Chap 1
Chap 1
Quatrième génération : les circuits intégrés à très grande échelle - 1975 à nos jours
Les ordinateurs de la quatrième génération sont construits à partir de la technologie VLSI (very
large scale integrated circuit). Cette technologie, qui consiste à comprimer des centaines de
milliers de circuits intégrés, voire des millions, dans la même puce, a permis d’intégrer la
mémoire, la logique et les commandes de l’ordinateur à l’intérieur d’une seule puce appelée
microprocesseur.
Bus d'ordinateur
Entrée/Sortie Mémoire
Unité de
commande
Unité arithmétique
et logique
Processeur
FIGURE 1
L'architecture de Von Neumann.
Décimale
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Repré- (base 10)
sentation
Binaire
0000 0001 0010 0011 0100 0101 0110 0111 1000 1001
(base 2)
1
Notons ici que, pour construire des composants électroniques, tel le transistor qui fut à l'origine du développement de
la radiophonie, on utilise des semi-conducteurs.
Nous verrons en détail, dans la suite du cours, comment encoder et représenter des
informations dans un ordinateur, les différents modes de traitement et de représentation de
l'information. Pour l’instant, disons que quatre bits forment un quartet ou demi-octet (nibble) et
8 bits un octet. Les ordinateurs sont conçus sur la base du nombre maximum de bits qu'ils
utilisent pour stocker des entiers. C'est pourquoi on parle d'ordinateur à 4 bits, 8 bits, 16 bits
et 32 bits.
La mémoire est constituée de plusieurs octets. La capacité de stockage dans la mémoire
s’exprime en octets, en kilo-octets, en gigaoctets :
un octet = 1 caractère
un kilo-octet (Ko) = 1024 octets
un mégaoctet (Mo) = 1024 kilo-octets
un gigaoctet (Go) = 1024 mégaoctets
Notez que dans le système binaire (base 2), utilisé pour la représentation des caractères dans
un micro-ordinateur, le facteur de multiplication k (kilo) est 1024 (210), au lieu de 1000 comme
dans le système décimal (base 10).
Chaque octet permet de mémoriser un caractère qui peut être une lettre de l'alphabet, un chiffre
ou un signe typographique quelconque. Par exemple, pour représenter en mémoire la chaîne de
caractère « BON! », en utilisant le système de codage des caractères ASCII (american standard
code for information interchange) sur la base d'un codage binaire à 8 bits, l'ordinateur stocke,
d'une manière séquentielle, chacun des caractères de la manière suivante :
B O N !
01000010 010001111 01001110 10000001
Chaque octet de mémoire doit être accessible distinctement par le processeur. Pour cela, il doit
avoir sa propre adresse binaire, comme nous le verrons.
Un mot mémoire est une entité logique qui regroupe plusieurs octets. Contrairement au langage
humain, la taille d’un mot binaire est toujours la même et correspond à celle de l’UAL. Pour bien
comprendre cette notion, on doit savoir qu’un processeur additionne, soustrait, multiplie ou
divise toujours le même nombre de bits. Par exemple, pour un ordinateur personnel (personnal
computer ou PC) de 16 bits, cela signifie que lorsqu’un nombre décimal est tapé au clavier, il est
immédiatement codé en un mot mémoire de 16 bits, quelle que soit l’importance du nombre, les
bits non utilisés du mot étant tous systématiquement mis à 0. Le processeur, pour accéder à
l’octet de mémoire où commence le mot à traiter, doit utiliser une adresse binaire.
En pratique, tous les dispositifs d’un ordinateur sont reliés par des bus qui véhiculent les
différents signaux électriques. Il y a un bus pour les données, un bus pour les adresses et un
autre pour contrôler les échanges entre le processeur et les dispositifs externes.
FIGURE 2
Différents types de microprocesseurs.
En plus de la taille de l’unité arithmétique et logique (UAL), la taille des bus de données et celle
des bus d’adresses sont des caractéristiques tout aussi importantes qui permettent d’évaluer les
capacités d’un microprocesseur.
