Communicator 9è-Extrait
Communicator 9è-Extrait
et Marie-Hélène WESTPHALEN
© Dunod, 2020
11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff
www.dunod.com
ISBN : 978-2-10-080564-8
Sommaire
Remerciements 1
Introduction 2
Les partenaires du Communicator 4
Partie 1
La communication, des idées à l’action 7
Partie 2
Nouvelle ère, nouvelle fonction communication 127
partie 3
Comprendre le secteur pour mieux s’y intégrer 515
Perspectives 637
IV
Table
des matières
Remerciements 1
Introduction 2
Les partenaires du Communicator 4
Partie 1
La communication, des idées à l’action 7
À retenir 43
VI
Table des matières
L’ŒIL DE L’EXPERT
Dominique Danaë................................................. 110
case study Le miroir magique d’Amazon................................ 113
case study IKEA fait « Place » à la réalité augmentée........... 114
Partie 2
Nouvelle ère, nouvelle fonction communication 127
VII
Table des matières
VIII
Table des matières
À retenir 393
IX
Table des matières
À retenir 433
À retenir 513
partie 3
Comprendre le secteur pour mieux s’y intégrer 515
2 Rémunérations........................................................................................523
À retenir 529
XI
Table des matières
3 Les indépendants....................................................................................547
À retenir 555
2 Filière commercial/développement....................................................561
À retenir 605
XII
Table des matières
Perspectives 637
Bibliographie 644
Des mêmes auteurs 651
Glossaire 652
Index général 656
Index des experts 658
Index des marques 660
XIII
Remerciements
Merci à tous ceux qui m’ont accordé leur confiance tout au long de l’écriture de ce
livre : les collaborateurs d’Occurrence, les experts de la communication, les asso-
ciations professionnelles, les partenaires et les étudiants du Celsa et de Sciences
Po qui, par leurs questions, m’élèvent et me maintiennent dans un doute fertile.
Tous partagent ces fortes convictions : la communication est engagée ou n’est pas !
Elle est portée par des professionnels responsables !
Merci aux auteurs qui m’ont précédé et aux équipes de Dunod qui, dans un
contexte totalement inédit, ont permis la réalisation de cette 9e édition : Odile,
Chloé, Delphine et Anthony.
Assaël Adary
Je remercie en premier lieu Dunod pour son implication constante et son soutien.
Merci à mes parents et mon compagnon pour leur intégrité et leur goût de l’effort.
Je salue chaleureusement aussi les personnes diverses, authentiques et engagées
qui tissent mon quotidien.
Je fais le vœu que demain, l’ensemble du secteur de la communication soit plus
responsable encore dans ses pratiques. L’avenir n’a plus le temps d’attendre.
Enfin, le Communicator 9 entre vos mains sort l’année de la crise du COVID-19.
Alors merci aux soignants et à tous ceux qui se sont engagés pour préserver la vie
et nous permettre de continuer à lire et écrire des livres.
Céline Mas
1
Introduction
2
Introduction
3
Les partenaires
du Communicator
COM-ENT
COM-ENT (Communication & Entreprise) anime et rassemble tous les professionnels
de la communication, qu’ils soient indépendants ou issus de l’entreprise, des agences,
des organismes publics, ou encore étudiants. Forte de plus de 1 750 adhérents, la
plus importante organisation des métiers de la communication de France joue un rôle
référent de représentation et de promotion de la profession.
Elle prend part à des réflexions d’experts sur des grandes thématiques qui impactent
les métiers (Comité Communication responsable, Comité Digital, Comité Scientifique,
Comité Prospective…) et propose des actions fondées sur la puissance des contenus
pour faire reconnaître la communication comme créatrice de valeur pour l’entreprise.
En organisant les rencontres, en favorisant les échanges et en diffusant ses contenus,
COM-ENT fait grandir ses adhérents, et par là même l’ensemble de la profession.
C’est un lieu d’échange, d’engagement et de convivialité depuis 1947.
