Cours Thermodynamique - Chap 1
Cours Thermodynamique - Chap 1
COUR DE THERMODYNAMIQUE I
A.U. 20-21
Chapitre 1 : Outils mathématiques et systèmes
thermodynamique
𝜕𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑓′𝑥 (𝑥, 𝑦)𝑦=𝐶𝑡𝑒 =
𝜕𝑥
𝑓 𝑥, 𝑦 𝜕𝑓(𝑥, 𝑦)
𝑓′𝑦 (𝑥, 𝑦)𝑥=𝐶𝑡𝑒 =
𝜕𝑦
Fonctions à plusieurs variables :
𝜕𝑓
𝑥, 𝑦, 𝑧 = ln 𝑥 + 1 − 2𝑥𝑦𝑧
𝜕𝑥 𝑦,𝑧
𝜕𝑓
𝑥, 𝑧 = −𝑥 2 𝑧
𝜕𝑦 𝑥,𝑧
𝜕𝑓
𝑥, 𝑦 = −𝑥 2 𝑦
𝜕𝑧 𝑥,𝑦
I.3 Dérivées secondes :
𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝑥
𝑦
𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝑦
𝑥
𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑥² 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝑦
𝑦
𝜕²𝑓 𝜕 𝜕𝑓
=
𝜕𝑦² 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝑥
𝑥
I.4 Théorème de Schwarz :
𝜕²𝑓 𝜕²𝑓
= 𝑐 − à − 𝑑 ∶ 𝑓 ′ 𝑥𝑦 𝑥, 𝑦 = 𝑓 ′ 𝑦𝑥 (𝑥, 𝑦)
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
𝜕²𝑓 𝜕²𝑓
= …
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
𝜕²𝑓 𝜕²𝑓
=
𝜕𝑦𝜕𝑧 𝜕𝑧𝜕𝑦
I.5 Dérivation d’une fonction composée :
II.1 Différentielles :
𝜕𝐹 𝜕𝐹 𝜕𝐹
𝑑𝐹 = ቇ 𝑑𝑝 + ቇ 𝑑𝑉 + ቇ 𝑑𝑇
𝜕𝑝 𝑉,𝑇 𝜕𝑉 𝑝,𝑇 𝜕𝑇 𝑝,𝑉
II.2 Forme différentielle et différentielles totale
exacte (DTE) :
𝑑𝐹 = 𝐴 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑑𝑥 + 𝐵 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑑𝑦 + 𝐶 𝑥, 𝑦, 𝑧 𝑑𝑧
La condition s’écrit :
𝜕𝐴(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝐵(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=
𝜕𝑦 𝜕𝑥
𝜕𝐵(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝐶(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=
𝜕𝑧 𝜕𝑦
𝜕𝐶(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝜕𝐴(𝑥, 𝑦, 𝑧)
=
𝜕𝑥 𝜕𝑧
Exemple 4 : Soit la différentielle suivante :
𝑦
𝑑𝑓 = 𝑦 1 + 𝑑𝑥 + 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 𝑑𝑦
𝑥
Posons :
𝑦
𝑃 𝑥, 𝑦 = 𝑦 1 + ; 𝑄 𝑥, 𝑦 = 1 + 𝑥 + 2𝑦 𝑙𝑛 𝑥
𝑥
Alors :
𝜕𝑃 𝑦 1 2𝑦 𝜕𝑄 2𝑦
=1+ +𝑦 =1+ et ∶ =1+
𝜕𝑦 𝑥
𝑥 𝑥 𝑥 𝜕𝑥 𝑥
Conclusions :
𝜕𝑃 𝜕𝑄
=
𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑥 𝑦
𝒅𝒇 est donc une différentielle totale exacte (DTE).
Intégrer une DTE
𝜕𝑓
= 𝑃(𝑥, 𝑦 … )
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑓
= 𝑄(𝑥, 𝑦 … )
𝜕𝑦𝑥
Intégrer une des équations par rapport à la variable
correspondante.
