Polynôme en Une Indéterminée
Polynôme en Une Indéterminée
M = sup |P (z)|
|z|=1 Exercice 11 [ 03341 ] [correction]
Soit P ∈ R [X]. On suppose que a ∈ R vérifie
Montrer
∀k ∈ {0, . . . , n} , |ak | 6 M P (a) > 0 et ∀k ∈ N? , P (k) (a) > 0
(indice : employer des racines de l’unité) Montrer que le polynôme P ne possède pas de racines dans [a, +∞[.
a) Montrer que ∆ est bien définie et que ∆ est une application linéaire.
Exercice 28 [ 02148 ] [correction]
b) Déterminer le noyau de ∆.
Pour k ∈ {0, . . . , n}, on pose Pk = X k (1 − X)n−k .
c) En déduire que cette application est surjective.
Montrer que la famille (P0 , . . . , Pn ) est une base de Kn [X].
Exercice 46 [ 01329 ] [correction] Que dire, pour n = 3, 4, 5, 7 du module des racines complexes de Pn ?
Trouver les P ∈ C [X] vérifiant Quelle est la factorisation de P7 dans R [X] ? dans C [X] ?
Vérifier, à l’aide de valeurs approchées, que le polynôme P9 possède des racines de
P (X 2 ) = P (X)P (X − 1) module > 1.
b) Démontrer que pour n > 7, le polynôme dérivé Pn0 admet au moins une racine
dans C de module > 1.
Exercice 47 [ 02165 ] [correction] c) Soit P ∈ C [X] non constant. Démontrer que les racines complexe du polynôme
Soit dérivé P 0 sont dans l’enveloppe convexe des racines du polynôme P .
P (X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 ∈ C [X] n
(X − zi )mi , considérer la fraction P 0 /P .
Q
Indice : si P (X) = c
Montrer que si ξ est racine de P alors i=1
d) En déduire que n = 7 est le plus grand entier pour lequel toutes les racines de
|ξ| 6 1 + max |ak | Pn sont de module 6 1.
06k6n−1
Exercice 82 [correction]
[ 02182 ] Exercice 88 [ 03345 ] [correction]
n
On considère le polynôme
Pour n ∈ N? on pose Pn = Xk.
P
k=0
a) Former la décomposition primaire de Pn dans C [X]. P (X) = a0 X n + a1 X n−1 + · · · + an ∈ C [X]
n
kπ
Q
b) En déduire la valeur de sin n+1 .
k=1
de racines x1 , . . . , xn comptées avec multiplicité.
Pour toutp ∈ N, on pose
Sp = xp1 + · · · + xpn
Exercice 83 [ 02183 ] [correction]
Soit a ∈ R et n ∈ N? . Résoudre dans C l’équation (1 + z)n = cos(2na) + i sin(2na). Etablir
n−1 a0 S1 + a1 = 0
sin a + kπ
Q
En déduire la valeur de n .
k=0
a0 S2 + a1 S1 + 2a2 = 0
...
+ ··· + a
a S + a S
0 p 1 p−1 p−1 S1 + pap = 0 (0 < p 6 n)
Exercice 84 [ 02184 ] [correction]
Soit P ∈ C [X] non nul et n = deg P .
...
Montrer que les sommes des zéros de P, P 0 , . . . , P (n−1) sont en progression a0 Sn + a1 Sn+1 + · · · + an S1 = 0
arithmétique.
...
a0 Sn+k + a1 Sn+k−1 + · · · + an Sk = 0 (k > 0)
Pour tout i ∈ {0, 1, . . . , n} on pose d) Montrer que pour tout m ∈ N et pour tout n ∈ N? on a
Q
(X − aj ) pgcd(Pm+n , Pn ) = pgcd(Pn , Pm )
06j6n,j6=i
Li = Q En déduire que pgcd(Pm , Pn ) = pgcd(Pn , Pr ) où r est le reste de la division
(ai − aj )
06j6n,j6=i euclidienne de m par n.
e) Conclure
a) Observer que, pour tout j ∈ {0, 1, ..., n}, on a Li (aj ) = δi,j pgcd(Pn , Pm ) = Ppgcd(m,n)
(où δi,j est le symbole de Kronecker (1823-1891) qui est égal à 1 lorsque i = j et 0
sinon).
b) Montrer que Exercice 93 [ 02189 ] [correction]
n
X Polynômes de Laguerre (1834-1886) :
∀P ∈ K n [X] , P (X) = P (ai )Li (X) Pour n ∈ N, on définit Ln : R → R par
i=0
dn −x n
Ln (x) = ex (e x )
dxn
Exercice 91 [ 02187 ] [correction] Observer que Ln est une fonction polynomiale dont on déterminera le degré et le
Polynômes de Legendre (1752-1833) : coefficient dominant.
Pour tout entier naturel n on pose
n! (n)
Ln = (X 2 − 1)n Exercice 94 Mines-Ponts MP [ 02670 ] [correction]
(2n)! Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un unique polynôme P ∈ C [X] tel que
a) Montrer que Ln est un polynôme unitaire de degré n. P (cos θ) = cos nθ pour tout θ réel. On le note Tn .
b) Montrer que a) Lier Tn−1 , Tn et Tn+1 .
Z 1 b) Donner une équation différentielle vérifiée par Tn .
∀Q ∈ Rn−1 [X] , Ln (t)Q(t) dt = 0 (k) (k)
c) Calculer Tn (1) et Tn (−1).
