0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
441 vues94 pages

Cours Thermodynamique - Chap 1

Transféré par

Lavd Logh
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
441 vues94 pages

Cours Thermodynamique - Chap 1

Transféré par

Lavd Logh
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITÉ SULTAN MOULAY SLIMANE

FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES


BÉNI MELLAL

COUR DE THERMODYNAMIQUE I

A.U. 20-21
 Chapitre 1 : Outils mathématiques et systèmes
thermodynamique

 Chapitre 2 : Définition et concepts de base

 Chapitre 3 : Premier principe de la thermodynamique

 Chapitre 4 : Deuxième principe de la thermodynamique


et applications

 Chapitre 5 : Machines Thermiques


CHAPITRE I
Outils mathématiques et
systèmes thermodynamique
Partie I: Outils mathématiques
I. Dérivées partielles
I.1 Définition :

Soit 𝑓 une fonction de deux variables 𝑥 et 𝑦.


 La dérivée partielle par rapport à 𝑥 de la fonction 𝑓 est la
𝜕𝑓
fonction des deux variables 𝑥 et 𝑦, notée telle que
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑓 𝑓 𝑥 + ℎ, 𝑦 − 𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑥, 𝑦 = lim
𝜕𝑥 𝑦
ℎ→0 ℎ
 De même, la dérivée partielle par rapport 𝑦 de la fonction
𝜕𝑓
𝑓 est la fonction des deux variables x et y, notée
𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑓 𝑓 𝑥, 𝑦 + ℎ − 𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑥, 𝑦 = lim
𝜕𝑦 𝑥
ℎ→0 ℎ
Remarque : La définition se généralise pour une fonction de
𝑛 variables. On peut alors définir 𝑛 dérivées partielles.

I.2 Méthode de calcul :

Chaque dérivée partielle par rapport à une variable se calcule


en dérivant par rapport à cette variable, les autres étant
considérées comme des constantes.
Soit :
Fonctions à deux variables :

𝜕𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑓′𝑥 (𝑥, 𝑦)𝑦=𝐶𝑡𝑒 =
𝜕𝑥
𝑓 𝑥, 𝑦 𝜕𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑓′𝑦 (𝑥, 𝑦)𝑥=𝐶𝑡𝑒 =
𝜕𝑦
Fonctions à plusieurs variables :

Soit 𝑓 une fonction de trois variables 𝑥, 𝑦 et 𝑧

- Dérivée partielle de 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) par rapport à 𝑥 est :


𝜕𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝑓′𝑥 = ቇ
𝜕𝑥 𝑦,𝑧
- Dérivée partielle de 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) par rapport à 𝑦 est :
𝜕𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝑓′𝑦 = ቇ
𝜕𝑦 𝑥,𝑧
- Dérivée partielle de 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) par rapport à 𝑧 est :
𝜕𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧)
𝑓′𝑧 = ቇ
𝜕𝑧 𝑦,𝑥
Exemple 1 : 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 = 𝑥 ln 𝑥 − x 2 yz

𝜕𝑓
𝑥, 𝑦, 𝑧 = ln 𝑥 + 1 − 2𝑥𝑦𝑧
𝜕𝑥 𝑦,𝑧

𝜕𝑓
𝑥, 𝑧 = −𝑥 2 𝑧
𝜕𝑦 𝑥,𝑧

𝜕𝑓
𝑥, 𝑦 = −𝑥 2 𝑦
𝜕𝑧 𝑥,𝑦
I.3 Dérivées secondes :

Les notations sont les suivantes :

𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝑥
𝑦

𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑦
𝑥

𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑥² 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝑦
𝑦

𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑦² 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑥
𝑥
I.4 Théorème de Schwarz :

Pour toute fonction 𝑓 de plusieurs variables 𝑥, 𝑦, 𝑧, … dont les


dérivées secondes sont continues :

𝜕²𝑓 𝜕²𝑓
= 𝑐 − à − 𝑑 ∶ 𝑓 ′ 𝑥𝑦 𝑥, 𝑦 = 𝑓 ′ 𝑦𝑥 (𝑥, 𝑦)
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥

𝜕²𝑓 𝜕²𝑓
= …
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥

𝜕²𝑓 𝜕²𝑓
=
𝜕𝑦𝜕𝑧 𝜕𝑧𝜕𝑦
I.5 Dérivation d’une fonction composée :

 Pour une fonction composée à une seule variable 𝑓(𝑔(𝑥), on


a:
Exemple : 𝑓 𝑔 = 2𝑔² − 1 et 𝑔 𝑥 = 1/𝑥

 Pour une fonction composée à plusieurs variables :


𝑓(𝑔 𝑥, 𝑦 , ℎ 𝑥, 𝑦 )
On a :
𝜕𝑓(𝑔, ℎ) 𝜕𝑓 𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕ℎ
= ∗ + ∗
𝜕𝑥 𝜕𝑔 𝜕𝑥 𝜕ℎ 𝜕𝑥
𝜕𝑓(𝑔, ℎ) 𝜕𝑓 𝜕𝑔 𝜕𝑓 𝜕ℎ
= ∗ + ∗
𝜕𝑦 𝜕𝑔 𝜕𝑦 𝜕ℎ 𝜕𝑦
Exemple : 𝑓 𝑔, ℎ = 𝑔ℎ² , 𝑔 𝑥, 𝑦 = 𝑥𝑦 et ℎ 𝑥, 𝑦 = 𝑥𝑦 −1
II. Différentielles et différentielles
totales exactes

II.1 Différentielles :

Définition : On appelle différentielle d’une fonction de deux


variables 𝑓(𝑥, 𝑦), dérivable dans une partie de l’ensemble des réels,
la forme linéaire :
𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝒅𝒇 = 𝒅𝒙 + 𝒅𝒚
𝝏𝒙 𝒚 𝝏𝒚 𝒙
En physique, on utilise le fait que 𝒅𝒇 donne une valeur approchée à
l’ordre 1 de la variation ∆𝒇 de 𝒇 d’autant plus précise que 𝒅𝒙 et 𝒅𝒚
sont petits.
Exemple 2 : D’après l’exemple 1, 𝑑𝑓 devient :
𝒅𝒇 = (𝐥𝐧 𝒙 + 𝟏 − 2xyz)dx − 𝒙𝟐 𝒛𝒅𝒚 − 𝒙𝟐 𝒚𝒅𝒛
Exemple 3 : Si on a une fonction à trois variables 𝐹(𝑝, 𝑉, 𝑇)

P, V et T sont respectivement Pression, Volume et


Température

Alors sa différentielle s’écrit :

𝜕𝐹 𝜕𝐹 𝜕𝐹
𝑑𝐹 = ቇ 𝑑𝑝 + ቇ 𝑑𝑉 + ቇ 𝑑𝑇
𝜕𝑝 𝑉,𝑇 𝜕𝑉 𝑝,𝑇 𝜕𝑇 𝑝,𝑉
II.2 Forme différentielle et différentielles totale
exacte (DTE) :

