2 Principales méthodes d’enseignement
:
1. Méthode passive affirmative dogmatique magistrale transmissive expositive ou
déductive :
-L’enseignant maîtrise un contenu structuré et transmet ses connaissances sous forme
d’exposé + laisse peu de place à l’interactivité avec l’apprenant
-Aller du général au particulier : présenter un principe général (la règle), de s’assurer de la
compréhension des apprenants en illustrant l’idée générale avec quelques exemples puis à
proposer des exercices d’application de ce principe afin de renforcer sa mémorisation
-Cette démarche est mise en œuvre dans les méthodes affirmatives et interrogatives
-L’enseignant transmet des connaissances aux personnes en formation par un canal de type
Audiovisuel
-centrée sur l’enseignant ; l’élève est réceprtif et passif
-fixer un processus considéré comme le meilleur ou le plus efficace.
-exposer, informer, transférer la connaissance de « celui qui sait » vers « celui qui apprend ».
-expliquer, argumenter, démontrer par le raisonnement, par des faits, par des preuves, par des
liens avec le réel.
-utiliser des méthodes de présentation favorisant l’attention, la compréhension et la
mémorisation.
-évaluer régulièrement les acquis pour vérifier les écarts et concordances entre les objectifs
envisagés et les résultats obtenus
Le formateur s’appuie sur une présentation orale ou un support écrit afin d’expliquer ou démontrer
des concepts d’apprentissage. L’apprenant ou l’élève se contente d’apprendre par cœur grâce à une
prise de note réalisée durant la session de formation. Afin de s’assurer que les apprenants ont bien
assimilé les nouvelles connaissances, le formateur interroge les élèves une fois son exposé achevé.
2. Méthode active inductive expérentielle ou de découverte :
-aller du particulier au général. Elle consiste à mettre l’apprenant en situation de
découverte (réalisation, observation, analyse, expérimentation…) à partir de laquelle le
concept ou le principe général pourront être construits.
--centrée sur l’apprenant qui est actif et réflexif
-rendre l’enfant acteur des savoirs qu’il construit à travers des situations de recherche et
d’expérimentations, seul ou en groupe. En ce sens, elles valorisent l’autonomie.
-faire par soi-même, expérimenter, faire l’expérience directe.
-manipuler, réaliser, produire, « agir », apprendre en faisant (learning by doing).
-pratiquer le « tâtonnement expérimental », tester, se tromper (droit à l’erreur), trouver
des solutions singulières aux problèmes posés.
-participer, s’impliquer, s’exprimer, donner son avis.
-choisir, décider ou participer aux prises de décision.
On part d’exemples concrets puis on
construit peu à peu les principes…
Cette démarche convient tout particulièrement auxapprenants qui ont besoin de partir de
chosesconcrètes, qu’ils peuvent appréhender. Ils n’ontpas besoin de connaître l’ensemble
descomposantes pour se positionner et agir…Le vocabulaire anglo-saxon parle de
démarcheconstructiviste…
L’enseignant crée un scénario pédagogique avec du matériel qui permet d’utiliser les essais, les
erreurs et le tatônnement pour apprendre. Il mobilise l’expérience personnelle de l’étudiant ou celle
d’un groupe d’étudiants pour apprécier la situation et résoudre le problème avec leurs moyens. Le
travail intracognitif et le travail co-élaboratif entre pairs sont favorisés. Cette méthode suit
l’enchaînement suivant : faire faire à l’étudiant, faire dire à l’étudiant puis l’enseignant reformule.