La « constante d’intégration » est alors une fonction des
autres variables. Reporter le résultat ainsi obtenu dans les
autres équations afin de déterminer cette fonction inconnue.
Exemple 5 :
𝑦
𝑑𝑓 = 𝑦 1 + 𝑑𝑥 + 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 𝑑𝑦
𝑥
𝑑𝑓 étant une DTE (voir « exemple 4 »), alors :
𝑑𝑓 𝑦²
=𝑦+ (1)
𝑑𝑥 𝑦 𝑥
𝑑𝑓
= 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 (2)
𝑑𝑦 𝑥
Par intégration de (1) par rapport à 𝑥 :
𝑓 𝑥, 𝑦 = 𝑦𝑥 + 𝑦² ln 𝑥 + 𝜑(𝑦)
En dérivant 𝑓 par rapport à 𝑦 et en reportant dans (2) :
𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 + 𝜑 ′ 𝑦 = 1 + 𝑥 + 2𝑦 ln 𝑥 ⟺ 𝜑′ 𝑦 = 1
Soit : 𝜑 𝑦 = 𝑦 + 𝐾 (𝐾 = 𝑐𝑡𝑒) et finalement :
𝑓 𝑥, 𝑦 = 𝑦𝑥 + 𝑦² ln 𝑥 + 𝑦 + 𝐾
Calculer l’intégrale d’une différentielle
Exemple 6 :
𝑨
Calculer 𝑰 = 𝒙𝟑( 𝑶2 𝒚𝒅𝒙 + 𝒙𝒚2 𝒅𝒚) avec 𝑂 0,0 et 𝐴(2,4), sur les 3
chemins représentés ci-contre, dans le plan (𝑥𝑂𝑦).
Chemin (OCA) :
𝐶 𝐴 4
𝐼1 = න 𝑂 0 𝑑𝑥 + න 𝐶 2𝑦² 𝑑𝑦 = න 2 𝑦²𝑑𝑦
𝑦=0 𝑥=2 0
𝑑𝑦=0 𝑑𝑥=0
Soit :
4
2𝑦 3 128
𝐼1 = cad ∶ 𝐼1 =
3 0 3
Chemin (OBA) :
𝐵 𝐴 2
𝐼2 = 𝑂 0 𝑑𝑦 + 𝐵 12𝑥² 𝑑𝑦 = 0 12 𝑥²𝑑x
𝑥=0 𝑦=4
𝑑𝑥=0 𝑑𝑦=0
Soit : 𝐼1 = 4𝑥 3 20 cad ∶ 𝐼2 = 32
Chemin parabolique : Les variables 𝑥 et 𝑦 sont liées par
la relation 𝑦 = 𝑥²
D’où : 𝑑𝑦 = 2𝑥 𝑑𝑥
𝐴 2
Alors : 𝐼3 = 0 3 𝑥 4 𝑑𝑥 + 𝑥 5 2𝑥 𝑑𝑥 = 0 (3 𝑥 4 + 2𝑥 6 )𝑑𝑥
3 2 2 1952
Soit : 𝐼3 = 5
𝑥 + 𝑥 7
cad ∶ 𝐼3 =
5 7 0 35
Remarque : Comme attendu, les trois intégrales sont
différentes, puisque la différentielle intégrée n’est pas
une DTE.
Propriété fondamentale :
L’intégrale d’une DTE ne dépend que des bornes d’intégration
:
𝑩
න 𝒅𝒇 = 𝒇 𝑩 − 𝒇(𝑨)
𝑨
On dit qu’elle est indépendante du chemin suivi.
