Histoire de la musique à la Renaissance
Histoire de la musique à la Renaissance
Musicologie
Introduction
Renaissance : période de 2 siècles (celons l’histoire des arts), touche toutes les disciplines artistiques
XV à XVI après le moyen-âge.
C’est un moment ou l’ont redécouvre le paganisme antique, les récits antique. Moment ou la
chrétienté détiens le savoir, et où ce savoir se libère. è Démocratisation du savoir.
Savoir : la découverte (et non la mémoire)
La renaissance est marquée par cette liberté du savoir, de la pensée, des arts, de la littérature,…è
totale liberté en art.
Humanisme : mvt de pensée qui met l’Homme au centre de tt intérêt. Ø phénomène athée.
L’Homme crée par Dieu à pensée de l’homme aussi importante que celle de Dieu.
ð pensé humaine magnifié donc tt pensée doit être passé au crible, doit être critiqué.
Volonté de découvrir ce qu’il y a ailleurs à découvert 1492 C Colomb des indes (Amériques)
Érasme : éloge de la folie à lire
-le Nom de La Rose-
Comprend la Bourgogne, le Juras, la Franche comté, le Nord Est de la France, pays Bas,
Belgique.
possède une unité monétaire, une économie florissante, une force croissante
C’est la capitale de l’Europe sur tt les points (musicale aussi). Le prestige des arts et le rayonnement
des arts se répercutent sur le rayonnement du pays.
1410-20 la Bourgogne est ∆ +++. Le Duc de Bourgogne va chercher les meilleurs artistes è vers l’Italie.
Il importe de l’Italie les créateurs ♫caux. Déplacement géographique de la renaissance ♫cales
(origine Franco flamande)
St empire Romain germanique : reste de l’empire de Charlemagne. Saint : Charlemagne avait unifié
son empire par la religion. Romain : Volonté de remettre l’empire romain sur pied. C’était un empire
éligible è division par principauté, les princes électeurs (héréditaires) élisaient les prochains princes.
1. pourquoi les artistes sont ils venus en Bourgogne ?
Ø unification Italienne. L’Italie connait une période de trouble religieux. Rome = centre du Pape, ♥ de
la religion, centre artistique. Or affaiblissement depuis 1378 lors du schisme d’occident ou 2 pape se
dispute le trône(le pape = un chef d’état complet). L’un s’installe à Rome, l’autre à Avignon. è Europe
coupé en 2.
Concile de Pis pour une nouvelle élection (qui doit nommer un seul pape) = résultat 3 papes.
Situation redevient régulière en 1420 avec 1 pape.
Conséquence : le pv romain est très affaibli, il ne récupèrera pas tt l’autorité total, moral qu’il avait
avant. ♫caltRome ne sera plus le centre, le foyer des nouveautés artistiques. La Situation Italienne
est une principauté fédérale indépendante où chacun travail pour soi. Venise est toléré car elle fait
tampon face à l’Empire Ottoman.
II. les acteurs de la ♫ au XVème 1. les chantres
Ce sont des hommes formé dès l’enfance dans les ordres, choisi pour leur voix (justes) et leur beauté
(physique). Ils connaissent les notations, les instruments, la composition, la géométrie ; le droit, et
ont fait des études de lettres. è Personnes polyvalentes. Ils peuvent avoir un rang de ministre ou de
conseillé. Formé dans le Duché de Bourgogne
2. les ménestrels
Pratique le chant, l’instrument. ♫ciens errants mais regroupé en confrérie.
Ø joueur de bas instrument (qui ne joue pas fort) : vièle, luth, flûte, chant
Ø les hauts ménestrels : ancêtre des cuivres
Ø tambours trompettes : ce qui se rapporte à l’armé.
La ballade : AA’B par strophe du texte A [a2vers, b2verrs(cad ouverte[comme un cad demis])]
A’[a2vers, b2vers (cad close) (CP)], B [CCD ou CCB(cp plus courante)]
Ecoute Bonjour, bon an, bon mois et bonne étrennes (binchois). Percussion + basse de viole = partie
non écrite.
