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Exercice 5

Ce document présente le calcul différentiel, notamment la notion de différentiabilité d'une application et les propriétés des dérivées. Il fournit également des exercices corrigés sur ce sujet.

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Exercice 5

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Exercices corrigés

Joseph DI VALENTIN

Septembre 2013
ii
iii

Avant propos

Cet ouvrage a pour objectif d’aider les élèves de classes préparatoires.


Ce livre est aussi utile aux élèves des Écoles d’ingénieur, aux candidats aux concours
de recrutement ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent compléter leurs connaissances en
mathématiques.

Tous droits réservés, Exercices corrigés, Janvier 2013, Joseph Di Valentin.


iv
Table des matières

1 Calcul différentiel 1

2 Corrigés Calcul différentiel 29

v
Chapitre 1

Calcul différentiel

Application différentiable
Soient E et F deux K vectoriels normés (K=R ou C). Soient U un ouvert de E et
f une application de U dans F . Soit enfin a ∈ U.
f est dite différentiable1 en a s’il existe une application linéaire l ∈ LC (E, F ) telle
1
que2 lim (f (a + h) − f (a) − l(h)) = 0.
h→0 khk
E
Soit f définie de l’ouvert U de l’espace vectoriel normé E dans l’espace vectoriel
normé F . U étant ouvert il existe η > 0 tel que pour h ∈ E, khkE 6η ⇒ a + h ∈ U.
Supposons f différentiable en a ∈ E.
Soient l1 et l2 deux applications linéaires continues vérifiant pour i = 1 ou 2,
1
lim (f (a + h) − f (a) − li (h)) = 0.
h→0 khk
E
1
Nous en déduisons, en notant l = l1 − l2 , lim l(h) = 0 c’est-à-dire ∀ε > 0, il
h→0 khk
E
existe α > 0 tel que pour tout h ∈ E vérifiant khkE 6α on ait kl(h)kF 6εkhkE .
α
Soit alors h un élément quelconque non nul de E. En choisissant t = , nous
khkE
avons kt hk = α donc kl(t h)kF 6εkt hkE puis, l étant linéaire, kl(h)kF 6εkhkE .
Finalement ∀ε > 0, ∀h ∈ E, kl(h)kF 6εkhkE . Nous en déduisons alors que l(h) est
nul.
La différentielle de f en a est unique ; elle est appelée différentielle de f en a et est
notée df (a).
Si f est différentiable en tout point de U alors f est dite différentiable sur U. L’appli-

1
La notion de différentiabilité a été pendant un moment supprimée des programmes des classes
préparatoires puis a été remise au programme. Je laisse donc ces exercices préliminaires pour ceux
d’entre vous qui n’auraient pas vu cette notion. Dans les exercices de ce chapitre lorsque je parlerai
de différentiabilité il faudra utiliser les résultats de cet exercice. Dans de nombreux cas l’étude de
la différentiabilité est plus simple à étudier que la recherche des dérivées partielles ; qui plus est
lorsque l’espace de départ est de dimension infinie les dérivées partielles “s’effacent” mais il reste
toujours la dérivée selon un vecteur non nul.
2
kf (a + h) − f (a) − l(h)kF
Ce qui est équivalent à lim = 0.
h→0 khkE
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

cation df définie de U dans LC (E, F ) qui à a associe df (a) est appelée différentielle
de f .
Si f est différentiable sur U et si df est continue3 de U dans LC (E, F ) alors f est
dite de classe C 1 .
1
Notons, pour h ∈ E, h 6= 0, a + h ∈ U, ε(h) = (f (a + h) − f (a) − l(h)) et
khkE
ε(0) = 0.
Si f est différentiable en a alors ∀h ∈ E vérifiant a + h ∈ U nous avons f (a + h) =
f (a) + l(h) + khkE ε(h) avec ε continue en 0.
Réciproquement s’il existe un application ε définie pour h ∈ E avec a + h ∈ U
continue en 0 et nulle en 0 et s’il existe une application linéaire continue définie de
E dans F vérifiant ∀h ∈ E avec a + h ∈ U, f (a + h) = f (a) + l(h) + khkE ε(h) alors
f est différentiable en a.
La preuve est immédiate.
En utilisant la relation précédente f (a + h) = f (a) + l(h) + khkE ε(h) nous avons
bien lim f (a + h) = f (a) donc f est continue en a lorsqu’elle est différentiable en a.
h→0
Soient f et g deux applications définies de U dans F différentiables en a ∈ U. Soit
λ ∈ K.
f et g étant différentiables en a nous avons pour tout h ∈ E vérifiant a + h ∈ U,
f (a + h) = f (a) + df (a)(h) + khkE ε1 (h), g(a + h) = g(a) + dg(a)(h) + khkE ε2 (h) où
ε1 et ε2 sont nulles en 0, continues en 0. Nous avons immédiatement
(g + λf )(a + h) = (g + f )(a) + (dg(a) + λdf (a))(h) + khkE (λε1(h) + ε2 (h)).
λf + g est différentiable en a et d(λf + g)(a) = λdf (a) + dg(a).
L’ensemble des applications définies de U dans F différentiables en a est donc un
espace vectoriel.
Soit f une application définie sur un ouvert de R à valeurs dans l’espace vectoriel
normé F . Soit a ∈ U. Supposons que f est différentiable en a. Nous avons, pour
h ∈ R vérifiant a + h ∈ U, la relation f (a + h) = f (a) + l(h) + |h|ε(h) où l est une
application linéaire continue4 de R dans F et ε une application continue en 0, nulle
en 0 définie sur V = U − a.
f (a + h) = f (a) + hl(1) + |h|ε(h). f est donc bien dérivable en a et la dérivée de f
en a est égale à l(1) = f ′ (a).
Soient E, F et G trois espaces vectoriels normés. Soient U un ouvert de E et V un
ouvert de F . Soient f une application de U dans V et g une application de V dans
G.
On suppose f différentiable en a ∈ U et g différentiable en b = f (a).
Il existe deux applications linéaires continues l1 ∈ LC (E, F ) et l2 ∈ LC (F, G) et il
existe deux applications ε1 et ε2 définies respectivement de U − a dans F et de V − b
dans G continues en 0, nulles en 0, vérifiant pour h ∈ U − a et pour k ∈ V − b,
g(b + k) = g(b) + l2 (k) + kkkF ε2 (k) et f (a + h)
 = f (a) + l1 (h) + khkE ]ε1 (h).
g(f (a + h)) = g(b) + l2 l1 (h)) + l2 (khkE ε1 (h)

3
LC (E, F ) est muni de la norme subordonnée aux normes de E et de F .
4
Toute application linéaire de K dans F (K=R ou C) est continue.
En effet, soit l une telle application linéaire.
l(x) = xl(1) donc lim (l(x) = lim xl(1) = 0. l est continue en 0 donc continue car linéaire.
x→0 x→0

2
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

+kl1 (h) + khkE ε1 (h)kF ε2 (l1 (h) + khkE ε1 (h)).


l1 et l2 sont continues donc il existe K1 et K2 réels positifs tels que
∀h ∈ E, kl1 (h)kF 6K1 khkE et ∀k ∈ F , kl2 (k)kG 6K2 kkkF .
Nous obtenons alors
kl2 (khkE ε1 (h)) + kl1 (h) + khkE ε1 (h)kF ε2 (l1 (h) + khkE ε1 (h))kG

6khkE K2 kε1 (h)kF + (K1 + kε1 (h)kF )k(ε2 (l1 (h) + khkE ε1 (h)))kG .
Posons ϕ(h) = K2 kε1 (h)kF + (K1 + kε1 (h)kF )k(ε2(l1 (h) + khkE ε1 (h)))kG .
ε1 , ε2 et l1 sont nulles en 0, continues en 0 donc ϕ(0) = 0 et ϕ est continue en 0.
k(g ◦ f )(a + h) − (g ◦ f )(a) − (l2 ◦ l1 )(h)kG
Nous en déduisons lim = 0.
h→0 khkE
g ◦ f est différentiable en a et d(g ◦ f )(a) = (dg(b)) ◦ (df (a)).
Soient E et F deux espaces vectoriels normés. Soient U un ouvert de E et f une
application de U dans F . Soit enfin a ∈ U. Soit e ∈ E \ {0}. f est dite dérivable en
a suivant e si l’application t 7−→ f (a + te) définie sur un voisinage de 0 est dérivable
en 0.
Supposons que l’application f définie de U ⊂ E dans f soit différentiable en a ∈ E.
Soit e ∈ E \ {0}. U est ouvert donc il existe α > 0 tel que pour tout t ∈ [−α, α] on
ait a + t e ∈ U.
Posons g(t) = f (a + t e).
g(t) − g(0) = f (a + t e − f (a) = df (a)(t e) + kt ekE ε(t e) où ε est nulle en 0, conti-
nue en 0.
Il vient alors g(t) − g(0) = t(df (a))(e) + |t| kekE ε(te).
|t| kekE ε(t e) g(t) − g(0)
lim = 0 donc lim = df (a)(e).
t→0 t t→0 t
5
g est dérivable en 0 de dérivée df (a)(e).
Supposons E = Rp . Notons (x1 , · · · , xp ) les coordonnées d’un élément x de Rp dans
la base canonique de Rp . Soit (ε1 , · · · , εp ) la base canonique de Rp . Soit j ∈ Np . La
dérivée, si elle existe, de f suivant εj en a s’appelle dérivée partielle d’indice j de f
∂f
en a et se note ∂j f (a) ou (a).
∂xj
p
X
Soit h = hk εk où (εk )k∈Np est la base canonique de Rp . Nous avons vu précédem-
k=1

5
La réciproque est fausse.
Considérons l’application f définie sur R2 par f ((0, 0)) = 0 et pour (x, y) 6= (0, 0),
x3 + y 3
f (x, y) = 2 .
x + y2
Notons x = r cos(θ) et y = r sin(θ). ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) = r((cos(θ))3 + (sin(θ))3 ). f est continue
α3 + β 3
en 0. Soit e = (α, β). ∀t ∈ R, ∀e 6= 0, f (t e) = t 2 . f possède donc une dérivée suivant e en
α + β2
3 3
α +β
0 ; cette dérivée est égale = 2 .
α + β2
Supposons que f soit différentiable en 0. La différentielle, l, de f en 0 vérifie donc d’après la partie
directe l((1, 0)) = 1 et l((0, 1)) = −1. l((x, y)) = xl((1, 0)) + yl((0, 1)) = x + y. Nous devrions
x3 +y 3 x3 +y 3
x2 +y 2 − (x + y) x2 +y 2 − (x + y)
donc avoir lim p = 0. Or p = cos(θ) + sin(θ). Il n’y a donc
(x, y)→(0, 0) 2
x +y 2 x2 + y 2
pas de limite en (0, 0).

3
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

ment que si f est différentiable en un point a ∈ U ⊂ Rp ,


∂f
∀k ∈ Np , ∂k f (a) = (a) = df (a)(εk ).
∂xk Xp
Nous en déduisons immédiatement df (a)(h) = hk ∂k f (a).
k=1

Question préliminaire.
Soient f une application définie sur un intervalle I = [a, b] ⊂ R à valeurs dans un
espace vectoriel normé E et g une application définie sur I à valeurs dans R. On
suppose f et g dérivables et ∀t ∈ I, kf ′(t)kE 6g ′ (t).
Nous avons l’inégalité kf (b) − f (a)kE 6g(b) − g(a).
Preuve du préliminaire.
Soit ε > 0 et soit A = {t ∈ [a, b], kf (t) − f (a)kE 6g(t) − g(a) + ε(t − a)}.
a ∈ A donc A 6= ∅. Soit alors c la borne supérieure de A. Si c = a alors c ∈ A.
Supposons c ∈]a, b].  
1
c étant la borne supérieure de a, pour n ∈ N il existe cn ∈ A ∩ c − , c . Il
n+1
existe donc une suite (cn )n∈N de points de A ∩ [a, c] convergeant vers c.
f et g sont dérivables sur I = [a, b], (a < b), donc continues en c et il vient
lim kf (cn ) − f (a)kE − g(cn ) + g(a) − ε(cn − a)
n→+∞
= kf (c) − f (a)kE − g(c) + g(a) − ε(c − a)60.
c est donc dans A.
Supposons alors c < b.
f est dérivable en c donc il existe
α1 > 0 tel que pour tout h ∈]c, c + α1 ] on
1 ε
ait ′
h (f (c + h) − f (c)) − f (c) 6 2 . De même il existe α2 > 0 tel que pour tout
E
1 ε
h ∈]c, c + α2 ] on ait (g(c + h) − g(c)) − g ′ (c) 6 .
h 2
Nous en déduisons pour 0 < h6 min(α1 , α2 ),
ε ε
kf (c + h) − f (c)kE 6hkf ′ (c)kE + h 6hg ′(c) + h et
2 2
′ ε
g(c + h) − g(c) − hg (c)> − h .
2
Finalement6
kf (c + h) − f (c)kE 6g(c + h) − g(c) + hε.
kf (c + h) − f (a)kE 6kf (c + h) − f (c)kE + kf (c) − f (a)kE
6g(c + h) − g(c) + hε + g(c) − g(a) + ε(c − a)
= g(c + h) − g(a) + ε((c + h) − a).
Nous en déduisons que c + h ∈ A et donc que c n’est pas la borne supérieure de A ;
il s’en suit que c = b.
Finalement, ∀ε > 0, kf (b) − f (a)kE 6g(b) − g(a) + ε(b − a).
ε étant quelconque nous avons bien kf (b) − f (a)kE 6g(b) − g(a).
Soit f définie sur l’ouvert U de Rp (p > 1), à valeurs dans l’espace vectoriel normé
F . Soit a = (a1 , · · · , ap ) un élément de U. Soit h = (h1 , · · · , hp ) ∈ Rp . On suppose
6
En fait dans cette démonstration seule l’existence d’une dérivée à droite en tout point de [a, b[
est utilisée.

4
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

que f possède des dérivées partielles au voisinage de a, toutes continues en a.


p
X
Choisissons comme norme la norme définie par khk = |hj |.
j=1
Notons ϕ1 (h1 ) = f (a1 + h1 , a2 , · · · , ai , · · · , ap ) − f (a) − h1 ∂1 f (a).
Pour j ∈ Np−1 \ {1} notons
ϕj (hj ) = f (a1 + h1 , · · · , aj + hj , aj+1 , · · · , ap )
−f (a1 + h1 , · · · , aj , aj+1 , · · · , ap ) − hj ∂j f (a).
Pour j = p notons
ϕp (hp ) = f (a1 + h1 , · · · , ai + hi , · · · , ap−1 + hp−1 , ap + hp )
−f (a1 + h1 , · · · , ai + hi , · · · , ap−1 + hp−1 , ap ) − hp ∂p f (a).
Par hypothèse chaque fonction ϕj est dérivable au voisinage de 0 ; pour chaque
j ∈ Np \ {1, p},
(ϕj )′ (hj ) = ∂j f (a1 + h1 , · · · , aj + hj , aj+1 , · · · , ap ) − ∂j f (a)) et
(ϕp )′ (hp ) = ∂p f (a1 + h1 , · · · , ai + hi , · · · , ap−1 + hp−1 , ap + hp ) − ∂p f (a).
Chaque dérivée partielle étant continue en a, nous en déduisons que pour tout ε > 0
il existe α > 0 tel que pour tout h ∈ Rp vérifiant khk6α on ait ∀j ∈ Np \ {1},
kϕ′j (hj )kF 6ε.
En utilisant le résultat préliminaire démontré plus haut nous en déduisons, pour
khk6α, ∀j ∈ Np \ {1}, kϕj (hj )kF 6ε|hj |.
1
lim ϕ1 (h1 ) = 0 donc7 il existe β > 0 tel que pour khk6β on a kkF ϕ1 (h1 )6|h1 |ε.
h1 →0 h1
p p
X X
f (a + h) − f (a) − hj ∂j f (a) = ϕj (hj ) donc pour khk6 min(α, β) nous avons
j=1 j=1
p p
X X
kf (a + h) − f (a) − hj ∂j f (a)kF 6ε |hj | = khkε. f est bien différentiable en a.
j=1 j=1
1
Supposons f de classe C . L’application x ∈ U 7−→ df (x) ∈ LC (Rp , F ) est continue.
Soit a ∈ U. Soit ε > 0 il existe α > 0 tel que pour x ∈ U vérifiant kx − ak6α on ait
k|df (x) − df (a)k|6ε.
df (x) − df (a) est une application linéaire continue donc
k|df (x) − df (a)k| = sup kdf (x)(h) − df (a)(h)kF .
khk=1
Nous en déduisons en particulier que pour tout h de norme 1 et pour tout x ∈ U
vérifiant kx − ak6α on a kdf (x)(h) − df (a)(h)kF 6ε.
En choisissant h = εj nous obtenons k∂j f (x) − ∂j f (a)kF 6ε. Chaque application ∂j f
est donc continue sur U.
Supposons que chaque application ∂j f , j ∈ Np , soit définie sur U, continue sur U.
Nous avons vu précédemment que f est différentiable en tout point de U.
Soit a ∈ U. Pour ε > 0 il existe α > 0 tel que pour x ∈ U vérifiant kx − ak6α on
ait ∀j ∈ Np , k∂j f (x) − ∂j f (a)k6ε.
p
X p
X
p
Nous avons alors ∀h ∈ R , hj (∂j f (x) − ∂j f (a)) 6ε |hj |

j=1 j=1
F

7
Mettre à part le cas j = 1 sert simplement à prouver que l’une des dérivées partielles peut ne
pas être nécessairement continue et obtenir tout de même la différentiabilité de l’application f .

5
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

p
X
c’est-à-dire en choisissant comme norme sur R la norme définie par khk =
p
|hj |
j=1
nous obtenons ∀h ∈ Rp , k(df (x) − df (a))(h)kF 6εkhk soit encore
k|df (x) − df (a)k|6ε. df est bien continue ; l’équivalence est démontrée.

Quelques éléments utiles pour la suite


Champ de gradient
Je rappelle ce qui a été vu dans le chapitre intitulé “exercice1” à la page 275 à l’exer-
cice 101.
Un ensemble, A, inclus dans un espace topologique, E, (pour nous un espace mé-
trique, par exemple vectoriel normé, ou R) est connexe s’il n’existe pas deux ouverts,
relatifs8 , disjoints non vides O1 et O2 tels que A = (A ∩ O1 ) ∪ (A ∩ O2 ) c’est-à-dire
encore A ⊂ O1 ∪ O2 .
Si A est ouvert ; il est connexe s’il n’existe pas deux ouverts disjoints non vides O1
et O2 tels que A = O1 ∪ O2 .
Un ensemble A, inclus dans un espace vectoriel normé E est dit connexe par arcs
lorsque ∀(a, b) ∈ A2 il existe une application f continue définie sur un inter-
valle fermé borné, [α, β], de R à valeurs dans A (c’est-à-dire un chemin) telle que
f (α) = a, f (β) = b.
Nous avons démontré que si un ensemble A, inclus dans un espace vectoriel normé
E est connexe et ouvert alors il est connexe par arcs.
Si un ensemble quelconque A, inclus dans un espace vectoriel normé E est connexe
par arcs alors il est connexe. La réciproque n’étant pas vraie.
Redémontrons ces divers points.
Soit A un ensemble ouvert connexe inclus dans un espace vectoriel normé E.
Soient a ∈ A. Notons A1 l’ensemble des points de A connectés9 à a. A1 6= ∅ car
a ∈ A1 .
Soit x ∈ A1 ⊂ A. A est ouvert donc il existe une boule, B, centrée en x de rayon
strictement positif incluse dans A. Le segment [x, y] est inclus dans A pour tout y
de B. En concaténant ce chemin avec le chemin d’origine a et d’extrémité x nous
construisons un chemin inclus dans A d’origine a et d’extrémité y. La boule B est
donc incluse dans A1 ce qui prouve que A1 est un ouvert.
Nous aurions pu définir A1 différemment ; soit A1 l’ensemble des points de A connec-
tés à a par une ligne brisée réunion d’un nombre fini de segments. A1 6= ∅ car il existe
une boule de rayon strictement positif centrée en a incluse dans A ; tous les points x
de cette boule sont connectés à a car le segment d’extrémités a et x est inclus dans
A.
Soit alors x un élément de A1 . A est ouvert donc il existe une boule, B, centrée en
x de rayon strictement positif incluse dans A. Le segment [x, y] est inclus dans A
pour tout y de B. En concaténant ce chemin avec le chemin d’origine a et d’extré-
mité x nous construisons une ligne brisée incluse dans A d’origine a et d’extrémité
y constituée d’un nombre fini de segments. La boule B est donc incluse dans A1 ce
8
C’est-à-dire intersection d’ouverts de E avec A.
9
b ∈ A est connecté à a s’il existe un chemin inclus dans A d’origine a et d’extrémité b.

6
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

qui prouve que A1 est un ouvert.


Montrons que A1 est fermé.
Soit x ∈ A1 . Soit B une boule centrée en x de rayon strictement positif. Il existe
y ∈ A1 ∩ B. Le segment d’extrémités x et y est inclus dans A si le rayon de la boule
est suffisamment petit. Il existe donc une ligne brisée constituée d’un nombre fini
de segments d’origine a et d’extrémité x incluse dans A. Nous en déduisons que x
est dans A1 . A1 est alors fermé. Finalement, si A1 6= A, le complémentaire A2 de A1
dans A est ouvert non vide et A est la réunion de deux ouverts non vides disjoints ;
ce qui est contraire à l’hypothèse A connexe. Donc A1 = A et A est bien connexe
par arcs ; les arcs pouvant être des lignes brisées constituées d’un nombre fini de
segments inclus dans A.
Attention, si A n’est pas ouvert il peut être connexe par arcs sans qu’il soit possible
de trouver une ligne brisée reliant deux points entre eux ; par exemple un cercle est
connexe par arcs mais il n’existe aucune ligne brisée reliant deux points, distincts,
du cercle.
Supposons qu’un ensemble non vide A inclus dans E soit connexe par arcs.
Supposons qu’il existe deux ouverts relatifs O1 et O2 , inclus dans A non vides et dis-
joints dont la réunion soit égale à A ; c’est-à-dire que nous supposons A non convexe.
Soit f l’application définie sur A par f (x) = 0 pour x ∈ O1 , f (x) = 1 pour x ∈ O2 .
Soit V un ouvert de R. Nous avons les cas possibles suivants : {0, 1} ⊂ V ,
0 ∈ V, 1 6∈ V , 1 ∈ V, 0 6∈ V , 0 6∈ V, 1 6∈ V .
Nous obtenons respectivement
f −1 (O) = A, f −1 (O) = O1 , f −1 (O) = O2 , f −1 (O) = ∅. Il s’agit dans les quatre
cas d’un ouvert de A. f est donc une application continue. Soit γ une application
continue définie de [0, 1] dans A telle que γ(0) = a ∈ O1 et γ(1) = b ∈ O2 .
γ existe car A est connexe par arcs. g = f ◦ γ est continue de [0, 1] dans R.
g(0) = 0, g(1) = 1 donc g doit prendre toutes les valeurs réelles entre 0 et 1 ce qui
est faux car g([0, 1]) = {0, 1}.
L’hypothèse faite concernant la non connexité de A est fausse et A est bien connexe.
Un ensemble convexe est donc connexe.
Un ouvert, U inclus dans un espace vectoriel normé E est dit étoilé s’il existe a ∈ U
tel que pour tout point x de U le segment d’extrémités a et x est inclus dans U.
Un ouvert étoilé est connexe par arcs.
Formes différentielles.
Soit E un espace vectoriel normé. Soit U un ouvert de E. On appelle forme diffé-
rentielle de degré 1 définie sur U, une application, ω, de U dans E ′ l’ensemble des
formes linéaires continues définies sur E. E ′ est muni de la norme subordonnée à la
norme définie sur E. Si E = Rn , E ′ = E ∗ .
Si ω est de classe C p , ω est dite forme différentielle de classe C p .
Supposons E = Rn .
Soit (ε1 , · · · , εn ) la base canonique de Rn . Soit f une application de classe C 1 dé-
finie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans R. df est l’application qui à x ∈ U fait
correspondre df (x) ∈ E ∗ . df est donc une forme différentielle de degré 1.
Considérons pour chaque i ∈ Nn , l’application ei : x = (x1 , · · · , xn ) 7−→ xi .
La différentielle de cette application ei est h = (h1 , · · · , hn ) ∈ Rn 7−→ hi ∈ R. Elle

7
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

ne dépend pas de x ; d(ei ) est notée dxi .


La famille (d(xi ))i∈Nn est une base de E ∗ donc toute forme différentielle de degré 1
n
X
s’écrit ai dxi .
i=1
Une forme différentielle est donc de classe C p si et seulement si les applications ai
sont de classe C p .
Une forme différentielle ω définie sur un ouvert de E est dite exacte s’il s’agit de
la différentielle d’une application f différentiable définie de U dans R. Dans ce cas,
déterminer f s’appelle intégrer ω ou trouver une primitive de ω.
Xn
Si E = R , si ω s’écrit ω(x) =
n
ai (x)dxi , ω est dite fermée si elle est de classe C 1
i=1
∂ai ∂aj
et vérifie = .
∂xj ∂xi
Il est immédiat que : exacte, de classe C 1 ⇒ fermée.
Soit γ un chemin de support inclus dans U ⊂ E, d’origine a, d’extrémité b, paramé-
trée par t ∈ [α, β] 7−→ γ(t) ∈ U ⊂ E.
On appelle
Z intégrale de laZforme ω, supposée continue, sur le chemin γ, l’intégrale
β
notée ω qui est égale à ω(γ(t))(γ ′ (t))dt.
γ α Z n
!
β X
Si E = Rn , si γ(t) = (x1 (t), · · · , xn (t)), nous avons ai (γ(t))x′i (t) dt.
α i=1
Soit θ une application de classe C 1 définie de [α1 , β1 ] dans [α, β], strictement mo-
notone. Considérons l’application γ1 = γ ◦ γ. γ([α, β]) = γ1 ([α1 , β1 ]).
L’intégrale de ω sur le chemin γ1Zest égale à
Z Z
β1 β
[ω(γ(θ(t))] (θ′ (t)γ ′ (t))dt = ε [ω(γ(t)] (γ ′ (t))dt = ε ω
α1 α γ
où ε = 1 si θ(α1 )6θ(β1 ) ; -1 dans le cas contraire.
Si θ′ (t) > 0 les arcs γ1 et γ ont même orientation. Dans le cas contraire, ils ont une
orientation opposée.
L’intégrale ne dépend pas de la paramétrisation dans le cas où les deux paramétri-
sations (dites admissibles) ont même orientation.
Supposons que γ soit continu, de classe C 1 par morceaux. Soit σ = (t0 , · · · , tp ) une
subdivision admissible de [α, β]. Notons γi la restriction de γ à l’intervalle [ti , ti+1 ].
p−1 Z
X
On appelle intégrale de ω sur γ, l’intégrale : ω.
i=1 γi
Il est immédiat que cette intégrale ne dépend pas de la subdivision σ admissible.
Soit γ un chemin continu défini de [α, β] dans U ⊂ E, de classe C 1 par morceaux.
γ(α) = a, γ(β) = b. Soit σ = (t0 , · · · , tp ) une subdivision admissible de [α, β].
Pour t ∈ [α, β] \ {t0 , · · · , tp }.
Soit ω une forme différentielle exacte définie sur U. Soit f telle que ω = df .
Z p−1 Z
X p−1 Z ti+1
X p−1 Z ti+1
X
′ d
df = df = [df (γi (t))](γi (t))dt = [f (γi (t))])dt
γ i=0 γi i=0 ti i=0 ti
dt
p−1
X
= (f (γ(ti+1 )) − f (γ(ti ))) = f (b) − f (a).
i=0

8
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z
En particulier, si ω est exacte et si a = b alors ω = 0.
γ
Soient f1 et f2 deux applications de classes C 1 définies sur un ouvert connexe (donc
connexe par arcs) U Ztelles que df1 = df2 . SoitZγ un chemin de support inclus dans U
d’extrémités a et b. df1 = f1 (b) − f1 (a) = df2 = f2 (b) − f2 (a). f2 − f1 est donc
γ γ
constante ; lorsqu’il existe une application f de classe C 1 sur un ouvert connexe par
arcs vérifiant df = ω, celle-ci est unique à une constante additive près.
Lorsque U est un ouvert étoilé inclus dans Rn alors une forme différentielle fermée
est exacte.
En effet. Supposons que U soit étoilé par rapport à a = (a1 , · · · , an ) ∈ U.
Soit x = (x1 , · · · , xn ) ∈ U. Le segment d’extrémités a et x est inclus dans U. Soit
X n
∂Ai ∂aj
ω(x) = Ai (x)dxi avec ∀(i, j) ∈ (Nn )2 , = .
i=1
∂xj ∂x i

Posons Z
alors Z n
1 1 X
f (x) = [ω(tx + (1 − t)a)](x − a)dt = Ai (tx + (1 − t)a)(xi − ai )dt.
0 0 i=1
Yn
U étant ouvert, il existe h > 0 tel que le pavé [xi − h, xi + h] soit inclus dans U.
i=1
Ai est de classe C 1 donc la fonction f possède une dérivée partielle selon xj continue
vérifiant Z
1
∂f
(x) = Aj (tx + (1 − t)a)dt
∂xj 0
Z 1X n
∂Ai
+ t (tx + (1 − t)a)(xi − ai )(xj − aj )dt.
0 i=1 ∂xj
ω est fermée
Z 1 donc Z 1X n
∂f ∂Aj
(x)= Aj (tx+ (1 − t)a)dt + t (tx+ (1 −t)a)(xi − ai )(xj − aj )dt
∂xj 0 0 i=1 ∂xi
Z 1 Z 1
d
= Aj (tx + (1 − t)a)dt + t aj (tx + (1 − t)a)(xj − aj )dt
0 0 dt
 1
= tAj (tx + (1 − t)a) = Aj (x).
0
ω est donc exacte.
Si U est ouvert convexe alors il est étoilé par rapport à chacun de ses points et alors
toute forme différentielle fermée est alors exacte.
Si U est un ouvert connexe la condition ω fermée n’implique pas nécessairement que
ω soit exacte.
xdy − ydx
Par exemple, soit U = R2 \ {(0, 0)}, soit ω(x, y) = .
x2 + y 2
d x y 2 − x2 d −y y 2 − x2
= et = .
dx x2 + y 2 (x2 + y 2) dy x2 + y 2 (x2 + y 2)
Z
Si f est exacte alors ω doit être nulle pour par exemple le chemin C défini par
C
t ∈ [0, 2π] 7−→ (r cos(t), r sin(t)) ∈ U avec r fixé strictement positif.

9
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z Z 2π
ω= (sin2 (t) + cos2 (t))dt = 2π 6= 0.
C 0
En revanche, soit U un ouvert connexe (donc connexe par arcs) et soit ω une forme
différentielle de degré 1 sur U telle que pour tout chemin,
Z γ, fermé, continu et de
classe C 1 par morceaux de support inclus dans U on ait ω = 0. Alors, ω est exacte.
γ
Soit a ∈ U. Soit x ∈ U. Soit γx un chemin continu et de classe C 1 par Z morceaux
de support inclus dans U d’origine a et d’extrémité x. Posons f (x) = ω. f est
γx
parfaitement défini indépendant du chemin choisi ; en effet soient deux chemins γ1
et γ2 analogues au précédent. γ1 défini de [0, 1] dans U et γ2 défini de [1, 2] dans
U tels que γ2 (1) = γ1 (1) et γ1 (0) = γ2 (2). Z Z
Soit enfin γ3 défini de [1, 2] dans U par γ3 (t) = γ2 (3 − t). ω=− ω et par hy-
Z Z γ3 γ2

pothèse, ω+ ω = 0 donc la définition de f ne dépend pas du chemin continu


γ1 γ2
et de classe C 1 par morceaux d’origine a, d’extrémité x de support inclus dans U
choisi.
Il existe un voisinage de x inclus dans U. Soit h ∈ E tel que x + h ∈ U.
Le segment, paramétré par t ∈ [0, 1] 7−→ x + th ∈ E, d’origine x d’extrémité x + h
est inclus dans U donc Z 1
f (x + h) − f (x) − (ω(x))(h) = [ω(x + th) − ω(x)] (h)dt.
0
ω est continue donc pour tout ε > 0, il existe α > 0 tel que
ky − xk6α ⇒ k|ω(x + th) − ω(x)k|6ε.
Il vient alors |f (x + h) − f (x) − (ω(x))(h)|6εkhk.
f est donc différentiable de différentielle en x ω(x). ω est donc exacte.
Si E = Rn il suffisait de calculer les dérivées partielles de f .
Z βX n
En effet avec les mêmes notations qu’au dessus, f (x) = Ai (γx (t))x′i (t)dt.
i=1 α
n
Y
Il existe un pavé [xi − η, xi + η] inclus dans U. Pour y ∈ [xi − η, xi + η] notons
i=1
z l’élément de U dont la k ième composante est xk sauf la iième qui est égale à y.
Z βX n
g : y ∈ [xi − η, xi + η] 7−→ Ai (γz (t))zi′ (t)dt.
α i=1
En choisissant un chemin entreZ x et z constitué du segment d’extrémités x et z nous
1
obtenons g(xi + h) − g(xi ) = Ai (x + thεi )hdt.
0
g(xi + h) − g(xi )
Comme précédemment nous obtenons lim = Ai (x).
h h→0
Lorsque U est un pavé de Rn , nous pouvons faire une démonstration différente.
n
X
Supposons que la forme différentielle ω soit fermée ; ω(x) = Ai (x)dxi .
i=1
Soit a = (a1 , · · · , an ) ∈ U, x = (x1 , · · · , xn ) ∈ U.
Notons Bi = (aj )j∈Ni et Vi = (xj )j∈Nn , j>i . B0 = ∅, Vn+1 = ∅.

10
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

n Z
X xi Z xi
Posons f (x) = Ai (Bi−1 , t, Vi+1 )dt. xj 7−→ Ai (Bi−1 , t, Vi+1 )dt est déri-
i=1 ai ai
vable, de dérivéeZen xj nulle si i > j, de dérivée égale à Aj (Bj−1 , Vj ) si j = i et de
xi
∂Ai
dérivée égale à (Bi−1 , t, Vi+1 )dt si i < j.
ai ∂xj
La forme ω est fermée donc
Z xi Z xi
∂Ai ∂Aj
(Bi−1 , t, Vi+1 )dt = (Bi−1 , t, Vi+1 )dt
ai ∂xj ai ∂xi
= Aj (Bi−1 , Vi ) − Aj (Bi , Vi+1 ).
Nous obtenons donc
j−1
∂f X
(x) = Aj (Bj−1 , Vj ) + (Aj (Bi−1 , Vi ) − Aj (Bi , Vi+1 ))
∂xj i=1
j−1 j
X X
= Aj (Bj−1 , Vj ) + Aj (Bi−1 , Vi ) − Aj (Bi−1 , Vi )
i=1 i=2
= Aj (Bj−1 , Vj ) + Aj (V1 ) − Aj (Bj−1, Vj ) = Aj (x).
ω est bien exacte.
Rotationnel
Soit V = (V1 , V2 , V3 ) un champ de vecteurs de classe C 1 sur un ouvert U de R3 .
Les coordonnées du rotationnel du champ V sont :
 
∂V3 ∂V2
 ∂y (x, y, z) − ∂z (x, y, z) 
 
 
 ∂V1 ∂V3 
 
 ∂z (x, y, z) − ∂x (x, y, z) .
 
 
 ∂V2 ∂V1 
(x, y, z) − (x, y, z)
∂x ∂y
Soit f une application de classe C 2 .
∂2f ∂2f
(x, y, z) = (x, y, z),
∂x ∂y ∂y ∂x
∂2f ∂2f
(x, y, z) = (x, y, z),
∂y ∂z ∂z ∂y
∂2f ∂2f
(x, y, z) = (x, y, z).
∂z ∂x ∂x ∂z
Donc le rotationnel du gradient de f est nul.
Considérons le champ de vecteurs de classe C 1
(x, y, z) ∈ U 7−→ (A(x, y, z), B(x, y, z), C(x, y, z)).
Si U est étoilé par rapport à un de ses points, (a, b, c), et si le champ a un rota-
tionnel nul alors, le champ est un champ de gradients.
Il suffit d’utiliser le résultat vu précédemment. Nous pouvons refaire la démonstra-
tion dans ce cas particulier.

Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

11
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

Posons pour (x, y, z) ∈ U et pour t ∈ [0, 1],


m(t) = (a + t(x − a), b + t(y − b), c + t(−z − c))) et
Z 1
f (x, y, z) = (x − a)A(m(t)) + (y − b)B(m(t)) + (z − c)C(m(t))dt.
0
f (x, y, z) est bien défini car l’ouvert est étoilé.
Montrons que le gradient de f est le champ (A, B, C).
U est ouvert donc il existe α > 0 tel que (x+h, y+k, z+l) ∈ U pour |h|6α, |k|6α, |l|6α.
Nous en déduisonsZ 1
∂f ∂A ∂B
(x, y, z) = A(m(t)) + (x − a)t (m(t)) + (y − b)t (m(t))
∂x 0 ∂x ∂x 
∂C
+(z − c)t (m(t)) dt.
∂x
La dérivée, en t ∈ [0, 1], de l’application t 7−→ A(m(t)) est
∂A ∂A ∂A
(x − a) (m(t)) + (y − b) (m(t)) + (z − c) (m(t)).
∂x ∂y ∂z
Le rotationnel du champ (A, B, C) est nul ; donc la dérivée, en t ∈ [0, 1], de
l’application t 7−→ A(m(t)) est
∂A ∂B ∂C
(x − a) (m(t)) + (y − b) (m(t)) + (z − c) (m(t)).
∂x ∂x ∂x
 1
∂f
Il vient alors (x, y, z) = tA(m(t)) = A(x, y, z).
∂x 0
Nous faisons de même avec les deux autres dérivées partielles.
Nous en déduisons que lorsque l’ouvert est étoilé, un champ de classe C 1 dérive d’un
gradient si et seulement si son rotationnel est nul.
Soient f et g deux fonctions de classe C 2 définies sur un ouvert connexe U ayant le
même gradient ; ϕ = f − g a un gradient nul. La différentielle de ϕ est donc nulle.
Z γ un chemin d’origine un point de U et d’extrémité x ∈ U.
Soit
dϕ = 0 = ϕ(x) − ϕ(a). ϕ est donc constant.
γ

Théorème du point fixe.


Soit E une espace vectoriel normé complet10 . Soit g une application définie sur un
fermé U de E à valeurs dans U. Nous supposons g contractante11 . Alors, l’équation
g(x) = x possède une solution et une seule sur U.
Preuve
Considérons la suite définie par x0 ∈ U et pour n ∈ N, xn+1 = g(xn ). Soient p et q
q−1
X
deux entiers [Link] q ∈ N , xp+q − xp =

(xp+k+1 − xp+k ) donc
q−1 q−1 k=0
X X
k+p
kxp+q − xp k6 kxp+k+1 − xp+k k6 C kx1 − x0 k
k=0 k=0
1 − C q+1 kx1 − x0 k
= kx1 − x0 kC p 6C p .
1−C 1−C
10
C’est-à-dire un espace de Banach qui sera le plus souvent du type Rp .
11
C’est-à-dire qu’il existe une constante C ∈ [0, 1[ vérifiant :
∀(x, y) ∈ U 2 , kf (x) − f (y)k6Ckx − yk.

12
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

C ∈ [0, 1[ donc la suite (xn )n∈N est une suite de Cauchy qui converge car U étant
fermé est complet. La limite de la suite, compte tenu de la continuité de f , vérifie
donc la relation f (l) = l.
Soient l1 et l2 deux éléments de U vérifiant f (l1 ) = l1 , f (l2 ) = l2 .
kl1 − l2 k = kf (l1 ) − f (l2 )k6Ckl1 − l2 k.
Nous en déduisons (1 − C)kl1 − l2 k60 c’est-à-dire l1 = l2 . Il existe donc bien un et
un seul élément de U solution de l’équation f (x) = x.
Théorème des fonctions implicites.
Soient E et F deux espaces vectoriels normés complets. Soit f une application défi-
nie sur un ouvert, U × V , de E × F à valeurs dans F .
On suppose f de classe C 1 . Soit (a, b) ∈ U × V vérifiant f (a, b) = 0.
Notons, pour x ∈ U, fx l’application de V dans F définie par fx (y) = f (x, y).
Notons ϕ(x, y) ∈ LC (F ) la différentielle en y de fx .
Soit u la différentielle de fa en b c’est-à-dire u = ϕ(a, b) ∈ LC (F ). On suppose que
u est un automorphisme bi-continu de F .
Montrons qu’il existe alors un voisinage U1 ⊂ U de a et un voisinage V1 ⊂ V de b
tel que ∀y ∈ V1 ∃!y = ψ(x) ∈ U1 vérifiant f (x, ψ(x)) = 0. ψ est une application de
classe C 1 .
Preuve
Notons, pour (x, y) ∈ U × V , g(x, y) = y − u−1 (f (x, y)).
Pour x fixé dans U, notons gx , l’application définie sur l’ouvert V à valeurs dans F
par
gx (y) = y − u−1 (f (x, y)) = g(x, y).
g(x, y) = y ⇐⇒ f (x, y) = 0.
gx est de classe C 1 et12 (dgx )(y) = IdF − u−1 ◦ ϕ(x, y).
(dga )(b) = IdF − u−1 ◦ u = 0.
f est de classe C 1 donc (x, y) ∈ U × F 7−→ ϕ(x, y) ∈ F est continue puis, u−1 étant
elle-même continue, l’application (x, y) ∈ U × V 7−→ (dgx )(y) ∈ F est elle aussi
continue.
1
Il existe donc α > 0 tel que pour kx − ak6α et ky − bk6α on ait k(dgx )(y)k6 .
2
1
Soit A une application de classe C définie sur un ouvert U d’un espace vectoriel
normé complet à valeurs dans un autre espace vectoriel normé complet F 13 . Posons
pour x ∈ U et h ∈ E avec ∀t ∈ [0, 1], x + th ∈ U, B(t) = A(x + th). B est une
application de classeZC 1 , B ′ (t) = (dA(x + th))(h).
1
B(x + h) − B(x) = B ′ (t)dt.
0Z
1
kB(x + h) − B(x)k6 kB ′ (t)kdt6 sup k|(dA(z))k| khk.
0 z∈[x, x+h]

En appliquant ce résultat nous en déduisons que pour x ∈ U, y et y ′ dans V ,


kx − ak6α, ky − bk6α, ky ′ − bk6α nous avons

12
La différentielle d’une application linéaire continue u est égale à u car u(x+h)−u(x) = u(h)+0.
13
Si vous n’avez pas vu la notion d’intégrale pour une application à valeurs dans un espace de
Banach, vous pouvez vous limiter au cas où F est un espace vectoriel normé de dimension finie.

13
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

1
kgx (y) − gx (y ′)k6 sup k|(dgx (z))k| ky − y ′k6 ky − y ′k.
z∈[y, y ′ ] 2
Par ailleurs, g est continue donc il existe un voisinage de a, U2 ⊂ U, tel que ∀x ∈ U2
α
on ait kg(x, b) − g(a, b)k6 .
2
Supposons alors x ∈ U2 , kx − ak6α et ky − bk6α. Nous obtenons
1 α
kgx (y) − bk6kgx (y) − gx (b)k + kgx (b) − ga (b)k6 ky − bk + 6α.
2 2
gx est donc une application contractante et d’après ce que nous avons vu précédem-
ment, pour tout x ∈ U2 ∩ [a − α, a + α] = U3 il existe un unique y ∈ [b − α, b + α]
vérifiant f (x, y) = 0.
Notons ψ(x) la solution en question.
Montrons tout d’abord la continuité de ψ.
Soient x1 et x2 deux éléments de U3 . Notons y1 = ψ(x1 ) et y2 = ψ(x2 ).
y1 − y2 = gx1 (y1 ) − gx2 (y2 ) = (gx1 (y1 ) − gx1 (y2 )) − (gx1 (y2 ) − gx2 (y2)).
ky1 − y2 k6kgx1 (y1 ) − gx1 (y2 )k + kgx1 (y2) − gx2 (y2 )k.
1
6 ky1 − y2 k + kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k
2
c’est-à-dire ky1 − y2 k62kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k.
x2 étant fixé, x 7−→ g(x, y2 ) − g(x2 , y2 ) est continue donc
lim (g(x, y2 ) − g(x2 , y2 )) = 0 puis lim (y1 − y2 ) = 0. ψ est donc continue.
x→x2 x1 →x2
Montrons que ψ est de classe C 1 au voisinage de a.
Pour (x, y) ∈ U × V , notons ϕ1 (x, y) la différentielle en x de l’application x 7−→
f (x, y).
f (x + h, y + k) − f (x, y) = ϕ1 (x, y)(h) + ϕ(x, y)(k) + (khk + kkk)θ(h, k) où θ est
nulle en (0, 0), continue en (0, 0).
Choisissons k = ψ(x + h) − ψ(x) et y = ψ(x) avec x ∈ U3 .
Il vient alors
0 = ϕ1 (x, y)(h) + ϕ(x, y)(k) + (khk + kkk)θ(h, k).
f est de classe C 1 donc les applications ϕ et ϕ1 sont continues par hypothèse. ϕ(a, b)
est inversible. Il existe donc un voisinage U4 × V4 de (a, b) sur lequel nous avons
1
k|ϕ(a, b) − ϕ(x, y)k|6 .
2k|ϕ(a, b)−1 k|
1
ϕ(a, b)−1 ◦ (ϕ(a, b) − ϕ(x, y)) = IdF − ϕ(a, b)−1 ◦ ϕ(x, y) = v. Donc k|vk|6 .
X 2
La série v n est convergente, car absolument convergente sur un espace complet,
de somme (IdF −v)−1 donc IdF −v = ϕ(a, b)−1 ◦ ϕ(x, y) est inversible, puis ϕ(x, y)
est inversible pour (x, y) ∈ U4 × V4 .
0 = ϕ(x, y)(h) + ϕ1 (x, y)(ψ(x + h) − ψ(x))
+(khk + kψ(x + h) − ψ(x)k)θ(h, ψ(x + h) − ψ(x)).
Montrons que lorsque h tend vers 0, ψ(x + h) − ψ(x)) est un O(h).
Nous avons vu précédemment que ky1 − y2 k62kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k.
Z 1
g(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 ) = (ϕ1 (x1 + t(x2 − x1 )))(x2 − x1 )dt.
0
ϕ1 étant continue est bornée sur un voisinage borné de (a, b) donc

14
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k6Mkx2 − x1 k puis kψ(x2 ) − ψ(x1 )k6Mkx2 − x1 k.