➔➔Site Internet : Communicationetentreprise.com
4
ExtraMile.agency
L’agence ExtraMile accompagne les organisations dans leurs stratégies et
projets de transformation : plateforme et déploiement de marque, com-
munication corporate et éditoriale, stratégies digitales (Web et réseaux
sociaux), reporting financier et extra-financier, relations presse, marque personnelle
et influence, communication interne (engagement, changement, transition).
Chez ExtraMile, nous sommes unis par la conviction que la communication des entre-
prises doit d’abord être au service d’un projet stratégique, et qu’elle doit reposer sur
des idées et du contenu. L’expression going the extra mile caractérise notre approche :
toujours aller un cran plus loin que ce qui est attendu en termes de qualité, de réacti-
vité ou de professionnalisme.
ParolesDeLeaders.com est une plateforme media créée par ExtraMile. Elle repose
sur des capsules de contenu, vidéos ou podcasts, permettant de délivrer l’essentiel
d’un sujet sur les tendances, les enjeux et les case studies business, économiques ou
sociaux. Elle a pour but de permettre aux leaders professionnels d’accélérer leur
transformation en leaders d’influence.
5
Partie La communication,
Plan de la partie
Chapitre 1 De la théorie à la pratique :
concevoir son plan de communication...................9
Chapitre 2 Diagnostiquer, évaluer et piloter
son plan de communication........................................45
Chapitre 3 Les dircoms et leurs organisations :
état des lieux et tendances.......................................... 77
Chapitre 4 La communication de demain :
de nouveaux mondes.......................................................97
Chapitre De la théorie à la pratique :
1 concevoir son plan
de communication
Catherine Ladousse
en podcast sur le plan
de communication
https://ladousse.pdl.plus
Plan du chapitre
Bref historique
Dénommés relations publiques, la création, l’entretien et l’amélioration des relations
sont la partie la plus ancienne de la communication d’entreprise. Les termes rela-
tions publiques et communication ont d’ailleurs longtemps été synonymes jusqu’à ce
que, au début des années 1980, le terme communication supplante définitivement
celui de relations publiques en le reléguant à l’une des quatre composantes de la
communication. De nombreuses définitions des relations publiques existent : un
chercheur, Rex Harlow, en avait ainsi dénombré 472 en 1976 !
En 2011, l’Association américaine des relations publiques (PRSA), constatant que les
définitions concernant le terme de relations publiques ne satisfaisaient personne, a
lancé un travail collaboratif sur Internet, afin d’en moderniser la définition qu’elle
avait proposée en 2003. « Les relations publiques sont la discipline professionnelle
visant à renforcer de manière éthique les bénéfices mutuels des relations entre
les entités sociales. » Une idée sous-jacente était de voir si l’émergence et la géné-
ralisation des réseaux sociaux avaient modifié la manière de définir les relations
publiques.
Début mars 2012, après un vote sur trois définitions, celle qui fut retenue est la
suivante : « Les relations publiques sont un processus stratégique de communica-
tion qui construit mutuellement des relations bénéficiaires entre les organisations
et leurs publics. »
Comme le fait observer PRSA, chaque mot a été pesé : le terme processus a été
préféré à fonction du management qui pouvait signifier une démarche à sens unique,
top down de la communication, le mot publics a été préféré à celui de parties prenantes
car ce dernier est connoté au monde de l’entreprise.
Le Syndicat français des agences de relations publiques, le Syntec RP (aujourd’hui
SRP) a proposé le 21 juin 2011 une nouvelle expression, celle de relations publics.
Selon Thierry Wellhoff, son président, le terme relations publiques proviendrait
d’une erreur de traduction. Le nouveau terme traduirait davantage l’activité concer-
née, celle de relations avec les publics.
Enfin, il faut signaler que les ouvrages anglo-saxons de communication utilisent
généralement le vocable de Public Relations, le terme communication étant, la plupart
du temps, réservé à la technologie de la communication (télécommunication).
Notons également la terminologie québécoise selon laquelle un chargé de commu-
nication est un relationniste.
