Guide des Entrepôts de Stockage à l'Importation
Guide des Entrepôts de Stockage à l'Importation
IV.02.03.01 : Localisation.
Les entrepôts de douane peuvent être autorisés sur tous les points du territoire assujetti où les
besoins du commerce et de l’industrie les rendent nécessaires, sous réserve des possibilités de
contrôle par les agents de l’administration (art.75 décret).
La seule restriction réside donc dans la possibilité du contrôle par les agents de l’administration qui
peut refuser l’ouverture d’entrepôts trop éloignés des lieux normaux d’exercice de l’action des
agents.
Les demandes d'ouverture sont déposées par les intéressés auprès des services extérieurs
relevant des directions régionales de cette administration. Elles sont accompagnées d’un plan, en
deux exemplaires, déterminant l’emplacement et l’aménagement des lieux (art. 76 du décret).
- Le duplicata, visé par l’administration, est remis à l’intéressé. Aucune modification ne peut être
apportée ultérieurement à ce plan sans avoir fait l’objet de l’accord préalable de l’administration
(art. 76 décret).
La construction, l’aménagement des lieux, les modifications doivent être conformes au plan
préalablement agréé par l’administration. Dès fin des travaux, l’administration en contrôle la
conformité (art. 77 décret). Les conditions requises en matière d’aménagement doivent répondre
aux seuls critères liés à la sécurité, à la conservation et au contrôle douanier des marchandises
admissibles.
Dans tous les cas, la construction, l’entretien, la réparation des bâtiments nécessaires au stockage
des marchandises, des bureaux, logements et installations mis à la disposition des agents de
l’administration pour l’exécution de leur service sont à la charge du concessionnaire d’entrepôt (art.
87 et 91décret) ou du bénéficiaire de l’autorisation d’ouverture d’un entrepôt privé particulier (art.
93 décret).
L’entrepôt public est concédé quant il répond à des besoins généraux. Il est concédé par arrêté du
ministre chargé des finances, pris après avis des ministres intéressés, selon l’ordre de priorité
suivant : à une ville ou à une chambre de commerce (art. 120.1° code).
L’entrepôt privé banal est concédé également par arrêté du ministre chargé des finances, pris
après avis des ministres intéressés à une personne physique ou morale faisant profession, à titre
principal ou accessoire, d’entreposer des marchandises pour le compte de tiers (art. 120.2° code).
En matière d’entrepôts publics et privés banaux, l’arrêté du Ministre chargé des Finances fixe le
tarif des taxes d’entreposage des marchandises. Cet arrêté détermine également, s’il y a lieu, les
conditions particulières imposées aux concessionnaires, ainsi que celles prévues au décret
d’application (art. 120.3°code).L’autorisation d’ouverture d’un entrepôt privé particulier est
accordée par le Directeur Régional du ressort, pour le stockage des marchandises :
• bénéficiant d'une franchise totale ou partielle des droits et taxes en vertu de textes législatifs
particuliers (exemples: matériels et engins de pêche,carburants destinés au secteur de la
pêche, produits et denrées alimentaires destinés à l'avitaillement des aéronefs, des navires
de commerce et bateaux de pêche, papiers d'édition, etc..);
• destinées à être cédées à des unités industrielles exportatrices ;
• destinées à la mise à la consommation ou à l'exportation (fournitures et accessoires de
confection, articles et accessoires d’emballage, pierre ponce et produits chimiques pour le
délavage, etc.).
La décision d'ouverture définit les modalités de fonctionnement de l’entrepôt concédé ainsi que les
marchandises admissibles.La demande d’agrément d'entrepôt privé particulier est déposée auprès
du bureau douanier du lieu d’implantation de l’entrepôt. Cette demande est appuyée des
documents suivants :
La demande doit être accompagnée d’une copie des statuts, de l’extrait du registre de commerce
et de deux (02) plans revêtus du cachet du demandeur.
