Utilisation des eaux pluviales et grises
Utilisation des eaux pluviales et grises
ENGREF
SYNTHESE TECHNIQUE
JANNY Pauline
Courriel : pincon@[Link]
Janvier 2007
GLOSSAIRE............................................................................................................................................................1
RESUME .................................................................................................................................................................2
ABSTRACT .............................................................................................................................................................2
INTRODUCTION .....................................................................................................................................................3
CONCLUSION.......................................................................................................................................................16
BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................................................17
ANNEXES .............................................................................................................................................................19
GLOSSAIRE
RESUME
Les systèmes de récupération - gestion - (ré)utilisation des eaux de pluie et eaux grises se développent
dans différentes régions du monde. Les unes sont récupérées depuis les toitures, et les autres sont
issues des eaux domestiques (douches, bains, lavabos, voire lave linge, lave vaisselle et éviers de
cuisine). En zone résidentielle, les usages de ces eaux recyclées, non potables, concernent
principalement l'arrosage du jardin et l'alimentation des chasses des toilettes.
Le plus souvent attirés par des économies monétaires sur la facture d'eau, il s'agit aussi pour les
particuliers de prévenir les périodes de sécheresse. Les nouvelles préoccupations sur la protection de la
ressource en eau et la volonté de ne pas "gâcher" une eau potable pour des usages non alimentaires
motivent également ces pratiques.
Cependant, les réglementations concernant ces usages varient selon les pays, allant de l'incitation à
l'interdiction. En effet, à des degrés différents, eaux de pluie et eaux grises sont chargées et non
indemnes de pollution bactériologique ce qui pose des risques sanitaires évidents : ces eaux tendent à
être utilisées pour des usages traditionnellement fournis par l'eau potable du réseau. Des techniques
d’épurations diverses existent pour diminuer la charge de ces eaux mais la rentabilité économique de
telles installations dépend de la taille, l'usage, la durabilité, l'entretien…
Suite à un bilan de la situation actuelle, les perspectives d'avenir sont évaluées : évolutions
réglementaires, sanitaires, techniques et économiques, acceptation sociale, intégration dans le système
d'alimentation en eau potable et d'assainissement sont autant de paramètres à prendre en compte.
ABSTRACT
All over the world, systems that use rainwater and that recycle grey water are increasing. Rain water is
collected from roofs, whereas grey water comes from domestic effluents (showers, baths, washbasins,
and even washing machines, dish washers and kitchen sinks). In residential areas, the main uses of
treated water, but without “drinking water” quality are for the watering of gardens and the flushing of
toilets.
There are many reasons for this increase, two of which are frequently to save money and storage for dry
seasons. But there are new stakes like the saving of water resources and the desire to reduce “drinking
water” consumption for domestic use in households which is leading people to use recycling systems.
However, regulations concerning these techniques are different from one country to another. Some
countries encourage them while some forbid them. Rain water and grey water are actually both polluted,
but are polluted at different stages and are not free of bacterial pollution. Treatment systems are diverse,
which has led to the distribution of non drinking water systems into households, causing some sanitary
risks. Value for money depends on size, use, durability, and maintenance requirements.
Constraints like regulations, sanitation norms, different techniques and economy are factors that have
been evaluated in order to indicate future trends. This also involves public acceptance and the
integration into the existing drinking water and sanitation supply system.
Le 19e siècle a vu la suppression des citernes d'eaux pluviales, alors courantes et remplacées peu à peu
par le réseau d'alimentation en eau, et la naissance du tout à l'égout à Paris. Le réseau d'alimentation en
eau potable en France a été achevé dans les années 80, même si le traitement des eaux usées n'est
pas encore généralisé. Par ailleurs, des phénomènes climatiques marqués entraînent de nouvelles
problématiques : les forts orages provoquent des crues et posent le problème de la gestion des eaux
pluviales, tandis que les sécheresses de plus en plus fréquentes sont inquiétantes en terme de gestion
de la ressource en eau.
Dans ce contexte, les techniques alternatives de gestion de l'eau prennent de l'importance, et
notamment l'utilisation de l'eau de pluie et la réutilisation des eaux grises.
Cette synthèse s'intéresse au cas de l'habitat résidentiel, et donc de la gestion de ces eaux à l'échelle de
l'habitat. Dans un premier temps, elle aura pour but de définir les eaux pluviales, les eaux grises et le
contexte actuel en terme de réglementation. Puis les techniques utilisées pour la récupération -
(ré)utilisation de ces eaux seront exposées, illustrées par des exemples. Enfin, avantages et
inconvénients sociaux, économiques et sanitaires de ces utilisations seront abordés, dans le but de
discuter de l'avenir de ces systèmes.
Afin de cadrer l'étude, le cas de l'utilisation des eaux pluviales se limitera à l'Europe, tandis que la
réutilisation des eaux grises sera évaluée au niveau mondial.
La norme européenne EN 12056-1 sur les « Réseaux d'évacuation gravitaire à l'intérieur des bâtiments
»1 définit les eaux pluviales comme étant les eaux issues des précipitations naturelles et n'ayant pas pu
être intentionnellement souillées.
L'eau pluviale utilisable provient de l'eau tombée sur les toitures et récupérée par le biais des gouttières.
Il ne s'agit pas d'eau potable : l'eau est souillée par le contact avec la toiture, et est chargée de
particules atmosphériques. La pollution de l'eau de pluie provient pour 15 à 25% de la pollution
atmosphérique, et pour 75 à 85% du ruissellement sur les toits. En milieu urbain, les surfaces se
chargent en dépôts (industries, automobiles: matières en suspension, matières organiques, métaux tels
que plomb, zinc). L'eau contient donc des débris végétaux et animaux, des métaux, des aérosols, des
particules atmosphériques (acides nitrique et sulfurique). Pour les pesticides, dans 10% des cas, les
taux de 1. 10-3 à 5.10-3 mg/L sont atteints (Baumont & al., 2004).
L’eau est acide, douce, peu minéralisée et donc corrosive et agressive. Elle contient sulfates, sodium,
calcium, ammonium et même des nitrates. L’annexe 1 décrit sa composition.
Ces paramètres varient en fonction de la période de l’année et de la région. Les valeurs de potabilité
sont notamment souvent dépassées pour le pH et les particules (Miquel, in Baumont & al., 2004).
A l'échelle du globe, la pluviométrie est estimée à 711 mm, et l'évaporation à 463 mm sur les terres
émergées (Cosandey & Robinson, 2000). Cependant, l'étude du bassin versant d'un ruisseau du sud est
de la France montre que pour des pluies de 895 mm par an, l'évapotranspiration est de 1155 mm. Ces
équilibres varient entre région : la récupération d'eau de pluie pourra être plus ou moins justifiée.
Définitions
La norme européenne EN 12056-1 donne les définitions suivantes :
Eaux usées : eaux souillées par une quelconque utilisation et toute eau circulant dans le réseau
d'évacuation. Elles peuvent être de types domestiques, commerciales, industrielles, pluviales, ...
Eaux noires : eaux usées renfermant des matières fécales (=eaux vannes)
Eaux grises : eaux usées ne renfermant pas de matières fécales.
D'après cette terminologie, généralement retenue en France, les eaux grises sont donc les eaux
domestiques provenant des éviers, lavabos, douches, bains, lave-vaisselle, lave-linge. Elles ne tiennent
1
Elle décrit entre autres les règles générales à suivre pour les dimensionnements hydrauliques (eaux usées ou pluviales).
P. Janny - Synthèse technique - janvier 2006 3
pas compte des eaux des toilettes, dites "eaux noires", qui représentent un tiers de la DBO5 évacuée par
un habitat résidentiel.
Cependant, en fonction des pays, les eaux grises peuvent se limiter aux eaux provenant des bains,
douches et machines à laver, en excluant l'évier de la cuisine et le lave-vaisselle qui contiennent des
graisses et des contaminants microbiologiques. Cette définition est trouvée au Royaume Uni, en
Australie, et quelquefois en Allemagne et aux Etats-Unis (Environment Agency, 2006, Lücke, 2005). Les
eaux provenant de l'évier de la cuisine et du lave-vaisselle sont alors appelées "eaux grises foncées"
(issu de l'anglais "dark grey water", Gildemeister & Kraume, 2005), et sont traitées avec les eaux noires.
Composition
Plus chargées que les eaux pluviales, les eaux grises sont de composition variable et hétérogène. Leur
composition dépend de celle de l’eau potable utilisée, et de son utilisation (produits d’entretien, lessives,
savons, solvants, graisses, peintures, colles, voire mercure de thermomètre) (Baumont & al., 2004).
Leurs températures sont variables, pouvant être élevées. Différentes valeurs sont disponibles dans la
bibliographie net sont synthétisées en annexe 1. Les eaux de cuisine sont donc généralement plus
chargées, suivies des eaux de lessive, et enfin des eaux des bains, lavabos et douches.
L'habitat résidentiel est défini comme tout local pouvant servir de jour ou de nuit au logement. Il s’agit
donc d’un lieu où l'on peut dormir, muni de sanitaires (douches, bains, toilettes) : maisons individuelles,
résidences collectives, immeubles résidentiels, hôtels.
En Europe, un habitant consomme en moyenne entre 95 et 150 L/jour par habitant (125 en habitat
individuel, 95 en habitat collectif, en France ; soit 30 à 55 m3/an). La figure 1 synthétise les données
traitement de 6 sources bibliographiques sur les usages en habitat résidentiel :
+/- 6% toilettes
28%
lave linge +/- 3%
12%
Douche, 40
43 Système de
bains, 32
Eau potable lavabos recyclage des
Eaux grises eaux grises
Cuisine 11 54
Lave linge 12 14 Evacuation
57
Eau (ré)utilisée WC 28 Eaux noires Evacuation
28 28
Eau de pluie
Extérieur 17
Les principaux usages attendus sont l’arrosage des espaces verts et l’alimentation des chasses des
toilettes. Dans un second temps, le nettoyage des locaux ou voiries est également escompté.
Les motivations pour utiliser les eaux pluviales et les eaux grises sont diverses :
1
• réaliser des économies sur la facture d'eau en utilisant moins d'eau potable et plus d'eau recyclée
1
• ne pas laisser une ressource en eau exploitable terminer dans le réseau d'assainissement
4
• nouvelle ressource en eau, en plus
• prévenir les interdictions d'usage de l'eau afin de pouvoir arroser potagers et pelouses lors de
• préserver les ressources en eau : la consommation domestique en France est plus importante que la
• retenir l'eau à la parcelle : cela rend inutile le coûteux surdimensionnement du réseau de collecte, et
(Sources : AREHN, 2000 , Baumont & al., 2004 , Chéron & Puzenat, 2004 3, Angelakis & al., 20034)
1 2
Eaux pluviales :
Droit d’usage de l’eau pluviale
Le Code Civil indique que « tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux pluviales qui
tombent sur son fonds » (art 641). Il est tenu de ne pas pénaliser les zones situées en aval de sa
parcelle (art 640).