Lorsque h tend vers 0, ψ(x + h) − ψ(x)) est bien un O(h).
Dans ces conditions, khk + kkk6(1 + 2M)khk.
kψ(x + h) − ψ(x) + (ϕ(x, y))−1 ◦ ϕ1 (x, y)(h)k
62Mθ(h, ψ(x + h) − ψ(x))
khk
kψ(x + h) − ψ(x) − (ϕ(x, y))−1 ◦ ϕ1 (x, y)(h)k
c’est-à-dire lim = 0.
h→0 khk
Il reste à démontrer que (ϕ(x, y))−1 est continue14 .
Montrons un résultat plus général.
Soient E et F deux espaces vectoriels normés complets et f une application linéaire
continue de E vers F .
Si f est surjective, alors f est ouverte, c’est-à-dire que l’image par f de tout ouvert
de E est un ouvert de F .
Dire que f est ouverte équivaut, car f est linéaire, à ∃C ∈ R∗+ tel que la boule15 de
F , BF (0, 1), soit incluse dans l’image par f de la boule BE (0, C) de E.
Démonstration
[
Soit, pour n ∈ N, Fn = f (BE (0, n)). f est surjective donc F = Fn .
n∈N
F est complet donc vérifie la propriété de Baire16 : toute union dénombrable de

14
Si F est de dimension finie, le résultat est immédiat.
15
BE désigne une boule de E, BF une boule de F .
16
Soit (On )n∈N une famille d’ouverts d’adhérences égales à E (chaque On est dense dans E) alors
\
l’intersection On , est dense dans E.
n∈N
Lemme préliminaire Soit E un espace métrique complet, soit (En )n∈N une suite décroissante
(pour l’inclusion) de fermés de E tous non vides ; chaque En a pour diamètre δn > 0. On suppose
que la suite (δn )n∈N converge vers 0 alors l’intersection de En est un singleton.
Pour chaque n ∈ N, soit xn ∈ En . Par hypothèse, ∀(n, p) ∈ N2 , xn+p ∈ En .
d(xn , xn+p )6δn ; la suite (xn )n∈N est donc une suite de Cauchy ; elle converge donc vers un
élément l pour n fixé, nous avons vu que xn+p ∈ En donc l ∈ En qui est fermé. l appartient donc
à l’intersection des En qui est non [vide.
Soient l1 et l2 deux éléments de En . l1 et l2 sont dans chaque En donc pour tout n ∈ N,
n∈N \
d(l1 , l2 )6δn ; la suite (δn )n∈N converge vers 0 donc l1 = l2 . En = {l}. Le lemme préliminaire
n∈N
est démontré.
Montrons maintenant le résultat.
Soit a ∈ E. Soit V une boule ouverte centrée en a. O0 est dense dans E donc il existe a0 ∈ O0 ∩ V .
O0 est ouvert donc il existe une boule, B0 , fermé de rayon r0 > centrée en a0 incluse dans O0 ∩ V .
Soit B0′ la boule ouverte centrée en a0 de rayon r0 . O1 est dense dans E donc cette boule rencontre
O1 ; il existe a1 ∈ O1 ∩ B0′ . Il existe, car O1 est ouvert, une boule, B1 , fermée centrée en a1 de
r1
rayon r2 > 0 que l’on peut imposer strictement inférieur à , incluse dans O1 ∩ B0′ . Soit alors B1′
2
la boule ouverte centrée en a1 de rayon r1 .
B1′ rencontre O2 . Nous construisons ainsi une suite de boules (Bn )n∈N∗ de rayons rn > 0 et
r0
strictement inférieurs à n .
2
Chaque boule Bn est incluse dans la boule Bn−1 et dans tous les ouverts Ok pour k6n et dans V .

15
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

fermés d’intérieurs vides est encore d’intérieur vide.


L’intérieur de F étant égal à F , l’un des fermés FN est donc d’intérieur non vide. Il
contient donc une boule centrée en un point y de F de rayon r > 0. ∀n ∈ N, 0F ∈ Fn .
Soit ε > 0. Soit z ∈ F, kz − ykF 6r. ∃x ∈ E, kxkE 6N, kz − f (x)kF 6ε.
z = y vérifie aussi cette propriété donc ∃x1 ∈ E, kx1 kE 6N, ky − f (x1 )kF 6ε.
Nous obtenons donc k(z − y) − f (x + x1 )kF 6ε. kx + x1 k62N donc z − y est dans
F2N .
La boule de F de centre 0 de rayon r > 0 est donc incluse dans F2N .
z ∈ F, kzkF 6r ⇒ ∃x ∈ E, kxkE 62N, kz − f (x)kF 6ε.
Soit z ′ ∈F, 
kz ′ kF 61. Posons z = rz ′ .

z − f 1 x = 1 kz − f (x)k 6 ε .
r F r F
r

1
x 6 2N = ρ. z ′ est donc adhérent à l’image par f de la boule de E centrée en
r r
E
0 de rayon η. BF (0, 1) ⊂ f (BE (0, η)).
En utilisant à nouveau
 le même raisonnement nous obtenons :
1   η 
∀n ∈ N, BF 0, n ⊂ f BE 0, n .
2 2
1 η
Soit y ∈ F, kykF 6 n . Il existe x ∈ E, kxkE 6 n tel que ky − f (x)kF 6ε.
2 2
1
Soit y0 ∈ F, kykF 61. Choisissons ε = .
2
Il existe x0 ∈ E, kx0 kE 6η tel que ky0 − f (x0 )kF 6 12 . Notons y1 = y0 − f (x0 ).
1
Choisissons ε = .
4
η 1
Il existe x1 ∈ E, kx1 kE 6 tel que ky1 − f (x1 )kF 6 2 .
2 2
Notons y2 = y1 − f (x1 ). Supposons avoir construit (xi )i∈Nn tel que
η 1
∀i ∈ N, kxi kE 6 i et ∀i ∈ N∗ , kyi − f (xi )kF 6 i+1 avec yi+1 = yi − f (xi ).
2 2
η
On construit alors xn+1 ∈ E tel que kxn+1 kE 6 n+1 et yn+2 = yn+1 − f (xn+1 ) vérifie
2
1
kyn+2 kF 6 n+2 .
2 X
Considérons la série xn . Elle est absolument convergente et, E étant complet, est

X+∞ +∞
X 1

donc convergente, de limite x ∈ E. xn 6η = 2η. f est continue donc
2n
n=0 n=0
n
! +∞ E
X X
lim f xk = f (xn ).
n→+∞
k=0 n=0

La suite des diamètres des boules Bn converge


T vers 0.
Il en résulte qu’il existe l ∈ E, tel que n∈N Bn = {l}. Chaque Bn est inclus dans Op , pour p6n
donc l appartient à tous les Op et cette intersection est non vide et V rencontre cette intersection
donc a est adhérent à celle-ci ; l’intersection ∩n∈N En est dense dans E.
En écrivant la relation avec les complémentaires nous obtenons : toute union dénombrable de fermés
d’intérieurs vides est encore d’intérieur vide.

16
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

+∞
X n
X n
X
f (x) = f (xn ). −yn+1 + y0 = (−yk+1 + yk ) = f (xk ).
n=0 k=0 k=0
Nous en déduisons f (x) = y0 donc y0 appartient à l’image par f de la boule de E
centrée en 0 de rayon 2η. Nous avons donc prouvé que tout élément de F de norme
au plus égale à 1 est dans l’image par f d’une boule de E centrée en 0. f est donc
une application ouverte. Si f est bijective continue de E vers f alors f −1 est continue
car l’image réciproque par f −1 d’un ouvert de E est l’image par f de cet ouvert et
est donc ouvert ce qui permet de conclure que f −1 est continue.
Revenons à notre question.
Finalement, ψ est différentiable en x de différentielle −(ϕ(x, ψ(x)))−1 ◦ ϕ1 (x, ψ(x)).
Dans le cas où E et F sont de dimensions finies certaines parties de la démonstration
sont simplifiées.
Supposons E = Rp , F = Rq . Quitte à choisir une base de E et de F nous pou-
vons poser x = (x1 , · · · , xp ), y = (y1 , · · · , yq ) et considérer que f est définie par
(x, y) 7−→ (f1 (x, y), · · · , fq (x, y).
Soient les deux
 matricesJacobiennes  
∂fj ∂fj
J1 (x, y) = (x, y) et J2 (x, y) = (x, y) .
∂xi (i,j)∈Np ×Nq ∂yi (i,j)∈Nq ×Nq
J2 (a, b) est inversible par hypothèse donc det(J2 (a, b)) 6= 0 (> 0 par exemple).
(x, y) ∈ U × V 7−→ J2 (x, y) ∈ Mq (R) est continue donc det ◦J2 est continue et
il existe un voisinage O de (a, b) sur lequel det(J2 (x, y)) reste strictement positif.
J2 (x, y) est inversible sur un tel voisinage.
∂fj
Chaque application (x, y) 7−→ (x, y) est continue donc l’application
∂yi
(x, y) ∈ O 7−→ (J2 (x, y))−1 ∈ Mq (R) est continue17 .
L’application ψ = (ψ1 , · · · , ψq ) est différentiable de matrice Jacobienne la matrice
−(J2 (x, y))−1 J1 (x, y). ψ est bien alors de classe C 1 .
Lorsque q = 1 il n’est pas nécessaire d’utiliser le théorème du point fixe pour
répondre à notre question. Nous pouvons employer une autre méthode.
Soit f une application définie de U × V ⊂ Rp × R dans R. (U et V ouverts), de
classe C 1 . On note (x1 , · · · , xp ) un élément de U et y un élément de V . On sup-
pose qu’il existe (a1 , · · · , ap , b) ∈ U × V tel que f (a1 , · · · , ap , b) = 0 et que
∂f
(a1 , · · · , ap , b) 6= 0 (que l’on peut supposer strictement positif).
∂y
∂f
(x, y) = (x1 , · · · , xp , y) ∈ U × V 7−→ (x1 , · · · , xp , y) est continue donc il existe
∂y
un voisinage U1 de a = (a1 , · · · , ap ) et un voisinage V1 de b tel que sur U1 × V1 ,
∂f
(x1 , · · · , xp , y) > 0.
∂y

17 1 e où
Je rappelle que pour une matrice inversible A la matrice inverse est la matrice A
det(A)
e est égal à (−1)i+j multiplié par le déterminant de la sous-matrice de
l’élément d’indice (i, j) de A
la matrice A obtenue en supprimant la ligne j et la colonne i de la matrice A.

17
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

Soit α > 0 tel que [b − α, b + α] ⊂ V1 .


y ∈ V1 7−→ f (a1 , · · · , ap , y) ∈ R est strictement croissante donc
f (a1 , · · · , ap , b+α) > 0 et f (a1 , · · · , ap , b−α) < 0. f est continue donc il existe un
voisinage U2 de a = (a1 , · · · , ap ) tel que sur ce voisinage, f (x1 , · · · , xp , b − α) < 0 ;
de même il existe un voisinage U3 de a = (a1 , · · · , ap ) tel que sur ce voisinage,
f (x1 , · · · , xp , b + α) > 0.
Finalement pour (x1 , · · · , xp ) ∈ W = U ∩ U1 ∩ U2 ∩ U3 , f (x1 , · · · , xp , b − α) < 0,
f (x1 , · · · , xp , b + α) > 0 et y ∈ V2 7−→ f (x1 , · · · , xp , y) ∈ R est strictement
croissante.
Il existe donc un unique y = ϕ(x) ∈ [b − α, b + α] vérifiant f (x1 , · · · , xp , y) = 0.
Montrons la continuité de ϕ.
Soit x ∈ W et soit x0 fixé dans W .
f (x, ϕ(x)) − f (x0 , ϕ(x0 )) = (f (x, ϕ(x)) − f (x, ϕ(x0 )))
+(f (x, ϕ(x0 )) − f (x0 , ϕ(x0 ))).
Donc f (x, ϕ(x, y)) − f (x, ϕ(x0 )) = −f (x, ϕ(x0 )) + f (x0 , ϕ(x0 )).
En appliquant l’égalité des accroissements finis sur l’intervalle d’extrémités ϕ(x) et
ϕ(x0 ) à l’application t 7−→ f (x, t) nous obtenons :
∂f
f (x, ϕ(x)) − f (x, ϕ(x0 )) = (ϕ(x) − ϕ(x0 )) (x, t) avec t entre ϕ(x) et ϕ(x0 ).
∂y
f est continue donc ∀ε > 0, ∃ δ1 > 0 tel que
(kx − x0 k6δ1 ) ⇒ | − f (x, ϕ(x0 )) + f (x0 , ϕ(x0 ))|6 Kε.
Il existe donc δ > 0, δ6δ1 tel que la boule fermée centrée en x0 de rayon δ soit
incluse dans W et pour (x, y) ∈ W × [b − α, b + α],
K|ϕ(x) − ϕ(x0 )|6| − f (x, ϕ(x0 )) + f (x0 , ϕ(x0 ))|6 Kε.
ϕ est donc continue en (x0 , y0 ).
Théorème d’inversion locale
Soit f une application de classe C 1 définie sur U ⊂ E à valeurs dans F où E et
F sont des espaces de Banach et U un ouvert. On suppose que la différentielle en
a ∈ U de f est inversible.
Nous avons vu plus haut que df (a) étant inversible, df (a) étant continue et E et F
étant des espaces de Banach alors (df (a))−1 est continue.
Posons g = (df (a))−1 ◦ f . La différentielle de (df (a))−1 est (df (a))−1 donc g est de
classe C 1 , définie de U dans E.
Posons, pour (x, y) ∈ U × E, G(x, y) = g(x) − y. L’application G est de classe C 1 .
Notons Gy l’application x 7−→ g(x) − y.
Gy est de classe C 1 et (d(Gy ))(x) = dg(x).
dg(a) est inversible, G(a, g(a)) = 0 donc il existe un voisinage, X, de a et un voi-
sinage, Y , de g(a) tels que ∀y ∈ Y , il existe un unique x = ϕ(y) ∈ Y vérifiant
G(ϕ(y), y) = 0. ϕ est de classe C 1 .
G(x, y) = 0 ⇐⇒ g(x) − y = 0 ⇐⇒ f (x) = (df (a))(y).
Soit z ∈ (df (a))(Y ) = Z ⊂ F . df (a) est un isomorphisme bi-continu donc Z est un
voisinage de f (a).
∀z ∈ Z, ∃!x ∈ X, f (x) = z.
f (x) = z ⇐⇒ x = [ϕ ◦ (df (a))−1 ] (z) = ψ(z). ψ est de classe C 1 .
f induit donc une bijection de X ∩ ψ −1 (Z) dans Z. X ∩ ψ −1 (Z) est un voisi-

18
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

nage de a car ψ est continue. f induit donc une bijection d’un voisinage de a
dans un voisinage de f (a) ; la bijection réciproque est donc de classe C 1 . Notons
fe la bijection induite par f . fe−1 ◦ fe = Id donc IdE = (d(fe−1 )(f (x)) ◦ (dfe)(x)) et
d(fe−1 )(y) = (dfe)(fe−1 )(y)))−1.
Dans tous les exercices où il faudra redémontrer le théorème des fonctions implicites
ou le théorème d’inversion locale, il suffira de recopier en l’adaptant au cas concerné
l’une des démonstrations effectuées ici.

1. (a) Soient E, F et G trois espaces vectoriels normés. Soit B une application


bilinéaire continue définie de E × F à valeurs dans G. Soient f et g
deux applications différentiables définies sur un ouvert U d’un espace
vectoriel normé, à valeurs respectivement dans E et dans F . Montrer que
l’application x ∈ U 7−→ B(f (x), g(x)) ∈ G est différentiable. Quelle est
sa différentielle ?
(b) Soit E une algèbre unitaire normée18 . Soient f et g deux applications
différentiables définies sur un ouvert U d’un espace vectoriel normé, à
valeurs dans E. Montrer que l’application x ∈ U 7−→ f (x)⊥g(x) ∈ E est
différentiable. Quelle est sa différentielle ?

2. Soit f une application de classe C 1 de Rn dans lui-même, muni de son produit


scalaire canonique, telle que :
∃α > 0, ∀(x, h) ∈ (Rn )2 , ((df (x)(h) | h)>αkhk2 ).

(a) Montrer que pour tout (a, b) ∈ (Rn )2 , (f (b) − f (a) | b − a)>αkb − ak2 .
(b) Montrer que f établit un C 1 difféomorphisme de Rn dans son image.
(c) Montrer que l’image est Rn .

3. Soient f : R → R, une application de classe C 1 , telle que : |f ′ (x)|6k < 1 et


g : R2 → R2 l’application définie par g(x, y) = (x − f (y), y − f (x)).

(a) Soit U un ouvert d’un espace vectoriel normé E de dimension finie.


On suppose U connexe par arcs19 . Soit A ⊂ U, A ouvert. Montrer :
(A fermé relatif de U) ⇒ (A = ∅ ou A = U).
(b) Soit B borné de R2 , montrer que g −1 (B) est borné.
(c) Montrer que g(R2) est un fermé de R2 .
18
Il s’agit d’un espace vectoriel normé muni d’une loi de composition interne ⊥, vérifiant en outre
les propriétés suivantes :
- (E, +, ⊥) est un anneau unitaire.
- ∀(λ, x, y) ∈ K × E × E, λ(x⊥y) = x ◦ (λy).
- ∀(x, y) ∈ E 2 , kx⊥yk6kxk kyk.

19
Cela signifie que pour tout couple (a, b) de points de U il existe une application, γ, continue
définie de [0, 1] dans U vérifiant γ(0) = a et γ(1) = b.
Nous avons vu que pour un ouvert, il y a équivalence entre connexe et connexe par arcs. Nous
avons aussi vu qu’il est possible de choisir pour support de γ une ligne polygonale.
Lorsqu’un ensemble est convexe alors il est connexe par arcs et donc connexe

19
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

(d) Montrer que g est un C 1 difféomorphisme de R2 dans R2 .


4. Soit E un espace vectoriel préhilbertien réel.
L’application x ∈ E 7−→ kxk2 ∈ R est-elle différentiable ?
L’application x ∈ E 7−→ kxk ∈ R est-elle différentiable ?
5. Soit S l’ensemble des matrices réelles symétriques.
Soit U l’ensemble des matrices réelles symétriques définies positives.
(a) Montrer que U est un ouvert de S.

(b) Montrer que pour tout A ∈ U il existe B ∈ U unique , noté A, tel que
A = B 2.

(c) Montrer que l’application A ∈ U 7−→ A ∈ U est différentiable. (U est
ouvert de l’espace vectoriel S).
6. Soit g(t) = (u + tv) où u et v sont fixés dans Mn (R). Montrer que g ′ (t) =
tr (t (Com(u + tv)) v).

On pourra d’abord calculer les dérivées partielles et faire apparaı̂tre la
∂ aij
matrice complémentaire.
7. Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie. Soit f une application de
classe20 C 2 définie d’un ouvert convexe U de E dans R.
(a) Soit (a, b) ∈ U 2 , on note ϕa,b l’application de [0, 1] dans R définie par :
ϕa,b (t) = f (ta + (1 − t)b).
Montrer que f est convexe si et seulement si pour tout (a, b) ∈ U 2 , ϕa,b
est une fonction convexe.
(b) Montrer que f est convexe si et seulement si la hessienne21 de f est une
matrice symétrique positive en tout point de U.
8. Soit ϕ : x ∈ U 7−→ ϕ(x) ∈ LC (E, F ) ; U ouvert de E ; F complet.
Soit a ∈ U on suppose ϕ(a) inversible, ϕ continue sur U.
Montrer qu’il existe un voisinage V de a dans U tel que ∀x ∈ V, ϕ(x) est
inversible.
9. Soit f définie sur R2 par f (x, y) = max(|x|, |y|). Déterminer le plus grand
(au sens de l’inclusion) ouvert de R2 sur lequel f est de classe C 1 .

 0 si x = y = 0
10. Soit f définie par 2
xy(x − y ) 2 .
 si (x, y) 6
= (0, 0)
x2 + y 2
20
Une application de classe C p , avec p ∈ N∗ , définie sur un ouvert U d’un espace vectoriel E de
dimension finie est une application telle que les dérivées partielles existent et sont de classe C p−1 .
Si E n’est pas de dimension finie, f est de classe C p si elle est différentiable et si la différentielle est
de classe C p−1 . Par exemple pour p = 2, cela signifie que df est différentiable et d(df ) est continue ;
d(df ) est une application de U dans LC (LC (E, F ), F ).
21
La Hessienne de f en x ∈ U est la matrice symétrique H dont l’élément d’indices (i, j) est
égal à ∂ij f (x). f étant de classe C 2 nous savons que ∂ij f (x) = ∂ji f (x).

20
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

Quelle est la classe de f ?

11. Les applications f suivantes sont-elles de classe C 1 ?


 
2 2 1
f (x, y) = (x + y ) sin , f (0, 0) = 0,
x2 + y 2
x3 − y 3
f (x, y) = 2 si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon,
x + y2
xy
f (x, y) = p si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon,
x2 + y 2
x sin(y) − y sin(x)
f (x, y) = 2 2
si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon,
x +y
sin(xy)
f (x, y) = si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon,
|x| + |y|
 
1
f (x, y) = exp 2 2
si x2 + y 2 < 1, 0 sinon,
x +y −1
2 x
f (x, y) = y sin , pour y 6= 0, 0 si y = 0,
y
f (x, y) = 1 − x − y 2 si x2 + y 2 < 1, 0 sinon,
2
!
p 1
f (x, y) = (x + y) x2 + y 2 sin p si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon,
2
x +y 2

xy
f (x, y) = 2 2 α
si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon (α est un réel).
(x + y )

12. Soit ∆ = {(x, x) ∈ R2 } ; soit f définie sur D = R2 \ ∆ à valeurs dans R par


sin(x) − sin(y)
f (x, y) = .
x−y
Montrer qu’il existe F continue de R2 dans R dont la restriction à D est f .

 de R dans R.
13. Soit f une application
 f (x) − f (y) pour

x 6= y
On pose g(x, y) = x−y .

 f ′ (x) pour x=y
On suppose f de classe C 1 . Montrer que g est continue sur R2 .
On suppose que f une application de classe C 2 de R dans R. Montrer que g
est de classe C 1 sur R2 .

14. Soit (x, y) ∈ R2 ; on pose : F (x, y) = sup (xt2 + yt). Déterminer F (x, y) ; F
t∈[0,1]
1
est-elle continue, de classe C ?
n
1 X
15. Sur R on pose pour x = (x1 , · · · , xn ) 6= 0, f (x) =
n
xi xn+1−i .
kxk i=1
k k désigne la norme euclidienne sur Rn muni du produit scalaire canonique.
f est-elle prolongeable par continuité en 0 ?

21
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

L’application ainsi éventuellement prolongée, définie sur Rn , est-elle différen-


tiable ? De classe C 1 ?

16. (a) Soit GLn (R) le groupe linéaire de Rn . Montrer que c’est un ouvert de
Mn (R).
(b) Soit f : X ∈ GLn (R) 7−→ X −1 ∈ GLn (R). Montrer que f est différen-
tiable. Calculer df (X).
Z x Z y 
17. Soit ϕ : R → R, continue. Soit f : R → R, f (x, y) =
2 2
ϕ(u, v)dv du.
0 0
Étudier la différentiabilité de f .

18. Soit ϕ une application de classe C 2 de R dans R. Soit E = C 0 ([a, b], R) muni
de k k∞ .
Z b
Soit f ∈ E, on pose Φ(f ) = ϕ(f (t))dt.
a
Différentiabilité de Φ.
 
y |y|
19. Soit, pour (x, y) ∈ R × R, f (x, y) = exp − 2 et f (0, y) = 0.

x x
f est-elle continue ?
Étudier la différentiabilité de f .

20. Soit f une application de classe C ∞ définie de Rn dans R.


Montrer qu’il existe n fonction de classes C ∞ , f1 , · · · , fn avec pour chaque
i ∈ Nn , fi définie sur Rn−i+1 et vérifiant :
X
n
f (x1 , x2 , · · · , xn ) = f (0, 0, · · · , 0) + xi fi (xi , · · · , xn ).
i=1
On pourra soustraire et ajouter des éléments pour être conduit à des fonction
d’une variable et utiliser les intégrales dépendant d’un paramètre.
X
21. Soit αn une série absolument convergente. Soient ϕ une application de
classe C définie de R∗+ dans R, et (yn )n∈N une suite de Rp , incluse dans un
1

compact K.
+∞
X
On définit f sur R \ K par f (x) =
p
αn ϕ(kx − yn k) où k k désigne la norme
n=0
euclidienne canonique sur Rp .
Montrer que f est de classe C 1 .
X
22. Soit an z n une série entière de rayon de convergence R > 0.
+∞
X
Montrer que l’application M ∈ Mp (R) 7−→ an M n est définie et différen-
n=0
tiable dans un voisinage de 0.
+∞
X (−1)n
23. Soit f (x, y) = . Existence et différentiabilité de f .
n=0
x + ny

22
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

24. Déterminer l’ensemble de définition de la fonction, f , de variables réelles définie


+∞ n
X x cos(ny)
par : f (x, y) = √ .
n=1
n
Montrez que f est de classe C 1 sur ] − 1, 1[×R.
+∞
X 1
25. Soit f (x, y) = 2
exp(−n(x2 + y 2)). Montrer que f est C 1 . On pourra
n=1
n
t
étudier exp(−nt2 ).
n
f a-t-elle des dérivées partielles secondes ?
1 x y 
26. Soit f définie par définie par f (x, y) = xy + (47 − x − y) + .
2 3 4
Étudier les extrema de f.

27. Soit a > 0. 


x+y+z = a
Soit Γ l’ensemble des (x, y, z) ∈ R défini par :
3
.
x + y 2 + z 2 = a2
2

Quelle est la nature précise de Γ ?


Soit f l’application de Γ dans R définie par f (x, y, z) = xyz. Montrer que f
atteint ses extrema ; les déterminer ainsi que les points de Γ où ils sont atteints.

28. Soit f (x, y) = (y − x2 )(y − 2x2 ). Étudier les extrema locaux de cette fonction.
On pourra couper par : “y = tx” et étudier le signe localement, de même
prendre “y = 23 x2 ”, conclure.
Z π
2
29. Soit f (x, y) = sin(t) − (xt2 + yt) dt . Quels sont les extrema de cette
0
fonction ?

30. Soit f (x, y) = x2 + xy + y 2 − 3x − 6y. Quels sont les extrema de f ?

31. Quels sont les triangles de périmètre donné dont l’aire est maximale ?
Quels sont les triangles d’aire maximale inscrits dans un cercle donné ?

32. Quels sont les triangles inscrits dans un cercle, de périmètre maximal ?

33. Déterminer les extrema locaux éventuels des fonctions suivantes, définies par
f (x, y) = :
x2 y 3(1 + 3x + 2y), exp(x sin(y)), x exp(y) + y exp(x),
xy
, x3 y 2(1 − x + y), x3 + 3xy 2 − 15x − 12y.
(1 + x)(1 + y)(x + y)

34. Soit f (x, y) = (x2 − y)(3x2 − y).

(a) Soient λ ∈ R, gλ (x) = f (x, λx). Étudier l’existence d’un minimum local
de gλ en 0.
(b) f a-t-elle un minimum local en (0, 0) ?

23
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

x2 √
35. Étudier les extrema locaux de : (x, y) 7−→ + (cos y) a2 − x2 , a > 0.
a
36. Soient, dans un repère orthonormal du plan, A(1, 0) B(2, 0) C(0, 3) trois points.
Trouver la (les) droite(s) D du plan afin que :
d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D) soit minimal.

37. Déterminer max | sin(z)|, z ∈ C.


|z|61
On montrera d’abord que le maximum est atteint en un point du cercle.

38. Déterminer les extrema locaux éventuels de la fonction f définie par f (x, y, z) =
x ln(x) + y ln(y) + z ln(z) liés par la relation x + y + z = 3a > 0.

39. Déterminer les extrema de la fonction f définie par f (x, y, z) = xy + yz + xz


liés par la relation x + y + z = 1.

40. Montrer qu’il existe δ > 0, ϕ, ψ de classes C 1 de [−δ, δ] dans R tels que :
ϕ(0) = 2, ψ(0) = 0 et
∀x ∈] − δ, δ[, ψ(x) = ϕ(x)3 − x − 8, ϕ(x)4 = ψ(x)5 − x3 + 16.
Calculer les dérivées en 0 de ϕ et ψ.

41. Soit f une application de classe C 1 de R2 dans R. Soit g l’application définie


de R3 dans R par g(x, y, z) = f (x2 − y 2 , y 2 − z 2 ).
Soit (a, b, c) ∈ R3 vérifiant g(a, b, c) = 0.
∂f 2 
On suppose c non nul et a − b2 , b2 − c2 6= 0.
∂y
Montrer qu’il existe un voisinage V de (a, b) et une application ϕ de classe
C 1 définie sur V vérifiant ∀(x, y) ∈ V, g(x, y, ϕ(x, y)) = 0.
∂ϕ ∂ϕ
Montrer la relation y · ϕ(x, y) · (x, y) + x · ϕ(x, y) · (x, y) = xy.
∂x ∂y
  y 
2 2
42. Nous nous plaçons dans le cas où la relation x + y = exp 2 atan , pour
x
(x, y) ∈ R × R, permet de définir y fonction implicite de x, par y = ϕ(x).

(1 + ϕ′2 (x))3
Exprimer ′′ 2 2 .
ϕ (x) (x + ϕ2 (x))
43. Etudier, dans chacun des trois cas suivants, l’existence locale de l’application :
x 7−→ y. Chercher un développement limité à l’ordre 3 au voisinage de a de la
fonction ainsi définie.
exp(x + y) + y − 1 = 0, a = (0, 0);
xy − sin(y) + x = 0, a = (0, 0);
2 exp(x + y − 1) + ln(x − y) − 2x + y 3 = 0, a = (1, 0).

44. Étudier l’existence locale de l’application : (x, y) 7−→ z. Chercher un dévelop-


pement limité à l’ordre 2 au voisinage de a de la fonction ainsi définie.
x3 + y 3 + z 3 − zx − x + y − 2z + 1 = 0, a = (0, 0, 1);
ln(1 + y − z) − x − z = 0, a = (0, 0, 0);
(x2 + y 2 + z 2 ) ln(x + y + z) − ex+y + 1 = 0, a = (0, 0, 1).

24
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

45. Étudier, au voisinage de l’origine, la courbe d’équation :


sin(x + y) + cos(x − y) − 1 = 0.

46. Montrer qu’au voisinage de (t = 1, x = 0), l’équation sin(tx) + cos(tx) = x


admet une unique solution x = ϕ(t).
Vérifier que ϕ est de classe C ∞ .
Écrire un développement limité de ϕ à l’ordre 3 au voisinage de 0.

47. Soit n ∈ N. Montrer que ∀x ∈ R, ∃!y ∈ R, / y 2n+1 +Zy − x = 0 (1).


x
Montrer que ϕ : x 7−→ y est de classe C ∞ . Calculer ϕ(t)dt en fonction de
0
n, x, ϕ(x) ( on multipliera (1) par y ′ ).

48. Fonctions homogènes


Soit f une application définie sur un ouvert U de l’espace vectoriel normé E,
à valeurs dans un espace vectoriel normé F .
On suppose U étoilé par rapport à 0 ∈ U c’est-à dire tel que pour tout x de
U, le segment d’extrémités 0, x est inclus dans U.
f est dite homogène de degré α (ou α-homogène) si ∀x ∈ U, ∀t ∈]0, 1],
f (tx) = tα f (x).
On suppose f différentiable ; montrer qu’alors df est α − 1-homogène.
Supposons E de dimension finie, rapportée à une base ; soit (x1 , · · · , xn ) les
coordonnées de x dans cette base.
X n
∂f
Montrer que l’on a ∀x ∈ U, xi (x) = αf (x).
k=1
∂xi
On suppose f de classe C 1 , définie sur U avec E de dimension finie rapportée à
une base ; soit (x1 , · · · , xn ) les coordonnées de x dans cette base. On suppose
X n
∂f
que f vérifie la relation ∀x ∈ U, xi (x) = αf (x).
∂xi
k=1
Montrer que f est α-homogène.
1
 C telle que
49. Déterminer f de classe :
∂f ∂f
∀(x, y) ∈ U, f (x, y) x +y + x2 + y 2 = 0.
∂x ∂y

 C sur un ouvert U, àdéterminer, de R , telle que :


1 2
50. Déterminer f de classe
∂f ∂f
∀(x, y) ∈ U, f (x, y) x (x, y) + y (x, y) + x2 + y 2 = 0 ; f >0.
∂x ∂y
51. Déterminer les applications continues de R dans R vérifiant la relation fonc-
tionnelle : p 
∀(x, y) ∈ R2 , f x2 + y 2 = f (x)f (y).

52. Déterminer f : R2 → R de classe C 2 telle que :


∂2f ∂2f ∂2f
− 3 + 2 = 0.
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2
Déterminer f : R2 → R de classe C 2 telle que :

25
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2f ∂2f 2
2∂ f ∂f ∂f
x2 + 3xy + 2y = 0. Poser : ϕ(x, y) = x + 2y .
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2 ∂x ∂y
Déterminer f : U ⊂ R2 → R de classe C 2 telle que :
∂2f ∂2f 1
− = p . Poser u = x + y, v = x − y.
∂x2 ∂y 2 x2 − y 2

53. Résoudre les équations aux dérivées partielles suivantes :


∂f ∂f u2 + v 2 u
2xy + (1 + y 2) = 0 où, x > 0. Poser x = , y= ,
∂x ∂y 2 v
∂f ∂f
(x + y) + (x − y) = 0, où x 6= y. Poser u = x2 − y 2 − 2xy, v = y,
∂x ∂y
∂f ∂f
− + 3(x − y)f = 0, où x > 0. Poser u = xy, v = x + y,
∂x ∂y
∂2f ∂2f ∂2f
x2 2 + 2xy + y 2 2 = 0, où x > 0. Poser x = u, y = uv,
∂x ∂x∂y ∂y
∂f ∂f
x − = 0.
∂x ∂y

54. Les champs suivants sont-ils des champs de gradient22 ?


 
a b by − ax
(x, y, z) 7−→ , − , ,
z z z2
 
yz − a2 a + xz x
(x, y, z) 7−→ , − , ,
(y + ax)2 (y + ax)2 y + ax
 
1 2x 2
(x, y, z) 7−→ , − 3, z ,
y2 y
 3 2

x − 3xy 3x2 y − y 3
(x, y) 7−→ , .
(x2 + y 2)a (x2 + y 2 )a

y 2dx + x2 dy
55. Soit ω(x, y) = . ω est-elle une forme différentielle exacte ?
(x + y)2

56. Soit la forme différentielle ω définie sur R2 par


ω(x, y) = y(1 − xy)dx + (y − x)dy.
Déterminer h telle que la forme différentielle α définie par α(x, y) = h(y)ω(x, y)
soit exacte.
Solutions de l’équation différentielle y(1 + y ′) − xy 2 − xy ′ = 0 prenant la valeur
1 en x = 1, prenant la valeur e en x = 1, prenant la valeur 1 en x = 0.

57. Soit ω(x, y) = f (x) [(x + 2x2 + y 2 )dx − y(x − 1)dy]. Déterminer f de classe C 1
pour que ω soit fermée. Intégrer ω.
22
Soit V : x = (x1 , · · · , xn ) ∈ U ⊂ Rn 7−→ V (x1 , · · · , xn ) ∈ Rn un champ de vecteurs.
Soit e = (e1 , · · · , en ) la base canonique de Rn . V est un champ de gradient s’il existe une
Xn
∂f
application f définie de U dans R, différentiable telle que V (x) = (x1 , · · · , xn )ei .
i=1
∂xi

26
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

58. Soit f ∈ C 2 (R2 , R2 ), une application dont la différentielle en chaque point est
une rotation de R2 muni du produit scalaire canonique. Montrer que f est une
rotation affine.

59. On dit qu’une application f de classe C 2 est harmonique, lorsque son La-
placien23 est nul. Soit f ∈ C 2 (R2 , R2 ), une application dont la différentielle
en chaque point est une similitude directe de R2 muni de sa structure eu-
clidienne canonique. Montrer que f est harmonique. On pose z = x + iy et
+∞
X
f (x, y) = an z n , où la série entière est de rayon de convergence infini. En
n=0
identifiant C et R2 , montrer que f est harmonique.

60. Soit f une application de classe C 2 de R∗+ → R.


 2 

∗ 3 x + y2
Soit g : R+ → R définie par : g(x, y, z) = f .
z2
Déterminer f pour que ∆g = 0.

61. Soit f : R2 → R de classe C ∞ on suppose que f est harmonique (c’est-à-dire


∆f = 0).
∂f ∂f
Soit g(x, y) = x (x, y) + y (x, y).
∂x ∂y
Montrer que g est harmonique.
Réciproquement on suppose g harmonique, montrer que f l’est aussi.

62. (a) Soit f une fonction de classe C 2 définie sur un ouvert U de R2 . On pose
pour (r, θ) tel que (r cos(θ), r sin(θ)) ∈ U, Soit F (r, θ) = f (r cos(θ), r sin(θ)).
  
1 ∂ ∂F 1 ∂2F
Montrer que (∆f )(x, y) s’écrit : r + 2 2.
r ∂r ∂r r ∂θ
(b) Soit f une application définie sur un ouvert U de C à valeurs dans C. f
f (z) − f (a)
est dite dérivable en a ∈ U si lim existe, élément de C. Cette
z→a z−a
limite s’appelle la dérivée de f en a et se note f ′ (a). Si f est dérivable en
tout point a de U, f est dite dérivable sur U.
On suppose 0 ∈ U. Soit D le disque centré en 0 de rayon R > 0 inclus dans
U. 
Pour z = x+iy ∈ D, (x, y) ∈ R2 , on pose fe(x, y) = f (z) = f reiθ = F (r, θ).
(c) Quelle est une condition nécessaire et suffisante concernant les dérivées
partielles de fe pour que f soit dérivable ?
n
X
23 ∂2f
Le Laplacien d’une application réelle de classe C 2 est noté ∆f et est égal à .
i=1
∂x2i
Soit g une application de classe C 1 définie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans Rn . On appelle
divergence de g notée div(g) la trace de la différentielle de g.
La laplacien d’une application f de classe C 2 définie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans R est
la divergence du gradient de l’application f .
Soit f = (f1 , · · · , fn ) une application de classe C 2 définie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans
Rn . On appelle laplacien de f , noté ∆f , l’application de U dans Rn , (∆f1 , · · · , ∆fn ).

27
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL

(d) On suppose que fe est de classe C 2 .


 
∂ ∂F ∂2F ∂F ∂F
Vérifier que r r + 2
= 0 et = ir .
∂r ∂r ∂θ ∂θ ∂r
(e) On suppose que l’ouvert U contient le disque ouvert de centre 0 de rayon
R > 1.
On pose pour r ∈ [0, 1], Fr (θ) = F (r, θ).
Montrer que Fr est développable en série de Fourier et que les coefficients,
cn (r), sont égaux à an r |n| .
(f) Montrer que f est développable en série entière. Que dire du rayon de
convergence ?
1
(g) Montrer que est développable en série entière ; quel est le rayon de
cos
convergence ?
(h) Soit f une application harmonique de classe C 2 définie sur un ouvert U
de R2 , étoilé par rapport à l’un de ses points, à valeurs dans R.
∂g ∂f ∂g ∂f
Montrer qu’il existe g : R2 → R, C 2 , = , =− .
∂x ∂y ∂y ∂x
En déduire que f est la partie réelle d’une application définie sur U consi-
déré comme un ouvert de C, dérivable au sens défini plus haut.
1
63. Soit f (x, y) = .
1 − x − y − xy
+∞
X
(a) Montrer que sur un ouvert à préciser on a : f (x, y) = an (y)xn où les
n=0
an sont développables en série entière à l’origine.
+∞
X Z 2π
an (n) (0) n 
(b) Calculer g(z) = z . On pourra calculer f reiθ , re−iθ dθ.
n=0
n! 0

Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

28
Chapitre 2

Corrigés Calcul différentiel

1. (a) B est bilinéaire continue. Soit H un espace vectoriel normé. f et g sont dif-
férentiables sur l’ouvert U ⊂ H. Soit a ∈ U et soit h ∈ H avec a + h ∈ U.
f (a + h) = f (a) + l1 (h) + khkε1 (h), g(a + h) = g(a) + l2 (h) + khkε2 (h)
où l1 et l2 sont continues ; l1 ∈ LC (H, E), l2 ∈ LC (H, F ), ε1 est une
application nulle en 0, continue en 0 définie de U dans E et ε2 est une
application nulle en 0, continue en 0 définie de U dans F .
B(f (a+h), g(a+h)) = B(f (a)+l1 (h)+khkε1 (h), g(a)+l2 (h)+khkε2 (h)).
L’une des normes équivalentes définie sur E × F est par exemple
k(x, y)k = max(kxk, kyk). B est continue, bilinéaire donc ∀ε > 0, ∃α > 0
tel que ∀(x, y) ∈ E ×  F , k(x, y)k6α ⇒ kB(x, y)k6ε.
α α
Soit (x, y) 6= (0, 0).
kxk x, kyk y = α.
   
α α α α α2
B x, y 6ε et B x, y = B(x, y).
kxk kyk kxk kyk kxk kyk
εkxk kyk
Nous en déduisons kB(x, y)k6 .
α2∗
Il existe donc une constante C ∈ R+ telle que ∀(x, y) ∈ E × F on ait
kB(x, y)k6Ckxk kyk.
Réciproquement, une application bilinéaire vérifiant cette inégalité est
continue. En effet. Soient (x, y)∈ E × F et (a, b) ∈ E × F .
ε
Soit ε > 0. Soit α > 0, α6 min 1, .
C(1 + kak + kbk)
B(x, y) − B(a, b) = B(x − a, y − b) + B(x − a, b) + B(a, y − b) donc
kB(x, y) − B(a, b)k6kB(x − a, y − b)k + kB(x − a, b)k
+kB(a, y − b)k
6C(kx − ak ky − bk + kx − ak kbk + kak ky − bk)
6C(α + kak + kbk)α6ε.
B est bien continue en (a, b). B est continue1 sur E × F .
l1 et l2 sont continues donc il existe A > 0 tel que ∀h ∈ E, kl1 (h)k6Akhk
1
Si B n’est pas nulle elle n’est jamais uniformément continue.
(a, b) ∈E ×F , B(a, b)6= 0.
Soit  
1 1 1
B n+ a, n + b − B(na, nb) = 2 + 2 B(a, b).
n n n
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

et kl2 (h)k6Akhk.
Nous obtenons donc
kB(f (x+ h), g(x+ h)) −B(f (x), g(x)) −B(f (a), l2 (h)) −B(l1 (h), g(b))k
6Ckhk[kf (a)k kε2(h)k + A2 khk + Akhk kε2(h)k + kg(a)k kε1(h)k
+Akε1 (h)k + khk kε1 (h)k kε2(h)k].
Nous obtenons alors
1
lim (B(f (x+ h), g(x+ h)) −B(f (x), g(x)) −B(f (a), l2 (h)) −B(l1 (h), g(b))) = 0.
h→0 khk

kB(f (a), l2 (h)) + B(l1 (h), g(a))k6CA(kf (a)k + kg(a)k)khk.


L’application h ∈ H 7−→ B(f (a), l2 (h)) + B(l1 (h), g(a)) est clairement
linéaire donc est continue.
L’application x ∈ U 7−→ B(f (x), f (y)) ∈ G est différentiable, de diffé-
rentielle en a, h ∈ H 7−→ B(f (a), l2 (h)) + B(l1 (h), g(a)).
Par exemple :
Le produit scalaire est une application bilinéaire continue donc avec les
hypothèses précédentes, x 7−→ (f (x) | g(x)) est différentiable de différen-
tielle en x, h 7−→ (f (a) | (dg(x))(h)) + (df (x))(h) | g(a)).
Autre exemple
Soit E = R3 euclidien orienté. (x, y) ∈ E 2 7−→ x ∧ y ∈ E est bilinéaire,
continue car kx ∧ yk6kxk kyk, donc si f et g sont deux application diffé-
rentiables définies sur un ouvert U d’un espace vectoriel normé, à valeurs
dans E alors l’application x ∈ U 7−→ f (x) ∧ g(x) ∈ E est différentiable
de différentielle en x, h 7−→ (df (x))(h) ∧ g(x) + f (x) ∧ (dg(x))(h).
(b) Posons B(x, y) = x⊥y. B est bilinéaire ; kB(x, y)k6kxk kyk donc B est
bilinéaire continue.
Si f et g sont différentiables alors l’application x 7−→ f (x)⊥g(x) l’est aussi
et a pour différentielle en x, h 7−→ f (a)⊥(dg(x))(h)) + (df (x))(h)⊥g(a)).
Par exemple si f et g sont des applications différentiables à valeurs dans
LC (E) , x 7−→ f (x) ◦ g(x) est différentiable, de différentielle en x, l’ap-
plication h 7−→ f (a) ◦ (dg(x))(h)) + (df (x))(h) ◦ g(a)).

2. (a) Soit (a, b) ∈ (Rn )2 .


Posons pour t ∈ [0, 1], g(t) = (f (a + t(b − a)) | b − a). g est de classe C 1 .
g ′ (t) = (df (a + t(b − a))(b − a) | b − a) donc
Z 1
g(1) − g(0) = f (b) − f (a) = (df (a + t(b − a))(b − a) | b − a)dt
0
>αkb − ak2 .
(b) En utilisant la relation précédente, nous en déduisons que f est injective
car f (a) = f (b) ⇒ 0>αkb − ak2 ⇒ a = b.
De même, df (x)(h) = 0 ⇒ 0>khk2 donc df (x) est injective puis bijective.
    

n + 1 a, n + 1 b − (na, nb) = 1 max(kak, kbk) donc pour tout α > 0 il existe
n n n
2
(u, v) ∈ (E × F ) , ku − vk6α vérifiant kB() − B(v)k>2kB(a, b)k. B n’est donc jamais uni-
formément continue alors qu’une application linéaire continue est toujours uniformément continue.