Dans les premiers ordinateurs personnels (PC) conçus autour du microprocesseur Intel-8088,
lequel avait une UAL à 16 bits, la taille du bus de données n’était que de 8 bits. De ce fait, il y
avait un mauvais équilibre, puisque chaque donnée de 16 bits devait être véhiculée en deux
coups successifs de 8 bits, entre le processeur et la mémoire, ce qui ralentissait le
fonctionnement. L’augmentation de la taille du bus de données permet d’alimenter l’UAL à une
cadence supérieure et l’augmentation de la taille du bus d’adresses permet au processeur
d’atteindre plus d’octets de mémoire.
Un microprocesseur fonctionne à une vitesse d’horloge exprimée en millions de cycles à la
seconde. Cette vitesse s'exprime en mégahertz (MHz), mesure déterminée par un cristal (un
quartz) qui est externe, mais en liaison directe avec le microprocesseur. Sans faire abstraction
des caractéristiques dont nous avons traité, nous pouvons dire que plus la vitesse exprimée en
MHz est grande, meilleures sont les performances globales du microprocesseur.
Au début de la micro-informatique, en 1975, les microprocesseurs avaient une UAL et un bus de
données à 8 bits, et un bus d’adresses à 16 bits lequel permettait une mémoire globale de
64 Ko. L'année 1995 a vu l'avènement du Pentium, un processeur multiscalaire, comptant deux
unités arithmétiques et logiques (UAL) à 32 bits; il possède aussi un bus de données à 64 bits et
un bus d’adresses à 32 bits, permettant théoriquement 4 096 mégaoctets (Mo) de mémoire ou,
dit autrement, 4 gigaoctets (Go). Comme on peut facilement le constater, il y a eu, en 20 ans,
une impressionnante amélioration des performances.
En plus de pouvoir traiter davantage de bits à la fois et de pouvoir adresser plus d’octets de
mémoire, les nouveaux microprocesseurs sont de plus en plus intégrés, c’est-à-dire qu’ils
contiennent, directement dans la puce, plusieurs dispositifs qui étaient auparavant livrés en
partie séparée, comme un coprocesseur mathématique ou une antémémoire (mémoire cache).
En micro-informatique coexistent deux grandes familles d’appareils : le PC, conçu autour d’un
microprocesseur 80x86 d’Intel ou compatible avec celui-ci, et le Macintosh d’Apple, conçu
autour d’un microprocesseur 68000 de Motorola.
FIGURE 3
Carte mère d'un micro-ordinateur.
La carte mère fournit les lignes de communication et d’alimentation entre les différentes cartes
de l’ordinateur. En micro-informatique, les concepteurs ont développé les ordinateurs à partir
d’un bus unique où sont branchés tous les dispositifs.
Le bus ne peut pas être utilisé par plus de deux dispositifs à la fois; c’est le contrôleur de bus qui
règle les problèmes d’attente et d’arbitrage entre les requêtes d’utilisation provenant des
différents périphériques.
Le bus est au cœur du fonctionnement de tout micro-ordinateur. Il définit l’architecture ouverte
de ce dernier, laquelle permet de le faire évoluer en insérant des cartes dans les fentes
d’extension qui se trouvent sur le bus, les cartes pouvant provenir de différentes compagnies.
Cela fait le bonheur des utilisateurs parce que les constructeurs d'équipements informatiques
doivent se conformer aux standards.
En micro-informatique, la compagnie Apple a été l’une des premières à concevoir un ordinateur
à architecture ouverte : le modèle Apple IIe, machine à 8 bits qui a fait un malheur avant l’arrivée
du PC. Au début des années 80, plusieurs compagnies avaient « cloné » le modèle d’Apple.
En 1981, IBM a procédé de la même manière pour concevoir le PC.
