou
M
S
P
R
P d
I=
4πd2
AI
GENERALITES
L'onde sonore est une onde mécanique spatiale qui se propage
dans toutes les directions de l'espace, à condition d'avoir un
matériau qui lui permet de se déplacer. Le son ne se déplace
T
pas dans le vide.
La vitesse de propagation du son dépend de la nature du
H
milieu dans lequel elle se déplace. Dans l'air, elle dépend de
la température et de la pression atmosphérique. Au niveau de
IG
la mer à 20°C, sous une pression atmosphérique normale d’un
bar, elle est de :
340 mètres par seconde soit 1224 km/h
Voici quelques exemples de vitesse du son dans divers
R
matériaux :
Matériau V(m/s)
PY
Air sec à 20°C 343
Dioxygène 327
Gaz
Diazote 349
Dihydrogène 1307
O
Eau 1500
Liquide
Chloroforme 960
-C Acier 5500
Solide Béton 1000 à 2000
Terre 5000 à 9000
V : vitesse en m/s
λ λ : longueur d'onde en m
V= =λf
IO
T T : période en s
f : fréquence en Hz
AT
des interférences qui ont été abordées aux paragraphes 2.4 et 3.1.
Le phénomène d’écho :
R
Le son se réfléchit sur un obstacle rigide et massif dont la dimension est très
supérieure à sa longueur d’onde. La réflexion d'un son correspond au
FO
LE MUR DU SON
Il y a quelques années, on pouvait entendre le "bang" causé par un avion qui passe le mur du
son. De nos jours, nous ne l'entendons plus car il est interdit aux avions de passer le mur du
son n'importe où. Lorsqu'un avion vole, il produit une onde sonore et celle-ci se propage à une
vitesse d’environ 295.m/s soient 1060km/h et non de 340m/s comme vu précédemment car les
avions évoluent dans un air froid dont la pression est plus faible.
T
Si l'avion se déplace moins vite que le son
H
(vitesse subsonique) l’onde sonore qu’il
génère sous forme de vibrations de l'air se
IG
propage en avant de l'aéronef. Dans ce cas
nous entendons l'avion avant qu'il ne soit
passé. Hormis l’effet Doppler, aucun
phénomène particulier ne se produit. Tous les
R
avions commerciaux volent à vitesse
subsonique.
PY
Lorsque la vitesse de l'avion approche la vitesse
du son, à vitesse transsonique, un phénomène
particulier se produit. Les ondes sonores, qui se
O
déplacent à une vitesse pratiquement égale à
celle de l'appareil s'accumulent devant le nez de
-C
celui-ci. Cette accumulation crée une forte
surpression en avant de l'avion qui se heurte à
un "mur". Il faut alors un surcroît de puissance
pour dépasser cette vitesse critique et passer le
"mur du son". Cette poussée supplémentaire est
N
augmentation du bruit.
"Bang" supersonique.
R
FO
T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
T
La voix humaine :
Elle est produite par la vibration des cordes vocales.
H
Instruments de musique :
IG
R
PY
Le souffle du musicien produit un travail qui fournit l'énergie mécanique nécessaire pour
mettre l’anche de la clarinette en vibration. Pour un violon, l’énergie mécanique est fournie
par le frottement de l’archet qui provoque le mouvement vibratoire d’une corde tendue.
O
L'amplification du son est produite par la résonance du corps de l'instrument.
-C
Microphone et haut-parleur :
N
IO
AT
La qualité du son est définie comme étant la capacité d'un système sonore à restituer la plus
large bande de fréquences avec le même niveau d'intensité sonore. Elle correspond à la
AI
GAIN
Le gain d'un système audio définit le niveau de la puissance du signal de sortie
par rapport à celle du signal d'entrée. C'est un écart mesuré en décibels (dB)
grâce à une échelle logarithmique.
G = 10 log
Système "audio" PS
Signal d'entrée Signal de sortie
gain : G PE
T
H
BANDE PASSANTE
IG
Un système en général transmet inégalement les diverses fréquences. On peut
alors définir la bande passante comme étant l'intervalle de fréquences
pour lequel le gain ne diminue pas de plus de 3dB (par exemple) par
R
rapport à sa valeur maximale. Les fréquences extrêmes constituent des
fréquences de coupure (basse fc1, et haute fc2)
PY
Courbe de réponse d'un haut-parleur :
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
Bande passante à –3 dB
T
court instant. Cette étendue des valeurs a amené l'utilisation d'une échelle logarithmique graduée
en décibels (dixièmes de bels) qui permet de mesurer ces variations de pression par rapport à une
H
valeur de référence : le minimum audible.
IG
2.4.1. Intensité acoustique (ou sonore)
L'intensité acoustique est liée à deux variables qui sont la puissance du son émis et la
distance à laquelle se trouve le récepteur. C'est la puissance sonore reçue par unité de
R
surface :
PY
S
P
d
O
P
-C
I : intensité acoustique en W/m2
I= P : puissance émise par la source en W
S
S : surface de la sphère de réception en m2
L'intensité acoustique minimale perçue par l'oreille humaine est de 10-12 W/m2.
