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Immaculee

Ce résumé décrit une série de méditations sur l'Immaculée Conception de Marie. Les méditations explorent le péché originel, la rédemption, et comment Marie représente la liberté dans l'abandon total à Dieu.

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Ce résumé décrit une série de méditations sur l'Immaculée Conception de Marie. Les méditations explorent le péché originel, la rédemption, et comment Marie représente la liberté dans l'abandon total à Dieu.

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COURTES MEDITATIONS POUR SE PRÉPARER À CÉLÉBRER L’IMMACULÉE CONCEPTION

Père Paul BELBOOM sdb


Source : http://vertesfeuilles.blogspot.com/

Genèse 3,9-15 :
Le Seigneur Dieu appela l'homme et lui dit : « Où es-tu donc ? » L'homme répondit : « Je t'ai
entendu dans le jardin, j'ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur
reprit : « Qui donc t'a dit que tu étais nu ? Je t'avais interdit de manger du fruit de l'arbre ; en
aurais-tu mangé ? » L'homme répondit : « La femme que tu m'as donnée, c'est elle qui m'a
donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu'as-tu fait là
? » La femme répondit : « Le serpent m'a trompée, et j'ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit
au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les
bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta
vie. Je mettrai une hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : sa
descendance te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
PREMIER JOUR : 29 NOVEMBRE

Cette image, tirée de la Genèse, nous vient de loin. Elle prédit qu'au cours de toute l'histoire, la lutte
entre l'homme et le serpent, c'est-à-dire entre l'homme et les puissances du mal et de la mort, se
poursuivra. Mais, il est également annoncé que "la lignée" de la femme vaincra un jour et écrasera la
tête du serpent, de la mort il est annoncé que la lignée de la femme vaincra et qu'ainsi, à travers
l'homme, Dieu vaincra. Si nous écoutons ce texte, proposé par la liturgie pour célébrer l’Immaculée
Conception, alors nous pouvons commencer à comprendre ce qu'est le péché originel, le péché
héréditaire, et aussi ce que signifie être sauvegardé de ce péché héréditaire, ce qu'est la rédemption.

DEUXIEME JOUR : 30 NOVEMBRE

L'homme n'a pas confiance en Dieu. Tenté par les paroles du serpent, il nourrit le soupçon que Dieu,
en fin de compte, ôte quelque chose à sa vie, que Dieu est un concurrent qui limite notre liberté et
que nous ne serons pleinement des hommes que lorsque nous l'aurons mis de côté; en fait, que ce
n'est que de cette façon que nous pouvons être pleinement libres. L'homme vit avec le soupçon que
l'amour de Dieu crée une dépendance et qu'il lui est nécessaire de s’en débarrasser comme de toute
dépendance. L'homme ne veut pas recevoir de Dieu son existence et la plénitude de sa vie.

TROISIEME JOUR : 1er DÉCEMBRE

L’homme veut puiser lui-même à l'arbre de la connaissance le pouvoir de façonner le monde, de se


transformer en un petit dieu en s'élevant à Son niveau, et de vaincre avec ses propres forces la mort
et les ténèbres. Il ne veut pas compter sur l'amour qui ne lui semble pas fiable; il compte uniquement
sur la connaissance, dans la mesure où elle confère le pouvoir. Plutôt que sur l'amour, il mise sur le
pouvoir, avec lequel il veut prendre en main de manière autonome sa propre vie. Et en agissant
ainsi, il se fie au mensonge plutôt qu'à la vérité et cela fait sombrer sa vie dans le vide.

