Exercice 5
Exercice 5
Joseph DI VALENTIN
Septembre 2013
ii
iii
Avant propos
1 Calcul différentiel 1
v
Chapitre 1
Calcul différentiel
Application différentiable
Soient E et F deux K vectoriels normés (K=R ou C). Soient U un ouvert de E et
f une application de U dans F . Soit enfin a ∈ U.
f est dite différentiable1 en a s’il existe une application linéaire l ∈ LC (E, F ) telle
1
que2 lim (f (a + h) − f (a) − l(h)) = 0.
h→0 khk
E
Soit f définie de l’ouvert U de l’espace vectoriel normé E dans l’espace vectoriel
normé F . U étant ouvert il existe η > 0 tel que pour h ∈ E, khkE 6η ⇒ a + h ∈ U.
Supposons f différentiable en a ∈ E.
Soient l1 et l2 deux applications linéaires continues vérifiant pour i = 1 ou 2,
1
lim (f (a + h) − f (a) − li (h)) = 0.
h→0 khk
E
1
Nous en déduisons, en notant l = l1 − l2 , lim l(h) = 0 c’est-à-dire ∀ε > 0, il
h→0 khk
E
existe α > 0 tel que pour tout h ∈ E vérifiant khkE 6α on ait kl(h)kF 6εkhkE .
α
Soit alors h un élément quelconque non nul de E. En choisissant t = , nous
khkE
avons kt hk = α donc kl(t h)kF 6εkt hkE puis, l étant linéaire, kl(h)kF 6εkhkE .
Finalement ∀ε > 0, ∀h ∈ E, kl(h)kF 6εkhkE . Nous en déduisons alors que l(h) est
nul.
La différentielle de f en a est unique ; elle est appelée différentielle de f en a et est
notée df (a).
Si f est différentiable en tout point de U alors f est dite différentiable sur U. L’appli-
1
La notion de différentiabilité a été pendant un moment supprimée des programmes des classes
préparatoires puis a été remise au programme. Je laisse donc ces exercices préliminaires pour ceux
d’entre vous qui n’auraient pas vu cette notion. Dans les exercices de ce chapitre lorsque je parlerai
de différentiabilité il faudra utiliser les résultats de cet exercice. Dans de nombreux cas l’étude de
la différentiabilité est plus simple à étudier que la recherche des dérivées partielles ; qui plus est
lorsque l’espace de départ est de dimension infinie les dérivées partielles “s’effacent” mais il reste
toujours la dérivée selon un vecteur non nul.
2
kf (a + h) − f (a) − l(h)kF
Ce qui est équivalent à lim = 0.
h→0 khkE
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
cation df définie de U dans LC (E, F ) qui à a associe df (a) est appelée différentielle
de f .
Si f est différentiable sur U et si df est continue3 de U dans LC (E, F ) alors f est
dite de classe C 1 .
1
Notons, pour h ∈ E, h 6= 0, a + h ∈ U, ε(h) = (f (a + h) − f (a) − l(h)) et
khkE
ε(0) = 0.
Si f est différentiable en a alors ∀h ∈ E vérifiant a + h ∈ U nous avons f (a + h) =
f (a) + l(h) + khkE ε(h) avec ε continue en 0.
Réciproquement s’il existe un application ε définie pour h ∈ E avec a + h ∈ U
continue en 0 et nulle en 0 et s’il existe une application linéaire continue définie de
E dans F vérifiant ∀h ∈ E avec a + h ∈ U, f (a + h) = f (a) + l(h) + khkE ε(h) alors
f est différentiable en a.
La preuve est immédiate.
En utilisant la relation précédente f (a + h) = f (a) + l(h) + khkE ε(h) nous avons
bien lim f (a + h) = f (a) donc f est continue en a lorsqu’elle est différentiable en a.
h→0
Soient f et g deux applications définies de U dans F différentiables en a ∈ U. Soit
λ ∈ K.
f et g étant différentiables en a nous avons pour tout h ∈ E vérifiant a + h ∈ U,
f (a + h) = f (a) + df (a)(h) + khkE ε1 (h), g(a + h) = g(a) + dg(a)(h) + khkE ε2 (h) où
ε1 et ε2 sont nulles en 0, continues en 0. Nous avons immédiatement
(g + λf )(a + h) = (g + f )(a) + (dg(a) + λdf (a))(h) + khkE (λε1(h) + ε2 (h)).
λf + g est différentiable en a et d(λf + g)(a) = λdf (a) + dg(a).
L’ensemble des applications définies de U dans F différentiables en a est donc un
espace vectoriel.
Soit f une application définie sur un ouvert de R à valeurs dans l’espace vectoriel
normé F . Soit a ∈ U. Supposons que f est différentiable en a. Nous avons, pour
h ∈ R vérifiant a + h ∈ U, la relation f (a + h) = f (a) + l(h) + |h|ε(h) où l est une
application linéaire continue4 de R dans F et ε une application continue en 0, nulle
en 0 définie sur V = U − a.
f (a + h) = f (a) + hl(1) + |h|ε(h). f est donc bien dérivable en a et la dérivée de f
en a est égale à l(1) = f ′ (a).
Soient E, F et G trois espaces vectoriels normés. Soient U un ouvert de E et V un
ouvert de F . Soient f une application de U dans V et g une application de V dans
G.
On suppose f différentiable en a ∈ U et g différentiable en b = f (a).
Il existe deux applications linéaires continues l1 ∈ LC (E, F ) et l2 ∈ LC (F, G) et il
existe deux applications ε1 et ε2 définies respectivement de U − a dans F et de V − b
dans G continues en 0, nulles en 0, vérifiant pour h ∈ U − a et pour k ∈ V − b,
g(b + k) = g(b) + l2 (k) + kkkF ε2 (k) et f (a + h)
= f (a) + l1 (h) + khkE ]ε1 (h).
g(f (a + h)) = g(b) + l2 l1 (h)) + l2 (khkE ε1 (h)
3
LC (E, F ) est muni de la norme subordonnée aux normes de E et de F .
4
Toute application linéaire de K dans F (K=R ou C) est continue.
En effet, soit l une telle application linéaire.
l(x) = xl(1) donc lim (l(x) = lim xl(1) = 0. l est continue en 0 donc continue car linéaire.
x→0 x→0
2
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
5
La réciproque est fausse.
Considérons l’application f définie sur R2 par f ((0, 0)) = 0 et pour (x, y) 6= (0, 0),
x3 + y 3
f (x, y) = 2 .
x + y2
Notons x = r cos(θ) et y = r sin(θ). ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) = r((cos(θ))3 + (sin(θ))3 ). f est continue
α3 + β 3
en 0. Soit e = (α, β). ∀t ∈ R, ∀e 6= 0, f (t e) = t 2 . f possède donc une dérivée suivant e en
α + β2
3 3
α +β
0 ; cette dérivée est égale = 2 .
α + β2
Supposons que f soit différentiable en 0. La différentielle, l, de f en 0 vérifie donc d’après la partie
directe l((1, 0)) = 1 et l((0, 1)) = −1. l((x, y)) = xl((1, 0)) + yl((0, 1)) = x + y. Nous devrions
x3 +y 3 x3 +y 3
x2 +y 2 − (x + y) x2 +y 2 − (x + y)
donc avoir lim p = 0. Or p = cos(θ) + sin(θ). Il n’y a donc
(x, y)→(0, 0) 2
x +y 2 x2 + y 2
pas de limite en (0, 0).
3
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
Question préliminaire.
Soient f une application définie sur un intervalle I = [a, b] ⊂ R à valeurs dans un
espace vectoriel normé E et g une application définie sur I à valeurs dans R. On
suppose f et g dérivables et ∀t ∈ I, kf ′(t)kE 6g ′ (t).
Nous avons l’inégalité kf (b) − f (a)kE 6g(b) − g(a).
Preuve du préliminaire.
Soit ε > 0 et soit A = {t ∈ [a, b], kf (t) − f (a)kE 6g(t) − g(a) + ε(t − a)}.
a ∈ A donc A 6= ∅. Soit alors c la borne supérieure de A. Si c = a alors c ∈ A.
Supposons c ∈]a, b].
1
c étant la borne supérieure de a, pour n ∈ N il existe cn ∈ A ∩ c − , c . Il
n+1
existe donc une suite (cn )n∈N de points de A ∩ [a, c] convergeant vers c.
f et g sont dérivables sur I = [a, b], (a < b), donc continues en c et il vient
lim kf (cn ) − f (a)kE − g(cn ) + g(a) − ε(cn − a)
n→+∞
= kf (c) − f (a)kE − g(c) + g(a) − ε(c − a)60.
c est donc dans A.
Supposons alors c < b.
f est
dérivable en c donc il existe
α1 > 0 tel que pour tout h ∈]c, c + α1 ] on
1
ε
ait
′
h (f (c + h) − f (c)) − f (c)
6 2 . De même il existe α2 > 0 tel que pour tout
E
1 ε
h ∈]c, c + α2 ] on ait (g(c + h) − g(c)) − g ′ (c) 6 .
h 2
Nous en déduisons pour 0 < h6 min(α1 , α2 ),
ε ε
kf (c + h) − f (c)kE 6hkf ′ (c)kE + h 6hg ′(c) + h et
2 2
′ ε
g(c + h) − g(c) − hg (c)> − h .
2
Finalement6
kf (c + h) − f (c)kE 6g(c + h) − g(c) + hε.
kf (c + h) − f (a)kE 6kf (c + h) − f (c)kE + kf (c) − f (a)kE
6g(c + h) − g(c) + hε + g(c) − g(a) + ε(c − a)
= g(c + h) − g(a) + ε((c + h) − a).
Nous en déduisons que c + h ∈ A et donc que c n’est pas la borne supérieure de A ;
il s’en suit que c = b.
Finalement, ∀ε > 0, kf (b) − f (a)kE 6g(b) − g(a) + ε(b − a).
ε étant quelconque nous avons bien kf (b) − f (a)kE 6g(b) − g(a).
Soit f définie sur l’ouvert U de Rp (p > 1), à valeurs dans l’espace vectoriel normé
F . Soit a = (a1 , · · · , ap ) un élément de U. Soit h = (h1 , · · · , hp ) ∈ Rp . On suppose
6
En fait dans cette démonstration seule l’existence d’une dérivée à droite en tout point de [a, b[
est utilisée.
4
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
7
Mettre à part le cas j = 1 sert simplement à prouver que l’une des dérivées partielles peut ne
pas être nécessairement continue et obtenir tout de même la différentiabilité de l’application f .
5
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
p
X
c’est-à-dire en choisissant comme norme sur R la norme définie par khk =
p
|hj |
j=1
nous obtenons ∀h ∈ Rp , k(df (x) − df (a))(h)kF 6εkhk soit encore
k|df (x) − df (a)k|6ε. df est bien continue ; l’équivalence est démontrée.
6
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
7
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
8
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z
En particulier, si ω est exacte et si a = b alors ω = 0.
γ
Soient f1 et f2 deux applications de classes C 1 définies sur un ouvert connexe (donc
connexe par arcs) U Ztelles que df1 = df2 . SoitZγ un chemin de support inclus dans U
d’extrémités a et b. df1 = f1 (b) − f1 (a) = df2 = f2 (b) − f2 (a). f2 − f1 est donc
γ γ
constante ; lorsqu’il existe une application f de classe C 1 sur un ouvert connexe par
arcs vérifiant df = ω, celle-ci est unique à une constante additive près.
Lorsque U est un ouvert étoilé inclus dans Rn alors une forme différentielle fermée
est exacte.
En effet. Supposons que U soit étoilé par rapport à a = (a1 , · · · , an ) ∈ U.
Soit x = (x1 , · · · , xn ) ∈ U. Le segment d’extrémités a et x est inclus dans U. Soit
X n
∂Ai ∂aj
ω(x) = Ai (x)dxi avec ∀(i, j) ∈ (Nn )2 , = .
i=1
∂xj ∂x i
Posons Z
alors Z n
1 1 X
f (x) = [ω(tx + (1 − t)a)](x − a)dt = Ai (tx + (1 − t)a)(xi − ai )dt.
0 0 i=1
Yn
U étant ouvert, il existe h > 0 tel que le pavé [xi − h, xi + h] soit inclus dans U.
i=1
Ai est de classe C 1 donc la fonction f possède une dérivée partielle selon xj continue
vérifiant Z
1
∂f
(x) = Aj (tx + (1 − t)a)dt
∂xj 0
Z 1X n
∂Ai
+ t (tx + (1 − t)a)(xi − ai )(xj − aj )dt.
0 i=1 ∂xj
ω est fermée
Z 1 donc Z 1X n
∂f ∂Aj
(x)= Aj (tx+ (1 − t)a)dt + t (tx+ (1 −t)a)(xi − ai )(xj − aj )dt
∂xj 0 0 i=1 ∂xi
Z 1 Z 1
d
= Aj (tx + (1 − t)a)dt + t aj (tx + (1 − t)a)(xj − aj )dt
0 0 dt
1
= tAj (tx + (1 − t)a) = Aj (x).
0
ω est donc exacte.
Si U est ouvert convexe alors il est étoilé par rapport à chacun de ses points et alors
toute forme différentielle fermée est alors exacte.
Si U est un ouvert connexe la condition ω fermée n’implique pas nécessairement que
ω soit exacte.
xdy − ydx
Par exemple, soit U = R2 \ {(0, 0)}, soit ω(x, y) = .
x2 + y 2
d x y 2 − x2 d −y y 2 − x2
= et = .
dx x2 + y 2 (x2 + y 2) dy x2 + y 2 (x2 + y 2)
Z
Si f est exacte alors ω doit être nulle pour par exemple le chemin C défini par
C
t ∈ [0, 2π] 7−→ (r cos(t), r sin(t)) ∈ U avec r fixé strictement positif.
9
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z Z 2π
ω= (sin2 (t) + cos2 (t))dt = 2π 6= 0.
C 0
En revanche, soit U un ouvert connexe (donc connexe par arcs) et soit ω une forme
différentielle de degré 1 sur U telle que pour tout chemin,
Z γ, fermé, continu et de
classe C 1 par morceaux de support inclus dans U on ait ω = 0. Alors, ω est exacte.
γ
Soit a ∈ U. Soit x ∈ U. Soit γx un chemin continu et de classe C 1 par Z morceaux
de support inclus dans U d’origine a et d’extrémité x. Posons f (x) = ω. f est
γx
parfaitement défini indépendant du chemin choisi ; en effet soient deux chemins γ1
et γ2 analogues au précédent. γ1 défini de [0, 1] dans U et γ2 défini de [1, 2] dans
U tels que γ2 (1) = γ1 (1) et γ1 (0) = γ2 (2). Z Z
Soit enfin γ3 défini de [1, 2] dans U par γ3 (t) = γ2 (3 − t). ω=− ω et par hy-
Z Z γ3 γ2
10
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
n Z
X xi Z xi
Posons f (x) = Ai (Bi−1 , t, Vi+1 )dt. xj 7−→ Ai (Bi−1 , t, Vi+1 )dt est déri-
i=1 ai ai
vable, de dérivéeZen xj nulle si i > j, de dérivée égale à Aj (Bj−1 , Vj ) si j = i et de
xi
∂Ai
dérivée égale à (Bi−1 , t, Vi+1 )dt si i < j.
ai ∂xj
La forme ω est fermée donc
Z xi Z xi
∂Ai ∂Aj
(Bi−1 , t, Vi+1 )dt = (Bi−1 , t, Vi+1 )dt
ai ∂xj ai ∂xi
= Aj (Bi−1 , Vi ) − Aj (Bi , Vi+1 ).
Nous obtenons donc
j−1
∂f X
(x) = Aj (Bj−1 , Vj ) + (Aj (Bi−1 , Vi ) − Aj (Bi , Vi+1 ))
∂xj i=1
j−1 j
X X
= Aj (Bj−1 , Vj ) + Aj (Bi−1 , Vi ) − Aj (Bi−1 , Vi )
i=1 i=2
= Aj (Bj−1 , Vj ) + Aj (V1 ) − Aj (Bj−1, Vj ) = Aj (x).
ω est bien exacte.
Rotationnel
Soit V = (V1 , V2 , V3 ) un champ de vecteurs de classe C 1 sur un ouvert U de R3 .
Les coordonnées du rotationnel du champ V sont :
∂V3 ∂V2
∂y (x, y, z) − ∂z (x, y, z)
∂V1 ∂V3
∂z (x, y, z) − ∂x (x, y, z) .
∂V2 ∂V1
(x, y, z) − (x, y, z)
∂x ∂y
Soit f une application de classe C 2 .
∂2f ∂2f
(x, y, z) = (x, y, z),
∂x ∂y ∂y ∂x
∂2f ∂2f
(x, y, z) = (x, y, z),
∂y ∂z ∂z ∂y
∂2f ∂2f
(x, y, z) = (x, y, z).
∂z ∂x ∂x ∂z
Donc le rotationnel du gradient de f est nul.
Considérons le champ de vecteurs de classe C 1
(x, y, z) ∈ U 7−→ (A(x, y, z), B(x, y, z), C(x, y, z)).
Si U est étoilé par rapport à un de ses points, (a, b, c), et si le champ a un rota-
tionnel nul alors, le champ est un champ de gradients.
Il suffit d’utiliser le résultat vu précédemment. Nous pouvons refaire la démonstra-
tion dans ce cas particulier.
11
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
12
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
C ∈ [0, 1[ donc la suite (xn )n∈N est une suite de Cauchy qui converge car U étant
fermé est complet. La limite de la suite, compte tenu de la continuité de f , vérifie
donc la relation f (l) = l.
Soient l1 et l2 deux éléments de U vérifiant f (l1 ) = l1 , f (l2 ) = l2 .
kl1 − l2 k = kf (l1 ) − f (l2 )k6Ckl1 − l2 k.
Nous en déduisons (1 − C)kl1 − l2 k60 c’est-à-dire l1 = l2 . Il existe donc bien un et
un seul élément de U solution de l’équation f (x) = x.
Théorème des fonctions implicites.
Soient E et F deux espaces vectoriels normés complets. Soit f une application défi-
nie sur un ouvert, U × V , de E × F à valeurs dans F .
On suppose f de classe C 1 . Soit (a, b) ∈ U × V vérifiant f (a, b) = 0.
Notons, pour x ∈ U, fx l’application de V dans F définie par fx (y) = f (x, y).
Notons ϕ(x, y) ∈ LC (F ) la différentielle en y de fx .
Soit u la différentielle de fa en b c’est-à-dire u = ϕ(a, b) ∈ LC (F ). On suppose que
u est un automorphisme bi-continu de F .
Montrons qu’il existe alors un voisinage U1 ⊂ U de a et un voisinage V1 ⊂ V de b
tel que ∀y ∈ V1 ∃!y = ψ(x) ∈ U1 vérifiant f (x, ψ(x)) = 0. ψ est une application de
classe C 1 .
Preuve
Notons, pour (x, y) ∈ U × V , g(x, y) = y − u−1 (f (x, y)).
Pour x fixé dans U, notons gx , l’application définie sur l’ouvert V à valeurs dans F
par
gx (y) = y − u−1 (f (x, y)) = g(x, y).
g(x, y) = y ⇐⇒ f (x, y) = 0.
gx est de classe C 1 et12 (dgx )(y) = IdF − u−1 ◦ ϕ(x, y).
(dga )(b) = IdF − u−1 ◦ u = 0.
f est de classe C 1 donc (x, y) ∈ U × F 7−→ ϕ(x, y) ∈ F est continue puis, u−1 étant
elle-même continue, l’application (x, y) ∈ U × V 7−→ (dgx )(y) ∈ F est elle aussi
continue.
1
Il existe donc α > 0 tel que pour kx − ak6α et ky − bk6α on ait k(dgx )(y)k6 .
2
1
Soit A une application de classe C définie sur un ouvert U d’un espace vectoriel
normé complet à valeurs dans un autre espace vectoriel normé complet F 13 . Posons
pour x ∈ U et h ∈ E avec ∀t ∈ [0, 1], x + th ∈ U, B(t) = A(x + th). B est une
application de classeZC 1 , B ′ (t) = (dA(x + th))(h).
1
B(x + h) − B(x) = B ′ (t)dt.
0Z
1
kB(x + h) − B(x)k6 kB ′ (t)kdt6 sup k|(dA(z))k| khk.
0 z∈[x, x+h]
12
La différentielle d’une application linéaire continue u est égale à u car u(x+h)−u(x) = u(h)+0.
13
Si vous n’avez pas vu la notion d’intégrale pour une application à valeurs dans un espace de
Banach, vous pouvez vous limiter au cas où F est un espace vectoriel normé de dimension finie.
13
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
1
kgx (y) − gx (y ′)k6 sup k|(dgx (z))k| ky − y ′k6 ky − y ′k.
z∈[y, y ′ ] 2
Par ailleurs, g est continue donc il existe un voisinage de a, U2 ⊂ U, tel que ∀x ∈ U2
α
on ait kg(x, b) − g(a, b)k6 .
2
Supposons alors x ∈ U2 , kx − ak6α et ky − bk6α. Nous obtenons
1 α
kgx (y) − bk6kgx (y) − gx (b)k + kgx (b) − ga (b)k6 ky − bk + 6α.
2 2
gx est donc une application contractante et d’après ce que nous avons vu précédem-
ment, pour tout x ∈ U2 ∩ [a − α, a + α] = U3 il existe un unique y ∈ [b − α, b + α]
vérifiant f (x, y) = 0.
Notons ψ(x) la solution en question.
Montrons tout d’abord la continuité de ψ.
Soient x1 et x2 deux éléments de U3 . Notons y1 = ψ(x1 ) et y2 = ψ(x2 ).
y1 − y2 = gx1 (y1 ) − gx2 (y2 ) = (gx1 (y1 ) − gx1 (y2 )) − (gx1 (y2 ) − gx2 (y2)).
ky1 − y2 k6kgx1 (y1 ) − gx1 (y2 )k + kgx1 (y2) − gx2 (y2 )k.
1
6 ky1 − y2 k + kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k
2
c’est-à-dire ky1 − y2 k62kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k.
x2 étant fixé, x 7−→ g(x, y2 ) − g(x2 , y2 ) est continue donc
lim (g(x, y2 ) − g(x2 , y2 )) = 0 puis lim (y1 − y2 ) = 0. ψ est donc continue.
x→x2 x1 →x2
Montrons que ψ est de classe C 1 au voisinage de a.
Pour (x, y) ∈ U × V , notons ϕ1 (x, y) la différentielle en x de l’application x 7−→
f (x, y).
f (x + h, y + k) − f (x, y) = ϕ1 (x, y)(h) + ϕ(x, y)(k) + (khk + kkk)θ(h, k) où θ est
nulle en (0, 0), continue en (0, 0).
Choisissons k = ψ(x + h) − ψ(x) et y = ψ(x) avec x ∈ U3 .
Il vient alors
0 = ϕ1 (x, y)(h) + ϕ(x, y)(k) + (khk + kkk)θ(h, k).
f est de classe C 1 donc les applications ϕ et ϕ1 sont continues par hypothèse. ϕ(a, b)
est inversible. Il existe donc un voisinage U4 × V4 de (a, b) sur lequel nous avons
1
k|ϕ(a, b) − ϕ(x, y)k|6 .
2k|ϕ(a, b)−1 k|
1
ϕ(a, b)−1 ◦ (ϕ(a, b) − ϕ(x, y)) = IdF − ϕ(a, b)−1 ◦ ϕ(x, y) = v. Donc k|vk|6 .
X 2
La série v n est convergente, car absolument convergente sur un espace complet,
de somme (IdF −v)−1 donc IdF −v = ϕ(a, b)−1 ◦ ϕ(x, y) est inversible, puis ϕ(x, y)
est inversible pour (x, y) ∈ U4 × V4 .
0 = ϕ(x, y)(h) + ϕ1 (x, y)(ψ(x + h) − ψ(x))
+(khk + kψ(x + h) − ψ(x)k)θ(h, ψ(x + h) − ψ(x)).