Autres méthodes :
Méthode interrogative ou maïeutique
L’étudiant est reconnu comme possèdant des éléments de connaissance ou des
représentations du contenu à acquérir. A l’aide d’un questionnement approprié, l’enseignant
permet à l’étudiant de construire ses connaissances par lui-même ou de faire des liens et de
donner du sens à ces éléments épars. L’étudiant ou un groupe d’étudiant est incité à formuler
ce qu’il sait, ce qu’il pense, ce qu’il se représente…
Système de questions réponses permettant de développer la curiosité et d’interroger les
stagiaires. Le questionnement s’appuie sur un support commun : texte, schéma, machine,
film, situation vécue par tous,…
poser des questions, faire se questionner, faire réfléchir.
utiliser les connaissances préalables pour découvrir des connaissances nouvelles (selon le
principe d’assimilation décrit par Piaget).
aider à penser différemment, à envisager la nouveauté par le questionnement et les liens qu’il
occasionne (selon le principe d’accommodation décrit par Piaget).
proposer une progression dans le questionnement afin de découvrir et comprendre
graduellement une situation, un phénomène, un concept.
apprendre à argumenter son point de vue et à faire face à ses contradictions.
La méthode démarche analogue
Elle consiste à transposer à un nouveau contexte, un traitement ou une solution déjà connue.
Elle permet la compréhension d’un phénomène nouveau en se référant à la connaissance
acquise d’un autre phénomène (exemple : courant électrique/courant fluvial). la démarche
permet de conceptualiser un phénomène abstrait par référence à un phénomène concret.
La méthode affirmative
repose sur les mêmes postulats que la méthode expositive précédemment abordée. En revanche,
les moyens de mise en œuvre varient et les rôles attribués aux formateurs et apprenants diffèrent.
Ainsi, l’enseignant/formateur présente une opération ou une procédure et montre chacune des
étapes de réalisation aux apprenants en précisant quoi faire et comment le faire. Le formateur
explique également le pourquoi, et le fait répéter aux apprenants. Les formés apprennent en
reproduisant les mêmes gestes que le formateur.
Cette méthode est souvent utilisée dans les travaux dirigés puisqu’elle nécessite une
démonstration. La méthode affirmative comporte donc 3 étapes : montrer dans le but de
démontrer quelque chose, faire faire pour expérimenter quelque chose et faire dire pour
reformuler.
La méthode expérientielle ou expérimentale
Cette dernière méthode pédagogique repose sur le fait qu’un stagiaire ne peut acquérir des
connaissances que s’il agit et se trompe. Il s’agit donc bien d’un apprentissage en conditions
réelles.
Le formateur devient un simple intervenant et s’il possède le savoir et savoir-faire, il n’est plus en
position dominante.
La méthode expérientielle ou expérimentale nécessite un effort de préparation de la part du
formateur/intervenant qui doit réaliser les expériences ou projets avant qu’ils ne soient réalisés
au cours de la formation. Le plus souvent, les sessions de formation sont séquencées avec des
niveaux de difficulté croissantes.
La méthode expérientielle ou expérimentale convient à des disciplines dont l’apprentissage
nécessitent la mise en œuvre d’un projet en situation réelle ou la réalisation d’une expérience. De
nombreuses disciplines ou savoirs ne peuvent s’enseigner mais s’apprennent en faisant avec des
personnes qui savent faire comme par exemple, la médecine ou l’art. Aujourd’hui, de nouveaux
métiers ou fonctions et certains savoirs ne sont pas encore formalisés dans des écrits ou reconnus
comme tels car trop jeunes: risk manager, spécialiste qualité, formateur avec les TICE, webmaster
etc. Dans ce cas, ce savoir est acquis par l’étudiant dans et par l’action en règle général dans un
projet réel. L’enseignant incite à la formalisation du savoir-faire par l’étudiant qui est le vrai
producteur du savoir qu’il partage et réélabore avec d’autres.
Méthode démonstrative
Le formateur présente une opération ou un processus et mise en application avec
accompagnement des apprentissages.
Transfert de savoir-faire et de connaissances -> Faire et faire-faire
C’est la démonstration de l’usage d’un logiciel, l’apprenant regarde et refait ensuite.
C’est le cas de la mise en situation, ou de la démonstration : montrer et refaire selon le procédé
détaillé.
L’avantage pédagogique de la méthode démonstrative, c’est que l’apprenant qui « fait »
mémorise beaucoup plus que celui que lit et entend.
Faire devient une stratégie d’apprentissage.