La quantité 𝜹𝑭 notée : 𝜹𝑭 = 𝑨 𝒙, 𝒚 𝒅𝒙 + 𝑩 𝒙, 𝒚 𝒅𝒚 est appelée une


forme différentielle à deux variables 𝑥 et 𝑦.
A la différence de la différentielle, il n’existe pas forcément une
fonction F telle que :
𝝏𝑭 𝝏𝑭
= 𝑨 𝒙, 𝒚 𝐞𝐭 = 𝑩(𝒙, 𝒚)
𝝏𝒙 𝝏𝒚
Une condition nécessaire et suffisante pour que 𝜹𝑭 soit une
différentielle totale exacte (DTE) est que :
𝝏𝑨(𝒙, 𝒚) 𝝏𝑩(𝒙, 𝒚)
=
𝝏𝒚 𝝏𝒙
C’est la condition de Schwarz.
Dans ce cas, nous écrivons :
𝜕𝐹 𝜕𝐹
𝜕𝐹 = 𝑑𝐹 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦
𝜕𝑦 𝑦 𝜕𝑦 𝑥
Pour une fonction à trois variables :

𝑑𝐹 = 𝐴 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑑𝑥 + 𝐵 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑑𝑦 + 𝐶 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑑𝑧

La condition s’écrit :

𝜕𝐴(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝐵(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=
𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝐵(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝐶(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=
𝜕𝑧 𝜕𝑦
𝜕𝐶(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝐴(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=
𝜕𝑥 𝜕𝑧
Exemple 4 : Soit la différentielle suivante :

𝑦
𝑑𝑓 = 𝑦 1 + 𝑑𝑥 + 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 𝑑𝑦
𝑥

Posons :
𝑦
𝑃 𝑥, 𝑦 = 𝑦 1 + ; 𝑄 𝑥, 𝑦 = 1 + 𝑥 + 2𝑦 𝑙𝑛 𝑥
𝑥
Alors :
𝜕𝑃 𝑦 1 2𝑦 𝜕𝑄 2𝑦
=1+ +𝑦 =1+ et ∶ =1+
𝜕𝑦 𝑥
𝑥 𝑥 𝑥 𝜕𝑥 𝑥
Conclusions :
𝜕𝑃 𝜕𝑄
=
𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑥 𝑦
𝒅𝒇 est donc une différentielle totale exacte (DTE).
Intégrer une DTE

Sachant que la différentielle 𝑑𝑓 = 𝑃 𝑥, 𝑦, … 𝑑𝑥 +


𝑄 𝑥, 𝑦, … 𝑑𝑦 + … est une DTE

𝜕𝑓
= 𝑃(𝑥, 𝑦 … )
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑓
= 𝑄(𝑥, 𝑦 … )
𝜕𝑦𝑥
Intégrer une des équations par rapport à la variable
correspondante.
La « constante d’intégration » est alors une fonction des
autres variables. Reporter le résultat ainsi obtenu dans les
autres équations afin de déterminer cette fonction inconnue.
Exemple 5 :

𝑦
𝑑𝑓 = 𝑦 1 + 𝑑𝑥 + 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 𝑑𝑦
𝑥
𝑑𝑓 étant une DTE (voir « exemple 4 »), alors :
𝑑𝑓 𝑦²
=𝑦+ (1)
𝑑𝑥 𝑦 𝑥
𝑑𝑓
= 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 (2)
𝑑𝑦 𝑥
Par intégration de (1) par rapport à 𝑥 :
𝑓 𝑥, 𝑦 = 𝑦𝑥 + 𝑦² ln 𝑥 + 𝜑(𝑦)
En dérivant 𝑓 par rapport à 𝑦 et en reportant dans (2) :
𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 + 𝜑 ′ 𝑦 = 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 ⟺ 𝜑′ 𝑦 = 1
Soit : 𝜑 𝑦 = 𝑦 + 𝐾 (𝐾 = 𝑐𝑡𝑒) et finalement :
𝑓 𝑥, 𝑦 = 𝑦𝑥 + 𝑦² ln 𝑥 + 𝑦 + 𝐾
Calculer l’intégrale d’une différentielle

Si la différentielle n’est pas une DTE, son intégrale dépend du


chemin suivi et il faut donc connaître les lois d’évolution des
variables entre les bornes d’intégration. On calcule alors
l’intégrale en tenant compte de ces lois de variations.

Exemple 6 :
𝑨
Calculer 𝑰 = ‫𝒙𝟑( 𝑶׬‬2 𝒚𝒅𝒙 + 𝒙𝒚2 𝒅𝒚) avec 𝑂 0,0 et 𝐴(2,4), sur les 3
chemins représentés ci-contre, dans le plan (𝑥𝑂𝑦).
Chemin (OCA) :
𝐶 𝐴 4
𝐼1 = න 𝑂 0 𝑑𝑥 + න 𝐶 2𝑦² 𝑑𝑦 = න 2 𝑦²𝑑𝑦
𝑦=0 𝑥=2 0
𝑑𝑦=0 𝑑𝑥=0
Soit :
4
2𝑦 3 128
𝐼1 = cad ∶ 𝐼1 =
3 0 3
Chemin (OBA) :
𝐵 𝐴 2
𝐼2 = ‫׬‬ 𝑂 0 𝑑𝑦 + ‫׬‬ 𝐵 12𝑥² 𝑑𝑦 = ‫׬‬0 12 𝑥²𝑑x
𝑥=0 𝑦=4
𝑑𝑥=0 𝑑𝑦=0
Soit : 𝐼1 = 4𝑥 3 20 cad ∶ 𝐼2 = 32
Chemin parabolique : Les variables 𝑥 et 𝑦 sont liées par
la relation 𝑦 = 𝑥²
D’où : 𝑑𝑦 = 2𝑥 𝑑𝑥
𝐴 2
Alors : 𝐼3 = ‫׬‬0 3 𝑥 4 𝑑𝑥 + 𝑥 5 2𝑥 𝑑𝑥 = ‫׬‬0 (3 𝑥 4 + 2𝑥 6 )𝑑𝑥
3 2 2 1952
Soit : 𝐼3 = 5
𝑥 + 𝑥 7
cad ∶ 𝐼3 =
5 7 0 35
Remarque : Comme attendu, les trois intégrales sont
différentes, puisque la différentielle intégrée n’est pas
une DTE.
Propriété fondamentale :
L’intégrale d’une DTE ne dépend que des bornes d’intégration
:
𝑩
න 𝒅𝒇 = 𝒇 𝑩 − 𝒇(𝑨)
𝑨
On dit qu’elle est indépendante du chemin suivi.
Formules de développement des différentielles :
Elles sont les mêmes que celles des dérivées. Si 𝑢 et 𝑣 sont
des fonctions et 𝑘 une constante :

𝑑 𝑢 + 𝑣 = 𝑑𝑢 + 𝑑𝑣 𝑑 𝑘𝑢 = 𝑘𝑑𝑢 𝑑 𝑢𝑣 = 𝑑𝑢. 𝑣 + 𝑢. 𝑑𝑣)