−1
Exercice 2 : [énoncé]
Parmi les polynômes constants, seuls le polynôme nul est solution. Exercice 5 : [énoncé]
Si deg P > 1 alors, pour vérifier l’équation, il est nécessaire que deg P = 2. On Soit ω = e2iπ/(n+1) une racine nème de l’unité. On a
peut alors écrire P sous la forme aX 2 + bX + c. Parmi, les polynômes de cette
P (1) + P (ω) + · · · + P (ω n ) = (n + 1)a0
forme, ceux solutions sont ceux obtenus pour b = 0 et c = −a. Conclusion, les
polynômes solutions sont les a(X 2 − 1) avec a ∈ R. car
n
X
k` n+1 si ` = 0 [n + 1]
ω =
0 sinon
k=0
Exercice 3 : [énoncé]
a) Posons On en déduit (n + 1) |a0 | 6 (n + 1)M puis |a0 | 6 M .
n
P (X) = (1 + X)(1 + X 2 )(1 + X 4 ) . . . (1 + X 2 ) De façon plus générale, on a
En exploitant successivement (a − b)(a + b) = a2 − b2 , on obtient P (1) + ω −k P (ω) + · · · + ω −nk P (ω n ) = (n + 1)ak
n+1
(1 − X)P (X) = 1 − X 2 et on en déduit |ak | 6 M .
On en déduit
n+1
1 − X2 n+1
−1
Exercice 6 : [énoncé]
P (X) = = 1 + X + X2 + · · · + X2 a) Parmi les polynômes constants, seul le polynôme nul est solution.
1−X
Parmi les polynômes non constants, si P est solution alors 2(deg P − 1) = deg P
b) Lorsqu’on développe directement le polynôme P , le coefficient de X k obtenu et donc deg P = 2. On peut alors écrire P = aX 2 + bX +(c avec a 6= 0.
correspond au nombre de fois qu’il est possible d’écrire k comme la somme des a=1
puissances de 2 suivantes : 1, 2, 4, . . . , 2n . Ce nombre vaut 1 compte tenu de P 02 = 4P ⇔ 4a2 X 2 + 4abX + b2 = 4aX 2 + 4bX + 4c ⇔
c = b2 /4
l’exercice précédent.
Les solutions de l’équation sont P = 0 et P = X + bX + b2 /4 avec b ∈ K.
2
b) Parmi les polynôme de degré inférieur à 1, seul le polynôme nul est solution.
Pour P polynôme tel que deg P > 2 alors la relation (X 2 + 1)P 00 − 6P = 0 Par la formule de Taylor
implique, en raisonnant sur l’annulation des coefficients dominants,
+∞ +∞ X
+∞
deg P (deg P − 1) = 6 donc deg P = 3. X P (k) (1) X 1 P (n+k) (0) k
P (X + 1) = Xk = X
En cherchant P sous la forme P = aX 3 + bX 2 + cX + d avec a ∈ K? , on obtient k! k! n!
k=0 k=0n=0
que seuls les polynômes P = a(X 3 + X) avec a ∈ K? sont solutions.
Finalement les polynômes solutions sont les a(X 3 + X) avec a ∈ K. puis en permutant les sommes (qui se limitent à un nombre fini de termes non
nuls)
+∞ X+∞ +∞
Exercice 7 : [énoncé]
X 1 P (n+k) (0) k X 1 (n)
P (X + 1) = X = P (X)
Les polynômes solutions de Pn − Pn0 = X n sont nécessairement de degré n. n=0
k! n! n=0
n!
k=0
Cherchons ceux-ci de la forme : Pn = an X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 .
Pn − Pn0 = X n équivaut à an = 1, an−1 = nan , an−2 = (n − 1)an−1 , . . . , a0 = 1.a1 .
Par suite l’équation Pn − Pn0 = X n possède une et une seule solution qui est : Exercice 10 : [énoncé]
n
P = X n + nX n−1 + n(n − 1)X n−2 + · · · + n! =
P n! k Soit P un polynôme et Q un polynôme primitif de P . P est solution du problème
k! X .
k=0 posé si, et seulement si,
∀k ∈ Z, Q(k + 1) − Q(k) = k + 1
Exercice 8 : [énoncé]
Parmi les polynômes constants, seul le polynôme nul est divisible par son En raisonnant par coefficients inconnus, on observe que Q(X) = 12 X(X + 1) est
polynôme dérivé. solution.
Soit P un polynôme non constant et n son degré. Si Q̃(X) est aussi solution alors
Si P 0 | P alors on peut écrire nP = (X − a)P 0 avec a ∈ K car deg P 0 = deg P − 1.
En dérivant nP 0 = (X − a)P 00 + P 0 donc (n − 1)P 0 = (X − a)P 00 . ∀k ∈ Z, (Q − Q̃)(k + 1) = (Q − Q̃)(k)
Ainsi de suite jusqu’à P (n−1) = (X − a)P (n) .
Or, si on pose λ le coefficient dominant de P , on a P (n) = n!λ donc en remontant et on en déduit que le polynôme Q − Q̃ est constant.
les précédents calculs on obtient n!P = n!(X − a)n λ. Ainsi P = λ(X − a)n . On en déduit que
1
Inversement, un tel polynôme est solution. P (X) = X +
Finalement les solutions sont les P = λ(X − a)n avec λ ∈ K. 2
est l’unique solution du problème posé.
Exercice 9 : [énoncé]
Par la formule de Taylor Exercice 11 : [énoncé]
+∞ Par la formule de Taylor, on a pour tout x > 0
X P (n) (0) n
P (X) = X
n=0
n! XP
deg
P (k) (a) k
P (a + x) = x > P (a) > 0
donc k!
k=0
+∞
X P (n) (0)
P (1) =
n=0
n!
Exercice 12 : [énoncé]
et plus généralement a) X 3 − 2X 2 + 3X − 2 = (X − 1)(X 2 − X + 2).
+∞
X P (n+k) (0) b) X 3 − 3X 2 + 3X − 2 = (X − 2)(X 2 − X + 1).
P (k) (1) =
n=0
n! c) X 3 + 3X 2 − 2 = (X + 1)(X 2 + 2X − 2).
