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Napoleon Ier

Napoléon Ier est décrit comme le premier empereur des Français de 1804 à 1814/1815. Il a mené la France à la victoire dans de nombreuses batailles militaires mais a finalement été défait et est mort en exil.

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Napoleon Ier

Napoléon Ier est décrit comme le premier empereur des Français de 1804 à 1814/1815. Il a mené la France à la victoire dans de nombreuses batailles militaires mais a finalement été défait et est mort en exil.

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Napoléon Ier 1

Napoléon Ier

Napoléon Ier
1er Empereur des Français

Napoléon Ier sur le trône impérial, Ingres

Règne
18 mai 1804 - 11 avril 1814
20 mars 1815 - 22 juin 1815

Sacre 2 décembre 1804
(Cathédrale Notre-Dame de Paris)

Dynastie Maison Bonaparte

Titre complet Empereur des Français


Roi d'Italie
Médiateur de la Confédération suisse
Protecteur de la Confédération du Rhin

Prédécesseur Lui-même
(en tant que Premier Consul)
Louis XVIII (Roi de France)

Successeur Louis XVIII (Roi de France)


Napoléon II

Autres fonctions
Premier Consul de France
Période
10 novembre 1799 - 18 mai 1804

Prédécesseur Directoire

Successeur Lui-même (en tant qu'empereur)

Nom de naissance Napoleone di Buonaparte

Naissance 15 août 1769
Napoléon Ier 2

Ajaccio,  Royaume de France

Décès 5 mai 1821 (51 ans)

Île Sainte-Hélène
 Royaume-Uni

Père Charles Bonaparte

Mère Maria Letizia Ramolino

Conjoint(s) Joséphine de Beauharnais


Marie-Louise d'Autriche

Descendance Prince Napoléon François Bonaparte, prince


impérial
Charles Léon
Alexandre Waleski

Résidence(s) Palais des Tuileries

Empereurs des Français

Napoléon Bonaparte[1] (né le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène) fut
général, premier consul, puis empereur des Français. Il fut un conquérant de l'Europe continentale.
Objet dès son vivant d'une légende dorée comme d'une légende noire, il a acquis une notoriété aujourd'hui
universelle pour son génie militaire (victoires d'Arcole, Rivoli, Pyramides, Marengo, Austerlitz, Iéna, Friedland,
Wagram, La Moskova) et politique, mais aussi pour son régime autoritaire, et pour ses incessantes campagnes
(voulues ou non) coûteuses en vies humaines, soldées par de lourdes défaites finales en Espagne, en Russie et à
Waterloo, et par sa mort en exil à Sainte-Hélène sous la garde des Anglais.
Il dirige la France à partir de la fin de l’année 1799 ; il est d'abord Premier Consul du 10 novembre 1799 au
18 mai 1804 puis Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier, du 18 mai 1804 au 11 avril 1814, puis du 20
mars au 22 juin 1815. Il réorganise et réforme durablement l'État et la société. Il porte le territoire français à son
extension maximale avec 134 départements en 1812, transformant Rome, Hambourg, Barcelone ou Amsterdam en
chefs-lieux de départements français. Il est aussi président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d’Italie
du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, mais encore médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de
la Confédération du Rhin de 1806 à 1813. Il conquiert et gouverne la majeure partie de l’Europe continentale et place
les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Joseph sur celui de Naples puis
d'Espagne, Jérôme sur celui de Westphalie, Louis sur celui de Hollande et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il
crée aussi un grand-duché de Varsovie, sans oser restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet à son
influence des puissances vaincues telles que la Prusse et l'Autriche.
Napoléon tente de mettre un terme à son profit à la série de guerres que mènent les monarchies européennes contre la
France depuis 1792. Il conduit les hommes de la Grande Armée, dont ses fidèles « grognards », du Nil et de
l'Andalousie jusqu'à la ville de Moscou. Comme le note l'historien britannique Eric Hobsbawm, aucune armée n'était
allée aussi loin depuis les Vikings ou les Mongols et aussi de soumettre autant de grandes puissances de l'époque.
Malgré de nombreuses victoires initiales face aux diverses coalitions montées et financées par la Grande-Bretagne
(devenue le Royaume-Uni en 1801), l’épopée impériale prend fin en 1815 avec la défaite de Waterloo.
Napoléon Ier 3

Peu d'hommes ont suscité autant de passions contradictoires que Napoléon Bonaparte. Selon les mots de l’historien
Steven Englund : « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant
l’étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Toute une tradition romantique fait précocement de Napoléon l'archétype du grand homme appelé à bouleverser le
monde. Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon, qui a inspiré Abel Gance, le compare à un « prophète des temps
modernes ». D'autres auteurs, tel Victor Hugo, font du vaincu de Sainte-Hélène le « Prométhée moderne ». L'ombre
de « Napoléon le Grand » plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski,
de Tolstoï et de bien d'autres encore.

Biographie

Jeunesse et ascension dans l’armée

Naissance de Napoléon

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, le 15 août 1769, un an après le


traité de Versailles par lequel Gênes cède l'île à la France. Il a pour
nom de baptême Napoleone di Buonaparte (acte du 21 juillet 1771,
mais sur son acte de mariage avec Joséphine de Beauharnais, il signa
Napoleone Buonaparte). Issu d’une famille faisant partie de la noblesse
de robe italo-corse dont la présence sur l'île est attestée depuis le
XVIe siècle[2] (Maison Bonaparte d’origine toscane[réf. nécessaire]), il est
le quatrième enfant (second des enfants survivants) de Carlo Maria
Buonaparte, avocat au Conseil supérieur de l'île, et de Maria Letizia
Ramolino. Son prénom, Napoleone (ou Nabulione selon la graphie
corse[3] ), lui est donné en mémoire d'un oncle mort à Corte en 1767[4]
.
Le Blason de la famille Bonaparte (avant
Napoléon Ier).
La formation militaire

En 1777, Charles Bonaparte, représentant la noblesse, fait partie de la


députation que l’Assemblée générale des États de la Corse envoie à
Versailles auprès du roi Louis XVI. À cette occasion, le comte de
Marbeuf, gouverneur de l'île, fait obtenir, auprès du ministre de la
guerre le prince de Montbarrey, une bourse pour faire entrer le
deuxième fils de Charles à l'école militaire, son frère aîné Joseph étant
destiné à suivre une carrière ecclésiastique[5] .

Le 1er janvier 1779, Charles Bonaparte fait entrer provisoirement ses


deux fils Joseph et Napoléon au collège d’Autun. Napoléon y reste
trois mois, le temps pour son père de faire les démarches pour le faire
admettre à l'école militaire, devant pour cela fournir les preuves de sa
noblesse et de quatre degrés d'ancienneté pour obtenir la bourse du
roi[6] . Le dossier fut examiné par le juge d'armes Antoine-Marie
d'Hozier de Serigny[7] . Charles Bonaparte ayant fourni les preuves de
noblesse de la famille, Napoléon est agréé par le ministère de la guerre
pour entrer au collège militaire de Tiron, mais, suite à des défections, il
Portrait de Charles Bonaparte, père de Napoléon.
est finalement admis à l’École royale militaire de Brienne-le-Château
(Aube)[7] .
Napoléon Ier 4

Napoléon y entre le 15 mai 1779 en classe de septième[8] . C’est l’un des douze collèges de France qui accueillent les
enfants de la petite noblesse. Il va y rester cinq ans. Considéré comme bon élève, particulièrement doué pour les
mathématiques, Bonaparte n’aurait pas été très apprécié de ses camarades notamment à cause de son admiration pour
Pascal Paoli[9] . Il montre déjà une propension à l’art du commandement, en organisant des jeux militaires dont il
prend la tête. Une bataille de boules de neige, qu'il aurait dirigée un hiver, fait partie de sa légende[10] . Son frère
Joseph, ayant abandonné son projet d'entrer au séminaire, étudie le droit, Lucien entre au séminaire
d’Aix-en-Provence et ses sœurs sont éduquées par Mme Campan.
Son père lui rend visite le 21 juin 1784[11] . Le 22 septembre de la même année, le sous-inspecteur des écoles
Marie-Antoine-Sérapion Reynaud des Monts fait passer aux élèves cadets de Brienne l'examen d'entrée à l'École
militaire de Paris, où après un an d'études ils pourront être affectés à un régiment d'artillerie, de génie, ou de la
marine[12] . Napoléon est jugé apte à y entrer ainsi que quatre de ses condisciples. Il quitte l'école le 17 octobre et
arrive cinq jours plus tard à Paris où il intègre la compagnie des cadets gentilshommes[13] . Le 24 février 1785,
Charles Bonaparte meurt d'un cancer de l'estomac ; le rôle de chef de la famille échoit à l'aîné Joseph, mais Napoléon
le juge d'un caractère trop faible pour diriger la famille[14] . En septembre, il passe l'examen de sortie de l'école afin
d'intégrer un régiment d'artillerie, interrogé par le mathématicien Pierre-Simon Laplace. Il est reçu lieutenant en
second, (42e sur 58) à l’examen de l’artillerie, et reçoit l’ordre de rejoindre la destination qu’il a choisie, le régiment
d'artillerie de la Fère alors en garnison à Valence[15] .
Il quitte Paris pour Valence le 30 octobre 1785. Le 15 septembre 1786, sept ans et neuf mois après son départ, il
repose les pieds sur l’île de Corse à l’occasion de son congé de semestre. Le 1er juin 1788, il s’embarque pour
rejoindre son régiment de La Fère en garnison à Auxonne et apprendre son métier d’artilleur. Dans ses loisirs, il
travaille assidûment. Ses nombreuses lectures, qu’il accompagne de Notes[16] témoignent du sens dans lequel il a
dirigé ses études et des sujets qui l’ont particulièrement attiré. Il quitte Auxonne, pour un congé de semestre au début
du mois de septembre 1789. Le 11 ou 12 février 1791, la fin de son congé le ramène dans la cité auxonnaise qu’il
quitte définitivement le 14 juin 1791.

Les premières armes


Lorsque la Révolution éclate en 1789, le lieutenant Bonaparte a 19 ans. Il est présent depuis le 15 juin 1788 au
régiment de La Fère, alors à l'école royale d'artillerie à Auxonne dirigée par le maréchal de camp-baron Jean-Pierre
du Teil. Ce dernier lui confie la répression de la première émeute locale qui éclate le 19 juillet 1789.
Présent ponctuellement à Paris, le jeune officier est spectateur de l’invasion des Tuileries par le peuple le 20 juin
1792 et aurait manifesté alors son mépris pour l'impuissance de Louis XVI. Ce dernier signe quelques jours plus tard
son brevet de capitaine, un de ses derniers actes publics.
Napoléon retourne à plusieurs reprises en Corse, où les luttes de clans avaient repris, les Paolistes soutenant la
monarchie à l’anglaise, et les Bonaparte la Révolution. Napoléon se fait élire lieutenant-colonel de la Garde nationale
en mars 1792, en arrachant de force l’accord du commissaire du gouvernement. C'est à ce poste de commandant en
second du bataillon Quenza-Bonaparte qu'il fait ses premières armes en février 1793, participant à la tête de
l'artillerie à l'expédition de La Maddalena. Malgré l'efficacité et la détermination de Napoléon, l'opération
commandée par Colonna Cesari, un proche de Paoli, est un échec cuisant. Cet événement et l’exécution du roi en
janvier 1793 attisent la division avec les Paolistes, provoquant une révolte des indépendantistes.
Les désaccords entre Paoli et Bonaparte s'accentuent et suite à une lettre de Lucien Bonaparte à la Convention pour
dénoncer Paoli, la famille de Napoléon, dont la maison a été mise à sac, est contrainte de quitter l'île précipitamment
à destination de Toulon, le 10 juin 1793. Peu après l'arrivée des Bonaparte dans le (nouveau) département du Var, la
région se révolte contre la Convention et Toulon est livrée aux Britanniques par la population révoltée.
Capitaine d’artillerie, Bonaparte y est envoyé à l'automne 1793 et obtient, à la demande des commissaires Augustin
Robespierre et son compatriote Salicetti, le commandement de l'artillerie, avec le grade de chef de bataillon. Il y
rencontre de jeunes officiers comme Marmont, Junot ou Victor. Le plan qu’il soumet au général Dugommier permet
Napoléon Ier 5

la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques le 18 décembre. Ses ordres contribuent à forcer la flotte
britannique à quitter la rade de Toulon et à priver ainsi les insurgés d'un soutien précieux. Il est fait général de
brigade le 22 décembre. Après cette victoire, il sert en Italie.
Ses amitiés avec les jacobins lui valent d’être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 Thermidor an II
(27 juillet 1794).

Le 13 vendémiaire, le mariage et l’armée d’Italie

Libéré, il refuse d'être affecté en Vendée et erre à Paris un temps sans


commandement effectif, puis Barras lui demande le 13 vendémiaire an
IV de réprimer l’insurrection royaliste contre la Convention nationale.
À cette occasion, Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier,
Joachim Murat, son futur beau-frère. Ce dernier joue un rôle
déterminant, en transférant à temps les canons indispensables depuis
les Sablons jusqu'aux abords des Tuileries. La canonnade de
Saint-Roch — où les boulets ont été remplacés par de la mitraille plus
« efficace » — disperse les forces royalistes faisant de nombreuses
victimes...

