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Cuve A Ondes

Ce document décrit un TP sur la propagation des ondes de surface à l'aide d'une cuve à ondes. Il présente les notions théoriques sur les ondes de gravité et capillaires ainsi que l'influence de la profondeur. Le fonctionnement de la cuve à ondes et ses accessoires sont détaillés. Le document guide un étude expérimentale de la relation de dispersion.

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Cuve A Ondes

Ce document décrit un TP sur la propagation des ondes de surface à l'aide d'une cuve à ondes. Il présente les notions théoriques sur les ondes de gravité et capillaires ainsi que l'influence de la profondeur. Le fonctionnement de la cuve à ondes et ses accessoires sont détaillés. Le document guide un étude expérimentale de la relation de dispersion.

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TP ondes et vibrations : les ondes de surface

1 Rappels théoriques
Depuis les rides à la surface d’une flaque jusqu’aux déferlantes sur la plage nous avons tous
déjà vu le phénomène de formation d’onde à la surface d’un fluide. Lorsque ces oscillations de
l’interface air-eau sont maintenues par un échange entre énergie cinétique et énergie potentielle
gravitationnelle, elles sont appelées tout naturellement ondes de gravité. On définit la longueur
d’onde λ de ces oscillations comme la distance entre deux crêtes. Celle-ci varie de quelques
centimètres à plusieurs kilomètres.
Si la gravité est la force qui entretient les oscillations des ondes les plus longues, une autre
force vient la relayer dès que la courbure de la surface est importante, ce qui n’arrive que lorsque
sont présentes des ondes d’une longueur d’onde de quelques centimètres ou moins. Cette tension
de surface explique, par exemple, que les gouttes d’eau sont rondes, et ces vagues très courtes
sont appelées ondes capillaires.
Dans le cas générale d’une couche de fluide d’épaisseur h, une onde de la forme φ(x, t) ∝
e i(wt−kx) se propage suivant la relation de dispersion1 :

k3
ω 2 (k) = tanh(kh)(gk + γ ) (1)
ρ

où x est la direction de propagation, t le temps, ω la pulsation, k le nombre d’onde (k = 2π/λ),


ρ la densité du fluide, g la constante de gravité et γ la tension superficielle du fluide (Bruhat
Mécanique p568). L’analyse de cette relation permet de distinguer 2 frontières différentes : celle
discutée plus haut distinguant ondes de gravité et ondes capillaires ; et une seconde liée à la
profondeur du bassin h.

1.1 Ondes de gravité et ondes capillaires2


3
La distinction entre ces deux régimes va dépendre du comportement du terme gk + γ kρ . Les
q
deux termes de la somme sont égaux pour la valeur particulière kc = ρg γ de k, correspondant à
q
γ
une longueur d’onde λc = 2π ρg . kc représente donc un nombre d’onde frontière à partir duquel
le terme capillaire dépasse en valeur le terme gravitationnel.
3
– Si λ  λc le terme gravitationnel domine le terme capillaire. Il s’ensuit que gk + γ kρ → gk.
3 3
– Si λ  λc le terme capillaire domine le terme gravitationnel. Il s’ensuit que gk+γ kρ → γ kρ .
On examine, en eau idéalement profonde, le croisement entre ces deux comportements sur
la figure 1, qui représente les termes gravitationnel et capillaire (en pointillés) et leur résultante
(en trait plein) dans la relation de dispersion (1). La figure de droite, en échelles logarithmiques,
illustre encore mieux le croisement.
1
la dissipation visqueuse est supposée négligeable
2
Cette partie est tirée du cours de Daniel Maillard, Université Paris 7, Denis Diderot

1
Fig. 1 – Frontière entre ondes de gravité et ondes capillaires. Dans l’eau de mer λc = 1, 7cm.

1.2 Influence de la profondeur


L’évolution du terme tanh(hk) est central dans l’influence de la profondeur de fluide sur la
relation de dispersion. La fonction tanh est une fonction qui évolue entre 0 et 1 lorsque son
argument évolue de 0 à ∞. Ainsi :
– Si λ  h, le bassin est profond devant la longueur d’onde, il s’ensuit que tanh(kh) → 1.
– Si λ  h, le bassin est peu profond devant la longueur d’onde, il s’ensuit que tanh(kh) → kh
au premier ordre non nul.

Fig. 2 – Influence de la profondeur d’eau sur la relation de dispersion.