Exercice 13 : [énoncé] On en déduit que P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et donc le
p
polynôme P (P (X)) − X.
ak X k ∈ K [X]
P
On écrit P =
k=0
a) On a
n
Exercice 15 : [énoncé]
X k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
k=0
Posons D = pgcd(A, B). On a D2 = pgcd(A2 , B 2 ) associé à A2 donc
k
deg D2 = deg A2 puis deg D = deg A.
avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car Or D | A donc D et A sont associés. Puisque D | B, on obtient A | B.
k−1
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
`=0 Exercice 16 : [énoncé]
Unicité : Soit (U, V ) et (Û , V̂ ) deux couples solutions. On a A(U − Û ) = B(V̂ − V ).
b) P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et le polynôme P (X) − X. Il
A | B(V̂ − V ) et A ∧ B = 1 donc A | V̂ − V . Or deg(V̂ − V ) < deg A donc
divise donc leur somme P (P (X)) − X.
V̂ − V = 0.
c) Par récurrence sur n ∈ N? .
Par suite V̂ = V et de même Û = U .
La propriété est immédiate pour n = 1 et vient d’être établie pour n = 2.
Existence : Puisque A ∧ B = 1, il existe U, V ∈ K [X] tels que AU + BV = 1.
Supposons la propriété vraie au rang n > 1.
Réalisons la division euclidienne de U par B : U = BQ + Û avec deg Û < deg B.
p
X h ik Posons ensuite V̂ = V + AQ. On a AÛ + B V̂ = AU + BV = 1 avec deg Û < deg B.
P [n+1] (X) − P (X) = ak P [n] (X) − X k Comme deg AÛ + B V̂ < max(deg AÛ , deg B V̂ ) on a deg AÛ = deg B V̂
k=0 d’où deg V̂ = deg A + deg Û − deg B < deg A.
k
P [n] (X) − X divise P [n] (X) − X k donc P [n] (X) − X divise P [n+1] (X) − P (X).
Par hypothèse de récurrence, P (X) − X divise alors P [n+1] (X) − P (X) et enfin on
en déduit que P (X) − X divise P [n+1] (X) − X. Exercice 17 : [énoncé]
Récurrence établie. (i) ⇒ (ii) Posons D = pgcd(A, B) qui est non constant.
Puisque D | A et D | B on peut écrire A = DV et −B = DU avec deg V < deg A
et deg U < deg B.
Exercice 14 : [énoncé] de sorte que AU + BV = DU V − DU V = 0.
Puisque (ii) ⇒ (i) Supposons (ii)
P (P (X)) − X = (P (P (X)) − P (X)) + (P (X) − X) Si par l’absurde A ∧ B = 1 alors, puisque A | −BV on a A | V .
Or V 6= 0 donc deg A 6 deg V ce qui est exclu. Absurde.
le problème revient à montrer que P (X) − X divise P (P (X)) − P (X).
p
ak X k ∈ K [X] et on a
P
On écrit P =
k=0
Exercice 18 : [énoncé]
n
X
k
Si A ∧ B = 1 alors il existe U, V ∈ K [X] tels que AU + BV = 1.
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k On a alors A(U − V ) + (A + B)V = 1 donc A ∧ (A + B) = 1. De même
k=0 B ∧ (A + B) = 1.
k
avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car Par suite AB ∧ (A + B) = 1.
Si AB ∧ (A + B) = 1 alors puisque pgcd(A, B) | AB et pgcd(A, B) | A + B on a
k−1
X pgcd(A, B) = 1 puis A ∧ B = 1.
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
`=0
Exercice 23 : [énoncé]
Exercice 27 : [énoncé]
(X cos t + sin t)n = (X 2 + 1)Q + R avec deg R < 2 ce qui permet d’écrire
On remarque que deg Pk = k donc Pk ∈ Kn [X].
R = aX + b avec a, b ∈ R.
Supposons λ0 P0 + · · · + λn Pn = 0.
Cette relation doit être aussi vraie dans C [X] et peut donc être évaluée en i :
Si λn 6= 0 alors deg(λ0 P0 + · · · + λn Pn ) = n car
(i cos t + sin t)n = R(i) = ai + b or (i cos t + sin t)n = ei(nπ/2−nt) donc
deg(λ0 P0 + · · · + λn−1 Pn−1 ) 6 n − 1 et deg λn Pn = n
a = sin n(π/2 − t) et b = cos n(π/2 − t).
Ceci est exclu, donc λn = 0.
Sachant λn = 0, le même raisonnement donne λn−1 = 0 et ainsi de suite
λn−2 = . . . = λ0 = 0.
Exercice 24 : [énoncé]
La famille (P0 , . . . , Pn ) est une famille libre de n + 1 = dim Kn [X] éléments de
k = nq + r avec 0 6 r < n. On a X k − X r = X r (X nq − 1) or X n − 1 | X nq − 1
Kn [X], c’est donc une base de Kn [X].
donc on peut écrire X nq − 1 = (X n − 1)Q(X) puis X k = (X n − 1)X r Q(X) + X r
avec deg X r < deg(X n − 1) ce qui permet de reconnaître le reste de division
euclidienne cherchée. Exercice 28 : [énoncé]
Supposons λ0 P0 + · · · + λn Pn = 0.
n+1
c) Par le théorème du rang
ak X k ∈ Kn+1 [X]. ϕ(P ) = 0 ⇔ ∀k ∈ {0, 1, . . . , n + 1},
P
b) Soit P =
rg∆ = dim Kn+1 [X] − dim ker ∆ = n + 2 − 1 = n + 1 = dim Kn [X] donc ∆ est k=0
surjectif. (n + 1)ak = kak .
Ainsi P ∈ ker ϕ ⇔ ∀k ∈ {0, 1 . . . , n} , ak = 0. Par suite ker ϕ = Vect(X n+1 ).
c) Par le théorème du rang
rg(ϕ) = dim Kn+1 [X] − dim ker ϕ = n + 2 − 1 = dim Kn [X] donc ϕ est surjective.