Montrons que lorsque h tend vers 0, ψ(x + h) − ψ(x)) est un O(h).
Nous avons vu précédemment que ky1 − y2 k62kg(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 )k.
Z 1
g(x1 , y2 ) − g(x2 , y2 ) = (ϕ1 (x1 + t(x2 − x1 )))(x2 − x1 )dt.
0
ϕ1 étant continue est bornée sur un voisinage borné de (a, b) donc
14
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
14
Si F est de dimension finie, le résultat est immédiat.
15
BE désigne une boule de E, BF une boule de F .
16
Soit (On )n∈N une famille d’ouverts d’adhérences égales à E (chaque On est dense dans E) alors
\
l’intersection On , est dense dans E.
n∈N
Lemme préliminaire Soit E un espace métrique complet, soit (En )n∈N une suite décroissante
(pour l’inclusion) de fermés de E tous non vides ; chaque En a pour diamètre δn > 0. On suppose
que la suite (δn )n∈N converge vers 0 alors l’intersection de En est un singleton.
Pour chaque n ∈ N, soit xn ∈ En . Par hypothèse, ∀(n, p) ∈ N2 , xn+p ∈ En .
d(xn , xn+p )6δn ; la suite (xn )n∈N est donc une suite de Cauchy ; elle converge donc vers un
élément l pour n fixé, nous avons vu que xn+p ∈ En donc l ∈ En qui est fermé. l appartient donc
à l’intersection des En qui est non [vide.
Soient l1 et l2 deux éléments de En . l1 et l2 sont dans chaque En donc pour tout n ∈ N,
n∈N \
d(l1 , l2 )6δn ; la suite (δn )n∈N converge vers 0 donc l1 = l2 . En = {l}. Le lemme préliminaire
n∈N
est démontré.
Montrons maintenant le résultat.
Soit a ∈ E. Soit V une boule ouverte centrée en a. O0 est dense dans E donc il existe a0 ∈ O0 ∩ V .
O0 est ouvert donc il existe une boule, B0 , fermé de rayon r0 > centrée en a0 incluse dans O0 ∩ V .
Soit B0′ la boule ouverte centrée en a0 de rayon r0 . O1 est dense dans E donc cette boule rencontre
O1 ; il existe a1 ∈ O1 ∩ B0′ . Il existe, car O1 est ouvert, une boule, B1 , fermée centrée en a1 de
r1
rayon r2 > 0 que l’on peut imposer strictement inférieur à , incluse dans O1 ∩ B0′ . Soit alors B1′
2
la boule ouverte centrée en a1 de rayon r1 .
B1′ rencontre O2 . Nous construisons ainsi une suite de boules (Bn )n∈N∗ de rayons rn > 0 et
r0
strictement inférieurs à n .
2
Chaque boule Bn est incluse dans la boule Bn−1 et dans tous les ouverts Ok pour k6n et dans V .
15
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
16
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
+∞
X n
X n
X
f (x) = f (xn ). −yn+1 + y0 = (−yk+1 + yk ) = f (xk ).
n=0 k=0 k=0
Nous en déduisons f (x) = y0 donc y0 appartient à l’image par f de la boule de E
centrée en 0 de rayon 2η. Nous avons donc prouvé que tout élément de F de norme
au plus égale à 1 est dans l’image par f d’une boule de E centrée en 0. f est donc
une application ouverte. Si f est bijective continue de E vers f alors f −1 est continue
car l’image réciproque par f −1 d’un ouvert de E est l’image par f de cet ouvert et
est donc ouvert ce qui permet de conclure que f −1 est continue.
Revenons à notre question.
Finalement, ψ est différentiable en x de différentielle −(ϕ(x, ψ(x)))−1 ◦ ϕ1 (x, ψ(x)).
Dans le cas où E et F sont de dimensions finies certaines parties de la démonstration
sont simplifiées.
Supposons E = Rp , F = Rq . Quitte à choisir une base de E et de F nous pou-
vons poser x = (x1 , · · · , xp ), y = (y1 , · · · , yq ) et considérer que f est définie par
(x, y) 7−→ (f1 (x, y), · · · , fq (x, y).
Soient les deux
matricesJacobiennes
∂fj ∂fj
J1 (x, y) = (x, y) et J2 (x, y) = (x, y) .
∂xi (i,j)∈Np ×Nq ∂yi (i,j)∈Nq ×Nq
J2 (a, b) est inversible par hypothèse donc det(J2 (a, b)) 6= 0 (> 0 par exemple).
(x, y) ∈ U × V 7−→ J2 (x, y) ∈ Mq (R) est continue donc det ◦J2 est continue et
il existe un voisinage O de (a, b) sur lequel det(J2 (x, y)) reste strictement positif.
J2 (x, y) est inversible sur un tel voisinage.
∂fj
Chaque application (x, y) 7−→ (x, y) est continue donc l’application
∂yi
(x, y) ∈ O 7−→ (J2 (x, y))−1 ∈ Mq (R) est continue17 .
L’application ψ = (ψ1 , · · · , ψq ) est différentiable de matrice Jacobienne la matrice
−(J2 (x, y))−1 J1 (x, y). ψ est bien alors de classe C 1 .
Lorsque q = 1 il n’est pas nécessaire d’utiliser le théorème du point fixe pour
répondre à notre question. Nous pouvons employer une autre méthode.
Soit f une application définie de U × V ⊂ Rp × R dans R. (U et V ouverts), de
classe C 1 . On note (x1 , · · · , xp ) un élément de U et y un élément de V . On sup-
pose qu’il existe (a1 , · · · , ap , b) ∈ U × V tel que f (a1 , · · · , ap , b) = 0 et que
∂f
(a1 , · · · , ap , b) 6= 0 (que l’on peut supposer strictement positif).
∂y
∂f
(x, y) = (x1 , · · · , xp , y) ∈ U × V 7−→ (x1 , · · · , xp , y) est continue donc il existe
∂y
un voisinage U1 de a = (a1 , · · · , ap ) et un voisinage V1 de b tel que sur U1 × V1 ,
∂f
(x1 , · · · , xp , y) > 0.
∂y
17 1 e où
Je rappelle que pour une matrice inversible A la matrice inverse est la matrice A
det(A)
e est égal à (−1)i+j multiplié par le déterminant de la sous-matrice de
l’élément d’indice (i, j) de A
la matrice A obtenue en supprimant la ligne j et la colonne i de la matrice A.
17
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
18
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
nage de a car ψ est continue. f induit donc une bijection d’un voisinage de a
dans un voisinage de f (a) ; la bijection réciproque est donc de classe C 1 . Notons
fe la bijection induite par f . fe−1 ◦ fe = Id donc IdE = (d(fe−1 )(f (x)) ◦ (dfe)(x)) et
d(fe−1 )(y) = (dfe)(fe−1 )(y)))−1.
Dans tous les exercices où il faudra redémontrer le théorème des fonctions implicites
ou le théorème d’inversion locale, il suffira de recopier en l’adaptant au cas concerné
l’une des démonstrations effectuées ici.
(a) Montrer que pour tout (a, b) ∈ (Rn )2 , (f (b) − f (a) | b − a)>αkb − ak2 .
(b) Montrer que f établit un C 1 difféomorphisme de Rn dans son image.
(c) Montrer que l’image est Rn .
19
Cela signifie que pour tout couple (a, b) de points de U il existe une application, γ, continue
définie de [0, 1] dans U vérifiant γ(0) = a et γ(1) = b.
Nous avons vu que pour un ouvert, il y a équivalence entre connexe et connexe par arcs. Nous
avons aussi vu qu’il est possible de choisir pour support de γ une ligne polygonale.
Lorsqu’un ensemble est convexe alors il est connexe par arcs et donc connexe
19
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
20
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
xy
f (x, y) = 2 2 α
si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon (α est un réel).
(x + y )
de R dans R.
13. Soit f une application
f (x) − f (y) pour
x 6= y
On pose g(x, y) = x−y .
f ′ (x) pour x=y
On suppose f de classe C 1 . Montrer que g est continue sur R2 .
On suppose que f une application de classe C 2 de R dans R. Montrer que g
est de classe C 1 sur R2 .
14. Soit (x, y) ∈ R2 ; on pose : F (x, y) = sup (xt2 + yt). Déterminer F (x, y) ; F
t∈[0,1]
1
est-elle continue, de classe C ?
n
1 X
15. Sur R on pose pour x = (x1 , · · · , xn ) 6= 0, f (x) =
n
xi xn+1−i .
kxk i=1
k k désigne la norme euclidienne sur Rn muni du produit scalaire canonique.
f est-elle prolongeable par continuité en 0 ?
21
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
16. (a) Soit GLn (R) le groupe linéaire de Rn . Montrer que c’est un ouvert de
Mn (R).
(b) Soit f : X ∈ GLn (R) 7−→ X −1 ∈ GLn (R). Montrer que f est différen-
tiable. Calculer df (X).
Z x Z y
17. Soit ϕ : R → R, continue. Soit f : R → R, f (x, y) =
2 2
ϕ(u, v)dv du.
0 0
Étudier la différentiabilité de f .
18. Soit ϕ une application de classe C 2 de R dans R. Soit E = C 0 ([a, b], R) muni
de k k∞ .
Z b
Soit f ∈ E, on pose Φ(f ) = ϕ(f (t))dt.
a
Différentiabilité de Φ.
y |y|
19. Soit, pour (x, y) ∈ R × R, f (x, y) = exp − 2 et f (0, y) = 0.
∗
x x
f est-elle continue ?
Étudier la différentiabilité de f .
compact K.
+∞
X
On définit f sur R \ K par f (x) =
p
αn ϕ(kx − yn k) où k k désigne la norme
n=0
euclidienne canonique sur Rp .
Montrer que f est de classe C 1 .
X
22. Soit an z n une série entière de rayon de convergence R > 0.
+∞
X
Montrer que l’application M ∈ Mp (R) 7−→ an M n est définie et différen-
n=0
tiable dans un voisinage de 0.
+∞
X (−1)n
23. Soit f (x, y) = . Existence et différentiabilité de f .
n=0
x + ny
22
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
28. Soit f (x, y) = (y − x2 )(y − 2x2 ). Étudier les extrema locaux de cette fonction.
On pourra couper par : “y = tx” et étudier le signe localement, de même
prendre “y = 23 x2 ”, conclure.
Z π
2
29. Soit f (x, y) = sin(t) − (xt2 + yt) dt . Quels sont les extrema de cette
0
fonction ?
31. Quels sont les triangles de périmètre donné dont l’aire est maximale ?
Quels sont les triangles d’aire maximale inscrits dans un cercle donné ?
32. Quels sont les triangles inscrits dans un cercle, de périmètre maximal ?
33. Déterminer les extrema locaux éventuels des fonctions suivantes, définies par
f (x, y) = :
x2 y 3(1 + 3x + 2y), exp(x sin(y)), x exp(y) + y exp(x),
xy
, x3 y 2(1 − x + y), x3 + 3xy 2 − 15x − 12y.
(1 + x)(1 + y)(x + y)
(a) Soient λ ∈ R, gλ (x) = f (x, λx). Étudier l’existence d’un minimum local
de gλ en 0.
(b) f a-t-elle un minimum local en (0, 0) ?
23
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
x2 √
35. Étudier les extrema locaux de : (x, y) 7−→ + (cos y) a2 − x2 , a > 0.
a
36. Soient, dans un repère orthonormal du plan, A(1, 0) B(2, 0) C(0, 3) trois points.
Trouver la (les) droite(s) D du plan afin que :
d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D) soit minimal.
38. Déterminer les extrema locaux éventuels de la fonction f définie par f (x, y, z) =
x ln(x) + y ln(y) + z ln(z) liés par la relation x + y + z = 3a > 0.
40. Montrer qu’il existe δ > 0, ϕ, ψ de classes C 1 de [−δ, δ] dans R tels que :
ϕ(0) = 2, ψ(0) = 0 et
∀x ∈] − δ, δ[, ψ(x) = ϕ(x)3 − x − 8, ϕ(x)4 = ψ(x)5 − x3 + 16.
Calculer les dérivées en 0 de ϕ et ψ.
(1 + ϕ′2 (x))3
Exprimer ′′ 2 2 .
ϕ (x) (x + ϕ2 (x))
43. Etudier, dans chacun des trois cas suivants, l’existence locale de l’application :
x 7−→ y. Chercher un développement limité à l’ordre 3 au voisinage de a de la
fonction ainsi définie.
exp(x + y) + y − 1 = 0, a = (0, 0);
xy − sin(y) + x = 0, a = (0, 0);
2 exp(x + y − 1) + ln(x − y) − 2x + y 3 = 0, a = (1, 0).
24
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
25
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2f ∂2f 2
2∂ f ∂f ∂f
x2 + 3xy + 2y = 0. Poser : ϕ(x, y) = x + 2y .
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2 ∂x ∂y
Déterminer f : U ⊂ R2 → R de classe C 2 telle que :
∂2f ∂2f 1
− = p . Poser u = x + y, v = x − y.
∂x2 ∂y 2 x2 − y 2
y 2dx + x2 dy
55. Soit ω(x, y) = . ω est-elle une forme différentielle exacte ?
(x + y)2
57. Soit ω(x, y) = f (x) [(x + 2x2 + y 2 )dx − y(x − 1)dy]. Déterminer f de classe C 1
pour que ω soit fermée. Intégrer ω.
22
Soit V : x = (x1 , · · · , xn ) ∈ U ⊂ Rn 7−→ V (x1 , · · · , xn ) ∈ Rn un champ de vecteurs.
Soit e = (e1 , · · · , en ) la base canonique de Rn . V est un champ de gradient s’il existe une
Xn
∂f
application f définie de U dans R, différentiable telle que V (x) = (x1 , · · · , xn )ei .
i=1
∂xi
26
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
58. Soit f ∈ C 2 (R2 , R2 ), une application dont la différentielle en chaque point est
une rotation de R2 muni du produit scalaire canonique. Montrer que f est une
rotation affine.
59. On dit qu’une application f de classe C 2 est harmonique, lorsque son La-
placien23 est nul. Soit f ∈ C 2 (R2 , R2 ), une application dont la différentielle
en chaque point est une similitude directe de R2 muni de sa structure eu-
clidienne canonique. Montrer que f est harmonique. On pose z = x + iy et
+∞
X
f (x, y) = an z n , où la série entière est de rayon de convergence infini. En
n=0
identifiant C et R2 , montrer que f est harmonique.
62. (a) Soit f une fonction de classe C 2 définie sur un ouvert U de R2 . On pose
pour (r, θ) tel que (r cos(θ), r sin(θ)) ∈ U, Soit F (r, θ) = f (r cos(θ), r sin(θ)).
1 ∂ ∂F 1 ∂2F
Montrer que (∆f )(x, y) s’écrit : r + 2 2.
r ∂r ∂r r ∂θ
(b) Soit f une application définie sur un ouvert U de C à valeurs dans C. f
f (z) − f (a)
est dite dérivable en a ∈ U si lim existe, élément de C. Cette
z→a z−a
limite s’appelle la dérivée de f en a et se note f ′ (a). Si f est dérivable en
tout point a de U, f est dite dérivable sur U.
On suppose 0 ∈ U. Soit D le disque centré en 0 de rayon R > 0 inclus dans
U.
Pour z = x+iy ∈ D, (x, y) ∈ R2 , on pose fe(x, y) = f (z) = f reiθ = F (r, θ).
(c) Quelle est une condition nécessaire et suffisante concernant les dérivées
partielles de fe pour que f soit dérivable ?
n
X
23 ∂2f
Le Laplacien d’une application réelle de classe C 2 est noté ∆f et est égal à .
i=1
∂x2i
Soit g une application de classe C 1 définie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans Rn . On appelle
divergence de g notée div(g) la trace de la différentielle de g.
La laplacien d’une application f de classe C 2 définie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans R est
la divergence du gradient de l’application f .
Soit f = (f1 , · · · , fn ) une application de classe C 2 définie sur un ouvert U de Rn à valeurs dans
Rn . On appelle laplacien de f , noté ∆f , l’application de U dans Rn , (∆f1 , · · · , ∆fn ).
27
CHAPITRE 1. CALCUL DIFFÉRENTIEL
28
Chapitre 2
1. (a) B est bilinéaire continue. Soit H un espace vectoriel normé. f et g sont dif-
férentiables sur l’ouvert U ⊂ H. Soit a ∈ U et soit h ∈ H avec a + h ∈ U.
f (a + h) = f (a) + l1 (h) + khkε1 (h), g(a + h) = g(a) + l2 (h) + khkε2 (h)
où l1 et l2 sont continues ; l1 ∈ LC (H, E), l2 ∈ LC (H, F ), ε1 est une
application nulle en 0, continue en 0 définie de U dans E et ε2 est une
application nulle en 0, continue en 0 définie de U dans F .
B(f (a+h), g(a+h)) = B(f (a)+l1 (h)+khkε1 (h), g(a)+l2 (h)+khkε2 (h)).
L’une des normes équivalentes définie sur E × F est par exemple
k(x, y)k = max(kxk, kyk). B est continue, bilinéaire donc ∀ε > 0, ∃α > 0
tel que ∀(x, y) ∈ E ×
F , k(x, y)k6α
⇒ kB(x, y)k6ε.
α α
Soit (x, y) 6= (0, 0).
kxk x, kyk y
= α.
α α
α α α2
B x, y
6ε et B x, y = B(x, y).
kxk kyk
kxk kyk kxk kyk
εkxk kyk
Nous en déduisons kB(x, y)k6 .
α2∗
Il existe donc une constante C ∈ R+ telle que ∀(x, y) ∈ E × F on ait
kB(x, y)k6Ckxk kyk.
Réciproquement, une application bilinéaire vérifiant cette inégalité est
continue. En effet. Soient (x, y)∈ E × F et (a, b) ∈ E × F .
ε
Soit ε > 0. Soit α > 0, α6 min 1, .
C(1 + kak + kbk)
B(x, y) − B(a, b) = B(x − a, y − b) + B(x − a, b) + B(a, y − b) donc
kB(x, y) − B(a, b)k6kB(x − a, y − b)k + kB(x − a, b)k
+kB(a, y − b)k
6C(kx − ak ky − bk + kx − ak kbk + kak ky − bk)
6C(α + kak + kbk)α6ε.
B est bien continue en (a, b). B est continue1 sur E × F .
l1 et l2 sont continues donc il existe A > 0 tel que ∀h ∈ E, kl1 (h)k6Akhk
1
Si B n’est pas nulle elle n’est jamais uniformément continue.
(a, b) ∈E ×F , B(a, b)6= 0.
Soit
1 1 1
B n+ a, n + b − B(na, nb) = 2 + 2 B(a, b).
n n n
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
et kl2 (h)k6Akhk.
Nous obtenons donc
kB(f (x+ h), g(x+ h)) −B(f (x), g(x)) −B(f (a), l2 (h)) −B(l1 (h), g(b))k
6Ckhk[kf (a)k kε2(h)k + A2 khk + Akhk kε2(h)k + kg(a)k kε1(h)k
+Akε1 (h)k + khk kε1 (h)k kε2(h)k].
Nous obtenons alors
1
lim (B(f (x+ h), g(x+ h)) −B(f (x), g(x)) −B(f (a), l2 (h)) −B(l1 (h), g(b))) = 0.
h→0 khk
30
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
31
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
2
Nous avons déjà vu que Rn est connexe par arcs donc V étant ouvert, fermé et non vide est
tout l’espace.
32
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
(a) Supposons U connexe par arcs. Soit A un ouvert inclus dans U. On sup-
pose A non vide et différent de U. Supposons que A soit un fermé relatif
c’est-à-dire l’intersection de U avec un fermé de E.
Soit a ∈ A et soit b ∈ U \ A 6= ∅ qui est un ouvert relatif donc un ouvert
de E car U est ouvert.
Il existe un chemin, γ, d’origine a, d’extrémité b. Soit ϕ l’application de
U dans R définie par : ϕ(x) = −1 si x ∈ A, ϕ(x) = 1 si x ∈ U \ A.
∅ si {−1, 1} ∩ V = ∅
A si −1 ∈ V, 1 6∈ V
Soit V un ouvert de R. ϕ−1 (V ) =
U \ A si 1 ∈ V, −1 6∈ V
U si {−1, 1} ⊂ V
L’image réciproque par ϕ de tout ouvert est un ouvert de U ; ϕ est donc
continue.
ψ = ϕ ◦ γ est donc continue de [0, 1] dans R ; ψ([0, 1]) = {−1, 1} ce qui
n’est pas possible car l’image de l’intervalle [0, 1] doit être un intervalle
contenant -1 et 1. A est donc3 vide ou est égal à U.
(b) ∀x ∈ R, |f ′ (x)|6k donc ∀x ∈ R, |f (x)|6k|x| + |f (0)|.
Soit B1 = g −1 (B).
B est borné donc il existe M ∈ R+ tel que ∀(x, y) ∈ B1 ,
|x − f (y)|6M, |y − f (x)|6M.
Nous en déduisons |x|6M + |f (y)|6M + k|y| + |f (0)| et de même
|y|6M + k|x| + |f (0)|.
En additionnant nous obtenons |x| + |y|62M + 2|f (0)| + k(|x| + |y|) soit
2
encore |x| + |y|6 (M + |f (0)|). B1 est bien borné.
1−k
(c) Soit (a, b) un point adhérent
à g(R2). Il existe une suite
de points de
R , (xn )n∈N , (yn )n∈N telle que (g(xn ))n∈N , (g(yn ))n∈N converge vers
2
(a, b).
En appelant B l’ensemble des éléments g(xn , yn ) pour n ∈N nous dis-
posons d’un ensemble borné donc la suite (xn )n∈N , (yn )n∈N est bornée.
Il existe donc une sous-suite de cette suite qui soit convergente.
3
L’hypothèse que U est ouvert n’a pas d’importance ; en revanche pour démontrer la réciproque
nous avons besoin de savoir que U est ouvert. Voir les exercices de topologie.
33
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Notons (x′n )n∈N , (yn′ )n∈N cette suite. Elle converge vers (α, β) ∈ R2 .
g est continue donc
lim g (x′n )n∈N , (yn′ )n∈N = g(α, β) = (a, b) ∈ g(R2).
n→+∞
2
g(R ) est donc fermé.
(d) Montrons que g(R2) est ouvert.
Soit (a, b) ∈ g(R2 ). Soit (α, β) ∈ R2 tel que g(α, β) = (a, b).
Soit (u, v) ∈ R2 .
Considérons l’application h(u,v) définie par
x 1 f ′ (β) x − f (y) − u
1
hu,v (x, y) = − .
y 1 − f (α)f ′(β) f ′ (α)
′ 1 y − f (x) − v
Jhu,v est continue, Jhu,v (α, β) = 0 donc il existe η > 0 tel que pour tout
1
(x, y) vérifiant |x − α|6η et |y − β|6η on ait kJhu,v (x, y)k6 .
2
hu,v (x, y)−ha,b (α, β) = (hu,v (x, y)−hu,v (α, β))+(hu,v (α, β)−ha,b (α, β))
Nous savons que khu,v (x, y) − hu,v (α, β)k 6k|Jhu,v k| k(x − α, y − β)k.
Il suffit pour cela de remarquer
Z 1 que
d
hu,v (x, y) − hu,v (α, β) = [hu,v (α + t(x − α), β + t(y − β))] dt.
0 dt
Il vient donc pour |x − α|6η et |y − β|6η,
1
khu,v (x, y) − hu,v (α, β)k 6 k(x − α, y − β)k.
2
hu,v (α, β) − ha,b (α, β) = Jg (α, β)−1 [(a − u, b − v)].
Il existe donc un voisinage de (a, b) tel que pour tout couple (u, v) de
α
ce voisinage on ait khu,v (α, β) − ha,b (α, β)k 6 .
2
Finalement, nous disposons d’un voisinage de (a, b) et d’une boule fer-
mée, B, de centre (α, β) tel que pour tout (u, v) du premier, la restriction
de hu,v à la boule fermée est une application de B dans B.