En 1984, avec l’apparition du modèle Macintosh, la compagnie Apple a décidé de mieux
encadrer le développement de sa nouvelle machine. En pratique, puisque la compagnie Apple
contrôlait également le système d’exploitation du Macintosh, elle a pu facilement breveter les
puces ROM qui en régissaient le fonctionnement.
Le port série
Le port série (fig. 4) est une des premières interfaces qui ont permis aux ordinateurs d'échanger
des informations avec le « monde extérieur ». Le plus connu de ce type de port a été normalisé
sous le nom de « port RS232 C » par l’Institute of Electric and Electronics Engineers (IEEE). Le
terme série désigne un envoi de données par un fil unique : les bits sont envoyés les uns à la
suite des autres.
Ce port est généralement utilisé en conjonction avec une souris, un modem ou d’autres types
d’équipements industriels ou de mesure. Il existe aussi des ports série à 25 broches.
FIGURE 4
Port série.
Le port parallèle
La transmission de données en parallèle consiste à envoyer des données simultanément sur
plusieurs canaux (fils). Le port parallèle (fig. 5), toujours présent, sur les micro-ordinateurs
permet d'envoyer simultanément 8 bits (un octet) par l'intermédiaire de 8 fils. Le port parallèle
sert, la plupart du temps, à connecter une imprimante à l’ordinateur.
FIGURE 5
Port parallèle.
Le port USB
Le port USB (universal serial bus) représente une innovation en matière de connexion pour les
périphériques PC. Codéveloppé par sept compagnies (Compaq, Digital, IBM, Intel, Microsoft,
NEC et Northern Telecom), il permet de brancher aussi bien des claviers, des imprimantes, des
caméras que des haut-parleurs; il pourrait ainsi remplacer tous les ports de connexion, que ce
soit le port série ou le port parallèle. Une connexion USB se distingue par la rapidité du lien. La
vitesse varie de 125 Mb/s pour les liens lents à 480 Mb/s pour les rapides, comparativement à
115 Kbits/s qui plafonnent les ports série.
Le port SCSI
SCSI est l’acronyme de small computer system interface; la prononciation est « skuzzy ». La
norme ANSI définit le SCSI comme un standard pour la connexion de périphériques à un
ordinateur. Ce port permet d’acheminer les données plus rapidement au CPU. On distingue
aujourd’hui trois catégories de SCSI :
– SCSI-1 est le standard de base. Il a une capacité de transfert de l’ordre de 5 Mo/seconde;
– SCSI-2 est une version plus rapide du standard SCSI et a un taux de transfert allant de 20 à
40 Mo/seconde;
– SCSI-3 est une famille de norme SCSI et comporte différentes couches et jeux de
commandes qui ont permis à des sous-standards SCSI d'évoluer. Le taux de transfert
avoisine facilement 80 Mo/seconde.
Le port SCSI est principalement utilisé pour les mémoires de masse, les numériseurs et les
transferts d'échantillons entre les échantillonneurs (samplers) et les ordinateurs.
Le port PS2
Le port PS2, développé à l’origine pour la compagnie IBM en 1987, était utilisé dans les
ordinateurs personnels pour raccorder les claviers et (ou) les souris. Cette interface qui utilise
une fiche DIN de cinq ou six broches tend à disparaître au profit du port USB. Le standard DIN
(Deutsches Institut fuer Norm) a été proposé pour la première fois par l’Institut allemand de
normalisation.
1.7.1 Le clavier
Le clavier (fig. 6) est le principal périphérique d’entrée; il établit la communication entre
l’ordinateur et l’utilisateur et l’information est fournie sous la forme de textes, chiffres et autres
symboles. Il s’apparente à celui d’une machine à écrire, tout en disposant de touches
supplémentaires vouées à des fonctions particulières telles que le déplacement du curseur, le
retour en arrière, l’insertion (Inser) de caractères ou autres, le style des caractères, etc.
FIGURE 6
Clavier d'ordinateur.