4. Guillaume Dufay (1400-1470)
Issus de l’école des chantres, 1er compositeur itinérant, voyage en Italie
Jusqu’en 1419 : école maîtrisiènne à Cambrai
1414-1437 Italie puis jusqu’a 1450 entre France et Italie.
Il est plus connu grâce à l’imprimerie
Influence : anglais (faux bourdon) française (XIV complexité contrapuntique), culte de la liberté
(Italie) dans les chansons.
Dommaine ♫caux :
- Chanson (reste 84) italienne français, latines sous forme libre mais beaucoup sous forme fixe.
Beaucoup de rondeau plus que de ballade (ballade + en retrait)
- Motets isorythmique (Dufay dernier à utiliser l’isorythmie dans les motets) [isorythmie : voix
principal (ténor) fait une série mélodique et rythmique répéter autant de fois que nécessaire]
Le color = série mélodique. Le Taléa = série rythmique. Le nombre de note utilisé ne doit pas être le
même que le nombre de motifs rythmique (création d’un décalage en le talé et le color è principe de
l’isorythmie).
Panisorythmie : isorythmie entre chaque voix Dufay est le dernier à utiliser cette méthode.
Ecoute : Nuper Rosarum Flores (Dufay), et Quatuor pour la fin du temps è temps = moment où on
reste dans l’éternité.
Messe polyphonique : mise en ♫ des parties ordinaires de la messe. (Existe depuis Guillaume de
Machaut)
Oui : kyrie, crédo, gloria, sanctus, benedictus, agnus dei.
Non : psaume graduel, alléluia. /!\ requiem : des partis en plus.
Dufay veut l’unité dans une messe polyphonique par :
- Un motif de tête : chaque morceau commencera pareil, par les mêmes notes
- Un cantus : mélodie pas forcément composé par le compositeur, pas forcément religieuse, déjà
pré existante, placé à la voix du ténor sur des valeurs longuesè cantus firmus.
Ecoute : L’HOMME ARME ABA, mode de ré authente. Moitié du XVI : fin des cantus sur chants
populaires.
Partition de la missa de « l’homme armé »Kyrie
Kyrie I : utilise une partie du cantus au ténor mes5 à valeurs longues. + de silence (quasiment tout le
temps. Le ténor intervient de manière ponctuelle. Le ténor (voix qui tient) ne chante que le cantus.
Rem : on peut changer complètement le rythme du cantus.
2 contres points : soprane + alto marchent ∑ en valeurs rapide, ténor + basse marchent ∑ en valeurs
longues.
Les 4 voix ne sont pas traitées à égalité. Ce n’est pas une ♫ imitative bien qu’il y a quelques imitation
mais qui ne sont pas rigoureuses (change quelques fois le rythme ou les notes). Pourquoi pas
d’imitation ?: car ♫ représente la création de Dieu et Dieu ne se répète pas. è ø ♫ répétitive è ø
canon, fugues, imitation.
Mes 19 : ténor arrête de chanter le cantus et tt le monde passe en valeurs brèves. Le thème est un
peu désarticulé, il n’existe plus mais on continue de le percevoir à paraphrase, on tourne autour des
éléments du thème. Soprano utilise des bout du cantus mais paraphrasé.
Toutes ces paraphrase sont misent bout à bout è impression de ø unité. Principe de paraphrase
utilisé dans toutes les voix = le cantus se diffuse entre tt les voix.
Kyrie II : mes 25 à 54. On observe des valeurs plus courtes, des long passages à deux ou trois voix
seulement, plutôt que 4. Principe utilisé fréquemment : bicinium : le compositeur allège les effectifs
à 2 voix.
Imitations non rigoureuses mais plus nombreuses, croisement entre ténor/alto et Ténor/ basse. è
très fréquent. Ex : mes 54, alto à la note la plus basse.