Contraintes de sécurité
Le Code de la Santé Publique impose que « les réseaux intérieurs ne doivent pas pouvoir perturber le
fonctionnement du réseau auquel ils sont raccordés, ni engendrer une contamination de l’eau des
installations privées ». Dans les règlements sanitaires départementaux, il est nécessaire de disposer de
deux réseaux d’eau indépendants en cas d’utilisation d’eau pluviale à l’intérieur d’un habitat, afin d’éviter
une éventuelle contamination des usagers et du réseau d’eau potable par une eau pluviale polluée. En
découle une nécessité de signalisation de l’eau pluviale. Cependant, les autorités compétentes (DDASS,
CSHPF) restent les décisionnaires (Chéron & Puzenat, 2004).
Il n’existe pas d’obstacle à l’utilisation d’eau de pluie pour l’arrosage d’espaces verts.
2
Le Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Environnement (parlement wallon, 15 janvier 2003)
3
Ministère de l’Environnement : 25% du prix, maximum 743,68 €, sous certaines conditions (Chéron & Puzenat, 2004)
4
1980: loi permettant l’utilisation domestique. 1988 - 1995: subventions de la ville de Hambourg pour. Les subventions dans le
domaine des eaux pluviales sont du domaine des länder, et donc varient de l'un à l'autre. 1993: les länder de Hesse, Brême,
Sarre et Bade-Würtenberg sont autorisés à rendre obligatoire la collecte des eaux de pluie pour les maisons nouvellement
construites. Pas de réelle législation sur le sujet (Chéron & Puzenat, 2004).
5
interdiction de l’utilisation des eaux pluviales pour usages domestiques dans l’habitat résidentiel début 2005 en raison de
nombreux cas de contamination du réseau d’eau potable par interconnexion celui d’eaux pluviales (étude nationale)
P. Janny - Synthèse technique - janvier 2006 6
Types d’usages de l’eau pluviale
Les définitions d’eau de consommation humaine de la directive 98/83/CE sont reprises en droit français
dans le décret 2001-1220 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux
minérales naturelles. L’utilisation de l’eau prélevée en milieu naturel en vue de consommation humaine
est autorisée par arrêté du préfet. Mais l’eau prélevée dans le milieu naturel à l’usage d’une famille
n’est pas soumise à la procédure d’autorisation (art 5).
Par ailleurs, la transposition en droit français de cette directive dans le code de la santé publique (art
1321-1 et suivants) indique que l’utilisation d’eau de qualité dite potable est requise pour tous les usages
domestiques. L'eau de pluie ne pouvant être considérée comme potable, la DGS précise que les usages
domestiques couvrent :
1. usages alimentaires : boisson, préparation d’aliments, lavage de vaisselleeau potable nécessaire
2. usages liés à l’hygiène corporelle : lavabo, douche, bain, lave-linge eau potable nécessaire
3. autres usages dans l’habitat : évacuation des excréta, lavage des sols et véhicules, arrosage, piscine.
Pour ces usages, l’utilisation d’eau de pluie est possible dans les conditions suivantes :
- en dehors du bâtiment si collecte et utilisation sont disjointes de l’alimentation en eau potable, si
l’eau n’est pas utilisée à l’intérieur, s’il n’y a pas de risque de noyade ou d’ingestion ;
- à l’intérieur du bâtiment si un double réseau est installé, et dans les cas justifiés par une difficulté
d’alimentation en eau potable, si aucune autre possibilité d’économie d’eau n’est possible, si la
séparation, la distinction et la disconnexion des deux réseaux sont assurées (MSS, 2006).
Cependant, la DGS (MSS, 2006) rappelle que les eaux de pluie constituent un risque sanitaire pour les
usagers domestiques. En cas de plan de la gestion de la rareté de l’eau, les préfets sont donc invités à
privilégier leurs usages les moins risqués (arrosage ou nettoyage de la voirie).
Point de vue du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable
Dans le plan de gestion de la rareté de l’eau du MEDD, le 3e axe définit un cadre d’action pour
l’émergence de nouvelles techniques. La volonté du MEDD de créer une dynamique notamment via
l’utilisation des eaux de pluie et eaux usées est affirmée (Ministère de l'Ecologie et du Développement
Durable, 2006).
Taxe d’assainissement
D’après le Code Général des Collectivités Territoriales, « toute personne tenue de se raccorder au
réseau d’assainissement et qui s’alimente, totalement ou partiellement, à une source qui ne relève pas
d’un service public, doit en faire la déclaration à la mairie » (art R 2333 – 123). Ainsi, l’utilisation d’eau
pluviale pour des usages domestiques peut ensuite être assujetti à la taxe d’assainissement. La taxe est
évaluée par compteur, ou évaluée par rapport à la surface d’habitation, du terrain, du nombre
d’habitants, la durée du séjour (art R 2333 – 125), sans lien avec la consommation réelle (Chéron &
Puzenat, 2004). La loi relie donc très clairement rejet et redevance, service rendu et service rémunéré
(Hérin, 2002).
Ainsi, les pouvoirs publics français restent prudents et découragent plus qu'ils n'incitent les projets
d'utilisation d'eau de pluie à l'intérieur des habitats. En habitat collectif, les règles sont strictes, et toute
utilisation doit être soumise à l'autorisation des DDASS. En habitat individuel, chacun est libre d'installer
le système qu'il souhaite, n'étant pas soumis à autorisation.
Eaux grises
Concernant les eaux grises, la DGS a la même position que pour les eaux de pluie, considérant que les
unes et les autres sont des sources d’eau non potable. Les enjeux sont donc les mêmes. Leur utilisation
est déconseillée (Ministère de la Santé et des Solidarités, 2006).
Pour les eaux pluviales, une diversité existe à la fois dans les projets, dans les usages visés et dans les
techniques à mettre en œuvre (de Gouvello, 2006). L'ADOPTA, le GRAIE et de nombreux sites internet
(chaîne "Leroy Merlin") notamment, et de nombreux autres, fournissent des informations sur la
réalisation d'une installation au niveau de l'habitat individuel.
Un disconnecteur (eau pluviale - eau potable) et un double réseau de couleur différente du réseau d'eau
potable respectant la norme NF EN 1717 sont indispensables en cas d'utilisation d'eau pluviale à
l'intérieur de l'habitat. Un disconnecteur doit être vérifié chaque année par un organisme agréé. Par
ailleurs, une séparation physique avec rupture de charge entre les deux réseaux est préférable.
Le cuivre et le plomb sont proscrits concernant les gouttières et canalisations en raison de la nature
agressive des eaux ; l'aluminium est à éviter. Faïence, zinc ou plastique du type PVC conviennent mieux
(ADOPTA, 2006). Il est conseillé de jeter le premier flot des eaux de pluie, plus pollué.
Avant de réaliser un ouvrage d’utilisation des eaux pluviales ou de réutilisation des eaux grises, la
définition de l’usage des eaux et le dimensionnement de l’installation sont indispensables. La quantité
récupérée doit être supérieure ou égale aux besoins (Pagel, 1999).
En général, le stockage est dimensionné pour être capable de stocker l'équivalent de 3 semaines
d'utilisation d'eau pour les usages concernés. Son volume est calculé comme suit (Pagel, 1999) :
Une simulation d’utilisation / recharge du stockage dans le temps permet de vérifier le dimensionnement
(Chéron & Puzenat, 2004).
Ainsi, en fonction du type d'habitat (individuel ou collectif), et du type d'usage (extérieur et/ou intérieur),
une telle installation peut être réalisée soit de façon autonome, soit avec l'aide d'un professionnel, de
même pour l'entretien des gouttières, des filtres…
Les techniques mises en œuvre pour le traitement des eaux grises dépendent de l'usage final de
l'effluent et de la place disponible. Les informations disponibles proviennent majoritairement de pays
autres que la France, où peu de documentation est disponible.
Irrigation
Le prétraitement le plus répandu est la fosse septique (OMS, 2006). L'abattement de pathogènes y est
faible et dépend de la sédimentation. Pour éviter le colmatage, une inspection annuelle est
recommandée ; des sacs filtrants peuvent être installés pour de petits systèmes.
L'infiltration sur la parcelle ne permet pas à proprement parler de réutilisation des eaux grises, elle ne
doit être réalisée que si la qualité des eaux souterraines n'est pas mise en danger. L'irrigation locale,
6
Polyéthylène Haute Densité
P. Janny - Synthèse technique - janvier 2006 8
via un réseau enterré à quelques centimètres de la surface du sol, alimentant directement des
plantations est une technique d'utilisation quasi directe des eaux grises traitées.
Des bassins en série permettent un abattement de coliformes fécaux de 108/100mL à moins de
103/100mL (OMS, 2006).
Les filtres à sables conviennent au traitement des eaux grises : ils réduisent de 80% la DBO5 et de 3
log les bactéries indicatrices ; les matières en suspension sont inférieures à 5 mg/L (OMS, 2006).
Lle lit filtrant planté de macrophytes réduit également les bactéries indicatrices de 3 log environ.
Plusieurs systèmes existent : à surface libre, à flux horizontal, à flux vertical, et les systèmes hybrides.
Ces derniers sont souvent utilisés pour la réutilisation domestique :
Usages domestiques
Ces usages impliquent un traitement plus poussé des eaux grises ainsi que leur désinfection.
Le procédé par boues activées est rarement utilisé pour les eaux grises (investissement et besoin en
énergie importants), mais permet un abattement de 3 log en indicateurs fécaux (OMS, 2006).
Un réacteur biologique à disques tournants est développé en Allemagne. Compact, il abat les
indicateurs fécaux de 3 log également (OMS, 2006).
Les "réacteurs de batch séquencé" (Sequenced Batch Reactor) permettent de traiter les eaux grises
(Nolde, 2005). L'effluent passe dans plusieurs bacs : pré-filtration, traitement biologique, désinfection par
UV. Le principe est de séquencer le passage d'un bassin à l'autre par des pompages réguliers. Cette
solution, pour 2 à 3 familles, nécessite un volume de 900 L.. Etant modulaire, elle peut être ajustable en
fonction de la quantité d’eau à traiter (Nolde, 2005). Elle permet d’obtenir une eau stockable, sans
odeur, conforme à la qualité eau de baignade de la directive européenne.
