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Rapport de stage à la Trésorerie d'Agadir

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Rapport de stage d’initiation

Organisme d’accueil :
Trésorerie Préfectorale d’Agadir

Période de stage : Du 27 Mai au 28 Juin 2019

Réalisé par : Encadré par :

Aissa BAYRI Mr. Abdellah ABIL

Année universitaire 2018/2019

1
Remerciements

Je tiens en tout premier lieu à exprimer mes profondes gratitudes et mes


sincères remerciements aux responsables des différents services de la Trésorerie
Préfectorale d’Agadir pour leur amabilité et leurs conseils qui ont fortement
contribué à mon épanouissement au sein de l’administration ainsi qu’à la réussite
du projet.
Ainsi, je tiens à remercier Monsieur Said BAYRI d’avoir bien voulu
m’encadrer et de m’avoir fait bénéficier de ses connaissances. Je le remercie
également pour la qualité de son encadrement, et pour m’avoir guidé durant toute la
période du stage.
De même je tiens à remercier toute l’équipe de La Trésorerie Préfectorale
d’Agadir, pour leur sympathie, leur raffinement d’informations, ainsi que pour leur
disponibilité et leur générosité en matière d’information et d’orientation.
Mes vifs remerciements sont adressés également à la direction de l’École
Nationale de Commerce et de Gestion d’Agadir, et ses enseignants pour les efforts
qu’ils ont déployés pour nous garantir la meilleure formation.

2
Avant-propos

En complément de la formation dispensée tout au long de notre cursus d’étude


à l’ENCG d’Agadir, et dans une vision de développement personnel et
professionnel, nous sommes amenés à passer des stages pour adjoindre cette
expérience professionnelle aux acquis théoriques de notre formation universitaire
pour une durée normale de quatre semaines.
N’ayant aucune expérience préalable dans le domaine public, j’ai choisi la
Trésorerie Préfectorale d’Agadir comme établissement d’accueil, afin de profiter de
l’expérience d’un staff dynamique, compétent et reconnu par sa notoriété dans son
domaine.
Étant en 3ème année, ce stage d’initiation est une occasion importante et
cruciale pour mettre en place nos connaissances acquises tout au long des trois
dernières années.

3
Sommaire

Remerciements ……………………………………………………………….……… 2
Avant-propos ………………………...……………………………………………… 3
Liste des abréviations ……………………….………………………………………. 5
Introduction générale ………….………………………………………………….. 6
Chapitre 1 : Présentation de la Trésorerie Générale du Royaume.……………. 7

1.1. Fiche technique de la TGR…………………………………………………… 7


1.2. Historique de la TGR………………………………………………………… 8
1.3. Missions de la TGR…………………………………………………………… 9
1.4. Structure de la TGR………………………………………………………….. 11
1.5. Organigramme de la TGR…………………………………………………… 12

Chapitre 2 : La Trésorerie Préfectorale d’Agadir …………………….……..…… 12


2.1. Missions de la TPA…………………………………………………………… 13
2.2. Organigramme de la TPA………………………………………………….... 13
2.3. Les travaux effectués au sein de la TPA…………………………………… 13
2.4. Le système d’information intégré…………………………………………… 19

Conclusion générale …………….……………………………………………….... 24

Références bibliographiques/webographiques…………………………………….. 25

4
Liste des abréviations

ADII : Administration des Douanes et Impôts Indirects


CAS : Comptes d’Affectation Spéciale
CT : Collectivités Territoriales
CST : Comptes Spéciaux du Trésor
CNT : Centre National des Traitements
CMR : Caisse Marocaine des Retraites
CGNC : Le Code Général de normalisation Comptable
DGI : Direction Générale des Impôts
IPSAS: International Public Sector Accounting Standards
GID : Gestion Intégrée des Dépenses
GIR : Gestion Intégrée des Recettes
PCE : Plan Comptable de l’État
RCAR : Régime Collectif d’Allocation de Retraite
RCE : Réforme Comptable de l’État
SEGMA : Services de l’État Gérés de Manière Autonome
TP : Trésorerie Préfectorale
TPA : Trésorerie Préfectorale d’Agadir
TGR : Trésorerie Générale du Royaume
UCR : Unité Centrale de Recouvrement