Pour les entrepôts privés particuliers spéciaux de stockage des carburants (essence, gasoil,..) le
dossier doit comprendre, en sus des documents susvisés :
A la réception de la demande, le service procède à l’enquête d’usage pour s’assurer que le local
ou le bac aménagé remplit les conditions requises en matière de sécurité.
La décision d'ouverture est enregistrée sur un registre ouvert à cet effet et porte un numéro dans
une série continue.
Une copie de la décision d'ouverture, appuyée de la liste des produits à entreposer, est transmise
de manière régulière au service central pour les besoins de suivi et d’évaluation.
En vertu de la réglementation en vigueur, la mutation a lieu sous les conditions et garanties du
régime du transit. Enfin, en cas de non utilisation de la décision considérée pendant une période
d'une année, le service central sera informé pour prendre les mesures appropriées.
Les droits et taxes exigibles doivent être couverts par une caution bancaire ou toute autre caution
agréée par l’administration.
L’entrepôt public et l’entrepôt privé banal sont gardés par les agents de l’administration.Les issues
sont fermées à deux clefs différentes dont l’une est détenue par lesdits agents (art. 88
décret).L’entrepôt privé particulier étant ouvert dans les locaux mêmes de l’entrepositaire et étant
réservé à son usage exclusif ; il est, ni gardé par les agents de l’administration, ni fermé à deux
clefs différentes. Par contre, il reste soumis au contrôle de l’administration dont les agents peuvent
y effectuer des contrôles inopinés (cf. IV.02.03.12 ci-après ).
Le concessionnaire d’un entrepôt public ou d’un entrepôt privé banal est tenu de payer les
traitements et indemnités versés aux agents de l’administration, affectés à la surveillance de
l’entrepôt (art. 87-b décret).
De même, une marchandise qui, par exception, serait admise en franchise totale des droits et
taxes d’importation, mais serait soumise à restriction d’entrée au titre, soit du contrôle du
commerce extérieur, soit d’une disposition particulière, serait admissible en entrepôt de stockage.
* les marchandises produites sur le territoire assujetti soumises à des taxes intérieures de
consommation ;
* les marchandises devant servir à des mélanges ou à des manipulations avec les marchandises
en provenance de l’étranger ;
* les sacs et autres contenants pour les changements d’emballages desdites marchandises
provenant de l’étranger.
IV - 02.03.07 - Déclaration d’entrée en entrepôt - Vérification.
La déclaration d’entrée en entrepôt est déposée au bureau des douanes dont relève le local
d’entreposage ; elle doit porter, outre la signature du déclarant, la signature de l’entrepositaire tel
que défini à l’article 126 du code des douanes ainsi que, le cas échéant, de la caution. L’article 78
décret dispose qu’à leur entrée en entrepôt, les marchandises sont déclarées et vérifiées “suivant
les règles applicables aux marchandises déclarées pour la consommation”. Il convient donc de se
reporter au titre II ci-dessus : dédouanement, chapitre 05 pour la déclaration en détail et chapitre
06 pour la vérification des marchandises
Ainsi, les marchandises admises en entrepôt sont déclarées et vérifiées comme en matière
d’importation :
Par une fiction d’exterritorialité, les marchandises constituées en entrepôt de stockage sont
considérées comme se trouvant toujours à l’étranger. Ainsi, à leur sortie de l’entrepôt de stockage,
les marchandises peuvent recevoir, sauf dispositions spéciales contraires, les mêmes destinations
que si elles provenaient de l’importation directe et aux mêmes conditions (art. 130-1° code).
Cette conséquence est particulièrement nette dans le cas de mise à la consommation qui est
étudiée au IV.02.03.18 ci-après.
Sauf dérogation accordée par le ministre chargé des finances, la durée maximum de séjour des
marchandises en entrepôt de stockage est de deux ans à compter de la date d’enregistrement de
la déclaration d’entrée en entrepôt de stockage (art. 127-1 code).
- Entrepôt public :
La durée de séjour initial est d'une année, plus deux prolongations d’une durée de six mois
chacune pouvant être accordées par l’administration (art.127 code et 90 décret). Afin de faciliter
les contrôles et les recensements, l’entrepositaire est tenu de :
La durée du séjour initial est d’un an. Deux prolongations d’une durée de six mois chacune,
peuvent être accordées par l’administration. (art.127 code et 92 décret).