Facteur intégrant:
On appelle facteur intégrant de la forme différentielle δw(x,y)
une fonction λ(x,y) telle que λδw soit une différentielle totale
c'est-à-dire : λδw (x,y) = df(x,y)
III. Relations pratiques entre les
dérivées partielles
Soit 𝑓 une fonction à trois variables telle que 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 = 0
𝝏𝒇 𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝒅𝒇 = 𝒅𝒙 + 𝒅𝒚 + 𝒅𝒛 = 𝟎
𝝏𝒙 𝒚,𝒛 𝝏𝒚 𝒙,𝒛 𝝏𝒛 𝒙,𝒚

Dans ce cas, chaque variable peut s’écrire en fonction des deux


autres :
𝒙 𝒚, 𝒛 , 𝒚 𝒙, 𝒚 𝐞𝐭 𝒛(𝒙, 𝒚)
Exemple :
L’équation d’état d’un gaz vérifie : 𝑓 𝑃, 𝑉, 𝑇 = 0
Le système est totalement décrit par 2 variables.
On peut ainsi exprimer : 𝑃 𝑉, 𝑇 ou 𝑉 𝑃, 𝑇 ou 𝑇(𝑃, 𝑉)
La différentielle de 𝑧 = 𝑧(𝑥, 𝑦) s’écrit :

𝜕𝑧 𝜕𝑧
𝑑𝑧 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦 (𝐚)
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝑥

La différentielle de 𝑥 = 𝑥(𝑦, 𝑧) s’écrit :

𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝑑𝑥 = 𝑑𝑦 + 𝑑𝑧
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑧 𝑦

En remplaçant 𝒅𝒙 dans (a)

𝝏𝒛 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒛
𝒅𝒛 = 𝒅𝒚 + 𝒅𝒛 + 𝒅𝒚
𝝏𝒙 𝒚
𝝏𝒚 𝒛
𝝏𝒛 𝒚
𝝏𝒚 𝒙
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑧
1− 𝑑𝑧 − + 𝑑𝑦 = 0
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑧 𝑦
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑦 𝑥

𝜕𝑧 𝜕𝑥
1− =0
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑧 𝑦
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑧
+ =0 (b)
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑦 𝑥

𝜕𝑦
On multiplie (b) par :
𝜕𝑧 𝑥

𝜕𝑧 𝜕𝑥
=1
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑧 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
+ = −1
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑧 𝑥
𝜕𝑥 𝑦
On peut appliquer cette formule en thermodynamique, les
trois variables 𝑥, 𝑦, 𝑧 sont P, V et T : pression, volume et
température. On obtient alors (relation de Reech) :

𝜕𝑃 𝜕𝑉 𝜕𝑇
= −1
𝜕𝑉 𝑇
𝜕𝑇 𝑃
𝜕𝑃 𝑉
Partie II: Systèmes Thermodynamiques
Introduction

La thermodynamique étudie les échanges


de matière et d’énergie

système Extérieur

Il n’est pas possible de résoudre un problème de


thermodynamique tant que l’on n’a pas défini avec précision
ces deux entités.

Nous utiliserons souvent les mots suivants :


système, milieu extérieur, état d’équilibre,
transformation réversible, irréversible, … etc.

L’objectif de cette partie est de bien définir ces notions


fondamentales.
I. Système thermodynamique

I.1 Définition d’un système :


Un système est un ensemble d’objets, défini par une enveloppe
géométrique macroscopique (déformable ou non).
On peut donc toujours distinguer ce qui à l’intérieur du système
de ce qui est à l’extérieur.

Exemple :
 Votre table, l’ordinateur qui est dessus, sont des systèmes ;

 L’air présent dans la pièce où vous travaillez est un système ;

 Les molécules d’azote qui font partie de l’air qui vous entoure
ne forment pas un système : il n’existe pas de frontière
macroscopique (visible à l’œil nu) qui les délimite.
I.2 Description d’un système :

Pour décrire thermodynamiquement un système, il faut à la fois :


- Définir le système en délimitant ses frontières par rapport au
milieu extérieur,
- Déterminer l’état du système défini par ses variables.

Milieux extérieur
système (Tout ce qui n’appartient pas au système)

Un système est homogène : constitue une phase si la nature


physique de ses constituants est la même en tout point.
Un système est hétérogène : s’il se décompose en plusieurs phases
homogènes : solides, liquides ou gaz.
Le système peut être :
Ouvert s’il échange de la matière et de l’énergie avec
l’extérieur.
Fermé s’il n’échange pas de matière avec l’extérieur mais
peut échanger de l’énergie…

Isolé : pas d’échange d’énergie ni de matière.


Exemple :
 Radiateur ➔ système fermé

 Vous (humain) ➔ système ouvert

 Récipient isotherme fermé ➔système isolé


I.3 Les échanges du système avec le milieu extérieur :

Si la paroi permet
uniquement le Le système est dit
passage de

Rien isolé (fermé et adiabatique)

Matière ouvert et adiabatique

Chaleur fermé (et diatherme)


Échanges
d’énergie
travail

Adiabatique ➔ ne transmet pas la chaleur


Diatherme ➔ permet un transfert de la chaleur
Convention de signe d’un système thermodynamique

 Lorsque le système reçoit de l’énergie ou de la matière, le


signe est par convention positif (+)
 Lorsque le système perd de l’énergie ou de la matière, le signe
est par convention négatif (-)
I.4 Caractéristiques d’un système thermodynamique :

Un système thermodynamique est caractérisé par :


 La quantité de matière qu’il contient ;

 L’état dans lequel se trouve cette matière, et par

 Les paramètres qui définissent cet état.

Les états de la matière liés à la cohésion entre les atomes ou


molécules) : l’état gazeux, l’état liquide et l’état solide.
Le corps (molécules toutes identiques) :
 Corps simple (atomes tous identiques),

 Corps composé (atomes différents).

Les mélanges (molécules différentes) :


 Homogènes (propriétés identiques en tout point),

 Hétérogènes.

Les phases (molécules identiques ou différentes) :


 Gazeuse, liquides et solides.
I.5 Description microscopique et macroscopique d’un
système thermodynamique :

On peut décrire la thermodynamique de deux manières (ou


aspects différents).
a- Système microscopique
Dans l’aspect microscopique, on s’intéresse aux propriétés de la
matière à l’échelle microscopique ou atomique en utilisant
comme variables les grandeurs cinétiques des atomes ou
molécules individuelles (pi, vi, Ei, …).

Pour mesurer la quantité de matière, on utilise l’unité mol : une


mole est constituée de 𝑁𝑎 = 6,022. 1023 entités. (𝑁𝑎 = nombre
d’Avogadro).
b- Système macroscopique
On s’intéresse aux propriétés de la matière ou du système à
l’échelle globale ou macroscopique, alors les propriétés sont
décrites par des variables d’état macroscopique telles (P, V, T,
m, …).

Typiquement, on a seulement besoin de quelques paramètres


pour décrire le système de manière satisfaisante. Ces
paramètres sont appelés les VARIABLES D’ETAT.
Selon que l’on considère macro ou micro, on distingue alors
entre la thermodynamique classique ou la
thermodynamique statistique.