Les réacteurs à membranes ont un traitement des eaux grises de qualité. L'abattement des
microorganismes atteint les 6 log, permettant une utilisation de l'effluent traité pour des usages
domestiques. Les membranes peuvent être en polymère organique, céramique ou métallique, et
produire une microfiltration, ultrafiltration, nanofiltration ou osmose inverse (OMS, 2006). Les réacteurs à
membrane peuvent être utilisés de différentes manières (Gildemeister & Kraume, 2005) :
- filtration physique seule avec une membrane ;
- filtration physique couplée à un traitement biologique (bioréacteur à membrane), qui permet de
réduire matière organique et organismes pathogènes. Depuis 20 ans, cette technique se développe.
- membrane couplée à un réacteur batch, réduisant le temps d'un cycle de traitement (dégradation
biologique, décantation et prélèvements simultanés)
boue en excès
concentrat
bioréacteur à membrane membrane immergée - réacteur batch
séparation physique
A noter tout de même : toute épuration à la parcelle poussée est techniquement complexe et donc
difficilement imaginable au niveau individuel (Savary, 2006).
France
Maisons individuelles
La récupération de l'eau de pluie est une pratique courante. D'après une étude menée dans le Jura
(pluviométrie annuelle de 800 mm), de nombreuses personnes récupèrent l'eau de pluie (50 % sur 51
foyers interrogés). Parmi celles récupérant l'eau de pluie, 72% l'utilisent principalement pour le jardin,
16% pour le lavage de la voiture et 12% pour d'autres usages. Le volume moyen récupéré est de l’ordre
de 5 m3 aux dires des personnes interrogées (Boucherot & al., 2005).
Les particuliers font également de plus en plus installer un système alimentant les chasses d'eau, voire
les douches, bains, lave linge et lave vaisselle chez eux. Ainsi, une famille, dans le Pas de Calais,
alimente toute sa maison et arrose son jardin avec de l'eau de pluie. L'alimentation en eau potable a été
conservée en cas de manque d'eau prolongé.
Logement collectif
Le CSTB a réalisé en 2003 un état des lieux des installations d'utilisation des eaux de pluie en France
pour des usages collectifs. Sept projets de logements étaient réalisés dont quatre correspondent à des
bâtiments HQE. Ils ont été réalisés entre 1996 et 1999. Un tableau les résume en annexe 4.
A Meillonas et Petit Quevilly, une étude du CSTB montre que la capacité de stockage par habitant est un
bon indicateur pour estimer si les besoins seront couverts. Par exemple, 0,5 m3/hab permettent de
couvrir correctement l'usage des toilettes (de Gouvello, 2004).
Des villes et régions engagent des opérations d'incitation à la récupération des eaux de pluie. Ainsi,
Silfiac, Langouët, La Gacilly (56), et Loos en Gohelle (62) construisent des logements avec récupération
d’eau de pluie. Des villes (Lorient, Rennes, Vannes, Aix les Bains) ou régions (Poitou Charente) incitent
financièrement à utiliser des eaux de pluie (détails en annexe 4 , Luneau, S., 2006, Carron, 2005,
Conseil Régional de Poitou Charente, 2006, Habitat Naturel, 2006).
A Douai, le SIADO a décidé en Janvier 1998 d’intégrer les volumes d’eau de pluie réutilisée dans
l’assiette d’application de sa redevance d’assainissement. S'il n'y a pas de compteur, le volume d’eau
pris en compte est apprécié à partir d’une pluviométrie moyenne annuelle de 650 mm, et la surface
imperméabilisée de l’immeuble, selon les surfaces des toitures (ADOPTA, 2006).
Europe
Le tableau ci-après résume quelques exemples d'utilisation des eaux pluviales en Europe :
France et monde
Le tableau ci-après détaille les exemples de réutilisation des eaux grises dans le monde :
Lieu Détails
Australie Nombreux projets en évaluation
1
Sydney, Rouse Hill , Phase 1 : 17 000 maisons
1994 Phase 2 : 35 000 maisons
Canada Schémas à petite échelle en essai
1
Vancouver, Quayside Village , 1999 20 appartements, projet pilote
France Echelle de démonstration
1
Annecy , 1999 40 appartements, 120 habitants, pendant deux ans en pilote
4
Allemagne 650 systèmes en fonctionnement.
2
Freiburg, Quartier Vauban , 1999 Quartier complet : eaux grises (cuisines, salles de bain)
3
Offenbach, hôtel Arrabella-Sheraton , 1996 Hôtel 4 étoiles, 400 lits
Luebeck Flintenbreite 100 habitations
Japon 33% des foyers recyclent EG pour alimenter toilettes, 400
2
immeubles équipés à Tokyo : immeubles > 30 000 m au sol ou
Tokyo 3 5
réutilisant plus de 100m : double réseau de distribution et mini
7
stations d’épuration pour réutilisation dans les toilettes
1 3
Tokyo, hôtel Miyako , 1982 Hôtel de luxe de 500 chambres, recyclant 160m /jour
6
Mauritanie , (2008 ?) projet d’hôtel O’NOMMO, Accor
1 2 3 4 5 6
Lazorova & al., 2003, Panesar & Lange, 2003, Nolde, 2006 , Nolde, 2005, Baumont & al., 2004, Puil, 1998 Accor, 2005,
7
Thépot, 1999, voir annexe 4 pour plus de détails
figure 6 : Récapitulatif des projets de réutilisation des eaux grises
Une seule expérience est relevée en France, dans un immeuble à Annecy.
Le groupe Accor cherche à prévenir les risques liés à la pénurie d’eau, réduire la consommation et
mettre en place des systèmes de récupération (eaux grises, eaux de pluie). Des sites pilotes de
récupération des eaux sont réalisés en Angleterre (rapport annuel, Accor, 2005)
Au Royaume Uni, l'Environment Agency propose un système incluant filtre, traitement microbiologique
ou une désinfection basique, un disconnecteur évitant l'intrusion de l'eau dans le circuit d'eau potable.
Pour un usage à plus grande échelle, un traitement similaire aux eaux usées est conseillé (biologique ou
membrane). L'eau grise non traitée peut même être utilisée pour l'arrosage du jardin immédiatement
après sa production.
QUEL AVENIR POUR L'UTILISATION DES EAUX PLUVIALES ET LE RECYCLAGE DES EAUX
GRISES?
O UN THEME D’ACTUALITE
Dans la vague du développement durable et du changement climatique, l'utilisation des eaux de pluie et
la réutilisation des eaux grises est un thème d'actualité, relayé par diverses associations.
L’association HQE a défini 14 cibles pour réaliser des économies d’énergie et suivre un développement
durable. Il s’agit notamment d’utiliser les eaux de pluie pour les toilettes, l’entretien et l’arrosage. Afin
d’améliorer la gestion de l’eau et de l’énergie, le recyclage des eaux grises pour les toilettes et l’arrosage
sont envisageables également (Chéron & Puzenat, 2004). De plus en plus, les bâtiments HQE sont
plébiscités par les collectivités qui financent établissements scolaires et logements.
Eaux de pluie
Chéron et de Gouvello rappellent respectivement que les analyses et les systèmes de traitement des
eaux pluviales devront dépendre de leurs usages prédéfinis. En fonction de la qualité requise,
récupération et traitement des eaux pluviales ou grises seront plus ou moins économiques. Au niveau
économies monétaires, les avis divergent.
Par ailleurs, d'après une étude de 1994 du Comité scientifique et technique pour les industries
climatiques, la récupération de l'eau de pluie était rentable pour les bâtiments ayant besoin de 500 m3/j
d'eau non potable compte tenu du prix de l'eau de l'époque : soit 500 logements de 4 personnes ou un
hôtel 3 étoiles de 500 chambres, situé en station balnéaire (AREHN, 2000).
Afin d'évaluer ces coûts, l'exemple d'une maison est pris avec les caractéristiques suivantes : 100 m2 au
sol et 100 m2 de jardin ; famille de 4 personnes ; pluviométrie de 750 mm/an, prix de l'eau potable de 3 €
/ m3 dans le cas idéal où la cuve est suffisamment grande pour recueillir la totalité de l'eau pluviale
(56 m3/an), et où il pleut assez régulièrement pour l'alimenter toute l'année (voir annexe 5).
Alors, pour les systèmes permettant d’arroser les jardins, le retour sur investissement est de quelques
années. Pour les systèmes à usages domestiques, les données varient, et la simulation peut atteindre
23 ans pour rentabiliser l’installation.
Un exemple d'étude coûts-bénéfices est répertorié (Koenig, 2006) : une famille de 4 personnes (toiture
40 m2 /personne, cuve 8 m3/personne) investit dans un système d'utilisation des eaux de pluie pour tous
les usages domestiques, l'amortissement est atteint en 5,8 ans. La comparaison est faite par rapport aux
cycles de vie (cuve = 70 ans, système de disconnection = 25 ans, tuyaux = 35 ans).
Eaux grises
Pour des biodisques, la dépense totale d'énergie est de 1,5 kWh/m³ pour le traitement des eaux de
l'hôtel Arrabella (Allemagne, Offenbach): il économise tous les jours les frais de 15 000 litres d'eau
potable : l'installation s'amortit en quelques d'années (Nolde, 2006).
Les réacteurs batch nécessitent 0,6 kWh/jour, d'où un coût d'environ 30 €/an (équivalent à un
réfrigérateur). Un tube UV est changé tous les 6000h, soit 1 400 000 L d'eaux traitées (Nolde, 2005).
Les coûts évoqués ci-dessus sont directement liés à l'installation de systèmes d'utilisation des eaux
pluviales ou eaux grises. Or, ils entraînent des coûts dans les filières amont et aval (réseaux d'eau
potable et d'eaux usées, environnement) qu'il serait intéressant de chiffrer (Savary, 2006). A ce jour, il
semble qu'aucune étude approfondie sur le sujet n'ait été réalisée.
Eaux pluviales
Pour le MSS, les freins sanitaires à l’utilisation d’eau pluviale se situent à différents : la variabilité de la
qualité microbiologique, le problème du premier flot plus chargé en polluants, le développement possible
d’algues et la croissance bactérienne, ainsi que le re-largage de matériaux issus de la cuve. Plusieurs
facteurs, peu maîtrisables, interviennent dans les risques : la qualité des eaux utilisées, l’exposition des
usagers, le piquage et l’interconnexion sur le réseau d’eau potable.
Il est recommandé de stocker les eaux de pluie à l’obscurité et à une température inférieure à 18°C af in
de limiter le développement de microorganismes et flore (Pagel, 1999). Il est contre-indiqué de récupérer
les eaux pluviales lorsque les toits sont en amiante - ciment (particules), ou en feutre bitumineux
(coloration jaunâtre).
