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Part66 Module2

PHYSIQUE

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PHYSIQUE

T
H
Module 2

IG
R
.

PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

Centre de Formation des Mécaniciens 66 - agrément n° FR 147 0037


Tous droits réservés  reproduction interdite  www.air-formation.com
AIR FORMATION  14 avenue Escadrille Normandie Niemen  31700 BLAGNAC  Tel : +33 (0)5 34 47 18 38
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Cette documentation est un document d’instruction, elle ne sera pas remise à jour, elle ne doit pas être
considérée comme une référence technique.

T
H
GARANTS DES LIVRETS

IG
Visa Rédacteur Visa Responsable Qualité par Visa Responsable Formation
William FAUGERE intérim Reynald DACHICOURT
Laurent VALLIER

R
PY
GLOSSAIRE

O
Un glossaire commun à l’ensemble des modules vous sera remis
-C
BIBLIOGRAPHIE
 Sciences Physiques 4ème technologique chez NATHAN TECHNIQUE
 Sciences Physiques BEP chez HACHETTE TECHNIQUE
 MICROMEGA : PHYSIQUE 1ERE S chez HATIER
N

 PHYSIQUE 1ERE ET TERMINALE S - ÉDITIONS NATHAN


 VIBRATIONS TESTING - ÉDITIONS BRÜEL & KJAER
IO

 ESSAIS STRUCTURELS - ÉDITIONS BRÜEL & KJAER


 GUIDE EN CALCUL MECANIQUE - ÉDITIONS HACHETTE TECHNIQUE
 PHYSIQUE TERM S - ÉDITIONS HACHETTE ÉDUCATION COLLECTION DURANDEAU

AT

DOCUMENTS INTERNET :
o Mécanique – Terminale S.T.L. – P.L.P.I - J. Carbonnet – Lycée Louis Vincent – Metz
o F.N.A.
 SCIENCES PHYSIQUES BAC PRO chez HACHETTE Technique
M

 INITIATION A L’AERONAUTIQUE chez CEPADUES EDITIONS


R

TABLEAU D'EVOLUTION
Edition : 05/2016
FO

Révision Date Pages modifiées Version informatique


15/02/2010 Nouveaux documents V01
1 24/08/2012 Livret entièrement révisé V02
R

Page de garde et page 1 : adresse,


signatures et noms modifiés + édition
2 10/05/2016 V03
AI

Pied de page modifié sur l’ensemble du


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Module 2 Page 3 sur 200

Niveau

A B1 B2

2.1 Matière 1 1 1
Nature de la matière : les éléments chimiques, structure des atomes, molécules ;
Composés chimiques.

T
États : solide, liquide et gazeux ;

H
Changements d'états.
2.2 Mécanique

IG
2.2.1 Statique 1 2 1
Forces, moments et couples, représentation vectorielle ;

R
Centre de gravité.
Éléments de théorie de contrainte, allongement et élasticité : tension, compression, cisaillement

PY
et torsion ;
Nature et propriétés des solides, des liquides et des gaz ;
Pression et flottabilité dans les liquides (baromètres).

O
2.2.2 Cinétique 1 2 1
Mouvement linéaire : mouvement uniforme en ligne droite, mouvement sous accélération
constante (mouvement sous l'action de la gravité) ;
-C
Mouvement rotatif : mouvement circulaire uniforme (forces centrifuge et centripète) ;
Mouvement périodique : mouvement pendulaire ;
Théorie simple des vibrations, des harmoniques et de la résonance ;
N

Rapport de vitesse, gain et rendement mécanique.


IO

2.2.3 Dynamique
a) Masse 1 2 1
Force, inertie, travail, puissance, énergie (énergie potentielle, cinétique et totale), chaleur,
AT

rendement ;
b) Quantité de mouvement, conservation de la quantité de mouvement ; 1 2 2
Impulsion ;
M

Principes des gyroscopes ;


Frottement : nature et effets, coefficient de frottement (résistance au roulage).
R

2.2.4 Dynamique des fluides


FO

a) Poids spécifique et densité ; 2 2 2


b) Viscosité, résistance des fluides, effets du profilage ; 1 2 1
effets de la compressibilité sur les fluides ;
Pression statique, dynamique et totale : Théorème de Bernouilli, venturi
R
AI

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Module 2 Page 4 sur 200

Niveau

A B1 B2

2.3 Thermodynamique
a) Température : thermomètres et échelles de température : Celsius, Fahrenheit et Kelvin ; 2 2 2
définition de la chaleur.

T
b) Capacité calorifique, chaleur spécifique ; 2 2
Transfert de chaleur : convection, rayonnement et conduction ;

H
Dilatation volumétrique ;

IG
Première et seconde loi de la thermodynamique ;
Gaz : lois des gaz parfaits ; chaleur spécifique à volume constant et pression constante, travail
effectué par la dilatation des gaz ;

R
Dilatation isotherme, adiabatique et compression, cycles moteur, volume constant et pression
constante, réfrigérateurs et pompes à chaleur ;

PY
Chaleurs latentes de fusion et évaporation, énergie thermique, chaleur de combustion.
2.4 Optique (Lumière) - 2 2
Nature de la lumière, vitesse de la lumière ;

O
Lois de la réflexion et de la réfraction : réflexion sur des surfaces planes, réflexion par des
miroirs sphériques, réfraction, lentilles
Fibres optiques.
-C
2.5 Déplacement des ondes et du son - 2 2
Déplacement des ondes : ondes mécaniques, déplacement des ondes sinusoïdales,
phénomène d'interférences, ondes stationnaires ;
N

Son. vitesse du son, production du son, intensité, ton et qualité, effet Doppler.
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 5 sur 200

Sujet Module 2 titre du module :


Catégorie B1 :52 questions à choix multiples et 0 question à développement. Temps alloué 65 minutes.
Catégorie B2 : 52 questions à choix multiples et 0 question à développement. Temps alloué 65 minutes.

Exigences en matière de connaissances de base

T
Niveaux de connaissance - licence de maintenance d'aéronefs catégories A, B1, B2 ET C

H
Les connaissances de base pour les catégories A, B1 et B2 sont indiquées par l'attribution d'indicateurs de
niveaux de connaissance (1, 2 ou 3) pour chaque sujet concerné.

IG
Les indicateurs de niveau de connaissances sont définis comme suit :
NIVEAU 1
Une familiarisation avec les éléments principaux du sujet.

R
Objectifs : Le postulant devra être familiarisé avec les éléments de base du sujet.
Le postulant devra être capable de donner une description simple de la totalité du sujet, en utilisant des

PY
mots communs et des exemples.
Le postulant devra être capable d'utiliser des termes typiques.
NIVEAU 2
Une connaissance générale des aspects théoriques et pratiques du sujet.

O
Une capacité à appliquer cette connaissance.
Objectifs : Le postulant devra être capable de comprendre les principes essentiels théoriques du sujet.
-C
Le postulant devra être capable de donner une description générale du sujet, en utilisant, comme il
convient, des exemples typiques.
Le postulant devra être capable d'utiliser des formules mathématiques conjointement aux lois physiques
décrivant le sujet.
Le postulant devra être capable de lire et de comprendre des croquis, des dessins et des schémas
N

décrivant le sujet.
Le postulant devra être capable d'appliquer ses connaissances d'une manière pratique en utilisant des
IO

procédures détaillées.
NIVEAU 3
Une connaissance détaillée des aspects théoriques et pratiques du sujet.
AT

Une capacité à combiner et appliquer des éléments de connaissances séparés d'une manière logique et
compréhensible.
Objectifs : Le postulant devra connaître la théorie du sujet et les relations avec les autres sujets.
Le postulant devra être capable de donner une description détaillée du sujet en utilisant les principes
M

essentiels théoriques et des exemples spécifiques.


Le postulant devra comprendre et être capable d'utiliser les formules mathématiques en rapport avec le
sujet.
R

Le postulant devra être capable de lire, de comprendre et de préparer des croquis, des dessins simples et
des schémas décrivant le sujet.
FO

Le postulant devra être capable d'appliquer ses connaissances d'une manière pratique en utilisant les
instructions du constructeur.
Le postulant devra être capable d'interpréter les résultats provenant de différentes sources et mesures et
d'appliquer une action corrective comme il convient.
R
AI

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Module 2 Page 6 sur 200

Sommaire
La MATIERE .........................................................................................................................................................10
1. L’atome .............................................................................................................................................................. 10
1.1. Constitution de l’atome ........................................................................................................................................ 10
1.2. Symbole de l’atome .............................................................................................................................................. 11

T
1.3. Ordre de grandeur et caractéristiques .................................................................................................................. 11
1.4. Répartition électronique ....................................................................................................................................... 11

H
1.5. Les modèles de l’atome ........................................................................................................................................ 13
1.6. Les ions .................................................................................................................................................................. 13

IG
2. Les éléments chimiques ..................................................................................................................................... 14
2.1. Définition ............................................................................................................................................................... 14
2.2. La classification périodique actuelle ..................................................................................................................... 15
2.3. Familles chimiques ................................................................................................................................................ 15

R
2.4. La règle de stabilité de l’octet ou du duet............................................................................................................. 16
3. Les moléculess ................................................................................................................................................... 18

PY
3.1. Définition ............................................................................................................................................................... 18
3.2. La liaison covalente ............................................................................................................................................... 18
3.3. Représentations des molécules ............................................................................................................................ 19
3.4. La valence .............................................................................................................................................................. 20

O
3.5. Remarques ............................................................................................................................................................ 20
4. Les états de la matière ....................................................................................................................................... 21
4.1. Les trois états de la matière .................................................................................................................................. 21
4.2.
-C
Les changements d’état de corps purs .................................................................................................................. 22
4.3. Courbe de refroidissement ................................................................................................................................... 23
4.4. La surfusion ........................................................................................................................................................... 24
5. La mole .............................................................................................................................................................. 25
5.1. Défintion................................................................................................................................................................ 25
N

5.2. La masse molaire ................................................................................................................................................... 25


5.3. Masse et nombre de mole .................................................................................................................................... 25
IO

5.4. Les propriétés des corps gazeux ........................................................................................................................... 25


6. La réaction chimique .......................................................................................................................................... 27
6.1. Définition ............................................................................................................................................................... 27
6.2. Caractéristiques d’une réaction chimique ............................................................................................................ 27
AT

6.3. Ecriture d’une réaction chimique .......................................................................................................................... 27


MECANIQUE STATIQUE......................................................................................................................................30
1. Forces, moments et couples, représentations .................................................................................................... 30
M

1.1 forces ..................................................................................................................................................................... 30


1.2. Composition et décomposition des forces ............................................................................................................ 31
R

1.3. Principe des actions réciproques .......................................................................................................................... 31


1.4. Poids et centre de gravité ..................................................................................................................................... 32
1.5. Equilibre d'un solide soumis à plusieurs forces..................................................................................................... 33
FO

1.6. Moment d'une force par rapport à un axe............................................................................................................ 34


1.7. Couple et moment d'un couple ............................................................................................................................. 35
1.8. Théorème des moments ....................................................................................................................................... 37
1.9. Principe de la clé dynamométrique ...................................................................................................................... 37
R
AI

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Module 2 Page 7 sur 200

2. Notions de contrainte ........................................................................................................................................ 38


2.1. Elasticité ................................................................................................................................................................ 38
2.2. Allongement .......................................................................................................................................................... 38
2.3. Traction ................................................................................................................................................................. 38
2.4. Compression.......................................................................................................................................................... 38
2.5. Torsion................................................................................................................................................................... 39
2.6. Flexion plane ......................................................................................................................................................... 39
2.7. Cisaillement ........................................................................................................................................................... 40

T
2.8. Autres causes de déformation .............................................................................................................................. 40
3. Propriétés des solides, liquides et gaz ................................................................................................................ 41

H
3.1. Solide ..................................................................................................................................................................... 41
3.2. Liquide ................................................................................................................................................................... 41

IG
3.3. Gaz......................................................................................................................................................................... 41
4. Pression et poussée dans les liquides ................................................................................................................. 42
4.1. Pression ................................................................................................................................................................. 42
4.2. Pression dans un liquide........................................................................................................................................ 42

R
4.3. Pression atmosphérique ....................................................................................................................................... 43

PY
MECANIQUE CINEMATIQUE ..............................................................................................................................48
1. Les paramètres du mouvement.......................................................................................................................... 48
1.1. Solides et systèmes matériels ............................................................................................................................... 48
1.2. Référentiel et repère ............................................................................................................................................. 48

O
1.3. Trajectoire et repérage ......................................................................................................................................... 49
1.4. Centre d'inertie ..................................................................................................................................................... 51
1.5. Vitesses et accélération......................................................................................................................................... 52
2.
-C
Mouvements de translation ............................................................................................................................... 55
2.1. Mouvement rectiligne ........................................................................................................................................... 55
2.2. Mouvement de translation curviligne ................................................................................................................... 57
2.3. Mouvement de translation circulaire .................................................................................................................... 57
3. Mouvement de rotation..................................................................................................................................... 58
N

3.1. Mouvement circulaire ........................................................................................................................................... 58


3.2. Mouvement circulaire uniforme ........................................................................................................................... 60
IO

3.3. Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe .................................................................................... 61
4. Mouvements composés ..................................................................................................................................... 62
4.1. Chute libre d'un mobile possédant une vitesse initiale ........................................................................................ 62
AT

4.2. Fortes accélérations et variations de "g" .............................................................................................................. 63


5. Mouvements périodiques .................................................................................................................................. 65
5.1. Caractéristiques communes .................................................................................................................................. 65
5.2. Mouvements pendulaires et caractéristiques....................................................................................................... 65
5.3. Oscillateurs mécaniques ....................................................................................................................................... 67
M

6. Rapport de vitesses, amplification, rendement .................................................................................................. 72


6.1. Rapport de vitesses ............................................................................................................................................... 72
R

6.2. Amplification et rendement mécanique ............................................................................................................... 75


MECANIQUE DYNAMIQUE ..................................................................................................................................78
FO

1. Forces, systèmes et quantité de mouvement ..................................................................................................... 78


1.1. Forces extérieures et système isolé ...................................................................................................................... 78
1.2. Quantité de mouvement ....................................................................................................................................... 78
2. Forces de poussée ..................................................................................................................................................... 80
3. L’inertie .............................................................................................................................................................. 81
R

3.1. Notion d'inertie ..................................................................................................................................................... 81


3.2. Principe de l'inertie (première loi de newton) ...................................................................................................... 81
AI

3.3. Theoreme du centre d'inertie ............................................................................................................................... 81


3.4. Moments des solides en rotation.......................................................................................................................... 82
3.5. Principes gyroscopiques ........................................................................................................................................ 85
3.6. Le gyroscope.......................................................................................................................................................... 88

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Module 2 Page 8 sur 200

4. Travail d'une force ............................................................................................................................................. 90


4.1. Travail d'une force constante ................................................................................................................................ 90
4.2. Travail d'une force non constante......................................................................................................................... 91
5. L'énergie ............................................................................................................................................................ 92
5.1. Définition de l'énergie ........................................................................................................................................... 92
5.2. Transferts d'énergie .............................................................................................................................................. 93
5.3. Principe de conservation de l'énergie ................................................................................................................... 96
5.4. Energie cinétique................................................................................................................................................... 96

T
5.5. Théorème de l'énergie cinétique .......................................................................................................................... 97
5.6. Energie potentielle ................................................................................................................................................ 98

H
5.7. Énergie mécanique et conservation ...................................................................................................................... 99
6. Puissance ......................................................................................................................................................... 100

IG
6.1. Définition .............................................................................................................................................................100
6.2. Puissance moyenne .............................................................................................................................................100
6.3. Puissance d'une force de translation ..................................................................................................................100
6.4. Puissance d'un couple .........................................................................................................................................100

R
6.5. Rendement ..........................................................................................................................................................100
7. Frottements ..................................................................................................................................................... 101

PY
7.1. Nature .................................................................................................................................................................101
7.2. Forces de frottement ..........................................................................................................................................101
7.3. Effets ...................................................................................................................................................................102
8. Résistance au roulement.................................................................................................................................. 103

O
8.1. Contact entre deux surfaces ...............................................................................................................................103
8.2. Résistance au roulement .....................................................................................................................................103
-C
MECANIQUE DYNAMIQUE DES FLUIDES .......................................................................................................107
1. Généralités ...................................................................................................................................................... 107
2. Description du mouvement d’un fluide ............................................................................................................ 109
2.1. Equation de conservation de la masse ou équation de continuité .....................................................................109
2.2. Théorème de bernoulli ........................................................................................................................................110
N

3. Application aéronautique ................................................................................................................................ 114


3.1. Pourquoi un avion vole-t-il ? ...............................................................................................................................114
IO

3.2. Les profils d’ailes .................................................................................................................................................115


3.3. L’écoulement de l’air autour d’une aile ..............................................................................................................116
3.4. La résistance de l’air ............................................................................................................................................117
AT

TEMPERATURE ET CHALEUR .........................................................................................................................121


1. La température ................................................................................................................................................ 121
1.1. Définition .............................................................................................................................................................121
1.2. Les échelles de températures .............................................................................................................................121
M

1.3. Mesures et repérages de températures .............................................................................................................122


2. La chaleur......................................................................................................................................................... 123
R

2.1. Définition .............................................................................................................................................................123


2.2. Chaleur spécifique massique ...............................................................................................................................123
2.3. Chaleur spécifique molaire .................................................................................................................................124
FO

2.4. Chaleur latente de changement d’état ...............................................................................................................124


3. Conclusion ....................................................................................................................................................... 124
THERMODYNAMIQUE .......................................................................................................................................126
1. Introduction à la thermodynamique ................................................................................................................ 126
R

1.1. Système thermodynamique ................................................................................................................................126


1.2. Évolution d’un système : cas particulier du gaz ..................................................................................................126
AI

2. Les gaz parfaits................................................................................................................................................. 129


2.1. Définition .............................................................................................................................................................129
2.2. L’équation d’état d’un gaz parfait .......................................................................................................................129
2.3. Les chaleurs spécifiques ......................................................................................................................................129
2.4. Les grandeurs d’état ............................................................................................................................................130

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Module 2 Page 9 sur 200

3. Les principes thermodynamiques..................................................................................................................... 132


3.1. Les différents modes de transfert d’énergie .......................................................................................................132
3.2. Travail des forces de pression .............................................................................................................................132
3.3. Premier principe de la thermodynamique ..........................................................................................................133
3.4. Deuxième principe de la thermodynamique.......................................................................................................133
4. Etude de quelques transformations du gaz parfait ........................................................................................... 135
4.1. Transformation isotherme reversible (t = cte) ....................................................................................................135
4.2. Transformation isochore (v= cte) ........................................................................................................................135

T
4.3. Transformation isobare (p= cte) .........................................................................................................................136
4.4. Transformation adiabatique réversible ...............................................................................................................137

H
5. Les machines thermiques ................................................................................................................................. 138
5.1. Cycles et machines thermiques ...........................................................................................................................138

IG
5.2. Les moteurs thermiques dithermes ....................................................................................................................138
5.3. Les machines frigorifiques ...................................................................................................................................141
6. Les mécanismes des échanges d’énergie par chaleur ....................................................................................... 143
6.1 transmission de la chaleur par conduction .........................................................................................................143

R
6.2 transmission de la chaleur par convection..........................................................................................................145
6.3 transmission de la chaleur par rayonnement.....................................................................................................146

PY
OPTIQUE .............................................................................................................................................................149
1. Nature de la lumière ........................................................................................................................................ 149
1.1. Les trois modèles de la lumière...........................................................................................................................149

O
1.2. Le modèle géométrique ......................................................................................................................................150
1.3. La lumière : une onde électromagnétique ..........................................................................................................154
1.4. Lumière et photons .............................................................................................................................................158
2.
-C
Réflexion .......................................................................................................................................................... 160
2.1. Définitions ...........................................................................................................................................................160
2.2. Lois de la réflexion...............................................................................................................................................160
2.3. Réflexion sur une surface plane ..........................................................................................................................160
2.4. Miroirs sphériques (ou paraboliques) .................................................................................................................161
N

2.5. Réflexion et perception des couleurs ..................................................................................................................163


3. Réfraction ........................................................................................................................................................ 164
IO

3.1. La réfraction de la lumière ..................................................................................................................................164


3.2. Réfraction limite et fibre optique........................................................................................................................166
4. Lentilles............................................................................................................................................................ 169
AT

4.1. Caractéristiques des lentilles...............................................................................................................................169


4.2. Construction des images par les lentilles minces ................................................................................................171
4.3. Formules des lentilles ..........................................................................................................................................174
MOUVEMENTS D’ONDES ET SONS .................................................................................................................177
M

1. Mouvements d’ondes ...................................................................................................................................... 177


1.1. Ondes mécaniques progressives .........................................................................................................................177
R

1.2. Réflexion, réfraction et interférences .................................................................................................................181


1.3. Ondes stationnaires ............................................................................................................................................184
1.4. Effet doppler-fizeau.............................................................................................................................................186
FO

1.5. Quelques domaines d'utilisation des ondes .......................................................................................................187


2. Le son............................................................................................................................................................... 188
2.1. Définition du son .................................................................................................................................................188
2.2. Caractéristiques du son .......................................................................................................................................189
2.3. Production et qualité du son ...............................................................................................................................194
R

2.4. Perception du son ...............................................................................................................................................196


AI

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Module 2 Page 10 sur 200

La matière
1. L’atome

Pendant des siècles, savants, penseurs et philosophes ont considéré que la matière était

T
constituée à partir de quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu. À la fin du XVIIIe siècle, les
chimistes, s’inspirant d’une idée de la Grèce antique, ont élaboré une théorie dans laquelle la

H
matière est composée de toutes petites particules.

Comment nous apparaît une plage vue du haut d’une falaise ?

IG
Elle nous apparaît faite d’un seul bloc ; on ne voit pas qu’elle est constituée de milliards de petits
grains de sable. Pour le constater, il faut descendre sur la plage elle-même.

R
Pour la matière, c’est un peu la même chose. On ne voit pas avec nos yeux les grains dont la

PY
matière est constituée.

Tout comme une plage qu’on observe du haut d’une falaise, l’aspect granulaire de la matière
n’est pas perceptible.

O
Imaginons que nous divisions un matériau en des morceaux de plus en plus petits, il arrive
forcément un moment où les morceaux obtenus ne peuvent plus être divisés. Sinon cela
-C
signifierait que la matière est divisible à l’infini et qu’elle est donc composée à partir de rien !

Ces morceaux qu’on ne peut plus diviser sont les composants ultimes de la matière : les atomes
(du grec « atomos » : qu’on ne peut diviser).
N

1.1. Constitution de l’atome


IO

électrons noyau
L’atome est constitué :
 d’un noyau central chargé positivement
AT

 d’électrons chargés négativement tournant autour du noyau.


Ces électrons constituent le cortège électronique.

Le noyau contient deux types de particules :


M

 les protons chargés positivement ;


 les neutrons sans charge.
Les protons et les neutrons sont aussi appelés nucléons.
R

Le nombre de charges positives portées par le noyau est égal au nombre de charges négatives
FO

portées par tous les électrons : l’atome est électriquement neutre.


R
AI

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1.2 Symbole de l’atome


Le symbole commence toujours par une lettre majuscule, le plus souvent la première lettre de
son nom français ou latin, et parfois suivi par une minuscule.

Exemples : le carbone C, le chlore Cl, le cobalt Co

La représentation symbolique d’un atome est A X où :


Z

T
 X est le symbole de l’élément chimique ;
 A est le nombre de masse c’est le nombre de nucléons dans le noyau ;

H
 Z est le numéro atomique c’est le nombre de protons dans le noyau.

IG
Les deux nombres A et Z permettent de connaître complètement la composition du noyau.

R
23
11 Na
Exemple :

PY
On note p le nombre de protons, n le nombre de neutrons et e le nombre d’électrons.
Na est le symbole de l’élément sodium
A = p+n = 23 et Z = p = 11 donc n = 23-11 = 12 et e = p= 11

O
Donc l’atome de sodium est constitué par 11 protons, 12 neutrons et 11 électrons.
-C Z
XA
Remarque : dans certains ouvrages, on rencontre la représentation

1.2. Ordre de grandeur et caractéristiques


N

Un atome peut être représenté par une sphère


dont le rayon est de l'ordre de 10-10 m.
IO

Au centre de cette sphère, se trouve le noyau


dont le rayon est de l'ordre de 10-15 m.
AT
M

Particule Symbole Charge électrique en coulomb (C) Masse (kg)


Proton p +1,602.10-19 mp=1,6726.10-27
Neutron n 0 mn=1,6749.10-27
R

Électron e- -1,602.10-19 me=9,1094.10-31


FO

1.3. Répartition électronique

1.3.1. Définitions
Un atome possède Z électrons dans son cortège électronique. Les électrons d'un atome se
répartissent autour du noyau sur des couches ou niveaux d’énergie.
R

Les électrons qui appartiennent à une même couche sont donc situés à la même distance
AI

moyenne du noyau et sont liés de la même façon à ce noyau.

La couche la plus proche du noyau est notée K, les suivantes sont notées dans l'ordre
croissant d'éloignement: L, M, N, O, P, Q.

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La couche la plus éloignée du noyau qui contient des électrons est appelée couche externe.
Les électrons de cette couche externe sont appelés électrons périphériques.

Les électrons peuvent être répartis de différentes façons dans les différentes couches. Les
règles de répartitions données ci-dessous concernent l'atome dans son état fondamental
c’est à dire le plus stable.

Seulement pour les éléments tels que Z ≤ 20

T
H
1.3.2. Première règle de remplissage des couches électroniques

IG
Une couche électronique ne peut contenir qu'un nombre limité d'électrons.
 La couche K (première couche) peut contenir un maximum de 2 électrons (c'est-à-
dire qu'elle peut contenir 1 ou 2 électrons).

R
 La couche L (deuxième couche) peut contenir un maximum de 8 électrons (c'est-à-
dire qu'elle peut contenir 0; 1;...; 7 ou 8 électrons).
 La couche M (troisième couche) peut contenir un maximum de 18 électrons.

PY
Couches Nombre maximum d’électrons
K 2

O
L 8
M 18 -C
Lorsqu'une couche est pleine on dit qu'elle est saturée.

1.3.3. Deuxième règle de remplissage des couches électroniques


N

Le remplissage des couches électroniques s'effectue en commençant par la couche K.


Lorsqu'elle est saturée, on remplit la couche L et ainsi de suite.
IO

1.3.4. La structure électronique


AT

On écrit côte à côte et entre parenthèses les lettres de chaque couche contenant des
électrons. On indique, en exposant le nombre d'électrons présents dans la couche
considérée.
Exemples :
M

Atome d’hydrogène 1 Atome de carbone 12 Atome de chlore 35


Z=1 1H Z=6 6 C Z = 17 17 Cl
R

M M M
FO

L L L

K K K
R

(K)1 (K)2 (L)4 (K)2 (L)8 (M)7


AI

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1.4. Les modèles de l’atome


A notre niveau, on utilise deux représentations de l’atome :
 le modèle de Bohr : les électrons sont sur des orbites circulaires concentriques ;
 le modèle de Lewis : on ne s’intéresse qu’aux électrons périphériques. Chacun des quatre
premiers électrons de la couche externe est représenté par un point et est appelé électron

T
célibataire. Les électrons supplémentaires s'apparient aux électrons célibataires afin de
former des doublets électroniques (groupe de deux électrons). Ils se représentent sous la

H
forme d'un trait.

IG
Reprenons les exemples précédents :

Atome d’hydrogène 1 Atome de carbone 12 Atome de chlore 35


1H 6 C 17 Cl

R
Z=1 Z=6 Z = 17

PY
O
-C
H C Cl
N

1.5. Les ions


IO

Dans certaines conditions, certains atomes ou groupement d'atomes peuvent capter ou perdre
un ou plusieurs électrons. L'ensemble n'est plus neutre d'un point de vue électrique, il forme
alors ce que l'on appelle un ion (voir la règle de stabilité au chapitre suivant).
AT

Lorsqu’un atome capte ou perd un ou des électrons, il devient un ion monoatomique.


Lorsqu’un ensemble de plusieurs atomes captent ou perdent un ou des électrons, il devient un
ion polyatomique.
M

Il existe deux types d’ions :


R

 des ions négatifs, les anions (gain d'électrons)


 des ions positifs, les cations (perte d'électrons).
FO

La charge globale est indiquée par le signe + ou – en exposant précédé du nombre de charges.

Exemples :
 L'atome de chlore de symbole Cl peut gagner un électron et former l'ion chlorure Cl- qui est
un anion monoatomique. L’équation bilan de formation de cet ion : Cl + 1 e- → Cl-
R

 L’atome de calcium Ca cède deux électrons pour former l’ion calcium Ca 2+. L’équation
AI

bilan de formation de cet ion : Ca → Ca 2+ + 2 e-

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2. Les éléments chimiques


2.1. Définition

On connaît actuellement plus de 112 éléments et on continue d'en

T
créer dans les accélérateurs de particules. Mais seuls 90 d'entre
eux sont stables, les autres ont des durées de vie très courtes.

H
De nombreux chimistes depuis le début du 19ème siècle ont
cherché à classer les éléments mais ce fut Mendeleïev qui

IG
proposa le premier en 1869 la classification la plus élaborée et la
plus complète : il ordonna les éléments en suivant la masse
atomique des éléments, ce qui permettait de retrouver à intervalle

R
régulier des éléments proches au niveau propriétés chimiques.
Mendeleïev (1834-1907)

PY
On donne le nom d'élément chimique à l'ensemble des particules, qu'il s'agisse d'atomes ou
d'ions, caractérisées par le même nombre Z de protons présents dans leur noyau.

O
On appelle isotopes un groupe de plusieurs atomes de même numéro atomique Z,
correspondant donc au même élément chimique, mais dont les nombres de masse diffèrent : les
-C
isotopes d'un même élément diffèrent uniquement par le nombre de neutrons dans leur noyau.

Exemples de l’hydrogène et du carbone


N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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2.2. La classification périodique actuelle


Les éléments dans la classification actuelle sont rangés par numéros atomiques Z croissants.
Les atomes caractéristiques des éléments de la classification sont donc obtenus par remplissage
progressif des couches électroniques.

Exemples : B (Bore) (K)2(L)3, puis C (Carbone) (K)2(L)4, puis N (Azote) (K)2(L)5...

T
2.2.1. PRESENTATION DU TABLEAU PERIODIQUE (REDUIT AUX 18 PREMIERS

H
ELEMENTS)

IG
R
PY
O
-C
N

2.2.2. CARACTERISTIQUES DE CETTE PRESENTATION


IO

En examinant la présentation du tableau périodique proposée ci-dessus on peut s'apercevoir


que :
 Dans une même ligne (ou période), les atomes des éléments ont le même nombre
de couches électroniques. Première ligne : couche K, deuxième ligne : couches K
AT

et L, troisième ligne : couche K,L et M.

 Le parcours d'une ligne correspond au remplissage d'une couche électronique, les


M

couches inférieures étant saturées.

 Dans une même colonne, les atomes des éléments ont le même nombre
R

d'électrons périphériques. Les atomes des éléments de la colonne (1) ont 1


électron sur la couche externe, ceux de la colonne (2) ont 2 électrons sur la
FO

couche externe etc.

2.3. Familles chimiques


Les propriétés chimiques des atomes des différents éléments (transformation en ions
monoatomiques ou capacité à établir une ou plusieurs liaisons covalentes) dépendent
R

essentiellement du nombre d'électrons présents sur leur couche externe.


AI

Or les atomes des éléments appartenant à une même colonne du tableau périodique possèdent
justement le même nombre d'électrons sur leur couche externe.
On peut donc supposer, et on le vérifie dans la réalité, que les atomes des éléments d'une même
colonne ont des propriétés très semblables, même si elles ne sont pas rigoureusement identiques.
On dit que les éléments d'une même colonne constituent une famille chimique.

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2.3.1. FAMILLE DES ALCALINS


Cette famille est formée par les éléments de la première colonne.
Tous les éléments de cette famille chimique ont en commun une très grande réactivité aux
non-métaux et à l'eau.
Ce sont des métaux mous, légers et d'aspect argenté. Ils n'existent pas à l'état pur dans la
nature; ils sont toujours combinés à d'autres éléments.
Les atomes de ces éléments possèdent un électron sur la couche externe, ils ont une forte

T
tendance à le perdre pour donner un cation (Na+, Li+, K+...).
On obtient des ions qui ont une couche externe saturée (complète) très stable, cette

H
structure électronique est la même que celle de l'atome du gaz rare (8ème colonne) situé sur
la ligne au-dessus.

IG
L'hydrogène se trouve dans la première colonne mais il n'est pas considéré comme un
alcalin. En effet ses propriétés chimiques diffèrent nettement d'un alcalin.

2.3.2. FAMILLE DES HALOGENES

R
Cette famille est formée par les éléments de l'avant-dernière colonne.
Ils sont tellement réactifs qu'on ne les rencontre qu'à l'état combiné dans la nature. Cette

PY
famille tire son nom d'un mot grec qui signifie «générateurs de sels». En effet, ils forment des
sels avec les alcalins. Ils donnent des acides forts avec l'hydrogène.
Les atomes de ces éléments possèdent 7 électrons sur la couche externe et ils ont une forte
tendance à capter un électron supplémentaire.

O
Ils donnent donc des anions (F-, Cl-, Br-..) avec une couche externe saturée très stable, cette
structure électronique est la même que l'atome de gaz rare situé à droite dans la
classification.
-C
2.3.3. FAMILLE DES GAZ RARES
Cette famille est formée par les éléments de la dernière colonne.
Les atomes de ces éléments possèdent tous des couches externes saturées et ils sont par
N

conséquent très stables, on dit qu'ils sont inertes d'un point de vue chimique.
Incolores à l'état naturel, ils émettent des couleurs caractéristiques dans des tubes à vide.
IO

2.4. La règle de stabilité de l’octet ou du duet


AT

Au cours des réactions chimiques, les atomes réagissent pour acquérir une structure
électronique plus stable : celle du gaz rare le plus proche.
Les atomes dont la couche externe est déjà saturée ne donneront donc pas d'ion
monoatomique et n'auront pas tendance à établir de liaison avec d'autres atomes. Ils sont dits
M

chimiquement stables.

2.4.1. REGLE DU DUET


R

Au cours de leurs transformations chimiques, les atomes proches de l’hélium évoluent de


manière à saturer leur couche (K). Ils acquièrent un duet d'électrons c'est-à-dire une paire
FO

d'électrons.

2.4.2. REGLE DE L'OCTET


Au cours de leurs transformations chimiques, les atomes évoluent de manière à saturer leur
couche externe (L) ou (M) etc. Ils acquièrent un octet d'électrons c'est-à-dire 8 électrons.
R
AI

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2.4.3. APPLICATIONS

PREVISION DU NOMBRE DE LIAISONS COVALENTES QUE PEUT ETABLIR UN


ATOME.
Voir chapitre suivant : les molécules.

PREVISION DE LA CHARGE D'UN ION MONOATOMIQUE.

T
La règle de l'octet permet de prévoir que :
 les atomes des éléments de la colonne (1) possédant un électron sur leur couche

H
externe ont tendance à le perdre pour donner un ion portant une charge positive
(cation).

IG
Exemples : Li+, Na+ etc.
La structure électronique de l'atome de sodium Na (Z=11) est : (K)2(L)8(M)1
L'ion Na+ est un atome de sodium ayant perdu 1 électron, d'où la structure suivante :
(K)2(L)8. La couche externe, ici la couche L est bien saturée avec ses 8 électrons. La

R
structure électronique obtenue est celle de l'atome de Néon (Z=10).

PY
 les atomes des éléments de la colonne (2) possédant deux électrons sur leur couche
externe ont tendance à les perdre pour donner un ion portant deux charges positives.
Exemples : Be 2+, Mg 2+ etc.

O
 les atomes des éléments de la colonne notée (6) dans la présentation réduite,
possédant six électrons sur leur couche externe ont tendance à gagner deux
-C
électrons pour donner un ion portant deux charges négatives (anion).
Exemples: O 2-, S2-

 les atomes des éléments de la colonne notée (7) dans la présentation réduite,
possédant sept électrons sur leur couche externe ont tendance à gagner un électron
N

pour donner un ion portant une charge négative (anion).


Exemples : F -, Cl - etc.
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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3. Les molécules
3.1. Définition
Les molécules sont des groupes d’atomes liés entre eux. Les atomes étant électriquement
neutres, la molécule est donc électriquement neutre.

T
Chaque molécule est représentée par une L’indice 1, jamais
formule qui indique le symbole des éléments spécifié, indique le

H
présents dans la molécule, le nombre d’atomes nombre d’atome
de chaque élément. d’oxygène

IG
Exemples : la molécule d’eau H2O est constituée
de 2 atomes d’hydrogène et d‘un atome
H2O

R
d’oxygène.

PY
L’indice 2 indique le
nombre d’atomes
d’hydrogène

O
3.2. La liaison covalente
-C
3.2.1. DEFINITION
Une liaison covalente entre deux atomes correspond à la mise en commun entre ces deux
atomes de deux électrons de leurs couches externes pour former un doublet liant
d'électrons.
N
IO

3.2.2. PREVISION DU NOMBRE DE LIAISONS COVALENTES


Le nombre de liaisons covalentes que peut former un atome est égal au nombre d'électrons
qu'il doit acquérir pour saturer sa couche externe à un octet d'électrons ou un duet pour
AT

l'atome d'hydrogène en application des règles de stabilité.

Exemples :
M

 Pour l'hydrogène dont seule la couche K est concernée, la règle du duet permet de
prévoir que cet atome peut donner une liaison covalente.
R
FO

H H
2 atomes d’hydrogènes H Molécule de dihydrogène H2
R

Il y a mise en commun d’un doublet d’électrons. Autour de chaque noyau


d’hydrogène gravitent sur la couche K deux électrons : la couche K est saturée comme
AI

celle du gaz rare le plus proche de l’hydrogène, l’hélium He (K)2.

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 Pour les atomes des autres éléments dont les couches externes sont L ou M et qui
possèdent x électrons périphériques avec x ≥ 4 (ils appartiennent alors à la colonne x),
la règle de l'octet permet de prévoir qu'ils peuvent établir (8 – x) liaisons covalentes.

L’atome d’oxygène possède 6 électrons périphériques donc il peut établir 2 liaisons


covalentes (8 – 6 = 2).

T
+

H
O O

IG
2 atomes d’oxygène O Molécule de dioxygène O2

R
Il y a mise en commun de deux doublets d’électrons. Autour de chaque noyau
d’oxygène gravitent sur la couche L huit électrons : la couche L est saturée comme

PY
celle du gaz rare le plus proche de l’oxygène, le néon.

3.3. Représentations des molécules

O
Représentation Définition
-C Illustration

Elle indique le symbole des


Le méthane
éléments présents dans la
La formule brute
molécule, le nombre d’atomes
CH4
de chaque élément.
N

H
IO

Toutes les liaisons sont H C H


La formule développée
représentées dans le plan.
H
AT

Dioxyde de
Chaque atome est modélisé
carbone
M

par une sphère de couleur :


CO2
l’oxygène en rouge, le carbone
Le modèle moléculaire
en noir, l’hydrogène en blanc.
R

La représentation respecte
Méthane
la géométrie spatiale.
CH4
FO

Le doublet d’électrons mis en


La structure de Lewis commun pour la liaison est O C O
représenté par un tiret entre
R

les deux atomes et les


doublets électroniques ne
AI

participant pas à la liaison sont O C O


représentés par des tirets
positionnés autour de l’atome.

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3.4. La valence
Le nombre de doublets d’électrons que partage un atome avec ses atomes voisins s’appelle la
valence.
C’est aussi le nombre d’électrons périphériques célibataires.

Voici dans un tableau la valence des principaux atomes de la classification périodique.

T
Atome monovalent Atome divalent Atome trivalent Atome tétravalent

H
H, Li, Na, K... Be, Mg, Ca... B, Al...
C, Si...
F, Cl, Br, I... O, S... N, P...

IG
3.5. Remarques

R
Certains atomes n’établissent pas de liaisons covalentes comme le Lithium ou le Sodium. Au lieu
de partager un électron, ils le cèdent : il s’agit d’une liaison ionique.
Le sodium possédant 1 électron périphérique, il ne pourrait former qu’une liaison et la couche

PY
externe M ne serait pas saturée (règle de l’octet non vérifiée). Donc Na en cédant l’électron,
possède une couche externe saturée, la couche L (règle de l’octet vérifiée).

Exemple du chlorure de sodium :

O
Na appartient à la première colonne du
-C tableau périodique : 1 électron périphérique
Cl appartient à l'avant-dernière colonne du
tableau périodique : 7 électrons
périphériques
N

Pour acquérir la structure électronique du


IO

gaz rare le plus proche, Na doit perdre un


électron et Cl doit en gagner un : Na cède
donc son électron à Cl.
AT

Na devient le cation stable Na+


M

Cl devient l'anion stable Cl-


R

Il apparaît une force électrostatique


FO

importante entre ces deux ions qui restent


donc liés entre eux : c'est la liaison
ionique.
Il se forme un cristal ionique : NaCl.
R
AI

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4. Les états de la matière


4.1. Les trois états de la matière
La matière peut exister en général sous 3 états différents : solide, liquide et vapeur (ou gaz).

Les particules constituant la matière restent les mêmes quel que soit l’état, seul l’arrangement et

T
l’agitation des particules diffèrent.
L'état sous lequel se trouve la matière dépend de 2 paramètres : la température et la pression

H
Exemple : à la pression atmosphérique normale, l'eau est solide (glace) en dessous de 0°C, est

IG
liquide entre 0°C et 100°C et est de la vapeur d'eau au dessus de 100°C.

R
PY
O
-C
4.1.1. L’ETAT SOLIDE
Il existe des solides atomiques (le cuivre), moléculaires (le sucre, la glace) ou ioniques (le sel de
cuisine).
N

Les atomes, les molécules ou les ions forment un édifice rigide.


Les particules sont très rapprochées et occupent des positions fixes les unes par rapport aux
IO

autres. De ce fait, les solides ont une forme propre et un volume propre.

L’état solide est un état condensé et ordonné.


AT

Remarque : Certains solides comme le verre, ne sont pas cristallisés. Ils ne possèdent pas une
structure ordonnée. On dit qu’ils sont amorphes.

4.1.2. L’ETAT LIQUIDE


M

Les molécules de liquide sont très proches les unes des autres : le volume ne peut donc pas
varier. Les liquides sont ni compressibles, ni expansibles.
R

Les molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres. Les liquides n’ont pas de
forme propre, ils prennent la forme du récipient qui les contient.
FO

Tout liquide au repos a une surface de séparation liquide/air plane et horizontale.

L’état liquide est un état condensé et désordonné.

4.1.3. L’ETAT GAZEUX


R

Les molécules des gaz sont éloignées les unes des autres et sont en agitation perpétuelle.
Le volume occupé par un gaz dépend du volume du contenant. Un gaz n'a pas de forme propre,
AI

il tend à occuper toute la place disponible. Les gaz sont compressibles et expansibles. Les gaz
peuvent avoir une structure atomique. C’est le cas des gaz rares (dernière colonne du tableau
périodique).

L’état gazeux est un état dispersé et désordonné.