La thermodynamique classique : n’a besoin d’aucune


hypothèse sur la structure atomique de la matière, elle
explique le comportement de la matière ou des Systèmes en
fonction de leurs variations d’énergie et d’entropie.

La thermodynamique statistique : par contre, cherche à


expliquer l’origine et la signification des variables
macroscopiques (P, T) et des notions de chaleur, de travail et
d’entropie, en les reliant directement au mécanisme de
l’agitation moléculaire. Ainsi, on explique les notions de
température, de pression, de chaleur et de travail.
I.6 Variable d’état et état d’un système thermodynamique :

a- Variables d’état
Définition
Pour décrire un système, on réalise un certain nombre de
mesures, qui se traduisent par des valeurs numériques
caractéristiques : on parle de variables d’état.
La notion de variable d’état doit être précisément délimitée :
 Une variable d’état caractérise un état, non une évolution entre
deux états : (une vitesse n’est pas une variable d’état : en fait,
elle décrit non pas un état, mais le passage d’un état à un autre
(transformation)) ;
 Les variables d’état caractérisent le système lui-même : les
mesures des interactions d’un système avec l’extérieur ne sont
pas des variables d’état;
Une variable d’état peut être locale (définie en chaque point du
système) ou globale (définie pour l’ensemble du système).
On distingue 2 types de variables :

 Variables extensives :
Sont des variables qui dépendent de la quantité de matière
dans le système (proportionnelle à la quantité de matière
(ex : volume, nombre de particules, …). Elles sont additives.

 Variables intensives :
Indépendantes de la quantité de matière dans le système.
(ex : température, pression, concentration, …). Elles ne sont
pas addictives.
b- Etat d’un système
Pour définir l’état d’un système, il faut être capable de
préciser à chaque instant la valeur numérique de chacun des
paramètres caractéristiques du système.

L’état du système est défini ou décrit par ses variables


d’état (m, P, V, T, …) dites aussi variables macroscopiques.

On dit qu’un système est à l’état d’équilibre


thermodynamique, si ses variables d’état ne subissent aucune
modification au cours du temps.
II. Système thermodynamique
II.1 Equations d’état du système :
Les variables d’état ne sont pas toutes indépendantes, mais
liées entre elles par des équations, qui sont dites équations d’état
du type :
𝒇 𝑷, 𝑽, 𝑻 = 𝟎
Par exemple, la loi de Mariotte pour les gaz parfaits est une
équation d’état :
𝐏𝐕 = 𝐧𝐑𝐓
Avec :
P : Pression en Pascal (Pa) ou N/m2. 1Pa = 1N/m² et 1bar =105Pa
V : Volume en m3
n : Nombre de moles du gaz
R : Constante universelle des gaz parfaits R = 8,32 J/mole.°k
T : Température en degré (k) avec T(k) = t°C+273
II.2 Fonctions d’état :

Fonction extensive qui ne dépend que des seules variables


d’état du système. Elle est donc indépendante de la
transformation subie par le système, elles sont caractérisées
par :

 Au cours d’une transformation, la variation d’une fonction


d’état ne dépend pas du chemin suivi.
 Leur différentielle est une différentielle exacte.

Exemple :
L’énergie interne U, l’enthalpie H et l’entropie S ➔
fonctions d’état

Le travail W et la chaleur Q ne sont pas des fonctions d’état;


III. Transformation d’un système
On dit qu’un système subit une transformation lorsqu’il passe d’un
état d’équilibre initial (Pi , Vi , Ti , …)--➔ à un autre état d’équilibre
final (Pf , Vf , Tf , …). En subissant une excitation extérieur.

On dit que le système se transforme ou change d’état, en passant


d’un état d’équilibre (1) à un autre état d’équilibre (2).
Si ces deux états, initial et final sont infiniment voisins, c’est-
à-dire que les coordonnées thermodynamiques du système ne
diffèrent que par une quantité infiniment petite, on dit que la
transformation est infinitésimale ou élémentaire.

Si le système se trouve dans un état identique à l’état initial,


la transformation est dite cyclique.
III.1 Transformations quasi-statiques :

Une transformation quasi-statique est une transformation


lente, composée d’une suite continue d’états d’équilibre
infiniment voisins, allant de l’état initial à l’état final.

Exemple :
On dépose très lentement graine par graine sur le piston
jusqu’à ce qu’on dépose au total une masse m.

Pratiquement, une transformation est dite quasi-statique


lorsqu’elle s’effectue dans une durée très grande (lent).
III.2 Transformations réversible ou irréversible :

Les transformations thermodynamiques peuvent être


réversibles ou irréversibles.
 Pour être réversible, il faut, condition nécessaire mais
non suffisante, que la transformation soit infiniment
lente. Elle sera alors formée d’une suite d’états d’équilibre.
On peut revenir de l’état (2) vers l’état (1) et retrouver
exactement les conditions initiales.

NB : Toute transformation réversible est quasi-statique. Par


contre, l’inverse n’est pas vrai.

 Transformations irréversibles : ce sont des


transformations rapides et brutales hors équilibre.
Celle-ci ne peut être effectuée que dans un seul sens.
Remarque :

Les causes d’irréversibilité sont :


(i) Les phénomènes de frottement ;

(ii) Les transferts thermiques entre le système et le milieu


extérieur quand leurs températures sont différentes ;

(iii) La non-uniformité des variables d’état intensives P, T, … ;

(iv) Les réactions chimiques.

Une seule de ces causes suffit pour conclure à


l’irréversibilité de la transformation du système.
III.3 Quelques transformations particulières :

La pression du système P reste constante lors de la


Isobare
transformation.
La température du système T reste constante lors
Isotherme
de la transformation.
Les échanges de chaleur ont lieu avec un
Monotherme
thermostat à température extérieur constante, Te
Le volume du système reste constant lors de la
Isochore
transformation (parois indéformables).
Le système n’échange pas de chaleur avec le milieu
Adiabatique
extérieur.

Cyclique L’état final coïncide avec l’état initial.

Transformation réelle, intermédiaire entre


Polytropique
l’isotherme et l’adiabatique.
Diagramme de Clapeyron

C’est la représentation dans le plan (p, V) caractérisant la


variation de la pression en fonction du volume massique. Ce
diagramme est adapté à l’étude des systèmes fermés.
Partie III :

I. Théorie cinétique des gaz parfaits


I.1 Gaz parfaits
I.2 Energie cinétique d’un gaz de N particules :
Energie interne U
I.2.1 – Loi de distribution des vitesses
I.2.2 – Energie cinétique d’un gaz de N particules
I.3 Pression cinétique d’un gaz parfait
monoatomique
I.3.1 – Définition
I.3.1 – Expression de la pression cinétique
I.4 Définition de la température cinétique
I.4.1 – Principe d’équipartition de l’énergie
I.4.2 – Equation d’état d’un gaz parfait
I.5 Energie interne d’un gaz parfait
I.5.1 – Cas d’un gaz parfait monoatomique
I.5.2 – Cas d’un gaz parfait diatomique
I.6 Les coefficients thermo-élastiques
II. Théorie cinétique des gaz parfaits
II.1 Equilibre thermique
II.1.1 – Définition de la température
II.1.2 – Principe Zéro
II.2 Energie cinétique d’un gaz de N particules :
Energie interne U
II.2.1 – Echelle Celsius
II.2.2 – Echelle Kelvin
I. Théorie cinétique des gaz parfaits
A pour objet d’expliquer le comportement macroscopique d’un gaz à partir
des caractéristiques des mouvements des particules qui le composent.