Quelques jours plus tard, Bonaparte est promu général de division, puis
nommé commandant de l’armée de l'Intérieur, succédant à Barras qui
devient l’un des 5 membres du Directoire.
Paul Barras.
Officier d’artillerie de formation, il innove vers cette époque dans
l’utilisation de l’artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile
d’appui des attaques d’infanterie.
Il doit à Joséphine de Beauharnais, amie et ancienne maîtresse de Barras, qu'il vient d'épouser au début de 1796, sa
promotion à la tête de la petite armée d'Italie, appelée en principe à ouvrir un simple front de diversion. Il sait
motiver ses hommes et fait, sur le terrain qu'il avait reconnu en 1793-94, une campagne d’exception qui reste étudiée
dans toutes les Écoles de guerre. Il bat séparément quatre généraux piémontais et autrichiens (dont Colli, Von
Beaulieu et Argenteau à Millesimo, Montenotte), et signe l’armistice de Cherasco avec le premier royaume. Dans
une deuxième phase, il bat une nouvelle armée autrichienne envoyée en renfort et commandée par Sebottendorf à
Lodi et Beaulieu à Borghetto, ce qui lui assure la conquête de Milan.
Dans une troisième phase organisée autour du siège de Mantoue, il bat deux nouvelles armées autrichiennes
commandées par Quasdanovich et Wurmser dans sept batailles, dont Castiglione, Roveredo. Enfin, les renforts
commandés par Alvinczy sont à nouveau battus au pont d’Arcole et à Rivoli. Tout en organisant l’Italie en
Républiques sœurs sur le modèle de la République française, il marche sur l’Autriche et signe seul les préliminaires
de paix de Leoben. En un peu plus d’un an, il bat cinq armées autrichiennes, fréquemment à un contre deux, et décide
seul du sort de la guerre, les armées françaises du Rhin étant battues par les Autrichiens qui doivent affaiblir leurs
troupes sur ce front pour envoyer des renforts en Italie. La rue de Paris où il habite est renommée rue de la Victoire.
Napoléon Ier 6

Campagne d’Égypte

À son retour d’Italie, en décembre 1797, Bonaparte est accueilli


comme un héros par le Directoire qui organise une cérémonie officielle
pour célébrer la paix de Campo-Formio. Il est nommé membre de
l'Institut dans la classe de mathématiques. En février 1798, le
Directoire soumet à Bonaparte l'idée d'une invasion de l'Angleterre. Il
inspecte les côtes françaises de Boulogne, Calais et Dunkerque, en vue
de la réalisation du projet. Sa popularité auprès des Français est de plus
en plus importante. Le 23 février 1798, le gouvernement abandonne le
projet d'invasion de l'Angleterre sur les conseils de Bonaparte, qui, Peinture d’Antoine-Jean Gros (1804), Bonaparte
lui-même influencé par Talleyrand, persuade alors le Directoire de visitant les pestiférés de Jaffa.
porter la guerre en Égypte, où il pourra couper la route des Indes à la
Grande-Bretagne. Le 24 février 1798, le rapport est présenté à Barras ; le 5 mars, inquiet de la popularité de
Bonaparte, le Directoire le charge de mener l'expédition en Égypte, avec aussi l'idée de s'en débarrasser.

En avril 1798 est créée l’armée d’Orient, placée sous les ordres de Bonaparte. Des scientifiques formant l’Institut
d’Égypte l'accompagnent. Il est, en outre, accompagné des généraux Kléber, Desaix, Murat, Lannes, Davout et
Caffarelli.
Le 19 mai 1798, Bonaparte quitte Toulon avec le gros de la flotte française et parvient à échapper à la poursuite de la
flotte britannique de Nelson. Mais il y a eu peut-être une ruse des Anglais de laisser passer la flotte française pour
mieux l'écraser plus tard. Au passage, les Français s’emparent de Malte, le 10-11 juin 1798, pour assurer les
communications ultérieures avec la métropole. Le 19 juin 1798, après avoir laissé une garnison de 3000 hommes sur
place, la flotte met le cap sur Alexandrie qu’elle atteint le 1er juillet 1798. Après une courte résistance, la ville est
prise le lendemain.
Bonaparte laisse 3000 hommes à Alexandrie et longe la côte égyptienne vers l’est jusqu’au delta du Nil qu’il remonte
vers Le Caire. Le premier véritable combat de la campagne d'Égypte a lieu à Chebreïs le 13 juillet 1798 où les
cavaliers mamelouks sont défaits, grâce à l’artillerie de l’armée d’Orient. Le 21 juillet 1798, à la bataille des
Pyramides de Gizeh, Bonaparte bat à nouveau l’armée des mamelouks. Le 24 juillet 1798, Bonaparte et son armée
entrent triomphalement au Caire. Les 1er et 2 août 1798, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir
par les navires de Nelson. Désormais, les Britanniques sont maîtres de la Méditerranée et Bonaparte est prisonnier de
sa conquête. Suite à cette défaite, les Turcs, le 9 septembre 1798, déclarent la guerre à la France. Il faut rappeler qu’à
cette époque l'Égypte fait partie de l'empire ottoman, comme la majorité du Proche-Orient.
Pendant qu’il décide de faire de l'Égypte un véritable État capable de
vivre en autarcie, Bonaparte envoie le général Desaix poursuivre
Mourad Bey jusqu’en Haute-Égypte, complétant ainsi la soumission du
pays. Poussés par les Britanniques et les Turcs, les mamelouks
survivants travaillent la population du Caire, qui se révolte le 21
octobre 1798 contre les Français. Cette révolte est impitoyablement
réprimée par les troupes. Le calme revient et Bonaparte rétablit la
Napoléon et ses généraux en Egypte., Jean-Léon
situation en décrétant finalement une amnistie générale, non sans avoir
Gérôme fait couper bon nombre de têtes exhibées à la foule terrorisée et
canonner la Grande Mosquée du Caire.

En février 1799, Bonaparte se déplace en Syrie pour affronter les troupes ottomanes que le sultan a envoyées pour
attaquer les Français en Égypte. Le 10 février 1799, Bonaparte quitte le Caire avec son armée et bat les Turcs aux
combats d’El-Arich et de Gaza. Le 7 mars 1799, la ville de Jaffa est prise et pillée par les Français. Napoléon
ordonne l'exécution de quelque 2500 prisonniers turcs qui sont fusillés ou égorgés faute de munitions[17] . Par ce
Napoléon Ier 7

massacre, il espère impressionner ses adversaires. C’est à ce moment-là que la peste apparaît dans les rangs français.
Napoléon est favorable à l'euthanasie des soldats agonisants à l'aide de fortes doses d'opium (utilisé pour calmer la
douleur), mais son médecin Desgenettes s'y oppose énergiquement.
Le 19 mars 1799, Bonaparte met le siège devant Saint-Jean d’Acre. Le 13 avril 1799, les cavaliers de Junot mettent
en déroute les cavaliers ottomans à la bataille de Nazareth et le 16 avril 1799, Bonaparte et Kléber écrasent l’armée
turque de secours envoyée par le sultan pour libérer le siège de Saint-Jean d’Acre à la Bataille du Mont-Thabor. Bien
que victorieuse à cette bataille, le 16 avril 1799, l’expédition en Syrie sera décimée par la peste puis arrêtée à Acre.
De retour à Acre, Bonaparte essayera en vain, du 24 avril au 10 mai 1799, de prendre la ville. Le 17 mai 1799,
Bonaparte décide d’abandonner le siège et retourne en Égypte. Le 14 juin 1799, il arrive au Caire et, dans un
retournement de situation, bat les Turcs le 25 juillet 1799 à la bataille terrestre d'Aboukir.
La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte, qui n’a plus qu’une armée de terre
affaiblie, ayant perdu sa marine, abandonne le commandement de l’armée d’Égypte à Jean-Baptiste Kléber.

Retour à Paris, situation de la France


Il rentre discrètement en France le 23 août 1799 à bord de la frégate La Muiron, abandonnant au général Kléber une
armée diminuée et malade. Il débarque à Saint-Raphaël le 9 octobre 1799 après avoir miraculeusement échappé aux
escadres britanniques pendant les 47 jours de la traversée.
Sur le chemin qui le mène à Paris, il est acclamé par la population. Jean-Baptiste Kléber se révèle un excellent
administrateur et le 20 mars 1800, réalise l’exploit de vaincre les Turcs à la bataille d’Héliopolis. Cette victoire
permet à la France de conserver l’Égypte, mais Kléber meurt assassiné, le 14 juin 1800 au Caire, le jour où Napoléon
gagne de justesse la bataille de Marengo en Italie, grâce à la charge héroïque de Desaix, qui est tué lors de l’assaut,
trépassant ainsi le même jour que Kléber.
Le successeur de Kléber, le général Menou, capitule le 31 août 1801 devant les forces turco-britanniques après avoir
perdu 13500 hommes, principalement victimes des épidémies au cours des négociations de paix. Les soldats français
restants sont rapatriés sur les vaisseaux britanniques vers la France.

Le Consulat

Le coup d’État

Arrivé dans la capitale, le général s’entretient avec Talleyrand, homme


politique d’expérience et fin connaisseur des forces en jeu.
Le schéma du coup d’État du 18 brumaire (9 novembre 1799) prévoit les
opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l’armée
pour le maintien de l’ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de
déplacer les assemblées au château de Saint-Cloud sous le prétexte d’un péril
jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la
menace de la population parisienne.

L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les


révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs,
Buste de Bonaparte Premier Consul
mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l’unanimité ;
Bonaparte s’impatiente et décide d’intervenir.
Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours hué par les députés qui l’accusent de vouloir
instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l’assemblée. Mais il prend rapidement la situation en
main avec l’aide de son frère Lucien qui préside les Cinq-Cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les
députés qui veulent voter pour mettre hors-la-loi Bonaparte. Lucien retarde le vote et va chercher Murat, qui vient
Napoléon Ier 8

avec la troupe et met de l’ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour
justifier une intervention de l’armée.
Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues.
Bonaparte est de fait l’homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d’État parlementaire en un coup d’État
militaire.
Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et, dans la soirée du 19 Brumaire, les députés restent à
Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On
constate alors une volonté d’appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple.
Le 20 brumaire, les trois Consuls sont désignés : Bonaparte,
Sieyès et Ducos. C’est le début du Consulat. Roger Ducos est tout
acquis à Bonaparte, alors que Sieyès lui n’entend pas se résigner à
abandonner le pouvoir à Bonaparte seul. Il entend bien jouer un
rôle dans le gouvernement du Consulat. Pour contrecarrer son
encombrant collègue, Bonaparte, multipliant les provocations,
maintient aux portefeuilles ministériels les ennemis de Sieyès en
offrant les relations extérieures à Talleyrand et celui de la Police à
Fouché.

Le travail de rédaction de la Constitution est confié officiellement


à deux commissions législatives formées de députés des
Cinq-Cents et des Anciens. Mais en fait, c’est Sieyès qui va
proposer un projet. À l’examen, le projet s’avérera trop complexe,
voire irréaliste. En effet, il prévoit l’instauration d’un régime
démocratique fondé sur un pouvoir législatif fort représenté par
trois chambres. L’exécutif sera, quant à lui, réduit à une
magistrature à vie purement honorifique et à deux consuls aux
fonctions limitées.

Bonaparte profite des faiblesses de ce plan pour imposer son Bonaparte, Premier Consul, par Jean Auguste
propre projet et se débarrasser de son encombrant rival. Du 4 au 13 Dominique Ingres
décembre 1799, il réunit ainsi les deux commissions dans son
bureau pour élaborer le texte de la nouvelle constitution.
La Constitution de l’an VIII est adoptée en comité restreint le 13 décembre 1799. Elle s’inspire en partie du projet de
Sieyès, mais intègre les idées politiques de Napoléon Bonaparte, notamment concernant le pouvoir exécutif. Sieyès,
lui-même, sera chargé de désigner les trois consuls de la république : Bonaparte comme premier consul, puis
Jean-Jacques-Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun, comme 2e et 3e consuls de la République. Sieyès,
quant à lui, sera relégué au poste de président du Sénat.
« Lorsque je me mis à la tête des affaires, la France se trouvait dans le même état que Rome, lorsqu’on
déclarait qu’un dictateur était nécessaire pour sauver la République. »
— Bonaparte
Napoléon Ier 9

La Constitution
La Constitution de l’an VIII entre en vigueur le 25 décembre 1799. Bonaparte établit la Constitution sous des
apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront
qu’accentuer le caractère autocratique du pouvoir.
Le pouvoir législatif est divisé en trois assemblées (tricamérisme) :
• le Tribunat discute les lois sans les voter
• le Corps législatif (ou « Corps des muets ») adopte ou rejette les lois
• le Sénat conservateur est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution.
La préparation de la loi appartient à l'exécutif, par le biais du Conseil d’État, chargé de rédiger les textes législatifs.
Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi-directe (quelque peu fictive) sont
soigneusement organisés et contrôlés. Le consul corrige lui-même les résultats s’ils ne sont pas satisfaisants. Le
Consulat est une forme de despotisme éclairé, qui n'est pas étranger à l'expérience de Pasquale Paoli en Corse, dont
le jeune Bonaparte avait été un admirateur fervent.

Du Consul à l’Empereur

En 1800, Bonaparte attaque et vainc l’Autriche une nouvelle fois.


Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les
Autrichiens doivent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce
qui amène les Britanniques à signer la paix d’Amiens le 25 mars 1802
(4 germinal an X, contresignée deux jours plus tard). Si son pouvoir
était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses
suites consolident fortement la situation de Bonaparte.

Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l’attend rue


Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passe au grand galop. La
bombe explose trop tard et seules les vitres du véhicule sont soufflées.
Sur place, en revanche, c'est le carnage. On dénombre 22 morts et une
centaine de blessés. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à
prouver que l’attentat est l’œuvre des royalistes, alors que Bonaparte est
persuadé avoir affaire aux Jacobins. Le Premier Consul franchissant les Alpes au col
du Grand-Saint-Bernard par Jacques-Louis
En 1802 Bonaparte met en branle son grand dessein pour l'Amérique. David
Il s'agit pour lui, profitant de la paix d'Amiens qui permet la libre
circulation de la flotte française dans l'Atlantique, de développer la Louisiane, cet immense territoire qui s'étend sur
la rive droite du Mississippi et qui revient de droit à la France depuis la signature secrète du traité de San Ildefonso
en 1800.
Pour cela il lui faut une base d'opérations sûre. La colonie de Saint-Domingue est tout indiquée. De cette tête de pont
de la France dans le Nouveau-Monde, il pourra reprendre pied en douceur à la Nouvelle-Orléans sans brusquer le
jeune État américain qui verrait son expansion vers l'Ouest définitivement circonscrite au Mississippi.
Mais à Saint-Domingue, Toussaint Louverture est un obstacle à ce plan. Le général noir est Gouverneur général de la
colonie au nom de la France depuis 1797 et il est suspecté de connivences avec les États-Unis d'Amérique avec
lesquels, au mépris du principe de l'exclusif, il commerce ouvertement depuis que la prospérité est revenue.
D'ailleurs, l'année précédente il a fait voter par les grands planteurs, ses alliés objectifs, une constitution autonomiste
qui le proclame gouverneur général à vie et a eu l'outrecuidance de l'envoyer en France pour simple ratification, une
fois le fait accompli.
Cet acte de rébellion ouverte d'un chef de guerre réputé invincible et fermement accroché à son île tombe à pic pour
justifier l'importance des forces commises à l'expédition qui se prépare. Et la raison d'État, froide et impérieuse,
Napoléon Ier 10

justifie également le rétablissement de l'esclavage dans les colonies du Nouveau Monde car il va sans dire que la
grande Louisiane française devra se développer rapidement pour prendre de vitesse Anglais et Américains, ce qu'elle
ne saurait faire sans la main-d'œuvre servile qui a si bien fait ses preuves à Saint-Domingue.
Voilà pourquoi deux flottes font voile vers les Antilles, Leclerc, propre beau-frère de Bonaparte, vers
Saint-Domingue avec 20000 hommes et Richepanse vers la Guadeloupe avec 3400 hommes.
Ces chefs sont munis d'instructions secrètes fort explicites rédigées de la main même de Bonaparte. Ils doivent
prendre le contrôle militaire des deux colonies et désarmer les officiers indigènes avant de rétablir l'esclavage. Des
proclamations sont prêtes, en français et en créole, qui visent à rassurer les populations indigènes de l'attachement
personnel de Bonaparte à la liberté. Cette pléthore de précautions démontre que ce dernier avait compris que le
succès ou l'échec dépendrait du secret et les faits lui donnèrent raison.
Après une résistance acharnée de trois mois, le vieux Toussaint, trahi par ses officiers généraux habilement entrepris
par Leclerc, dépose les armes. Capturé et déporté en France, il y mourra quelques mois plus tard, au Fort de Joux
près de Pontarlier.
Leclerc peut passer à la deuxième phase du plan et désarmer les officiers de couleur mais Richepance à la
Guadeloupe a rétabli l'esclavage sans attendre et la nouvelle de cette trahison de la parole du Premier Consul fait
basculer Saint-Domingue dans l'insurrection. Le corps expéditionnaire, affaibli par une épidémie de fièvre jaune,
recule partout. Leclerc obtient bien près de 20000 hommes de renfort mais la maladie fauche un tiers des Européens
qui touchent ces rivages. Le général en chef succombe lui-même le 2 novembre 1802. Dos à la mer, les débris de son
armée seront bientôt contraints à la reddition par les soldats du général Dessalines qui proclamera l'indépendance de
l'ancienne colonie sous son ancien nom indien d'Haïti.
Le temps de l'Amérique française est déjà passé. En ce début 1803, la paix avec l'Angleterre vacille et l'océan
Atlantique est redevenu une mer hostile. Déclarant forfait, le 30 avril, Bonaparte solde la Louisiane aux États-Unis
pour quatre-vingt millions de francs. Le prisonnier de Sainte-Hélène tentera de s'exonérer de ce monstrueux gâchis
en prétendant, anachroniquement et fallacieusement[18] , avoir été contraint à l'usage de la force par les actes
séditieux de celui qui s'adressait à lui comme "le premier des noirs au premier des blancs".
Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse (qui met alors en place les institutions décentralisées
actuelles) et sur l’Allemagne, une dispute à propos de Malte sert de prétexte aux Britanniques pour déclarer une
nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l’opposition royaliste à Bonaparte. Des agents royalistes,
dont Pichegru, sont débarqués clandestinement en France et se mettent en rapport avec Georges Cadoudal et
Jean-Victor Moreau. Le complot est rapidement éventé et ses membres arrêtés. Pichegru meurt mystérieusement
étranglé dans sa cellule ; les autres sont jugés et condamnés. Cadoudal est exécuté, Moreau banni. Mais le complot
fait aussi une victime collatérale : le duc d’Enghien, prince Bourbon. Le Premier consul le fait enlever en territoire
étranger, juger sommairement par une commission militaire et exécuter, suite à des déclarations recueillies auprès de
Cadoudal après son arrestation et probablement mal interprétées. L’exécution qui se déroule à Vincennes ne suscite
pas d’autres protestations que celles du Royaume-Uni, de la Russie et de l’Autriche qui s’en tiennent à quelques
timides reproches. C'est cependant cet acte qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à
Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné
aux républicains, dans la mesure où le Premier consul réitère le geste des régicides, celui-ci se couronne Empereur le
2 décembre 1804.
À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il
s'agissait, initialement, de protéger la République. Le Consulat abattu, l’ordre se serait effondré avec lui. L'Empire,
lui, était une institution scellant la pérennité des valeurs républicaines. Napoléon Bonaparte pouvait mourir :
l'hérédité du titre était censée protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec,
en premier lieu, l'égalité, loin devant la liberté). C’est ainsi que les monnaies impériales portèrent, sans hypocrisie, la
mention « Napoléon Empereur - République française ».
Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialiste ».
Napoléon Ier 11

« La Révolution est fixée aux principes qui l'ont commencée : elle est finie[19]  »
— Bonaparte.

L’Empire

La symbolique impériale
Le sacre impérial, événement unique dans l’Histoire de France, représenté sur le tableau de Jacques-Louis David, Le
Sacre de Napoléon, est lourdement chargé en symboles. Le passage de la République à l’Empire nécessite la création
d’armoiries impériales, ainsi que la création d’objets symboliques destinés à établir une tradition auparavant
inexistante. Napoléon, qui se veut rassembleur, décide d’associer aux symboles de son règne les images qui ont pu
représenter auparavant la France, ainsi que les pouvoirs forts européens.
L’aigle est choisi en référence aux aigles romaines,
portées par les légions, mais il est également le
symbole de Charlemagne, l’aigle éployée. C’est
d’ailleurs une erreur de lecture qui donnera pour
symbole de l’Empire français un aigle aux ailes
déployées : en héraldique, éployée se dit des oiseaux et
des animaux chimériques représentés avec les ailes
étendues (un aigle à deux têtes aux ailes déployées en
est un bon exemple). La couleur rouge du manteau
impérial est une référence directe à la pourpre de
l’imperium romain. Napoléon se pose ainsi en héritier Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David – Cette scène montre
le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne
de l’Empire romain et de Charlemagne.
impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.
Les abeilles sont censées rappeler les Mérovingiens
(des broches les représentant ayant été retrouvées dans des tombeaux de cette époque), et leur disposition sur les
armoiries et le manteau impérial doit rappeler les fleurs de lys des Capétiens. La main de justice, utilisée par les
Capétiens lors des sacres royaux, doit faire apparaître que l'Empereur est l’héritier de leur pouvoir. Napoléon veut
montrer qu’il est le fondateur de la « quatrième dynastie », celle des Bonaparte, après les Mérovingiens, les
Carolingiens, et les Capétiens.

D’autres symboles utilisés pendant le sacre sont chargés de valeurs morales. Ainsi Napoléon tient-il un moment le
globe de Charlemagne ; il porte la couronne de ce même empereur (ces deux éléments ayant été forgés de toutes
pièces avant le sacre). Son épée et son sceptre sont dits « de Charlemagne » : ils ont été en réalité utilisés depuis
plusieurs siècles par les Valois puis les Bourbons lors de leurs sacres.
Napoléon Ier 12

Napoléon et l’Église

La signature du Concordat par le Premier consul en 1801 reconnaît le


catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus
comme religion d’État. Les prêtres reçoivent désormais un traitement de la
part de l’État. Afin de montrer sa puissance, Napoléon ne va pas se faire
sacrer à Rome, comme autrefois Charlemagne et les empereurs germaniques
(jusqu'au XVe siècle) ; c'est le pape que l’on fera venir à Paris.

Napoléon l’accueille en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse,


voulant faire croire au caractère fortuit de la rencontre. Napoléon offensera le
Souverain Pontife en lui prenant des mains la couronne de l’impératrice, mais
surtout en se couronnant lui-même.
Le rapprochement entre Napoléon et l’Église est le fruit d’un calcul politique
de la part de l'Empereur. Au-delà de la valeur morale qu’a pu avoir un sacre
religieux aux yeux des catholiques, de la valeur symbolique d’un Napoléon se fait couronner roi d’Italie le
couronnement pontifical rappelant le sacre des empereurs germaniques, 26 mai 1805 à Milan

Napoléon se place à l’égal, voire au-dessus des rois européens comme


successeur de Charlemagne et des empereurs de la Rome antique. La présence du pape au sacre donne une
dimension morale et légitime supplémentaire à l’Empire.

Celui-ci n’est plus simplement le fruit d’une révolution, c’est un couronnement divin comme celui des autres
souverains européens mais qu’aucun d’eux ne peut égaler. Napoléon se place au même niveau que le souverain du
Saint-Empire romain germanique avant de le dépasser pour devenir l'unique Empereur en Europe. François II l'avait
d'ailleurs bien compris puisqu'après la proclamation de l'Empire français, il décrète que l'Autriche, alors archiduché,
devient aussi un Empire.
La présence du pape est donc davantage un message aux pays européens qu’une profession de foi catholique de la
part de Napoléon.
Napoléon, d’ailleurs peu sensible au sort du pape, le retient plus tard prisonnier à Fontainebleau. Dans l’idée
d’affirmer la puissance de la France dans le domaine spirituel, il envisagea même de transférer la résidence du pape
de Rome à Paris, avant d’abandonner cette idée.
À la fin de sa vie, Napoléon reçevra l'extrême-onction des mains de l'abbé Jean-François de Kermagnan.
Napoléon Ier 13

L’Empire victorieux

En 1804, l’heure n’est donc pas encore aux vastes


conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul
moyen d’obtenir une paix définitive est de neutraliser le
Royaume-Uni, Napoléon met au point, avec l’amiral
Latouche-Tréville (qui mourra avant d’avoir pu
l’exécuter), un plan visant à l’invasion du
Royaume-Uni. Cette ambition sombre définitivement à
la bataille de Trafalgar, où la flotte franco-espagnole
commandée par l’amiral de Villeneuve est détruite par
celle de l’amiral Nelson. Le Royaume-Uni y gagne la
domination des mers pour le siècle à venir.

En 1805, la Troisième coalition se forme en Europe


Première distribution de la Légion d'honneur instituée par l'empereur
contre Napoléon. L’Empereur qui, à Boulogne,
le 14 juillet 1804 dans la chapelle des Invalides d'après le peintre
supervisait les préparatifs en vue de l’invasion du Jean-Baptiste Debret
Royaume-Uni, doit faire face à une guerre soudaine, et
à l’autre bout de l’Europe. Il mène une offensive
immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à
marche forcée, et s’assure une brillante victoire contre
l’Autriche et la Russie à la bataille d’Austerlitz, dite «
bataille des Trois-Empereurs ».

En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit. La


campagne que mène Napoléon (« l’Esprit en marche »,
selon Hegel) est impressionnante de rapidité : il balaie
l’armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la Napoléon à la bataille d'Austerlitz par François Gérard
victoire de Davout à Auerstaedt où, avec 30000
hommes, le Maréchal Davout bat les 63500 Prussiens qui l'assaillent). L’année suivante, Napoléon traverse la
Pologne, remporte une victoire sur les Russes à Friedland et finit par signer, à Tilsit, au milieu du Niémen, au cours
d'une entrevue dont la mise en scène est conçue pour frapper les esprits, un traité avec le tsar Alexandre Ier, qui
divise l’Europe entre les deux puissances.

Pourtant formé dans les écoles et par les maîtres de l’Ancien Régime, officier de l’armée royale, Napoléon brise les
anciennes conceptions militaires. Il ne s’agit plus pour lui de livrer une guerre de siège à l’aide de 30 à 50000
hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100000 hommes s’il le faut. Son objectif n'est pas
de rester maître du champ de bataille, mais d’anéantir l’ennemi.
En 1808, Napoléon crée la noblesse d’Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront des titres de comte
d’Empire, prince de Neuchâtel, duc d’Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d’Elchingen, roi de
Naples.
Du 27 septembre au 14 octobre 1808, Napoléon donne rendez-vous à Alexandre Ier à Erfurt, pour un nouveau traité,
afin qu’ils s’unissent contre l’Autriche qui menace de redéclarer la guerre à la France. Le tsar refuse en préférant que
ce traité soit établi dans le but de renouveler l’alliance qui s’était forgée entre eux l’année précédente à Tilsit ; cela
permet en fait à Napoléon de s’assurer encore plus longtemps de la fidélité d’Alexandre. Mais c'est un échec car
l'empereur s'aperçoit bientôt de la trahison de Talleyrand, qui avait approché le tsar en lui conseillant de résister à
Napoléon, même s'il était séduit.
Napoléon Ier 14

Campagnes de la péninsule Ibérique et d’Autriche


En réponse à la l’attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tente d’imposer le
Blocus continental, qui vise à asphyxier l’industrie britannique. Le Portugal, vieil allié des Britanniques, refuse de
signer ce traité. Napoléon recherche donc l’aide de l’Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l’Espagne
et y installe son frère Joseph Bonaparte comme roi. Le Portugal est également envahi, mais trois campagnes (1808,
1810, 1811), menées notamment par le général Junot et le maréchal Masséna ne viennent pas à bout de la résistance
anglo-portugaise ; le roi Jean VI de Portugal, la cour et le gouvernement portugais déménagent à Rio de Janeiro et le
Brésil devient le siège du royaume jusqu'à 1821. Une partie de la population espagnole se soulève contre les
Français. Bientôt, l'infanterie britannique commandée par le futur duc de Wellington, après avoir débarquée au
Portugal en 1808, prend pied en Espagne. Avec l’aide des nationalistes espagnols, elle pousse peu à peu l’armée
française hors de la péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l’armée française sont engagées en
Espagne, l’Autriche attaque une nouvelle fois la France en Allemagne et elle est finalement vaincue lors de la bataille
de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon et ami de Napoléon, périt à la bataille d'Essling.
Quelques mois plus tard, le 2 avril 1810, Napoléon épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, qui, le 20 mars
1811, lui donnera un fils ; cet enfant sera titré roi de Rome et nommé « Napoléon II ».
Le « Grand Empire » compte alors 130 départements, qui vont d’Amsterdam à Rome, et une population de 70
millions d’habitants (dont 30 seulement sont français), cela sans compter plusieurs états vassaux (royaume d'Italie,
Naples, Confédération germanique, etc.) L’Empire est à son apogée.

Campagnes de Russie et d’Allemagne

Alexandre Ier, poussé par la noblesse russe


acquise aux Britanniques, refuse de coopérer avec
Napoléon pour porter le coup final au
Royaume-Uni. Napoléon, croyant la guerre
inévitable, envahit la Russie en 1812. La Grande
Armée, grossie de contingents italiens, allemands
et autrichiens, devient gigantesque : ce sont
600000 hommes qui franchissent le Niémen.