Même si d’un micro-ordinateur à l’autre la structure du clavier est plus ou moins semblable, il
existe quelques différences. Le clavier d’un ordinateur portatif, par exemple, est conçu pour
économiser de l’espace. Les claviers récemment commercialisés ont une forme ergonomique
pour soulager l’inconfort causé par une utilisation prolongée; quoique plus dispendieux, ces
claviers aident l’utilisateur à adapter une position plus naturelle des mains et des avant-bras.
D’autres sont pliables, donc faciles à transporter. Finalement, certains sont recouverts d’une
mince pellicule qui protège la partie interne contre les accidents de parcours, voire les dégâts.
1.7.2 La souris
Autre périphérique d’entrée très populaire, la souris (fig. 7) tient son nom de sa ressemblance à
cet animal. Elle est un outil de pointage qui permet de commander le micro-ordinateur beaucoup
plus rapidement. Il suffit de « cliquer » sur l’élément d’une liste appelée menu, pour le faire
exécuter. Elle est aussi très utile pour dessiner, pour corriger ou imprimer un texte, pour
sélectionner un objet, etc. Lorsque l’utilisateur bouge la souris sur sa table de travail, il voit un
pointeur graphique se déplacer à l’écran.
FIGURE 7
Souris d'ordinateur.
Pour les ordinateurs portatifs, l’équivalent de la souris comme outil de pointage a été conçu
différemment, de façon à mieux s’adapter à ce type d’appareil. C’est une boule de commande
ou de pointage (trackball) qui agit comme une souris inversée. L’utilisateur fait tourner la boule
avec ses doigts au lieu de la déplacer sur sa table de travail. La boule peut s’accrocher sur le
côté du clavier ou être intégrée à celui-ci. Notons qu’il faut souvent nettoyer ce type de souris
pour avoir une bonne efficacité. Par ailleurs, certains appareils portatifs sont munis d’un bouton
placé au milieu du clavier. Il s’agit d’exercer une pression sur ce bouton pour diriger le pointeur à
l’écran; cela répond aux besoins des utilisateurs en matière d’ergonomie.
Les constructeurs de matériel informatique rivalisent sans cesse en innovant; c’est ainsi qu’il
existe des souris dépourvues de boule et la position du pointeur graphique est un transfert sur
l’écran d’un point laser à partir d’une surface réfléchissante sur la table de travail. D’autres
dispositifs permettent à l’utilisateur de modifier la position du pointeur à l’écran en déplaçant son
doigt sur une surface munie d’un capteur de position.
FIGURE 8
Manette de jeu.
1.7.5 Le numériseur
Le numériseur (fig. 9), parfois appelé lecteur optique et mieux connu sous le terme anglais
scanner, représente les yeux de l’ordinateur. Il permet de numériser, c’est-à-dire de transformer
en une suite de 1 et de 0, des images, photos ou documents qui sont chargés dans la mémoire
de l’ordinateur. L’utilisateur peut, par la suite, faire apparaître ces images à l’écran, les imprimer,
les modifier, les incorporer dans un texte, etc. Certains lecteurs optiques ne traitent que le noir
et le blanc, tandis que d’autres peuvent reproduire des photos en couleurs. Il existe deux types
de lecteur optique :
– le lecteur optique à main; l’utilisateur déplace l’appareil sur l’objet à numériser;
– le lecteur optique à plat; pour acquérir l’information, l’appareil fonctionne sur les mêmes
principes technologiques qu’un photocopieur.
FIGURE 9
Lecteur optique.
Par ailleurs, ils peuvent être utilisés pour numériser des pages de texte à traiter. Il faut d’abord
numériser les pages, puis utiliser un logiciel de « reconnaissance de caractères » (optical
character recognition ou OCR), pour transformer l’image du texte en un fichier de texte. Ce
procédé permet de reconstituer, caractère par caractère, des textes entiers, plutôt que de les
saisir à nouveau en les tapant à la main.
FIGURE 10
Lecteur de codes à barres.