30
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Soit A(x) = (ai,j (x))(i,j)∈(Nn )2 la matrice Jacobienne de f . Chaque appli-


cation ai,j est continue et le déterminant de la matrice A(x) n’est ja-
mais nul. La matrice B(x) = (A(x))−1 a pour terme d’indices (i, j)
(−1)i+j det(Aj,i (x))
où Ai,j (x) est la sous-matrice (n − 1 × n − 1) de la
det(A(x))
matrice A(x) obtenue en supprimant la ligne i et la colonne j de la ma-
trice A(x).
x 7−→ B(x) est donc continue.
Montrons que f −1 est continue de f (Rn ) dans Rn .
f −1 (y + h) − f −1 (y) = (x + k) − x = k où h = f (x + k) − f (x) et y = f (x).
(h | k)>αkkk2 . Nous en déduisons lim k = 0. f −1 est continue.
h→0
Nous avons aussi αkkk6khk.
Montrons que f −1 est différentiable.
h = df (x)(k) + kkkε(k) où ε est continue en 0, nulle en 0. Nous en dédui-
sons
f −1 (y + h) − f −1 (y) = k = (df (x))−1 (h) − kkk(df (x))−1(ε(k)).
kf −1 (y + h) − f −1 (y) − (df (x))−1 (h)k 1
6 k(df (x))−1(ε(k))k.
khk α
kf −1 (y + h) − f −1 (y) − (df (x))−1 (h)k
lim ε(k) = 0 donc lim = 0.
h→0 h→0 khk
f −1 est différentiable en y de différentielle df (f −1(y)) = df (x))−1 .
f est donc un C 1 difféomorphisme de Rn sur son image.

(c) Soit V = f (Rn ).


• Montrons que V est fermé.
Soit y ∈ V , un point adhérent à V . Il existe une suite (xn )n∈N de Rn tel
que la suite (f (xn ))n∈N converge vers y.
Soit (n, p) ∈ N2 . kf (xn ) − f (xn+p )k >αkxn − xn+p k.
La suite (f (xn ))n∈N est une suite de Cauchy donc la suite (xn )n∈N est
aussi une suite de Cauchy et converge vers l ∈ Rn . f étant continue nous
en déduisons f (l) = y donc y ∈ V . V est donc fermé.
• Montrons que V est ouvert.
Nous pourrions utiliser le théorème d’inversion locale que nous avons dé-
montré dans les préliminaires. Nous allons le redémontrer ici.
Soit a ∈ Rn . Posons b = f (a).
Soit h l’application définie sur (Rn )2 par h(x, y) = y − f (x). Posons
g(x, y) = (df (a)−1) ◦ h et G(x, y) = x + g(x, y).
y étant fixé dans Rn , notons Gy l’application définie sur Rn par Gy (x) =
G(x, y).
Gy est différentiable.
(dGy )(x) = IdRn − (df (a))−1 ◦ (df (x)) ne dépend pas de y.
L’application x ∈ Rn 7−→ IdRn − (df (a))−1 ◦ (df (x)) ∈ L(Rn ) est continue
(dGy )(a) = IdRn − (df (a))−1 ◦ (df (a)) = 0. Il existe donc β > 0 tel que
1
∀(x, y) ∈ (Rn )2 , kx − ak6β on ait kdGy )(x)k6 .
2

31
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Gy (x) − a = Gy (x) − G(a, b) = (G(x, y) − G(a, y)) + (g(a, b) − g(a, y).


Posons, pour t ∈ [0, 1], ϕ(t) = Gy (a + t(x − a)). ϕ est de classe C 1 et
ϕ′ (t) = (dGy (a + t(x − a)))(x − a). Il vient alors
Z 1
G(x, y) − G(a, y) = ϕ(1) − ϕ(0) = (dGy (a + t(x − a)))(x − a)dt.
0
Soit x ∈ Rn vérifiant kx − ak6β.
Z 1
1 β
kG(x, y) − G(a, y)k6 k(dGy (a + t(x − a)))(x − a)kdt6 kx − ak6 .
0 2 2
lim(g(a, y) − g(a, b)) = 0 donc il existe γ > 0 tel que pour ky − bk6γ
y→b
β
on ait kg(a, y) − g(a, b)k6 . Donc pour kx − ak6β et ky − bk6γ nous
2
avons kGy (x) − ak6β.
Soit la suite (xn )n∈N de points de Rn définie par son premier terme x0 et
pour n ∈ N par xn+1 = Gy (xn ).
p−1
X
xn+p − xn = xn+k+1 − xn+k .
 q
k=0
1
kxq+1 − xq k6 kx1 − x0 k. Finalement
2
p−1  k+n
!
X 1 1
kxn+p − xn k6 kx1 − x0 k6 n−1 kx1 − x0 k.
k=0
2 2
La suite (xn )n∈N est un suite de Cauchy donc converge vers l. l vérifie la
relation l = G(l, y) c’est-à-dire g(l, y) = 0 = (df (a))−1 (y − f (l)).
Il existe donc l appartenant à la boule centrée en a de rayon β solution
de l’équation y = f (x).
Soit alors b ∈ V . Il existe, par hypothèse, a ∈ Rn , b = f (a). Il existe une
boule centrée en b de rayon γ tel que tout élément y de cette boule, Ba ,
est l’image d’un élément de Rn par f . La boule Ba est donc incluse dans
V . V est donc ouvert.
Finalement , V est ouvert et fermé2 .
Soit W le complémentaire de V dans Rn . V et W sont ouverts. V est
non vide. Supposons W 6= ∅. Soit ψ l’application définie sur Rn , à valeurs
réelles, par ψ(x) = 0 pour x ∈ V et ψ(x) = 1 pour x ∈ W .
Soit O un ouvert de R. Il peut contenir 0 et ne pas contenir 1, contenir 1
et ne pas contenir 0, contenir 0 et 1 ou enfin ne contenir ni 0 ni 1. L’image
réciproque de O par ψ est donc respectivement V , W , Rn , ∅. Dans les
quatre cas il s’agit d’un ouvert. ψ est donc continue.
Soit a ∈ V , soit b ∈ W . t ∈ [0, 1] 7−→ ψ(t a + (1 − t) b) ∈ R est continue,
prend la valeur 1 en 0 et 0 en 1 donc doit prendre toutes les valeurs com-
prises entre 0 et 1 ce qui est exclu par le choix de ψ. Nous en déduisons
que W est vide et donc V = Rn .
f est donc un C 1 difféomorphisme de Rn dans Rn .

2
Nous avons déjà vu que Rn est connexe par arcs donc V étant ouvert, fermé et non vide est
tout l’espace.

32
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

3. Nous devons à nouveau démontrer le théorème des fonctions implicites dans


le cas de la recherche de l’inversion globale.
f : R → R est une application de classe C 1 , telle que : |f ′(x)|6k < 1 et
g : R2 → R2 est l’application définie par g(x, y) = (x − f (y), y − f (x)).
La fonction g est de classe C 1 . Soit (x, y) ∈ R2 et soit (h1 , h2 ) ∈ R2 . En
désignant le produit scalaire canonique par [ | ] nous avons
[(dg(x, y))(h1 , h2 ) | (h1, h2 )] = h21 + h22 − h1 h2 (f ′ (x) + f ′ (y))
>h21 + h22 − 2|h1 h2 | k>(1 − k)k(h1 , h2 )k2 .
La fonction g vérifie donc les conditions vues dans l’exercice précédent.
Nous allons cependant faire ici une démonstration liée à la fonction g proposée.

(a) Supposons U connexe par arcs. Soit A un ouvert inclus dans U. On sup-
pose A non vide et différent de U. Supposons que A soit un fermé relatif
c’est-à-dire l’intersection de U avec un fermé de E.
Soit a ∈ A et soit b ∈ U \ A 6= ∅ qui est un ouvert relatif donc un ouvert
de E car U est ouvert.
Il existe un chemin, γ, d’origine a, d’extrémité b. Soit ϕ l’application de
U dans R définie par : ϕ(x) = −1 si x ∈ A, ϕ(x) = 1 si x ∈ U \ A.


 ∅ si {−1, 1} ∩ V = ∅


 A si −1 ∈ V, 1 6∈ V
Soit V un ouvert de R. ϕ−1 (V ) =

 U \ A si 1 ∈ V, −1 6∈ V


 U si {−1, 1} ⊂ V
L’image réciproque par ϕ de tout ouvert est un ouvert de U ; ϕ est donc
continue.
ψ = ϕ ◦ γ est donc continue de [0, 1] dans R ; ψ([0, 1]) = {−1, 1} ce qui
n’est pas possible car l’image de l’intervalle [0, 1] doit être un intervalle
contenant -1 et 1. A est donc3 vide ou est égal à U.
(b) ∀x ∈ R, |f ′ (x)|6k donc ∀x ∈ R, |f (x)|6k|x| + |f (0)|.
Soit B1 = g −1 (B).
B est borné donc il existe M ∈ R+ tel que ∀(x, y) ∈ B1 ,
|x − f (y)|6M, |y − f (x)|6M.
Nous en déduisons |x|6M + |f (y)|6M + k|y| + |f (0)| et de même
|y|6M + k|x| + |f (0)|.
En additionnant nous obtenons |x| + |y|62M + 2|f (0)| + k(|x| + |y|) soit
2
encore |x| + |y|6 (M + |f (0)|). B1 est bien borné.
1−k
(c) Soit (a, b) un point adhérent
 à g(R2). Il existe une suite
 de points de
R , (xn )n∈N , (yn )n∈N telle que (g(xn ))n∈N , (g(yn ))n∈N converge vers
2

(a, b).
En appelant B l’ensemble des éléments g(xn , yn ) pour n ∈N nous dis-
posons d’un ensemble borné donc la suite (xn )n∈N , (yn )n∈N est bornée.
Il existe donc une sous-suite de cette suite qui soit convergente.
3
L’hypothèse que U est ouvert n’a pas d’importance ; en revanche pour démontrer la réciproque
nous avons besoin de savoir que U est ouvert. Voir les exercices de topologie.

33
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL


Notons (x′n )n∈N , (yn′ )n∈N cette suite. Elle converge vers (α, β) ∈ R2 .
g est continue donc 
lim g (x′n )n∈N , (yn′ )n∈N = g(α, β) = (a, b) ∈ g(R2).
n→+∞
2
g(R ) est donc fermé.
(d) Montrons que g(R2) est ouvert.
Soit (a, b) ∈ g(R2 ). Soit (α, β) ∈ R2 tel que g(α, β) = (a, b).
Soit (u, v) ∈ R2 .
Considérons l’application h(u,v) définie par
    
x 1 f ′ (β) x − f (y) − u
1
hu,v (x, y) =   −   .
y 1 − f (α)f ′(β) f ′ (α)
′ 1 y − f (x) − v

hu,v est de classe C 1 . la matrice Jacobienne Jhu,v (x, y) de h en (x, y) est


    
1 0 1 f ′ (β) 1 −f ′ (y)
 − 1   .
0 1 1 − f ′ (α)f ′(β) f ′ (α) 1 −f ′ (x) 1

Jhu,v est continue, Jhu,v (α, β) = 0 donc il existe η > 0 tel que pour tout
1
(x, y) vérifiant |x − α|6η et |y − β|6η on ait kJhu,v (x, y)k6 .
2
hu,v (x, y)−ha,b (α, β) = (hu,v (x, y)−hu,v (α, β))+(hu,v (α, β)−ha,b (α, β))
Nous savons que khu,v (x, y) − hu,v (α, β)k 6k|Jhu,v k| k(x − α, y − β)k.
Il suffit pour cela de remarquer
Z 1 que
d
hu,v (x, y) − hu,v (α, β) = [hu,v (α + t(x − α), β + t(y − β))] dt.
0 dt
Il vient donc pour |x − α|6η et |y − β|6η,
1
khu,v (x, y) − hu,v (α, β)k 6 k(x − α, y − β)k.
2
hu,v (α, β) − ha,b (α, β) = Jg (α, β)−1 [(a − u, b − v)].
Il existe donc un voisinage de (a, b) tel que pour tout couple (u, v) de
α
ce voisinage on ait khu,v (α, β) − ha,b (α, β)k 6 .
2
Finalement, nous disposons d’un voisinage de (a, b) et d’une boule fer-
mée, B, de centre (α, β) tel que pour tout (u, v) du premier, la restriction
de hu,v à la boule fermée est une application de B dans B.
Z 1
′ ′ d
hu,v (x, y) − hu,v (x , y ) = (hu,v (x + t(x′ − x), y + t(y ′ − y))) dt
Z 0 dt
1
= [dhu,v ((x + t(x′ − x), y + t(y ′ − y)))](x′ − x, y ′ − y)dt.
0
1
khu,v (x, y) − hu,v (x′ , y ′)k 6 k(x′ − x, y ′ − y)k.
2
En utilisant à nouveau ce que nous avons maintes fois utilisé, nous re-
marquons que hu,v est contractante donc il existe (x, y) ∈ B tel que
hu,v (x, y) = (x, y) c’est-à-dire g(x, y) = (u, v).
En conclusion, si (a, b) est dans g(R2 ) alors il existe un voisinage de (a, b)
inclus dans g(R2 ) ; g(R2) est donc ouvert ; étant aussi R2 , il s’agit de R2 .
g est donc une bijection de R2 dans R2 .

34
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Il s’agit de prouver que g −1 = ϕ est continue.


Soient (u, v) et (u′ , v ′ ) des éléments de R2 .
ϕ(u, v) = hu,v (ϕ(u, v)), ϕ(u′, v ′ ) = hu′ ,v′ (ϕ(u′ , v ′ )).
hu,v (ϕ(u, v)) − hu′ ,v′ (ϕ(u′ , v ′ )) = (hu,v (ϕ(u, v)) − hu,v (ϕ(u′, v ′ )))
= + (hu,v (ϕ(u′ , v ′ )) − hu,v (ϕ(u′ , v ′ ))).
Z 1
d
hu,v (Y ) − hu,v (X) = hu,v (X + t(Y − X))dt
Z0 dt
1
= [(dhu,v )(X + t(Y − X))](Y − X).
0
Si nous reprenons les notations précédentes, Pour (u, v) dans le voisinage
de (a, b), ϕ(u, v) est dans la boule B.
1
k[(dhu,v )(X + t(Y − X))](Y − X)k6 kY − Xk donc
2
1
khu,v (ϕ(u, v)) − hu,v (ϕ(u , v ))k6 kϕ(u, v) − ϕ(u′, v ′ )k.
′ ′
2
hu,v (ϕ(u′ , v ′ )) − hu,v (ϕ(u′ , v ′ )) = (dg(α, β))−1(u′ − u, v ′ − v).
Il vient alors kϕ(u, v) − ϕ(u′, v ′ )k62k(dg(α, β))−1 (u′ − u, v ′ − v)k.
ϕ est donc continue en (u, v) donc est continue sur R2 . g est donc bi-
continue.
Il s’agit de prouver que ϕ est de classe C 1 .
[Jg (x, y)]−1 est bien défini car le déterminant de la matrice Jacobienne
est égal à 1 − f ′ (x)f ′ (y) > 0.
Il s’agit d’étudier ϕ(u+h1 , v +h2 )−ϕ(u, v)−[Jg (ϕ(u), ϕ(v))]−1 (h1 , h2 ).
Posons ϕ(u + h1 , v + h2 ) = (x + k1 , y + k2 ) et ϕ(u, v) = (x, y).
ϕ(u + h1 , v + h2 ) − ϕ(u, v) − [Jg (ϕ(u), ϕ(v))]−1 (h1 , h2 )
= (k1 , k2 ) − [Jg (x, y)]−1 (g(x + k1 , y + k2 ) − g(x, y))
= (k1 , k2 )−[Jg (x, y)]−1((Jg (x, y))(k1, k2 )+ε(k1 , k2 )k(k1, k2 )k
= ε(k1 , k2 )k(k1, k2 )k.
ε a pour limite 0 en (0, 0) et est continue en (0, 0). ϕ est continue donc
lim ε(k1, k2 ) = 0.
(h1 , h2 )→(0, 0)
(k1 , k2 ) = ϕ(u + h1 , v + h2 ) − ϕ(u, v).
Nous avons vu plus haut, dans un voisinage de (a, b), l’inégalité
kϕ(u + h1 , v + h2 ) − ϕ(u, v)k62k(Jg (α, β))−1(h1 , h2 )k.
Nous en déduisons que localement k(k1 , k2 )k6Mk(h1 , h2 )k.
Nous avons bien alors
1
lim = 0.
(h1 , h2 )→(0, 0) k(h1 , h2 )k (ϕ(u + h1 , v + h2 ) − ϕ(u, v) − [Jg (ϕ(u), ϕ(v))]−1 (h1 , h2 ))

ϕ est différentiable de différentielle en (u, v), (dg(ϕ(u, v)))−1 .


Notons (x, y) = ϕ(u, v).  
1 1 f ′ (y)
La matrice Jacobienne de ϕ en (u, v) est donc ′ .
f (x)f ′ (y) f ′ (y) 1
(u, v) 7−→ Jϕ (u, v) est donc continue et g est bien un C 1 difféomorphisme.

4. kx + hk2 − kxk2 = (2x | h) + khk2 . f : x 7−→ kxk2 est différentiable, de


différentielle en x, h 7−→ (2x | h).
p
kxk = kxk2 donc l’application x 7−→ kxk est dérivable sur E \ {0}. En

35
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

utilisant la différentielle de la composée4 de deux applications différentiables


(x | h)
nous obtenons d(f )(x) : h 7−→ .
kxk
f est-elle différentiable en 0 ?
Supposons que f est différentiable en 0. Il existe une application linéaire
f (0 + h) − f (0) − l(h)
continue l définie de E dans R tell que lim = 0 c’est-à-
h→0 khk
l(h)
dire lim = 1.
h→0 khk
l(−h)
Nous devons aussi avoir lim = 1 ce qui est impossible. f n’est donc pas
h→0 khk
différentiable en 0.
5. (a) Une matrice symétrique réelle est orthogonalement semblable à une ma-
trice diagonale5 .
 
x1
 
 
 
Soit X =  xi  ∈ Mn,1(R).
 
 
xn
Soit A ∈ S vérifiant A = P D tP où D = Diag(λ1 , · · · , λi · · · , λn ) est
une matrice diagonale  t réelle
 et P une matrice orthogonale.
t t t
XAX = P X D P X .
 
y1
 
  Xn
 
t
Notons P X = Y =  yi . Nous obtenons alors XAX = t
λi (yi )2 .
 
  i=1

yn
Quitte à permuter les colonnes de la matrice P nous pouvons supposer
λ1 6 · · · 6λi · · · 6λn . Dans ces conditions6 nous obtenons
Xn X n
2 t
λ1 (yi ) 6 XAX6 · · · 6λn (yi )2 .
i=1 i=1
P étant une matrice orthogonale nous avons donc
Xn n
X
2 t
λ1 (xi ) 6 XAX6 · · · 6λn (xi )2 .
i=1 i=1
En choisissant comme norme (euclidienne) sur Mn,1 (R) la norme définie
X n
2
par kXk = (xi )2 nous obtenons λ1 kXk2 6tXAX6λn kXk2 .
i=1
Soit alors A ∈ S et soit (λi )i∈Nn la famille des valeurs propres de A.
p t
4
[(d(v ◦ u))(x)](h) = [(dv)(u(x))] ◦ (du)(x). Ici, (d )(y) = t ∈ R 7−→ √ .
2 y
5
Vous pouvez revoir les exercices du chapitre exercices3.
6
Nous identifions une matrice 1 × 1, [a], et le scalaire a.

36
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

A ∈ S est définie positive si et seulement si ∀X ∈ An,1 (R), X 6= 0,


t
XAX = [a] ∈ M1 (R) avec a ∈ R∗+ c’est-à-dire si et seulement si les
valeurs propres de A sont toutes strictement positives.
Notons λ1 la plus petite valeur propre de A et λn la plus grande valeur
propre de A.
Soit H ∈ S. Notons µ1 la plus petite valeur propre de H et µn la plus
grande valeur propre de H.
t
X(M + H)X = tXHX + tXHX vérifie donc λ1 kXk2 6tXAX6λn kXk2
et µ1 kXk2 6tXHX6µn kXk2 donc
(λ1 + µ1 )kXk2 6tX(A + H)X6(λn + µn )kXk2 . Si |µ1| < λ1 alors A+H ∈
U.
Nous pouvons choisir pour norme surMn(R) la norme définie par
x1 v
u n
  uX
kMk = sup X M MX où, pour X = 
t t  ∈ Mn,1 (R), kXk = t (xi )2 .
kXk=1
 
k=1
xn
Dans ces conditions, si la famille des valeurs propres d’une matrice M ∈ S
est (λi )i∈Nn , nous avons alors kMk = sup |λi |.
i∈Nn
Nous en déduisons qu’en particulier si kHk < λ1 alors A + H ∈ U ; la
boule centrée en A de rayon strictement plus petit que kAk est donc in-
cluse dans U ce qui prouve que U est un ouvert de S.
Si nous reprenons le résultat de l’exercice 110 ou de l’exercice 111 pages
162 et suivantes du livre exercice3 nous savons qu’une matrice symétrique
réelle est définie positive si et seulement si les n mineurs principaux sont
strictement positifs. Notons δi (M) le mineur principal d’indice i de la
matrice M.
L’application fi : M ∈ S 7−→ ∆i (M) ∈ R est une application continue
car il s’agit de la composée de l’application
M = (mi,j )(p,q)∈(Nn )2 ∈ Mn (R) 7−→ N = (mi,j )(p,q)∈(Ni )2 ∈ Mi (R) et de l’ap-
plication det qui sont deux applications continues.
\n
U = (fi )−1 (]0, +∞[) est ouvert comme intersection de n ouverts images
i=1
réciproques de R∗+ par n fonctions continues.
(b) Soit A ∈ S à valeurs propres au moins égales à 0.
A = P D tP avec D = Diag(λ1 , · · · , λi · · · , λn ) est une matrice diagonale
réelle et P une matrice orthogonale. √ √ √
La matrice B = P ∆tP avec ∆ = Diag( λ1 , · · · , λi · · · , λn ) vérifie
clairement la relation B = A2 et B ∈ S avec ses valeurs propres au moins
égales à 0.
Soit C ∈ S avec ses valeurs propres au moins égales à 0 vérifiant C 2 = A.
CA = CC 2 = C 2 C = AC. A et C commutent.
Nous avons déjà vu7 que dans ces conditions qu’il existe une matrice
orthogonale P telle que P AtP = A1 et P C tP = C1 ont sont diagonales.

7
Exercice 11 du premier chapitre du livre Exercice3.

37
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

C 2 = A ⇐⇒ (C1 )2 = A1 . Il y a donc une et une seule solution.


(c) L’application f : A ∈ U 7−→ A2 ∈ U est bijective.
Soit H ∈ S. (A + H)2 = A2 + (AH + HA) + H 2 .
L’application f est donc différentiable de différentielle l’application (conti-
nue) l : H ∈ S 7−→ AH + HA ∈ S.
AH + HA = 0 ⇒ HAH + H 2 A = 0 donc8 √ √
tr(HAH + H 2 A) = 0 = √ 2 tr(HAH)
√ = 2 tr((H A)( AH))
t
= 2 tr( AH)( AH) . X
Soit M = (mi,j )i,j ∈ Mn (R). tr(tM M = (mi,j )2 .
16i,j6n

Finalement
√ AH + HA = 0 ⇒ AH = 0 puis, en multipliant à gauche
par A, AH = 0.
A est inversible donc il vient H = 0. f est donc un C 1 difféomorphisme
et f −1 est différentiable de différentielle la réciproque de l.
Par exemple pour n = 2. Choisissons comme base de S les matrices
     
1 0 0 0 0 1
E1 = , E2 = et E3 = .
0 0 0 1 1 0
   
a c h1 h3
Soient A = et H = .
c b h3 h2
AH +HA = (2ah1 +2ch3 )E1 +(2ch3 +2bh2 )E2 +(ch1 +ch2 +ah3 +bh3 )E3 .
La matrice de l’application H ∈ S 7−→ AH + HA ∈ S dans la base
 
2a 0 2c
(E1 , E2 , E3 ) est  0 2b 2c .
c c a+b
La matrice inverseest : 
ab + b2 − c2 c2 −2bc
1  c2 ab + a2 − c2 −2ac .
2(a + b)(ab − c2 )
−bc −ac 2ab
Dans la base (E1 , E2 , E3 ) nous obtenons donc
     
2a 0 2c
(∂1 f )(A) =  0 , (∂2 f )(A) =  2b  et (∂3 f )(A) =  2c .
c c a+b
 2 2

ab + b − c
−1 2 1  ,
(∂1 f )(A ) = c2
2(a + b)(ab − c2 )
−bc
 
c2
1  ab + a2 − c2  et
(∂2 f −1 )(A2 ) =
2(a + b)(ab − c2 )
−ac
 
−2bc
1  −2ac .
(∂3 f −1 )(A2 ) =
2(a + b)(ab − c2 )
2ab
8
Nous savons que pour deux matrices A et B de Mn (K) nous avons tr(AB) = tr(BA).

38
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

n
!
X Y
n2
6. Soit f : A = (aij )(i,j)in(Nn )2 ∈ R 7−→ εσ ai,σ(i) ∈ R. Il s’agit d’une
σ∈Sn i=1

application polynomiale donc de classe C .
n
!
∂f X 1 Y
Soit (i, j) donné. = εσ ak,σ(k) . En identifiant A et la ma-
∂ aij σ∈Sn
aij k=1
σ(i)=j

∂f
trice (aij )(i,j)in(Nn )2 ∈ Mn (R), nous en déduisons que est le déterminant
∂ aij
de la matrice obtenue en supprimant la iième colonne et la j ième ligne de la
matrice A multiplié par (−1)i+j c’est-à-dire (−1)i+j det(Aij ).
En notant H = (hij )(i,j)in(Nn )2 ∈ Mn (R) et g : M ∈ Mn (R) 7−→ det(M) ∈ R
X
nous obtenons (dg(A))(H) = e
(−1)i+j det(Ai,j )hi,j = tr(AH) e dé-
où A
16i,j6n
signe la matrice complémentaire de la matrice A c’est-à-dire la matrice dont
le terme d’indices (i, j) est égal à (−1)i+j det(Aj,i ).
Nous obtenons finalement, lorsque H tend vers 0,
det(A + H) = det(A) + tr(AH) e + o(kHk.
g = f ◦ ϕ où ϕ est l’application t 7−→ u + tv qui est de classe C ∞ et ϕ′ (t) = v.
Il vient immédiatement g ′ (t) = (df (u + tv))(v) = tr((u^+ tv) v).

7. (a) Supposons f définie sur un ouvert convexe U d’un espace vectoriel normé
quelconque à valeurs réelles.
f convexe signifie ∀(a, b) ∈ U 2 , ∀t ∈ [0, 1],
ϕa,b (t)6tf (a) + (1 − t)f (b).
Soit (t1 , t2 ) ∈ [0, 1]2 . Soit α ∈ [0, 1]. Posons t = αt1 + (1 − α)t2 .
ta + (1 − t)b = α[t1 a + (1 − t1 )b] + (1 − α)[t2 a + (1 − t2 )b].
f est convexe donc
ϕa,b (αt1 + (1 − α)t2 ) = f (ta + (1 − t)b)
= f (α[t1 a + (1 − t1 )b] + (1 − α)[t2 a + (1 − t2 )b])
6αf (t1 a + (1 − t1 )b) + (1 − α)f (t2 a + (1 − t2 )b)
= αϕa,b (t1 ) + (1 − α)ϕa,b (t2 ).
ϕa,b est bien convexe.
Supposons que pour tout (a, b) ∈ U 2 , ϕa,b est une fonction convexe.
Soit t ∈ [0, 1].
f (ta + (1 − t)b) = ϕa,b (t.1 + (1 − t).0)6tϕa,b (1) + (1 − t)ϕa,b (0)
= tf (a) + (1 − t)f (b).
f est bien convexe.
(b) Supposons que E soit de dimension p rapportée à une base.
2 2
X C donc ∀(t, a, b) ∈ [0, 1] × U × U ,
f est de classe
ϕ′′a,b (t) = (ai − bi )(aj − bj )∂i,j f (ta + (1 − t)b).
16i,j6p
Nous savons que ϕa,b est convexe si et seulement si sa dérivée seconde
est positive donc si et seulement si tAHB>0 où A et B sont les matrices
colonnes des coordonnées de a et b dans la base de E.

39
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

8. Soit ϕ : x ∈ U 7−→ ϕ(x) ∈ LC (E, F ) ; U ouvert de E ; F complet.


Soit a ∈ U on suppose ϕ(a) inversible, ϕ continue sur U.
1
Soit B la boule ouvert de centre ϕ(a) de rayon strictement inférieur à .
k(ϕ(a))−1 k
ϕ est continue donc l’image réciproque de B par ϕ est un ouvert V inclus dans
U contenant A ; il s’agit d’un voisinage de a.
Redémontrons un résultat que nous avons déjà vu dans les corrigés précé-
dents9 .
Soient E et F deux espaces vectoriels normés, F complet. Soit B la boule
unité de E. LC (E, F ) muni de la norme associée définie par u ∈ LC (E, F ),
k|uk| = sup ku(x)kF est complet.
x∈B
Soit (un )n∈N une suite de Cauchy d’éléments de LC (E, F ).
Pour x ∈ E, kun (x)kF 6k|un k|kxkE . x étant fixé, la suite (un (x))n∈N est une
suite de Cauchy d’éléments de F ; celle-ci converge donc car F est complet.
Notons ∀x ∈ E, u(x) = lim un (x). Montrons que u est une application li-
n→+∞
néaire continue et qu’il s’agit de la limite de la suite (un )n∈N .
∀(x, y, λ) ∈ E × E × K, ∀n ∈ N, un (x + λy) − un (x) − λun (y) = 0 donc en
calculant la limite lorsque n tend vers +∞ nous obtenons
∀(x, y, λ) ∈ E × E × K, ∀n ∈ N, u(x + λy) − u(x) − λu(y) = 0.
u est bien linéaire.
Il existe N1 ∈ N tel que pour tout couple d’entiers p et q au moins égaux à N1
on ait k|up − uq k|61 ; pour tout x ∈ E et pour tout couple d’entiers p et q au
moins égaux à N nous avons alors kup (x) − uq (x)kF 6kxkE .
En particulier lim kuN1 (x) − uq (x) = kuN1 (x) − u(x)kF 6kxkE puis
q→+∞
ku(x)kF 6kxkE + kuN1 (x)kF 6(k|uN1 k| + 1)kxkE = KkxkE .
u est bien continue.
Soit ε > 0. Soit N ∈ N tel que pour p et q entiers au moins égaux à N on ait
k|up − uq k|6ε.
Il vient alors pour tout x ∈ E, kup (x) − uq (x)kF 6εkxkE puis
kup (x) − u(x)kF 6εkxkE et enfin k|up − uk|.
On a bien lim up = u. LC (E, F ) est bien complet.
p→+∞
Revenons à notre exercice.
Soit u ∈ LC (F ), u inversible. Montrons que u−1 est continue.
Comme nous l’avons déjà vu, dans un espace complet lorsque’une
X série converge
n
absolument alors elle converge. Dans LC (F ) la série u converge dès que
n n
k|uk| < 1 car k|u k|6k|uk| . ! !
+∞
X Xn
Nous avons alors (IdF − u) ◦ un = (IdF − u) ◦ lim uk .
n→+∞
n=0 k=0
La continuité de l’application v ∈ LC (F ) 7−→ v ◦ w ∈ LC (F ) (avec w ∈ LC (F ))
+∞
! n
!
X X
conduit à (IdF − u) ◦ un = lim (IdF − u) ◦ uk .
n→+∞
n=0 k=0

9
Exercice3.

40
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

n
! +∞
!
X X
(IdF − u) ◦ uk = IdF − un+1 donc (IdF − u) ◦ un = IdF ).
k=0 n=0
+∞
!
X
De même un ◦ (IdF − u) = IdF ).
n=0
Nous en déduisons que lorsque k|uk| < 1 alors IdF − u est inversible ; d’inverse
+∞
X
un .
n=0
Posons pour x ∈ V , ψ(x) = ϕ(x) ◦ (ϕ(a))−1 . Si k|ϕ(a) − ϕ(x)k| < k|ϕ(a)k|−1
alors k|IdF − ψ(x)k| < 1 donc ψ(x) est inversible car F étant complet, LC (F )
l’est aussi, puis ϕ(x) est inversible ϕ étant continue, il existe donc un ouvert
V voisinage de a tel que pour tout x ce V on ait ϕ(x) inversible.

1
9. f (x, y) = (|x| + |y| + |(|x| − |y|)|). f est continue sur R2 .
2
Notons D1 = {(x, y) ∈ R2 , |y| < x}, D2 = {(x, y) ∈ R2 , |x| < y},
D3 = {(x, y) ∈ R2 , |y| < −x}, D4 = {(x, y) ∈ R2 , |x| < −y}.
D1 , D2 , D3 , D4 sont quatre ouverts deux à deux disjoints.
Sur D1 , f (x, y) = x, sur D2 , f (x, y) = y, sur D3 , f (x, y) = −x, sur
D4 , f (x, y) = −y.
f est de classe C 1 sur D1 ∪ D2 ∪ D3 ∪ D4 c’est-à-dire le plan privé des droites
d’équations y = x et y = −x.
Soit (a, b) vérifiant a = b ou a = −b.
• a = b > 0.
Il existe α > 0 tel que le carré K = [a − α, a + α] × [b − α, b + α] ⊂ D1 ∪ D2 .
Pour y > x, (x, y) ∈ K, f (x, y) − f (a, a) = y − a.
Pour y < x, (x, y) ∈ K, f (x, y) − f (a, a) = x − a.

f (a + h, a) − f (a, a) 0 si h > 0
En particulier = ;
h 1 si h > 0

f (a, a + h) − f (a, a) 1 si h > 0
de même = .
h 0 si h > 0
f ne possède pas de dérivée partielle en (a, a) avec a > 0.
• On obtient de la même façon les mêmes résultats pour les couples (a, a)
avec a < 0 et pour les couple s(a, −a).
f (x, 0) − f (0, 0) |x| f (0, y) − f (0, 0) |y|
En (0, 0) nous avons = et = .
x x y y
Là encore il n’y a pas de dérivée partielle.
Le plus grand ouvert sur lequel f est de classe C 1 (en fait différentiable) est C 1
sur D1 ∪ D2 ∪ D3 ∪ D4 .

10. f est de classe C ∞ sur R2 \ {(0, 0)}. f est-elle différentiable en (0, 0) ?


f (x, 0) − f (0, 0)
Soit x 6= 0. = 0 donc f possède une dérivée partielle selon
x
x en (0, 0) égale à 0 ; de même pour la dérivée selon y.
Pour (x, y) 6= (0, 0),

41
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f y(x4 − y 4 + 4x2 y 2) ∂f x(x4 − y 4 − 4x2 y 2)


(x, y) = et (x, y) = .
∂x (x2 + y 2)2 ∂y (x2 + y 2 )2
Posons x = r cos(t), y = r sin(t). Nous obtenons
y(x4 − y 4 + 4x2 y 2)
2 2 2
= r sin(t)(cos(t)4 − sin(t)4 + 4 sin(t)2 cos(t)2 )
(x + y )
= r sin(t)(cos(2t) + sin(2t)2 ).

∂f ∂f
Nous en déduisons
(x, y) 62|y| et de même (x, y) 62|x|.
∂x ∂x
∂f ∂f ∂f ∂f
lim (x, y) = 0 = (0, 0), lim (x, y) = 0 = (0, 0).
(x, y)→(0, 0) ∂x ∂x (x, y)→(0, 0) ∂y ∂y
f est de classe C 1 sur R2 .
∂f ∂f ∂f ∂f
∂x
(x, 0) − ∂x
(0, 0) ∂x
(0, y) − ∂x
(0, 0)
= 0, = −1,
x y
∂f ∂f ∂f ∂f
∂y
(x, 0) − ∂x
(0, 0) ∂y
(0, y) − ∂x
(0, 0)
= 1, = 0.
x x
Nous en déduisons
∂2f ∂2f ∂2f ∂2f
(0, 0) = 0, (0, 0) = 0, (0, 0) = 1, (0, 0) = −1.
∂x2 ∂y 2 ∂x ∂y ∂y ∂x
f n’est pas de classe C 2 .
 
2 2 1
11. • f (x, y) = (x + y ) sin , f (0, 0) = 0.
x2 + y 2  
f (x, 0) − f (0, 0) 1 f (x, 0) − f (0, 0)
Pour x 6= 0, = x sin donc lim = 0.
x x2 x→0 x
f (0, y) − f (0, 0)
De même lim = 0.
y→0 y
f possède des dérivées partielles en tout point de R2 .
   
∂f 1 2x 1
Pour (x, y) 6= (0, 0), (x, y) = 2x sin − 2 cos .
∂x x2 + y 2 x + y2 x2 + y 2
Cette dérivée partielle n’a pas de limite en (0, 0).
f est de classe C 1 sur R2 \{(0, 0)} mais pas sur R2 sur lequel elle est cependant
continue.
 
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f
∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) p 1
p 2
= x + y sin 2 .
x2 + y 2 x2 + y 2
p  
2 2
1
lim x + y sin = 0 donc f est différentiable en 0 ; f est dif-
(x,y)→(0,0) x2 + y 2
férentiable sur R2 .
x3 − y 3
• f (x, y) = 2 , f (0, 0) = 0.
x + y2
f (x, 0) − f (0, 0) f (x, 0) − f (0, 0) ∂f
Pour x 6= 0, = 1 donc lim = 1. (0, 0) = 1.
x x→0 x ∂x
f (0, y) − f (0, 0) ∂f
De même lim = 1 et (0, 0) = 1.
y→0 y ∂y

42
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

f possède des dérivées partielles en tout point de R2 .


∂f x4 + 3x2 y 2 − 2xy 3
Pour (x, y) 6= (0, 0), (x, y) = .
∂y (x2 + y 2 )2
Soit t ∈ R. Choisissons y = tx (on fait le choix d’une direction).
x4 + 3x2 y 2 − 2xy 3 1 + 3t2 − 2t3
= .
(x2 + y 2 )2 (1 + t2 )2
Il n’y a donc pas de limite en (0, 0) car celles-ci diffèrent selon les directions.
f n’est donc de classe C 1 que sur R2 \ {(0, 0)}.
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) x+y
p = −xy 3 .
2
x +y 2 (x + y 2 ) 2
2

x+y t + t2
En posant y = tx nous obtenons −xy 3 = − 3
(x2 + y 2 ) 2 (1 + t2 ) 2
x+y
(x, y) 7−→ −xy 3 n’a donc pas de limite en (0, 0) et f n’est donc pas
(x2 + y 2 ) 2
différentiable en 0. D’après ce que nous avons vu plus haut, f ne peut être de
classe C 1 .
xy
• f (x, y) = p , f (0, 0) = 0.
x2 + y 2
1p 2
f est continue en (0, 0) car |f (x, y)|6 x + y 2 donc lim f (x, y) = 0.
2 (x, y)→(0, 0)
∂f ∂f
f (x, 0) − f (0, 0) = 0 donc (0, 0) = 0 de même (0, 0) = 0.
∂x ∂y
∂f y3 ∂f x3
Pour (x, y) 6= (0, 0), (x, y) = 3 , (x, y) = 3 .
∂x (x2 + y 2 ) 2 ∂y (x2 + y 2 ) 2
∂f t3
En posant y = tx nous obtenons pour x 6= 0, (x, y) = 3 .
∂x (1 + t2 ) 2
Nous n’avons donc pas de limite en (0, 0) et f n’est donc pas différentiable en
0. Nous aurions pu aussi calculer
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) xy
p = 2 .
x2 + y 2 x + y2
En posant y = tx nous obtenons
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) t
p = .
x2 + y 2 1 + t2
Nous n’avons donc pas de limite en (0, 0) et f n’est donc pas différentiable en
0.
D’après ce que nous avons vu plus haut, f ne peut être de classe C 1 .
x sin(y) − y sin(x)
• f (x, y) = , f (0, 0) = 0.
x2 + y 2
∂f ∂f
f (x, 0) − f (0, 0) = 0 donc (0, 0) = 0 ; de même (0, 0) = 0.
∂x ∂y
Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

43
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Pour (x, y) 6= (0, 0) nous avons


∂f (y 2 − x2 ) sin(y) − (x2 + y 2 )y cos(x) + 2xy sin(x)
(x, y) = .
∂x (x2 + y 2 )2
sin(x) = x + x2 ε1 (x), cos(x) = 1 + xε2 (x) où ε1 et ε2 sont des applications
définies de R dans R, continues, nulles en 0.
(y 2 − x2 ) sin(y) − (x2 + y 2 )y cos(x) + 2xy sin(x)
= y 2 (y 2 − x2 )ε1 (y) − xy(x2 + y 2 )ε2 (x) + 2x3 yε1(x).
Nous en déduisons
|(y 2 − x2 ) sin(y) − (x2 + y 2)y cos(x) + 2xy sin(x)|
6(x2 + y 2 )2 [|ε1 (y)| + 12 |ε2 (x)| + |ε1(x)|]
∂f ∂f
puis lim (x, y) = 0. De même lim (x, y) = 0.
(x, y)→(0, 0) ∂x (x, y)→(0, 0) ∂y

f est donc de classe C 1 .


sin(xy)
• f (x, y) = , f (0, 0) = 0.
|x| + |y|
∂f ∂f
f (x + h, 0) − f (x, 0) = 0 donc (x, 0) = 0 ; de même (0, y) = 0.
∂x ∂y
∂f y cos(xy)(|x| + |y|) − ε sin(xy)
Pour x et y non nuls nous avons (x, y) =
∂x (|x| + |y|)2
où ε = sgn(x).
y cos(xy)(|x| + |y|) − ε sin(xy) = y|y| + |x|xy 2η1 (xy) + |y|xy 2 − |x|xy 2 η2 (xy) où
η1 et η2 sont des applications définies de R dans R, continues, nulles en 0.
|x|xy 2η1 (xy) + |y|xy 2 − |x|xy 2 η2 (xy)
lim = 0.
(x, y)→(0, 0) (|x| + |y|)2
|y|y
(x, y) 7−→ n’a pas de limite en (0, 0) donc f n’est pas de classe
(|x| + |y|)2
C1.
∂f
Pour a 6= 0, on a lim (x, y) = 0 car en se limitant à une boule cen-
(x, y)→(a, 0) ∂x
|a|
trée en (a, 0) de rayon au plus égal à , x reste non nul. f est donc de classe
2
C sur R \ {(0, 0)}.
1 2

f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) sin(xy)
(x, y) 7−→ p =p n’a pas de
x2 + y 2 x2 + y 2
limite en (0, 0) donc n’est pas différentiable et n’est donc évidemment pas de
classe C 1 .
 
1
• f (x, y) = exp 2 2
si x2 + y 2 < 1, 0 sinon.
x +y −1
Soient (a, b) appartenant au cercle unité et h ∈ R∗ . (a+h)2 +b2 −1 = h(h+2a).

 0 si h(h + 2a) > 0
f (a + h, b)   
= 1 1 .
h 
 exp si −a6h(h + 2a) < 0
h h(h + 2a)

44
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

f (a + h, b) f (a + h, b)
Pour a = 0, = 0 donc lim = 0.
h h→0 h
Pour a 6= 0, Nous pouvons, pour rester dans un voisinage V de 0, nous limiter
à |h|6|a|.
Notons sgn(a) = ε ∈ {−1, 1}. Dans V nous avons

 0 si εh > 0
f (a + h, b)   
= 1 1 .
h 
 exp si −a6εh < 0
h h(h + 2a)
   
1 1 1 1
exp = (h + 2a) exp .
h h(h + 2a) h(h + 2a) h(h + 2a)
f (a + h, b) f (a + h, b)
Nous en déduisons lim+ = 0 et lim− = 0.
εh→0 h εh→0 h
f (a, b + h)
Le résultat est le même pour .
h
f possède donc une dérivée partielle en tout point du cercle unité. Nous avons
donc finalement  2 2
 0   si x + y >1
∂f
(x, y) = 2x 1 .
∂x  − 2 2 2
exp 2 2
si x2 + y 2 < 1
(x + y − 1) x +y −1
Soit (a, b) un élément du cercle unité. Soit A1 le disque ouvert centré en (0, 0)
de rayon 1. Soit A2 le complémentaire de A1 .
∂f
lim (x, y) = 0. Nous savons que pour tout réel α, lim |t|α exp(−t) = 0.
(x, y)→(a, b) ∂x t→−∞
(x, y)∈A2

∂f ∂f
Nous obtenons alors lim (x, y) = 0 puis lim (x, y) = 0.
(x, y)→(a, b) ∂x (x, y)→(a, b) ∂x
(x, y)∈A
1

∂f
En faisant de même avec (x, y) = 0 nous en déduisons que f est de classe
∂y
C 1 car sur chacun des ouverts définis par x2 + y 2 − 1 < 0 ou x2 + y 2 − 1 > 0 f
est de classe C 1 .
 
2 x
• f (x, y) = y sin pour y 6= 0 et 0 sinon.
y
∀(x, y) ∈ R2 , |f (x, y)|6y 2 donc lim f (x, y) = 0. f est continue sur R2 .
(x, y)→(a, 0)
 
1 x 1
Pour y 6= 0, (f (x, y) − f (x, 0)) = y sin donc lim (f (x, y) − f (x, 0)) = 0
y y y→0 y
∂f
et (x, 0) = 0.
∂y
∂f
f (x + y, 0) − f (x, 0) = 0 donc (x, 0) = 0.
∂x
Pour y 6= 0 nous avons
     
∂f x ∂f x x
(x, y) = y cos et (x, y) = 2y sin − x cos .
∂x y ∂y y y

Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

45
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f ∂f ∂f
lim (x, y) = 0, lim (x, y) = 0 mais (x, y) 7−→ (x, y) n’a
(x, y)→(a, 0) ∂x (x, y)→(0, 0) ∂y ∂y
pas de limite en (a, 0) pour a 6= 0. f est donc de classe C 1 sur R2 \ R∗ × {0}.
∀(a, h, k) ∈ R3 , |f (a + h, k) − f (a, 0)|6k 2 . f est donc différentiable en (a, 0)
et donc sur R2 d’après ce que nous avons vu plus haut. L’une des dérivées
partielles n’est pas continue mais d’après ce qui a été démontré cela suffit à ce
que f soit différentiable sur R2 .
• f (x, y) = 1 − x2 − y 2 si x2 + y 2 < 1, 0 sinon.
Notons A1 le disque unité ouvert et A2 son complémentaire. Soit (a, b) un
point du cercle unité.
Il est immédiat que lim f (x, y) = 0 et lim f (x, y) = 0. f est donc
(x, y)→(a, b) (x, y)→(a, b)
(x, y)∈A1 (x, y)∈A2

continue sur R2 . (
f (a + h, b) − f (a, b) −h − 2a s (a + h, b) ∈ A1
Pour h 6= 0 et a 6= 0, = .
h 0 s (a + h, b) ∈ A2
Choisissons |h|6|a|. Notons ε = sgn(a) ∈ {−1, 1}. Nous obtenons alors dans
ces conditions (
f (a + h, b) − f (a, b) −h − 2a) si εh < 0
= .
h 0 si εh > 0
f (a + h, b) − f (a, b) f (a + h, b) − f (a, b)
lim− = −2a, lim+ = 0.
εh→0 h εh→0 h
f (h, b) − f (0, b) ∂f
Nous en déduisons lim = 0 et (0, b) = 0.
h→0 h ∂x
La dérivée partielle selon x en (a, b) avec a 6= 0 n’existe pas.
∂f
De même (a, 0) = 0. La dérivée partielle selon x en (a, b) avec b 6= 0
∂y
n’existe pas.
∂f ∂f
Pour a2 + b2 < 1, (a, b) = −2a et (a, b) = −2b. f est donc de classe
∂x ∂y
C 1 sur le complémentaire du cercle unité ; les dérivées partielles ne sont pas
∂f ∂f
continues sur le cercle unité. est continue en (0, ±1) mais pas de même
∂x ∂y
∂f ∂f
est continue en (±1, 0) mais pas .
∂y ∂x
!
p 1
• f (x, y) = (x + y) x2 + y 2 sin p si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon.
2
x +y 2
 
f (x, 0) − f (0, 0) 1
Pour x 6= 0, = |x| sin .
x |x|
f (x, 0) − f (0, 0) ∂f
Nous obtenons immédiatement lim = 0 puis (0, 0) = 0.
x→0 x ∂x
∂f
De même (0, 0) = 0.
∂y
Pour (x, t) 6= (0, 0) nous avons

46
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

!
∂f p 1 x(x + y) p 
(x, y) = x2 + y 2 sin p +p sin x2 + y 2
∂x x2 + y 2 x2 + y 2
!
x(x + y) 1
− cos p .
x2 + y 2 x2 + y2

|x(x + y)|6 2(x2 + y 2 ) donc
!
p 1 x(x + y) p 

x2 + y 2 sin p +p sin x2 + y 2
2
x +y 2 2
x +y 2
√ p
! 6(1 + 2) x2 + y 2.
p 1 x(x + y) p 
lim x2 + y 2 sin p +p sin x2 + y 2 = 0.
(x, y)→(0, 0) x2 + y 2 x2 + y 2
!
x(x + y) 1
En revanche (x, y) 7−→ 2 2
cos p n’a pas de limite en (0, 0).
x +y x + y2
2

f est doncde classe C 1 sur R2 \ {0}. 