Z 1
′ ′ d
hu,v (x, y) − hu,v (x , y ) = (hu,v (x + t(x′ − x), y + t(y ′ − y))) dt
Z 0 dt
1
= [dhu,v ((x + t(x′ − x), y + t(y ′ − y)))](x′ − x, y ′ − y)dt.
0
1
khu,v (x, y) − hu,v (x′ , y ′)k 6 k(x′ − x, y ′ − y)k.
2
En utilisant à nouveau ce que nous avons maintes fois utilisé, nous re-
marquons que hu,v est contractante donc il existe (x, y) ∈ B tel que
hu,v (x, y) = (x, y) c’est-à-dire g(x, y) = (u, v).
En conclusion, si (a, b) est dans g(R2 ) alors il existe un voisinage de (a, b)
inclus dans g(R2 ) ; g(R2) est donc ouvert ; étant aussi R2 , il s’agit de R2 .
g est donc une bijection de R2 dans R2 .
34
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
35
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
yn
Quitte à permuter les colonnes de la matrice P nous pouvons supposer
λ1 6 · · · 6λi · · · 6λn . Dans ces conditions6 nous obtenons
Xn X n
2 t
λ1 (yi ) 6 XAX6 · · · 6λn (yi )2 .
i=1 i=1
P étant une matrice orthogonale nous avons donc
Xn n
X
2 t
λ1 (xi ) 6 XAX6 · · · 6λn (xi )2 .
i=1 i=1
En choisissant comme norme (euclidienne) sur Mn,1 (R) la norme définie
X n
2
par kXk = (xi )2 nous obtenons λ1 kXk2 6tXAX6λn kXk2 .
i=1
Soit alors A ∈ S et soit (λi )i∈Nn la famille des valeurs propres de A.
p t
4
[(d(v ◦ u))(x)](h) = [(dv)(u(x))] ◦ (du)(x). Ici, (d )(y) = t ∈ R 7−→ √ .
2 y
5
Vous pouvez revoir les exercices du chapitre exercices3.
6
Nous identifions une matrice 1 × 1, [a], et le scalaire a.
36
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
7
Exercice 11 du premier chapitre du livre Exercice3.
37
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
38
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
n
!
X Y
n2
6. Soit f : A = (aij )(i,j)in(Nn )2 ∈ R 7−→ εσ ai,σ(i) ∈ R. Il s’agit d’une
σ∈Sn i=1
∞
application polynomiale donc de classe C .
n
!
∂f X 1 Y
Soit (i, j) donné. = εσ ak,σ(k) . En identifiant A et la ma-
∂ aij σ∈Sn
aij k=1
σ(i)=j
∂f
trice (aij )(i,j)in(Nn )2 ∈ Mn (R), nous en déduisons que est le déterminant
∂ aij
de la matrice obtenue en supprimant la iième colonne et la j ième ligne de la
matrice A multiplié par (−1)i+j c’est-à-dire (−1)i+j det(Aij ).
En notant H = (hij )(i,j)in(Nn )2 ∈ Mn (R) et g : M ∈ Mn (R) 7−→ det(M) ∈ R
X
nous obtenons (dg(A))(H) = e
(−1)i+j det(Ai,j )hi,j = tr(AH) e dé-
où A
16i,j6n
signe la matrice complémentaire de la matrice A c’est-à-dire la matrice dont
le terme d’indices (i, j) est égal à (−1)i+j det(Aj,i ).
Nous obtenons finalement, lorsque H tend vers 0,
det(A + H) = det(A) + tr(AH) e + o(kHk.
g = f ◦ ϕ où ϕ est l’application t 7−→ u + tv qui est de classe C ∞ et ϕ′ (t) = v.
Il vient immédiatement g ′ (t) = (df (u + tv))(v) = tr((u^+ tv) v).
7. (a) Supposons f définie sur un ouvert convexe U d’un espace vectoriel normé
quelconque à valeurs réelles.
f convexe signifie ∀(a, b) ∈ U 2 , ∀t ∈ [0, 1],
ϕa,b (t)6tf (a) + (1 − t)f (b).
Soit (t1 , t2 ) ∈ [0, 1]2 . Soit α ∈ [0, 1]. Posons t = αt1 + (1 − α)t2 .
ta + (1 − t)b = α[t1 a + (1 − t1 )b] + (1 − α)[t2 a + (1 − t2 )b].
f est convexe donc
ϕa,b (αt1 + (1 − α)t2 ) = f (ta + (1 − t)b)
= f (α[t1 a + (1 − t1 )b] + (1 − α)[t2 a + (1 − t2 )b])
6αf (t1 a + (1 − t1 )b) + (1 − α)f (t2 a + (1 − t2 )b)
= αϕa,b (t1 ) + (1 − α)ϕa,b (t2 ).
ϕa,b est bien convexe.
Supposons que pour tout (a, b) ∈ U 2 , ϕa,b est une fonction convexe.
Soit t ∈ [0, 1].
f (ta + (1 − t)b) = ϕa,b (t.1 + (1 − t).0)6tϕa,b (1) + (1 − t)ϕa,b (0)
= tf (a) + (1 − t)f (b).
f est bien convexe.
(b) Supposons que E soit de dimension p rapportée à une base.
2 2
X C donc ∀(t, a, b) ∈ [0, 1] × U × U ,
f est de classe
ϕ′′a,b (t) = (ai − bi )(aj − bj )∂i,j f (ta + (1 − t)b).
16i,j6p
Nous savons que ϕa,b est convexe si et seulement si sa dérivée seconde
est positive donc si et seulement si tAHB>0 où A et B sont les matrices
colonnes des coordonnées de a et b dans la base de E.
39
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
9
Exercice3.
40
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
n
! +∞
!
X X
(IdF − u) ◦ uk = IdF − un+1 donc (IdF − u) ◦ un = IdF ).
k=0 n=0
+∞
!
X
De même un ◦ (IdF − u) = IdF ).
n=0
Nous en déduisons que lorsque k|uk| < 1 alors IdF − u est inversible ; d’inverse
+∞
X
un .
n=0
Posons pour x ∈ V , ψ(x) = ϕ(x) ◦ (ϕ(a))−1 . Si k|ϕ(a) − ϕ(x)k| < k|ϕ(a)k|−1
alors k|IdF − ψ(x)k| < 1 donc ψ(x) est inversible car F étant complet, LC (F )
l’est aussi, puis ϕ(x) est inversible ϕ étant continue, il existe donc un ouvert
V voisinage de a tel que pour tout x ce V on ait ϕ(x) inversible.
1
9. f (x, y) = (|x| + |y| + |(|x| − |y|)|). f est continue sur R2 .
2
Notons D1 = {(x, y) ∈ R2 , |y| < x}, D2 = {(x, y) ∈ R2 , |x| < y},
D3 = {(x, y) ∈ R2 , |y| < −x}, D4 = {(x, y) ∈ R2 , |x| < −y}.
D1 , D2 , D3 , D4 sont quatre ouverts deux à deux disjoints.
Sur D1 , f (x, y) = x, sur D2 , f (x, y) = y, sur D3 , f (x, y) = −x, sur
D4 , f (x, y) = −y.
f est de classe C 1 sur D1 ∪ D2 ∪ D3 ∪ D4 c’est-à-dire le plan privé des droites
d’équations y = x et y = −x.
Soit (a, b) vérifiant a = b ou a = −b.
• a = b > 0.
Il existe α > 0 tel que le carré K = [a − α, a + α] × [b − α, b + α] ⊂ D1 ∪ D2 .
Pour y > x, (x, y) ∈ K, f (x, y) − f (a, a) = y − a.
Pour y < x, (x, y) ∈ K, f (x, y) − f (a, a) = x − a.
f (a + h, a) − f (a, a) 0 si h > 0
En particulier = ;
h 1 si h > 0
f (a, a + h) − f (a, a) 1 si h > 0
de même = .
h 0 si h > 0
f ne possède pas de dérivée partielle en (a, a) avec a > 0.
• On obtient de la même façon les mêmes résultats pour les couples (a, a)
avec a < 0 et pour les couple s(a, −a).
f (x, 0) − f (0, 0) |x| f (0, y) − f (0, 0) |y|
En (0, 0) nous avons = et = .
x x y y
Là encore il n’y a pas de dérivée partielle.
Le plus grand ouvert sur lequel f est de classe C 1 (en fait différentiable) est C 1
sur D1 ∪ D2 ∪ D3 ∪ D4 .
41
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
42
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
x+y t + t2
En posant y = tx nous obtenons −xy 3 = − 3
(x2 + y 2 ) 2 (1 + t2 ) 2
x+y
(x, y) 7−→ −xy 3 n’a donc pas de limite en (0, 0) et f n’est donc pas
(x2 + y 2 ) 2
différentiable en 0. D’après ce que nous avons vu plus haut, f ne peut être de
classe C 1 .
xy
• f (x, y) = p , f (0, 0) = 0.
x2 + y 2
1p 2
f est continue en (0, 0) car |f (x, y)|6 x + y 2 donc lim f (x, y) = 0.
2 (x, y)→(0, 0)
∂f ∂f
f (x, 0) − f (0, 0) = 0 donc (0, 0) = 0 de même (0, 0) = 0.
∂x ∂y
∂f y3 ∂f x3
Pour (x, y) 6= (0, 0), (x, y) = 3 , (x, y) = 3 .
∂x (x2 + y 2 ) 2 ∂y (x2 + y 2 ) 2
∂f t3
En posant y = tx nous obtenons pour x 6= 0, (x, y) = 3 .
∂x (1 + t2 ) 2
Nous n’avons donc pas de limite en (0, 0) et f n’est donc pas différentiable en
0. Nous aurions pu aussi calculer
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) xy
p = 2 .
x2 + y 2 x + y2
En posant y = tx nous obtenons
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) t
p = .
x2 + y 2 1 + t2
Nous n’avons donc pas de limite en (0, 0) et f n’est donc pas différentiable en
0.
D’après ce que nous avons vu plus haut, f ne peut être de classe C 1 .
x sin(y) − y sin(x)
• f (x, y) = , f (0, 0) = 0.
x2 + y 2
∂f ∂f
f (x, 0) − f (0, 0) = 0 donc (0, 0) = 0 ; de même (0, 0) = 0.
∂x ∂y
Joseph Di Valentin. Exercices corrigés.
43
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f ∂x
(0, 0) − y ∂f
∂y
(0, 0) sin(xy)
(x, y) 7−→ p =p n’a pas de
x2 + y 2 x2 + y 2
limite en (0, 0) donc n’est pas différentiable et n’est donc évidemment pas de
classe C 1 .
1
• f (x, y) = exp 2 2
si x2 + y 2 < 1, 0 sinon.
x +y −1
Soient (a, b) appartenant au cercle unité et h ∈ R∗ . (a+h)2 +b2 −1 = h(h+2a).
0 si h(h + 2a) > 0
f (a + h, b)
= 1 1 .
h
exp si −a6h(h + 2a) < 0
h h(h + 2a)
44
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
f (a + h, b) f (a + h, b)
Pour a = 0, = 0 donc lim = 0.
h h→0 h
Pour a 6= 0, Nous pouvons, pour rester dans un voisinage V de 0, nous limiter
à |h|6|a|.
Notons sgn(a) = ε ∈ {−1, 1}. Dans V nous avons
0 si εh > 0
f (a + h, b)
= 1 1 .
h
exp si −a6εh < 0
h h(h + 2a)
1 1 1 1
exp = (h + 2a) exp .
h h(h + 2a) h(h + 2a) h(h + 2a)
f (a + h, b) f (a + h, b)
Nous en déduisons lim+ = 0 et lim− = 0.
εh→0 h εh→0 h
f (a, b + h)
Le résultat est le même pour .
h
f possède donc une dérivée partielle en tout point du cercle unité. Nous avons
donc finalement 2 2
0 si x + y >1
∂f
(x, y) = 2x 1 .
∂x − 2 2 2
exp 2 2
si x2 + y 2 < 1
(x + y − 1) x +y −1
Soit (a, b) un élément du cercle unité. Soit A1 le disque ouvert centré en (0, 0)
de rayon 1. Soit A2 le complémentaire de A1 .
∂f
lim (x, y) = 0. Nous savons que pour tout réel α, lim |t|α exp(−t) = 0.
(x, y)→(a, b) ∂x t→−∞
(x, y)∈A2
∂f ∂f
Nous obtenons alors lim (x, y) = 0 puis lim (x, y) = 0.
(x, y)→(a, b) ∂x (x, y)→(a, b) ∂x
(x, y)∈A
1
∂f
En faisant de même avec (x, y) = 0 nous en déduisons que f est de classe
∂y
C 1 car sur chacun des ouverts définis par x2 + y 2 − 1 < 0 ou x2 + y 2 − 1 > 0 f
est de classe C 1 .
2 x
• f (x, y) = y sin pour y 6= 0 et 0 sinon.
y
∀(x, y) ∈ R2 , |f (x, y)|6y 2 donc lim f (x, y) = 0. f est continue sur R2 .
(x, y)→(a, 0)
1 x 1
Pour y 6= 0, (f (x, y) − f (x, 0)) = y sin donc lim (f (x, y) − f (x, 0)) = 0
y y y→0 y
∂f
et (x, 0) = 0.
∂y
∂f
f (x + y, 0) − f (x, 0) = 0 donc (x, 0) = 0.
∂x
Pour y 6= 0 nous avons
∂f x ∂f x x
(x, y) = y cos et (x, y) = 2y sin − x cos .
∂x y ∂y y y
45
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂f ∂f
lim (x, y) = 0, lim (x, y) = 0 mais (x, y) 7−→ (x, y) n’a
(x, y)→(a, 0) ∂x (x, y)→(0, 0) ∂y ∂y
pas de limite en (a, 0) pour a 6= 0. f est donc de classe C 1 sur R2 \ R∗ × {0}.
∀(a, h, k) ∈ R3 , |f (a + h, k) − f (a, 0)|6k 2 . f est donc différentiable en (a, 0)
et donc sur R2 d’après ce que nous avons vu plus haut. L’une des dérivées
partielles n’est pas continue mais d’après ce qui a été démontré cela suffit à ce
que f soit différentiable sur R2 .
• f (x, y) = 1 − x2 − y 2 si x2 + y 2 < 1, 0 sinon.
Notons A1 le disque unité ouvert et A2 son complémentaire. Soit (a, b) un
point du cercle unité.
Il est immédiat que lim f (x, y) = 0 et lim f (x, y) = 0. f est donc
(x, y)→(a, b) (x, y)→(a, b)
(x, y)∈A1 (x, y)∈A2
continue sur R2 . (
f (a + h, b) − f (a, b) −h − 2a s (a + h, b) ∈ A1
Pour h 6= 0 et a 6= 0, = .
h 0 s (a + h, b) ∈ A2
Choisissons |h|6|a|. Notons ε = sgn(a) ∈ {−1, 1}. Nous obtenons alors dans
ces conditions (
f (a + h, b) − f (a, b) −h − 2a) si εh < 0
= .
h 0 si εh > 0
f (a + h, b) − f (a, b) f (a + h, b) − f (a, b)
lim− = −2a, lim+ = 0.
εh→0 h εh→0 h
f (h, b) − f (0, b) ∂f
Nous en déduisons lim = 0 et (0, b) = 0.
h→0 h ∂x
La dérivée partielle selon x en (a, b) avec a 6= 0 n’existe pas.
∂f
De même (a, 0) = 0. La dérivée partielle selon x en (a, b) avec b 6= 0
∂y
n’existe pas.
∂f ∂f
Pour a2 + b2 < 1, (a, b) = −2a et (a, b) = −2b. f est donc de classe
∂x ∂y
C 1 sur le complémentaire du cercle unité ; les dérivées partielles ne sont pas
∂f ∂f
continues sur le cercle unité. est continue en (0, ±1) mais pas de même
∂x ∂y
∂f ∂f
est continue en (±1, 0) mais pas .
∂y ∂x
!
p 1
• f (x, y) = (x + y) x2 + y 2 sin p si x2 + y 2 6= 0, 0 sinon.
2
x +y 2
f (x, 0) − f (0, 0) 1
Pour x 6= 0, = |x| sin .
x |x|
f (x, 0) − f (0, 0) ∂f
Nous obtenons immédiatement lim = 0 puis (0, 0) = 0.
x→0 x ∂x
∂f
De même (0, 0) = 0.
∂y
Pour (x, t) 6= (0, 0) nous avons
46
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
!
∂f p 1 x(x + y) p
(x, y) = x2 + y 2 sin p +p sin x2 + y 2
∂x x2 + y 2 x2 + y 2
!
x(x + y) 1
− cos p .
x2 + y 2 x2 + y2
√
|x(x + y)|6 2(x2 + y 2 ) donc
!
p 1 x(x + y) p
x2 + y 2 sin p +p sin x2 + y 2
2
x +y 2 2
x +y 2
√ p
! 6(1 + 2) x2 + y 2.
p 1 x(x + y) p
lim x2 + y 2 sin p +p sin x2 + y 2 = 0.
(x, y)→(0, 0) x2 + y 2 x2 + y 2
!
x(x + y) 1
En revanche (x, y) 7−→ 2 2
cos p n’a pas de limite en (0, 0).
x +y x + y2
2
47
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
48
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
f est de classe C 2 donc pour ε > 0 il existe η > 0 tel que pour (x, y) ∈ R2 ,
(|x − a|6η, |y − a|6η) ⇒ |f ′′ (t) − f ′′ (a)|62ε.
Il vient alors pour (x, y) ∈ R2 ,
Z y
∂g 1 2ε
(|x−a|6η, |y−a|6η, x 6= y) ⇒ (x, y) − f (a) 6 ′′ |y − t|dt = ε.
∂x 2 (x − y)2 x
′
g(x + h, x) − g(x, x) f (x + h) − f (x) − hf (x)
Soit h ∈ R∗ . = .
h h2
Nous avons comme précédemment
g(x + h, x) − g(x, x) 1 ′′
− f (x) 6|h| sup |f ′′ (x + t) − f ′′ (x)|.
h 2 t∈[0, h]
g(x + h, x) − g(x, x) 1
Il vient immédiatement lim = f ′′ (x) c’est-à-dire
h→0 h 2
∂g 1
(x, x) = f ′′ (x). Il vient alors pour (x, y) ∈ R2 ,
∂x 2
∂g 1 1
(|x − a|6η, |y − a|6η, x = y) ⇒ (x, y) − f ′′ (a) 6 |f ′′ (x) − f ′′ (a)|6ε.
∂x 2 2
∂g 1 ′′
Nous en déduisons lim (x, y) = f (a). g est bien de classe C 1 .
(x,y)→(a,a) ∂x 2
14. Notons g(t) = xt2 + yt. Pour x > 0 nous avons
y
t −∞ − +∞
2x
g(t) +∞ 2
③ − y ✘✘✘
❳❳❳ ✿ +∞
4x
et pour x < 0
y
t −∞ − +∞
2x
y2
g(t) −
−∞ ✘✘
✿
✘ 4x ❳❳❳
③ −∞
y
F (x, y) = sup g(t). En examinant les divers cas selon la place de − par
t∈[0, 1] 2x
49
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
50
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
y2
Dans ce rectangle R2 , pour y > 0 nous avons F (x, y) − F (a, 0) = − et
4x
pour y60, F (x, y) − F (a, 0) = 0.
h2
Nous avons donc |F (x, y) − F (a, 0)|6 .
4(−a
− h)
h2 2a
lim = 0 donc pour ε > 0 ∃η ∈ 0, − tel que pour 0 < h < η
h→0 4(−a − h) 3
h2
on a 0 < 6ε.
4(−a − h)
Il vient alors pour |x − a|6η et |y|6η, |F (x, y) − F (a, 0)|6ε. F est continue
en (a, 0) avec a < 0.
Finalement, F est continue sur R2 .
F (a + h, −a) − F (a, −a) 0 pour h < 0
Soit a>0. Pour h 6= 0, = .
h 1 pour h > 0
F (a, −a + h) − F (a, −a) 0 pour h < 0
De même = .
h 1 pour h > 0
F n’a pas de dérivées partielles en (a, −a) avec a>0.
F (a + h, 0) − F (a, 0)
Soit a < 0. Pour h 6= 0, = 0.
h
0 pour h < 0
F (a, h) − F (a, 0)
= .
h − h pour h > 0
4a
F possède donc des dérivées partielles en (a, 0) (pour a < 0) nulles.
∂F y 2 ∂F y
Pour x < 0 et 0 < y < −2x, (x, y) = 2 , (x, y) = − .
∂x 4x ∂y 2x
∂F ∂F
Soit a < 0. Pour x et y strictement négatifs, (x, y) = (x, y) = 0.
∂x ∂y
∂F ∂F
Nous avons donc lim (x, y) = 0, lim (x, y) = 0.
(x, y)→(a, 0) ∂x (x, y)→(a, 0) ∂y
Soit h 6= 0, a < 0, h < −a.
F (a + h, −2a) − F (a, −2a) 1 si h < 0
= a .
h si h > 0
a+h
Soit h 6= 0, a < 0, h > 2a.
4a − h
F (a, −2a + h) − F (a, −2a) si h < 0
= 4a .
h 1 si h > 0
F possède des dérivées partielles en (a, −2a) (avec a < 0) égales à 1.
∂F ∂F
• Pour x < 0 et y > −2x, (x, y) = (x, y) = 1.
∂x ∂y
∂F y 2 ∂F y
• et 0 < y < −2x, (x, y) = 2 , (x, y) = − .
∂x 4x ∂y 2x
51
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂F ∂F
On a, pour a < 0, lim (x, y) = 1, lim (x, y) = 1.
(x, y)→(a, −2a) ∂x (x, y)→(a, −2a) ∂y
Soit D la demi droite d’équation y = −x, x>0. F est donc de classe C 1 sur
R2 \ D.
n
X
15. Notons x = (x1 , · · · , xn ) et y = (xn , · · · , x1 ). xi xn+1−i est le produit sca-
i=1
n
1 X
laire de x et de y. f (x) = xi xn+1−i . En utilisant l’inégalité de Cauchy-
kxk i=1
Xn
Schwarz nous obtenons xi xn+1−i 6kxk kyk = kxk2 .
i=1
Nous avons donc |f (x)|6kxk puis lim f (x) = 0. Nous posons alors f (0) = 0.
x→0
f est continue sur Rn , de classe10 C 1 sur Rn \ {0}.
Il reste à regarder ce qu’il se passe en 0.
• Supposons n impair, n = 2p + 1.
Soit ∈ Nn , i 6= p + 1. Soit x = (x1 , · · · , xn ) où les xj pour j ∈ Nn sont tous
nuls sauf xi . f (x) − f (0) = 0.
Supposons i = p + 1.
(xp+1 )2
f (x) − f (0) = = |xp+1 |.
|xp+1 |
f (x) − f (0) f (x) − f (0)
lim − = −1, lim + = 1.
xp+1 →0 xp+1 xp+1 →0 xp+1
La dérivée partielle de f selon xp+1 en 0 n’existe pas.
• Supposons n pair, n = 2p.
Soit x = (x1 , · · · , xn ) où les xj pour j ∈ Nn sont tous nuls sauf xi .
f (x) − f (0) = 0. Les dérivées partielles de f en 0 sont toutes nulles.
n
f (x) − f (0) 1 X
Soit alors x 6= 0. = xi xn+1−i .
kxk kxk2 i=1
n
f (x) − f (0) 1 X 2
Choisissons x = (a, a, · · · , a) . = 2 a = 1.
kxk na i=1
Si f était différentiable en 0 on devrait avoir df (0) = 0 donc
f (x) − f (0) − df (0)(x)
lim = 0. f n’est donc pas différentiable en 0.
x→0 kxk
16. (a) GLn (R), le groupe linéaire de Rn , est l’ensemble des matrices réelles de
Mn (R) dont le déterminant est non nul.