QUATRIEME JOUR : 2 DÉCEMBRE

Non ! L'amour n'est pas une dépendance, mais un don qui nous fait vivre. La liberté d'un être humain
est la liberté d'un être limité, elle est donc elle-même limitée. Nous la possédons que comme liberté
partagée: ce n'est que si nous vivons d'une manière juste, l'un avec l'autre et l'un pour l'autre, que la
liberté peut se développer. Nous vivons d'une manière juste, si nous vivons selon la vérité de notre
être, c'est-à-dire selon la volonté de Dieu. Car la volonté de Dieu ne constitue pas pour l'homme une
loi imposée de l'extérieur qui le force, mais la mesure intérieure de sa nature, une mesure qui est
inscrite en lui et fait de lui l'image de Dieu, et donc une créature libre. Si nous vivons contre l'amour
et contre la vérité - contre Dieu -, alors nous nous détruisons et nous détruisons le monde. Alors nous
ne trouvons pas la vie, mais nous faisons le jeu de la mort.
CINQUIEME JOUR : 3 DÉCEMBRE

Si nous réfléchissons un peu sur nous et sur notre sur histoire, nous constatons qu'à travers ce récit
l’auteur nous décrit non seulement l'histoire du début, mais aussi l'histoire de tous les temps, et que
nous portons tous en nous une goutte du venin de cette façon de penser. Cette goutte de venin, c’est
ça le péché originel. Et précisément en la fête de l'Immaculée Conception apparaît en nous le
soupçon qu'une personne qui ne pèche pas du tout est au fond mortellement ennuyeuse; qu’il
manque quelque chose à sa vie: la dimension dramatique du fait d'être autonomes; qu'être
véritablement hommes comprend aussi la liberté de dire non, de descendre au fond des ténèbres du
péché et de vouloir agir tout seuls; que ce n'est qu'alors qu'on peut exploiter totalement toute
l'ampleur et la profondeur du fait d'être des hommes, d'être véritablement nous-mêmes; que nous
devons mettre cette liberté à l'épreuve, également contre Dieu, pour devenir en réalité pleinement
nous-mêmes.

SIXIEME JOUR : 4 DÉCEMBRE

En fait, au fond, nous pensons que le mal est bon, que nous avons au moins un peu besoin de lui
pour faire l'expérience de la plénitude de l'être, « aller un petit joint vas y c’est bon pour la santé,
tant que t’a pas couché t’es pas un hommes, c’est quoi un mensonge, aller arrête de te prendre la
tête avec ta morale d’esclave ». Nous pensons que traiter un peu avec le mal, se réserver un peu de
liberté contre Dieu au fond c’est pas un mal ! c’est même un bien, et peut-être même un bien
nécessaire. Mais si tu regardes le monde autour de toi, tu peux voir que c’est pas vrai, c'est-à-dire
que le mal empoisonne tout ce qu’il touche, qu’il élève pas l'homme, mais au contraire qu’il l'abaisse
qu’il l'humilie, il ne le rend pas plus grand, plus pur ou plus riche, mais il le pourrit et le fait devenir
plus petit, plus misérable. C'est ça que nous apprend l'Immaculée : l'homme qui s'abandonne
totalement entre les mains de Dieu ne devient pas une marionnette de Dieu; il ne perd pas sa liberté.

SEPTIEME JOUR : 5 DÉCEMBRE

Seul l'homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable, l'ampleur vaste et créative
de la liberté : la liberté de faire le bien. L'homme qui se tourne vers Dieu ne devient pas plus petit,
mais plus grand, car grâce à Dieu et avec Lui, il devient grand, il devient divin, il devient vraiment lui-
même. L'homme qui se remet entre les mains de Dieu ne s'éloigne pas des autres en se retirant dans
sa rédemption en privé ; au contraire, c’est là que son cœur s'éveille vraiment et qu'il devient une
personne sensible, bienveillante et ouverte. Plus l'homme est proche de Dieu plus il est proche des
hommes. Regardez Marie. Le fait qu'elle soit totalement auprès de Dieu est la raison pour laquelle
elle est également si proche de tous les hommes.