5
Introduction générale

Dans le cadre de sa réforme, et durant son cursus de formation, l’Ecole Nationale de Commerce
et de Gestion d’Agadir pousse les étudiants de la 3ème année à passer un stage d’initiation
obligatoire en vue de valoriser les aspects théoriques et mettre en pratique les acquis académiques
et se familiariser avec la réalité du monde professionnel. En effet, le stage devient un passage
facilitant l’insertion professionnelle des étudiants et une chance pour acquérir de nouvelles
connaissances dans le domaine des activités de l’entreprise. C’est également une occasion aux
futurs gestionnaires de perfectionner leurs connaissances informationnelles pour faire face aux
responsabilités qu’ils devront assumer, et prendre contact avec le processus et modalités du
travail dans les organismes. Pendant une période d’un mois, j’ai eu l’occasion de passer mon
stage au sein de la Trésorerie Préfectorale d’Agadir. Mon choix a porté sur cette administration
qui représente le comptable de l’Etat afin d’abord d’approfondir mes connaissances dans le
domaine de la gestion administrative, de savoir le rôle que joue cette dernière au sein des
collectivités territoriales et comment sa bonne gestion peut contribuer à la protection et la
satisfaction des besoins des citoyens.
En intégrant la Trésorerie Préfectorale, je m’attendais à découvrir les différentes tâches qu’elle
effectue en prenant connaissance de ses services, ses missions, le type de relation qu’elle
entretient avec les ordonnateurs et sous-ordonnateurs de l’Etat.
Dans ce cadre, nous interrogeons les principales missions de la Trésorerie Générale du Royaume.
Quels sont les types des Trésoreries qui existent au Maroc ? Quels sont les services qui
constituent la Trésorerie Préfectorale d’Agadir Ida Outanane ?
Ce rapport ainsi expose de manière synthétique mes quatre semaines passées au sein de la
Trésorerie Préfectorale d’Agadir.

6
Chapitre 1 : Présentation de la Trésorerie Générale du Royaume

La Trésorerie Générale du Royaume est l’administration à travers laquelle transite


l’ensemble des flux financiers et comptables de l’État et des collectivités locales. Elle est
également au centre d’un maillage institutionnel constitué d’administrations publiques,
d’établissements publics, de collectivités locales et d’autres grandes institutions financières tous
concernés par la gestion des deniers publics. La TGR utilise la dénomination postes comptables
pour désigner ses filière à travers tout le royaume, et ce du fait la nature des opérations,
effectuées dans la plupart des postes, qui est à caractère principalement comptable.
Ces postes, dont la liste ci après, comprennent d’une manière hiérarchique, les
Trésoreries Régionales (TR) à compétence régionale et qui sont les comptables supérieurs des
trésoreries provinciales (TP) à compétence locale au niveau des provinces et les trésoreries
préfectorales (TP) à compétence locale au niveau des préfectures, ensuite les perceptions (P).
Le réseau de la Trésorerie Générale du Royaume à travers le territoire national englobe :
- Les directions régionales
- Les trésoreries régionales
- Les trésoreries préfectorales
- Les trésoreries provincials

1.1. Fiche technique


 Dénomination: Trésorerie Générale du Royaume.
 Siège Social: lot 31 (près de l’Av. Al Araar) Hay Riyad Rabat.
 Activité: Gestion des flux financiers et comptables de l’État.
 Statut juridique: Établissement publique.
 Direction régionale: Quartier Administratif 80000 Agadir.
 Téléphone: 0528 84 09 46

7
1.2. Historique

Tableau 1 : Historique de la TGR (source : intranet de la TGR)