Exercice 34 : [énoncé]
a) ∆ est clairement linéaire.
Soit P ∈ C [X] non nul et n = deg P . On peut écrire P = a0 + a1 X + · · · + an X n
avec an 6= 0. Exercice 36 : [énoncé]
∆(P ) = a1 ∆(X) + · · · + an ∆(X n ) or deg ∆(X), . . . , deg ∆(X n−1 ) 6 n − 1 et a) ϕ est linaire. Si deg P = k ∈ N alors deg ϕ(P ) = k donc ker ϕ = {0}. Par suite
deg ∆(X n ) = n − 1 donc deg ∆(P ) = n − 1. ϕ est bijective.
b) Si P est constant alors ∆(P ) = 0 et sinon ∆(P ) 6= 0 donc ker ∆ = C0 [X]. b) (P0 , . . . , Pn ) est une famille de polynômes de degrés étagés, c’est donc une base
Soit P ∈ Cn [X]. La restriction ∆ ˜ de ∆ au départ Cn+1 [X] et à l’arrivée dans de Rn [X].
n
Cn [X] est bien définie, de noyau de dimension 1 et en vertu du théorème du rang
P
Puisque Pn (X + 1) ∈ Rn [X], on peut écrire Pn (X + 1) = λ k Pk .
surjective. Il s’ensuit que ∆ est surjective. k=0
n
c) Notons T ∈ L(C [X]) défini par T (P ) = P (X + 1). n
2λk X k
P
c) Pn (X + 2) + Pn (X + 1) = 2(X + 1) et Pn (X + 2) + Pn (X + 1) =
∆ = T − I donc k=0
donc λk = Cnk .
n
!
X n
∆n = (−1)n−k Tk n−1
1
n−1
Pn = 2X n − Pn (X + 1) = 2X n − Cnk Pk − Pn puis Pn = X n − Cnk Pk .
P P
k=0
k 2
k=0 k=0
avec T k (P ) = P (X + k) donc
n
!
n n
X
k n Exercice 37 : [énoncé]
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k) Soit λ, µ ∈ R et P1 , P2 ∈ R [X].
k=0
k
On a P1 = AQ1 + r(P1 ), P2 = AQ2 + r(P2 ) avec deg r(P1 ), deg r(P2 ) < deg A.
d) Si deg P < n alors ∆n (P ) = 0 donc Donc λP1 + µP2 = A(λQ1 + µQ2 ) + λr(P1 ) + µr(P2 ) avec
deg(λr(P1 ) + µr(P2 )) < deg A.
n
! Par suite r(λP1 + µP2 ) = λr(P1 ) + µr(P2 ). Finalement r est un endomorphisme
X n
(−1)k P (k) = 0 de R [X].
k=0
k De plus pour tout P ∈ R [X], on a r(P ) = A × 0 + r(P ) avec deg r(P ) < deg A
donc r(r(P )) = r(P ). Ainsi r2 = r. r est un projecteur.
∀P ∈ R [X], r(P ) = 0 ⇔ A | P , donc ker r = A.R [X].
Exercice 35 : [énoncé] ∀P ∈ R [X], r(P ) ∈ Rn−1 [X] en posant n = deg A. Donc Imr ⊂ Rn−1 [X].
a) Si P ∈ Kn [X] alors ϕ(P ) ∈ Kn [X]. Inversement, ∀P ∈ Rn−1 [X], r(P ) = P ∈ Imr. Donc Rn−1 [X] ⊂ Imr.
Si deg P = n + 1 alors (n + 1)P et XP 0 ont même degré (n + 1) et même coefficient Finalement Imr = Rn−1 [X].
dominant donc deg(n + 1)P − XP 0 < n + 1 puis (n + 1)P − XP 0 ∈ Kn [X].
Finalement ∀P ∈ Kn+1 [X], ϕ(P ) ∈ Kn [X] et donc l’application ϕ est bien définie.
Pour λ, µ ∈ K et tout P, Q ∈ Kn+1 [X] : Exercice 38 : [énoncé]
ϕ(λP + µQ) = (n + 1)(λP + µQ) − X(λP + µQ)0 = Posons T : P (X) 7→ P (X + 1) et ∆ = T − Id endomorphismes de R [X].
λ((n + 1)P − XP 0 ) + µ((n + 1)Q − XQ0 ) ∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
et donc ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q). On vérifie que si deg P 6 p alors deg ∆(P ) 6 p − 1.
De plus deg P 6 3 donc ∃λ ∈ K tel que P = λ(X − a)(X − b)(X − c) + 1. Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
Puisque P (0) = 0, on a λ = abc1
. redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité.
De plus, si a est racine de P alors (a − 1) est aussi racine de P (X + 1) donc
(a − 1)2 est racine de P . On en déduit que a − 1 = 0 ou a − 1 est racine de l’unité.
Exercice 46 : [énoncé]
Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle. Exercice 49 : [énoncé]
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . .. cos 3x = 4 cos3 x − 3 cos x donc 4a3 − 3a = cos π/3 = 1/2. a est racine du
n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont polynôme 8X 3 − 6X − 1.
redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité. Soit x ∈ Q une racine de ce polynôme. On peut écrire x = p/q avec p ∧ q = 1. On
De plus, si a est racine de P alors (a + 1) est aussi racine de P (X − 1) donc a alors 8p3 − 6pq 2 − q 3 = 0. On en déduit p | 8p3 − 6pq 2 = q 3 or p ∧ q = 1 donc
(a + 1)2 est racine de P . On en déduit que a + 1 = 0 ou a + 1 est racine de l’unité. p = ±1. De plus q 2 | 6pq 2 + q 3 = 8p3 , or q 2 ∧ p3 = 1 donc q 2 | 8 et donc q = ±1 ou
Si a 6= 0, −1 alors |a| = |a + 1| = 1 d’où l’on tire a = j ou j 2 . q = ±2. Or 1, −1, 1/2 et −1/2 ne sont pas les valeurs de cos π/9. On peut conclure.