Elle permet notamment de donner une interprétation microscopique aux


notions de :
 Pression
 Température

La théorie permet de rendre compte de plusieurs phénomènes :


 Dans sa version la plus simple, on ignore les interactions entre les
molécules, ainsi que leur taille. Elle permet de retrouver la loi des gaz
parfaits.
 En introduisant les interactions entre particules, Van des Waals a
proposé en 1873 une équation qui porte son nom et permet de décrire
également la transition liquide-gaz (gaz réels).
I.1 Gaz parfaits :

Le gaz parfait est un gaz idéal :


 Il correspond à un gaz dilué, c’est-à-dire un gaz à pression
réduite.
 C’est un ensemble de N atomes ou molécules identiques sans
interaction entre eux et soumis à une agitation continue et
aléatoire (dite agitation moléculaire ou thermique).
 Les chocs entre les particules sont très rares. Ne sont considérés
que les chocs élastiques molécules-paroi.
 Les trajectoires des particules entre deux chocs consécutifs sont
des droites.
 Les molécules se déplacent dans toutes les directions à l’intérieur
du récipient contenant le gaz avec des vitesses Vi,
 L’énergie cinétique d’une molécule est ½ mwi²
Hypothèses du gaz parfait (Théorie cinétique des gaz)

 Les atomes ou molécules du gaz sont assimilés à des masses


ponctuelles, leur volume est donc négligeable devant le volume
qu’elles occupent.

 Il n’y a pas d’interaction entre les molécules, l’énergie


potentielle d’interaction est donc nulle, Epi = 0.

 La pression est due aux nombreux chocs des molécules sur les
parois du système.
I.2 Energie cinétique d’un gaz de N particules : Energie
interne U

I.2.1 – Loi de distribution des vitesses


Soit N molécules de masse m occupent un volume V et sont dans un
état d’équilibre thermique à température T.
Les hypothèses de la loi de distribution des vitesses sont :
1. Uniformité de la densité moléculaire, la concentration en
molécules est la même en tout point
𝑵
𝜼= = 𝑪𝒔𝒕𝒆
𝑽

2. Isotropie de la répartition des vitesses, toutes les directions des


vitesses sont équiprobables
𝟏 𝑵
𝒗 = ෍ 𝒗𝒊 = 𝟎 ⟺ 𝒗𝒙 = 𝒗𝒚 = 𝒗𝒛 = 𝟎
𝑵 𝒊=𝟏
3. Uniformité de la distribution des vitesses : le module de la
vitesse d’une particule est indépendant du point où elle se
trouve.

Si 𝑣² est la valeur moyenne prise par toutes les molécules à un


instant donné, la vitesse quadratique moyenne 𝑢 est par définition :

𝑵
𝟏
𝒖= 𝒗² = ෍ 𝒗𝟐𝒊
𝑵
𝒊=𝟏

Soit :
𝑵
𝟏
𝒖² = 𝒗² = ෍ 𝒗𝟐𝒊
𝑵
𝒊=𝟏
I.2.2 – Energie cinétique d’un gaz de N particules

L’énergie cinétique de la ième particule est :


1
𝑒𝑖 = 𝑚𝑣𝑖2
2
Pour N particules :
𝑁

𝐸𝑐 = ෍ 𝑒𝑖
𝑖=1
Soit :
𝑁 𝑁 2
1 1 σ𝑖=1 𝑣𝑖
𝐸𝑐 = 𝑚 ෍ 𝑣𝑖2 = 𝑵
2 2 𝑵
𝑖=1

𝟏
𝑬𝒄 = 𝒎𝑵𝒖²
𝟐
Ec : est appelé aussi énergie interne du gaz et on la note très
souvent U ;
L’énergie interne 𝑈 = 𝐸𝑐 est la somme des énergies cinétiques
des N molécules constituant le gaz.
I.3 Pression cinétique d’un gaz parfait monoatomique :

I.3.1 – Définition
La pression exercée par un fluide sur une surface donnée est liée
au mouvement microscopique des molécules qui composent ce
fluide et plus précisément aux chocs de ces molécules sur cette
surface;

Pression ➔ Force moyenne exercée par le gaz sur une unité de


surface de la paroi d’un récipient.

Le principe des actions réciproques permet d’écrire :

𝑭𝒎𝒐𝒍é𝒄𝒖𝒍𝒆 →𝒑𝒂𝒓𝒐𝒊 = −𝑭𝒑𝒂𝒓𝒐𝒊→𝒎𝒐𝒍é𝒄𝒖𝒍𝒆 = 𝑷𝑺 = 𝑷 𝑺 𝒏


La pression cinétique traduit la pression exercé par le gaz sur
la paroi.

𝑑 𝐹Ԧ : force élémentaire qui s’exerce par le gaz sur la surface


élémentaire 𝑑 𝑆Ԧ

Ԧ 𝑛
𝑑 𝐹.
𝑑 𝐹Ԧ = 𝑃 𝑀 𝑑 𝑆Ԧ 𝑃 𝑀 =
𝑑𝑠
= 𝑃 𝑀 𝑑𝑠𝑛
La pression s’exprime dans le S I en Pascal avec 1Pa=1/N/m²
(souvent, on utilise le bar 1 bar = 105 Pa)
I.3.2 – Expression de la pression cinétique
Considérons un gaz parfait monoatomique à l’intérieur d’une
enceinte de volume V.
Au cours du déplacement des particules gazeuses, elle entre
en collision avec la paroi du récipient;

La quantité de mouvement d’une particule de masse m en


mouvement avec une vitesse 𝑣Ԧ a pour pression :
𝑷 = 𝒎𝒗
On suppose que le choc entre la particule et la paroi est
élastique, donc 𝑃 subit une variation au cours du temps.

Donc :
𝑑𝑃 = 𝑃′ − 𝑃 = 𝑚 (𝑣′ − 𝑣)
Ԧ

𝑣′𝑥 = 𝑣𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑣𝑥 = 𝑣𝑠𝑖𝑛 𝜃


=m 𝑣′𝑦 = 0 − 𝑣𝑦 = 0
𝑣′𝑧 = −𝑣𝑐𝑜𝑠(𝜃) 𝑣𝑧 = 𝑣𝑐𝑜𝑠 𝜃

= −2 m 𝑣 cos θ 𝑒Ԧ𝑧

= −2 m 𝑣𝑧 𝑒Ԧ𝑧

𝑑𝑃 = −2 m 𝑣𝑧 𝑒Ԧ𝑧
Soit :
𝑑𝑁 𝑁 Le nombre de particules par unité de volume
η= = → c’est la densité particulaire
𝑑𝑉 𝑉

Le nombre de particule (de même vitesse 𝒗) qui vont entrer


en collision avec la surface ds pendant l’intervalle de temps
dt.