1
Les tendances sociÉtales
La communication d’entreprise n’est pas une discipline figée, c’est un domaine en
évolution constante où il importe d’être attentif aux tendances structurelles afin
d’adapter son style et ses approches. Parmi les tendances actuelles, cinq évolutions
majeures peuvent être constatées. D’autres évolutions notables seront également
évoquées tout au long de cet ouvrage mais les cinq évoquées figurent parmi les plus
déterminantes quant au fonctionnement actuel de la communication.
10
Chapitre 1 De la théorie à la pratique : concevoir son plan de communication
1 Le modèle VUCA
Inventé par des militaires américains puis transposé dans le monde des affaires, le
modèle VUCA (pour Volatility, Uncertainty, Complexity et Ambiguity) est aussi décli-
nable à la communication des organisations. Ce terme, qui s’est d’abord appliqué
à décrire le monde à la fin de la guerre froide, est une grille de lecture appropriée
pour approcher certains des grands enjeux de nos métiers.
• La volatilité se rapporte aux positions fluctuantes de parties prenantes en
perpétuel mouvement, à commencer par les consommateurs, dont 1 sur 7 en
France peut être qualifié de « volatile », en perpétuel changement.
• L’incertitude se fait le reflet d’une époque dans laquelle l’information abonde
mais où le sens précis et documenté se fait rare. Elle désigne aussi les innom-
brables possibilités imprévisibles que les interactions entre la data, l’intel-
ligence artificielle, l’internet des objets et l’extended reality réservent aux
communicants.
• La complexité rime avec complexité des audiences, à l’heure où chaque
personne peut devenir une partie prenante ou un commentateur, à la fois à
l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation, et à la communication hyper-per-
sonnalisée qui tend à devenir la règle pour engager la conversation.
• L’ambiguïté désigne la communication qui accompagne l’entreprise sur
un marché immature ou émergent ou encore le lancement d’un produit en
dehors de son cœur d’activité. Elle se rapporte aussi à l’ambivalence des
publics face à la communication. ( Chapitre 4).
a. Un métier en mutation
La légitimité de la communication est fortement remise en cause dans une société
qui la ramène souvent à une forme de manipulation. C’est un mouvement théorique
dont les prémices se situent dans les analyses marxistes de l’École de Francfort
(Adorno, Benjamin, Marcuse) et de l’École situationniste (Guy Debord). Selon eux,
la communication se réduit à une analyse en termes de manipulation, générale-
ment fondée sur des rapports de domination. Cette vision a été enrichie depuis le
début des années 1990 par un courant de pensée hétérogène mais tout aussi critique
(H.P. Jeudy, L. Sfez, P. Breton, D. Wolton, D. Quessada, J.-P. Le Goff, R. Debray) selon
lequel la communication serait en fait devenue la nouvelle idéologie des temps
modernes.
11
Partie 1 La communication, des idées à la pratique
usines et les évolutions rapides du monde du travail incitent de plus en plus les
grands groupes à modifier leur chaîne de valeur productive et parfois à exter-
naliser leur production par des contrats temporaires avec leurs fournisseurs.
L’entreprise se concentre sur sa marque et sa valeur financière et décentralise
fortement la partie amont de sa production, là où les coûts de fabrication sont les
plus faibles.
C’est aussi un pilier économique et social qui est fragilisé par les accélérations du
monde économique. En effet, même les entreprises les plus solides ne sont pas à
l’abri d’un rachat brutal, à l’exemple de l’équipementier aéronautique français
Latécoère passé sous pavillon américain fin 2019.
C’est enfin une entreprise remise en cause en tant que facteur de détérioration des
grands équilibres (climat, environnement, rapports sociaux, etc.).
Ces changements font écrire au président de l’institut d’études Elabe, Bernard
Sananès, dans une tribune « Écoute notre métier changer » du 10 janvier 2020, la
chose suivante sur les métiers des études et du conseil : « Cette révolution n’est ni la
première ni la dernière. Elle a cependant quelque chose de spécifique. Notre métier
n’est plus seulement de rendre audible ce qui est dit, mais de rendre crédible ce qui
est fait. Il n’est plus simplement un accompagnement mais bien un engagement.