1.7.7 Le modem
Le modem est un dispositif électronique qui sert à effectuer la conversion d’un signal numérique
en un signal analogique, et vice versa. La présence d’un modem pour la communication entre
deux ordinateurs s’explique par le fait que le réseau téléphonique traditionnel ne peut assurer
que la transmission de signaux analogiques. Ainsi, les signaux numériques délivrés par un
ordinateur doivent être convertis en signaux analogiques avant d’être pris en charge par un
système analogique pour en assurer la transmission. Le modem (MOdulateur-DÉModulateur)
standard (fig. 11) permet une communication par voie téléphonique ou par câble entre des
ordinateurs éloignés. Certains modems ont une fonction de télécopieur; ils sont munis de
composants qui permettent de télécopier des informations et d’en recevoir.
FIGURE 11
Modem interne.
Il existe des modems dits internes; ce sont des cartes électroniques à enficher dans une fente
de l’ordinateur. Quant aux modems externes, ils sont reliés à l’ordinateur par un câblage
externe. D’autres types de modems permettent d’interconnecter des ordinateurs aux réseaux
téléphoniques, aux réseaux locaux et à divers fournisseurs de services. Mais, cela déborde le
cadre du cours.
Une des caractéristiques importantes à prendre en compte lors de l’achat d’un modem est la
vitesse à laquelle peuvent s’effectuer les transferts de données entre les ordinateurs. Cette
vitesse se mesure en bauds par seconde (bps). On peut parler, par exemple, d’un modem de
56 Kbps (56 000 bps).
FIGURE 12
Disque dur d'un ordinateur.
Pour pouvoir exécuter un programme, les instructions et les données enregistrées sur le disque
dur doivent d’abord être transférées vers la mémoire vive parce que celle-ci est environ
1000 fois plus rapide que le disque dur. Les données de la mémoire vive sont enregistrées sous
forme électrique, tandis qu’elles sont enregistrées sous forme magnétique sur un disque dur.
Pour y accéder, on doit utiliser un système électromécanique, composé d’un moteur et de têtes
de lecture/écriture, qui repère l'information au bon endroit.
Un contrôleur, dispositif électronique, permet de raccorder un lecteur de disque à l’ordinateur
par l’intermédiaire d’un câble. Deux normes de connexion sont couramment utilisées : IDE
(intelligent drive electronic), qui permet de piloter au plus deux périphériques et SCSI (small
computer system interface), qui permet d’en piloter davantage et à des vitesses élevées.
Les plateaux sont divisés en pistes et secteurs qui servent de rangement pour les informations.
On appelle « cylindre » la superposition des pistes les unes sur les autres. Le micro-ordinateur
possède et gère sa propre table des matières, appelée table d’allocation des fichiers ou FAT (file
allocation table), qui lui permet de trouver rapidement l’emplacement des données sur le disque.
On mesure la capacité d’un disque dur en octets.
1.7.9 La disquette
Petit disque fait de plastique, la disquette a pour tâche principale la sauvegarde des données :
elle assure une copie de secours. Les logiciels sont souvent vendus sur cédérom (disque
optique) ou sur des disquettes.
Tout comme le disque dur, la disquette est divisée en pistes et secteurs. Pour illustrer notre
propos, effectuons un calcul pour connaître la capacité d’une disquette sur laquelle on peut
enregistrer 0,5 Ko par secteur, qui possède 18 secteurs par cylindre et 80 cylindres, et qui a
2 têtes.
Nombre d’octets par secteur multiplié par le nombre de secteurs par cylindre multiplié par le
nombre de cylindres multiplié par le nombre de têtes
0,5 Ko X 18 X 80 X 2
Total : 1474560 octets ou 1,44 Mo
FIGURE 13
Lecteur de disque optique.