Les expériences menées à Meillonas et au Petit Quevilly sur des installations d'eau pluviale donnent
plusieurs résultats. Les matières en suspension, la turbidité, le fer et le pH ne satisfont pas toujours aux
normes de potabilité, mais n'induisent pas de risques sanitaires. Au niveau bactériologique, un cas de
dépassement de la qualité eau de baignade est identifié, ainsi que plusieurs cas où les salmonelles, les
bactéries aérobies revivifiables et les Pseudomonas aeruginosa sont dépassées. Cela peut induire un
risque en cas d'ingestion accidentel. Cependant, il n'est pas mis en évidence de risques dans l'utilisation
des eaux de pluie, sauf en cas de piquage sur le réseau (de Gouvello, 2004).
Au Danemark, une étude a été menée concernant 599 composés en vue de déterminer les risques pour
la santé humaine. Cette étude a été réalisée dans le cadre d’une utilisation des eaux pluviales pour la
chasse de toilettes et les machines à laver. L’étude montre que de 155 polluants peuvent représenter un
risque pour la santé humaine : 79 peuvent provoquer des allergies, 72 des cancers, 10 sont mutagènes,
et 29 affectent la reproduction. De nombreux autres, non étudiés, pourraient également présenter des
risques (Erikkson & al., 2004).
Le tableau reporté en annexe 6 résume la situation de chaque pays européen en terme de ressource en
eau. Il permet ainsi d'évaluer les raisons pour lesquelles l'utilisation des eaux pluviales et la réutilisation
des eaux grises seraient justifiées. A.N. Angelakis estime que, lorsque le taux d'exploitation des
réserves en eaux existantes est supérieur à 20%, une gestion des ressources en eau est nécessaire
(Angelakis & al., 2003). Les pays qui sont engagés dans des processus de développement de
l'utilisation des eaux pluviales et de la réutilisation des eaux grises sont principalement ceux qui ont des
problèmes quantitatifs d'eau, ou qui prévoient en avoir au vu du développement de certaines activités.
D’après Chéron, c’est au cas par cas que l’on peut mesurer si le bilan est positif ou non. Quelques
intérêts évoqués par certains sont contredits par d’autres sources, comme cité ci dessous :
réaliser des économies sur la facture d'eau (moins d'eau potable et plus d'eau recyclée)
Intérêt : la diminution des apports d’eau pluviale aux réseaux d’assainissement est synonyme de
meilleure maîtrise financière des coûts d’investissement et de fonctionnement du service
d’assainissement (Hérin, 2002). Il en serait de même pour l'eau potable.
Frein : la multiplication des systèmes de récupération des eaux implique une diminution de la
consommation en eau potable. Or le prix de l'eau est calculé à partir des frais variables (produits de
traitement, quantité d'eau traitée…) et des frais fixes (entretien du réseau, qualité du service…). Ces
frais fixes, répartis sur un volume d'eau moindre, entraîneront une hausse des prix de l'eau, pénalisant
notamment les usagers ne pouvant pas installer de tels systèmes, et incitant d'autant à la réutilisation
(Serrano, 2006, Kammerer, 2006, Savary, 2006).
De plus, sans les considérations ci-dessus, l'étude économique montre qu'utiliser les eaux pluviales
n'est pas toujours intéressant. Les coûts d'investissements en logements collectifs sont souvent
importants, sans réel retour sur investissement (très variable suivant la région) (Lapray, 2003).
solidarité envers les régions défavorisées en terme de richesse en eau (éco-citoyenneté)
« Recycler les eaux en France ne donne pas de l’eau aux pays du Sud » (anonyme, Pollutec)
limiter les besoins de potabilisation d'eau et de dimensionnement du réseau d'eau potable
Frein : l’utilisation d’eaux pluviales diminue la consommation en eau potable, mais le dimensionnement
du réseau d’alimentation en eau potable ne diminue pas. En effet, en cas de sécheresse, l’alimentation
en eau potable des habitats concernés par l’utilisation de l’eau pluviale (et donc à sec après une
sécheresse) doit être assurée quand même. Les réseaux doivent donc être dimensionnés en tenant
compte de tous (Savary, 2006).
De plus, un réseau surdimensionné nuit à la qualité de l'eau, comme en témoigne l'exemple allemand :
en diminuant la consommation d'eau du réseau (beaucoup de réutilisation des eaux de pluie), les temps
de séjour étaient devenus trop longs, notamment dans les châteaux d'eau, provoquant des risques
sanitaires (Chapgier, 2006). Si le phénomène est généralisé, la gestion de l’eau devra être repensée.
lutter contre les inondations
Intérêt : Un calcul simple peut être effectué sur le cas d'un bassin versant moyennement
urbanisé (20 ha) où toutes les eaux de pluies sont réutilisées. Alors la diminution du débit de pointe est
de l'ordre de 50%. Des mesures de débit réalisées en 1980 à Aix en Provence ont montré qu'il y avait
une diminution du débit de pointe de 30% (Deutsch, 2003).
Frein : L’impact escompté sur la diminution du ruissellement des eaux pluviales en cas d’orage
exceptionnel ne sont pas si élevés (risque de débordement des stockages, Savary, 2006). En effet, le
but d'un utilisateur d'eau de pluie est d'avoir le plus d'eau possible dans sa cuve ; or lutter contre les
inondations implique de retenir l'eau, et donc d'avoir des cuves pouvant accueillir cette eau. Les objectifs
semblent difficilement conciliables, à moins de surdimensionner les cuves, entraînant des frais
supplémentaires aux particulier. De plus, ces bassins sont nécessaires particulièrement aux points
critiques : il est difficile de faire supporter, par solidarité, leur construction aux maisons en bas de pente,
et de maîtriser l'emplacement des cuves par rapport à la topographie du terrain (Kammerer, 2006).
Des freins à la mise en place de réutilisation des eaux pluviales sont identifiées dans les opérations
Haute Qualité Environnementale : le flou réglementaire, pas de position claire du Conseil Supérieur de
l'Hygiène, avis différents suivants les DDASS (Lapray, 2003).
Les systèmes utilisant les eaux de pluie et réutilisant les eaux grises sont divers et plus ou moins
encadrés suivant les régions. Malgré des problèmes sanitaires potentiels et une rentabilité économique
variable, de plus en plus de systèmes utilisant les eaux de pluie sont installés au niveau particulier ou
collectif. Le recyclage des eaux grises est moins répandu car faisant appel à des techniques plus
complexes. Les usages de ces eaux épurées non potables, concernent principalement l'arrosage du
jardin et l'alimentation des chasses des toilettes.
A l’étranger, de plus en plus de pays autorisent voire encouragent les (ré)utilisations des eaux. En
France, les intérêts sont discutés. Les particuliers sont très demandeurs. Pour les autorités et les
professionnels de la distribution et de l'assainissement, les impacts du développement de ces
démarches au niveau de la santé publique, sur les réseaux, et sur la gestion des eaux pluviales, doivent
être évalués. Leur développement reste donc timide et dépendra sans doute de la mise en place d’une
législation spécifique encadrant les pratiques.
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Entretiens :
Chapgier, J., 2006, Grand Lyon, salon Pollutec, Lyon, 28 et 29 Novembre 2006
Kammerer, B., 2006, Véolia Water, salon Pollutec, Lyon, 28 et 29 Novembre 2006
Lakel, A., 2006, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, Conférence sur l’épuration et la réutilisation dans le
bâtiment, salon Pollutec, Lyon, 28 et 29 Novembre 2006
Serrano, 2006, Lyonnaise des Eaux, salon Pollutec, Lyon, 28 et 29 Novembre 2006
ANNEXES
Acidité notamment dans le nord et l'est. Plus de chlorures, potassium, calcium, magnésium dans les régions océaniques,
(Miquel, 2003, in Baumont & al., 2004).
Caractéristiques de l'eau de pluie en France (moyennes annuelles) - Deutsch, 2003
eaux diverses
lave vaisselle
lave linge
lavabos
Etat Usage
eaux diverses
lave vaisselle
lave linge
lavabos
Etat Usage
Coliformes Fécaux Coliformes Totaux [Link] DBO5 Turbidité MES Oxygène Cl2 résiduel
pH
(CFU/100mL) (CFU/100mL) (CFU/100mL) (mg/L) (NTU) (mg/L) dissous (mg/L)
14 pour tout échantillon
US EPA (LD) 1 10 2 6-9 1 CT = 30
0 pour 90% des échantillons
25 pour tout échantillon
Floride (O) 20 5 1
0 pour 75% des échantillons
Texas (O) 75 (O) 5 3
moyenne 2,2
Canada, BC (O) 10 5 10
14 pour tout échantillon
Allemagne (LD) 100 (LD) 500 (LD) 20 (LD) 1-2 (O) 30 80-120 6-9
Pays Exemples
Allemagne . depuis 1995 : association professionnelle FBR (300 membres), ambition de créer un réseau
1,2
européen
. 20% des grandes villes subventionnent à 50% le recyclage des eaux pluviales :
perspective d’atteindre 15% des bâtiments utilisant l’eau de pluie
. depuis mars 2000 : Lüdeckestrasse, près de Berlin, eau de pluie collectée et utilisée par
environ 200 personnes pour les chasses de toilettes et l'arrosage d'espace verts, qualité de
l'eau après traitement "eaux de baignade".
. investissement de 2000 €/maison de 4 personnes : couverture de 40-50% des besoins
3
Pays Bas
Deventer . 200 maisons utilisant l’eau pluviale pour l’alimentation des toilettes, l’arrosage et les lave-
linge (réduction de 80% de la consommation d’eau potable ; un cas de problème sanitaire :
eaux noires connectées à la citerne des eaux de pluie).
Waterwijk . 240 maisons avec installation utilisant l’eau de pluie pour les toilettes (1998)
(Amsterdam)
1 2 3
Chéron & Puzenat, 2004, Nolde, 2006, Ashley & al., 2004
Exemples d'utilisation des eaux pluviales, Europe
P. Janny - Synthèse technique - janvier 2006 24
Lieu Détails
France Echelle de démonstration
1
Annecy , 1999 40 appartements, 120 habitants, eaux grises (eaux des bains, douches, lavabos,
lave-linge, lave-vaisselle, évier de cuisine) traitées par décantation, bio-réacteur à
membranes, et désinfection par des UV, utilisation pour alimenter les chasses des
toilettes. Couverture de 50 à 70% des besoins totaux des appartements, soit plus
que nécessaire pour les toilettes. Le système a fonctionné plus de deux ans en
pilote, puis a été stoppé faute de financement
4
Allemagne 650 systèmes en fonctionnement avec des "réacteurs batch" multi étages. Ils
permettent tous l'utilisation de l'eau pour la chasse des toilettes, et la moitié d'entre
eux ont la possibilité d'utiliser l'eau pour les lave-linge*
2
Freiburg, Quartier Vauban , Quartier complet : eaux grises (cuisines, salles de bain), initialement traitées par
1999 un filtre à sable aéré. Suite à des problèmes, installation d'un filtre à membrane.