La durée de séjour initial est d’une année, plus deux prolongations d’une durée de six mois
chacune pouvant être accordées par l’administration (art.127 code et 94 décret).
L’entrepôt public et l’entrepôt privé banal sont ouverts à toute personne pour l’entreposage des
marchandises admises en entrepôt (art. 125-1° code).
L’entrepôt privé particulier spécial, accordé aux entreprises industrielles et commerciales pour leur
usage exclusif, est réservé au bénéficiaire de l’autorisation d’ouverture d’entrepôt et pour les
seules marchandises désignées dans ladite autorisation.
Dans le cas d’entrepôt public et d’entrepôt privé banal, l’administration se trouve en présence de
deux personnes distinctes : le concessionnaire d’entrepôt et l’entrepositaire.
Les marchandises placées en entrepôt sont inscrites sur un sommier ou compte d’entrée et de
sortie tenu par les agents de l’administration (art. 80 décret).
Quant à l’allotissement des marchandises, il appartient au service, pour chaque section d’entrepôt,
de prescrire le mode d’allotissement le plus approprié à l’état des lieux, à la nature des
marchandises, colis, etc. (art.81 décret).
Le bénéficiaire est tenu d'allotir les marchandises constituées en entrepôt par nature et par
destination (entrepôt, mise à la consommation, exportation).
L’article 82 du décret décrit comme suit les obligations imparties aux cessionnaires et bénéficiaires
de l’entrepôt en ce qui concerne les marchandises stockées dans leurs locaux :
• allotir les marchandises constituées en entrepôt par nature et par destination (entrepôt, mise
à la consommation, exportation) ;
• mettre à la disposition des agents de l’administration les moyens humains ainsi que les
instruments nécessaires au contrôle et à la reconnaissance des marchandises
entreposées ;
• communiquer au service gestionnaire, à la fin de chaque exercice comptable, le résultat de
l’inventaire physique des marchandises stockées en entrepôt. Cet inventaire reprend la
nature, les quantités et la valeur de ces marchandises ; étant précisé que la valeur est
établie sur la base des éléments reconnus le jour de l’admission en entrepôt ;
• présenter à première réquisition des agents de l’administration, les marchandises stockées,
la comptabilité matières ainsi que tous registres et documents permettant de s’assurer du
respect de l’engagement souscrit.
Les marchandises placées sous le régime de l’entrepôt peuvent être transférées d’un entrepôt à un
autre. Ce transfert donne lieu à l’établissement d’une déclaration en détail acquit-à-caution de
transit, quelle que soit la voie utilisée (terrestre, maritime, aérienne). Il est précisé, à ce sujet, que
les mutations d’entrepôt non autorisées mettent, ipso-facto, l’entrepositaire en infraction. Enfin, le
service peut discrétionnairement autoriser le transfert d’un entrepôt à un autre sous escorte
douanière, notamment lorsque les deux entrepôts concernés sont proches l’un de l’autre. Dans ce
dernier cas, la sortie des marchandises de l’entrepôt initial de stockage donne lieu au dépôt d’une
déclaration en détail acquit-à-caution de transit non cautionné..
Ces transferts d’entrepôt ne donnent lieu à aucune prolongation de délai notamment, en cas de
changement d’entrepôt de catégorie différente (article 83 du décret).
Concernant les contrôles et recensements, aucune périodicité n’est prévue par les textes. Il
appartient, en conséquence, aux chefs locaux de déterminer la fréquence de ces contrôles en
fonction des particularités propres aux entrepôts placés sous leur autorité et de la nature des
marchandises entreposées (art. 84 décret)..
L’article 84 décret précise enfin, que les marchandises placées en entrepôt doivent être
présentées en mêmes quantités et qualités.