N
IO
Le niveau d'intensité acoustique peut être défini à partir du rapport de la pression acoustique
FO
La valeur I0 = 10-12 W/m2 sert de référence à l'échelle des bruits : elle correspond à 0 dB.
Par calcul on vérifie facilement que la variation du niveau d'intensité acoustique n'est pas
linéaire : par exemple, lorsque l'intensité d'un son double, la perception de ce son augmente
seulement de 3 dB.
Remarques : D'une personne à l'autre, cette perception varie. Les tests auditifs montrent
que la sensibilité de l’oreille est différente selon la fréquence et le niveau sonore général. On
constate qu'en dessous d'une certaine puissance variable en fonction de la fréquence, il est
impossible d'entendre les sons, c'est le seuil d'audition. On remarque aussi qu'au-delà
d'une certaine puissance, les sons deviennent insupportables, c'est le seuil de douleur. Il
apparaît aussi que c'est pour les fréquences situées entre 500 et 5000 Hz que l’oreille est la
plus sensible, et qu’elle est plus sensible aux sons aigus qu'aux sons graves.
T
Attention : l'audition humaine peut être altérée définitivement par des bruits de niveau
H
d'intensité acoustique trop élevés.
IG
Type de bruit 2 Sensation Auditive
acoustique en dB en W/m
-12
0 10 Seuil d'Audibilité
R
bruissement de feuilles 15 - -
-9
chuchotements 30 10 -
bureau calme 45 - calme
PY
-6
conversation normale 60 10 -
-5
restaurant bruyant 70 10 bruyant mais supportable
pool dactylographique 75 - -
-4
camion 80 10 -
O
RISQUE DE DETERIORATION DE L'OUïE
-3 -
atelier de couture 90 10
difficilement supportable
moto 95 -
marteau piqueur 100
-C 10
-2 -
-
boîte de nuit 105 -
douloureux
klaxon puissant 120 1
--
avion à réaction 140 100
N
Les seuils d'audition et de douleur dépendent également des fréquences des sons perçus.
M
R
FO
R
AI
T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI
UTILISATION DU SONOMETRE
Le sonomètre est un appareil qui permet de mesurer le niveau d'intensité
sonore en décibel (dB).
Il comporte, suivant les modèles, plusieurs filtres de pondération A, C, pour
tenir compte de la sensibilité de la référence utilisée : le filtre A, par exemple,
fait référence à la sensibilité de l'oreille humaine.
Étalonnage et utilisation de l'appareil :
T
DESCRIPTION
H
1. Microphone à condensateur.
2. Affichage.
IG
3. Interrupteur et choix de signal de sortie.
4. Sélecteur de pondération et d'étalonnage interne.
5. Sélecteur de pondération de temps.
R
6. Gamme de mesure.
7. Borne de sortie.
PY
8. Compartiment pile.
9. Indicateur de dépassement de calibre.
10. Vis de réglage.
O
-C
N
ÉTALONNAGE
• Placer le sélecteur sur la position CAL.
•
IO
UTILISATION
•
M
changer d'échelle).
• Procéder à la série de mesures du niveau d'intensité acoustique.
FO
Mémo
CELERITE DE L’ONDE
La célérité de l'onde est une propriété du milieu de propagation et ne dépend pas de la façon
dont la source a engendré l'onde, mais seulement des caractéristiques physiques du milieu dans
lequel l’onde se propage.
T
Loi de la réflexion :
• L’angle que fait l’onde réfléchie par rapport à la
H
surface réfléchissante est égale à l’angle que fait
l’onde incidente :
IG
r = i
R
i
PY
O
Effet DOPPLER-FIZEAU -C
Il s'agit d'un phénomène physique inhérent à tous les systèmes ondulatoires dès qu'il y a un
mouvement relatif de la source et du récepteur.
Par exemple, la fréquence des vagues vues par une personne sur la plage, a une valeur donnée. Si
l'observateur se trouve sur un bateau, le mouvement des mêmes vagues présente une fréquence
plus importante si le bateau vient à la rencontre des vagues. A l'inverse, cette fréquence sera plus
N
LE SONAR
Alors que le radar utilise une onde électromagnétique pour détecter des objets dans son
FO
environnement, le sonar utilise une onde mécanique, le son. Le mode de fonctionnement du radar et
du sonar est sensiblement le même (ces appareils se composent tous deux d'un émetteur et d'un
récepteur).
Dans l'eau, on ne peut utiliser les ondes électromagnétiques, car elles n'ont qu'une faible portée dans
R
ce milieu. Le son, au contraire, s'y propage facilement, ce qui donne une portée raisonnable au
sonar. Il est cependant difficile de se servir de l'effet Doppler pour déterminer la vitesse de la cible à
l'aide du sonar.
AI