Au final, les racines possibles de P sont 0, −1, j et j 2 .
Le polynôme P s’écrit donc P (X) = λX α (X + 1)β (X − j)γ (X − j 2 )δ avec λ 6= 0,
Exercice 50 : [énoncé]
α, β, γ, δ ∈ N.
Soit P = A − B et n = max(deg A, deg B) ∈ N? de sorte que P ∈ Cn [X].
En injectant cette expression dans l’équation P (X 2 ) = P (X)P (X − 1) on obtient
Les solutions des équations A(z) = 0 et A(z) = 1 sont racines de P .
λ2 = λ, α = β = 0 et γ = δ. γ Si p est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 0 alors celles-ci sont
On conclut P (X) = X 2 + X + 1 .
racines de l’équation A0 (z) = 0 et la somme de leurs multiplicités vaut n − p.
Si q est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 1 alors celles-ci sont
Exercice 47 : [énoncé] racines de l’équation A0 (z) = 0 et la somme de leurs multiplicités vaut n − q.
La propriété est immédiate si |ξ| 6 1. On suppose désormais |ξ| > 1 et on note Or ces dernières se distinguent des précédentes et puisque deg A0 = n − 1, on peut
affirmer n − p + n − q 6 n − 1 ce qui donne p + q > n + 1.
m= max |ak | Le polynôme P possède donc au moins n + 1 racines donc P = 0 puis A = B.
06k6n−1
L’égalité
−ξ n = an−1 ξ n−1 + · · · + a1 ξ + a0 Exercice 51 : [énoncé]
a) On définit le polynôme Pn
donne
n−1
X n−1
X
n k k
|ξ| 6 |ak | |ξ| 6 m |ξ|
k=0 k=0
P:=n->(X+1)^n-X^n-1;
On évalue pour des valeurs concrètes de n le module de ses racines En conjuguant cette relation et en multipliant chaque terme par sa quantité
conjuguée, on obtient
map(abs,[solve(P(7)=0,X)]); Xm
mi
2 (z − zi ) = 0
On factorise P7 dans R [X] i=1 |z − zi |
factor(P(7)); et donc !
n n
X X mi
et dans C [X] en précisant une extension avec laquelle Maple peut travailler λi z= λi zi avec λi = 2 >0
i=1 i=1 |z − zi |
factor(P(7),[I,sqrt(3)]); Ainsi z est combinaison convexe des z1 , . . . , zn .
d) Pour n = 7, les racines de Pn sont de modules inférieurs à 1.
Enfin, on évalue numériquement le module des racines de P9
Pour n > 7, Pn0 admet au moins une racine de module strictement supérieur à 1 et
map(evalf@abs,[solve(P(9)=0,X)]); donc Pn aussi.
Exercice 56 : [énoncé]
Exercice 59 : [énoncé]
a) Par application du théorème de Rolle, il figure une racine de P 0 entre deux
Les racines de X p − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
racines consécutives de P . De surcroît, si a est racine de multiplicité α ∈ N? de P ,
Les racines de X q − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
a est aussi racine de multiplicité α − 1 de P 0 . Par suite, si P admet n = deg P
En dehors de 1, les racines de X p − 1 et X q − 1 sont distinctes.
racines comptées avec multiplicité, P 0 en admet n − 1 et est donc scindé.
Comme 1 racine double de (X − 1)(X pq − 1), on peut conclure
b) 0 est racine multiple du polynôme dérivé à l’ordre 2. Si le polynôme était
(X p − 1)(X q − 1) | (X − 1)(X pq − 1).
scindé, l’étude qui précède permet d’observer que 0 est racine du polynôme. Ce
n’est pas le cas.
Exercice 65 : [énoncé]
Exercice 61 : [énoncé] a) Si a est une racine de P non nulle alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0
1 est au moins racine double de P − 1 donc 1 est au moins racine simple de donc P n’admet qu’un nombre fini de racines. La série précédente est donc
(P − 1)0 = P 0 . redondante et par suite a est une racine de l’unité et donc |a| = 1.
De même −1 est au moins racine simple de P 0 . Par suite X 2 − 1 | P 0 . Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
Puisque deg P 0 6 2, on peut écrire P 0 = λ(X 2 − 1) avec λ ∈ K. finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu.
Par suite P = λ3 X 3 − λX + µ. P (1) = 1 et P (−1) = −1 permettent de déterminer Finalement les racines de P sont toutes de module 1.
λ et µ. b) Soit a ∈ C une racine de P . a + 1 est racine de P (X − 1) donc (a + 1)2 est
On obtient : λ = − 23 et µ = 0. aussi racine de P . Il s’ensuit que |a| = |a + 1| = 1. En résolvant cette double
équation on obtient a = j ou j 2 . Si j est racine de multiplicité α de P alors
j 2 = (j + 1)2 est racine de multiplicité au moins α de P . De même, en raisonnant
Exercice 62 : [énoncé] à partir de j 2 , on obtient que j et j 2 ont même multiplicité et on conclut que P
1 + X + X 2 = (X − j)(X − j 2 ). est de la forme λ(X 2 + X + 1)α .
j et j 2 sont racines de X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 donc Un tel P est solution du problème posé si, et seulement si,
1 + X + X 2 | X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 . λ2 (X 4 + X 2 + 1)α = λ((X − 1)2 + (X − 1) + 1)α (X 2 + X + 1)α égalité qui est
vérifiée si, et seulement si, λ = 1. Les solutions du problème posé sont les
polynômes P = (X 2 + X + 1)α avec α ∈ N.