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4.2. Les changements d’état de corps purs


On appelle corps pur un ensemble constitué par les mêmes particules. A opposer à un
mélange qui est composé de différentes particules.

Exemples : le gaz dioxyde de carbone est un corps pur car il n’est constitué que de molécules
CO2 alors que l’air est un mélange de gaz diazote N2 et dioxygène O2.

T
4.2.1. LES DIFFERENTES TRANSFORMATIONS

H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT

 De l'état solide à l'état liquide : c'est la fusion (et inversement : c'est la solidification).
M

La température du corps pur passant de l'état solide à l'état liquide demeure


constante : c’est la température de fusion.
R

 De l'état liquide à l'état gazeux : c'est la vaporisation (et inversement : c'est la


liquéfaction). La température du corps pur passant de l'état liquide à l'état gazeux
FO

demeure constante : c’est sa température d'ébullition.

 De l'état solide à l'état gazeux : c'est la sublimation (et inversement : c'est la


condensation).
Attention : dans le vocabulaire courant, on appelle condensation le passage de l’état
R

gazeux à l’état liquide.


AI

Sous la même pression, la solidification et la fusion d’un corps pur se font à la même
température. Il en est de même pour la vaporisation et la liquéfaction.

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4.2.2. CARACTERISTIQUES D’UN CORPS PUR


A pression donnée, un corps pur est caractérisé par ses températures de fusion θf et d’ébullition
θe.
Exemples :

Corps pur fer eau alcool


la température de fusion θf 1535°C 0°C -139°C

T
La température d’ébullition θe 2750°C 100°C 79°C

H
4.3. Courbe de refroidissement

IG
On appelle courbe de refroidissement la représentation graphique de la variation de la
température d’un corps en fonction du temps à pression constante.

R
4.3.1. POUR UN CORPS PUR
On considère les transformations successives d’un corps pur passant de l’état gazeux à

PY
l’état liquide puis solide, la courbe présente deux paliers illustrant le fait que la température
d’un corps pur reste constante pendant le changement d’état.

Exemple de l’eau pure sous une pression de 1 bar

O
Température -C
Liquéfaction Solidification
du gaz du liquide
N

θe=100°C
IO

θf = 0°C
AT

Gaz Gaz Liquide Liquide Solide Temps


+ +
Liquide Solide
M

Commentaire :
 1ère phase : refroidissement de la vapeur d’eau
R

 2ème phase : la vapeur se transforme en liquide, la température reste égale à


100 °C pendant toute la durée de la transformation ;
 3ème phase : refroidissement de l’eau liquide ;
FO

 4ème phase : l’eau liquide se transforme en glace, la température reste égale à 0°C
pendant toute la durée de la transformation ;
 5ème phase : refroidissement de la glace.

4.3.2. POUR UN MELANGE


R

Pour un mélange sous une pression donnée, les changements d’états ne se font pas à
température constante. Les changements de pente de la courbe délimitent les étapes du
AI

changement d’état.

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Exemple : solidification de l’eau salée


On peut observer que la solidification de l’eau salée ne se fait pas à température constante et
qu’elle à lieu pour des températures inférieures à 0°C, température de solidification de l’eau
pure. On utilise cette propriété de l’eau salée pour la prévention de la formation du verglas sur
les routes.
Température

T
H
Solidification
du liquide

IG
0°C

R
PY
Liquide Liquide Solide Temps
+
Solide

O
4.4. La surfusion
-C
La surfusion est un état instable dans lequel se trouve un composé maintenu à l'état liquide
à une température à laquelle il est normalement solide.
A la moindre perturbation due à la présence d’une poussière ou d’une aspérité, le système
peut basculer brutalement dans son état stable : l’état solide.
N

C’est ainsi que se forme notamment la grêle. Un liquide ne peut se retrouver à l’état de
IO

surfusion que s’il est particulièrement pur (c’est le cas de l’eau contenue dans les nuages : elle
provient d’une évaporation et est pour ainsi dire « distillée »).

L’état de surfusion est observé en météorologie, où l’on a découvert que les gouttelettes de
AT

certains nuages pouvaient rester sous forme liquide à des températures auxquelles elles
constitueraient normalement des cristaux de glace. On observe la surfusion dans l'atmosphère
jusqu'à des températures très basses, de l'ordre de -40°C, mais il suffit que les gouttes d'eau
surfondues arrivent au contact d'une surface dont la température est inférieure à 0°C, pour
M

qu'elles se congèlent d'une manière quasi instantanée.


R

C'est ce phénomène qui provoque la formation du verglas au sol lors des pluies verglaçantes et
du givre sur les avions au sol ou en vol.
FO

Ce phénomène de surfusion est dangereux en aéronautique pour les raisons suivantes :


 La glace formée dans ces conditions est transparente, elle n’est donc pas visible
 L’accumulation de glace déforme les profils : il y a diminution de la portance et
augmentation de la traînée
 L’avion est très rapidement alourdi par la glace : il peut se former 20 tonnes de glace en 2
R

minutes
AI

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Module 2 Page 25 sur 200

5. La mole
5.1. Définition
Les atomes ont des masses très faibles, difficilement mesurables à notre échelle ; ainsi, un
atome de carbone a une masse de 2×10-23 g. Afin d'obtenir des masses plus commodes à
mesurer, on convient de prendre un grand nombre d'atomes, par exemple une mole (symbole :
mol).

T
Une mole d'atomes correspond à 6,02×1023 atomes identiques.

H
Le nombre 6,02×1023, noté N, est le nombre d'Avogadro.

IG
De même, on définit une mole de molécules ou une mole d'ions.

La mole est une unité de quantité de matière, son symbole est mol.

R
5.2. La masse molaire

PY
 La masse molaire atomique d'un élément est la masse d'une mole d'atomes de cet élément.
Elle s'exprime en g/mol.
M(H) = 1 g/mol ; M(C) = 12 g/mol ; M(O) = 16 g/mol

O
 La masse molaire moléculaire est la masse d'une mole de molécules. Elle est égale à la
somme des masses molaires atomiques des atomes présents dans la molécule.
-C
Exemple :
M (H2O) =2 x M(H) + 1 x M(O) = 2 x 1 + 1 x 16 = 18.
La masse molaire moléculaire de l'eau est 18 g/mol. On écrit : M (H2O) = 18 g/mol.
N

5.3. Masse et nombre de mole


La relation entre la masse de l’échantillon m, la masse molaire M et le nombre de moles n est :
IO

en g
m
n=
M
en mol
AT

en g/mol
5.4. Les propriétés des corps gazeux
Le volume d'un gaz dépend fortement des conditions de température et de pression. On définit le
M

volume molaire d'un gaz comme le volume occupé par une mole de ce gaz dans certaines
conditions de température et de pression
R

5.4.1. LA LOI D'AVOGADRO-AMPERE


Dans les mêmes conditions de température et de pression, tous les gaz ont le même volume
FO

molaire. Cet énoncé constitue la loi d'Avogadro Ampère.

5.4.2. LES PROPRIETES DU VOLUME MOLAIRE D'UN GAZ


À pression constante, le volume molaire augmente si la température augmente : les gaz sont
R

dilatables.
À température constante, le volume molaire diminue lorsque la pression augmente : les gaz sont
compressibles.
AI

Dans des conditions habituelles de température (20°C et de pression 1×105 Pascal), le volume
molaire Vm est de l'ordre de 24 L/mol.

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5.4.3. VOLUME ET NOMBRE DE MOLE


La relation entre le volume de l’échantillon v, le volume molaire Vm et le nombre de moles n
est :
en L
v
n=
Vm
en mol

T
en L/mol

H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
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6. La réaction chimique
6.1. Définition
Une réaction chimique est un processus avec réarrangement des atomes constitutifs des
réactifs pour donner des corps nouveaux appelés produits.

T
Exemple : Moteur à explosion
Les injecteurs ou le carburateur introduisent dans le cylindre le dioxygène de l'air mélangé à du

H
carburant vaporisé. Une explosion du mélange produit de l'énergie qui fait tourner le moteur mais
aussi du dioxyde de carbone et de la vapeur d'eau.

IG
Lors de la combustion :
 des corps ont disparu (dioxygène et carburant) : ce sont les réactifs
 des corps sont apparus (dioxyde de carbone et eau) : ce sont les produits

R
Remarque :

PY
 La dissolution d'un corps n'est pas une réaction chimique.
 Un changement d'état d'un corps pur n'est pas une réaction chimique.

6.2. Caractéristiques d’une réaction chimique

O
6.1.1. Conservation des éléments chimiques
-C
Au cours d’une réaction, les éléments chimiques se conservent.

Dans la réaction de l’exemple précédent, le carburant est constitué entre outre par des atomes
de carbone. Le carbone se retrouve dans les produits sous forme de dioxyde de carbone.
N

6.1.2. Conservation de la masse


La masse des réactifs est égale à la masse des produits de la réaction (Loi de LAVOISIER
IO

1776).

6.3. Ecriture d’une réaction chimique


AT

6.1.3. Représentation
Par convention, on symbolise une réaction chimique en écrivant, de part et d’autre d’une
M

flèche, les formules des produits et des réactifs.

Réactifs → Produits
R

C'est l'équation bilan de la réaction chimique.


FO

6.1.4. Coefficient stoechiométrique


Pour bien rendre compte qu'il y a conservation des atomes et qu'il y a le même nombre
d'atomes de part et d'autre de l'équation, on affecte chaque réactif et chaque produit d'un
R

nombre appelé coefficient stoechiométrique.


Il correspond au nombre minimum de moles* de chaque réactif ou produit permettant cette
AI

conservation. Le coefficient 1 ne se note pas. On dit qu'on équilibre l'équation de la réaction.


Cette équation permet alors de calculer la masse des réactifs disparus ou celle des produits
formés.

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6.1.5. Equilibrer une réaction chimique


Exemple :
Le gaz de ville est le méthane CH4. Sa combustion dans le dioxygène de l'air dégage de la
chaleur qui est utilisée pour la cuisson des aliments.
Cette combustion produit de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone.

T
Combustion du méthane : méthane et dioxygène vapeur d'eau et dioxyde de carbone

H
réactifs produits
On utilise les symboles : …..CH4 + ….. O2 ….. H2O + …… CO2

IG
Réactifs et produits sont constitués des mêmes atomes : carbone C ; hydrogène H ; oxygène O.
Ces atomes doivent se retrouver dans les mêmes quantités.

R
On équilibre la réaction, par rapport au nombre d'atomes de carbone, d'hydrogène puis
d'oxygène. On commence par équilibrer le nombre d'atomes de carbone et d'hydrogène, car ils

PY
n'apparaissent que dans un réactif et un produit. On en déduit alors le nombre de molécules de
dioxygène O2 nécessaires à l'équilibre complet de la réaction.

O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
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Mémo
L’atome est constitué :
 d’un noyau central chargé positivement
 d’électrons chargés négativement tournant autour du noyau.
Ces électrons constituent le cortège électronique.

T
Un atome peut être représenté par une sphère
dont le rayon est de l'ordre de 10-10 m.

H
Au centre de cette sphère, se trouve le noyau
dont le rayon est de l'ordre de 10-15 m.

IG
Première règle de remplissage des couches électroniques
Une couche électronique ne peut contenir qu'un nombre limité d'électrons :

R
 La couche K (première couche) peut contenir un maximum de 2 électrons
(c'est-à-dire qu'elle peut contenir 1 ou 2 électrons).
 La couche L (deuxième couche) peut contenir un maximum de 8 électrons

PY
(c'est-à-dire qu'elle peut contenir 0 ; 1;...; 7 ou 8 électrons).
 La couche M (troisième couche) peut contenir un maximum de 18 électrons.
Les ions

O
Il existe deux types d’ions :
 des ions négatifs, les anions (gain d'électrons)
-C
 des ions positifs, les cations (perte d'électrons).
Les éléments chimiques
On donne le nom d'élément chimique à l'ensemble des particules, qu'il s'agisse d'atomes ou
d'ions, caractérisées par le même nombre Z de protons présents dans leur noyau.
N

On appelle isotopes un groupe de plusieurs atomes de même numéro atomique Z,


IO

correspondant donc au même élément chimique, mais dont les nombres de masse diffèrent : les
isotopes d'un même élément diffèrent uniquement par le nombre de neutrons dans leur
noyau.
AT

Les molécules
Les molécules sont des groupes d’atomes liés entre eux. Les atomes étant électriquement
neutres, la molécule est donc électriquement neutre.
M

Une liaison covalente entre deux atomes correspond à la mise en commun entre ces deux
atomes de deux électrons de leurs couches externes pour former un doublet liant
R

d'électrons.
Les différentes transformations :
 De l’état solide à l’état liquide, c’est la fusion (et inversement, c’est la solidification)
FO

 De l’état liquide à l’état gazeux, c’est la vaporisation (et inversement, c’est la liquéfaction)
 De l’état solide à l’état gazeux, c’est la sublimation (et inversement, c’est la condensation)
La surfusion
La surfusion est un état instable dans lequel se trouve un composé maintenu à l'état liquide à
R

une température à laquelle il est normalement solide.


A la moindre perturbation due à la présence d’une poussière ou d’une aspérité, le système peut
AI

basculer brutalement dans son état stable : l’état solide.


C’est ainsi que se forme notamment la grêle.
La mole
Le nombre 6,02×1023, noté N, est le nombre d'Avogadro.

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II Mécanique statique
1. Forces, moments et couples, représentations
1.1 Forces
Définition :

T
En mécanique une force est une action capable de :
- créer un mouvement ou en modifier les caractéristiques

H
- déformer un objet
- s'opposer à une autre action (par exemple le poids) A

IG
Légende du schéma :

D M : masse suspendue

R
B
D : dynamomètre
G : centre de gravité

PY
A : point de contact entre la
masse et le fil du dynamomètre
→ B : point situé sur le fil à la
F verticale de A
→

O
A F : force exercée par le
-C dynamomètre D sur la masse
M G M
→
P : poids de la masse M
→
P
N

→
Notation : On note souvent la force F D/M pour indiquer que l'on s'intéresse à l'action de D
sur M
IO

Caractéristiques : Une force possède 4 caractéristiques:


- point d'application
AT

- direction (ou droite d'action)


- sens
- valeur exprimée en Newtons : "N"
M

Caractéristiques P.A. D.A. Sens Valeur


→
A Verticale De A vers B 8.8N
F
R

D/M

Représentation graphique : Toute force est représentée par un vecteur dont les
FO

caractéristiques, directions et sens sont identiques à celles de la force et dont la norme est
proportionnelle à la valeur de la force.
R

→
F D/M
AI

Échelle:1cm/2N

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1.2. Composition et décomposition des forces

Les forces appliquées à un système sont des grandeurs vectorielles que l'on sait additionner.
Ces forces n'ayant pas toutes le même point d'application, il est préférable de construire leur
→
somme à partir d'un point extérieur au système. Le vecteur "somme des forces" F est
appelé résultante des forces appliquées au système.

T
H
→
→
F1

IG
F1 → → → →

F F = F1 + F2

R
→
→
F2 F2

PY
De la même façon, une force peut être remplacée par ses composantes. La force qui
modélise l'action d'un support sur un objet est souvent remplacée par ses composantes

O
normale et tangentielle au plan du support.

→
F
→
Fn
-C → → →
F = Ft + Fn

→
Ft
N

1.3. Principe des actions réciproques


IO

A et B étant deux corps, quel que soit l'état de mouvement de A par rapport à B, on a
toujours l'égalité → →
vectorielle :
AT

FA/B = - FB/A

Ces deux forces ont la même droite d'action et sont dites directement opposées.
M

A →
FA/B : force exercée par A sur B
→
→
FA/B FB/A : force exercée par B sur A
R

→
FB/A
FO

Exemple : dans un réacteur, c'est le fait que le réacteur éjecte violemment l'air compressé et
les gaz de combustion C vers l'arrière, qui, par réaction, propulse le réacteur R (et donc
R

l'avion) vers l'avant.


→
AI

→
FC/R FR/C

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1.4. Poids et centre de gravité

1.4.1. 3ème Loi de Newton


Deux objets ponctuels de masse m et m' exercent l'un sur l'autre des forces
d'interaction gravitationnelles attractives, dont la valeur commune est
proportionnelle à chacune des masses et inversement proportionnelle au carré
de la distance qui les sépare.

T
F et F' : valeur des forces d'interaction

H
2 G = 6,67× 10-11N.kg-2.m2 : constante universelle de gravitation
F = F' = G mm'/d
m et m' : masses des objets

IG
d : distance entre les deux objets

R
1.4.2. Poids d'un corps
Le poids est une force d’interaction gravitationnelle. C’est la force unique qui

PY
modélise l'ensemble des forces que la pesanteur exerce sur chacune des
particules constituant un objet. Elle s'exerce à distance et est donc répartie en
volume. Sa valeur est proportionnelle à la masse de l'objet. Le poids est lié à la
masse par la relation :

O
m : masse
→ →
P =mg
-C P : poids
→
G
g : vecteur pesanteur
g : intensité de la pesanteur terrestre.(voir 1.4.3)
→
P
N

Caractéristiques P.A. D.A. Sens Valeur


→
G Verticale Vers le bas mg en N
IO

1.4.3. Intensité de la pesanteur : g


AT

L’intensité de la pesanteur dépend de l'altitude et de la latitude du lieu. Sa


valeur moyenne sur Terre est g = 9.8 N/kg (9.70 <g< 9.84).
Les valeurs du tableau suivant correspondent à une altitude h = 0.
M

Lieu Paris Équateur Pôle


g (kg/m2) 9,809 9,709 9.833
R

Sa variation en fonction de l’altitude à une latitude fixée est donnée par la


relation :
g : intensité de la pesanteur à l’altitude z en N/kg
FO

R2 g0 : intensité au niveau du sol en N/kg


g = g0
(R + z ) 2 R : rayon de la Terre à l’endroit de la mesure en m
z : altitude en m

Elle mesure également l'accélération du mouvement des corps en chute libre.


R

On l’exprime alors en m/s2 (voir livret 2.2.2)


AI

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1.4.4. Centre de gravité


→
Le centre de gravité d'un objet est le point d'application du poids P . On le
représente par la lettre G. C'est le barycentre de l'ensemble des points
pondérés (c'est-à-dire des points affectés d'une masse) constituant l'objet.

Ainsi lorsqu'on cherche le centre de gravité d'un ensemble de points pondérés

T
(pas nécessairement liés entre eux), on peut déterminer vectoriellement sa
position par rapport à l'origine du repère : O

H
n →
∑ mi OMi

IG
Mi : point de l'ensemble considéré
→
i=1 mi : masse du point Mi
OG = n : nombre de points Mi
n
∑ mi G : centre de gravité

R
i=1 O : origine du repère

PY
1.5. Equilibre d'un solide soumis à plusieurs forces T

O
Un solide soumis à plusieurs forces est à l'équilibre si :
- Les droites d’action des forces sont coplanaires et concourantes
→ → →
-
-C → →
Leur somme vectorielle est nulle : Σ F = 0 ( F1 + F2 +..;+ Fn = 0 )
→

→
→
→
T
R : réaction du plan incliné
R
N

→
T : tension de la corde
→
IO

→ P : poids de l'objet
P

→
AT

→ → → → → R
R + P + T = 0 P

→
M

T
R

Cas de deux forces : Un solide soumis à deux forces est en équilibre si :


- les deux forces ont même droite d'action
FO

→ → →
- la somme vectorielle des deux forces est nulle F1 + F2 = 0

→ →
F1 F2
R
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Exemple :

→
L'équilibre d'un avion en vol de croisière est
Fz
déterminé par l'action de quatre forces qui s'annulent
deux à deux :
→ → → →
T P + Fz = 0

T
→ → →
T + Fx = 0

H
→
→
Fx P est le poids de l'avion
→

IG
T est la traction exercée par les moteurs
→ →

P Fz est la portance
→

R
Fx est la traînée

PY
1.6. Moment d'une force par rapport à un axe
Le moment d'une force par rapport à un axe est la grandeur physique qui caractérise l'action

O
de cette force de rotation. O
Elle dépend de 2 grandeurs :
- l'intensité de la force
-C
- la distance de sa droite d'action à l'axe.
Son unité est le Newton.mètre noté N.m
N

d
IO

→
Le symbole indique F
le sens de rotation positif α
arbitrairement choisi.
AT

O
A
M
R

Le moment d'une force par rapport à un axe se calcule à l’aide de l'une des formules
FO

suivantes:
→ →
M est le moment algébrique en N.m de la force F
M F / O = ± F × OA × cos α F / O
appliquée au point A par rapport à l'axe de rotation O
α est l'angle entre la perpendiculaire à la droite d'action
de la force passant par l'axe et le segment [OA]
R

M = F×d →
F /O F est l'intensité de la force F en Newtons
AI

d est la distance en mètre de la droite d'action de la force


à l'axe de rotation.
Le signe du moment est déterminé par rapport au sens de rotation positif choisi : + si le sens
induit par la force est dans le sens choisi, - dans le sens contraire.
Lorsque la droite d'action de la force rencontre l'axe de rotation son moment est nul.

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En aéronautique, le centre de gravité de l'avion est considéré comme le point de concours


des 3 axes de l'avion : axe de roulis, axe de tangage et axe de lacet. Toutes les forces,
exceptées celles dont la droite d'action rencontre l'axe, auront donc un effet de rotation
autour de ces axes.
→
Si la droite d'action de T
→
G T rencontre G son effet est
une translation pure.

T
H
→
Si la droite d'action de T
ne rencontre pas G son

IG
→
G T effet est une translation
associée à une rotation et
on devra tenir compte du

R
→
moment de T par rapport
à G.

PY
1.7. Couple et moment d'un couple

1.7.1. Couple

O
C'est un ensemble de 2 forces opposées, de droites d'actions parallèles et de
→ →
même intensité ( F ; F' )
-C
→
F F’= F

O →
N

F'
d
La distance d est appelée bras de levier
IO

1.7.2. Moment d'un couple


AT

Le moment d'un couple de forces par rapport à un axe est la grandeur physique
qui caractérise l'action de ce couple pour la rotation autour deOcet axe.
Le moment d'un couple (souvent appelé simplement "couple") est donné par la
même formule que le moment d'une force par rapport à un axe.
M

→ → F est l'intensité commune des 2 forces en N


M ( F , F’ ) = ± F × d d est la distance en m qui sépare leurs droites
R

d'action
→ →
FO

M ( F , F’ ) est le moment du couple en N.m

→
Le symbole →
F F
indique le sens de rotation
positif arbitrairement choisi.
R

→ O →
F’ O
F’
AI

→ → → →
M ( F , F’ ) > 0 M ( F , F’ ) <0

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Module 2 Page 36 sur 200

Propriétés :
Le moment d’un couple est défini algébriquement: son signe dépend du sens choisis comme
sens positif de rotation.
Le moment d’un couple est indépendant de la position de l’axe de rotation (car M= F×d).
Les actions réparties sur un arbre en rotation peuvent être modélisées par un couple.

T
H
Le couple du rotor d'un hélicoptère entraîne par
réaction un couple ayant un effet de rotation

IG
inverse sur la cellule de l'hélicoptère. C'est pour
neutraliser ce couple indésirable qu'est installé à
l'arrière de l'appareil, le "rotor anticouple" qui
permet de maintenir la cellule dans l'axe du

R
déplacement

PY
1.7.3. Couples moteurs et résistant

O
Lorsque le couple s’exerce dans le sens de rotation, le couple est dit moteur ;
-C
quand il s’exerce dans le sens contraire, il est dit résistant.

1.7.4. Couple de torsion


→ → → →
N

Sous l’effet d’un couple ( FA , FB ) de moment M( FA , FB ) = F× AB, un fil


cylindrique en métal se tord d’un angle α appelé angle de torsion.
IO

→
A l’équilibre, le fil exerce sur la barre un couple de torsion de moment : - M( FA
→
, FB )
Dans le domaine d’élasticité du métal, le moment Γ du couple est proportionnel
AT

à l'angle de torsion :
Γ = - C.α Γ : couple de torsion en N.m
C : Constante de torsion du fil en N.m/rad
α : angle de torsion en rad
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 37 sur 200

1.8. Théorème des moments


Un solide en rotation est à l'équilibre si la somme des moments qui tendent à le faire tourner
dans un sens est égale à la somme des moments qui tendent à le faire tourner dans l'autre.
Σ M : somme algébrique des moments
ΣM=0 ΣM : somme des moments qui tendent à faire

T
tourner dans un sens

H
lΣM l = lΣM l ΣM : somme des moments qui tendent à faire
tourner dans l'autre sens

IG
1.9. Principe de la clé dynamométrique

R
La clé comporte une barre rigide munie d'un index réglable et une lame élastique fixée à son
extrémité à la barre rigide et munie d'une poignée à l'autre extrémité.

PY
Lorsqu'une force est appliquée sur la poignée, celle-ci entraîne la lame élastique et un
secteur gradué articulé, maintenu en appui sur l'index par un petit ressort. Pour choisir un
couple de serrage, on positionne l'index face à la graduation correspondant à la valeur
choisie.

O
Lors du serrage, la lame se tord et le secteur gradué glisse le long de l'index. Lorsque le
couple choisi est atteint, il n'est plus retenu par l'index, et donc bascule et vient taper sur la
-C
lame élastique.
N
IO
AT
M
R
FO
R
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2. Notions de contrainte
On appelle contrainte mécanique toute sollicitation en déformation d'un corps ou d'un matériau.
La contrainte est tout d'abord réversible, c'est-à-dire que si on la supprime, l'objet reprend sa
forme initiale: on est resté dans le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet.
Elle est ensuite irréversible, c'est-à-dire que même si on la supprime, l'objet ne peut pas
reprendre sa forme initiale : on a dépassé le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet. Il

T
y aura déformation définitive. On peut alors aller jusqu'à la rupture.

H
2.1. Elasticité

IG
C'est la capacité d'un matériau ou d'un objet à se déformer puis à reprendre sa forme initiale
lors de l'exercice d'une contrainte.

2.2. Allongement

R
C'est la modification de la longueur d'un objet. On le note généralement δl. La longueur

PY
devient alors :
l : longueur finale de l'objet
l = l0 + δl l0 : longueur initiale de l'objet
δl : allongement

O
Attention : en aéronautique, on désigne aussi par allongement, le rapport de l'envergure d'une aile à sa
profondeur, mais cela n'a rien à voir avec le phénomène de déformation qui nous intéresse ici.

2.3. Traction
-C
Un corps est soumis à la traction lorsqu'il est soumis à deux forces opposées qui tendent à
l'allonger. Lors d'essais, on détermine les capacités d'allongement de divers matériaux en
général des métaux. On mesure l'allongement δl en fonction de la force de traction exercée.
N
IO

→ →
F1 F2
AT

2.4. Compression
Un corps est sollicité à la compression lorsqu'il est soumis à deux forces opposées qui
tendent à le raccourcir
M

C'est le cas par exemple d'un vérin, d'une pièce prise dans les mâchoires d'un étau,….
On réalise des essais de compression dont les courbes sont comparables à celles de la
traction. Il existe notamment une zone de déformation élastique où la force exercée est
R

proportionnelle au raccourcissement du matériau.


FO

→ →
F1 F2
R

Si la pièce est trop longue elle a tendance à se plier, c'est ce qu'on appelle le flambage.
AI

→ →
F1 F2

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2.5. Torsion
C'est l'exercice de sollicitations mécaniques antagonistes sur un objet

→
F2

T
H
→
F1

IG
C'est le cas d'une aile d'avion :

R
PY
O
Pour une aile, la torsion est un déplacement en rotation dont l'amplitude varie selon la distance
au fuselage.
-C
La torsion peut être apparemment exercée par une seule force, l'autre étant constituée par
apparition d'un couple de réaction au niveau du système de fixation.
N
IO
AT
M

2.6. Flexion plane


R

Un corps est sollicité à la flexion plane lorsqu'il est soumis à des forces coplanaires normales à
ses génératrices (c'est à dire perpendiculaires à ses cotes de grandes longueurs).
FO

La déformation correspondante est appelée la flèche : f. C'est le cas de barres fixées sur deux
supports.
f
R
AI

Attention : la flèche désigne aussi en aéronautique, l'écart maximal entre la ligne moyenne et la corde sur
un profil d'aile mais cela n'a rien à voir avec le phénomène de déformation qui nous intéresse ici.

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Module 2 Page 40 sur 200

On peut réaliser une étude expérimentale de


la flexion plane selon le dispositif ci-contre :
On mesure la flèche h de la lame en fonction
de la contrainte F = M×g exercée.

T
→
L'étude de la flèche en fonction de la force exercée F montre que la flèche est tout d'abord

H
réversible et proportionnelle à la force exercée.
Si on augmente la force, la déformation du matériau reste permanente, pouvant aller jusqu'à

IG
la rupture du matériau.
On peut également compléter cette étude en utilisant des lames de longueurs différentes
soumises à la même contrainte. On constate alors que la flèche h est proportionnelle au
cube de la longueur l de la lame.

R
Pour une aile, la flexion est un déplacement en translation dont l'amplitude varie selon la
distance au fuselage.

PY
O
2.7. Cisaillement
-C
Le cisaillement est une sollicitation mécanique conséquente d'un effort tranchant. On appelle
effort tranchant, un ensemble de forces parallèles appliqué à une surface.
N
IO
AT

Une poutre est sollicitée au cisaillement pur si au centre de gravité de chaque section droite
seul l'effort tranchant est différent de zéro.
M

→
R

F
FO

Le cisaillement est parfois la conséquence de tractions, de torsions ou de flexions ayant


dépassé le domaine d'élasticité de l'objet considéré.

Attention : le cisaillement est aussi un type de turbulence très redouté en aéronautique, qui se
caractérise par un brusque changement du vent en direction ou en intensité, mais il ne s'agit pas de cela
R

ici, bien que le principe de cisaillement reste le même.


AI

2.8. autres causes de déformation


Il existe d'autres types de sollicitations et dans de nombreux cas les sollicitations sont
associées. D'autres causes que des forces extérieures peuvent provoquer des déformations
des matériaux. C'est le cas, par exemple, de la chaleur qui provoque des dilatations des
corps à pression constante.

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Module 2 Page 41 sur 200

3. Propriétés des solides, liquides et gaz

La matière est constituée d'atomes, de molécules ou d'associations ioniques. Les diverses


particules sont soumises à des forces qui assurent une certaine cohésion entre elles. Ces forces,
de différents types, n’ont pas toutes la même intensité.
La nature solide, liquide ou gazeuse des divers matériaux dépend des conditions de température

T
et de pression (voir module S2/1).

H
3.1. Solide

IG
Définition : État de la matière dans lequel les atomes oscillent autour de positions fixes,
ayant une distribution soit arbitraire (solides amorphes) soit ordonnée (solides cristallisés).
Dans un solide, les molécules sont maintenues fermement en place presque sans liberté de
mouvement. L’état solide est un état condensé.

R
PY
Propriétés : Les solides ont une forme propre qui possède des caractéristiques
géométriques.
La variété des solides est tellement grande qu'il est difficile de donner d'autres propriétés
générales. On peut cependant noter que leur masse volumique est élevée.
Il faut également noter que les métaux ont généralement une structure cristalline et

O
possèdent une conductibilité électrique élevée. Les meilleurs conducteurs sont l’or, l’argent
et le cuivre.
-C
A l'inverse des cristaux métalliques, les cristaux moléculaires et ioniques sont isolants.

3.2. Liquide
Définition : État de la matière dans lequel les atomes sont organisés en molécules. Les
N

molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres, mais elles restent très
proches les unes des autres. Les liquides sont très difficiles à comprimer. L’état liquide est
IO

un état condensé et désordonné.

Propriétés : Ils n'ont pas de forme propre et prennent la forme de leur contenant.
A conditions de température et de pression déterminées, les liquides ont un volume bien
AT

défini puisque les molécules ne peuvent pas se défaire facilement des emprises mutuelles.
Ils sont incompressibles (ou considérés comme tels).
Leur masse volumique est presque aussi grande que celle des solides.
Les liquides purs sont généralement de mauvais conducteurs ; l’addition de composés
M

ioniques permet d’augmenter considérablement leur conductivité.


R

3.3. Gaz
Définition : État de la matière dans lequel les atomes (gaz rares) ou les molécules sont
FO

totalement libres, les particules sont en mouvement aléatoire permanent dans toutes les
directions (pas de direction privilégiée). Leurs déplacements sont seulement limités par leur
contenant. L’état gazeux est un état dispersé et désordonné.

Propriétés : Ils n'ont pas de forme propre et prennent la forme de leur contenant. Ils sont
R

compressibles et expansibles : leur volume dépend des dimensions de leur contenant.


Leur masse volumique est faible.
AI

Ils ne permettent pas le passage du courant électrique.

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Module 2 Page 42 sur 200

4. Pression et poussée dans les liquides


4.1. Pression
La pression est une grandeur physique qui traduit le résultat d'une contrainte appliquée à
une surface. Elle se mesure à l'aide d'un manomètre et, pour la pression atmosphérique, à
l'aide d'un baromètre. Elle s'exprime en pascals : Pa (système d'unités internationales),

T
mais on la trouve aussi accompagnée de nombreuses autres unités suivant le champ

H
d'application :
- le bar : 1 bar = 105 Pa
- le kilogramme par centimètre carré : 1kg/cm2 = 105 Pa

IG
- le P.S.I : 1P.S.I = 7000 Pa = 70g/cm2

On définit la pression comme le rapport de la force pressante exercée sur une surface, par

R
l'aire de cette surface.
p : pression en Pascals (Pa)
F

PY
p= F : force pressante exercée en N
S S : aire de la surface pressée en m2

Dans les liquides ou les gaz, tout objet immergé reçoit une pression.

O
4.2. Pression dans un liquide -C
Principe fondamental de l'hydrostatique : La pression dans un liquide dépend de la
nature de ce liquide, de l'intensité de la gravité et de la profondeur d'immersion dans ce
liquide.
p : pression totale dans le liquide en Pa
p = ρgh +psurf. ρ : masse volumique du liquide
N

h : profondeur en m
psurf. : pression à la surface du liquide (souvent égale à la
IO

pression atmosphérique).

Propriétés : La pression dans un liquide ne dépend pas de la forme du contenant de ce


AT

liquide.
M
R

Profondeurs identiques et liquides identiques


⇒ pressions identiques
FO

Théorème de Pascal : toute variation de pression dans un liquide au repos se transmet


intégralement à tous les autres points du liquide.
R

→
F F' F' , S'
p = p' donc =
AI

S S'
→
F ,S

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Module 2 Page 43 sur 200

Poussée d'Archimède : loi de la physique expliquant le comportement des corps immergés


dans un fluide et en particulier dans l'eau.

Tout corps partiellement ou totalement immergé dans un fluide subit des forces de pression
→
équivalentes à une force unique appelée poussée d'Archimède, notée Π . Cette poussée,
verticale et dirigée de bas en haut, est d'intensité égale au poids du fluide déplacé (fluide
dont le corps occupe la place). Son point d'application est le centre de gravité du fluide

T
déplacé, appelé centre de poussée (le centre de poussée ne coïncide pas nécessairement
avec le centre de masse du corps).

H
→
Π : poussée d'Archimède. Π en N

IG
→ →
Π = -ρV g V : volume de fluide déplacé en m3
→
g : vecteur champ de gravitation. g en N/kg

R
ρ : masse volumique du liquide en kg/m3

PY
Caractéristiques : P.A. D.A. Sens Valeur
→ Centre de
Verticale Vers le haut ρVg enN
Π poussée

→

O
T
→
→
T : tension de la corde
Π
-C →
P : poids de l'objet
→
Π : poussée d'Archimède
N

→
P
IO

4.3. Pression atmosphérique


AT

Les gaz exercent sur les surfaces des pressions perpendiculaires à celles-ci.
En 1648, Pascal a montré que la pression à une hauteur donnée est égale au poids de la
colonne d'air située au-dessus de ce niveau.
M

vide
R

Hg est le symbole chimique du mercure.


760 mm de Hg La partie supérieure du tube est fermée, le mercure qu'il
FO

contient n'est donc pas soumis à la pression


atmosphérique. Le récipient est ouvert, offrant ainsi la
surface du mercure à la pression atmosphérique
R

Au niveau de la mer, la pression moyenne est égale à 760 mm de mercure soit 1013,25
AI

hectopascals (hPa) ou millibars (mbar) : c'est la pression atmosphérique de référence. Elle


correspond sensiblement à la pression qu'exerce le poids d'un corps de masse1 kg sur une
surface de 1 cm2.
La pression atmosphérique se mesure à l'aide d'un baromètre.

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Module 2 Page 44 sur 200

La pression atmosphérique décroît donc avec l'altitude. Ainsi, sa valeur n'est plus que
de 830 hPa à 1600 m d'altitude et de 240 hPa à 10 000 m, hauteur de vol des avions long-
courriers.

En aéronautique, la pression atmosphérique joue un rôle très important puisqu'elle va


permettre le fonctionnement de plusieurs appareils indispensables au vol et à sa sécurité :
- Les altimètres utilisés en aéronautique sont en réalité des baromètres étalonnés selon

T
une échelle de pressions de référence.
- Les anémomètres comparent la pression totale à la pression statique pour déterminer

H
la vitesse de l'avion.
- Les variomètres comparent la pression statique de l'instant à celle de l'instant
immédiatement précédent, permettant ainsi de mesurer ses variations et d'en déduire

IG
la vitesse verticale de l'avion.

La pression statique PS désigne la pression atmosphérique de l'air immobile, à l'altitude où

R
se situe l'avion.
Par opposition la pression dynamique PD désigne la pression exercée par un fluide en

PY
mouvement. On la mesure à l'aide d'un tube de Pitot qui permet de l'obtenir par comparaison
de la pression totale PT à la pression statique.
PD = PT - PS

O
Pour plus de détails, se reporter au module S2/2.4
-C
Entrée d'air : Capsule
pression
statique

Altimètre
N
IO
AT

Entrée
d'air :
pression
M

totale
Anémomètre
Entrée d'air :
R

pression
statique
FO
R
AI

Variomètre

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Module 2 Page 45 sur 200

Mémo
Composition et décomposition des forces
→
Le vecteur "somme des forces" F est appelé résultante des forces appliquées au
système.

T
Poids et centre de gravité

H
Poids d'un corps : → →
P =mg

IG
Intensité de la pesanteur : g

R
L’intensité de la pesanteur dépend de l'altitude et de la latitude du lieu. Sa valeur moyenne sur
Terre est g = 9.8 N/kg (9.70 <g< 9.84)

PY
Centre de gravité
→
Le centre de gravité d'un objet est le point d'application du poids P .

O
Equilibre d'un solide soumis à plusieurs forces T -C
Un solide soumis à plusieurs forces est à l'équilibre si :
 Les droites d’action des forces sont coplanaires et concourantes
 Leur somme vectorielle est nulle
N

L'équilibre d'un avion en vol de croisière est déterminé par


l'action de quatre forces qui s'annulent deux à deux :
→ → →
IO

P + Fz = 0
→ → →
T + Fx = 0
→
AT

P est le poids de l'avion


→
T est la traction exercée par les moteurs
→
Fz est la portance
M

→
Fx est la traînée
R

 Moment d'une force par rapport à un axe M = F×d


FO

F /O

Lorsque la droite d'action de la force rencontre l'axe de rotation son moment est
nul.

 Couple : C'est un ensemble de 2 forces opposées, de droites d'actions parallèles et de


R

même intensité. La distance d est appelée bras de levier.


AI

→
F F’= F

O →
F'
d

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Module 2 Page 46 sur 200

Γ = - C.α
 Couple de torsion :
Γ : couple de torsion en N.m
C : Constante de torsion du fil en N.m/rad
α : angle de torsion en rad

Notions de contrainte : On appelle contrainte mécanique toute sollicitation en déformation d'un

T
corps ou d'un matériau.

H
La contrainte est tout d'abord réversible, c'est-à-dire que si on la supprime, l'objet reprend sa
forme initiale : on est resté dans le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet.

IG
Elle est ensuite irréversible, c'est-à-dire que même si on la supprime, l'objet ne peut pas
reprendre sa forme initiale : on a dépassé le domaine d'élasticité du matériau constituant l'objet.
Il y aura déformation définitive. On peut alors aller jusqu'à la rupture.

R
Les contraintes

PY
 Allongement : C'est la modification de la longueur d'un objet. On le note généralement δl.
La longueur devient alors :
l : longueur finale de l'objet
l = l0 + δl

O
l0 : longueur initiale de l'objet
δl : allongement
 Compression : Un corps est sollicité à la compression lorsqu'il est soumis à deux forces
opposées qui tendent à le raccourcir.
-C
Si la pièce est trop longue elle a tendance à se plier, c'est ce qu'on appelle le flambage.
 Torsion : Pour une aile, la torsion est un déplacement en rotation dont l'amplitude varie
selon la distance au fuselage.
 Flexion plane : Un corps est sollicité à la flexion plane lorsqu'il est soumis à des forces
N

coplanaires normales à ses génératrices (c'est à dire perpendiculaires à ses cotes de


grandes longueurs).
IO

 Cisaillement : Le cisaillement est une sollicitation mécanique conséquente d'un effort


tranchant. On appelle effort tranchant, un ensemble de forces parallèles appliqué à une
surface.
AT

Propriétés des solides, liquides et gaz


 Solide. Définition : État de la matière dans lequel les atomes oscillent autour de positions
fixes, ayant une distribution soit arbitraire (solides amorphes) soit ordonnée (solides
M

cristallisés). Dans un solide, les molécules sont maintenues fermement en place presque
sans liberté de mouvement. L’état solide est un état condensé.
R

 Liquide. Définition : État de la matière dans lequel les atomes sont organisés en
molécules. Les molécules peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres, mais elles
FO

restent très proches les unes des autres. Les liquides sont très difficiles à comprimer.
L’état liquide est un état condensé et désordonné.
 Gaz. Définition : État de la matière dans lequel les atomes (gaz rares) ou les molécules
sont totalement libres, les particules sont en mouvement aléatoire permanent dans toutes
les directions (pas de direction privilégiée). Leurs déplacements sont seulement limités
par leur contenant. L’état gazeux est un état dispersé et désordonné.
R

Pression et poussée dans les liquides


AI

 Pression : La pression est une grandeur physique qui traduit le résultat d'une contrainte
appliquée à une surface. Elle se mesure à l'aide d'un manomètre et, pour la pression
atmosphérique, à l'aide d'un baromètre. Elle s'exprime en pascals : Pa (système d'unités
internationales)
 Théorème de Pascal : toute variation de pression dans un liquide au repos se transmet
intégralement à tous les autres points du liquide.

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Module 2 Page 47 sur 200

 Poussée d'Archimède : loi de la physique expliquant le comportement des corps


immergés dans un fluide et en particulier dans l'eau. Cette poussée, verticale et dirigée de
bas en haut, est d'intensité égale au poids du fluide déplacé.
 Pression atmosphérique : La pression atmosphérique décroît donc avec l'altitude.
- Les altimètres utilisés en aéronautique sont en réalité des baromètres
étalonnés selon une échelle de pressions de référence.
- Les anémomètres comparent la pression totale à la pression statique pour

T
déterminer la vitesse de l'avion.
- Les variomètres comparent la pression statique de l'instant à celle de

H
l'instant immédiatement précédent, permettant ainsi de mesurer ses
variations et d'en déduire la vitesse verticale de l'avion.