En choisissant une base de Mn (R) nous pouvons considérer le détermi-
X Y n
n2
nant comme l’application (ai,j )(i,j)∈(Nn )2 ∈ R 7−→ εσ ai,σ(i) ∈ R.
σ∈Sn i=1
Il s’agit donc d’une application polynomiale qui est alors continue. GLn (R)
est l’image réciproque de l’ouvert R∗ par cette application ; il s’agit donc
10
Voir l’exercice numéro 3.
52
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
11
Nous pouvons effectuer une démonstration sans utiliser les séries.
Nous munissons Mn (K) d’une norme d’algèbre c’est-à-dire vérifiant pour deux matrices A et B
kABk6kAk kBk.
(−1)i+j αi,j
Soit M ∈ GLn (K). M −1 = (ai,j )(i,j)∈(Nn )2 où ∀(i, j) ∈ (Nn )2 , ai,j = ; αi,j est le dé-
det(M )
terminant de la sous-matrice de M obtenue en supprimant à la matrice M la j ième ligne et la
iième colonne.
L’application A ∈ Mp (K) 7−→ det(A) ∈ K est continue donc l’application M ∈ GLn (K) 7−→
M −1 ∈ GLn (K) est continue.
M ∈ Mn (R) 7−→ det(In − M ) ∈ R est continue et prend la valeur 1 en 0. Il existe donc α > 0 tel
1
que pour toute matrice M on ait kM k6α ⇒ det(In − M )> > 0. Ces matrices In − M sont donc
2
inversibles.
L’application M ∈ GLn (K) 7−→ M −1 ∈ GLn (K) implique lim M −1 = In . Il existe donc β > 0
M→In
53
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
2 2
tenons (In + HX −1 )−1 − In + HX −1 = HX −1 + HX −1 ε(H) avec
lim ε(H) = 0.
H→0
1
f (X + H) − f (X) + X −1 HX −1
kHk
1 −1 2 2
= X HX −1 + X −1 HX −1 ε(H) .
kHk
1
−1
−1 2 −1
−1 2
X HX + X HX ε(H)
kHk
1
6 kX −1k2 (kHk kX −1k + ε(H) .
kHk
f est différentiable et H 7−→ X HX −1 est la différentielle de f en X.
−1
Cela prouve que f est continue puis qu’elle est de classe C 1 car le produit
de matrices est une application continue.
Z x Z y
17. Soit ϕ : R2 → R, continue. Soit f : R2 → R, f (x, y) = ϕ(u, v)dv du.
Z y 0 0
∂f
ϕ est continue donc f est bien définie. (x, y) = ϕ(x, v)dv.
∂x 0
Z x
∂f
En utilisant la formule de Fubini nous avons aussi (x, y) = ϕ(u, y)du.
∂y 0
∂f ∂f
Les deux applications et sont continues donc f est de classe C 1 .
∂x ∂y
Supposons ϕ de classe C 1 . Nous avons alors
Z y Z x
∂2f ∂ϕ ∂2f ∂ϕ
(x, y) = (x, v)dv, (x, y) = (u, y)du et
∂x2 0 ∂x ∂y 2 0 ∂y
∂2f
(x, y) = ϕ(x, y). f est alors de classe C 2 .
∂x∂y
18. Soit ϕ une application de classe C 1 de R dans R. Soit E = C 0 ([a, b], R) muni
de k k∞ .
Z b
Soit f ∈ E, on pose Φ(f ) = ϕ(f (t))dt.
a
Soit (f, h) ∈ E 2 un couple d’applications continues de [a, b] dans R.
Posons kf k∞ = C. ϕ′ est uniformément continue sur tout intervalle fermé
borné inclus dans R, par exemple, sur I = [−C − 1, C + 1].
Pour ε > 0 il existe α ∈]0, 1] tel que pour tout (x, y) ∈ I 2 on ait
ε
|x − y|6α ⇒ |ϕ′ (y) − ϕ′ (x)|6 .
b−a
Supposons khk∞ 6 α.
Z 1
ϕ(f (t) + h(t)) = ϕ(f (t)) + h(t) ϕ′ (f (t) + u h(t))du.
0 Z 1
ϕ(f (t)+h(t))−ϕ(f (t))−h(t)ϕ (f (t))=h(t) [ϕ′ (f (t)+uh(t))−ϕ′ (f (t))] du.
′
0
|f (t) +Zu1h(t)|6kf k∞ + khk∞ 6C + 1 donc
ε
|h(t)| [ϕ (f (t)+uh(t))−ϕ (f (t))] du 6
′ ′
khk∞ .
0 b−a
54
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z b
Φ(f + h) − Φ(f ) − h(t)ϕ′ (f (t))dt
a Z b Z 1
′ ′
= h(t) [ϕ (f (t) + uh(t)) − ϕ (f (t))] du dt.
Z bZ 1 a 0
ε
h(t) [ϕ (f (t)+uh(t))−ϕ (f (t))] du dt 6khk∞
′ ′
(b − a) = εkhk∞ .
b−a
a 0 Z b
L’application l : h ∈ E 7−→ h(t)ϕ′ (f (t))dt ∈ R est clairement linéaire.
a
|h(t)ϕ′ (f (t))|6khk∞ sup |ϕ′ (z)|.
|z|6kf k∞
Z b
l est continue donc Φ est différentiable et (dΦ)(f ) = h ∈ E 7−→ h(t)ϕ′ (f (t))dt.
a
Montrons que dΦ est continue en f . Avec les mêmes notations qu’au dessus,
soit g ∈ E vérifiant kf − gk∞ 6α.
Z b
|(dΦ(f ) − dΦ(g))(h)| 6 |h(t)(ϕ′ [f (t)] − ϕ′ [g(t)])| dt
a Z b
6khk∞ |ϕ′ [f (t)] − ϕ′ [g(t)]| dt
a
6ε khk∞
|(dΦ(f ))(h) − (dΦ(g))(h)|
k|dΦ(f ) − dΦ(g)k| = sup 6ε.
h∈E\{0} khk∞
dΦ est donc continue et Φ est de classe C 1 .
55
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f 1
(x, 0) = .
∂y x
1 |y| |y|
∂f 1 − 2 exp − 2 lorsque x 6= 0
Nous avons donc (x, y) = x x x
∂y
0 lorsque x = 0
∂f ∂f
Soit b ∈ R∗ . Il est immédiat que lim (x, y) = 0 = (0, b) et de même
(x,y)→(0,b) ∂x ∂x
∂f ∂f
lim (x, y) = 0 = (0, b).
(x,y)→(0,b) ∂y ∂y
∂f
Soient t ∈ R∗ et x ∈ R∗ . (x, tx2 ) = t (2|t| − 1) exp(−t).
∂x
∂f
(x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
∂x
∂f 1
(x, tx2 ) = (1 − |t|) exp(−t).
∂y x
∂f 1 |t| |t|
(x, tx) = 1− exp(− ).
∂y x |x| |x|
∂f ∂f
lim (x, tx) = 0. (x, y) n’a pas de limite en (0, 0).
x→0 ∂y ∂y
f est de classe C 1 sur R2 \ {(0, 0)} et est donc différentiable sur R2 \ {(0, 0)}.
f (x, y) − f (0, 0) − x ∂f (0, 0) − y ∂f (0, 0) f (x, y)
Pour x2 + y 2 6= 0, p ∂y ∂y
=p .
x2 + y 2 x2 + y 2
f (x, y) t sgn(x)
Posons y = tx2 avec t 6= 0. p =√ exp(−|t|).
x2 + y 2 1 + t2 x2
Il n’y a pas de limite nulle lorsque x tend vers 0 donc f n’est pas différentiable
en (0, 0).
20. Soit g une application définie dans un voisinage réel V de 0, à valeurs réelles
nulle en 0 et de classe C ∞ .
g(t) lorsque t = 6 0
Soit h la fonction définie sur V par h(t) = t .
′
g (0) lorsque t = 0
X n
1
Pour t 6= 0, h(n) (t) = n+1 (−1)j j!Cnj tn−j g (n−j) (t).
t j=0
j+1
X 1 k (n+k−j)
(n−j)
Lorsque t tend vers 0 nous avons g (t) = t g (0) + o(tj+1 ).
k=0
k!
n j+1
!
X X 1 k−j−1 (n+k−j)
(n)
Il vient alors h (t) = (−1)j j!Cnj t g (0) + o(1).
j=0 k=0
k!
En regroupant selon les puissances de t nous obtenons
n−1 n
! n
X X (−1) j
j!C j X (−1)j j!Cnj (n+1)
(n) n (n−i+1) −i
h (t) = g (0)t + g (0)+o(1).
i=1 j=i−1
(j + 1 − i)! j=0
(j + 1)!
56
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
57
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
n j+1
!
X X 1 k−j−1 (n+k−j)
h(n) (t) = (−1)j Cnj t g (0)
j=0 k=0
k!
X n Z t
j −1−j j+1 (n+2)
+ j!Cn t (t − u) g (u)du .
j=0 0
X n Z t
j!Cnj t−1−j (t − u)j+1g (n+2) (u)du
0
j=0
X n
(n+2) j −1−j 1 j+1
6 sup |g (u)| j!Cn |t| | |t| du
u∈[0, t] j=0
(j + 1)!
n+1
1 X j
= sup |g (n+2) (u)||t| C
u∈[0, t] n + 1 j=1 n+1
2n+1 − 1
= sup |g (n+2) (u)||t| .
u∈[0, t] n+1
Nous obtenons finalement
1 2n+1 − 1
h(n) (t) = g (n+1) (0) + Rn avec |Rn |6 sup |g (n+2) (u)||t| .
n+1 u∈[0, t] n+1
En particulier
∂ p
f ∂ p+1
f
i
(x , · · · , x ) − (0, · · · , 0, x , · · · , x )
∂xi pi · · · ∂xn pn i n
∂xi pi +1 · · · ∂xn pn
i+1 n
∂ p+1 f 2n+1 − 1
6 sup | pi +1 · · · ∂x pn
(0, · · · , u, x i+1 , · · · , x n )||x i | .
u∈[0, xi ] ∂xi n n+1
∂ p fi
∂xi pi · · · ∂xn pn (xi , · · · , xn )
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, a , · · · , a )
∂x p i +1 · · · ∂x p n
i+1 n
i n
∂ p fi
6 (xi , · · · , xn )
∂xi pi · · · ∂xn pn
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, x , · · · , x )
∂x p i +1 · · · ∂x p n
i+1 n
i n
∂ fp+1
+ +1
(0, · · · , 0, xi+1 , · · · , xn )
∂xi p i · · · ∂xn pn
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, a , · · · , a )
p +1
∂xi i · · · ∂xn n p i+1 n
p+1 n+1
∂ f 2 −1
6 sup | +1
(0, · · · , u, xi+1 , · · · , xn )||xi |
u∈[0, xi ] ∂xi
p i · · · ∂xn p n n+1
∂ fp+1
+ +1
(0, · · · , 0, xi+1 , · · · , xn )
∂xi p i · · · ∂xn pn
∂ p+1 f
− (0, · · · , 0, a i+1 , · · · , an ).
p +1
∂xi i · · · ∂xn p n
58
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂ p fi
lim (xi , · · · , xn )
∂xi pi · · · ∂xn pn
(xi , xi+1 ···, xn )→(0, ai+1 , ···, an )
∂ p+1 f
= (0, · · · , 0, ai+1 , · · · , an ).
∂xi pi +1 · · · ∂xn pn
Les applications fi ont donc des dérivées partielles à tous ordres continues sur
Rn . Les fi sont donc toutes de classe C ∞ .
21. Rappel
Soit K un compact d’un espace vectoriel normé E. K est borné donc il
existe δ ∈ R+ et a ∈ K tel que ∀m ∈ K, d(a, m)6δ. Nous obtenons donc
∀(m, n) ∈ K 2 , d(m, n)62δ. On appelle diamètre de K noté ∆(K) le réel
sup d(m, n) qui existe.
(m, n)∈K 2
En fait, l’application (x, y) ∈ K 2 7−→ d(x, y) ∈ R est continue ; K 2 est
compact donc l’application possède un maximum et un minimum. La borne
supérieure définie précédemment est donc atteinte et il existe (a, b) ∈ K 2 tel
que ∆(K) = d(a, b).
Soit x ∈ E \ K. Supposons d(x, K) = inf d(x, y) = 0. Cela équivaut à
y∈K
∀ε > 0, ∃y ∈ K, d(x, y)6ε. Il existe donc une suite (yn )n∈N de points de K
telle que lim d(x, yn ) = 0. K est compact donc il existe une suite (zn )n∈N
n→∞
extraite de la suite (yn )n∈N qui converge vers y ∈ K. Nous obtenons alors, par
continuité de l’application y 7−→ d(x, y), d(x, y) = 0 c’est-à-dire x ∈ K ce
qui est faux donc d(x, K) > 0.
Nous aurions aussi pu dire :
y ∈ K 7−→ d(x, y) ∈ R est continue ; K est compact donc l’application pos-
sède un minimum. Il existe a ∈ K tel que d(x, K) = d(x, a) ; nous avons bien
d(x, a) > 0 donc d(x, K) > 0.
Soient K1 et K2 deux compacts disjoints d’un espace vectoriel normé E. Alors
d(K1 , K2 ) > 0.
K1 × K2 est compact comme produit de deux compacts.
L’application (x, y) ∈ K1 × K2 7−→ d(x, y) ∈ R est continue donc possède un
minimum. Il existe (a, b) ∈ K1 × K2 vérifiant d(K1 , K2 ) = d(a, b) > 0.
Revenons à notre exercice.
X
αn est une série absolument convergente ; ϕ est une application de classe C 1
définie de R∗+ dans R, et (yn )n∈N est une suite de Rp , incluse dans un compact
K. +∞
X
f est définie sur Rp \ K par f (x) = αn ϕ(kx − yn k).
n=0
La suite y =(yn )n∈N est une suite bornée donc il existe M ∈ R+ tel que
∀n ∈ N, kyn k6M.
Notons A l’ouvert Rp \ K. Soit x ∈ A.
∀n ∈ N, 0 < d(x, K)6kx − yn k6kxk + M. ϕ est continue sur A donc bornée
+∞
X
sur le segment [d(x, K), kxk + M]. La série αn ϕ(kx − yn k) est donc ab-
n=0
59
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
12
Nous avons déjà vu ce résultat plus haut.
13
Nous savons qu’une fonction possède une dérivée lorsque, en tout point, la restriction de celle-ci
à un voisinage de ce point possède une dérivée en ce point ; de même une fonction est continue
lorsque, en tout point, la restriction de celle-ci à un voisinage de ce point est continue en ce point.
60
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
61
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
de R .
2
Soit alors B = A \ (R × {0}). B est un ouvert
x
Soit (x, y) fixé dans B. Pour n>1 + E = N1 , x + ny est de signe fixe.
y
La suite (|un (x, y)|)n∈N est monotone à partir du rang N1 et converge vers 0.
X
La série (−1)n un (x, y) est alors une série alternée convergente.
La fonction f est donc définie sur B. Posons pour (x, y) ∈ B,
∂un 1 ∂un n
vn (x, y) = (x, y) = − 2
< 0 et wn (x, y) = (x, y) = − .
∂x (x + ny) ∂y (x + ny)2
d t x − ty |x|
2
= 3
a le signe de x2 − t2 y 2 et est négatif pour |t|> .
dt (x + ty) (x + ty) |y|
La suite (|wn (x, y)|)n∈N est décroissante à partir de N1 et converge vers 0.
X
La série (−1)n wn (x, y) est alors une série alternée convergente.
X
La valeur absolue du reste d’ordre n de la série alternée (−1)n wn (x, y) est
(n + 1)|y|
majoré par .
(x + (n + 1)y)2
Soit (a, b) ∈ B. Soit V la boule centrée en (a, b) ; V = {(x, y) ∈ B} vérifiant
|x − a|6α < |a| et |y − b|6α < |b|. Cela est possible car B est ouvert.
|x|>|a| − α, |x|62|a|, |y|>|b| − α, |y|62|b|.
|x + ny|>n|y| − |x|>n(|b| − α) − 2|a| car |x|62|a| et |y|>|b| − α.
n(|b| − α) − 2|a| > 0
(n + 1)|y| n+1 x 2|a|
2
6 2
, 6 .
(x + (n + 1)y) ((n + 1)(|b| − α) − 2|a|) y |b| − α
62
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
X
2|a|
Pour n>N2 = 1 + E la série alternée (−1)n wn (x, y) a son reste
|b| − α
d’ordre n majoré en valeur absolue par |wn+1 (x, y)| donc
+∞
X n+1
wn (x, y) 6 .
p=n+1 ((n + 1)(|b| − α) − 2|a|)2
X
La série alternée (−1)n wn converge donc uniformément sur V . Nous en dé-
duisons que pour tout (a, b) ∈ B, f possède une dérivée partielle en (a, b)
X+∞
∂f (−1)n+1 n
(a, b) = .
∂y n=0
(a + nb)2
1
Pour n>N2 , |vn (x, y)|6 .
(n(|b| − α) − 2|a|)2
X
La série vn converge normalement sur V puis pour tout (a, b) ∈ B, f
+∞
X
∂f (−1)n+1
possède une dérivée partielle en (a, b) (a, b) = .
∂x n=0
(a + nb)2
Les dérivées partielles sont continues donc f est de classe C 1 sur B.
63
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
(p+q)y (q−p+1)y
Xq cos
2
sin 2
si y ∈
6 2πZ
cos(ky) = sin 2y
k=p
q−p+1 si y ∈ 2πZ
Supposons tout d’abord y 6∈ 2πZ. q
X 1
Nous pouvons appliquer la règle d’Abel car cos(ky) 6 et conclure
sin y2
k=p
X cos(ny)
à la convergence de la série √ .
n>1
n
Xn n
cos(ny) X 1
Si y ∈ 2πZ alors √ = √ ; la série diverge.
k=1
n k=1
n
Supposons x = −1.
(p+q)(y+π) (q−p+1)(y+π)
q
cos sin
X 2
2
si y + π ∈
6 2πZ
cos(k(y + π)) = cos y
2
k=p
q−p+1 si y + π ∈ 2πZ
Supposons tout d’abord y + π 6∈ 2πZ. q
X 1
Nous pouvons appliquer la règle d’Abel car cos(k(y + π)) 6 et
cos y2
k=p
X (−1) cos(ny)
n
conclure à la convergence de la série √ .
n>1
n
Xn n
(−1)n cos(ny) X 1
Si y + π ∈ 2πZ alors √ = √ ; la série diverge.
k=1
n k=1
n
X xn cos(ny)
Finalement la série √ converge lorsque |x| < 1 ou (x = 1 et
n>1
n
y 6∈ 2πZ) ou (x = −1 et y + π 6∈ 2πZ). dans tous les autres cas la série diverge.
xn cos(ny)
Soit y ∈ R fixé. La série entière (de la variable x) de terme général √
n
a pour somme une fonction de classe C ∞ sur ] − 1, 1[.
+∞
X
∂f √ n−1
Nous avons donc (x, y) = nx cos(ny).
∂x n=1
xn cos(ny)
Notons, pour n ∈ N et (x, y) ∈ R2 , wn (x, y) = √ .
n
∂wn √
wn est de classe C ∞ sur R2 . (x, y) = − nxn sin(ny).
∂y
Soit (a, b) ∈ R , |a| < 1. Soit B l’ensemble des (x, y) ∈ R2 vérifiant |x − a|6α
2
64
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
X ∂wn
converge normalement puis uniformément sur B.
n>1
∂y
+∞
X
∂f √
14
f a donc une dérivée partielle selon y et (x, y) = − nxn sin(ny).
∂y n=1
X
Nous en déduisons que sur l’ouvert ] − 1, 1[×R la série wn a pour somme
n>1
une application de classe C 1 .
1 1
25. ∀(x, y, n) ∈ R × R × N∗ , 2 exp(−n(x2 + y 2))6 2 .
X 1 n n
2 2
La série 2
exp(−n(x + y )) est convergente.
n>1
n
t 2 1
t ∈ R+ 7−→ exp(nt ) ∈ R a pour dérivée en t − 2t exp(−nt2 ).
2
n n
|t| 1
Nous en déduisons ∀(t, n) ∈ R × N∗ , exp(nt2 )6 √ .
n n 2ne
X t
La série (t 7−→ exp(nt2 )) est normalement convergente donc uniformé-
n>1
n
ment convergente.
1
Notons pour (x, y, n) ∈ R × R × N∗ un (x, y) = 2 exp(−n(x2 + y 2)). un est
n
de classe C ∞ sur R2 .
∂un 2x ∂un 2y
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )), (x, y) = − exp(−n(x2 + y 2)).
∂x n ∂y n
∂un 2|x| X ∂un
(x, y) 6 exp(−nx 2
donc la série converge uniformément ; de
∂x n ∂x
n>1
X ∂un
même pour la série .
n>1
∂y
+∞
X 1
La fonction f définie sur R par f (x, y) =
2
2
exp(−n(x2 + y 2 )) possède
n=1
n
donc des dérivées partielles continues ; elle est donc de classe C 1 et ∀(x, y) ∈ R2 ,
X+∞
∂f 2x
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )),
∂x n=1
n
14
En utilisant les résultats que nous avons vus concernant la dérivation d’une fonction de variable
complexe nous pouvons en déduire que la série entière de la variable z (avec x fixé de module
(xz)n
strictement inférieur à 1, de terme général √ a pour somme, pour |z| < 1, une fonction
n
+∞
X √ n n−1
dérivable de dérivée en z, de dérivée ϕ : z 7−→ nx z .
n=1
La composée de deux fonctions complexes dérivables est dérivable
! et nous obtenons, en posant
+∞
X
∂f √ n
z = exp(iy), (x, y) = ℜe i exp(iy) nx exp(i(n − 1)y) c’est-à-dire
∂y n=1
+∞
X
∂f √
(x, y) = − nxn sin(ny).
∂y n=1
65
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
+∞
X
∂f 2y
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )).
∂y n=1
n
∂ 2 un 2
2
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )) + 4x2 exp(−n(x2 + y 2)),
∂x n
∂ 2 un 2
2
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )) + 4y 2 exp(−n(x2 + y 2)),
∂y n
∂ 2 un
(x, y) = 4xy exp(−n(x2 + y 2)).
∂x∂y X
La série t 7−→ exp(−nt2 ) Converge uniformément pour |t|>a > 0. Nous
n>1
en déduisons que f possède des dérivées partielles secondes continues sur
R2 \ {(0, 0)} définies par
+∞
X
∂2f 2 2 2 2 2 2
(x, y) = − exp(−n(x + y )) + 4x exp(−n(x + y )) ,
∂x2 n=1
n
+∞
X
∂2f 2 2 2 2 2 2
(x, y) = − exp(−n(x + y )) + 4y exp(−n(x + y )) ,
∂y 2 n=1
n
+∞
X
∂2f
(x, y) = 4xy exp(−n(x2 + y 2)) .
∂x∂y n=1
En fait nous aurions pu nous y prendre différemment.
X+∞ n
t
Nous savons que pour |t| < 1, = − ln(1 − t) donc pour x2 + y 2 > 0,
n=1
n
+∞
X
∂f 2x
(x, y) = − exp(−n(x2 + y 2 )) = 2x ln(1 − exp(−x2 − y 2)).
∂x n=1
n
∂f
De même (x, y) = 2y ln(1 − exp(−x2 − y 2 )).
∂y
∂f ∂f
(0, 0) = 0 et (0, 0) = 0.
∂x ∂y
∂2f 2 2 4x2
(x, y) = 2 ln(1 − exp(−x − y )) + ,
∂x2 exp(x2 + y 2) − 1
∂2f 2 2 4y 2
(x, y) = 2 ln(1 − exp(−x − y )) + ,
∂y 2 exp(x2 + y 2) − 1
∂2f 4xy
(x, y) = .
∂x∂y exp(x + y 2 ) − 1
2
66
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
67
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
68
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
π
Pour t = , x = a, y = 0, z = 0 et xyz = 0.