Exercice 63 : [énoncé]
On peut factoriser
X 2 + X + 1 = (X − j)(X − j 2 ) Exercice 66 : [énoncé]
On en déduit Supposons P solution. Le coefficient dominant de P est égal à 1. Si a est racine de
P alors a2 et (a + 1)2 le sont aussi.
X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1 ⇔ j et j 2 sont racines de X 2n + X n + 1 Si a est une racine de P non nulle alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0
donc P n’admet qu’un nombre fini de racines. La série précédente est donc
Puisque X 2n + X n + 1 est un polynôme réel j en est racine si, et seulement si, j 2 redondante et par suite a est une racine de l’unité et donc |a| = 1.
l’est. ( Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
3 si n = 0 [3] finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu.
(X 2n + X n + 1)(j) = j 2n + j n + 1 = Finalement les racines de P sont toutes de module 1.
0 sinon
Or si a est racine de P , (a + 1)2 l’étant encore, on a |a| = |a + 1| = 1. Les seuls
Finalement complexes vérifiant cette identité sont j et j 2 .On en déduit que
X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1 ⇔ n 6= 0 [3] P = (X 2 + X + 1)n . On vérifie par le calcul qu’un tel polynôme est bien solution.
Exercice 67 : [énoncé] Puisque les polynôme pgcd(P, P 0 ), pgcd(Q, Q0 ) et pgcd(R, R0 ) divisent chacun le
Dans un premier temps cherchons P vérifiant P (0) = 1, P (1) = 2,P 0 (0) = 3, polynôme Q0 R − R0 Q et puisqu’ils sont deux à deux premiers entre eux (car
P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6 puis on considèrera P (X − 1) au terme des P, Q, R le sont), on a
calculs.
Un polynôme vérifiant P (0) = 1 et P (1) = 2 est de la forme pgcd(P, P 0 )pgcd(Q, Q0 )pgcd(R, R0 ) | Q0 R − R0 Q
Pour que le polynôme P vérifie P 0 (0) = 3,P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6 deg P − p + deg Q − q + deg R − r 6 deg Q + deg R − 1
on veut que Q vérifie Q(0) = −2, Q(1) = 3, Q0 (0) = −9/2 et Q0 (1) = 0.
et donc
Le polynôme Q(X) = 5X − 2 + X(X − 1)R(X) vérifie les deux premières
deg P 6 p + q + r − 1
conditions et vérifie les deux suivantes si R(0) = 19/2 et R(1) = −5.
Le polynôme R = − 29 19
2 X + 2 convient.
b) Soient n > 3 et P, Q, R vérifiant
Finalement
P n + Qn = Rn
29 19
P (X) = X + 1 + X(X − 1) 5X − 2 + X(X − 1) − X + Si a est racine commune aux polynômes P et Q alors a est racine de R. En
2 2
suivant ce raisonnement et en simplifiant les racines communes, on peut se
est solution du problème transformé et ramener à une situation où les polynômes P, Q, R sont deux à deux premiers entre
29 5 655 3 eux. Il en est alors de même de P n , Qn et Rn . L’étude qui précède donne alors
P (X) = − X + 111X 4 − X + 464X 2 − 314X + 82
2 2
n deg P < p + q + r
est solution du problème initial.
Les autres solutions s’en déduisent en observant que la différence de deux mais aussi, de façon analogue
solutions possède 1 et 2 comme racine triple.
n deg Q < p + q + r et n deg R < p + q + r
Finalement, la solution générale est
29 5 655 3 En sommant ces trois relations, on obtient
− X + 111X 4 − X + 464X 2 − 314X + 82 + (X − 1)3 (X − 2)3 Q(X)
2 2 n(deg P + deg Q + deg R) < 3(p + q + r)
avec Q ∈ C [X].
ce qui est absurde car n > 3, deg P > p etc.
On en déduit que les polynômes P, Q, R sont constants.
Exercice 68 : [énoncé] Les solutions de l’équation
a) Puisque les racines communes à P et P 0 permettent de dénombrer les P n + Qn = Rn
multiplicités des racines de P , on a apparaissent alors comme des triplets
0
p = deg P − deg(pgcd(P, P )) P = αT, Q = βT et R = γT
et des relations analogues pour q et r. avec α, β, γ ∈ C et T ∈ C [X] vérifiant
De plus, on a
P 0 Q − Q0 P = Q0 R − R0 Q = R0 P − P 0 R αn + β n = γ n
et ce polynôme est non nul car les polynômes P, Q, R sont non constants. En effet,
c) Pour
si P 0 Q − Q0 P = 0, alors une racine de P est nécessairement racine de Q ce qui est 1 2 i
exclu. P = (X + 1), Q = (X 2 − 1) et R = X
2 2
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on a Exercice 73 : [énoncé]
P 2 + Q2 = R2 Les racines de X 2 − 2 cos(na)X + 1 sont eina et e−ina donc
ce qui produit un triplet solution d’une forme différente des précédents obtenus X 2n − 2 cos(na)X n + 1 = (X n − eina )(X n − e−ina )
pour n > 3.
Les racines de X n − eina sont les eia+2ikπ/n avec k ∈ {0, . . . , n − 1} et celles de
X n − e−ia s’en déduisent par conjugaison.
Exercice 69 : [énoncé] Ainsi
a) X 4 − 1 = (X − 1)(X + 1)(X − i)(X + i) dans C [X] et
n−1 n−1
X 4 − 1 = (X − 1)(X + 1)(X 2 + 1) dans R [X]. Y Y
4 2ikπ
X 2n − 2 cos(na)X n + 1 = (X − eia+2ikπ/n ) (X − e−ia−i2kπ/n )
b) X 5 − 1 =
Q
(X − e 5 ) dans C [X] k=0 k=0
k=0
5 2 2π 2 4π
et X − 1 = (X − 1)(X − 2 cos + 1)(X − 2 cos
5 X 5 X
+ 1) dans R [X]. dans C [X] puis
c)
(X 2 −X+1)2 +1 = (X 2 −X+1+i)(X 2 −X+1−i) = (X−i)(X−1+i)(X+i)(X−1−i) n−1
Y n−1
Y
2kπ
dans C [X] et (X 2 − X + 1)2 + 1 = (X 2 + 1)(X 2 − 2X + 2) dans R [X]. X 2n −2 cos(na)X n +1 = (X − eia+2ikπ/n )(X − e−ia−2ikπ/n ) = (X 2 − 2 cos a +
n
k=0 k=0
dans R [X].