Formules de développement des différentielles :
Elles sont les mêmes que celles des dérivées. Si 𝑢 et 𝑣 sont
des fonctions et 𝑘 une constante :
Facteur intégrant:
On appelle facteur intégrant de la forme différentielle δw(x,y)
une fonction λ(x,y) telle que λδw soit une différentielle totale
c'est-à-dire : λδw (x,y) = df(x,y)
III. Relations pratiques entre les
dérivées partielles
Soit 𝑓 une fonction à trois variables telle que 𝑓 𝑥, 𝑦, 𝑧 = 0
𝝏𝒇 𝝏𝒇 𝝏𝒇
𝒅𝒇 = 𝒅𝒙 + 𝒅𝒚 + 𝒅𝒛 = 𝟎
𝝏𝒙 𝒚,𝒛 𝝏𝒚 𝒙,𝒛 𝝏𝒛 𝒙,𝒚
𝜕𝑧 𝜕𝑧
𝑑𝑧 = 𝑑𝑥 + 𝑑𝑦 (𝐚)
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝑑𝑥 = 𝑑𝑦 + 𝑑𝑧
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑧 𝑦
𝝏𝒛 𝝏𝒙 𝝏𝒙 𝝏𝒛
𝒅𝒛 = 𝒅𝒚 + 𝒅𝒛 + 𝒅𝒚
𝝏𝒙 𝒚
𝝏𝒚 𝒛
𝝏𝒛 𝒚
𝝏𝒚 𝒙
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑧
1− 𝑑𝑧 − + 𝑑𝑦 = 0
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑧 𝑦
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑧 𝜕𝑥
1− =0
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑧 𝑦
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑧
+ =0 (b)
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑦 𝑥
𝜕𝑦
On multiplie (b) par :
𝜕𝑧 𝑥
𝜕𝑧 𝜕𝑥
=1
𝜕𝑥 𝑦
𝜕𝑧 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
+ = −1
𝜕𝑦 𝑧
𝜕𝑧 𝑥
𝜕𝑥 𝑦
On peut appliquer cette formule en thermodynamique, les
trois variables 𝑥, 𝑦, 𝑧 sont P, V et T : pression, volume et
température. On obtient alors (relation de Reech) :
𝜕𝑃 𝜕𝑉 𝜕𝑇
= −1
𝜕𝑉 𝑇
𝜕𝑇 𝑃
𝜕𝑃 𝑉
Partie II: Systèmes Thermodynamiques
Introduction
système Extérieur
Exemple :
Votre table, l’ordinateur qui est dessus, sont des systèmes ;
Les molécules d’azote qui font partie de l’air qui vous entoure
ne forment pas un système : il n’existe pas de frontière
macroscopique (visible à l’œil nu) qui les délimite.
I.2 Description d’un système :
Milieux extérieur
système (Tout ce qui n’appartient pas au système)
Si la paroi permet
uniquement le Le système est dit
passage de
Hétérogènes.
a- Variables d’état
Définition
Pour décrire un système, on réalise un certain nombre de
mesures, qui se traduisent par des valeurs numériques
caractéristiques : on parle de variables d’état.
La notion de variable d’état doit être précisément délimitée :
Une variable d’état caractérise un état, non une évolution entre
deux états : (une vitesse n’est pas une variable d’état : en fait,
elle décrit non pas un état, mais le passage d’un état à un autre
(transformation)) ;
Les variables d’état caractérisent le système lui-même : les
mesures des interactions d’un système avec l’extérieur ne sont
pas des variables d’état;
Une variable d’état peut être locale (définie en chaque point du
système) ou globale (définie pour l’ensemble du système).
On distingue 2 types de variables :
Variables extensives :
Sont des variables qui dépendent de la quantité de matière
dans le système (proportionnelle à la quantité de matière
(ex : volume, nombre de particules, …). Elles sont additives.
Variables intensives :
Indépendantes de la quantité de matière dans le système.
(ex : température, pression, concentration, …). Elles ne sont
pas addictives.
b- Etat d’un système
Pour définir l’état d’un système, il faut être capable de
préciser à chaque instant la valeur numérique de chacun des
paramètres caractéristiques du système.