Cette fois, ce n’est pas simplement notre métier qui change. C’est notre responsabi-
lité qui n’est plus la même. »1
1. https://www.strategies.fr/blogs-opinions/chroniques/4038716W/ecoute-notre-metier-
changer.html
2. Kantar-UDA, « La confiance des Français dans les marques », avril 2019.
12
Chapitre 1 De la théorie à la pratique : concevoir son plan de communication
3 La judiciarisation de la profession
Le droit étend son emprise sur la communication. Le communicant de demain
devra posséder un minimum de culture juridique ou être entouré d’experts.
La prégnance du droit s’explique par le développement de textes juridiques qui
encadrent l’activité du communicant.
Les agences de communication ont vu leur activité contrôlée par la loi dite Sapin du
29 janvier 1993 et en 2018 la loi Sapin 2 sur la transparence, la corruption et la moder-
nisation de la vie économique. Certains secteurs sont soit interdits de communica-
tion (le tabac), soit fortement réglementés (l’alcool avec la loi Évin du 10 janvier 1991).
Des secteurs, comme celui de l’alimentation pour les enfants, sont susceptibles de
contraintes nouvelles en raison de l’accroissement de phénomènes d’obésité infantile.
Déjà, l’obligation de faire état de mentions spécifiques sur les publicités alimentaires
(janvier 2006) ou relatives au domaine de l’énergie (mars 2007) a montré le mouvement.
En parallèle à ces interdictions, certaines entreprises doivent communiquer sur
des secteurs comme celui de la prévention des risques industriels, tandis que les
sociétés cotées en Bourse, celles avec un CA supérieur à 100 millions d’euros ou un
effectif supérieur à 500 salariés ont désormais l’obligation de publier un rapport
RSE. Ce document inventorie l’ensemble des engagements et réalisations annuels
conduits en matière de responsabilité sociale par les entreprises.
Dernière actualité juridique qui pourrait mettre la jurisprudence en ébullition : les
députés ont adopté un amendement en décembre 2019 qui prévoit que le maire ou,
à défaut, le représentant de l’État dans le département, puisse interdire par arrêté
toute publicité numérique ou toute publicité lumineuse sur les voies de circulation
publique, dans les gares, stations et arrêts de transports publics, situés sur le terri-
toire de sa commune.
CASE STUDY
Une jurisprudence est restée dans le 28 février 2005 du principe de précaution dans
les mémoires : Red Bull a dû verser la Constitution française, de la création de la class
13 millions de dollars en 2014 à action à la française depuis le 1er octobre 2014, de
des consommateurs américains de l’extension des obligations de communiquer sur les
manière à éviter un recours collectif effets environnementaux et sociaux à la suite des
en justice pour publicité menson- travaux du Grenelle de l’environnement et notam-
gère en raison de son slogan « Red Bull donne des ment de la loi dite Grenelle 2 promulguée le 12 juil-
ailes ». Non que les plaignants s’attendaient à se voir let 2010… La conséquence immédiate serait un
pousser des plumes… Mais la supériorité de Red Bull accroissement de contentieux. Tout ceci doit inciter
n’était pas prouvée par rapport à d’autres boissons. les entreprises à être toujours plus vigilantes sur leur
Ce mouvement juridique devrait s’accélérer à l’exem- communication, sous peine d’être exposées à des
ple des pratiques anglo-saxonnes, de l’inscription situations de crise.
13
Partie 1 La communication, des idées à la pratique
Avec cet amendement, il s’agit de « mettre fin aux sources de pollution lumineuse
et de gaspillage énergétique qui aggravent le conditionnement au consumérisme »,
explique la députée Delphine Batho (Deux-Sèvres), à l’origine de l’amendement
adopté. Une victoire pour les femmes et les hommes qui militent aujourd’hui pour
une régulation de la publicité face à l’urgence environnementale.
Le RGPD1
FOCUS
L’acronyme RGPD signifie règlement général sur la protection des données (en anglais
General Data Protection Regulation ou GDPR). Le RGPD encadre le traitement des
données personnelles dans l’Union européenne. Il est entré en vigueur le 25 mai 2018.