1 ∂f ∂f
p f (x, y) − f (0, 0) − x (0, 0) − y (0, 0)
x2 + y 2 ∂x ∂y
!
1
= (x + y) sin p .
x2 + y 2
 
1 ∂f ∂f
lim p f (x, y) − f (0, 0) − x (0, 0) − y (0, 0) = 0.
(x, y)→(0, 0) x2 + y 2 ∂x ∂y
f est donc différentiable en (0, 0).
xy
• f (x, y) = 2 si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon ; où α est un réel.
(x + y 2)α
•• Supposons α > 1. Soit t ∈ R. Supposons y = tx.
t 1−α
Pour (y, x) 6= (0, 0), f (x, tx) = x2 .
(1 + t2 )α
Pour t > 0, lim f (x, tx) = +∞, pour t < 0, lim f (x, tx) = −∞ et pour t = 0,
x→0 x→0
lim f (x, tx) = 0.
x→0
f n’est pas continue en (0, 0).
•• Supposons α = 1. Soit t ∈ R. Supposons y = tx. Pour (y, x) 6= (0, 0),
t
f (x, tx) = . f n’a donc pas de limite en (0, 0) et f n’est pas continue
1 + t2
en (0, 0).
•• Supposons α < 1. |f (x, y)|6(x2 + y 2 )1−α . lim f (x, y) = 0. f est
(x, y)→(0, 0)
continue en (0, 0).
∂f ∂f
Pour x 6= 0, f (x, 0) = 0 et pour y 6= 0, f (0, y) = 0 donc (0, 0) = (0, 0) = 0.
∂x ∂y
∂f y((1 − 2α)x2 + y 2 )
Pour (x, y) 6= (0, 0), (x, y) = .
∂x
(x2 + y 2)1+α
1 ∂f 1 ∂f
Pour α < , (x, y) 6(x2 + y 2 ) 2 −α (1 − 2α). lim (x, y) = 0.
2 ∂x (x, y)→(0, 0) ∂x

47
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

f est donc de classe C 1 sur R2 .


1 ∂f y3 ∂f t3
Pour α = (x, y) = 3 . (x, tx) = 3 .
2 ∂x (x2 + y 2 ) 2 ∂x (1 + t2 ) 2
∂f
(x, y) 7−→ (x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
∂x
2
1 ∂f 1
−α t(1 − 2α + t )
Pour α > , (x, tx) = x2 2 .
2 ∂x (1 + t2 )1+α
∂f
Pour t(1 − 2α + t2 ) 6= 0, (x, y) 7−→ (x, tx) n’est pas borné au voisinage de
∂x
(0, 0).
f n’est pas continue en (0, 0) donc n’est pas de classe C 1 .

 sin(x) − sin(y) lorsque x 6= y

12. Soit F définie sur R2 par F (x, y) = x−y .

 cos(x) lorsque x = y
L’application F est évidemment continue sur l’ouvert D.
En utilisant la formule de Taylor nous obtenons pour (x, y) ∈ D :
Z x
1
F (x, y) = cos(y) − (x − t) sin(t)dt.
x−y y
Soit (a, h, k) ∈ R3.
Z a+h
 cos(a + k) − 1

(a + h − t) sin(t)dt si h 6= k
F (a + h, a + k) = h − k a+k


cos(a + k) si h = k
Z a+h
1 1
6 |h − k| donc ∀(a, h, k) ∈ R3 ,
(a + h − t) sin(t)dt
|h − k| a+k 2
1
|F (a + h, a + k) − F (a, a)|6| cos(a + k) − cos(a)| + |h − k|.
2
Nous en déduisons lim F (a + h, a + k) = F (a, a).
(h, k)→(0, 0)
F est continue sur R . 2
Z y
13. f étant de classe C , pour (x, y) ∈ R , f (y) − f (x) =
1 2
f ′ (t)dt puis, pour
Z y x
′ 1 ′ ′
x 6= y, g(x, y) − f (a) = (f (t) − f (a))dt.
y−x x
f ′ est continue donc pour ε > 0 il existe η > 0 tel que pour t ∈ R on
ait : |t − a|6η ⇒ |f ′ (t) − f ′ (a)|6ε. Nous en déduisons pour (x, y) ∈ R2 ,
Z
′ 1 y
6ε et
(|x − a|6η, |y − a|6η, x 6= y) ⇒ |g(x, y) − f (a)|6 εdt
|y − x| x

(|x − a|6η, |y − a|6η, x = y) ⇒ |g(x, y) − f (a)| = |f (x) − f ′ (a)|6ε.
′ ′

g est donc continue en (a, a) ∈ R2 . Il est immédiat que g est continue en


(a, b) ∈ R2 pour a 6= b donc g est continue sur R2 .
Pour (a, b) ∈ R2 avec a 6= b g possède des dérivées partielles vérifiant
∂g (a − b)f ′ (a) − (f (a) − f (b))
(a, b) = .
∂x (a − b)2

48
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂g (b − a)f ′ (b) − (f (b) − f (a))


De même (a, b) = .
∂y (a − b)2
f étant de classe C 2 nous avons pour (x, y) ∈ R2 la relation
Z y

f (y) − f (x) = (y − x)f (x) + (y − t)f ′′ (t)dt. Il vient donc, pour x 6= y,
x
Z y
(x − y)f ′(x) + f (y) − f (x) 1 ′′ 1
2
− f (a) = 2
(y − t)(f ′′ (t) − f ′′ (a))dt
(x − y) 2 (x − y) x Z y
∂g 1
′′
puis (x, y) − f (a) 6 ′′
sup |f (t) − f (a)|′′
|y − t|dt.
∂x (x − y)2 t∈[x,y] x

f est de classe C 2 donc pour ε > 0 il existe η > 0 tel que pour (x, y) ∈ R2 ,
(|x − a|6η, |y − a|6η) ⇒ |f ′′ (t) − f ′′ (a)|62ε.
Il vient alors pour (x, y) ∈ R2 ,
Z y
∂g 1 2ε

(|x−a|6η, |y−a|6η, x 6= y) ⇒ (x, y) − f (a) 6 ′′ |y − t|dt = ε.
∂x 2 (x − y)2 x

g(x + h, x) − g(x, x) f (x + h) − f (x) − hf (x)
Soit h ∈ R∗ . = .
h h2
Nous avons comme précédemment

g(x + h, x) − g(x, x) 1 ′′
− f (x) 6|h| sup |f ′′ (x + t) − f ′′ (x)|.
h 2 t∈[0, h]
g(x + h, x) − g(x, x) 1
Il vient immédiatement lim = f ′′ (x) c’est-à-dire
h→0 h 2
∂g 1
(x, x) = f ′′ (x). Il vient alors pour (x, y) ∈ R2 ,
∂x 2
∂g 1 1
(|x − a|6η, |y − a|6η, x = y) ⇒ (x, y) − f ′′ (a) 6 |f ′′ (x) − f ′′ (a)|6ε.
∂x 2 2
∂g 1 ′′
Nous en déduisons lim (x, y) = f (a). g est bien de classe C 1 .
(x,y)→(a,a) ∂x 2
14. Notons g(t) = xt2 + yt. Pour x > 0 nous avons
y
t −∞ − +∞
2x

g(t) +∞ 2
③ − y ✘✘✘
❳❳❳ ✿ +∞
4x

et pour x < 0
y
t −∞ − +∞
2x
y2
g(t) −
−∞ ✘✘

✘ 4x ❳❳❳
③ −∞

y
F (x, y) = sup g(t). En examinant les divers cas selon la place de − par
t∈[0, 1] 2x

49
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

rapport à 0 et à 1, nous obtenons




 max(x + y, 0) si x>0



 0 si x < 0 et y < 0

F (x, y) = 2 .
y

 − si x < 0, y>0 et 2x + y60

 4x


 x+y si x < 0 et 2x + y > 0

Nous pouvons réécrire autrement cette réponse.




 max(x + y, 0) si x>0 ou y < 0 ou y + 2x > 0
F (x, y) = y2 .

 − si x < 0 et 06y6 − 2x
4x
u + v|u − v|
max(u, v) = donc l’application (u, v) ∈ R2 7−→ max(u, v) ∈ R
2
est une application continue.
Soit ∆ le fermé, réunion des demi droits d’équations respectives :
2x + y = 0, x60 et y = 0, x60.
F est continue et même de classe C 1 dans l’ouvert R2 \ ∆.
Pour prouver la continuité de F il faut donc prouver la continuité aux points
(x, 0) , aux points (x, −2x) avec x < 0 et au point (0, 0).
• Pour t ∈ [0, 1], |g(t)|6|x| + |y| donc ∀(x, y) ∈ R2 , |F (x, y)|6|x| + |y|.
Nous avons alors lim F (x, y) = 0 = F (0, 0).
(x, y)→(0, 0)
 
h h
• Soit a < 0. Soit le rectangle R1 = a − , a + × [−2a − h, −2a + h]
2 2
h h
avec 0 < h < −2a. Dans ce rectangle R1 , pour −2x6y6−2a+h et a − 6x6a + ,
2 2
nous avons −h62a − 2x6y + 2a6h.
h
F (x, y) − F (a, −2a) = (x − a) + (y + 2a) donc |F (x, y) − F (a, −2a)|6 + h.
2
h h
Pour −2a − h6y6 − 2x et a − 6x6a + , nous avons |4ax|>2a(2a + h) > 0,
2 2
0 < −4a − h6y − 2a6 − 4a + h,
−(y − 2a)(y + 2a) + 4a(x − a)
F (x, y) − F (a, −2a) = .
4ax
(−4a + h)h − 2ah h(h − 6a)
Nous obtenons alors |F (x, y) − F (a, −2a)|6 = .
2a(2a + h) 2a(h + 2a)
h(h − 6a)
lim = 0 donc pour ε > 0, ∃η ∈]0, −2a[0 tel que pour 0 < h < η
h→0 2a(h + 2a)
3h h(h − 6a)
on a 0 < 6ε et 0 < 6ε.
2 2a(h + 2a)
η
Finalement pour |x − a|6 et |y + 2a|6η nous avons |F (x, y)−F (a, −2a)|6ε.
2
F est continue en (a, −2a) avec a < 0.
• Soit a < 0. Considérons le rectangle R2 = [a − h, a + h] × [−h, h] avec
2a
0<h<− .
3

50
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

y2
Dans ce rectangle R2 , pour y > 0 nous avons F (x, y) − F (a, 0) = − et
4x
pour y60, F (x, y) − F (a, 0) = 0.
h2
Nous avons donc |F (x, y) − F (a, 0)|6 .
4(−a
 − h) 
h2 2a
lim = 0 donc pour ε > 0 ∃η ∈ 0, − tel que pour 0 < h < η
h→0 4(−a − h) 3
h2
on a 0 < 6ε.
4(−a − h)
Il vient alors pour |x − a|6η et |y|6η, |F (x, y) − F (a, 0)|6ε. F est continue
en (a, 0) avec a < 0.
Finalement, F est continue sur R2 .

F (a + h, −a) − F (a, −a) 0 pour h < 0
Soit a>0. Pour h 6= 0, = .
h 1 pour h > 0

F (a, −a + h) − F (a, −a) 0 pour h < 0
De même = .
h 1 pour h > 0
F n’a pas de dérivées partielles en (a, −a) avec a>0.
F (a + h, 0) − F (a, 0)
Soit a < 0. Pour h 6= 0, = 0.
 h
0 pour h < 0
F (a, h) − F (a, 0) 
= .
h  − h pour h > 0
4a
F possède donc des dérivées partielles en (a, 0) (pour a < 0) nulles.
∂F y 2 ∂F y
Pour x < 0 et 0 < y < −2x, (x, y) = 2 , (x, y) = − .
∂x 4x ∂y 2x
∂F ∂F
Soit a < 0. Pour x et y strictement négatifs, (x, y) = (x, y) = 0.
∂x ∂y
∂F ∂F
Nous avons donc lim (x, y) = 0, lim (x, y) = 0.
(x, y)→(a, 0) ∂x (x, y)→(a, 0) ∂y
Soit h 6= 0, a < 0, h < −a. 
F (a + h, −2a) − F (a, −2a)  1 si h < 0
= a .
h  si h > 0
a+h
Soit h 6= 0, a < 0, h > 2a. 
4a − h
F (a, −2a + h) − F (a, −2a)  si h < 0
= 4a .
h  1 si h > 0
F possède des dérivées partielles en (a, −2a) (avec a < 0) égales à 1.
∂F ∂F
• Pour x < 0 et y > −2x, (x, y) = (x, y) = 1.
∂x ∂y
∂F y 2 ∂F y
• et 0 < y < −2x, (x, y) = 2 , (x, y) = − .
∂x 4x ∂y 2x

Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

51
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂F ∂F
On a, pour a < 0, lim (x, y) = 1, lim (x, y) = 1.
(x, y)→(a, −2a) ∂x (x, y)→(a, −2a) ∂y

Soit D la demi droite d’équation y = −x, x>0. F est donc de classe C 1 sur
R2 \ D.
n
X
15. Notons x = (x1 , · · · , xn ) et y = (xn , · · · , x1 ). xi xn+1−i est le produit sca-
i=1
n
1 X
laire de x et de y. f (x) = xi xn+1−i . En utilisant l’inégalité de Cauchy-
kxk i=1

Xn

Schwarz nous obtenons xi xn+1−i 6kxk kyk = kxk2 .

i=1
Nous avons donc |f (x)|6kxk puis lim f (x) = 0. Nous posons alors f (0) = 0.
x→0
f est continue sur Rn , de classe10 C 1 sur Rn \ {0}.
Il reste à regarder ce qu’il se passe en 0.
• Supposons n impair, n = 2p + 1.
Soit ∈ Nn , i 6= p + 1. Soit x = (x1 , · · · , xn ) où les xj pour j ∈ Nn sont tous
nuls sauf xi . f (x) − f (0) = 0.
Supposons i = p + 1.
(xp+1 )2
f (x) − f (0) = = |xp+1 |.
|xp+1 |
f (x) − f (0) f (x) − f (0)
lim − = −1, lim + = 1.
xp+1 →0 xp+1 xp+1 →0 xp+1
La dérivée partielle de f selon xp+1 en 0 n’existe pas.
• Supposons n pair, n = 2p.
Soit x = (x1 , · · · , xn ) où les xj pour j ∈ Nn sont tous nuls sauf xi .
f (x) − f (0) = 0. Les dérivées partielles de f en 0 sont toutes nulles.
n
f (x) − f (0) 1 X
Soit alors x 6= 0. = xi xn+1−i .
kxk kxk2 i=1
n
f (x) − f (0) 1 X 2
Choisissons x = (a, a, · · · , a) . = 2 a = 1.
kxk na i=1
Si f était différentiable en 0 on devrait avoir df (0) = 0 donc
f (x) − f (0) − df (0)(x)
lim = 0. f n’est donc pas différentiable en 0.
x→0 kxk

16. (a) GLn (R), le groupe linéaire de Rn , est l’ensemble des matrices réelles de
Mn (R) dont le déterminant est non nul.
En choisissant une base de Mn (R) nous pouvons considérer le détermi-
X Y n
n2
nant comme l’application (ai,j )(i,j)∈(Nn )2 ∈ R 7−→ εσ ai,σ(i) ∈ R.
σ∈Sn i=1
Il s’agit donc d’une application polynomiale qui est alors continue. GLn (R)
est l’image réciproque de l’ouvert R∗ par cette application ; il s’agit donc
10
Voir l’exercice numéro 3.

52
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

bien d’un ouvert de Mn (R).


(b) Soit M ∈ Mn (R) (qui est complet car de dimension finie) vérifiant
kMk
p+q < 1. p+q
X X

M k 6 kMkk . La série11 entière réelle de terme général kMkk est

k=p k=p
p+q
X
k
convergente donc ∀ε > 0, ∃N ∈ N tel que ∀p>N, M 6ε.

k=p
k
La série de terme général M est donc convergente car absolument conver-
gente sur un espace complet.
Le produit de deux matrices est une application continue donc !
+∞ p p p+1
X X X X
(In − M) M k = lim (In + M) M k = lim Mk − Mk
p→+∞ p→+∞
k=0 k=0 k=0 k=1
p+1

= lim In − M = In .
p→+∞
+∞
X
−1
Nous en déduisons que In − M est inversible et (In − M) = M k.
k=0
Lorsque M tend vers 0 nous obtenons alors
(In − M)−1 = In + M + M 2 + M 2 ε(M) avec lim ε(M) = 0.
M →0
Soit (X, H) ∈ GLn (R) × Mn (R) tel que X + H ∈ GLn (R).
h −1 i
(X + H)−1 − X −1 = X −1 In + HX −1 − In .
Supposons kHX −1k < 1. En utilisant ce que nous venons de voir nous ob-

11
Nous pouvons effectuer une démonstration sans utiliser les séries.
Nous munissons Mn (K) d’une norme d’algèbre c’est-à-dire vérifiant pour deux matrices A et B
kABk6kAk kBk.
(−1)i+j αi,j
Soit M ∈ GLn (K). M −1 = (ai,j )(i,j)∈(Nn )2 où ∀(i, j) ∈ (Nn )2 , ai,j = ; αi,j est le dé-
det(M )
terminant de la sous-matrice de M obtenue en supprimant à la matrice M la j ième ligne et la
iième colonne.
L’application A ∈ Mp (K) 7−→ det(A) ∈ K est continue donc l’application M ∈ GLn (K) 7−→
M −1 ∈ GLn (K) est continue.
M ∈ Mn (R) 7−→ det(In − M ) ∈ R est continue et prend la valeur 1 en 0. Il existe donc α > 0 tel
1
que pour toute matrice M on ait kM k6α ⇒ det(In − M )> > 0. Ces matrices In − M sont donc
2
inversibles.
L’application M ∈ GLn (K) 7−→ M −1 ∈ GLn (K) implique lim M −1 = In . Il existe donc β > 0
M→In

tel que pour M ∈ GLn (R) vérifiant kM − In k6β on a kM −1 k6kIn k + 1 = m.


Soit η6 min(α, β). Pour M ∈ Mn (R) de norme au plus égale à η
(In − M )−1 − In − M − M 2 I − (In − M )(In + M + M 2 ) M3
2
= (In − M )−1 2
= −(In − M )−1 .
kM k kM k kM k2

(In − M )−1 − In − M − M 2
Il vient alors

6mkM k.

kM k2
1 
Nous reprenons alors la preuve en évaluant f (X + H) − f (X) + X −1 HX −1 .
kHk

53
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

2 2
tenons (In + HX −1 )−1 − In + HX −1 = HX −1 + HX −1 ε(H) avec
lim ε(H) = 0.
H→0
1 
f (X + H) − f (X) + X −1 HX −1
kHk
1  −1 2 2 
= X HX −1 + X −1 HX −1 ε(H) .
kHk
1 −1 
−1 2 −1

−1 2


X HX + X HX ε(H)
kHk
1 
6 kX −1k2 (kHk kX −1k + ε(H) .
kHk
f est différentiable et H 7−→ X HX −1 est la différentielle de f en X.
−1

Cela prouve que f est continue puis qu’elle est de classe C 1 car le produit
de matrices est une application continue.
Z x Z y 
17. Soit ϕ : R2 → R, continue. Soit f : R2 → R, f (x, y) = ϕ(u, v)dv du.
Z y 0 0
∂f
ϕ est continue donc f est bien définie. (x, y) = ϕ(x, v)dv.
∂x 0
Z x
∂f
En utilisant la formule de Fubini nous avons aussi (x, y) = ϕ(u, y)du.
∂y 0
∂f ∂f
Les deux applications et sont continues donc f est de classe C 1 .
∂x ∂y
Supposons ϕ de classe C 1 . Nous avons alors
Z y Z x
∂2f ∂ϕ ∂2f ∂ϕ
(x, y) = (x, v)dv, (x, y) = (u, y)du et
∂x2 0 ∂x ∂y 2 0 ∂y
∂2f
(x, y) = ϕ(x, y). f est alors de classe C 2 .
∂x∂y

18. Soit ϕ une application de classe C 1 de R dans R. Soit E = C 0 ([a, b], R) muni
de k k∞ .
Z b
Soit f ∈ E, on pose Φ(f ) = ϕ(f (t))dt.
a
Soit (f, h) ∈ E 2 un couple d’applications continues de [a, b] dans R.
Posons kf k∞ = C. ϕ′ est uniformément continue sur tout intervalle fermé
borné inclus dans R, par exemple, sur I = [−C − 1, C + 1].
Pour ε > 0 il existe α ∈]0, 1] tel que pour tout (x, y) ∈ I 2 on ait
ε
|x − y|6α ⇒ |ϕ′ (y) − ϕ′ (x)|6 .
b−a
Supposons khk∞ 6 α.
Z 1
ϕ(f (t) + h(t)) = ϕ(f (t)) + h(t) ϕ′ (f (t) + u h(t))du.
0 Z 1
ϕ(f (t)+h(t))−ϕ(f (t))−h(t)ϕ (f (t))=h(t) [ϕ′ (f (t)+uh(t))−ϕ′ (f (t))] du.

0
|f (t) + Zu1h(t)|6kf k∞ + khk∞ 6C + 1 donc

ε
|h(t)| [ϕ (f (t)+uh(t))−ϕ (f (t))] du 6
′ ′
khk∞ .
0 b−a

54
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z b
Φ(f + h) − Φ(f ) − h(t)ϕ′ (f (t))dt
a Z b Z 1 
′ ′
= h(t) [ϕ (f (t) + uh(t)) − ϕ (f (t))] du dt.
Z bZ 1 a 0 
ε
h(t) [ϕ (f (t)+uh(t))−ϕ (f (t))] du dt 6khk∞
′ ′
(b − a) = εkhk∞ .
b−a
a 0 Z b
L’application l : h ∈ E 7−→ h(t)ϕ′ (f (t))dt ∈ R est clairement linéaire.
a
|h(t)ϕ′ (f (t))|6khk∞ sup |ϕ′ (z)|.
|z|6kf k∞
Z b
l est continue donc Φ est différentiable et (dΦ)(f ) = h ∈ E 7−→ h(t)ϕ′ (f (t))dt.
a
Montrons que dΦ est continue en f . Avec les mêmes notations qu’au dessus,
soit g ∈ E vérifiant kf − gk∞ 6α.
Z b
|(dΦ(f ) − dΦ(g))(h)| 6 |h(t)(ϕ′ [f (t)] − ϕ′ [g(t)])| dt
a Z b
6khk∞ |ϕ′ [f (t)] − ϕ′ [g(t)]| dt
a
6ε khk∞
|(dΦ(f ))(h) − (dΦ(g))(h)|
k|dΦ(f ) − dΦ(g)k| = sup 6ε.
h∈E\{0} khk∞
dΦ est donc continue et Φ est de classe C 1 .

19. Posons g(t) = t exp(−t).


1
g est de classe C 1 sur R. g ′ (t) = (1−t) exp(−t) donc ∀t ∈ R+ , 06g(t)6 . Nous
  e  
|y| |y| |y|
avons, pour (x, y) ∈ R∗ ×R, f (x, y) = x sgn(y) 2 exp − 2 = x sgn(y)g .
x x x2
|x|
Il vient alors |f (x, y)|6 puis, pour b ∈ R, lim f (x, y) = 0.
e (x, y)→(0, b)
 
∗ f (x, b) − f (0, b) b |b|
Soit x ∈ R . Soit b ∈ R .

= 2 exp − 2 .
x x x
Nous savons que lorsque α ∈ R, lim t exp(−t) = 0 donc
α
t→+∞
f (x, b) − f (0, b) f (x, 0) − f (0, 0)
lim = 0 et = 0.
x→0 x  x   

 y 2|y| |y|
∂f − 1 exp − 2 lorsque x 6= 0
Nous avons donc (x, y) = x2 x2 x
∂x 
 0 lorsque x = 0
f (0, y) − f (0, b) ∂f
Soient b ∈ R et y 6= b. = 0 donc (0, y) = 0.
y−b ∂y
Soit (x, y) ∈ (R∗ )2 .
f (x, y) − f (x, 0) 1 |y| f (x, y) − f (x, 0) 1
= exp(− 2 , lim = donc, pour x 6= 0,
y x x y→0 y x

55
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f 1
(x, 0) = .
∂y x     

 1 |y| |y|
∂f 1 − 2 exp − 2 lorsque x 6= 0
Nous avons donc (x, y) = x x x
∂y 

0 lorsque x = 0
∂f ∂f
Soit b ∈ R∗ . Il est immédiat que lim (x, y) = 0 = (0, b) et de même
(x,y)→(0,b) ∂x ∂x
∂f ∂f
lim (x, y) = 0 = (0, b).
(x,y)→(0,b) ∂y ∂y
∂f
Soient t ∈ R∗ et x ∈ R∗ . (x, tx2 ) = t (2|t| − 1) exp(−t).
∂x
∂f
(x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
∂x
∂f 1
(x, tx2 ) = (1 − |t|) exp(−t).
∂y x
 
∂f 1 |t| |t|
(x, tx) = 1− exp(− ).
∂y x |x| |x|
∂f ∂f
lim (x, tx) = 0. (x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
x→0 ∂y ∂y
f est de classe C 1 sur R2 \ {(0, 0)} et est donc différentiable sur R2 \ {(0, 0)}.
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f (0, 0) − y ∂f (0, 0) f (x, y)
Pour x2 + y 2 6= 0, p ∂y ∂y
=p .
x2 + y 2 x2 + y 2
f (x, y) t sgn(x)
Posons y = tx2 avec t 6= 0. p =√ exp(−|t|).
x2 + y 2 1 + t2 x2
Il n’y a pas de limite nulle lorsque x tend vers 0 donc f n’est pas différentiable
en (0, 0).
20. Soit g une application définie dans un voisinage réel V de 0, à valeurs réelles
nulle en 0 et de classe C ∞ . 
 g(t) lorsque t = 6 0
Soit h la fonction définie sur V par h(t) = t .
 ′
g (0) lorsque t = 0
X n
1
Pour t 6= 0, h(n) (t) = n+1 (−1)j j!Cnj tn−j g (n−j) (t).
t j=0
j+1
X 1 k (n+k−j)
(n−j)
Lorsque t tend vers 0 nous avons g (t) = t g (0) + o(tj+1 ).
k=0
k!
n j+1
!
X X 1 k−j−1 (n+k−j)
(n)
Il vient alors h (t) = (−1)j j!Cnj t g (0) + o(1).
j=0 k=0
k!
En regroupant selon les puissances de t nous obtenons
n−1 n
! n
X X (−1) j
j!C j X (−1)j j!Cnj (n+1)
(n) n (n−i+1) −i
h (t) = g (0)t + g (0)+o(1).
i=1 j=i−1
(j + 1 − i)! j=0
(j + 1)!

56
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

(−1)j j!Cnj n! j+1−i


= (−1)j Cn+1−i .
(j + 1 − i)! (n + 1 − i)!
n
X n+1−i
X
j j+1−i i−1 j
Pour i>1, (−1) Cn+1−i = (−1) (−1)j Cn+1−i = 0.
j=i−1 j=0
X n n+1
X
j+1 j
Pour i = 0, (−1)j Cn+1 =− (−1)j Cn+1 = 1.
j=0 j=1
1
Finalement lorsque t tend vers 0 nous avons h(n) (t) = g (n+1) (0) + o(1).
n+1
1 (n+1)
Nous en déduisons ∀n ∈ N, lim h(n) (t) = g (0).
t→0 n+1
h étant, par hypothèse, de classe C ∞ sur V \ {0} elle est alors de classe C ∞ sur
V.
Soit (x1 , · · · , xn ) ∈ Rn . Soit i ∈ Nn . Z
1 xi ∂f
Pour xi 6= 0, posons fi (xi , · · · , xn ) = (0, · · · , 0, t, xi+1 , · · · , xn )dt
xi 0 ∂xi
∂f
et pour xi = 0, fi (xi , · · · , xn ) = (0, · · · , 0, 0, xi+1 , · · · , xn ).
∂xi
Nous avons alors Z xi
∂f
xi fi (xi , · · · , xn ) = (0, · · · , 0, t, xi+1 , · · · , xn )dt
0 ∂xi
= f (0, · · · , 0, xi , · · · , xn ) − f (0, · · · , 0, xi+1 , · · · , xn )
n
X
puis xi fi (xi , · · · , xn )
i=1 X n
= (f (0, · · · , 0, xi , · · · , xn ) − f (0, · · · , 0, xi+1 , · · · , xn ))
i=1
n
X
= f (0, · · · , 0, xi , · · · , xn )
i=1 Xn
− f (0, · · · , 0, xi , · · · , xn ) − f (0, · · · , 0)
i=2
= f (x1 , · · · , xn ) − f (0, · · · , 0).
Montrons que les fonctions fi sont de classe C ∞ .
En utilisant ce que nous avons prouvé précédemment nous pouvons donc en
déduire que les applications fi ont des dérivées partielles à tous ordres.
Nous pouvons améliorer le résultat vu plus haut.
Reprenons les mêmes notations.
n
1 X
Nous obtenons pour t 6= 0, h(n) (t) = n+1 (−1)j j!Cnj tn−j g (n−j) (t).
t j=0
j+1
X 1 Z t
1
g (n−j)(t) = tk g (n+k−j)(0) + (t − u)j+1g (n+2) (u)du.
k=0
k! (j + 1)! 0
Il vient alors

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57
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

n j+1
!
X X 1 k−j−1 (n+k−j)
h(n) (t) = (−1)j Cnj t g (0)
j=0 k=0
k!
X n  Z t 
j −1−j j+1 (n+2)
+ j!Cn t (t − u) g (u)du .
j=0 0

X n  Z t

j!Cnj t−1−j (t − u)j+1g (n+2) (u)du
0
j=0
X n  
(n+2) j −1−j 1 j+1
6 sup |g (u)| j!Cn |t| | |t| du
u∈[0, t] j=0
(j + 1)!
n+1
1 X j
= sup |g (n+2) (u)||t| C
u∈[0, t] n + 1 j=1 n+1
2n+1 − 1
= sup |g (n+2) (u)||t| .
u∈[0, t] n+1
Nous obtenons finalement
1 2n+1 − 1
h(n) (t) = g (n+1) (0) + Rn avec |Rn |6 sup |g (n+2) (u)||t| .
n+1 u∈[0, t] n+1
En particulier

∂ p
f ∂ p+1
f
i
(x , · · · , x ) − (0, · · · , 0, x , · · · , x )
∂xi pi · · · ∂xn pn i n
∂xi pi +1 · · · ∂xn pn
i+1 n
∂ p+1 f 2n+1 − 1
6 sup | pi +1 · · · ∂x pn
(0, · · · , u, x i+1 , · · · , x n )||x i | .
u∈[0, xi ] ∂xi n n+1

∂ p fi

∂xi pi · · · ∂xn pn (xi , · · · , xn )

∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, a , · · · , a )
∂x p i +1 · · · ∂x p n
i+1 n
i n
∂ p fi
6 (xi , · · · , xn )
∂xi pi · · · ∂xn pn
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, x , · · · , x )
∂x p i +1 · · · ∂x p n
i+1 n
i n
∂ fp+1
+ +1
(0, · · · , 0, xi+1 , · · · , xn )
∂xi p i · · · ∂xn pn
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, a , · · · , a )
p +1
∂xi i · · · ∂xn n p i+1 n
p+1 n+1
∂ f 2 −1
6 sup | +1
(0, · · · , u, xi+1 , · · · , xn )||xi |
u∈[0, xi ] ∂xi
p i · · · ∂xn p n n+1

∂ fp+1
+ +1
(0, · · · , 0, xi+1 , · · · , xn )
∂xi p i · · · ∂xn pn
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, a i+1 , · · · , an ) .

p +1
∂xi i · · · ∂xn p n

Nous obtenons immédiatement

Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

58
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂ p fi
lim (xi , · · · , xn )
∂xi pi · · · ∂xn pn
(xi , xi+1 ···, xn )→(0, ai+1 , ···, an )
∂ p+1 f
= (0, · · · , 0, ai+1 , · · · , an ).
∂xi pi +1 · · · ∂xn pn
Les applications fi ont donc des dérivées partielles à tous ordres continues sur
Rn . Les fi sont donc toutes de classe C ∞ .

21. Rappel
Soit K un compact d’un espace vectoriel normé E. K est borné donc il
existe δ ∈ R+ et a ∈ K tel que ∀m ∈ K, d(a, m)6δ. Nous obtenons donc
∀(m, n) ∈ K 2 , d(m, n)62δ. On appelle diamètre de K noté ∆(K) le réel
sup d(m, n) qui existe.
(m, n)∈K 2
En fait, l’application (x, y) ∈ K 2 7−→ d(x, y) ∈ R est continue ; K 2 est
compact donc l’application possède un maximum et un minimum. La borne
supérieure définie précédemment est donc atteinte et il existe (a, b) ∈ K 2 tel
que ∆(K) = d(a, b).
Soit x ∈ E \ K. Supposons d(x, K) = inf d(x, y) = 0. Cela équivaut à
y∈K
∀ε > 0, ∃y ∈ K, d(x, y)6ε. Il existe donc une suite (yn )n∈N de points de K
telle que lim d(x, yn ) = 0. K est compact donc il existe une suite (zn )n∈N
n→∞
extraite de la suite (yn )n∈N qui converge vers y ∈ K. Nous obtenons alors, par
continuité de l’application y 7−→ d(x, y), d(x, y) = 0 c’est-à-dire x ∈ K ce
qui est faux donc d(x, K) > 0.
Nous aurions aussi pu dire :
y ∈ K 7−→ d(x, y) ∈ R est continue ; K est compact donc l’application pos-
sède un minimum. Il existe a ∈ K tel que d(x, K) = d(x, a) ; nous avons bien
d(x, a) > 0 donc d(x, K) > 0.
Soient K1 et K2 deux compacts disjoints d’un espace vectoriel normé E. Alors
d(K1 , K2 ) > 0.
K1 × K2 est compact comme produit de deux compacts.
L’application (x, y) ∈ K1 × K2 7−→ d(x, y) ∈ R est continue donc possède un
minimum. Il existe (a, b) ∈ K1 × K2 vérifiant d(K1 , K2 ) = d(a, b) > 0.
Revenons à notre exercice.
X
αn est une série absolument convergente ; ϕ est une application de classe C 1
définie de R∗+ dans R, et (yn )n∈N est une suite de Rp , incluse dans un compact
K. +∞
X
f est définie sur Rp \ K par f (x) = αn ϕ(kx − yn k).
n=0
La suite y =(yn )n∈N est une suite bornée donc il existe M ∈ R+ tel que
∀n ∈ N, kyn k6M.
Notons A l’ouvert Rp \ K. Soit x ∈ A.
∀n ∈ N, 0 < d(x, K)6kx − yn k6kxk + M. ϕ est continue sur A donc bornée
+∞
X
sur le segment [d(x, K), kxk + M]. La série αn ϕ(kx − yn k) est donc ab-
n=0

59
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

solument convergente. f est défini sur A.


Soit a ∈ A. Soit V ⊂ A une boule fermée de rayon r > 0 centrée en a et incluse
dans A ; ce qui est possible car A est ouvert.
Notons x = (x1 , · · · , xp ) et pour n ∈ N, yn = (yn1 , · · · , ynp ).
∀n ∈ N, x ∈ A 7−→ kx − yn k ∈ R est de classe C 1 car12 x − yn ne s’annule pas.
L’application g : x ∈ A 7−→ ϕ(kx − yn k) ∈ R est de classe C 1 .
∂g (xj − ynj ) ′
(x) = ϕ (kx − yn k).
∂xj kx − yn k
∀(n, x) ∈ N × V, kx − yn k>d(V, K) > 0, kx − yn k6kx − ak + ka − yn k.
Il existe (voir le rappel) b ∈ K tel que d(a, K) = d(a, b).
Nous avons donc kx − yn k6kx − ak + ka − bk + kb − yn k et finalement
kx − yn k6kx − ak + d(a, K) + ∆(K)6r + d(a, K) + ∆(K).
∂g
ϕ′ étant continue, nous en déduisons que (x) est bornée sur V .
  ∂xj
+∞
X ∂g
La série x ∈ V 7−→ αn (x) ∈ R est donc normalement convergente.
n=0
∂xj
f possède donc des dérivées partielles continues sur V donc13 sur A. f est donc
+∞
X
∂f ∂g
de classe C et pour chaque (j, x) ∈ Nn × A,
1
= αn (x).
∂xi n=0
∂xj

22. Munissons Mp,1(R) de la norme euclidienne et Mp (R) de la norme définie,


kMXk
pour M ∈ Mp (R), par kMk = sup .
kXk6=0 kXk

Nous savons qu’alors pour (A, B) ∈ (Mp (R))2 , kABk6kAk kBk.


∀n ∈ N, kM n k6kMkn .
Choisissons une base de Mp (R) ; par exemple
(E1,1 , E1,2 , · · · , E1,p , E2,1 , · · · , E2,p , · · · , Ep,1 , · · · , Ep,p ) = (e1 , · · · , ep2 ).
Si ek = Ei,j , et X = (xi )i∈Np ∈ Mp,1(R) avec kXk = 1, (ek X)l = δil xj donc
kek Xk61 ; le majorant est obtenu pour xj = 1. Nous en déduisons kek k = 1.
Soit ϕ une application différentiable définie de Mp (R) dans Mp (R).
En utilisant la base précédente nous pouvons identifier ϕ en une application
2
de Rp dans Mp (R).
Pour k ∈ Np2 , (∂k ϕ)(M) = (dϕ(M))(ek ). Nous en déduisons
k(∂k ϕ)(M)|6k| dϕ(M) k|·kek k = k| dϕ(M) k|.
X
Pour kMk < R, la série entière an kMkn converge donc, comme nous l’avons
vu dans les exercicesX concernant les séries sur un espace vectoriel normé com-
plet, la série entière an M n est convergente.

Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

12
Nous avons déjà vu ce résultat plus haut.
13
Nous savons qu’une fonction possède une dérivée lorsque, en tout point, la restriction de celle-ci
à un voisinage de ce point possède une dérivée en ce point ; de même une fonction est continue
lorsque, en tout point, la restriction de celle-ci à un voisinage de ce point est continue en ce point.

60
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Montrons que l’on a, pour n ∈ N∗ , la relation


n−1
X
n n
(M + H) = M + M j HM n−1−j + Rn (M, H),
j=0
avec kRn (M, H)k6kHkεn (M, H) et lim εn (M, H) = 0.
H→0
Pour n = 0 comme pour n = 1 le résultat est immédiat.
Supposons le résultat acquis jusqu’au rang n.
n−1
X
n+1 n+1
(M + H) =M + M j+1 HM n−1−j + MRn (M, H) + HM n
j=0 n−1
X
+ HM j HM n−1−j + HRn (M, H)
n j=0
X
n+1 j n−j
=M + M HM + MRn (M, H)
j=0 n−1
X
+H M j HM n−1−j + HRn (M, H).
j=0
n−1
X
Notons Rn+1 (M, H) = MRn (M, H) + H M j HM n−1−j + HRn (M, H).
j=0
n−1
X
kRn+1 (M, H)k6kHk(kMk εn (M, H) + kHk kMkn−1 + kHkεn(M, H)).
j=0
n−1
X
Notons εn+1 (M, H) = kMk εn (M, H) + kHk kMkn−1 + kHkεn (M, H).
j=0
Nous avons bien lim εn+1 (M, H) = 0.
H→0
Le résultat est donc prouvé au rang n + 1. Il est vrai pour tout n ∈ N.
L’application M ∈ Mp (R) 7−→ An ∈ Mp (R) est donc différentiable de diffé-
n−1
X
rentielle en M, (lorsque n>1) H ∈ Mp (R) 7−→ M j HM n−1−j ; 0 si n = 0.
j=0
Pour tout entier j, M ∈ Mp (R) 7−→ M j ∈ Mp (R) est continue. Soit alors
A ∈ Mp (R). Nous en déduisons
∀α > 0 ∃ηj > 0, ∀B ∈ Mp (R), kBk6ηj ⇒ k(A + B)j − Aj k6α. (On peut sup-
poser ηj 61).
Soit alors η = min {ηj }.
j∈Nn−1 n−1
X 
df (A + B)(H) − df (A)(H) = (A + B)j H(A + B)n−1−j − Aj HAn−1−j .
j=0
j n−1−j
(A + B) H(A + B) − A HAn−1−j
j
 
= (A + B)j − Aj H(A + B)n−1−j + Aj H (A + B)n−1−j − An−1−j .
Nous obtenons alors, pour kBk6η,
k(A + B)j H(A + B)n−1−j − Aj HAn−1−j k6αkHk (kAk + 1)n−1−j + αkHk kAkj .
Finalement kdf (A + B) − df (A)k6α(kAk + 1)n−1−j + kAkj .
M ∈ Mp (R) 7−→ df (M) ∈ L(Mp (R)) est continue.

61
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

M ∈ Mp (R) 7−→ M n ∈ Mp (R) est donc de classe C 1 .


Notons gn l’application M ∈ Mp (R) 7−→ M n ∈ Mp (R). Comme nous l’avons
2 2
vu plus haut, nous pouvons identifier gn à une application de Rp dans Rp .
∀i ∈ Np2 , ∀M ∈ Mp (R), k∂i (gn )(M)k6k| dgn (M) k|6nkMkn−1 .
Soit alors A ∈ Mp (R) avec kAk < R.
Plaçons-nous sur la boule fermée B centrée en A de rayon, r, strictement in-
R − kAk. Pour M ∈ B nous avons k∂i (gn )(M)k6n(kAk + r)n−1 .
férieur à X
La série (M ∈ Mp (R) 7−→ an n∂i gn (M) ∈ Mp (R)) converge normalement
sur la boule B.
La fonction somme de la série de terme général an M n possède donc des dérivées
partielles continues et est donc de classe C 1 .
 
∗ 1 y 1
23. Notons, pour n ∈ N , An = (x, y) ∈ R × R, − < < −

.
[ n x n+1
An est un ouvert de R2 . A = An est donc un ouvert de R2 .
n∈N∗
0 6∈ x + yN ⇐⇒ (x, y) ∈ A.
1
Notons, pour (x, y) ∈ A, un (x, y) = .
X x + ny
Pour y = 0 la série (−1)n un n’est pas convergente.

 de R .
2
Soit alors B = A \ (R × {0}). B est un  ouvert
x
Soit (x, y) fixé dans B. Pour n>1 + E = N1 , x + ny est de signe fixe.
y
La suite (|un (x, y)|)n∈N est monotone à partir du rang N1 et converge vers 0.
X
La série (−1)n un (x, y) est alors une série alternée convergente.
La fonction f est donc définie sur B. Posons pour (x, y) ∈ B,
∂un 1 ∂un n
vn (x, y) = (x, y) = − 2
< 0 et wn (x, y) = (x, y) = − .
∂x (x + ny) ∂y (x + ny)2
d t x − ty |x|
2
= 3
a le signe de x2 − t2 y 2 et est négatif pour |t|> .
dt (x + ty) (x + ty) |y|
La suite (|wn (x, y)|)n∈N est décroissante à partir de N1 et converge vers 0.
X
La série (−1)n wn (x, y) est alors une série alternée convergente.
X
La valeur absolue du reste d’ordre n de la série alternée (−1)n wn (x, y) est
(n + 1)|y|
majoré par .
(x + (n + 1)y)2
Soit (a, b) ∈ B. Soit V la boule centrée en (a, b) ; V = {(x, y) ∈ B} vérifiant
|x − a|6α < |a| et |y − b|6α < |b|. Cela est possible car B est ouvert.
|x|>|a| − α, |x|62|a|, |y|>|b| − α, |y|62|b|.
|x + ny|>n|y| − |x|>n(|b| − α) − 2|a| car |x|62|a| et |y|>|b| − α.
n(|b| − α) − 2|a| > 0

(n + 1)|y| n+1 x 2|a|
2
6 2
, 6 .
(x + (n + 1)y) ((n + 1)(|b| − α) − 2|a|) y |b| − α

62
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

  X
2|a|
Pour n>N2 = 1 + E la série alternée (−1)n wn (x, y) a son reste
|b| − α
d’ordre n majoré en valeur absolue par |wn+1 (x, y)| donc
+∞
X n+1

wn (x, y) 6 .
p=n+1 ((n + 1)(|b| − α) − 2|a|)2
X
La série alternée (−1)n wn converge donc uniformément sur V . Nous en dé-
duisons que pour tout (a, b) ∈ B, f possède une dérivée partielle en (a, b)
X+∞
∂f (−1)n+1 n
(a, b) = .
∂y n=0
(a + nb)2
1
Pour n>N2 , |vn (x, y)|6 .
(n(|b| − α) − 2|a|)2
X
La série vn converge normalement sur V puis pour tout (a, b) ∈ B, f
+∞
X
∂f (−1)n+1
possède une dérivée partielle en (a, b) (a, b) = .
∂x n=0
(a + nb)2
Les dérivées partielles sont continues donc f est de classe C 1 sur B.