Exemple :
L’énergie interne U, l’enthalpie H et l’entropie S ➔
fonctions d’état
Exemple :
On dépose très lentement graine par graine sur le piston
jusqu’à ce qu’on dépose au total une masse m.
La pression est due aux nombreux chocs des molécules sur les
parois du système.
I.2 Energie cinétique d’un gaz de N particules : Energie
interne U
𝑵
𝟏
𝒖= 𝒗² = 𝒗𝟐𝒊
𝑵
𝒊=𝟏
Soit :
𝑵
𝟏
𝒖² = 𝒗² = 𝒗𝟐𝒊
𝑵
𝒊=𝟏
I.2.2 – Energie cinétique d’un gaz de N particules
𝐸𝑐 = 𝑒𝑖
𝑖=1
Soit :
𝑁 𝑁 2
1 1 σ𝑖=1 𝑣𝑖
𝐸𝑐 = 𝑚 𝑣𝑖2 = 𝑵
2 2 𝑵
𝑖=1
𝟏
𝑬𝒄 = 𝒎𝑵𝒖²
𝟐
Ec : est appelé aussi énergie interne du gaz et on la note très
souvent U ;
L’énergie interne 𝑈 = 𝐸𝑐 est la somme des énergies cinétiques
des N molécules constituant le gaz.
I.3 Pression cinétique d’un gaz parfait monoatomique :
I.3.1 – Définition
La pression exercée par un fluide sur une surface donnée est liée
au mouvement microscopique des molécules qui composent ce
fluide et plus précisément aux chocs de ces molécules sur cette
surface;
Ԧ 𝑛
𝑑 𝐹.
𝑑 𝐹Ԧ = 𝑃 𝑀 𝑑 𝑆Ԧ 𝑃 𝑀 =
𝑑𝑠
= 𝑃 𝑀 𝑑𝑠𝑛
La pression s’exprime dans le S I en Pascal avec 1Pa=1/N/m²
(souvent, on utilise le bar 1 bar = 105 Pa)
I.3.2 – Expression de la pression cinétique
Considérons un gaz parfait monoatomique à l’intérieur d’une
enceinte de volume V.
Au cours du déplacement des particules gazeuses, elle entre
en collision avec la paroi du récipient;
Donc :
𝑑𝑃 = 𝑃′ − 𝑃 = 𝑚 (𝑣′ − 𝑣)
Ԧ
= −2 m 𝑣 cos θ 𝑒Ԧ𝑧
= −2 m 𝑣𝑧 𝑒Ԧ𝑧
𝑑𝑃 = −2 m 𝑣𝑧 𝑒Ԧ𝑧
Soit :
𝑑𝑁 𝑁 Le nombre de particules par unité de volume
η= = → c’est la densité particulaire
𝑑𝑉 𝑉
1
𝑑𝑁 = η𝑑𝑉
32
1
= η 𝑣 𝑑𝑡 𝑑𝜀 , 𝑑𝜀 = 𝑑𝑠 cos(𝜃)
2
1
𝑑𝑁 = η 𝑣 𝑑𝑡 𝑑𝑠 cos(𝜃)
2
La variation de la quantité en mouvement total est :
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡 = 𝑑𝑁 𝑑𝑃
1
= − η 𝑣 𝑑𝑡 𝑑𝑠 cos(𝜃)(−2 m 𝑣𝑧 𝑒Ԧ𝑧 )
2
Soit :
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡 = −𝑚 η 𝑑𝑡 𝑑𝑠 𝑣𝑧 ²𝑒Ԧ𝑧
On applique la RFD
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡
= 𝑑 𝐹Ԧ𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖−𝑔𝑎𝑧
𝑑𝑡
et d’après le principe de l’action et de la réaction.