6
π 2a 2a a a3
Pour t = , x = , y = , z = − et xyz = −4 .
3 3 3 27
5π
Pour t = , x = 0, y = a, z = 0 et xyz = 0.
6
a3
Le maximum de xyz est égal à 0 et le minimum est égal à −4 .
27
∂f ∂f
28. f est de classe C ∞ sur R2 . (x, y) = 2x(4x2 − 3y), (x, y) = 2y − 3x2 .
∂x ∂y
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ (x = 0, y = 0).
∂x ∂y
|t|
Soit t ∈ R∗ . f (x, tx) = x2 (t − x)(t − 2x). Pour |x| < , f (x, tx) > 0.
2
3x2 x4
f x, = − < 0. (0, 0) n’est donc pas un extremum local pour f .
2 4
f ne possède aucun extremum local.
2
29. Posons g(x, y, t) = (sin(t) − (xt2 + yt)) . g est de classe C ∞ donc f est de
classe C ∞ et Z Z π
π
∂f ∂g 2xπ 5 yπ 4
(x, y) = (x, y, t)dt = −2 t2 sin(t)dt + + ,
∂x 0 ∂x 0 5 2
Z π Z π
∂f ∂g xπ 4 2yπ 3
(x, y) = (x, y, t)dt = 2 t sin(t)dt − + .
∂y 0 ∂y 0 2 3
En intégrant deux fois par parties nous obtenons pour n>2,
Z π Z π
n n
In = t sin(t)dt = π − n(n − 1) tn−2 sin(t)dt
0 0
n
= π − n(n − 1)In−2
avec I0 = 2 et I1 = π.
∂f 2xπ 5 yπ 4
Nous obtenons donc I2 = π 2 − 4 puis (x, y) = −2π 2 + 8 + + ,
∂x 5 2
∂f xπ 4 2yπ 3
(x, y) = 2π + + .
∂y 2 3
En fait, ici,Znous pouvons calculer directement f (x, y) en calculant l’intégrale.
π
f (x, y) = (sin2 (t) + x2 t4 + y 2 t2 − 2xt2 sin(t) − 2yt sin(t) + 2xyt3 )dt
0
π x2 π 5 y 2π 3 xyπ 4
= + + − 2xI2 − 2yI1 +
2 5 3 2
π x2 π 5 y 2π 3 2 xyπ 4
= + + − 2x(π − 4) − 2πy + .
2 5 3 2
Nous retrouvons bien évidemment les mêmes dérivées partielles.
∂f ∂f 20(π 2 − 16) 12(20 − π 2 )
(x, y) = 0, (x, y) = 0 ⇐⇒ x = , y= .
∂x ∂y π5 π4
2 2 4 2
∂2f ∂2f ∂ f 2π 5 2π 3 π 3π 8
(x, y) (x, y) − (x, y) = − = > 0.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y 5 3 2 4
69
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
20(π 2 − 16) 12(20 − π 2 )
Le point (a, b) = , est donc un minimum local.
π5 π4
En fait il s’agit d’un minimum car
π x2 π 5 y 2 π 3 xyπ 4
+ + − 2x(π 2 − 4) − 4y +
2 5 3 2
2
π5 5 5(4 − π 2 )
= x+ y+
5 4π π5
3
2
π 12(π 2 − 20) π 6 − 16π 4 + 320π 2 − 2560
+ y+ + .
48 π4 2π 5
π 6 − 16π 4 + 320π 2 − 2560
Nous avons bien ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y)> = f (a, b).
2π 5
y 2 3 2
30. x2 + xy + y 2 − 3x − 6y = x + + y − 3x − 6y.
2 4
y Y
Posons X = x + , Y = y c’est-à-dire x = X − , y = Y .
2 2
2 2 2 3 2 9
x + xy + y − 3x − 6y = X + Y − 3X − Y
4 2
2
3 3
= X− + (Y − 3)2 − 9
2 4
2
y 3 3
= x+ − + (y − 3)2 − 9.
2 2 4
Nous en déduisons ∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y)> − 9 = f (0, 3).
31. Si l’on désigne par a, b et c lesp longueurs des côtés d’un triangle ABC, l’aire
15
d’un tel triangle est égale à p(p − a)(p − b)(p − c) où p désigne le demi
périmètre de ce triangle.
Pour obtenir un “vrai” triangle nous devons avoir les relations
0 < a < b + c, 0 < b < a + c, 0 < c < a + b c’est-à-dire
0 < a < p, 0 < b < p, a + b > p.
p étant fixé considérons l’application définie sur l’ouvert O, de R2 défini par
0 < a < p, 0 < b < p, a + b > p par f (a, b) = (p − a)(p − b)(a + b − p).
f est de classe C ∞ .
∂f ∂f
(a, b) = (p − b)(2p − 2a − b), (a, b) = (p − a)(2p − a − 2b).
∂a
∂b
∂f ∂f 2p
(a, b) = (a, b) = 0 ⇐⇒ a = b = .
∂a ∂b 3
15
Soit h la longueur de la hauteur issue de A du triangle ABC.
Nous avons la relation h = b sin( c 2 2
s c = a +b −2ab
C ). Nous avons aussi la relation 2
cos( c
C ) obtenue
2 2 2
2
−−→ −→ −−→ a +b −c
en calculant k BA k2 = k CA − CB k2 , soit encore sin( c C)= 1− .
2ab
1
L’aire du triangle qui est égale à ab sin( c
C ), est donc égale à
2
1p 1p 2
A= (2ab − (a2 + b2 − c2 ))(2ab + (a2 + b2 − c2 )) = (c − (a − b)2 )((a + b)2 − c2 )
4 4
1p p
= (c − a + b)(c + a − b)(c + a + b)(−c + a + b) = p(p − a)(p − b)(p − c).
4
70
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
32. À une rotation près, nous pouvons supposer que l’un des sommets des tri-
angles est fixe. Nous cherchons donc deux points B et C du cercle Γ tels que
d(A, B) + d(A, C) + d(B, C) soit maximal.
Γ est compact car il s’agit d’un ensemble fermé et borné inclus dans R2 .
(B, C) ∈ Γ2 7−→ d(A, B) + d(A, C) + d(B, C) ∈ R est continue donc possède
un maximum.
Nous pouvons supposer que Γ a pour rayon 1 et en choisissant un repère, les
coordonnées de A sont (1, 0), celles de B sont (cos(u), sin(u)) et celles de C
sont (cos(v), sin(v)) avec u et v dans [0, 2π].
u v u − v
d(A, B) = 2 sin , d(A, C) = 2 sin et d(B, C) = 2 sin .
2 2 2
A, B et C sont deux à deux distincts donc les distances mutuelles entre ces
points sont non nulles. Nous avons donc u 6= v, u ∈]0, 2π[, v ∈]0, 2π[. Le
maximum est donc obtenu sur l’ouvert ]0, 2π[2 \∆ où ∆ est la droite u = v.
La périmètre du triangle est égal à
u v
u − v
p(u, v) = 2 sin + 2 sin
+ 2 sin
2 2 2 .
u
∂p u−v
(u, v) = cos + sgn(u − v) cos .
∂u 2 2
v
∂p u+v
(u, v) = cos − sgn u − v) cos .
∂v 2 2
71
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
72
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
73
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f y(y − x2 ) ∂f x(x − y 2)
(x, y) = , (x, y) = .
∂x (1 + x)2 (1 + y)(x + y)2 ∂y (1 + y)2(1 + x)(x + y)2
Pour
(x, y) ∈ O,
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ (y(y 2 − x) = x(x − y 2 ) = 0)
∂x ∂y
⇐⇒ (x = y = 1).
2
∂ f 2y(−3xy + x − y 2 − y)
3
(x, y) = ,
∂x2 (1 + x)3 (1 + y)(x + y)3
∂2f 2x(−3xy + y 3 − x2 − x)
(x, y) = ,
∂y 2 (1 + y)3 (1 + x)(x + y)3
∂2f 2xy + xy 2 − y 3 − x3 + x2 y + 2x2 y 2
(x, y) = .
∂x∂y (1 + x)2 (1 + y)2(x + y)3
2 2 2 2
∂2f ∂2f ∂ f 1 1 3
2
(1, 1) 2 (1 1) − (1, 1) = − − − = > 0.
∂x ∂y ∂x∂y 16 32 1024
f possède un maximum local en (1, 1).
• f (x, y) = x3 y 2(1 − x + y). f est définie sur R2 , de classe C ∞ .
∂f ∂f
(x, y) = x2 y 2(−4x + 3y + 3), (x, y) = x3 y(−2x + 3y + 2).
∂x ∂y
∂f ∂f 1 1
(x, y) = (x, y) = 0 ⇐⇒ x = 0 ou y = 0 ou x = , y = − .
∂x ∂y 2 3
2
∂ f
(x, y) = 6xy 2 (−2x + y + 1),
∂x2
∂2f
2
(x, y) = 2x3 (−x + 3y + 1),
∂y
∂2f
(x, y) = x2 y(−8x + 9y + 6).
∂x ∂y
2
∂2f 1 1 ∂2f 1 1 ∂2f 1 1 1 1 1
2
, − 2
, − − , − = − − = > 0.
∂x 2 3 ∂y 2 3 ∂x ∂y 2 3 9 12 144
1 1
f possède en , − un maximum local.
2 3
Soit a ∈ R, a 6= 0, a 6= 1. f (a + h, k) = (a + h)3 k 2 (1 − a − h + k) a lorsque
(h, k) tend vers (0, 0) le signe de a(1 − a).
f possède en (a, 0) un minimum local lorsque a(1 − a) > 0.
f possède en (a, 0) un maximum local lorsque a(1 − a) < 0.
Soit b ∈ R, b 6= −1. f (h, b + k) = h3 (b + k)2 (1 + b − h + k) a le signe de
h(1 + b) lorsque (h, k) tend vers (0, 0) qui n’est pas fixe dans un voisinage de
(0, b).
f (h, k) a, lorsque (h, k) tend vers (0, 0), le signe de h qui n’est pas fixe.
f (1 + h, k) = (1 + h)3 k 2 (−h + k) a lorsque (h, k) tend vers (0, 0) le signe de
k − h qui n’est pas fixe.
f (h, −1 + k) = h3 (−1 + k)2 (−h + k) a le signe de h(k − h) qui n’est pas fixe.
Finalement f possède en (a, 0) un minimum local lorsque a(1 − a) > 0, f
possède en (a, 0) un maximum local lorsque a(1 − a) < 0 et f possède en
74
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
1 1
, − un maximum local.
2 3
• f (x, y) = x3 + 3xy 2 − 15x − 12y. f est de classe C ∞ sur R2 .
∂f ∂f
(x, y) = 3x2 + 3y 2 − 15, (x, y) = 6xy − 12.
∂x ∂y
Les extrema locaux éventuels sont obtenus en les points (x, y) solutions de
3x2 + 3y 2 − 15 = 0, 6xy − 12 = 0 ce qui équivaut à xy > 0 et {x2 , y 2 } est l’en-
semble des solutions de l’équation Z 2 −5Z+4 = 0 c’est-à-dire {x2 , y 2} = {1, 4}.
Les points critiques sont donc les points
A1 = (1, 2), A2 = (−1, −2), A3 = (2, 1), A4 = (−2, −1).
∂2f ∂2f ∂2f
r= (x, y) = 6x, t (x, y) = 6x, s (x, y) = 6y.
∂x2 ∂y 2 ∂x ∂y
rt − s2 = 36(x2 − y 2 ).
En A1 , et A2 , rt − s2 < 0 ; il n’y a pas d’extremum local ; nous avons un point
col.
En A3 , r > 0, rt − s2 > 0 ; nous avons un minimum local.
En A4 , r < 0, rt − s2 > 0 ; nous avons un maximum local.
x2 √
35. L’application f définie par f (x, y) = + (cos y) a2 − x2 , a > 0 est continue
a
sur [−a, a] × R.
f est de classe C 1 sur l’ouvert ] − a, a[×R.
∂f 2x x cos(y) ∂f √
(x, y) = −√ , (x, y) = − sin(y) a2 − x2 .
∂x a a2 − x2 ∂y
∂f ∂f
(x, y) = (x, y) = 0
∂x ∂y
√ !!
3
⇐⇒ (y = kπ et x = 0) ou y = kπ et |x| = a ; k ∈ Z.
2
75
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2f 2 a2 cos(y)
(x, y) = − √ ,
∂x2 a (a2 − x2 ) a2 − x2
∂2f √
(x, y) = − cos(y) a2 − x2 ,
∂y 2
∂2f x sin(y) ∂ 2 f 2 − (−1)k
(x, y) = √ , (0, kπ) = ,
∂x ∂y a2 − x2 ∂x2 a
∂2f k+1 ∂2f
(0, kπ) = (−1) a, (0, kπ) = 0.
∂y 2 ∂x ∂y
k+1 2 − (−1)k
(−1) a = 1 − 2(−1)k donc pour k pair, le point (0, kπ) n’est
a
pas un extremum local pour f ; en revanche pour k impair, le point (0, kπ)
est un minimum!local pour f . !
√ √
∂2f 3 2 − 8(−1)k ∂ 2 f 3 a(−1)k+1
a , kπ = , a , kπ = ,
∂x2 2 a ∂y 2 2 2
√ !
∂2f 3
a , kπ = 0.
∂x ∂y 2
2 − 8(−1)k a(−1)k+1 √
= 4 − (−1)k > 0. Le point a 23 , kπ est un minimum
a 2
local pour f lorsque k est impair, maximum local pour f lorsque k est pair.
√ !
3
Le résultat est le même pour le point a , kπ .
2
Il nous reste à étudier ce qu’il se passe “au bord”.
Étudions les signe de f (a + h, b + k) − f (a, b) lorsque (h, k) tend vers (0, 0).
Supposons cos(b) 6= 0.
√ h2
f (a + h, b + k) − f (a, b) = cos(b + k) −2ah − h2 + 2h +
√ a
∼ cos(b) −2ah a le signe de cos(b).
(h, k)→(0, 0)
f possède en (a, b) un minimum local lorsque cos(b) > 0 et un maximum local
lorsque cos(b) < 0.
π
Supposons cos(b) = 0 ; b = + nπ, n ∈ Z.
2
√ h2
f (a + h, b + k) − f (a, b) = (−1)n+1 sin(k) −2ah − h2 + 2h + .
√ r a
(−1)n+1 −2h −2h
Soit k = √ . Posons u = . Lorsque h tend vers 0,
a √ a
f (a + h, b + k) − f (a, b) = 2au sin(u) 1 − u2 − 4au2 + 4au4
r !
h2 −2h
= − + o(h2 ). f a + h, b + (−1)n+1 − f (a, b)
6a a
est strictement négatif au voisinage de h = 0.
√4 √ 3
f (a + h, b + (−1)n+1 −h ) − f (a, b) ∼ 2a(−h) 4 est strictement positif
h→0
au voisinage de h = 0.
76
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
π
f n’a donc pas d’extemum local en les points a, + nπ . Les résultats sont
2
π
les mêmes en −a, + nπ .
2
36. Considérons tout d’abord une droite d’équation x = K.
d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D) = (1 − K)2 + (2 − K)2 + K 2 = 3(K − 1)2 + 2.
Le minimum est obtenu pour K = 1 et il est égal à 2.
Considérons plus généralement les droites d’équations y = ax + b.
f (a, b) = d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D)
1
= 2
((a + b)2 + (2a + b)2 + (−3 + b)2 )
1+a
1
= (5a2 + 3b2 + 6ab − 6b + 9).
1 + a2
f est de classe C ∞ sur R2 .
∂f −6a2 b − 6ab2 + 12ab − 8a + 6b ∂f 6a + 6b − 6
(a, b) = , (a, b) = .
∂a (1 + a2 )2 ∂b 1 + a2
∂f ∂f
(a, b) =, (a, b) = 0
∂a ∂b
√ √ ! √ √ !!
−2 + 13 5 − 13 −2 − 13 5 + 13
⇐⇒ a= , b= , ou a = , b= .
3 3 3 3
∂2f 12a3 b + 18a2 b2 − 36a2 b + 24a2 − 36ab − 6b2 + 12b − 8
(a, b) = ,
∂a2 (1 + a2 )3
∂2f 6 ∂2f −a2 − 2ab + 2a + 1
(a, b) = , (a, b) = 6 .
∂b2 1 + a2 ∂a ∂b (1 + a2 )2
√ √ !! √ √ !!
∂ 2 f −2 + 13 5 − 13 ∂ 2 f −2 + 13 5 − 13
, ,
∂a2 3 3 ∂b2 3 3
2
√ √ !!2
∂ f −2 + 13 5 − 13
− ,
∂a ∂b 3 3
√ 3
= −3(2 + 13) < 0.
√ √ !! √ √ !!
∂ 2 f −2 − 13 5 + 13 ∂ 2 f −2 − 13 5 + 13
, ,
∂a2 3 3 ∂b2 3 3
√ √ !!2
∂2f −2 − 13 5 + 13
− ,
∂a ∂b 3 3
√ 3
= 3(2 − 13) > 0.
√ √
−2 + 13 5 − 13
f possède en a = , b= un minimum local égal à
3 ! 3
√ √
−2 + 13 5 − 13 √
f , = 4 − 13.
3 3
Il s’agit de prouver qu’on a là un minimum global.
77
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
√
Tout d’abord, 4 − 13 < 2.
√ √
Étudions le signe de (1 + 13)a2 + 6ab + 3b2 − 6b + 5 + 13.
√ √ √ √
(1 + 13)a2 + 6ab + 3b2 − 6b + 5 + 13 = 3(ba)2 + (−2 + 13)a2 − 6b + 5 + 13.
Posons√ a =2v et b = u −2 v. √
(1 + 13)a + 6ab + 3b − 6b + 5 + 13
√ √
= 3u2 + ( 13 − 2)v 2 − 6(u − v) + 5 + 13
√ !2
√ ( 13 + 2)
= 3(u − 1)2 + ( 13 − 2) v + .
3
Nous obtenons finalement
√ √ !
−2 + 13 5 − 13
f (a, b) − f ,
3 3
√ !2
√ ( 13 + 2)
= 3(a + b − 1)2 + ( 13 − 2) a + .
3
√ √ ! √ √
−2 + 13 5 − 13 −2 + 13 5 − 13
f (a, b) − f , >0, nul en , .
3 3 3 3
f est√donc minimal en √ ce point. La droite cherchée a donc pour équation :
(2 + 13)x + 3y − (5 + 13) = 0.
Nous aurions pu obtenir le résultat cherché d’une autre manière.
Soit D une droite d’équation cartésienne ux + vy + h = 0 avec (u, v) 6= (0, 0).
g(u, v, h) = d2 (A, D) + d2 (B, D) + d2 (C, D)
(u + h)2 + (2u + h)2 + (3v + h)2
= .
u2 + v 2
Déterminons une constante K, maximale telle que ∀(u, v, h) ∈ R3 , avec
(u, v) 6= (0, 0) on ait f (u, v, h) − K>0.
Il s’agit d’étudier le signe de 3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2 .
Pour K 6= 2,
3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2
= 3(u + v + h)2 + (2 − K)u2 + (6 − K)v 2 − 6uv
2
2 3 9
= 3(u + v + h) + (2 − K) u − v + 6−K − v2.
2−K 2−K
3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2 est positif pour tout (u, v, h) ∈ R3 ,
9
avec (u, v) 6= (0, 0) et K 6= 2 si et seulement si 2 − K>0 et 6 − K − >0
√ 2−K
c’est-à-dire K < 2 et K 2 − 8K + 3>0 soit encore K64 − 13.
Pour K = 2 nous obtenons 3h2 + 6uh + 6vh + (5 − K)u2 + (9 − K)v 2
= 3(u + v + h)2 + 4v 2 − 6uv
2
3
= 3(u + v + h) + 4 v − u − 9u2
2
2
n’est pas de signe fixe. Nous obtenons donc
78
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
√
g(u, v, h) − 4 − 13
√ !2
1 √
= 3(u + v + h)2 + (−2 + 13) u − 13 + 2 v .
u2+v 2 3
√
13 + 2
Le minimum est donc obtenu pour u + v + h = 0, u − v = 0 c’est-à-
√ √ 3
13 + 2 13 + 5
dire u = v et h = − v. La droite obtenue a donc pour équa-
3 √ 3 √
tion cartésienne (2 + 13)x + 3y − (5 + 13) = 0. Il s’agit du résultat trouvé
plus haut.
sin2n (t) + cos2n (t)6 sin2 (t) + cos2 (t) = 1, sin2n (t) − cos2n (t)6 sin2 (t)61.
π
Dans les deux cas le majorant est par exemple obtenu pour t = .
2
Nous en déduisons que pour tout entier naturel non nul, n,
sin2n (t) − (−1)n cos2n (t)61.
∀t ∈ R,
+∞
ch(2 sin(t)) − cos(2 cos(t)) 1 X 22n 2n n 2n
= sin (t) − (−1) cos (t)
2 2 n=1 (2n)!
+∞
1 X 22n
6
2 n=1 (2n)!
1 π π
= ch 2 sin − cos 2 cos = sh2 (1).
2 2 2
Nous obtenons finalement max | sin(z)| = | sin(i)| = sh(1).
|z|61
79
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
16
Qu’il faut alors redémontrer. Reprendre la démonstration faite plus haut.
80
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2g 2 ∂2g 1
t= (a, a) = , s = (a, a) = .
∂y 2 a ∂x ∂y a
3
rt − s2 = 2 > 0 donc g possède en (a, a) un minimum local.
a
Si nous utilisons le résultat prouvé précédemment nous avons (df )(x, y, z)
colinéaire à dx + dy + dz c’est-à-dire (ln(x) + 1, ln(y) + 1, ln(z) + 1) colinéaire
à (1, 1, 1) c’est-à-dire ln(x) = ln(y) = ln(z) soit encore x = y = z = a.
Il resterait alors à savoir s’il s’agit bien d’un extremum local.
39. Posons g(x, y) = xy + (x + y)(1 − x − y). g est de classe C ∞ .
∂g ∂g
(x, y) = −2x − y + 1, (x, y) = −2y − x + 1.
∂x ∂y
1 1
Le point critique est , .
3 3
∂2x ∂2y ∂2x
r = 2 (y, =) − 2, t = 2 (y, =) − 2, v[1mm] s = (y, =) − 1.
∂x ∂y ∂x ∂x
1 1
rt − s2 = 3 > 0. g possède en , un maximum local.
3 3
1 1 1 1
En fait, xy + (x + y)(1 − x − y) = − (2x + y − 1)2 − (3y − 1)2 + 6 ; le
4 12 3 3
1 1
maximum est obtenu pour 2x + y − 1 = 0, 3y − 1 = 0 c’est-à-dire en , .
3 3
1
Le maximum global de xy + yz + xz avec x + y + z = 1 est égal à obtenu en
3
1 1 1
, , .
3 3 3
Nous aurions pu utiliser ce qui a été dit plus haut et calculer df nous aurions
obtenu (y + z)dx + (z + x)dy + (x + y)dz colinéaire à dx + dy + dz c’est-à-dire
1
y + z = z + x = x + y soit encore x = y = z = .
3
40. Il s’agit là en fait d’une application du théorème des fonctions implicites ;
théorème qui n’est plus, malheureusement, au programme.
Nous devons donc refaire une preuve pour cette seule question adaptée au cas
d’une application à valeurs réelles comme nous l’avons vu dans l’introduction.
Soit g l’application définie de R2 dans R par
g(x, y) = y 4 − (y 3 − x − 8)5 + x3 − 16. g est de classe C 1 , g(0, 2) = 0.
∂g ∂g
(x, y) = 4y 3 − 15y 2 (y 3 − x − 8)4 , (0, 2) = 32.
∂y ∂y
∂g
(x, y) 7−→ (x, y) ∈ R est continue donc il existe α > 0 tel que pour |x|6α
∂y
∂g
et |y − 2|6α on ait (x, y) 7−→ (x, y)>1.