Kyrie III : ténor reprend le cantus, ++d’imitation (mais tjs non rigoureuses) élément du cantus
paraphrasé + nombreux, les 4 voix sont traité avec égalité. La valeur longue = symbolique d’éternité,
projection de Dieu. > rythmique = rapprochement entre Dieu et l’Homme.
Agnus III : utilise le cantus en rétrograde, en valeurs longues. Mes 97 : mise en valeur du ténor à au
dessus de la soprane. +++ de paraphrase du cantus au ≠ voix..
[Livre : de Bosuite [i]les très riches œuvres franco flamandes de Guillaume Dufay à…][/i]
VI. 2nde génération des compositeurs Franco-flamand 1. Johannes Ockeghem (1410-1497)
Homme de la renaissance : culture de l’esprit. ≠ de Dufay, il n’a pas du tout voyagé. Sous Charles VII il
est son conseillé, c’est un faiseur d’institution : la chapelle royale de ♫. Divisé en 2 chœurs.
- Chapelle du plain chant : entre 15 et 20 chanteurs
- Chapelle de ♫ : entre 30 et 40 chanteurs permanant qui interprètent du répertoire polyphonique
et sont polyvalents (chantent et jouent)
Ockeghem mène le contre point à son apogée, à un tel point de complexité, il aime la difficulté (c’est
un jeu pour lui). Il est de l’école des chantres. Pour lui le cerveau est le truc le plus complexe è je
m’en sers pour créer des trucs complexe. Il fait de la ♫ imitative. Il a composé des chansons (ø
évolution avec Dufay mais il n’utilise plus les formes fixe), des motets, et surtout des messes
polyphonique (évolution notable par rapport à Dufay). Messe : soit sur Cantus soit libre.*
2. Ockeghem : messes libres : ø cantus œuvre symbolique.
Ecoute messe des prolations : avant ø mesures.
3
2
Le Temps (T) : relation mathématique entre la longue et la brève (unité de temps)
Relation d’ordre ternaire 3 : temps parfait (TP)
Relation d’ordre binaire 2 : temps imparfait (TI)
3
2
la prolation : relation mathématique entre la brève, et la semi brève.
Relation d’ordre ternaire 3 : temps Majeur (M)
TI M =
34
3 2
68
2 3
Relation d’ordre binaire 2 : temps mineur (m)
TP m =
98
3 3
2 |4 2 |4
2 2
TI m = TP M =
La missa Prolationum : sanctus (tt les voix on une unité de mesure ≠)
Canon entre les voix basse/Ténor, soprano/contre ténor. Lors d’un canon la voix qui rentre en
premier est le Dux (chef lat.), la voix qui rentre après est le Comis. L’intervalle du canon est <, 3ce au
début de la messe 7ème au sanctus puis > jusqu'à la fin de la messe. L’unité existe mais elle n’est pas
discernable à l’oreille.
A écouter : Missa cujus Vis toni (messe dont tu choisi le ton).
3. Ockeghem messe sur cantus
Ecoute : agnus dei I.
Agnus dei I : Ténor à la basse écrit en français alors que les autres sont en latin. Unité de mesure pour
tt les autres voix (ø ténor). Ø technique imitative (par fidélité à Dufay messe de Dufay ø canon, ni
imitation). Messe beaucoup moins libres. Il n’utilise pas les innovations de Dufay.
Agnus dei II : cantus moins présent ou carrément absent. Juste 2 ou3 voix, imitation qui marquent les
charnières du morceau (bicinium)
Agnus dei III : très peu de CP, le cantus est restreint au ténor
Requiem d’Ockeghem è 1er requiem dont on dispose l’intégralité. Messe polyphonique plain chant.
Le cantus n’est pas un simple chant ou une seul phrase (comme dans l’homme armé), il prend tt la
messe grégorienne des morts à travail de paraphrase.
Ecoute deo Gratias : ø forme fixe, prémices de l’harmonie, imitation + de place à l’humanisme.
VII. 3ème génération des compositeurs Franco-flamands 1. Josquin Deprez (1440-1521)
Compositeur le + imprimé, chantre, religieux, moine, carrière international.