𝑑𝑃𝑡𝑜𝑡
Ԧ Ԧ
𝑑 𝐹𝑔𝑎𝑧−𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = −𝑑 𝐹𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖−𝑔𝑎𝑧 = −
𝑑𝑡
Donc :
𝑑 𝐹Ԧ𝑔𝑎𝑧−𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 𝑚 η𝑣𝑧 ² 𝑑𝑠 𝑒Ԧ𝑧
𝑑 𝐹Ԧ𝑔𝑎𝑧−𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 . 𝑒Ԧ𝑧
𝑃 𝑀 = = 𝑚 η 𝑣𝑧 ²
𝑑𝑠
𝑣² = 𝑣𝑥 + 𝑣𝑦 + 𝑣𝑧
Valeur moyenne
𝑣² = 𝑣²𝑥 + 𝑣²𝑦 + 𝑣²𝑧
Toutes les directions sont équiprobables.
Donc :
𝑣² = 3 𝑣²𝑧
Par conséquent :
1
𝑃 𝑀 = 𝑚 η 𝑣²
3
Ou encore
𝟏
𝑷 𝑴 = 𝒎 𝜼 𝒖²
𝟑
Remarque :
1
𝑃 𝑀 = 𝑚 η 𝑢²
3
2 1
= η 𝑚𝑢²
3 2
2
𝑃 𝑀 = η 𝑒𝑐
3
Pour N particule 𝑬 𝒄 = 𝑵 𝒆𝒄
On a aussi :
2 2𝑁
𝑃 𝑀 = η 𝑒𝑐 = 𝑒𝑐
3 3𝑉
𝟐 𝟐
𝑷𝑽 = 𝑵 𝒆𝒄 = 𝑬𝒄
𝟑 𝟑
I.4 Définition de la température cinétique :
1 1 1 1
𝐸𝑐 = 𝑚 𝑣² = 𝑚 𝑣𝑥 ² + 𝑚 𝑣𝑦 ² + 𝑚 𝑣𝑧 ²
2 2 2 2
I.4.1 – Principe d’équipartition de l’énergie
Pour un système à l’équilibre thermique à la température T,
tous les termes quadratiques dans l’expression de l’énergie
𝟏
contribuent à l’énergie moyenne par 𝑲𝑩 𝑻.
𝟐
(A chaque degré de liberté de l’énergie cinétique est
𝟏
associé une énergie thermique qui vaut 𝑲𝑩 𝑻).
𝟐
1 1 1 1
𝐸𝑐 = 𝑚𝑢² = 𝑚 𝑣𝑥 ² + 𝑚 𝑣𝑦 ² + 𝑚 𝑣𝑧 ²
2 2 2 2
𝟏 𝟏 𝟏
𝑲 𝑻 𝑲 𝑻 𝑲 𝑻
𝟐 𝑩 𝟐 𝑩 𝟐 𝑩
Il vient donc :
𝟏 𝟏
𝑬𝒄 = 𝒎𝒖² = 𝟑 𝑲𝑩 𝑻
𝟐 𝟐
Soit aussi :
𝟑
𝑬𝒄 = 𝑼 = 𝑲𝑩 𝑻
𝟐
Remarques :
𝟑𝑲𝑩 𝑻
𝒖=
𝒎
I.4.2 – Equation d’état d’un gaz parfait
En remplaçant la vitesse quadratique dans l’expression de la
pression cinétique, il vient :
2
1 1 3𝐾𝐵 𝑇
𝑃 = 𝑚 η 𝑢² = 𝑚 η
3 3 𝑚
𝑷 = 𝜼 𝑲𝑩 𝑻
𝑅 = 𝑁𝑎 𝐾𝐵 = 8,314 𝐉/𝐊𝐦𝐨𝐥
échelle échelle
macroscopique microscopique
𝑷𝑽 = 𝒏𝑹𝑻
Remarque :
Pour établir l’équation d’état du gaz parfait, on a supposé que :
❑ Les molécules ont une masse sans volume,
Pour les gaz (gaz réels), ces hypothèses ne sont pas vraies, pour
tenir compte de l’existence des particules et des interactions. En
1879, Van-der-Waals (physicien hollandais, 1837-1923)
introduit deux corrections dans la loi des gaz parfaits :