1
𝑑𝑁 = η𝑑𝑉
32
1
= η 𝑣 𝑑𝑡 𝑑𝜀 , 𝑑𝜀 = 𝑑𝑠 cos(𝜃)
2

Seulement la moitié des particules heurtent la surface


(𝑣𝑧 > 0), l’autre moitié l’a déjà heurté (𝑣𝑧 < 0)

1
𝑑𝑁 = η 𝑣 𝑑𝑡 𝑑𝑠 cos(𝜃)
2
La variation de la quantité en mouvement total est :
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡 = 𝑑𝑁 𝑑𝑃
1
= − η 𝑣 𝑑𝑡 𝑑𝑠 cos(𝜃)(−2 m 𝑣𝑧 𝑒Ԧ𝑧 )
2

Soit :
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡 = −𝑚 η 𝑑𝑡 𝑑𝑠 𝑣𝑧 ²𝑒Ԧ𝑧

Choisissons comme système le nombre de particules dN

On applique la RFD
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡
= 𝑑 𝐹Ԧ𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖−𝑔𝑎𝑧
𝑑𝑡
et d’après le principe de l’action et de la réaction.
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡
Ԧ Ԧ
𝑑 𝐹𝑔𝑎𝑧−𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = −𝑑 𝐹𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖−𝑔𝑎𝑧 = −
𝑑𝑡
Donc :
𝑑 𝐹Ԧ𝑔𝑎𝑧−𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 𝑚 η𝑣𝑧 ² 𝑑𝑠 𝑒Ԧ𝑧

𝑑 𝐹Ԧ𝑔𝑎𝑧−𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 . 𝑒Ԧ𝑧
𝑃 𝑀 = = 𝑚 η 𝑣𝑧 ²
𝑑𝑠

Toutes les particules qui contient le gaz n’ont pas la même


vitesse donc on remplace 𝑣𝑧 ² par sa valeur moyenne 𝑣² .
On a :
𝑣Ԧ = 𝒗𝑥 𝑒Ԧ𝑥 + 𝒗𝑦 𝑒Ԧ𝑦 + 𝒗𝑧 𝑒Ԧ𝑧

𝑣² = 𝑣𝑥 + 𝑣𝑦 + 𝑣𝑧

Valeur moyenne
𝑣² = 𝑣²𝑥 + 𝑣²𝑦 + 𝑣²𝑧
Toutes les directions sont équiprobables.

𝑣²𝑥 = 𝑣²𝑦 = 𝑣²𝑧

Donc :
𝑣² = 3 𝑣²𝑧
Par conséquent :

1
𝑃 𝑀 = 𝑚 η 𝑣²
3

Avec 𝑣² Vitesse quadratique des particules

Ou encore
𝟏
𝑷 𝑴 = 𝒎 𝜼 𝒖²
𝟑
Remarque :
1
𝑃 𝑀 = 𝑚 η 𝑢²
3

2 1
= η 𝑚𝑢²
3 2

2
𝑃 𝑀 = η 𝑒𝑐
3

𝑒𝑐 : la valeur moyenne de l’énergie cinétique d’une particule

Pour N particule 𝑬 𝒄 = 𝑵 𝒆𝒄

On a aussi :
2 2𝑁
𝑃 𝑀 = η 𝑒𝑐 = 𝑒𝑐
3 3𝑉

𝟐 𝟐
𝑷𝑽 = 𝑵 𝒆𝒄 = 𝑬𝒄
𝟑 𝟑
I.4 Définition de la température cinétique :

La température est une mesure du degré d’agitation des


molécules, elle est définie comme une quantité T
proportionnelle à l’énergie cinétique de transition d’un atome
dans le cas du gaz parfait monoatomique.

L’énergie cinétique moyenne de translation d’un atome de


masse m et de vitesse v est :

1 1 1 1
𝐸𝑐 = 𝑚 𝑣² = 𝑚 𝑣𝑥 ² + 𝑚 𝑣𝑦 ² + 𝑚 𝑣𝑧 ²
2 2 2 2
I.4.1 – Principe d’équipartition de l’énergie
Pour un système à l’équilibre thermique à la température T,
tous les termes quadratiques dans l’expression de l’énergie
𝟏
contribuent à l’énergie moyenne par 𝑲𝑩 𝑻.
𝟐
(A chaque degré de liberté de l’énergie cinétique est
𝟏
associé une énergie thermique qui vaut 𝑲𝑩 𝑻).
𝟐

1 1 1 1
𝐸𝑐 = 𝑚𝑢² = 𝑚 𝑣𝑥 ² + 𝑚 𝑣𝑦 ² + 𝑚 𝑣𝑧 ²
2 2 2 2
𝟏 𝟏 𝟏
𝑲 𝑻 𝑲 𝑻 𝑲 𝑻
𝟐 𝑩 𝟐 𝑩 𝟐 𝑩

Il vient donc :
𝟏 𝟏
𝑬𝒄 = 𝒎𝒖² = 𝟑 𝑲𝑩 𝑻
𝟐 𝟐
Soit aussi :
𝟑
𝑬𝒄 = 𝑼 = 𝑲𝑩 𝑻
𝟐
Remarques :

 L’unité de la température est le Kelvin (K). Le choix de cette


unité revient à fixer la valeur de la constante de Boltzmann
𝑲𝑩 à ; 𝑲𝑩 = 𝟏, 𝟑𝟖. 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝐉/𝐊
 Le terme 𝑲𝑩 𝑻 a la dimension d’une énergie, il est typique de
l’agitation thermique.
 Si 𝑬𝒄 augmente, la température T augmente or l’ 𝑬𝒄 est une
fonction de la vitesse des particules du gaz par conséquent T
est un paramètre responsable de l’agitation des particules au
sein du gaz.
 La définition de la température permet d’exprimer la vitesse
quadratique moyenne :

𝟑𝑲𝑩 𝑻
𝒖=
𝒎
I.4.2 – Equation d’état d’un gaz parfait
En remplaçant la vitesse quadratique dans l’expression de la
pression cinétique, il vient :
2
1 1 3𝐾𝐵 𝑇
𝑃 = 𝑚 η 𝑢² = 𝑚 η
3 3 𝑚

𝑷 = 𝜼 𝑲𝑩 𝑻

Pour passer à l’échelle macroscopique, introduisant le nombre


de moles n des N molécules présente dans l’enceinte de volume
V:
𝑵 𝒏𝑵𝒂
η= =
𝑽 𝑽
(avec 𝑁𝑎 : le nombre d’Avogadro : NA = 6,023.1023 entités/mole)
En conséquence :
𝑷𝑽 = 𝒏𝑵𝒂 𝑲𝑩 𝑻
La constante des gaz parfaits étant définie de la façon suivante :

𝑅 = 𝑁𝑎 𝐾𝐵 = 8,314 𝐉/𝐊𝐦𝐨𝐥

échelle échelle
macroscopique microscopique

On obtient ainsi l’équation d’état du gaz parfait :

𝑷𝑽 = 𝒏𝑹𝑻
Remarque :
Pour établir l’équation d’état du gaz parfait, on a supposé que :
❑ Les molécules ont une masse sans volume,

❑ Les interactions entre celle-ci sont négligeables.