La figure 2 illustre l’effet de la limitation de la profondeur du liquide. La partie droite, en


échelles logarithmiques, permet de voir que les ondes capillaires ne sont plus affectées dès que
la profondeur excède environ 1mm. La profondeur du récipient affecte en revanche notablement
la propagation des ondes gravitationnelles (ou vagues). Un examen attentif de la partie droite
de la figure 2 montre que les ondes gravitationnelles (k < kc ) affectées par la profondeur limitée
(kh < 1) du bassin ne sont plus dispersives, puisque la pente (en échelles logarithmiques) de la
relation ω(k) est dans ce cas égale à 1. Un examen détaillé de la relation de dispersion (1), dans
3 √
le cas simultané où gk + γ kρ ∼ gk et tanh(kh) ∼ kh confirme effectivement qu’alors : ω ' ghk.

2
2 La cuve à ondes
2.1 Principe de fonctionnement
La cuve à ondes est un outil permettant d’analyser la formation et la propagation d’ondes à
la surface d’un fluide. La lumière émise par une lampe stroboscopique est renvoyée par un miroir
sur un écran dépoli (Fig. 3a). Les courbures à l’interface air-liquide agissent comme des lentilles
et on observe alors sur l’écran une image dont le contraste correspond aux déformations de la
surface du fluide (voir Fig. 3b). Les caractéristiques et les différents accessoires de la cuve à ondes

(a) (b)
lampe lumière parallèle
stroboscopique

fluide
[air]

écran [eau]
dépoli

miroir

Fig. 3 – (a) Schéma d’une cuve à onde. (b) Principe de conversion de la courbure de l’interface
en intensité lumineuse.

sont listés ci-dessous :


– Appareil : 1 cuve transparente de 360 x 360 mm, encadrée par un profilé métallique - 1
miroir incliné - 1 dépoli 375 x 335 mm - 1 stroboscope équipé - 1 vibreur électromagnétique
- 1 boîtier de commande (fréquence et amplitude) avec affichage des fréquences (vibreur
ou stroboscope) et possibilité de synchroniser les fréquences de vibration et d’observation
(Fig. 4)
– Accessoires : 1 excitateur à source ponctuelle (ondes circulaires) - 1 excitateur à ondes
planes - 1 excitateur à 2 sources ponctuelles (interférences) - 3 éléments permettant de
créer des fentes simples ou doubles - 1 lentille biconvexe - 1 lentille biconcave - 1 lame à
faces parallèles - 1 miroir concave-convexe.
– Caractéristiques techniques : Alimentation du boîtier de commande : 230 V 50 Hz
intégrée - Fréquence du vibreur et du stroboscope : variable de 5 à 60 Hz - Ampoule du
stroboscope : 12 V, 20 W.
3.

2.2 Fonctionnement
Disposer le vibreur sur l’emplacement prévu du bâti. Le raccorder aux deux fils sortant
du capot, et connecter le cordon équipé dune fiche Din au pupitre de commande. Positionner
l’accessoire vibreur ( source ponctuelle, double ou plane) que vous désirez utiliser sur le bras
du vibreur. Verser une quantité d’eau, la plus pure possible pour éviter les dépôts de calcaire,
suffisante dans la cuve. Mettre en marche le boîtier de commande.
Pour un premier réglage, on positionnera le bouton A/B en position B, le bouton B
tourné vers la droite et l’inverseur 11 en position haute. Le stroboscope et le vibreur doivent
démarrer et vibrer, ramener le bouton B au milieu. Le bouton de niveau 10 en position basse,
tournez-le jusqu’à ce que la pointe soit sur le point de sortir de l’eau, observez le signal obtenu

3
Fig. 4 – Présentation du boîtier de commande

sur l’écran dépoli. Agir sur le bouton amplitude si nécessaire. Modifier la fréquence en agissant
sur le bouton B, et observer l’onde obtenue.
Remarque : la fréquence lue sur l’afficheur est celle du stroboscope qui définit dans cette
position la fréquence de vibration. Si vous commutez B/A pour visualiser la fréquence du vibreur,
la valeur donnée n’est pas opérationnelle, elle n’est valable que lorsque l’on travaille en position
asynchrone, c’est à dire, quand le stroboscope et le vibreur sont indépendants ( bouton 8 en
position haute).

2.3 Précautions d’utilisation


Il est très important que le moteur tourne toujours . En effet, si volontairement
(pour observer le phénomène sans l’effet stroboscopique) ou par mégarde l’inverseur
11 vient à couper le moteur, il ne faut pas que cette opération se prolonge au-delà
de 2 minutes. Le disque du stroboscope est en plastique résistant à la température
normale d’utilisation, mais pas à une exposition continue et prolongée.