Utilisation des eaux traitées pour l'alimentation des toilettes et l'arrosage des
espaces verts
Offenbach, hôtel Arrabella- hôtel 4 étoiles, 400 lits, utilisation de l'eau des bains et des douches pour les
3 e
Sheraton , 1996 chasses de toilettes, bac de décantation, disques biologiques, 2 bac de
décantation, désinfection par des UV
Luebeck Flintenbreite 100 habitations, les eaux grises vont, par gravité, dans une zone humide
aménagée (type lit filtrant) : un traitement biologique, rejet dans une crique
Japon Japon: 33% des foyers recyclent EG pour alimenter toilettes, 400 immeubles
équipés à Tokyo
2
Tokyo Pour les immeubles de plus de 30 000 m au sol ou susceptible de réutiliser plus
3
de 100m d'effluent traité par jour doit être équipé d'un double réseau de
5 7
distribution et de mini stations d’épuration pour réutilisation dans les toilettes
1 3
Tokyo, hôtel Miyako , 1982 Hôtel de luxe de 500 chambres, recyclant 160m /jour, membranes d'ultrafiltration
6 projet d’hôtel O’NOMMO du groupe Accor devant aboutir en 2008, "laboratoire
Mauritanie
d’idées pour la construction des hôtels en Afrique"
1 2 3 4 5 6
Lazorova & al., 2003, Panesar & Lange, 2003, Nolde, 2006 , Nolde, 2005, Baumont & al., 2004, Puil, 1998 Accor,
7
2005, Thépot, 1999
* Le système réacteur batch est également utilisé en Espagne, Arabie Saoudite, Australie, Afrique du Sud, et aux
Maldives
Récapitulatif des projets de réutilisation des eaux grises
100 m2 au sol et 100 m2 de jardin ; famille de 4 personnes ; pluviométrie est de 750 mm/an.
D'après la méthode indiquée plus haut, le volume potentiellement récupérable est au maximum
56 m3/an, soit 4,7 m3/mois si la pluie est répartie également sur l'année. Il s'agit du cas idéal où la
cuve est suffisamment grande pour recueillir la totalité de l'eau pluviale, et où il pleut assez
régulièrement pour l'alimenter toute l'année. Le volume nécessaire pour arroser 100 m2 de jardin sur
les mois de juin, juillet, août est 28 m3 (arrosage basé sur 3L/m2/j en été, AREHN) .
Les coûts de différents types de systèmes de récupération d'eaux pluviales ont été répertoriés ci-
dessous, et le volume d'eau de pluie collectée nécessaire au retour sur investissement a été calculé à
partir du prix de l'eau potable du réseau, estimé ici à 3 € / m3.
Les pays européens dont les réserves en eau sont exploitées à hauteur de plus de 20% sont notés
en italique (à ajouter à cette liste : Hongrie, Moldavie, Roumanie, Ukraine, Pologne, et Bulgarie). Une
gestion des ressources en eau est alors nécessaire.
Les pays faisant face à des problèmes ressource en eau dans les îles sont soulignés (plus Bulgarie).
En outre, la présence de lignes directrices (LD) concernant la réutilisation des eaux usées épurées
est signalée.
prix EP Raison éventuelle recensée d'une utilisation des eaux pluviales ou réutilisation des
LD Pays
(€) eaux grises
. développement de cultures à irrigation intensive
France 2,56 . diminution des niveaux des nappes après les récentes sécheresses, même au nord
ouest, problème de ressources aquifères
oui
. irrigation
Italie 0,71
. traitement des eaux potables et des eaux usées financés directement par les impôts
. irrigation
Espagne 0,90
. diminution estivale des niveaux dans les rivières
. un des pays avec le moins d'eau disponible
Belgique 2,43 . (ré)utilisation utile pour les périodes de pointe l'été
3 2
. 15 m gratuits /hab/an
. grosse augmentation de la demande en eau en 50 ans
. notamment : tourisme qui augmente la demande l'été
. pression sur les ressources en eau douce dans le sud, due au tourisme et à
Grèce 0,96
l'irrigation
en prévision
. 83% des traitement d'eaux usées se trouvent dans un région avec un déficit
hydrique
Portugal . irrigation
Suède . quelques zones où l'eau est rare, notamment pour l'irrigation
. problème d'approvisionnement en eau durant les sécheresses (irrigation, bétail,
baignade, industrie)
Pays Bas 2,65
. existence de taxes et de limites sur le prélèvement en aquifère, afin de retrouver le
niveau des eaux souterraines
. peu de problèmes quantitatif d'eau en temps normal, mais sécheresses ces
Royaume Uni 2,89 dernières années : pression publique, politique et climatique en faveur de
récupération
. pas de problème de quantité d'eau, 159 L/[Link]
Autriche
. préoccupation pour la qualité : consommation limitée pour les industries par exemple
. prix élevé de l’eau (incitatif pour les industries), mais pas de préoccupation majeure
Danemark 4,53
pour une (ré)utilisation éventuelle
Finlande 2,33 . un des pays ayant le plus d’eau disponible par habitant
. peu d’incitation à la réutilisation des eaux usées, mais le haut niveau de protection
aucune
ENGREF
TECHNICAL SYNTHESIS
JANNY Pauline
Courriel : pincon@[Link]
January 2007
GLOSSARY.............................................................................................................................................................1
KEY WORDS...........................................................................................................................................................2
ABSTRACT .............................................................................................................................................................2
RESUME .................................................................................................................................................................2
INTRODUCTION .....................................................................................................................................................3
O DISCUSSION ON ADVANTAGES...........................................................................................................13
CONCLUSION.......................................................................................................................................................15
BIBLIOGRAPHY ...................................................................................................................................................16
ANNEXES .............................................................................................................................................................18
GLOSSARY
ABSTRACT
All over the world, systems that use rainwater and that recycle grey water are increasing. Rain water
is collected from roofs, whereas grey water comes from domestic effluents (showers, baths,
washbasins, and even washing machines, dish washers and kitchen sinks). In residential areas, the
main uses of non potable water quality are for the watering of gardens and the flushing of toilets.
There are many reasons for this increase ; two of the most frequent reasons are to save money and
storage for dry seasons. But there are new reasons like the saving of water resources and the desire
to reduce “drinking water” consumption for domestic use in households which is leading people to use
recycling systems.
However, regulations concerning these techniques are different from one country to another. Some
countries encourage them while some forbid them. Rain water and grey water are actually both
polluted, but are polluted at different stages and are not free of bacterial pollution. Treatment systems
are diverse, which has led to the distribution of non drinking water systems into households, causing
some sanitary risks. Value for money depends on size, use, durability, and maintenance
requirements.
Constraints such as regulations, sanitary norms, different techniques and economy are factors that
have been evaluated in order to indicate future trends. This also involves public acceptance and the
integration into the existing drinking water and sanitation supply system.
RESUME
Les systèmes de récupération - gestion - (ré)utilisation des eaux de pluie et eaux grises se
développent dans différentes régions du monde. Les unes sont récupérées depuis les toitures, et les
autres sont issues des eaux domestiques (douches, bains, lavabos, voire lave linge, lave vaisselle et
éviers de cuisine). En zone résidentielle, les usages de ces eaux recyclées, non potables, concernent
principalement l'arrosage du jardin et l'alimentation des chasses des toilettes.
Le plus souvent attires par des économies monétaires sur la facture d'eau, il s'agit aussi pour les
particuliers de prévenir les périodes de sécheresse. Les nouvelles préoccupations sur la protection de
la ressource en eau et la volonté de ne pas "gâcher" une eau potable pour des usages non
alimentaires motivent également ces pratiques.
Cependant, les réglementations concernant ces usages varient selon les pays, allant de l'incitation à
l'interdiction. En effet, à des degrés différents, eaux de pluie et eaux grises sont chargées et non
indemnes de pollution bactériologique ce qui pose des risques sanitaires évidents : ces eaux tendent
à être utilisées pour des usages traditionnellement fournis par l'eau potable du réseau. Des
techniques d’épurations diverses existent pour diminuer la charge de ces eaux mais la rentabilité
économique de telles installations dépend de la taille, l'usage, la durabilité, l'entretien…
Suite à un bilan de la situation actuelle, les perspectives d'avenir sont évaluées : évolutions
réglementaires, sanitaires, techniques et économiques, acceptation sociale, intégration dans le
système d'alimentation en eau potable et d'assainissement sont autant de paramètres à prendre en
compte.
In the 19th century, common rain water cisterns disappeared to be replaced by the drinkable water
supply and sewage networks, first in Paris. The drinking water network in France was built in the
1980’s, and water treatment is still not generalised. Moreover, important climatic phenomenon have
led to new problems : big storms create floods, with the problem of rain water management, whereas
dry periods are more and more frequent, adding to the problem of water resource management.
In this context, alternative techniques have become more important, particularly the use of rainwater
and the re-use of grey water.
This synthesis deals with residential areas, that is to say the management of water in living places.
First, rain water, grey water and the legal frame work will be defined. Then, the techniques for
(re)using water will be explained, and some examples will be given. Finally, social, economical and
sanitary advantages and drawbacks will be summed up, in order to discuss the evolution of these
systems.
The rain water use deals only with Europe, while grey water reuse deals with worldwide cases.
The EN 12056-1 norm1 defines rain water as water coming from natural rainfalls that have not been
voluntarily polluted.
Rain water is collected from roofs, thanks to guttering and pipes. It is not potable water as some
pollutants from the atmosphere or roof get into the water. 15 to 20% of the pollution comes from the
atmosphere, and 75 to 85% comes from the roof. In towns, deposits (from industry, cars : TSS,
organic matter, metals such as lead, zinc) have higher levels. So, vegetal or animal remains, metals,
aerosols, particles from the atmosphere (nitric and sulphuric acids) get into the water. Concerning
pesticides, rates can reach 1x10-3 to 5x10-3 mg/L in 10% of cases (Baumont & al., 2004).
Rain water is acidic, soft, with few minerals, and consequently is corrosive and aggressive. It contains
sulphates, sodium, calcium, ammonium and even nitrates. The composition is described in annexe 1.
These parameters are variable, depending on the period and on the region. Particles and pH often
exceed the limit values of drinkability (Miquel, in Baumont & al., 2004).