L’enseignant détermine un chemin pédagogique : il montre, fait faire ensuite et fait formuler
l’étudiant pour évaluer le degré de compréhension. Cette méthode suit l’enchaînement suivant :
montrer (démonstration), faire faire (expérimentation) et faire dire (reformulation). Cette
méthode est souvent utilisée dans les TD ou l’étudiant acquiert un savoir-faire par simple
imitation.
Les approches pédagogiques :
Par objectifs :
L’approche par objectif est une conception pédagogique qui définit l’apprentissage comme
un ensemble de comportements et de « réponses observables et mesurables. Ces objectifs
pédagogiques visent à renforcer la capacité cognitive de l’apprenant par rapport à ce que
l’enseignant valorise. Au fur et à mesure que l’apprenant est exposé à des problèmes de plus
en plus difficiles, il progresse dans le cours de manière progressive.
En outre, les objectifs pédagogiques permettent de déterminer avec précision le résultat
souhaité au terme d’un processus pédagogique inspiré du béhaviorisme. Ce modèle organise
le cursus de formation en fonction d’épreuves caractérisées liées à l’évaluation sommative, qui
vise à reconnaître les apprentissages.
La pédagogie par objectif utilise une taxonomie d’objectifs d’apprentissage pour structurer la
planification des activités de formation et d’évaluation selon les désirs de l’enseignant.
Les principes de l’approche par objectifs
L’approche par objectif a été créée aux États-Unis dans l’enseignement technique. Il définit
un but à atteindre et le décompose en sous-tâches et en compétences qui peuvent être
employées pour l’accomplir.
Le béhaviorisme est le berceau théorique de la pédagogie par objectifs. En effet, l’approche
par objectif examine et mesure les comportements observables et mesurables, en faisant
abstraction de tout ce qui se passe dans la “boîte noire” du cerveau. Donc de tout ce qui se
considère comme un comportement inconscient.
La pédagogie par objectifs trouve ses origines dans le béhaviorisme. Ce courant
psychologique se concentre sur les comportements observables et mesurables. En d’autres
termes, ce qui est observé et mesuré est plus important que ce qui est vécu ou pensé.
La pédagogie par objectif (PPO) repose sur trois principes clés :
Un objectif général
L’objectif général se définit comme “un énoncé d’intention pédagogique décrivant en termes
de capacités de l’apprenant l’un des résultats escomptés d’une séquence d’apprentissage”
En d’autres termes, l’objectif général présente les grandes orientations sur les apprentissages
à réaliser dans le cours :
On utilise un verbe à l’infinitif dans un objectif général (par exemple, comprendre,
apprendre, développer, se maîtriser avec, acquérir, etc.)
Il précise les connaissances à apprendre par les élèves.
Un objectif spécifique ou opérationnel
L’objectif spécifique ou opérationnel décrit les apprentissages que les étudiants doivent
acquérir à la fin d’une séance de cours, d’un module ou d’une unité d’apprentissage. Il
découle de l’objectif général en amenant un degré de précision supérieur.
Il décrit un comportement observable et mesurable et spécifie les critères de réussite ou de
performance de l’objectif. De surcroît, on doit énoncer son contenu de la façon la moins
équivoque possible. Cela signifie que la lecture et l’interprétation d’un objectif par des
personnes différentes ne doivent pas donner lieu à des interprétations divergentes.
Un comportement observable
Selon la plupart des concepteurs pédagogiques, des objectifs pédagogiques mesurables
doivent être établis pour s’assurer que les apprenants les complètent.
On utilise la taxonomie de Bloom pour mesurer le comportement souhaité. Par exemple,
“reconnaître” ou “classer”. Donc, il suffit d’ajouter des verbes pour décrire ce que nous
voulons que les apprenants fassent.
Pédagogie par objectifs : exemple
L’élève sera capable de reconnaître en les nommant au moins 4 poissons parmi les
dix représentés sur la feuille.
L’élève sera capable de conjuguer un verbe de 1 er groupe au présent de l’indicatif.
Les avantages de l’approche par objectifs
Le principal avantage de l’approche par objectif est qu’elle a permis de rendre les objectifs
d’un programme de formation clairs et explicites.