∂y
L’application y ∈ [2 − α, 2 + α] 7−→ g(x, y) ∈ R est, pour x ∈ [−α, α],
strictement croissante. g(0, 2) = 0 donc g(0, 2 − α) < 0 et g(0, 2 + α) > 0.
x ∈ [−α, α] 7−→ g(x, 2 + α) ∈ R est continue donc il existe β1 > 0 tel que
pour x ∈ [−β1 , β1 ] ∩ [−α, α] on ait g(x, 2 + α) > 0 ; de même il existe β2 > 0
81
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
82
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
83
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
84
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
i π π h
42. Soit (x, y) ∈ R∗ × R. Il existe r ∈ R∗ , t ∈ − + kπ, + kπ , k ∈ Z, tels
2 2
que x = r cos(t), y = r sin(t).
y
f (x, y) = x2 + y 2 − exp 2 atan = r 2 − exp(2(t − kπ)). Les solutions de
xy
l’équation x2 + y 2 = exp 2 atan sont donc les couples (x, y) définis par
x i π πh
x = (−1)k exp(t) cos(t), y = (−1)k exp(t) sin(t) pour t ∈ − , .
i π πh 2 2
Soit alors t0 fixé dans − , .
2 2
Soit a = ε exp(t0 ) cos(t0 ), y = ε exp(t0 ) sin(t0 ) où ε = ±1.
∂f 2x y
(x, y) = 2y − 2 exp 2 atan .
∂y x + y2 x
∂f π ∂f
(a, b) = 2ε exp(t0 )(sin(t0 ) − cos(t0 )). Pour t0 6= , (a, b) 6= 0.
∂y 4 ∂y
∂f 2y y
(x, y) = 2x + 2 exp 2 atan .
∂x x + y2 x
∂f π ∂f
(a, b) = 2ε exp(t0 )(sin(t0 ) + cos(t0 )). Pour t0 6= − , (a, b) 6= 0.
∂x 4 ∂x
85
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
-2 -1 0 1 2
-2
-4
-6
π
Nous “voyons” que pour t = , il y a une tangente parallèle à l’axe des or-
4
données ; il n’est pas possible de définir y en fonction de x. En revanche nous
pourrions définir x en fonction de y localement.
π
Nous “voyons” que pour t = − , il y a une tangente parallèle à l’axe des abs-
4
cisses. i π πh
Soit g l’application t ∈ − , 7−→ exp(t) cos(t) ∈ R.
2 2 i π πi
g ′(t) = exp(t)(cos(t) − sin(t)). g est strictement croissante sur − , , stric-
hπ π h 2 4
tement décroissante sur , .
4 2 i
π πi
La restriction de g à l’intervalle − , induit une bijection de cet intervalle
# √ # 2 4
2 π hπ π h
vers 0, exp et la restriction de g à l’intervalle , induit une
2 4 4 2
# √ #
2 π
bijection de cet intervalle vers 0, exp .
2 4
Nous faisons de même avec l’application −g.
# √ #
2 π i π πi
Pour x ∈ 0, exp , il existe un unique t = θ1 (x) ∈ − , tel que
2 4 2 4
# √ "
2 π
x = g(t). θ1 est continue, de classe C 1 sur 0, exp .
2 4
# √ #
2 π hπ π i
Pour x ∈ 0, exp , il existe un unique t = θ2 (x) ∈ , tel que
2 4 4 2
# √ "
2 π
x = g(t). θ2 est continue, de classe C 1 sur 0, exp .
2 4
" √ "
2 π i π πi
Pour x ∈ − exp , 0 , il existe un unique t = θ3 (x) ∈ − , tel
2 4 2 4
# √ "
2 π
que x = −g(t). θ3 est continue, de classe C 1 sur − exp , 0 .
2 4
86
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
87
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
43. Nous pouvons dans chacun de ces trois cas reprendre la démonstration que
nous avons faite dans les préliminaires. Je vais la reprendre rapidement pour
le troisième cas ; il suffirait de la recopier et de l’adapter aux autres cas.
• f (x, y) = exp(x + y) + y − 1.
f (0, 0) = 0. exp(x + y) + y − 1 = 0 ⇐⇒ x = −y + ln(1 − y) = g(y).
g est de classe C ∞ , définie de ] − ∞, 1[ dans R.
1
g ′(y) = −1 − .
1−y
g est strictement décroissante. g ′ ne s’annule pas donc g est une bijection de
] − ∞, 1[ sur R ; la bijection réciproque est de classe C ∞ strictement décrois-
sante. lim g −1 (x) = 1, lim g −1 (x) = −∞.
x→−∞ x→+∞
La courbe représentative de ϕ a l’allure suivante :
-1
-2
-3
1 1
Au voisinage de y = 0 nous avons g(y) = −2y − y 2 − y 3 + o(y 3).
2 3
ϕ est de classe C ∞ donc possède un développement limité à tout ordre. Au
voisinage de x = 0 nous avons ϕ(x) = a1 x + a2 x2 + a3 x3 + o(x3 ) donc
1 1
x = −2(a1 x + a2 x2 + a3 x3 ) − (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )2 − (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )3 + o(x3 )
2 3
1 2 2 1 3
= −2a1 x − 2a2 + a1 x − 2a3 + a1 a2 + a1 x3 + o(x3 ).
2 3
1 1 1
ce qui conduit, grâce à l’unicité, à a1 = − , a2 = − , a3 = donc
2 16 192
1 1 1 3
ϕ(x) = − x − x2 + x + o(x3 ).
2 16 192
• f (x, y) = xy − sin(y) + x. f (0, 0) = 0, f (x, −1) = sin(1) 6= 0. S’il existe
un intervalle, I, de R contenant 0 sur lequel la relation f (x, y) = 0 permet
de définir une fonction implicite ϕ vérifiant f (x, ϕ(x)) = 0, cet intervalle doit
88
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
u′(y) + - -
u(y) ✿
✘
✘✘ 1 ❳❳
③
❳
sin(1) 0 ❳❳ −1
③
x1
g(y)
✿
✘
✘ ❳❳
0✘ ③
❳
✿
✘
✘✘ 2
−∞
2+π
89
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
5
x = (a1 x + a2 x2 + a3 x3 ) − (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )2 + (a1 x + a2 x2 + a3 x3 )3 + o(x3 )
6
2 2 5 3 3
= ax + (b − a )x + c − 2ab + a x3 + o(x ).
6
7
Nous en déduisons, par unicité du développement limité, a = 1, b = 1, c = .
6
7 3 3
Il vient donc au voisinage de x = 0, ϕ(x) = x + x2 + x + o(x ).
6
La courbe représentant ϕ a l’allure suivante :
0.8
0.6
0.4
0.2
-12 -10 -8 -6 -4 -2 0
-0.2
-0.4
-0.6
-0.8
90
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
91
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
0.4
0.2
1 1.5 2 2.5 3
0
-0.2
-0.4
-0.6
-0.8
-1
92
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2ϕ ∂ϕ ∂ϕ ∂ϕ
3ϕ(x, y)2 (x, y) + 6ϕ(x, y) (x, y) (x, y) − (x, y)
∂x ∂y ∂x ∂y ∂y
∂2ϕ ∂2ϕ
−x (x, y) − 2 (x, y) = 0.
∂x ∂y ∂x ∂y
2
2
2∂ ϕ ∂ϕ ∂2ϕ
6y + 3ϕ(x, y) (x, y)ϕ(x, y) + 6ϕ(x, y) (x, y) − x (x, y)
∂y 2 ∂y ∂y 2
∂2ϕ
−2 2 (x, y) = 0.
∂y
2
∂ϕ ∂ϕ ∂ ϕ
En (0, 0) nous obtenons (0, 0) = 2, (0, 0) = −1, (0, 0) = −20,
∂x ∂y ∂x2
∂2ϕ ∂2ϕ
, (0, 0) = 11, (0, 0) = −6.
∂x ∂y ∂y 2
Il vient alors au voisinage de (0, 0),
ϕ(x, y) = 1 + 2x − y − 10x2 + 11xy − 3y 2 + o(k(x, y)k2).
• f (x, y, z) = ln(1 + y − z) − x − z, a = (0, 0, 0).
∂f
Comme précédemment, f est de classe C ∞ , (0, 0, 0) = −2 donc il existe
∂z
un voisinage, V , de (0, 0), un voisinage, I, de 0 et une application ϕ de classe
C ∞ définie sur V à valeurs dans I vérifiant ln(1+y −ϕ(x, y))−x−ϕ(x, y) = 0.
∂ϕ
∂x
(x, y) ∂ϕ
Nous obtenons donc − −1− (x, y) = 0,
1 + y − ϕ(x, y) ∂x
1 − ∂ϕ∂y
(x, y) ∂ϕ
− (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) ∂y
∂2ϕ ∂ϕ
2
∂x2
(x, y) ∂x
(x, y) ∂2ϕ
− − − (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) (1 + y − ϕ(x, y))2 ∂x2
∂2ϕ ∂ϕ ∂ϕ
(x, y) ∂x
(x, y) 1 − ∂y (x, y) ∂2ϕ
∂x ∂y
− + − (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) (1 + y − ϕ(x, y))2 ∂x ∂y
2
∂2ϕ ∂ϕ
(x, y) 1 − ∂y
(x, y) ∂2ϕ
∂y 2
− − − (x, y) = 0.
1 + y − ϕ(x, y) (1 + y − ϕ(x, y))2 ∂y 2
∂ϕ 1 ∂ϕ 1
Nous obtenons alors (0, 0) = − , (0, 0) = ,
∂x 2 ∂y 2
2 2 2
∂ ϕ 1 ∂ ϕ 1 ∂ ϕ 1
2
(0, 0) = − , (0, 0) = − , 2
(0, 0) = − .
∂x 8 ∂x ∂y 8 ∂x 8
Au voisinage de (0, 0) nous avons,
1 1 1
ϕ(x, y) = − x + y − (x2 + 2xy + y 2) + o(k(x, y)k2).
2 2 16
• f (x, y) = (x + y + z 2 ) ln(x + y + z) − exp(x + y) + 1, a = (0, 0, 1).
2 2
∂f
Comme précédemment, f est de classe C ∞ , (0, 0, 0) = 1 donc il existe un
∂z
voisinage, V , de (0, 0), un voisinage, I, de 1 et une application ϕ de classe C ∞
93
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
94
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
1.8
1.6
1.4
1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
-0.2
∞ π 7π
ϕ est de classe C sur l’intervalle x ∈ − , .
12 12
Nous pouvions utiliser les mêmes méthodes qu’au dessus pour conclure que
la relation sin(x + y) + cos(x − y) − 1 = 0 définit au voisinage de (0, 0) une
fonction implicite car la dérivée partielle en (0, 0) est non nulle et
(x, y) ∈ R2 7−→ sin(x + y) + cos(x − y) − 1 = 0 ∈ R est de classe C ∞ .
√ π
46. sin(tx) + cos(tx) = 2 cos tx − .
√ 4
Pour 0 < |x|6 2, l’équation sin(tx) + cos(tx) = x a pour solutions
√ !!
1 π x 2
t = θ1 (x) = − acos + 2kπ ou
x 4 2
√ !!
1 π x 2
t = θ2 (x) = + acos + 2kπ avec k ∈ Z.
x 4 2
h √ h i √ i
Soit D = − 2, 0 ∪ 0, 2 . k ∈ Z étant fixé, θ1 et θ2 sont de classe C ∞ sur
D.
√ ! !
1 π x 2 x
θ1′ (x) = 2 − + acos +√ .
x 4 2 2 − x2
95
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
x2
La dérivée de l’application x 7−→ x2 θ1′ (x) est égale à √ > 0.
(2 − x2 ) 2 − x2
√
x2 θ1′ (x) s’annule donc en un point x0 ∈] − 2, 0[.
√
θ1 est√ décroissante sur [− 2, x0 ], croissante sur [x0 , 0[ et croissante sur
]0, 2].
" √ #
√ 1 3π 2
θ1 définit une bijection de [− 2, x0 ] vers p , , une bijection de
2 − x20 8
" " # √ #
1 √ π 2
[x0 , 0[ vers p , +∞ et une bijection de ]0, 2] vers −∞, .
2 − x20 8
Une valeur approchée de x0 est -1,246162732 et de θ1 (x0 ) est 1,495574.
√ ! !
1 π x 2 x
θ2′ (x) = 2 − − acos −√ .
x 4 2 2 − x2
x2
La dérivée de l’application x 7−→ x2 θ1′ (x) est égale à − √ < 0.
(2 − x2 ) 2 − x2
√
x2 θ2′ (x) s’annule donc en un point x1 ∈] − 2, 0[.
√
θ2 est
√ croissante sur [− 2, x1 ], décroissante sur [x1 , 0[ et décroissante sur
]0, 2]. " √ #
√ 3π 2 1
θ2 définit une bijection de [− 2, x1 ] vers − , −p , une bi-
8 2 − x21
# #
1 √
jection de [x1 , 0[ vers −∞, − p et une bijection de ]0, 2] vers
2 − x21
" √ "
π 2
, +∞ .
8
Une valeur approchée de x1 est -1,3642177 et de θ1 (x0 ) est -2,683074237.
Le tracé de la réunion des 10 courbes définies par
√ !!
1 π x 2
t= − + 2kπ + asin + 2kπ,
x 4 2
√ !!
1 3π x 2
t= + 2kπ − asin + 2kπ avec k ∈ {−2, −1, 0, 1, 2} a l’al-
x 4 2
lure suivante :
30
20
10
-10
-20
-30
96
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
π π
0 = 2kπ + ± . Cela correspond à ϕ1 .
4 4
Parmi les autres solutions, cherchons une solution qui se “raccorde” à la pré-
√ π π
cédente en x = 2. Nous devons avoir 2kπ + + ± acos(1) = − acos(1)
4 4
c’est-à-dire k = 0 ; cela correspond donc à ϕ2 .
Au voisinage de (x = 0, t = 1) nous disposons d’une et une seule n √solution,
o ϕ,
√
définie pour t ∈ R et x ∈]0, 2]. Elle est de classe C sur R \ 8 .
∞ π 2
√
π 2 √ π
Pour t ∈ R\{ }, 2(tϕ′ (t) + ϕ(t)) sin tϕ(t) − + ϕ′ (t) = 0 soit encore
8 4
√ π
x 2 sin tϕ(t) −
ϕ′ (t) = − √ 4
.
1 + t 2 sin tϕ(t) − π4
lim√ ϕ′ (t) = 0. ϕ est donc de classe C 1 sur R ; la dérivée vérifiant donc pour
t→ π 8 2
√
′ x 2 sin tϕ(t) − π4
tout réel t, ϕ (t) = − √ .
1 + t 2 sin tϕ(t) − π4
ϕ′ est bien alors de classe C ∞ et ϕ aussi.
Une allure de la courbe représentant ϕ est la suivante :
1.4
1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
Nous pouvions ici aussi utiliser les méthodes générales vues précédemment
concernant les fonctions implicites.
∂f
(1, 0) = −1 6= 0 donc il existe un voisinage I × J de (1, 0) tel que l’équa-
∂x
tion f (x, t) = 0 avec (x, t) ∈ I ×J possède une et une seule solution x = ϕ(t) ;
cette solution est de classe
C ∞ sur I.
√ π
2(ϕ(t) + tϕ′ (t)) cos tx + − ϕ′ (t) = 0 ; il vient alors ϕ′ (1) = 1.
4
√ ′ ′′ π √
2(2ϕ (t) + tϕ (t)) cos tx + − 2(ϕ(t)
4 π
+t(ϕ′ (t))2 sin tx + − ϕ′′ (t) = 0
4
donc ϕ′′ (1) = 1.
√ π √
2(3ϕ′′ (t) + tϕ(3) (t)) cos tx + − 3 2(2ϕ′ (t) + tϕ′′ (t))(ϕ(t)
4
′ π √ ′ 3
π
+tϕ (t)) sin tx + − 2(ϕ(t) + tϕ (t)) cos tx + − ϕ(3) (t) = 0
4 4
puis ϕ(3) (1) = −4.
97
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
98
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
17
Ce qui impose g(r, t) = C(t) > r2 . C doit être minorée et V (donc aussi W ) doit être borné.
18
U est ouvert donc il existe ∆ un disque centré en (x, s y) de rayon α > 0 inclus dans U .
α2
(tx, ty) ∈ ∆ ⇐⇒ (tx − x)2 + (ty − y)2 6α2 ⇐⇒ t > 1 − pour x2 + y 2 6= 0 et pour
x2 + y 2
tout t sit x = y = 0.
99
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂f
g est de classe C 1 et g ′ (t) = x (tx, ty) + y (tx, ty) donc
∂x ∂y
′ 2
g (t)g(t) + t(x +p y ) = 0 soit encore g (t) + t2 (x2 + y 2) = C(x, y) et en parti-
2 2
p
51. f 2 2
x + y = f (x)f (y).
p
f (−x)2 + y 2 = f (−x)f (y) donc, si f 6≡ 0 f (−x) = f (x) ; f est paire.
Si f ≡ 0 elle est encore paire. Nous pouvons nous limiter à R+ .
En particulier, pour y = 0, x>0, f (x) = f (x)f (0). Si f ≡ 0, f (0) = 0 et
sinon, f (0) = 0 donc nous avons toujours f (0) = 0.
2
√ t
Pour x = y = t 2>0, f (t) = f √ .
2
2n
t
Nous avons donc f (t) = f √ .
( 2)n
Cette relation est vraie pour n = 0. Supposons-la vraie jusqu’au rang n.
2n 2 !2n 2n+1
t t t
f (t) = f √ = f √ =f √ .
( 2)n ( 2)n+1 ( 2)n+1
1
f est continue en 0 donc il existe ε > 0 tel que pour 06x6ε on ait |f (x)|6 .
2
1
Soit t fixé. La suite √ converge vers 0 donc il existe N ∈ N tel
( 2)n n∈N
t 1
que pour n>N on ait 06 √ 6ε. Nous en déduisons |f (t)|6 n . Il vient alors
( 2)n 2
100
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
1
|f (t)|6 lim = 0. f = 0.
n→+∞ 2n
101
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂f
53. • 2xy + (1 + y 2 ) = 0, x > 0.
∂x ∂y
r r
2x 2x
Posons u = y et v = .
1 + y2 1 + y2
r r
∗ 2x 2x
L’application (x, y) ∈ R+ × R 7−→ u = y 2
, v= 2
∈ R × R∗+
1+y 1+y
est un C ∞ difféomorphisme. L’application réciproque est l’application
(u, v) ∈ R × R∗+ 7−→ x = u2 + v 2 , y = ∈ R∗+ × R.
Posons f (x, y) = g(u, v). g est de classe C 1 sur un ouvert inclus dans D.
102
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f y ∂g 1 ∂g
(x, y) = p (u, v) + p (u, v),
∂x 2x(1 + y 2) ∂u 2x(1 + y 2 ) ∂v
r √ !
∂f 2x y 2 2x ∂g
(x, y) = 2
− p (u, v)
∂y 1+y (1 + y 2 ) 1 + y 2 ∂u √
y 2x ∂g
− p (u, v),
(1 + y 2 ) 1 + y 2 ∂v
∂f ∂f p ∂g
2xy + (1 + y 2) = 2x(1 + y 2) (u, v) = 0.
∂x ∂y ∂u
Nous en déduisons g(u, v) = A(v) où A est de classe C 1 sur R∗+ .
r
2x x
Finalement f (x, y) = A =B où B est de classe C 1 sur
1 + y2 1 + y2
R∗+ .
r r
−2x −2x
Avec x < 0, nous aurions pu poser u = y 2
et v = .
1+y 1 + y2
∂g
Un calcul analogue au précédent conduit alors à nouveau à = 0 puis
r ∂u
−2x x
f (x, y) = A1 2
= B1 où B1 est de classe C 1 sur R∗− .
1+y 1 + y2
Si enfin nous souhaitons une solution sur R2 , B et B1 doivent être prolon-
geables sur R.
∂f 1 ′ x
Si donc on suppose B de classe C 1 sur R alors (x, y) = B ,
∂x 1 + y2 1 + y2
∂f 2xy x
(x, y) = − 2 2
B′ .
∂y (1 + y ) 1 + y2
∂f 2 ∂f 2xy ′ x 2xy ′ x
2xy + (1 + y ) = B − B = 0.
∂x ∂y 1 + y2 1 + y2 1 + y2 1 + y2
x
f définie sur R par f (x, y) = B
2
avec B de classe C 1 sur R, est
1 + y2
solution de l’équation proposée.
∂f ∂f
• (x + y) + (x − y) = 0, où x 6= y.
∂x ∂y
Posons u = x2 − y 2 − 2xy et v = y. x 6= y ⇐⇒ u + 2v 2 > 0. √
Sur l’ouvert ∆1 = {(x, y) ∈ R2 , x < y} nous avons x = v − 2
√ u + 2v et sur
l’ouvert ∆2 = {(x, y) ∈ R , x > y} nous avons x = v + u + 2v . Notons
2 2
103
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂f ∂g
(x + y) + (x − y) = (x − y) (u, v) = 0.
∂x ∂y ∂v
g(u, v) dépend donc de u puis, lorsque x > y, f (x, y) = A1 (x2 − y 2 − 2xy) et,
lorsque x < y, f (x, y) = A2 (x2 − y 2 − 2xy) avec avec A1 et A2 de classes C 1
sur R.
Si nous souhaitons une solution f définie sur R2 , nous devons avoir ∀a ∈
R, A1 (−2a2 ) = A2 (−2a2 ) c’est-à-dire A1 et A2 égales sur R− .
∂f ∂f
• − + 3(x − y)f (x, y) = 0, où x > 0.
∂x ∂y
√ v>0 et v 2 − 4u>0
2
v + v − 4u
>0 ⇐⇒ où .
2
v < 0 et u60
√
v − v 2 − 4u
>0 ⇐⇒ (v>0, u>0, v 2 − 4u>0).
√ 2
v + v 2 − 4u
60 ⇐⇒ (v60, u>0, v 2 − 4u>0).
2
√ v>0 et u60
2
v − v − 4u
60 ⇐⇒ où .
2 2
v60 et v − 4u>0
Si nous souhaitons que l’application qui à (u, v) associe l’une des expressions
précédentes soit de classe C 1 nous devons imposer v 2 − 4u > 0 ce qui conduit
à :
√ v>0 et v 2 − 4u > 0
2
v + v − 4u
>0 ⇐⇒ où .
2
v < 0 et u60
√
v − v 2 − 4u
>0 ⇐⇒ (v>0, u>0, v 2 − 4u > 0).
√ 2
v + v 2 − 4u
60 ⇐⇒ (v60, u>0, v 2 − 4u > 0).
2
√ v > 0 et u60
2
v − v − 4u
60 ⇐⇒ où .
2 2
v60 et v − 4u > 0
√ √
v + v 2 − 4u v − v 2 − 4u
(x + y =, xy = u) ⇐⇒ {x, y} = , .
2 2
Examinons alors divers cas. √
v + v 2 − 4u
Supposons que l’on choisisse x = > 0.
2
Premier cas :
Soient ∆1 = {(u, v) ∈ (R∗+ )2 , v 2 − 4u > 0} et D1 = {(x, y) ∈ (R∗+ )2 }. Il s’agit
d’ouverts de R2 .
Considérons l’application
√ √
v + v 2 − 4u v − v 2 − 4u
(u, v) ∈ ∆1 7−→ x = , y= ∈ D1 .
2 2
104
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
105
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
y
L’application (x, y) ∈ R∗+ × R 7−→ u = x, v = ∈ R∗+ × R est un C ∞ dif-
x
féomorphisme. L’application g définie par g(u, v) = f (x, y) est de classe C 2
si f l’est.
∂2f ∂2g 2y ∂ 2 g 2y ∂g y2 ∂2g
(x, y) = (u, v) − (u, v) + (u, v) + (u, v).
