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La métrologie dans un laboratoire

de biologie
Définition de métrologie:
En général la métrologie c'est une Science des mesures. Ensemble
des méthodes et techniques pour effectuer des mesures, c'est-à-dire
des dimensions, tailles, grandeurs et autres volumes.

1/ L'évaluation de la métrologie adaptée au


LBM:
Parce que les examens de biologie médicale reposent sur des
mesures, il est nécessaire de garantir leur fiabilité. La fiabilité des
examens repose notamment sur l’étalonnage des équipements
susceptibles d’affecter directement ou indirectement la qualité des
résultats. Lorsque cela est pertinent et possible, l’étalonnage doit
garantir le raccordement de ces équipements au Système
International d’unités (SI).

1-1- Comment adapter la métrologie aux LBM ?


En l’état des textes officiels, les laboratoires de biologie médicale
doivent être accrédités à la norme NF EN ISO 15189. Une norme qui
au-delà de l’aspect qualité, met en avant les exigences métrologiques.
Ces dernières ont donc emmené les laboratoires de biologie à
formaliser leurs besoins. La nécessité d’une métrologie adaptée à
chaque laboratoire est devenue un fait incontournable. Car à la clef, il
y a l’assurance d’une meilleure qualité et fiabilité des résultats
annoncés. Comment procéder pour obtenir une métrologie adaptée à
la biologie ? Vous trouverez dans ce dossier des retours d’expériences
de divers acteurs du domaine.
2. Les exigences dans laboratoire:
Le laboratoire doit, entre autre, avoir :

- défini la criticité des instruments,

- formalisé un planning d’étalonnage et de maintenance préventive,

- identifier les instruments du laboratoire,

- assurer le suivi métrologique des instruments « critiques »,

- assurer la formation et la qualification du personnel.

3. Des étapes simples pour assurer la mise en place


de la métrologie:

3.1 Formation / qualification du personnel et communication:

Pour pouvoir mener à bien un projet, il est nécessaire de savoir qui en


est responsable. Plusieurs laboratoires, ou groupement de
laboratoires, ont parfois commencé à mettre en place la métrologie
sur certains équipements du laboratoire sans former réellement
quelqu’un à cette tâche se perdant ainsi dans les actions à effectuer
et reléguant alors la métrologie au second plan comme un domaine
réservé aux spécialistes. Il n’en est rien, elle fait partie intégrante de
tout processus de mesure.

La définition d’un « responsable métrologie » quelque soit son titre


est donc primordiale. Cette affirmation est également valable lorsque
l’on décide d’externaliser ses étalonnages, nous allons y revenir.

Comme évoqué en introduction, la métrologie se heurte à nos vieilles


habitudes et croyances : pourquoi mettre en place la métrologie ?
Nous travaillons bien et notre contrôle interne nous permet de prouver
cela. Certes, mais outre l’obligation de mettre en place la métrologie,
il s’agit de pouvoir identifier les causes des éventuels problèmes
lorsque l’on s’aperçoit d’une dérive significative. Par ailleurs, elle
permettra une meilleure connaissance des instruments et donc de
définir de mieux en mieux son besoin. Une formation pragmatique,
ainsi qu’une communication dirigée et adaptée sont donc deux
aspects essentiels pour la réussite de la mise en application de la
métrologie avec l’adhésion de tous.