Cette exigence facilite la démarche globale de planification pédagogique et se révèle
essentielle à la cohérence interne des programmes qui sont élaborés, en favorisant la
congruence entre les objectifs visés et les activités éducatives proposées. L’influence
conjointe de l’approche par objectif et de la perspective docimologique a pour sa part
apporté une incontestable rigueur à la démarche évaluative. Voici quelques avantages de
cette approche :
Gestion de l’apprentissage :
La gestion de l’apprentissage suggère un rôle plus actif de la part de l’étudiant. Les élèves
peuvent utiliser les objectifs pour guider leurs efforts d’apprentissage — choisir le matériel
approprié, lire de manière sélective, etc. On peut également utiliser les objectifs pour l’auto-
évaluation, ce qui peut orienter les efforts de l’élève (par exemple, sauter ou réviser).
Planifier l’enseignement :
Une fois que vous avez développé des objectifs d’apprentissage pour un cours ou un
module d’apprentissage, il peut devenir plus facile de séquencer l’enseignement, d’allouer
du temps aux sujets, d’assembler le matériel et d’organiser le temps d’enseignement. Les
objectifs d’apprentissage peuvent également servir de guide pour développer des activités
d’apprentissage, qui peuvent engager les apprenants d’une manière qui correspond au
résultat d’apprentissage souhaité (par exemple, travail en petits groupes, étude
indépendante, questionnement socratique, etc.).
Améliorer l’apprentissage :
Si l’étudiant dispose d’un ensemble d’objectifs d’apprentissage qui fournissent des
informations sur le contenu à apprendre et la manière dont il devra démontrer ses
connaissances adéquates, il pourra faire des choix plus appropriés quant aux méthodes
d’étude et à l’importance du contenu.
Faciliter l’évaluation :
Les objectifs pédagogiques peuvent faciliter diverses formes d’évaluation, qui peuvent être
formatives ou sommatives. Les objectifs pédagogiques peuvent servir de base à la notation
ou à la détermination des niveaux de réussite des élèves. Donc, le but de l’évaluation
formative est de recueillir des informations qui peuvent être utilisées par l’instructeur et les
étudiants pour guider les améliorations dans le contexte de l’enseignement et de
l’apprentissage en cours.
En plus, l’objectif de l’évaluation sommative est de mesurer le niveau de réussite ou de
compétence obtenu à la fin d’un cours ou d’un module d’enseignement. Cet objectif peut
être atteint plus efficacement en comparant le travail de l’étudiant avec le ou les objectifs
d’apprentissage.
Concevoir ou remanier le programme d’études :
Pour réviser le programme ou l’enseignement d’un cours particulier, vous pouvez
commencer par les objectifs d’apprentissage de ce cours et/ou les résultats d’apprentissage
du programme et travailler à rebours. On peut comparer les ensembles d’objectifs
d’apprentissage d’un cours aux comportements d’entrée attendus pour le cours suivant dans
la séquence. Les deux devraient s’imbriquer. Si ce n’est pas le cas, il est possible d’adapter le
programme.
Produire de nouvelles idées :
Le processus de clarification des objectifs peut produire des changements majeurs chez ceux
qui s’engagent dans cet effort. Par exemple, on dit que les instructeurs qui consacrent du
temps à l’élaboration d’objectifs d’apprentissage acquièrent une meilleure compréhension
de ce qu’est un objectif réalisable…
De la pédagogie par objectifs à l’approche par
compétences
L’approche par compétence (APC) est une méthodologie développée par De Ketele, et
Roegiers. Elle a été transposée dans le domaine de l’éducation après avoir été initialement
appliquée dans la formation professionnelle au niveau des entreprises. Par ailleurs, on
applique l’approche par compétence (APC) dans les manuels, les programmes, la formation
des enseignants et les systèmes d’évaluation.
Par ailleurs, la pédagogie par objectif cherche à développer la possibilité par les apprenants
de mobiliser un ensemble intégré de ressources pour résoudre une situation problème
appartenant à une famille de situations.