∂x2 ∂u2 x2 ∂u ∂v x3 ∂v x4 ∂v 2
∂2f 1 ∂2g y ∂2g 1 ∂g
(x, y) = (u, v) − 3 2 (u, v) − 2 (u, v).
∂x ∂y x ∂u ∂v x ∂v x ∂v
∂2f 1 ∂2g
(x, y) = (u, v).
∂y 2 x2 ∂v 2
∂2f ∂2f ∂2f ∂2g
x2 2 + 2xy + y 2 2 = x2 (u, v) = 0.
∂x ∂x∂y ∂y ∂[u2
Nous en déduisons : g(u, v) = uA(v) + B(v) où A et B sont de classe C 2 de
R∗+ dans R.
y y
f (x, y) = xA +B que l’on peut aussi écrire
x x
f (x, y) = xf1 (x, y) + f2 (x, y) où f1 et f2 sont des fonctions 0-homogènes dé-
finies sur R∗+ × R de classes C 2 .
Nous pouvons faire le même raisonnement pour x < 0.
Si nous souhaitons une solution f de classe C 2 sur R2 , nous obtenons
∀(x, y) ∈ R∗+ × R, f (x, y) = xf1 (x, y) + f2 (x, y) où f1 et f2 sont des fonc-
tions 0-homogènes définies sur R∗+ × R de classes C 2 et
∀(x, y) ∈ R∗+ × R, f (x, y) = xf3 (x, y) + f4 (x, y) où f3 et f4 sont des fonc-
tions 0-homogènes définies sur R∗− × R de classes C 2 .
Pour x > 0, f (tx, ty) = txf1 (x, y) + f2 (x, y) et pour x < 0,
f (tx, ty) = txf3 (x, y) + f4 (x, y).
En calculant la limite lorsque t tend vers 0 nous obtenons
pour x > 0, f (0, 0) = f2 (x, y) et pour x < 0, f (0, 0) = f4 (x, y).
∀(x, y) ∈ R∗+ × R, f (x, y) = xf1 (x, y) + a,
∀(x, y) ∈ R∗− × R, f (x, y) = xf3 (x, y) + a où f1 et f3 sont des fonctions 0-
homogènes définies sur R∗− × R de classes C 2 .
f − a est donc une fonction de classe C 2 définie sur R2 , 1-homogène.
∂f ∂f
et sont alors19 0-homogène.
∂x ∂y
∂f ∂f ∂f ∂f
(tx, ty) = (x, y) et pour t = 0, (0, 0) = (x, y).
∂x ∂x ∂x ∂x
Finalement f (x, y) − a = bx + cy, (a, b, c) ∈ R3 . Ces fonctions sont bien
solutions sur R2 de l’équation proposée.
∂f ∂f
•x (x, y) − (x, y) = 0.
∂x ∂y
Pour x > 0, posons u = y + ln(x) et v = x c’est-à-dire x = v, y = u − ln(v).
L’application (u, v) ∈ R × R∗+ 7−→ (x = v, y = u − ln(v)) ∈ R × R∗+ est un
C 1 difféomorphisme. En posant f (x, y) = g(u, v) nous définissons une appli-
19
Voir plus haut.
106
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
54. Nous pouvons refaire ici les démonstrations que nous avons faites dans les
généralités ; il faut les refaire car les résultats des généralités ne sont malheu-
reusement pas au programme des classes préparatoires.
a b by − ax
• (x, y, z) 7−→ , − , .
z z z2
Nous savons que si un champ de vecteurs, de classe C 1 , est le gradient d’une
application alors son rotationnel est nul.
Le champ proposé a bien son rotationnel nul. Recherchons l’existence d’une
application dont il est le gradient.
Soit f est une éventuelle solution sur l’un des deux ouverts R2 ×R∗+ ou R2 ×R∗+ .
∂f a ax
(x, y, z) = donc f (x, y, z) = + A(y, z).
∂x z z
∂f b by
(x, y, z) = − donc f (x, y, z) = − + B(x, z).
∂y z z
1
A et B doivent être au moins de classe C .
107
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
ax ∂A by ∂B by − ax
Il vient alors − 2
+ (y, z) = 2 + (x, z) = .
z ∂z z ∂z z2
by ax
Nous en déduisons A(y, z) = − + C(y) et B(x, z) = + D(x).
z z
ax by by ax
Finalement f (x, y, z) = − + C(y) = − + + D(x).
z z z z
D(x) = C(y) pour tout couple (x, y) donc C et D sont constantes égales et
ax − by
∀(x, y, z) ∈ R2 × R∗+ , f (x, y, z) = + C1 et
z
ax − by
∀(x, y, z) ∈ R2 × R∗− , f (x, y, z) = + C2 .
z
yz − a2 a + xz x
• (x, y, z) 7−→ , − , .
(y + ax)2 (y + ax)2 y + ax
Soit D1 l’ouvert de R3 , {(x, y, z) ∈ R3 , y + ax > 0} et soit D2 l’ouvert de R3 ,
{(x, y, z) ∈ R3 , y + ax < 0}.
Comme précédemment, le rotationnel du champ est nul. Soit f une solution
sur l’un des deux ouverts, D1 ou D2 .
∂f x xz
(x, y, z) = donc f (x, y, z) = + A(x, y) où A est de classe
∂z y + ax y + ax
au moins C 1 .
∂f zy ∂A ∂f xz ∂A
(x, y, z) = 2
+ (x, y) et (x, y, z) = − 2
+ (x, y).
∂x (y + ax) ∂x ∂y (y + ax) ∂y
∂A a2 ∂A a
Il vient alors (x, y) = − 2
et (x, y) = − .
∂x (y + ax) ∂y (y + ax)2
a
Nous en déduisons A(x, y) = + b où b ∈ R.
y + ax
Nous avons une constante b différente sur l’un ou l’autre des deux ouverts.
1 2x 2
• (x, y, z) 7−→ , − 3, z .
y2 y
Soient D1 et D2 les deux ouverts de R3 définis par D1 = {(x, y, z) ∈ R3 , y > 0},
D2 = {(x, y, z) ∈ R3 , y < 0}.
Soit f une solution sur l’un ou l’autre de ces deux ouverts.
Soient les ouverts ∆1 = {(x, y) ∈ R2 , y > 0}, ∆2 = {(x, y) ∈ R2 , y < 0}.
∂f z3
(x, y, z) = z 2 donc f (x, y, z) = + A(x, y) où A est au moins de classe
∂z 3
C 1 sur l’un ou l’autre des ouverts ∆1 , ∆2 .
∂A 1 ∂A 2x
Nous en déduisons (x, y) = 2 (x, y) = − 3 ce qui conduit à
∂x y ∂y y
x
A(x, y) = 2 + b où b ∈ R est différent sur l’un ou l’autre des ouverts D1 ou
y
D2 .
z3 x
f (x, y, z) = + 2 + b.
3 y
3
x − 3xy 2 3x2 y − y 3
• (x, y) 7−→ , = (A(x, y), B(x, y)).
(x2 + y 2 )a (x2 + y 2 )a
108
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂A ∂B
(x, y) − (x, y) = 0 ⇐⇒ a = 3.
∂y ∂x
Pour y 6= 0, utilisons le changement de variable t 7−→ x = y tan(t).
Z 3 Z
x − 3xy 2 4−2a
dx = y (4 cos2a−3 (t) − cos2a−5 (t))d(cos(t)).
(x2 + y 2 )a
Supposons a = 3.
y 2 − x2
f (x, y) = + C(y).
2(x2 + y 2 )2
La réponse est la même pour y = 0.
∂f
Pour a = 3, nous avons (x, y) = B(x, y) + C ′ (y). Nous en déduisons
∂y
y 2 − x2
f (x, y) = + C où C ∈ R.
2(x2 + y 2 )2
∂f y2
55. Recherchons l’existence d’une application f vérifiant (x, y) = et
∂x (x + y)2
∂f x2
(x, y) = .
∂y (x + y)2
Z
y2 y2
f (x, y) = dx = − + C(y).
(x + y)2 x+y
∂f x2 y 2 + 2xy
(x, y) = 2
= − 2
+ C ′ y)
∂y (x + y) (x + y)
ce qui conduit à C (y) = 1 puis C(y) = y + c, avec ∈ R.
′
109
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Soit ϕ une fonction de classe C 1 , à valeurs dans l’un ou l’autre des intervalles
R∗+ , R∗− .
∂f ∂f
f (x, ϕ(x)) = K ⇐⇒ (x, ϕ(x)) + ϕ′ (x) (x, ϕ(x)) = 0
∂x ∂y
(1 − xϕ(x)) ϕ(x) − x
⇐⇒ + ϕ′ (x) =0
ϕ(x) ϕ(x)2
⇐⇒ ϕ(x)(1 − xϕ(x)) + ϕ′ (x)(ϕ(x) − x) = 0.
f (x, ϕ(x)) = K si et seulement si ϕ est solution de l’équation différentielle
y(1 + y ′) − xy 2 − xy ′ = 0 avec y non nul.
x x2
Les solutions cherchées sont donc solutions de l’équation − + ln(|y|) + K = 0.
y 2
Il s’agit là des courbes intégrales.
x x2
Posons g(x, y) = − + ln(|y|) + K. Pour x fixé, notons gx (y) = g(x, y).
y 2
Nous pouvons nous limiter à y > 0 car si (x, y) est solution de l’équation
g(x, y) = 0 alors (−x, −y) est aussi solution.
y−x
gx′ (y) = .
y2
• Pour x60, gx est strictement croissante lim gx (y) = −∞, lim gx (y) = +∞.
y→0 y→+∞
Il existe donc un et un seul y = β(x) solution de l’équation g(x, y) = 0.
x2
• Pour x > 0, gx décroit sur ]0, x] puis croit. gx (x) = ln(x) + 1 − + K.
2
lim gx (y) = +∞, lim gx (y) = +∞.
y→0 y→+∞
x2 1 − x2 2K + 1
Posons ψ(x) = ln(x) + 1 − + K. ψ ′ (x) = , ψ(1) = .
2 x 2
•• Si 2K + 1 < 0 alors gx (x) < 0 et l’équation g(x, y) = 0 possède deux solu-
tions , l’une α(x) ∈]0, x[, l’autre β(x) ∈]x, +∞[.
1 2K + 1
gx (1) = − (x − 1)2 + < 0 donc si x < 1, α(x) < x < 1 < β(x) ; si
2 2
x > 1, α(x) < 1 < x < β(x), si x = 1, α(x) < 1 < β(x).
•• Si 2K + 1 = 0 alors gx (x) < 0 pour x 6= 1 et gx (1) = 0 et l’équation
g(x, y) = 0 possède deux solutions , l’une α(x) ∈]0, x[, l’autre β(x) ∈]x, +∞[
sauf pour x = 1 où il y a une seule solution égale à 1.
1
gx (1) = − (x − 1)2 donc si x < 1, α(x) < x < 1 < β(x) ; si x > 1, α(x) < 1 <
2
x < β(x), si x = 1, α(1) = β(1).
•• Si 2K + 1 > 0 alors il existe x1 < 1 < x2 tels que sur ]0, x1 [ et sur ]x2 , +∞[
gx (x) > 0, ; g(x, y) = 0 n’a pas de solution.
gx1 (x1 ) = 0, gx2 (x2 ) = 0 ; (x1 , x1 ) et (x2 , x2 ) sont les seules solutions.
Pour x ∈]x1 , x2 [, gx (x) < 0, g(x, y) = 0 possède deux solutions, l’une
α(x) ∈]0, x[, l’autre β(x) ∈]x, +∞[.
x x2 x21
Pour 0 < x < x1 , gx (x1 ) = − − − 1 < 0 donc α(x) < x < x1 < β(x).
x1 2 2
110
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
x x2 x22
Pour x > x2 , gx (x2 ) = − − − 1 < 0 donc α(x) < x2 < x < β(x).
x2 2 2
Nous pouvons, dans chaque cas étudier les propriétés de α ou β.
e+2
• On cherche une solution prenant la valeur e en 1. Il vient K = − .
2e
Nous sommes dans le cas 2K + 1 < 0 donc
- si x60 nous avons la seule solution β vérifiant β(x) > 1. Si 0 < x < 1,
α(x) < x < 1 < β(x) ;
- si x > 1, α(x) < 1 < x < β(x),
- si x = 1, α(x) < 1 < β(x).
111
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
112
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2g ∂2g 2x − y ∂ 2 g 1
g est de classe C ∞ . 2 (x, y) = −1, 2 (x, y) = , (x, y) = − .
∂x ∂y y2 ∂x ∂y y2
1
Il existe η1 ∈ 0, tel que pour |x − 1|6η1 , |y − 1|6η1 on ait
2
1 ∂2g 3 3 ∂2g 1
6 2 (x, y)6 , − 6 (x, y) = − .
2 ∂y 2 2 ∂x ∂y 2
g1 est strictement décroissante sur ]0, 1] ; strictement croissante sur [1, +∞[.
g1 (1) = 0 donc g1 (1 − η1 ) > 0, g1 (1 + η1 ) > 0. g étant continue, il existe η2 que
l’on peut choisir dans ]0, η1 [ tel que pour |x − 1|6η2 on ait g(x, 1 − η1 ) > 0
et g(x, 1 + η1 ) > 0.
1 − x2
gx (x) = ln(x) + est strictement négatif pour x ∈]0, +∞[.
2
gx (1) = −(x − 1)2 < 0 pour x 6= 1.
•• Pour x ∈]1 − η2 , 1[, gx est strictement décroissante sur [1 − η1 , x] et stric-
tement croissante sur [x, 1 + η1 ].
Il existe donc une et une seule solution à l’équation gx (y) = 0 sur ]1 − η1 , x[
et une et une seule solution sur ]1, 1 + η1 [. La première est α(x), la seconde
β(x).
•• De même, pour x ∈]1, 1 + η2 [, il existe donc une et une seule solution à
l’équation gx (y) = 0 sur ]1 − η1 , 1[ et une et une seule solution sur ]x, 1 + η1 [.
La première est β(x), la seconde α(x).
La formule de Taylor appliquée à g au voisinage de (1, 1) nous conduit à
∂g ∂g
g(x, y) = g(1, 1) + (x − 1) (1, 1) + (x − 1) (1, 1)
Z 1 ∂x 2
∂y
∂ g
+ (1 − t) (x − 1)2 2 (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
0 ∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x ∂y
2
2∂ g
+(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) dt.
∂y 2
2
∂ g
(1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) = −1,
∂x2
∂2g 1
(1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) = − ,
∂x ∂y (1 + t(y − 1))2
∂2g 1 + t(2x − y − 1)
2
(1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) = .
∂y (1 + t(y − 1))3
∂2g
t ∈ [0, 1] 7−→ (x − 1)2 2 (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x ∂y
2
2∂ g
+(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) ∈ R
∂y 2
possède, pour x et y fixés, un maximum, M et un minimum m.
113
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z 1
m ∂2g
6R(x, y) = (1 − t) (x − 1)2 2 (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
2 0 ∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1))
∂x ∂y
2
2∂ g M
+ (y − 1) (1 + t(x − 1), 1 + t(y − 1)) dt6
∂y 2 2
donc il existe cx, y ∈ [0, 1] tel que
∂2g
2R(x, y) = (x − 1)2 2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x ∂y
2
2∂ g
+(y − 1) (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1)).
∂y 2
Si y est une solution associée à x, nous obtenons 0 = R(x, y).
∂2g
(1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1)) = −1,
∂x2
∂2g
Ax,y = (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x ∂y
1 3 1
=− ∈ − , − ,
(1 + cx, y (y − 1))2 2 2
2
∂ g
Bx,y = 2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂y
1 + cx, y (2x − y − 1) 1 3
= ∈ , .
(1 + cx, y (y − 1))3 2 2
y−1
Pour x 6= 1, posons X = . X vérifie Bx,y X 2 + 2Ax,y X − 1 = 0.
x−1 p
−Ax,y + A2x,y + Bx,y
X vérifie l’une ou l’autre des relations X = lorsque
p 2 Bx,y
−Ax,y − Ax,y + Bx,y
X > 0, X = lorsque X < 0. Le produit des deux étant
Bx,y
égal à -1
En utilisant les encadrements précédents nous obtenons
√ p
1 + 3 −Ax,y + A2x,y + Bx,y √
6 63 + 15 et, le produit des “ racines ” étant
3 Bx,y
égal à -1,
√ p √
3( 3 − 1) −Ax,y − A2x,y + Bx,y 15 − 3
− 6 6− .
2 Bx,y 6
Il existe donc une constante C > 0 telle que |X|6C c’est-à-dire
|α(x) − 1|6C|x − 1| et |β(x) − 1|6C|x − 1|. α et β sont donc continues en 1.
Montrons, par exemple, que β, est de classe C 1 .
Si 2K + 1 = 0, nous nous plaçons au voisinage d’un point x0 6= 1 de l’intervalle
de définition de β.
Notons y0 = β(x0 ).
∂g 1 ∂g y−x
(x, y) = − x, (x, y) = .
∂x y ∂y y2
114
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂g
β(x) 6= x donc (x0 , y0 ) 6= 0.
∂y
∂g
(x, y) 7−→ (x0 , y0 ) est continue sur R × R∗+ . Il existe donc η ∈]0, y0 [ véri-
∂y
∂g
fiant pour |x − x0 |6η et |y − y0 |6η, (x, y) >|A > 0.
∂y
Pour x et y ainsi choisis, |gx (y) − gx (y0 )| = |y − y0 | |gx′ (c)|>A|y − y0 |.
|gx (y) − gx (y0 )|
Nous en déduisons |y − y0 |6 .
A
Pour y = β(x),
g(x, β(x)) − g(x, β(x0 )) + g(x, β(x0 )) − g(x0 , β(x0 )) = 0
∂g ∂g
= (β(x) − β(x0 )) (x, u) + (x − x0 ) (v, β(x0 ))
∂y ∂x
où u est entre β(x) et β(x0 ) ; v est entre x0 et x.
∂g
Pour |x − x0 |6η et |y − y0 |6η, par continuité, (x, y) 6B.
∂x
B
|β(x) − β(x0 )|6 |x − x0 | = K|x − x0 |.
M
β est bien continue en x0 donc sur l’intervalle de définition de β.
Montrons que β est dérivable.
∂g ∂g
g(x0 + h, y0 + k) = h (x0 , y0 ) + k (x0 , y0 ) + k(h, k)kε(h, k) où ε nulle
∂x ∂y
en (0, 0) est continue en (0, 0).
Posons y0 + k = β(x0 + h). dans ce cas,
∂g ∂g
0 = h (x0 , y0 ) + (β(x0 + h) − β(x0 )) (x0 , y0 )
∂x ∂y
+k(h, β(x0 + h) − β(x0 ))kε(h, β(x0 + h) − β(x0 )).
Pour |x − x0 6η, nous avons |β(x) − β(x0 )|6K|x − x0 | donc
(β(x0 + h) − β(x0 )) ∂g (x0 , y0 ) ∂g
∂y
+ (x0 , y0 )
h ∂x
6k(h, β(x0 + h) − β(x0 ))k |ε(h, β(x0 + h) − β(x0 ))|
6k(h, β(x6 K ′ |h| |ε(h, β(x0 + h) − β(x0 )).
∂g
β(x0 + h) − β(x0 ) (x0 , y0 )
On en déduit : lim = − ∂x∂g
.
h→0 h ∂y
(x 0 , y 0 )
∂g
′ (x, β(x))
β est donc dérivable sur R et ∀x ∈ R, β (x) = ∂x
− ∂g .
(x, β(x))
∂y
Il est alors immédiat que β est de classe C ∞ . On fait de même pour α et nous
avons les mêmes résultats.
1
Il reste à étudier le comportement en 1 dans le cas K = − .
2
α(1) = β(1) = 1.
Reprenons la relation établie plus haut. Conservons les notations vues plus
haut.
Si y désigne α(x) ou β(x), nous avons
115
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2g
0 = (x − 1)2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x2
∂2g
+2(x − 1)(y − 1) (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1))
∂x ∂y
∂2g
+(y − 1)2 2 (1 + cx, y (x − 1), 1 + cx, y (y − 1)).
∂y
y−1 α(x) − 1 β(x) − 1
Pour x 6= 1, posons X = . Si x 6= 1, alors > 0 et < 0.
x−1 x−1 x−1
donc nous avons les relations
p : p
α(x) − 1 −Ax,y + A2x,y + Bx,y β(x) − 1 −Ax,y − A2x,y + Bx,y
= et = .
x−1 Bx,y x−1 Bx,y
∂2g ∂2g ∂2g
, sont continues en (1, 1).
∂x ∂y ∂x2 ∂y 2
Pour ε > 0, il existe η3 > 0 tel que pour |x − 1| < η3 , |y − 1|6η3 on ait
r 2
∂2g
− (x, y) + ∂ 2g
(x, y) + ∂ 2g
(x, y)
∂x ∂y ∂x ∂y ∂y 2 √
− (1 + 2) 6ε.
∂2g
(x, y)
∂y 2
Nous savons que α est continue donc
∃η4 ∈]0, η3 [, 1 − η4 < x < 1 + η4 , x 6= 1, ⇒ 1 − η3 < α(x) < 1 + η3 .
α(x) − 1 √
Il vient alors − (1 + 2) 6ε.
x−1 √
α est dérivable en 1 ; la dérivée en 1 est égale à 1 + 2. √
De même, β est dérivable en 1, de dérivée égale à 1 − 2.
Montrons que α′ et β ′ sont continues en 1.
xα(x) − 1 xβ(x) − 1
Pour x 6= 1, nous avons α′ (x) = α(x) et β ′ (x) = β(x) .
α(x) − x β(x) − x
α(x) − 1 β(x) − 1
Notons Tα (x) = et Tβ (x) = .
x−1 x−1
xTα (x) + 1 xTβ (x) + 1
α′ (x) = α(x) et β ′ (x) = β(x) .
Tα (x) − 1 Tβ (x) − 1
√ √
lim Tα (x) = 1 + 2, lim Tβ (x) = 1 − 2.
x→1 √
x→1 √
′ 2 + 2 √ ′ 2− 2 √
Donc lim α (x) = √ = 1 + 2 et de même lim β (x) = √ = 1 − 2.
x→1 2 x→1 − 2
1
α et β sont de classe C .
116
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
2.5
1.5
0.5
2.5
1.5
12
10
-2 -1 0 1 2
117
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
57. ω définie par ω(x, y) = f (x) [(x + 2x2 + y 2 )dx − y(x − 1)dy] est fermée si et
seulement si la dérivée de y 7−→ f (x)(x + 2x2 + y 2 ) est égale à la dérivée de
x 7−→ −f (x)y(x − 1) c’est-à-dire ∀(x, y) ∈ U, 2yf (x) = −y(x−1)f ′ (x)−yf (x)
soit encore 3f (x) = (1 − x)f ′ (x) où U est un ouvert de R2 .
C1 C2
f est donc définie par f (x) = 3
pour x ∈] − ∞, 1[ et f (x) =
(x − 1) (x − 1)3
pour x ∈]1, +∞[.
Soit F une éventuelle20 fonction dont la différentielle est ω. Notons C l’une ou
l’autre des deux constantes C1 , C2 .
∂F Cy Cy 2
(x, y) = − donc F (x, y) = A(x) − .
∂y (x − 1)2 2(x − 1)2
∂F ′ Cy 2 x + 2x2 + y 2
Nous devons avoir (x, y) = A (x) + =C c’est-à-dire
∂x (x − 1)3 (x − 1)3
x + 2x2
A′ (x) = C .
(x − 1)3
2x2 + x = (x − 1)(2x + 3) + 3, 2x + 3 = 2(x − 1) + 5 donc
x + 2x2 2 5 3
3
= + 2
+ .
(x − 1) x − 1 (x − 1) (x − 1)3
5 3
Nous obtenons A(x) = 2 ln(|x − 1|) − − + D puis
x − 1 2(x − 1)2
y 2 + 10x − 7
F (x) = −C + 2C ln(|x − 1|) + K avec C et K dépendants de l’ou-
2(x − 1)2
vert ] − ∞, 1[×R ou ]1, +∞[×R sur lequel on se trouve.