3.2 Définition de la criticité :


D’après la nouvelle version de la norme ISO 15189, « le laboratoire doit
disposer d’une procédure documentée pour l’étalonnage des
équipements susceptible d’affecter directement ou indirectement les
résultats d’examens. » Le SH REF 02 [9] précise : « Le LBM identifie
ses équipements critiques, c'est-à-dire ayant une incidence
significative sur l'exactitude et la fiabilité des résultats, employés
dans le cadre de la surveillance des conditions de réalisation des
examens (ex : balances utilisées pour préparer un réactif, pipettes
utilisées pour préparer une solution servant à un étalonnage, étuve
intervenant dans une incubation, etc..). Il identifie ainsi les grandeurs
mesurées correspondantes (masse, volume, température, …) ainsi que
les exigences métrologiques spécifiées (tolérances et plages
d’utilisation selon recommandations fournisseur, bibliographie
disponible ou expérience documentée, performances techniques, …) et
les types de raccordement métrologique employés. » Cette étape de
définition des « équipements critiques » est essentielle. En effet, la
gestion métrologie sera focalisée sur ces derniers, permettant
également d’ajuster le coût de la métrologie au juste besoin et d’éviter
la surqualité. Une fois les « équipements critiques » mis en évidence,
il s’agira de savoir si la gestion en place satisfait au besoin et/ou de se
poser la question de la nécessité de rebus, d’achat de nouveaux
matériels ou d’homogénéisation des utilisations.

3.3 Gestion des équipements :


Remettre en question la gestion des instruments mise en place jusqu’à
maintenant est aussi une étape intéressante. Certains laboratoires
surchargeaient très souvent leurs enceintes ne permettant pas
forcément de maintenir les tolérances de températures souhaitées.
Suite à l’inventaire, leur décision a été l’homogénéisation et le
groupement de leurs produits dans une chambre froide, limitant ainsi
les déplacements et le nombre d’enceintes critiques. A l’inverse,
certains n’ayant qu’une seule chambre froide, des problèmes
récurrents survenaient. La gestion des équipements a donc été
modifiée et l’achat d’enceintes a été programmé. Cette remise en
question a permis à de nombreux laboratoires de limiter les
déplacements d’équipements, d’homogénéiser les pratiques de leurs
différents secteurs (biochimie, hématologie, etc.).

Par ailleurs, la nécessité de mettre en place les exigences


métrologiques de la norme a eu un impact significatif au niveau de la
rédaction du cahier des charges lors d’achat d’équipements et de
prestations. Plus exigeants sur la demande, sensibilisés à l’importance
de formaliser les critères techniques (EMT, incertitudes d’étalonnage,
capabilité, etc.), plus à l’aise dans la définition du besoin, les LBM ont
appris à prendre du recul par rapport aux notices techniques et à être
vigilant concernant la rédaction de leur cahier des charges.

4. Etalonnage interne ou externe ?


Alors étalonnage interne ou externe ? La question se pose.

L’étalonnage ne représente qu’une étape du processus métrologie.


Une fois le besoin bien défini (points d’étalonnage, méthode utilisée,
incertitude souhaitée, …), l’opération d’étalonnage peut tout à fait être
confiée à un prestataire externe compétent. Cependant, si le recours à
un sous-traitant peut apparaître comme une solution de facilité, la
décision d'externaliser vos étalonnages dépend avant tout de votre
situation : nombre d’instruments à talonner, type d’instruments,
procédure d’étalonnage, coût, délai d’immobilisation… Une étude
approfondie peut être nécessaire avant toute prise de décision.

Des outils ont déjà été développés en ce sens et permis au laboratoire


de mettre en évidence tous les coûts possibles en fonction de la
solution déterminée : internalisation et/ou externalisation des
étalonnages. Le retour d’expérience montre qu’en général les LBM
adoptent une solution intermédiaire, un savant mélange
d’externalisation et d’internalisation en fonction de leurs 25budgets et
personnels à disposition.

5. Internaliser les étalonnages : avantages et

inconvénients:

Avantages
- Adaptation du calendrier d’étalonnage en fonction du planning interne
(et non pas celui de ses sous-traitants !) : on pourra choisir d’étalonner
et vérifier ses pipettes au mois d’aout (par exemple) lorsqu’elles sont
moins utilisées.

- Meilleure maîtrise de la durée d’immobilisation du matériel : pas de


délais de transports notamment.