Organisation financière confiée des "Oumana "sous le règne du Sultan
1792-1822
Moulay Slimane.
Généralisation de la fonction de Oumana el mostafad en qualité de percepteurs
des contributions indirectes dans toutes les villes et des Oumana el khers
1860
(Oumana el kabaîl) dans les zones rurales sous le règne du sultan Moulay El
Hassan
1865 Instauration des trésoriers payeurs généraux
1906 Création d'une banque d'Etat
1907 -1916 Fonction de Trésorier Général de l'Empire confiée à la Banque du Maroc
Création de la fonction de Trésorier Général (avec la nomination du premier
27 Juin 1916
trésorier Général du Protectorat du Maroc)
1917 Dahir du 9 juin 1917 : Règlement général de la comptabilité publique
Mise en place des premiers jalons de l'activité bancaire de la Trésorerie
1950
Générale
Nomination du premier Trésorier de nationalité marocaine : Feu Mohamed
1er octobre 1961
Bernoussi

21 Avril 1967 Décret Royal portant règlement général de la Comptabilité Publique

1970 Nomination de Mr Yahia Ben toumert à la tête de la TGR

1973 Nomination de Mr Ahmed Bensalem à la tête de la TGR

Décret relatif aux attributions et à l'organisation du Ministère des Finances et de


22 Novembre 1978
la privatisation

1986 Nomination de Mr Salah Hamzaoui à la tête de la TGR

1998 Nomination du feu Mr Abdelfattah Benmansour à la tête de la TGR

Restructuration de l'administration centrale avec création de services


Mai 2002
déconcentrés opérationnels à compétence nationale : Trésorerie Principale, la

8
Paierie Principale des Rémunérations et de la Trésorerie des Chancelleries
Diplomatiques et Consulaires.
Septembre 2003 Nomination de Mr Saïd IBRAHIMI, Trésorier Général du Royaume du Maroc

2004 Mise en place d'une nouvelle organisation et lancement du projet de


modernisation de la TGR
2006 Réforme organisationnelle de la TGR suite à l'intégration du CED

2007 Création des Trésoreries Ministérielles (en Février), des Directions Régionales
(en Juillet) et lancement de la mise en place du Contrôle modulé de la Dépense
(CMD)
2008 Création du Centre National de Traitement (CNT).
Avril 2010 Nomination de [Link] BENSOUDA, Trésorier Général du Royaume du
Maroc

1.3. Missions de la TGR


1.3.1. Le recouvrement des créances publiques
La TGR assure, par le biais de son vaste réseau de comptables publics, la
perception des recettes fiscales et non fiscales, à travers notamment :
 La gestion du contentieux administratif et judiciaire relatif au recouvrement et
l’assistance des percepteurs en la matière.
 La prise en charge des ordres de recettes au titre du budget général de l’État,
des budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor.
 La centralisation des prises en charges et des recouvrements au titre des
amendes et condamnations pécuniaires.
 La gestion des comptes de prêts et d’avances accordées par le trésor et de
«fonds de roulement» consentis par des organismes de financement des projets
publics;
 L’élaboration des statistiques concernant la situation du recouvrement de
créances publiques.

9
1.3.2. Le contrôle et le paiement des dépenses publiques
La TGR assure le contrôle et le règlement des dépenses publiques. Ainsi, le
réseau de la TGR est chargé de contrôler la régularité des engagements de la quasi-
totalité des dépenses de l’État. Elle assure à travers son réseau de comptables, le
règlement desdites dépenses. En effet, au vu des propositions d’engagement et des
ordres de paiement transmis par les ordonnateurs accrédités, les services de la TGR
procèdent au règlement des créances de l’État.
La Trésorerie Générale assure également par le biais de la Paierie Principale
des Rémunérations (PPR), le contrôle et le traitement de la paie de prés 650.000
fonctionnaires.
1.3.3. La gestion des finances locales
À travers son réseau de trésoriers et receveurs communaux, la TGR assure la
gestion des budgets de 1659 collectivités locales, de 86 groupements et de 41
arrondissements.
En effet, la TGR procède au recouvrement de leurs créances, au règlement des
leurs dépenses et à la paie de leur personnel. La TGR met à contribution également son
expertise en offrant le conseil et l’assistance nécessaire aux collectivités locales .Ce
conseil qui est de nature juridique et financière, concerne, entre autres, la
modernisation des procédures comptables, l’analyse financière et l’élaboration des
tableaux de bord.