Une « donnée personnelle » est « toute information se rapportant à une per-
sonne physique identifiée ou identifiable ».
Une personne peut être identifiée :
• directement (exemple : nom, prénom) ;
• indirectement (exemple : par un identifiant (n° client), un numéro (de téléphone),
une donnée biométrique, plusieurs éléments spécifiques propres à son identité
physique, physiologique, génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale,
mais aussi la voix ou l’image).
L’identification d’une personne physique peut être réalisée :
• à partir d’une seule donnée (exemple : numéro de sécurité sociale, ADN) ;
• à partir du croisement d’un ensemble de données (exemple : une femme vivant à
telle adresse, née tel jour, abonnée à tel magazine et militant dans telle association).
Ce nouveau règlement européen s’inscrit dans la continuité de la loi française infor-
matique et libertés de 1978 et renforce le contrôle par les citoyens de l’utilisation qui
peut être faite des données les concernant.
Un « traitement de données personnelles » est une opération, ou ensemble d’opéra-
tions, portant sur des données personnelles, quel que soit le procédé utilisé (collecte,
enregistrement, organisation, conservation, adaptation, modification, extraction,
consultation, utilisation, communication par transmission, diffusion ou toute autre
forme de mise à disposition, rapprochement).
À chaque traitement de données, doit être assigné un but, qui doit bien évidemment
être légal et légitime au regard de son activité professionnelle.
En revanche, un fichier ne contenant que des coordonnées d’entreprises (par exemple,
entreprise « Compagnie A » avec son adresse postale, le numéro de téléphone de son
standard et un email de contact générique « [email protected] ») n’est pas un
traitement de données personnelles.
Tout organisme, quel que soit sa taille, son pays d’implantation et son activité, peut
être concerné.
Le RGPD concerne aussi les sous-traitants qui traitent des données personnelles pour
le compte d’autres organismes.
14
Chapitre 1 De la théorie à la pratique : concevoir son plan de communication
5 La transformation digitale
Il est essentiel de comprendre que la communication dans ses formes
et ses approches est directement liée à son époque. Elle formalise et
exprime des idées et des concepts, à la fois durables ou dans l’air du
temps, elle traduit des éléments de contexte et des messages de fond
qui ont vocation à exercer une influence sur le réel. Elle ne fonctionne
qu’en lien avec son environnement et jamais in abstracto.
L’un des grands vecteurs de changement de notre époque est la transfor-
mation digitale. Par ce terme, on entend la manière dont le digital, dans
son fonctionnement et ses outils, exerce une influence sur l’organisation
de nos sociétés et sur nos comportements communicationnels.
Au-delà des techniques qui seront traitées plus tard dans cet ouvrage,
quatre tendances nous paraissent centrales dans la transformation
digitale.
1. http://www.communicationresponsable.fr/la-responsabilite-societale-de-lentre-
prise-est-daccroitre-ses-profits/
15
Partie 1 La communication, des idées à la pratique
1. La co-construction
La première est le développement de la notion de co-construction. Elle a été popula-
risée par l’économiste Jérémy Rifkin dans L’Âge de l’accès (2010), et plus récemment
dans La Nouvelle Économie du coût marginal zéro (2014). Dans ces ouvrages, l’auteur
projette le basculement de notre système capitaliste actuel vers un nouveau système
de production et de consommation, celui des communaux collaboratifs (réseaux
d’usagers d’objets ou de producteurs de services qui s’organisent autour de l’intérêt
de la communauté).
Ce nouveau type d’organisation sociale rendu possible grâce à Internet et aux
réseaux sociaux, plateformes de partage, objets connectés, serait en mesure de
produire et de favoriser l’intelligence collective au détriment des leaderships
isolés. Ce sont par exemple les personnes qui font appel à l’autopartage, au crowd-
funding et au couchsurfing.