- Vérifications ponctuelles possibles si problèmes rencontrés sur un


matériel.

- Une fois le mode opératoire rédigé et le personnel formé, le coût et le


temps consacré sont réduits.

Inconvénients
- Niveaux d’expertise et de moyens importants : des formations du
personnel et le maintien de leur compétence se révèlent souvent
indispensables. Par ailleurs, des investissements importants peuvent
être nécessaires les premières années : centrale d’acquisition pour la
cartographie d’enceintes, balances étalonnées pour les pipettes,
tachymètre pour une centrifugeuse,…

- Avoir un personnel formé pour lequel du temps a été libéré pour ces
opérations .

- Avoir des modes opératoires rédigés et conformes .

- Savoir estimer une incertitude d’étalonnage et réaliser l’estimation


pour chaque étalonnage et chaque type d’étalonnage réalisé : il faudra
former le personnel, rédiger une procédure d’estimation des
incertitudes et des fichiers de calcul adaptés.

L’appréciation des besoins métrologiques du LBM:

>> Comment recenser les grandeursdu LBM ?


À partir de la liste des équipements du LBM, l’évaluateur technique
repère, parmi les grandeurs qui caractérisent les équipements utilisés
dans son champ d’évaluation, celles susceptibles d’avoir un impact sur
les résultats d’examens.

Selon les LBM, il peut s’agir d’équipements en lien avec :

- le stockage des échantillons et des réactifs (enceinte à température


ambiante, réfrigérée ou congelée, ...) ;

- la phase de préparation des échantillons (centrifugeuses, etc.) ;

- tout ou partie de la phase analytique (pipettes, étuves, ...).

À titre d’exemple, en bactériologie, l’étuve fait l’objet d’une attention


particulière compte-tenu de l’impact de la température d’incubation
sur la qualité des résultats.

>>Comment évaluer la pertinence du raccordement


au SI ?
Le LBM peut s’appuyer sur les différentes normes explicitant les
modes opératoires et les performances attendues pour effectuer les
raccordements.

Toutefois, l’application par défaut de ces normes ne répond pas


toujours à la spécificité de l’activité des LBM. Les critères de
performance peuvent notamment être trop stricts par rapport aux
besoins liés à l’utilisation de l’équipement. Si le LBM choisit de ne pas
suivre ces critères normatifs, l’évaluateur technique examine la
justification des critères retenus par rapport aux besoins. C’est le cas
en particulier du LBM qui, pour le raccordement de ses pipettes,
s’appuie sur des recommandations du fournisseur pour démontrer que
les performances normatives sont inadaptées et trop contraignantes.

Dans le cas de notre étuve, pour assurer le raccordement de la


température sur l’ensemble du volume utile, il est reconnu qu’une
cartographie adaptée est nécessaire. Le LBM peut se référer à la
norme FD X 15-140 qui constitue une pratique reconnue. S’il s’en
éloigne, il justifie alors que sa pratique est plus appropriée

> Comment évaluer les modalités

du raccordement ?

Plusieurs situations peuvent se présenter :

- Si le LBM fait appel à un prestataire accrédité, ce fournisseur est


réputé compétent. Le périmètre de son accréditation fait l’objet d’une
attention particulière dans le cadre de l’évaluation des fournisseurs du
LBM (prestations accréditées sur site ou pas, types de raccordements
réalisés sous accréditation, ).

- Si les prestations sont réalisées au sein du LBM, les compétences du


personnel qui intervient dans le processus de métrologie, les locaux,
les modes opératoires et les équipements sont examinées par l’équipe
d’évaluation.