IG
La pression dynamique PD désigne la pression exercée par un fluide en mouvement.
On la mesure à l'aide d'un tube de Pitot.

R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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III Mécanique cinématique
1. Les paramètres du mouvement
Qu'est-ce qui bouge ?

T
1.1. Solides et systèmes matériels

H
1.1.1. Système matériel
C'est un objet (ou un groupe d'objets) que l'on isole arbitrairement (par la pensée) de son

IG
environnement, pour l'étudier.

1.1.2. Solide

R
Un système matériel indéformable est appelé solide.

PY
1.1.3. Point matériel
On appelle point matériel tout objet dont les dimensions peuvent être considérées comme
négligeables à l'échelle du problème que l'on cherche à résoudre.

O
Où est-ce que ça bouge?
-C
1.2. Référentiel et repère

1.2.1. Référentiel
La notion de mouvement est relative. Il est indispensable de préciser par rapport à quel
référentiel on veut étudier ce mouvement. Le référentiel est le solide que l’on va utiliser
N

comme système de référence pour définir ce mouvement.


IO

Ex : Les passagers sont immobiles


par rapport au référentiel train mais
sont en mouvement par rapport au
AT

référentiel sol.

1.2.2. Repère
M

Pour étudier facilement le mouvement dans le référentiel choisi, on définit ensuite un repère.
Le repère est un système d'axes lié au référentiel.
R

1.2.3. Référentiels galiléens


FO

On appelle référentiel Galiléen un référentiel dans lequel la première loi de Newton


s'applique.

Première loi de Newton : tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement
uniforme (vitesse constante en ligne droite) dans lequel il se trouve, sauf si des forces qui lui
R

sont appliquées ne le contraignent à changer d'état.


AI

Référentiel terrestre : le référentiel terrestre est un référentiel Galiléen


Un référentiel animé d'un mouvement de translation rectiligne dans un référentiel Galiléen
est lui-même un référentiel Galiléen.
Module 2 Page 49 sur 200

1.2.4. Différents référentiels et repères


Plusieurs types de référentiels sont utilisés en mécanique, selon le mouvement à étudier.

A titre d’information, voici plusieurs repères utilisés dans l’espace :

Un repère du référentiel
géocentrique a pour origine le

T
centre de la Terre, ses axes restant
parallèles à ceux du repère du

H
référentiel héliocentrique. Un repère du référentiel
héliocentrique a pour origine le

IG
centre du Soleil et ses axes sont
dirigés vers trois étoiles fixes.

Un repère du référentiel de Copernic a

R
pour origine le centre d'inertie du système
solaire, ses axes sont dirigés vers trois

PY
étoiles fixes. On peut assimiler référentiel de
Copernic et référentiel héliocentrique.

Comment repérer précisément ce qui bouge?

O
1.3. Trajectoire et repérage -C
1.3.1. Trajectoire
La trajectoire d'un point mobile M dans un repère donné est la courbe formée par
l'ensemble de ses positions.
 Le mouvement d'un objet est dit curviligne si sa trajectoire est une courbe.
N

 Le mouvement d'un objet est dit rectiligne si sa trajectoire est une droite.
 Le mouvement d'un objet est dit circulaire si sa trajectoire est un cercle.
IO

La trajectoire d'un point mobile dépend du référentiel choisi pour étudier le mouvement

Ex : Lors d'une phase de vol en pallier, un siège de l'avion


 est immobile par rapport à l'avion
AT

 suit une trajectoire rectiligne par rapport au sol (repère Galiléen)


 est animé d'un mouvement circulaire par rapport au centre de la Terre (repère
géocentrique).
M

L'équation de la trajectoire d'un point dans un repère donné est une relation entre les
coordonnées de ce point, indépendante du temps : f(x, y, z) = 0.
R
FO

1.3.2. Repérage d'un point mobile


DANS UN REPERE CARTESIEN
→
La position d’un point mobile M, à l'instant t, dans un repère cartésien (O, i
→ →
, j , k ) (notation mécanique : O,x,y,z) lié à un référentiel, est donnée par ses
R

coordonnées : (x, y, z)
→ → → →
Le vecteur position du point M est : OM = x i + y j + z k
AI

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Module 2 Page 50 sur 200

T
H
IG
R
Les équations horaires du mouvement du point M sont alors données par les

PY
relations :
x = x(t)
y = y(t)
z = z(t)

O
Les équations horaires du mouvement permettent de repérer la position du
point, par rapport aux trois axes du repère, en fonction du temps.
-C
Le repère choisi dépendra de la nature du mouvement dans le référentiel
choisi : si le point se déplace sur une droite, une seule coordonnée suffira, s'il
se déplace dans un plan, deux suffiront.
N
IO
AT
M
R

GRACE A SON ABSCISSE CURVILIGNE


Si l'on considère que le point se déplace sur une trajectoire T, on peut
FO

simplement choisir, sur cette trajectoire, une origine Ω, un sens positif et une
unité de longueur. L'abscisse curviligne s du point mobile M est la valeur
algébrique de l'arc orienté ΩM :

s = arc ΩM
R

L'équation horaire du mouvement du point M sur la trajectoire T s'écrit : s =


s(t)
AI


T

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Un point plus facile à étudier que les autres pour un mobile :

1.4. Centre d'inertie

1.4.1. Particularité du centre d'inertie


Observons le mouvement, dans le référentiel terrestre, des différents
points d'un solide soumis à la seule action de la Terre. Ils se déplacent

T
sur des trajectoires de formes variées.
Il existe toujours un point du solide dont le mouvement est plus simple

H
que les autres : le centre d'inertie G du solide
Lorsque le solide est homogène et a une forme simple, le centre

IG
d'inertie est confondu avec un point remarquable du solide, le centre
pour un disque, par exemple.

Ex : Pour un avion en virage, seul le centre d'inertie aura un

R
mouvement de rotation simple, les autres points étant soumis
à diverses accélérations :

PY
→
→ Vd
Vg

O
-C Vg ≠ Vd
N

1.4.2. Définition du centre d'inertie


IO

Le centre d'inertie d'un solide ou d'un ensemble de points matériels est défini par :
n → Mi : point de l'ensemble
∑ mi OMi mi : masse du point Mi
AT

→ i = 1
OG = n : nombre de points Mi
n G : centre d'inertie
∑ mi O : origine du repère
i=1
M

(Le centre d'inertie est aussi appelé centre de masse ou centre de gravité. L’outil
R

mathématique, servant à le définir, est le barycentre de l’ensemble des points matériels.)


FO

Dans le cas où le solide est homogène et où il présente un centre de symétrie, le centre


d'inertie est confondu avec ce point.
R
AI

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Module 2 Page 52 sur 200

Comment se déplace le mobile sur sa trajectoire?

1.5. Vitesses et accélération

1.5.1. Vitesse moyenne


La vitesse moyenne Vmoy d'un point mobile pendant un trajet donné est le quotient de la
distance parcourue ∆l par la durée ∆t du trajet :

T
∆l Vmoy : vitesse moyenne en m/s

H
Vmoy = ∆l : distance parcourue en m
∆t
∆t : durée du parcours en s

IG

R

PY
1.5.2. Vitesse Instantanée

O
Elle ne peut pas être déterminée par un calcul simple comme la vitesse moyenne.
Elle représente le taux de variation de l'abscisse curviligne du mobile. On l'obtiendra donc
grâce à sa dérivée par rapport au temps.
-C
Elle se mesure à l'aide d'un compteur de vitesse (d'un anémomètre ou d'un machmètre pour
un avion).

VITESSE INSTANTANEE ALGEBRIQUE


N

La vitesse instantanée d’un mobile sur une trajectoire curviligne est donnée par
la dérivée de l’abscisse curviligne du point par rapport au temps :
IO

v(t) : vitesse instantanée


ds(t)
v(t) = ds(t)
dt : dérivée de la fonction s(t)
AT

dt

Pour avoir la valeur de la vitesse à un instant t1 déterminé, il suffit de calculer


v(t1).
M

Approximation de la vitesse instantanée à un instant t1


R

Cela revient à appliquer une vitesse moyenne sur une durée la plus courte
possible autour de l’instant t1
FO

M M M
1
0 2

t0 t t2
1
R

v(t1) : vitesse moyenne entre t0 et t2 en m/s


MoM2
AI

v(t1) = MoM2 : longueur de l’arc en m


(t2-t0)
(t2-t0) : durée du déplacement MoM2 en s

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Module 2 Page 53 sur 200

1.5.3. Vecteur Vitesse


La seule connaissance de la vitesse instantanée d’un point mobile ne permet pas de prévoir
où il se trouvera une fraction de seconde plus tard. On définit pour cela le vecteur vitesse
→
v(t)

EXPRESSION ET CARACTERISTIQUES

T
→
Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position OM par rapport au

H
temps :
→

IG
→
d OM
v(t) =
dt
→ → →

R
dx dy dz
Son expression analytique est donc : v(t) = i + j +
dt dt dt

PY
→
Les caractéristiques du vecteur v(t) d’un point mobile M à l’instant t sont :
- direction : celle de la tangente à la trajectoire au point M

O
- sens : celui du mouvement de M
- norme : valeur de la vitesse instantanée à l’instant t
-C →
v(t)

M
N
IO

APPROXIMATION DU VECTEUR VITESSE

Le vecteur vitesse peut être approché de la même manière que la vitesse


AT

instantanée :

M M M
Plus les relevés de position sont
M

t t t rapprochés, meilleure est l’approximation.


1
R

→
FO

→
→
M0M2 v(t1) : vecteur vitesse au point M1
v(t1) = →
t2-t0 M0M2 : vecteur déplacement de M0 à M2
(t2-t0) : durée du déplacement
R

1.5.4. Accélération
Dans une première approche, on pourrait définir l’accélération comme une variation de la
AI

vitesse. Cette affirmation qui reste vraie au niveau des vecteurs, ne s’applique cependant
pas au niveau du simple calcul algébrique. En effet, lors d’un mouvement de rotation
dv
uniforme, la valeur algébrique de la vitesse du mobile est constante, d’où = 0, mais nous
dt
verrons qu’il existe cependant une accélération dite « normale » qui permet à l’objet de
rester sur l’orbite.

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Module 2 Page 54 sur 200

VECTEUR ACCELERATION
Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps

→
→
→ a(t) : vecteur accélération dont la norme a s’exprime en m/s2
d v(t) →
a(t) =
dt d v(t)
: dérivée du vecteur vitesse par rapport au temps
E A

dt
E

T
Son expression analytique est donc :

H
→
d2x → d2y →
d2z
a(t) = i + j +
dt2 dt2 dt2

IG

APPROXIMATION DU VECTEUR ACCELERATION

R
M M M
Plus les relevés de position sont

PY
t rapprochés, meilleure est l’approximation.
t t
1

O
→
→ → A a(t1) E A : vecteur accélération au point M1
→ → →
v(t2) - v(t0)
a(t1) =
t2-t0 A v(t2)
-C E -
v(t0) : variation du vecteur vitesse de M0 à
A A E A

M2
(t2-t0) : durée du déplacement

DIFFERENTES ACCELERATIONS
N

Dés qu’une trajectoire n’est pas rectiligne, plusieurs accélérations interviennent


dans le mouvement. Pour un mouvement circulaire, par exemple, on définit :
IO

- l’accélération tangentielle
- l’accélération normale

Attention aux unités


AT

1.5.5. Unités du mouvement et aéronautique


Unités Unités utilisées
Unités du système
dérivées en Conversions
M

international
courantes aéronautique
cm Pouce : inch 1in = 2.54cm
R

km Pied : ft 1ft = 30.48 cm


Distance Mètre : m Yard : Yd 1Yd = 91.44cm
Nautic mile : 1NM = 1.852km
FO

NM
-3
Pied par 1ft/min = 5.08×10 m/s
km/h minute :
Mètre par seconde :
Vitesse ft/ min
m/s
Nœud : kt 1kt = 1.852km/h
R

1kt = 1NM/h 1kt = 0.515m/s


Vitesse Radian par seconde
angulaire rad/s
AI

g est
l’accélération
Mètre par seconde
Accélération 2 Nombre de "g" de la pesanteur
au carré : m/s 2
g = 9.81m/s au
sol

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Module 2 Page 55 sur 200

2. Mouvements de translation
Le mouvement d’un solide est un mouvement de translation si tous ses points ont le même
mouvement et si leurs trajectoires se déduisent les unes des autres par des translations.
Un mouvement de translation peut être rectiligne, curviligne ou circulaire.

2.1. Mouvement rectiligne


Un mouvement rectiligne est un mouvement dont la trajectoire est une droite.

T
2.1.1. Mouvement uniforme

H
Un mouvement est uniforme si sa vitesse est constante.

IG
MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORME
Un point est en mouvement rectiligne uniforme si son vecteur vitesse est
constant, il a toujours :

R
• même direction
• même sens

PY
• même norme (la valeur de la vitesse instantanée reste constante)
→
Pour étudier ce type de mouvement, il suffit de définir un repère (O ; i ) sur la A E A

droite qui constitue la trajectoire. Si l'on considère que x = x0 à t = 0, les

O
équations horaires du mouvement sont :

x(t) = v. t + x0 où v désigne la valeur de la vitesse (à la fois la vitesse instantanée et la


-C
vitesse moyenne), t le temps et x0 l'abscisse de à t = 0.

v(t) = v = constante
a(t) = 0

N

t=0
IO

Si le mouvement débute avec x0= 0 à t = 0 , son origine est O et l'équation


AT

s'écrit : x(t) = v t

MOUVEMENT DE TRANSLATION UNIFORME


Un solide est en mouvement de translation uniforme lorsque tous les points de
M

ce solide sont animés d'un même mouvement rectiligne uniforme.


R

→
v(t)
=cte
FO
R
AI

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2.1.2. Mouvement uniformément varié (ou accéléré)


Un mouvement est uniformément varié si son accélération est constante.

MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORMEMENT VARIE


C'est un mouvement dont la trajectoire est une droite, dont la vitesse est une
fonction affine du temps et dont le vecteur accélération est constant.

T
→
a(t)

H
A E

IG
Les équations horaires du mouvement sont :
1 2
x(t) = a t + v0t + x0 v0 représente la vitesse initiale du mobile à
2

R
v(t) = a t + v0 t = 0, x0 l’abscisse du mobile à t = 0 et a :
a(t) = cte l’accélération constante du mouvement.

PY
Selon le signe de a, le mouvement est accéléré ou ralenti :
Si a>0 la vitesse augmente
Si a<0 la vitesse diminue

O
CHUTE LIBRE
Nous allons étudier dans ce paragraphe uniquement la chute
-C
libre d’un objet sans vitesse initiale. La chute libre d’un objet
possédant une vitesse initiale est étudiée dans le paragraphe
3 : mouvements composés.

Un corps est en chute libre s’il évolue uniquement sous l’action


N

de son poids. Les équations du mouvement sur un axe vertical


[Oz) orienté vers le haut sont :
IO

-1
z(t) = g t2 +z0 où z0 est la hauteur de départ du
2
mouvement
AT

v(t) = -gt où g est l’intensité de la pesanteur


a(t) = -g

La chute libre est souvent étudiée en laboratoire à l’aide du


M

dispositif ci-contre qui permet de mesurer les distances


parcourues par la bille en fonction du temps.
R

Il faut noter également que, contrairement à l’idée reçue, tous


les solides dans le vide ont la même vitesse de chute libre.
FO

Tube de Newton :
R
AI

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2.2. Mouvement de translation curviligne


Tout segment du solide se déplace en restant parallèle à lui-même et le mouvement de chaque
point est curviligne.

T
Autre exemple : avion en approche

H
à vitesse constante

IG
Exemple : la cabine de
téléphérique a un mouvement
curviligne uniforme.

R
PY
2.3. Mouvement de Translation circulaire

O
Tout segment du solide se déplace en restant parallèle à lui même et le mouvement de chaque
point est un cercle. -C
Exemple de translation
circulaire : la grande roue
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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3. Mouvement de rotation
Un solide est en rotation lorsqu'il est en mouvement autour d'un point ou d'un axe fixe matériel
ou non (la Terre tourne sur elle-même autour d'un axe qui n'a pas de réalité physique).

3.1. Mouvement circulaire

T
3.1.1. Repérage d'un point
ABSCISSES ET EQUATIONS HORAIRES

H
Un mouvement circulaire est un mouvement dont la trajectoire

IG
est un arc de cercle. La position d'un point M sera repérée par
→
v son abscisse curviligne : s = ΩM . A EA

M Son équation horaire est s = s(t).

R

L'abscisse angulaire θ du point mobile M est la valeur

PY
R → →
algébrique de l'angle θ = ( OΩ A E A , OM ).
A E A

L'équation horaire du mouvement du point M sur le cercle est


aussi donnée par θ= θ(t).

O
RELATION ENTRE ABSCISSES CURVILIGNE ET ANGULAIRE
-C
s : abscisse curviligne ΩM en mA EA

s=Rθ R : rayon en m
θ : abscisse angulaire en rad
N

Dans la suite du document, pour simplifier les diverses écritures, on notera v pour v(t), a pour a(t) et s pour s(t).

3.1.2. Vitesse
IO

VECTEUR VITESSE
Le vecteur vitesse d'un point mobile M en mouvement circulaire a pour
caractéristiques :
AT

• direction : tangente au cercle trajectoire en chaque point


• sens : celui du mouvement
• norme (ou valeur) : v dont l’expression est donnée par la dérivée de l'abscisse
curviligne par rapport au temps
M

ds
R

→ v= v : vitesse en mètre par seconde (m/s)


dt
v
FO

θ Ω Sa norme peut aussi être exprimée en fonction de la dérivée de


O R l'abscisse angulaire par rapport au temps :

v : vitesse en mètre par seconde (m/s)



v=R R : rayon en m
R

dt dθ
: dérivée de α par rapport à t en rad/s
dt
AI

Pour éviter toute confusion v est souvent appelé vitesse linéaire.

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VITESSE ANGULAIRE
La vitesse angulaire d'un point mobile en mouvement circulaire est la grandeur
notée ω définie par la dérivée de l'abscisse angulaire par rapport au temps:


ω= ω = ω(t) : vitesse angulaire en radian par seconde (rad/s)
dt

T
RELATION ENTRE NORME DE LA VITESSE ET VITESSE ANGULAIRE

H
v en mètre par seconde (m/s)
v=Rω

IG
R en mètre (m)
ω en radian par seconde (rad/s)

R
4.1.1. Accélération
VECTEUR ACCELERATION

PY
Le vecteur accélération d'un point mobile M est la dérivée par rapport au temps
du vecteur vitesse du point M :
→ →

O
→
dv a : norme du vecteur a : accélération en m/s²
a =
dt -C
REPERE DE FRENET
Pour étudier le mouvement d'un point mobile M sur une trajectoire curviligne,
on utilise un repère dit repère de Frenet associé au point M défini par les deux
vecteurs de base :
N

→
→
• u : vecteur unitaire tangent à la trajectoire au point M, de même
v
IO

→ sens que le mouvement


→
u
• n : vecteur unitaire normal à la trajectoire au point orienté dans
le sens de la concavité
AT

→ → →
n • Le vecteur vitesse étant tangent à la trajectoire, v = v u et le
O vecteur accélération peut s'écrire :
→ →
→ dv dv → du → →
M

a = = u +v = at u +an v
dt dt dt
R

ACCELERATION TANGENTIELLE
L'accélération tangentielle est la dérivée de la valeur de la vitesse
par rapport au temps :
FO

→
at dv dω d2 θ
→
→ a t = = R = R at s'exprime en m/s2
a dt dt dt 2
u
→ →
→ Si le mouvement est accéléré, at est dans le sens de u et at > 0
an
R

→ →

n Si le mouvement est ralenti, at est dans le sens opposé et at < 0


O → →
AI

Si le mouvement est uniforme, at = 0

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Module 2 Page 60 sur 200

On parle souvent de l’accélération angulaire α. Elle est définie à partir de la


a
norme du vecteur accélération normale par : α= t Elle traduit la variation de la
R

vitesse angulaire ω en fonction du temps. α = . Elle s'exprime en rad/s2.
dt
ACCELERATION NORMALE ET EFFETS CENTRIFUGE ET CENTRIPETE
• Effet centrifuge : c'est l'effet qui tend à éloigner un mobile du

T
→
centre de sa trajectoire circulaire.
at • Effet centripète : c'est la tendance du mobile à se rapprocher du

H
→ → centre de sa trajectoire, qui est généralement due à des forces
a u de frottement ou de contact dites centripètes.

IG
→
→
an → • Le vecteur accélération normale an traduit l'effet centripète du
n mouvement circulaire.
O • La valeur de l'accélération normale est la grandeur an telle que :

R
v2
an = avec an en m/s2, v en m/s et R en m
R

PY
• L'accélération normale est d'autant plus grande que la vitesse
est grande et le rayon petit.

O
3.2. Mouvement circulaire uniforme
-C
C'est un mouvement dont la trajectoire est un cercle et dont la vitesse est constante.

3.2.1. Vitesse
La valeur de la vitesse est constante mais la direction du vecteur vitesse change :
N

→
v = cte mais v ≠ cte
IO

v
La vitesse angulaire est constante : ω = = cte
R
Attention : le nombre de tours accomplis par le mobile par unité de temps est la fréquence.
AT

On l'appelle souvent improprement vitesse de rotation, mais ce n'est pas une vitesse.

3.2.2. Accélération
dv
L'accélération tangentielle est nulle puisque la vitesse linéaire est constante : at = = 0.
M

dt
L'accélération angulaire est également nulle par conséquent.
→
R

→ dv →
Le vecteur accélération n'est pas nul : a = = an .
dt
FO

Il est radial et orienté vers le centre du cercle.


v2
Sa norme est : a = an = = Rω2
R
R
AI

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Module 2 Page 61 sur 200

3.2.3. Equation horaire


Dans un mouvement circulaire uniforme, l'abscisse angulaire θ est une fonction affine du
temps:

θ = θ(t) : abscisse angulaire à l'instant t en rad


θ = ω t + θ0 ω : vitesse angulaire en rad/s
θ0: angle à t=0 en rad

T
3.2.4. Période et fréquence

H
Le mouvement circulaire uniforme est un mouvement périodique, c'est à dire que le point
mobile reprend toujours les mêmes positions à intervalles de temps égaux.

IG
La période T est le temps que met le mobile pour effectuer un tour complet.
La fréquence N (ou f) est le nombre de tours par unité de temps effectués par le mobile.

R
2π 1 ω T : période en s
T= et N = =
ω T 2π N (ou f) : fréquence en hertz(Hz)
ω : vitesse angulaire en rad/s

PY
L'unité internationale de fréquence est le hertz qui correspond à 1tour par seconde
(1Hz=1tr/s). Cependant la fréquence de rotation est souvent exprimée en tours par minute
(tr/min).

O
3.3. Mouvement de rotation d'un solide autour d'un axe fixe
-C
Le solide est considéré comme un ensemble de points. Il possède un mouvement de rotation
autour d'un axe fixe, si tous ses points ont à chaque instant la même vitesse angulaire ω. Ils n'ont
cependant pas tous la même vitesse linéaire : les plus éloignés de l'axe possédant la plus grande
vitesse. Chaque point décrit une trajectoire circulaire centrée sur l'axe, dans un plan
perpendiculaire à l'axe de rotation.
N

Les trajectoires des points M1 et M2 sont des cercles centrés sur


IO

l'axe ∆.
Les vecteurs vitesses des points M1 et M2 sont différents en
direction et en norme. Cependant la vitesse angulaire de M1 et
AT

M2 est la même ainsi que celle de tous les points du solide.

v1= R1 ω et v2= R2 ω si R1≠ R2 alors v1≠ v2.


M

Si le solide est en rotation uniforme, le mouvement des


→
v1 points est alors périodique et on peut appliquer les lois citées
R

au paragraphe 2 du chapitre 3 :
→
v2 M1
FO

→ v
M2 v = cte mais v ≠ cte ω=
R
= cte
θ = ω t + θ0
v2 dv
a = an = = Rω2 at = = 0.
R dt
R

2π 1 ω
T= et f = =
∆ ω T 2π
AI

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Module 2 Page 62 sur 200

4. Mouvements composés
Dans ce chapitre, nous étudierons un mouvement complexe : la chute libre d'un mobile
possédant une vitesse initiale, et l'effet des fortes accélérations.

4.1. Chute libre d'un mobile possédant une vitesse initiale


Il s'agit d'un mouvement qui se déroule dans un plan vertical puisque la seule force qui agit est

T
le poids du mobile.

H
z →
V1

IG
→
→
V0z →
V2x
→
V0 g
→

R
→
V2z V2
→

→ →
g →
V3x

PY
g V0x
→
V3z → →

g V3

O
→
k
-C
→
x
i
4.1.2. Equations du mouvement
N

Le mouvement peut être décomposé sur les deux axes : [ox) et [oz). La composante
horizontale de la vitesse, reste constante tandis que la composante verticale varie avec
IO

→ →
l’accélération de la pesanteur a = g . Le centre d’inertie du solide décrit une parabole.
AT

Les équations horaires du mouvement sont :


V

ax = 0 Vx = V0.cosα x = (V0.cosα) t + x0
→ → →
M

a ay = 0 V Vy = 0 OG y = y0
az = -g Vz = -gt + V0.sinα -1 2
R

z= gt + (V0.sinα) t + z0
V 2
FO

Si à t = 0, x0 = 0 et y0 = 0
→ x = (V0.cosα) t
Les coordonnées de OG deviennent : →
OG y=0
-1 2
L’équation de la trajectoire est alors : z= gt + (V0.sinα) t + z0
R

2
1 g x
z=- x2 + tanα x + z0
AI

puisque t =
2 V0 .cos2α
2
V0.cosα

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4.1.3. Flèche et portée


On calcule souvent pour ce type de mouvement :
dz
• la flèche f : hauteur maximale atteinte par le mobile obtenue par
=0
dx
• la portée d : distance horizontale qui sépare le point de lancement et le point
d’atterrissage, obtenue par z=0

T
F
z

H
z0 α

IG
f

R
→
k P
→
O i d x

PY
La flèche est obtenue en cherchant la valeur qui annule la dérivée de z par rapport à x . On
obtient la valeur de xF et par conséquent celle de f :

O
V 2sinαcosα V02sin2α V02sin2α
xF = 0 = et f = zmax = + z0
g 2g 2g
-C
L’expression de la portée horizontale est complexe lorsque z0 ≠ 0. on l’obtient en résolvant
l’équation z(x) = 0 :
V02sinαcosα V0cosα V02sin2α+2g z0
d= +
N

g g
IO

Dans le cas où z0 = 0 les résultats sont plus simples :

V02sin2α V 2sin2α
f= et d = 0 = 2 xF
AT

2g g

La vitesse au point p est : v = V02+2gz0


M
R

4.2. Fortes accélérations et variations de "g"


FO

Un avion soumis à une accélération n’est pas en translation rectiligne par rapport au référentiel
terrestre, il ne constitue donc pas un référentiel galiléen. Dans un référentiel non galiléen
→ →
d’accélération a , un corps uniquement soumis au champ de gravitation g0 subit un champ de
→ → → →
pesanteur g défini par : g = g0 - a
→
R

Dans le cas d'un avion, a est l'accélération de l'avion. Si l’avion est en vol rectiligne uniforme, son
accélération est nulle. Il subit donc un champ de pesanteur équivalent au champ de pesanteur
AI

→
terrestre g0 . On peut s’en rendre compte par exemple dans un avion de ligne, qui ne subit en vol,
que des accélérations négligeables : il n’y a pas de différence significative avec la Terre.

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Par contre si l’avion accélère fortement, le champ de pesanteur subi par le pilote va être modifié.

→ → →


δg δg = -a

→
a

T
→ →

H
g g0

IG
→ → →
Le pilote ressent le champ de pesanteur g composé de l’accélération terrestre g0 et de δg

R
Ce champ ressenti s’exprime en multiples de l’accélération terrestre de pesanteur. Ainsi le pilote
soumis à un champ de pesanteur de 3g ressent une accélération 3 fois supérieure à celle de

PY
l’accélération de la pesanteur terrestre.

Ce phénomène est surtout perceptible lors d'un brusque changement de direction : l'accélération
centrifuge ressentie par le pilote peut alors être violente (plusieurs g) durant un court instant.

O
On distingue deux types de cas :
→
• les g positifs : accélération ressentie dans le sens de g0
-C →
• les g négatifs : accélération ressentie dans le sens opposé à g0
N
IO
AT
M
R
FO
R

→
δg représente ici la composée de l'accélération centrifuge et de l'accélération de l'avion.
AI

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Module 2 Page 65 sur 200

5. Mouvements périodiques
Un mouvement périodique est un mouvement qui se répète à intervalles de temps égaux.

5.1. Caractéristiques communes


La période d'un phénomène périodique est la durée la plus courte au bout de laquelle le

T
phénomène se répète identique à lui-même. On la note T et elle s'exprime en secondes (s).

H
La fréquence d'un phénomène périodique représente le nombre de périodes effectués par
seconde. On la note généralement f, son unité est le hertz (Hz). La fréquence est l'inverse de la

IG
période:
1 f : fréquence en hertz (Hz)
f=
T T : période en secondes (s)

R
L’amplitude est la grandeur qui caractérise le déplacement de la partie mobile. Elle s’exprime en

PY
mètres lorsqu’il s’agit d’une longueur, en radians lorsqu’il s’agit d’un angle.

La représentation graphique du mouvement est une fonction périodique du temps.

O
-C A
N
IO

Sinusoïdale dans certains cas mais pas toujours.

Les mouvements périodiques les plus fréquemment rencontrés sont les rotations et les oscillations
AT

5.2. Mouvements pendulaires et caractéristiques


M

5.2.1. Oscillation
C’est la variation répétitive d’un phénomène physique autour d’une position moyenne, dite
R

position d’équilibre. Par exemple, la vibration d’une corde, le mouvement d’un pendule ou un
rayonnement électromagnétique constituent des oscillations.
FO

5.2.2. Amortissement
Tout phénomène oscillant est sujet à un amortissement. Ainsi, un pendule en oscillation libre
finit par s’arrêter en raison des forces de frottement. En mécanique classique,
l’amortissement d’un système correspond à la dissipation de son énergie par les forces de
R

frottement. Si l’on veut éviter l’amortissement, il faut entretenir le mouvement.


AI

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5.2.3. Caractéristiques
Les caractéristiques principales restent celles d’un mouvement périodique :
• période T en s
• fréquence f en Hz
• amplitude A

T
La période T est le temps que met l’oscillateur
pour reprendre la même position.

H
La fréquence est le nombre d’oscillations par unité
de temps.

IG
1 f : fréquence en hertz (Hz)
f=
T T :période en secondes (s)

R
La grandeur qui caractérise ici le mouvement est

PY
θ
l’angle θ. Cette grandeur θ(t) qui varie en fonction
(
du temps est l’élongation angulaire. Elle varie
entre deux valeurs extrêmes -θm et +θm.
L’amplitude A est égale à θm :

O
A = θm
T
-C
Les variations en fonction du temps d'un
oscillateur libre comme le pendule sont
représentées par une fonction sinusoïdale qui se
N

construit directement à partir du mouvement.


IO
AT

FREQUENCE PROPRE ET RESONANCE


Tout corps pouvant osciller possède des fréquences propres, fréquences auxquelles le
corps tend à osciller naturellement. Par exemple, la fréquence propre d’un pendule de 1 m
M

de longueur est de 0,5 Hz, ce qui signifie que le pendule a un mouvement d’aller et retour
toutes les 2 secondes. Si le pendule reçoit une légère poussée toutes les 2 secondes,
l’amplitude du balancement s’accroît régulièrement jusqu’à prendre une valeur importante.
R

Ainsi, lorsque l’on applique régulièrement une force de faible intensité à une fréquence
propre d’un système oscillant, l’amplitude des oscillations croît de façon importante jusqu’à
FO

un maximum : c’est le phénomène de résonance.

Dans l’industrie, les problèmes les plus rencontrés lors de vibrations sont dus au
phénomène de résonance. Par exemple, si une fréquence propre de la structure d’un avion
est identique à celle de son moteur à une certaine vitesse, l’avion peut alors entrer en
R

résonance (vibrations). De telles vibrations peuvent être évitées en montant le moteur sur
une structure qui les amortit, permettant ainsi de l'isoler de la cellule de l'avion.
AI

On peut également citer l’exemple célèbre du pont suspendu qu’emprunte une troupe de
soldats marchant au même pas. Si la fréquence de ce pas cadencé correspond à une
fréquence propre du pont, l’amplitude des oscillations de ce dernier peut croître de manière
importante, mettant en péril son assise.

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Module 2 Page 67 sur 200

5.3. Oscillateurs mécaniques

5.3.1. Les systèmes oscillants


Les systèmes oscillants sont nombreux :
• dans la nature : marées, écoulements fluides
• en biologie : battements du cœur, cellules de l’oreille interne

T
• dans la technologie : horloges, montres, instruments de musique

H
Il existe plusieurs types d’oscillateurs selon que les oscillations sont entretenues ou pas :
• libres (sans entretien)

IG
• entretenus :
– auto-entretenus
– forcés

R
5.3.2. Oscillateurs libres

PY
Les oscillations des oscillateurs libres peu amortis sont sinuoïdales.

OSCILLATEUR ELASTIQUE LIBRE PEU AMORTI

O
Considérons un ressort R à spires non jointives,
dont l'une des extrémités est liée à un support
-C fixe. Ce ressort entraîne dans ses mouvements un
mobile sur coussin d'air. L'ensemble constitue un
oscillateur peu amorti (les frottements sont très
faibles)
N

Repos : longueur l0
IO

Étirement : longueur l1
AT

Compression : : longueur l2
M
R
FO

La période et la fréquence ne dépendent que des caractéristiques de


l'oscillateur : la masse et la constante de raideur du ressort. Elles sont appelées
R

fréquence propre et période propre de l'oscillateur non amorti.


AI

Période et fréquence propres de l'oscillateur :


m : masse de l'objet en kg
m 1
T0 = 2π et f0 = avec k : raideur du ressort en kg/s2
k T0
T0 : période en s
f0 : fréquence en Hz

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Module 2 Page 68 sur 200

PENDULE SIMPLE PEU AMORTI

La période et la fréquence propre des oscillations de faible


amplitude d'un oscillateur libre non amorti ne dépendent que de
la longueur du fil et de la valeur du champ de pesanteur g. Les
A grandeurs l et g sont les paramètres caractéristiques (ou
spécifiques) de l'oscillateur.

T
H
IG
Période et fréquence propres de l'oscillateur l : longueur du pendule en m
: g : accélération de la pesanteur en m/s2
T0 : période en s

R
l 1 1 g
T0 = 2π et f0 = = f0 : fréquence en Hz
g T0 2π l

PY
OSCILLATEURS LIBRES AMORTIS

O
L'oscillateur libre non amorti n'est qu'un cas d'école purement théorique. Les
oscillations d'un oscillateur libre s'amortissent toujours au bout d'un temps plus
ou moins long et finissent par disparaître. L'amortissement dû aux frottements,
-C
peut être de deux types différents :
• Amortissement fluide (air, huile, ..)
• Amortissement solide (frottements avec une surface solide)
N

Lorsque l'amortissement est faible, le mouvement est dit pseudopériodique.


La pseudo période T est légèrement supérieure à la période propre de
IO
AT
M
R
FO

l'oscillateur T0.

Lorsque l'amortissement est fort, le mouvement devient apériodique.


R
AI

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5.3.3. Oscillateurs auto-entretenus


Afin d'entretenir un oscillateur, il faut lui apporter l'énergie nécessaire pour compenser les
pertes dues aux frottements. Dans le cas des oscillateurs auto-entretenus, un système
interne à l'oscillateur fournit l'énergie nécessaire à l'entretien des oscillations. C'est le cas par
exemple d'une horloge ou d'une balançoire.

5.3.4. Oscillateurs forcés et résonnance

T
Un oscillateur soumis à une excitation périodique est le siège d'oscillations forcées dont
la fréquence est imposée par l'excitateur.

H
L'amplitude des oscillations dépend de la fréquence de l'excitateur et de l'amortissement du
résonateur (système mécanique en résonance). Lorsque l'amortissement n'est pas trop

IG
important, l'amplitude passe par un maximum pour une fréquence particulière : c'est le
phénomène de résonance.

R
La courbe de réponse représente l'amplitude
xm de l'oscillateur en fonction de la fréquence f

PY
imposée par l'excitateur. Si l'oscillateur n'est
pas trop amorti, on obtient la courbe ci-contre.

xm : amplitude maximale(fonction de la fréquence)

O
fR : fréquence de résonance
f0 : fréquence propre du système
f : fréquence en Hz
-C
Lorsque l'amortissement est faible, la résonance est
N

aiguë : la fréquence de résonance d'amplitude est


proche de la fréquence propre f0 de l'oscillateur.
IO

Lorsque l'amortissement est important, la résonance


est floue et peut même disparaître.
AT
M

La bande passante à -3 dB est l'ensemble des fréquences [ f1 ;f2 ] pour lesquelles l'amplitude xm est
supérieure à l'amplitude de résonance (xm)R divisée par 2 :
R
FO

(xm)R
Bande passante à -3dB pour xm > E

A 2 A
R
AI

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5.3.5. Harmoniques
HARMONIQUES ET RESONANCE
Les harmoniques sont des fréquences multiples des fréquences propres :
f1
f2

T
f3

H
f2=2 f1
f3= 3 f1

IG
R
PY
O
DECOMPOSITION D'UNE FONCTION PERIODIQUE
Fourier a démontré que toute fonction périodique y(t) non sinusoïdale de fréquence f peut
-C
être représentée selon la décomposition harmonique sous la forme d'une somme composée
de :
• un terme sinusoïdal de fréquence f, de valeur efficace Y1. Ce terme est appelé
fondamental.
• des termes sinusoïdaux dont les fréquences sont égales à n fois la fréquence du
N

fondamental et de valeurs efficaces Yn. Ces autres fréquences multiples du


fondamental sont appelées harmoniques
• une éventuelle composante continue d'amplitude Y0.
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 71 sur 200

5.3.6. Mouvement vibratoire


Définition
Le mouvement vibratoire est un mouvement oscillatoire, et peut être trouvé sous les formes
les plus variées : mouvement d’un pendule ou d’un poids suspendu à un ressort, mouvement
des atomes à l’intérieur d’un solide ou d’une molécule….
Une vibration acoustique est une onde de pression qui se propage (voir livret 2.5). Cette

T
onde de pression peut être créée soit par la vibration d’une colonne d’air (c’est le principe
des orgues) soit par la vibration d'un solide qui agit sur l'air (c’est le principe des cordes

H
vibrantes du violon).

IG
Par définition, le mouvement de vibration est périodique : la description mathématique
décompose ce mouvement en une somme de fonctions sinusoïdales (analyse de Fourier).
La fréquence de vibration indique le nombre de va-et-vient effectués par unité de temps.
Dans l’exemple du pendule simple, le mouvement d’oscillation est lent ; l’usage du terme de

R
vibration est en général réservé à des fréquences plus élevées.

PY
5.3.7. Utilisation en CND (contrôle non destructif)
Les modes normaux de vibration sont les modes de vibration d’un système lorsqu’il est
excité puis laissé libre d’évoluer. Par opposition, lorsque les oscillations sont forcées, il se

O
produit soit un fort amortissement, soit une résonance.
-C
Une application technologique des modes
normaux de vibration est le test de vibration,
qui sert à vérifier la qualité de pièces en
aéronautique.
N

Les pièces à tester sont soumises à une


"excitation", et la fréquence de vibration qui en
IO

résulte est mesurée : celle-ci est


caractéristique de la masse et de l’état de
contrainte de la pièce ainsi testée.
AT

Cette méthode permet par exemple de


déceler des criques, des discontinuités de
densité dans les matériaux ou encore de
vérifier l'ensemble d'une structure par sa
M

réponse aux vibrations.


R
FO
R
AI

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Module 2 Page 72 sur 200

6. Rapport de vitesses, amplification, rendement


6.1. Rapport de vitesses
Dans toute transmission de mouvement, il est nécessaire d'introduire un système mécanique
permettant d'adapter entre elles les vitesses des différentes parties qui constituent l'ensemble. Par
exemple, une hélice d'avion n'a pas la même fréquence de rotation que celle du moteur. Il y a donc
un rapport entre la vitesse angulaire de l'hélice et celle du moteur : c'est le rapport de vitesses.

T
6.1.1. Couple d'engrenages et rapports de transmission

H
COUPLE D'ENGRENAGES
On appelle couple d'engrenages un montage constitué d'un pignon moteur denté et d'une roue

IG
réceptrice, elle aussi dentée.

R
PY
O
-C
Un numéro désigne la roue d'engrenage.
On note ω sa vitesse angulaire.
N

On note D son diamètre.


On note Z son nombre de dents.
IO

On note p le pas de la denture.


Aux notations sont associés des indices qui
désignent les roues auxquelles elles se
AT

rapportent : Z2 par exemple


Pour engrener les 2 roues d'un engrenage
doivent avoir le même pas.
Relation liant la circonférence et le pas :
M

πD=Zp
R

Il existe plusieurs types d'engrenages :


FO
R
AI

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Module 2 Page 73 sur 200

Nous ne développerons ici que le système le plus simple pour en étudier le principe : axes
parallèles.

RAPPORT D'ENGRENAGE OU DE TRANSMISSION


On appelle raison ou rapport de transmission d'un montage d'engrenage le
quotient de la vitesse angulaire de sortie par la vitesse angulaire d'entrée.
ω2 Z
r=± =± 1

T
ω1 Z2

H
Ce rapport s'exprime généralement sous forme
de fraction de la forme 1/x : r = 1/x

IG
Contact extérieur Contact intérieur

R
PY
O
-C
Rapport de transmission algébrique Rapport de transmission algébrique
ω Z ω Z
r= - 2= - 1 r= 2= 1
ω1 Z2 ω1 Z2
N

Lors d'un contact extérieur, le sens de rotation est inversé d'une roue à l’autre
(nécessité du signe" –"). De plus, la valeur absolue du rapport de transmission
IO

donne la nature du train de transmission : réducteur ou multiplicateur.


Si r >1 on a un réducteur, si r <1on a un multiplicateur (la roue 1 ou d'entrée
est menante).
AT

6.1.2. Systèmes complexes


RAPPORTS DE TRANSMISSION AVEC PLUSIEURS COUPLES D'ENGRENAGES
M

On démontre facilement que les roues intermédiaires


situées entre l'entrée et la sortie n'ont aucune influence
R

sur le rapport de réduction du montage et ce quelque soit


leur place et leur nombre.
FO

Z1 Z Z
ω2 = ω et ω3 = 2 ω2 donne ω3 = 1 ω1
Z2 1 Z3 Z3

Par exemple pour le montage suivant, les roues intervenant dans le rapport de
R

réduction sont la 1 et la 6 seulement. Cependant les intermédiaires peuvent


changer le sens de rotation.
AI

Z1
ω6= ω
Z6 1

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Module 2 Page 74 sur 200

LES ARBRES

Si on utilise un arbre pour relier 2 roues, on garde la même vitesse angulaire


pour un nombre de dents différent.