Worldwide, the estimates give 711 mm of rainwater and 463 mm of evaporation and transpiration on
emerged surfaces (Cosandey & Robinson, 2000). However, a catchment area in South East of
France has values of 895 mm/year, evaporation and transpiration of 1155 mm/year. Such balances
are variable from one region to another : water harvesting is not always justified.
Grey water comes from domestic uses and has variable loadings
Definitions
European norm EN 12056-1 gives the following definitions :
Waste water : water polluted by utilisation and water flowing in the sewage network. This kind of
water can either come from domestic, commercial, industrial uses or from rain water…
Black water : waste water with faeces
Grey water : waste water without faeces
This terminology is generally used in France. So grey water is domestic water from sinks, wash
basins, baths, showers, washing machines and dish washers. Black water, from toilets, which
represents a third of waste water BOD in residential area, is not included.
However, depending on the country, grey water can be limited to water coming from the bath, the
shower, and the washing machine ; the kitchen sink and the dish washer are excluded, because they
can contain greases and microbiological contaminants.
1
Describing, among other things, different rules to calculate the ideal dimensions for hydraulic systems.
P. Janny - Technical synthesis - january 2007 3
This last definition can be found in the United Kingdom, Australia, and sometimes in Germany and the
United States (Environment Agency, 2006, Lücke, 2005). In these cases, water coming from the
kitchen sink and dish washer is called "dark grey water" (Gildemeister & Kraume, 2005), and is
treated with black water.
Composition
Grey water is more polluted than rain water and has variable and heterogeneous composition. Its
composition depends on the drinking water used and on the utilisation (cleaning product, washing
powder, soaps, solvents, greases, paint, glue, mercury from thermometers) (Baumont & al., 2004).
The temperature is variable and can reach quite high values. Different values found in this
bibliography are synthesised in annexe 1. Water from the kitchen is the most polluted, then water
from washing machines and, finally, water from the bath, wash basins, and the shower is the least
polluted.
A residential area is defined as a place where people live, night and day. Thus, it is a place where
people can sleep, and have baths, showers, use the toilets : individual houses, block of flats, hotels.
The volume of water used in Europe is about 95 to 150 L/day/person (in France : 125 in individual
houses, 95 in collective housing ; that is to say 30 to 55 m3/year). There are different sources of data
regarding the uses of water in the house. The following graph represents an average of six
bibliographic sources :
+/- 6% toilets
28%
w ashing
+/- 3%
machine
12%
The following diagram sums up the cycle of water in a residence, using rain water and reusing grey
water (same data sources as above).
Shower, 40
43 Grey water
bath, 32
Drinkable sinks treatment
water Grey water
Kitchen 11 54
washing 12 14 Evacuation
57
(Re)used water Toilets 28 Black water Evacuation
28 28
Rain water
Outside 17
figure 2 : Diagram of the water uses, in percent, adapted from Lücke, 2005
According to Grottker, Albold and al. (2004), grey water represents between 25 to 100 m3/pers/year,
that is to say 70 % of the used water flow (Gildemeister & Kraume, 2005).
But, according to estimations from the data sources used below, grey water represents 16 to
3 m3/pers/year. And according to the Environment Agency (2006), the reuse of grey water could
economise 18 m3/pers/year (33% of the consumption).
Garden watering and toilet flushing supply are the main uses that people look for. Cleaning domestic
premises and roads is also a motivation.
Motivation to use rain water and grey water are diverse :
1
• to save money on the water bill by using less drinkable water and more recycled water
1
• to exploit a useful resource instead of letting it go into the sewage network
4
• to have a new water resource, added to the others
4
• to foresee dry periods when watering is forbidden, link with the climate change
3
• to be in solidarity with regions that have few water resources
• to preserve water resources : in France, domestic consumption is higher than industrial water or
• to delay storm water effects by retaining water in one's home : no need anymore to over-size the
sewage network 2
4
• to protect environment from the increase of long term pollution
(Sources : AREHN, 2000 , Baumont & al., 2004 , Cheron & Puzenat, 2004 3, Angelakis & al.,
1 2
20034)
Rain water :
Right to use rain water
The French Civil Code indicates that one can use rain water from his/her own property (art 641) and
must not penalise other properties situated downstream (art 640).
Security constraints
The French Code for Public Health imposes that pipes in a household must not create problems for
the mains-fed pipework carrying drinkable water, nor contaminate the water of private installations. In
departmental sanitary regulations, it is necessary to get two independent networks when using rain
water in a house, in order to avoid any cross contamination of users or public pipes with polluted rain
water. But only sanitary authorities (DDASS, CSHPF) can decide to accept a system or not (Chéron &
Puzenat, 2004). Nowadays, what is certain is that there is no problem for external uses.
2 th
Ministry of Territory Management, Urbanism and Environment, (Walloon parliament, January 2003,15 )
3
Ministry of Environment : 25% of price, maximum 743,68 €, within precise conditions (Cheron & Puzenat, 2004)
4
1980: law permitting domestic uses. 1988 - 1995 : subsidies from Hambourg town. As they are from länder's authority,
subsidies are variable from one to another. 1993: länder of Hesse, Brême, Sarre and Bade-Würtenberg are allowed to make
rain water harvesting mandatory for new built houses. No real regulation on the subject (Cheron & Puzenat, 2004).
5
Rain water use in residential areas is forbidden since the beginning of 2005, because of cross-connection between main
drinking water supply and recycled water pipes (national study)
P. Janny - Technical synthesis - january 2007 6
Types of rain water uses
In the 2001- the 1220 French decree regarding water for human consumption, the definitions of the
98/83/CE European directive were outlined. A position, taken by the local state authority, authorises
the use of water that comes from natural resources for human consumption. But if it is for only one Commentaire [Mr1] :
family, no authorisation is needed (art 5).
Moreover, this directive was transposed into French Code for public Health (art 1321-1 and following).
It points out that “drinking water” quality is necessary for all domestic uses. Rain water is not
considered as drinkable water, and the DGS defines domestic uses as :
1. alimentary uses : drink and food, cooking, washing of crockery necessity of drinking water
2. corporal hygiene: wash basins, showers, baths, washing machines necessity of drinking water
3. other uses in households : excreta evacuation, grounds and car washing, watering the garden,
pools. For these uses, rain water can be used under the following conditions :
- outside if harvesting and supplying systems are totally separated from mains-fed pipes of drinking
water, if water is used only outside, and if there is no drowning or ingestion danger
- inside if there are two separated pipe networks, in locations that mains-fed pipes can hardly
reach, if no other water economy measure is possible, if there are no cross-connection between
pipes, if they are well separated and marked (MSS, 2006).
However, according to the DGS (MSS, 2006), sanitary risk while using rain water for domestic uses is
still considerable. In case of a plan for dry season management, local state authorities can use rain
water, but mainly and first for uses with less risks (watering or road cleaning)
The Environment Ministry (MEDD) point of view
In the plan for dry season management created by MEDD, the 3rd point defines the framework for new
techniques. The ministry wants to promote rain water use and waste water reuse (MEDD, 2006).
Sewage tax
In the local authorities Code (Code Général des Collectivités Territoriales), if someone uses water
coming from an other resource than the public main-fed pipe, a declaration to the town hall has to be
made (art R 2333 – 123). A sewage tax is then evaluated using water meter, or using comparisons
within the area, the number of inhabitants, and the time spent in the place (art R 2333 – 125), without
any link with the real consumption (Chéron & Puzenat, 2004). In the law, waste water rejection and
treatment services are very closely linked to tax and payment (Hérin, 2002).
French authorities discourage rain water utilisation projects in households. In collective buildings,
regulation is strict, and projects must be approved by the DDASS. In individual housing, people can
install rain water harvesting systems for domestic uses, as no authorisation is needed.
Grey water
For grey water, DGS has the same position as for rain water : both are considered as non drinkable
water, and issues are equivalent. It is not advised to reuse grey water (MSS 2006).
There are different types of projects, uses and techniques for rain water harvesting and utilisation (de
Gouvello, 2006). ADOPTA, GRAIE and other internet sites give information on techniques for
individual housing.
Different functions must be realised by an installation (Chéron & Puzenat, 2004, de Gouvello, 2006) :
- collecting water : running off roofs, guttering, pipes, canalisations ;
- treatment : coarse filtration (grids), treatment before storage, (decantation tanks, sifters, filters,
tanks for fine filtration), filtration after storage (sump filters, filters), disinfection (chlorine, ozone, UV)
when used for drinking water (not allowed in France) ;
- storage, can either be outside or inside the house :
.outside : concrete, steel, plastic ; usually tanks are buried, possibility of pools (watering)
.inside : mostly PEHD6 ; in the basement, with or without temporary storage (garret)
6
Polyéthylène Haute Densité : High Density Polyethylene
P. Janny - Technical synthesis - january 2007 7
The storage system has a ball cock, a level indicator, an overflow to the drainage system or to the
sewage system.
- supply : pressurisation, signalisation (coloured and marked pipes, and coloured water (de
Gouvello, 2004).
In case of inside use of rain water, it is indispensable to get a system that ensures that no cross
connection between the public water network and rain water is possible (agreement to renew each
year). Distribution networks must be coloured too (NF EN 1717 norm). More over, a physical gap with
free outlet between network is advisable.
Copper and lead are not good for pipes because of the aggressiveness of rain water ; aluminium must
be avoided. Earthenware, zinc or plastic such as PVC are best (ADOPTA, 2006). It is often advised to
dump the first flow, as it is more polluted.
Before installing a system, one must define the use and the dimensions. Harvested quantity must be
superior to the needs (Pagel, 1999).
The storage dimensions are often chosen for 3 weeks of water need. So, the volume is calculated as
below (Pagel, 1999) :
Volume of available and harvestable water = run off area x precipitations x loss factor
Volume of tank = needs x dry season constant x volume constant
With : run off area : area of floor space
loss factor (evaporation) : 0,75 (slate, tile, sheet metal), or 0,6 (gravel), or 0,3 (grass)
dry season constant : number of weeks with dry season / year generally 3/52 in France
volume constant : foresee 1,1 (about 10% of tank can not be used)
A simulation of use/recharge of the storage can verify if the size is suitable (Chéron & Puzenat, 2004).
Depending on the type of housing (individual, collective) and the uses (inside, outside), such systems
can be built by oneself or by a professional.
The final discharge or use of the water determines the extent of treatment needed. In France, little
information is available : data mainly comes from abroad. Grey water collection is normally based on
a pipe system with smaller-diameter pipes compared to the ones for combined wastewater. They are
equipped with ventilation for air and odour evacuation, and with water traps.
Irrigation
The most common pre-treatment is the septic tank (OMS, 2006). The pathogen removal is poor
(normally <0.5 log) and depends on the efficiency of particle removal. A yearly inspection is
recommended to prevent problems with particle overflow. For small systems, an alternative to the
septic tank may be filter bags.