1.3.4. La gestion des dépôts au Trésor


La TGR assure la mission de gestion des dépôts au Trésor. Elle participe à
travers cette activité au financement de la trésorerie de l’État. A ce titre, elle gère les
comptes des entreprises et établissements publics qui sont soumis à l’obligation de dépôt
de leurs fonds au trésor. Cette activité est étendue également à la gestion des dépôts
d’autres personnes morales ou privées.

1.3.5. La production de l’information financière et comptable


La TGR assure la centralisation des opérations comptables de l’État et des

10
collectivités locales et de ce fait elle constitue une référence en matière de production et
de valorisation de l’information comptable de l’État et des collectivités locales.
La production de l’information comptable permet ainsi de :
 Décrire précisément les opérations budgétaires et financières.
 Restituer rapidement une information fiable et indispensable à la prise de
décision.
 Préparer les documents relatifs à la reddition des comptes.

1.4. Structure de la TGR

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation et de professionnalisation, la


TGR a procédé à la création des directions régionales et des trésoreries ministérielles.
Ces deux structures, ont été instaurées dans le souci l’alléger les tâches confiées à
l’administration centrale et d’assurer les deux principes de proximité et de simplification
des procédures.
Ainsi le réseau de la TGR est actuellement constitué de:
 6 directions régionales.
 11 trésoreries préfectorales et 39 trésoreries provinciales.
 8 trésoreries communales.
 14 perceptions de villes : « perceptions mères ».
 13 perceptions pures.
 110 perceptions-recettes communales.
 19 recettes communales.
 2 perceptions spécialisées.
 56 antennes.
 5 agences bancaires.
 10 trésoreries ministérielles.
 1 unité centrale de recouvrement.
 74 postes comptables à l’étranger.

11
Par ailleurs il est à signaler que la TGR assure un système d’accompagnement et d’assistance
dédié aux entités constituant le réseau, et ce afin de faciliter et de simplifier l’accomplissement
des tâches qui leurs sont confiées.

1.5. Organigramme de la TGR

Chapitre 2 : La Trésorerie préfectorale d’Agadir

Le trésorier préfectorale est désignée comptable assignataire des opérations budgétaires


des sous-ordonnateurs relevant de sa circonscription financière ; il centralise pour le compte de la
Trésorerie Générale certaines opérations financières locales, ainsi il contrôle tous comptables
publics qui relèvent de sa région, à savoir : les perceptions, la recette municipale et le receveur de
l’enregistrement et timbre.
Le Trésorier préfectorale représente le ministère des finances dans différentes
commissions préfectorale et assure la coordination des délégations préfectorale avec le ministère
des finances.

12
2.1. Missions de la TPA
 Assurer l’exécution comptable des opérations budgétaires des sous ordonnateurs et la pré-
centralisation des opérations de recettes et de dépenses de l'État au niveau de la
circonscription financière.
 Assurer la gestion de l’activité bancaire et la promotion de l’épargne au niveau de la
circonscription financière.
 Coordonner, animer, piloter et contrôler l’activité des services de la TP et des comptables
du Trésor rattachés à la TP.