T
H
IG
R
PY
Si on monte plusieurs roues avec des arbres, on a les relations :

O
Z Z
ω4 = 2 ω1 et ω6 = 4 ω4
Z3 Z5 -C
Z Z
donc ω6 = 2 4 ω1
Z3 Z5

Z2 Z4
On voit ici que le rapport de réduction de ce montage r = × est égal au
Z3 Z5
N

produit des rapports des roues qui se touchent directement.


IO
AT
M
R
FO

Le rapport total d'un montage du type précédent (axes parallèles) est égal
au produit des rapports des nombres de dents des roues menantes par le
nombre de dents des roues menées affecté d'un signe indiquant le sens
de rotation.
ωsortie ∏ Z(roues menantes)
= (-1)k
R

r=
ωentrée ∏ Z(roues menées)
AI

k est le nombre de contacts extérieurs des arbres.

Dans l'exemple ci-dessus, k =2 puisqu'il y a deux contacts :


Z ×Z
2-3 et 4-5 et r = (-1)2 2 4
Z3×Z5

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Module 2 Page 75 sur 200

6.2. Amplification et rendement mécanique

6.2.1. Amplification mécanique


L'amplification mécanique est réalisée grâce au phénomène de résonance abordé dans le
paragraphe oscillateurs.

T
6.2.2. Rendement mécanique
GENERALITES

H
Le rendement d'un système physique se définit généralement comme le
rapport de l'énergie rendue par le système (appelée énergie utile), à l'énergie

IG
qu'il absorbe. On l'obtient également avec le rapport des puissances :
Eu : énergie utile
E P Ea : énergie absorbée
η= u= u

R
Ea Pa Pu : puissance utile
Pa : puissance absorbée

PY
CAS D'UNE HELICE
Pour un moteur (ou propulseur) à hélice, on va pouvoir déterminer le
rendement du moteur ou du réacteur comme ci-dessus, mais on pourra définir
également le rendement de l'hélice elle-même comme le rapport entre son pas

O
réel (avance par tour) et son pas théorique.
Attention : le terme "pas" a une signification différente pour l'hélice de celle qui
-C
est applicable aux engrenages.
Le pas de l'hélice : c'est la distance théorique parcourue par l'avion quand
l'hélice a effectué un tour. L'avance par tour : c'est la distance réellement
parcourue par l'avion quand l'hélice a effectué un tour. L'avance par tour est
toujours inférieure au pas théorique. La perte d'avance est due à la
N

compressibilité de l'air.
Le rendement de l'hélice se définit classiquement comme le rapport de la
IO

puissance restituée par la puissance fournie, mais c'est aussi dans ce cas, le
rapport de l'avance par tour sur le pas théorique :
avance par tour
η=
AT

pas théorique
M
R
FO
R

α = angle de calage
β = angle d'avance
AI

v = vitesse circonférentielle de l'hélice


VR = vitesse vent relatif du profil de la
pale
i = angle d'incidence du profil Force
Composante équilibrant le couple

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Mémo
Trajectoire

 Le mouvement d'un objet est dit curviligne si sa trajectoire est une courbe.
 Le mouvement d'un objet est dit rectiligne si sa trajectoire est une droite.
 Le mouvement d'un objet est dit circulaire si sa trajectoire est un cercle.

T
Lors d'une phase de vol en pallier, un siège de l'avion :
 est immobile par rapport à l'avion

H
 suit une trajectoire rectiligne par rapport au sol (repère Galiléen)
 est animé d'un mouvement circulaire par rapport au centre de la Terre (repère géocentrique).

IG
Centre d’inertie :
Pour un avion en virage, seul le centre d'inertie aura un mouvement de rotation simple, les autres

R
points étant soumis à diverses accélérations.
Vitesses

PY
Vitesse moyenne :
La vitesse moyenne Vmoy d'un point mobile pendant un trajet donné est le quotient de la distance
parcourue ∆l par la durée ∆t du trajet.

O
Vitesse instantanée :
Elle ne peut pas être déterminée par un calcul simple comme la vitesse moyenne.
-C
Elle représente le taux de variation de l'abscisse curviligne du mobile. On l'obtiendra donc grâce
à sa dérivée par rapport au temps.
Elle se mesure à l'aide d'un compteur de vitesse (d'un anémomètre ou d'un machmètre pour un
avion).
N

Mouvements
Mouvement de translation :
IO

 Mouvement uniforme : Un mouvement est uniforme si sa vitesse est constante donc son
accélération est nulle.
 Mouvement rectiligne uniforme : Un point est en mouvement rectiligne uniforme si son
AT

vecteur vitesse est constant, il a toujours : même direction ; même sens ; même norme (la
valeur de la vitesse instantanée reste constante) ; v(t) = v = constante ; a(t) = 0
 Mouvement uniformément varié (ou accéléré) : Un mouvement est uniformément varié si
son accélération est constante.
M

Pour une chute libre, a(t) = -g


Il faut noter également que, contrairement à l’idée reçue, tous les solides dans le vide ont
R

la même vitesse de chute libre.


FO

Mouvement de translation curviligne :


Exemple : la cabine de téléphérique a un mouvement curviligne uniforme.

Mouvement de rotation : ds
v : vitesse en mètre par seconde (m/s), Le vecteur vitesse : v=
dt
R

 La vitesse angulaire : La vitesse angulaire d'un point mobile en mouvement circulaire est
la grandeur notée ω définie par la dérivée de l'abscisse angulaire par rapport au temps.
AI

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Module 2 Page 77 sur 200

 Accélération tangentielle : L'accélération tangentielle est la dérivée de la valeur de la


vitesse par→
rapport au temps :
at
→ dv dω d2 θ
a → a t = = R = R at s'exprime en m/s2
u dt dt dt 2
→ →
→
an Si le mouvement est accéléré, at est dans le sens de u et at > 0
A E A A E A

→ →
n Si le mouvement est ralenti, at est dans le sens opposé et at < 0

T
O
A E A

→ →
Si le mouvement est uniforme, at = 0

H
A E A A E A

IG
 Accélération normale et effets centrifuge et centripète :

Effet centrifuge : c'est l'effet qui tend à éloigner un mobile du centre de sa trajectoire

R
circulaire.
Effet centripète : c'est la tendance du mobile à se rapprocher du centre de sa trajectoire,
qui est généralement due à des forces de frottement ou de contact dites centripètes.

PY
Mouvement circulaire uniforme
L'accélération tangentielle est nulle, le vecteur accélération est radial et orienté vers le centre du
v2

O
cercle, sa norme est an =
R
 Période et fréquence
-C
Le mouvement circulaire uniforme est un mouvement périodique, c'est à dire que le point
mobile reprend toujours les mêmes positions à intervalles de temps égaux.
La période T est le temps que met le mobile pour effectuer un tour complet.
La fréquence N (ou f) est le nombre de tours par unité de temps effectués par le
mobile.
N

2π 1 ω T : période en s
T= et N = =
IO

ω T 2π N (ou f) : fréquence en hertz(Hz)


ω : vitesse angulaire en rad/s
AT

L'unité internationale de fréquence est le hertz qui correspond à 1tour par seconde
(1Hz=1tr/s). Cependant la fréquence de rotation est souvent exprimée en tours par minute
(tr/min).
M

 Fréquence propre et résonnance


Si le pendule reçoit une légère poussée toutes les 2 secondes, l’amplitude du
balancement s’accroît régulièrement jusqu’à prendre une valeur importante. Ainsi, lorsque
R

l’on applique régulièrement une force de faible intensité à une fréquence propre d’un
système oscillant, l’amplitude des oscillations croît de façon importante jusqu’à un
FO

maximum : c’est le phénomène de résonance.

 Harmoniques : Les harmoniques sont des fréquences multiples des fréquences propres.

 Rendement mécanique
R

Généralités : Le rendement d'un système physique se définit généralement comme le


rapport de l'énergie rendue par le système (appelée énergie utile), à l'énergie qu'il
AI

absorbe. On l'obtient également avec le rapport des puissances :


Eu : énergie utile
E P Ea : énergie absorbée
η= u= u
Ea Pa Pu : puissance utile
Cas d’une hélice : Pa : puissance absorbée
avance par tour
η=
pas théorique

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IV Mécanique Dynamique

1. Forces, systèmes et quantité de mouvement


La dynamique est l'étude du mouvement des systèmes mécaniques et des forces qui le
produisent.
Elle s'intéresse donc aux mouvements des corps sous l'action des forces auxquelles ils sont
soumis.

T
Lorsque le corps n'est pas ponctuel, on étudiera alors seulement le centre d'inertie de ce solide,
appelé aussi centre de gravité, qui caractérise le solide tout entier. Si le solide est en rotation, il est

H
souvent préférable de décrire la rotation autour d'un axe passant par son centre de gravité.
La dynamique utilise les notions de force, de masse, de couple et de moments définies dans le

IG
livret 2.2.1: statique ainsi que les notions de repérage et de description du mouvement étudiées
dans le livret 2.2.2 : cinématique.

R
1.1. Forces extérieures et système isolé
Il est important de distinguer dans ce chapitre, les forces dites extérieures au système des

PY
forces internes (ou intérieures). Les forces extérieures sont les forces exercées par des éléments
externes au système considéré. Les forces internes sont les interactions entre les divers
composants du système étudié.
En mécanique classique, le système est dit isolé lorsqu’aucune force extérieure n'agit sur lui.

O
Il est pseudo-isolé lorsque la somme des forces extérieures est nulle.

1.2. Quantité de mouvement


-C
1.2.1. Définition
Le vecteur quantité de mouvement d'un point matériel M de masse m animé d'une vitesse
→
v dans un repère R est défini par :
N

A E A

→
p : vecteur quantité de mouvement du point M
→ →
dans le repère R
IO

p (M/ R) = m v ( M/ R)
m : masse du point M
→
v : vecteur vitesse du point M
AT

Ce vecteur possède le même sens que le vecteur vitesse et sa norme est proportionnelle à
la norme de ce dernier:
M

p : quantité de mouvement en kg.m/s


p=mv m : masse du point en kg
R

v : vitesse en m/s
FO

1.2.2. Propriétés
Le vecteur quantité de mouvement dépend du référentiel choisi.
Le vecteur quantité de mouvement d'un solide est caractéristique du mouvement de
translation et non du mouvement de rotation.
R

Le vecteur quantité de mouvement d'un ensemble de points matériels est égal à la somme
vectorielle des vecteurs quantités de mouvements de chacun de ces points. Ce vecteur
AI

s'applique alors au centre d'inertie du solide et sa norme est proportionnelle à la masse


totale de l'ensemble des points.

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→

T
v
→

H
p

IG
G

R
PY
1.2.3. Conservation de la quantité de mouvement

O
Le vecteur quantité de mouvement d'un système isolé ou pseudo-isolé dans un repère
galiléen se conserve, quels que soient les événements se produisant à l'intérieur du
-C
système.
Si deux parties d'un système isolé dans un repère galiléen sont en interaction, la variation du
vecteur quantité de mouvement de l'une des parties est opposée à la variation du vecteur
quantité de mouvement de l'autre partie.
N

→
1 p1 '
IO

1 →

G p1
2 G
→
p →
AT

→
p2 p
2

→
M

p2 '
R

Deux palets glissent sans frottement sur une table à coussin d'air. L'ensemble est considéré comme isolé puisqu'il y a absence de frottement
FO

→
A p1 : quantité de mouvement de l'objet 1
E A

→
p2
A E A : quantité de mouvement de l'objet 2
→
A p : quantité de mouvement du centre d'inertie de l'ensemble
E A
R

La quantité de mouvement de l'ensemble des 2 objets se conserve après le choc : les deux objets changent de trajectoire, la quantité de mouvement de
chacun est modifiée, mais celle de l'ensemble est conservée en direction, en sens et en norme.
AI

→ → → → →


p = p1 + p2 = p'1 + p'2

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2. Forces de poussée
Le système de propulsion par réaction est fondé sur une force : la poussée, résultante des
forces de pression qui s'exercent dans la chambre de propulsion.
Cette force dépend de la vitesse à laquelle les gaz sont brûlés dans le moteur et de la vitesse
effective d'éjection des gaz produits (Ve est proportionnelle à Tc racine carrée de la
A E A

température de combustion et inversement proportionnelle à M , racine carrée de la masse


A E A

T
moléculaire moyenne du gaz éjecté).

H
IG
R
PY
O
-C
La poussée totale du moteur est telle que : ΣF = ∆p/∆t

Les forces qui s’exercent sur les masses concernées sont :


• La poussée du moteur : F p : quantité de mouvement en
• Les forces générées par les différences de pression
N

kg.m/s
à l’entrée et la sortie : (P1 – P0)S0 et (P5 – P0)S5 ∆p : variation élémentaire de
quantité de mouvement en
IO

kg.m/s
ΣF = F + (P1 – P0)S0 -– (P5 – P0)S5
∆t : variation élémentaire de
temps en s
AT

F : poussée en N
La variation de quantité de mouvement entre l’entrée et
ΣF : somme des forces en N
la sortie du réacteur s’écrit :
Pi : pression au niveau i en Pa
2
Si : aire de la section i en m
∆p = ma(V5-V0)+mcV5 Vi : vitesse de la masse
M

gazeuse au niveau i en m/s


ma : masse d’air en kg
R

En considérant que P1 = P0, on obtient : mc : masse de carburant en kg


Qa : débit massique d’air en
kg/s
FO

ma(V5-V0)+mcV5
F= + (P5 – P0)S5 Qc : débit massique de gaz en
∆t kg/s
Ceci nous donne l’expression de la poussée :

F= Qa(V5-V0) + QcV5 + (P5 – P0)S5


R

On néglige parfois la variation de débit massique engendrée par l’apport de carburant, ainsi que
AI

la poussée dite de "culot" : (P5 – P0)S5. Cela nous donne l'expression simplifiée de la poussée :

V1
V5
F= Qa (V5-V0)

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3. L’inertie
L'étude suivante se limitera à la mécanique newtonienne (masse invariante).

3.1. Notion d'inertie


L'inertie est la propriété de la matière stipulant qu’un corps ne peut modifier par lui-même

T
la nature de son mouvement. Cette propriété peut être reliée à la première loi de la mécanique,
encore appelée principe d’inertie, que formula au XVIIème siècle Isaac Newton : "si aucune force

H
extérieure n’est appliquée à un corps, ce dernier se trouve soit au repos, soit animé d’un
mouvement rectiligne uniforme". Auparavant, Galilée avait déjà mis en évidence le principe

IG
d’inertie. Ses recherches trahissaient une préoccupation plus fondamentale : comprendre pourquoi
nous ne sommes pas sensibles au mouvement de la Terre, alors que celle-ci tourne sur son axe
tout en décrivant son orbite par rapport au Soleil. En fait, la Terre nous paraît au repos car nous

R
nous déplaçons avec elle et conservons ce mouvement en vertu de notre inertie.

PY
3.2. Principe de l'inertie (première loi de newton)
Rappel : le centre d'inertie d'un solide est aussi appelé centre de gravité.
→ →
Dans un référentiel galiléen, lorsqu'un solide est isolé ou pseudo isolé (Σ F = 0 ) son centre A E A A E A

d'inertie G est :

O
• soit au repos.
→

-C
soit animé d'un mouvement rectiligne uniforme : vG est un vecteur constant et le vecteur
A E A

quantité de mouvement l'est aussi par conséquent.

→ → → →
G VG VG = cte. ⇔ Σ F = 0
→ → →
N

p = cte ⇔ Σ F = 0


IO
AT

Ce principe ne régit que le mouvement du centre d'inertie G, c'est-à-dire le mouvement d'ensemble du solide
et non le mouvement du solide autour de G.
M

3.3. Theoreme du centre d'inertie


Principe fondamental de la dynamique pour le centre d'inertie G
R

→
Il s'agit de la deuxième loi de Newton :
FO

→
Portance Rz Dans un référentiel galiléen, si un système
Traînée Rx de masse totale m est soumis à plusieurs
→
G → forces extérieures dont la résultante Σ F A E A

Traction T n’est pas nulle, alors le centre d'inertie G


Accélération du système est soumis à une accélération
R

→ →
→
Poids P Vitesse Aa liée à la résultante Σ F et à la masse m
E A A E A

par la relation :
AI

F : force exercée en N → →
m : masse en kg
2
Σ F =m a
a : accélération en m/s

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→
Pour information, en référentiel non galiléen, le principe fondamental de la dynamique s'écrit : Σ F A E =m
A

→ → → → →


( ae + ar + ac ). On assimile m ae et m ac à des forces d'inertie dites d'entraînement et de Coriolis.
A E A A E A A E A A E A A E A

Autre expression du principe fondamental de la dynamique


La quantité de mouvement nous donne une autre expression du principe fondamental de la
dynamique équivalent à la précédente:

T
→
→
dp
: dérivée du vecteur quantité de mouvement

H
dp → dt
Σ Fi =
dt → →
Σ Fi : somme des forces extérieures Fi appliquées au système

IG
3.4. Moments des solides en rotation

R
3.4.1. Moment cinétique
→

PY
Le moment cinétique L est une grandeur vectorielle liée à la rotation des solides autour A E A

→
d'un axe. C'est le moment de la quantité de mouvement p par rapport à l'axe. A E A

O
COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUES
Le moment d'une force par rapport à un axe est une grandeur vectorielle définie par le produit
vectoriel de 2 vecteurs. Cette notion mathématique ne fait pas partie du programme référencé par
-C
les "JAR" mais elle sera utile pour l'expression des moments.
→ →
Une force F appliquée au point A situé à une distance r du point M0 ( F )
→
N

→
O, crée un moment en O noté M0 ( F ) tel que le trièdre A E A A E A

→ → O
[ OA , F , M0
→
] soit direct. →
IO

EA A A E A A A A E A

F
→ → →
A
→
→
M0 ( F ) = OA F →
M0 ( F )
AT

→
F
On trouve donc la direction et le sens du moment à l'aide de la
→ →
M

règle du tire-bouchon : si on amène OA sur F , le tire bouchon,


→ → →
par son déplacement, nous donne le sens de M0 ( F ) OA
R
FO

MOMENT CINETIQUE D'UN POINT MATERIEL PAR RAPPORT A UN AXE


Considérons un point matériel P de masse m et de
→ →
→
vitesse v , et un axe orienté z'z orthogonal au vecteur v .
A E A A E A

Lz
→ → →
R

r est la distance du point P à l'axe, p = m v est le vecteur A E A A E A

p
quantité de mouvement du point matériel P :
→
AI

Le moment cinétique Lz du point matériel P par rapport à A E A

l'axe z'z est égal au moment, par rapport à l'axe z'z,


→
du vecteur quantité de mouvement p . A E A

r en (m)
Lz = r p = r m v m en (kg)
v en (m/s)
2
Lz en kg·m /s

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Module 2 Page 83 sur 200

MOMENT CINETIQUE D'UN SOLIDE PAR RAPPORT A UN AXE DE ROTATION


Considérons un solide (S) mobile en rotation autour d'un axe (∆), de
vitesse angulaire ω. En décomposant le solide en petits éléments de ∆
→
masse mi, de vitesse vi , placés à la distance ri de l'axe selon le
A E A

schéma ci-contre, on peut définir le moment cinétique du solide par la


relation :

T
L∆ = ∑ ri mi vi

H
i

IG
Or la vitesse de l'élément placé à cette distance ri de l'axe (∆) est donnée par : vi = ri ω
D'où :
ω en rad/s

R
L∆ = ω ∑ mi ri 2 m en (kg)
i r en (m)

PY
L∆ en kg·m2/s

3.4.2. Moment d'inertie j

O
DEFINITION
D’un point de vue quantitatif, l’inertie d’un corps se mesure au moyen de sa masse et de son
moment d’inertie, ce dernier mesurant par rapport à un axe donné la résistance que le corps
-C
oppose à tout changement de sa vitesse de rotation par rapport à l’axe considéré. C'est une
grandeur qui dépend des caractéristiques géométriques et massiques du corps considéré. Il est lié
au moment cinétique part la relation :

L∆ = J∆ ω
N
IO

MOMENT D'INERTIE D'UN POINT MATERIEL


Pour un corps ponctuel, ce moment d’inertie par rapport à un axe ∆ est égal au produit de sa
masse m par le carré de sa distance r à l’axe.
AT

r en (m)
J∆ = m r2 r M
m en (kg)
J∆ en kg.m2
M


R

MOMENT D'INERTIE D'UN SOLIDE QUELCONQUE


Pour un corps de géométrie quelconque, il est égal à la somme des moments d’inertie des
FO

particules élémentaires de matière qui composent ce corps.

ri : distance à l'axe du point Mi en (m)


J∆ = ∑ miri2 mi : masse de Mi en (kg)
i
R

J∆ : moment d'inertie de Mi en kg.m2


AI

MOMENTS D'INERTIE DE SOLIDES USUELS


On considère que pour tous les solides suivants, la répartition de la masse est homogène en
surface ou en volume.

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Module 2 Page 84 sur 200

Solide Moment d'inertie correspondant


Tige de longueur l et de masse m :
Oz ml2
Axe en Oz : JOz =
3
Gz
ml2
Axe en Gz : JOz =

T
12

H
Cerceau de masse m et de rayon R

IG
2mR2

R
J∆ =
3

PY

Disque de masse m et de rayon R

O
2mR2
J∆ =
-C 5

Parallélépipède rectangle de cotés a, b, c :


N
IO

∆ c
m(a2+b2)
J∆ =
12
AT

a
b
Cylindre creux de masse m, de rayon R et
M

de longueur l : Oz
R

JOz = mR2
FO

Cylindre de rayon R, de masse m et de


longueur l : Oz mR2
R

JOz =
2
AI

Ox mR2 ml2
JOx = JOy = +
4 12
Oy

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Module 2 Page 85 sur 200

3.4.3. théorème du moment d'inertie appliqué à un solide


Lorsqu'un solide de masse m, en rotation autour d'un axe ∆, est soumis à un couple de forces dont
le moment par rapport à ∆ est Γ, alors son moment cinétique varie et sa dérivée par rapport au
temps est égale au moment du couple :
dL∆

dt

T
3.5. Principes gyroscopiques

H
3.5.1. Principe de fonctionnement

IG
FORCE CENTRIFUGE →
→

Le principe de fonctionnement d'un gyroscope découle Vt F


naturellement du principe de l'inertie :

R
Considérons, par exemple, un disque en rotation
autour d'un axe fixe, et sur ce disque, une particule →

PY
→
périphérique animée d'une vitesse linéaire V Du fait
A E A
V (t+δt) Axe de rotation

de la rotation, entre deux instants t et (t+δt) , le vecteur


A E A

→
vitesse va changer de direction. Une force F dite

O
A E A

centrifuge va alors apparaître, tendant à s'opposer à


→
ce changement et à conserver la direction de V .
-C
A E A

→ →
V F
N

Le moment de cette force par rapport à l'axe de


rotation est nul puisque la droite d'action de la
IO

force rencontre l'axe. De plus, la somme de toutes


Axe de rotation ces forces est nulle.
AT
M

→
F
R

→
FO

F'

Par contre, lorsque le solide est soumis à l'action de


R

l'ensemble de ces forces radiales par rapport à l'axe de


rotation, si l'on essaie d'écarter l'axe de sa position
AI

initiale, on s'aperçoit qu'elles constituent deux à deux


des couples dont les moments tendent à ramener l'axe
dans sa position d'origine.
L'axe du disque a donc tendance à conserver sa
position.

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Module 2 Page 86 sur 200

EFFET DE L'APPLICATION D'UN COUPLE DE FORCES


Reprenons un disque tournant sur son axe de symétrie ∆ et appliquons à cet axe un couple dans
→ →
la plan horizontal ( F ; F' ).
A E A A E A

Force induite
A

T
→
VA
→
→

H
δV →
VD
F
D Sens de rotation
B

IG
→ induit
→ L →
VB
F'

R
→ → →
M ( F , F' )

PY
C
Force induite →
VC

O
→
L : Moment cinétique de rotation du disque
→ →
( F , F' ) : Couple appliqué
-C
→ → →
M ( F , F' ) : Moment du couple appliqué
→
δV : Variation de vitesse engendrée par le couple appliqué
N
IO

Vue de dessus
AT

Force induite
→ → →
A
M ( F , F' )
→
L
→
M

→
V δV →
t+δt Vt
R
FO

Vue de face

→ →
Pas de force induite V t+δt = Vt
R

B
→ → →
M ( F , F' ) →
AI

L
→ →

Vt+δt Vt

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Module 2 Page 87 sur 200

Vue de dessous

Force induite → → →


M ( F , F' )
→
C L
→

T
V t+δt
→
Vt

H
→
δV

IG
Vue de derrière

R
→ →

Vt+δt Vt

PY
→
→ →
L Pas de force induite V t+δt = Vt
D
→ → →

O
M ( F , F' )
-C
On voit que le couple appliqué (rotation imposée au disque) engendre un couple agissant dans le
→ → →
plan vertical, tendant à amener le moment cinétique L sur le moment du couple imposé M ( F ,
N

A E A A E A A E A

→
AF' ). Le mouvement engendré se fait donc perpendiculairement au mouvement imposé. Cette
E A

propriété est appelée la précession.


IO

EFFET DE LA REPARTITION DE LA MASSE


Pour obtenir une grande inertie, il faut une masse importante et une vitesse de rotation élevée. On
AT

peut noter également que, plus la masse est concentrée à l'extérieur du solide, plus grande est
l'inertie, mais il faut alors un moteur d'entraînement de forte puissance.
Le moment d'inertie L étant de la forme (m. r2), pour augmenter L nous avons 2 solutions :
• augmenter la masse tout en gardant la même taille, c'est-à-dire utiliser des matériaux
M

denses.
• augmenter r, c'est-à-dire concentrer les masses vers l'extérieur.
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 88 sur 200

3.6. Le gyroscope

3.6.1. Définition
Un gyroscope est un solide de révolution animé d'un
mouvement de rotation rapide autour de son axe de
symétrie.

T
H
Le gyroscope fournit une direction de référence, car il possède les deux propriétés suivantes :
• l'inertie gyroscopique : stabilité dans l'espace

IG
• la précession : inclinaison de l'axe du corps orthogonalement à toute force visant à modifier le
plan de rotation.
Ces propriétés sont inhérentes à tous les

R
corps en rotation, y compris la Terre. On
désigne couramment par gyroscopes des
appareils sphériques conçus pour tourner

PY
autour de toutes les directions. On utilise ces
appareils pour étudier des mouvements dans
l'espace. Un gyroscope qui ne peut tourner
qu'autour d'un seul axe fixe est parfois appelé

O
gyrostat. Le nom d'un appareil gyroscopique
est souvent construit avec le préfixe "gyro"
-C
suivi du nom de l'application. Ainsi utilise-t-on eur

des gyrocompas, des gyrostabilisateurs et


des gyropilotes.
N

Gyroscope à 2 degrés de liberté


IO

3.6.2. Inertie gyroscopique


La stabilité dans l'espace d'un gyroscope est la conséquence du principe fondamental de la
AT

dynamique. Ainsi, une fois en rotation, et en l'absence de forces extérieures, le rotor d'un
gyroscope continue à tourner dans le même plan et autour du même axe. Par exemple, une toupie
tourne autour d'un axe vertical et se déplace librement dans un plan horizontal. L'inertie
gyroscopique est mise en évidence par un gyroscope-type. Celui-ci est constitué d'un volant monté
M

sur des anneaux, de telle manière que l'axe du volant peut occuper toutes les directions de
l'espace. Ainsi, quelle que soit la position que l'on donne à l'appareil en le tournant ou en
l'inclinant, le volant effectue son mouvement dans le plan de rotation initial tant qu'il peut tourner
R

avec une vitesse suffisante pour compenser les frottements.


FO
R
AI

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Module 2 Page 89 sur 200

3.6.3. Précession
Lorsque l'on applique une force à un gyroscope, l'axe de rotation de celui-ci se déplace
orthogonalement à la direction de la force. Ce mouvement est dû à la fois au moment angulaire du
corps en rotation et à la force exercée. On peut constater un exemple simple de précession avec
une roue de vélo : il suffit d'incliner l'axe de la roue dans le plan vertical, pour la faire pivoter dans
le plan horizontal.

T
3.6.4. Applications du gyroscope

H
Exemple : l'horizon artificiel d'un avion.
C'est un instrument de pilotage utilisé par les aviateurs. Comprenant deux

IG
gyroscopes, cet appareil permet au pilote de se référer à une verticale
terrestre en cas de mauvaise visibilité.

R
Les gyroscopes constituent une part importante des systèmes de
navigation automatique et de guidage par inertie dans l'aviation. Les
instruments de guidage par inertie de ces systèmes sont constitués de

PY
gyroscopes et d'accéléromètres, qui calculent à tout instant la vitesse
exacte et la direction de l'appareil en mouvement. Les signaux recueillis
sont communiqués à un ordinateur qui les enregistre et qui corrige les
aberrations de la trajectoire.

O
3.6.5. Les erreurs du gyroscope
-C
N
IO
AT
M
R
FO

Le schéma qui précède nous montre les limites de fonctionnement de ce dispositif pour l'utilisation
en navigation :
• Le gyroscope ne tient pas compte de la rotation de la Terre : s'il indique la verticale du
lieu à t, il ne l'indique plus à t+∆t.
• Le gyroscope ne tient pas compte de la rotondité de la Terre : s'il indique la verticale du
R

lieu à Blagnac, il ne l'indique plus en un point de la Terre qui n'a pas la même longitude.
AI

Ces phénomènes, appelés "dérive gyroscopique" et "précession de déplacement"


nécessitent une correction pendant les vols.

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Module 2 Page 90 sur 200

4. Travail d'une force


4.1. Travail d'Une force constante
B
4.1.1. Définition

T
→
AB →

H
F
G
A

IG
R
→

PY
Le travail mécanique transféré à un solide par une force constante F qui lui est appliquée, dont le
A E A

point d'application se déplace d'un point A à un point B, est égal au produit scalaire de la force par
→
le vecteur déplacement AB : A E A

O
WAB : travail de la force en joules (J)
→ →
F : force en N
WAB = F . AB
AB : distance AB en m
-C
Par convention le travail est toujours symbolisé par la lettre W. Il s’exprime en joules (J).

4.1.2. Propriétés
N

→
Le travail de la force F ne dépend pas du chemin réellement suivi entre A et B mais uniquement
A E A
IO

de la distance entre A et B. On dit que cette force est conservative.

WAB = F. AB . cosα
AT

• Si AB = 0 WAB = 0 Si W AB > 0 le travail est dit moteur, c'est-


π à-dire que la force agit dans le sens du
M


• Si α = ou WAB = 0 déplacement.
2 2
π

R

Si 0<α< WAB > 0 Si W AB < 0 le travail est dit résistant,


2
c'est-à-dire que la force agit dans le sens
π

FO

Si <α<π WAB < 0 contraire à celui du déplacement.


2

B
α
R

→
AI

A G

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Module 2 Page 91 sur 200

Travail du poids
→
Rappel : le poids d'un corps de masse m situé dans le champ de pesanteur g localement A E A

uniforme, est une force constante appliquée au centre d'inertie G du solide telle que :
→ →
P =mg

T
→ → → →

H
Le travail du poids de ce corps, lors du déplacement AB est donc : WAB( P ) = P . AB , soit : A E A A E A A E A A E A

→

IG
WAB( P ) = m g (zA – zB)

R
zB B

PY
→
AB
G

O
A
zA
-C →
P
N

Dans le cas ci-dessus (avion en phase d'ascension), le travail du poids est résistant : en effet,
→ →
π
l'angle ( P , AB ) est compris entre et π, c'est-à-dire que le poids a tendance à s'opposer au
2
IO

A E A A E A

déplacement.
AT

4.2. travail d'une force non constante

4.2.1. Travail d'une force élémentaire


→
M

Le travail δW d'une force F lorsque son point d'application subit un déplacement élémentaire
A E A

→ →
dl faisant un angle α avec F est donné par :
R

A E A A E A

→
δW : travail élémentaire de la force F en joules(J)
FO

→ → F : force en N
δW = F . dl = F. dl. cosα dl : déplacement élémentaire m
→ →
α : angle formé par F et dl
R

Travail d'une force non constante


→
AI

WA→B: travail de la force F (l) en joules(J)


⌠B → →
→
WA→B =  F (l) . dl
⌡A F (l): expression de la force en fonction de sa
→
position sur le déplacement AB

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Module 2 Page 92 sur 200

5. L'énergie
5.1. Définition de l'énergie

5.1.1. Définition
Un système possède de l'énergie s'il a la capacité de fournir du travail mécanique ou son

T
équivalent, c'est à dire s'il est capable de produire des transformations telles que:
• Élever la température d'un corps (transfert thermique)

H
• Allumer une lampe (rayonnement)
• Mettre un corps en mouvement (travail)

IG
L'énergie est donc associée à la notion de "réservoir" puisque c'est une grandeur physique qui
caractérise la capacité à fournir une certaine puissance pendant une durée déterminée. Nous

R
allons nous intéresser à ses formes et aux modes de transfert des unes aux autres.
Elle est symbolisée par la lettre E et s'exprime en joules(J) dans le système international, mais

PY
aussi en wattheures (Wh) et kilowattheures (kWh).

Système

O
Réservoir extérieur
d'énergie -C
5.1.2. Propriétés
L'énergie peut se diviser et se transformer mais la somme des énergies transformées est
toujours égale à l'énergie initiale (premier principe de thermodynamique).
N

Exemple : dans un moteur électrique, l'énergie électromagnétique se transforme en énergie


mécanique (mouvement) et en énergie thermique (chaleur). Malheureusement, on n'arrive jamais
IO

à récupérer toute l'énergie transformée, une partie se dissipe en chaleur dans la "nature"
(deuxième principe de thermodynamique : l'entropie).
Ces notions sont développées dans la suite du livret.
AT

5.1.3. Les différentes formes d'énergie


L'énergie stockée dans un système est liée à une grandeur caractéristique de ce système qui varie
en même temps que le stock d'énergie. Certaines de ces grandeurs sont mécaniques (position,
M

vitesse), d'autres sont liées à la structure microscopique interne du système (nature des réactifs,
température, état physique d'un corps…)
R

Exemples :
Énergie cinétique microscopique
FO

Énergie chimique
Dans une réaction chimique, la
nature des liaisons est modifiée. Il
en résulte un stockage ou un
a - Dans les solides, les atomes, ions ou déstockage d'énergie.
molécules effectuent des mouvements
R

d'oscillation autour d'une position

moyenne
AI

Les formes communes d'énergie sont l'énergie mécanique (potentielle et cinétique), l'énergie
thermique, l'énergie électromagnétique (électricité, lumière), l'énergie nucléaire ou radiative, et
l'énergie chimique...

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Module 2 Page 93 sur 200

Par abus de langage, on parle souvent d'énergie électrique. Le terme énergie est ici employé de
manière impropre puisque l'électricité ne se stocke pas en tant que telle. Ce que l'on peut stocker
par exemple, c'est l'énergie chimique qui par transfert fournira du travail électrique.

L'énergie totale d'un système est donc la somme des énergies qu'il peut stocker :
• Énergie cinétique macroscopique Ec
• Énergie potentielle macroscopique Ep
• Énergie liée à la structure interne Eint

T
H
E = Ec +Ep + Eint

IG
5.2. Transferts d'énergie

R
Un système emmagasine ou cède de l'énergie : lorsque son stock varie, il y a transfert d'énergie.

5.2.1. Modes de transfert

PY
TRANSFERT PAR RAYONNEMENT
Le principal transfert par rayonnement connu est le rayonnement électromagnétique. (soleil,
lampe..). On parle également de rayonnement corpusculaire notamment pour les rayonnements

O
nucléaires.
On note généralement Wray l'énergie transférée par rayonnement.
-C
La lampe transfère de l'énergie par
rayonnement (voir livret optique) et
N

par chaleur au milieu extérieur.


IO
AT

TRANSFERT PAR CHALEUR (VOIR LIVRET CHALEUR ET TEMPERATURE : 2.3)


On appelle chaleur le transfert d'énergie liée à une agitation désordonnée des particules de
matière.
M

Une énergie transférée par chaleur se note Q


R
FO

Système barre
R

Il y a transfert d'énergie de la
- bougie vers la barre ainsi que
+ vers l'environnement extérieur
AI

Système bougie sous forme de chaleur et de


rayonnement.

Système
environne

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Module 2 Page 94 sur 200

TRANSFERT PAR TRAVAIL MECANIQUE


Lorsque le transfert d'énergie fait intervenir des forces mécaniques, on l'appelle travail mécanique.
Par exemple un alternateur reçoit du travail mécanique et fournit du travail électrique.
On note généralement W l'énergie transférée par travail mécanique.

Alternateur

T
H
IG
L'arbre du moteur thermique
transmet de l'énergie à

R
l'alternateur sous forme de travail
Arbre du moteur thermique mécanique par l'intermédiaire de
forces s'exerçant sur la courroie.

PY
O
TRANSFERT PAR TRAVAIL ELECTRIQUE
Ce transfert a lieu dès qu'un courant électrique parcourt un conducteur.
On note généralement Wél l'énergie transférée par travail électrique
-C
Alternateur
N
IO
AT

Batterie
Il y a transfert d'énergie de
l'alternateur vers la batterie
sous forme de travail électrique.
M
R

5.2.2. Règle d'algébrisation des transferts


FO

Toute énergie reçue par un système est comptée positivement, toute énergie cédée par le
système est comptée négativement.
R

Système
AI

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Module 2 Page 95 sur 200

CHAINES ENERGETIQUES
Une chaîne énergétique contient des réservoirs d'énergie ainsi que des convertisseurs.
Par convention, on représente les réservoirs par des rectangles et les convertisseurs par des
cercles ou des ellipses.

environnement
lampe

T
pile
extérieur

H
IG
5.2.3. Pertes énergétiques et rendement
ÉNERGIE UTILE ET PERTES
Les différentes formes sous lesquelles on retrouve l'énergie après un transfert, n'ont pas toutes le

R
même intérêt : par exemple dans la chaîne énergétique précédente, l'énergie transférée par
chaleur au système extérieur n'a en général pas d'intérêt. On l'appelle énergie perdue ou perte :

PY
Wp
L'énergie qui nous intéresse dans ce cas est celle qui est transférée par rayonnement. On l'appelle
énergie utile : W u

O
RENDEMENT
Le rendement d'un système convertisseur est défini comme le rapport de l'énergie utile à l'énergie
-C
qu'il utilise (on parle aussi d'énergie absorbée).

Wutile
η=
Wabsorbée
N

Le rendement étant le rapport de 2 grandeurs exprimées dans la même unité, c'est une grandeur
IO

exprimée sans unité.

Tout transfert s'accompagnant de pertes, le rendement d'un convertisseur est toujours inférieur à 1
: η<1.
AT

Conservation de
M

l'énergie :
R

5.2.4. l'Énergie dans l'Avion


FO

Les réservoirs d'énergie dans un avion sont les réservoirs de carburant (essence ou kérosène)
ainsi que les diverses batteries d'accumulateurs embarquées. Ensuite différents convertisseurs
sont chargés de fournir toute la génération électrique, électromagnétique, pneumatique,
mécanique et thermique.
R
AI

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Module 2 Page 96 sur 200

5.3. Principe de conservation de l'énergie

5.3.1. Cas d'un système isolé


Pour un système isolé le stock d'énergie reste constant : sa variation est nulle.

∆E = 0

T
L'énergie peut changer de forme, mais l'ensemble est conservé à l'intérieur du système.

H
Un système est isolé si aucun échange avec le milieu extérieur n'est possible.

IG
5.3.2. Cas d'un système non isolé
La variation totale d'énergie d'un système entre deux dates t1 et t2 est égale à la somme des

R
énergies transférées avec le milieu extérieur entre ces deux dates.

∆E : variation d'énergie du système en joules.

PY
E2 : énergie à la date t2 en J
∆E = E2 – E1 = W1→2 + Q1→2 E1 : énergie à la date t1 en J
W1→2 : énergie transférée par travail

O
Q1→2 : énergie transférée par chaleur et rayonnement

La variation de l’énergie d’un système quelconque est égale à la somme des énergies
-C
reçues diminuée de la somme des énergies cédées (par travail, transfert thermique,
rayonnement).

5.3.3. Systèmes en régime permanent


N

Un régime est dit permanent lorsque l'énergie cédée par le système au milieu extérieur est
compensée continuellement par l'énergie transférée au système.
IO

L'énergie totale d'un système fonctionnant en régime permanent est constante : ∆E = cte.
AT

5.4. Energie cinétique


L'énergie cinétique est l'énergie que possèdent les corps du fait de leur mouvement.

5.4.1. Energie cinétique d'un point matériel


M

→
Un point matériel de masse m animé d'une vitesse v possède une énergie cinétique :
A E A
R

Ec : énergie cinétique en J
1
Ec= m v2 m : masse en kg
2
FO

v : vitesse en m/ s

Énergie cinétique d'un solide


L'énergie cinétique d'un solide est égale à la somme des énergies cinétiques des n points
R

matériels qui le constituent :


AI

n 1 Ec : énergie cinétique du solide en J


Ec= ∑  m vi2 m : masse en kg
2  v : vitesse du solide en m/ s
1

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Module 2 Page 97 sur 200

Énergie cinétique d'un solide en translation


→
G VG

Un solide de masse m animé d'un mouvement de translation possède une énergie cinétique :

T
Ec : énergie cinétique du solide en J
1
Ec= m v2 m : masse en kg

H
2 v : vitesse du solide en m/ s

IG
Si le solide n'est pas en translation pure on s'intéressera au mouvement de translation de son
centre de gravité.

R
5.4.2. Effet d'une force sur l'énergie cinétique
Une force dont la direction ne reste pas perpendiculaire à tout instant au vecteur vitesse de son

PY
point d'application sur un solide, fait varier l'énergie cinétique de ce solide.

→ → →

O
F sans effet F avec effet F avec effet max.

→
-C → →
G VG G VG G VG
N

5.5. Théorème de l'énergie cinétique


IO

5.5.1. Pour un solide


Dans un repère galiléen, la variation d'énergie cinétique d'un solide entre deux instants t1 et t2 est
égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces extérieures, appliquées à ce solide
AT

entre les deux instants considérés :

Ec2 : énergie cinétique du solide à t2 en J


Ec1 : énergie cinétique du solide à t1 en J
Ec2 - Ec1 = ∑ [W ( F ) ] →
M

12 ext
[W ( F ) ] : travail des forces extérieures
12
→

ext
entre t1 et t2
R

5.5.2. Pour un système déformable


FO

Dans un repère galiléen, la variation de l'énergie cinétique d'un système entre deux instants est
égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces (intérieures et extérieures) qui lui
sont appliquées entre ces deux instants.
Ec2 : énergie cinétique du solide à t2 en J
Ec1 : énergie cinétique du solide à t1 en J
R

[W ( F ) ] : travail des forces extérieures


12
→

ext
Ec2 - Ec1 = ∑ [W ( F ) ] + ∑ [W ( F ) ]
→ →
AI

12 int 12 ext entre t1 et t2

[W ( F ) ] : travail des forces intérieures


12
→

int
entre t1 et t2

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Module 2 Page 98 sur 200

5.6. Energie potentielle

5.6.1. Notion
L'énergie potentielle est l'énergie que possède, "en réserve", un système déformable, par exemple
un ressort tendu, un gaz comprimé, les "poids" remontés d'une horloge, l'eau d'un barrage élevé,
une charge électrique à l'intérieur d'un condensateur…

T
5.6.2. Variation de l’énergie potentielle

H
Rappel : une force est dite conservative si le travail de cette force entre deux états "1" et "2" ne
dépend pas du chemin suivi entre "1" et "2".