Soil infiltration is not really a reuse. It is unsuitable in case of danger of contamination of ground
water. Drip irrigation is a system where the plant uptake of water and nutrients is optimized, thus
minimizing vertical percolation to the groundwater. The system may be simple or advanced, with
pressurized distribution of the liquid, and provide an additional pathogen reduction of 24 log.
Ponds linked in series permit a faecal coliform reduction 108/100 mL to less than 103/100 mL (OMS,
2006).
Sand filters are adapted to grey water treatment : they reduce BOD5 by 80% and indicator bacteria by
3 log ; suspended solids removal is 5 mg/L (OMS, 2006).
Wetlands provides an indicator bacteria removal of about 3 log. Several systems exist : free surface,
horizontal flow, vertical flow, and combined systems. Combined systems are often used for domestic
reuse :
Domestic uses
These kinds of uses imply a more advanced treatment and a disinfection of grey water.
Activated sludge is scarcely employed for grey water treatment (high investment and energy
consumption), but it reaches a reduction of 3 log with faecal indicators (OMS, 2006).
In Germany, a successful system using rotating biological contactors has been developed. The
system is compact and can achieve a reduction of faecal indicators above 3 logs, if equipped with UV
(OMS, 2006).
Sequenced Batch Reactor also treat grey water (Nolde, 2005). The effluent goes through different
tanks : pre-filtration, biological treatment, disinfection with UV. Regular pumping makes the effluent go
from one tank to the following. This solution, for 2 or 3 families, necessitates 900L. The system is
modular and adjustable, depending on the water quantity (Nolde, 2005). It produces a water without
odours, that can be stored, and conform to the Bathing Water Quality European Directive.
Membrane reactors permit a good level of treatment. The micro-organism's removal reaches 6 log,
and allows using the treated water for domestic uses. Membranes can either be made of organic,
ceramic or metal polymer. Four types of filtration are possible : micro filtration, ultra filtration, nano
filtration or inverse osmosis (OMS, 2006). Membrane reactors can be used as (Gildemeister &
Kraume, 2005) :
- physical filtration only, with a membrane ;
- physical filtration and biological treatment (membrane bioreactor), that reduces organic matter and
pathogenic organism. This technique has been developed for 20 years.
- membrane with sequenced batch reactor, that reduces the length of a treatment cycle (biological
degradation, decantation and simultaneous takings)
excess sludge
concentrate
membrane bioreactor immerged membrane - batch reactor
physical separation
France
Individual houses
Rain water harvesting is quite common. According to a study in Jura (France, pluviometry :
800 mm/year), lots of people collect rain water (50 % out of 51 interviewed households). Among those
that harvest rain water, 72% mainly use it for their garden, 16% for car washing and 12% for other
uses. According to these people, the average volume is 5 m3 (Boucherot & al., 2005).
People install more and more systems to supply toilet flushing, or even showers, baths, and dish
washer water. For example, a family in the north of France supplies their whole house and waters the
garden with rain water. In case of lack of water, the public water supply is still present.
Collective housing
The CSTB carried out in 2003 an inventory of rain water installations in France, for collective housing.
Seven projects were realised, four of which have taken a HQE approach. They were realised between
1996 and 1999. They are summarised in a table (annexe 4).
In Meillonas and Petit Quevilly (France), a study of the CSTB shows that the storage capacity per
inhabitant is a good indicator to estimate if the needs will be satisfied. For example, 0,5 m3/inhab are
sufficient for toilet flushing (de Gouvello, 2004).
Towns and regions are starting incentive operations for rain water harvesting. In Silfiac, Langouët, La
Gacilly (56), and Loos en Gohelle (62), households are built with rain water harvesting systems.
Towns (Lorient, Rennes, Vannes, Aix les Bains) or regions (Poitou Charente) financially incite people
to use rain water (see details in annexe 4 , Luneau, S., 2006, Carron, 2005, Conseil Régional de
Poitou Charente, 2006, Habitat Naturel, 2006).
In Douai (France), the SIADO decided in January 1998 to take into account rain water volumes of
harvested water in the base of the sewage tax. If there is no water meter, the volume is estimated
with the annual pluviometry 650 mm, and the impermeable surface, according to roof area (ADOPTA,
2006).
Europe
The following table sums up some examples of rain water use in Europe :
Country Examples
1,2
Germany . since 1995 : professional association FBR (300 members)
. 20% of big towns give subsidies of up to 50% of rain water reuse cost
Lüdeckestrasse . project of rain water harvesting and use (200 persons)
. investment of 2000 €/house of 4 persons : 40-50% of needs
3
Netherlands
Deventer . 200 houses using rain water
Waterwijk . 240 houses with rain water use for toilets (1998)
1 2 3
Chéron & Puzenat, 2004, Nolde, 2006, Ashley & al., 2004 , see annexe 4 for more details
figure 5 : Examples of rain water use, Europe
WHAT FUTURE FOR RAIN WATER USE AND GREY WATER REUSE?
O A CURRENT THEME
As with sustainable development and climate change, rain water harvesting, and grey water reuse are
current topics, supported by diverse associations.
The HQE association defined 14 targets in order to save energy and to follow sustainable
development principles. Among others, rain water harvesting and its use for toilets, cleaning and
watering was included. In order to improve water and energy management, grey water recycling for
toilets and watering are conceivable (Chéron & Puzenat, 2004). HQE buildings are more and more
requested by local communities that finance schools and flats.
According to the study from Jura, four profiles emerge among people :
Rain water
Chéron and de Gouvello respectively say that analysis and treatment systems shall be adapted for
the future use of water. Depending on the required quality, harvesting and treatment of rain and grey
water will be more or less economic. Opinion is divided.
Moreover, according to a study from a scientific and technical group on climate linked industries, rain
water harvesting is viable for buildings that need more than 500 m3/day of non drinking water : that is
to say 500 flats for 4 people or a 3 stars hotel with 500 rooms, situated in seaside resort (AREHN,
2000).
In order to evaluate the costs, let's take an example : 1 house with 100 m2 floor space, 100 m2
garden ; pluviometry of 750 mm/year, drinking water price 3 € / m3, in the ideal case (the tank is big
enough to collect all of the rain, 56 m3/year, and it regularly rains during the year, see annexe 5).
In this case, return on investment comes in a few years for garden watering systems. For domestic
uses, information is variable and payback can be 23 years to make the systems viable.
An example of a cost and benefits analysis study (Koenig, 2006) is a family with 4 persons (roof
40 m2/pers, tank 8 m3/person) that invests in a rain water system covering all their domestic uses. It
takes 5,8 years to write off the cost of this equipment. Comparison is made with life cycle of the
different parts (tank = 70 years, disconnecting system = 25 years, pipes = 35 years).
The harvested rain in a year is the limiting factor for optimising costs. To improve return on
investment time, a big catchments area is necessary. A high water price is also an incentive : in
Germany, water price is estimated at 4 €/m3 and can reach 10 €/m3 (Pagel, 1999).
So, rain water harvesting is not always an economic system : optimizing the size of tank and
collecting area is really important.
Grey water
With rotating biological contactors, energy required is 1,5 kWh/m³ for the Arrabella hotel water
treatment (Allemagne, Offenbach) : each day, 15 000 litres of drinking water are saved : the
installation writes off cost in a few years (Nolde, 2006).
Batch reactors need 0,6 kWh/day (about 30 €/year, equivalent to a fridge). A UV tube has to be
changed each 6000 hours, that is to say 1 400 m3 of treated water (Nolde, 2005).
Rain water
According to the Ministry in charge of health (MSS), sanitary problems are slowing down rain water
utilisation because of the variability of microbiological quality, of the first flow quality (more heavily
polluted), of algae development, bacterial growth and particles from tanks that are rejected. Many
factors, scarcely controllable, play a part in these risks : quality of used water, exposure of users, links
between networks.
It is advisable to store rain water in darkness and with a temperature lower than 18°C in order to limit
development of micro organism and flora (Pagel, 1999). It is unadvisable to harvest rain water if the
roof is in asbestos - cement (particles), or in roofing felt (yellowish coloration).
Experiments in Meillonas and Petit Quevilly on rain water installations have produced several results.
Solids in suspension, turbidity, iron, and pH do not comply with drinking water standards, but do not
result in sanitary risks. One case of bacterial pollution and some cases where salmonella, aerobic re-
unliveable bacteria and Pseudomonas aeruginosa exceed drinking water standards are known. So
there is a risk in case of accidental ingestion. In summary, there is no proof that rain water utilisation
brings risks, except if a pipe is wrongly connected (de Gouvello, 2004).
In Denmark, a study on 599 compounds was realised in order to determine risks for human health.
Rain water was used for toilet flushing and washing machines. It shows that 155 pollutants can lead
to a risk for human health : 79 can cause allergies, 72 some cancers, 10 are mutagenic, and 29 affect
reproduction. Many others, not yet determined, could also be risky (Erikkson & al., 2004).
Grey water
Grey water reuse can be dangerous because of micro organisms, mineral and organic matter
suspended solids, and nutrients. Three contamination paths exist : ingestion (water consumption,
voluntary or accidentally ; via irrigation or vegetable watering), inhalation (via sprinkling irrigation or
high pressure stream), and absorption into the skin (via small injury) (Baumont & al., 2004).
O DISCUSSION ON ADVANTAGES
In annexe 6, a table sums up the situation of European countries and their water resources. It allows
an evaluation of reasons why rain or grey water use may be justified. According to A.N. Angelakis ,
when the rate of water reserve exploitation is more than 20%, water resources management is
necessary (Angelakis & al., 2003). Countries that developed rain water use or grey water reuse are
mainly those that have problems with water quantity, or that foresee scarcity in the future.
According to Chéron, each case must be checked to see if the balance is good or not. Some interests
have been refuted, as such :
saving money on the water bill by using less drinking water and more recycled water
Advantage : diminishing rain water flow in sewage systems implies a better financial control of
investments, and running costs (Hérin, 2002). It would be the same for drinking water.
Drawback : an increase of rain water harvesting systems implies a decrease in drinking water
consumption. But water price is calculated from variable expenses (treatment products, volume…)
and from fixed expenses (network upkeep, service quality…). These fixed expenses, if distributed
water is decreased, will lead to an increase in the water price. That would penalize users that can't
install such systems, encouraging more and more to reuse water (Serrano, 2006, Kammerer, 2006,
Savary, 2006).
Drawbacks to rain water use have been identified in High Environmental Quality operations : vague
regulations, no clear position from the Council of Public Hygiene, different opinions depending on the
local sanitary authority - DDASS (Lapray, 2003).
