LE MULTIPLEXAGE
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LE MULTIPLEXAGE
Les véhicules modernes nécessitent des faisceaux électriques de plus en plus
complexes (environ 2 km de longueur et 1800 interconnexions) ce qui entraîne :
- une augmentation en masse et en volume de ces faisceaux,
- une augmentation des interconnexions,
- des problèmes de conception,de fabrication, de coût, de fiabilité et de
diagnostics.
Pour remédier à ces inconvénients, le multiplexage permet la mise en commun et
l’échange d’informations entre les systèmes.
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L’intérêt de ce système consiste en la réduction du nombre de fils :
Le multiplexage a pu être réalisé grâce à l’évolution de l’électronique qui a permis :
l’interrogation du système par des outils diagnostic (paramètres
entrées/sorties, activation sortie, lecture/effacement des défauts…),
la possibilité d’activer ou désactiver des fonctions,
d’effectuer un diagnostic à distance.
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Evolution du câblage :
Le multiplexage consiste à faire circuler plusieurs informations entre divers
équipements électriques avec le moins de fils possibles, ce qui implique que les
informations soient :
Numérisées (constituées de bits)
Rapides (62000 bits/s),
Identifiées (trame : destinataire, information, commande),
Classées par priorité.
Nous appelons BUS le circuit électrique véhiculant les informations multiplexées et
ce bus est généralement réalisé de deux fils portant une appellation différente selon
le type de multiplexage :
DATA ou DATA : codage VAN (Véhicule Aréa Network)
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Sur chacun des fils, le signal ne peut prendre que deux niveaux 0 ou 1, leur valeur
est comprise entre 0,5 et 4,5V.
CAN h ou CAN L : codage CAN (Controller Aréa Network). Les
niveaux logiques sont à des potentiels différents.
2,5 < CAN-H < 3,5 V
1,5< CAN-L <2,5 V
Dans ces deux cas, ces deux informations sont complémentaires : quand l’un est à
un niveau haut, l’autre est à un niveau bas et les signaux sont transmis sous forme
de trame (trame périodique ou trame évènementielle).
Cette stratégie de câblage permet d’éliminer une partie des parasites.
Constitution d’une trame :
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Un signal électrique peut être de deux formes, soit analogique, soit numérique.
Un signal analogique est un signal dont l’amplitude évolue dans le temps, il
provient souvent d’un capteur et « ressemble » à ce qu’il mesure.
Un signal numérique est un signal dont l’amplitude ne prend que deux valeurs.
Il représente souvent l’état électrique d’un interrupteur : fermé, ouvert.
Le système décimal/binaire.
La numérotation binaire (base deux) a pour base le nombre deux. Elle n’a que deux
chiffres, le zéro et l’unité.
La numérotation décimale (base dix) a pour base le nombre dix. Elle utilise dix
chiffres, de zéro à neuf.
La conversion analogique /numérique.
Pour transmettre une transformation électrique à distance sans être altérée (perte
par conduction, parasite, effet magnétique…), cette information doit être numérisée
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car un signal numérisé est moins sensible aux perturbations tant que celles-ci ne
dépassent pas un certain niveau.
Un parasite modifie principalement l’amplitude d’un signal. Dans le cas d’un signal
analogique où chaque valeur de tension est interprétée par le calculateur comme
un angle (potentiomètre)=, on voit ici que pour une même valeur de tension
parasitée correspondent deux angles d’ouverture (perturbation).
Principe de numérisation du signal analogique : potentiomètre papillon.
Un état électrique ne prenant que deux valeurs « 0 » ou « 1 » s’appelle un bit
(Binary digit). Pour numériser un signal analogique, il faut le découper
(échantillonnage) et pour toute valeur de tension correspondante, la coder en bits.
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Un réseau multiplexé peut être organisé avec des dispoditifs maître et
esclaves. Cela dépend s’ils peuvent prendre l’initiative d’une communication
(maître) ou seulement répondre à un maître (esclave).
Les réseaux maître/esclave, maître/maître (multi maître) permet à un maître de
piloter plusieurs esclaves, chacun ayant une tâche précise à exécuter. Les maîtres
pourront dialoguer entre eux et mettre en commun des informations
(maître/maîtres).
Les calculateurs échangeant régulièrement des informations entre eux sont
connectés sur un bus. Pour faciliter les échanges et ne pas surcharger le bus, un
véhicule multiplexé peut disposer de plusieurs bus en fonction des équipements et
accessoires.
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Exemple de dialogue sur le réseau multiplexé :
1) Demande de réfrigération au BSH par l’interrupteur
2) Le BSH demande au calculateur d’injection l’autorisation d’enclencher le
compresseur qui dépendra :
de la vitesse de rotation du moteur,
de l’information de la température d’eau,
de l’information de P° dans le circuit de réfrigération ( >3 bars et < à
27 bars).
3) Le calculateur d’injection donnera une réponse positive en prenant en compte
le rapport de boîte automatique (estompage du couple).
4) Le BHS mesure la T° fournie par la sonde de l’évaporateur.
5) Le BHS enclenche alors :
le compresseur,
l’allumage du voyant dans le bouton et signale au calculateur d’injection
la mise en action du compresseur.
6) Le calculateur d’injection commande alors le moto ventilateur.
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