IG
La variation de l'énergie potentielle d'un système entre deux états est égale au travail des forces
conservatives. L'énergie potentielle n'est définie qu'à une constante près.
On appelle état de référence, l'état dans lequel le système a une énergie potentielle nulle.

R
5.6.3. Energie potentielle d’élasticité

PY
Un ressort de raideur k, de longueur au repos égale à l0, dont la longueur a été portée à l par
compression ou distension, possède de l'énergie potentielle définie par :

Ep : énergie potentielle du ressort en J

O
1 k : constante de raideur en N/m
Ep = k (l-l0) 2
2 -C (l-l0) : allongement algébrique en m

5.6.4. Energie potentielle de pesanteur


L'énergie potentielle de pesanteur d'un solide est l'énergie qu'il possède du fait de la position de
son centre d'inertie par rapport à la Terre.
N
IO

La différence de position des 2 rochers les


z rend différents du point de vue de l'énergie.
Le rocher en haut de la falaise possède une
réserve d'énergie potentielle plus grande.
AT
M
R

0
FO

Elle se calcule en fonction de l'altitude par rapport à une altitude de référence :


R

Ep : énergie potentielle de position du rocher en J


Ep = m g z m : masse du rocher en kg
z : altitude en m par rapport à la référence
AI

Son expression dépend donc de l'état de référence choisi : ici le bas de la falaise, mais on pourrait
considérer que son énergie potentielle n'est pas nulle lorsqu'il est en bas, si l’on se réfère par
exemple au niveau de la mer.

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Module 2 Page 99 sur 200

5.7. Énergie mécanique et conservation

5.7.1. Energie mécanique


L'énergie mécanique totale d'un système est la somme de ses énergies potentielle et cinétique.

E = Ec + Ep

T
H
5.7.2. Systèmes conservatif et dissipatif

IG
SYSTEME CONSERVATIF : CONSERVATION DE L'ÉNERGIE MECANIQUE
L'énergie mécanique totale d'un système isolé et sans frottement est constante.
Le rocher qui tombe de la falaise est en chute

R
z libre. Il est donc soumis à son seul poids qui
est une force conservative. Pendant la chute,
son énergie mécanique totale se conserve :

PY
son énergie potentielle se transforme en
énergie cinétique.
E = cte ∆E = 0
Ep + Ec = cte

O
0
-C
SYTEME DISSIPATIF : FROTTEMENTS
Lorsqu'un système évolue avec des frottements, son énergie mécanique diminue. La diminution
d'énergie est égale au travail des forces de frottement qui se transmet au milieu extérieur sous
forme de chaleur.
N

La courbe d'amortissement d'un oscillateur ci-contre


IO

illustre la dissipation de l'énergie par les forces de


frottement.
AT

Autre exemple :
M
R
FO

L'avion s'élève : son énergie potentielle L'avion perd de l'altitude : son énergie
augmente grâce à la poussée du potentielle diminue, sa vitesse
moteur qui lui communique de l'énergie augmente sans avoir recours à la
mécanique. poussée des moteurs.
Son énergie potentielle chimique Son énergie potentielle chimique reste
(carburant) diminue. presque stable.
Son énergie cinétique a tendance à Son énergie cinétique augmente.
R

diminuer. Son énergie potentielle diminue.


Son énergie potentielle augmente. Le milieu extérieur s'enrichit en
Le milieu extérieur s'enrichit en chaleur. chaleur.
AI

Bilan : Bilan :
∆Ec +∆carburant +∆Q = ∆Ep ∆Ep = ∆Ec +∆carburant +∆Q

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Module 2 Page 100 sur 200

6. Puissance
6.1. Définition
La puissance d'un système est sa capacité à fournir une certaine quantité de travail en un temps
donné. La puissance s'exprime donc comme la dérivée du travail par rapport au temps.

T
δW P : puissance en watts (w)
P= δW : travail élémentaire en joules (J)
dt

H
dt : durée élémentaire de ce travail en s
Elle s'exprime en watts. Il existe cependant d'autres unités comme le cheval-vapeur (1CV = 736W)

IG
ou encore le cheval "horse power" (1HP = 746W) utilisées selon les domaines d'application.

R
6.2. Puissance moyenne
La puissance moyenne est rapport du travail fourni par sa durée.

PY
P : puissance en watts (w)
W W : travail en joules (J)
P=
∆t ∆t : durée de ce travail en s

O
6.3. Puissance d'une force de translation
-C
Si l'on considère le travail d'une force constante s'appliquant sur un système sa puissance peut
s'exprimer sous la forme :
→
δW → dl
P= = F d'où
A AE A

dt dt
A E A A E
N

P : puissance en watts (w)


→ →
P= F . v F : force en newtons(N)
IO

v : vitesse en m/s
AT

6.4. Puissance d'un couple


S'il s'agit du travail exercé par un couple C de moment M, la puissance peut alors s'exprimer sous
la forme :
P : puissance en watts (w)
M

P = M. ω M : moment du couple en newtons.mètres(Nm)


ω : vitesse angulaire en rad/s
R

Remarques :
• Si M et ω sont de même signe, P >0, le couple est moteur.
• Si M et ω sont de signes contraires, P <0, le couple est résistant.
FO

6.5. Rendement
La notion de puissance étant indissociable de la notion de travail, on retrouve ici l'expression du
R

rendement abordée lors des transferts d'énergie.


AI

Putile
η=
Pabsorbée

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7. Frottements
7.1. Nature

7.1.1. Forces de contact


Les forces de contact sont des forces résultant de l'interaction des corps en contact.

T
Deux solides peuvent être en contact de façon ponctuelle (bille sur un plan), linéaire (cylindre sur
un plan) ou surfacique (plan sur plan). Dans chaque cas la nature des forces de contact est

H
complexe et ne peut être déterminée précisément qu’en prenant en compte l’interaction
microscopique des atomes ou molécules à la surface de contact ainsi que la réalité des états de

IG
surface à l’échelle microscopique.

7.2. Forces de frottement

R
Le frottement est une force de contact qui s’oppose au mouvement relatif de deux corps.

PY
Les facteurs qui influent sur la valeur d’une force de frottement sont :
• La nature des matériaux en présence
• La forme et l’aire des surfaces de contact
• Le fini des surfaces et des pellicules qui s’y forment (rugosité)

O
• La masse
• La température
• Les forces électrostatiques entre les atomes et molécules des surfaces en contact
-C
• La vitesse (coefficient de frottement cinétique). Effet négligeable en autant que les surfaces
en cause ne subissent pas de modifications importants.

7.2.1. Deux types de frottements


N

On distingue les frottements statiques et les frottements dynamiques.


Lorsqu'on pousse doucement un objet lourd sur une table, il faut appliquer une certaine force
IO

avant qu'il ne se mette à glisser : c'est le frottement statique. Une fois qu'il est en mouvement, il
frotte toujours sur la table, mais plus faiblement : c'est le frottement dynamique.

7.2.2. Force et coefficient de frottement statique


AT

La force de frottement statique est celle qui maintient un corps au repos, même en présence de
forces extérieures. La force de frottement statique est parallèle à la surface et possède juste la
bonne valeur pour empêcher le corps de glisser.
M

Dans le cas d'un solide posé sur une surface horizontale, son équilibre est réalisé par l'action de
→ → →
trois forces : F , P et R la réaction du support.
A E A A E A A E A
R

→ → → →
→
F + P + R = 0 ⇒ R
→
FO

→ → → →
P →
R T + F = 0 N
→ → → → →
N P + N = 0 T
→
→ F
R

T G →
F T=F
P=N
AI

→ → →
P Et MG ( N ) = − MG( T )

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→
Le corps restera au repos jusqu'à ce que la force exercée atteigne une valeur minimale Fm qui A E A

permettra de le mettre en mouvement.


→ → →
La force de frottement fs = T A E A A E A compense la traction : F A E A tant que la valeur de celle-ci est
→
inférieure à celle de Fm , c'est-à-dire tant que l'angle α est inférieur à la valeur ϕ (appelé angle de
A E A

frottement). Au-delà de cette valeur, le solide glisse sur son support.

T
→
Géométriquement, R se situe à l’intérieur d’un A E A

H
→ cône de révolution de demi -angle au sommet : ϕ
R
→

IG
ϕ N
→ T f
G
Fm Le rapport = s = tanϕ, noté µs est appelé
N P
coefficient de frottement statique.

R
→ → En conclusion, le solide ne glisse pas tant que :
fs = T

PY
→ F > µs N
P

O
-C
Le coefficient de frottement statique µs ne dépend que de l’état et de la nature des surfaces en
contact. Ses valeurs numériques sont de l’ordre de 0,2 pour un contact bois sur bois et 0,7 pour un
contact fer sur bois par exemple.
N

7.2.3. Force et coefficient de frottement dynamique


Lorsqu'un solide glisse sur un autre solide, la force de frottement engendrée est inférieure ou égale
IO

→
à la traction F puisqu'elle ne la compense plus. Elle s'écrit :
A E A

fs= T = µ N

où µ est le coefficient de frottement dynamique tel que µ < µs.


AT

Les valeurs numériques de µ sont du même ordre de grandeur que celles de µs.
Pour les frottements de roulement et pivotement, on doit tenir compte du moment du couple qu’il
→ →
faut exercer sur le solide pour le faire rouler M (T ) ou pivoter M (N ).
M

EA A A E A EA A A E A

7.3. Effets
R

7.3.1. Effet des forces de frottement


FO

Les forces de frottement jouent un rôle important dans la vie de tous les jours, on ne pourrait se
déplacer en marchant ou en courant, pas plus qu’on ne pourrait faire avancer un véhicule par
traction. Attention : ceci ne signifie pas pour autant que leur travail est moteur.
Lors des transmissions mécaniques, dans les chaînes énergétiques, elles constituent un
inconvénient puisqu'elles sont à la source de pertes sous forme de chaleur communiquée au
milieu extérieur.
R

7.3.2. Absence de frottement


AI

C'est un cas purement théorique, mais dans certains cas, on peut négliger l'action des forces de
frottement et considérer le système comme "sans frottement".
→
Dans ce cas, la réaction du support se limite à N . Elle est donc perpendiculaire à la surface de
A E A

contact.

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Module 2 Page 103 sur 200

8. Résistance au roulement
8.1. Contact entre deux surfaces
En physique, on considère souvent les contacts entre surfaces comme parfaits. Si cette
approximation est pratique dans de nombreux cas, elle ne s'applique plus lorsqu'il s'agit de définir
les phénomènes liés au roulement d'un solide sur un autre.

T
H
Vue d'ensemble en

IG
perspective

R
PY
Contact
théorique

Vue de

O
dessus

Contact réel
-C
N

ou
Vue de profil
IO
AT

Si la surface de contact était réduite à un point ou une droite (donc d'aire nulle) la pression qui
F
s'exercerait sur cette surface serait infinie (p = → ∞ si S→0). Dans la réalité les matériaux se
S
déforment, faisant apparaître une zone de contact de faibles dimensions. Pour ne pas dépasser le
M

domaine d'élasticité des matériaux, la pression exercée ne doit pas dépasser une certaine valeur
dite "pression de Hertz".
R

La déformation de surface de l'un des deux solides ou des deux va induire des résistances au
mouvement.
FO

8.2. Résistance au roulement


La petite surface de contact contrarie les rotations autour des axes de son plan. Toute tentative de
rotation autour de l'un de ces axes se traduit par un moment de résistance au roulement, dont
l'expression dépend du coefficient de résistance au roulement δ.
R

→
F
Moment de résistance au roulement : M=δN →
AI

R →
M : moment en N.m N Déformation locale
→
N : force en N T
δ : coefficient de résistance au roulement en m
δ

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Quelques valeurs de résistance au roulement :

VALEURS DU COEFFICIENT DE RÉSISTANCE AU ROULEMENT : δlim

Matières en contact δim (m m)


-4
Fonte sur acier 5x10

T
-4
Acier sur acier 4x10
-4 -3

H
Roue de wagon/rail sec 5x10 à10
-
Fonte sur bitume 8x10 3

IG
-3
Fonte sur sol en ciment 15x10
-3
Acier sur sol en ciment 15x10

R
-2
Roue métallique/ciment 2x10

PY
-3
Caoutchouc sur bitume 3à15x10
-2
Roue d’auto sur bitume 3x10
dddd' t bil /bit

O
D’autres phénomènes interviennent également dans la mise en rotation : la tendance au
glissement et la résistance au pivotement.
-C
8.3 Roulement des pneus sur une piste
La résistance au roulement est ici la résistance qu’opposent des pneus au déplacement du
N

véhicule. Elle est calculée à partir d’un coefficient de résistance au roulement Cr donné par le
constructeur du pneu.
IO

Ainsi, on peut calculer la résultante de la résistance au roulement comme suit :


Fr : résistance au roulement
Fr = Cr. P = Cr. M. g Cr : coefficient de résistance au roulement
AT

P : poids du véhicule
M : masse du véhicule
g : intensité de la pesanteur
M
R

Lors du contact au sol, le pneu


se déforme. Une part de
l'énergie est absorbée par le
FO

matériau. Elle est inégalement


répartie.
R
AI

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Module 2 Page 105 sur 200

Mémo
Quantité de mouvement :
p : quantité de mouvement en kg.m/s
p=mv m : masse du point en kg
v : vitesse en m/s

T
Propriétés : Le vecteur quantité de mouvement dépend du référentiel choisi.
Le vecteur quantité de mouvement d'un solide est caractéristique du mouvement de translation et

H
non du mouvement de rotation.
Le vecteur quantité de mouvement d'un ensemble de points matériels est égal à la somme

IG
vectorielle des vecteurs quantités de mouvements de chacun de ces points. Ce vecteur
s'applique alors au centre d'inertie du solide et sa norme est proportionnelle à la masse totale de
l'ensemble des points.

R
Principe de l'inertie (première loi de newton) : Dans un référentiel galiléen, lorsqu'un solide
→ →

PY
est isolé ou pseudo isolé (Σ F = 0 ) son centre d'inertie G est :
A E A A E A

• soit au repos.
→
• soit animé d'un mouvement rectiligne uniforme : vG est un vecteur constant et le vecteur A E A

quantité de mouvement l'est aussi par conséquent.

O
→ → →
VG = cte. ⇔ Σ F = 0
→ → →
p = cte ⇔ Σ F = 0
Théorème du centre d'inertie
-C
Il s'agit de la deuxième loi de Newton :
Dans un référentiel galiléen, si un système de masse totale m est soumis à plusieurs forces
→
extérieures dont la résultante Σ F n’est pas nulle, alors le centre d'inertie G du système est
A E A
N

→ →
soumis à une accélération a liée à la résultante Σ F et à la masse m par la relation :
A E A A E A
IO

→ → F : force exercée en N
Σ F =m a m : masse en kg
2
a : accélération en m/s
AT

- Précession : Lorsque l'on applique une force à un gyroscope, l'axe de rotation de celui-ci se
déplace orthogonalement à la direction de la force.
M

• Le gyroscope ne tient pas compte de la rotation de la Terre : s'il indique la verticale du


lieu à t, il ne l'indique plus à t+∆t.
R

• Le gyroscope ne tient pas compte de la rotondité de la Terre : s'il indique la verticale du


lieu à Blagnac, il ne l'indique plus en un point de la Terre qui n'a pas la même longitude.
FO

- L’énergie : L'énergie peut se diviser et se transformer mais la somme des énergies transformées
est toujours égale à l'énergie initiale (premier principe de thermodynamique).

- Rendement : Le rendement d'un système convertisseur est défini comme le rapport de l'énergie utile
R

à l'énergie qu'il utilise (on parle aussi d'énergie absorbée).


AI

Wutile
η=
Wabsorbée
- Énergie cinétique d'un solide en translation
1 Ec : énergie cinétique du solide en J
Ec= m v2
2 m : masse en kg
v : vitesse du solide en m/ s

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Module 2 Page 106 sur 200

- Energie potentielle de pesanteur


Elle se calcule en fonction de l'altitude par rapport à une altitude de référence :

Ep = m g z Ep : énergie potentielle de position du rocher en J


m : masse du rocher en kg
z : altitude en m par rapport à la référence

T
H
P : puissance en watts (w)
- Puissance : δW δW : travail élémentaire en joules (J)
P=

IG
dt dt : durée élémentaire de ce travail en s
- Frottements :
Forces de contact : Deux solides peuvent être en contact de façon ponctuelle (bille sur un

R
plan), linéaire (cylindre sur un plan) ou surfacique (plan sur plan).
Forces de frottement :

PY
Le frottement est une force de contact qui s’oppose au mouvement relatif de deux corps.

Les facteurs qui influent sur la valeur d’une force de frottement sont :
• La nature des matériaux en présence

O
• La forme et l’aire des surfaces de contact
• Le fini des surfaces et des pellicules qui s’y forment (rugosité)
• La masse
-C
• La température
• Les forces électrostatiques entre les atomes et molécules des surfaces en contact
• La vitesse (coefficient de frottement cinétique). Effet négligeable en autant que les surfaces en
cause ne subissent pas de modifications importants.
N

Deux types de frottements : On distingue les frottements statiques et les frottements


IO

dynamiques. Lorsqu'on pousse doucement un objet lourd sur une table, il faut appliquer une
certaine force avant qu'il ne se mette à glisser : c'est le frottement statique. Une fois qu'il est en
mouvement, il frotte toujours sur la table, mais plus faiblement : c'est le frottement dynamique.
AT

- Roulement des pneus sur une piste


On peut calculer la résultante de la résistance au roulement comme suit :
Fr : résistance au roulement
M

Cr : coefficient de résistance au roulement


Fr = Cr. P = Cr. M. g P : poids du véhicule
R

M : masse du véhicule
g : intensité de la pesanteur
FO
R
AI

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V Mécanique Dynamique des fluides


1. Généralités
1.1. La masse volumique
On appelle masse volumique d’un corps, la masse de l’unité de volume de ce corps.

T
Elle dépend des conditions de pression et de température.
La masse volumique est une caractéristique des corps purs.

H
On note la masse volumique à l’aide de la lettre grecque ρ (rhô).
Son expression est :

IG
m est la masse en kg
m v est le volume en m3
ρ=
v ρ est la masse volumique en kg/m3

R
La masse volumique peut s’exprimée aussi en gramme par litre g/l

PY
1.2. La densité
On appelle densité le rapport de la masse volumique d'un corps sur la masse volumique d'un
autre corps pris comme référence. La densité est une grandeur sans dimension.

O
Ce corps de référence est l'eau pour les liquides et les solides, l'air pour les gaz. La densité
dépend aussi des conditions de pression et de température.
-C
Pour les liquides et les solides Pour les gaz
N

ρ eau = 1000 kg / m 3 à température ambiante


IO

Au niveau de la mer et sous une pression atmosphérique de 1013 millibars, on constate :


AT

3
Température de l'air Masse d'un m d'air
en °C en kg
0°c 1,292
15°C 1,225
M

25°C 1,184
R

70°C 1,029
100°C 0,946
FO

150°C 0,835

1.3. Les fluides : liquide et gaz


R

Les propriétés
Un fluide peut être considéré comme étant formé d'un grand nombre de particules matérielles, très
AI

petites et libres de se déplacer les unes par rapport aux autres.


Un fluide est donc un milieu matériel continu, déformable, sans rigidité et qui peut s'écouler. Parmi
les fluides, on fait souvent la distinction entre liquides et gaz.
Les liquides et les gaz habituellement étudiés sont isotropes, mobiles et visqueux. La propriété
physique qui permet de faire la différence entre les deux est la compressibilité.

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Module 2 Page 108 sur 200

• l'isotropie assure que les propriétés sont identiques dans toutes les directions de l'espace.
• la mobilité fait qu'ils n'ont pas de forme propre et qu'ils prennent la forme du récipient qui les
contient.
• la viscosité caractérise le fait que tout changement de forme d’un fluide réel s'accompagne
d'une résistance (frottements)

Un fluide parfait est un fluide dont la viscosité est supposé nulle.

T
Les effets de compressibilité

H
La compressibilité des gaz complique énormément les calculs alors que le phénomène physique
reste parfaitement négligeable pour les faibles vitesses d’écoulement.

IG
En aéronautique, il est en de même pour les vitesses inférieures à Mach 0.5 ou 0.6. C'est la raison
pour laquelle on différencie le supersonique du subsonique, ce dernier évitant une complexité
inutile de la formulation mathématique. L'erreur entraînée par cette simplification est largement

R
inférieure aux imprécisions du calcul.

PY
1.4. Le débit
Le débit est le quotient de la quantité de fluide qui traverse une section droite de la conduite par la
durée de cet écoulement.

O
Le débit massique -C
Il s’agit du rapport de la masse en kg de fluide
m
par la durée en seconde d’écoulement qm =
∆t
Il s'exprime en kg/s.
N

Le débit volumique
Il s’agit du rapport du volume en m3 de fluide
IO

v
par la durée en seconde d’écoulement qv =
∆t
Il s'exprime en m3/s.
AT

Relation entre le débit massique et le débit volumique

Sachant que m = ρ v, q m = ρ .q v
M
R

1.5. Les écoulements


FO

Ecoulement permanent ou stationnaire


Un écoulement est permanent si la vitesse des particules qui se succèdent en un point quelconque
du fluide reste la même au cours du temps.

Ecoulement uniforme
R

Un écoulement est uniforme lorsque la vitesse des particules de fluide est la même en tout point
de l’écoulement.
AI

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2. Description du mouvement d’un fluide


2.1. Equation de conservation de la masse ou équation de continuité

2.1.1. Définitions Ligne de courant

T
Ligne de courant : V

H
En régime stationnaire, on appelle ligne de
courant la courbe suivant laquelle se déplace

IG
un élément de fluide.
Une ligne de courant est tangente en chacun
de ses points au vecteur vitesse du fluide en

R
ce point. Tube de courant
Tube de courant :

PY
Ensemble de lignes de courant s'appuyant
sur une courbe fermée.

2.1.2. Conservation du débit

O
V1 V2
-C
S2
S1
Considérons un tube de courant entre deux sections S1 et S2. Pendant l'intervalle de temps ∆t,
infiniment petit, la masse m1 de fluide parfait ayant traversé la section S1 est la même que la
N

masse m2 ayant traversé la section S2.


IO

En régime stationnaire, le débit massique est le même à travers toutes les sections droites d'un
même tube de courant.
Dans le cas d'un écoulement isovolume (ρ = Cte), en régime stationnaire, le débit volumique est le
AT

même à travers toutes les sections droites d'un même tube de courant :
q1 = q2

2.1.3. Expression du débit en fonction de la vitesse v


M

Le débit volumique est aussi la quantité de liquide occupant un volume cylindrique de base S et de
longueur égale à V ×∆t.,correspondant à la longueur du trajet effectué pendant l’intervalle de
R

temps, par une particule de fluide traversant S à la vitesse V.


Il en résulte la relation importante :
FO

qv = V.S

Avec V la vitesse en m/s, S surface en m2 et q le débit en m3/s

2.1.4. Vitesse moyenne


R

En général la vitesse V n'est pas constante sur la section S d'un tube de courant ; on dit qu'il existe
un profil de vitesse (à cause des forces de frottement).
AI

Dans une section droite S de la canalisation, on considère la vitesse moyenne travers la section S
qui assurerait le même débit que la répartition réelle des vitesses.

S S Vmoy

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2.1.5. L’équation de continuité


On exprime alors la conservation du débit par :

S 1 .V1 = S 2 V2

T
2.2. Théorème de Bernoulli

H
2.2.1. Equation de Bernoulli

IG
L’état d’un fluide en écoulement est donné
Z1 V1 par sa vitesse v, son altitude Z par rapport
à une altitude de référence et sa pression

R
p.
S1

PY
Z2 V2 Pour un fluide parfait, incompressible, qui
s’écoule dans une conduite de section non
constante, qui est isolé énergétiquement,
S2 il y a conservation de l’énergie entre les

O
sections S1 et S2.
-C
Les variations d’énergie mise en jeu entre l’état 1 et l’état 2 sont dues aux variations d’énergie
potentielle de pression, aux variations d’énergie potentielle de pesanteur et variations d’énergie
cinétique.
N

L’équation de Bernoulli traduit la conservation de l’énergie entre l’état 1 et l’état 2 par :


IO

1 1
p1 + ρ .g.Z1 + ρ .V12 = p 2 + ρ .g.Z 2 + ρ .V22
2 2
p : pression en pascal
AT

Z : l’altitude en mètre
ρ : masse volumique du fluide en kg/m3
v : vitesse en m/s
M

En réalité, un fluide n’est jamais parfait, une partie de son énergie est utilisée pour vaincre les
forces de frottement, cette énergie perdue constitue les pertes de charges.
R
FO

2.2.2. Pression statique et pression dynamique


L’équation de Bernoulli illustre la conservation de l’énergie d’un écoulement de fluide parfait mais
chacun des termes a la dimension d’une pression.
On distingue donc :
• La pression statique p
R

• La pression de pesanteur ρ.g.Z


• La pression dynamique : pd = 1/2ρ.V2
AI

La pression totale est la somme des trois termes.

Or en aéronautique, le terme de pression de pesanteur est négligé. Donc on définit la pression


totale comme étant la somme de la pression statique et de la pression dynamique :

pT = p +pd

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2.2.3. Application du théorème de Bernoulli


Tube de Pitot
A partir de la mesure de la pression totale et de la pression statique et de la mesure de la
dénivellation h du liquide dans les deux tubes, on peut en déduire la vitesse v d'écoulement du
fluide.

Schéma du principe : On considère un fluide en écoulement permanent dans

T
une canalisation et deux tubes plongeant dans le liquide,
l'un débouchant en A face au courant, et l'autre en B est

H
le long des lignes de courant, les deux extrémités étant
à la même hauteur. Au point B, le liquide a la même

IG
vitesse v que dans la canalisation et la pression est la
même que celle du liquide pB = p.
En A, point d'arrêt, la vitesse est nulle et la pression est
pA.

R
1 1

PY
D'après le théorème de Bernoulli : p A + ρ .g.Z A + ρ .VA2 = p B + ρ .g.Z B + ρ .VB2
2 2
1
Soit ici : p A = pB + ρ .VB2
2
or p A − p B = ρ .g.h d’après le principe fondamental de l’hydrostatique avec ρ la masse volumique

O
du fluide, g intensité de pesanteur et h la dénivellation du fluide dans les deux tubes.
-C
1
D’où ρ .VB2 = ρ .g.h soit V = 2.g.h
2

En aéronautique, on utilise le tube


N

de Pitot pour mesurer la vitesse


relative du vent.
IO

Correspondant au point A,
l’ouverture de l’extrémité face à
l’écoulement de l’air, permet la
mesure de la pression totale et
AT

correspondant au point B ,
l’ouverture latérale permet la mesure
de la pression statique.
M

2.2.4. Phénomène de Venturi


L’effet Venturi est une conséquence directe de la conservation du débit : si le fluide rencontre un
R

étranglement, il est obligé d'accélérer pour conserver le même débit qu'avant l'étranglement. C'est
cette accélération du fluide dans les passages étroits qu'on appelle un Venturi. Venturi est le nom
FO

du chercheur qui a découvert ce phénomène.


L’équation de Bernoulli montre que lorsque la vitesse d'un fluide augmente, sa pression
diminue.

Un conduit de section principale SA subit un étranglement


R

en B où sa section est SB. La vitesse d’un fluide


augmente dans l’étranglement, donc sa pression y
AI

diminue.

D’après l’équation de continuité


S A .VA = SB .VB = q V donc si S diminue V augmente

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1 1
Le théorème de Bernoulli s'écrit (A et B étant au même niveau) : pA + ρ .VA2 = p B + ρ .VB2
Donc si V augmente p diminue. 2 2

1 1 q
p A − pB = ρ .VB2 − ρ .VA2 et V =
2 2 s

1  1 1 
p A − pB = ρ . 2 − 2 q 2 p A − p B = K.q 2 où K est une constante qui dépend de la

T
soit
2  SB S A 

H
conduite et du fluide.
On constate que la différence de pression est proportionnelle au carré du débit.

IG
L’effet Venturi est utilisé pour la mesure de débits.

En aéronautique, on retrouve l’effet Venturi dans les réacteurs au niveau de l’entrée d’air, dans les
tuyères (voir livrets 8 et 15).

R
PY
1.6. La viscosité dynamique - la viscosité cinématique
L'eau, l'huile, le miel coulent différemment : l'eau coule vite, mais avec des tourbillons ; le miel
coule lentement, mais de façon bien régulière.

O
Pourquoi ?
Sous l'effet des forces d'interaction entre les molécules du fluide et la paroi, chaque molécule ne
s'écoule pas à la même vitesse.
-C
La viscosité caractérise la capacité d'un fluide à s’écouler plus ou moins facilement. Les fluides
de grande viscosité résistent à l'écoulement et les fluides de faible viscosité s'écoulent facilement.
Le fluide tend à adhérer à la surface contre laquelle il se déplace.
N

Cette propriété joue un rôle très important dans l’étude de l’écoulement d’air.
IO

La viscosité dynamique est noté η « éta ». Elle s’exprime en poiseuille (PI).


Un poiseuille = 0,1Pa.s.

La viscosité cinématique est notée ν « nu », exprimé en m2/s ; elle est reliée à la viscosité
AT

dynamique par la relation :


η
ν =
ρ
M

où ρ est la masse volumique en kg/m3. ν s’exprime aussi en stokes (st) : 1st = 10-4 m2/s.
R

La viscosité des liquides diminue beaucoup lorsque la température augmente.


FO

Contrairement à celle des liquides, la viscosité des gaz augmente avec la température.
Il n'existe pas de relation rigoureuse liant η et T.

Quelques valeurs de viscosité à 20°C à pression atmosphérique normale :


R

Viscosité dynamique Viscosité cinématique ν


η (×10-6)
AI

air 18,5×10-6 15,6


éthanol 1,20×10-3 1,51
benzène 0,625×10-3 0,741
glycérine 1,49 1182
mercure 1,554 0,1147

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Viscosité de l'air à différentes températures :

Viscosité Viscosité
Température
dynamique η cinématique ν
°C -5 -5
(×10 ) (×10 )
- 40 1,51 0,99
0 1,71 1,33

T
20 1,80 1,50
50 1,95 1,79

H
1.7. Les différents écoulements

IG
Les expériences réalisées par Reynolds (1883) lors de l'écoulement d'un liquide dans une
conduite cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont montré
l'existence de deux régimes d'écoulement : laminaire et turbulent.

R
PY
O
2.2.5. Ecoulement laminaire
-C
Il se produit dans le cas de fluides suffisamment visqueux, avec une vitesse moyenne faible et
dans une canalisation de faibles dimensions. Les trajectoires des particules restent parallèles à la
paroi.
Exemple : écoulement des huiles dans les circuits hydrauliques industriels (vérins…).
N

2.2.6. Ecoulement turbulent


IO

Si la vitesse d’écoulement est plus importante, l’écoulement se fait de façon plus anarchique (des
tourbillons se forment).
Exemple : l’écoulement de l’eau dans le tuyau d’évacuation
AT

2.2.7. Nombre de Reynolds


Une relation permet de déterminer si un écoulement est laminaire ou turbulent. Il s’agit du nombre
de Reynolds, il est sans unité :
M

V.d
Re =
ν
R

V est la vitesse du fluide en m/s


d est le diamètre de la conduite en m
FO

ν est la viscosité cinématique en m2/s.


Re est en fait le rapport du travail des forces d’accélération au travail des forces de viscosité.

La limite entre le régime laminaire et le régime turbulent est caractérisée par la valeur critique RC
R

du nombre de Reynolds :
• Si Re < RC, l’écoulement est laminaire
AI

• Si Re > RC, l’écoulement est turbulent

En règle générale, RC est compris entre 2000 et 3000, mais il dépend de la canalisation (forme,
état des parois), de sorte que des valeurs plus petites ou plus grandes ne sont pas exclues.

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3. Application aéronautique
3.1. Pourquoi un avion vole-t-il ?
L'avion vole parce qu'une force vient s'opposer à son poids et le maintient "en l'air", l'empêchant
de tomber :
dans le cas d'une fusée, c'est le moteur qui fournit une force de réaction qui s'oppose au poids

T
dans le cas de l'hélicoptère ce sont les pales du rotor principal (qui ne sont ni plus ni moins que
des ailes entraînées en rotation)

H
dans le cas d'un avion ce sont les ailes qui créent cette force en se déplaçant dans l'air avec une
vitesse suffisante, et rien d'autre.

IG
R
PY
O
-C
Lorsqu'un objet se déplace dans l'air, il est soumis à une force aérodynamique due à l'écoulement
des particules d'air autour de lui. Cette force, appelée "résultante aérodynamique", se décompose
N

en deux parties. D'une part les forces frottement qui freinent l'objet et d'autre part, si l'écoulement
n'est pas symétrique, une force latérale appelée "portance" dans le vocabulaire. Cette dernière
IO

force est due au fait que, sil ’écoulement n'est pas symétrique, l'aile dévie une quantité d'air
importante perpendiculairement à son déplacement en fonction de sa forme et de sa position dans
le flux d'air qui l'entoure.
AT

Cette masse d'air ainsi déviée produit en


réaction (loi de newton) une force opposée
sur l'aile : la portance. On voit sur le schéma
M

ci-dessus que, si l'air, globalement, n'est pas


dévié par l'aile selon la perpendiculaire à
l'écoulement, seule la traînée existe. Sur le
R

second dessin, en revanche, la déviation


globale est manifeste, la portance existe.
FO

C'est cette portance ainsi créée par l'aile qui


va s'opposer au poids de l'avion et donc lui
permettre de voler.

Cette force existe si l'avion a suffisamment de vitesse et que l'écoulement de l'air autour de l'aile
R

est établi convenablement.


Une description simple est donnée par l’application du principe de Bernoulli, qui dit que si la
AI

vitesse de l'air augmente la pression diminue. Donc une aile génère de la portance parce que l'air
se déplace plus vite sur le dessus créant ainsi une zone de basse pression, et donc de la
portance.

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3.2. Les profils d’ailes


On a cherché à produire des formes favorisant au maximum l'apparition de cette force latérale, la
portance, tout en minimisant les forces de frottements, la traînée. Ainsi sont apparus les profils
d'aile, chacun répondant à un type de vol particulier.
En effet, certains profils sont mieux adaptés au vol à basse vitesse, d'autres au vol à haute
vitesse. Des systèmes permettant de faire varier la forme du profil en fonction des besoins ont été

T
créés afin d'optimiser l'aile pour une large plage de vitesse.

H
Les profils sont classés en général selon la forme de leur ligne moyenne et selon leur épaisseur
relative. On appelle épaisseur relative le rapport de l'épaisseur à la profondeur du profil. Elle est

IG
exprimée en pourcentage de la profondeur.

Si la ligne moyenne est rectiligne, les profils


sont dits : biconvexes symétriques

R
PY
Si la ligne moyenne est à simple courbure,
les profils sont appelés :
• Biconvexe dissymètrique

O
• Plan convexe

• Creux
-C
N
IO
AT
M

La ligne moyenne peut également être à


double courbure, dans ce cas le profil porte
R

le même nom.
FO

Pour les avions de transport des générations


1980, sont apparues des formes de profil
élaborées pour permettre à ces avions
d'optimiser leur vol à vitesse élevée, proche de
celle du son.
R

Ces profils sont appelés supercritiques et


sont caractérisés par un extrados relativement
AI

plat et un intrados convexe

Quant à l'épaisseur relative, elle peut valoir :


• moins de 6 % pour un profil qualifié de mince (avions de chasse) ;
• entre 6 % et 12 % environ pour un profil semi épais (avion de ligne) ;
• plus de 12 % pour un profil épais (avion de transport basse vitesse).

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Module 2 Page 116 sur 200

3.3. L’écoulement de l’air autour d’une aile

3.3.1. Nombre de Reynolds


Dans le cas d’une aile le nombre de Reynolds est fonction de la corde de l’aile notée « l »de la
vitesse relative de l’avion par rapport à l’air et de la viscosité cinématique de l’air.
V.l
Son expression est : R e =

T
ν

H
Exemple : un planeur a une largeur d'aile constante égale à 23 cm et vole à 40 km/h. Le nombre
de Reynolds correspondant est :

IG
40
× 0,23
Re = 3 . 6 ≈ 176245
1,45 × 10 − 5

R
PY
3.3.2. Ecoulement autour d’un profil
Dans la chambre d'expérience d'une soufflerie où l'écoulement se déplace à une vitesse constan-
te, plaçons un profil d'aile et examinons comment ce profil va modifier la vitesse de l'écoulement à
son voisinage immédiat.

O
 A l'extrados -C
Par effet de courbure, les particules d'air sont contraintes de parcourir une distance plus
grande ; leur vitesse va donc d'abord s'accroître fortement pour diminuer ensuite afin de
retrouver au bord de fuite la vitesse initiale de l'écoulement. Tout l'extrados est donc le siège
d'une dépression locale généralisée. La couche limite, d'abord laminaire, devient peu à peu
turbulente, voire tourbillonnaire lorsqu'on approche du bord de fuite.
N
IO
AT
M

 A l'intrados
Le profil constituant un obstacle à l'écoulement, l'air va se trouver freiné : on voit donc
R

apparaître une surpression localisée sur l'intrados.


FO

3.3.3. Répartition des pressions


Pour représenter l'évolution des surpressions et des dépressions autour du profil, on va porter sur
sa périphérie des vecteurs normaux à la surface, dirigés
vers le profil s'il s'agit d'une surpression, et vers l'extérieur
du profil en cas de dépression. La longueur des vecteurs
R

étant bien entendu proportionnelle à la valeur de la


surpression ou de la dépression.
On constate que la surpression d'intrados et que la
AI

dépression d'extrados sont les plus élevées sur le tiers


avant du profil. De plus, la dépression est beaucoup plus
importante que la surpression (environ deux fois plus forte) :
la sustentation est générée essentiellement par l'extrados
de l'aile.

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3.4. La résistance de l’air

3.4.1. Mise en évidence


Prenons en main une plaque plane. En la tenant bien
verticale, déplaçons-la horizontalement à une vitesse
donnée dans de l'air calme : on ressent alors une
certaine force qui tend à s'opposer au déplacement.

T
Cette force est due à la résistance de l'air.
Pour la mettre en évidence, utilisons la soufflerie en

H
plaçant dans la chambre d'expérience une plaque
plane perpendiculaire à un écoulement d'air laminaire

IG
se déplaçant à vitesse constante et observons
comment elle perturbe cet écoulement, (schéma ci-
contre).

R
A l'avant de la plaque, l'air va exercer une forte
pression, tandis qu'à l'arrière se forme un « vide »

PY
relatif qui tend à aspirer la plaque et qui entraîne
l'écoulement dans un régime très tourbillonnaire sous
l'effet de cette dépression.

O
Dans ces conditions, la plaque est soumise à une
force horizontale : la résistance de l'air. En installant
-C
un dynamomètre relié à la plaque, on va pouvoir
mesurer cette force exercée par l'air, et étudier les
différents facteurs qui la font varier.
N
IO

3.4.2. Paramètre influençant la résistance de l’air


 Aire. Si on double l'aire de la plaque plane, la force mesurée par le dynamomètre double
également :
AT

La résistance de l'air est proportionnelle à l'aire.

 Vitesse : en augmentant la vitesse de l'écoulement, la force exercée par l'air augmente


elle aussi. Une série de mesures permet de mettre en évidence que :
M

La résistance de l'air est proportionnelle au carré de la vitesse.

En conséquence, si la vitesse de l'écoulement triple, par exemple, la résistance de l'air est multi-
R

pliée par neuf!


FO

Masse volumique : si on monte en altitude, la densité de l'air diminue : on peut considérer qu'il y
a moins de particules d'air dans un même volume, et si le nombre de particules d'air diminue, la
résistance de l'air va diminuer aussi. On en déduit que :
La résistance de l'air est proportionnelle à la masse volumique de l'air.
R
AI

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Forme du corps :

Dans un premier temps, plaçons un disque


plat perpendiculaire à l'écoulement :
l'écoulement a des difficultés à contourner
l'obstacle, il se crée une forte pression à
l'avant (amont) ainsi qu'une zone

T
tourbillonnaire dépressionnaire à l'arrière
(aval).

H
IG
On peut essayer de modifier la forme du
corps pour faciliter la déviation des filets

R
d'air ; en complétant le disque par une
demi sphère face à l'écoulement, on
constate que l'air contourne facilement

PY
l'avant de la demi sphère, mais qu'à l'ar-
rière subsiste toujours la zone tourbillon-
naire

O
Si on complète cette demi-sphère pour for-
mer une sphère complète, la zone tour-
billonnaire est fortement diminuée, mais
-C
n'est pas complètement résorbée.
N

Pour réussir à combler cette zone


tourbillonnaire en aval, on déforme légère-
IO

ment la sphère pour obtenir un corps


ayant sensiblement la forme d'un œuf. Les
filets d'air se rejoignent à l'arrière sans
AT

présenter de tourbillons. On constate alors


que la résistance de l'air est nettement plus
faible que dans le cas du disque initial
M
R

Le corps obtenu est un corps fuselé dont la


résistance aérodynamique est peu élevée :
environ huit fois moindre que celle du disque
FO

initial, pourtant tous deux ont le même maître


couple.
Le maître-couple est l'aire de la projection de
l’objet, la fusée par exemple, sur un plan
perpendiculaire à I'axe du vent relatif.
R
AI

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3.4.3. Expression de la résistance de l’air


On a vu que la résistance de l'air est proportionnelle à la surface présentée perpendiculairement à
l'écoulement, au carré de la vitesse de l'écoulement, à la masse volumique de l'air, et dépendait de
la forme du corps. En conséquence, on peut l'écrire sous la forme :

R = k.ρ .V 2 .S

T
Avec :

H
R : résistance de l'air exprimée en Newton ;
K : coefficient qui tient compte de la forme du corps et de son état de surface ;

IG
ρ : masse volumique de l'air exprimée en kg/m3
V: vitesse exprimée en m/s
S : aire exprimée en m2

R
PY
La compressibilité apporte une complexification non négligeable au niveau des calculs alors que le
phénomène physique reste parfaitement négligeable pour les vitesses qui nous préoccupent en
aéronautique légère (vitesses inférieures à Mach 0.5 ou 0.6). C'est la raison pour laquelle on a pris
l'habitude de différencier le supersonique du subsonique, ce dernier évitant une complexité inutile

O
de la formulation mathématique. L'erreur entraînée par cette simplification est largement inférieure
aux imprécisions du calcul. -C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Mémo
La densité :
La densité est une grandeur sans dimension. ρ eau = 1000 kg / m 3 à température ambiante.

- La viscosité caractérise le fait que tout changement de forme d’un fluide réel s'accompagne

T
d'une résistance (frottements).
- Un fluide parfait est un fluide dont la viscosité est supposé nulle.