Les Russes, dirigés par Koutousov, appliquent la


stratégie de la terre brûlée, reculant sans cesse
devant les troupes françaises. La bataille de la
Moskowa, le 12 septembre, est indécise. Bien que
les Russes abandonnent le terrain, les pertes sont
presque équivalentes dans les deux camps.

Dès le lendemain de l’entrée des troupes


françaises dans leur capitale, les Russes incendient
L’Empire napoléonien à son apogée en 1811     Empire français     États
la ville. Napoléon, espérant une démarche de la vassaux     Alliés de l'Empire
part d’Alexandre, s'attarde à Moscou. Lorsqu'il
donne le signal de la retraite, l'hiver est dangereusement proche. La Grande Armée entame une course désespérée
vers l’Allemagne à travers les régions dévastées qu’elle a parcouru à l’aller. Le froid, la neige et les cosaques
provoquent d'effroyables pertes. Des 600000 hommes qui
Napoléon Ier 15

entrèrent en campagne, seuls quelques dizaines de milliers


franchissent la Bérézina. La Grande Armée est détruite.
Encouragés par ce dramatique échec, les rois reprennent les armes
contre la France. Malgré deux victoires remportées en Allemagne
(Bautzen et Lutzen), une partie de ses alliés allemands trahit
Napoléon sur le champ de bataille même de la bataille de Leipzig,
aussi appelée « Bataille des nations », qui voit s’opposer 180000
Français à 300000 alliés (russes, autrichiens, prussiens, suédois).
La défaite subie ce jour là est décisive. Le maréchal Poniatowski,
prince polonais et neveu de Stanislas II, dernier roi de Pologne, y
perd la vie en tentant de traverser l’Elster avec ses hommes. On
dénombre 100000 morts et blessés.

Napoléon dans son cabinet de travail peint par David


(1812)

La campagne de France

En 1814 se forme une alliance entre le Royaume-Uni, la Russie, la


Prusse et l’Autriche. Malgré une série d'incroyables victoires (batailles
de Champaubert, Montmirail, ...) remportées par Napoléon à la tête
d’une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »),
Paris tombe le 31 mars et les maréchaux forcent l'Empereur à abdiquer.
L’intention de Napoléon était de le faire en faveur de son fils
(Napoléon II), mais les puissances alliées exigent une abdication
inconditionnelle.

Napoléon, qui pense que les alliés vont le séparer de l’impératrice


Marie-Louise d'Autriche et de son fils le roi de Rome, prend, dans la
nuit du 12 au 13 avril, une dose de poison qui doit lui permettre de se
suicider. On a longtemps cru qu'il s'agissait d’opium dans un peu d’eau
mais il semblerait que ce ne soit pas le cas [20] . Les troubles et la
nature du malaise de Napoléon ne correspondent pas à une intoxication
par l'opium. S'il choisit cette façon de mourir, c'est qu'il pense que son
Statue équestre de Napoléon Ier à Cherbourg
corps sera par la suite exposé aux Français : il veut que sa garde
reconnaisse le visage calme qu’elle lui a toujours connu au milieu des
batailles.
Napoléon Ier 16

En plein malaise, l’Empereur se plaint du lent effet de la substance qu’il


a avalée. Il déclare à Armand de Caulaincourt : « Qu’on a de peine à
mourir, qu’on est malheureux d’avoir une constitution qui repousse la
fin d’une vie qu’il me tarde tant de voir finir ! ». Les nausées de
Napoléon sont de plus en plus violentes, il se met à vomir. À la venue
du docteur Yvan, Napoléon lui demande une dose de poison
supplémentaire mais le docteur refuse, en disant qu’il n’est pas un
assassin et qu’il ne fera jamais une chose allant à l'encontre de sa
conscience. Le docteur a lui-même une crise de nerfs, s'enfuit à cheval,
Acte de la première abdication, 12 avril 1814.
et personne ne le revoit plus.

L’agonie de l’Empereur se poursuit, Caulaincourt sort de la pièce pour demander au valet de chambre et au service
intérieur de garder le silence. Napoléon rappelle Caulaincourt en lui disant qu’il préfère mourir plutôt que de signer
le traité. Les effets du poison se dissipent et l’Empereur peut reprendre ses activités normales[21] .
Il est, par la suite, déchu par le Sénat le 3 avril et exilé à l’île d’Elbe, selon le Traité de Fontainebleau signé le 11
avril, conservant le titre d’Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.

Les Cent-Jours
En France, Louis XVIII écarte « Napoléon II » et prend le pouvoir. Napoléon s’inquiète du sort de sa femme et
surtout de son fils qui est aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refuse bientôt de lui verser la
pension promise et des rumeurs circulent quant à sa déportation vers une petite île de l’océan Atlantique sud.
Napoléon décide donc de retourner sur le continent pour reprendre le pouvoir.

La Route Napoléon et le « Vol de l’Aigle »


• 1er mars 1815 : Débarqués à Golfe-Juan, Napoléon et sa petite troupe gagnent Cannes où ils arrivent tard et d’où
ils repartent tôt.
• 2 mars : Voulant éviter la voie du Rhône qu’il sait hostile, Napoléon fait prendre alors la route de Grasse pour
gagner, par les Alpes, la vallée de la Durance. Au-delà de Grasse, la colonne s’engage dans de mauvais chemins
muletiers et s’arrête à Saint-Vallier, Escragnolles, et Séranon.
• 3 mars : Après une nuit de repos, la troupe gagne Castellane ; dans l’après-midi, elle atteint Barrême.
• 4 mars : Napoléon trouve à Digne la route carrossable et fait étape le soir au château de Malijai, attendant avec
impatience des nouvelles de Sisteron dont la citadelle, commandant le passage étroit de la Durance, peut lui barrer
la route.
• 5 mars : Sisteron n’est pas gardée et Napoléon y déjeune, puis quitte la localité dans une atmosphère de sympathie
naissante. Le soir, il arrive à Gap et y reçoit un accueil enthousiaste.
• 6 mars : Il couche à Corps.
• 7 mars : Il gagne la Mure, puis trouve en face de lui, à Laffrey, des troupes envoyées de Grenoble. C’est ici que se
situe l’épisode fameux que commémore aujourd’hui un monument dans la « prairie de la Rencontre ». Le soir
même, Napoléon fait son entrée à Grenoble aux cris de « Vive l’Empereur ».
Les armées envoyées pour l’arrêter l’accueillent en héros partout sur la route qui porte aujourd'hui son nom. Le
maréchal Ney, qui avait juré à Louis XVIII de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer, s’incline devant son
ancien souverain, ce qui lui vaudra d’être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration.
Napoléon arrive sans coup férir à Paris. Cette montée à Paris est connue comme le « Vol de l’Aigle », inspiré des
paroles de Napoléon : « L’Aigle volera de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame ». En 1932, la Route
Napoléon sera inaugurée entre Golfe-Juan et Grenoble. Des aigles volants jalonnent ce parcours.
Napoléon Ier 17

Le retour au pouvoir et la défaite finale

La fuite de Louis XVIII et le retour de Napoléon aux Tuileries le 20


mars 1815 marquent le début de la période dite des Cent-Jours.
Napoléon fait établir l’Acte additionnel aux Constitutions de l’Empire
(22 avril), connu aussi sous le nom de Charte de 1815. Une Chambre
des représentants est élue.
Sur le plan international, Napoléon affirme ses volontés pacifiques,
mais les alliés n’acceptent pas ce retour et reprennent les armes contre
la France. L’armée napoléonienne est finalement défaite à la bataille de
Waterloo le 18 juin 1815. La jonction des armées prussiennes et HMS Northumberland (1798)
britanniques, que ne peut empêcher le maréchal Grouchy, a raison des
troupes impériales.

Le retour de Napoléon et sa défaite finale rendent encore plus précaire la situation internationale de la France.
Celle-ci est traitée plus durement par les alliés en 1815 que lors des traités de Vienne. Napoléon laisse en effet une
France exsangue. Démographiquement, elle a perdu environ 1700000 hommes depuis 1792, dont la majorité pendant
les guerres napoléoniennes. Elle est économiquement ruinée. Ses ports et ses arsenaux le sont également. Le pays a
perdu toutes les colonies qui lui restaient de l’Ancien Régime. Son influence internationale, mise en place depuis
Richelieu et Louis XIV, est réduite à néant. Le territoire national est ramené à une étendue moindre que sous Louis
XVI. La Sarre et les villes de Marienbourg, Philippeville et Landau, acquises sous Louis XIV, sont cédées aux
coalisés. De plus ce territoire est occupé, et le pays doit payer une lourde indemnité de guerre pour l’entretien des
troupes étrangères établies sur son sol.

Lorsque Napoléon quitte la France, il n’est pas regretté. C’est à Sainte-Hélène que va se forger sa légende.
Demandant l'asile au « plus constant de ses ennemis », l'Angleterre, il est d'abord pris en charge par le Bellérophon,
puis transféré le 7 août 1815 sur le Northumberland qui le déposera à Sainte-Hélène.
On ne lui donne pas l'occasion de poser le pied en Angleterre, les officiers britanniques voulant absolument éviter
que Napoléon puisse demander le droit d'asile en invoquant l'Habeas Corpus.
Par ailleurs, les britanniques, qui n'ont jamais officiellement reconnu l'Empire, affectent d'appeler Napoléon
« général Bonaparte », ce qui met l'Empereur hors de lui.

Exil à Sainte-Hélène et mort


Napoléon est déporté et emprisonné par les
Britanniques sur l’île Sainte-Hélène, commandée
d'abord par l'amiral Cockburn puis par Sir Hudson
Lowe. L'Empereur est accompagné d'une petite
troupe de fidèles, parmi lesquels le Grand
Maréchal du palais Bertrand, le comte de Las
Cases, le général Montholon, et le général
Gourgaud. Il se consacre à l’écriture de ses
mémoires qu'il dicte à Las Cases.

Il essaye aussi d’apprendre l’anglais ; il reçoit


plusieurs visiteurs de passage à Sainte-Hélène, qui
est alors une escale importante pour tout navire
Napoléon à Sainte-Hélène.
Napoléon Ier 18

contournant l'Afrique. Une fois installé à Longwood, il évite de sortir car Lowe a donné l’ordre que l’empereur doit
être partout sous garde.
Napoléon tombe progressivement malade et s’affaiblit. Dans la seconde moitié du mois d’avril 1821, il écrit
lui-même ses dernières volontés et plusieurs codicilles, une quarantaine de pages au total. Ses derniers mots sont : «
France, armée, Joséphine », ou, selon les mémoires de Sainte-Hélène : « tête… armée… Mon Dieu ! ». Nerval, dans
son poème À la mort de l’Exilé, note : « Les dernières paroles de Napoléon mourant furent : « Mon Dieu et la nation
française… française… mon fils… tête armée ». On ne sait ce que signifiaient ces mots. », et une version courante
affirme qu’il aurait dit en fait : « tête d’armée », ce qui est bien moins énigmatique.
Napoléon meurt un samedi, le 5 mai 1821, « à 17 heures et 49 minutes », rendant ainsi « le plus puissant souffle de
vie qui eut jamais agité l'argile humaine » (Chateaubriand). Cependant, les causes de sa mort ont fait l'objet de
controverses ; officiellement les médecins ont conclu à une mort des suites d'un cancer de l'estomac, mais
l'hypothèse fut avancée d'un empoisonnement à l'arsenic.
Hudson Lowe, geôlier de Napoléon à Sainte-Hélène, devant son lit de mort, déclara :
« Messieurs, c’était le plus grand ennemi de l’Angleterre, c’était aussi le mien. Mais je lui pardonne tout. À la
mort d’un si grand homme, on ne doit éprouver que tristesse et profond regret. »

Retour de ses cendres en France (1840)


Napoléon demanda à être enterré sur les bords de la Seine, auprès du peuple français qu’il avait tant aimé, mais
lorsqu’il mourut en 1821 il fut inhumé à Sainte-Hélène.
Dix-neuf ans après la mort de Napoléon, le roi
Louis-Philippe Ier put obtenir du Royaume-Uni la
restitution des cendres de Napoléon. L’exhumation du
corps eut lieu le 15 octobre 1840. Son corps fut rapatrié
triomphalement à Paris et enterré aux Invalides, dans «
un grand sarcophage (...) de porphyre rouge – en fait du
quartzite aventuriné de Finlande, proche du porphyre –,
posé sur un socle de granit vert des Vosges »[22] ,[23] .
Le socle en marbre noir provient de la carrière de
marbre de Sainte-Luce (Isère). Le transport de ce bloc
de 5.5 mètres de long, 1.20 mètre de large et 0.65 mètre
d'épaisseur, ne se fit pas sans peine[24] .
Tombeau de Napoléon aux Invalides
Après 1854, l’Empereur Napoléon III négocia avec le
gouvernement britannique l’achat de Longwood House et de la vallée du Tombeau (Sainte-Hélène), qui devinrent
propriétés françaises en 1858 et sont gérées depuis par le ministère des Affaires étrangères.

État de santé de Napoléon


Si la mort de Napoléon a mis en avant les problème de santé dont il souffrait durant son exil à Sainte Hélène, toute sa
vie cependant fut marqué par des désordres pathologiques plus ou moins graves.
Lors de son autopsie on mesura sa taille qui était de 5 pieds, 2 pouces, 4 lignes ce qui correspond à 1,687[25] m. De
constitution robuste et endurante, il pouvait monter plusieurs heures à cheval sans éprouver de fatigue[26] . Le
général Bonaparte apparaît dans sa jeunesse maigre et élancé, les années venant il s'empâte devenant presque obèse à
l'époque de son exil.
En 1785, il souffre de fièvre alors qu'il se trouve à Auxonne comme lieutenant[27] . À partir de 1786, il est atteint de
paludisme et soufre de fièvre par crises intermittentes jusqu'en 1796[28] ,[29] , En 1793, il contracte la gale lors du
siège de Toulon dont il garde des séquelles durant toute sa vie, l'obligeant à prendre des bains pour calmer des
Napoléon Ier 19

démangeaisons[30] . Talleyrand et la comédienne Mademoiselle George ont été témoins de crises qui furent
assimilées à l'épilepsie[31]
Il souffre principalement de problèmes abdominaux dont une douleur chronique au côté droit, et hépatiques, ainsi
que de dysurie dont l'aggravation est constatée lors de la campagne de Russie[32] . Napoléon ne portait pas la main
dans son gilet pour soulager une douleur à l'estomac[33] . Ce geste rencontré dans les portraits officiels, était une
posture inspirée de l'attitude oratoire du philosophe Eschine, et que l'on retrouve dans d'autres portraits du
XVIIIe siècle[34] .