La technologie, fondée sur le principe du cédérom à lecture seulement, a évolué; elle permet
maintenant la lecture et l’écriture d’informations. Un périphérique, appelé communément
« graveur ou brûleur » permet d’emmagasiner l’information en « marquant » au rayon laser la
surface métallique du disque. Il est ainsi possible de créer un système de stockage avec accès
en lecture ou en écriture. On distingue deux types de disques optiques compacts : le disque non
réinscriptible (WORM pour write once/read many) et le disque réinscriptible (CD-RW pour
compact disc rewritable).
Le WORM est un disque non réinscriptible, car il permet une seule écriture sur le disque, alors
que le CD-RW est un disque réinscriptible qui permet de lire, d’effacer et de réécrire sur le
même disque. Pour ce faire, la technologie exploitée s’appuie sur les principes de la physique,
c’est-à-dire les propriétés optiques des CD et les propriétés magnéto-optiques de la matière.
Outre les programmes, le disque optique compact peut contenir dessins, photos, encyclopédies,
musique, jeux, etc. Il peut emmagasiner une très grande quantité d’informations.
1.7.13 Le DVD-ROM
Les DVD sont apparus sur le marché tout récemment. De taille supérieure au cédérom dont ils
héritent de la technologie, ils peuvent contenir jusqu’à plusieurs gigaoctets d’informations
transférées à un taux de plus de 3 Mbits/sec. Il existe une certaine confusion quant à la
signification de l’acronyme. Il semble qu’à l’origine, DVD signifiait digital video disc et que ce
périphérique devait servir à distribuer des œuvres cinématographiques numériques. Aujourd’hui,
on utilise de plus en plus le terme DVD pour digital versatile disk. Il existe des DVD-RW qui
permettent, à l’instar du CD-RW, de lire ou d’écrire sur des disques laser.
1.7.14 L’imprimante
Sans imprimante (fig. 14), un micro-ordinateur ne peut être pleinement exploité. Qu’il s’agisse
d’un texte, d’une image ou d’un graphique, tous les travaux réalisés sur un ordinateur ont une
même destinée : aboutir sur un bout de papier! Il existe trois principaux types d’imprimante :
l’imprimante matricielle, l’imprimante laser et l’imprimante à jet d’encre.
FIGURE 14
Imprimante couleur.
L’imprimante matricielle
Un peu désuète, l’imprimante matricielle est apparue avec les premiers ordinateurs. Son
principe de fonctionnement s’apparente beaucoup à celui d’une machine à écrire. Elle convient
très bien pour produire des documents en plusieurs copies, comme les factures, reçus et bons
de travail. Bien que son prix d’achat demeure le moins élevé sur le marché, l’imprimante
matricielle a perdu de sa popularité à cause du bruit qu’elle engendre et de sa qualité
d’impression, nettement inférieure aux autres technologies disponibles.
L’imprimante laser
Le principe de fonctionnement de l’imprimante laser ressemble à celui d’un photocopieur. Celle-
ci est la référence en matière de vitesse et de qualité d’impression; elle très utile pour des
travaux graphiques complexes réclamant beaucoup de mémoire et un langage de description de
page sophistiqué. Son coût d’acquisition élevé freine cependant les utilisateurs individuels; c’est
pourquoi on la retrouve presque uniquement dans les entreprises ou organismes.
DÉSAVANTAGES
1.7.15 L'écran
L'écran (fig. 15) est le périphérique d'entrée et de sortie indispensable à tout ordinateur,
permettant la communication avec ce dernier. Depuis la venue de l'interface graphique, les
exigences en matière de performance d'écran ont considérablement évolué. Les premiers PC
sur le marché étaient équipés d'écran monochrome et affichaient seulement 25 lignes de
80 caractères en vert sur fond noir, sans possibilité de représentation graphique. Les premiers
écrans graphiques pouvaient utiliser une résolution de 640 X 200 points et étaient seulement
capables d'afficher 4 couleurs à la fois. Les limites de la performance d'un écran sont souvent
liées à la carte qui contrôle l'écran. Les écrans utilisés aujourd'hui ont fait des progrès
remarquables; on peut avoir une résolution plus grande et des couleurs beaucoup plus variées,
même si le prix est parfois inférieur à son ancêtre l'écran monochrome.