H
Le débit massique : Il s’agit du rapport de la masse en kg de fluide par la durée en seconde

IG
m
d’écoulement qm = ; Il s'exprime en kg/s.
∆t

R
Pression statique et pression dynamique
 L’équation de Bernoulli illustre la conservation de l’énergie d’un écoulement de fluide parfait

PY
mais chacun des termes a la dimension d’une pression.
On distingue donc :
• La pression statique p
• La pression de pesanteur ρ.g.Z

O
• La pression dynamique : pd = 1/2ρ.V2
La pression totale est la somme des trois termes.
-C
 Application du théorème de Bernoulli : En aéronautique, on utilise le tube de Pitot pour
mesurer la vitesse relative du vent.
 Phénomène de Venturi : L’effet Venturi est une conséquence directe de la conservation du
débit. Un conduit de section principale SA subit un étranglement en B où sa section est SB. La
N

vitesse d’un fluide augmente dans l’étranglement, donc sa pression y diminue.


D’après l’équation de continuité S A .VA = SB .VB = q V donc si S diminue V augmente.
IO

L’effet Venturi est utilisé pour la mesure de débits.

La viscosité
AT

Elle caractérise la capacité d'un fluide à s’écouler plus ou moins facilement.


La viscosité des liquides diminue beaucoup lorsque la température augmente. Contrairement à
celle des liquides, la viscosité des gaz augmente avec la température.
M
R
FO
R
AI

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VI Température et chaleur
On confond souvent chaleur et température, et on va voir en quoi les deux grandeurs physiques
sont toutefois différentes, même si elles sont très liées.

1. La température

T
H
1.1. Définition
Dans la matière, les molécules, les atomes qui la constituent ne sont pas immobiles. Les

IG
particules bougent extrêmement rapidement.
Cette agitation désordonnée des particules de l'objet est appelée agitation thermique.

R
La température mesure le degré d'agitation des particules : plus les molécules d'un objet
sont agitées, plus l’objet est chaud. Moins elles bougent, plus il est froid.

PY
1.2. Les échelles de températures

O
L’ECHELLE CELSIUS
C'est Anders Celsius (1701-1744) qui eut l'idée de repérer les températures en
associant deux valeurs fixées à des propriétés de la matière aisément reproductibles.
-C
Il choisit pour température zéro l'indication du thermomètre plongé dans de la glace
fondante et pour température 100, celle correspondant à l'eau bouillante. Il divisa
ensuite l'intervalle entre ces deux points fixes en cent parties égales, chacune portant
le nom de degré.
Il définit ainsi l'échelle de température centésimale (on dit aussi parfois centigrade).
N

L'échelle de température couramment utilisée dans nos pays et qui nous sert à repérer
les températures usuelles est pratiquement la même que celle définie par Celsius. On
IO

l'appelle échelle Celsius, les températures y sont évaluées en degrés Celsius (notés
°C).
Il faut insister sur le fait que cette échelle de température constitue un repérage des
AT

températures, qui permet de les situer les unes par rapport aux autres, mais en aucune
façon une mesure : il serait absurde de dire qu'un corps à 0 °C n'a pas de température,
tout comme affirmer qu'un corps à 20°C a une température deux fois plus élevée qu'un
corps à 10 °C; ces valeurs numériques sont liées au choix, tout à fait arbitraire, de la
M

température de la glace fondante pour la valeur 0°C. De la même façon, dire qu'une
température est négative dans l'échelle Celsius veut simplement dire qu'elle est
inférieure à celle de la glace fondante.
R
FO

L’ECHELLE KELVIN
Inventée par le mathématicien et physicien britannique sir William Thomson Kelvin au
XIXe siècle, l’échelle Kelvin est l'échelle de température couramment employée dans
les domaines scientifiques.
Elle repose sur le choix d'un seul point de référence, le point triple de l'eau, (pression et
R

température pour lesquelles les trois états de l’eau sont en équilibre) dont on peut fixer
la valeur par convention. Cette valeur est 273,15 K.
AI

On effectue alors, non plus des repérages, mais des mesures de températures.
On peut aussi poser égale à T = 273,15 K la température d'équilibre entre la glace et
l'eau sous la pression normale. La température ainsi définie s'appelle température
absolue.
Lorsque les particules du corps considéré ne sont plus en mouvement, le corps est le
plus froid possible. C'est ce qui définit le zéro absolu, qui est le zéro de l'échelle Kelvin.
La température 0 K correspond à une limite inférieure inaccessible.

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Les températures sont donc toutes positives.

Le kelvin est l'unité SI de température


L'échelle est ensuite définie pour qu'elle corresponde à un simple décalage par rapport
à l'échelle Celsius (pour des températures usuelles). 0 °C correspond à 273,15 K.
La relation qui lie le degré Celsius et le kelvin est :

T
T(K) = t(°C) + 273,15

H
Une variation de 1 °C est égale à une variation de 1 K

Attention : on dit Kelvin, et non pas degré Kelvin.

IG
- 273,15 °C 0°C 100 °C Échelle Celsius

R
PY
0K 273,15 K 373,15 K Échelle Kelvin

O
L’ECHELLE FAHRENHEIT
C'est le physicien allemand Gabriel Fahrenheit (1686-1736) qui inventa, en 1715, le
-C
premier thermomètre sensible et fidèle. Il utilisa la dilatation d'une colonne de mercure
placée dans un fin tube de verre (pour que les différents thermomètres ainsi construits
donnent des indications identiques, il faut que la section du tube de verre soit constante
tout au long de la colonne, ce qui, au début du XVIIIe siècle, n'était pas si facile à
réaliser). Il fut aussi le premier à proposer une échelle de température (encore utilisée
N

de nos jours dans les pays anglo-saxons). Il fixa la valeur zéro pour la position de la
colonne de mercure lorsque le thermomètre était plongé dans un mélange de glace et
de sel, qui correspond à la température la plus basse qu'il put réaliser dans son
IO

laboratoire. Il attribua la valeur 100 pour la position de la colonne de mercure


correspondant à la température du corps humain. Il divisa alors la distance entre les
deux points en cent parties égales et appela chacune d'elle un degré, connu maintenant
AT

sous le nom de degré Fahrenheit et noté 1 °F.


Actuellement, le degré Fahrenheit est fixé en attribuant la valeur 212 °F à la
température de l'eau bouillante, et la valeur 32 °F à la température de la glace
fondante (toutes deux mesurées à la pression atmosphérique).
M

La température en Celsius est liée à la température exprimée en Fahrenheits par la


relation :
R

t (°F) = 32 + 1,8 t (°C).


FO

1.3. Mesures et repérages de températures


L'appareil qui sert à repérer les températures s'appelle un thermomètre.
Les premiers dispositifs destinés à indiquer une température ont été inventés à la fin du XVI
R

siècle, par Galilée en particulier : c'était un tube ouvert rempli d'eau. L'influence de la pression
atmosphérique faussait donc les résultats. C'est en 1654 que le Grand Duc de Toscane,
AI

Ferdinand II, inventa le tube scellé : le thermomètre à dilatation tel que nous le connaissons
était né.

LES THERMOMETRES A DILATATION DES LIQUIDES


Ce sont les plus répandus. Une variation de température provoque la dilatation du
liquide mais aussi de l'enveloppe en verre.

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Module 2 Page 123 sur 200

Dans la pratique, ces thermomètres couvrent une zone s'étendant de -180 °C à +650 °C
suivant le liquide choisi (mercure, alcool, toluène, pentane). Ils donnent de bons
résultats mais il faut pour cela apporter quelques corrections.

LES THERMOMETRES A DILATATION DES SOLIDES


On peut les utiliser jusqu'à 1 000 °C et leur précision est de quelques degrés. On trouve
aussi des thermomètres bilame qui conviennent dans la régulation des températures de

T
30 °C à 300 °C.

H
LES THERMOMETRES ELECTRIQUES
Ils utilisent le fait que la résistance d'un filament métallique augmente avec la

IG
température.
Le métal le plus utilisé est le platine (-250 °C à 1 000 °C). Pour des températures ne
dépassant pas 300 °C, on peut utiliser le nickel.

R
On peut aussi utiliser une thermistance CTN qui est un composant électronique.

PY
2. La chaleur
2.1. Définition

O
La chaleur est un mode de transfert d’énergie entre deux corps, non accompagné de
mouvement d’ensemble. -C
Elle se note Q et s’exprime en Joule (unité SI) ou en calorie (unité usuelle). 1cal = 4,18J

Remarque : par abus de langage, on appelle chaleur l’énergie transférée.

Un échange d’énergie sous forme de chaleur peut provoquer deux effets :


• une variation de température
N

• un changement d’état à température constante.


IO

2.2. Chaleur spécifique massique


AT

La chaleur spécifique massique d'un corps est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 kg de
ce corps pour élever sa température de 1 K (ou 1°C).

Pour un corps de masse m, dont la température varie de Τ1 à Τ2, la quantité de chaleur mise en
M

jeu s’exprime par :


Q = m c ( T2 - T1 ) = m c ∆T
R

Q est la quantité de chaleur en joules (J) ; Q s’exprime aussi en calorie


FO

m est la masse du corps en kg


c est la chaleur massique, en J /kg/K appelée aussi capacité thermique massique
Τ1 et Τ2 sont les températures en kelvin
R

1. Si Q > 0 : le corps a reçu de l’énergie sous forme de chaleur (réchauffement du corps)


2. Si Q < 0 : le corps a cédé de l’énergie sous forme de chaleur (refroidissement du corps)
AI

Exemples : pour l'eau c = 1 cal/g/K= 4 180 J/kg /K

Métal c en J / (kg.K)
Al 900,0
Cu 386,4

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Module 2 Page 124 sur 200

Pb 127,7
Ag 236,1

2.3. Chaleur spécifique molaire


Pour les gaz, on considère plutôt la chaleur molaire en J/mol/K (capacité calorifique d'une

T
mole de gaz ou capacité thermique molaire). On définit CP à pression constante et CV à
volume constant. (Voir livret 2.3b) et la quantité de chaleur est exprimée par :

H
QP = n CP ∆T ou QV = n CV ∆T

IG
R
2.4. Chaleur latente de changement d’état
On appelle chaleur latente d’un corps L, l’énergie par unité de masse mise en jeu sous

PY
forme de chaleur lors d’un changement d'état du corps à température constante et sous une
pression donnée.
Il existe, pour un même corps, trois chaleurs latentes associées aux trois changements
d'état.

O
On note LV la chaleur latente de vaporisation et LF la chaleur latente de fusion et Ls la chaleur
latente de sublimation. -C
Pour un corps de masse m, la quantité de chaleur mise en jeu lors d’un changement d’état
s’exprime par :
Q=mL
N

Q est la quantité de chaleur en joules (J)


m est la masse du corps en kg
IO

L est la chaleur latente en J/kg

3. Si Q > 0 : le corps a reçu de l’énergie sous forme de chaleur (fusion ou vaporisation)


4. Si Q < 0 : le corps a cédé de l’énergie sous forme de chaleur (liquéfaction ou solidification)
AT

Exemple : pour l'eau : LF = 80 cal g-1, LV = 535 cal g-1 (sous 1 bar).
M
R

3. Conclusion
Un corps ne "possède" pas une quantité de chaleur déterminée, mais une certaine
FO

température. Il fournit ou cède de l’énergie sous forme de chaleur en fonction des corps avec
lesquels il entre en contact et en fonction du type de transformation subie.

Donc ce que nous sentons quand nous touchons un objet, ce n'est pas directement la
température, mais « la chaleur » que cet objet nous donne ou nous prend.
R

Nous percevons bien la chaleur et non la température ! Pour vous en persuader, mettez une main
dans un bol d'eau chaude, l’autre main dans un bol d'eau froide, et ensuite les deux dans un bol
AI

d'eau tiède : la première vous dira que cette eau est froide et la seconde que cette eau est chaude
!

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Module 2 Page 125 sur 200

Mémo
- Température : Dans la matière, les molécules, les atomes qui la constituent ne sont pas immobiles.
Les particules bougent extrêmement rapidement.

- Cette agitation désordonnée des particules de l'objet est appelée agitation thermique.

T
L’échelle Kelvin T(K) = T(°C) + 273,15

H
L’échelle Fahrenheit t (°F) = 32 + 1,8 t (°C)

- La chaleur :

IG
Un échange d’énergie sous forme de chaleur peut provoquer deux effets :
• une variation de température
• un changement d’état à température constante.

R
Pour un corps de masse m, dont la température varie de Τ1 à Τ2, la quantité de chaleur mise en jeu

PY
s’exprime par :
Q = m c ( T2 - T1 ) = m c ∆T

Q est la quantité de chaleur en joules (J) ; Q s’exprime aussi en calorie

O
m est la masse du corps en kg
c est la chaleur massique, en J /kg/K appelée aussi capacité thermique massique
-C
Τ1 et Τ2 sont les températures en kelvin

Si Q > 0 : le corps a reçu de l’énergie sous forme de chaleur (réchauffement du corps)


N

Si Q < 0 : le corps a cédé de l’énergie sous forme de chaleur (refroidissement du corps)


IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 126 sur 200

VII Thermodynamique
1. Introduction à la thermodynamique

PREAMBULE : OBJET DE LA THERMODYNAMIQUE

T
C’est l’étude des échanges d’énergie entre un système et le milieu extérieur.

H
1.1. Système thermodynamique

1.1.1. Définitions

IG
Un système dit thermodynamique est un corps ou un ensemble de corps qui évoluent, se
transforment, en échangeant de l’énergie entre eux et dans certains cas avec le milieu
extérieur.

R
Trois cas peuvent se présenter :
 le système fermé qui n’échange pas de matière avec l’extérieur ; il évolue à masse

PY
constante et peut échanger de l’énergie avec le milieu extérieur.
 le système ouvert qui échange matière et énergie avec le milieu extérieur.
 le système isolé qui n’échange rien avec le milieu extérieur : ni matière ni énergie.

O
Les variables thermodynamiques sont des grandeurs mesurables qui permettent de définir
-C
l’état d’un système et d’étudier son évolution.
Il existe deux types de variables :
 les variables extensives qui dépendent de la quantité de matière : le volume v, la
longueur l, la charge électrique q etc.
 les variables intensives qui sont indépendantes de la quantité de matière : la
N

température T, la pression p, le potentiel électrique E etc.


IO

L’équilibre thermodynamique : lorsque un système est en équilibre thermodynamique, son


état est stable ou stationnaire, c’est-à-dire indépendant du temps ; les variables sont
constantes : la pression p, la température T et le nombre de particules par unité de volume
sont les mêmes en tout point du système.
AT

1.1.2. Exemples de systèmes thermodynamiques


Une pile électrique, une tige métallique, mélange gazeux contenu dans un cylindre de
M

moteur etc.
Attention : il faut bien définir le système thermodynamique, le milieu extérieur et la surface
de séparation à travers laquelle se font les échanges d’énergie.
R
FO

1.2. Évolution d’un système : cas particulier du gaz

1.1.3. Notion d’état initial et final


Lors d’une transformation, le gaz passe d’un état d’équilibre thermodynamique initial à un
état d’équilibre thermodynamique final en passant par des états intermédiaires :
R

Transformation
AI

pi vi pf vf p : pression en pascal
3
ni Ti nf Tf v : volume en m
n : nombre de mole
T : la température en kelvin
État initial État final

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Module 2 Page 127 sur 200

1.1.4. Quelques transformations

1.1.4.1. Transformation dite ouverte


On parle de transformation ouverte lorsque l’état initial est différent de l’état
final : une variable au moins est différente.
Des cas particuliers :
 les transformations isothermes qui se font à T = cte ;

T
 les transformations isobares qui se font à p = cte ;
 les transformations isochores qui se font à v = cte ;

H
IG
1.1.4.2. Transformation dite fermée
On parle de transformation fermée lorsque l’état initial est identique à l’état
final : c’est le cas des cycles.

R
État initial État

PY
= intermédiaire
État final

O
État
intermédiaire
-C
1.1.4.3. Transformation adiabatique
On appelle transformation adiabatique une transformation au cours de laquelle il n’y a pas
d’échange de chaleur avec le milieu extérieur Q = 0 J.
N
IO

1.1.4.4. transformation reversible


Une transformation réversible est une transformation qui peut se décrire dans les deux
sens.
AT

Tous les états dans lesquels se trouve le système sont des états d'équilibre.
Si l'on inverse l'échelle des temps, la transformation est inversée (le système repasse par les
mêmes états d'équilibre).
Une telle transformation est idéale et ne correspond pas à la réalité.
M

Les transformations quasi statiques approchent ainsi de la transformation réversible : le


système évolue en passant par une suite d'états d'équilibre aussi rapprochés que l'on veut.
Au cours de ces transformations, on peut toujours définir la valeur des variables.
R
FO

1.1.4.5. Transformation irréversible


Une transformation irréversible est une transformation qui ne passe pas par une suite
d'états d'équilibres : elle ne peut donc pas se décrire dans les deux sens.
Les transformations spontanées, qui fournissent essentiellement de la chaleur, sont
essentiellement irréversibles (combustion d'essence ou de gaz à l'air libre). Pour en tirer un
R

travail on les rend en partie réversibles (combustion dans un moteur, dans une pile).
Dans ces transformations, les paramètres ne sont pas toujours définis, un paramètre n'ayant
AI

pas forcément la même valeur en tous les points du système en un instant donné. Par
exemple, lors de la combustion, il y a propagation d'un front de combustion, la température
en amont de ce front est différente de la température en aval. Pour pouvoir continuer l'étude
de telles transformations, on définit alors une température moyenne.

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Module 2 Page 128 sur 200

Représentation de transformation d’un gaz


Pour étudier les transformations subies par un gaz, on utilise les paramètres P, V et T.
Deux paramètres suffisent pour étudier le système. Il existe 3 couples de variables
thermodynamique : (T, P) ; (T, V) ; (P, V).
Chacun de ces couples permet de suivre l'évolution thermodynamique d'un système.

T
La représentation des variations de la pression en fonction du volume donne le diagramme de
CLAPEYRON, très utilisé (diagramme P, V) à T = cte.

H
Exemple : représentation d’une isotherme pour un gaz parfait

IG
p

R
PY
T = cte

O
v
Diagramme de Clapeyron
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 129 sur 200

2. Les gaz parfaits


2.1. Définition
Un gaz parfait est un gaz constitué de particules pouvant être considérées comme ponctuelles et
suffisamment éloignées les unes des autres pour pouvoir négliger leurs interactions.
Tout gaz réel dont la pression devient très faible peut être considéré comme un gaz parfait.

T
2.2. L’équation d’état d’un gaz parfait

H
Les variables d’état

IG
Ce sont les grandeurs qui définissent l’état du gaz :
 sa pression p en pascal (Pa)
 son volume v en mètre cube (m3)

R
 sa température absolue T en kelvin (K)
 son nombre de mole n.

PY
L’équation d’état
Il s’agit d’une relation entre les variables d’état tel que f (p, v, T, n) = 0.
L’équation d’état d’un gaz parfait est :

O
p.v = n.R.T
-C
Les unités :

La pression p s’exprime en pascal. La pression atmosphérique normale est 105 Pa ou 1 atm


ou 1 bar ou 76 cm de mercure.
N

Le volume v s’exprime en m3
La température T absolue est en kelvin. T (K) = 273 + t (°C).
IO

R est une constante et vaut 8,31 J/mol/K


n est le nombre de mole.

Remarque : on peut écrire cette équation en utilisant la masse p.v = m.r.T où r est une
AT

constante caractéristique du gaz considéré et m la masse en kg du gaz.

2.3. Les chaleurs spécifiques


M

La chaleur spécifique molaire d'un corps est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 mole de
ce corps pour élever sa température de 1°C.
R

On constate que la chaleur nécessaire à l'élévation de 1°C d'un gaz est différente si cet
FO

échange s'effectue à volume constant ou à pression constante.

On définit donc deux constantes Cv et Cp

Pour la transformation d’un gaz parfait à volume constant, la valeur de la chaleur spécifique
R

molaire à volume constant est :


3
• C V = R pour un gaz monoatomique : Argon (Ar), Hélium (He), Néon (Ne)
AI

2
5
• C V = R pour un gaz diatomique : dioxygène O2, dihydrogène H2, diazote N2, monoxyde
2
de carbone CO

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Module 2 Page 130 sur 200

Pour la transformation d’un gaz parfait à pression constante, la valeur de la chaleur spécifique
molaire à pression constante est :
5
• C P = R pour un gaz monoatomique
2
7
• C P = R pour un gaz diatomique
2

T
Avec R = 8,31 J/mol/K

H
Pour un gaz parfait, la relation entre les deux chaleurs spécifiques est :

IG
CP − C V = R Relation de MAYER.

R
CP
On utilise aussi le rapport des deux chaleurs spécifiques que l’on note γ : γ=
CV

PY
2.4. Les grandeurs d’état
Les grandeurs d’état définissent l‘état du système à un instant donné. Les variations des

O
grandeurs d’état ne dépendent que de l’état initial et de l’état final et non du chemin suivi.
On ne s’intéressera qu’à l’énergie interne, l’enthalpie et l’entropie.
-C
2.4.1. Energie interne du gaz parfait
On note l’énergie interne U, elle s’exprime en joule.

L’énergie interne est la somme de l’énergie cinétique des particules dans le repère barycentrique
N

du système et de l’énergie potentielle interne d’interaction des particules.


IO

Or pour les gaz parfait, on néglige les interactions entre particules, donc l’énergie interne est
l’énergie cinétique des particules dans le repère barycentrique.
AT

Pour les gaz parfaits, l’énergie interne ne dépend que de la température absolue T : U = f (T)
3
L’énergie interne d’un gaz parfait monoatomique s’exprime par U = n.R.T = n CV T
2 Voir chaleur
M

5 spécifique
L’énergie interne d’un gaz parfait diatomique s’exprime par U = n.R.T = n CV T
2
R

On s’intéresse en particulier à la variation de l’énergie interne ∆U au cours d’une transformation :


FO

Voir livret 2.3a


∆U = n CV ∆T = QV sur chaleur

2.4.2. Enthalpie du gaz parfait


R

L’enthalpie est une énergie, elle se note H et s’exprime en joule.


On considère l’enthalpie dans le cas d’un système ouvert. Elle tient compte de l’énergie
AI

interne du système et des échanges de matière à la frontière du système :

H = U + pv

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Module 2 Page 131 sur 200

Pour les gaz parfaits, l’enthalpie ne dépend que de la température absolue T. : H = f (T)

5
L’enthalpie d’un gaz parfait monoatomique s’exprime : H = n.R.T = n Cp T Voir chaleur
2
spécifique
7
L’enthalpie d’un gaz parfait diatomique s’exprime H = n.R.T = n Cp T
2

T
On s’intéresse en particulier à la variation de l’enthalpie ∆H au cours d’une transformation :

H
∆H = n Cp ∆T = Qp

IG
Voir livret sur
chaleur

R
2.4.3. L’entropie

PY
L’entropie notée S est une grandeur d’état représentative du désordre et s’exprime en Joule
par kelvin (J/K).

On s’intéresse en particulier à la variation d’entropie ∆S au cours d’une transformation :

O
∆S = ∆eS + ∆iS
-C
∆eS : entropie échangée avec le milieu extérieur, elle ne dépend que de la quantité
de chaleur mise en jeu Q.
 si Q < 0 ∆eS < 0
N

 si Q > 0 ∆eS > 0


 si Q = 0 ∆eS = 0
IO

∆iS : Variation d’entropie à l’intérieur du système.


 transformation réversible ∆iS = 0 donc ∆S = ∆eS
AT

 transformation adiabatique réversible Q = 0 ⇒ ∆eS = O et ∆iS = 0 donc


∆S = 0 soit S = cte
 transformation irréversible ∆iS > 0 donc il y a création d’entropie à
l’intérieur du système.
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 132 sur 200

3. Les principes thermodynamiques


3.1. Les différents modes de transfert d’énergie

Deux modes de transfert d’énergie entre le système thermodynamique et le milieu extérieur


existent :

T
• le travail noté W exprimé en joule
• la chaleur notée Q exprimée en joule

H
IG
Exemple : compression de l’air contenu dans un cylindre

• Le système thermodynamique étudié : l’air contenu dans le cylindre

R
• Le milieu extérieur : le piston, le cylindre, l’opérateur
Q<0

PY
Lorsque l’opérateur comprime l’air, le système reçoit du travail et
cède de la chaleur au milieu extérieur (échauffement).

Convention : l’énergie reçue par le système est positive et

O
l’énergie cédée par le système est négative. W>0
-C
3.2. Travail des forces de pression
1 0
→
Le travail d’une force Fext sur une distance d est donné par :
N

→
A E A

W = Fext.d Fext
IO

3.2.1. Exemple de la compression :


d
AT

Le gaz passe d’un état 0 (n, p0,v0,T0) à un état 1(n, p1,v1,T1).

Or dans le cas des forces de pression, Fext = pext×S


M

Et le travail des forces extérieures devient : W ext = pextxSxd soit W ext = pext(V1 – V0).

Donc le travail reçu par le gaz est positif et s’exprime par :


R

W = pext (V0-V1)
FO

3.2.2. La quantite de chaleur q


L’énergie transférée par chaleur est appelée quantité de chaleur donné par :
R

 Qp = n.Cp.∆T n est le nombre de mole, C la chaleur spécifique molaire du gaz en


AI

 Qv = n.Cv.∆T J/mol/K à pression ou volume constant et ∆T la variation de


température.

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Module 2 Page 133 sur 200

3.3. Premier principe de la thermodynamique


La variation d’énergie interne entre deux états d’équilibre 1 et 2 d’un système fermé est
égale à la somme algébrique des travaux des forces extérieures et des quantités de chaleur
mises en jeu.
∆U = U2-U1 = W12 + Q12

T
H
3.4. Deuxième principe de la thermodynamique

IG
3.4.1. Insuffisance du premier principe
Le premier principe est celui de la conservation de l'énergie, de l'équivalence travail et
chaleur.

R
Dans le cas d'un cycle tel que celui des moteurs thermiques, le premier principe pose
W + Q = 0 mais ne montre pas :
• dans quelles conditions un système transforme une quantité de chaleur en travail (moteur

PY
ou récepteur),
• avec combien de sources à températures différentes le système doit échanger de la
chaleur.

O
3.4.2. Transformation monotherme sur un cycle
-C
C'est le cas d'un système qui n'échange de la chaleur qu'avec une seule source.
La température du système peut varier énormément, la température de la source reste
obligatoirement constante.

D'après le premier principe W + Q = 0 car Uinitial = Ufinal :


N

• W > 0 et Q < 0. Le système reçoit du travail et fournit de la chaleur. Le système détruit


IO

sans arrêt le travail. Il est impossible de réaliser un moteur thermique.

• W < 0 et Q > 0. Le système fournit du travail et reçoit de la chaleur. Cela reviendrait à


AT

réaliser un moteur thermique qui donnerait indéfiniment de l'énergie mécanique en


prélevant de la chaleur à une seule source, soit à la mer ou au milieu ambiant sans
aucune dépense d'énergie. Un bateau ne pourra jamais se propulser avec un moteur
thermique qui refroidit une couche d'eau autour de lui.
M

Il est donc impossible de produire du travail par une transformation monotherme


R

fermée.
De plus, si la transformation est monotherme, fermée et réversible, Q = 0 et donc W = 0. Il n'y
aura aucun échange de travail et de chaleur.
FO

3.4.3. Transformation ditherme et second principe


C'est le cas du système qui échange de la chaleur avec deux sources à températures
différentes.
R

On parle de la source chaude de température Tc et de la source froide de température Tf


(Tc > Tf).
AI

Notations :
SC : Source chaude à la température Tc = cte ; QC transfert thermique avec SC ;
SF : Source froide à la température Tf = cte ; Qf transfert thermique avec SF ;
W : travail total mis en jeu dans le cycle

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Module 2 Page 134 sur 200

PREMIER ENONCE
Pour produire du travail, une machine thermique doit recevoir de la
chaleur d’une source chaude et en céder à une source froide.

Application du premier principe pour un cycle : W + QC + Qf = 0 donc W = - (QC + Qf )

Application du deuxième principe : W < 0 QC > 0 Qf < 0 donc

T
QC + Qf > 0 et Q c > Q f

H
Il s’agit du cycle moteur :
Source froide

IG
TF

R
Qf < 0

PY
SYSTEME W<0

O
Qc > 0
-C
Source chaude
TC
N

DEUXIEME ENONCE
La chaleur ne peut passer d’une source froide à une source chaude que
IO

s’il y a du travail fourni.

Application du premier principe pour un cycle : W + QC + Qf = 0 donc W = - (QC + Qf )


AT

Application du deuxième principe : W > 0 QC < 0 Qf > 0 donc


QC + Qf < 0 et Q c > Q f
M

Il s’agit du cycle récepteur : Source froide


Tf
R
FO

Qf > 0

SYSTEME W>0
R

Qc < 0
AI

Source
chaude Tc

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Module 2 Page 135 sur 200

4. Etude de quelques transformations du gaz parfait


4.1. Transformation isotherme reversible (T = cte)

pi vi pf vf
n T U n T U
H H

T
H
État initial État final
T = cte ⇒ pv = cte il s’agit de la loi de Mariotte

IG
⇒ U = cte ∆U = 0
⇒ H = cte

R
PY
4.1.1. Le tracé de l’isotherme dans le diagramme de Clapeyron
cte
p= fonction hyperbolique p
v

O
pi
-C
pf T

vi vf
v
N

4.1.2. Le travail W W
pf v
Wi→ f = nRT ln = nRT ln i
IO

pi vf
Où ln est la fonction logarithme népérien (voir livret 1.2).
AT

4.1.3. La quantité de chaleur Q


D’après le 1er principe ∆U = W + Q or ∆U = 0 donc Q i→ f = − Wi→ f
M

4.1.4. La variation d’entropie ∆S


R

Q i→ f
∆S =
T
FO

4.2. Transformation isochore (V= CTE)

pi v pf v
n Ti Ui n Tf Uf
R

Hi Hf
AI

État initial État final


T
La transformation se fait à volume constant v = cte = cte pour le gaz parfait.
p

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Module 2 Page 136 sur 200

4.2.1. Le tracé dans le diagramme de clapeyron


p

pf

T
pi Tf > Ti
Ti

H
v

IG
v
4.2.2. Le travail W
v = cte implique Wi→f = 0 car les forces extérieures ne travaillent pas.

R
PY
4.2.3. La quantité de chaleur Q
D’après le 1er principe Q i→ f = ∆U = nC v ∆T

4.2.4. La variation d’entropie ∆S

O
Tf
∆S = nC v ln
Ti
-C
4.3. Transformation isobare (p= cte)

p vi p vf
N

n Ti Ui n Tf Uf
Hi Hf
IO

État initial État final


T
AT

La transformation se fait à p constante p = cte = cte pour le gaz parfait


v

4.3.1. Le tracé dans le diagramme de Clapeyron


M

p
R

p
FO

Tf > Ti
W Ti

vi vf
v
R

4.3.2. Le travail W
p = cte implique Wi→ f = −p(v f − v i )
AI

4.3.3. La quantité de chaleur Q


Q i→ f = ∆H = nC p ∆T

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Module 2 Page 137 sur 200

4.3.4. La variation d’entropie ∆S


Tf
∆S = nC p ln
Ti

4.4. Transformation adiabatique réversible


Lors d’une transformation adiabatique, il n’y a aucun échange sous forme de chaleur Q = 0

T
pi vi pf vf

H
n Ti Ui n Tf Uf
Hi Hf

IG
État initial État final

R
4.4.1. Relations de laplace
Les relations de Laplace ne sont valables que pour une transformation adiabatique

PY
réversible. Elles lient p, v, T et γ.
1− γ
γ γ −1 γ
pv = cte Tv = cte Tp = cte

O
4.4.2. Tracé dans le diagramme de
Clapeyron
p
-C
pi
N

Ti > Tf
pf Tf
IO

vi vf
v
AT

4.4.3. Le travail W
p f v f − pi vi
M

Q = 0 implique Wi→ f = ∆U = nC v ∆T de plus Wi→ f =


γ −1
R

4.4.4. La variation d’entropie ∆S


Une transformation adiabatique réversible est aussi appelée une transformation
FO

isentropique.
∆S = 0 donc S = cte
R
AI

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Module 2 Page 138 sur 200

5. Les machines thermiques


5.1. Cycles et machines thermiques
On appelle machine thermique, un dispositif permettant de transformer une énergie sous forme de
chaleur en une énergie sous forme de travail et réciproquement (permis par le principe
d'équivalence).

T
Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique (qui constitue le
système) subissant une transformation cyclique où l'état final et initial sont identiques et

H
échangeant avec l'extérieur travail et chaleur.
On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de chaleur se font

IG
avec un nombre réduit de sources de chaleur. Ainsi, on appelle machine monotherme une
machine échangeant de la chaleur avec une seule source, et machine ditherme une machine
n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources.

R
Les machines thermiques permettent de produire du froid (réfrigérateur), du chaud (pompe à
chaleur) ou du travail (moteur thermique).

PY
Comme les transformations doivent être continues (pour marcher tout le temps, et non pendant
quelques secondes uniquement), il ne peut s'agir que :
• de transformations infiniment lentes : sans intérêt car dans ce cas le travail fourni serait
infiniment petit (l'énergie interne U étant de valeur finie).

O
• de transformations cycliques: c'est ce qui est réalisé en pratique.
-C
5.2. Les moteurs thermiques dithermes
On a vu au chapitre 3 qu’il fallait absolument 2 sources de chaleur au minimum pour avoir un
moteur (un moteur monotherme étant impossible à réaliser). Le moteur ditherme est donc le
moteur "minimal" qui échange de la chaleur entre deux sources. Cet échange de chaleur (qui
correspond globalement à une absorption de chaleur sur un cycle) permet une perte de travail,
N

c'est - à - dire de l'énergie mécanique fournie à l'extérieur.


Les moteurs dithermes prennent de la chaleur QC d’un corps chaud, combustion du mélange, pour
IO

la convertir en travail W. Ils perdent cependant une partie de cette chaleur QF qu'ils rejettent à la
source froide, l’air ambiant. Ils possèdent donc un rendement défini par :
W
AT

η=
QC
M

TC QC QF
Ici TC et TF sont constantes
R

TF
FO
R

5.2.1. Le moteur idéal : cycle de Carnot


AI

C'est le moteur idéal car il possède le meilleur rendement possible pour un travail donné. Il
est réversible, donc il est forcément composé de 2 isothermes et de 2 adiabatiques qui
permettent de passer de l'isotherme chaude TC à l'isotherme froide TF. QC et QF sont
forcément échangées sur les isothermes puisque les autres transformations n'échangent pas
de chaleur. Les sources chaudes et froides sont des thermostats, donc leur température ne
varie pas.

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2 adiabatiques
réversibles

T
H
TC
2 isothermes

IG
TF réversibles

R
1 principe : Wcycle = -QF - QC car ∆Ucycle = 0
er

PY
Q Q  Q Q
2nd principe : ∆S cycle = − F + C  car transformation réversible or ∆Scycle = 0 ⇒ F + C = 0
 TF TC  TF TC

O
QF T
=− F
QC TC
-C
W − (Q F + Q C ) Q T T
d'où η = = = −1− F = −1+ F = 1− F
QC QC QC TC TC
N

TF
η = 1−
IO

TC

Ce résultat montre que le rendement ne dépend pas du fluide et est d'autant plus élevé
AT

que TF est faible et TC élevée.

5.2.2. Exemple d’un moteur ditherme réel : le cycle de beau de rochas (essence)
M

Un moteur de Carnot est très compliqué (donc très cher) à réaliser, pour des raisons
techniques (et non théoriques). On fabrique donc des moteurs plus simples (moins chers)
R

mais non réversibles donc avec un rendement plus faible ou bien un travail plus faible.

Moteur à essence 4 temps :


FO
R
AI

Le moteur vu ici est constitué de 4 temps : un "temps" correspondant à une course totale du
piston et non à un type de transformation sur le diagramme (PV). Le fluide utilisé est un
mélange air – essence, assimilable à de l'air pur car le volume d'essence est négligeable.

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Module 2 Page 140 sur 200

0 → 1 : admission.
1 → 2 : compression adiabatique.
2 → 3 : explosion très rapide ( ⇒
isochore)

T
3 → 4 : détente adiabatique avec
production de travail.

H
4 → 1 : baisse de pression lors de
l'ouverture de la soupape

IG
1 → 0 : échappement.

Comme deux transformations sur les 4 sont adiabatiques, l'échange de chaleur

R
s'effectuera uniquement sur les trajets isochores : lors de l'explosion (absorption de Q2) et
lors de la baisse de pression (rejet de Q1).

PY
• L'admission et la compression sont possibles car le moteur a été préalablement lancé (au
moyen d’un moteur électrique) et un volant d'inertie permet d'emmagasiner l'énergie

O
cinétique du lancement pour permettre l'aspiration de l'air. Par la suite, la présence de 3
autres cylindres, chacun fonctionnant sur un temps différent, permet une rotation plus
régulière du moteur ainsi qu'un travail fourni 4 fois plus élevé. La compression est
-C
nécessaire pour permettre l'explosion du mélange.
• La détente est provoquée par l'explosion du mélange air-essence qui crée une chaleur
intense très rapidement.
• L'échappement est provoqué par la phase de détente d'un autre piston qui entraîne le
vilebrequin.
N

Seule la phase de détente correspond en fait à l'apport de travail à l'extérieur.


IO

On peut alors observer le cycle dans le diagramme (PV) :


• le fait que l'explosion soit isochore s'explique par le fait que l'explosion du mélange air -
AT

essence est très rapide (contrairement à l'explosion d’un mélange air - gasoil du diesel).
• La compression et la détente sont adiabatiques du fait de la rapidité de la course du piston
(On a 4 temps pour 2 tours, donc à 3000 tr/min le piston effectue 6000 déplacements / min,
soit 1 déplacement / 10 ms. Or la chaleur met beaucoup plus de 10 ms à s'évacuer ⇒
M

compression et détente adiabatiques.).


• Lors de l'ouverture de la soupape d'échappement, la pression est égale à la pression
R

extérieure.
• Pour finir le cycle est considéré comme quasi - statique ; cela se justifie par le fait que la
vitesse des molécules d'air est de l'ordre de 700 m/s à 600 K, or la course du piston (6 cm
FO

par exemple) s'effectue en 10 ms, soit une vitesse de déplacement de 6m/s << 700 m/s : la
pression a donc le temps de s'équilibrer.
R
AI

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5.3. Les machines frigorifiques

5.3.1. Réfrigérateur

T
H
IG
R
Il y a transfert d’énergie sous forme de chaleur d’un corps froid vers un corps chaud grâce à
un compresseur et à un détendeur. Ce cycle nécessite un apport de travail et ne peut donc

PY
être parcouru que dans le sens trigonométrique (absorption de travail).
L'efficacité est définie par :
Q
e= F
W

O
Cycle de Carnot du frigo
-C
2 adiabatiques
réversibles

p
N
IO

TC
2 isothermes
AT

TF réversibles

v
M

1 principe : Wcycle = -QF - QC car ∆Ucycle = 0


er

Q Q  Q Q
2nd principe : ∆S cycle = − F + C  car transfo réversible or ∆Scycle = 0 ⇒ F + C = 0
R

 TF TC  TF TC
FO

TC
Q C = −Q F ×
TF
R

QF QF QF 1 TF
d'où e = = = = =
− QF − QC TC − TF
AI

W TC TC
− QF + QF × −1
TF TF

TF
e=
TC − TF

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Exemple :
260
pour TC ≈ 300K (27 °C) et TF ≈ 260K (-13 °C) on obtient e = = 6,5.
300 − 260
La température froide dépend du procédé utilisé (taux de compression etc.)

T
5.3.2. Pompe à chaleur

H
IG
R
PY
Il s'agit simplement d’un réfrigérateur ouvert sur l'extérieur qui pompe donc la chaleur QF de
l'extérieur et c'est la grille chaude du réfrigérateur qui chauffe la pièce (Bien évidemment, les
pompes à chaleur diffèrent des réfrigérateurs non pas au niveau du principe mais au niveau

O
des puissances mises en jeu, diamètre des tuyaux etc.).
Dans ce cas, c'est la chaleur QC restituée à l'air ambiant qui nous intéresse, et l’efficacité) est
Q
-C
donc définie par : e = C
W
On démontre alors, de la même façon que pour le frigo, pour le cycle de Carnot (le seul
réversible) que l’on obtient :
N

TC
e=
TC − TF
IO

Exemple :
300
Pour TC ≈ 300K (27 °C) et TF ≈ 260K (-13 °C) on obtient e = = 7,5. La température
300 − 260
AT

chaude dépend du procédé utilisé (taux de compression, méthode de détente etc.). Une
pompe à chaleur est d'autant plus efficace que TF (température extérieure) est faible.
M
R
FO
R
AI

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6. Les mécanismes des échanges d’énergie par chaleur

Le transfert d’énergie sous forme de chaleur trouve son origine dans les écarts de température.
Ainsi, un transfert d'énergie sous forme de chaleur sera obtenu chaque fois qu'un gradient de
température existera au sein d'un système ou lorsque deux systèmes, à températures différentes,
seront mis en contact.

T
On distingue trois modes de transmission de la chaleur :

H
• la conduction
• la convection

IG
• le rayonnement

Bien que les trois processus puissent avoir lieu simultanément, l'un des mécanismes est

R
généralement prépondérant.

PY
Par exemple :
• la chaleur est principalement transmise par conduction à travers les murs en brique d'une
maison.
• l'eau dans une casserole placée sur une cuisinière est surtout chauffée par convection.
• la Terre reçoit sa chaleur du Soleil en grande partie par rayonnement.

O
-C
6.1 Transmission de la chaleur par conduction

6.1.1 Définition
La conduction est un processus physique de transmission de la chaleur qui s'appuie sur un milieu
N

matériel (solide, liquide, gaz), sans mouvement de matière, et qui fait passer la chaleur des
zones chaudes aux zones froides à l'aide de mécanismes à l'échelle microscopique (vibrations
IO

atomiques ou moléculaires, diffusion électronique,...).


La conduction est le seul mécanisme qui permet à la chaleur d'être transmise au sein d'un
solide.
AT
M
R
FO

Par contre, si un fluide est soumis à un fort gradient thermique, la conduction devient rapidement
négligeable devant la convection naturelle.
R
AI

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6.1.2 La conductivité thermique


Illustration : trois glaçons identiques sont disposés au même instant sur trois plaques à la
même température, de mêmes caractéristiques géométriques, de matériaux différents. Après
quelques minutes, on compare le stade de fusion de chacun des glaçons. On en déduit que
l’aluminium conduit mieux la chaleur que le bois et que le polystyrène.

T
H
IG
R
Les matériaux sont plus ou moins propices à la conductibilité thermique.

PY
La capacité à conduire la chaleur est donnée par la conductivité thermique que l’on note λ
« lambda » et s’exprime en joule par mètre par seconde et par Kelvin J/m/s/K.

La conductivité thermique dépend également de la température. Elle dépend aussi de l'état

O
du matériau considéré (solide, liquide ou gaz). Le tableau ci-contre donne quelques valeurs
de λ pour divers matériaux à la température ambiante.
-C
Matériau λ Observation
J/m/s/K
Cuivre 380
Bons conducteurs thermiques
N

Aluminium 210
Fonte 60
Moyens conducteurs thermiques
IO

Acier doux 55
Caoutchouc 0,18
AT

Amiante 0,18
Isolants thermiques
Bois 0,10
M

Liège 0,04
R

Les bons conducteurs de chaleur sont en général de bons conducteurs électriques.