2.2. Organigramme de la TPA

2.3. Les travaux effectués au sein de la TPA

Pendant mon stage en tant que stagiaire dans l’Activité Bancaire de la TGR. J’ai
participé aux diverses services de la TP d’Agadir, telles que:

2.3.1. Services de la TPA


[Link]. Service de Comptabilité (guichet et caisses)

13
Ce chapitre retrace certaines opérations qui affectent les comptes de la trésorerie
préfectorale d’AGADIR, en se basant toute fois sur les comptes les plus actifs.
A) Opérations Guichet
- Guichet des dépenses/ Recettes

Tableau : Opérations guichet : dépenses/recettes

Opérations Guichets : Dépenses de la TGR d’Agadir

Destination Nature de l’opération

62 : pensions françaises
6 : pensions 609: FMRAT BL code 090
604 : accident de travail

1066: Très. Ministère d’éducation Nationale 1024 : O.P. Visa collègue

7100 : O.P. Visa TGR AGADIR


1001 : Très. préf. d’AGADIR
(Ordre de Paiement)

510 : Reg. Gest. Crédit budgétaire 510 : O.P. / CNT

1088 : Agence bancaire 1025 : Chèque collègue.

1063 : Très. Ministère d’Intérieur 1024 : O.P. Visa collègue

1065 : Ministère de Justice. 1024 : O.P. Visa collègue

Opérations Guichets : Recettes de la TGR d’Agadir

Destination Nature de l’opération

1003 : TGR Casablanca 1023: encaissement pour collègue.

14
6347 : Adm. pénitentiaire : Recette.
1065: Très. Ministère de justice.
4736 : état de Produit.

140 : SEGMA recette


1001: Très. préf. d’AGADIR
46 : Diverses opérations RAC

1063: Très. Ministère d’Intérieur 2092: Droits Timbres / identité.

1085 : Agence bancaire centrale 345 : Encaissement P/C CDG compte 40

B) Opérations caisse

Le caissier est la personne au guichet chargé d’effectuer des encaissements et décaissements. Il


tient deux sortes de registres :

- Le brouillard de caisse

Il retrace toutes les opérations de recettes et de dépenses exécutées au jour le jour


(montants de recettes et de dépenses). Il est arrêté à la fin de chaque journée pour
dégager le solde.

- Le calepin de caisse

Il décrit le détail de la composition de l’encaisse (billets, pièces et timbres).

[Link]. Service de Recouvrement et Collectivité Locale


Ce service est chargé entre autre du contrôle de la régularité des recettes des
collectivités gérées, du recouvrement des créances de ces mêmes collectivités, le suivi
des dossiers de contentieux administratif et judiciaire ainsi que la tenue et le suivi de la
comptabilité des services gérés.
L’action en recouvrement: Au terme de la loi 15-97 formant code de
recouvrement des créances publique, le recouvrement est défini dans l’article premier
du chapitre 1 comme : l’ensemble des actions et opérations entreprises pour obtenir des
redevables envers l’État, les collectivités locales et leurs groupements et les

15
établissements publics, le règlement des créances mises à leur charge par les lois et
règlements en vigueur ou résultant de jugements et arrêts ou de conventions.
A) La nature des créances publiques
L’article 2 du même défini la nature des créances publiques dont fais l’allusion cette
loi :
 Les impôts directs et taxes assimilées de l’État ainsi que la taxe sur la valeur
ajoutée, désignés dans la suite de la présente loi impôts et taxes ;
 Les droits et taxes de douane ;
 Les droits d’enregistrement et de timbre et taxes assimilées ;
 Les produits et revenus domaniaux ;
 Le produit des exploitations et des participations financières de l’État;
 Les amendes et condamnations pécuniaires ;
 Les impôts et taxes des collectivités locales et de leurs groupements ;
B) Agents comptables désignés pour le recouvrement

