0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
273 vues2 pages

Comprendre la démocratie et ses principes

Transféré par

Aly DIA
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
273 vues2 pages

Comprendre la démocratie et ses principes

Transféré par

Aly DIA
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LA DEMOCRATIE

Le terme démocratie est formé à partir de deux mots grecs : dêmos, qui signifie « peuple », et
kratein, qui signifie « gouverner ».

Le gouvernement démocratique repose sur le principe que le peuple est souverain : chaque citoyen
détient une parcelle de pouvoir, c’est-à-dire de souveraineté. C’est le gouvernement du peuple par
le peuple (selon la règle de la majorité).

La démocratie a été inventée à Athènes, aux alentours du Ve siècle avant J.-C. À cette époque, la


ville d’Athènes forme, avec la région qui l’entoure, une communauté politique autonome, une cité.
Tous les citoyens d’Athènes participent au gouvernement de leur cité. Réunis en assemblée, ils
peuvent s’exprimer et prendre des décisions. Ils ont la possibilité d’accéder aux fonctions publiques
et sont tous égaux devant la loi.

… mais la plupart des habitants ne sont pas des citoyens

La démocratie athénienne est cependant limitée : les citoyens ne constituent qu’une petite fraction
de la population. En effet, pour être citoyen, il faut être un homme, être né d’un père citoyen
athénien et d’une mère athénienne et avoir accompli son service militaire. Ce qui exclut de la
démocratie les femmes, les étrangers (appelés les métèques) et les esclaves (qui représentent entre
un tiers et la moitié des habitants).

Même si elle ne correspond pas à nos démocraties modernes, la démocratie athénienne fait


néanmoins partie du précieux héritage que les Européens ont redécouvert plusieurs siècles plus tard.
L’architecture de nombreux parlements actuels, dont les façades copient celles des temples grecs,
en témoigne.

I- LES PRINCIPES DÉMOCRATIQUES AUJOURD’HUI

Aujourd’hui, les formes de gouvernement démocratique varient en fonction des pays et des


traditions. La monarchie parlementaire anglaise, la République fédérale d’Allemagne, la
République française unitaire et centralisée, le Grand-Duché de Luxembourg, sont tous des pays
démocratiques, qui respectent plusieurs principes fondamentaux.

1. La garantie des libertés fondamentales

Les démocraties garantissent les droits fondamentaux de l’individu tels qu’ils sont proclamés


dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il s’agit de la liberté d’opinion, d’expression,
de la presse, d’association, de manifestation, etc. De plus, tous les citoyens sont égaux en droits :
ils sont tous soumis aux mêmes lois.

Tout comme les citoyens, les dirigeants politiques sont soumis au respect du droit. L’organisation


de l’État, la forme de gouvernement, la répartition des pouvoirs, sont consignés dans une loi
fondamentale, la Constitution. L’État ne peut pas prendre n’importe quelle décision, il doit se
conformer à la Constitution, qui garantit la liberté des individus. Ainsi, les droits individuels des
citoyens sont protégés contre les excès de pouvoir. C’est ce que l’on appelle l’État de droit.

2. La séparation et l’équilibre des pouvoirs


Pour garantir la souveraineté populaire et empêcher la tyrannie d’un homme, d’un parti ou d’un
groupe, le droit de prendre des décisions au nom de tous les citoyens est confié à des institutions
distinctes. Le pouvoir de faire des lois (le pouvoir législatif) est soigneusement séparé de celui de
veiller à leur bonne exécution (le pouvoir exécutif), et de celui de punir ceux qui violent les lois (le
pouvoir judiciaire).

Cette théorie du partage et de l’équilibre des trois pouvoirs est exposée en 1748 par Montesquieu,
magistrat et philosophe français, dans son essai politique De l’esprit des lois.

3. Le suffrage est universel

Le suffrage est universel ce qui signifie que quelle que soit leur religion, leur origine sociale, la
couleur de leur peau, leur niveau d’instruction, les hommes et les femmes qui possèdent la
nationalité du pays dans lequel ils habitent ont le droit de voter.

Les représentants peuvent être élus soit directement (le citoyen vote pour un candidat qui va
effectivement exercer le pouvoir) soit indirectement (seuls des élus votent pour élire un
représentant). Aux États-Unis, le peuple américain élit des « grands électeurs » qui, à leur tour,
élisent le président des États-Unis. Les sénateurs français sont également élus au suffrage universel
indirect.

4. Les élections sont libres et pluralistes

Les élections sont démocratiques si le vote est secret et si tous les points de vue peuvent s’exprimer
librement. C’est pourquoi il est nécessaire de permettre à plusieurs partis politiques d’opinions
différentes de s’affronter (c’est le pluralisme). Afin que tous les citoyens, aisés ou de condition
modeste, puissent prendre une part active à la vie politique, les élus touchent une indemnité pendant
la durée de leur mandat.

II- LA DEMOCRATIE EST REPRESENTATIVE OU DIRECTE

Comme il est difficile de mettre en place des structures qui permettent à la population entière


d’exercer directement et simultanément le pouvoir politique, les démocraties sont dirigées par des
gouvernements représentatifs. Les citoyens choisissent des représentants lors d’élections
organisées régulièrement.

Quelquefois, la démocratie s’exerce directement, sans passer par l’intermédiaire de représentants


élus. En France, lorsqu’une décision majeure doit être prise (une révision de la Constitution par
exemple), on demande son avis au peuple en lui posant une question à laquelle il doit répondre par
oui ou par non. On appelle cette pratique un référendum. Elle est restreinte en France, mais très
répandue dans un pays comme la Suisse.

Vous aimerez peut-être aussi