HUITIEME JOUR : 6 DÉCEMBRE

Marie est la Mère de toute consolation et de toute aide, une Mère à laquelle tu peux oser t'adresser
dans ta faiblesse et dans ton péché, car elle comprend tout et elle est pour tous la force ouverte de la
bonté créatrice. C'est en Elle que Dieu imprime son image, l'image de Celui qui suit la brebis égarée
jusque dans les montagnes et parmi les épines et les ronces des péchés, se laissant blesser par la
couronne d'épine de ces péchés, pour prendre la brebis sur ses épaules et la ramener à la maison. En
tant que Mère compatissante, Marie est la figure anticipée et le portrait permanent de son Fils. Nous
voyons ainsi que même l'image de la Vierge des Douleurs, de la Mère qui partage la souffrance et
l'amour, est une véritable image de l'Immaculée. Son cœur, s'est agrandi. En Elle, la bonté de Dieu
s'est faite proche et s'approche encore de toi.
NEUVIEME JOUR : 7 DÉCEMBRE

Marie se trouve devant toi comme signe de réconfort, d'encouragement, d'espérance. Elle s'adresse
à toi en disant: Aie le courage d'oser avec Dieu! Essaye! N'aie pas peur de Lui! Aie le courage de
risquer avec la foi! Aie le courage de risquer avec la bonté! Aie le courage de risquer avec le cœur
pur! Engage-toi avec Dieu, tu verras alors que c'est précisément grâce à cela que ta vie deviendra
vaste et lumineuse, non pas ennuyeuse, mais pleine de surprises infinies, parce que la bonté de Dieu
ne se tarit jamais!

HOMELIE POUR LA FETE DE L’IMMACULEE

Parler de l’Immaculée Conception est bien difficile. La facilité serait de se taire. Mais pourquoi est-il si
difficile aujourd’hui de parler de Marie conçue sans péché ? Sans doute d’abord parce qu’il nous est
de plus en plus difficile de parler du péché. Et qu’est-ce donc que le péché ?

Le péché, c’est le refus de la vie que Dieu veut nous donner en plénitude. Et parce que la vie est
croissance, le péché est le refus de grandir. De grandir en générosité, en don de soi. Et se donner, c’est
se perdre, se perdre de vue, échapper à la fatale attraction qui ramène tout à soi, c’est décoller de soi-
même en direction de l’Infini.

Le péché consiste dans tout refus de s’ouvrir à la vie – cette vie que Dieu nous offre sans cesse. Le
péché, c’est la fermeture. C’est le repli sur soi. C’est le règne de la peur, parce qu’on se retrouve nu,
vulnérable devant la vie. Et nous n’aimons pas cela !
Aujourd’hui moins que jamais !

Dire que Marie est sans péché, immaculée, c’est dire qu’en elle il n’y a aucun refus de la vie. Au
contraire elle est totale ouverture à Dieu. Elle est disponible, vulnérable à sa parole. Elle ne se cache
pas quand Dieu l’appelle. À cause de cela elle a pu donner naissance à Dieu. Dans son coeur et dans
sa chair, elle est devenue mère de Dieu.

Nous, nous sommes, de bien des façons, fermés à la vie. Aussi, lorsque nous rencontrons Dieu dans le
jardin de nos cœurs, nous nous cachons souvent, conscients de notre vulnérabilité. Et lorsque Dieu
nous dit : " Où es-tu ? " nous sommes obligés de répondre : " J’ai eu peur. Je me suis caché parce que
je suis nu".

Aujourd’hui, l’Évangile dit à chacun de nous ce que Gabriel disait à Marie : " Ne crains pas, tu as
trouvé grâce devant Dieu ". En chacun de nous, également, le Christ désire naître. Sommes-nous
capables de dire : " Qu’il me soit fait selon ta parole" ?

Parler de Marie, aujourd’hui semble difficile et ce l’est parce que, pour nous, les choses sont plus
compliquées. Nous faisons souvent l’expérience de tensions entre ce que nous sommes appelés à être
et ce que nous sommes appelés à faire, et nous tendons à nous identifier avec ce que nous faisons,
perdant ainsi notre identité propre.

Cette tension ne peut être résolue que dans l’amour et par l’amour. Plus nous laissons l’Esprit
d’amour planer au-dessus de nous, comme il le fit au jour de la création, comme il le fit sur Marie au
moment de l’Annonciation et comme il le fit sur le Christ le jour de son baptême, plus nous pourrons
dire avec Marie : " Qu’il me soit fait selon ta parole ".

BONNE FETE !!!

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