En cas de constatation d’altération, les chefs locaux doivent décider s’il y a lieu ou non de
maintenir le bénéfice de l’entrepôt et dans la négative, faire exporter, ou accepter la mise à la
consommation avec paiement des droits et taxes dans les conditions fixées au IV.02.03.20 ci-
après.
L’article 85 décret ne vise que certaines des opérations matérielles que les entrepositaires peuvent
accomplir, soit pour s’assurer du bon état de conservation desdites marchandises, soit en vue de
leur vente. Il s’agit du droit d’examiner les marchandises et du droit d’en prélever des échantillons.
La mise à la consommation de ces échantillons est subordonnée au paiement des droits et taxes
d’importation dans les conditions décrites au IV.02.03.18 ci-après.
Bien entendu, rien ne s’oppose au prélèvement d’échantillons devant être expédiés à l’étranger en
vue d’une négociation éventuelle. Dans ce cas, les formalités habituelles propres à l’exportation de
produits en suite d’entrepôt doivent être respectées.
Quelle que soit la destination donnée à ces échantillons, les sommiers d’entrepôt, comme la
comptabilité matière tenue par le gestionnaire d’entrepôt,sont annotés de ces prélèvements.
Ces deux droits d’examen et de prélèvement des échantillons ne se confondent donc pas avec le
droit de manipulation et le droit de transfert de propriété des marchandises entreposées,
respectivement prévus par les articles 128 et 129 code, dispositions étudiées ci-après.
Les manipulations dont les marchandises placées en entrepôt de stockage peuvent faire l’objet
sont fixées par arrêté du ministre chargé des finances, pris après avis des ministres intéressés (art.
128-1° code).
En fait :
Les entrepôts dont il s’agit étant de stockage ; ces manipulations sont aussi limitées que possible.
- en matière d’entrepôt public et d’entrepôt privé banal, sous réserve des interdictions édictées par
les lois et règlements relatifs à la protection de la propriété industrielle et à la répression des
fraudes commerciales, les manipulations suivantes sont autorisées :
- - pour l’exportation, les mélanges de produits étrangers avec d’autres produits étrangers ou avec
des marchandises prises en libre pratique sur le territoire assujetti ;
- - pour toutes les destinations, les déballages, transvasements, réunions ou divisions de colis
ayant pour but la conservation des produits ou leur amélioration selon les usages du commerce
que ces contenants soient eux mêmes en provenance de l’étranger ou qu’ils soient pris à la
consommation (art. 89 et 91 décret) ;
Toutefois, les chefs de circonscription peuvent autoriser les manipulations qu’ils jugent
indispensables à la conservation des marchandises. Ces manipulations ont lieu sous la
surveillance du service (art. 96 décret).
Quelle que soit la catégorie d’entrepôt, l’article 128-2° code donne au directeur de l’administration
le pouvoir de déterminer, le cas échéant, les conditions dans lesquelles ces manipulations sont
effectuées. D’une façon générale, tout entrepositaire désireux de faire procéder à une des
manipulations visées cidessus doit, au préalable, en informer l’administration aux fins d’obtenir
l’autorisation du service. Il est rappelé, à ce sujet, que l’article 294 code constitue en contravention
douanière de 2ème classe, toute manipulation en entrepôt non autorisée et que le non respect des
conditions fixées par le service constitue une contravention douanière de 4ème classe (art. 299
code).
Le cessionnaire doit souscrire l’acquit-à-caution prévu à l’article 116 du code. La ou les cessions
successivement intervenues sous le même régime de l’entrepôt ne donnent lieu à aucune
prolongation du délai prévu par l’article 127 du code (cf. art. 129-2° code).
Le service peut, d’autre part, demander autant d’exemplaires supplémentaires que nécessaires.
Cette déclaration est signée par :
- d’une part, le cédant qui déclare avoir vendu les marchandises détaillées dans ladite déclaration ;
Il y a lieu de noter que le code n’a pas prévu de sanction pénale dans le cas de cession de
propriété de marchandises en entrepôt, non déclarée à l’administration, tout au moins lorsque la
marchandise vendue est restée entreposée dans le même local.