4
3 Étude de la propagation
Vous utiliserez dans cette partie l’excitateur “point source” afin de générer des ondes circu-
laires. Le fluide est de l’eau distillé d’une profondeur de 5 mm.
Pour étudier la propagation d’onde à la surface de cette couche d’eau, vous allez tracer la relation
de dispersion associée (ω = f (k)).
⇒ Référez-vous à la partie 2.2 pour un premier réglage de l’appareil.
⇒ Mesurez la longueur d’onde λ pour des fréquences d’excitation entre 15 Hz et 80 Hz. Afin
de diminuer les incertitudes sur les mesures, vous mesurerez un nombre N de longueurs d’onde.
Vous prendrez vos mesures d’un seul côté de la source car le cercle central n’a pas forcément
un diamètre de 2λ. Vous pourrez également jouer sur la hauteur de la pointe et l’amplitude de
l’excitation pour optimiser le contraste sur l’écran dépoli.
⇒ Présentez vos données expérimentales dans un tableau comme suit :

valeurs expérimentales valeurs calculées


F (Hz) N N λ(cm) ω (rad.s−1 ) k (m−1 )

⇒ Créez un nouveau fichier Regressi. (Fichier/ Nouveau/ Clavier)


⇒ Créez vos 3 variables expérimentales avec leur unité.
⇒ Ajoutez deux nouvelles colonnes “grandeurs calculées” pour ω et k.
⇒ Tracez le graphe ω = f (k).
⇒ Compte tenu des paramètres de l’expérience et la plage d’observation, quel type d’ondes
de surface êtes-vous en train d’étudier ? Justifiez votre réponse.
⇒ Créez dans Regressi les paramètres h, ρ et g avec leur valeur respective.Vous allez mainte-
nant superposer la courbe théorique à votre graphe expérimental. Le logiciel trouvera lui-même
la valeur adéquate de la tension de surface de l’eau.
⇒ Dans la fenêtre graphe, cliquez sur l’icône “modélisation”, puis sur l’icône “modélisation
graphique. Choisissez l’onglet “Manuel” afin d’écrire la formule théorique de la relation de dis-
persion (Eq. (1)) (La fonction tangente hyperbolique s’écrit TH ).
⇒ Quelle valeur obtenez-vous pour ρeau ? Quelle est son unité ?

4 Études des phénomènes ondulatoires


Pour cette partie, vous reculerez l’excitateur (fixé avec du velcro) de 6 à 8 cm vers le fond de
son support afin d’avoir une zone d’observation plus grande sur l’écran dépoli. Veillez à ce que
l’excitateur reste tout de même stable.

4.1 La double source ponctuelle


Vous utiliserez, dans cette section, l’excitateur muni de 2 pointes. Régler la fréquence d’ex-
citation à ∼30 Hz. Vous devez alors observer des lignes parallèles à la direction de propagation
où l’amplitude des vagues est nulle.
⇒ Dessinez la figure obtenue.
⇒ Proposez une explication.
⇒ Si ces ondes étaient des ondes lumineuses, quelle serait la figure obtenue sur un écran ?

4.2 Illustration du principe de Huygens


Vous utiliserez, dans cette section, l’excitateur à ondes planes. Réglez la fréquence d’excitation
à ∼20 Hz et ajustez la hauteur de la pointe et l’amplitude de l’excitation afin de visualiser les

5
ondes planes dans les meilleurs conditions.
Insérez dans la cuve les petites barres en alu afin de faire une barrière perpendiculaire à la
direction de propagation en laissant une “porte” d’environ 1 cm de large (voir Fig. 5a).
(a) (b)

ondes planes

1 cm

Fig. 5 – Disposition des barrages.

⇒ Dessinez la figure obtenue et commentez-la.


⇒ Augmentez progressivement la fréquence d’excitation. Qu’observez-vous ? Expliquez avec
le principe de Huygens.

4.3 Réseau carré


Vous utiliserez, dans cette section, l’excitateur à ondes planes. Réglez la fréquence d’excitation
à ∼20 Hz et ajustez la hauteur de la pointe et l’amplitude de l’excitation afin de visualiser les
ondes planes dans les meilleurs conditions.
Insérez la plus grande des barres d’alu dans le bassin orientée à 45˚par rapport à la direction de
propagation comme indiqué sur la Fig. 5b.
⇒ Dessinez la figure obtenue.
⇒ Quels sont les phénomènes observés dans cette expérience ?

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