Pour les gaz (gaz réels), ces hypothèses ne sont pas vraies, pour
tenir compte de l’existence des particules et des interactions. En
1879, Van-der-Waals (physicien hollandais, 1837-1923)
introduit deux corrections dans la loi des gaz parfaits :

1. Les molécules ont un volume non-nul et


incompressible.
2. Il existe des forces d’attraction entre les molécules.
1. Les molécules ont un volume non-nul et
incompressible.

Les molécules occupent tout Les molécules occupent le


le volume d’après la théorie volume du récipient moins
cinétique des gaz. le volume occupé par leur
propre volume d’après Van
der Waals. 𝑉𝑏 = 𝑛𝑏 appelé
covolume.

𝑷 𝑽𝒓é𝒄𝒊𝒑𝒊𝒆𝒏𝒕 − 𝒏𝒃 = 𝒏𝑹𝑻
2. Il existe des forces d’attraction entre les molécules.

 Une molécule est une interaction avec toutes les molécules


qui l’entourent.
 Dans le cas d’une molécule se dirigeant vers la paroi du
récipient à une certaine vitesse, elle est entourée de moins
de molécules et sa vitesse est ralentie et va donc ainsi
exercer une pression moindre.
 La pression est donnée dans ce cas pour n moles par :
P + a n²/v²
L’équation d’état de Van der Waals sous sa forme extensive
s’écrit :

𝒂𝒏²
𝑷+ 𝑽 − 𝒏𝒃 = 𝒏𝑹𝑻
𝑽²

Ou encore, sous forme intensive :

𝒂
𝑷+ 𝑽𝒎 − 𝒃 = 𝑹𝑻
𝑽²𝒎

𝐕𝐦 étant le volume molaire 𝐕𝐦 = V/n

avec :
n : nombre de moles ;
b : constante de covolume ;
a : constante de pression interne ;

a et b dépendent de la nature du gaz.


I.5 Energie interne d’un gaz parfait :

I.5.1 – Cas d’un gaz parfait monoatomique


Considérons un gaz parfait monoatomique macroscopiquement
au repos et n’est soumis à aucune force extérieure.
A chaque degré, de liberté de l’énergie cinétique est associé une
𝟏
énergie thermique qui vaut 𝑲𝑩 𝑻
𝟐
L’énergie interne du gaz parfait est définie par :
Une particule :
3
𝑢 = 𝑒𝑐 = 𝐾𝐵 𝑇
2
Une mole :
3 3
𝑢 = 𝑁𝑎 𝑒𝑐 = 𝐾𝐵 𝑁𝑎 𝑇 = 𝑅𝑇
2 2
n moles :
3
𝑢 = 𝑁 𝑒𝑐 = 𝑛𝑁𝑎 𝑒𝑐 = 𝑛𝑅𝑇
2
I.5.2 – Cas d’un gaz parfait diatomique
Un gaz parfait diatomique est formé par des molécules
diatomiques. Exp : H2 , CI2 , HCI, O2 , N2 … … … … … … … …
Pour un gaz parfait, on a 5 degrés de libertés, le mouvement de
translation (3) et les rotations (2) (au-delà de 2000 K,
l’oscillation doit être prise en compte).
Donc l’énergie interne a pour expression :
Pour une particule :
5
𝑢 = 𝐾𝐵 𝑇
2
Pour une mole :
5
𝑢 = 𝑅𝑇
2
Pour n mole :
5
𝑢 = 𝑛𝑅𝑇
2
I.6 Les coefficients thermo-élastiques :

L’équation d’état d’un gaz permet de connaître les propriétés


de ce gaz, mais la détermination d’une équation d’état pour
un gaz donné, dans des conditions précises de température et
de pression n’est pas toujours facile, pour connaître les
propriétés d’un gaz, on définit alors un certain nombre de
coefficients appelés coefficients élastiques ou thermo-
élastiques.
➢ Le coefficient de dilatation volumique isobare a

𝟏 𝝏𝑽
𝒂=
𝑽 𝝏𝑻 𝑷

Le coefficient 𝑎 est positif.

𝑎 = θ−1 dimension de 𝑎 : inverse d’une température ; unité :


Kelvin-1

Il mesure comment un corps se dilate quand la température


varie, la pression étant fixée :

en général, un corps se dilate lorsque la température T


augmente.
➢ Le coefficient de compression isochore 𝛽

𝟏 𝝏𝑷
𝜷=
𝑷 𝝏𝑻 𝑽

Le coefficient 𝛽 est positif.

𝛽 = θ−1 dimension de 𝛽 : inverse d’une température ; unité :


Kelvin-1

Ce coefficient représente la variation relative de pression


résultant d’une variation de température à volume constant :

en général, la pression augmente lorsque la température


T augmente.
➢ Le coefficient de compressibilité isotherme 𝑥𝑇

𝟏 𝝏𝑽
𝒙𝑻 =
𝑽 𝝏𝑷 𝑻

Le coefficient 𝑥𝑇 est positif.

𝑥𝑇 a la dimension de l’inverse d’une pression ; unité : Pascal-1

Ce coefficient représente la variation relative de volume


résultant d’une variation de pression à température constante :

en général, un corps se comprime lorsque la pression p


augmente.
Les coefficients thermo-élastiques sont liés par la relation :

𝑷 𝜷 𝒙𝑻 = 𝒂

Pour un gaz parfait, on vérifie facilement que :

𝟏 𝟏 𝟏
𝒂= ; 𝜷= ; 𝒙𝑻 =
𝑻 𝑻 𝑷
II. Notion de température
Si la température est une grandeur qui nous semble
familière, c’est parce qu’elle est liée aux sensations de chaud
ou froid.

Ce n’est pas une grandeur observable.

Pour déterminer une température, il faudra définir un


système appelé « thermomètre ».
II.1 Equilibre thermique :

II.1.1 – Définition de la température


La température est l’un des paramètres dont la variation
modifie la forme d’un corps ou un ensemble de corps.

La température est reliée au degré d’agitation moléculaire de


la matière.

Exemple :
La température augmente → transformation de glace (solide)
en eau (liquide).

Lorsque les deux corps se mettent en équilibre, il y a transfert


d’énergie cinétique d’agitation des molécules du plus chaud
au plus froid.

Cette forme d’énergie transférée s’appelle chaleur.