Afin d’harmoniser et d’assurer une bonne gestion des finances publiques, des personnes
sont spécifiquement désignées pour le recouvrement des créances publiques on les
appelle des agents comptables. Il s’agit de :
 La Trésorerie Générale du Royaume;
 Les trésoriers régionaux, préfectoraux et provinciaux;
 Les percepteurs, les receveurs de région et les receveurs communaux;
 Les receveurs des douanes et impôts indirects;
 Les receveurs de l’enregistrement;
 Les secrétaires-greffiers des juridictions du Royaumes pour les amendes et
condamnations pécuniaires, frais de justice et la taxe judiciaire.
C) Types de recouvrement
Il existe en principe deux sortes de recouvrement des créances publiques :
 Le recouvrement amiable: c’est la procédure de règlement des créances publiques
laissée à l’initiative du redevable. Cette phase s’étend de la date de mise en
recouvrement ou d’émission des créances à celle de leur exigibilité. Le redevable

16
dispose toutefois après la date d’exigibilité d’un délai supplémentaire d’un mois
avant l’engagement de toute action de recouvrement forcé.
 Le recouvrement forcé: c’est engagement contre les redevables qui n’auraient pas
acquitté dans les délais fixés le montant des créances mises à leur charge. Ce
recouvrement est effectué par les agents de notifications et d’exécution du trésor
spécialement commissionnés à cet effet. Ils exercent ces attributions pour le
compte des comptables chargés du recouvrement et sous leur contrôle.
 L’action de comptabilité: la comptabilité publique s’étend de l’ensemble des
règles qui régissent, sauf dispositions contraire, les opérations financières et
comptables de l’État, des collectivités locales, de leurs groupements et qui
déterminent les obligations et les responsabilités incombant aux agents qui en
sont chargés.

Les comptables publiques sont seuls chargés de la prise en charge et du recouvrement


des ordres de recette ; du paiement des dépenses ; de la garde et des conservations des
fonds et valeurs ; du maniement des fonds et des mouvements de comptes de
disponibilités ; de la conservation des pièces justificatives des opérations et des
documents de comptabilité ; de la tenue de la comptabilité du poste comptable qu’ils
dirigent .Ils sont de plus tenus d’effectuer des contrôles.
Ainsi, la comptabilité publique est fondée sur deux principes :

 La séparation des ordonnateurs et des comptables publiques.


 La responsabilité de ces comptables, personnelle et pécuniaire.

[Link]. Service des dépenses de l'Etat


La politique budgétaire trouve sa traduction dans la loi de finances. La loi des finances
prévoit et autorise pour chaque année, l’ensemble des charges et des recettes de l’État.
C’est sur la base de cette prévision que sera perçues l’ensemble des recettes ainsi que
sera autorisée l’ensemble des dépenses publiques.

17
Le processus de la dépense publique comporte normalement quatre
opérations successives : l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement.

Annexe : Le processus d’exécution et de contrôle des dépenses publiques

1. L’engagement de la dépense : On dit assez souvent que l’engagement est l’acte


qui rend la commune débitrice. Il s’agit là d’une définition incomplète car
l’engagement n’est pas toujours volontaire, la meilleure définition est que
l’engagement est l’acte par lequel un organisme public crée ou constate à son
encontre une obligation de laquelle résultera une charge.
2. La liquidation de la dépense : La liquidation est l’opération qui a pour objet de
vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le montant de la dépense .Elle comprend
deux démarches distinctes et successives :
 La première est la constatation du service fait ; signifie que le créancier d’une
personne publique, qui entend être payé, doit apporter la preuve (pièces
jointes) du service .Autrement dit cette règle interdit tout paiement d’avance
da la part de la collectivité locale.

18
 La seconde est le calcul précis de la dette de la collectivité locale ;
l’ordonnateur doit, à cette occasion, s’assurer que les droit du créancier n’ont
pas été supprimés ou restreints par paiement antérieur, compensation ou
déchéance.
3. L’ordonnancement de la dépense : L’ordonnancement est l’acte administratif
donnant, conformément aux résultats de la liquidation, l’ordre de payer la dette
l’organisme public. Plus concrètement, l’ordonnancement est l’acte par lequel les
autorités locales donnent au receveur municipal de l’ordre de payer la dépense.
4. Le paiement : Ici la TPA (trésorerie préfectorale d’Agadir) est chargée
d’acquitter les dépenses ordonnancées par l’autorité locale jusqu’à concurrence
des crédits régulièrement accordés. C’est l’acte par lequel l’organisme public se
libère de sa dette.