24. Nous avons vu dans le livre exercices4 au premier chapitre la transformation


d’Abel ; à savoir : Soit (un )n∈N une suite d’éléments d’un espace vectoriel normé
complet, soit (vn )n∈N une suite numérique réelle décroissante convergeant vers
0. q
X
2
S’il existe M ∈ R+ tel que ∀(p, q) ∈ N , p6q ⇒ k un k6M alors la série
X k=p
vn un est convergente.
X+∞

Nous avons par ailleurs alors vn un 62Mvp .

k=p
Pour tout réel y la suite (cos(ny))n∈N ne converge pas vers 0.
En effet s’il existe y ∈ R tel que lim cos(ny) = 0 alors lim cos((n + 1)y) = 0.
n→+∞ n→+∞
cos((n + 1)y) = cos(ny) cos(y) − sin(ny) sin(y).
Si sin(y) 6= 0 alors lim sin(ny) = 0 ce qui est faux car sin2 + cos2 = 1.
n→+∞
Pour le cas sin(y) = 0 alors y = kπ avec k ∈ Z et cos(ny) = (−1)kn n’est
jamais nul.
|x|n
Supposons alors |x| > 1. lim √ = +∞ donc la suite de terme général
n→+∞ n
xn cos(ny)
√ ne converge pas vers 0.
n
xn
cos(ny) n
∀n ∈ N∗ , √ 6|x|n donc la série de terme général x cos(ny)
√ converge
n n
absolument pour |x| < 1.
Supposons x = 1.

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63
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

    
 (p+q)y (q−p+1)y
Xq  cos
 2
sin 2
 si y ∈
6 2πZ
cos(ky) = sin 2y


k=p 
q−p+1 si y ∈ 2πZ
Supposons tout d’abord y 6∈ 2πZ. q
X 1

Nous pouvons appliquer la règle d’Abel car cos(ky) 6  et conclure
sin y2
k=p
X cos(ny)
à la convergence de la série √ .
n>1
n
Xn n
cos(ny) X 1
Si y ∈ 2πZ alors √ = √ ; la série diverge.
k=1
n k=1
n
Supposons x = −1.     
 (p+q)(y+π) (q−p+1)(y+π)
q 
 cos sin
X 2

2
si y + π ∈
6 2πZ
cos(k(y + π)) = cos y

 2
k=p 
q−p+1 si y + π ∈ 2πZ
Supposons tout d’abord y + π 6∈ 2πZ. q
X 1

Nous pouvons appliquer la règle d’Abel car cos(k(y + π)) 6  et
cos y2
k=p
X (−1) cos(ny)
n
conclure à la convergence de la série √ .
n>1
n
Xn n
(−1)n cos(ny) X 1
Si y + π ∈ 2πZ alors √ = √ ; la série diverge.
k=1
n k=1
n
X xn cos(ny)
Finalement la série √ converge lorsque |x| < 1 ou (x = 1 et
n>1
n
y 6∈ 2πZ) ou (x = −1 et y + π 6∈ 2πZ). dans tous les autres cas la série diverge.
xn cos(ny)
Soit y ∈ R fixé. La série entière (de la variable x) de terme général √
n
a pour somme une fonction de classe C ∞ sur ] − 1, 1[.
+∞
X
∂f √ n−1
Nous avons donc (x, y) = nx cos(ny).
∂x n=1
xn cos(ny)
Notons, pour n ∈ N et (x, y) ∈ R2 , wn (x, y) = √ .
n
∂wn √
wn est de classe C ∞ sur R2 . (x, y) = − nxn sin(ny).
∂y
Soit (a, b) ∈ R , |a| < 1. Soit B l’ensemble des (x, y) ∈ R2 vérifiant |x − a|6α
2

et |y − b|61 avec 0 < α < 1 − |a|.


√ √
B est un voisinage de (a, b). | nxn sin(ny)|6 n(|a| + α)n .

La série entière de terme général n(|a| + α)n est convergente donc la série

Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

64
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

X ∂wn
converge normalement puis uniformément sur B.
n>1
∂y
+∞
X
∂f √
14
f a donc une dérivée partielle selon y et (x, y) = − nxn sin(ny).
∂y n=1
X
Nous en déduisons que sur l’ouvert ] − 1, 1[×R la série wn a pour somme
n>1
une application de classe C 1 .
1 1
25. ∀(x, y, n) ∈ R × R × N∗ , 2 exp(−n(x2 + y 2))6 2 .
X 1 n n
2 2
La série 2
exp(−n(x + y )) est convergente.
n>1
n
 
t 2 1
t ∈ R+ 7−→ exp(nt ) ∈ R a pour dérivée en t − 2t exp(−nt2 ).
2
n n
|t| 1
Nous en déduisons ∀(t, n) ∈ R × N∗ , exp(nt2 )6 √ .
n n 2ne
X t
La série (t 7−→ exp(nt2 )) est normalement convergente donc uniformé-
n>1
n
ment convergente.
1
Notons pour (x, y, n) ∈ R × R × N∗ un (x, y) = 2 exp(−n(x2 + y 2)). un est
n
de classe C ∞ sur R2 .
∂un 2x ∂un 2y
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )), (x, y) = − exp(−n(x2 + y 2)).
∂x n ∂y n

∂un 2|x| X ∂un
(x, y) 6 exp(−nx 2
donc la série converge uniformément ; de
∂x n ∂x
n>1
X ∂un
même pour la série .
n>1
∂y
+∞
X 1
La fonction f définie sur R par f (x, y) =
2
2
exp(−n(x2 + y 2 )) possède
n=1
n
donc des dérivées partielles continues ; elle est donc de classe C 1 et ∀(x, y) ∈ R2 ,
X+∞
∂f 2x
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )),
∂x n=1
n

14
En utilisant les résultats que nous avons vus concernant la dérivation d’une fonction de variable
complexe nous pouvons en déduire que la série entière de la variable z (avec x fixé de module
(xz)n
strictement inférieur à 1, de terme général √ a pour somme, pour |z| < 1, une fonction
n
+∞
X √ n n−1
dérivable de dérivée en z, de dérivée ϕ : z 7−→ nx z .
n=1
La composée de deux fonctions complexes dérivables est dérivable
! et nous obtenons, en posant
+∞
X
∂f √ n
z = exp(iy), (x, y) = ℜe i exp(iy) nx exp(i(n − 1)y) c’est-à-dire
∂y n=1
+∞
X
∂f √
(x, y) = − nxn sin(ny).
∂y n=1

65
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

+∞
X
∂f 2y
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )).
∂y n=1
n
∂ 2 un 2
2
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )) + 4x2 exp(−n(x2 + y 2)),
∂x n
∂ 2 un 2
2
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )) + 4y 2 exp(−n(x2 + y 2)),
∂y n
∂ 2 un
(x, y) = 4xy exp(−n(x2 + y 2)).
∂x∂y X

La série t 7−→ exp(−nt2 ) Converge uniformément pour |t|>a > 0. Nous
n>1
en déduisons que f possède des dérivées partielles secondes continues sur
R2 \ {(0, 0)} définies par
+∞ 
X 
∂2f 2 2 2 2 2 2
(x, y) = − exp(−n(x + y )) + 4x exp(−n(x + y )) ,
∂x2 n=1
n
+∞
X  
∂2f 2 2 2 2 2 2
(x, y) = − exp(−n(x + y )) + 4y exp(−n(x + y )) ,
∂y 2 n=1
n
+∞
X
∂2f 
(x, y) = 4xy exp(−n(x2 + y 2)) .
∂x∂y n=1
En fait nous aurions pu nous y prendre différemment.
X+∞ n
t
Nous savons que pour |t| < 1, = − ln(1 − t) donc pour x2 + y 2 > 0,
n=1
n
+∞
X
∂f 2x
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )) = 2x ln(1 − exp(−x2 − y 2)).
∂x n=1
n
∂f
De même (x, y) = 2y ln(1 − exp(−x2 − y 2 )).
∂y
∂f ∂f
(0, 0) = 0 et (0, 0) = 0.
∂x ∂y
∂2f 2 2 4x2
(x, y) = 2 ln(1 − exp(−x − y )) + ,
∂x2 exp(x2 + y 2) − 1
∂2f 2 2 4y 2
(x, y) = 2 ln(1 − exp(−x − y )) + ,
∂y 2 exp(x2 + y 2) − 1
∂2f 4xy
(x, y) = .
∂x∂y exp(x + y 2 ) − 1
2

26. Faisons plusieurs démonstrations pour cette recherche. x y 


1
Considérons la fonction f définie par f (x, y) = xy + (47 − x − y) + .
2 3 4
x y   
1 1 2 1 2 1 1  y 2 47y 2
xy − (x + y) + = − x − y − xy = − 2x + + .
2 3 4 3 4 12 12 4 16
y
Posons X = 2x + et Y = y. Il vient alors
4  
1 2 47 2 47 X Y 47Y
f (x, y) = − X − Y + − + .
12 192 3 2 8 4

66
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

En développant nous obtenons


1 47 2 47 235
f (x, y) = − X 2 − Y + X+ Y
12 192 6 24
1 472 47 18800
= − (X − 47)2 + − (Y − 20)2 +
12 12 192 192
1 47
= − (X − 47)2 − (Y − 20)2 + 282.
12 192
Nous en déduisons que f possède un maximum global égal à 282 obtenu en
X = 47, Y = 20 c’est-à-dire x = 21, y = 20.
Utilisons cette fois une méthode liée aux fonctions de plusieurs variables. f est
de classe C ∞ .
∂f 2 1 47 ∂f 1 1 47
(x, y) = − x − y + . (x, y) = − x − y + .
∂x 3 12 3 ∂y 12 2 4


 ∂f

 ∂x (x, y) = 0

Le système a pour solution x = 21, y = 20.

 ∂f

 (x, y) = 0
 ∂y
∂2f 2 ∂2f 1 ∂2f 1
2
(x, y) = − , (x, y) = − , 2
(x, y) = − .
∂x 3 ∂x∂y 12 ∂y 2
 2 2 2 2
∂ f ∂ f∂ f 47
− 2 2 =− < 0.
∂x∂y ∂x ∂y 144
∂2f 2 ∂2f ∂2f 2
∀(h, k) ∈ R \ {(0, 0)} nous obtenons h +2 hk + 2 k < 0.
∂x2 ∂x∂y ∂y
Nous obtenons donc un maximum “local”.
En fait, si nous écrivons la formule de Taylor il vient
∂f ∂f
f (x, y) − f (21, 20) = (x − 21) (21, 20) + (y − 20) (21, 20)
 ∂x ∂y
2
1 ∂ f ∂2f
+ (x − 21)2 2 (21, 20) + 2(x − 21)(y − 20) (21, 20)
2 ∂x ∂x∂y 
2
2∂ f
+(y − 20) (21, 20)
∂y 2
soit encore
1 1 1
f (x, y) − f (21, 20) = − (x − 21)2 − (x − 21)(y − 20) − (y − 20)2 .
3 12 4
Le discriminant du polynôme 4X 2 + X + 3 est strictement négatif donc
∀(x, y) ∈ R2 \ {(21, 20)}, f (x, y) − f (21, 20) < 0.

x+y+z = a
27. Γ définie par est l’intersection d’une sphère centrée
x2 + y 2 + z 2 = a2
a
en O de rayon a > 0 et d’un plan à la distance √ du centre de la sphère. Il
r 3
2
s’agit donc d’un cercle de rayon a .
3
Γ est un ensemble compact ; l’application f définie par f (x, y, z) = xyz est

67
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

continue donc f possède un maximum  et un minimum


 sur Γ.
→ −
− → − → →
− 1 → −
Choisissons un nouveau repère O, I , J , K défini par : I = √ (− ı −→  ),
2

− 1 → − 
→ −
− → 1 → − →


J =√ − ı +→  − 2k , K = √ − ı +→  +k .
6 3
En notant (X, Y, Z) les coordonnées dans le nouveau repère, nous obtenons
    
1 1 1
 x   √ √ √  X 
   2 6 3  
    
   1 1 1   
 y   −√ √ √  Y 
 = 2 6 3   .
    
    
   2 1  
 z   0 −√ √  Z 
6 3
 
2 2 2 2 a
Une équation de Γ dans le nouveau repère est X + Y = a , Z = √ .
√ 3 3
3
a a a 1 6 3
xyz = − Y 2 − X 2 + √ X 2Y − Y .
27 6 6 6 18
r r
2 2 a
Paramétrons Γ par X = a cos(t), Y = a cos(t), Z = √ .
3 3 3
2a3 
Nous obtenons xyz = −4 sin3 (t) + 3sin(t) − 1 .
27
sin(3t) = sin(2t) cos(t)+cos(2t) sin(t) = 2 sin(t)(1−sin2 (t))+(1−2 sin2 (t)) sin(t)
= 3 sin(t) − 4 sin3 (t).
2a3
Nous en déduisons xyz = (sin(3t) − 1).
27
π 2kπ
sin(3t) possède un maximum égal à 1 pour les valeurs de t égales à + , k∈Z
6 3
π 2kπ
et possède un minimum égal à −1 pour les valeurs de t égales à − + , k ∈ Z.
6 3
Nous en déduisons que sur [−π, π], sin(3t) − 1 possède un minimal égal
5π π π
à -2 obtenu pour t = − , − , et un maximum égal à 0 obtenu en
6 6 2
π π 5π
t=− , , .  a a a
2 6 6  x = √ cos(t) + sin(t) +

 3 3

 3

 a a a
Nous avons les relations : y = − √ cos(t) + sin(t) + .
 3 3 3



 2a a

 z = − sin(t) +
3 3
5π a 2a 2a a3
Pour t = − , x=− , y= , z= et xyz = −4 .
6 3 3 3 27
π
Pour t = − , x = 0, y = 0, z = a et xyz = 0.
2
π 2a a 2a a3
Pour t = − , x = , y = − , z = et xyz = −4 .
6 3 3 3 27

68
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

π
Pour t = , x = a, y = 0, z = 0 et xyz = 0.
6
π 2a 2a a a3
Pour t = , x = , y = , z = − et xyz = −4 .
3 3 3 27

Pour t = , x = 0, y = a, z = 0 et xyz = 0.
6
a3
Le maximum de xyz est égal à 0 et le minimum est égal à −4 .
27

∂f ∂f
28. f est de classe C ∞ sur R2 . (x, y) = 2x(4x2 − 3y), (x, y) = 2y − 3x2 .
∂x ∂y
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ (x = 0, y = 0).
∂x ∂y
|t|
Soit t ∈ R∗ . f (x, tx) = x2 (t − x)(t − 2x). Pour |x| < , f (x, tx) > 0.
  2
3x2 x4
f x, = − < 0. (0, 0) n’est donc pas un extremum local pour f .
2 4
f ne possède aucun extremum local.

2
29. Posons g(x, y, t) = (sin(t) − (xt2 + yt)) . g est de classe C ∞ donc f est de
classe C ∞ et Z Z π
π
∂f ∂g 2xπ 5 yπ 4
(x, y) = (x, y, t)dt = −2 t2 sin(t)dt + + ,
∂x 0 ∂x 0 5 2
Z π Z π
∂f ∂g xπ 4 2yπ 3
(x, y) = (x, y, t)dt = 2 t sin(t)dt − + .
∂y 0 ∂y 0 2 3
En intégrant deux fois par parties nous obtenons pour n>2,
Z π Z π
n n
In = t sin(t)dt = π − n(n − 1) tn−2 sin(t)dt
0 0
n
= π − n(n − 1)In−2
avec I0 = 2 et I1 = π.
∂f 2xπ 5 yπ 4
Nous obtenons donc I2 = π 2 − 4 puis (x, y) = −2π 2 + 8 + + ,
∂x 5 2
∂f xπ 4 2yπ 3
(x, y) = 2π + + .
∂y 2 3
En fait, ici,Znous pouvons calculer directement f (x, y) en calculant l’intégrale.
π
f (x, y) = (sin2 (t) + x2 t4 + y 2 t2 − 2xt2 sin(t) − 2yt sin(t) + 2xyt3 )dt
0
π x2 π 5 y 2π 3 xyπ 4
= + + − 2xI2 − 2yI1 +
2 5 3 2
π x2 π 5 y 2π 3 2 xyπ 4
= + + − 2x(π − 4) − 2πy + .
2 5 3 2
Nous retrouvons bien évidemment les mêmes dérivées partielles.
   
∂f ∂f 20(π 2 − 16) 12(20 − π 2 )
(x, y) = 0, (x, y) = 0 ⇐⇒ x = , y= .
∂x ∂y π5 π4
 2 2  4 2
∂2f ∂2f ∂ f 2π 5 2π 3 π 3π 8
(x, y) (x, y) − (x, y) = − = > 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y 5 3 2 4

69
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

 
20(π 2 − 16) 12(20 − π 2 )
Le point (a, b) = , est donc un minimum local.
π5 π4
En fait il s’agit d’un minimum car
π x2 π 5 y 2 π 3 xyπ 4
+ + − 2x(π 2 − 4) − 4y +
2 5 3  2
2
π5 5 5(4 − π 2 )
= x+ y+
5 4π π5
3
 2
π 12(π 2 − 20) π 6 − 16π 4 + 320π 2 − 2560
+ y+ + .
48 π4 2π 5
π 6 − 16π 4 + 320π 2 − 2560
Nous avons bien ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y)> = f (a, b).
2π 5
 y 2 3 2
30. x2 + xy + y 2 − 3x − 6y = x + + y − 3x − 6y.
2 4
y Y
Posons X = x + , Y = y c’est-à-dire x = X − , y = Y .
2 2
2 2 2 3 2 9
x + xy + y − 3x − 6y = X + Y − 3X − Y
 4  2
2
3 3
= X− + (Y − 3)2 − 9
2 4
 2
y 3 3
= x+ − + (y − 3)2 − 9.
2 2 4
Nous en déduisons ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y)> − 9 = f (0, 3).

31. Si l’on désigne par a, b et c lesp longueurs des côtés d’un triangle ABC, l’aire
15
d’un tel triangle est égale à p(p − a)(p − b)(p − c) où p désigne le demi
périmètre de ce triangle.
Pour obtenir un “vrai” triangle nous devons avoir les relations
0 < a < b + c, 0 < b < a + c, 0 < c < a + b c’est-à-dire
0 < a < p, 0 < b < p, a + b > p.
p étant fixé considérons l’application définie sur l’ouvert O, de R2 défini par
0 < a < p, 0 < b < p, a + b > p par f (a, b) = (p − a)(p − b)(a + b − p).
f est de classe C ∞ .
∂f ∂f
(a, b) = (p − b)(2p − 2a − b), (a, b) = (p − a)(2p − a − 2b).
∂a
  ∂b 
∂f ∂f 2p
(a, b) = (a, b) = 0 ⇐⇒ a = b = .
∂a ∂b 3
15
Soit h la longueur de la hauteur issue de A du triangle ABC.
Nous avons la relation h = b sin( c 2 2
s c = a +b −2ab
C ). Nous avons aussi la relation 2
cos( c
C ) obtenue
2 2 2
 2
−−→ −→ −−→ a +b −c
en calculant k BA k2 = k CA − CB k2 , soit encore sin( c C)= 1− .
2ab
1
L’aire du triangle qui est égale à ab sin( c
C ), est donc égale à
2
1p 1p 2
A= (2ab − (a2 + b2 − c2 ))(2ab + (a2 + b2 − c2 )) = (c − (a − b)2 )((a + b)2 − c2 )
4 4
1p p
= (c − a + b)(c + a − b)(c + a + b)(−c + a + b) = p(p − a)(p − b)(p − c).
4

70
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2f ∂2f ∂2f


(a, b) = −2(p − b), (a, b) = −2(p − a), (a, b) = −3p + 2a + 2b
∂a2   ∂b 2
  ∂a ∂b  
∂ 2 f 2p 2p 2p ∂ 2 f 2p 2p 2p ∂ 2 f 2p 2p p
donc 2 , =− , 2 , =− , , =− .
∂a 3 3 3 ∂b 3 3 3 ∂a ∂b 3 3 3
2
  2    2  2 2
∂ f 2p 2p ∂ f 2p 2p ∂ f 2p 2p p
2
, 2
, − , = > 0.
∂a 3 3 ∂b 3 3 ∂a ∂b 3 3 3
     
2p 2p 2p 2p p 3
f possède en , un maximum local. f , = .
3 3 3 3 3
En fait il s’agit d’un maximum global.
En effet la fonction logarithme népérien est concave donc pour tout triplet de
réels strictement positifs, x, y et z nous avons
 
x+y+z 1
ln > (ln(x) + ln(y) + ln(z)) que l’on peut encore écrire
3 3
x+y+z √ 3
> xyz .
3
(p − a) + (p − b) + (a + b − p) p 3
Nous avons donc > (p − a)(p − b)(a + b − p)
3
 
 p 3 2p 2p
c’est-à dire f (a, b)6 =f , .
3 3 3
Le triangle de périmètre constant ayant l’aire la√plus grande est le triangle
p2 3
équilatéral. L’aire d’un tel triangle est égale à .
9

32. À une rotation près, nous pouvons supposer que l’un des sommets des tri-
angles est fixe. Nous cherchons donc deux points B et C du cercle Γ tels que
d(A, B) + d(A, C) + d(B, C) soit maximal.
Γ est compact car il s’agit d’un ensemble fermé et borné inclus dans R2 .
(B, C) ∈ Γ2 7−→ d(A, B) + d(A, C) + d(B, C) ∈ R est continue donc possède
un maximum.
Nous pouvons supposer que Γ a pour rayon 1 et en choisissant un repère, les
coordonnées de A sont (1, 0), celles de B sont (cos(u), sin(u)) et celles de C
sont (cos(v), sin(v)) avec u et v dans [0, 2π].  
u v  u − v
d(A, B) = 2 sin , d(A, C) = 2 sin et d(B, C) = 2 sin .

2 2 2
A, B et C sont deux à deux distincts donc les distances mutuelles entre ces
points sont non nulles. Nous avons donc u 6= v, u ∈]0, 2π[, v ∈]0, 2π[. Le
maximum est donc obtenu sur l’ouvert ]0, 2π[2 \∆ où ∆ est la droite u = v.
La périmètre du triangle est égal à
u v   
u − v
p(u, v) = 2 sin + 2 sin
+ 2 sin
2 2 2 .
u  
∂p u−v
(u, v) = cos + sgn(u − v) cos .
∂u 2 2
v   
∂p u+v
(u, v) = cos − sgn u − v) cos .
∂v 2 2

71
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Quitte à échanger les points B et C, nous pouvons supposer u > v.


les points critiques sont les points vérifiant
u v  u  
u−v
cos + cos = 0 et cos + sgn(u − v) cos = 0.
2 2 2 u v  2
Compte tenu des hypothèses faites, cos + cos = 0 ⇐⇒ u + v = 2π.
2 2
Le point critique est donc défini par
u 4π 2π
u + v = 2π, v = c’est-à-dire u = , v= . Il s’agit d’un triangle équila-
2 3 3
téral.
Sachant que le maximum existe et que seul cette configuration peut convenir,
il s’agit de la solution cherchée.

33. • f (x, y) = x2 y 3(1 + 3x + 2y). f est définie sur R2 , de classe C ∞ .


∂f ∂f
(x, y) = xy 3 (2 + 9x + 4y), (x, y) = x2 y 2 (3 + 9x + 8y).
∂x ∂y
    
∂f ∂f 1 1
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ x = 0 ou y = 0 ou x = − , y = − .
∂x ∂y 9 4
∂2f 3 ∂2f
2
(x, y) = 2y (1 + 9x + 2y), 2
(x, y) = 6x2 y(1 + 3x + 4y),
∂x ∂y
2
∂ f
(x, y) = xy 2 (6 + 27x + 16y).
∂x ∂y
     2  2
∂2f 1 1 ∂2f 1 1 ∂ f 1 1
− , − − , − − − , −
∂x2 9 4 ∂y 2 9 4 ∂x ∂y 9 4
 2
1 1 1 1
= − = > 0.
  64 162 144 20736
1 1
f possède en − , − un minimum local.
9 4
 2 2
∂2f ∂2f ∂ f
En revanche, (0, y) 2 (0, y) − (0, y) = 0 de même
∂x2 ∂y ∂x ∂y
 2 2
∂2f ∂2f ∂ f
(x, 0) 2 (x, 0) − (x, 0) = 0 donc nous ne pouvons pas conclure.
∂x2 ∂y ∂x ∂y
1
Soit b ∈ R∗ , b 6= − . f (h, b + k) − f (0, b) = h2 (b + k)3 (1 + 2b + 3h + 2k a le
2
signe de b(1 + 2b) lorsque (h, k) tend vers (0, 0).
Pour b(1 + 2b) > 0, f possède en (0, b) un minimum local, pour b(1 + 2b) > 0,
f possède en (0, b) un maximum local.
1
Soit a ∈ R, a 6= − .
3
f (a + h, k) − f (a, 0) = (a + h)2 k 3 (1 + 3a + 3h + 2k) a le signe de k(1 + 3a)
lorsque (h, k) tend vers (0, 0). (a, 0) n’est pas un extremum local pour f .
   
1 1
Étudions les cas particuliers 0, − et − , 0 .
2 3
   2
1 1
f − + h, k = − + h k 3 (3h + 2k) a le signe de k(3h + 2k) lorsque
3 3

72
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

(h, k) tend vers (0, 0).  


1
Le signe n’est donc pas fixe au voisinage de − , 0 .
3
   3
1 1
f h, − + k = h2 − + k (3h + 2k a le signe de −(3h + 2k) lorsque
2 2
(h, k) tend vers (0, 0).  
1
Le signe n’est donc pas fixe au voisinage de 0, − , 0 .
2
Finalement f possède un maximum local en (0, b) lorsque b(1 + 2b) < 0 et f
possède un minimum local en (0, b) lorsque b(1 + 2b) > 0.
• f (x, y) = exp(x sin(y)). f est définie sur R2 , de classe C ∞ .
∂f ∂f
(x, y) = sin(y)f (x, y), (x, y) = x cos(y)f (x, y).
∂x ∂y
 
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ (x = 0, y = kπ (k ∈ Z)).
∂x ∂x
∂2f 2 ∂2f
(x, y) = sin (y)f (x, y), (x, y) = x(− sin(y) + x cos2 (y))f (x, y),
∂x2 ∂y 2
∂2f
(x, y) = cos(y)(1 + x sin(y))f (x, y).
∂x∂y
 2 2
∂2f ∂2f ∂ f
(0, kπ) 2 (0, kπ) − (0, kπ) = −1 < 0.
∂x2 ∂y ∂x∂y
f ne possède aucun extremum local.
• f (x, y) = x exp(y) + y exp(x). f est définie sur R2 , de classe C ∞ .
∂f ∂f
(x, y) = y exp(x) + exp(y), (x, y) = x exp(y) + exp(x).
∂x ∂y
   
∂f ∂f 1
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ xy = 1, ln(−x) = x − .
∂x ∂x x
Pour x < −1, ln(−x) > 0, x2 − 1 = (x − 1)(x + 1) > 0 ;
pour −1 < x < 0, ln(−x) < 0, x2 − 1 = (x − 1)(x + 1) < 0 donc
 
1
xy = 1, ln(−x) = x − ⇐⇒ (x = y = −1).
x
∂2f ∂2f ∂2f
(x, y) = y exp(x), (x, y) = x exp(y), (x, y) = exp(x) + exp(y).
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
 2 2
∂2f ∂2f ∂ f
(−1, −1) 2 (−1, −1) − (−1, −1) = −3 exp(−2) < 0.
∂x2 ∂y ∂x∂y
f ne possède aucun extremum local.
xy
• f (x, y) = . f est définie sur l’ouvert O = R2 \ ∆ où ∆
(1 + x)(1 + y)(x + y)
est la réunion des trois droites d’équations respectives x = −1, y = −1 et
x + y = 0.
f est de classe C ∞ sur O.
Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

73
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f y(y − x2 ) ∂f x(x − y 2)
(x, y) = , (x, y) = .
∂x (1 + x)2 (1 + y)(x + y)2 ∂y (1 + y)2(1 + x)(x + y)2
Pour
 (x, y) ∈ O, 
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ (y(y 2 − x) = x(x − y 2 ) = 0)
∂x ∂y
⇐⇒ (x = y = 1).
2
∂ f 2y(−3xy + x − y 2 − y)
3
(x, y) = ,
∂x2 (1 + x)3 (1 + y)(x + y)3
∂2f 2x(−3xy + y 3 − x2 − x)
(x, y) = ,
∂y 2 (1 + y)3 (1 + x)(x + y)3
∂2f 2xy + xy 2 − y 3 − x3 + x2 y + 2x2 y 2
(x, y) = .
∂x∂y (1 + x)2 (1 + y)2(x + y)3
 2 2  2  2
∂2f ∂2f ∂ f 1 1 3
2
(1, 1) 2 (1 1) − (1, 1) = − − − = > 0.
∂x ∂y ∂x∂y 16 32 1024
f possède un maximum local en (1, 1).
• f (x, y) = x3 y 2(1 − x + y). f est définie sur R2 , de classe C ∞ .
∂f ∂f
(x, y) = x2 y 2(−4x + 3y + 3), (x, y) = x3 y(−2x + 3y + 2).
∂x ∂y
   
∂f ∂f 1 1
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ x = 0 ou y = 0 ou x = , y = − .
∂x ∂y 2 3
2
∂ f
(x, y) = 6xy 2 (−2x + y + 1),
∂x2
∂2f
2
(x, y) = 2x3 (−x + 3y + 1),
∂y
∂2f
(x, y) = x2 y(−8x + 9y + 6).
∂x ∂y
         2
∂2f 1 1 ∂2f 1 1 ∂2f 1 1 1 1 1
2
, − 2
, − − , − = − − = > 0.
∂x 2 3 ∂y 2 3 ∂x ∂y 2 3 9 12 144
 
1 1
f possède en , − un maximum local.
2 3
Soit a ∈ R, a 6= 0, a 6= 1. f (a + h, k) = (a + h)3 k 2 (1 − a − h + k) a lorsque
(h, k) tend vers (0, 0) le signe de a(1 − a).
f possède en (a, 0) un minimum local lorsque a(1 − a) > 0.
f possède en (a, 0) un maximum local lorsque a(1 − a) < 0.
Soit b ∈ R, b 6= −1. f (h, b + k) = h3 (b + k)2 (1 + b − h + k) a le signe de
h(1 + b) lorsque (h, k) tend vers (0, 0) qui n’est pas fixe dans un voisinage de
(0, b).
f (h, k) a, lorsque (h, k) tend vers (0, 0), le signe de h qui n’est pas fixe.
f (1 + h, k) = (1 + h)3 k 2 (−h + k) a lorsque (h, k) tend vers (0, 0) le signe de
k − h qui n’est pas fixe.
f (h, −1 + k) = h3 (−1 + k)2 (−h + k) a le signe de h(k − h) qui n’est pas fixe.
Finalement f possède en (a, 0) un minimum local lorsque a(1 − a) > 0, f
possède en (a, 0) un maximum local lorsque a(1 − a) < 0 et f possède en

74
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

 
1 1
, − un maximum local.
2 3
• f (x, y) = x3 + 3xy 2 − 15x − 12y. f est de classe C ∞ sur R2 .
∂f ∂f
(x, y) = 3x2 + 3y 2 − 15, (x, y) = 6xy − 12.
∂x ∂y
Les extrema locaux éventuels sont obtenus en les points (x, y) solutions de
3x2 + 3y 2 − 15 = 0, 6xy − 12 = 0 ce qui équivaut à xy > 0 et {x2 , y 2 } est l’en-
semble des solutions de l’équation Z 2 −5Z+4 = 0 c’est-à-dire {x2 , y 2} = {1, 4}.
Les points critiques sont donc les points
A1 = (1, 2), A2 = (−1, −2), A3 = (2, 1), A4 = (−2, −1).
∂2f ∂2f ∂2f
r= (x, y) = 6x, t (x, y) = 6x, s (x, y) = 6y.
∂x2 ∂y 2 ∂x ∂y
rt − s2 = 36(x2 − y 2 ).
En A1 , et A2 , rt − s2 < 0 ; il n’y a pas d’extremum local ; nous avons un point
col.
En A3 , r > 0, rt − s2 > 0 ; nous avons un minimum local.
En A4 , r < 0, rt − s2 > 0 ; nous avons un maximum local.

34. (a) gλ (x) = 3x4 − 4λx3 + λ2 x2 . gλ est de classe C ∞ .


gλ′ (x) = 2x(6x2 − 6λx + λ2 ).
Lorsque x tend vers 0, gλ′ (x) a, quel que soit λ, le signe de x donc gλ
possède un minimum local en 0.
(b) f (x, y) n’a pas de signe fixe au voisinage de (0, 0) car f (x, y) < 0 lorsque
x2 < y < 3x2 et f (x, y)>0 dans le cas contraire. Or tout voisinage de
(0, 0) rencontre l’ensemble des couples (x, y) de R2 vérifiant x2 < y < 3x2
et aussi son complémentaire. f n’a donc pas d’extremum local en (0, 0).
∂f ∂f
(x, y) = 4x(3x2 − 2y), (x, y) = −4x2 + 2y.
∂x ∂y
 
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ (x = y = 0).
∂x ∂y
∂2f 2 ∂2f ∂2f
(x, y) = 36x − 8y, (x, y) = 2, (x, y) = −8x.
∂x2 ∂y 2 ∂x ∂y
Nous ne pouvions pas conclure.

x2 √
35. L’application f définie par f (x, y) = + (cos y) a2 − x2 , a > 0 est continue
a
sur [−a, a] × R.
f est de classe C 1 sur l’ouvert ] − a, a[×R.
∂f 2x x cos(y) ∂f √
(x, y) = −√ , (x, y) = − sin(y) a2 − x2 .
∂x a a2 − x2 ∂y

∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0
∂x ∂y
√ !!
3
⇐⇒ (y = kπ et x = 0) ou y = kπ et |x| = a ; k ∈ Z.
2

75
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2f 2 a2 cos(y)
(x, y) = − √ ,
∂x2 a (a2 − x2 ) a2 − x2
∂2f √
(x, y) = − cos(y) a2 − x2 ,
∂y 2
∂2f x sin(y) ∂ 2 f 2 − (−1)k
(x, y) = √ , (0, kπ) = ,
∂x ∂y a2 − x2 ∂x2 a
∂2f k+1 ∂2f
(0, kπ) = (−1) a, (0, kπ) = 0.
∂y 2 ∂x ∂y
 
k+1 2 − (−1)k
(−1) a = 1 − 2(−1)k donc pour k pair, le point (0, kπ) n’est
a
pas un extremum local pour f ; en revanche pour k impair, le point (0, kπ)
est un minimum!local pour f . !
√ √
∂2f 3 2 − 8(−1)k ∂ 2 f 3 a(−1)k+1
a , kπ = , a , kπ = ,
∂x2 2 a ∂y 2 2 2
√ !
∂2f 3
a , kπ = 0.
∂x ∂y 2
2 − 8(−1)k a(−1)k+1  √ 
= 4 − (−1)k > 0. Le point a 23 , kπ est un minimum
a 2
local pour f lorsque k est impair, maximum local pour f lorsque k est pair.
√ !
3
Le résultat est le même pour le point a , kπ .
2
Il nous reste à étudier ce qu’il se passe “au bord”.
Étudions les signe de f (a + h, b + k) − f (a, b) lorsque (h, k) tend vers (0, 0).
Supposons cos(b) 6= 0.
√ h2
f (a + h, b + k) − f (a, b) = cos(b + k) −2ah − h2 + 2h +
√ a
∼ cos(b) −2ah a le signe de cos(b).
(h, k)→(0, 0)
f possède en (a, b) un minimum local lorsque cos(b) > 0 et un maximum local
lorsque cos(b) < 0.
π
Supposons cos(b) = 0 ; b = + nπ, n ∈ Z.
2
√ h2
f (a + h, b + k) − f (a, b) = (−1)n+1 sin(k) −2ah − h2 + 2h + .
√ r a
(−1)n+1 −2h −2h
Soit k = √ . Posons u = . Lorsque h tend vers 0,
a √ a
f (a + h, b + k) − f (a, b) = 2au sin(u) 1 − u2 − 4au2 + 4au4
r !
h2 −2h
= − + o(h2 ). f a + h, b + (−1)n+1 − f (a, b)
6a a
est strictement négatif au voisinage de h = 0.
√4 √ 3
f (a + h, b + (−1)n+1 −h ) − f (a, b) ∼ 2a(−h) 4 est strictement positif
h→0
au voisinage de h = 0.

76
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

 π 
f n’a donc pas d’extemum local en les points a, + nπ . Les résultats sont
  2
π
les mêmes en −a, + nπ .
2
36. Considérons tout d’abord une droite d’équation x = K.
d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D) = (1 − K)2 + (2 − K)2 + K 2 = 3(K − 1)2 + 2.
Le minimum est obtenu pour K = 1 et il est égal à 2.
Considérons plus généralement les droites d’équations y = ax + b.
f (a, b) = d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D)
1
= 2
((a + b)2 + (2a + b)2 + (−3 + b)2 )
1+a
1
= (5a2 + 3b2 + 6ab − 6b + 9).
1 + a2
f est de classe C ∞ sur R2 .
∂f −6a2 b − 6ab2 + 12ab − 8a + 6b ∂f 6a + 6b − 6
(a, b) = , (a, b) = .
∂a (1 + a2 )2 ∂b 1 + a2
 
∂f ∂f
(a, b) =, (a, b) = 0
∂a ∂b
√ √ ! √ √ !!
−2 + 13 5 − 13 −2 − 13 5 + 13
⇐⇒ a= , b= , ou a = , b= .
3 3 3 3
∂2f 12a3 b + 18a2 b2 − 36a2 b + 24a2 − 36ab − 6b2 + 12b − 8
(a, b) = ,
∂a2 (1 + a2 )3
∂2f 6 ∂2f −a2 − 2ab + 2a + 1
(a, b) = , (a, b) = 6 .
∂b2 1 + a2 ∂a ∂b (1 + a2 )2
√ √ !! √ √ !!
∂ 2 f −2 + 13 5 − 13 ∂ 2 f −2 + 13 5 − 13
, ,
∂a2 3 3 ∂b2 3 3
2
√ √ !!2
∂ f −2 + 13 5 − 13
− ,
∂a ∂b 3 3
√ 3
= −3(2 + 13) < 0.
√ √ !! √ √ !!
∂ 2 f −2 − 13 5 + 13 ∂ 2 f −2 − 13 5 + 13
, ,
∂a2 3 3 ∂b2 3 3
√ √ !!2
∂2f −2 − 13 5 + 13
− ,
∂a ∂b 3 3
√ 3
= 3(2 − 13) > 0.
√ √
−2 + 13 5 − 13
f possède en a = , b= un minimum local égal à
3 ! 3
√ √
−2 + 13 5 − 13 √
f , = 4 − 13.
3 3
Il s’agit de prouver qu’on a là un minimum global.

77
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL


Tout d’abord, 4 − 13 < 2.
√ √
Étudions le signe de (1 + 13)a2 + 6ab + 3b2 − 6b + 5 + 13.
√ √ √ √
(1 + 13)a2 + 6ab + 3b2 − 6b + 5 + 13 = 3(ba)2 + (−2 + 13)a2 − 6b + 5 + 13.
Posons√ a =2v et b = u −2 v. √
(1 + 13)a + 6ab + 3b − 6b + 5 + 13
√ √
= 3u2 + ( 13 − 2)v 2 − 6(u − v) + 5 + 13
√ !2
√ ( 13 + 2)
= 3(u − 1)2 + ( 13 − 2) v + .
3
Nous obtenons finalement
√ √ !
−2 + 13 5 − 13
f (a, b) − f ,
3 3
√ !2
√ ( 13 + 2)
= 3(a + b − 1)2 + ( 13 − 2) a + .
3
√ √ ! √ √
−2 + 13 5 − 13 −2 + 13 5 − 13
f (a, b) − f , >0, nul en , .
3 3 3 3
f est√donc minimal en √ ce point. La droite cherchée a donc pour équation :
(2 + 13)x + 3y − (5 + 13) = 0.
Nous aurions pu obtenir le résultat cherché d’une autre manière.
Soit D une droite d’équation cartésienne ux + vy + h = 0 avec (u, v) 6= (0, 0).
g(u, v, h) = d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D)
(u + h)2 + (2u + h)2 + (3v + h)2
= .
u2 + v 2
Déterminons une constante K, maximale telle que ∀(u, v, h) ∈ R3 , avec
(u, v) 6= (0, 0) on ait f (u, v, h) − K>0.
Il s’agit d’étudier le signe de 3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2 .
Pour K 6= 2,
3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2
= 3(u + v + h)2 + (2 − K)u2 + (6 − K)v 2 − 6uv
 2  
2 3 9
= 3(u + v + h) + (2 − K) u − v + 6−K − v2.
2−K 2−K
3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2 est positif pour tout (u, v, h) ∈ R3 ,
9
avec (u, v) 6= (0, 0) et K 6= 2 si et seulement si 2 − K>0 et 6 − K − >0
√ 2−K
c’est-à-dire K < 2 et K 2 − 8K + 3>0 soit encore K64 − 13.
Pour K = 2 nous obtenons 3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2
= 3(u + v + h)2 + 4v 2 − 6uv
 2
3
= 3(u + v + h) + 4 v − u − 9u2
2
2
n’est pas de signe fixe. Nous obtenons donc

Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

78
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL


g(u, v, h) − 4 − 13 
√ !2 
1 √
= 3(u + v + h)2 + (−2 + 13) u − 13 + 2 v .
u2+v 2 3

13 + 2
Le minimum est donc obtenu pour u + v + h = 0, u − v = 0 c’est-à-
√ √ 3
13 + 2 13 + 5
dire u = v et h = − v. La droite obtenue a donc pour équa-
3 √ 3 √
tion cartésienne (2 + 13)x + 3y − (5 + 13) = 0. Il s’agit du résultat trouvé
plus haut.

37. Soit z = x + iy avec (x, y) ∈ R2 .



exp(iz) − exp(−iz) 2
2
| sin(z)| =
2i
1
= ((exp(iz) − exp(−iz))(exp(−iz) − exp(iz)))
4
1
= (ch(2y) − cos(2x)).
2
1
Posons f (x, y) = (ch(2y) − cos(2x)). f est de classe C ∞ sur R2 .
2
Le disque, D, fermé centré en (0, 0) de rayon égal à 1 est compact donc f
possède un minimum et un maximum sur D.
∂f ∂f
(x, y) = sin(2x), (x, y) = sh(2y). Sur le disque ouvert centré en (0, 0)
∂x ∂y
de rayon égal à 1,
 
∂f ∂f
(x, y) = 0, (x, y) = 0 ⇐⇒ x = y = 0. f possède donc un mini-
∂x ∂y
mum en (0, 0) et pas d’autre extremum local sur le disque ouvert. Le maximum
est donc atteint sur le bord de D.
ch(2 sin(t)) − cos(2 cos(t))
Sur le bord nous avons | sin(exp(it))|2 = = g(t).
2
Soit n ∈ N .∗

sin2n (t) + cos2n (t)6 sin2 (t) + cos2 (t) = 1, sin2n (t) − cos2n (t)6 sin2 (t)61.
π
Dans les deux cas le majorant est par exemple obtenu pour t = .
2
Nous en déduisons que pour tout entier naturel non nul, n,
sin2n (t) − (−1)n cos2n (t)61.
∀t ∈ R,
+∞  
ch(2 sin(t)) − cos(2 cos(t)) 1 X 22n 2n n 2n

= sin (t) − (−1) cos (t)
2 2 n=1 (2n)!
+∞
1 X 22n
6
2 n=1 (2n)!
1   π    π 
= ch 2 sin − cos 2 cos = sh2 (1).
2 2 2
Nous obtenons finalement max | sin(z)| = | sin(i)| = sh(1).
|z|61

79
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

38. Soient f et g deux applications de classes C 1 définies sur un ouvert U de Rn .


Soit A = g −1 ({0}) 6= ∅.
Montrons que si f possède un extremum local en a = (a1 , · · · , an ) ∈ A, si
(dg)(a) est non nulle alors df (a) est colinéaire à dg(a).
D’après le théorème des fonctions implicites16 , quitte à changer les noms des va-
riables, nous pouvons supposer qu’il existe un voisinage, V , de (a1 , · · · , an−1 )
et un voisinage, I, de an tel que ∀(x, y) ∈ V × I l’équation g(x) = 0 possède
une et une seule solution xn = ϕ(x1 , · · · , xn−1 ) et cette application ϕ est de
∂g
∂ϕ
classe C avec ∀i ∈ Nn−1 ,
1
= − ∂x ∂g
i
.
∂xi ∂xn
Posons, sur l’ouvert V ,
H(x1 , · · · , xn−1 ) = f (x1 , · · · , xn−1 , ϕ(x1 , · · · , xn−1 )). H est de classe C 1 et
∂H
(x1 , · · · , xn−1 ) = f (x1 , · · · , xn−1 , ϕ(x1 , · · · , xn−1 ))
∂xi
∂f
= (x1 , · · · , xn−1 )
∂xi
∂f
= f (x1 , · · · , xn−1 , ϕ(x1 , · · · , xn−1 )) + (x1 , · · · , xn−1 )
∂xn
∂ϕ
= f (x1 , · · · , xn−1 , ϕ(x1 , · · · , xn−1 )) (x1 , · · · , xn−1 ).
∂xi
Si f possède un minimum local en a nous devons donc avoir
∂f ∂f ∂ϕ
(a) + (a) (a1 , · · · , an−1 ) = 0 soit encore
∂xi ∂xn ∂xi
∂g
∂f ∂f
(a) − (a) ∂x
∂g
i
(a) = 0.
∂xi ∂xn ∂x n
∂f
∂xn
(a)
En notant λ = ∂g
nous obtenons df (a) = λdg(a).
∂xn
(a)
Ici, en fait nous pouvons nous y prendre plus simplement car nous connaissons
ϕ qui n’est autre que (x, y) 7−→ 3a − x − y.
Posons g(x, y) = x ln(x) + y ln(y) + (3a − x − y) ln(3a − x − y). g est de classe
C ∞ sur (R∗+ )2 .
∂g ∂g
(x, y) = ln(x) − ln(3a − x − y), (x, y) = ln(y) − ln(3a − x − y).
∂x ∂y
∂2g 1 1 ∂2g 1 1
2
(x, y) = + , 2
(x, y) = + ,
∂x x 3a − x − y ∂y y 3a − x − y
∂2g 1
(x, y) = .
∂x ∂y 3a − x − y
Le point critique est (a, a).
∂2g 2
r = 2 (a, a) = ,
∂x a

16
Qu’il faut alors redémontrer. Reprendre la démonstration faite plus haut.

80
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2g 2 ∂2g 1
t= (a, a) = , s = (a, a) = .
∂y 2 a ∂x ∂y a
3
rt − s2 = 2 > 0 donc g possède en (a, a) un minimum local.
a
Si nous utilisons le résultat prouvé précédemment nous avons (df )(x, y, z)
colinéaire à dx + dy + dz c’est-à-dire (ln(x) + 1, ln(y) + 1, ln(z) + 1) colinéaire
à (1, 1, 1) c’est-à-dire ln(x) = ln(y) = ln(z) soit encore x = y = z = a.
Il resterait alors à savoir s’il s’agit bien d’un extremum local.
39. Posons g(x, y) = xy + (x + y)(1 − x − y). g est de classe C ∞ .
∂g ∂g
(x, y) = −2x − y + 1, (x, y) = −2y − x + 1.
∂x ∂y
 
1 1
Le point critique est , .
3 3
∂2x ∂2y ∂2x
r = 2 (y, =) − 2, t = 2 (y, =) − 2, v[1mm] s = (y, =) − 1.
∂x ∂y   ∂x ∂x
1 1
rt − s2 = 3 > 0. g possède en , un maximum local.
3 3
1 1 1 1
En fait, xy + (x + y)(1 − x − y) = − (2x + y − 1)2 − (3y − 1)2 + 6 ; le
4 12 3 3
 
1 1
maximum est obtenu pour 2x + y − 1 = 0, 3y − 1 = 0 c’est-à-dire en , .
3 3
1
Le maximum global de xy + yz + xz avec x + y + z = 1 est égal à obtenu en
  3
1 1 1
, , .
3 3 3
Nous aurions pu utiliser ce qui a été dit plus haut et calculer df nous aurions
obtenu (y + z)dx + (z + x)dy + (x + y)dz colinéaire à dx + dy + dz c’est-à-dire
1
y + z = z + x = x + y soit encore x = y = z = .
3
40. Il s’agit là en fait d’une application du théorème des fonctions implicites ;
théorème qui n’est plus, malheureusement, au programme.
Nous devons donc refaire une preuve pour cette seule question adaptée au cas
d’une application à valeurs réelles comme nous l’avons vu dans l’introduction.
Soit g l’application définie de R2 dans R par
g(x, y) = y 4 − (y 3 − x − 8)5 + x3 − 16. g est de classe C 1 , g(0, 2) = 0.
∂g ∂g
(x, y) = 4y 3 − 15y 2 (y 3 − x − 8)4 , (0, 2) = 32.
∂y ∂y
∂g
(x, y) 7−→ (x, y) ∈ R est continue donc il existe α > 0 tel que pour |x|6α
∂y
∂g
et |y − 2|6α on ait (x, y) 7−→ (x, y)>1.
∂y
L’application y ∈ [2 − α, 2 + α] 7−→ g(x, y) ∈ R est, pour x ∈ [−α, α],
strictement croissante. g(0, 2) = 0 donc g(0, 2 − α) < 0 et g(0, 2 + α) > 0.
x ∈ [−α, α] 7−→ g(x, 2 + α) ∈ R est continue donc il existe β1 > 0 tel que
pour x ∈ [−β1 , β1 ] ∩ [−α, α] on ait g(x, 2 + α) > 0 ; de même il existe β2 > 0

81
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

tel que pour x ∈ [−β2 , β2 ] ∩ [−α, α] on ait g(x, 2 − α) < 0.