Les objectifs de la pédagogie par compétence selon Roegiers :
“Mettre l’accent sur ce que l’élève doit maîtriser à la fin de chaque année scolaire
[…], plutôt que sur ce que l’enseignant doit enseigner. Le rôle de celui-ci est
d’organiser les apprentissages de la meilleure manière pour amener ses élèves au
niveau attendu”. Nous retrouvons là une référence directe à la centration sur
l’apprenant, et une quasi-reformulation de la définition d’un objectif.
“Donner du sens aux apprentissages, montrer à l’élève à quoi sert tout ce qu’il
apprend à l’école […] à situer les apprentissages par rapport à des situations qui ont
du sens pour lui, et à utiliser ses acquis dans ces situations.” Cela signifie que l’APC,
tout comme le Cadre, renvoie aux principes de l’éducation active, à l’enseignement
expérientiel de Dewey (à son célèbre principe du “Learning by doing”).
“Certifier les acquis de l’élève en termes de résolution de situations concrètes, et
non plus en termes d’une somme de savoirs et de savoir-faire que l’élève
s’empresse d’oublier, et dont il ne sait pas comment les utiliser dans la vie active”.
En d’autres termes, il s’agit ici de l’évaluation en termes de savoir-agir dans la réalité
et non plus de restitution de savoirs déconnectés du réel.
Différence entre objectif et compétence
Une compétence est la capacité d’appliquer ou d’utiliser un ensemble de connaissances,
d’aptitudes et d’habiletés connexes requises pour exécuter avec succès des fonctions de
travail essentielles ou des tâches dans un cadre de travail défini.
Les compétences servent souvent de base aux normes de compétences qui précisent le
niveau de connaissances, d’aptitudes et de capacités requis pour réussir sur le lieu de travail,
ainsi qu’aux critères de mesure potentiels pour évaluer l’acquisition des compétences.
Les compétences définissent les aptitudes et les connaissances appliquées qui permettent
aux personnes d’effectuer leur travail avec succès, tandis que les objectifs d’apprentissage
sont spécifiques à un cours d’instruction. En effet, les compétences sont pertinentes pour les
responsabilités professionnelles, les rôles et les capacités d’une personne. Elles permettent
de vérifier qu’un apprenant a effectivement appris ce qui était prévu dans les objectifs
d’apprentissage.
Les objectifs d’apprentissage décrivent ce que l’apprenant devrait être en mesure d’atteindre
à la fin d’une période d’apprentissage. C’est pourquoi les objectifs d’apprentissage doivent
être spécifiques, mesurables et rédigés en termes de comportement. En bref, les objectifs
disent ce que nous voulons que les apprenants sachent et les compétences disent comment
nous pouvons être certains qu’ils le savent.
Par compétences :
Approche par compétence : définition
L’approche par compétence dans l’enseignement est une pédagogie éducative dans laquelle
les élèves sont évalués sur les compétences qu’ils ont maîtrisées, et non sur le temps passé
en classe.
Pendant des années, l’enseignement traditionnel s’est appuyé sur une approche basée sur le
temps où les élèves sont censés maîtriser la matière à un rythme uniforme. Cette approche a
été adaptée à partir de la chaîne de production de l’ère industrielle où l’uniformité était
valorisée par rapport à la personnalisation.
Par ailleurs, l’approche par compétence est un modèle d’enseignement et d’apprentissage
basé sur les compétences qui vise à aider les élèves à développer les compétences dont ils
ont besoin pour réussir.
L’approche par compétence a été développée par George D. Kuh. Elle a comme but
d’intégrer le processus d’enseignement et d’apprentissage avec le processus d’emploi dans
le monde réel.
En effet, l’approche par compétence de Kuh vise à favoriser les « compétences du monde
réel » chez les étudiants qui sont nécessaires pour leur futur emploi. En plus, l’approche par
compétences est une méthode d’enseignement qui fonde la quantité de matière couverte
sur la capacité de l’élève à maîtriser la matière. Ce style d’enseignement n’est pas aussi
populaire aux États-Unis que dans d’autres pays comme la Chine et l’Allemagne.
Les étapes de l’approche par compétence
Cette approche se compose de trois étapes :
1. Évaluation : des connaissances et des compétences de l’apprenant.