FIGURE 15
Écran d'un ordinateur.
Afin d'améliorer les performances de l’écran, certaines cartes d'affichage sont équipées de
processeurs particuliers permettant d'exécuter les instructions d'une interface graphique; ils
libèrent le processeur de PC des nombreux calculs liés à l'affichage. Une connexion sur un bus
local peut ainsi améliorer la vitesse de transfert de l'information.
De plus, la possibilité d'ajouter de la mémoire sur la carte graphique peut influer beaucoup sur
les performances de l’écran dans un environnement graphique. En outre, la fréquence de
balayage de l'image est un critère décisif qui joue en faveur de la bonne entente entre la carte et
le moniteur. Cette fréquence définit la vitesse à laquelle l'image est rafraîchie (redessinée). Les
spécialistes en ergonomie conseillent une fréquence minimale de 72 Hz.
L’écran plat
L’écran plat se présente sous la forme d'un mince panneau et utilise des technologies
d'affichage (les cristaux liquides et le plasma) différentes de celle qui est utilisée pour le tube
cathodique. Cet écran est de plus en plus courant, prisé pour son poids relativement faible, peu
encombrant; de plus, il consomme beaucoup moins d’énergie électrique que l’écran cathodique.
Destiné d’abord aux ordinateurs portables, on le retrouve de plus en plus comme moniteur de
bureau.
L’écran tactile
L’écran tactile est un outil d’usage facile qui permet de saisir une quantité limitée de données en
touchant du doigt ou d’un stylet la surface sensible d’affichage d’un écran vidéo. Ces écrans, qui
affichent des graphiques en couleurs et présente des menus simples, sont souvent mis à la
portée du public dans les bornes interactives, les restaurants et les centres commerciaux.
1.8 La mémoire
La mémoire d’un micro-ordinateur (fig. 16) peut se définir comme l’espace alloué dans
l’ordinateur pour emmagasiner de l’information, c’est-à-dire des données codées en langage
machine (binaire). La capacité et le type de mémoire dont dispose l’appareil influent grandement
sur sa performance. Il est donc important d’en comprendre l’utilité.
Il faut dès à présent distinguer la mémoire vive qui est la mémoire de travail de l’ordinateur
(32 Mo, 64 Mo, 128 Mo, 256 Mo, etc.) et la mémoire masse ou stockée dans les périphériques
tels que les disques durs de l’ordinateur. Quant à la cache ou mémoire cache, comme nous le
verrons plus loin, c’est une mémoire temporaire ultrarapide qui permet aux processeurs
d’augmenter leur efficacité de traitement de données.
FIGURE 16
Barrettes de mémoire.
Généralement, la mémoire vive est située sur la carte mère de l’ordinateur ou sur une carte
d’extension connectée à celle-ci. La mémoire vive peut s’exploiter d’un point de vue physique et
d’un point de vue logique. Dans un ordinateur, on distingue plusieurs types de mémoires,
comme nous le verrons plus tard.
Résumé
Après un survol des différentes générations d’ordinateurs, nous avons vu dans ce chapitre que,
malgré les différences qui peuvent exister d’un modèle à un autre, la structure des ordinateurs
se fonde toujours sur le modèle théorique de l’architecture de Von Neumann. Nous savons
maintenant que le processeur et la mémoire d'un micro-ordinateur sont les composantes
indispensables à son fonctionnement, de même que le système d’entrée/sortie pour
communiquer avec le monde extérieur. L’information en langage naturel n’est pas directement
accessible à l’ordinateur. Il faut coder en langage binaire l'information que nous confions au
processeur afin qu'il puisse la traiter correctement. Le système d’entrée/sortie, à l'aide de
routines propres à l'ordinateur, gère les périphériques internes et externes qui y sont rattachés.