- Si le LBM fait appel à un service interne à l’organisation, l’évaluation


porte sur ces mêmes items, mais également sur les relations entre le
LBM et ce service, qui peuvent être matérialisées sous la forme d’une
convention. Les limites de responsabilités de chaque entité sont
souvent les points sensibles à l’origine de situations à risques .

les instruments du mésures :

1/-pipette :

Une pipette est un outil de laboratoire utilisé en chimie, en biologie et


en médecine pour transporter un volume mesuré de liquide. Les
pipettes sont disponibles en plusieurs modèles avec différents niveaux
de précision. Elles peuvent être simples, en plastique ou en verre, ou
électroniques. La pipette fonctionne sur le même principe que les
pailles : on crée une aspiration dans le tube pour prélever un liquide de
manière mécanique ou contrôlée .

2/-enciente climatique:

L’objectif des enceintes climatiques est de simuler des conditions


précises d’environnement en température, humidité, lumière,
pression… Elle permettent le conditionnement d’échantillons et
simulation d’environnement et d’essais de produits ou matériel.

Dans les enceintes climatiques utilisées dans l’industrie et dans les


laboratoires, on distingue deux grands types :

– Les enceintes climatiques avec régulation de l’humidité relative

– Les enceintes thermique sans régulation de l’humidité relative


(appelées aussi étuve)

Domaines d’utilisation : Laboratoire de test, et au sein des services


qualité de l’industrie automobile, industrie de matière chimique et
plastiques de l’industrie électrique, de l’aéronautique, de la mécanique
de précision, industrie textile, construction, …
3/-thermocycleur :

L'appareil est muni d'un bloc thermique (« thermal block ») avec des
trous où l'on peut insérer les tubes contenant le mélange réactionnel
de la PCR.

Certains modèles permettent d'effectuer des gradients thermiques,


d'un côté du bloc thermique à l'autre. Cette fonction est utilisée
lorsqu'on veut trouver la meilleure température d'hybridation pour un
couple d'amorces donné.

Les appareils modernes sont équipés d'un toit chauffant qui presse sur
les capuchons des tubes, évitant l'évaporation du mélange réactionnel
et donc de devoir mettre une couche d'huile minérale dans le tube, au-
dessus du milieu réactionnel.

Un clavier composé de quelques touches et un écran à cristaux


liquides permettent d'entrer des programmes dans la mémoire de la
machine.
4/-spectromètre :

Un spectromètre est un appareil de mesure permettant de décomposer


une quantité observée — un faisceau lumineux en spectroscopie, ou
bien un mélange de molécules par exemple en spectrométrie de masse
— en ses éléments simples qui constituent son spectre. En optique, il
s'agit d'obtenir les longueurs d'onde spécifiques constituant le
faisceau lumineux (spectre électromagnétique) tandis que, pour un
mélange chimique, il s'agira d'obtenir les masses spécifiques de
chacune des molécules (spectre de masse). Des spectromètres sont
également utilisés en acoustique afin d'analyser la composition d'un
signal sonore. De façon générale l'étude des spectres est appelée la
spectrométrie.
7. Conclusions :
La métrologie est en soi transdisciplinaire et la question initiale «
comment l’adapter à la biologie médicale ? » peu paraître surprenante,
mais c’est bien de cela dont il s’agit. A l’heure actuelle, il est encore
vrai que certaines prestations ne sont pas adaptées à la biologie
médicale et un grand nombre de matériaux de référence sont encore à
réaliser. Pour autant, il est tout à fait possible de mettre en place une
fonction métrologie efficace afin de garantir la qualité et la fiabilité
des résultats. Pour conclure, il serait possible d’utiliser la fameuse
maxime de Galilée, il s’agit de « mesurer ce qui est mesurable et de
rendre mesurable ce qui ne l'est pas ». Cette affirmation est toutefois
à nuancer, comme nous l’avons spécifié, il ne s’agit pas de mesurer
pour mesurer. L’objectif est de mesurer le juste nécessaire pour
identifier les causes potentielles d’erreurs, lorsque par exemple le
contrôle interne nous indique une dérive du processus de mesure. La
métrologie adaptée à la biologie médicale existe donc, à vous
maintenant de l’adapter à votre laboratoire.

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