Finalement il existe η > 0 tel que pour |x|6η, l’application y ∈ [2 − α, 2 +
α] 7−→ g(x, y) ∈ R est strictement croissante, strictement négative en 2 − α,
strictement positive en 2 + α.
Il existe donc un unique y = ϕ(x) ∈ [2 − α, 2 + α] tel que g(x, ϕ(x)) = 0.
Montrons la continuité de ϕ. Soient x et x′ dans l’intervalle J = [−η, η].
g(x, ϕ(x)) − g(x′ , ϕ(x′ )) = (g(x, ϕ(x)) − g(x, ϕ(x′ )))
+(g(x, ϕ(x′ )) − g(x′ , ϕ(x′ )))
c’est-à-dire g(x, ϕ(x′ )) − g(x, ϕ(x)) = g(x, ϕ(x′ )) − g(x′ , ϕ(x′ )).
Posons, pour t ∈ [0, 1], ψ(t) = g(x, y ′ + t(y − y ′)). ψ est de classe C 1 ,
∂g
ψ ′ (t) = (y − y ′ ) (x, y ′ + t(y − y ′ )).
∂y Z 1
′ ′ ∂g
g(x, y) − g(x, y ) = ψ(1) − ψ(0) = (y − y ) (x, y ′ + t(y − y ′ ))dt.
0 ∂y
∂g
Nous avons vu plus haut que pour |x|6η et |y − 2|6α, (x, z)>1.
∂y
g(x, y) − g(x, y ′ ) a le signe de y − y ′ donc |g(x, y) − g(x, y ′)|>|y − y ′|.
En particulier,
|ϕ(x) − ϕ(x′ )|6|g(x, ϕ(x)) − g(x, ϕ(x′ ))| = |g(x, ϕ(x′ )) − g(x′ , ϕ(x′ ))|.
x′ étant fixé, la continuité de g s’écrit
∀ε > 0, ∃δ > 0, |x − x′ |6δ ⇒ |g(x, ϕ(x′ )) − g(x′ , ϕ(x′ ))|6ε.
Nous avons alors pour x ∈ J ∩ [x′ − δ, x′ + δ],
|ϕ(x) − ϕ(x′ )|6|g(x, ϕ(x′ )) − g(x′ , ϕ(x′ ))|6ε.
ϕ est donc continue.
Montrons que ϕ est de classe C 1 .
Soient a ∈ J, b = ϕ(a), (h, k) ∈ R2 avec a + h ∈ J et ϕ(a + h) − ϕ(a) = k.
∂g ∂g
g(a + h, b + k) = h (a, b) + k (a, b) + k(h, k)kθ(h, k) où θ a pour limite
∂x ∂y
0 en (0, 0).
En remplaçant b et k par leurs valeurs nous obtenons
∂g
ϕ(a + h) − ϕ(a) ∂x
(a, b) θ(h, k)k(h, k)k
= − ∂g − ∂g
.
h ∂y
(a, b) h ∂y (a, b)
Lorsque h tend vers 0,
k(h, k)k = k(h, ϕ(a + h) − ϕ(a))k = k(h, hϕ′ (a) + ho(h))k
= |h|k(1, ϕ′ (a) + ho(1))k.

θ(h, k)k(h, k)k |θ(h, ϕ(a + h) − ϕ(k))|k(1, ϕ′ (a) + ho(1h))k

=
h ∂y (a, b)
∂g ∂g
| ∂y (a, b)|
6|θ(h, ϕ(a + h) − ϕ(k))k(1, ϕ′ (a) + ho(1))k.
∂g
ϕ(a + h) − ϕ(a) (a, b)
Nous avons alors lim = − ∂x
∂g
.
h→0 h ∂y
(a, b)
ϕ est bien de classe C 1 .
ψ(x) = ϕ(x)3 − x − 8 donc ψ est de classe C 1 . Nous avons finalement

82
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

5(ϕ(x)3 − x − 8)4 − 3x2


ϕ′ (x) = − 3 2 3 4
et ψ ′ (x) = 3ϕ′ (x)ϕ(x)2 − 1.
4ϕ(x) − 15ϕ(x) (ϕ(x) − x − 8)
En particulier ϕ′ (0) = 0 et ψ ′ (0) = −1.
La tangente en (0, 2, 0) à la courbe x 7−→ (x, ϕ(x), ψ(x)) est la droite dirigée
par le vecteur de coordonnées (1, 0, −1).

41. f est une application de classe C 1 de R2 dans R et g est l’application définie


de R3 dans R par g(x, y, z) = f (x2 − y 2 , y 2 − z 2 ).
∂f 2 
(a, b, c) ∈ R3 vérifie g(a, b, c) = 0, c est non nul et a − b2 , b2 − c2 6= 0.
∂y
∂g
g est de classe C 1 sur R3 . (a, b, c) 6= 0. Supposons, quitte à changer g en
∂z
−g ce qui est équivalent pour la résolution de l’équation g(x, y, z) = 0, que
∂g
(a, b, c) > 0.
∂z
∂g
(x, y, z) 7−→ (x, y, z) est continue donc il existe K > 0 et α > 0 tels que
∂z
pour (x, y, z) ∈ U = [a − α, a + α] × [b − α, b + α] × [c − α, c + α] on ait
∂g
(x, y, z)>K. Posons, pour (x, y, z) ∈ R3 , gx,y (z) = g(x, y, z).
∂z
ga,b est strictement croissante sur [c − α, c + α]. ga,b (c) = g(a, b, c) = 0 donc
g(a, b, c + α) = ga,b (c + α) > 0 et g(a, b, c − α) = ga,b (c − α) < 0.
g est continue donc il existe β1 > 0 tel que
(x, y) ∈ V1 = [a − β1 , a + β1 ] × [b − β1 , b + β1 ] on ait g(x, y, c + α1 ) > 0.
De même il existe β2 > 0 tel que
(x, y) ∈ V2 = [a − β2 , a + β2 ] × [b − β2 , b + β2 ] on ait g(x, y, c − α1 ) < 0.
Soit (x, y) ∈ W = [a − η, a + η] × [b − η, b + η] où η > 0, η6 min(α, β1 , β2 ).
gx,y est strictement croissante sur [c − α, c + α], continue et vérifie
gx,y (c − α) < 0, gx,y (c + α) > 0.
Il existe donc un unique z = ϕ(x, y) ∈ [c − α, c + α] vérifiant g(x, y, z) = 0.
Montrons la continuité de ϕ.
Soit (x, y) ∈ W et soit (x0 , y0 ) fixé dans W .
g(x, y, ϕ(x, y)) − g(x0 , y0 , ϕ(x0 , y0 ))
= (g(x, y, ϕ(x, y)) − g(x, y, ϕ(x0 , y0 )))
+(g(x, y, ϕ(x0 , y0 )) − g(x0 , y0 , ϕ(x0 , y0 ))).
Donc g(x, y, ϕ(x, y)) − g(x, y, ϕ(x0 , y0 ))
= −g(x, y, ϕ(x0 , y0 )) + g(x0 , y0 , ϕ(x0 , y0 )).
En appliquant l’égalité des accroissements finis sur l’intervalle d’extrémités
ϕ(x, y) et ϕ(x0 , y0 ) à l’application t 7−→ g(x, y, t) nous obtenons :
∂g
g(x, y, ϕ(x, y)) − g(x, y, ϕ(x0 , y0 )) = (ϕ(x, y) − ϕ(x0 , y0 )) (x, y, t) avec
∂z
t entre ϕ(x, y) et ϕ(x0 , y0 ).
g est continue donc ∀ε > 0, ∃ δ1 > 0 tel que
(|x−x0 |6δ1 , |y −y0 |6δ1 ) ⇒ |−g(x, y, ϕ(x0 , y0 ))+g(x0, y0 , ϕ(x0 , y0 ))|6 Kε.
Il existe donc δ > 0 tel que
V = ([x0 − δ, x0 + δ] × [y0 − δ, y0 + δ])

83
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

⊂ ([x0 − δ1 , x0 + δ1 ] × [y0 − δ1 , y0 + δ1 ]) ∩ (W × [c − α, c + α])


et pour (x, y) ∈ V ,
K|ϕ(x, y) − ϕ(x0 , y0 )|6| − g(x, y, ϕ(x0 , y0 )) + g(x0 , y0 , ϕ(x0 , y0 ))|6 Kε.
ϕ est donc continue en (x0 , y0 ).
Soit ψ(t) = g(x0 + t(x − x0 ), y0 + t(y − y0 ), z0 ) où z0 = ϕ(x0 , y0 ).
ψ est de classe C 1 sur [0, 1]. Z 1
−g(x, y, ϕ(x0 , y0 )) + g(x0 , y0 , ϕ(x0 , y0 )) = ψ ′ (t)dt.
0
′ ∂g
ψ (t) = (x − x0 ) (x0 + t(x − x0 ), y0 + t(y − y0 ), z0 )
∂x
∂g
+(y − y0 ) (x0 + t(x − x0 ), y0 + t(y − y0 ), z0 ).
∂y
∂g ∂g
Pour (x, y) ∈ W , (x, y) 7−→ (x, y), z0 ) et (x, y) 7−→ (x, y), z0 ) sont
∂x ∂y
bornées donc il existe une constante M>0 telle que
∀t ∈ [0, 1], ψ ′ (t)6Mk(x − x0 , y − y0 )k.
Finalement
| − g(x, y, ϕ(x0 , y0 )) + g(x0 , y0 , ϕ(x0 , y0 ))|6Mk(x − x0 , y − y0 )k
donc K|ϕ(x, y) − ϕ(x0 , y0 )|6Mk(x − x0 , y − y0 )k.
Montrons que ϕ est de classe C 1 .
g est de classe C 1 donc ∀(x, y, z, h, k, r) ∈ R6 ,
∂g ∂g
g(x + h, y + k, z + r) = h (x, y, z) + k (x, y, z)
∂x ∂y
∂g
+r (x, y, z) + k(h, k, r)kθ(h, k, r)
∂z
où θ est nulle en (0, 0, 0), continue en ce point.
Choisissons r = ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y) et z = ϕ(x, y).
∂g ∂g
0 = h (x, y, z) + k (x, y, z)
∂x ∂y
∂g
+(ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y)) (x, y, z) + k(h, k, r)kθ(h, k, r).
∂z
∂g ∂f 2 2 2 2
 ∂f 2 
(x, y, z) = −2z x − y , y − z , −2c a − b2 , b2 − c2 6= 0
∂z ∂y ∂y
∂f 2 
donc, l’application z 7−→ −2z x − y 2, y 2 − z 2 étant continue, il existe un
∂y
voisinage V1 = W ′ × [c − α′ , c + α′ ] inclus dans W × [c − α, c + α] sur lequel
∂f 2 
−2z x − y 2 , y 2 − z 2 6= 0.
∂y
ϕ étant continue sur U, l’image réciproque par ϕ de [c − α′ , c + α′ ], voisinage
de c, est un voisinage, V2 , de (a, b). Soit alors V3 = V2 ∩ W ′ . Nous pouvons
écrire lorsque (x + h, y + k) ∈ V3 ,
∂g ∂g
∂x
(x, y, z) ∂y
(x, y, z)
ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y) = −h ∂g − k ∂g
∂z
(x, y, z) ∂z
(x, y, z)
k(h, k, r)kθ(h, k, r)
− ∂g
.
∂z
(x, y, z)

84
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

k(h, k, r)k = k(h, k, ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y))k.


Nous avons vu plus haut qu’il existe une constante C>0 telle que lorsque
(h, k) tend vers (0, 0) |ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y))|6Ck(h, k)k donc
k(h, k, ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y))k6C ′ k(h, k)k où C ′ ∈ R+ .
k(h, k, ϕ(x + h, y + k) − ϕ(x, y))k
Il vient alors ∂g
6B où B ∈ R+ .
k(h, k)k | ∂z (x, y, z)|
θ et ϕ étant continues, nous en déduisons que ϕ est une application différen-
∂g ∂g
∂ϕ ∂x
(x, y, ϕ(x, y)) ∂ϕ ∂x
(x, y, ϕ(x, y))
tiable avec (x, y) = − ∂g et (x, y) = − ∂g .
∂x ∂z
(x, y, ϕ(x, y)) ∂y ∂z
(x, y, ϕ(x, y))
ϕ est bien de classe C 1 au voisinage de (a, b).
Finalement il existe un voisinage de (a, b) sur lequel ϕ est définie et de classe
C 1 . Sur ce voisinage nous avons, en notant z = ϕ(x, y),
∂g ∂g
∂ϕ ∂ϕ yz ∂x (x, y, z) + xz ∂y (x, y, z)
yz (x, y) + cz (x, y) = − ∂g
.
∂x ∂y ∂z
(x, y, z)
∂g ∂f 2 
(x, y, z) = 2x x − y2, y2 − z2 ,
∂x ∂x
∂g ∂f 2  ∂f 2 
(x, y, z) = −2y x − y 2 , y 2 − z 2 + 2y x − y 2, y 2 − z 2 ,
∂y ∂x ∂y
∂g ∂f 2 
(x, y, z) = −2z x − y 2, y 2 − z 2 .
∂z ∂y
En remplaçant dans la relation précédente nous obtenons bien
∂ϕ ∂ϕ
yϕ(x, y) (x, y) + cϕ(x, y) (x, y) = xy.
∂x ∂y

i π π h
42. Soit (x, y) ∈ R∗ × R. Il existe r ∈ R∗ , t ∈ − + kπ, + kπ , k ∈ Z, tels
2 2
que x = r cos(t), y = r sin(t).
  y 
f (x, y) = x2 + y 2 − exp 2 atan = r 2 − exp(2(t − kπ)). Les solutions de
 xy 
l’équation x2 + y 2 = exp 2 atan sont donc les couples (x, y) définis par
x i π πh
x = (−1)k exp(t) cos(t), y = (−1)k exp(t) sin(t) pour t ∈ − , .
i π πh 2 2
Soit alors t0 fixé dans − , .
2 2
Soit a = ε exp(t0 ) cos(t0 ), y = ε exp(t0 ) sin(t0 ) où ε = ±1.
∂f 2x   y 
(x, y) = 2y − 2 exp 2 atan .
∂y x + y2 x
∂f π ∂f
(a, b) = 2ε exp(t0 )(sin(t0 ) − cos(t0 )). Pour t0 6= , (a, b) 6= 0.
∂y 4 ∂y
∂f 2y   y 
(x, y) = 2x + 2 exp 2 atan .
∂x x + y2 x
∂f π ∂f
(a, b) = 2ε exp(t0 )(sin(t0 ) + cos(t0 )). Pour t0 6= − , (a, b) 6= 0.
∂x 4 ∂x

85
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

L’ensemble f −1 ({0}) a l’allure suivante :

-2 -1 0 1 2

-2

-4

-6

π
Nous “voyons” que pour t = , il y a une tangente parallèle à l’axe des or-
4
données ; il n’est pas possible de définir y en fonction de x. En revanche nous
pourrions définir x en fonction de y localement.
π
Nous “voyons” que pour t = − , il y a une tangente parallèle à l’axe des abs-
4
cisses. i π πh
Soit g l’application t ∈ − , 7−→ exp(t) cos(t) ∈ R.
2 2 i π πi
g ′(t) = exp(t)(cos(t) − sin(t)). g est strictement croissante sur − , , stric-
hπ π h 2 4
tement décroissante sur , .
4 2 i
π πi
La restriction de g à l’intervalle − , induit une bijection de cet intervalle
# √ # 2 4
2 π hπ π h
vers 0, exp et la restriction de g à l’intervalle , induit une
2 4 4 2
# √ #
2 π 
bijection de cet intervalle vers 0, exp .
2 4
Nous faisons de même avec l’application −g.
# √ #
2  π  i π πi
Pour x ∈ 0, exp , il existe un unique t = θ1 (x) ∈ − , tel que
2 4 2 4
# √ "
2 π 
x = g(t). θ1 est continue, de classe C 1 sur 0, exp .
2 4
# √ #
2 π hπ π i
Pour x ∈ 0, exp , il existe un unique t = θ2 (x) ∈ , tel que
2 4 4 2
# √ "
2 π 
x = g(t). θ2 est continue, de classe C 1 sur 0, exp .
2 4
" √ "
2 π  i π πi
Pour x ∈ − exp , 0 , il existe un unique t = θ3 (x) ∈ − , tel
2 4 2 4
# √ "
2  π 
que x = −g(t). θ3 est continue, de classe C 1 sur − exp , 0 .
2 4

86
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

θ3 (x) = θ1"(−x). "


√ π  hπ π h
2
Pour x ∈ − exp , 0 , il existe un unique t = θ4 (x) ∈ , tel que
2 4 4 2
# √ "
2 π 
x = −g(t). θ4 est continue, de classe C 1 sur − exp , 0 .
2 4
θ4 (x) = θ2 (−x).
En fait, les applications sont de classe C ∞ .
Notons h l’application t 7−→ exp(t) sin(t).
h est de classe C 1 , h′ (t) = exp(t)(cos(t) + sin(t)).
" √ "
i π π i 2  π  π
h − , − = − exp − , − exp − ,
2 4 2 4 2
" √ "
h π π h 2 π  π
h − , = − exp , exp .
4 2 2 4 2
# √ # " √ #
2 π  2  π  √2 π 
Pour x ∈ 0, exp et y ∈ − exp − , exp ,
2 4 2 4 2 4
f (x, y) = 0 ⇐⇒ y = h(θ1 (x)) = ϕ1 (x).
# √ # "√ "
2  π  2  π   π 
Pour x ∈ 0, exp et y ∈ exp , exp ,
2 4 2 4 2
f (x, y) = 0 ⇐⇒ y = h(θ2 (x)) = ϕ2 (x).
" √ " " √ #
2 π  2  π  √2  π
Pour x ∈ − exp , 0 et y ∈ − exp , exp − ,
2 4 2 4 2 4
f (x, y) = 0 ⇐⇒ y = −h(θ1 (−x)) = ϕ3 (x).
" √ " # √ #
2 π  π  2 π 
Pour x ∈ − exp , 0 et y ∈ − exp , − exp ,
2 4 2 2 4
f (x, y) = 0 ⇐⇒ y = −h(θ2 (−x)) = ϕ4 (x).
# √ "
2 π 
ϕ1 et ϕ2 sont de classe C 1 sur 0, exp ,
2 4
# √ "
2 π 
ϕ3 et ϕ4 sont de classe C 1 sur − exp , 0 .
2 4
exp(−t)
ϕ′1 (x) = θ1′ (x)h′ (θ1 (x)) = exp(t)(sin(t) + cos(t))
sin(t) − cos(t)
sin(t) + cos(t)
= où t = θ1 (x).
sin(t) − cos(t)
exp(−t) −2 2 exp(−t)
ϕ′′1 (x) = 2
= .
sin(t) − cos(t) (sin(t) − cos(t)) ) (cos(t) − sin(t))3 )
(1 + ϕ′1 2 (x))3
En remplaçant nous obtenons ′′ = 2.
(ϕ1 (x))2 (x2 + ϕ1 (x)2 )

87
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Nous obtenons le même résultat avec ϕ2 .


ϕ3 (x) = −ϕ1 (−x) donc ϕ′3 (x) = ϕ′1 (−x) et ϕ′′3 (x) = ϕ′′1 (x) ;
de même ϕ4 (x) = −ϕ2 (−x) donc ϕ′4 (x) = ϕ′2 (−x) et ϕ′′4 (x) = ϕ′′2 (x).
Nous retrouvons alors pour les quatre fonctions le même résultat.
Appelons ϕ l’une de ces quatre fonctions et I l’intervalle sur lequel ϕ est de
(1 + ϕ′2 (x))3
classe C 1 . Elles vérifient la relation ′′ 2 2 = 2.
ϕ (x) (x + ϕ2 (x))

43. Nous pouvons dans chacun de ces trois cas reprendre la démonstration que
nous avons faite dans les préliminaires. Je vais la reprendre rapidement pour
le troisième cas ; il suffirait de la recopier et de l’adapter aux autres cas.
• f (x, y) = exp(x + y) + y − 1.
f (0, 0) = 0. exp(x + y) + y − 1 = 0 ⇐⇒ x = −y + ln(1 − y) = g(y).
g est de classe C ∞ , définie de ] − ∞, 1[ dans R.
1
g ′(y) = −1 − .
1−y
g est strictement décroissante. g ′ ne s’annule pas donc g est une bijection de
] − ∞, 1[ sur R ; la bijection réciproque est de classe C ∞ strictement décrois-
sante. lim g −1 (x) = 1, lim g −1 (x) = −∞.
x→−∞ x→+∞
La courbe représentative de ϕ a l’allure suivante :

-20 -15 -10 -5 5


0

-1

-2

-3

1 1
Au voisinage de y = 0 nous avons g(y) = −2y − y 2 − y 3 + o(y 3).
2 3
ϕ est de classe C ∞ donc possède un développement limité à tout ordre. Au
voisinage de x = 0 nous avons ϕ(x) = a1 x + a2 x2 + a3 x3 + o(x3 ) donc
1 1
x = −2(a1 x + a2 x2 + a3 x3 ) − (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )2 − (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )3 + o(x3 )
  2   3
1 2 2 1 3
= −2a1 x − 2a2 + a1 x − 2a3 + a1 a2 + a1 x3 + o(x3 ).
2 3
1 1 1
ce qui conduit, grâce à l’unicité, à a1 = − , a2 = − , a3 = donc
2 16 192
1 1 1 3
ϕ(x) = − x − x2 + x + o(x3 ).
2 16 192
• f (x, y) = xy − sin(y) + x. f (0, 0) = 0, f (x, −1) = sin(1) 6= 0. S’il existe
un intervalle, I, de R contenant 0 sur lequel la relation f (x, y) = 0 permet
de définir une fonction implicite ϕ vérifiant f (x, ϕ(x)) = 0, cet intervalle doit

88
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

vérifier ϕ(I) = J ⊂] − 1, +∞[.


Si nous souhaitons que ϕ soit dérivable alors la dérivée de ϕ−1 ne doit pas
s’annuler.  
sin(y)
f (x, y) = 0 ⇐⇒ x = g(y) = , y 6= −1 .
1+y
(1 + y) cos(y) − sin(y)
g ′(y) = .
(1 + y)2 i πh

g s’annule en un point de l’intervalle 0, . Plaçons-nous donc sur l’inter-
i 2
πh
valle −1, .
2
Posons u(y) = (1 + y) cos(y) − sin(y). u′ (y) = −(1 + y) sin(y).
Nous avons le tableau de variation suivant :
π
y −1 0 y1
2

u′(y) + - -

u(y) ✿

✘✘ 1 ❳❳


sin(1) 0 ❳❳ −1

x1
g(y)


✘ ❳❳
0✘ ③



✘✘ 2
−∞
2+π

y ∈ [−π, −1[7−→ g(y) ∈ R+ est bijective, L’application réciproque ϕ1 est


continue sur [R+ , de classe C ∞ .
L’équation f (x, y) = 0, avec (x, y) ∈ R+ × [−π, −1[ définit une fonction
implicite ϕ1 vérifiant ∀x ∈ R+ , f (x, ϕ1 (x)) = 0 avec ϕ de classe C ∞ sur R+
et ϕ1 (0) = −π.
y ∈] − 1, y1 ] 7−→ g(y) ∈] − ∞, x1 ] (où x1 = g(y1) > 0) est bijective, L’appli-
cation réciproque ϕ est continue sur ] − ∞, x1 ], de classe C ∞ sur ] − ∞, x1 [.
L’équation f (x, y) = 0, avec (x, y) ∈ R+ × [−π, −1[ définit une fonction
implicite ϕ vérifiant ∀x ∈] − ∞, x1 ], f (x, ϕ(x)) = 0 avec ϕ de classe C ∞ sur
] − ∞, x1 [ et ϕ(0) = 0.
y ∈ [y1 , π] 7−→ g(y) ∈ [0, x1 ] est bijective, L’application réciproque ϕ2 est
continue sur [0, x1 ], de classe C ∞ sur [0, x1 [.
L’équation f (x, y) = 0, avec (x, y) ∈ R+ × [−π, −1[ définit une fonction
implicite ϕ2 vérifiant ∀x ∈ [0, x1 ], f (x, ϕ2 (x)) = 0 avec ϕ2 de classe C ∞ sur
] − ∞, x1 [ et ϕ2 (0) = π.
Au voisinage de y = 0,
sin(y)
g(y) =
1+y
1
= (1 − y + y 2 − y 3 + o(y 3))(y − y 3 + o(y 3))
6
2 5 3 3
= y − y + y + o(y ).
6
ϕ possède un développement limité à tout ordre au voisinage de 0 donc

89
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

5
x = (a1 x + a2 x2 + a3 x3 ) − (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )2 + (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )3 + o(x3 )
  6
2 2 5 3 3
= ax + (b − a )x + c − 2ab + a x3 + o(x ).
6
7
Nous en déduisons, par unicité du développement limité, a = 1, b = 1, c = .
6
7 3 3
Il vient donc au voisinage de x = 0, ϕ(x) = x + x2 + x + o(x ).
6
La courbe représentant ϕ a l’allure suivante :

0.8

0.6

0.4

0.2

-12 -10 -8 -6 -4 -2 0

-0.2

-0.4

-0.6

-0.8

• f (x, y) = 2 exp(x + y − 1) + ln(x − y) − 2x + y 3 . f (1, 0) = 0.


L’application f est de classe C ∞ sur l’ouvert {(x, y) ∈ R2 , y − x < 0}.
   
1 3 1 1
Plaçons-nous par exemple sur le fermé F = , × − , .
2 2 3 3
Pour x fixé, posons g(y) = 2 exp(x + y − 1) + ln(x − y) − 2x + y 3 .
 
∞ 1 1
g est de classe C sur − , .
3 3
1
g ′(y) = 2 exp(x + y − 1) − + 3y 2 .
x−y
pour x = 1 et y = 0 nous avons g ′ (y) = 1 > 0.
1
(x, y) 7−→ 2 exp(x + y − 1) − + 3y 2 est continue donc il existe un voi-
x−y
sinage V = [1 − α, 1 + α] × [−α, α] de (1, 0), inclus dans F , sur lequel
1 1
(x, y) 7−→ 2 exp(x + y − 1) − + 3y 2> .
x−y 2
Pour x = 1, g est strictement croissante, nulle en 0 donc f (1, α) > 0 et
f (1, −α) < 0.
f est continue donc il existe un voisinage, V1 , de 1, [1−β1 , 1+β1] ⊂ [1−α, 1+α]
tel que pour x ∈ V1 on ait f (x, −α) < 0 et de même il existe un voisinage, V2 ,
de 1, [1 − β2 , 1 + β2 ] ⊂ [1 − α, 1 + α] tel que pour x ∈ V2 1 on ait f (x, α) > 0.
Il existe donc β > 0 tel que ∀x ∈ [1 − β, 1 + β], f (x, −α) < 0 et f (x, α) > 0.
∀(x, y) ∈ [1 − β, 1 + β] × [−α, α], y 7−→ f (x, y) est strictement croissante et
donc s’annule une et une seule fois.
L’équation f (x, y) = 0 possède pour chaque x une et une seule solution
y = ϕ(x).
Montrons la continuité de ϕ.

90
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Soient a et x dans [1 − β, 1 + β].


0 = f (x, ϕ(x)) − f (a, ϕ(a)) = (f (x, ϕ(x)) − f (x, ϕ(a)))
+(f (x, ϕ(a)) − f (a, ϕ(a)))
donc −f (x, ϕ(x)) + f (x, ϕ(a)) = f (x, ϕ(a)) − f (a, ϕ(a)).
En utilisant l’égalité des accroissements finis nous obtenons
∂f
f (x, ϕ(x)) − f (x, ϕ(a)) = (ϕ(x) − ϕ(a)) (x, c) où c est compris entre ϕ(a)
∂y
et ϕ(x) donc aussi entre [−α et α.
∂f 1
Donc, comme nous l’avons vu précédemment (x, c)> .
∂y 2
1
Il vient donc |f (x, ϕ(x)) − f (x, ϕ(a))|>|ϕ(x) − ϕ(a)| puis
2
|ϕ(x) − ϕ(a)|62|f (x, ϕ(a)) − f (a, ϕ(a))|.
lim (f (x, ϕ(a)) − f (a, ϕ(a))) = 0 donc lim (ϕ(x) − ϕ(a)) = 0 et ϕ est conti-
x→a x→a
nue.
Montrons que ϕ est de classe C 1 .
∂f ∂f
f (a + h, b + k) = f (a, b) + (a, b)h + (a, b)k + (|h| + |k|)ε(, h, k) où ε
∂x ∂y
est continue en (0, 0), nulle en (0, 0).
Choisissons b = ϕ(a), avec a ∈ [1 − β, 1 + β], et k = ϕ(a + h) − ϕ(a).
∂f
∂x
(a, b) 1
ϕ(a + h) − ϕ(a) = − ∂f h − ∂f (|h| + |k|)ε(, h, k).
∂y
(a, b) ∂y
(a, b)
Reprenons la relation |ϕ(x) − ϕ(a)|62|f (x, ϕ(a)) − f (a, ϕ(a))|.
L’égalité des accroissements finis conduit à
∂f
f (x, ϕ(a)) − f (a, ϕ(a)) = (x − a) (d, ϕ(a)) où d est entre a et x. f est
∂x
∂f
de classe C 1 donc (x, y) 7−→ (x, y) est borné sur un voisinage fermé de
∂x
(1, 0) inclus dans [1 − β, 1 + β] × [−α, α]. Il vient alors, sur ce voisinage,
|ϕ(x) − ϕ(a)|6M|x − a|.
Avec le choix de k en fonction de h nous avons
1

|k|6M|h|. ∂f (|h| + |k|)ε(, h, k) 6K|h| |ε(, h, k)|.
∂y (a, b)
∂f
ϕ(a + h) − ϕ(a) ∂x
(a, ϕ(a))
Finalement lim = − ∂f .
h→0 h ∂y
(a, ϕ(a))
Il est alors immédiat que ϕ est de classe C ∞ .
À partir de la relation f (x, ϕ(x)) = 0 nous obtenons
2 exp(x + ϕ(x) − 1) + ln(x − ϕ(x)) − 2x + ϕ(x)3 ) = 0 puis
1 − ϕ′ (x)
2(1 + ϕ′ (x)) exp(x + ϕ(x) − 1) + − 2 + 3ϕ′ (x)ϕ(x)2 ) = 0,
x − ϕ(x)
ϕ′′ (x)
2ϕ′′ (x) exp(x + ϕ(x) − 1) + 2(1 + ϕ′ (x))2 exp(x + ϕ(x) − 1) −
x − ϕ(x)
(1 − ϕ′ (x))2
− + 3ϕ′′ (x)ϕ(x)2 ) + 6(ϕ′ (x))2 ϕ(x) = 0,
(x − ϕ(x))2

91
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

2ϕ(3) (x) exp(x + ϕ(x) − 1) + 6ϕ′′ (x)(1 + ϕ′ (x)) exp(x + ϕ(x) − 1)


ϕ(3) (x) ϕ′′ (x)(1 − ϕ′ (x))
+2(1 + ϕ′ (x))3 exp(x + ϕ(x) − 1) − +
x − ϕ(x) (x − ϕ(x))2
′′ ′ ′ 3
2ϕ (x)(1 − ϕ (x)) 2(1 − ϕ (x))
+ + 2
+ 3ϕ(3) (x)ϕ(x)2 )
x − ϕ(x) (x − ϕ(x))
+18ϕ′(x)ϕ′′ (x)ϕ(x) + 6(ϕ′ (x))3 = 0,
Nous obtenons donc ϕ′ (1) = −1, ϕ′′ (1) = 4, ϕ(3) (1) = −2.
Lorsque x tend vers 1 nous avons le développement limité
1
ϕ(x) = −(x − 1) + 2(x − 1)2 + (x − 1)3 + o((x − 1)3 .
3
La courbe représentative de ϕ a l’allure suivante :

0.4

0.2

1 1.5 2 2.5 3
0

-0.2

-0.4

-0.6

-0.8

-1

44. En reprenant les preuves faites précédemment, et en s’inspirant de ce qui a


été fait dans les préliminaires qu’il suffit de recopier ici, nous avons démontré
∂f
que si (a) 6= 0 alors il existe un voisinage A × B de a et une application ϕ
∂z
définie de A dans B telle que l’équation f (x, y, z) = 0 ⇐⇒ z = ϕ(x, y) ; ϕ
est de classe C ∞ .
• f (x, y, z) = x3 + y 3 + z 3 − zx − x + y − 2z + 1 = 0, a = (0, 0, 1).
∂f
(0, 0, 1) = 1. Nous pouvons donc appliquer ce qui précède.
∂z
Il existe un voisinage, V , de (0, 0), un voisinage, I, de 1 et une application ϕ
de classe C ∞ définie sur V à valeurs dans I vérifiant
x3 + y 3 + ϕ(x, y)3 − xϕ(x, y) − x + y − 2ϕ(x, y) + 1 = 0.
∂ϕ ∂ϕ ∂ϕ
3x2 + 3 (x, y)ϕ(x, y)2 − ϕ(x, y) − x (x, y) − 1 − 2 (x, y) = 0.
∂x ∂x ∂x
∂ϕ ∂ϕ ∂ϕ
3y 2 + 3 (x, y)ϕ(x, y)2 − x (x, y) + 1 − 2 (x, y) = 0.
∂y ∂y ∂y
 2
∂2ϕ 2 ∂ϕ ∂ϕ
6x + 3 2 (x, y)ϕ(x, y) + 6 (x, y) ϕ(x, y) − 2 (x, y)
∂x ∂x ∂x
∂2ϕ ∂2ϕ
−x 2 (x, y) − 2 2 (x, y) = 0.
∂x ∂x
Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

92
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2ϕ ∂ϕ ∂ϕ ∂ϕ
3ϕ(x, y)2 (x, y) + 6ϕ(x, y) (x, y) (x, y) − (x, y)
∂x ∂y ∂x ∂y ∂y
∂2ϕ ∂2ϕ
−x (x, y) − 2 (x, y) = 0.
∂x ∂y ∂x ∂y
2
 2
2∂ ϕ ∂ϕ ∂2ϕ
6y + 3ϕ(x, y) (x, y)ϕ(x, y) + 6ϕ(x, y) (x, y) − x (x, y)
∂y 2 ∂y ∂y 2
∂2ϕ
−2 2 (x, y) = 0.
∂y
2
∂ϕ ∂ϕ ∂ ϕ
En (0, 0) nous obtenons (0, 0) = 2, (0, 0) = −1, (0, 0) = −20,
∂x ∂y ∂x2
∂2ϕ ∂2ϕ
, (0, 0) = 11, (0, 0) = −6.
∂x ∂y ∂y 2
Il vient alors au voisinage de (0, 0),
ϕ(x, y) = 1 + 2x − y − 10x2 + 11xy − 3y 2 + o(k(x, y)k2).
• f (x, y, z) = ln(1 + y − z) − x − z, a = (0, 0, 0).
∂f
Comme précédemment, f est de classe C ∞ , (0, 0, 0) = −2 donc il existe
∂z
un voisinage, V , de (0, 0), un voisinage, I, de 0 et une application ϕ de classe
C ∞ définie sur V à valeurs dans I vérifiant ln(1+y −ϕ(x, y))−x−ϕ(x, y) = 0.
∂ϕ
∂x
(x, y) ∂ϕ
Nous obtenons donc − −1− (x, y) = 0,
1 + y − ϕ(x, y) ∂x
1 − ∂ϕ∂y
(x, y) ∂ϕ
− (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) ∂y
∂2ϕ ∂ϕ
2
∂x2
(x, y) ∂x
(x, y) ∂2ϕ
− − − (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) (1 + y − ϕ(x, y))2 ∂x2
 
∂2ϕ ∂ϕ ∂ϕ
(x, y) ∂x
(x, y) 1 − ∂y (x, y) ∂2ϕ
∂x ∂y
− + − (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) (1 + y − ϕ(x, y))2 ∂x ∂y
 2
∂2ϕ ∂ϕ
(x, y) 1 − ∂y
(x, y) ∂2ϕ
∂y 2
− − − (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) (1 + y − ϕ(x, y))2 ∂y 2
∂ϕ 1 ∂ϕ 1
Nous obtenons alors (0, 0) = − , (0, 0) = ,
∂x 2 ∂y 2
2 2 2
∂ ϕ 1 ∂ ϕ 1 ∂ ϕ 1
2
(0, 0) = − , (0, 0) = − , 2
(0, 0) = − .
∂x 8 ∂x ∂y 8 ∂x 8
Au voisinage de (0, 0) nous avons,
1 1 1
ϕ(x, y) = − x + y − (x2 + 2xy + y 2) + o(k(x, y)k2).
2 2 16
• f (x, y) = (x + y + z 2 ) ln(x + y + z) − exp(x + y) + 1, a = (0, 0, 1).
2 2

∂f
Comme précédemment, f est de classe C ∞ , (0, 0, 0) = 1 donc il existe un
∂z
voisinage, V , de (0, 0), un voisinage, I, de 1 et une application ϕ de classe C ∞

93
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

définie sur V à valeurs dans I vérifiant


x2 + y 2 + ϕ(x, y)2 ) ln(x + y + ϕ(x, y)) − exp(x + y) + 1 = 0.
En dérivant nous obtenons  :
∂ϕ
2 1 + ϕ(x, y) (x, y) ln(x + y + ϕ(x, y))
∂x

1 + ∂ϕ∂x
(x, y) (x2 + y 2 + (ϕ(x, y))2)
+ − exp(x + y) = 0.
  x + y + ϕ(x, y)
∂ϕ
2 1 + ϕ(x, y) (x, y) ln(x + y + ϕ(x, y))
∂y  
∂ϕ
1 + ∂y (x, y) (x2 + y 2 + (ϕ(x, y))2)
+ − exp(x + y) = 0.
x + y + ϕ(x, y)
∂ϕ ∂ϕ
En (0, 0) nous obtenons (0, 0) = (0, 0) = 0.
∂x ∂y
 2 !
∂ϕ ∂2ϕ
2 1+ (x, y) + ϕ(x, y) 2 (x, y) ln(x + y + ϕ(x, y))
∂x ∂x
 
x + ϕ(x, y) ∂ϕ
∂x
(x, y) 1 + ∂ϕ ∂x
(x, y)
+4
x + y + ϕ(x, y)
1 + ∂x (x, y) (x2 + y 2 + ϕ(x, y)2 ) ∂ϕ
∂ϕ
∂x
(x, y)
− 2 − exp(x + y) = 0.
(x + y + ϕ(x, y))
 2 !
2
∂ϕ ∂ ϕ
2 1+ (x, y) + ϕ(x, y) 2 (x, y) ln(x + y + ϕ(x, y))
∂y ∂y
  
x + ϕ(x, y) ∂ϕ
∂y
(x, y) 1 + ∂ϕ
∂y
(x, y)
+4
 x + y+ ϕ(x, y)
1 + ∂y (x, y) (x2 + y 2 + ϕ(x, y)2) ∂ϕ
∂ϕ
∂y
(x, y)
− − exp(x + y) = 0.
(x + y + ϕ(x, y))2
 
∂ϕ ∂ϕ ∂2ϕ
2 (x, y) (x, y) + ϕ(x, y) (x, y) ln(x + y + ϕ(x, y))
∂x ∂y  ∂x ∂y   
 
x + ϕ(x, y) ∂x (x, y) 1 + ∂y (x, y) + y + ϕ(x, y) ∂y (x, y) 1 + ∂ϕ
∂ϕ ∂ϕ ∂ϕ
∂x
(x, y)
+2
x + y + ϕ(x, y)
2 2 2 ∂2ϕ
(x + y + ϕ(x, y) ) ∂x ∂y (x, y)
+
x + y + ϕ(x, y)
 
(x2 + y 2 + ϕ(x, y)2 ) 1 + ∂ϕ ∂x
(x, y) 1 + ∂ϕ
∂y
(x, y)
+ 2
− exp(x + y) = 0.
(x + y + ϕ(x, y))
∂2ϕ ∂2ϕ ∂2ϕ
Nous obtenons alors (0, 0) = (0, 0) = (0, 0) = 2.
∂x2 ∂y 2 ∂x ∂y
Le développement limité à l’ordre 2 de ϕ au voisinage de (0, 0) est donc
ϕ(x, y) = 1 + x2 + 2xy + y 2 + o(k(x, y)k2).
π  π 
45. sin(x + y) + cos(x − y) = 2 sin + x cos −y .
4 4

94
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

!− y) − 1 = 0a pour solutions


L’équation sin(x + y) + cos(x

π 1 π 7π
y = ± asin π
 + 2kπ ; x ∈ − + nπ, + nπ , (n, k) ∈ Z2 .
4 2 sin 4 + x 12 12
Pour n et k nuls la solution définie sur un segment contenant 0 et prenant
!
π 1
la valeur 0 en 0 est définie par y = ϕ(x) = − asin  avec
4 2 sin π4 + x
 
π 7π
x∈ − , .
12 12 !
π 1
L’allure de la réunion des deux courbes y = ± asin  , avec
4 2 sin π4 + x
est la suivante (j’ai aussi dessiné le cercle pour voir la différence)

1.8

1.6

1.4

1.2

0.8

0.6

0.4

0.2

-0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8

-0.2

 
∞ π 7π
ϕ est de classe C sur l’intervalle x ∈ − , .
12 12
Nous pouvions utiliser les mêmes méthodes qu’au dessus pour conclure que
la relation sin(x + y) + cos(x − y) − 1 = 0 définit au voisinage de (0, 0) une
fonction implicite car la dérivée partielle en (0, 0) est non nulle et
(x, y) ∈ R2 7−→ sin(x + y) + cos(x − y) − 1 = 0 ∈ R est de classe C ∞ .

√  π
46. sin(tx) + cos(tx) = 2 cos tx − .
√ 4
Pour 0 < |x|6 2, l’équation sin(tx) + cos(tx) = x a pour solutions
√ !!
1 π x 2
t = θ1 (x) = − acos + 2kπ ou
x 4 2
√ !!
1 π x 2
t = θ2 (x) = + acos + 2kπ avec k ∈ Z.
x 4 2
h √ h i √ i
Soit D = − 2, 0 ∪ 0, 2 . k ∈ Z étant fixé, θ1 et θ2 sont de classe C ∞ sur
D.
√ ! !
1 π x 2 x
θ1′ (x) = 2 − + acos +√ .
x 4 2 2 − x2

95
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

x2
La dérivée de l’application x 7−→ x2 θ1′ (x) est égale à √ > 0.
(2 − x2 ) 2 − x2

x2 θ1′ (x) s’annule donc en un point x0 ∈] − 2, 0[.

θ1 est√ décroissante sur [− 2, x0 ], croissante sur [x0 , 0[ et croissante sur
]0, 2].
" √ #
√ 1 3π 2
θ1 définit une bijection de [− 2, x0 ] vers p , , une bijection de
2 − x20 8
" " # √ #
1 √ π 2
[x0 , 0[ vers p , +∞ et une bijection de ]0, 2] vers −∞, .
2 − x20 8
Une valeur approchée de x0 est -1,246162732 et de θ1 (x0 ) est 1,495574.
√ ! !
1 π x 2 x
θ2′ (x) = 2 − − acos −√ .
x 4 2 2 − x2
x2
La dérivée de l’application x 7−→ x2 θ1′ (x) est égale à − √ < 0.
(2 − x2 ) 2 − x2

x2 θ2′ (x) s’annule donc en un point x1 ∈] − 2, 0[.