Il ne s’agit pas d’une lacune. En effet, si le propriétaire peut disposer à son gré de la marchandise,
la non déclaration de cession à l’administration a pour conséquence juridique de le maintenir
engagé vis-à-vis de celle-ci par l’acquità-caution souscrit lors de l’entrée desdites marchandises en
entrepôt. Dès lors, dans le cas de non accomplissement parfait des engagements
souscrits,l’administration est toujours en droit de se retourner contre l’entrepositaire initial et sa
caution (cf. ci-après titre XIV contentieux).
- Cas de cession des papiers importés sous le régime de l’E.P.P., destinés à l’impression
des journaux :
En application des dispositions de l’article 116-6° du code, l’arrêté du ministre des finances et des
investissements extérieurs n°420-87 du 18 Mars 1997 a fixé des conditions particulières de
cession des papiers destinés à l’impression des journaux, importés sous le régime de l’entrepôt
privé particulier. Ces papiers peuvent être cédés aux divers imprimeurs sous couvert de
déclarations provisionnelles de mise à la consommation.
La déclaration provisionnelle de mise à la consommation établie par chaque imprimeur, couvre les
opérations de livraison à effectuer durant une période maximale de 30 jours, à compter de la date
de son enregistrement.
Cette déclaration doit être souscrite auprès du bureau d’ouverture du compte d’entrepôt par
l’entrepositaire et doit être signée conjointement par ce dernier et l’imprimeur. Elle doit comporter,
en outre, l’engagement de l’imprimeur de produire les justificatifs d’emploi à l’usage privilégié dans
le délai de douze (12) mois à compter de la date de clôture de la déclaration provisionnelle.
Les enlèvements effectués durant la période précitée doivent être couverts par une caution
bancaire ou toute autre garantie agréée par l’administration. Cette caution ou garantie demeure
engagée jusqu’à production, à la satisfaction du service, des justifications d’emploi des papiers à
l’usage exclusif d’impression de journaux. Durant la même période, la sortie des papiers de
l’entrepôt est effectuée au vu des bons de livraison et/ou de factures correspondantes.Ces bons de
livraison et/ou factures doivent être annexés à la déclaration provisionnelle qui devra être
complétée, au terme de la période précitée, par les éléments quantitatifs requis.
Afin de permettre le suivi des opérations de cession des papiers, l’entrepositaire doit tenir une
comptabilité matière reproduisant, notamment, l’identité des imprimeurs, les références des
factures et/ou bons de livraison ainsi que les quantités et valeurs des papiers cédés.
Cette comptabilité matière doit être présentée à première réquisition des agents de
l’administration.
Aux termes de l’article 86 décret, les marchandises extraites de l’entrepôt sont déclarées et
vérifiées suivant les règles applicables au régime douanier qui leur est assigné (mise à la
consommation, exportation, …).
A leur sortie de l’entrepôt privé particulier, les marchandises sont régularisées suivant les modes et
conditions réglementaires habituels, exception faite des cas de mise à la consommation décrits ci-
après et dont les modalités de taxation sont régies par les dispositions des articles 130 ,131-1°et
132 du code:
- les droits de douane et les autres droits et taxes exigibles sont perçus d’après l’espèce tarifaire et
sur la base des quantités constatées à l’entrée d’e ntrepôt ;
- les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration d’admission en entrepôt augmentés, si lesdits droits et taxes
n’ont pas été consignés, de l’intérêt de retard prévu à l’article 93-2° ci-dessus.
- les droits de douane et les autres droits et taxes exigibles sont perçus d’après l’espèce tarifaire et
sur la base des quantités constatées à la sortie d’entrepôt;
-la valeur à déclarer est celle de ces marchandises au jour de «l’enregistrement de la déclaration
pour la consommation. Toutefois, lorsque lesdites marchandises ont été obtenues après
manipulations comportant adjonction de produits pris à la consommation, la valeur de ces derniers
est soustraite de la valeur à soumettre aux droits à la sortie d’entrepôt;
-les droits de douane et autres droits et taxes applicables sont ceux en vigueur à la date
d’enregistrement de la déclaration pour la consommation ;
Par dérogation aux dispositions de l'article 130-2° bis ci-dessus,les conditions de mise à la
consommation de marchandises, préalablement constituées en entrepôt de stockage en décharge
de comptes d’admission temporaire pour perfectionnement actif, d'admission temporaire ou
d'entrepôt, sont celles observées pour la mise à la consommation en suite de ces régimes.