Jusqu'à 1486 carrière Italienne (Milan) à travaillé pour des mécènes privés.
1486 à 1505 Rome Ferrure,
1505à1521 : retraite dans une abbaye en Belgique Condé s/ Escaut.
A écrit un répertoire adapté à une nouvelle demande.
Messe polyphonique : environs 20 (dont messe libre et sur cantus)
Ecoute Agnus dei de l’homme armé de Deprez. : le cantus est paraphrasé à tt les voix. ø modulation,
juste transposition
Agnus II c’est un canon partout !!!
Partie basse mes 113 rétrograde de l’homme armé, Partie ténor : l’homme armé partie B.
Superpose le canon (Sop/sop et Alto/alto) avec les ténors + basse.
Après josquin Deprez on ne parle plus de messe sur cantus , mais de messe paraphrasé
VIII. La chanson Parisienne [1510–1530] 1. Josquin Deprez (1440–1521)
Transition entre XV/ XVI
Chanson du XVI à 4 voix. Voix principale = soprano (et plus ténor)
Ø Simplicité extrême du langage : ø vocalise, déclamation syllabique
Ø ♫ qui s’adresse à des amateurs, (ambitus restreint)
Ø Homophonie totale (ou partiel) rigoureuse.
Ø Emergence du système harmonique (pensé verticale)
Ecoute : Mille regrets : chanson galante, regret amoureux.
à Fin : cad plagale (IV I), pas totalement mineur, utilise un mode mais le minorise (ø degrés faible).
Soprano alto / basse ténor bicinum en imitation.
Ecoute : el grillo, Scarabell va alla gerra.
Chanson du XVI vas passer devant la messe polyphonique. Au début du XVI on l’appel chanson
parisienne car elle est imprimé à Paris.
La capitale ♫cale est au Nord de l’Europe.
Il émerge dans les villes des classes bourgeoises, qui considèrent que la pratique des arts n’est pas
réservée à l’élite. à La ♫ rentre dans les mœurs. è Hausse de la demande.
Démarche humaniste (art ouvert à tous), on peut parler de tout, mais il existe une constante ♫cale :
qu’importe le texte (sacré ou grivois) la ♫ est toujours architecturé, le langage ♫cale est le même. On
met au même plan les chassons paillarde, et les chansons galante.
Période sous François I : il importe des édifices d’Italie, importe des œuvres, des ♫ italienne.
Le pouvoir est une question d’image à le roi est + qu’un symbole, c’est une personne è image de lui
partout, tableau.
2. Caractère ♫caux
Ø Texte : ø forme fixe. Le compositeur est aussi l’auteure des textes (sauf dans la chanson galante ou
on peut faire appel à des littérateurs. [sonnet 4-4-3-3]
Ø Forme : +simple
o couplet refrain
o strophique (même ♫ pour ≠ paroles
o rondeau (ABACADAE …)
o AB en deux parties.
Ø Harmonie :
o Accords à 3 sons complets en positions 5 et rarement en 6
o Ø accord de dominante à 4 sons.
o Cad P est la + utilisé mais parfois on utilise la cad plagale (IV I)
o Chanson Parisienne est un peu le recul du contre point car l’écriture est + verticale.
Ø Rythmique
o Rythme + simple, mais parfois alternance binaire/ternaire (le 2 pour 3)
o = rythme de la pavane, danse en vogue à Paris. Contre point rythmique
o Jeu avec les mots. Respect total du texte chez Dufay et binchois. Idée de jeu chez Janequin.
Répète des syllabes, travail sur les onomatopées.
3. Typologie et thèmes.
ü Chanson galante, parle d’amour sur un texte raffiné.
o Registre plainte amoureuse. Languir me fait (Claudin de Sermisy, et clément Marot). Forme
strophique è partie accompagnée de luth est une partie non écrite et improvisé, et facultatif.
o Dépit amoureux je n’ai point plus d’affection. (Claudin de Sermisy, et clément Marot). Même
langage ♫cale queLanguir me fait. Tonalité en M et m.
o Satisfaction d’un seul soleil (clément janequin). Forme + libre mais très recherché ♫calement.
o le vert bois (ou joli bois) est le lieu des amours (rupture ou 1er) au vert bois janequin 1er amour
refrain couplet.Au joli bois Sermisy lieu de rupture, utilise des marches harmoniques.