Controverses sur sa mort


La cause officielle du décès de Napoléon était un cancer de l’estomac. Mais si l’Empereur montrait un certain
embonpoint au moment de sa mort (75.5 kg pour 1.67 m, « surpoids » pouvant engendrer des risques médicaux non
négligeables), certains chercheurs[Qui ?] ont observé les pantalons qu’il mettait à l’époque et constaté qu’au cours des
5 derniers mois de son existence, il avait perdu près de 11 kg.
En 1955, le journal de Louis Marchand, le valet de Napoléon, fut publié. Il décrit les derniers mois de Napoléon
jusqu’à sa mort et Sven Forshufvud conclut à sa lecture que l'Empereur fut victime d’un empoisonnement à long
terme à l’arsenic, qui l’aurait suffisamment affaibli pour que les traitements médicaux de l’époque puissent
l’achever[35] .
Pascal Kintz, de l’institut légal de Strasbourg, fit en 2001 une étude du niveau d’arsenic trouvé dans les cheveux de
Napoléon après sa mort, de 7 à 38 fois le niveau normal, mais il ne conclut pas que cela soit le résultat d'un
empoisonnement[36] ; les analyses du magazine Science & vie montrent que des concentrations similaires d’arsenic
peuvent être trouvées dans des échantillons prélevés en 1805, 1814 et 1821.
Des études françaises ont montré que Napoléon plongeait quotidiennement ses cheveux dans des bains d’arsenic car
la croyance populaire voulait que l’arsenic prolonge la vie et l’éclat de la chevelure, ce qui expliquerait le taux
anormalement élevé d’arsenic retrouvé dans ses cheveux.
Une analyse des mèches de cheveux de sources variées permet de reconstituer un histogramme détaillé du contenu
d'arsenic dans le corps de Napoléon. La concentration est le plus souvent basse puis de temps en temps une
concentration très forte apparaît, indiquant qu'une dose forte d'arsenic aurait été absorbée. Toutefois les cheveux
étudiés ayant été prélevés sans le bulbe, il est impossible d'affirmer avec certitude que ce soit les vrais cheveux de
Napoléon[37] .
En revanche, la thèse d'empoisonnement est rendue difficilement soutenable suite à une étude clinico-pathologique le
12 janvier 2007 menée par des chercheurs suisses, américains et canadiens de l'université de Bâle et publiée dans la
revue Nature Clinical Practice Gastroenterology and Hepatology, selon laquelle l'Empereur aurait été emporté par
un cancer gastrique avancé avec envahissement des ganglions lymphatiques[38] . Leurs travaux, se fondant sur les
rapports des médecins présents à Sainte-Hélène, indiquent que son cancer serait survenu sur fond d'inflammation
chronique de l'estomac causé par un micro-organisme, et non pas sur fond de prédisposition familiale. Toujours
selon les descriptions contemporaines, la paroi de l'estomac présentait une lésion d'environ dix centimètres.
En mai 2009, Arne Sørensen, néphrologue danois à la retraite, publie Napoleons Nyrer (Les Reins de Napoléon),
livre dans lequel il affirme que Napoléon serait décédé des suites d'« insuffisances et intoxications rénales[39] ».

L’héritage napoléonien
Fin 1799, l’état de la France est catastrophique. L’anarchie administrative règne, les impôts n’arrivent pas aux caisses
de l’État, le brigandage s’est développé, les routes sont défoncées, les régions frontalières dévastées à cause de la
guerre, le commerce est au plus mal, l’industrie (notamment celle de la soie à Lyon) ruinée, le chômage fait une
percée, le prix du pain est trop élevé pour les ouvriers, les hôpitaux ne marchent pas… C’est le moment que
Bonaparte, qui est à l’époque encore un général révolutionnaire, choisit pour abandonner son armée en Égypte et
Napoléon Ier 20

monter à Paris, fomenter un coup d’État, le 10 novembre 1799. Entouré d’une auréole de prestige (il vient de sortir
vainqueur de la campagne d’Italie et la campagne d’Égypte est, pour le moment, encore une réussite), il ne trouve que
peu de résistance et l’opinion publique ne le désavoue pas. Mais les républicains sont inquiets : Napoléon incarne-t-il
l'avènement définitif des valeurs de la Révolution, ou promet-il, au contraire, la destruction de la pensée
révolutionnaire ? On peut considérer aujourd'hui que Napoléon solidifiera à plus d'un titre l’héritage de la Révolution
; s'il en finit avec la République et arrête le mouvement révolutionnaire, il restera fidèle aux principes de la
Révolution qu'il cherchera à exporter à l'échelle européenne voire mondiale. Le Consulat, en somme, objective ce
mouvement.
Le Consul Napoléon Bonaparte, grâce à une série de mesures, permet à la révolution de s’installer dans le temps.
Bonaparte va d'abord s'employer à créer des institutions neuves, lesquelles perdureront jusqu'à nos jours. La nouvelle
constitution qu’il fait rédiger renforce le pouvoir exécutif au détriment du pouvoir législatif, crée une administration
centralisée, organisée en directions et ministères (dont le nouveau ministère de l’Intérieur, confié à Fouché)
spécialisés et uniformisés. Il garde les divisions administratives créées lors de la Révolution. Ces institutions solides
permettent un renforcement de l’autorité de l’État, font revivre le pays et éloignent un peu plus le risque de retour à
l’Ancien Régime. Les caisses de l’État sont renflouées, Napoléon décide également de fonder des villes nouvelles
comme La Roche-sur-Yon ou Pontivy
Ensuite, Napoléon Bonaparte s’inscrit dans la lignée de la Révolution. Après le coup d’État, les institutions changent,
mais la majorité des personnes qui vont occuper des postes étaient déjà en place lors du Directoire : dans les
assemblées créées par la Constitution de l'an X, la plupart des sénateurs, tribuns ou membres du Conseil d’État
avaient déjà des postes à responsabilité sous le régime précédent, les préfets sont choisis dans les assemblées
révolutionnaires… Cela permet à Bonaparte de mieux contrôler l’opposition. Les réformes qu’il met en place sont la
suite logique de celles déjà entreprises sous la Révolution. Les réformes financières et commerciales qui lui sont
attribuées ont, pour une partie d’entre elles, été imaginées par les membres du Directoire.
Ceux-ci avaient déjà tenté le Blocus continental que Napoléon mettra en œuvre contre le Royaume-Uni en 1806.
Même certaines techniques de guerre utilisées par Napoléon et dont il est considéré comme l’inventeur avaient déjà
été mises en application sous la Révolution. La rédaction d’un Code civil français elle-même avait déjà été entreprise
sous la Révolution. De plus, il stabilise le paysage politique en pacifiant le pays et garantit ainsi l’inscription dans la
durée de son gouvernement. La paix signée avec les royalistes Vendéens, dès décembre 1799, marque un grand pas
en avant dans l’apaisement du pays, aucun gouvernement auparavant n’avait réussi à l’obtenir.
La signature du Concordat en 1801 permet à Napoléon de s’assurer le soutien de beaucoup de catholiques qui étaient
hésitants jusqu’alors, et les royalistes en perdent autant, l’une des raisons fondamentales de l’appui de la population à
ce mouvement étant le caractère anti-catholique de la Révolution. Ce Concordat, qui n’instaure pas le catholicisme
comme religion dominante et qui aurait pu être vu comme une volonté de retour à l’Ancien Régime, permet à
Bonaparte d’obtenir une nouvelle légitimité et d’asseoir un peu plus son autorité. Le Concordat maintient la vente des
biens nationaux. Grâce à ces deux traités, Bonaparte neutralise l’opposition royaliste et semble s’inscrire dans
l’héritage révolutionnaire.
Finalement, le Code civil français est un ouvrage révolutionnaire. Commencé en 1800 et publié finalement en 1804,
il remplace tout le droit antérieur, et conserve la méritocratie, l’impôt égalitaire, la conscription, la liberté d’entreprise
et de concurrence ainsi que de travail, consacre la disparition de l’aristocratie féodale, et en principe l’égalité devant
la Loi. En conservant et en inscrivant dans le Code tous ces acquis de la Révolution, Bonaparte leur permit de
traverser les régimes et rassura une grande partie de la population.
Mais Napoléon a aussi supprimé bon nombre d’acquis révolutionnaires. Tout d’abord, les cultes révolutionnaires sont
abolis. Les libertés d’expression, de réunion, de circulation et de presse sont supprimées au profit d’un état autoritaire
et d’une surveillance très accrue de la population, orchestrée par Fouché. L’égalité proclamée dans le Code civil n’est
pas respectée : la femme dépend de son mari ; les patrons ont un très grand pouvoir sur les ouvriers, le livret ouvrier
les réduisant à être des quasi-serfs ; l’esclavage est rétabli dans les colonies ; les fonctionnaires sont privilégiés en
Napoléon Ier 21

matière de Justice… Ensuite, l’instauration des préfets, qui sont l’équivalent des intendants, la création du conseil
d’État, équivalent du conseil du roi, d’une nouvelle noblesse basée sur la notabilité, les faux plébiscites organisés
(des votes sont inventés, il n’y a pas de secret de vote, on ratifie un fait déjà accompli…) font redouter le pire aux
jacobins. Le spectre du retour à la monarchie les hante.
Finalement, en devenant tour à tour premier consul, consul à vie puis empereur, il en finit avec la République. La
faveur publique lui permet de rédiger la Constitution de l’an VIII, qui lui donne la réalité des pouvoirs et surtout ne
fait pas mention de la souveraineté nationale. Cette constitution divise le pouvoir législatif, qui à partir de ce
moment, perdra toute influence. C’est au cours de l’an X que s’est opérée la transformation du régime encore
républicain en un despotisme auquel ne manquait qu’une couronne. Le poste de premier consul à vie sonne le glas de
la République. Ces changements de régime permettent surtout à Napoléon d’être de moins en moins dépendant de ses
succès ou échecs et lui donnent une autre dimension vis-à-vis des autres dirigeants européens. Napoléon a donc aussi
supprimé bon nombre d’acquis révolutionnaires.
Napoléon arrête le mouvement révolutionnaire mais non la Révolution. En obtenant la confiance des bourgeois
(grâce à la vente des biens nationaux, à la paix maritime et continentale, à la création d’une noblesse
méritocratique…), grâce au prestige de grandes victoires (Marengo 1800), à la bonne résolution des crises telle celle
de 1802 (disette et chômage), Napoléon obtient le soutien populaire et s’affranchit peu à peu du processus
révolutionnaire, qui ne lui est plus nécessaire. Au fil des années, alors que sa popularité ne va cesser de croître, il va
monter en puissance et s’éloigner de la République. En 1804, après divers complots visant son assassinat et la reprise
des hostilités avec le Royaume-Uni, il est perçu comme le seul rempart face aux ennemis de la Révolution, et la
question de l’hérédité devient un sujet de préoccupations. Il en profite pour se faire sacrer Empereur (ou plutôt, se
sacrer). Ce qui pourrait être vu comme l’aboutissement du projet d’un tyran ne l’est pas. En effet, lors du sacre,
Napoléon déclare être dans la continuité de la révolution, et est soutenu par les révolutionnaires eux-mêmes, malgré
la fin du processus révolutionnaire.
Les guerres impériales ont perpétué la Révolution. Dans tous les pays conquis, Napoléon Ier impose le Code civil et
par conséquent toutes les notions révolutionnaires qui en font partie. Il est considéré dans un premier temps comme
le libérateur de l’Europe. Mais à partir de la Quatrième coalition, qui commence en 1806, le but de ces guerres ne
sera plus la propagation des idées révolutionnaires. Malgré la défaite napoléonienne de 1815, les idées de liberté et
d’égalité resteront fermement implantées dans les pays qui avaient été conquis, et de nombreux bouleversements au
fil du XIXe siècle en découleront.
Grâce à la modernisation des institutions françaises et européennes, à la pacification du pays, à ses victoires
militaires et la conquête de la majeure partie de l’Europe, Napoléon a permis l’expansion et la perpétuation de la
Révolution. Ainsi, malgré les nombreux changements de régime lors du XIXe siècle, le Code civil français restera en
vigueur dans l’Europe entière, et les nombreux principes révolutionnaires qu’il contient. Napoléon est donc plus le
continuateur que l’assassin de la révolution, malgré l’impasse qu’il fit sur la République. En supprimant les cultes
révolutionnaires et autres acquis révolutionnaires qui mettaient en danger l’œuvre de la révolution elle-même, il
permit aux autres de traverser les époques.