θ2 est
√ croissante sur [− 2, x1 ], décroissante sur [x1 , 0[ et décroissante sur
]0, 2]. " √ #
√ 3π 2 1
θ2 définit une bijection de [− 2, x1 ] vers − , −p , une bi-
8 2 − x21
# #
1 √
jection de [x1 , 0[ vers −∞, − p et une bijection de ]0, 2] vers
2 − x21
" √ "
π 2
, +∞ .
8
Une valeur approchée de x1 est -1,3642177 et de θ1 (x0 ) est -2,683074237.
Le tracé de la réunion des 10 courbes définies par
√ !!
1 π x 2
t= − + 2kπ + asin + 2kπ,
x 4 2
√ !!
1 3π x 2
t= + 2kπ − asin + 2kπ avec k ∈ {−2, −1, 0, 1, 2} a l’al-
x 4 2
lure suivante :

30

20

10

-1.5 -1 -0.5 0 0.5 1 1.5

-10

-20

-30

Si nous cherchons une solution vérifiant pour x = 0, t = 1 nous avons

96
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

π π
0 = 2kπ + ± . Cela correspond à ϕ1 .
4 4
Parmi les autres solutions, cherchons une solution qui se “raccorde” à la pré-
√ π π
cédente en x = 2. Nous devons avoir 2kπ + + ± acos(1) = − acos(1)
4 4
c’est-à-dire k = 0 ; cela correspond donc à ϕ2 .
Au voisinage de (x = 0, t = 1) nous disposons d’une et une seule n √solution,
o ϕ,

définie pour t ∈ R et x ∈]0, 2]. Elle est de classe C sur R \ 8 .
∞ π 2
√ 
π 2 √ π
Pour t ∈ R\{ }, 2(tϕ′ (t) + ϕ(t)) sin tϕ(t) − + ϕ′ (t) = 0 soit encore
8 4
√ π

x 2 sin tϕ(t) −
ϕ′ (t) = − √ 4
.
1 + t 2 sin tϕ(t) − π4
lim√ ϕ′ (t) = 0. ϕ est donc de classe C 1 sur R ; la dérivée vérifiant donc pour
t→ π 8 2
√ 
′ x 2 sin tϕ(t) − π4
tout réel t, ϕ (t) = − √ .
1 + t 2 sin tϕ(t) − π4
ϕ′ est bien alors de classe C ∞ et ϕ aussi.
Une allure de la courbe représentant ϕ est la suivante :

1.4

1.2

0.8

0.6

0.4

0.2

-30 -20 -10 0 10 20 30

Nous pouvions ici aussi utiliser les méthodes générales vues précédemment
concernant les fonctions implicites.
∂f
(1, 0) = −1 6= 0 donc il existe un voisinage I × J de (1, 0) tel que l’équa-
∂x
tion f (x, t) = 0 avec (x, t) ∈ I ×J possède une et une seule solution x = ϕ(t) ;
cette solution est de classe
 C ∞ sur I.
√ π
2(ϕ(t) + tϕ′ (t)) cos tx + − ϕ′ (t) = 0 ; il vient alors ϕ′ (1) = 1.
 4
√ ′ ′′ π √
2(2ϕ (t) + tϕ (t)) cos tx + − 2(ϕ(t)
4  π
+t(ϕ′ (t))2 sin tx + − ϕ′′ (t) = 0
4
donc ϕ′′ (1) = 1. 
√ π √
2(3ϕ′′ (t) + tϕ(3) (t)) cos tx + − 3 2(2ϕ′ (t) + tϕ′′ (t))(ϕ(t)
 4
′ π √ ′ 3
 π
+tϕ (t)) sin tx + − 2(ϕ(t) + tϕ (t)) cos tx + − ϕ(3) (t) = 0
4 4
puis ϕ(3) (1) = −4.

97
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Le développement limité à l’ordre trois au voisinage de t = 0 de ϕ est alors


1 2
ϕ(t) = 1 + t + t2 + + o(t3 ).
2 3
Nous aurions pu éviter de calculer les diverses dérivées. Il suffit d’écrire, par
exemple, ϕ(t) = 1 + at + bt2 + ct3 + dt4 + o(t4 ) puis f (ϕ(t), t) = 0 donc
sin(t + at2 + bt3 + ct4 + o(t4 )) + cos(t + at2 + bt3 + ct4 + o(t4 ))
−(1 + at + bt2 + ct3 + dt4 + o(t4 )) = 0.
En calculant le développement nous obtenons
   
1 2 1 3
(1 − a)t + a − b − t + b−a−c− t
2  6 
a a2 1
+ c−d−b− − + t4 + o(t4 ) = 0.
2 2 24
1 2 17
Nous en déduisons alors a = 1, b = , c = − , d = − c’est-à-dire
2 3 8
1 2 17
ϕ(t) = 1 + 1t + t2 + − t3 + − t4 + o(t4 ).
2 3 8
47. L’application y ∈ R 7−→ y 2n+1 +y ∈ R a pour dérivée y 7−→ (2n + 1)y 2n + 1 qui
est strictement positive. Elle est strictement croissante d’image R. Pour chaque
x ∈ R il existe donc un unique y ∈ R solution de l’équation y 2n+1 + y − x = 0.
L’application y ∈ R 7−→ x = y 2n+1 + y ∈ R est de classe C ∞ ; il s’agit donc
d’un C ∞ difféomorphisme de R dans R. La réciproque, ϕ, est donc de classe C ∞ .
Z x Z x
2n+1 ′ 1 2n+2 1 2
0= (ϕ (t) − ϕ(t) − t)ϕ (t)dt = ϕ (x) + ϕ (x) − tϕ′ (t)dt.
0 2n + 2 2
Z x Z x0
En intégrant par parties nous obtenons tϕ′ (t)dt = −xϕ(x) + ϕ(t)dt.
0 0
Finalement il vient :
Z x
1 1
ϕ(t)dt = xϕ(x) − ϕ2n+2 (x) − ϕ2 (x).
0 2n + 2 2

48. Fonctions homogènes


Supposons que f est α-homogène, différentiable. Pour t ∈]0, 1], f (tx) =
tα f (x).
Posons g(x) = f (tx). g est différentiable et (dg)(x) = t(df )(tx) = tα df (x)
c’est-à-dire (df )(tx) = tα−1 df (x). df est bien α − 1-homogène.
Posons F (t) = f (tx). F est dérivable et F ′ (t) = ((df )(tx))(x) = αtα−1 f (x).
En particulier, ((df )(x))(x) = αf (x).
Si E est de dimension finie, rapporté à une base, nous avons
X n Xn
∂f ∂f
((df )(x))(x) = xi (x) ; nous avons alors la relation xi (x) = αf (x).
i=1
∂xi i=1
∂xi
Soit t ∈]0, 1]. Posons F (t) = f (tx) avec f de classe C 1 . Supposons que f vérifie
la relation ((df )(x))(x) = αf (x).
F est de classe C 1 et F ′ (t) = ((df )(tx))(x).
Nous avons alors tF ′ (t) = ((df )(tx))(tx) = αf (tx) = F (t) puis F (t) = λ(x)tα .
En particulier f (x) = F (1) = λ(x) donc f (tx) = F (t) = tα f (x). f est bien
α-homogène.

98
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

49. Posons pour tout (r, t) ∈ R2 tel que (r cos(t), r sin(t)) ∈ U,


F (r, t) = f (r cos(t), r sin(t)). (r, t) ∈ R2 7−→ (r cos(t), r sin(t)) ∈ R2 est de
classe C ∞ donc l’image réciproque par cette application de l’ouvert U est un
ouvert, V , de R2 et F est de classe C 1 sur V . 
∂F ∂f ∂f
rF (r, t) (r cos(t), r sin(t)) = f (x, y) x (x, y) + y (x, y) .
∂r ∂x ∂y
∂F
L’application F doit donc vérifier rF (r, t) (r cos(t), r sin(t)) = −r 2 .
∂r
Sur V \({0} × R), (F (r, t))2 + r 2 = C(t) où C est de classe C 1 . Par continuité,
la relation est aussi vérifiée pour r = 0.
Pour (x, y) ∈ U \ D où D est la demi droite fermée d’équation y = 0, x60,
!!
y
nous avons (f (x, y))2 = −x2 − y 2 + C 2 atan p .
x + x2 + y 2
!
y
L’application (x, y) ∈ R2 \ D 7−→ 2 atan p ∈ R est de classe
x + x2 + y 2
!!
y
C ∞ , 0-homogène (x, y) ∈ U \ DC 2 atan p ∈ R est de classe
x + x2 + y 2
C 1 , 0-homogène.
Soit alors g une application définie sur un ouvert W de R2 , 0-homogène et de
classe C 1 .
Soit f une application définie sur W vérifiant17 (f (x, y))2 = −x2 − y 2 + g(x, y).
Supposons que sur cet ouvert f ne s’annule pas et conserve un signe fixe. f est
alors de classe C 1 .
Nous avons déjà vu plusieurs fois (il faut le redémontrer ici) que g vérifie la
∂g ∂g
relation x (x, y) + y (x, y) = 0 donc
∂x ∂y
 
∂f ∂f
2f (x, y) x (x, y) + y (x, y) = −2x2 − 2y 2.
∂x ∂y
f vérifie la condition demandée. Nous avons donc là les solutions cherchées.

50. Soit f une éventuelle solution de l’équation


 
∂f ∂f
∀(x, y) ∈ U, f (x, y) x (x, y) + y (x, y) + x2 + y 2 = 0 ; f >0.
∂x ∂y
Soit t ∈ R+ . Posons g(t) = f (tx, ty). f est bien défini pour t suffisamment

proche de 1 car U est un ouvert18 . f vérifie alors la relation


 
∂f ∂f
f (tx, ty) tx (tx, ty) + ty (tx, ty) + t2 x2 + t2 y 2 = 0.
∂x ∂y

17
Ce qui impose g(r, t) = C(t) > r2 . C doit être minorée et V (donc aussi W ) doit être borné.
18
U est ouvert donc il existe ∆ un disque centré en (x, s y) de rayon α > 0 inclus dans U .
α2
(tx, ty) ∈ ∆ ⇐⇒ (tx − x)2 + (ty − y)2 6α2 ⇐⇒ t > 1 − pour x2 + y 2 6= 0 et pour
x2 + y 2
tout t sit x = y = 0.

99
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f ∂f
g est de classe C 1 et g ′ (t) = x (tx, ty) + y (tx, ty) donc
∂x ∂y
′ 2
g (t)g(t) + t(x +p y ) = 0 soit encore g (t) + t2 (x2 + y 2) = C(x, y) et en parti-
2 2

culier f (x, y) = C(x, y) − (x2 + y 2 ).


C doit être de classe C 1 définie sur U.
Réciproquement
p
Soit f (x, y) = C(x, y) − (x2 + y 2 ) où C est une application de classe C 1
définie sur l’ouvert U vérifiant de plus
∀(x, y) ∈ U, C(x, y) − (x2 + y 2) > 0.
   
∂f ∂f 2 2 1 ∂C ∂C
f (x, y) x (x, y) + y (x, y) + x + y = x (x, y) + y (x, y) .
∂x ∂y 2 ∂x ∂y
∂C ∂C
La fonction C doit vérifier ∀(x, y) ∈ U, x (x, y) + y (x, y) = 0.
∂x ∂y
C est donc une fonction 0-homogène c’est-à-dire  vérifie y
y
C(tx, ty) = C(x, y) soit encore pour x 6= 0, C 1, = C(x, y) = H
x x
1
où H est de classe C . r
y
Par exemple f (x, y) = − x2 − y 2 définie sur le domaine vérifiant
x
√ √
1 − 1 − 4x4 1 + 1 − 4x4
<y< lorsque x > 0 et
2x 2x
√ √
1 + 1 − 4x4 1 − 1 − 4x4
<y< lorsque x < 0.
2x 2x

p 
51. f 2 2
x + y = f (x)f (y).
p 
f (−x)2 + y 2 = f (−x)f (y) donc, si f 6≡ 0 f (−x) = f (x) ; f est paire.
Si f ≡ 0 elle est encore paire. Nous pouvons nous limiter à R+ .
En particulier, pour y = 0, x>0, f (x) = f (x)f (0). Si f ≡ 0, f (0) = 0 et
sinon, f (0) = 0 donc nous avons toujours f (0) = 0.
  2
√ t
Pour x = y = t 2>0, f (t) = f √ .
2
 2n
t
Nous avons donc f (t) = f √ .
( 2)n
Cette relation est vraie pour n = 0. Supposons-la vraie jusqu’au rang n.
 2n  2 !2n  2n+1
t t t
f (t) = f √ = f √ =f √ .
( 2)n ( 2)n+1 ( 2)n+1
1
f est continue en 0 donc il existe ε > 0 tel que pour 06x6ε on ait |f (x)|6 .
  2
1
Soit t fixé. La suite √ converge vers 0 donc il existe N ∈ N tel
( 2)n n∈N
t 1
que pour n>N on ait 06 √ 6ε. Nous en déduisons |f (t)|6 n . Il vient alors
( 2)n 2

100
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

1
|f (t)|6 lim = 0. f = 0.
n→+∞ 2n

∂2f ∂2f ∂2f


52. • − 3 + 2 = 0.
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
Posons u = ax + by, v = cx + dy, avec ad − bc 6= 0, et g(u, v) = f (x, y).
g est de classe C 2 .
∂2f 2
2∂ g ∂2g 2
2∂ g
(x, y) = a (u, v) + 2ac (u, v) + c (u, v).
∂x2 ∂u2 ∂u ∂v ∂v 2
∂2f ∂2g ∂2g ∂2g
(x, y) = ab 2 (u, v) + (ad + bc) (u, v) + cd 2 (u, v).
∂x ∂y ∂u ∂u ∂v ∂v
2 2 2 2
∂ f ∂ g ∂ g ∂ g
2
(x, y) = b2 2 (u, v) + 2bd (u, v) + d2 2 (u, v).
∂y ∂u ∂u ∂v ∂v
En choisissant a = 2, b = c = d = 1 nous obtenons
∂2f ∂2f ∂2f ∂2g
− 3 + 2 = − (u, v)
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2 ∂u ∂v
Les solutions cherchées sont donc définies par g(u, v) = A(u) + B(v) où A et
B sont des fonctions réelles de classe C 2 sur R.
Nous obtenons f (x, y) = A(2x + y) + B(x + y).
∂2f ∂2f 2
2∂ f
• x2 + 3xy + 2y = 0.
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2
∂f ∂f
Posons ϕ(x, y) = x + 2y . ϕ est de classe C 1 .
∂x ∂y
2
∂ϕ ∂f ∂ f ∂2f
(x, y) = (x, y) + x 2 (x, y) + 2y (x, y).
∂x ∂x ∂x ∂x ∂y
∂ϕ ∂f ∂2f ∂2f
(x, y) = 2 (x, y) + 2y 2 (x, y) + x (x, y).
∂y ∂y ∂y ∂x ∂y
Nous en déduisons que f est solution de l’équation si et seulement si
∂ϕ ∂ϕ
x (x, y) + y (x, y) = ϕ(x, y).
∂x ∂y
ϕ est donc, comme nous l’avons vu plus haut, une fonction 1-homogène.
Nous avons alors ∀(t, x, y) ∈ R∗+ × R × R :
∂f ∂f ∂f ∂f
tx (tx, ty) + 2ty (tx, ty) = tx (x, y) + 2ty (x, y) soit
∂x ∂y ∂x ∂x
∂f ∂f ∂f ∂f
x (tx, ty) + 2y (tx, ty) = x (x, y) + 2y (x, y). Par continuité nous
∂x ∂y ∂x ∂x
∂f ∂f ∂f ∂f
en déduisons x (0, 0) + 2y (0, 0) = x (x, y) + 2y (x, y).
∂x ∂y ∂x ∂x
∂f ∂f
Il existe donc (a, b) ∈ R2 , ∀(x, y) ∈ R2 , x (x, y) + 2y (x, y) = ax + by.
∂x ∂x
a
Posons g(x, y) = f (x, y) − ax − x.
2
∂g ∂g
g est solution de l’équation x (x, y) + 2y (x, y) = 0.
∂x ∂x

101
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Posons h1 (x, y) = g(x, y 2).


∂h1 ∂h1 ∂g  ∂g 
x (x, y) + y (x, y) = x x, y 2 + 2y 2 x, y 2 = 0.
∂x ∂x ∂x ∂x
h1 est donc une application définie sur R2 , 0-homogène.
Elle vérifie ∀t ∈ R∗+ , ∀(x, y) ∈ R2 , h1 (tx, ty) = h1 (x, y).
En calculant la limite en t = 0 nous obtenons h1 (x, y) = h(0, 0) ; h1 est
constante.
Posons h2 (x, y) = g(x, −y 2 ).
∂h2 ∂h2 ∂g  ∂g 
x (x, y) + y (x, y) = x x, y 2 − 2y 2 x, −y 2 = 0.
∂x ∂x ∂x ∂x
h2 est donc une application définie sur R2 , 0-homogène. Elle vérifie
∀t ∈ R∗+ , ∀(x, y) ∈ R2 , h2 (tx, ty) = h2 (x, y). En calculant la limite en t = 0
nous obtenons h2 (x, y) = h(0, 0) ; h2 est constante.
Finalement, g est constante puis f est définie par f (x, y) = ax + by + c.
∂2f ∂2f 1
• − = p . Poser u = x + y, v = x − y.
∂x2 ∂y 2 x2 − y 2
L’ouvert U doit être inclus dans l’ensemble {(x, y) ∈ R2 , |x| > |y|}.
Soit g définie par g(x + y, x − y) = f (x, y). g est de classe C 2 sur l’ensemble
∆ = {(u, v) ∈ R2 , uv > 0}.
∂f ∂g ∂g
(x, y) = (x + y, x − y) + (x + y, x − y),
∂x ∂u ∂v
∂f ∂g ∂g
(x, y) = (x + y, x − y) − (x + y, x − y).
∂y ∂u ∂v
∂2f ∂2g ∂2g ∂2g
(x, y) = (x + y, x − y) + 2 (x + y, x − y) + (x + y, x − y),
∂x2 ∂u2 ∂u ∂v ∂v 2
∂2f ∂2g ∂2g ∂2g
(x, y) = (x + y, x − y) − 2 (x + y, x − y) + (x + y, x − y).
∂y 2 ∂u2 ∂u ∂v ∂v 2
∂2g 1
g est donc solution de (u, v) = √ .
∂u ∂v 4 uv √
En intégrant deux fois, nous obtenons g(u, v) = uv + A(u) + B(v) où A et
B sont de p classe C 2 sur ∆.
f (x, y) = x2 − y 2 + A(x + y) + B(x − y).

∂f ∂f
53. • 2xy + (1 + y 2 ) = 0, x > 0.
∂x ∂y
r r
2x 2x
Posons u = y et v = .
1 + y2 1 + y2
 r r 
∗ 2x 2x
L’application (x, y) ∈ R+ × R 7−→ u = y 2
, v= 2
∈ R × R∗+
1+y 1+y
est un C ∞ difféomorphisme. L’application réciproque est l’application
 
(u, v) ∈ R × R∗+ 7−→ x = u2 + v 2 , y = ∈ R∗+ × R.
Posons f (x, y) = g(u, v). g est de classe C 1 sur un ouvert inclus dans D.

102
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f y ∂g 1 ∂g
(x, y) = p (u, v) + p (u, v),
∂x 2x(1 + y 2) ∂u 2x(1 + y 2 ) ∂v
r √ !
∂f 2x y 2 2x ∂g
(x, y) = 2
− p (u, v)
∂y 1+y (1 + y 2 ) 1 + y 2 ∂u √
y 2x ∂g
− p (u, v),
(1 + y 2 ) 1 + y 2 ∂v
∂f ∂f p ∂g
2xy + (1 + y 2) = 2x(1 + y 2) (u, v) = 0.
∂x ∂y ∂u
Nous en déduisons g(u, v) = A(v) où A est de classe C 1 sur R∗+ .
r   
2x x
Finalement f (x, y) = A =B où B est de classe C 1 sur
1 + y2 1 + y2
R∗+ .
r r
−2x −2x
Avec x < 0, nous aurions pu poser u = y 2
et v = .
1+y 1 + y2
∂g
Un calcul analogue au précédent conduit alors à nouveau à = 0 puis
r    ∂u
−2x x
f (x, y) = A1 2
= B1 où B1 est de classe C 1 sur R∗− .
1+y 1 + y2
Si enfin nous souhaitons une solution sur R2 , B et B1 doivent être prolon-
geables sur R.  
∂f 1 ′ x
Si donc on suppose B de classe C 1 sur R alors (x, y) = B ,
  ∂x 1 + y2 1 + y2
∂f 2xy x
(x, y) = − 2 2
B′ .
∂y (1 + y ) 1 + y2
   
∂f 2 ∂f 2xy ′ x 2xy ′ x
2xy + (1 + y ) = B − B = 0.
∂x ∂y 1 + y2 1 + y2 1 + y2 1 + y2
 
x
f définie sur R par f (x, y) = B
2
avec B de classe C 1 sur R, est
1 + y2
solution de l’équation proposée.
∂f ∂f
• (x + y) + (x − y) = 0, où x 6= y.
∂x ∂y
Posons u = x2 − y 2 − 2xy et v = y. x 6= y ⇐⇒ u + 2v 2 > 0. √
Sur l’ouvert ∆1 = {(x, y) ∈ R2 , x < y} nous avons x = v − 2
√ u + 2v et sur
l’ouvert ∆2 = {(x, y) ∈ R , x > y} nous avons x = v + u + 2v . Notons
2 2

D = {(u, v) ∈ R2 , u + 2v 2 > 0}.



L’application (x, y) ∈ ∆1 7−→ (u, v) ∈ D est √un C difféomorphisme, d’appli-
cation réciproque (u, v) ∈ D 7−→ (c = v − u + 2v 2 , y = v) ∈ ∆1 ; de même

l’application (x, y) ∈ ∆2 7−→ (u, v) ∈ D est √ un C difféomorphisme, d’appli-
cation réciproque (u, v) ∈ D 7−→ (c = v + u + 2v 2 , y = v) ∈ ∆2 .
Dans l’un ou l’autre cas posons g(u, v) = f (x, y). g est de classe C 1 .
∂f ∂g ∂f ∂g ∂g
(x, y) = (2x − 2y) (u, v), (x, y) = (−2x − 2y) (u, v) + (u, v).
∂x ∂u ∂y ∂u ∂v

103
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂f ∂f ∂g
(x + y) + (x − y) = (x − y) (u, v) = 0.
∂x ∂y ∂v
g(u, v) dépend donc de u puis, lorsque x > y, f (x, y) = A1 (x2 − y 2 − 2xy) et,
lorsque x < y, f (x, y) = A2 (x2 − y 2 − 2xy) avec avec A1 et A2 de classes C 1
sur R.
Si nous souhaitons une solution f définie sur R2 , nous devons avoir ∀a ∈
R, A1 (−2a2 ) = A2 (−2a2 ) c’est-à-dire A1 et A2 égales sur R− .
∂f ∂f
• − + 3(x − y)f (x, y) = 0, où x > 0.
∂x ∂y

√  v>0 et v 2 − 4u>0
2
v + v − 4u
>0 ⇐⇒ où .
2 
v < 0 et u60

v − v 2 − 4u
>0 ⇐⇒ (v>0, u>0, v 2 − 4u>0).
√ 2
v + v 2 − 4u
60 ⇐⇒ (v60, u>0, v 2 − 4u>0).
2 
√  v>0 et u60
2
v − v − 4u
60 ⇐⇒ où .
2  2
v60 et v − 4u>0
Si nous souhaitons que l’application qui à (u, v) associe l’une des expressions
précédentes soit de classe C 1 nous devons imposer v 2 − 4u > 0 ce qui conduit
à : 
√  v>0 et v 2 − 4u > 0
2
v + v − 4u
>0 ⇐⇒ où .
2 
v < 0 et u60

v − v 2 − 4u
>0 ⇐⇒ (v>0, u>0, v 2 − 4u > 0).
√ 2
v + v 2 − 4u
60 ⇐⇒ (v60, u>0, v 2 − 4u > 0).
2 
√  v > 0 et u60
2
v − v − 4u
60 ⇐⇒ où .
2  2
v60 et v − 4u > 0
  √ √ 
v + v 2 − 4u v − v 2 − 4u
(x + y =, xy = u) ⇐⇒ {x, y} = , .
2 2
Examinons alors divers cas. √
v + v 2 − 4u
Supposons que l’on choisisse x = > 0.
2
Premier cas :
Soient ∆1 = {(u, v) ∈ (R∗+ )2 , v 2 − 4u > 0} et D1 = {(x, y) ∈ (R∗+ )2 }. Il s’agit
d’ouverts de R2 .
Considérons l’application
 √ √ 
v + v 2 − 4u v − v 2 − 4u
(u, v) ∈ ∆1 7−→ x = , y= ∈ D1 .
2 2

104
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Cette application est un C 1 difféomorphisme.


L’application g1 définie sur ∆1 par f (x, y) = g1 (u, v) est de classe C 1 .
∂f ∂g1 ∂g1 ∂f ∂g1 ∂g1
(x, y) = y (u, v) + (u, v), (x, y) = x (u, v) + (u, v).
∂x ∂u ∂v ∂y ∂u ∂v
∂f ∂f
(x, y) − (x, y) + 3(x − y)f (x, y)
∂x ∂y
 
√ ∂g1
2
= − v − 4v (u, v) − 3g1u, v) = 0.
∂u
∂f ∂f ∂g1
(x, y) − (x, y) + 3(x − y)f (x, y) = 0 ⇐⇒ (u, v) − 3g1 (u, v) = 0.
∂x ∂y ∂u
Nous obtenons donc g1 (u, v) = A1 (v) exp(3u) où A1 est une fonction réelle de
classe C 1 définie sur R∗+ .
f (x, y) = A1 (x + y) exp(3xy) pour x > 0 et y > 0.
Second cas : √ √
v + v 2 − 4u v − v 2 − 4u
supposons que l’on choisisse x = > 0 et y = <0
2 2
ce qui équivaut à u < 0.
Soient ∆2 = {(u, v) ∈ R∗− × R}, D2 = {(x, y) ∈ R∗+ × R∗− }. Ce sont des
ouverts de R2 .
Considérons l’application
 √ √ 
v + v 2 − 4u v − v 2 − 4u
(u, v) ∈ ∆2 7−→ x = , y= ∈ D2 .
2 2
Cette application est un C 1 difféomorphisme.
Comme précédemment, l’application g2 définie sur ∆2 par f (x, y) = g2 (u, v)
est de classe C 1 et nous obtenons f (x, y) = A2 (x + y) exp(3xy) lorsque x > 0
et y < 0 où A2 est de classe C 1 sur R.
Si nous souhaitons une solution f définie sur R∗+ × R, nous devons avoir pour
a > 0, lim + A1 (x + y) exp(3xy) = lim − A2 (x + y) exp(3xy) c’est-
x, y)→(a, 0 ) x, y)→(a, 0 )
à-dire A1 (a) = A2 (a).
Finalement les solutions sont définies sur R∗+ ×R par f (x, y) = A(x+y) exp(xy)
où A est de classe C 1 sur R.
Nous pouvons obtenir un résultat analogue pour x < 0 en posant
√ √
v − v 2 − 4u v + v 2 − 4u
x= et y = avec u < 0 lorsque x < 0 et y > 0,
2 2
avec u > 0, v < 0, v 2 − 4u > 0 lorsque x < 0 et y < 0.
Nous obtenons un résultat analogue à celui obtenu précédemment c’est-à-dire
qu’une solution définie sur R∗− × R est définie par f (x, y) = B(x + y) exp(3xy)
où B est de classe C 1 sur R.
Si enfin nous souhaitons une solution sur R2 , nous devons avoir pour b ∈ R,
lim + A(x + y) exp(xy) = lim − B(x + y) exp(xy) c’est-à-dire A = B.
(x, y)→(0 , b) (x, y)→(0 , b)
2 2 2
∂ f ∂ f ∂ f
• x2 2
+ 2xy + y 2 2 = 0 où x > 0.
∂x ∂x∂y ∂y

105
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

 y
L’application (x, y) ∈ R∗+ × R 7−→ u = x, v = ∈ R∗+ × R est un C ∞ dif-
x
féomorphisme. L’application g définie par g(u, v) = f (x, y) est de classe C 2
si f l’est.
∂2f ∂2g 2y ∂ 2 g 2y ∂g y2 ∂2g
(x, y) = (u, v) − (u, v) + (u, v) + (u, v).
∂x2 ∂u2 x2 ∂u ∂v x3 ∂v x4 ∂v 2
∂2f 1 ∂2g y ∂2g 1 ∂g
(x, y) = (u, v) − 3 2 (u, v) − 2 (u, v).
∂x ∂y x ∂u ∂v x ∂v x ∂v
∂2f 1 ∂2g
(x, y) = (u, v).
∂y 2 x2 ∂v 2
∂2f ∂2f ∂2f ∂2g
x2 2 + 2xy + y 2 2 = x2 (u, v) = 0.
∂x ∂x∂y ∂y ∂[u2
Nous en déduisons : g(u, v) = uA(v) + B(v) où A et B sont de classe C 2 de
R∗+ dans R.
y y 
f (x, y) = xA +B que l’on peut aussi écrire
x x
f (x, y) = xf1 (x, y) + f2 (x, y) où f1 et f2 sont des fonctions 0-homogènes dé-
finies sur R∗+ × R de classes C 2 .
Nous pouvons faire le même raisonnement pour x < 0.
Si nous souhaitons une solution f de classe C 2 sur R2 , nous obtenons
∀(x, y) ∈ R∗+ × R, f (x, y) = xf1 (x, y) + f2 (x, y) où f1 et f2 sont des fonc-
tions 0-homogènes définies sur R∗+ × R de classes C 2 et
∀(x, y) ∈ R∗+ × R, f (x, y) = xf3 (x, y) + f4 (x, y) où f3 et f4 sont des fonc-
tions 0-homogènes définies sur R∗− × R de classes C 2 .
Pour x > 0, f (tx, ty) = txf1 (x, y) + f2 (x, y) et pour x < 0,
f (tx, ty) = txf3 (x, y) + f4 (x, y).
En calculant la limite lorsque t tend vers 0 nous obtenons
pour x > 0, f (0, 0) = f2 (x, y) et pour x < 0, f (0, 0) = f4 (x, y).
∀(x, y) ∈ R∗+ × R, f (x, y) = xf1 (x, y) + a,
∀(x, y) ∈ R∗− × R, f (x, y) = xf3 (x, y) + a où f1 et f3 sont des fonctions 0-
homogènes définies sur R∗− × R de classes C 2 .
f − a est donc une fonction de classe C 2 définie sur R2 , 1-homogène.
∂f ∂f
et sont alors19 0-homogène.
∂x ∂y
∂f ∂f ∂f ∂f
(tx, ty) = (x, y) et pour t = 0, (0, 0) = (x, y).
∂x ∂x ∂x ∂x
Finalement f (x, y) − a = bx + cy, (a, b, c) ∈ R3 . Ces fonctions sont bien
solutions sur R2 de l’équation proposée.
∂f ∂f
•x (x, y) − (x, y) = 0.
∂x ∂y
Pour x > 0, posons u = y + ln(x) et v = x c’est-à-dire x = v, y = u − ln(v).
L’application (u, v) ∈ R × R∗+ 7−→ (x = v, y = u − ln(v)) ∈ R × R∗+ est un
C 1 difféomorphisme. En posant f (x, y) = g(u, v) nous définissons une appli-

19
Voir plus haut.

106
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

cation g de classe C 1 sur R × R∗+ .


 
∂f 1 ∂g ∂g ∂f ∂g
x (x, y) = x (u, v) + (u, v) , (x, y) = (u, v).
∂x x ∂u ∂v ∂y ∂u
∂f ∂f ∂g ∂g ∂g ∂g
x (x, y) − (x, y) = (u, v) − (u, v) + x (u, v) = x (u, v).
∂x ∂y ∂u ∂u ∂v ∂v
∂f ∂f ∂g
x (x, y) − (x, y) = 0 ⇐⇒ (u, v).
∂x ∂y ∂v
Il existe donc A de classe C 1 de R dans R telle que g(u, v) = A(u) c’est-à-dire
f (x, y) = A(y + ln(x)).
Le même raisonnement pour x < 0 conduit à f (x, y) = B(y + ln(−x)) où B
est de classe C 1 de R dans R.
Si A et B ont une limite réelle en −∞ et si A′ (u) = o(u exp(u)) et B ′ (u) =
o(u exp(u)) lorsque u tend vers −∞ alors nous pouvons définir une solution
sur R2 .
Par exemple f (x, y) = x exp(y) est solution car
∂f ∂f
x (x, y) − (x, y) = x exp(y) − x exp(y) = 0.
∂x ∂y  2
(x y + x2 ln(|x|)) exp(2y) pour x 6= 0
Un autre exemple peut être f (x, y) = .
0 pour x = 0

|h|6 h2 + k 2 , 2|hk|6(h2 + k 2 ), lim h(y + ln(|h|)) = 0.
h→0
∂f (h2 (y + k) + h2 ln(|h|)) exp(2y) exp(2k)
(0, y) = lim √ = 0.
∂x (h, k)→(0, 0) h2 + k 2
∂f
De même (0, y) = 0.
∂y
∂f ∂f
lim (h, y + k) = 0 et lim (h, y + k) = 0. f est donc de
(h, k)→(0, 0) ∂x (h, k)→(0, 0) ∂y

classe C 1 sur R2 et est solution de l’équation proposée.

54. Nous pouvons refaire ici les démonstrations que nous avons faites dans les
généralités ; il faut les refaire car les résultats des généralités ne sont malheu-
reusement pas au programme des classes préparatoires.
 
a b by − ax
• (x, y, z) 7−→ , − , .
z z z2
Nous savons que si un champ de vecteurs, de classe C 1 , est le gradient d’une
application alors son rotationnel est nul.
Le champ proposé a bien son rotationnel nul. Recherchons l’existence d’une
application dont il est le gradient.
Soit f est une éventuelle solution sur l’un des deux ouverts R2 ×R∗+ ou R2 ×R∗+ .
∂f a ax
(x, y, z) = donc f (x, y, z) = + A(y, z).
∂x z z
∂f b by
(x, y, z) = − donc f (x, y, z) = − + B(x, z).
∂y z z
1
A et B doivent être au moins de classe C .

107
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

ax ∂A by ∂B by − ax
Il vient alors − 2
+ (y, z) = 2 + (x, z) = .
z ∂z z ∂z z2
by ax
Nous en déduisons A(y, z) = − + C(y) et B(x, z) = + D(x).
z z
ax by by ax
Finalement f (x, y, z) = − + C(y) = − + + D(x).
z z z z
D(x) = C(y) pour tout couple (x, y) donc C et D sont constantes égales et
ax − by
∀(x, y, z) ∈ R2 × R∗+ , f (x, y, z) = + C1 et
z
ax − by
∀(x, y, z) ∈ R2 × R∗− , f (x, y, z) = + C2 .
z
 
yz − a2 a + xz x
• (x, y, z) 7−→ , − , .
(y + ax)2 (y + ax)2 y + ax
Soit D1 l’ouvert de R3 , {(x, y, z) ∈ R3 , y + ax > 0} et soit D2 l’ouvert de R3 ,
{(x, y, z) ∈ R3 , y + ax < 0}.
Comme précédemment, le rotationnel du champ est nul. Soit f une solution
sur l’un des deux ouverts, D1 ou D2 .
∂f x xz
(x, y, z) = donc f (x, y, z) = + A(x, y) où A est de classe
∂z y + ax y + ax
au moins C 1 .
∂f zy ∂A ∂f xz ∂A
(x, y, z) = 2
+ (x, y) et (x, y, z) = − 2
+ (x, y).
∂x (y + ax) ∂x ∂y (y + ax) ∂y
∂A a2 ∂A a
Il vient alors (x, y) = − 2
et (x, y) = − .
∂x (y + ax) ∂y (y + ax)2
a
Nous en déduisons A(x, y) = + b où b ∈ R.
y + ax
Nous avons une constante b différente sur l’un ou l’autre des deux ouverts.
 
1 2x 2
• (x, y, z) 7−→ , − 3, z .
y2 y
Soient D1 et D2 les deux ouverts de R3 définis par D1 = {(x, y, z) ∈ R3 , y > 0},
D2 = {(x, y, z) ∈ R3 , y < 0}.
Soit f une solution sur l’un ou l’autre de ces deux ouverts.
Soient les ouverts ∆1 = {(x, y) ∈ R2 , y > 0}, ∆2 = {(x, y) ∈ R2 , y < 0}.
∂f z3
(x, y, z) = z 2 donc f (x, y, z) = + A(x, y) où A est au moins de classe
∂z 3
C 1 sur l’un ou l’autre des ouverts ∆1 , ∆2 .
∂A 1 ∂A 2x
Nous en déduisons (x, y) = 2 (x, y) = − 3 ce qui conduit à
∂x y ∂y y
x
A(x, y) = 2 + b où b ∈ R est différent sur l’un ou l’autre des ouverts D1 ou
y
D2 .
z3 x
f (x, y, z) = + 2 + b.
3 y
 3 
x − 3xy 2 3x2 y − y 3
• (x, y) 7−→ , = (A(x, y), B(x, y)).
(x2 + y 2 )a (x2 + y 2 )a

108
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂A ∂B
(x, y) − (x, y) = 0 ⇐⇒ a = 3.
∂y ∂x
Pour y 6= 0, utilisons le changement de variable t 7−→ x = y tan(t).
Z 3 Z
x − 3xy 2 4−2a
dx = y (4 cos2a−3 (t) − cos2a−5 (t))d(cos(t)).
(x2 + y 2 )a
Supposons a = 3.
y 2 − x2
f (x, y) = + C(y).
2(x2 + y 2 )2
La réponse est la même pour y = 0.
∂f
Pour a = 3, nous avons (x, y) = B(x, y) + C ′ (y). Nous en déduisons
∂y
y 2 − x2
f (x, y) = + C où C ∈ R.
2(x2 + y 2 )2
∂f y2
55. Recherchons l’existence d’une application f vérifiant (x, y) = et
∂x (x + y)2
∂f x2
(x, y) = .
∂y (x + y)2
Z
y2 y2
f (x, y) = dx = − + C(y).
(x + y)2 x+y
∂f x2 y 2 + 2xy
(x, y) = 2
= − 2
+ C ′ y)
∂y (x + y) (x + y)
ce qui conduit à C (y) = 1 puis C(y) = y + c, avec ∈ R.

Sur l’un des deux ouverts de R2 définis respectivement par x + y > 0 et


x + y < 0, ω est exacte et les fonctions f telles que df = ω sont définies par
xy
f (x, y) = + c ; sur l’un ou sur l’autre des deux ouverts (les valeurs de c
x+y
étant différentes).
d d
56. Pour que α soit exacte nous devons avoir [(y − x)h(y)] = [yh(y)(1 − xy)]
dx dy

c’est-à-dire −h(y) = h(y)(1 − 2xy) + yh (y)(1 − xy) soit encore
1
(1 − xy)[yh′ (y) + 2h(y)] = 0. Il suffit de choisir h(y) = 2 pour y 6= 0.
y
En reprenant les démonstrations déjà faites, nous pouvons en déduire que sur
l’ouvert R × R∗+ ou sur l’ouvert R × R∗− il existe une application f telle que
df = α. f est sur chacun de ces deux ouverts unique à une constante additive
près. Z x
1 − ty x x2
f (x, y) = dt + C(y) = − + C(y).
0 y y 2
∂f y−x x
C doit être de classe C ∞ et doit vérifier (x, y) = 2
= − 2 + C ′ (y).
∂y y y
1
Nous obtenons C ′ (y) = .
y
x x2
Finalement f (x, y) = − + ln(|y|) − K.
y 2

109
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Soit ϕ une fonction de classe C 1 , à valeurs dans l’un ou l’autre des intervalles
R∗+ , R∗− .
∂f ∂f
f (x, ϕ(x)) = K ⇐⇒ (x, ϕ(x)) + ϕ′ (x) (x, ϕ(x)) = 0
∂x ∂y
(1 − xϕ(x)) ϕ(x) − x
⇐⇒ + ϕ′ (x) =0
ϕ(x) ϕ(x)2
⇐⇒ ϕ(x)(1 − xϕ(x)) + ϕ′ (x)(ϕ(x) − x) = 0.
f (x, ϕ(x)) = K si et seulement si ϕ est solution de l’équation différentielle
y(1 + y ′) − xy 2 − xy ′ = 0 avec y non nul.
x x2
Les solutions cherchées sont donc solutions de l’équation − + ln(|y|) + K = 0.
y 2
Il s’agit là des courbes intégrales.
x x2
Posons g(x, y) = − + ln(|y|) + K. Pour x fixé, notons gx (y) = g(x, y).
y 2
Nous pouvons nous limiter à y > 0 car si (x, y) est solution de l’équation
g(x, y) = 0 alors (−x, −y) est aussi solution.
y−x
gx′ (y) = .
y2
• Pour x60, gx est strictement croissante lim gx (y) = −∞, lim gx (y) = +∞.
y→0 y→+∞
Il existe donc un et un seul y = β(x) solution de l’équation g(x, y) = 0.
x2
• Pour x > 0, gx décroit sur ]0, x] puis croit. gx (x) = ln(x) + 1 − + K.
2
lim gx (y) = +∞, lim gx (y) = +∞.
y→0 y→+∞
x2 1 − x2 2K + 1
Posons ψ(x) = ln(x) + 1 − + K. ψ ′ (x) = , ψ(1) = .
2 x 2
•• Si 2K + 1 < 0 alors gx (x) < 0 et l’équation g(x, y) = 0 possède deux solu-
tions , l’une α(x) ∈]0, x[, l’autre β(x) ∈]x, +∞[.
1 2K + 1
gx (1) = − (x − 1)2 + < 0 donc si x < 1, α(x) < x < 1 < β(x) ; si
2 2
x > 1, α(x) < 1 < x < β(x), si x = 1, α(x) < 1 < β(x).
•• Si 2K + 1 = 0 alors gx (x) < 0 pour x 6= 1 et gx (1) = 0 et l’équation
g(x, y) = 0 possède deux solutions , l’une α(x) ∈]0, x[, l’autre β(x) ∈]x, +∞[
sauf pour x = 1 où il y a une seule solution égale à 1.
1
gx (1) = − (x − 1)2 donc si x < 1, α(x) < x < 1 < β(x) ; si x > 1, α(x) < 1 <
2
x < β(x), si x = 1, α(1) = β(1).
•• Si 2K + 1 > 0 alors il existe x1 < 1 < x2 tels que sur ]0, x1 [ et sur ]x2 , +∞[
gx (x) > 0, ; g(x, y) = 0 n’a pas de solution.
gx1 (x1 ) = 0, gx2 (x2 ) = 0 ; (x1 , x1 ) et (x2 , x2 ) sont les seules solutions.
Pour x ∈]x1 , x2 [, gx (x) < 0, g(x, y) = 0 possède deux solutions, l’une
α(x) ∈]0, x[, l’autre β(x) ∈]x, +∞[.
x x2 x21
Pour 0 < x < x1 , gx (x1 ) = − − − 1 < 0 donc α(x) < x < x1 < β(x).
x1 2 2

110
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

x x2 x22
Pour x > x2 , gx (x2 ) = − − − 1 < 0 donc α(x) < x2 < x < β(x).
x2 2 2
Nous pouvons, dans chaque cas étudier les propriétés de α ou β.
e+2
• On cherche une solution prenant la valeur e en 1. Il vient K = − .
2e
Nous sommes dans le cas 2K + 1 < 0 donc

- si x60 nous avons la seule solution β vérifiant β(x) > 1. Si 0 < x < 1,
α(x) < x < 1 < β(x) ;
- si x > 1, α(x) < 1 < x < β(x),
- si x = 1, α(x) < 1 < β(x).

Il n’y a donc qu’une seule solution (dérivable) prenant la valeur e en 1 ; il s’agit


de β car sinon elle ne serait pas continue.
• Nous cherchons une solution vérifiant g(1, 1) = 0 c’est-à-dire 2K + 1 = 0.

- Pour x60 il existe un et un seul y = β(x) solution de l’équation g(x, y) =


0 qui vérifie β(x) > 1.
- Pour x > 0, x 6= 1, l’équation g(x, y) = 0 possède deux solutions vérifiant
si x < 1, α(x) < x < 1 < β(x), si x > 1, β(x) < 1 < x < α(x).
- Pour x = 1 il n’y a que la solution α(1) = β(1) = 1.

Il y a donc deux solutions possibles α et β.


• Nous cherchons une solution prenant la valeur 1 en 0 c’est-à-dire corres-
pondant à K = 0. Soient 0 < x1 < 1 < x2 les solutions de l’équation
2 ln(x) − x2 + 2 = 0.

- Pour 0 < x < x1 ou pour x > x2 , nous avons deux solutions.


- Pour x60 nous avons une seule solution et pour x ∈]x1 , x2 [ il n’y a pas
de solution.
- Pour 0 < x < x1 , α(x) < x < x1 < β(x).
- Pour x > x2 , α(x) < x2 < x < β(x).

Supposons qu’il existe une solution, S, sur un intervalle contenant x1 ou


S ′ (x) 1 xS ′ (x)
contenant x2 . Nous devons alors avoir + − 2 − x = 0 et en
S(x) S(x) S (x)
(S(xi ) − xi )S ′ (xi ) 1
xi , 2
+ − xi = 0.
S (xi ) S(xi )
Nous avons vu que pour x = xi , la solution est S(xi ) = xi donc
1 − x2i
= 0 ⇐⇒ xi = 1 ce qui n’est pas le cas donc il n’existe pas de solution
xi
définie sur un intervalle contenant x1 ou x2 .
Il existe donc une éventuelle solution, β(x), définie sur ] − ∞, x1 [, β(x) définie
sur ]x2 , +∞[, α(x) définie sur [0, x1 [ ou enfin α(x) définie sur ]x2 , +∞[.