Si un apprenant est évalué pour ses connaissances et ses compétences, cela peut aider les
enseignants à créer un plan pour aider l’apprenant à réussir.
2. Intégration : de ce que les apprenants savent ou peuvent faire dans un contexte de travail réel.
Le concepteur pédagogique est toujours à la recherche de moyens d’intégrer un contexte de
travail réel dans la salle de classe. Cela offre la possibilité de fournir des commentaires et une
évaluation authentique pendant que les apprenants travaillent à la résolution d’un besoin
client. Un excellent moyen d’y parvenir est l’apprentissage par projet. La pédagogie de
projet relie directement les connaissances et les compétences des étudiants à ce dont ils ont
besoin pour réussir dans leur travail, leur carrière et leur vie
3. Connexion : le processus d’apprentissage avec le processus d’emploi dans le monde réel.
Le processus d’emploi dans le monde réel agissant comme terrain de formation, il existe un
lien très naturel entre cela et le processus d’apprentissage.
Les principes de l’approche par compétence
Il existe trois principes de l’approche par compétence :
Tout d’abord, la maîtrise des compétences doit précéder l’intégration des
connaissances, où la maîtrise peut avoir lieu dans un cadre indépendant ou
collaboratif.
Ensuite, les élèves doivent être soutenus dans des tâches qui sont délibérées,
stimulantes et engageantes — mais pas trop difficiles — où il y a une réflexion
active sur leurs progrès et leur développement tout au long de la tâche.
Enfin, les apprenants doivent être engagés dans des tâches qui ont du sens dans le
contexte de leur vie et de leur communauté en général, où ces tâches peuvent
également conduire à des changements profonds dans la vie des apprenants et des
communautés pour le mieux-être de tous de manière égale.
Bref historique de l’APC
L’histoire des approches pédagogiques remonte au début du 20e siècle. Le mouvement
d’éducation progressiste, qui s’est inspiré des idées de John Dewey, est l’un des mouvements
les plus influents de l’histoire en termes d’organisation de la classe. Il a souligné l’importance
de l’apprentissage par la pratique et l’autoactivité des enfants. Cette approche a pris fin avec
les progrès de la technologie et le manque d’enseignants qualifiés.
Dans les années 1950, il y a eu un nouvel intérêt pour l’utilisation des ordinateurs à des fins
pédagogiques. En 1966, Ivan Illich a publié son livre « Deschooling Society » qui a eu une
grande influence sur les pratiques éducatives. Le livre prédisait que les écoles disparaîtraient
progressivement parce que la société n’en aurait plus besoin, car les machines produisant un
travailleur instruit deviendraient plus sophistiquées et efficaces pour rendre les travailleurs
productifs.
Les objectifs de l’APC dans l’enseignement
Au Moyen Âge, l’accent était mis sur la mémorisation des faits. Ensuite, dans les
années 1900, une plus grande attention a été accordée à la compréhension et à la synthèse
des faits.
Aujourd’hui, une pédagogie par compétence met l’accent sur la résolution de problèmes et
la créativité. En d’autres termes, elle met davantage l’accent sur les compétences nécessaires
dans le milieu de travail d’aujourd’hui que celles d’hier.
Il y a six objectifs de l’approche par compétence :
Élargir les horizons des étudiants;
Développer les capacités de réflexion des élèves;
Offrir aux étudiants des opportunités d’expérimentation, d’exploration et de
découverte;
Encourager la collaboration avec les camarades de classe et les adultes;
Encourager les étudiants à établir des liens entre les disciplines;
Promouvoir les compétences d’apprentissage tout au long de la vie.
Donc, l’objectif de l’approche par compétence est d’aider les élèves à développer leurs
compétences.
Les élèves apprennent davantage lorsqu’ils sont autorisés à choisir les tâches qu’ils
souhaitent effectuer. Lorsque les élèves sont autorisés à explorer avec différentes tâches, ils
peuvent explorer leurs intérêts et développer de nouvelles compétences.