Rétablissement de l'esclavage
Napoléon n’est pas esclavagiste comme le prouve pendant sa jeunesse, et jusqu'en 1789 au moins, sa passion pour les
ouvrages de l’Abbé Raynal. Toutefois, la première abolition de l'esclavage, dans les colonies le 4 février 1794 et ses
conséquences économiques et politiques néfastes amènent le Premier consul à se saisir du problème. Dès leurs
entrées en fonction, les trois Consuls assurent aux anciens esclaves que la liberté qui leur a été accordée par la
Convention sera respectée. C'est le cas jusqu’en 1802. Car, à la signature du Traité d'Amiens le 25 mars 1802,
l’Angleterre doit rendre à la France les îles occupées. Parmi celles-ci se trouvent notamment Sainte-Lucie et la
Martinique qui n’ont pas bénéficié de la loi sur l'abolition de l’esclavage. Face à cet imbroglio, le pouvoir en place se
décide au statu quo : les îles où il n’y a plus d'esclavage resteront libres, par contre celles occupées jusque là par
Napoléon Ier 22

l'Angleterre conserveront les lois existantes. Une commission composée de Cambacérès et de trois conseillers d'État
Dupuis, Régnault de St Jean d’Angély et de l'amiral Bruix travaille sur un projet qui allait dans le sens désiré par
Bonaparte. Mais il apparaît difficile de faire cohabiter deux principes opposés dans le même projet de loi. Il est
décidé de ne mentionner que le cas des territoires récupérés à l'occasion du traité d'Amiens, et de ne rien mentionner
pour les colonies où l'esclavage était déjà aboli. Dans le maintien de l'esclavage en Martinique, le Premier Consul est
poussé notamment par ses ministres (l'amiral Décrès, Talleyrand...) et l'intendant général aux colonies Guillemin de
Vaivre, originaire de Saint Domingue, mais aussi par son épouse Joséphine, d'origine martiniquaise et dont la famille
et les amis avaient de nombreux intérêts en Martinique... « L’esclavage ainsi que la Traite des Noirs et leur
importation dans les colonies restituées par le traité d'Amiens auront lieu conformément aux lois et règlements
antérieurs à 1789 ».
Début juin, il fait arrêter et déporter Toussaint Louverture, qui s'était
distingué pendant la révolte des esclaves de Saint-Domingue onze ans
plus tôt et qui, convaincu par l'abolition de l'esclavage de 1794, avait
gardé la colonie à la France. L'Antillais devait mourir - de froid - un an
plus tard au fort de Joux, dans le Doubs, département réputé pour la
rigueur de ses hivers. Une deuxième phase de la guerre de
Saint-Domingue débute, elle provoque bien des massacres de part et
d'autre. Ce sont les soldats indigènes de Saint-Domingue qui sortent
victorieux de ces terribles combats et créent, en janvier 1804, la
Loi du 30 Floréal an X rétablissant l'esclavage en première République noire indépendante Haïti.
territoire français.
La Guadeloupe se révolte aussi en 1802 mais la rébellion conduite par
Louis Delgrès échoue et se termine par le suicide collectif des insurgés. À des milliers de kilomètres de la France, le
général Richepance et son état-major ont rétabli l'ordre avec beaucoup de brutalité. Ils vont progressivement
réimposer l'ancien Code noir et l'esclavage.
À noter que dans les armées françaises, il se trouvait des généraux et des soldats noirs et métis (mulâtres). La lutte
entre les révoltés et le pouvoir consulaire n'a pas toujours eu des origines raciales au sens où l'on entend aujourd'hui
mais plutôt sociales entre possédants et possédés.
De retour de l'île d’Elbe en 1815, Napoléon décrète l'abolition de la traite des esclaves, qui aligne la France sur la
décision que vient de prendre le Congrès de Vienne. Sa décision est confirmée par le traité de Paris le 20 novembre
1815. Néanmoins, à la Restauration, celle-ci reste lettre morte.

Les réalisations de Napoléon Bonaparte

Sous le Consulat
Le Consulat est essentiellement une période de pacification et de stabilisation de la France, après la décennie
révolutionnaire. De nombreuses institutions sont fondées, qui survivent longtemps à leur créateur ; elles reprennent
certains acquis de la Révolution et existent encore de nos jours.
Ainsi dès le 13 décembre (22 frimaire an VIII) 1799, la Constitution de l'an VIII rédigée par Bonaparte, en son
article 52 crée le Conseil d’État. Cet organe est au départ chargé de rédiger les lois pour décharger les ministères et
doit conseiller le gouvernement sur la législation à entreprendre. Dans cette Constitution, Napoléon Bonaparte crée
également le Sénat, s'inspirant du Sénat romain, il est chargé de veiller au respect de la Constitution et ses membres
sont nommés par le Premier Consul, puis par l'Empereur. En 1800, le Premier consul Bonaparte crée deux
institutions importantes, existant toujours : d'une part, le 13 février (24 pluviôse an VIII), il instaure la Banque de
France ; d'autre part, le 17 février (loi du 28 pluviôse an VIII), Bonaparte crée les préfectures avec à leur tête un
corps préfectoral nommé par l'Empereur et représentant de l'État. Toutes ces institutions permettent de réorganiser
l'administration en France, qui ne fonctionnait plus depuis le début de la Révolution en 1789[réf. nécessaire]. Cette
Napoléon Ier 23

réorganisation permet de ramener l'ordre et de relancer l'économie. Mais l'ordre intérieur sera totalement ramené le
15 juillet 1801, quand Napoléon Bonaparte signe avec le pape Pie VII le Concordat réconciliant la France avec
l'Église, tout en maintenant la liberté de cultes établie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Bonaparte souhaite réorganiser la société française dans de nombreux domaines :
• Éducation : il lance une grande réforme qui aboutit le 1er mai 1802 (11 floréal an X) à la création des lycées, de
l'École militaire Saint-Cyr, à la multiplication des écoles primaires[réf. nécessaire], à la création du ministère de
l'Instruction[réf. nécessaire].
• Économie : le 24 décembre 1802, il instaure les 22 Chambres de commerce et institue une nouvelle monnaie, le
franc Germinal le 7 avril 1803 (17 germinal an XI).
• Justice et Droit : Bonaparte va métamorphoser le système judiciaire français, il instaure les cours d'appel et le
Tribunal de Cassation devient la Cour de cassation. Il réorganise les études de droit avec la création des écoles de
droit et un diplôme accessible à tous, la Capacité en droit le 13 mars 1804 (22 ventôse an XIII). Enfin, le 21 mars
1804 (30 ventôse an XII), Napoléon Bonaparte promulgue le Code civil français qui définit de nouveaux droits et
obligations pour les Français.
Napoléon Bonaparte instaure aussi la Légion d'honneur, décernée aux personnes méritantes et ayant accompli une
bonne action.
La période du Consulat est considérée comme la période la plus bénéfique et prolifique du règne de
Napoléon[réf. nécessaire]. En effet, durant cette période, Bonaparte réorganise tout et pose les fondations de la France
actuelle ; ainsi la quasi-totalité des réalisations de Bonaparte existent-elles encore aujourd'hui malgré les réformes
successives. Durant cette période, la France voit son économie redynamisée, son administration réorganisée, une
justice plus performante, une éducation développée et la paix retrouvée tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mais toutes
ces transformations ne sont qu'une manière de parvenir à la plus haute marche, celle de l'Empire.

Sous l’Empire
• En 1806, l’empereur Napoléon Ier commande l’Arc de triomphe de l’Étoile.
• Le 18 mars (21 germinal an IX), le premier conseil de prud’hommes est créé à Lyon.
• Le 10 mai, l’Université est recréée, après son abolition par la Révolution, sous une forme qui conduit aux
actuelles universités.
• En 1807, Napoléon confie à Alexandre Théodore Brongniart la construction de la future Bourse de Paris.
• Le 9 février, il ressuscite la fonction de Grand Sanhédrin (ce qui facilite l’assimilation des juifs dans l’Empire).
Napoléon a poursuivi l’œuvre de tolérance à l’égard des juifs amorcée par la Révolution.
• Le 16 septembre, Napoléon crée la Cour des comptes.
• 1808 :
• le 17 mars, Napoléon crée par décret le baccalauréat.
• 1810 :
• le 12 février, le Code pénal est promulgué.
Napoléon Ier 24

L’œuvre législative
Bonaparte opère dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l’éducation, la justice, la finance et le
système administratif.
Son ensemble de lois civiles, rédigé par Portalis, Maleville, Bigot de Préameneu et Tronchet et connu sous le nom de
Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours.
Le Code civil français est toutefois très largement inspiré d’un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes
sous l’Ancien Régime qu’il unifia. Son œuvre administrative se prolongea jusqu’en 1814. Entre autres réformes, il
débutera le travail de cadastrer le territoire français.

En architecture et urbanisme

À Paris

• L’érection de l’Arc de Triomphe du Carrousel (1808)


• La construction de la colonne Vendôme (1805-1810)
• L’arc de triomphe de l'Étoile (1806)
• La construction du palais Brongniart (Bourse de Paris) (1807-1825)
et du Palais d'Orsay (1808-1840)
• L’église de la Madeleine (achevée en 1842)
• La percée des rues de Rivoli, de Castiglione et des Pyramides
• La nouvelle façade du palais Bourbon (commencée en 1808)
• La liaison entre le Louvre et le palais des Tuileries ; la finition de la
cour carrée du Louvre (construction de l’aile ouest et sud), celui-ci
L'église de la Madeleine.
devenant alors un musée.
• La numérotation des voies de la capitale
• La construction de trois ponts : le pont des Arts (1803), d’Austerlitz et d’Iéna
• Le canal de l’Ourcq, de Saint-Martin et de Saint-Denis
• La construction de dizaines de fontaines, comme l’éléphant de la Bastille
• L’aménagement du cimetière du Père-Lachaise
• L’aménagement de nombreux espaces verts, comme le jardin des Plantes, ou l’embellissement du jardin du
Luxembourg.

En dehors de l'Île-de-France

• La fondation de Napoléon-Vendée (l'actuelle ville de La


Roche-sur-Yon).
• La transformation de la place Bellecour à Lyon.
• Le pont de pierre à Bordeaux.
• La construction de la place de la Paix à Milan.
• La construction du Fort Napoléon à La Seyne-sur-Mer.
• Le Canal de Nantes à Brest et de Mons-Condé.
Le pont de pierre, à Bordeaux.
Napoléon Ier 25

Regards des contemporains


D'après Jean-Antoine Chaptal,
« Napoléon se servait lui-même des journaux pour faire la guerre
à ses ennemis, surtout aux Anglais. Il rédigeait personnellement
toutes les notes qu’on insérait dans Le Moniteur, en réponse aux
diatribes ou aux assertions qu’on publiait dans les gazettes
anglaises. Lorsqu’il avait publié une note, il croyait avoir
convaincu. On se rappelle que la plupart des notes n’étaient ni
La Roche-sur-Yon.
des modèles de décence, ni des exemples de bonne littérature ;
mais nulle part il n’a mieux imprimé le cachet de son caractère et
de son genre de talent. »

Surnoms
• Le petit caporal, le petit tondu ;
• Le Père la Violette : la violette est la fleur de l'amour caché. Après sa première abdication, on croyait qu'il
reviendrait à l'époque où fleurissent les violettes, chose qui se réalisa ; la violette devint un signe de ralliement des
Bonapartistes après la Seconde Restauration ;
• Boney par les Britanniques ;
• Le tyran, l'Ogre, « Buonaparte » sont des surnoms couramment donnés par ses adversaires et ses caricaturistes.

Correspondance
Napoléon Bonaparte a entretenu une abondante correspondance, en partie à usage privé, mais surtout une importante
correspondance officielle. De son vivant, quelques-unes de ces lettres ont été publiées, soit isolément, soit en
recueils, mais souvent dans un but d’exaltation ou au contraire de polémique.
Dans les années 1850, l’empereur Napoléon III fait publier la correspondance de son oncle. Si cette nouvelle
publication a aussi un but de propagande, elle sera plus sérieuse que ce qui avait été fait jusque-là. Toutefois,
certaines lettres n’ont pas été retrouvées, d’autres ont été volontairement omises, et le texte a parfois été expurgé sous
divers prétextes. Lorsque paraît en 1869 le dernier volume de la correspondance de Napoléon Ier, l'officier Louis
Rossel démontre que les livres de stratégie attribués à ce dernier par la commission chargée de publier la
correspondance, ne sont pas et ne peuvent pas être de lui.
Dans les années suivantes, de nouvelles lettres ont été publiées, souvent sous la forme de recueils spécifiques (lettres
de Napoléon à un même correspondant). D’autres réapparaissaient ponctuellement.
La Fondation Napoléon a entrepris depuis quelques années une vaste entreprise de publication scientifique de
l’ensemble de la correspondance de l’empereur. Elle a lancé pour cela un appel afin de récupérer les documents qui
pourraient se trouver dans différents dépôts d’archives ou bibliothèques, et surtout chez des particuliers.
Pour les références des éditions, voir plus bas.
Napoléon Ier 26

Napoléon et l'islam
Comme il le confie après sa campagne d'Égypte, Napoléon s'est inspiré des ouvrages de Volney censés aider à la
domination de l'Orient, voire les a appliqués de façon littérale[40] . Ainsi, dès son arrivée et celle de ses troupes en
Égypte, tout est fait pour convaincre les musulmans qu'il se bat pour l'islam[40] . Il proclame par exemple le 2 juillet
1798 à Alexandrie, en parlant de lui et de son armée : « nous sommes les véritables musulmans[40] . » Éternellement
sans identité fixe, il renaît en tant que Sultan el-Kebir (« le Grand ») et converti à l'islam. Il porte à titre expérimental
le turban et le kaftan, et se promeut comme l'apôtre de Mahomet envoyé pour restaurer la gloire de l'islam d'antan. Il
aurait voulu que ses soldats se convertissent en masse mais cela ne fut pas possible étant donné qu'ils buvaient tous
de l'alcool et étaient la plupart non circoncis[41] .
Certains chercheurs estiment que Napoléon s'est sincèrement intéressé à l'islam[42] , et en a même fait l'éloge, le
considérant comme l'accomplissement de la religion, réussissant là ou le christianisme et le judaïsme avaient
échoué[43] . Toutefois, au crépuscule de sa vie, il avoua à Las Cases, son mémorialiste et confident à Sainte-Hélène,
que ces paroles relevaient de « la haute charlatanerie[44] ».

La famille

Famille d’enfance

Parents
• Charles Bonaparte
• Maria Letizia Ramolino

Frères et sœurs
• Joseph Bonaparte
• Lucien Bonaparte
• Elisa Bonaparte
• Louis Bonaparte
• Pauline Bonaparte
• Caroline Bonaparte
• Jérôme Bonaparte

Mariages et enfants
Napoléon s’est marié deux fois :
• Une première fois le 9 mars 1796 avec Joséphine de
Beauharnais, qui sera couronnée impératrice. Ce
mariage restant sans enfants, il se terminera par un
divorce, le 16 décembre 1809.
• Le 11 mars 1810 (par procuration) avec
l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, qui lui
donnera un fils : Napoléon François Joseph Charles
Bonaparte (° 20 mars 1811, † 22 juillet 1832), roi de
Rome, duc de Reichstadt, connu également sous le « Divorce de Napoléon et Joséphine », estampe de Bosselman gravée
nom de Napoléon II, bien qu’il n’ait jamais régné par Chasselat.
qu’en théorie 15 jours, entre la deuxième abdication
Napoléon Ier 27

de Napoléon et la Seconde Restauration. Le surnom


de l’Aiglon lui vient de poèmes de Victor Hugo
écrits en 1852.
Napoléon s'était fiancé le 21 avril 1795 à Désirée Clary
(1777-1860), future reine de Suède et de Norvège. Mais
la rencontre par Napoléon de Joséphine de Beauharnais
à Paris, le 15 octobre 1795, par le biais de son ami Paul
Barras, le fait renoncer à ce projet de mariage, non sans
mauvaise conscience comme en témoigne sa
correspondance avec Désirée.