𝑷 𝑽𝒓é𝒄𝒊𝒑𝒊𝒆𝒏𝒕 − 𝒏𝒃 = 𝒏𝑹𝑻
2. Il existe des forces d’attraction entre les molécules.
𝒂𝒏²
𝑷+ 𝑽 − 𝒏𝒃 = 𝒏𝑹𝑻
𝑽²
𝒂
𝑷+ 𝑽𝒎 − 𝒃 = 𝑹𝑻
𝑽²𝒎
avec :
n : nombre de moles ;
b : constante de covolume ;
a : constante de pression interne ;
𝟏 𝝏𝑽
𝒂=
𝑽 𝝏𝑻 𝑷
𝟏 𝝏𝑷
𝜷=
𝑷 𝝏𝑻 𝑽
𝟏 𝝏𝑽
𝒙𝑻 =
𝑽 𝝏𝑷 𝑻
𝑷 𝜷 𝒙𝑻 = 𝒂
𝟏 𝟏 𝟏
𝒂= ; 𝜷= ; 𝒙𝑻 =
𝑻 𝑻 𝑷
II. Notion de température
Si la température est une grandeur qui nous semble
familière, c’est parce qu’elle est liée aux sensations de chaud
ou froid.
Exemple :
La température augmente → transformation de glace (solide)
en eau (liquide).
Récipient de gaz et
corps solide en équilibre
thermique.
𝑥 = 𝑥0 (1 + 𝐶𝜃)
Avec :
𝑥100 − 𝑥0
𝐶=
100𝑥0
C : coefficient thermométrique
𝑥 − 𝑥0
𝜃 = 100
𝑥100 − 𝑥0
𝑽 = 𝑽𝟎 (𝟏 + 𝒂𝜽)
𝑷 = 𝑷𝟎 (𝟏 + 𝜷𝜽)
𝟏
𝒂=𝜷=
𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟓
En désignant par x la variable thermométrique (V ou P) les
deux relations précédentes s’écrivent plus généralement :
lim 𝑥 = 𝑥0 (1 + 𝜃Τ273,15)
𝑃0 →0
Posons :
𝑇 = 𝜃 + 273,15
𝐾 °𝐶
Il vient :
𝑇 𝑥
lim 𝑥 = 𝑥0 soit 𝑇 = 273,15 lim
𝑃0 →0 273,15 𝑃0 →0 𝑥0
𝒙
𝑻 = 𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟔 𝐥𝐢𝐦
𝑷→𝟎 𝒙𝒕
Considérons alors la fonction thermométrique à un point fixe,
T = Ax où le coefficient A est défini en attribuant
arbitrairement la température T = 273,16 K (= 0,01 °C) au
point triple de l’eau (correspondant à la valeur unique de
température et de pression à laquelle coexistent
simultanément les trois états physiques de l’eau).
Si l’on désigne par 𝒙𝒕 la valeur de la variable thermométrique
au point triple de l’eau, la fonction thermométrique s’écrit :
𝒙
𝑻 = 𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟔 lim
𝑷=𝟎 𝒙𝒕
𝑃𝑉
Ces relations montrent que limite lim = 𝐶𝑡𝑒 ; cette
𝑃→0 𝑇
constante est indépendante de la nature du gaz.
➢ Unités
Dans le système international SI, les grandeurs de l’équation
des gaz parfaits s’expriment dans les unités suivantes :
❖ La pression P en pascal (Pa)
1 bar = 105 Pa
1 atm = 1,013 bar = 1,013 105 Pa
76 cm Hg= 1,013 bar
1 torr = 1 cm Hg
❖ Le volume V en m3 (1 L = 10-3 m3)
❖ La température T en Kelvin (k)
❖ L’énergie en Joule [J], et 1cal=4,184 Joules
❖ La constante des gaz parfaits R=8,314 en J/([Link])