111
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Les solutions α ne peuvent convenir car elles ne prennent jamais la valeur


1 et pour tout x, elles sont toujours strictement inférieures à β(x) ; elles ne
pourraient pas se “raccorder” avec β. La deuxième solution β n’est pas définie
sur un intervalle contenant 0 donc il reste uniquement la solution β définie sur
] − ∞, x1 [.
Il s’agit maintenant de démontrer que les solutions possibles sont bien les
solutions.
•• Supposons x0 60.
∂g y0 − x0 ∂g
(x0 , y0 ) = 2
> 0 ; (x, y) 7−→ (x, y) est continue donc il existe un
∂y y0 ∂y
voisinage de (x0 , y0 ), V = [x0 − ρ, x0 + ρ] × [y0 − ρ, y0 + ρ] et une constante
∂g
A > 0 tels que ∀(x, y) ∈ V, A6 (x, ()y).
∂y
Soit h > 0, h6ρ. gx0 est strictement croissante, gx0 (y0 −h) < 0, gx0 (y0 +h) > 0.
∂g
(x, y) 7−→ (x, y) est continue donc il existe η1 > 0 tel que pour |x−x0 |6η1
∂y
on ait gx (y0 + h) > 0 ; de même il existe η2 > 0 tel que pour |x − x0 |6η2 on
ait gx (y0 − h) < 0. Soit alors η ∈]0, min(η1 , η2 , ρ)[. gx est alors strictement
croissante sur [y0 − h, y0 + h]. Il existe donc pour x ∈ [x0 − η, x0 + η] une
solution et une seule β(x) ; elle est entre y0 − h et y0 + h.
∂g
(x, y) 7−→ (x, y) est continue donc est localement bornée au voisinage de
∂y
∂g
(x0 , y0 ). g(x, β(x)) − g(x, β(x0 )) = (β(x) − β(x0 )) (x, c) où c est entre
∂y
∂g
β(x) et β(x0 ) donc g(x, β(x)) − g(x, β(x0 )) = (β(x) − β(x0 )) (x, c).
∂y
g(x, β(x)) − g(x0 , β(x0 )) = (g(x, β(x)) − g(x, β(x0 )))
+(g(x, β(x0 )) − g(x0 , β(x0 )))
∂g
donc (β(x) − β(x0 )) ∂y (x, c) = (g(x, β(x)) − g(x, β(x0 )))
= −(g(x, β(x0 )) − g(x0 , β(x0 )))
|g(x, β(x0 )) − g(x0 , β(x0 ))|
puis |β(x) − β(x0 ))|6 .
A
∂g
g(x, β(x0 )) − g(x0 , β(x0 )) = (x − x0 ) (d, y0 ).
∂x
Finalement ∃(ε, B) ∈ (R∗+ )2 , |x − x0 |6ε ⇒ |β(x) − β(x0 ))|6B|x − x0 |.
β est donc continue en x0 puis en tout point de R− .
•• Supposons x0 > 0 et 2K + 1 6= 0.
Le raisonnement précédent s’applique mot à mot ; nous avons bien la continuité
de β.
•• Supposons x0 > 0, x0 6= 1 et 2K + 1 = 0. Là encore le raisonnement
précédent s’applique.
•• Il reste à étudier le cas x0 = 1, y0 = 1, 2k + 1 = 0.
Il s’agit de montrer que α et β sont continues en 1.
Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

112
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2g ∂2g 2x − y ∂ 2 g 1
g est de classe C ∞ . 2 (x, y) = −1, 2 (x, y) = , (x, y) = − .
∂x ∂y y2 ∂x ∂y y2
 
1
Il existe η1 ∈ 0, tel que pour |x − 1|6η1 , |y − 1|6η1 on ait
2
1 ∂2g 3 3 ∂2g 1
6 2 (x, y)6 , − 6 (x, y) = − .
2 ∂y 2 2 ∂x ∂y 2
g1 est strictement décroissante sur ]0, 1] ; strictement croissante sur [1, +∞[.
g1 (1) = 0 donc g1 (1 − η1 ) > 0, g1 (1 + η1 ) > 0. g étant continue, il existe η2 que
l’on peut choisir dans ]0, η1 [ tel que pour |x − 1|6η2 on ait g(x, 1 − η1 ) > 0
et g(x, 1 + η1 ) > 0.
1 − x2
gx (x) = ln(x) + est strictement négatif pour x ∈]0, +∞[.
2
gx (1) = −(x − 1)2 < 0 pour x 6= 1.
•• Pour x ∈]1 − η2 , 1[, gx est strictement décroissante sur [1 − η1 , x] et stric-
tement croissante sur [x, 1 + η1 ].
Il existe donc une et une seule solution à l’équation gx (y) = 0 sur ]1 − η1 , x[
et une et une seule solution sur ]1, 1 + η1 [. La première est α(x), la seconde
β(x).
•• De même, pour x ∈]1, 1 + η2 [, il existe donc une et une seule solution à
l’équation gx (y) = 0 sur ]1 − η1 , 1[ et une et une seule solution sur ]x, 1 + η1 [.
La première est β(x), la seconde α(x).
La formule de Taylor appliquée à g au voisinage de (1, 1) nous conduit à
∂g ∂g
g(x, y) = g(1, 1) + (x − 1) (1, 1) + (x − 1) (1, 1)
Z 1  ∂x 2
∂y
∂ g
+ (1 − t) (x − 1)2 2 (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
0 ∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x ∂y 
2
2∂ g
+(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) dt.
∂y 2
2
∂ g
(1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) = −1,
∂x2
∂2g 1
(1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) = − ,
∂x ∂y (1 + t(y − 1))2
∂2g 1 + t(2x − y − 1)
2
(1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) = .
∂y (1 + t(y − 1))3

∂2g
t ∈ [0, 1] 7−→ (x − 1)2 2 (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x ∂y 
2
2∂ g
+(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) ∈ R
∂y 2
possède, pour x et y fixés, un maximum, M et un minimum m.

Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.

113
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z 1 
m ∂2g
6R(x, y) = (1 − t) (x − 1)2 2 (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
2 0 ∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x ∂y 
2
2∂ g M
+ (y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) dt6
∂y 2 2
donc il existe cx, y ∈ [0, 1] tel que
∂2g
2R(x, y) = (x − 1)2 2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x ∂y
2
2∂ g
+(y − 1) (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1)).
∂y 2
Si y est une solution associée à x, nous obtenons 0 = R(x, y).
∂2g
(1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1)) = −1,
∂x2
∂2g
Ax,y = (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x ∂y  
1 3 1
=− ∈ − , − ,
(1 + cx, y (y − 1))2 2 2
2
∂ g
Bx,y = 2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂y  
1 + cx, y (2x − y − 1) 1 3
= ∈ , .
(1 + cx, y (y − 1))3 2 2
y−1
Pour x 6= 1, posons X = . X vérifie Bx,y X 2 + 2Ax,y X − 1 = 0.
x−1 p
−Ax,y + A2x,y + Bx,y
X vérifie l’une ou l’autre des relations X = lorsque
p 2 Bx,y
−Ax,y − Ax,y + Bx,y
X > 0, X = lorsque X < 0. Le produit des deux étant
Bx,y
égal à -1
En utilisant les encadrements précédents nous obtenons
√ p
1 + 3 −Ax,y + A2x,y + Bx,y √
6 63 + 15 et, le produit des “ racines ” étant
3 Bx,y
égal à -1,
√ p √
3( 3 − 1) −Ax,y − A2x,y + Bx,y 15 − 3
− 6 6− .
2 Bx,y 6
Il existe donc une constante C > 0 telle que |X|6C c’est-à-dire
|α(x) − 1|6C|x − 1| et |β(x) − 1|6C|x − 1|. α et β sont donc continues en 1.
Montrons, par exemple, que β, est de classe C 1 .
Si 2K + 1 = 0, nous nous plaçons au voisinage d’un point x0 6= 1 de l’intervalle
de définition de β.
Notons y0 = β(x0 ).
∂g 1 ∂g y−x
(x, y) = − x, (x, y) = .
∂x y ∂y y2

114
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂g
β(x) 6= x donc (x0 , y0 ) 6= 0.
∂y
∂g
(x, y) 7−→ (x0 , y0 ) est continue sur R × R∗+ . Il existe donc η ∈]0, y0 [ véri-
∂y
∂g
fiant pour |x − x0 |6η et |y − y0 |6η, (x, y) >|A > 0.
∂y
Pour x et y ainsi choisis, |gx (y) − gx (y0 )| = |y − y0 | |gx′ (c)|>A|y − y0 |.
|gx (y) − gx (y0 )|
Nous en déduisons |y − y0 |6 .
A
Pour y = β(x),
g(x, β(x)) − g(x, β(x0 )) + g(x, β(x0 )) − g(x0 , β(x0 )) = 0
∂g ∂g
= (β(x) − β(x0 )) (x, u) + (x − x0 ) (v, β(x0 ))
∂y ∂x
où u est entre β(x) et β(x0 ) ; v est entre x0 et x.
∂g
Pour |x − x0 |6η et |y − y0 |6η, par continuité, (x, y) 6B.
∂x
B
|β(x) − β(x0 )|6 |x − x0 | = K|x − x0 |.
M
β est bien continue en x0 donc sur l’intervalle de définition de β.
Montrons que β est dérivable.
∂g ∂g
g(x0 + h, y0 + k) = h (x0 , y0 ) + k (x0 , y0 ) + k(h, k)kε(h, k) où ε nulle
∂x ∂y
en (0, 0) est continue en (0, 0).
Posons y0 + k = β(x0 + h). dans ce cas,
∂g ∂g
0 = h (x0 , y0 ) + (β(x0 + h) − β(x0 )) (x0 , y0 )
∂x ∂y
+k(h, β(x0 + h) − β(x0 ))kε(h, β(x0 + h) − β(x0 )).
Pour |x − x0 6η, nous avons |β(x) − β(x0 )|6K|x − x0 | donc

(β(x0 + h) − β(x0 )) ∂g (x0 , y0 ) ∂g
∂y
+ (x0 , y0 )
h ∂x
6k(h, β(x0 + h) − β(x0 ))k |ε(h, β(x0 + h) − β(x0 ))|
6k(h, β(x6 K ′ |h| |ε(h, β(x0 + h) − β(x0 )).
∂g
β(x0 + h) − β(x0 ) (x0 , y0 )
On en déduit : lim = − ∂x∂g
.
h→0 h ∂y
(x 0 , y 0 )
∂g
′ (x, β(x))
β est donc dérivable sur R et ∀x ∈ R, β (x) = ∂x
− ∂g .
(x, β(x))
∂y
Il est alors immédiat que β est de classe C ∞ . On fait de même pour α et nous
avons les mêmes résultats.
1
Il reste à étudier le comportement en 1 dans le cas K = − .
2
α(1) = β(1) = 1.
Reprenons la relation établie plus haut. Conservons les notations vues plus
haut.
Si y désigne α(x) ou β(x), nous avons

115
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2g
0 = (x − 1)2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x2
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x ∂y
∂2g
+(y − 1)2 2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1)).
∂y
y−1 α(x) − 1 β(x) − 1
Pour x 6= 1, posons X = . Si x 6= 1, alors > 0 et < 0.
x−1 x−1 x−1
donc nous avons les relations
p : p
α(x) − 1 −Ax,y + A2x,y + Bx,y β(x) − 1 −Ax,y − A2x,y + Bx,y
= et = .
x−1 Bx,y x−1 Bx,y
∂2g ∂2g ∂2g
, sont continues en (1, 1).
∂x ∂y ∂x2 ∂y 2
Pour ε > 0, il existe η3 > 0 tel que pour |x − 1| < η3 , |y − 1|6η3 on ait
r 2
∂2g
− (x, y) + ∂ 2g
(x, y) + ∂ 2g
(x, y)
∂x ∂y ∂x ∂y ∂y 2 √
− (1 + 2) 6ε.
∂2g
(x, y)
∂y 2

Nous savons que α est continue donc
∃η4 ∈]0, η3 [, 1 − η4 < x < 1 + η4 , x 6= 1, ⇒ 1 − η3 < α(x) < 1 + η3 .
α(x) − 1 √
Il vient alors − (1 + 2) 6ε.
x−1 √
α est dérivable en 1 ; la dérivée en 1 est égale à 1 + 2. √
De même, β est dérivable en 1, de dérivée égale à 1 − 2.
Montrons que α′ et β ′ sont continues en 1.
xα(x) − 1 xβ(x) − 1
Pour x 6= 1, nous avons α′ (x) = α(x) et β ′ (x) = β(x) .
α(x) − x β(x) − x
α(x) − 1 β(x) − 1
Notons Tα (x) = et Tβ (x) = .
x−1 x−1
xTα (x) + 1 xTβ (x) + 1
α′ (x) = α(x) et β ′ (x) = β(x) .
Tα (x) − 1 Tβ (x) − 1
√ √
lim Tα (x) = 1 + 2, lim Tβ (x) = 1 − 2.
x→1 √
x→1 √
′ 2 + 2 √ ′ 2− 2 √
Donc lim α (x) = √ = 1 + 2 et de même lim β (x) = √ = 1 − 2.
x→1 2 x→1 − 2
1
α et β sont de classe C .

116
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

La courbe représentative de α a l’allure suivante :

2.5

1.5

0.5

0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4

La courbe représentative de β a l’allure suivante :

2.5

1.5

-0.5 0 0.5 1 1.5 2

La courbe représentative de la solution prenant la valeur e en 1 a l’allure


suivante :

12

10

-2 -1 0 1 2

117
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

La courbe représentative de la solution prenant la valeur 1 en 0 a l’allure sui-


vante :

-2 -1.5 -1 -0.5 0 0.5

57. ω définie par ω(x, y) = f (x) [(x + 2x2 + y 2 )dx − y(x − 1)dy] est fermée si et
seulement si la dérivée de y 7−→ f (x)(x + 2x2 + y 2 ) est égale à la dérivée de
x 7−→ −f (x)y(x − 1) c’est-à-dire ∀(x, y) ∈ U, 2yf (x) = −y(x−1)f ′ (x)−yf (x)
soit encore 3f (x) = (1 − x)f ′ (x) où U est un ouvert de R2 .
C1 C2
f est donc définie par f (x) = 3
pour x ∈] − ∞, 1[ et f (x) =
(x − 1) (x − 1)3
pour x ∈]1, +∞[.
Soit F une éventuelle20 fonction dont la différentielle est ω. Notons C l’une ou
l’autre des deux constantes C1 , C2 .
∂F Cy Cy 2
(x, y) = − donc F (x, y) = A(x) − .
∂y (x − 1)2 2(x − 1)2
∂F ′ Cy 2 x + 2x2 + y 2
Nous devons avoir (x, y) = A (x) + =C c’est-à-dire
∂x (x − 1)3 (x − 1)3
x + 2x2
A′ (x) = C .
(x − 1)3
2x2 + x = (x − 1)(2x + 3) + 3, 2x + 3 = 2(x − 1) + 5 donc
x + 2x2 2 5 3
3
= + 2
+ .
(x − 1) x − 1 (x − 1) (x − 1)3
5 3
Nous obtenons A(x) = 2 ln(|x − 1|) − − + D puis
x − 1 2(x − 1)2
y 2 + 10x − 7
F (x) = −C + 2C ln(|x − 1|) + K avec C et K dépendants de l’ou-
2(x − 1)2
vert ] − ∞, 1[×R ou ]1, +∞[×R sur lequel on se trouve.

58. f (x, y) = (f1 (x, y), f2 (x, y)) où f1 et f2 sont des applications de classe C 2 de
R2 dans R. La matrice Jacobienne de f est une rotation donc cela équivaut à
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
(x, y) = (x, y), (x, y) = − (x, y) et
∂x ∂y ∂x ∂y
20
D’après ce que nous avons vu plus haut, F existe car les ouverts ] − ∞, 1[×R et ]1, +∞[×R
sont convexes.

118
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

 2  2
∂f1 ∂f2
(x, y) + (x, y) = 1.
∂x ∂x
∂ 2 f1 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1
f est de classe C 2 donc nous avons (x, y) = (x, y) = − (x, y)
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2
puis
∂ 2 f1 ∂ 2 f1
(x, y) + (x, y) = 0.
∂x2 ∂y 2
∂ 2 f2 ∂ 2 f2
De même (x, y) + (x, y) = 0.
∂x2  ∂y 2
2  2
∂f1 ∂f2
À partir de la relation (x, y) + (x, y) = 1 nous obtenons
∂x ∂x
∂f1 ∂ 2 f1 ∂f2 ∂ 2 f2 ∂f1 ∂ 2 f1 ∂f2 ∂ 2 f2
+ = 0 et + = 0.
∂x ∂x2 ∂x ∂x2 ∂x ∂x ∂y ∂x ∂x ∂y
 2 
∂ f1 ∂ 2 f1
 ∂x2 (x, y) (x, y) 
 ∂x ∂y 
Considérons la matrice M(x, y) =  .
 ∂ 2 f2 2
∂ f2 
(x, y) (x, y)
∂x2 ∂x ∂y
Les deux colonnes de M(x, y) sont orthogonales au vecteur de coordonnées
 
∂f1 ∂f2
(x, y), (x, y) donc M(x, y) est de rang au plus égal à 1 et a un
∂x ∂x
déterminant nul.  
∂ 2 f1 ∂ 2 f2
(x, y) − (x, y)
 ∂x2 ∂x2 
 
La matrice M(x, y) est M(x, y) =  .
 ∂ 2 f2 2
∂ f1 
(x, y) (x, y)
∂x2 ∂x2
 2 2  2 2
∂ f1 ∂ f2
det (M(x, y)) = 2
(x, y) + (x, y) = 0.
∂x ∂x2
∂ 2 f1 ∂ 2 f2
Nous en déduisons ∀(x, y) ∈ R2 , (x, y) = (x, y) = 0.
∂x2 ∂x2
2 ∂ 2 f1 ∂ 2 f2
∀(x, y) ∈ R , 0 = (x, y) = (x, y),
∂x2 ∂x ∂y
2 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1
∀(x, y) ∈ R , 0 = (x, y) = − (x, y).
∂x2 ∂x ∂y
∂f2 ∂f1 ∂f2
Finalement, (x, y) = c2 (y) = d2 (x), (x, y) = c1 (y) = d1 (y) donc
∂x ∂x ∂x
∂f1
et sont constantes.
∂x
f1 (x, y) = α1 x + β1 (y), f2 (x, y) = α2 x + β2 (y) où β1 et β2 sont des fonctions
réelles définies sur R2 , de classes C 2 .
∂f1 ∂f2
(x, y) = β1′ (y) = −α2 , (x, y) = β2′ (y) = α1 .
∂y ∂y
Nous obtenons finalement f1 (x, y) = α1 x−α2 y +γ1 , f2 (x, y) = α2 x+α1 y +γ2

119
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

avec α12 + α22 = 1. Il s’agit bien d’une rotation affine de centre le point de
coordonnée (γ1 , γ2 ) dont une mesure, θ, de l’angle (en supposant que la base
canonique est orientée dans le sens direct) est définie par cos(θ) = α1 , sin(θ) =
α2 .

59. La matrice Jacobienne de f = (f1 , f2 ) en (x, y) est une similitude donc nous
∂f1 ∂f2 ∂f1 ∂f2
en déduisons = , =− .
∂x ∂y ∂y ∂x
∂ 2 f1 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1 ∂ 2 f2
Nous en déduisons = , = − .
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2 ∂x ∂y
Nous avons bien ∆f1 = 0 ; de même ∆f2 = 0. ∆f = 0.
+∞
X
f (x, y) = an (x + iy)n .
n=0
+∞
X
x ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ .
n=0
+∞
X
y ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ .
n=0
En effet. Considérons une série entière de rayon de convergence R > 0. Soit
z ∈ C, |z| < R.
Soit D un disque centré en z, de rayon ρ > 0, ρ < R − |z|.
Soit h ∈ C∗ , z + h ∈ D.
+∞ +∞
! +∞ " n−1 #
1 X X X X
an (z + h)n − an z n = an (z + h)k z n−1−k .
h
n=0 n=0 n=1 k=0
Xn−1 X n−1
(|z| + ρ)n − |z|n

(z + h)k z n−1−k 6 (|z| + ρ)k |z|n−1−k = .
ρ
k=0 k=0
" n−1
#
X X
La série h 7−→ an (z + h)k z n−1−k converge uniformément pour |h|6ρ
n>1 k=0
donc la "somme est continue en# 0 et vérifie donc :
+∞
X n−1
X +∞
X
lim an (z + h)k z n−1−k = nan z n−1 .
h→0
n=1 k=0 n=1
+∞
X
Il est alors immédiat que, le rayon de la série entière nan z n−1 étant en-
n=1
+∞
X
core R, que les applications x ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ et
n=0
+∞
X
y ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ sont de classes C ∞ .
n=0
Revenons à notre question.

120
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

+∞ +∞
!
f (x+ h, y) −f (x, y) 1 X X
Soit h ∈ R∗ . = an (x+ h+ iy)n − an (x+ iy)n
h h n=0 n=0

donc, d’après le résultat précédent nous avons


+∞
f (x + h, y) − f (x, y) X
lim = nan (x + iy)n−1 .
h→0 h n=1
+∞ +∞
!
f (x, y + h) − f (x, y) 1 X X
=i an (x + iy + ih)n − an (x + iy)n donc, tou-
h ih n=0 n=0

jours d’après le résultat précédent nous avons


+∞
X
f (x + h, y) − f (x, y)
lim =i nan (x + iy)n−1 .
h→0 h n=1
∂f ∂f
Nous en déduisons que =i puis en notant f1 = ℜe(f ) et f2 = ℑm(f ),
 ∂y  ∂x
∂f1 ∂f2 ∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
+i =i +i =− +i c’est-à-dire
∂y ∂y ∂x ∂x ∂x ∂x
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
=− , = .
∂y ∂x ∂y ∂x
La différentielle de (f1 , f2 ) est une similitude ou la fonction nulle donc, son
laplacien est nul.
   
2 ′′ x2 +y 2 2 ′ x2 +y 2
2
∂ g 4x f z2
+ 2z f z2
60. 2
(x, y, z) = 4
,
∂x  2 2z  2 2
∂2g 4y 2f ′′ x z+y 2 + 2z 2 f ′ x z+y
2
(x, y, z) = ,
∂y 2 z4
 2 2  
2 2 2 ′′ x +y 2 2 2 ′ x2 +y 2
∂2g 4(x + y ) f z2
+ 6z (x + y )f z2
(x, y, z) = .
∂z 2 z6
2 2
x +y
Posons t = .
z2
x2 + y 2
Pour tout t ∈ R∗+ , il existe (x, y, z) ∈ (R∗+ )3 vérifiant t = .
z2
Il suffit par exemple de fixer x et y et de déterminer z.
4t(t + 1)f ′′ (t) + (4 + 6t)f ′ (t)
(∆g)(x, y, z) = .
z2
Le Laplacien de g est nul si et seulement si pour tout réel t strictement positif,
4t(t + 1)f ′′ (t) + (4 + 6t)f ′ (t) = 0.
2 + 3t 1 1
= + . Les solutions sont donc les fonctions f ′ définies par
2t(t + 1) t 2(t + 1) 
1 1
f (t) = λ exp − ln(t) − ln(1 + t) = λ √ où λ ∈ R.
2 t 1+t
En utilisant le changement de variable u ∈]1, +∞[7−→ t = u2 − 1 ∈ R∗+ nous
Tous droits réservés, Septembre 2013, Joseph Di Valentin.

121
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z Z Z Z
dt 2 1 1
obtenons √ = 2
du = du − du. Une primi-
t 1+t u −1 u−1 u+1
√ 
∗ 1 ∗ 1+t−1
tive de t ∈ R+ 7−→ √ ∈ R est donc t ∈ R+ 7−→ ln √ .
t 1+t 1+t+1
Les solutions sont donc les applications, f , définies sur R∗+ par
√ 
1+t−1
f (t) = λ ln √ + µ avec (λ, µ) ∈ R2 .
1+t+1
∂f ∂f
61. g(x, y) = x (x, y) + y (x, y).
∂x ∂y
2
∞ ∂ g ∂2f ∂3f ∂3f
g est de classe C . (x, y) = 2 2 (x, y) + x 3 + y 2 ,
∂x2 ∂x ∂x ∂x ∂y
∂2g ∂2f ∂3f ∂3f
(x, y) = 2 2 (x, y) + y 3 + x 2 .
∂y 2 ∂y ∂y ∂y ∂x
∂∆(f ) ∂∆(f )
∆(g) = 2∆(f ) + x (x, y) + y (x, y) = 0.
∂x ∂y
g est bien harmonique.
Posons ϕ = ∆(f ).
∂ϕ ∂ϕ
g harmonique équivaut à ∀(x, y) ∈ R2 , x (x, y) + y (x, y) = −2ϕ(x, y).
∂x ∂y
ϕ est donc (-2)-homogène.
Comme nous l’avons déjà vu21 , cela signifie :
∀(x, y, t) ∈ R2 × R∗+ , ϕ(tx, ty) = t−2 ϕ(x, y) soit encore
∀(x, y, t) ∈ R2 × R∗+ , t2 ϕ(tx, ty) = ϕ(x, y).
ϕ est continue sur R2 donc lim t2 ϕ(tx, ty) = 0 = ϕ(x, y). ϕ est nulle donc f
t→0
est harmonique.

62. (a) (r, θ) 7−→ (x = r cos(θ), y = r sin(θ)) est de classe C ∞ donc l’image
réciproque, V , de l’ouvert U par cette application est un ouvert. F est de
classe C 2 . Supposons r 6= 0.
∂F ∂f ∂f
r (r, θ) = r cos(θ) (x, y) + r sin(θ) (x, y) = G(r, θ).
∂r ∂x ∂y
∂G ∂f ∂f
(r, θ) = cos(θ) (x, y) + sin(θ) (x, y)
∂r ∂x ∂y
 
∂2f ∂2f
+r cos(θ) cos(θ) 2 (x, y) + sin(θ) (x, y)
∂x ∂x ∂y
 
∂2f ∂2f
+r sin(θ) cos(θ) (x, y) + sin(θ) 2 (x, y)
∂x ∂y ∂y
2
∂f ∂f ∂ f
= cos(θ) (x, y) + sin(θ) (x, y) + r cos2 (θ) 2 (x, y)
∂x ∂y ∂x
21
Nous pouvons aussi  poser, pour t ∈ R, ψ(t) = t2 ϕ(tx,
 ty).
′ 2 ∂ϕ ∂ϕ
ψ (t) = 2tϕ(tx, ty) + t x (tx, ty) + y (tx, ty) = 2tϕ(tx, ty) + t(−2ϕ(tx, ty)) = 0.
∂x ∂y
Donc ∀t ∈ R, ψ(t) = ψ(1) = ϕ(x, y).

122
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

∂2f ∂2f
+2r sin(θ) cos(θ) (x, y) + r sin2 (θ) 2 (x, y).
∂x ∂y ∂y
∂F ∂f ∂f
(r, θ) = −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) + r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)).
∂θ ∂x ∂y
∂2F ∂f ∂f
2
(r, θ) = −r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x ∂y
 
∂2f ∂2f
−r sin(θ) −r sin(θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)) + r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂x ∂x ∂y
 
∂2f ∂2f
+r cos(θ) −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) + r sin(θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)) .
∂x ∂y ∂y
Nous obtenons alors
2
∂ F ∂f ∂f
2
(r, θ) = −r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) − r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x ∂y
∂2f ∂2f
+r 2 sin2 (θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)) − 2r 2 sin(θ) cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂x ∂x ∂y
∂2f
+r 2 cos2 (θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)).
∂y
   2
1 ∂ ∂F 1∂ F
Nous avons bien : r + 2 2.
r ∂r ∂r r ∂θ
(b) Supposons f dérivable en z. Soit (h, k) ∈ R2 . Nous avons donc
fe(x + h, y + k) − fe(x, y)
lim = f ′ (z) = A(x, y) + iB(x, y) où
(h, k)→(0, 0) h + ik
A et B sont des fonctions réelles. En particulier nous avons
fe(x + h, y) − fe(x, y)
lim = A(x, y) + iB(x, y) et
h→0 h
fe(x, y + k) − fe(x, y)
lim = f ′ (z) = A(x, y) + iB(x, y) c’est-à-dire
k→0 ik
en notant fe = f1 + if2 , où f1 et f2 sont deux fonctions à valeurs réelles,
∂f1 ∂f2
(x, y) = A(x, y), (x, y) = B(x, y) et
∂x ∂x
∂f1 ∂f2
(x, y) = −B(x, y), (x, y) = A(x, y) donc
∂y ∂y
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
(x, y) = (x, y), (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂x ∂y
Supposons que f1 et f2 sont différentiables sur U et vérifient les relations
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
(x, y) = (x, y), (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂x  ∂y 
∂f ∂f
fe(x + h, y + k) − fe(x, y) = h
1 2
(x, y) + i (x, y)
 ∂x ∂x 
∂f1 ∂f2
+k (x, y) + i (x, y) + k(h, k)kε(h, k)
∂y ∂y
où ε, nulle en (0, 0) est continue en (0, 0).
En utilisant les hypothèses nous obtenons

123
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

 
∂f ∂f
fe(x + h, y + k) − fe(x, y) = h
1 2
(x, y) + i (x, y)
 ∂x ∂x 
∂f2 ∂f1
+k − (x, y) + i (x, y) + k(h, k)kε(h, k).
∂x ∂x
Soit (h, k) ∈ R2 .
f (x + h + i(y + k)) − f (x + iy) fe(x + h, y + k) − fe(x, y)
=
h + ik  h + ik 
∂f1 ∂f2
= (h + ik) (x, y) + i (x, y) + k(h, k)kε(h, k).
∂x ∂x
Nous obtenons donc
f (x + h + i(y + k)) − f (x + iy) ∂f1 ∂f2
lim = (x, y) + i (x, y).
(h+ik)→0 h + ik ∂x ∂x
f est dérivable. Nous avons finalement
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
f ′ (z) = (x, y) + i (x, y) = (x, y) − i (x, y).
∂x ∂x ∂y ∂x
∂ fe ∂ fe
(x, y) = i (x, y).
∂y ∂x
∂ fe ∂ fe ∂ 2 fe ∂ 2 fe ∂ 2 fe
(c) (x, y) = i (x, y), (x, y) = i (x, y) = − (x, y).
∂y ∂x ∂y 2 ∂x ∂y ∂x2
∆(fe)(x, y) = 0.
En reprenant l’expression vue précédemment de ∆(f ) nous en déduisons :
  
∂ ∂F ∂2F
r r + . Par continuité, la relation est vraie aussi pour
∂r ∂r ∂θ2
r = 0 donc est vraie pour (r, θ) ∈ V .
∂F ∂f
(r, θ) = −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x
∂f
+ir cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂x
∂f
= ir exp(iθ) (r cos(θ), r sin(θ)).
∂x
∂F ∂f ∂f
r (r, θ) = r cos(θ) (x, y) + ir sin(θ) (x, y)
∂r ∂x ∂x
∂f
= r exp(iθ) (x, y).
∂x
∂F ∂F
Nous avons bien (r, θ) = ir (r, θ).
∂θ ∂r
(d) Pour r ∈ [0, 1], Fr est de classe C 2 sur R. Fr est 2π-périodique donc est
développable en série de Fourier ; celle-ci converge
X normalement vers Fr .
Nous avons ∀(r, θ) ∈ [0, 1] × R, F (r, θ) = cn (Fr ) exp(inθ).
Z 2π n∈Z
1
cn (Fr ) = F (r, θ) exp(−inθ)dθ.
2π 0
Posons gn (r) = cn (Fr ). gn est de classe C 2 sur [0, 1] car f est de classe C 2
sur le disque ouvert contenant le disque fermé de rayon R > 1.

124
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z 2π
1 ∂F
Pour r ∈ [0, 1], gn′ (r) = (r, θ) exp(−inθ)dθ.
2π 0 ∂r
La dérivée de r 7−→ rgn′ (r) est alors égale à
Z 2π  
1 ∂ ∂F
r (r, θ) exp(−inθ)dθ.
2π 0 ∂r ∂r
Nous avons donc pour r ∈]0, 1], puis par continuité pour r ∈ [0, 1],
Z 2π 2
′ 2 ′′ 1 ∂ F
rgn (r) + r gn (r) = − (r, θ) exp(−inθ)dθ
2π 0 ∂θ2
 2π Z
1 ∂F in 2π ∂F
=− (r, θ) exp(−inθ) − (r, θ) exp(−inθ)dθ
2π ∂θ 0 2π 0 ∂θ
 2π
1 ∂F
=− (r, θ) exp(−inθ) + inF (r, θ) exp(−inθ)
2π ∂θ 0
2 Z 2π
n
+ F (r, θ) exp(−inθ)dθ
Z 2π
2π 0
n2
= F (r, θ) exp(−inθ)dθ = n2 gn (r).
2π 0
Il vient alors rgn′ (r) + r 2gn′′ (r) = n2 gn (r). Sur R∗+ , cherchons des solutions
du type r 7−→ gn (r) = r α .
rgn′ (r) + r 2 gn′′ (r) = n2 gn (r) ⇐⇒ αr α + α(α − 1)r α = n2 r α
⇐⇒ α2 = n2 .
r 7−→ r n et r 7−→ r −n sont indépendantes donc les solutions, sur R∗+ , de
l’équation différentielle rgn′ (r) + r 2 gn′′ (r) = n2 gn (r) sont les applications
r 7−→ λn r n + µn r −n .
gn est de classe C 2 donc pour n ∈ N, gn (r) = λn r n = r n gn (1) et pour
n ∈ Z∗− , gn (r) = µn r −n = r −n gn (1) c’est-à-dire
∀n ∈ Z, gn (r) = r | n| gn (1).
Pour r = 1 nous obtenons les coefficients de Fourier de la fonction F1
donc gn (r) = r |n|cn (F1 ). g0 (r) = c0 (F1 )
Z 2π Z 2π
donc f (r cos(θ), r sin(θ))dθ = f (cos(θ), sin(θ))dθ ; ne dépend donc
0 0
pas de r et est égal à 2πf (0).
∀(θ, r) ∈ R × [0, 1],
+∞
X +∞
X
n
F (r, θ) = cn (F1 )r exp(inθ) + c−n (F1 )r n exp(−inθ).
n=0 n=1

(e) En utilisant les résultats précédents, nous en déduisons


X+∞ +∞
X
∀z ∈ C, | z|61, f (z) = n
r cn (F1 ) exp(inθ) + r n c−n (F1 ) exp(−inθ).
n=0 n=1
Les séries entières de la variable r,
+∞
X +∞
X
r n cn (F1 ) exp(inθ) et r n c−n (F1 ) exp(−inθ) convergent pour r = 1,
n=0 n=1

125
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

donc elles ont un rayon de convergence au moins égal à 1 et pour


|r|6ρ < 1 elles convergent normalement donc uniformément.
d
(cn (F1 )r |n| exp(inθ)) = |n|cn (F1 )r |n|−1 exp(inθ) et,
dr
d
(cn (F1 )r |n| exp(inθ)) = incn (F1 )r |n|−1 exp(inθ).
dθ X
Nous savons que si une série entière un r n a pour rayon de convergence
X
R > 0 alors la série (r 7−→ nun r n ) a le même rayon de convergence
et converge uniformément sur le disque fermé de rayon ρ < R. Nous en
déduisons donc pour 06r < 1,
+∞
X +∞
X
∂F n
(r, θ) = nr cn (F1 ) exp(inθ) + nr n c−n (F1 ) exp(−inθ) et
∂r n=0 n=1
X+∞ +∞
X
∂F n
(r, θ) = inr cn (F1 ) exp(inθ) + inr n c−n (F1 ) exp(−inθ).
∂θ n=0 n=1
∂F ∂F
La relation (r, θ) = ir (r, θ) conduit à
∂θ ∂r
+∞
X +∞
X
n
nr cn (F1 ) exp(inθ) + nr n c−n (F1 ) exp(−inθ)
n=0 n=1
+∞
X +∞
X
n
= nr cn (F1 ) exp(inθ) + nr n c−n (F1 ) exp(−inθ).
n=0 n=1
Les deux séries trigonométriques convergent uniformément ; ce sont donc
les séries de Fourier de leurs sommes et compte tenu de l’unicité du déve-
loppement en série de Fourier nous en déduisons pour tout entier relatif
n, cn (F1 )(n − |n|) = 0 donc cn (F1 ) est nul pour n < 0. Il vient alors fina-
+∞
X
lement pour | z|61, f (z) = cn (F1 )z n pour |z|61.
n=0

(f) f est développable en série entière à l’origine ; la série entière a un rayon


de convergence au moins égal à 1.
Supposons que f soit définie sur un ouvert contenant le disque centré en 0
de rayon R > 0. Supposons comme précédemment que fe soit de classe C 2 .
Montrons que f est développable en série entière de rayon de convergence
au moins égal à R.
R
Soit ρ ∈]0, R[. Posons pour |z| < , e g (z) = fe(ρz).
ρ
Nous pouvons appliquer le résultat précédent et nous avons pour |z|61,
+∞
X +∞
X
n an n
g(z) = an z puis, ∀z, |z|6ρ, f (z) = z .
n=0 n=0
ρn
f est donc développable en série entière à l’origine, le rayon de convergence
de la série est au moins égal à ρ.
+∞
X an n
Pour ρ1 < ρ2 < R, nous avons ∀z ∈ C, |z|6ρ1 , f (z) = n
z et
n=0
ρ 1

126
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

+∞
X bn n
∀z ∈ C, |z|6ρ2 , f (z) = n
z .
n=0
ρ2
L’unicité du développement en série entière conduit donc à l’existence
d’un développement en série entière de rayon au moins égal à R.

π
(g) Posons pour x et y réels, avec x + iy = z 6= + kπ,
2
1 1
f (z) = ϕ(x, y) = = .
cos(x + iy) cos(x) ch(y) − i sin(x) sh(y)
f est de classe C ∞ .
∂ϕ sin(x) ch(y) + i cos(x) sh(y) sin(z)
(x, y) = − = − .
∂x (cos(x) ch(y) − i sin(x) sh(y))2 cos2 (z)
∂ϕ cos(x) sh(y) − i sin(x) ch(y) sin(z)
(x, y) = − = −i .
∂y (cos(x) ch(y) − i sin(x) sh(y))2 cos2 (z)
∂ϕ ∂ϕ
Nous avons la relation (x, y) = i (x, y).
∂y ∂x
f est dérivable et nous pouvons appliquer le résultat précédent. f est
développable en série entière à l’origine ; le rayon de convergence est au
π π π
moins égal à . Si R > , alors f possède une limite en ce qui n’est
2 2 2
π
pas le cas donc le rayon de convergence de la série entière est égal à .
2

(h) Quitte à effectuer un changement de variables, on peut supposer que U


est étoilé par rapport à O. Nous cherchons une application g vérifiant
∂g ∂f ∂g ∂f
(x, y) = (x, y) et (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂y ∂x
∂2f ∂2f
Nous avons déjà vu qu’il faut avoir (x, y) = − (x, y) ; ce qui est
∂y 2 ∂x2
le cas ici car f est harmonique.
Nous avons déjà vu que sur un ouvert convexe une telle solution existe
alors et est unique à une constante additive près. Redémontrons-le à nou-
veau.
Soit g une application de classe C 1 sur R2 .
Z 1 
d
g(x, y) − h(0, 0) = g(tx, ty) dt
dt
Z 1
0 
∂g ∂g
g(x, y) − h(0, 0) = x (tx, ty) + y (tx, ty) dt.
0 ∂x ∂y
Si g est solution du problème posé alors
Z 1 
∂f ∂f
g(x, y) − h(0, 0) = x (tx, ty) − y (tx, ty) dt.
0 ∂y ∂x
Il faut alors montrer que cette fonction est bien solution.
La fonction g ainsi définie est de classe C ∞ sur R2 est vérifie
Z 1 
∂g ∂f ∂2f ∂2f
(x, y) = (tx, ty) + tx (tx, ty) − ty 2 (tx, ty) dt
∂x 0 ∂y ∂x ∂y ∂x

127
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

Z 1  
∂f ∂2f ∂2f
= (tx, ty) + tx (tx, ty) + ty 2 (tx, ty) dt.
0 ∂y ∂x ∂y ∂y
2 2
 
∂ f ∂ f d ∂f
tx (tx, ty) + ty 2 (tx, ty) = t (tx, ty) donc en intégrant
∂x ∂y ∂y dt ∂y
par parties nous obtenons :
Z 1   1
∂g ∂f ∂f
(x, y) = (tx, ty) dt + t (tx, ty)
∂x 0 ∂y ∂y 0
Z 1
∂f ∂f
− (tx, ty)dt = (x, y).
0 ∂y ∂y
∂g ∂f
Nous obtenons, par la même méthode (x, y) = − (x, y).
∂y ∂x
L’application f + ig vérifie les conditions pour être une application com-
plexe de variable complexe dérivable ; d’où le résultat demandé.

1
63. (a) f (x, 1) = − n’est pas développable en série entière à l’origine.
2x
1 1
Pour y 6= 1, f (x, y) = . L’application x 7−→ f (x, y) est
1 − y 1 − x 1+y1−y
1 + y
développable en série entière à l’origine pour x < 1. Il s’agit bien
1 − y
d’un ouvert de R × (R \ {1}) donc d’un ouvert de R2 , image réciproque
1+y
de ] − 1, 1[ par la fonction continue (x, y) 7−→ x .
1−y
L’ouvert a l’allure suivante (il s’agit de la partie hachurée) :

10

-4 -2 0 2 4

-5

-10

+∞
X (1 + y)n n
Pour (x, y) dans cet ouvert nous avons f (x, y) = x .
n=0
(1 − y) n+1

1
La dérivée nième de l’application y ∈] − 1, 1[7−→ ∈ R est l’ap-
(1 − y)n+1
1
plication y ∈] − 1, 1[7−→ ∈ R. Elle est développable en série en-
n!(1 − y)
tière à l’origine.
X +∞
1 n
Nous avons ∀y ∈] − 1, 1[, = Cp+n yp.
(1 − y)n+1 p=0

128
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

(1 + y)n
Nous avons donc22 , dans les mêmes conditions, en notant an (y) = ,
(1 − y)n+1
+∞ p
(1 + y)n X an (0) (p)
an (0)
(p) X
p n
= y où = α n,p = Cn+k Cnp−k avec la conven-
(1 − y) n+1
p=0
p! p! k=0
tion Cji = 0 pour i > j.
1 + y

Nous obtenons donc pour (x, y) ∈ C , x < 1 et |y| < 1,
2
1 − y
+∞ +∞
!
X X
f (x, y) = αn,p y p xn .
n=0 p=0

Supposons (x, y) ∈ C2 avec x = r exp(iθ) et y = r exp(−iθ) avec


(r, θ) ∈ R2 .
+∞
X
1 + |y|
Pour |y| < 1 et |x| < 1, la série αn,p |y|p |x|n converge donc,
1 − |y| p=0
+∞
X
avec les hypothèses faites, la série αn,p |r|p+n converge pour |r| < 1 et
p=0
1 − |r| √
|r| < c’est-à-dire pour |r| < 2 − 1.
1 + |r|

Pour |r| < 2 − 1 fixé, la série de terme général αn,p r p+n exp(i(n − p)θ)
converge normalement, donc uniformément, par rapport à θ. En particu-
lier,
Z 2π X+∞ (p)
! +∞ Z 2π (p)
!
an (0) p+n X an (0) p+n
r exp(i(n − p)θ) dθ= r exp(i(n − p)θ)dθ
0 p=0
p! p=0 0 p!
(n)
an (0) 2n
= 2π r .
n!
(1 + r exp(−iθ))n n n
r exp(inθ) 6 (1 + |r|) |r|n .
(1 − r exp(−iθ))n+1 (1 − |r|)n+1

X+∞
1 n
22
Pour y ∈ C avec |y| < 1 nous avons encore la relation = Cp+n yp.
(1 − y)n+1 p=0
En effet, celle-ci est vraie pour n = 0. Supposons-la vraie jusqu’au rang n.
+∞
! +∞ !
1 X X
= yp n
Cp+n yp .
(1 − y)n+2 p=0 p=0
p
X
n
La série entière produit a pour terme général Ck+n .
k=0
p
X
n
Ck+n est le coefficient de X n dans le polynôme (1 + X)k+n c’est-à-dire le coefficient de X n
k=0
(1 + X)p+1 − 1
dans le polynôme (1 + X)n soit encore le coefficient de X n+1 dans le polynôme
X
n+1
(1 + X)n+p+1 ; il s’agit bien de Cn+1+p . Le résultat est vrai au rang n + 1 ; il est donc vrai pour
tout n ∈ N.

129
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL

√ 1 + |r|
Pour |r| < 2−1 nous avons |r| < 1 donc la série de terme général
+∞
1 − |r|
X
αn,p r n+1 exp(i(n − p)θ) est normalement convergente de la variable θ.
p=0

Nous
Z 2π en déduisons ! !
+∞ Z
X +∞
2π X
f (r exp(iθ), r exp(−iθ)dθ = αn,p r n+1 exp(i(n − p)θ) dθ .
0 n=0 0 p=0
Z 2π +∞
X (n)
an (0) 2n
Finalement f (r exp(iθ), r exp(−iθ)dθ = 2π r .
0 n=0
n!
Z
√ 2π
Calculons “directement”, pour |r| < 2−1, f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ.
0
1
f (r exp(iθ), r exp(−iθ)) = 2
> 0.
−r − 2r cos(θ) + 1
Z 2π Z π

f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ = 2 2
.
0 0 −r − 2r cos(θ) + 1
 
θ
Le changement de variable θ ∈ [0, π[7−→ t = tan ∈ R+ est un C 1 dif-
2
féomorphisme donc nous obtenons
Z 2π Z +∞
dt
f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ = 4 2 2 2
.
0 0 (−r + 2r + 1)t + (−r − 2r + 1)
−r 2 + 2r + 1 et −r 2 − 2r + 1 sont strictement positifs donc
q
Z 2π Z +∞ −r 2 +2r+1
4 −r 2 −2r+1
f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ = √  q 
0 r 4 − 6r 2 + 1 0 1 + t −r2 +2r+1 2
−r 2 −2r+1

=√ .
r 4 − 6r 2 + 1
X+∞ (n)
an (0) 2n 1
Finalement r =√
n=0
n! r 4 − 6r 2 + 1
+∞ (n)
√ √ X an (0) n 1
et pour |r| < ( 2 − 1)2 = 3 − 2 2, r =√ .
n=0
n! r 2 − 6r + 1

1 1 1
Nous pouvons remarquer que √ =q q .
2
r − 6r + 1 1 − r√ 1− 3−2 2
r√
3+2 2

130
Index

Application différentiable, 1
Application ouverte, 15

Champ de gradient, 6
Connexe, 6
Connexe par arcs, 6

Fonctions homogènes, 25, 98


Forme différentielle exacte, 8
Forme différentielle fermée, 8
Formes différentielles, 7

Intégrale d’une forme différentielle, 8


Inversion locale, 18

Ouvert étoilé, 7, 25

Rotationnel, 11

Théorème d’inversion locale, 19


Théorème des fonctions implicites, 13, 19,
81
Théorème du point fixe, 12

131

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