2. La conversation
Comme l’ont montré Caroline de Montety et Valérie Patrin-Leclère (2011), la conver
sation constitue un retour aux sources de l’échange entre les êtres humains et vient
compenser une ère hyper-technique dans laquelle les outils digitaux et autres appli-
cations ont, pendant un temps au moins, mené la danse des échanges. Créer les
conditions d’une conversation de qualité, transparente et équitable entre les diffé-
rents acteurs, voici bien souvent le rôle d’intermédiation vigilante que les commu-
nicants sont tenus de jouer plutôt que celui d’inventeurs de nouveautés, à l’instar de
chefs d’orchestre possédant une vision d’ensemble des sujets.
3. La surinformation
La troisième tendance, plus fonctionnelle, est l’importance du morcellement de
notre temps dans notre capacité à recevoir des messages et à les assimiler. Nous
sommes connectés une large majorité du temps, souvent simultanément à plusieurs
réseaux et recevons des milliers de sollicitations à la semaine. Même vertigineuses,
les statistiques traduisent mal le stress que chacun ressent devant ce flot ininter-
rompu. Chacun d’entre nous reçoit en moyenne 39 e-mails par jour, soit 14 235
e-mails par an1. Le phénomène se déplace sur mobile et les cadres consacrent cinq
heures de lecture par jour en moyenne à leurs e-mails2.
16
Incorporating emotional data allows marketers to tailor communications that evoke emotions and foster deeper connections with consumers. This personalized approach can lead to increased engagement and brand loyalty, as it resonates more with consumers' personal and emotional needs .
Digital transformation compels companies to rethink their organizational structures, particularly within communication departments. This involves integrating new digital tools and adjusting strategies to enhance collaboration and communication efficiency. Organizations are encouraged to adopt more agile and flexible communication methods to keep pace with technological advancements and changing consumer expectations .
Measuring communication effectiveness is crucial for modern enterprises as it provides insights into campaign impacts, informs strategic adjustments, and demonstrates value creation to stakeholders. Employing metrics and analytics enables organizations to evaluate their communication success accurately and optimize future efforts, ensuring alignment with business objectives and improved engagement outcomes .
Effective crisis communication management relies on swift information dissemination, transparency, and proactive engagement with stakeholders. Strategies include establishing a crisis management team, preparing clear communication protocols, and utilizing digital channels for rapid responses. For instance, during crises like the COVID-19 pandemic, organizations leveraged war rooms to anticipate and mitigate risks in real-time, ensuring continual communication with the public and stakeholders .
Corporate citizenship and responsible communication are becoming integral as stakeholders increasingly demand social, economic, and environmental accountability. Modern enterprises are integrating corporate social responsibility (CSR) into their communication strategies to align with societal values and expectations, enhancing their brand reputation and stakeholder trust. French enterprises exemplify this trend by embracing CSR practices, placing the country among the leaders in responsible business practices .
VUCA environments demand that organizations adopt flexible and adaptive communication strategies. These conditions necessitate rapid response capabilities, decentralized decision-making, and scenario planning to manage unexpected challenges effectively, ensuring communication remains cohesive and consistent amidst uncertainty .
Emotional data can be harnessed in e-commerce to personalize user experiences and improve customer engagement. For instance, Eram integrated online emotional data into its strategy, allowing for targeted marketing that resonates on an emotional level with customers, thereby enhancing sales and customer loyalty .
Integrating AI into communication strategies offers benefits such as improved personalization, efficiency, and insights through data analysis. However, challenges include ethical considerations, data privacy issues, and the need for transparency in AI operations to avoid biased decision-making processes .
Social media platforms strongly influence brand identity and marketing strategies by allowing brands to connect with diverse audiences and maintain dynamic engagement. With features that support direct interaction and real-time feedback, platforms like Instagram are becoming pivotal in constructing and evolving brand narratives, as shown by case studies where various brands effectively use social media for brand reinforcement and marketing campaigns .
Internal communication strategies are pivotal in change management as they engage employees, ensure transparent information flow, and align them with organizational goals. For example, Elior Group successfully implemented a campaign to mobilize and engage collaborators, which demonstrates how strategic internal communication can foster participation and commitment during times of change .