FO
R
AI

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6.1.3 La loi fondamentale de la conduction : la loi de Fourier


Considérons une paroi plane d’épaisseur e et de
surface S. Cette paroi divise le milieu extérieur en (1) (2)
deux parties (1) et (2) dont les températures sont Q
différentes T1 > T2. T1 T2
Pendant un intervalle de temps donné, la quantité

T
de chaleur transmise de (1) à (2) s’exprime :
∆T

H
Q = λ.S.∆t.
e e

IG
Q: Quantité de chaleur en joule J
∆t : Durée de l’échange en seconde s

R
λ: Conductivité thermique en J/m/s/K
S: Surface en m2
∆T : Différence de température T1 - T2 en kelvin K

PY
e: Épaisseur de la paroi en mètre m
∆T
est le gradient de température en K/m
e

O
6.1.4 Résistance thermique
-C
La résistance thermique mesure l’aptitude du matériau à s’opposer au passage de la
chaleur.
Une couche d’épaisseur e, constituée d’un matériau de conductivité thermique λ, possède
une résistance thermique.
N

e
R=
λ
IO

R s’exprime en m2.K/W

La résistance thermique d’une paroi est la somme des résistances thermiques des
AT

différentes couches qui la constituent :


R = R1 + R2 + …
M

6.2 Transmission de la chaleur par convection


R

6.2.1 Définition
Lorsqu'au sein d'un même fluide (liquide ou gaz) se produit
FO

une différence de température, la densité du fluide n'est


plus égale partout.
Du fait de la poussée d'Archimède "Tout corps plongé
dans un fluide reçoit de la part de ce fluide une poussée
verticale dirigée du bas vers le haut, égale au poids du
R

volume de fluide déplacé", cette différence de densité


produit un mouvement au sein du liquide.
AI

Ce mouvement de brassage, dans lequel les parties les


plus chaudes du fluide ont tendance à s'élever et les
parties froides et denses à descendre, s'appelle
convection.

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Les mouvements dus uniquement à des différences de température du fluide constituent la


convection naturelle comme les mouvements des grandes masses d'air autour de la Terre,
l'action des vents, la formation des nuages, les courants océaniques ou plus simplement le
phénomène d'aspiration d'une cheminée.
La convection forcée est obtenue en soumettant le fluide à une augmentation de pression, qui
favorisera le brassage du fluide.

T
6.2.2 Quantité de chaleur échangée

H
Lorsqu'un fluide de température T1 est placé en contact avec une surface S de température
T2, il se crée un flux de chaleur Φ de la zone chaude vers la zone froide donné par la relation

IG
suivante :

R
T1

PY
Q
Φ= = K.S.∆T
∆t
T2

O
Φ:
-C
Flux en joule par seconde J/s
Q: Quantité de chaleur en joule J
∆t : Durée de l’échange en seconde s
K: Coefficient de convection en J/m2/s/K
S: Surface en m2
N

∆T : Différence de température T2 - T1 en kelvin K


IO

On remarque clairement dans cette relation que deux facteurs favorisent la convection : la
surface de contact et le coefficient K.
Le coefficient K est assez difficile à calculer car il dépend de la conduction entre les
AT

particules du fluide qui se rencontrent et le mélange naturel et/ou forcé du fluide.

Remarque : au niveau de la surface de contact on observe un phénomène de conduction


entre le solide et le fluide, il est cependant exclu des calculs car il est négligeable devant le
M

transfert convectif.
R

6.3 Transmission de la chaleur par rayonnement


FO

6.3.1 Définition
Le rayonnement est fondamentalement différent des deux autres types de transfert de
chaleur, en ce sens que les substances qui échangent de la chaleur n'ont pas besoin d'être
en contact l'une avec l'autre. Elles peuvent même être séparées par le vide.
R

Le rayonnement fait intervenir un mécanisme physique qui est le rayonnement


électromagnétique, dont la propagation est quasi instantanée, du moins à l’échelle des
distances terrestres.
AI

La propagation du rayonnement thermique s’effectue dans le vide en ligne droite, et à la


vitesse de la lumière (3×108 m/s), sans aucune diminution de l’énergie transportée. On dit,
de ce fait, que le vide est un milieu parfaitement transparent.

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Module 2 Page 147 sur 200

Tous les corps solides, liquides ou gazeux émettent un rayonnement de nature


électromagnétique. Cette émission d’énergie s’effectue au détriment de leur énergie interne.
La manifestation la plus commune de ce phénomène est celle du rayonnement solaire qui
nous parvient sur la terre après avoir parcouru une distance considérable dans le vide
spatial.
Le rayonnement est l'émission d'ondes électromagnétiques (voir livret 2.4) par un corps
chauffé.

T
La contribution de toutes les fréquences à l'énergie de rayonnement est appelée pouvoir
d'émission du corps : c'est la quantité d'énergie émise par unité de surface et par unité de

H
temps. Outre l'émission, toutes les substances sont également capables d'absorber un
rayonnement.
Les surfaces opaques peuvent absorber ou réfléchir les rayonnements incidents. En général,

IG
les surfaces mates et rugueuses absorbent mieux le rayonnement que les surfaces brillantes
et polies. À l'inverse, les surfaces brillantes réfléchissent mieux le rayonnement que les
surfaces mates. Les corps dotés d'un bon pouvoir d'absorption sont également de puissants

R
émetteurs de chaleur, alors que les bons réflecteurs sont de mauvais émetteurs.
On observe que les capacités d'absorption, de réflexion et de transmission d'une substance

PY
dépendent de la longueur d'onde du rayonnement incident. Le verre, par exemple, transmet
de grandes quantités de rayonnement ultraviolet (ondes courtes), mais transmet mal le
rayonnement infrarouge (ondes longues).

O
6.3.2 La loi de stephan-boltzmann
La loi de Stefan-Boltzmann donne l'intensité du rayonnement M en W/m² en fonction de la
température absolue T du corps :
-C
N

σ = 5,6697.10-8 W/m2 /K4, c'est la constante de Stefan


IO

ε l'émissivité du corps révèle sa capacité à absorber et à émettre de l'énergie.

Une surface noire et mate aura une forte émissivité et un faible coefficient de réflexion alors
AT

qu'une surface blanche et brillante aura le comportement opposé.


On remarque clairement au travers de cette relation que le rayonnement est proportionnel à
la température du corps et à son émissivité.
Ainsi dans la conception d'un radiateur ou d'un échangeur, la surface en contact avec le
M

fluide doit être la plus mate et noire possible afin que le rayonnement soit meilleur. Dans ce
cas précis, grâce au rayonnement on pourra obtenir un transfert thermique complémentaire
à la convection.
R
FO
R
AI

Tableau du degré d’émissivité de quelques matériaux

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Memo
Un système dit thermodynamique est un corps ou un ensemble de corps qui évoluent, se
transforment, en échangeant de l’énergie entre eux et dans certains cas avec le milieu extérieur.

Trois cas peuvent se présenter :


 le système fermé qui n’échange pas de matière avec l’extérieur ; il évolue à masse constante
et peut échanger de l’énergie avec le milieu extérieur.

T
 le système ouvert qui échange matière et énergie avec le milieu extérieur.
 le système isolé qui n’échange rien avec le milieu extérieur : ni matière ni énergie.

H
IG
Transformation dite ouverte
On parle de transformation ouverte lorsque l’état initial est différent de l’état final : une variable au
moins est différente.

R
Des cas particuliers :
 les transformations isothermes qui se font à T = cte ;

PY
 les transformations isobares qui se font à p = cte ;
 les transformations isochores qui se font à v = cte ;

- Transformation adiabatique

O
On appelle transformation adiabatique une transformation au cours de laquelle il n’y a pas
d’échange de chaleur avec le milieu extérieur Q = 0 J.
-C
- Enthalpie du gaz parfait
L’enthalpie est une énergie, elle se note H et s’exprime en joule.

- L’entropie
N

L’entropie notée S est une grandeur d’état représentative du désordre et s’exprime en Joule par
kelvin (J/K).
IO

- Les machines thermiques


Seule la phase de détente correspond en fait à l'apport de travail à l'extérieur.
AT

On peut alors observer le cycle dans le diagramme (PV) :


- le fait que l'explosion soit isochore s'explique par le fait que l'explosion du mélange air -
essence est très rapide (contrairement à l'explosion d’un mélange air - gasoil du diesel).
- La compression et la détente sont adiabatiques du fait de la rapidité de la course du piston
M

Une pompe à chaleur est d'autant plus efficace que TF (température extérieure) est faible.

- La conduction est le seul mécanisme qui permet à la chaleur d'être transmise au sein d'un
R

solide.
e
- Résistance thermique : R = R s’exprime en m2.K/W
FO

- Transmission de la chaleur par convection : Ce mouvement de brassage, dans lequel les


parties les plus chaudes du fluide ont tendance à s'élever et les parties froides et denses à
descendre, s'appelle convection.
R

Transmission de la chaleur par rayonnement


AI

Le rayonnement est fondamentalement différent des deux autres types de transfert de chaleur,
en ce sens que les substances qui échangent de la chaleur n'ont pas besoin d'être en contact
l'une avec l'autre. Elles peuvent même être séparées par le vide.

- Une surface noire et mate aura une forte émissivité et un faible coefficient de réflexion alors qu'une
surface blanche et brillante aura le comportement opposé.

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VIII Optique
L'optique est la science de la lumière et des images qu'elle peut former

1. Nature de la lumière
1.1. Les trois modèles de la lumière

T
1.1.1. Le modèle géométrique

H
En optique géométrique, on considère la lumière comme un ensemble de rayons
lumineux dont on sait étudier le chemin dans l'espace. Ce modèle, très utile pour étudier la

IG
formation des images et les phénomènes de réflexion et de réfraction trouve ses limites dès
que les rayons considérés deviennent très fins ou qu'il y a superposition de rayons lumineux.
Il est valide lorsque la dimension des obstacles rencontrés est très supérieure à la longueur
d'onde. On l'utilisera pour étudier les phénomènes de réflexion et de réfraction.

R
1.1.2. Le modèle ondulatoire

PY
Plusieurs expériences réalisées aux XVIIème et XVIIIème siècle ont remis en question l'optique
géométrique. L'expérience des trous de Young en est une bonne illustration.

L’intersection des deux faisceaux

O
devrait donner une plage
fortement lumineuse, mais on
-C obtient une zone où se succèdent
des bandes verticales
alternativement claires et
obscures.
N
IO

Ces expériences ont permis de déterminer la nature ondulatoire de la lumière. Huygens


(1629-1695) dans son "Traité de la lumière" fut le premier à émettre l'hypothèse de cette
AT

nature ondulatoire en la comparant au son, mais cette comparaison a ses limites puisque le
son est une onde mécanique alors que la lumière est une onde électromagnétique
comme ont permis de l'établir plus tard les travaux de Fresnel, Poisson puis Maxwell et Hertz
au XIXème siècle.
M

1.1.3. Le modèle corpusculaire


En même temps que la théorie ondulatoire s'est développée l'idée de "grains de lumière",
R

défendue notamment par Biot au XIXème siècle puis étayée par Planck et confirmée par
Einstein au début du XXème siècle qui émet l'hypothèse de l'existence des photons porteurs
FO

de "quanta" (quantités) d'énergie. Ce modèle complète la théorie ondulatoire qui ne


permettait pas d'expliquer certains phénomènes comme l'effet photoélectrique de la lumière.

Mise en évidence de l'effet


photoélectrique :
R

Les rayons émis par la lampe à


ampoule de quartz sur la plaque en
AI

zinc, déchargent l'électroscope


préalablement chargé.
Si l'on interpose une plaque de verre
qui filtre les rayons ultraviolets,
l'électroscope ne se décharge plus,
quel que soit le temps d'exposition.

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1.2. Le modèle géométrique


Le modèle géométrique est fondé sur l'étude de rayons lumineux.
On oublie l’aspect ondulatoire et corpusculaire de la lumière et on montre qu’un très grand nombre
de phénomènes lumineux observés peut se déduire des principes suivants :

 Principe.1. Il existe des rayons lumineux qui restent indépendants les uns des autres (pas

T
d’interaction entre eux).
 Principe.2. Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux sont

H
des lignes droites.
 Principe.3. A la surface de séparation de deux milieux, les rayons lumineux obéissent aux

IG
lois de Snell-Descartes.(voir chapitre III)

1.1.4. Sources, rayons et faisceaux lumineux, dioptres et miroirs

R
SOURCE PONCTUELLE

PY
Une source ponctuelle est une source lumineuse sans dimension, elle est donc
un objet purement mathématique. Les étoiles sont parfois considérées comme
des sources ponctuelles à cause de leur petite dimension apparente.

O
SOURCE ETENDUE
Une source étendue est une source lumineuse possédant des dimensions
-C
physiques non nulles. Toutes les sources lumineuses réelles sont donc des
sources étendues.

RAYON LUMINEUX
On appelle rayon lumineux toute courbe suivant laquelle se propage la lumière.
N

FAISCEAU LUMINEUX
IO

Un faisceau lumineux est constitué d'un ensemble de rayons lumineux. Il peut


être :
 Divergent : les rayons s'éloignant les uns des autres
AT

dans la direction de propagation de la lumière.


 Convergent : les rayons se dirigeant vers un point
commun de l'espace.
M

 Parallèle : les rayons étant alors parallèles.

PINCEAU LUMINEUX
R

Un pinceau lumineux est un faisceau lumineux étroit.


FO
R

Faisceau, pinceau et rayon lumineux


AI

DIOPTRE
Un dioptre est une surface de séparation entre deux milieux de matériaux
différents, qui laisse passer au moins une partie de la lumière.
Ex : la paroi d'un aquarium est un dioptre séparant l'eau de l'air.

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Module 2 Page 151 sur 200

MIROIR
Un miroir est une surface qui réfléchit totalement la lumière reçue.

1.1.5. Objet et image

OBJET LUMINEUX
Tout objet qui est visible pour l'œil émet de la lumière. C'est un objet

T
lumineux.

H
Rayon lumineux

IG
R
Objet lumineux

PY
FORMATION D'UNE IMAGE
Le sténopé est un minuscule trou qui tient lieu d'objectif dans une chambre
noire. L'image produite par un sténopé dans une chambre noire est renversée,
ce qui illustre la propagation rectiligne de la lumière.

O
-C
N

Formation d'une image dans une chambre noire


IO

CARACTERISATION DES IMAGES


AT

L'image d'un objet sera caractérisée par les


termes suivants :
M

Droite : ou Renversée :
R
FO

Agrandie : ou Diminuée :
R

Réelle : ou Virtuelle :
AI

On peut la capter sur un écran. On la voit, à travers le système


L'image est dans l'espace image réel. optique mais impossible de la capter
Il y a concentration d'énergie lumineuse au sur un écran.
niveau de l'image. L'image est dans le plan image virtuel.
La lumière semble provenir de l'image,
mais il n'y a pas concentration
matérielle d'énergie lumineuse.

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Module 2 Page 152 sur 200

1.1.6. Espaces objet et image réels ou virtuels


Systèmes optiques

ESPACE IMAGE VIRTUEL ESPACE IMAGE REEL


Dioptre ou

T
association de Syst. LUMIERE
Opt.
dioptres

H
ESPACE OBJET REEL ESPACE OBJET VIRTUEL

IG
R
ESPACE IMAGE REEL ESPACE IMAGE VIRTUEL

PY
Miroirs Syst. LUMIERE
Opt.
ESPACE OBJET REEL ESPACE OBJET VIRTUEL

O
1.1.7. Stigmatisme
-C
C'est la propriété d'un système optique qui associe un seul point image à chaque point
objet. Les systèmes optiques ne sont souvent stigmatiques que pour certains points
remarquables ou dans certaines conditions.
N

NOTION DE STIGMATISME
IO

Un système optique est rigoureusement stigmatique s’il donne, d’un point objet A, un point
image A’.
Le miroir plan est le seul système optique rigoureusement stigmatique.
En ce qui concerne les lentilles, le stigmatisme ne peut être qu’approché. L’image d’un point est
AT

une petite tache lumineuse.

CONDITIONS D’OBTENTION D’IMAGES NETTES : CONDITIONS DE GAUSS


M

Ce sont les conditions à respecter pour obtenir des images de qualité correcte (stigmatisme
approché).
Conditions de Gauss :
R

Les rayons lumineux doivent faire un petit angle avec l’axe principal de la lentille (axe optique).
Et : Les rayons lumineux doivent rencontrer la lentille au voisinage de son centre optique.
FO

1.1.8. La propagation de la lumière


La trajectoire de la lumière est rectiligne lorsqu'elle se propage dans un milieu
homogène et isotrope. La direction de propagation de la lumière peut uniquement être
modifiée par réflexion, réfraction, diffraction ou diffusion.
R
AI

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Module 2 Page 153 sur 200

Milieu homogène :
C'est un milieu de propagation dont l'indice est constant. L'indice d'un milieu est
caractéristique de sa densité. C'est le rapport de la vitesse de propagation de la lumière
c
dans le vide à celle de la lumière dans ce milieu n = < 1
V
Milieu isotrope :
C'est un milieu de propagation dont les propriétés physiques sont identiques dans toutes les

T
directions.

H
REFLEXION
La réflexion est le changement de direction de la lumière lorsqu'elle frappe une

IG
surface, transparente ou non, sans la traverser. (Voir paragraphe II.1)

REFRACTION

R
La réfraction est la déviation de la lumière lorsqu'elle traverse l'interface entre deux
milieux transparents de densités optiques différentes (voir paragraphe III.1)

PY
DIFFRACTION
La diffraction est la déviation de la lumière qui traverse une fente étroite ou qui
rencontre un obstacle très petit.

O
DIFFUSION
-C
La diffusion est la dissémination dans toutes les directions de la lumière lorsqu'elle
rencontre un milieu constitué de fines particules ou une surface irrégulière (ex. : il n'est
pas possible de voir clairement ce qui se trouve derrière une vitre dépolie parce qu'elle
diffuse la lumière qui la traverse).
N

OMBRE ET PENOMBRE
IO

Une ombre est une zone d'obscurité située à l'arrière (par rapport à la source
lumineuse) d'un objet opaque éclairé. Cette zone existe à cause de la propagation
rectiligne de la lumière et reproduit la forme de l'obstacle. La pénombre est une zone
partiellement éclairée située autour de l'ombre qui est présente lorsque la source
AT

lumineuse est étendue.


M
R
FO
R
AI

Ombre et pénombre

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Module 2 Page 154 sur 200

1.3. La lumière : une onde électromagnétique

1.1.9. Diffraction de la lumière

EXPERIENCE

T
H
IG
On observe sur l'écran une figure de diffraction. Ce phénomène se produit

R
lorsque l'ouverture par laquelle passe la lumière est de petite taille. On dit que
l'ouverture a diffracté la lumière du laser.

PY
Remarques :
 Plus l'ouverture est petite, plus le phénomène de
diffraction est marqué.
 Le phénomène de diffraction met en défaut le

O
principe de propagation rectiligne de la lumière
dans un milieu homogène.
-C
 Si l'ouverture est une fente, on observe la figure
ci-contre.

INTERPRETATION ONDULATOIRE
Le modèle géométrique ne permet pas d'expliquer ce phénomène.
N

La lumière émise par le laser peut être décrite comme une onde
électromagnétique sinusoïdale de fréquence donnée.
IO

La lumière naturelle est une superposition d'ondes électromagnétiques


de fréquences différentes.
AT

1.1.10. Onde électromagnétique


C’est une variation des champs électrique et magnétique qui se déplace dans le vide ou la
matière à très grande vitesse et dans toutes les directions.
M

1.1.11. La propagation des ondes


La lumière se propage dans le vide, et dans les milieux transparents (air, eau, gaz, verre,
R

etc...).
Dans le vide, la célérité de la lumière est c = 299 792 458 m.s-1 ; on retiendra :
FO

c 3.108m/s
Remarques :
 La célérité de la lumière dans le vide ne dépend pas de la fréquence de l'onde.
 La célérité de la lumière dans l'air est pratiquement égale à sa célérité dans le vide.
 La célérité de toutes les ondes électromagnétiques est la même que celle de la
R

lumière.
Dans un milieu matériel transparent d'indice n >1, la vitesse de la lumière est c
AI

V=
plus faible : n

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Module 2 Page 155 sur 200

Les périodicités de l'onde lumineuse


Comme toutes les ondes périodiques, les ondes électromagnétiques présentent une double
périodicité (temporelle et spatiale).

T
PERIODICITE TEMPORELLE
Période : T en secondes (s)

H
Fréquence f ou ν en Hertz (Hz)

IG
1
T ν=
T

R
(ν : lettre grecque, se lit "nu")

PY
PERIODICITE SPACIALE
La longueur d'onde dans le vide d'une onde lumineuse monochromatique sera

O
notée λo. Cette longueur d'onde est inversement proportionnelle à la fréquence
de l'onde.
-C
N

c
λo=
IO

Les longueurs d'onde des ondes lumineuses visibles sont comprises entre λ0 =
AT

400nm (bleu) et λ0 = 800nm (rouge).

Dans un milieu transparent d'indice n, la longueur d'onde est inférieure à celle


M

du vide ou de l'air :
λo λ : longueur d'onde dans le vide
R

λ= λ>λ0 car n<1 λ0 : longueur d'onde dans le milieu


n
n : indice de réfraction du milieu (voir réfraction )
FO

L'indice de l'air étant considéré comme égal à 1, la longueur d'onde est la


même dans l'air et dans le vide : λair = λ0.
R
AI

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1.1.12. La lumière : une onde électromagnétique parmi tant d'autres

T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 157 sur 200

1.1.13. Interférences lumineuses

Reprenons l'expérience de Young avec une source de lumière monochromatique et


cohérente :

T
H
S2

IG
S1

R
PY
Ce phénomène n'est observable que lorsque les deux sources S1 et S2 sont
cohérentes, c'est-à-dire synchrones, de même fréquence et de déphasage constant.
Sur l'écran, nous pouvons observer une tache de diffraction striée de fines bandes noires
parallèles, équidistantes et de direction perpendiculaire à celle de la droite joignant les deux

O
trous : (S1S2). L'ensemble des franges alternativement claires et sombres, constitue les
franges d'interférences. La distance entre deux milieux de franges brillantes consécutives
-C
s'appelle l'interfrange.

Les endroits où les ondes se superposent donnent


des franges brillantes. Par opposition, là où elles
arrivent en opposition de phase sur l'écran il se
N

crée une frange sombre


IO
AT

Interférences constructives : frange lumineuse (ondes


en phases)
M
R
FO

Interférences destructives : frange sombre (ondes en


opposition de phases)
R
AI

S1 d1 On appelle "différence de marche" la différence entre les


distances à l'écran des deux sources que constituent les trous :
δ = d2 – d1.
d2 Si δ = kλ avec k entier relatif, alors la frange brille au maximum.
1
Si δ = (k+ ) λ avec k entier relatif, alors la frange est sombre.
S2 2

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1.4. Lumière et photons

1.1.14. Effet photoélectrique de la lumière


Reprenons l'expérience de Hertz citée au paragraphe "nature de la lumière 1.3" :
Mise en évidence de l'effet
photoélectrique :

T
Les rayons émis par la lampe à ampoule

H
de quartz sur la plaque en zinc,
déchargent l'électroscope préalablement
chargé.

IG
Si l'on interpose une plaque de verre qui
filtre les rayons ultraviolets,
l'électroscope ne se décharge plus, quel

R
que soit le temps d'exposition.

Quand la lame est soumise au rayonnement lumineux, les électrons sont arrachés au métal :

PY
c'est l'effet photoélectrique. L'électroscope se décharge. L'extraction des électrons
nécessite de l'énergie : celle-ci est fournie par la lumière.
L'interposition d'une lame de verre qui filtre les "U.V." montre que l'extraction n'est possible
qu'avec certaines longueurs d'onde, courtes, plus énergétiques que les autres. Si l'on

O
expose la plaque aux rayonnements de longueur d'onde plus grande, quelle que soit la
durée, les électrons ne sont pas arrachés.
-C
1.1.15. Interprétation d'EINSTEIN
Einstein interprète l'effet photoélectrique en formulant les hypothèses suivantes :
 Les échanges d'énergie entre la matière et le rayonnement lumineux s'effectuent
par quantités "discrètes" ou paquets d'énergie (quanta d'énergie).
N

 La lumière est constituée par un ensemble de corpuscules lumineux, appelés


photons, transportant chacun un quantum d'énergie et se propageant à la vitesse
IO

de la lumière.
 Pour qu'un électron soit arraché au métal, il est nécessaire que l'énergie du photon
incident soit supérieure à l'énergie d'extraction de l'électron du cristal métallique.
AT

Photons

Éjection de l'électron
e−
Si le photon possède une
M

énergie suffisante, toute


son énergie est cédée à
e− l'électron qui sort du métal
R
FO

L'effet photoélectrique s'interprète par la théorie corpusculaire de la lumière.

1.1.16. Théorie corpusculaire ou quantique


La lumière est un flux discontinu de photons (particules élémentaires non chargées
R

électriquement, de masse au repos nulle), dont l'énergie est liée à la fréquence de l'onde par
la relation :
AI

h : constante de Planck en joules.secondes( h= 6.626 × 10-34 J.s)


E=hν ν : fréquence en hertz
E : énergie en joules
Cette théorie permet d'expliquer les observations relatives à l'émission
et à l'absorption de lumière par la matière.

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Module 2 Page 159 sur 200

1.1.17. Emission et Absorption de lumière


D'une façon générale, l'émission de lumière correspond à la libération de photons par les
électrons des atomes retournant à un niveau énergétique inférieur, après avoir été portés à
un niveau supérieur par une action excitatrice. Suivant la nature de l'excitation, on observe
divers phénomènes d'incandescence ou de luminescence :
• Thermoluminescence

T
• Électroluminescence
• Chimiluminescence

H
• Photoluminescence

IG
L'absorption de lumière, quant à elle, correspond à la capture de photons par les électrons
des atomes, qui se trouvent ainsi portés à des niveaux excités ; ce qui peut se traduire,
notamment, par l'échauffement d'une masse de matière ou par la production d'un courant

R
électrique (effet photoélectrique).

INCANDESCENCE

PY
L'incandescence est l'émission de lumière par un corps qui est chauffé. La couleur de la
lumière émise est alors caractéristique de la température de ce corps (ex. : un rond de
plaque électrique devient rouge lorsqu'il est porté à haute température, le filament d'une

O
ampoule incandescente produit de la lumière lorsqu'un courant électrique le traverse).
-C
N

Rond de plaque électrique et ampoule incandescente


IO

LUMINESCENCE
La luminescence est l'émission de lumière par un corps non incandescent, donc « froid »,
AT

sous l'effet d'une excitation.


M
R
FO

Organisme marin émettant de la lumière par bioluminescence

FLUORESCENCE
R

La fluorescence est l'émission, par luminescence, de lumière instantanée par un corps


soumis à un rayonnement (ex. : encre invisible révélée sous un éclairage ultraviolet).
L'émission de lumière se fait donc pendant l'excitation.
AI

PHOSPHORESCENCE
La phosphorescence est l'émission, par luminescence, de lumière par un corps qui a été
soumis à un rayonnement. L'émission de lumière persiste donc après l'excitation (ex. :
l'écran d'un téléviseur émet une faible lumière pendant quelque temps après qu'on l'ait éteint
car les photophores qui le forment émettent par phosphorescence).

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Module 2 Page 160 sur 200

2. Réflexion
2.1. Définitions

1.1.18. Rayon incident


Rayon incident
On appelle rayon incident tout rayon qui "arrive"
sur une surface de réflexion.

T
Plan d'incidence

1.1.19. Plan d'incidence

H
i
On appelle plan d'incidence le plan défini par la Axe optique
normale à la surface réfléchissante et le rayon r

IG
incident.

1.1.20. Axe optique Rayon réfléchi

R
C'est la droite déterminée par la normale au plan
de réflexion, passant par le point O où le rayon

PY
incident rencontre cette surface.

2.2. Lois de la réflexion

O
 Le rayon réfléchi est dans le plan d'incidence.
 L'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence.
-C
r=i

2.3. Réflexion sur une surface plane


N

Le miroir plan est le seul système optique rigoureusement stigmatique pour tout point.
IO

A A'

L'image A' de A est le symétrique orthogonal de A par


i rapport au miroir.
AT

r
M
R
FO

B A’

A B’
R

L'image A'B' a les même dimensions que l'objet AB


AI

(A'B'=AB)

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Module 2 Page 161 sur 200

2.4. Miroirs sphériques (ou paraboliques)


Les miroirs sphériques sont des miroirs dont la surface réfléchissante
est une portion de sphère.
Les miroirs paraboliques sont des miroirs dont la surface réfléchissante
est une parabole.

T
Il existe plusieurs types de miroirs sphériques ou paraboliques :

H
i

IG
r
 les miroirs concaves, convergents, pour lesquels la
C O
surface réfléchissante est tournée vers le centre de la
sphère

R
PY
i
r

O
O C
 les miroirs convexes, divergents, pour lesquels cette
-C
surface est tournée vers l'extérieur.
N

1.1.21. Focalisation
Un miroir sphérique ne peut focaliser des rayons incidents que s'ils arrivent parallèles à l'axe
IO

optique et proche de l'axe optique. Dans ce cas on considère qu'il y a focalisation en F'.
Dans le cas contraire, on dit qu'il y a aberration de sphéricité.
Pour éviter les aberrations, les miroirs sphériques ont en général un rayon de courbure très
AT

important.

Rayon 1
M

Le rayon 1 ne passe pas par F'


R

C F' O
FO
R

Le problème ne se pose pas pour les miroirs


paraboliques, pour lesquels tout rayon parallèle à l'axe
AI

optique est réfléchi en F'.

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Module 2 Page 162 sur 200

1.1.22. Centre, axe, foyer


C, centre de la sphère, est le centre de courbure du miroir. Tout rayon porté par une droite
passant par C est réfléchi sur lui-même.
L'axe du miroir est constitué par toute droite passant par le centre de la sphère ; son
intersection avec le miroir constitue un sommet O du miroir.
F', milieu de [CO] est le foyer du miroir. Si la surface réfléchissante du miroir sphérique est

T
concave, le foyer est situé devant la surface réfléchissante. Si la surface réfléchissante du
miroir sphérique est convexe, le foyer est situé derrière la surface réfléchissante.

H
IG
R
C F' O F O F' C

PY
f = OF' est appelé distance focale du miroir.

O
1.1.23. Formation des images
-C
B B
N

B'
A'
IO

A C F' O A F O A' F' C


AT

Si AO>CO l'image est réelle, renversée Un miroir convexe ne forme que des
M

et diminuée. images virtuelles, droites et de taille


Si CO>AO>OF', l'image est réelle, inférieure à celle de l'objet, sauf si le
renversée et agrandie. miroir est utilisé avec d'autres systèmes
R

Si F'O>AO, l'image est virtuelle, droite et optiques.


agrandie.
FO

La "formule des miroirs" permet de trouver la position d'une image lorsqu'un objet est placé
devant un miroir sphérique :

AO est la mesure algébrique de la distance de l'objet au miroir en mètres,
R

A E A


1 1 2 1 A A'O est la mesure algébrique de la distance de l'image
E A

+  =  = 
AI

 au miroir en mètres,
AO A'O CO F'O 
CO
A E A est la mesure algébrique du rayon de courbure du
miroir en mètres,

A F'O est la mesure algébrique de la distance focale en
E A

mètres.

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1.1.24. Quelques utilisations

T
Le télescope de type newton

H
IG
R
PY
Le télescope spatial Hubble

O
Le télescope Hubble est un instrument optique américain
et européen permettant d’observer la lumière dans les
-C
domaines visible, infrarouge et ultraviolet. Il est placé en
orbite autour de la Terre à une altitude de 580 km évitant
ainsi les perturbations dues à l’atmosphère terrestre. Le
télescope proprement dit comprend un miroir primaire
parabolique concave qui renvoie la lumière incidente sur
un miroir secondaire hyperbolique convexe
N
IO

Phares de voiture
AT

Et plus généralement, la plupart des systèmes optiques d'observation qui nous entourent.
M

2.5. Réflexion et perception des couleurs


R
FO
R

La lumière blanche, nous l'avons déjà vu, est une superposition d'ondes lumineuses de
AI

longueurs d'ondes différentes.


Les différents matériaux absorbent certaines ondes lumineuses et réfléchissent les autres.
La perception des couleurs que nous avons dépend donc des longueurs d'onde des ondes
réfléchies.
Ainsi la toile de jean absorbe toutes les couleurs sauf la couleur bleue, tandis que le citron
absorbe le bleu, renvoyant ainsi de la lumière jaune.

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Module 2 Page 164 sur 200

3. Réfraction
3.1. La Réfraction de la lumière

3.1.1. Le phénomène

T
H
IG
Lorsqu'un rayon lumineux passe d'un milieu de
propagation à un autre n'ayant pas la même

R
"densité optique" et donc pas le même indice, il se
produit une déviation de ce rayon à la surface de
séparation de ces deux milieux. Ce phénomène

PY
est appelé réfraction de la lumière.

O
3.1.2. Réfraction et réflexion
-C
Lorsqu'un rayon lumineux heurte la surface de séparation de deux milieux, il y a à la fois
réfraction et réflexion :

Rayon incident
N

Milieu 1 Milieu 2
IO

i1
Axe optique
i2
r
AT

Rayon réfléchi Rayon réfracté


M
R

3.1.3. Les lois de la réfraction (SNELL-DESCARTES)


FO

i1: angle d'incidence


i2: angle de réfraction
Le plan contenant le rayon incident et la normale à
R

la surface est le plan d'incidence.


m1: indice de réfraction du milieu 1
AI

m2: indice de réfraction du milieu 2

 1ère loi de Snell-Descartes : le rayon réfracté est dans le plan d'incidence

 2ème loi de Snell-Descartes : n1sin i1 = n2 sin i2

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Module 2 Page 165 sur 200

INDICE DE REFRACTION
Comme nous l'avons vu, au chapitre I paragraphe 3.2, l'indice de réfraction
d'un milieu transparent est le rapport entre la célérité d'une onde se propageant
dans le vide et sa célérité dans le milieu considéré.
n: indice de réfraction du milieu transparent
c

T
n= c: célérité de l'onde dans le vide (3.108m.s-1)
V V: célérité de l'onde dans le milieu transparent (m.s-1)

H
INFLUENCE DES INDICES

IG
Rayon incident Rayon incident

R
Milieu 1 Milieu 2 Milieu 1 Milieu 2

Normale au plan de i1 Normale au plan de i1

PY
séparation i2 séparation
r r i2

Rayon réfléchi Rayon réfléchi


Rayon réfracté Rayon réfracté

O
Si n1<n2 alors i1 > i2 Si n1>n2 alors i1 < i2
-C
MILIEU DISPERSIF - MILIEU NON DISPERSIF
Un milieu transparent est dit dispersif si la célérité d'une onde lumineuse
monochromatique qui se propage dans ce milieu dépend de sa fréquence
N

(donc de sa longueur d'onde dans le vide). Dans le cas contraire, il est non
dispersif.
IO

DISPERSION DE LA LUMIERE
AT

La lumière blanche étant polychromatique (superposition de plusieurs ondes de


longueurs d'ondes différentes), dans les milieux dispersifs, elle sera
décomposée en spectre.
M
R

Spectre obtenu par réfraction à travers le prisme.


FO
R
AI

La lumière du soleil est


réfractée par les gouttes
d'eau en suspension
dans l'air.

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Module 2 Page 166 sur 200

3.2. Réfraction limite et fibre optique

3.2.1. Les limites de la réfraction

ANGLE DE REFRACTION LIMITE


Nous avons vu que si l'on passe d'un milieu1 à un milieu2 plus réfringent

T
(d'indice supérieur), la déviation se fait vers la normale au plan de séparation.

H
Dans ce cas quelle que soit la valeur de l'angle d'incidence, le rayon sera
toujours réfracté.

IG
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2

R
Normale au plan i1 n2>n1 i2< i1
de séparation
r i2

PY
Rayon réfléchi
Rayon réfracté

O
Si le milieu2 est moins réfringent que le milieu1, le rayon réfracté s'écarte de la
normale. -C
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan i1 n2<n1 i2> i1
de séparation
N

r i2

Rayon réfléchi
IO

Rayon réfracté

Il existe donc un angle d'incidence noté λ, appelé angle de réfraction limite,


AT

tel que le rayon réfracté fait un angle de 90° avec la normale au plan de
séparation des deux milieux.
M

Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2 n1 . sin λ = n2 . sin 90°
λ
R

Normale au plan
de séparation
r 90° n2
sin λ =
FO

Rayon réfléchi n1
Rayon réfracté

REFLEXION TOTALE
R

Au-delà de l'angle de réfraction limite, toute la lumière est réfléchie, le rayon ne


traverse plus la surface de séparation, le rayon réfracté n'existe plus.
AI

Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
λ
Normale au plan
de séparation
r

Rayon réfléchi

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Exemples :

Trajet d'un rayon laser à


travers un demi-disque de
plexiglas, pour un angle

T
d'incidence supérieur à
43,6°.

H
1
λ=sin (
-1
)
1.45

IG
λ≈43,6°

R
Trajet d'un rayon laser

PY
à travers un prisme
droit d'angle à la base
45°

O
La face interne du
prisme se comporte
comme un miroir.
-C
3.2.2. Fibre optique
N

CONSTITUTION
IO

La fibre optique est


constituée d'un cœur de
verre, d'une gaine de verre
AT

d'indice différent et d'une


enveloppe protectrice.
M
R

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
FO

nG=1,43
i2 i2 nC=1,46
α i1
R
AI

Le rayon lumineux pénétrant dans le cœur de la fibre optique se réfracte, puis subit une
série de réflexions totales à la surface de séparation entre le cœur et la gaine, avant de
ressortir en subissant de nouveau une réfraction.
Pour qu'un rayon lumineux puisse se propager dans la fibre, il faut que la valeur de α ne
soit pas trop élevée.

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Module 2 Page 168 sur 200

Ce type de fibre optique est dit à saut d'indice. Ce modèle de fibre n'est pas sans
inconvénient : affaiblissement du signal, interférences,…D'autres modèles plus
performants ont été réalisés : fibre à gradient d'indice, fibre monomode.

DIFFERENTS TYPES DE FIBRES OPTIQUES

T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 169 sur 200

4. Lentilles
4.1. Caractéristiques des lentilles

4.1.1. Définitions
Une lentille est un milieu transparent (n> 1) limité principalement par deux dioptres

T
>

sphériques ou un dioptre plan et un dioptre sphérique. Nous nous intéresserons uniquement


aux lentilles dites "minces", c'est-à-dire aux lentilles dont l'épaisseur est faible devant la

H
différence algébrique des rayons de courbure des dioptres qui les constituent.
Exemple :

IG
Lentilles minces Lentille "épaisse"
R1=25 R2= -25 R1=25 R2= 25
R1-R2= 50 R1-R2= 0

R
e=1.6<<50 e=1.6>0

PY
Il existe deux types de lentilles minces:

 Convergentes à bords minces : les bords sont plus minces que le centre

O
-C Axe optique
N

 Divergentes à bords épais : les bords sont plus épais que le centre
IO
AT

Axe optique
M

La droite qui joint les centres des deux dioptres sphériques s’appelle l’axe principal ou axe
R

optique.
FO

4.1.2. représentation des lentilles


R

Axe optique
O O
AI

Lentille à bord mince Lentille à bord épais

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Module 2 Page 170 sur 200

4.1.3. Lentilles et rayons Lumineux


Si l'on envoie un ensemble de rayons parallèles sur une lentille mince, on obtient dans les
conditions de Gauss un stigmatisme approché :

LENTILLE CONVERGENTE

T
H
Axe optique

IG
O
Lentille convergente

R
Les rayons lumineux convergent en un point appelé foyer focal image.

PY
LENTILLE DIVERGENTE

O
-C Axe optique
O
Lentille divergente
N

Les rayons lumineux divergent et semblent provenir d'un point unique appelé
foyer focal image.
IO

4.1.4. Points particulier de l'axe optique


AT

CENTRE OPTIQUE
C'est le centre géométrique de la lentille, il est noté O. Tout rayon passant par
le centre optique n'est pas dévié.
M

Axe optique
R

O
FO

FOYER FOCAL IMAGE


C'est le point de concours de rayons incidents parallèles, on le note F'. Tout
R

rayon incident parallèle à l'axe optique donne un rayon émergeant concourant


en F'.
AI

Plan objet Plan image Plan objet Plan image

Axe optique Axe optique


O F' F' O
Lentille convergente Lentille divergente

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Module 2 Page 171 sur 200

Foyer image réel Foyer image virtuel

FOYER FOCAL OBJET


C'est le point de concours de rayons incidents donnant des rayons émergents
parallèles.
Plan objet Plan image Plan objet Plan image

T
Axe optique Axe optique

H
F O O F
Lentille divergente
Lentille convergente

IG
Foyer objet réel Foyer objet virtuel

R
PROPRIETES DES FOYERS OBJET ET IMAGE
Pour une lentille convergente, les foyers image et objet sont réels. Pour une

PY
lentille divergente, les foyers image et objet sont virtuels.
Les foyers objet et image d'une lentille mince sont symétriques par rapport à
son centre optique.

O
4.1.5. Distance focale et vergence

DISTANCE FOCALE IMAGE


-C
C'est la mesure algébrique de la distance entre le centre optique de la lentille et
son foyer focal image.

On la note f' :
f'= OF'
N

DISTANCE FOCALE OBJET


IO

C'est la mesure algébrique de la distance entre le centre optique de la lentille et


son foyer focal image.
On la note f : 
AT

f= OF

VERGENCE D'UNE LENTILLE MINCE


M

C'est une grandeur qui caractérise la capacité de réfraction de la lentille. Elle se


note C et s'exprime en dioptries (δ).
R

1 C : vergence de la lentille en dioptries


C=
f' f' : distance focale image de la lentille en mètres
FO

Remarque : C>0 lentille convergente, C<0 lentille divergente.

4.2. Construction des images par les lentilles minces


R

Le principe de construction est fondé sur trois rayons particuliers : un qui passe par le centre
optique, les deux autres par les deux foyers.
AI

Tout rayon incident qui passe par le centre optique de la lentille émerge sans être dévié.
Tout rayon incident qui passe (ou semble passer) par le foyer objet de la lentille émerge
parallèlement à l'axe optique.
Tout rayon incident qui arrive parallèlement à l'axe optique émerge en passant (ou en semblant
passer) par le foyer image.
Conventions de signes souvent utilisées : la lumière se déplace de gauche à droite et les
objets et images ont une mesure algébrique positive.