[Link]. Service des dépenses des collectivités territoriales


Ce service exerce les mêmes tâches que celles du service de dépenses de l’Etat. Il contrôle les
marchés et bons de commande des collectivités. Il s’occupe également de la régie des
collectivités. Cependant, le plafond de l’encaisse dans ce service est fixé par les collectivités
contrairement au service dépenses de l’Etat où l’ordonnateur et le sous-ordonnateur déterminent
la somme de ce plafond.

2.3.2. Le système d’information intégré

La remontée de l’information comptable reste tributaire de la fiabilité des enregistrements et


saisies des opérations effectuées quotidiennement par les différents opérateurs relevant des
différents services.

[Link]. Gestion Intégré de la Dépense (GID)

La plate-forme Gestion Intégré de la Dépense (GID) a pour objet l’automatisation du


suivi comptable des crédits budgétaires de la loi de finances en vue d’assurer une exploitation

19
optimale des données, de procéder aux contrôles réglementaires de la dépense, d’éditer les
situations comptables et de faciliter l’élaboration du volet dépenses de la loi de règlement.
Tous les acteurs de la dépense publique sont des acteurs du système GID à savoir :
- Les Ordonnateurs et les Sous ordonnateurs ;
- La Direction du Budget du Ministère des Finances ;
- Les Trésoreries ministérielles, provinciales et préfectorales.
Figure : Plateforme GID

- Gestion des crédits budgétaires


 Mouvement de crédits (délégation de crédits, réduction de la délégation, virement
globalisé des crédits, virement avec visa Direction du Budget) ;
 Augmentation de crédits (par fonds de concours, par crédits supplémentaires, par
prélèvement sur Chapitre des Dépenses Imprévues) ;
 Situation des crédits (Situation générale, situation des crédits et des engagements,
situation consolidée, situation des émissions, situation concordance engagement, etc.).
- Gestion de la dépense

20
 Gestion des engagements (création, engagement, augmentation et diminution
d’engagement, fiche navette et engagement global) ;
 Gestion des ordonnancements (Ordonnancements, rétablissement de crédits, bordereaux
d’émission) ;
 Gestion de la régie (création d’une dépense, imputation sur régie, bordereaux justificatifs)
;
 Règlement des dépenses (Prise en charge des oppositions, précompte des oppositions,
génération des fiches règlement) ;
 Reprises des anciennes dépenses (création d’une ancienne dépense, réengagement,
consolidation report).

[Link]. Gestion Intégré des Recettes (GIR)

Dans le cadre de la modernisation de la Trésorerie Générale du Royaume, visant


notamment la rationalisation et l’optimisation de la gestion des finances publiques, il a été
procédé au développement, par palier, d’un nouveau système de gestion intégrée des recettes
(GIR).