L’intérêt de retard lorsqu’il est exigible, est dû depuis la date d’enregistrement de la déclaration
d’admission temporaire pour perfectionnement actif jusqu’au jour de la sortie d’entrepôt inclus, à
l’exception des périodes au cours desquelles les droits et taxes ont été consignés.
Dans ce cas d’espèce, les droits de douane et les autres taxes applicables sont ceux en vigueur le
jour d’entrée sous entrepôt. La valeur à retenir pour le calcul des droits et taxes est celle reconnue
à la date de la constatation des avaries (art.130.3° code).
Les quantités à déclarer obligatoirement pour être extraites de l’entrepôt sont déterminées par le
service. Par ailleurs, la valeur à prendre en considération est celle de ces marchandises, saines,
au jour de constatation des avaries.
Ce que le législateur a concrétisé comme suit : «la valeur à retenir pour le calcul de ces droits et
taxes étant celle reconnue à cette même date».
Pour ce qui est des produits compensateurs obtenus sous admission temporaire pour
perfectionnement actif, mis à la consommation après passage en entrepôt, les formalités exigibles
au titre du contrôle de commerce extérieur sont celles applicables aux produits à transformer,
déclarés initialement sous le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif, la liste
des marchandises soumises à autorisation d’importation étant celle en vigueur au jour
d’enregistrement de la déclaration de mise à la consommation (cf. ci-après, le n° IV.04.04.05).
Il y a donc lieu de noter qu’en cas de mise à la consommation en suite d’entrepôt et pour ce qui
concerne l’application des prohibitions et restrictions d’entrée, l’administration a défini un moment
unique à prendre en considération: la date d’enregistrement de la déclaration de mise à la
consommation.
L’entrepositaire doit acquitter les droits de douane et autres droits et taxes sur les quantités de
marchandises qu’il ne peut présenter à l’administration, sans préjudice, le cas échéant, des
pénalités encourues.Dans ce cas, les droits de douane et autres droits et taxes ainsi que la valeur
sont ceux en vigueur au jour d'entrée en entrepôt (art.132-1° et 3° code).
Toutefois, l’alinéa 2 de cet article admet en franchise des droits et taxes les manquants résultant
de causes naturelles ou de manipulations autorisées conformément à l’article 128 du code.
- l’admission en franchise couvre toutes les catégories d’entrepôt énumérées aux 2 et 3 de l’article
119 du code ;
- les manipulations autorisées sont celles détaillées aux articles 89, 91 et 96 du décret ;
- à ce jour, seul l’article 76 de l’arrêté du ministre des finances n° 1309-77 du 9 Octobre 1977 (25
chaoual 1397) B.O. n° 3400 du 28.12.1977 pris pour l’application du dahir n° 1.77.340 relatif aux
taxes intérieures de consommation, a fixé des pourcentages de manquants de produits pétroliers
en entrepôts de stockage, pour causes naturelles, pourcentages calculés comme suit :
Il est précisé que les marchandises manquantes sont présumées avoir été versées à la
consommation sans déclaration (cf. titre contentieux ).
A l’expiration des délais maximums d’entrepôt, les marchandises doivent être extraites de
l’entrepôt et déclarées sous un régime douanier déterminé.
Le non respect de cette obligation constitue, ipso facto, l’entrepositaire en infraction. Pour autant et
dans la mesure où les marchandises litigieuses sont présentées en entrepôt, le législateur a prévu
une procédure particulière exposée ci-après qui, concernant les marchandises en entrepôt public
ou en entrepôt privé banal, vise l’évacuation effective de ces marchandises sans recourir
systématiquement aux poursuites contentieuses.