58. f (x, y) = (f1 (x, y), f2 (x, y)) où f1 et f2 sont des applications de classe C 2 de
R2 dans R. La matrice Jacobienne de f est une rotation donc cela équivaut à
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
(x, y) = (x, y), (x, y) = − (x, y) et
∂x ∂y ∂x ∂y
20
D’après ce que nous avons vu plus haut, F existe car les ouverts ] − ∞, 1[×R et ]1, +∞[×R
sont convexes.
118
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
2 2
∂f1 ∂f2
(x, y) + (x, y) = 1.
∂x ∂x
∂ 2 f1 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1
f est de classe C 2 donc nous avons (x, y) = (x, y) = − (x, y)
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2
puis
∂ 2 f1 ∂ 2 f1
(x, y) + (x, y) = 0.
∂x2 ∂y 2
∂ 2 f2 ∂ 2 f2
De même (x, y) + (x, y) = 0.
∂x2 ∂y 2
2 2
∂f1 ∂f2
À partir de la relation (x, y) + (x, y) = 1 nous obtenons
∂x ∂x
∂f1 ∂ 2 f1 ∂f2 ∂ 2 f2 ∂f1 ∂ 2 f1 ∂f2 ∂ 2 f2
+ = 0 et + = 0.
∂x ∂x2 ∂x ∂x2 ∂x ∂x ∂y ∂x ∂x ∂y
2
∂ f1 ∂ 2 f1
∂x2 (x, y) (x, y)
∂x ∂y
Considérons la matrice M(x, y) = .
∂ 2 f2 2
∂ f2
(x, y) (x, y)
∂x2 ∂x ∂y
Les deux colonnes de M(x, y) sont orthogonales au vecteur de coordonnées
∂f1 ∂f2
(x, y), (x, y) donc M(x, y) est de rang au plus égal à 1 et a un
∂x ∂x
déterminant nul.
∂ 2 f1 ∂ 2 f2
(x, y) − (x, y)
∂x2 ∂x2
La matrice M(x, y) est M(x, y) = .
∂ 2 f2 2
∂ f1
(x, y) (x, y)
∂x2 ∂x2
2 2 2 2
∂ f1 ∂ f2
det (M(x, y)) = 2
(x, y) + (x, y) = 0.
∂x ∂x2
∂ 2 f1 ∂ 2 f2
Nous en déduisons ∀(x, y) ∈ R2 , (x, y) = (x, y) = 0.
∂x2 ∂x2
2 ∂ 2 f1 ∂ 2 f2
∀(x, y) ∈ R , 0 = (x, y) = (x, y),
∂x2 ∂x ∂y
2 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1
∀(x, y) ∈ R , 0 = (x, y) = − (x, y).
∂x2 ∂x ∂y
∂f2 ∂f1 ∂f2
Finalement, (x, y) = c2 (y) = d2 (x), (x, y) = c1 (y) = d1 (y) donc
∂x ∂x ∂x
∂f1
et sont constantes.
∂x
f1 (x, y) = α1 x + β1 (y), f2 (x, y) = α2 x + β2 (y) où β1 et β2 sont des fonctions
réelles définies sur R2 , de classes C 2 .
∂f1 ∂f2
(x, y) = β1′ (y) = −α2 , (x, y) = β2′ (y) = α1 .
∂y ∂y
Nous obtenons finalement f1 (x, y) = α1 x−α2 y +γ1 , f2 (x, y) = α2 x+α1 y +γ2
119
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
avec α12 + α22 = 1. Il s’agit bien d’une rotation affine de centre le point de
coordonnée (γ1 , γ2 ) dont une mesure, θ, de l’angle (en supposant que la base
canonique est orientée dans le sens direct) est définie par cos(θ) = α1 , sin(θ) =
α2 .
59. La matrice Jacobienne de f = (f1 , f2 ) en (x, y) est une similitude donc nous
∂f1 ∂f2 ∂f1 ∂f2
en déduisons = , =− .
∂x ∂y ∂y ∂x
∂ 2 f1 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1 ∂ 2 f2
Nous en déduisons = , = − .
∂x2 ∂x ∂y ∂y 2 ∂x ∂y
Nous avons bien ∆f1 = 0 ; de même ∆f2 = 0. ∆f = 0.
+∞
X
f (x, y) = an (x + iy)n .
n=0
+∞
X
x ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ .
n=0
+∞
X
y ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ .
n=0
En effet. Considérons une série entière de rayon de convergence R > 0. Soit
z ∈ C, |z| < R.
Soit D un disque centré en z, de rayon ρ > 0, ρ < R − |z|.
Soit h ∈ C∗ , z + h ∈ D.
+∞ +∞
! +∞ " n−1 #
1 X X X X
an (z + h)n − an z n = an (z + h)k z n−1−k .
h
n=0 n=0 n=1 k=0
Xn−1 X n−1
(|z| + ρ)n − |z|n
(z + h)k z n−1−k 6 (|z| + ρ)k |z|n−1−k = .
ρ
k=0 k=0
" n−1
#
X X
La série h 7−→ an (z + h)k z n−1−k converge uniformément pour |h|6ρ
n>1 k=0
donc la "somme est continue en# 0 et vérifie donc :
+∞
X n−1
X +∞
X
lim an (z + h)k z n−1−k = nan z n−1 .
h→0
n=1 k=0 n=1
+∞
X
Il est alors immédiat que, le rayon de la série entière nan z n−1 étant en-
n=1
+∞
X
core R, que les applications x ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ et
n=0
+∞
X
y ∈ R 7−→ an (x + iy)n ∈ C est de classe C ∞ sont de classes C ∞ .
n=0
Revenons à notre question.
120
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
+∞ +∞
!
f (x+ h, y) −f (x, y) 1 X X
Soit h ∈ R∗ . = an (x+ h+ iy)n − an (x+ iy)n
h h n=0 n=0
121
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z Z Z Z
dt 2 1 1
obtenons √ = 2
du = du − du. Une primi-
t 1+t u −1 u−1 u+1
√
∗ 1 ∗ 1+t−1
tive de t ∈ R+ 7−→ √ ∈ R est donc t ∈ R+ 7−→ ln √ .
t 1+t 1+t+1
Les solutions sont donc les applications, f , définies sur R∗+ par
√
1+t−1
f (t) = λ ln √ + µ avec (λ, µ) ∈ R2 .
1+t+1
∂f ∂f
61. g(x, y) = x (x, y) + y (x, y).
∂x ∂y
2
∞ ∂ g ∂2f ∂3f ∂3f
g est de classe C . (x, y) = 2 2 (x, y) + x 3 + y 2 ,
∂x2 ∂x ∂x ∂x ∂y
∂2g ∂2f ∂3f ∂3f
(x, y) = 2 2 (x, y) + y 3 + x 2 .
∂y 2 ∂y ∂y ∂y ∂x
∂∆(f ) ∂∆(f )
∆(g) = 2∆(f ) + x (x, y) + y (x, y) = 0.
∂x ∂y
g est bien harmonique.
Posons ϕ = ∆(f ).
∂ϕ ∂ϕ
g harmonique équivaut à ∀(x, y) ∈ R2 , x (x, y) + y (x, y) = −2ϕ(x, y).
∂x ∂y
ϕ est donc (-2)-homogène.
Comme nous l’avons déjà vu21 , cela signifie :
∀(x, y, t) ∈ R2 × R∗+ , ϕ(tx, ty) = t−2 ϕ(x, y) soit encore
∀(x, y, t) ∈ R2 × R∗+ , t2 ϕ(tx, ty) = ϕ(x, y).
ϕ est continue sur R2 donc lim t2 ϕ(tx, ty) = 0 = ϕ(x, y). ϕ est nulle donc f
t→0
est harmonique.
62. (a) (r, θ) 7−→ (x = r cos(θ), y = r sin(θ)) est de classe C ∞ donc l’image
réciproque, V , de l’ouvert U par cette application est un ouvert. F est de
classe C 2 . Supposons r 6= 0.
∂F ∂f ∂f
r (r, θ) = r cos(θ) (x, y) + r sin(θ) (x, y) = G(r, θ).
∂r ∂x ∂y
∂G ∂f ∂f
(r, θ) = cos(θ) (x, y) + sin(θ) (x, y)
∂r ∂x ∂y
∂2f ∂2f
+r cos(θ) cos(θ) 2 (x, y) + sin(θ) (x, y)
∂x ∂x ∂y
∂2f ∂2f
+r sin(θ) cos(θ) (x, y) + sin(θ) 2 (x, y)
∂x ∂y ∂y
2
∂f ∂f ∂ f
= cos(θ) (x, y) + sin(θ) (x, y) + r cos2 (θ) 2 (x, y)
∂x ∂y ∂x
21
Nous pouvons aussi poser, pour t ∈ R, ψ(t) = t2 ϕ(tx,
ty).
′ 2 ∂ϕ ∂ϕ
ψ (t) = 2tϕ(tx, ty) + t x (tx, ty) + y (tx, ty) = 2tϕ(tx, ty) + t(−2ϕ(tx, ty)) = 0.
∂x ∂y
Donc ∀t ∈ R, ψ(t) = ψ(1) = ϕ(x, y).
122
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂2f ∂2f
+2r sin(θ) cos(θ) (x, y) + r sin2 (θ) 2 (x, y).
∂x ∂y ∂y
∂F ∂f ∂f
(r, θ) = −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) + r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)).
∂θ ∂x ∂y
∂2F ∂f ∂f
2
(r, θ) = −r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x ∂y
∂2f ∂2f
−r sin(θ) −r sin(θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)) + r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂x ∂x ∂y
∂2f ∂2f
+r cos(θ) −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) + r sin(θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)) .
∂x ∂y ∂y
Nous obtenons alors
2
∂ F ∂f ∂f
2
(r, θ) = −r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) − r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x ∂y
∂2f ∂2f
+r 2 sin2 (θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)) − 2r 2 sin(θ) cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂x ∂x ∂y
∂2f
+r 2 cos2 (θ) 2 (r cos(θ), r sin(θ)).
∂y
2
1 ∂ ∂F 1∂ F
Nous avons bien : r + 2 2.
r ∂r ∂r r ∂θ
(b) Supposons f dérivable en z. Soit (h, k) ∈ R2 . Nous avons donc
fe(x + h, y + k) − fe(x, y)
lim = f ′ (z) = A(x, y) + iB(x, y) où
(h, k)→(0, 0) h + ik
A et B sont des fonctions réelles. En particulier nous avons
fe(x + h, y) − fe(x, y)
lim = A(x, y) + iB(x, y) et
h→0 h
fe(x, y + k) − fe(x, y)
lim = f ′ (z) = A(x, y) + iB(x, y) c’est-à-dire
k→0 ik
en notant fe = f1 + if2 , où f1 et f2 sont deux fonctions à valeurs réelles,
∂f1 ∂f2
(x, y) = A(x, y), (x, y) = B(x, y) et
∂x ∂x
∂f1 ∂f2
(x, y) = −B(x, y), (x, y) = A(x, y) donc
∂y ∂y
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
(x, y) = (x, y), (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂x ∂y
Supposons que f1 et f2 sont différentiables sur U et vérifient les relations
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
(x, y) = (x, y), (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂x ∂y
∂f ∂f
fe(x + h, y + k) − fe(x, y) = h
1 2
(x, y) + i (x, y)
∂x ∂x
∂f1 ∂f2
+k (x, y) + i (x, y) + k(h, k)kε(h, k)
∂y ∂y
où ε, nulle en (0, 0) est continue en (0, 0).
En utilisant les hypothèses nous obtenons
123
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
∂f ∂f
fe(x + h, y + k) − fe(x, y) = h
1 2
(x, y) + i (x, y)
∂x ∂x
∂f2 ∂f1
+k − (x, y) + i (x, y) + k(h, k)kε(h, k).
∂x ∂x
Soit (h, k) ∈ R2 .
f (x + h + i(y + k)) − f (x + iy) fe(x + h, y + k) − fe(x, y)
=
h + ik h + ik
∂f1 ∂f2
= (h + ik) (x, y) + i (x, y) + k(h, k)kε(h, k).
∂x ∂x
Nous obtenons donc
f (x + h + i(y + k)) − f (x + iy) ∂f1 ∂f2
lim = (x, y) + i (x, y).
(h+ik)→0 h + ik ∂x ∂x
f est dérivable. Nous avons finalement
∂f1 ∂f2 ∂f2 ∂f1
f ′ (z) = (x, y) + i (x, y) = (x, y) − i (x, y).
∂x ∂x ∂y ∂x
∂ fe ∂ fe
(x, y) = i (x, y).
∂y ∂x
∂ fe ∂ fe ∂ 2 fe ∂ 2 fe ∂ 2 fe
(c) (x, y) = i (x, y), (x, y) = i (x, y) = − (x, y).
∂y ∂x ∂y 2 ∂x ∂y ∂x2
∆(fe)(x, y) = 0.
En reprenant l’expression vue précédemment de ∆(f ) nous en déduisons :
∂ ∂F ∂2F
r r + . Par continuité, la relation est vraie aussi pour
∂r ∂r ∂θ2
r = 0 donc est vraie pour (r, θ) ∈ V .
∂F ∂f
(r, θ) = −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x
∂f
+ir cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂x
∂f
= ir exp(iθ) (r cos(θ), r sin(θ)).
∂x
∂F ∂f ∂f
r (r, θ) = r cos(θ) (x, y) + ir sin(θ) (x, y)
∂r ∂x ∂x
∂f
= r exp(iθ) (x, y).
∂x
∂F ∂F
Nous avons bien (r, θ) = ir (r, θ).
∂θ ∂r
(d) Pour r ∈ [0, 1], Fr est de classe C 2 sur R. Fr est 2π-périodique donc est
développable en série de Fourier ; celle-ci converge
X normalement vers Fr .
Nous avons ∀(r, θ) ∈ [0, 1] × R, F (r, θ) = cn (Fr ) exp(inθ).
Z 2π n∈Z
1
cn (Fr ) = F (r, θ) exp(−inθ)dθ.
2π 0
Posons gn (r) = cn (Fr ). gn est de classe C 2 sur [0, 1] car f est de classe C 2
sur le disque ouvert contenant le disque fermé de rayon R > 1.
124
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z 2π
1 ∂F
Pour r ∈ [0, 1], gn′ (r) = (r, θ) exp(−inθ)dθ.
2π 0 ∂r
La dérivée de r 7−→ rgn′ (r) est alors égale à
Z 2π
1 ∂ ∂F
r (r, θ) exp(−inθ)dθ.
2π 0 ∂r ∂r
Nous avons donc pour r ∈]0, 1], puis par continuité pour r ∈ [0, 1],
Z 2π 2
′ 2 ′′ 1 ∂ F
rgn (r) + r gn (r) = − (r, θ) exp(−inθ)dθ
2π 0 ∂θ2
2π Z
1 ∂F in 2π ∂F
=− (r, θ) exp(−inθ) − (r, θ) exp(−inθ)dθ
2π ∂θ 0 2π 0 ∂θ
2π
1 ∂F
=− (r, θ) exp(−inθ) + inF (r, θ) exp(−inθ)
2π ∂θ 0
2 Z 2π
n
+ F (r, θ) exp(−inθ)dθ
Z 2π
2π 0
n2
= F (r, θ) exp(−inθ)dθ = n2 gn (r).
2π 0
Il vient alors rgn′ (r) + r 2gn′′ (r) = n2 gn (r). Sur R∗+ , cherchons des solutions
du type r 7−→ gn (r) = r α .
rgn′ (r) + r 2 gn′′ (r) = n2 gn (r) ⇐⇒ αr α + α(α − 1)r α = n2 r α
⇐⇒ α2 = n2 .
r 7−→ r n et r 7−→ r −n sont indépendantes donc les solutions, sur R∗+ , de
l’équation différentielle rgn′ (r) + r 2 gn′′ (r) = n2 gn (r) sont les applications
r 7−→ λn r n + µn r −n .
gn est de classe C 2 donc pour n ∈ N, gn (r) = λn r n = r n gn (1) et pour
n ∈ Z∗− , gn (r) = µn r −n = r −n gn (1) c’est-à-dire
∀n ∈ Z, gn (r) = r | n| gn (1).
Pour r = 1 nous obtenons les coefficients de Fourier de la fonction F1
donc gn (r) = r |n|cn (F1 ). g0 (r) = c0 (F1 )
Z 2π Z 2π
donc f (r cos(θ), r sin(θ))dθ = f (cos(θ), sin(θ))dθ ; ne dépend donc
0 0
pas de r et est égal à 2πf (0).
∀(θ, r) ∈ R × [0, 1],
+∞
X +∞
X
n
F (r, θ) = cn (F1 )r exp(inθ) + c−n (F1 )r n exp(−inθ).
n=0 n=1
125
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
126
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
+∞
X bn n
∀z ∈ C, |z|6ρ2 , f (z) = n
z .
n=0
ρ2
L’unicité du développement en série entière conduit donc à l’existence
d’un développement en série entière de rayon au moins égal à R.
π
(g) Posons pour x et y réels, avec x + iy = z 6= + kπ,
2
1 1
f (z) = ϕ(x, y) = = .
cos(x + iy) cos(x) ch(y) − i sin(x) sh(y)
f est de classe C ∞ .
∂ϕ sin(x) ch(y) + i cos(x) sh(y) sin(z)
(x, y) = − = − .
∂x (cos(x) ch(y) − i sin(x) sh(y))2 cos2 (z)
∂ϕ cos(x) sh(y) − i sin(x) ch(y) sin(z)
(x, y) = − = −i .
∂y (cos(x) ch(y) − i sin(x) sh(y))2 cos2 (z)
∂ϕ ∂ϕ
Nous avons la relation (x, y) = i (x, y).
∂y ∂x
f est dérivable et nous pouvons appliquer le résultat précédent. f est
développable en série entière à l’origine ; le rayon de convergence est au
π π π
moins égal à . Si R > , alors f possède une limite en ce qui n’est
2 2 2
π
pas le cas donc le rayon de convergence de la série entière est égal à .
2
127
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
Z 1
∂f ∂2f ∂2f
= (tx, ty) + tx (tx, ty) + ty 2 (tx, ty) dt.
0 ∂y ∂x ∂y ∂y
2 2
∂ f ∂ f d ∂f
tx (tx, ty) + ty 2 (tx, ty) = t (tx, ty) donc en intégrant
∂x ∂y ∂y dt ∂y
par parties nous obtenons :
Z 1 1
∂g ∂f ∂f
(x, y) = (tx, ty) dt + t (tx, ty)
∂x 0 ∂y ∂y 0
Z 1
∂f ∂f
− (tx, ty)dt = (x, y).
0 ∂y ∂y
∂g ∂f
Nous obtenons, par la même méthode (x, y) = − (x, y).
∂y ∂x
L’application f + ig vérifie les conditions pour être une application com-
plexe de variable complexe dérivable ; d’où le résultat demandé.
1
63. (a) f (x, 1) = − n’est pas développable en série entière à l’origine.
2x
1 1
Pour y 6= 1, f (x, y) = . L’application x 7−→ f (x, y) est
1 − y 1 − x 1+y1−y
1 + y
développable en série entière à l’origine pour x < 1. Il s’agit bien
1 − y
d’un ouvert de R × (R \ {1}) donc d’un ouvert de R2 , image réciproque
1+y
de ] − 1, 1[ par la fonction continue (x, y) 7−→ x .
1−y
L’ouvert a l’allure suivante (il s’agit de la partie hachurée) :
10
-4 -2 0 2 4
-5
-10
+∞
X (1 + y)n n
Pour (x, y) dans cet ouvert nous avons f (x, y) = x .
n=0
(1 − y) n+1
1
La dérivée nième de l’application y ∈] − 1, 1[7−→ ∈ R est l’ap-
(1 − y)n+1
1
plication y ∈] − 1, 1[7−→ ∈ R. Elle est développable en série en-
n!(1 − y)
tière à l’origine.
X +∞
1 n
Nous avons ∀y ∈] − 1, 1[, = Cp+n yp.
(1 − y)n+1 p=0
128
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
(1 + y)n
Nous avons donc22 , dans les mêmes conditions, en notant an (y) = ,
(1 − y)n+1
+∞ p
(1 + y)n X an (0) (p)
an (0)
(p) X
p n
= y où = α n,p = Cn+k Cnp−k avec la conven-
(1 − y) n+1
p=0
p! p! k=0
tion Cji = 0 pour i > j.
1 + y
Nous obtenons donc pour (x, y) ∈ C , x < 1 et |y| < 1,
2
1 − y
+∞ +∞
!
X X
f (x, y) = αn,p y p xn .
n=0 p=0
X+∞
1 n
22
Pour y ∈ C avec |y| < 1 nous avons encore la relation = Cp+n yp.
(1 − y)n+1 p=0
En effet, celle-ci est vraie pour n = 0. Supposons-la vraie jusqu’au rang n.
+∞
! +∞ !
1 X X
= yp n
Cp+n yp .
(1 − y)n+2 p=0 p=0
p
X
n
La série entière produit a pour terme général Ck+n .
k=0
p
X
n
Ck+n est le coefficient de X n dans le polynôme (1 + X)k+n c’est-à-dire le coefficient de X n
k=0
(1 + X)p+1 − 1
dans le polynôme (1 + X)n soit encore le coefficient de X n+1 dans le polynôme
X
n+1
(1 + X)n+p+1 ; il s’agit bien de Cn+1+p . Le résultat est vrai au rang n + 1 ; il est donc vrai pour
tout n ∈ N.
129
CHAPITRE 2. CORRIGÉS CALCUL DIFFÉRENTIEL
√ 1 + |r|
Pour |r| < 2−1 nous avons |r| < 1 donc la série de terme général
+∞
1 − |r|
X
αn,p r n+1 exp(i(n − p)θ) est normalement convergente de la variable θ.
p=0
Nous
Z 2π en déduisons ! !
+∞ Z
X +∞
2π X
f (r exp(iθ), r exp(−iθ)dθ = αn,p r n+1 exp(i(n − p)θ) dθ .
0 n=0 0 p=0
Z 2π +∞
X (n)
an (0) 2n
Finalement f (r exp(iθ), r exp(−iθ)dθ = 2π r .
0 n=0
n!
Z
√ 2π
Calculons “directement”, pour |r| < 2−1, f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ.
0
1
f (r exp(iθ), r exp(−iθ)) = 2
> 0.
−r − 2r cos(θ) + 1
Z 2π Z π
dθ
f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ = 2 2
.
0 0 −r − 2r cos(θ) + 1
θ
Le changement de variable θ ∈ [0, π[7−→ t = tan ∈ R+ est un C 1 dif-
2
féomorphisme donc nous obtenons
Z 2π Z +∞
dt
f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ = 4 2 2 2
.
0 0 (−r + 2r + 1)t + (−r − 2r + 1)
−r 2 + 2r + 1 et −r 2 − 2r + 1 sont strictement positifs donc
q
Z 2π Z +∞ −r 2 +2r+1
4 −r 2 −2r+1
f (r exp(iθ), r exp(−iθ))dθ = √ q
0 r 4 − 6r 2 + 1 0 1 + t −r2 +2r+1 2
−r 2 −2r+1
2π
=√ .
r 4 − 6r 2 + 1
X+∞ (n)
an (0) 2n 1
Finalement r =√
n=0
n! r 4 − 6r 2 + 1
+∞ (n)
√ √ X an (0) n 1
et pour |r| < ( 2 − 1)2 = 3 − 2 2, r =√ .
n=0
n! r 2 − 6r + 1
1 1 1
Nous pouvons remarquer que √ =q q .
2
r − 6r + 1 1 − r√ 1− 3−2 2
r√
3+2 2
130
Index
Application différentiable, 1
Application ouverte, 15
Champ de gradient, 6
Connexe, 6
Connexe par arcs, 6
Ouvert étoilé, 7, 25
Rotationnel, 11
131