La différence entre l’approche par compétence
et l’approche par objectif
La pédagogie par compétence est plus axée sur l’apprentissage de la maîtrise par l’élève. Ce
type d’enseignement se préoccupe davantage de la capacité de l’élève à exécuter
directement une activité, plutôt que de savoir s’il est capable de démontrer sa
compréhension du contenu de l’activité.
Un professeur qui enseigne par objectif est plus axé sur la compréhension du contenu que
sur la maîtrise d’une compétence. Ce type d’enseignement évalue généralement les
étudiants par rapport à une norme ou à un critère qu’ils ne peuvent pas atteindre sans un
soutien important de leur enseignant.
Cependant, l’enseignement par compétence se concentre sur les compétences que les élèves
sont déjà capables d’exercer eux-mêmes. Ces compétences sont souvent démontrées de
manière instantanée à des fins d’évaluation et nécessitent peu ou pas d’explications.
Les avantages de l’approche par compétence
L’approche par compétence est un modèle d’éducation qui met l’accent sur le
développement des compétences et des connaissances. La tendance récente dans
l’éducation était de donner aux étudiants le choix de leurs programmes et même de leurs
enseignants. Par conséquent, cela a conduit à une tension entre ce qui est le mieux pour
l’élève et ce qui produira les meilleurs résultats pour la société.
En d’autres termes, cette pédagogie est alternative au modèle traditionnel ou « temps
assis ». Elle offrirait une éducation plus équitable pour tous les élèves.
Les contrastes entre les écoles du 21e siècle et les écoles du passé sont énormes. Les écoles
se concentrent désormais sur la préparation des élèves pour l’avenir, au lieu de leur
apprendre à simplement lire, écrire et penser de manière critique. Avec cette approche, tous
les élèves auraient une chance égale de réussir dans tous les domaines de leur vie.
Dans l’approche par compétence, les enseignants expliquent aux élèves comment utiliser
une compétence particulière ou un ensemble de compétences. En plus, l’enseignant est
chargé d’évaluer le niveau de compétence de l’élève avec une compétence particulière. Il
l’oriente également pour qu’il devienne plus compétent.
Ce type de pédagogie offre également aux étudiants plus de liberté dans leurs manières de
s’exprimer. Et aussi de manière créative de résoudre les problèmes. Les étudiants sont
capables d’explorer leurs propres intérêts. En plus, ils découvrent ce qui les passionne sans
qu’on leur dise qu’ils doivent maîtriser certaines compétences.
Les limites de la pédagogie par compétence
L’éducation se considère comme une forme de socialisation, où les connaissances sont
transférées d’une personne à une autre. Cependant, la façon dont nous apprenons et
enseignons change en raison des progrès technologiques. Les limites de la pédagogie par
compétence décrivent comment ce changement affectera l’avenir de l’éducation.
Il est facile de voir comment un système basé sur les compétences pourrait être bénéfique
dans le système éducatif actuel. Grâce à lui, les étudiants sont capables d’exceller dans leurs
domaines d’intérêt. Ils seront capables d’apprendre d’autres sujets qu’ils pourraient trouver
intéressants.
L’inconvénient de cette approche est que tout le monde n’est pas enclin aux études. Elle
force tout le monde à se conformer à ce type de système ne permet pas la créativité
individuelle. Il ne prend pas non plus en compte des facteurs tels que l’intelligence sociale
ou émotionnelle, qui peuvent être importantes sur le lieu de travail.
C’est là qu’intervient la pédagogie basée sur les compétences. Ce modèle explore comment
utiliser les compétences pour apprendre sans appliquer les normes académiques
traditionnelles auxquelles nous nous sommes habitués.
De surcroît, l’approche par compétence a été critiquée comme incapable d’enseigner
suffisamment bien des matières complexes telles que l’histoire ou les mathématiques, en
particulier sans l’utilisation de tests standardisés, bien que cette critique ne puisse
s’appliquer qu’à l’ensemble du programme d’études plutôt qu’à des matières spécifiques.
Les démarches pédagogiques :
A ajouter
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%20approches%20p%C3%A9dagogiques#H2.2.6.LapE9dagogieparobjectifs
[Link]
UTILISEES-AU-COLLEGIAL