Dans le cas où ces marchandises n’auraient pas satisfait à l’une des obligations prévues ci-
dessus, sommation est faite à l’entrepositaire de satisfaire à ces obligations dans le délai d’un mois
à compter de cette sommation. A l’expiration de ce délai, les marchandises sont vendues d’office
aux enchères publiques par l’administration.
- les frais d’inventaire, de vente, les droits et taxes perçus à l’importation en cas de mise à la
consommation ;
- les frais d’entreposage et tous autres frais pouvant gréver les marchandises.
Le reliquat éventuel sera consigné chez les receveurs des douanes pour y rester à la disposition
de qui de droit pendant cinq ans à compter du jour de la vente . Passé ce délai, il reviendra à
l’Etat . Toutefois, si ce reliquat est inférieur à 500 dirhams, il est pris, sans délai, en recette au
budget (art. 134-2° code).
Les marchandises prises en libre pratique entreposées pour servir à des mélanges, manipulations,
les sacs et autres contenants pour les changements d’emballages, doivent être reversées sur le
marché intérieur,sans aucune formalité, sur justification de leur origine marocaine.
Le principe posé par l’article 134.1° code, analysé au IV.02.03.23 ci-dessus, s’applique de plein
droit aux marchandises restant en entrepôt privé particulier à l’expiration du délai maximum de
stockage de 2 ans. Si à l’expiration de ce délai, l’entrepositaire n’a pas satisfait à ses obligations, la
non exécution de celles-ci entraîne le paiement immédiat des droits et taxes pour les
marchandises en provenance de l’étranger.
L’exonération des droits et taxes peut être accordée aux marchandises placées sous le régime de
l’entrepôt de stockage qui ont péri, avant l’expiration du délai de séjour autorisé des marchandises
sous ledit régime, par suite d’un cas de force majeur dû à des causes naturelles, dûment justifié
(art.116 bis 1° code).
Cette exonération est également accordée aux soldes des comptes d’entrepôt échus et non
régularisés et dont la valeur ne dépasse pas 500 dirhams.
IV.02.03.26 – Certificats de décharge de caution - Restitution de consignation
-Désengagement partiel des cautions.
Le soumissionnaire et la caution sont libérés ou, le cas échéant, les sommes consignées sont
remboursées au vu du “certificat de décharge” donné par le bureau de souscription de l’acquit-à-
caution.
Comme son nom l’indique, le “certificat de décharge” établit que le compte d’entrepôt ouvert lors
de l’entrée des marchandises sous ce régime a été déchargé à la satisfaction de l’administration,
que les engagements souscrits ont été correctement remplis et qu’en conséquence les garanties
exigées lors de la souscription de l’acquit-à-caution n’ont plus de raison d’être. Ce qui suppose
donc une liquidation totale du compte d’entrepôt. Or, dans la pratique, il arrive souvent qu’un
compte soit apuré partiellement. Dans ce cas, l’administration délivre un “certificat de décharge
partiel” dûment authentifié au terme de chaque opération d’apurement partiel et à concurrence des
quantités apurées, permettant ainsi de libérer partiellement le soumissionnaire et la caution ou le
remboursement partiel des sommes consignées.
lors de chaque sortie d’entrepôt privé particulier, le service délivre une copie certifiée conforme de
la déclaration déposée en sortie d’entrepôt et ce, quel que soit le régime douanier assigné à la
marchandise en cause (mise à la consommation, exportation, admission temporaire pour
perfectionnement actif,transit, etc.). Ce document ainsi certifié mentionne, de la manière la plus
nette, que les marchandises déclarées sont extraites de l’entrepôt privé particulier. La mention :
“Marchandises extraites de l’entrepôt privé particulier ouvert au nom de : (indiquer le bénéficiaire
de l’autorisation d’ouverture). Document délivré pour valoir désengagement partiel de la caution”,
est apposée sur le document ainsi délivré.
Grâce à cette mesure, les retraits successifs d’entrepôt privé particulier s’accompagnent, au
niveau des cautions, d’un apurement partiel.