Napoléon a également eu au moins deux enfants


Caricature anglaise de Rowlandson, 1810, Napoléon et sa nouvelle
illégitimes, qui tous les deux ont eu des descendants : épouse
• Charles, comte Léon (° 1806, † 1881), fils de
Catherine Éléonore Denuelle de la Plaigne (° 1787, † 1868).
• Alexandre, comte Walewski, (° 4 mai 1810, † 27 octobre 1868), fils de la comtesse Walewska (° 1789, † 1817).
Et selon des sources plus contestées :
• Napoléon Louis Charles Bonaparte (1802-1807), fils aîné de Louis Bonaparte.
• Agnès Marie, qui deviendra cantatrice.
• Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra, fille de Françoise-Marie Leroy.
• Karl Eugin von Mühlfeld, fils de Victoria Kraus.
• Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (° 19 août 1805, † 24 novembre 1895) dont la mère reste inconnue.
• Marie Caroline Julie Élisabeth Joséphine Napoléone de Montholon, fille de la comtesse Albine de Montholon
(née à Sainte-Hélène le 26 janvier 1818, morte à Bruxelles le 30 septembre 1819).

Neveux et nièces
• Louis-Napoléon Bonaparte, son neveu, profita de la popularité de Napoléon Ier, d’abord pour se faire élire
président de la République sous la IIe République, puis pour prendre le pouvoir par un coup d'État et établir le
Second Empire, régnant sous le nom de Napoléon III. Durant son règne de nombreuses législations sociales et
modernes ont été adoptées. Il capitule et se rend aux Prussiens en 1870, suite à la défaite de Sedan.
• Pierre-Napoléon Bonaparte
• Charles Lucien Bonaparte, zoologiste

Oncle
• Joseph Fesch, cardinal, évêque de Lyon et primat des Gaules. Il est en fait frère utérin de la mère de Napoléon,
Maria Letizia Ramolino. La mère de celle-ci, Angèle-Marie Pietra-Santa, veuve de Jean-Jérôme Ramolino, se
remaria avec François Fesch, officier suisse au service de la République de Gênes.

Descendance célèbre
• Marie Bonaparte

Voir aussi

Liens internes
• Famille Bonaparte
• Fondation Napoléon
Napoléon Ier 28

Vie personnelle
• Napoléon Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie à Auxonne
• Exil de Napoléon à Sainte-Hélène
• Mort de Napoléon

Événements – Régimes
• Révolution française
• Coup d'État du 18 brumaire
• Consulat (Histoire de France)
• Premier Empire
• Premières années du Premier Empire
• Étendue de l'Empire français en 1810
• Le Premier Empire en 1812-1813
• Campagne d'Italie (1796-1797)
• Campagne d'Égypte
• Guerre d'indépendance espagnole
• Dos de Mayo
• Tres de Mayo
• Campagne de Russie
• Campagne de France (1814)
• Cent-Jours

Divers
• Argot napoléonien
• Circuit Napoléon autour de Paris
• Santa Anna le Napoléon de l'ouest
• Chronologie napoléonienne
• Légende napoléonienne
• Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire
• Route Napoléon
• Fondation Napoléon
• Institut Napoléon
• Le Mémorial de Sainte-Hélène
• Napoléon et les juifs
• Marins d’Empire
• Grande Armée (Premier Empire)
• Armée napoléonienne
• Maréchaux d'Empire
• Le Sacre de Napoléon
• Portraits de Napoléon Ier
• Honneurs rendus à la mémoire de Napoléon
• Problème de Napoléon
• Théorème de Napoléon
• chronologie de l'esclavage
Napoléon Ier 29

Chevaux de Napoléon
• Marengo (cheval)
• Vizir (cheval)

Liens externes
• Catégorie Napoléon Ier [45] de l’annuaire dmoz
• Site de la Fondation Napoléon [46]
• Les Amis du Patrimoine Napoléonien [47]
• Généalogie des Bonaparte [48]
• Napoléon Prisonnier [49] site qui retrace la vie de Napoléon de 1814 à 1821.
• La vente de la Louisiane [50] "Pour une poignée de dollars Bonaparte vend la Louisiane aux Américains" par
Philippe Conrad, article paru dans le numéro 30 du magazine "Enquête sur l'histoire"
• (en) L'article du magazine Nature Clinical Practice Gastroenterology and Hepatology sur l'analyse des causes de
sa mort [51]

Bibliographie

Éditions de la correspondance
• Napoléon Bonaparte, Correspondance de Napoléon Ier, publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III,
Imprimerie impériale, Paris, 1858-1869, 32 vol. in-4°.
• Napoléon Bonaparte, introd. générale de Jacques-Olivier Boudon, Correspondance générale, publiée par la
Fondation Napoléon, Fayard, Paris, 2004 -→. Six volumes sont déjà parus :
• Thierry Lentz (dir.), Les Apprentissages (1784-1797), Fayard, Paris, 2004, 1464 p. (ISBN 2-213-62138-1) ;
• Thierry Lentz (dir.), préf. Henry Laurens, La Campagne d’Égypte et l’avènement (1798-1799), Fayard, Paris,
2005, 1270 p. (ISBN 2-213-62139-X).
• Thierry Lentz (dir.), Les Pacifications (1800-1802), Fayard, Paris, 2006, 1400 p. (ISBN 2-213-62937-4).
• Thierry Lentz (dir.), Ruptures et fondation (1803-1804), Fayard, Paris, 2007, 1184 p. (ISBN 978-2-213-63349-7)
• Thierry Lentz (dir.), Boulogne, Trafalgar, Austerlitz (1805), Fayard, Paris, 2008, 1128 p. (ISBN 978-2-213-63721-1)
• Thierry Lentz (dir.), Vers le Grand Empire (1806), Fayard, Paris, 2009, 1480 p. (ISBN 978-2-213-64385-4)

Écrits de jeunesse
• Le Masque prophète et autres écrits de jeunesse Textes en ligne [52]
• Le Masque prophète / ill. Éric Vrignaud. Paris : Mouck, 2008, 32 p. ISBN 978-2-917442-05-0

Témoignages
• François Antommarchi, Les Derniers Moments de Napoléon, Éd. Buchet/Chastel, 1975
• Jean-Antoine Chaptal, Mes souvenirs sur Napoléon, Plon/Nourrit, Paris, 1893 ;
• François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, livres XXII à XXIX.
• Napoléon à Sainte-Hélène par les quatre évangélistes Las Cases, Montholon, Gourgaud, Bertrand textes choisis
par Jean Tulard, Éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris 1981 (ISBN 2-221-50232-9)
• Emmanuel de Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène avant-propos d’André Maurois, introduction de Jean
Prévost, texte établi et commenté par Gérard Walter, Éd. Gallimard, collection La Pléiade, 1956 (édition
contenant toutes les variantes des éditions antérieures et une biographie sommaire de tous les personnages cités)
• Louis Constant Wairy dit Constant, Mémoires intimes de Napoléon Ier par Constant, son valet de chambre,
Société des publications littéraires illustrées.
• Charles Edouard Temblaire, "Revue de l'Empire fondée en 1842", Paris, Paul Dupont et comp., 1843 à 1848.
Napoléon Ier 30

• Pons de l'Hérault, Napoléon, empereur de l'île d'Elbe, Paris, Les éditeurs libres, 2005 (édition moderne et enrichie
des Souvenirs et anecdotes de Pons de l'Hérault).

Ouvrages de fiction
• Alexandre Dumas, Napoléon, éd. Jean-claude Lattès
• Léon Tolstoï, Guerre et Paix, Seuil, Paris, 2002. (ISBN 2-02-047696-7) ;
• Stendhal, La Chartreuse de Parme, Gallimard, coll. « Folio classique », Paris, 2003. (ISBN 2-07-041138-9) ;
• Patrick Rambaud, La Bataille, Grasset, Paris, 1997. (ISBN 2-246-52721-X) ;
• Patrick Rambaud Il neigeait, Grasset, Paris, 2000. (ISBN 2-246-58421-3) ;
• Patrick Rambaud L’absent, Grasset, Paris, 2003. (ISBN 2-246-63351-6)

Études historiques classiques


• Jacques Marquet de Montbreton de Norvins (1769-1854) Histoire de Napoléon 1827. Disponible sur le site
Gallica [53].Première grande biographie de Napoléon.
• Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, Paulin, Paris, 1845. Réédité R. Laffont, Paris, coll. « Les
Grands monuments de l’histoire », Paris, 1972.
• Jules Michelet, Histoire du XIXe siècle, en 3 tomes, 1875. Disponible sur le site de Gallica [54] dans les Œuvres
complètes de J. Michelet [55]tomes 17, 18 et [Link] 3 volumes couvrent la vie de Napoléon de sa naissance
jusqu'à la Bataille de Waterloo.
• Arthur Chuquet, La jeunesse de Napoléon (1897-1899), Armand Colin 1898. En ligne sur Gallica [56]Considérée
par Jean Tulard comme une source sérieuse malgré les lacunes de référence.
• Jacques Bainville, Napoléon [57], 1931. Réédité Godefroy de Bouillon, Paris, 1995. (ISBN 2-84191-000-8) et
Gallimard, coll. « Tel », Paris, 2005. (ISBN 2-07-071050-5). Biographie mouvementée par un auteur royaliste.
• André Suarès, Vues sur Napoléon, Grasset, Paris, 1933. Réimprimé, Allia, Paris, 1988. (ISBN 2-904235-12-4)
• Louis Madelin, Histoire du Consulat et de l'Empire, Hachette, 1937-1948. Réédité R. Laffont, 2003.(ISBN
2221913310)

Ouvrages modernes
• Éric Anceau, Napoléon, Librio, Paris, 2004. (ISBN 2-290-33730-7) ;
• Antoine Auger, Jacques Garnier, Vincent Rollin ; Dimitri Casali (dir.), préf. Jean Tulard), Napoléon Bonaparte,
Larousse, Paris, 2004, 407 p. (ISBN 2-03-505406-0) ;
• Jules Bertaut, Napoléon Ier aux Tuileries, Hachette, 1949
• Louis Bertrand, Histoire de Napoléon, MAME, Album réalisé par le Club Gutenberg, 1969;
• Jacques-Olivier Boudon, Histoire du Consulat et de l’Empire, Perrin, coll. « Pour l’histoire », Paris, 2000. (ISBN
2-262-01254-7) ;
• Roger Caratini, Napoléon une Imposture, Éditions Michel Lafon, 1998;
• Dimitri Casali (sous la direction de), Napoléon Bonaparte, Larousse, Paris, 2004;
• André Castelot, [Link] & [Link]éon, Librairie Académique Perrin, 1967 & 1968;
• Arnaud Chaffanjon, Napoléon et l’Univers Impérial, Éd Serg, 1969;
• Louis Chardigny, Les Maréchaux de Napoléon, 1977, Librairie Jules Tallandrier;
• Vincent Cronin, Napoléon, Harpercollins, London, 2006. (ISBN 0-00-637521-9)
• Jean-Claude Damamme, Les Aigles En Hiver, Russie 1812, Plon, 818 pages, 2009.
• Jean Defranceschi, La Jeunesse de Napoléon : les dessous de l’histoire, Lettrage distribution, coll. « Lettrage »,
no 6, Paris, 2001. 384 p. (ISBN 2-9516656-0-1) ;
• Steven Englund, Napoléon : une vie politique, Scribner, New York, 2004. Traduction française, de Fallois, Paris,
2004. (ISBN 2-87706-502-2) ;
Napoléon Ier 31

• Patrick Facon, Renée Grimaud et François Pernot, L’Homme d’État absolu, Atlas, coll. « La glorieuse épopée de
Napoléon », Évreux, 2004, 128 p. (ISBN 2-7312-2920-9) ;
• Max Gallo, Napoléon (4 volumes : Le Chant du départ [1769-1799], Le Soleil d’Austerlitz [1799-1805],
L’Empereur des rois [1806-1812] et L’Immortel de Sainte-Hélène [1812-1821] ; 408, 345, 418 et 424 p.),
Éditions Robert Laffont, 1997 (ISBN 2-221-08357-1)
• Max Gallo, L’album de l’Empereur, 63 p., Éditions Robert Laffont, 1997,hors commerce
• Louis Garros, Jean Tulard, Itinéraire de Napoléon au jour le jour (1769-1821), [2e éd. rev. et corr.], Volumen,
coll. « Bibliothèque napoléonienne », Paris, 2002 (ISBN 2-84734-016-5) ;
• Paul Ganière (Dr), Sainte-Hélène, Librairie académique Perrin, 1964
• Henri Gaubert, Le Sacre de Napoléon, Flammarion 1964
• Henri Gaubert, Conspirateurs au temps de Napoléon, Flammarion, 1962
• A. Gautier, « Un drogman à Sainte-Hélène, le baron de Stürmer (1787-1863) », dans Le Bulletin, Association des
anciens élèves, Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), octobre 2003, p. 39-48 ;
• Henri Guillemin, Napoléon, légende et vérité, Utovie, Bats (Landes), 1986. (ISBN 2-84819-737-X) ;
• Henry Lachouque, Napoléon, 20 Ans de Campagnes, 1969, Arthaud ;
• Paul Gaffarel, Campagnes du Premier Empire, 1891, Hachette
• Didier Le Gall, préf. de Jean-Paul Bertaud, Napoléon et le Mémorial de Sainte-Hélène : analyse d’un discours,
Kimé, Paris, 2003. (ISBN 2-84174-318-7) ;
• Thierry Lentz (en collaboration), préf. par Jean Tulard, Autour de l’empoisonnement de Napoléon, Éd. Nouveau
Monde, Paris, 2002. (ISBN 2-84736-001-8) ;
• Thierry Lentz, Napoléon, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », Paris, 2003. (ISBN 2-13-053766-9) ;
• Thierry Lentz, Le Sacre de Napoléon, Éd. Nouveau Monde, 2004. (ISBN 2-84736-036-0) ;
• Thierry Lentz et Pierre Branda, Napoléon, l’esclavage et les colonies, Fayard, Paris, 2006. (ISBN 2-21362-987-0);
• Jacques Macé, Dictionnaire historique de Sainte-Hélène : chronologique, biographique et thématique, Tallandier,
coll. « Bibliothèque napoléonienne », Paris, 2004. 488 p. (ISBN 2-84734-120-X) ;
• André Maurois, Napoléon, Hachette, 1964;
• Jean Mistler, Napoléon, Coll. Marabout Université, Hachette, 1968
• Jean Morvan, Le Soldat Impérial, (1800-1814), Plon-Nourrit, 1904 ;
• Pierre Norma, Napoléon, Maxi-Livres, Paris, 2002 (ISBN 2-7434-5337-0) ;
• Gilbert Prouteau, La Nuit de l’île d'Aix, É[Link] Club France Loisirs, Paris, avec l’autorisation des éditions Albin
Michel, 1985, (ISBN 2-7242-2807-3);
• Patrick Ravignant, Ce que Napoléon a vraiment dit, Stock, 1969 ;
• Georges Rétif de la Bretonne, Anglais, rendez-nous Napoléon., Éd Jérôme Martineau, 1969 ;
• Cécil Saint-Laurent, Quand Napoléon occupait l’Europe (1796-1814), 1968, Les Presses de la Cité ;
• Jean Savant, Napoléon, Éd. Henry Veyrier, 1975 ;
• Jean Thiry, l’Aube du Consulat, 1948, Éd. Berger-Levrault ;
• Jean Thiry, La Campagne de France de 1814, 1946, É[Link]-Levrault ;
• Jean Thiry, Le Sénat de Napoléon, 1949, Éd Berger-Levrault;
• Jean Thiry, La Première Abdication de Napoléon Ier, 1948, Éditions Berger-Levrault ;
• Jean Tulard, Napoléon ou le Mythe du Sauveur, Fayard, Paris, 1987. (ISBN 2-213-01813-8) - Référence:Napoléon, ou
le mythe du sauveur#Fayard (1987) ;
• Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, Fayard, Paris, 1999. (ISBN 2-213-604865-1) ;
• (pt) Cláudio Veiga, Um Brasileiro Soldado de Napoléon, Editora Árica, 1979;
• Louis de Villefosse et Janine Bouissounouse, L’Opposition à Napoléon, Flammarion, 1969;
• Maximilien Vox, Napoléon, Seuil, coll. « Le temps qui court », Paris, 1959. 184 p.
• Ben Weider, "Napoléon : Liberté – Égalité – Fraternité", Éditions Trois-Pistoles, 1997. 351 p.
• René h. Willems, Odyssée d’un Carabinier à Cheval 1806-1815, 1969, Éd. Pierre de Meyere, Bruxelles.
Napoléon Ier 32