Luxembourg's superior council for conservation of nature, natural resources and agriculture proposes
to promote rain water harvesting systems in its national plan for sustainable development 2001.
In the United Kingdom, a campaign called "Save the rain" sponsored by Hydro international was
launched in order to encourage rain water harvesting. This campaign is supported by Waterwise and
British Water ; one goal is to help evolution in regulation in order to make rainwater harvesting
mandatory in new buildings, by 3 years. Loans would facilitate the buying of collecting and storage
systems for houses. Actually, it costs about 4500€ but could result in saving of 50% on water bill
(water 21).
In Northern Europe, rain water has been used for 10 to 15 years. Nevertheless, Germany and the
Netherlands are going back over their position since 2005. Because of technical problems, Germany
now encourages people to use tap water (Umweltbundesamt, 2005). In Netherlands, sanitary
problems have occurred, and now special dispensations are possible, but very strict measures must
be respected (Siret, 2005, Kammerer, 2006).
In France, CSTB is building an experimental center in Nantes, called Aquasim. It will be 8000 m2
large, and will permit studies on water consumption, rain water use, sanitary impacts. At term, results
could be used to evolve the regulation and initiate changes. Up to 2009 or 2010, the sanitary impact
of rain water use could be measured (construction mid 2007, service mid 2008) (Lakel, 2006). Deputy
Patrick Beaudoin presented a law proposal on December 2005, 8th, in order to encourage rain water
cistern installations, via a tax credit. New water law defined its framework : 25% with upper limit
6000 €.
End 2006, superior council for public hygiene returned a report to DGS concerning domestic uses of
rain water. This report will be published in the beginning of 2007.
CONCLUSION
Systems that use rain water and that recycle grey water are diverse and have more or less regulation
depending on the country. Despite potential sanitary problems and a variable profitability, more and
more systems are appearing, in collective or individual houses. Grey water recycling is less frequent
because of more complex techniques. The main uses of non drinkable water quality are for the
watering of gardens and the flushing of toilets.
All over the world, more and more countries authorise or encourage water recycling. In France, the
advantages are being examined. Private individuals are eager purchasers. For the authorities and
water supply and sewage companies, the impacts of recycling must be evaluated concerning public
health, networks and rain water management. Development of such system is low for big installations,
and will probably depend on regulation evolution.
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Interviews :
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Kammerer, B., 2006, Véolia Water, salon Pollutec, Lyon, November 2006, 28th and 29th
Lakel, A., 2006, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, Conférence sur l’épuration et la réutilisation dans
le bâtiment, salon Pollutec, Lyon, November 2006, 28th and 29th
ANNEXES
Acidity in North and East. More chlorides, potassium, calcium, magnesium in oceanic regions,
(Miquel, 2003, in Baumont & al., 2004).
Characteristics of rain water in France (annual average) - Deutsch, 2003
washing machine
other water, no
shower, bath
wash basins
dish washer
kitchen sink
dark water
State Use
Alabama X X X X X Septic tank effluent distribution line of 50 linear feet per dwelling
Alaska X X X X X X No existing regulations
Surface irrigation (approved by the Department), designed to
contain a 10-year, 24-hour rainfall event, grey water : max 25 CFU
Arizona X X X X
/ 100mL for faecal coliforms, and less than 2mg/L chlorine
wetlands marsh is allowable
No definition. gray water is treated the same as blackwater, avec
Arkansas
septic tank and absorption field. Other methods : case by case
No laundry water from soiled diapers. Subsurface irrigation fields
California X X X approved by the Administrative Authority, depending on ground
water level, localisation, soil type, area. Not for vegetable gardens.
Colorado X X X X X X Graywater systems collect, treat, and dispose, with septic tank
in accordance with the "Tecnical Standards". Septic tank, leaching
Connecticut X X X X X X system at least one-half the capacity specified for the required
residential sewage disposal system.
Delaware No definition. No existing regulations
minimum effective capacity of the graywater retention tank : 250
gallons, receiving not more than 75 gallons/day
Florida X X X X
drain field absorption area for a one or two bedroom residence, 75
square feet minimum, plus 25 sq feet/bedroom
minimum effective capacity of the graywater retention tank 500
Georgia X X X X gallons. minimum absorption area based on the number of
bedrooms and the percolation rate
possibility if more than 10,000 square feet of land area for each
individual wastewater system; : sand filters, absorption trenches
Hawaii X X X X and beds, mounds or seepage pits; sized with a minimum
graywater flow of 150 gallons/day/bedroom; and graywater tanks
sized with more than a 600 gallon capacity
Guidelines in Technical Guidance Manual; authorisation only as
experimental systems; surge tank, filter, pump, irrigation system;
Idaho X X may not be used to irrigate vegetable gardens: Graywater shall not
be applied on the land surface or be allowed to reach the land
surface
No definition, no regulation. when conventional absorption fields or
Kansas
ponds are not suitable
water sewer for the washing machine, into a lateral bed or
Kentucky X
trench(es)
Only water from washing machine may be discharged to the
Maine separate laundry disposal field; Plumbing inspector may approve
system for single-family dwelling units.
Maryland No definition; currently allowed on a case-by-case basis
No definition; septic tank, filter system; constructed wetlands or
Massachusetts
evapotranspiration beds approved on a piloting, site-specific basis
No definition; une des plus anciennes réglementation quant aux
eaux grises. Each local health department should require
appropriate methods; health department published Guidelines for
Michigan Acceptable Innovative or Alternative Waste Treatment Systems
and Acceptable Alternative Graywater Systems; graywater
systems tested by the National Sanitation Foundation (NSF) or by
an equivalent independent testing agency
other water, no
shower, bath
wash basins
dish washer
kitchen sink
dark water
State Use
Faecal Coliforms Total Coliforms [Link] BOD5 Turbidity TSS dissolved Cl2 residual
pH
(CFU/100mL) (CFU/100mL) (CFU/100mL) (mg/L) (NTU) (mg/L) oxygen (mg/L)
14 for any sample
US EPA (G) 1 10 2 6-9 1 CT = 30
0 pour 90% des échantillons
25 for any sample
Florida (M) 20 5 1
0 for 75% des samples
Texas (M) 75 (M) 5 3
2,2 median
Canada, BC (M) 10 5 10
14 for any sample
Germany (G) 100 (G) 500 (G) 20 (G) 1-2 (O) 30 80-120 6-9
Storage Storage
Place, year Roof area inhab Usage Storage
/inhab /surf
1
1) Saint Ouen . gravels toilets, 150 m3
180 0,83 -
LQCM*, (93) ,1999 . zinc cleaning cement
2
2) Meillonas 15 m3 (15 tank
2 toilets,
(01), 1996-97 458 m 36 modular) PEHD 0,42 32 mm
cleaning
+ buffer storage
3
2 20,5 m ,
3) Petit Quevilly 2
1260 m 117 toilets 2 concrete tank 0,17 16 mm
(76)
+ buffer storage
toilets,
4) Balme de Sillingy 2 3
3 2000 m 105 watering, 60 m 0,57 30 mm
(74)
cleaning, fire
3
5) Mordelles (35) - - toilets - - -
3
6) Saint Max (54) - - watering - - -
7) Courbevoie (92) 4 200 m
2
3
~ 300 toilets 70 m , 5 filters 0,23 350 mm
par Nexity, 2005 gravels
1 2 3 4
de Gouvello, 2006, de Gouvello, 2004, de Gouvello & Bazar, 2003, Siret, 2005. *LQCR : Logements Qualité à Coûts
Réduits : quality housing with reduced price ; Notes : For 1) ,3) et 7) water coloured in yellow or blue.
Examples of rain water harvesting installations, France
Country Examples
1,2
Germany . since 1995 : professional association FBR (300 members), will to create an European network
. 20% of big towns give subsidies up to 50% for rain water use : goal to reach 15% of
housholds using rain water
. since march 2000 : Lüdeckestrasse, near Berlin, rain water collected and used by about 200
persons for toilet flushing and green areas watering, bathing water quality after treatment
. investment of 2000 €/house of 4 persons : allow 40-50% of needs
Netherlands
3
Deventer . 200 houses using rain water for toilet flushing, watering and washing machine (80% reduction
on drinking water consumption ; one case of sanitary problem : black water connected to rain
water tank).
Waterwijk . 240 houses with rain water use for toilet (1998)
(Amsterdam)
1 2 3
Chéron & Puzenat, 2004, Nolde, 2006, Ashley & al., 2004
Examples of rain water use, Europe
100 m2 floor space and 100 m2 garden ; 4 persons family; 750 mm/year pluviometry.
According to the cited method, volume that can be collected is at maximum 56 m3/year, that is to say
4,7 m3/month if rain is equally distributed during the year. Here is the ideal case where tank is big
enough to get all the rain water, and where there is regular rain to fill it all year long. The volume that
is necessary to water a 100 m2 garden in june, july, august is 28 m3 (watering based on 3L/m2/day in
summer, AREHN) .
The costs of different types of harvesting systems have been collected. The amount of water
necessary to retrun on investment is calculated with the water price, estimated to 3 € / m3.
European countries whose water resources are exploited up to 20% are in italic (other to add :
Hungary, Moldavia, Rumania, Ukraine, Poland, and Bulgaria). A water resources management is
necessary in this case.
States that face resources problems in islands are underlined (plus Bulgaria).
Moreover, guidelines (G) concerning waste water reuse are mentioned.
prix EP
G Country Possible registered reason for a rain water use or grey water reuse
(€)
. development of cultures that need intensive irrigation
France 2,56 . decrease of groundwater levels after recent dry seasons, even in the North West;
problem of groundwater resources
yes
. irrigation
Italia 0,71
. drinking water and sewage treatments directly financed by tax
. irrigation
Spain 0,90
. in summer, decrease of the water level in rivers
. country that have one of the lowest rate of available water per inhabitant
Belgium 2,43 . (re)utilisation : useful for pick periods on summer
3 2
. 15 m free /inhab/year
. big increase of demand since 50 years
. notably : tourism increases demand in summer
Greece 0,96
forecast
incite
4,45
Germany . in some Länder, new regulation for storm water collecting, based on ecology and
3,62
economy
. most expensive country in Europe
Ireland . humid climate, few incitation
. no problem of water supply, but stream protection in summer (industrial recycling),
Luxembourg
incitation to rain water harvesting for agriculture, industry, domestic uses
Switzerland 1,09 free waste water treatment
Australia 1,39 variable climate, with dry seasons
United States 1,06
Hungary 0,69 Cheaper country in Europe
Japan 0,07 Cheaper country in the world
Source : Angelakis & al., 2003, Rathjen & Cullen, 2003