Exercice 70 : [énoncé]
a) X 4 + X 2 + 1 = (X 2 + 1)2 − X 2 = (X 2 + X + 1)(X 2 − X + 1)
b) √ √
X 4 +X 2 −6 = (X 2 +1/2)2 −25/4 = (X 2 −2)(X 2 +3) = (X − 2)(X + 2)(X 2 +3) Exercice 74 : [énoncé]
c) X 8 + X 4 + 1 = (X 4 + 1)2 − (X 2 )2 = (X 4 − X 2 +√1)(X 4 + X 2 + 1)√puis a) Les deux polynômes de l’égalité sont unitaires, de degré 2n et ont pour racines
X 8 + X 4 + 1 == (X 2 + X + 1)(X 2 − X + 1)(X 2 + 3X + 1)(X 2 − 3X + 1). les racines 2nème de l’unité.
b) Par les sommes de Riemann,
Z π n−1
Exercice 71 : [énoncé] πX kπ
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = lim ln(a2 − 2a cos + 1)
Les racines de (X + i)n − (X − i)n sont les zk = cot kπ
n avec k ∈ {1, 2, . . . , n − 1}. 0 n→+∞ n n
k=1
n−1
(X − cot kπ n n
Q
Par suite n ) | (X + i) − (X − i) et par suite il existe λ ∈ K tel Or
k=1 n−1
n−1 πX kπ π a2n − 1
n n kπ ln(a2 − 2a cos + 1) = ln 2
Q
que (X + i) − (X − i) = λ (X − cot n ) n n n a −1
k=1 k=1
Le coefficient dominant de (X + i)n − (X − i)n étant 2ni, on obtient : 2n
π
n−1 Si |a| < 1 alors n ln 1−a
1−a2 → 0 et donc
(X + i)n − (X − i)n = 2ni (X − cot kπ
Q
n )
k=1 Z π
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 0
0
Exercice 72 : [énoncé] 2n
π
2ikπ
Les racines complexes de P sont les ωk = e 2n+1 avec k ∈ {0, . . . , 2n}. Si |a| > 1 alors n ln 1−a
1−a2 → 2π ln |a| et donc
On observe ωk = ω2n−k pour k ∈ {1, . . . , n} donc Z π
n n
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 2π ln |a|
2kπ
X 2 − 2 cos 2n+1
Q Q
P = (X − 1) (X − ωk )(X − ωk ) = (X − 1) X +1 .
0
k=1 k=1
On en déduit que (x, y, z) est solution du système posé si, et seulement si,
Exercice 86 : [énoncé] 2
Posons p = xy + yz + zx et q = −xyz. p = 2q
Les nombres x, y, z sont racines du polynômes pt + rp = 0
−qt = 0
X 3 + pX + q
Finalement les solutions du système, sont les triplets (x, y, z) avec Pour k = 0, on obtient S0 = n (ce qui était immédiat) et on en déduit
k−1
x = a, y = aj et z = aj 2 X
∀0 < k 6 n, a` Sk−` + kak = 0
`=0
pour a ∈ C quelconque.
Par unicité des coefficients de 1/x, 1/x2 , . . . de notre développement limité
généralisé, on obtient
n
Exercice 88 : [énoncé] X
∀k > n, a` Sk−` = 0
On a
n `=0
P 0 (X) X 1
=
P (X) X − xk
k=1
Exercice 89 : [énoncé]
donc a) f0 : x 7→ 1, f1 : x 7→ x, f2 : x 7→ 2x2 − 1 et f3 : x 7→ 4x3 − 3x
n
xP 0 (x) X 1 b) fn+1 (x) + fn−1 (x) = cos((n + 1)θ) + cos((n − 1)θ) = 2 cos θ cos nθ = 2xfn (x) en
=
P (x) 1 − xxk posant θ = arccos x.
k=1
c) Existence : Par récurrence double sur n ∈ N.
Par développement limité à un ordre N , on a quand x → +∞
Pour n = 0 et n = 1 : T0 = 1 et T1 = X conviennent.
n N Supposons le résultat établi aux rangs n − 1 et n > 1.
xP 0 (x) X 1 X S`
1 Soit Tn+1 le polynôme défini par Tn+1 = 2XTn − Tn−1 .
= xk = +o
P (x) 1− x x` xN On a Tn+1 (x) = 2xTn (x) − Tn−1 (x) = 2xfn (x) − fn−1 (x) = fn+1 (x).
k=1 `=0
Le polynôme Tn+1 convient. Récurrence établie.
puis Unicité : Si Tn et Rn conviennent, alors ceux-ci prennent mêmes valeurs en un
N
0
X S` 1 infinité de points, ils sont donc égaux.
xP (x) = P (x) + o
x` xN −n d) Comme Tn+1 = 2XTn − Tn−1 , on montre par récurrence double sur n ∈ N que
`=0
∀n ∈ N, deg Tn = n.