ü Le blason : chansons qui décrivent soit un objet soit une partie d’un corps. Du beau tétin (clément
Janequin, C Marot), litanie d’une belle poitrine, forme rondeau varié ABA’CA’’D. Du laid
tétin (clément du papa pseudonyme). Parodie du Blason du beau tétin de Janequin.
ü Chanson rustique : fausse chanson populaire (imitation) la meunière de Vernon, évocation d’une
danse chaque temps marqué.
ü Chanson humoristique : ma mie a eu de Dieu le don.
ü Chanson figuratif :
o Chant des oiseaux àrondeau varrié
o La guerre à AB deux grande partie
o La chasse à « « « « « « « « « « «
o Les cris de Paris àune seul partie
o La caquet des femmes à » » » » » » » » » » »
4. Claudin de Sermisy (1495-1562)
Il se caractérise par :
ü ses mélisme,
ü présence de 6xte// entre sopran et ténore,
ü prédilection pour la 3ce harmonique (fin ø 5t, juste une 3ce),
ü verticalité de l’écriture,
ü couleur mélancolique, tendance à la mélancolie.
Ecoute tant que vivrais
Forme strophique ½. 1= A |B||
Déclamation syllabique
Il fait peu de mélisme, il à une grande vitalité rythmique, et une virtuosité verbale (joue avec la
sonorité des mots)
Ecoute : il estoit une fillette. è Tout est répété 2X, forme séquentiel AABBCCDD. ♫ Syllabisme
rigoureux.
IX. Le Madrigal
Genre Italien, apparait vers 1530 en Italie. Au départ très proche du genre populaire la Frottola à très
vit vas devenir un genre savant. Proche aussi de la Canzone (équivalant de la chanson Parisienne)
Canzone et Frottola : précurseurs du Madrigalisme.
C’est une poésie libre (souvent de 8 pieds) ou en alternance. La ♫du Madrigal est assujettie au texte,
elle colle et le décrit. Elle le suit de près est cherche l’expression. Genre privilégié pour l’expression
humaine. L’écriture alterne entre le contre point et l’homorythmie. Le genre devient un genre
raffiné, intellectuel, savant avec des figures de style à toujours ø rapport à la religion. Genre de
transition entre la renaissance et le baroque, et qui conduit à l’opéra àavec la ♫ profane.
Beaucoup de compositeurs s’illustrent dans le madrigal dans la cours des Médicis, à Florence (1530 –
1550). Genre à 4 voix.
Cyprien de Rore (1516 – 1565). Madrigal à thème tragique
Expression de l’obscurité : grave descente dans le grave.
Continuité entre le Madrigal et l’opéra sur les thèmes.
Autre compositeurs :
v Jaches de Wert (1535 – 1596). Franco Flamand à la chapelle ducal de Mantoue. écrit des
madrigaux (11 livres) entre 1558 et 1595. Utilise l’homorythmie de + en + verticale (harmonie), le
récitatif, le parlé. Utilise peu de chromatisme.
v Lucas Marenzio (1553 – 1599), écrit 9 livre de madrigaux. Fait preuve d’audace harmonique,
presque baroque. Fait beaucoup de scène pastorale.
v Andréa Gabrieli. (1510 – 1586) compositeur vénitien.
v Roland de Lassus (1532 – 1594), français, figure international de la renaissance. il est très inspiré
par le madrigalisme italien. Ecrit des madrigaux en français, profane, marqué par l’alternance entre le
contre point et l’homorythmie. Il utilise le figuralisme, et parfois le chromatisme. Il écrit 100
magnificat, 150 chansons française, 200 madrigaux, 1000 Motets. Il part en Italie en 1560 a Venise
écrit la messe à double cœurs è utilise la spécialisation. Compose motets rudes : Timor et trémor à 6
voix, chromatique, texte en français. Tessiture restreinte au début. « Ombré » è mineur. 2nd système
mélisme de noirs ≠ du début syllabique en note gelé. Cieux3 voix supérieur (ø basse). Basse ténor :
saut d’8va à terre et cieux.