Figure : Plateforme GIR

21
Le système GIR couvre toutes les recettes gérées par la TGR. C’est-à-dire les recettes de
l’État et les recettes des collectivités locales quelque soit leurs natures et leur mode
d’encaissement. GIR est un système centralisé, unifié, appelé à être partagé par l’ensemble des
acteurs intervenant dans la gestion des dites recettes. Ce sera, ainsi le cas pour :
• Le Centre National des Traitements (CNT)
• Les Trésoreries Ministérielles ( TM )
• Les Trésoreries Préfectorales et Provinciales (TP)
• Les Trésoreries et Perceptions Communales
• Les Perceptions, les antennes de proximité et les Régies
Il en sera, progressivement, de même pour les acteurs relevant de la sphère de l’ordonnateur. GIR
est aussi un système paramétré intégrant un référentiel unique et un moteur de règles de gestion.
Il est également un produit qui vise à répondre aux attentes des redevables, des comptables et des
ordonnateurs. Il s’agit notamment de :
• Pour les redevables :
a- Faciliter et moderniser le mode de paiement
b- Payer ses créances auprès de n’importe quel poste comptable
• Pour les comptables :
a- Recouvrer les créances avec efficacité et efficience
b- Avoir une situation détaillée de l’ensemble des créances d’un redevable
indépendamment de leur lieu de prise en charge
c- Utilisation ergonomique du système informatique
• Pour les ordonnateurs :
a- Avoir une visibilité sur les recettes
b- Imputation rapide des recettes réalisées

Les utilisateurs autorisés à accéder à GIR peuvent jouer les rôles suivants : « Guichetiers », «
Caissiers ».Chaque type d’utilisateur ayant un rôle donné dispose d’un accès à une interface
spécifique donnant droit à effectuer des actions particulières :

22
 Les utilisateurs « Guichetiers » peuvent saisir la créance, la valider, la consulter, la
modifier et l’annuler ;
 Les utilisateurs « Caissiers » peuvent encaisser les créances dont l’état est « validée » ;

[Link]. Le système Comptabilité et Centralisation

L’actuelle application comptabilité et centralisation est l’un des outils de base dont
dispose la TGR. Ce système malgré une interface qui est désagréable est connu par sa fluidité, la
rapidité d’exécution des opérations qui en sont effectuées.
En plus des opérations comptables exécutées quotidiennement, ce système permet en outre de
pré-centraliser les données des postes de rattachement et l'envoi des situations consolidées à la
TGR.

Figure : Plateforme logiciel de comptabilité de la TPA

23
Conclusion générale

Le stage est toujours une importance très considérable. Il permet à


l’étudiant de se familiariser avec le domaine professionnel, d’effectuer des travaux
afin de toucher de très près la réalité de ce domaine et d’exploiter en plus ses
connaissances constituant un élan préalable vers le monde professionnel que
chaque individu qualifie et désire ardemment intégrer.

Grâce au personnel actif et ouvert de l’Activité Bancaire de la Trésorerie Générale


du Royaume, j’ai découvert que le stage est vraiment un complément au savoir, et
un premier pas dans le savoir-faire.

Aujourd’hui parler de l’Activité Bancaire de la Trésorerie Générale du Royaume


c’est parler d’une administration pilote, engagée, et toujours à l’affût d’innovations
en matière de gestion des finances publiques , en vue d’accompagner le dynamisme
des reformes (nouveau plan comptable de l’Etat (PCE), le nouveau décret des
marches publics, la réforme des finances locales…).

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Références bibliographiques/webographiques

 Ouvrages :

- Chantiri-Chaudemanche, R. (2004). La normalisation comptable et ses acteurs. Revue

Sciences de Gestion 43: 51-74.

- Chiapello, E. (2005). Transformations des conventions comptables, transformation des

représentations de l’entreprise. In Les normes comptables internationales, instruments

du capitalisme financier (Ed, Capron, M.). Editions la Découverte, 121-150

- Colasse, B. (2009), La normalisation comptable internationale face à la crise. Revue

d’économie financière, 95 : 387-399.

 Documents interne :

- TG INFO, lettre d’information bimestrielle de la TGR

- Anciens rapports

- Portail intranet de l’établissement

 Sites :

- [Link]

97f493038be5/Al%2BKhazina%2BN%C2%B0%2B8%[Link]?MOD=AJPERES&C

ACHEID=e07ad29e-1e66-422a-982f-97f493038be5 (consulté le 4 Juin 2018)

- [Link] (consulté le 15 Juin 2018)

- [Link]

nances_(Maroc) (consulté le 16 Juin 2018)

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