Or Il est alors aisé de montrer, par récurrence simple, que le coefficient dominant de
xP 0 (x) = na0 xn + (n − 1)a1 xn−1 + · · · + an−1 Tn est 2n−1 pour n ∈ N? . Notons que le coefficient dominant de T0 est 1.
et e) Résolvons l’équation Tn (x) = 0 sur [−1, 1] :
cos(n arccos x) = 0 ⇔ n arccos x = π2 [π] ⇔ arccos x = 2n π
π
N
X S` n
P (x) = b0 xn + b1 xn−1 + · · · + bN +2n xN −n Posons x0 , x1 , . . . , xn−1 définis par xk = cos (2k+1)π .
x` 2n
`=0
x0 , x1 , . . . , xn−1 forment n racines distinctes appartenant à ]−1, 1[ du polynôme
avec Tn .
b0 = a0 S0 , b1 = a0 S1 + a1 S0 ,. . . Or deg Tn = n donc il ne peut y avoir d’autres racines et celles-ci sont
min(k,n)
X nécessairement simples.
bk = a` Sk−`
`=0
Exercice 90 : [énoncé]
Par unicité des coefficients de xn , xn−1 , . . . , 1 de notre développement limité a) a0 , . . . , ai−1 , ai+1 , . . . , an sont racines de Li donc ∀j 6= i, Li (aj ) = 0.
généralisé, on obtient De plus Q
(ai − aj )
k 06j6n,j6=i
X Li (ai ) = =1
∀0 6 k 6 n, a` Sk−` = (n − k)ak
Q
(ai − aj )
`=0 06j6n,j6=i
Récurrence établie.
Exercice 91 : [énoncé] b) La relation ci-dessus peut se relire : U Pn + V Pn+1 = 1. Donc Pn et Pn+1 sont
a) Ln est le polynôme dérivé d’ordre n d’un polynôme de degré 2n donc premiers entre eux.
deg Ln = n. c) Par récurrence sur m ∈ N, établissons la propriété :
n!
De plus sont coefficient dominant est le même que celui de (2n)! (X 2n )(n) à savoir
1. ∀n ∈ N? , Pm+n = Pn Pm+1 − Pn−1 Pm
b) 1 et −1 sont racines d’ordre n de (X 2 − 1)n . Par intégration par parties :
Pour m = 0 : ok
1 1 1
Supposons la propriété établie au rang m > 0. Pour tout n ∈ N?
Z Z i1 Z
n! h
Ln (t)Q(t) dt = 2 (n) 2
(t − 1) Q(t) dt = (t − 1) (n−1)
Q(t) − (t2 − 1)(n−1) Q0 (t) dt
(2n)! −1 −1 −1 −1
Pm+n+1 = Pn+1 Pm+1 −Pn Pm = (XPn −Pn−1 )Pm+1 −Pn Pm = (XPm+1 −Pm )Pn −Pn−1 Pm+
donc Z 1 Z 1
n! donc
Ln (t)Q(t) dt = − (t2 − 1)(n−1) Q0 (t) dt
(2n)! −1 −1 Pm+n+1 = Pm+2 Pn − Pn−1 Pm+1
puis en reprenant le processus
Récurrence établie.
Z 1 Z 1 d) Posons D = pgcd(Pn , Pn+m ) et E = pgcd(Pn , Pm ).
n
Ln (t)Q(t) dt = (−1) (t2 − 1)(0) Q(n) (t)dt = 0 Comme Pn+m = Pn Pm+1 − Pn−1 Pm on a E | D.
−1 −1
Comme Pn−1 Pm = Pn Pm+1 − Pm+n et Pn ∧ Pn−1 = 1 on a D | E. Finalement
c) Soit a1 , a2 , . . . , ap les racines d’ordres impairs de Ln appartenant à ]−1, 1[. D = E.
Soit Q = (X − a1 )(X − a2 ) . . . (X − ap ). La fonction t 7→ Ln (t)Q(t) est continue, En notant r le reste de la division euclidienne de m par n on a m = nq + r avec
R1
de signe constant sur [−1, 1] sans être la fonction nulle donc −1 Ln (t)Q(t) dt 6= 0. q ∈ N et
Compte tenu de b) on a nécessairement p > n puis p = n car le nombre de racines
pgcd(Pn , Pm ) = pgcd(Pn , Pn−m ) = pgcd(Pn , Pn−2m ) = . . . = pgcd(Pn , Pr )
ne peut excéder n.. De plus les racines a1 , a2 , . . . , an sont simples car la somme de
leurs multiplicités ne peut excéder n.
e) En suivant l’algorithme d’Euclide menant le calcul de pgcd(m, n)
simultanément avec celui menant le calcul de pgcd(Pm , Pn ), on observe que
Exercice 92 : [énoncé] pgcd(Pn , Pm ) = Ppgcd(m,n)
a) Par récurrence sur n ∈ N
Pour n = 0 : ok avec P2 = X.
Récurrence établie. et
c) Pn (2 cos θ) = Pn (eiθ + e−iθ ) = einθ + e−inθ = 2 cos nθ. Pn+1 (1) = (n + 1)Pn (1)
d) Soit x ∈ [−2, 2]. Il existe θ ∈ [0, π] unique tel que x = 2 cos θ. donc
Pn (1) = n!
π + 2kπ
Pn (x) = 0 ⇔ cos nθ = 0 ⇔ ∃k ∈ {0, . . . , n − 1} , θ =
2n
Exercice 97 : [énoncé]
Montrons la propriété par récurrence sur n > 1.
Pour n = 1, P1 (X) = X convient.
Supposons la propriété vraie au rang n > 1.
En dérivant la relation
Pn (sin x)
f (n) (x) =
(cos x)n+1
on obtient
(n + 1) sin xPn (sin x) + cos2 xPn0 (sin x)
f (n+1) (x) =
(cos x)n+2
Posons alors
Pn+1 (X) = (n + 1)XPn (X) + (1 − X 2 )Pn0 (X)
de sorte que
Pn+1 (sin x)
f (n+1) (x) =
(cos x)n+2
On peut écrire
n
X
Pn (X) = ak X k avec ak > 0, an 6= 0
k=0