II.1.2 – Principe zéro
Ce principe peut s’énoncer comme suit : Deux systèmes en
contact très longtemps se mettent en équilibre thermique.

Si le corps A est à l’équilibre thermique avec le corps B


et le corps B est à l’équilibre thermique avec le corps C,
alors le corps C est à l’équilibre thermique avec le corps
A. (L’équilibre thermique est transitif)

On peut associer à chaque corps un paramètre θ qui est égal


pour deux corps en équilibre thermique et est appelé
température.

Récipient de gaz et
corps solide en équilibre
thermique.

Leur point commun ?


Par définition : la température
II.2 Repérage des températures : Thermométrie

❖ Le principe zéro qui traduit l’égalité des températures, d’une


part et des corps qui possèdent une grandeur variable en
fonction de la température, d’autre part, ont rendu possible ce
repérage.

❖ Ces corps sont appelés des thermomètres. Le principe est


d’amener le thermomètre en équilibre thermique avec le
système dont on cherche la température θ (=température
d’équilibre).

❖ La grandeur qui varie (dilatation des liquides, variation du


volume, résistance, …) est appelée variable
thermométrique.

❖ Cette variable doit être liée à la température par la relation :


θ = f(x) (𝛉 : la température ; 𝐟 la fonction thermométrique),
qui définit l’échelle des températures.
❖ Une fois la variable x choisie, il faut définir une
correspondance entre la grandeur mesurée et la
température.

❖ Le plus simple consiste à construire une loi affine de la


forme : 𝛉 = 𝐚𝐱 + 𝐛, (a et b sont des constantes).

❖ La température peut se mesurer en utilisant différents


types d’échelles.
II.2.1 – Echelle centésimale
C’est une échelle à deux points fixes de référence;

Pour étalonner un thermomètre, on adopte les deux repères


suivants, on attribue la valeur :
o 0 à la température de congélation de l’eau ;

o 100 à la température d’ébullition de l’eau.

Si x0 et x100 des valeurs de la grandeur thermométrique x


pour ces

deux valeurs de 𝛉 (0 et 100), alors :

0 = 𝑎𝑥0 + 𝑏 100 −100𝑥0


ቊ ⇒𝑎= et 𝑏=
100 = 𝑎𝑥100 + 𝑏 𝑥100 − 𝑥0 𝑥100 − 𝑥0
Inversement, la loi de variation de x en fonction de la
température 𝛉 s’écrit :

𝑥 = 𝑥0 (1 + 𝐶𝜃)

Avec :
𝑥100 − 𝑥0
𝐶=
100𝑥0

C : coefficient thermométrique

𝑥 − 𝑥0
𝜃 = 100
𝑥100 − 𝑥0

Notons que les thermomètres utilisant l’échelle centésimale


ne peuvent pas mesurer mais seulement repérer la
température 𝛉 (à cause du choix arbitraire des températures
0 et 100).
II.2.2 – Echelle absolue
C’est une échelle à un point fixe de référence.

❖ Considérons un thermomètre à gaz ;

➢ A pression constante ( 𝑃 = 𝑃0 ), le volume est une fonction


linéaire de 𝜃

𝑽 = 𝑽𝟎 (𝟏 + 𝒂𝜽)

➢ A volume constant ( 𝑉 = 𝑉0 ), la pression est une fonction


linéaire de 𝜃

𝑷 = 𝑷𝟎 (𝟏 + 𝜷𝜽)

P et V étant les variables thermométriques


L’expérience montre que, lorsque la pression initiale 𝑷𝟎 du
gaz (du thermomètre) est très faible (le gaz se comporte alors
comme un gaz parfait), tous les thermomètres à gaz
définissent la même échelle de température 𝜽, appelée
alors température Celsius ou légale, quelle que soit la
nature du gaz de remplissage ; si 𝑷𝟎 → 𝟎, les coefficients 𝒂 et
𝜷 tendent vers la valeur commune :

𝟏
𝒂=𝜷=
𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟓
En désignant par x la variable thermométrique (V ou P) les
deux relations précédentes s’écrivent plus généralement :

lim 𝑥 = 𝑥0 (1 + 𝜃Τ273,15)
𝑃0 →0
Posons :
𝑇 = 𝜃 + 273,15
𝐾 °𝐶

Il vient :
𝑇 𝑥
lim 𝑥 = 𝑥0 soit 𝑇 = 273,15 lim
𝑃0 →0 273,15 𝑃0 →0 𝑥0

Cette relation définit l’échelle de température absolue T


en Kelvin (K).
θ est la température en degrés Celsius (°C).
Considérons alors la fonction thermométrique à un point fixe :
𝑻 = 𝑨𝒙
où le coefficient A est défini en attribuant arbitrairement la
température T = 273,16 K (= 0,01 °C) au point triple de l’eau
(correspondant à la valeur unique de température et de pression
à laquelle coexistent simultanément les trois états physiques de
l’eau).
Si l’on désigne par 𝒙𝒕 la valeur de la variable thermométrique au
point triple de l’eau, la fonction thermométrique 𝑻(𝒙) s’écrit :

𝒙
𝑻 = 𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟔 𝐥𝐢𝐦
𝑷→𝟎 𝒙𝒕
Considérons alors la fonction thermométrique à un point fixe,
T = Ax où le coefficient A est défini en attribuant
arbitrairement la température T = 273,16 K (= 0,01 °C) au
point triple de l’eau (correspondant à la valeur unique de
température et de pression à laquelle coexistent
simultanément les trois états physiques de l’eau).
Si l’on désigne par 𝒙𝒕 la valeur de la variable thermométrique
au point triple de l’eau, la fonction thermométrique s’écrit :
𝒙
𝑻 = 𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟔 lim
𝑷=𝟎 𝒙𝒕

Par exemple, dans le cas d’un thermomètre à volume


constant :
𝑃
𝑇 = 273,16 lim
𝑃→0 𝑃𝑡

𝑃𝑉
Ces relations montrent que limite lim = 𝐶𝑡𝑒 ; cette
𝑃→0 𝑇
constante est indépendante de la nature du gaz.
➢ Unités
Dans le système international SI, les grandeurs de l’équation
des gaz parfaits s’expriment dans les unités suivantes :
❖ La pression P en pascal (Pa)
1 bar = 105 Pa
1 atm = 1,013 bar = 1,013 105 Pa
76 cm Hg= 1,013 bar
1 torr = 1 cm Hg
❖ Le volume V en m3 (1 L = 10-3 m3)
❖ La température T en Kelvin (k)
❖ L’énergie en Joule [J], et 1cal=4,184 Joules
❖ La constante des gaz parfaits R=8,314 en J/([Link])

La constante de Boltzmann : 𝐊 𝐁 = 𝐑Τ𝐍𝐀 = 𝟏, 𝟑𝟖. 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝐉/𝐊

Le nombre d’Avogadro : 𝐍𝐀 = 𝟔, 𝟎𝟐𝟑. 𝟏𝟎𝟐𝟑 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐭é𝐬/𝐦𝐨𝐥𝐞

Vous aimerez peut-être aussi