Napoléon et Joseph Fouché


• Stefan Zweig, Fouché, biographie, traduit de l'Allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac, Édition française
Bernard Grasset, Le Livre de Poche historique n°525-526, 1973
• Jean Tulard Joseph Fouché, Fayard. 1998
• André Castelot Fouché, le double jeu, Perrin. 1990
• Louis Madelin Fouché, Librairie Plon 1955

Iconographie
• Odile Nouvel-Kammerer (dir.), L'Aigle et le Papillon. Symboles des pouvoirs sous Napoléon, Paris, Les Arts
Décoratifs, 2008. ISBN 978-2-916914-01-5

Jeux vidéo
• Napoléon 1813, Empire Interactive, 1999
• Waterloo : Napoleon's last battle, Breakaway Games, 2001
• Cossacks II: Napoleonic Wars, GSC Game World, 2006
• Cossacks II: Battle For Europe, GSC Game World, 2006
• Crown of Glory, Western Civilization Software, 2006
• Europa Universalis III, Paradox Interactive, 2007
• Napoleon in Italy, Hussar Games, 2007
• Les Campagnes de Napoléon, AGEOD, 2007
• Commander: Napoleon at War, Slitherine Software, 2008
• Napoleon: Total War, The Creative Assembly, 2010.
• HistWar Les Grognards, HistWarGames, 2010

Musées
• Château de Fontainebleau
• Le musée Napoléon, sur l’île d'Aix (Charente-Maritime)
• Château de Malmaison, ancienne demeure de Joséphine de Beauharnais, est devenu un musée
• Le musée Napoléon, à Cendrieux (Dordogne), est un musée privé appartenant à un descendant de Jérôme et
rassemblant des souvenirs de la famille impériale.
• Le musée du château de Compiègne permet, en visite libre, de visiter les grands appartements restaurés,
généralement, premier empire.

Chronologies
pnb:‫نیلوپین‬

Références
[1] Pierre Larousse, dans son dictionnaire, donne la définition suivante :
« Bonaparte, - le nom le plus grand, le plus glorieux, le plus éclatant de l’histoire, sans excepter celui de Napoléon, général de la République
française, né à Ajaccio (Corse), le 15 août 1769, mort au château de Saint-Cloud près de Paris, le 18 brumaire, en l’an VIII de la République
française, une et indivisible (9 novembre 1799). » et il rajoute, dans la droite ligne des encyclopédistes :
« Ce début, qui va faire dresser plus d’une oreille, montre tout simplement qu’en toutes choses nous aimons les situations tracées ; et les
oreilles reviendront à leur état normal quand nous aurons dit que nous voyons deux hommes, aussi bien que deux noms, en Napoléon
Bonaparte : Bonaparte et Napoléon ; le général républicain, l’écolier de Brienne, le brillant officier de Toulon, le convive républicain du
Souper de Beaucaire, le vainqueur d’Arcole, etc. ; puis le colosse d’Austerlitz, le maître de l’Europe, le vaincu de Waterloo, le prisonnier de
Sainte-Hélène. Oui, il y a deux hommes en cette personne, en cet être si singulièrement doué, dont le double nom et le double visage, d’un
caractère tout particulier, se sont trouvés admirablement appropriés au double rôle qu’il a joué dans le monde. Auguste a beau s’appeler Octave
; Octave a beau se nommer Auguste ; c’est toujours le même homme, rusé, timide, hypocrite, astucieux, reniant ses amis quand son intérêt lui
Napoléon Ier 33

commande de les sacrifier. Ici, nous le répétons, nous avons un homme distinct, en même temps que deux noms séparés. »
[2] Jean Tulard Napoléon ou le mythe du sauveur p. 40. Depuis 1616, les Bonaparte sont membres du conseil des Anciens d'Ajaccio ; ils sont
aussi avocats et fréquemment alliés aux anciennes familles seigneuriales insulaires ; voir aussi Valynselee 1954, Le sang des Bonaparte
[3] Chuquet, La Jeunesse de Napoléon, tome 1, p. 66. En fait, la vraie graphie corse est « Napulione », car dans la phonétique de cette langue, on
doit prononcer "b" la consonne p, quand elle est précédée d'une voyelle.
[4] orthographié sur l'acte de décès Lapulion cf. J. Godechot in Mistler Napoléon 1. Naissance d'un empire p. 29
[5] J. Tulard, L. Garros Itinéraire de Napoléon p.13
[6] André Castelot, Bonaparte, p. 30
[7] [Link], [Link] Itinéraire…, p. 15
[8] [Link], [Link] Itinéraire…p.16
[9] Mémoires de Bourrienne tome premier p.33 selon Jacques Godechot les témoignages sur le séjour de Brienne sont contradictoires et sujets à
caution (sous la direction de Jean Mistler, 1969) Napoléon : tome 1. Naissance d'un empire chapitre 1 p.35
[10] Longtemps attribué à Bourrienne, en fait, selon J. Tulard et L. Garros, Ibid., p. 17, cet épisode provient d'une brochure anglaise traduite sous
le titre de Quelques notions sur les premières années de Bonaparte parue en l'an VI et reprise dans les Mémoires de Bourrienne sur Napoléon
(1829), tome premier, p. 25.
[11] J. Tulard, L. Garros Itinéraire… p.18
[12] Castelot Bonaparte p.47
[13] J. Tulard, L. Garros Itinéraire… p.21
[14] Jean Massin, Almanach du Premier Empire p.3
[15] J. Tulard, Napoléon ou le mythe du sauveur, p. 41
[16] F. Masson et Guido Biagi Napoléon, Manuscrits inédits 1786-1791
[17] Cf. dossier de presse de l'exposition « Bonaparte et l'Égypte » à l'Institut du monde arabe.
[18] Récits de la captivité de l'empereur Napoléon à Sainte-Hélène, Volume 1 Par Charles-Tristan Montholon, page 260
[19] F. Bluche, Manuel d'histoire politique de la France contemporaine, PUF, 2008, p.90
[20] Napoléon - Les Grands Moments d'un destin, par Jean Tulard - chap. 44
[21] On ne sait pas exactement comment Bonaparte a survécu à la dose de poison qu’il avait ingérée, et deux hypothèses existent : soit son
estomac s'est révulsé, ce qui expliquerait les vomissements, soit le poison avait perdu de sa force
[22] Hors série « les Invalides » du magazine « l'estampille/l'objet d'art » N°21 janvier 2006, page 51 par François Lagrange, chef de la division
de la recherche historique et de l'action pédagogique de l'Armée
[23] La carrière de Carélie dont la pierre avait été extraite, au prix de grandes difficultés, appartenait au tsar Nicolas Ier ; il en coûta environ
200000 francs, payés par la France (L. Léouzon Le Duc, Études sur la Russie, p. 12, cité par : Octave Aubry, Sainte-Hélène, Paris,
Flammarion, coll. « L’histoire », 1973, p. 461, note 3). Contrairement à ce qu’on lit un peu partout, cette roche très dure et quasiment
inaltérable n’est pas du marbre, encore moins du porphyre, mais un grès métamorphisé.
[24] R. Reymond, Énigmes, curiosités, singularités, 1987 p. 158
[25] Louis Chardigny, L'Homme Napoléon p. 9
[26] Louis Chardigny, L'Homme Napoléon p. 12
[27] Docteur Maurice Boigey Les maux de Napoléon. (http:/ / www. napoleonprisonnier. com/ chronologie/ maladie. html)
[28] Docteur Maurice Boigey Les maux de Napoléon. (http:/ / www. napoleonprisonnier. com/ chronologie/ maladie. html)
[29] Thierry Lentz, Jacques Macé, La Mort de Napoléonp. 48
[30] Thierry Lentz, Jacques Macé, La Mort de Napoléonp. 51
[31] Thierry Lentz, Jacques Macé, La Mort de Napoléonp. 50
[32] Louis Chardigny, L'Homme Napoléon p. 14
[33] Thierry Lentz, Jacques Macé, La Mort de Napoléonp. 51
[34] Uwe Fleckner, La rhétorique de la main cachée. De l'Antiquité au « Napoléon, Premier Consul » de Jean-Auguste-Dominique Ingres pp.
27-35 in Revue de l'art No 130 01-10-2000.
[35] Sven Forshufvud, Napoléon a-t-il été empoisonné ?, Plon, Paris, 1961.
[36] Thierry Lentz, Dr Jean-François Lemaire, Dr Paul Fornès, Dr Pascal Kintz, Autour de l'empoisonnement de Napoléon, pp. 72 et 88
[37] Thierry Lentz, Dr Jean-François Lemaire, Dr Paul Fornès, Dr Pascal Kintz, Autour de l'empoisonnement de Napoléon, p. 64
[38] Nature Clinical Practice Gastroenterology & Hepatology (2007) 4, 52-57 doi:10.1038/ncpgasthep0684 (http:/ / www. nature. com/
ncpgasthep/ journal/ v4/ n1/ full/ ncpgasthep0684. html)
[39] « Les reins fragiles de Napoléon » (http:/ / www. radio-canada. ca/ nouvelles/ science/ 2009/ 05/ 05/ 001-napoleon-mort-reins.
shtml?ref=rss), Radio Canada, 5 mai 2009.
[40] (en) Scott Appelrouth, Laura Desfor Edles, Classical and Contemporary Sociological Theory: Text and Readings (http:/ / books. google. fr/
books?id=EUQT47IqVdgC& printsec=frontcover#PPT861,M1), Pine Forge Press, 2007, 912 p. (ISBN 076192793X), p. 835
[41] Andy Martin(2002), Napoleon the Novelist, Polity Press, p. 74 (http:/ / books. google. com/ books?id=2M0PFv-w7jUC& pg=PA74&
dq=Napoleon+ Islam& lr=& as_brr=3& ei=d_BJSv6dLpP8zQS0u-jIBg& hl=fr)
[42] Steven Englund (2005), Napoleon: A Political Life , Harvard University Press, p. 132 (http:/ / books. google. com/
books?id=N-ZJbxGwU4cC& pg=PA132& dq=Napoleon+ Islam& lr=& as_brr=3& ei=S_VJSty6JYS8yQTZvrm0Bg& hl=fr)
Napoléon Ier 34

[43] « Puis enfin, à un certain moment de l’histoire, apparut un homme appelé “Mohamed”. Et cet homme a dit la même chose que Moïse, Jésus,
et tous les autres prophètes : il n’y a qu’Un Dieu. C’était le message de l’Islam. L’Islam est la vraie religion. Plus les gens liront et deviendront
intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le
polythéisme, et ils reconnaîtront qu’il n’y a qu’Un Dieu. Et par conséquent, j’espère que le moment ne tardera pas où l’Islam prédominera le
monde, car il prédominera le monde. » - Correspondance de Napoléon Ier, tome V, p. 518
er
Correspondance de Napoléon I , pièce N°3148
[44] Andy Martin (2002), Napoleon the Novelist, Polity Press, p. 75 (http:/ / books. google. com/ books?id=2M0PFv-w7jUC& pg=PA75&
dq=Napoleon+ Islam& lr=& as_brr=3& ei=d_BJSv6dLpP8zQS0u-jIBg& hl=fr)
[45] http:/ / www. dmoz. org/ World/ Français/ Références/ Musées/ Histoire/ Epoque_contemporaine/ Bonaparte,_Napoléon/
[46] http:/ / www. napoleon. org/ fr/ home. asp
[47] http:/ / perso. orange. fr/ les. apn
[48] http:/ / ameliefr. club. fr/ genealogie-bonaparte/ index-genealogie. html
[49] http:/ / www. napoleonprisonnier. com
[50] http:/ / flfa. free. fr/ enquete9. htm
[51] http:/ / www. nature. com/ ncpgasthep/ journal/ v4/ n1/ full/ ncpgasthep0684. html
[52] http:/ / www. bmlisieux. com/ archives/ bonapart. htm
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[54] http:/ / gallica. bnf. fr/
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