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Module 2 Page 172 sur 200

4.2.1. Lentilles convergentes

Cas étudié Construction Caractérisation


Objet : réel

T
 
A'

H
OA < OF
A E A A E

O Image : réelle
A F F'
renversée

IG
agrandie
B'

Objet : réel

R
B

PY
 
OA = OF O
A E A A E
F F' Image : réelle à
A B’ ∞
l'infini

O
B’ ∞

Objet : réel
B'
-C
B

 
OF < OA < 0 A' A O F' Image : Virtuelle
F
A E A A E A
N

droite
agrandie
IO

Objet : à l'infini
B∞
AT

 B∞
OA →-∞
A E A

A'
Les rayons O
F F' Image : Réelle
arrivent
M

parallèles sur le
B'
foyer
image
R

Objet : virtuel
FO

B
B'

OA > 0
A E A

Image : Réelle
O A' A
F F' droite
R

diminuée
AI

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Module 2 Page 173 sur 200

4.2.2. Lentilles divergentes

Cas étudié Construction Caractérisation


Objet : réel

T
B


 
B'

H
OA < OF'
EA A A E A A E

Image : virtuelle
A A' O droite
F' F

IG
diminuée

Objet : réel

R
sur le
B foyer objet

PY
B'
 
OA = OF'
A E A A E

Image : virtuelle
A' O
F' F droite
A diminuée

O
Objet : réel
B
-C
B'

 
A OF' < OA < 0 E A A E A

A A' O Image : virtuelle


N

F' F
droite
diminuée
IO

B∞ Objet : à l'infini
B∞
AT

 B'
OA →-∞
A E A

Les rayons
arrivent A' O F Image : virtuelle
M

F'
parallèles sur le
foyer
image
R

Objet : virtuel
FO

B'

  B
0 < OA < OF A E A A E A

Image : réelle
droite
R

O A A'
F' F agrandie
AI

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Module 2 Page 174 sur 200

Cas étudié Construction Caractérisation


Objet : virtuel

 
A'
OA > OF F' O F A
A E A A E

Image : virtuelle

T
renversée
B' agrandie

H
B’ ∞ Objet : virtuel

IG
B’ ∞
B

R
  F' O F
OA = OF
A E A A E
A Image : réelle
se forme à

PY
l'infini

O
4.3. Formules des lentilles
-C
4.3.1. Formules de conjugaison

1 1 1 ou 1 1 1
 -  =  - =
p' p f'
N

OA' OA OF'

IO

p = OA est la mesure algébrique de la distance de l'objet au centre optique en mètres


A E A


p’ = OA' est la mesure algébrique de la distance du centre optique à l'image en mètres
A E A


AT

f' = OF' est la mesure algébrique de la distance du centre optique au foyer image en mètres
A E A

4.3.2. formule de grandissement


M

 
A'B' OA'
γ=
R

 = 
AB OA
FO

γ : grandissement

A A'B' : mesure algébrique de la taille de l'image
E A


AB : mesure algébrique de la taille de l'objet
R

A E A
AI

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Module 2 Page 175 sur 200

Mémo
La lumière est une onde électromagnétique.

- Réfraction
La réfraction est la déviation de la lumière lorsqu'elle traverse l'interface entre deux
milieux transparents de densités optiques différentes.

T
- Luminescence

H
La luminescence est l'émission de lumière par un corps non incandescent, donc « froid », sous

IG
l'effet d'une excitation.

Réflexion et perception des couleurs

R
La lumière blanche est une superposition d'ondes lumineuses de longueurs d'ondes différentes.
Les différents matériaux absorbent certaines ondes lumineuses et réfléchissent les autres. Le blanc

PY
n’absorbe aucune couleur.

- Angle de réfraction limite

O
Nous avons vu que si l'on passe d'un milieu1 à un milieu2 plus réfringent (d'indice supérieur),
la déviation se fait vers la normale au plan de séparation. Dans ce cas quelle que soit la valeur
de l'angle d'incidence, le rayon sera toujours réfracté.
-C
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
n2>n1 i2< i1
N

Normale au plan i1
de séparation i2
r
IO

Rayon réfléchi
Rayon réfracté
AT

Si le milieu 2 est moins réfringent que le milieu1, le rayon réfracté s'écarte de la normale.

Rayon incident
M

Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan i1 n2<n1 i2> i1
de séparation
R

r i2

Rayon réfléchi
FO

Rayon réfracté

Il existe donc un angle d'incidence noté λ, appelé angle de réfraction limite, tel que le
rayon réfracté fait un angle de 90° avec la normale au plan de séparation des deux
milieux.
R
AI

Rayon incident
n1 . sin λ = n2 . sin 90°
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan λ
de séparation
r 90° n2
sin λ =
Rayon réfléchi
n1
Rayon réfracté

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Module 2 Page 176 sur 200

Il existe deux types de lentilles minces :


a. Convergentes à bords minces : les bords sont plus minces que le centre
b. Divergentes à bords épais : les bords sont plus épais que le centre

- Lentille convergente

T
Axe optique

H
O
Lentille convergente

IG
Les rayons lumineux convergent en un point appelé foyer focal image.

R
- Lentille divergente

PY
O
Axe optique
O
-C
Lentille divergente

Les rayons lumineux divergent et semblent provenir d'un point unique appelé foyer focal
image.
N

- Centre optique
IO

C'est le centre géométrique de la lentille, il est noté O. Tout rayon passant par le centre optique
n'est pas dévié.
- Le principe de construction est fondé sur trois rayons particuliers : un qui passe par le centre
AT

optique, les deux autres par les deux foyers.


Tout rayon incident qui passe par le centre optique de la lentille émerge sans être
dévié.
Tout rayon incident qui passe (ou semble passer) par le foyer objet de la lentille
M

émerge parallèlement à l’axe optique.


Tout rayon incident qui arrive parallèlement à l’axe optique émerge en passant (ou en
R

semblant passer) par le foyer image.


FO

- Formule de grandissement :
 
A'B' OA'
γ=  = 
AB OA
γ : grandissement
R


A'B' : mesure algébrique de la taille de l'image
AI

A E A


AB : mesure algébrique de la taille de l'objet
A E A

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Module 2 Page 177 sur 200

IX Mouvements d’ondes et sons


1. Mouvements d’ondes
1.1. Ondes mécaniques progressives

T
1.1.1. Définition

H
On appelle onde mécanique progressive, le phénomène de propagation d’une
déformation dans un milieu élastique.
La plupart des milieux physiques sont élastiques, certains possèdent une grande élasticité

IG
comme le caoutchouc, d’autres possèdent une élasticité très restreinte, comme le verre ou
l’acier, mais suffisante pour permettre la propagation de certaines ondes mécaniques.

R
1.1.2. Ondes transversale et longitudinale

PY
ONDE TRANSVERSALE
Une onde est transversale lorsque le déplacement des points du milieu de
propagation s'effectue perpendiculairement à la direction de propagation.
Sens de propagation

O
Exemples :
• Déformation d’une corde
• Houle marine…
Déformation
-C
ONDE LONGITUDINALE
Une onde est longitudinale lorsque le déplacement des points du milieu de
N

propagation s'effectue dans la même direction que celle de la propagation.


Sens de propagation
IO

Exemples :
• Déformation d’un ressort
• Son (déformation de l’air, ou d’un autre
AT

matériau)…

détente compression
M

Déformation
R

1.1.3. Propriétés des ondes mécaniques progressives


FO

DIRECTION DE PROPAGATION
Une onde se propage, à partir de la source, dans toutes les directions qui lui
sont offertes. On distinguera ainsi les ondes à une, deux ou trois dimensions.

Onde à une dimension : La propagation a lieu dans une seule direction (mais
R

éventuellement dans les deux sens). C'est le cas, par exemple, de l'onde se
propageant le long d'une corde.
AI

Sens de propagation
Sens de propagation

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Module 2 Page 178 sur 200

Onde à deux dimensions : La propagation a lieu dans un plan (espace à deux


dimensions). C'est le cas de l'onde qui est engendrée à la surface de l'eau
lorsqu'on y jette une pierre.

T
x

H
IG
Onde à trois dimensions : La propagation a lieu dans l'espace à trois
dimensions. C'est le cas d'une onde sonore engendrée par une source sonore.

R
z

PY
O
-C y

x
N
IO

TRANSFERT D’ENERGIE SANS TRANSPORT DE MATIERE


AT

L'onde mécanique progressive transporte de l'énergie


sans transport de matière.

Au passage de l'onde, le bateau s'élève d'une hauteur h


M

et voit donc son énergie potentielle de pesanteur


augmenter de mgh. Cette énergie lui a été fournie par
R

l'onde, mais le bateau est resté à la même abscisse : il n'y


a pas de transport de matière.
FO

Comme autre exemple, on peut citer le déplacement du


son qui se déplace par une déformation de l’air
(compression-détente) mais qui ne déplace pas la masse
d’air dans sa globalité.
R
AI

L’insecte en vol n’est pas repoussé vers l’arrière par le


haut-parleur.

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Module 2 Page 179 sur 200

CELERITE DE L’ONDE
On appelle célérité v de l'onde la vitesse de propagation de l'onde. C'est le
rapport entre la distance d parcourue par l'onde et la durée ∆t du parcours.

d avec v en mètre par seconde (m/s)


v= d en mètre (m)
∆t
∆t en seconde (s)

T
La célérité de l'onde est une propriété du milieu de propagation et ne

H
dépend pas de la façon dont la source a engendré l'onde, mais seulement des
caractéristiques physiques du milieu dans lequel l’onde se propage. Elle est

IG
donc constante dans un milieu donné dans des conditions données.
Par exemple la célérité du son dans l'air dépend de sa température. La célérité
d'une onde se propageant sur une corde dépend de sa tension et de sa masse

R
linéique (masse par unité de longueur).
Sens de propagation

PY
O
d
 t1 -C t 2

1.1.4. Ondes mécaniques sinusoïdales


Ce sont des ondes mécaniques progressives engendrées par une source dont le
mouvement est une fonction sinusoïdale du temps.
N

Exemples : les sons purs émis par une corde de piano sont des ondes mécaniques
sinusoïdales.
IO

DOUBLE PERIODICITE
Prenons l’exemple simple d’une onde à une seule dimension : celui d’une corde
AT

reliée à un vibreur de Melde. Intéressons nous au mouvement d’un point M.

M
M
R

Périodicité temporelle : les points du milieu de propagation reprennent des


positions identiques à intervalles de temps égaux.
FO

YM T YM = f(t)
T YM : position d’un point M
T : période
t
R

La fréquence est imposée par le vibreur : f


AI

1 f : fréquence en Hertz (Hz)


f=
T T : période en secondes (s)

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Module 2 Page 180 sur 200

Périodicité spatiale : On appelle longueur d'onde (notée λ) la période spatiale


de l'onde progressive périodique.
λ λ : longueur d’onde
λ
M

T
La longueur d‘onde est la distance

H
parcourue par l’onde pendant une durée
égale à sa période temporelle.

IG
λ=vT

λ : longueur d’onde en m

R
v : vitesse de propagation en m/s
T : période en s

PY
POINTS EN PHASE
Onde à une dimension :

O
Les points M1, M2 et M3
conservent la même

ordonnée quel que soit
M1 λ M2
-C
λ M3 l'instant t. On dit que les
points M1, M2 et M3 vibrent
en phase.
= k: λ
d si
d étant la distance entre deux points, ces points vibrent en phase
N

Onde à deux dimensions :


IO

M1 λ
AT

d1

M2
d2
M

M1 d
M2
R

d étant la distance entre deux parallèles


aux fronts d'onde portant les points M1
FO

M1 et M2 vibrent en phase
si : et M2, ces points vibrent en phase si :
Id2-d1I = k λ d=kλ

Ondes à trois dimensions :


R

M2
M1 et M2 vibrent en phase si : Id2-d1I = k λ
AI

d2

λ
d1
M1

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Module 2 Page 181 sur 200

1.2. Réflexion, réfraction et interférences

1.2.1. Réflexion d’ondes

T
H
IG
R
Loi de la réflexion :

PY
• L’angle que fait l’onde réfléchie par rapport à la
surface réfléchissante est égale à l’angle que fait
l’onde incidente :
r = i

O
• L’onde réfléchie et l’onde incidente ont même
r fréquence et même longueur d’onde.
-C
i
N

1.2.2. Transmission et réfraction du signal


IO

Lorsqu’une onde traverse la surface de séparation de deux milieux de densités différentes,


donc de caractéristiques de propagation différentes, elle est réfractée.
AT
M
R
FO

Loi de la réfraction :
R

• Lors du changement de milieu, les ondes incidente et réfractée ont la


même fréquence, mais pas la même longueur d’onde ni la même vitesse
AI

v1 v2 v v
= de propagation : f = 1 = 2
λ1 λ2 λ1 λ2

• Si les fronts d’onde ne sont pas parallèles à la surface de séparation, la


direction de propagation est également modifiée.

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Module 2 Page 182 sur 200

1.2.3. Diffraction par une ouverture ou un obstacle


Soit une onde plane périodique rencontrant un obstacle ou une ouverture.
Deux cas se présentent :

T
 L'ouverture est de grande taille
par rapport à la longueur d'onde a

H
(λ négligeable par rapport à a).
Pas de diffraction.

IG
R
λ

PY
 L'ouverture est de petite taille par
rapport à la longueur d'onde (λ a
non négligeable par rapport à a).

O
L'onde est diffractée.
-C
1.2.4. Interférences

SUPERPOSITION DES SIGNAUX


N

Premier cas : les deux perturbations ont même orientation.


IO
AT

Deuxième cas : les deux perturbations ont des sens inversées.


M

Les deux signaux se croisent : il y a interférence mais ils ne sont pas


R

perturbés après leur croisement.


FO

INTERFERENCES DE DEUX ONDES PLANES SINUSOÏDALES

Vue de dessus S1 A B C D S2
R

Les ondes émises par


les deux sources sont
en phase.
AI

Vue de profil
A B C D

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Module 2 Page 183 sur 200

C
S1 A BD S2
Les deux ondes arrivent en phase et se
rencontrent en B et C où les amplitudes
s’ajoutent. On a donc une "double
bosse".

T
A B D
C

H
IG
S1 C A B S2 Lorsque les points A et D se rencontrent,
D les deux signaux sont toujours en phase
mais leurs amplitudes sont dans le sens

R
inverse de celui du schéma précédent.
On a donc un " double creux "

PY
C B
A

O
D
On obtient donc lors de l'interférence des deux signaux une succession de
"ventres" séparés par des points qui restent immobiles : les "nœuds".
-C
L'ensemble est appelé franges d'interférences.
Ligne de points P vibrant
avec une amplitude
maximale : ventres.
N

Ligne de creux.
IO

Ligne de crêtes.
AT

Ligne nodale :
lieu des points T
immobiles : nœuds.
M

Tout point P, tel que la différence de ses distances


aux deux sources S1 et S2 est égale à un nombre
R

entier de longueurs d'onde : IS1P-S2Pl = k λ vibre


avec une amplitude maximale.
FO

Les ensembles des points P sont des hyperboles.


Si deux ondes arrivent au point T en opposition de
phase, le point T est au repos. On dit que le point T
est un point nodal, il appartient à une ligne nodale
ou frange de repos.
Tout point immobile est tel que la différence de ses
R

distances aux deux sources est égal à un nombre


impair de demi-longueurs d'onde :
AI

IS1T-S2Tl = (2k+1) . λ/2

Les franges de repos (à amplitude nulle)


s'intercalent entre les franges à amplitude maximale
(double crêtes) et les franges à amplitude minimale
(d bl )

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Module 2 Page 184 sur 200

1.3. Ondes stationnaires


Lorsque deux ondes de même longueur d'onde et de même amplitude se déplacent à la même
vitesse mais dans des directions opposées, on obtient des ondes stationnaires.
La situation étudiée au paragraphe 2.4.2 permet l'obtention d'ondes stationnaires.

T
H
IG
Les quatre schémas ci-contre
représentent les positions

R
relatives de deux ondes A et B
ainsi que l'onde résultante par

PY
interférence.
Un point immobile reste toujours
immobile, un point d'amplitude
donnée garde toujours la même
amplitude.

O
-C
N

Point immobile : Point d'amplitude


nœud de vibration
IO

maximale : ventre

Les ondes stationnaires ne se propagent pas : il n'y a plus de transport d'énergie.


AT

1.3.1. Utilisation des ondes stationnaires


Elles affectent notamment les cordes des instruments de musique. Une corde de violon vibre
dans son ensemble lorsqu'on lui applique l'archet ou qu'on la pince, les deux extrémités
M

constituant des nœuds auxquels s'ajoutent d'autres nœuds à la moitié, aux tiers et aux
autres fractions de la longueur de la corde, l'ensemble vibrant de concert. La plus longue
vibration produit la note de musique fondamentale, les vibrations superposées de plus
R

courtes longueurs d'onde produisant les différentes harmoniques.


Fondamentale :
FO

Harmonique de rang 4: ventre


R
AI

nœud ventre
Une corde tendue entre deux points fixes et soumise à une excitation sinusoïdale entre en
résonance lorsque les fréquences excitatrices sont multiples d'une même fréquence f0,
appelé mode fondamental.
Les fréquences multiples de f0 sont appelées harmoniques.

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Module 2 Page 185 sur 200

1.3.2. Problèmes occasionnés par les ondes stationnaires

ACOUSTIQUE D'UNE SALLE


Les ondes stationnaires occasionnent parfois certains problèmes d'acoustique.
Elles se produisent notamment lors de la réflexion de sons dans un milieu
fermé pouvant ainsi perturber son acoustique en certains points.

T
H
IG
R
PY
Audition faible Audition forte

O
RETOURS D'EMISSIONS ELECTROMAGNETIQUES ET " T.O.S ".
-C
Dans le cas d'une réception, la longueur de l'antenne n'a pas beaucoup
d'incidence. Mais dans le cas d'une émission, l'émetteur est un générateur de
signal électrique et l'antenne est chargée de diffuser, sous la forme d'un
rayonnement électromagnétique, toute l'énergie radioélectrique qui lui est
envoyée.
N

Si l'efficacité de l'antenne est totale, toute l'énergie fournie par


l'émetteur sera rayonnée par cette dernière. Par contre, si l'antenne est mal
IO

ajustée, elle ne sera pas en mesure de rayonner la totalité de l'énergie fournie


par l'émetteur.
La différence entre l'énergie réellement rayonnée par l'antenne et la totalité de
AT

l'énergie fournie par l'émetteur sera renvoyée à l'émetteur, avec comme


conséquence une perte de puissance et un risque de griller l'émetteur.
L'énergie envoyée à l'antenne est généralement identifiée sur les appareils de
mesure par FWD (ForWarD). L'énergie qui ne peut quitter l'antenne et qui est
M

retournée à l'émetteur est identifiée par REF (REFlected).


La formule mathématique suivante permet d'établir le rapport entre FWD et
REF. Ce rapport est appelé TOS (Taux d'Ondes Stationnaires) ou SWR
R

(Standing Wave Ratio).


Voici la formule du taux d'ondes stationnaires :
FO

1+ (REF/FWD)
Taux d'ondes stationnaires =
A A

1- (REF/FWD)
A A
R
AI

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Module 2 Page 186 sur 200

1.4. Effet DOPPLER-FIZEAU

1.4.1. Notion
Il s'agit d'un phénomène physique inhérent à tous les systèmes ondulatoires dès qu'il y a un
mouvement relatif de la source et du récepteur.
Par exemple, la fréquence des vagues vues par une personne sur la plage, a une valeur

T
donnée. Si l'observateur se trouve sur un bateau, le mouvement des mêmes vagues
présente une fréquence plus importante si le bateau vient à la rencontre des vagues. A

H
l'inverse, cette fréquence sera plus faible si le navire avance dans le sens de la houle.
Un autre exemple très simple de l'effet Doppler est fourni par l'écoute de la sirène d'un

IG
véhicule de secours en déplacement. Le son paraît toujours plus aigu (fréquence plus
élevée) quand le véhicule se rapproche que quand il s'éloigne. La différence avec l'exemple
des vagues est que, cette fois, c'est l'émetteur (le véhicule) qui se déplace et non plus le
récepteur (vous), mais le mouvement relatif reste le même.

R
PY
O
-C
N
IO

La différence des fréquences perçues entre le point fixe et le point mobile est fonction
du mouvement relatif entre l'émetteur et le récepteur.
AT

1.4.2. Mesure de vitesse


L’effet Doppler-Fizeau est utilisé par les radars mesurant la vitesse. La vitesse v d'un mobile
est déduite de la variation de fréquence entre l'onde émise et l'onde réfléchie par la cible en
M

mouvement.
→
R

Onde réfléchie de fréquence f' V


Onde incidente de fréquence f
α
FO

c
On obtient la fréquence réfléchie par la formule : f' = f. , ce qui permet, en
( c + V.cos α)
R

supposant que la vitesse de déplacement de la "cible" est nettement inférieure à c, de


déduire la vitesse de déplacement de la cible :
AI

V : vitesse de déplacement de la cible en m/s


c : célérité de l'onde électromagnétique dans l'air (300 000 km/s)
V = c ( 1 - f' / f )
f : fréquence de l'onde incidente en Hz
f' : fréquence de l'onde réfléchie en Hz
Remarque : la vitesse de l'avion est toujours très petite devant la vitesse de l'onde
électromagnétique dans l'air : Vmax < 2km/s.

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1.5. Quelques domaines d'utilisation des ondes

1.5.1. le RADAR (RAdio Detected And Ranging)


Le radar utilise une onde électromagnétique pour détecter, localiser, suivre et identifier des
objets, et cela à des distances considérables. Il émet une onde vers l'objet, communément
appelé cible, et mesure l'écho de cette onde (c'est-à-dire l'onde réfléchie). En effet, quand

T
l'onde émise " illumine " la cible, celle-ci réfléchit une portion de l'onde vers le radar. Les
radars utilisent des ondes de différentes fréquences selon l'utilisation qui en est faite.

H
L'antenne sert à la fois d'émetteur et de récepteur, et doit donc partager son temps entre
l'envoi d'ondes et l'écoute des échos potentiels.

IG
R
PY
O
-C
N

Tout aéroport possède un réseau radar à proximité afin d'aider au contrôle du trafic aérien.
Ce réseau peut être utilisé pour détecter les avions autour de l'aéroport ou pour connaître les
IO

variations climatiques influençant le vol des avions.


Les radars au sol, utilisés pour détecter les avions, comportent souvent deux radars, l'un
balayant horizontalement pour détecter l'avion et déterminer son azimut (distance angulaire
horizontale), l'autre balayant verticalement, dès qu'un avion a été signalé, pour en
AT

déterminer l'altitude. Aujourd'hui, les antennes radar sont souvent disposées en réseaux,
avec pointage et coordination par ordinateur.
M

1.5.2. Le SONAR
Alors que le radar utilise une onde électromagnétique pour détecter des objets dans son
R

environnement, le sonar utilise une onde mécanique, le son. Le mode de fonctionnement du


radar et du sonar est sensiblement le même (ces appareils se composent tous deux d'un
FO

émetteur et d'un récepteur).

Dans l'eau, on ne peut utiliser les ondes


électromagnétiques, car elles n'ont qu'une faible
R

portée dans ce milieu. Le son, au contraire, s'y


propage facilement, ce qui donne une portée
raisonnable au sonar. Il est cependant difficile de
AI

se servir de l'effet Doppler pour déterminer la


vitesse de la cible à l'aide du sonar.

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Module 2 Page 188 sur 200

2. Le son
2.1. Définition du son
Le son est une sensation auditive provoquée par une onde acoustique. D'un point de vue
physique, c’est une onde mécanique progressive se propageant dans un milieu matériel, d’un
point de vue physiologique, c’est un signal perçu par le sens de l’ouïe.

T
H
IG
R
Cet ébranlement de la matière se caractérise par une variation de pression se propageant de
proche en proche. Plus la pression acoustique est grande, plus le volume sonore est important.

PY
O
Les ondes acoustiques sont par définition, perceptibles par l’oreille humaine mais elles ne constituent qu’une partie des ondes mécaniques qui se
transmettent par vibration de la matière. Il existe aussi des infrasons et des ultrasons dont les fréquences sont respectivement trop basses ou trop
élevées pour être audibles.
-C
La perturbation associée à une onde sonore concerne la pression interne d’un milieu matériel.
Dans le cas du son se propageant dans l’air, c’est le champ de pression atmosphérique qui subit
des variations. L’onde mécanique modifie depuis sa source, en chaque point de son trajet, la
N

valeur de cette pression : c’est la propagation d’une succession rapide de surpressions et


dépressions qui constituent la manifestation physique du son dans l’air, un milieu élastique
IO

propice à la propagation de ces ondes. Grâce à une excitation mécanique, une molécule reçoit
une impulsion qui la met en mouvement dans une certaine direction. Elle rencontre
successivement d'autres molécules qu'elle pousse devant elle en formant ainsi une zone de
compression. Comme tout milieu liquide, solide ou gazeux possède une certaine élasticité, la
AT

région comprimée ne tarde pas à se détendre. En raison de leur inertie, les molécules dépassent
leur point de repos et à la compression succède une détente, tandis qu'une nouvelle zone de
compression se forme plus loin.
M

Il s'établit ainsi une série d'oscillations longitudinales formant un train d’ondes successives qui se
propagent de proche en proche à une vitesse qui dépend du milieu. L’onde ne transporte pas de
matière : un haut-parleur puissant ne peut créer un courant d'air, il s'agit d'une vibration des
R

molécules de gaz.
FO
R
AI

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Module 2 Page 189 sur 200

2.2. Caractéristiques du son

2.2.1. Fréquence, longueur d'onde et hauteur

FREQUENCE
L'onde sonore est caractérisée par sa période et sa fréquence :
P(t)

T
T
T

H
t

IG
1 Période : T en s
f= Fréquence : f en Hz

R
T
Puissance sonore : P en W

PY
LONGUEUR D'ONDE (PERIODICITE SPACIALE)

O
λ
-C
λ
N

x
IO

Longueur d'onde : λ en mètres.


La longueur d'onde est la distance parcourue
par l'onde sonore en 1 période T. Elle
AT

correspond à la distance de deux états


identiques consécutifs du milieu de
propagation.
M

HAUTEUR DU SON
La hauteur d'un son est liée à sa fréquence : une fréquence faible correspond à
R

un son grave, une fréquence élevée à un son aigu.


FO

infra-sons graves médiums aigus ultra-sons

10 20 50 100 200 500 1000 5000 10000 20000


Fréquence en
HZ
R

Exemple de valeurs de fréquences en Hz de notes de musique


AI

Octave
Note
1 2 3 4 5 6 7 8

La 55,00 110,0 220,0 440,0 880,0 1760 3520 7040


Mi 41,20 82,41 164,8 329,6 659,3 1319 2637 5274

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2.2.2. Timbre : son pur ou son complexe


Il correspond à la forme de l'onde sonore et dépend du spectre de fréquences.

Un son pur est une onde progressive sinusoïdale : une seule fréquence.

T
t

H
IG
Un son complexe est un superposition de sons purs qui peuvent être retrouvés par
décomposition en série de Fourier. Ce son est toujours périodique mais non sinusoïdal.

R
PY
t t

O
-C
2.2.3. Amplitude du son

A
A
N

t
IO

-A
AT

L’amplitude d’un signal est sa valeur maximale. Ici l’amplitude du signal qui varie entre la
valeur +A et –A est +A, c'est-à-dire le maximum réel de la fonction sur une période.
L’amplitude d’un son caractérise directement l’intensité du son, c’est à dire son volume, ou
M

encore la force avec laquelle elle excite l’oreille de l’auditeur.

L'amplitude du son est caractérisée par la puissance d'émission P. Mais l'intensité


R

perçue dépend de la distance à la source émettrice : il y a une atténuation de l'amplitude


(absorption par le milieu) lors de la propagation de l'onde sonore. L'intensité du son décroît
FO

avec le carré de la distance à la source d'émission.

S
P
R

P d
I=
4πd2
AI

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2.2.4. Déplacement de l'onde sonore

GENERALITES
L'onde sonore est une onde mécanique spatiale qui se propage
dans toutes les directions de l'espace, à condition d'avoir un
matériau qui lui permet de se déplacer. Le son ne se déplace

T
pas dans le vide.
La vitesse de propagation du son dépend de la nature du

H
milieu dans lequel elle se déplace. Dans l'air, elle dépend de
la température et de la pression atmosphérique. Au niveau de

IG
la mer à 20°C, sous une pression atmosphérique normale d’un
bar, elle est de :
340 mètres par seconde soit 1224 km/h
Voici quelques exemples de vitesse du son dans divers

R
matériaux :
Matériau V(m/s)

PY
Air sec à 20°C 343
Dioxygène 327
Gaz
Diazote 349
Dihydrogène 1307

O
Eau 1500
Liquide
Chloroforme 960
-C Acier 5500
Solide Béton 1000 à 2000
Terre 5000 à 9000

Relation liant la vitesse de déplacement à la longueur d'onde et à la fréquence :


N

V : vitesse en m/s
λ λ : longueur d'onde en m
V= =λf
IO

T T : période en s
f : fréquence en Hz
AT

REFLEXION ET PHENOMENE D'ECHO


Comme toute onde mécanique, le son rencontrant une surface non absorbante
et non élastique va subir une réflexion. Cette réflexion entraîne bien souvent
M

des interférences qui ont été abordées aux paragraphes 2.4 et 3.1.

Le phénomène d’écho :
R

Le son se réfléchit sur un obstacle rigide et massif dont la dimension est très
supérieure à sa longueur d’onde. La réflexion d'un son correspond au
FO

phénomène de l'écho. Ainsi si un auditeur reçoit l’onde directe et l’onde


réfléchie, il entend un écho quand le retard de l’onde réfléchie est supérieur à
50 millisecondes, c’est-à-dire s’il se trouve au moins à 17 mètres de la surface
réfléchissante. Une partie du son est absorbée et seule une partie de l’énergie
initiale est renvoyée par l’obstacle.
R
AI

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LE MUR DU SON
Il y a quelques années, on pouvait entendre le "bang" causé par un avion qui passe le mur du
son. De nos jours, nous ne l'entendons plus car il est interdit aux avions de passer le mur du
son n'importe où. Lorsqu'un avion vole, il produit une onde sonore et celle-ci se propage à une
vitesse d’environ 295.m/s soient 1060km/h et non de 340m/s comme vu précédemment car les
avions évoluent dans un air froid dont la pression est plus faible.

T
Si l'avion se déplace moins vite que le son

H
(vitesse subsonique) l’onde sonore qu’il
génère sous forme de vibrations de l'air se

IG
propage en avant de l'aéronef. Dans ce cas
nous entendons l'avion avant qu'il ne soit
passé. Hormis l’effet Doppler, aucun
phénomène particulier ne se produit. Tous les

R
avions commerciaux volent à vitesse
subsonique.

PY
Lorsque la vitesse de l'avion approche la vitesse
du son, à vitesse transsonique, un phénomène
particulier se produit. Les ondes sonores, qui se

O
déplacent à une vitesse pratiquement égale à
celle de l'appareil s'accumulent devant le nez de
-C
celui-ci. Cette accumulation crée une forte
surpression en avant de l'avion qui se heurte à
un "mur". Il faut alors un surcroît de puissance
pour dépasser cette vitesse critique et passer le
"mur du son". Cette poussée supplémentaire est
N

dans la plupart des cas fournie par la post-


combustion et génère une très importante
IO

augmentation du bruit.

Lorsque l'avion a dépassé la vitesse du son,


les vibrations sonores sont "expulsées" de
AT

part et d'autre de l'aéronef. Il se crée alors un


cône de choc puisque les vibrations
accumulées devant le nez de l'appareil sont
subitement libérées. On entend alors un
M

"Bang" supersonique.
R
FO

Tant que l'avion volera à une vitesse supérieure à


celle du son, les vibrations sonores formeront un
cône de choc se déplaçant avec l'avion. Le bang
supersonique sera audible tant que l'avion se
déplacera à une vitesse supersonique et pas
seulement au moment du passage du mur du son.
R

De même, un avion voyageant à deux fois la


vitesse du son n'engendrera qu'un seul cône de
AI

choc supersonique. Au moment où l’appareil


passe le mur du son, il traverse l'onde de choc et
produit un "bang" qui va se propager jusqu'au sol
à la manière d'un cône.

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T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 194 sur 200

2.3. Production et qualité du son

2.3.1. Moyens de production du son


Tout objet vibrant dans un milieu élastique est susceptible de produire un son. Pourvu que la
fréquence de vibration soit dans le domaine de l'audition, ce son sera perceptible par
l'homme.

T
La voix humaine :
Elle est produite par la vibration des cordes vocales.

H
Instruments de musique :

IG
R
PY
Le souffle du musicien produit un travail qui fournit l'énergie mécanique nécessaire pour
mettre l’anche de la clarinette en vibration. Pour un violon, l’énergie mécanique est fournie
par le frottement de l’archet qui provoque le mouvement vibratoire d’une corde tendue.

O
L'amplification du son est produite par la résonance du corps de l'instrument.
-C
Microphone et haut-parleur :
N
IO
AT

Les principes de fonctionnement sont semblables, mais


simplement inversés. Dans le micro, l'onde sonore fait
M

vibrer la membrane et par conséquent la bobine dans le


champ magnétique créé par l'aimant. Cette vibration
R

engendre ainsi un courant électrique dans la bobine.


Dans le haut-parleur, c'est le courant électrique
FO

parcourant la bobine qui engendre une variation de


champ magnétique et ainsi une vibration du spider lié à la
membrane.

2.3.2. Qualité d'un son


R

La qualité du son est définie comme étant la capacité d'un système sonore à restituer la plus
large bande de fréquences avec le même niveau d'intensité sonore. Elle correspond à la
AI

fidélité de la restitution du son initialement produit.

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Module 2 Page 195 sur 200

GAIN
Le gain d'un système audio définit le niveau de la puissance du signal de sortie
par rapport à celle du signal d'entrée. C'est un écart mesuré en décibels (dB)
grâce à une échelle logarithmique.

G = 10 log 
Système "audio" PS 
Signal d'entrée Signal de sortie
gain : G PE 

T
H
BANDE PASSANTE

IG
Un système en général transmet inégalement les diverses fréquences. On peut
alors définir la bande passante comme étant l'intervalle de fréquences
pour lequel le gain ne diminue pas de plus de 3dB (par exemple) par

R
rapport à sa valeur maximale. Les fréquences extrêmes constituent des
fréquences de coupure (basse fc1, et haute fc2)

PY
Courbe de réponse d'un haut-parleur :

O
-C
N
IO
AT
M
R
FO

Bande passante à –3 dB

La qualité du haut-parleur est liée à l'étendue de sa bande passante.


R
AI

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Module 2 Page 196 sur 200

2.4. Perception du son


La perception d'un son est liée à la capacité d'un récepteur à entrer en vibration sous l'action de
l'onde sonore. Dans le cas de l'oreille humaine, c'est le tympan qui joue ce rôle.
Ce que perçoit le récepteur, c'est une différence de pression acoustique qui constitue la nature
même du son. Les variations de pression acoustique audibles sont très étendues puisqu'on passe
du seuil d'audibilité fixé à 0.00002 Pa à 200 Pa qui représente le maximum audible pendant un

T
court instant. Cette étendue des valeurs a amené l'utilisation d'une échelle logarithmique graduée
en décibels (dixièmes de bels) qui permet de mesurer ces variations de pression par rapport à une

H
valeur de référence : le minimum audible.

IG
2.4.1. Intensité acoustique (ou sonore)
L'intensité acoustique est liée à deux variables qui sont la puissance du son émis et la
distance à laquelle se trouve le récepteur. C'est la puissance sonore reçue par unité de

R
surface :

PY
S
P
d

O
P
-C
I : intensité acoustique en W/m2
I= P : puissance émise par la source en W
S
S : surface de la sphère de réception en m2

L'intensité acoustique minimale perçue par l'oreille humaine est de 10-12 W/m2.
N
IO

2.4.2. Niveau d'intensité acoustique (ou sonore)


Le niveau d'intensité acoustique reflète la perception du son par l'oreille humaine.
Cette perception n'est pas linéaire : lorsque le l'intensité acoustique double, le niveau
AT

d'intensité acoustique perçu augmente relativement peu.

Pour prendre en compte le niveau réellement perçu par l'oreille,


M

on utilise comme unité le décibel physiologique appelé


décibel A [dB(A)]. Les mesures se font à l'aide de sonomètres.
R

Le niveau d'intensité acoustique peut être défini à partir du rapport de la pression acoustique
FO

à la pression de référence : L = 20 log   où p est la pression acoustique et p0 la pression


p
p0 
de référence : p0 = 2×10-5 Pa.
On le trouve plus souvent défini à partir de l'intensité acoustique reçue :
R

I : intensité sonore en W/m2


L = 10 log  
I
I0 : seuil d'audition = 10-12 W/m2
I0 
AI

L : niveau d'intensité sonore en dB

La valeur I0 = 10-12 W/m2 sert de référence à l'échelle des bruits : elle correspond à 0 dB.
Par calcul on vérifie facilement que la variation du niveau d'intensité acoustique n'est pas
linéaire : par exemple, lorsque l'intensité d'un son double, la perception de ce son augmente
seulement de 3 dB.

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Module 2 Page 197 sur 200

Remarques : D'une personne à l'autre, cette perception varie. Les tests auditifs montrent
que la sensibilité de l’oreille est différente selon la fréquence et le niveau sonore général. On
constate qu'en dessous d'une certaine puissance variable en fonction de la fréquence, il est
impossible d'entendre les sons, c'est le seuil d'audition. On remarque aussi qu'au-delà
d'une certaine puissance, les sons deviennent insupportables, c'est le seuil de douleur. Il
apparaît aussi que c'est pour les fréquences situées entre 500 et 5000 Hz que l’oreille est la
plus sensible, et qu’elle est plus sensible aux sons aigus qu'aux sons graves.

T
Attention : l'audition humaine peut être altérée définitivement par des bruits de niveau

H
d'intensité acoustique trop élevés.

Niveau d'intensité Intensité acoustique

IG
Type de bruit 2 Sensation Auditive
acoustique en dB en W/m
-12
0 10 Seuil d'Audibilité

R
bruissement de feuilles 15 - -
-9
chuchotements 30 10 -
bureau calme 45 - calme

PY
-6
conversation normale 60 10 -
-5
restaurant bruyant 70 10 bruyant mais supportable
pool dactylographique 75 - -
-4
camion 80 10 -

O
RISQUE DE DETERIORATION DE L'OUïE
-3 -
atelier de couture 90 10
difficilement supportable
moto 95 -
marteau piqueur 100
-C 10
-2 -
-
boîte de nuit 105 -
douloureux
klaxon puissant 120 1
--
avion à réaction 140 100
N

120 Décibel : Le seuil de la douleur.


Un son très intense, aura lieu d'être véritablement entendu, procure une
IO

sensation désagréable, puis douloureuse. Au-delà de 120 dB, Les tympans


peuvent éclater.
AT

Les seuils d'audition et de douleur dépendent également des fréquences des sons perçus.
M
R
FO
R
AI

La durée intervient également dans le processus de détérioration de l'audition. Un son


inférieur au seuil de la douleur peut entraîner des lésions s'il est subi pendant une durée
importante. METTEZ VOS CASQUES!
Voir compléments dans le livret 9.2.b : l'audition.

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Module 2 Page 198 sur 200

ÉCHELLE DES EFFETS DU BRUIT

T
H
IG
R
PY
O
-C
N
IO
AT
M
R
FO
R
AI

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Module 2 Page 199 sur 200

UTILISATION DU SONOMETRE
Le sonomètre est un appareil qui permet de mesurer le niveau d'intensité
sonore en décibel (dB).
Il comporte, suivant les modèles, plusieurs filtres de pondération A, C, pour
tenir compte de la sensibilité de la référence utilisée : le filtre A, par exemple,
fait référence à la sensibilité de l'oreille humaine.
Étalonnage et utilisation de l'appareil :

T
DESCRIPTION

H
1. Microphone à condensateur.
2. Affichage.

IG
3. Interrupteur et choix de signal de sortie.
4. Sélecteur de pondération et d'étalonnage interne.
5. Sélecteur de pondération de temps.

R
6. Gamme de mesure.
7. Borne de sortie.

PY
8. Compartiment pile.
9. Indicateur de dépassement de calibre.
10. Vis de réglage.

O
-C
N

ÉTALONNAGE
• Placer le sélecteur sur la position CAL.

IO

Choisir le calibre 50-100 .


• Choisir le mode de mesure lent . Les mesures seront effectuées avec une
période de 1,5 s.

AT

Ajuster la mesure à 94 à l'aide d'un tournevis .


• Éteindre l'appareil, gros consommateur de piles.

UTILISATION

M

Mettre l'appareil sous tension.


• Vérifier qu'il est correctement étalonné.
• Choisir l'échelle de mesure (l'apparition du terme "OVER" indique qu'il faut
R

changer d'échelle).
• Procéder à la série de mesures du niveau d'intensité acoustique.
FO

• Mettre l'appareil hors tension.


R
AI

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Module 2 Page 200 sur 200

Mémo
CELERITE DE L’ONDE
La célérité de l'onde est une propriété du milieu de propagation et ne dépend pas de la façon
dont la source a engendré l'onde, mais seulement des caractéristiques physiques du milieu dans
lequel l’onde se propage.

T
Loi de la réflexion :
• L’angle que fait l’onde réfléchie par rapport à la

H
surface réfléchissante est égale à l’angle que fait
l’onde incidente :

IG
r = i

• L’onde réfléchie et l’onde incidente ont même


r fréquence et même longueur d’onde.

R
i

PY
O
Effet DOPPLER-FIZEAU -C
Il s'agit d'un phénomène physique inhérent à tous les systèmes ondulatoires dès qu'il y a un
mouvement relatif de la source et du récepteur.
Par exemple, la fréquence des vagues vues par une personne sur la plage, a une valeur donnée. Si
l'observateur se trouve sur un bateau, le mouvement des mêmes vagues présente une fréquence
plus importante si le bateau vient à la rencontre des vagues. A l'inverse, cette fréquence sera plus
N

faible si le navire avance dans le sens de la houle.


Un autre exemple très simple de l'effet Doppler est fourni par l'écoute de la sirène d'un véhicule de
secours en déplacement. Le son paraît toujours plus aigu (fréquence plus élevée) quand le véhicule
IO

se rapproche que quand il s'éloigne.

L’effet Doppler-Fizeau est utilisé par les radars mesurant la vitesse.


AT

Le RADAR (RAdio Detected And Ranging)


Le radar utilise une onde électromagnétique pour détecter, localiser, suivre et identifier des objets, et
M

cela à des distances considérables.


R

LE SONAR
Alors que le radar utilise une onde électromagnétique pour détecter des objets dans son
FO

environnement, le sonar utilise une onde mécanique, le son. Le mode de fonctionnement du radar et
du sonar est sensiblement le même (ces appareils se composent tous deux d'un émetteur et d'un
récepteur).

Dans l'eau, on ne peut utiliser les ondes électromagnétiques, car elles n'ont qu'une faible portée dans
R

ce milieu. Le son, au contraire, s'y propage facilement, ce qui donne une portée raisonnable au
sonar. Il est cependant difficile de se servir de l'effet Doppler pour déterminer la vitesse de la cible à
l'aide du sonar.
AI

Déplacement de l'onde sonore


Le son ne se déplace pas dans le vide.

120 Décibel : Le seuil de la douleur.


Un son très intense, aura lieu d'être véritablement entendu, procure une sensation désagréable, puis
douloureuse. Au-delà de 120 dB, Les tympans peuvent éclater.

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