X. Les ♫ sacrées et la contre réforme. 1. Crise religieuse
Fin XVème, Martin Luther (1483 – 1546) prend position dès 1517 contre l’Eglise Catholique. Accuse le
principe des indulgences (paie pour accéder au paradis et être pardonné). Il veut réformer l’église
pour un retour à l’ordre, la morale, l’égalité.
1521 : Martin Luther est exilé d’Allemagne. Accueillis à Wartburg sous la protection de Frédéric le
Sage. Il y traduit la bible en Allemand et travaille sur une nouvelle liturgie. Il écrite des textes de
choral destiné à remplacer les textes liturgique de la messe.
1524 : publie les textes mis en ♫ par des mélodies de plain chant. Il utilise des ♫ des chansons
populaires, des thèmes connus. Il veut rendre l’office + participative et + ♫cale.
1526 : le protestantisme commence à être diffusé par des princes allemands. Un concile est réclamé
par tous (notamment Charles Quint qui tente de soumettre les protestants)
ULRICH Zwingli (1484 – 1531) comme Martin Luther un protestant suisse. Il rompe avec l’église
catholique et engage le courant à être autonome par rapport au pape (il met – de ♫ dans ses
liturgies)
Calvin Jean : (1509 – 1564) s’inspire de Luther et Zwingli en 1533. La réforme calviniste s’étend en
France (par la Moselle, l’Alsace, la Savoie, la Provence et toutes les zones frontalière) et s’y implante
en 1541
2. ♫ de la réforme
C’est un mvt religieux de la fin du XVème qui au départ n’avait aucune volonté de scission. C’est
Martin Luther qui réfléchi à des points du catholicisme qui ne lui plaisent pas :
Point du dogme :
Point de l’église
Le protestant doit avoir un mode de vie austère (d’où l’habit noir avec une fraise blanche),
une rigueur moral au quotidien.
Mais pour comprendre le texte (sans changer la langue) on met en place des gestes rituels et des
chants clé qui font comprendre.
3. Giovanni Pierluigi Da Palestrina (1525–1594)
Compositeur phare du XVI. Enfant de cœur à Rome à St Marie Majeur, il travail le chant avec Josquin
Deprez et Pierre louis de la Rue. Il à une formation franco-flamande.
En 1544 il devient organiste et se marie en 1547. Il travaille pour la cardinale qui devient Pape (la
pape Jules III). Celui-ci appel Palestrina pour devenir maître de chapelle à la basilique st Pierre +
chanteur à la chapelle pontificale.
Le pape Jules III reste 8 ans pape, puis suit le pape Marcel II (28 jours) puis le pape Paul IV. Celui ci
décide de virer tout les hommes marié de la chapelle pontificale. Palestrina dégage et est nomé à
Saint Jean de Latran 5 ans puis maître de chapelle à st marie Majeure. Il écrit une messe la messe du
Pape Marcel (1562) pendant les délibérations di concile de Trente. Messe à 6 voix modèle de la
contre réforme.
En 1571 il est nommé maître de chapelle à la basilique st pierre jusqu’à sa mort. Il meurt en 1572 à
cause d’une épidémie de peste laissant sa femme son frère et deux de ses 3 fils.
Palestrina est un gars plutôt connu. Il est considéré comme l’inventeur de l’harmonie (cela découle
de la contre réforme) Hans Pfitzner en 1915 écrit un opéra Palestrina
Ecoute messe du pape Marcel crédo, Kyrie, agnus dei.
Aspect de la contre réforme : homorythmie ø imitation, bichinum à 4 voix (sur 6), toute les voix sont
traitées à égalité.
Le début est homorythmique à 4 voix sur un mode de sol ø altération ; entré en arche symétrique à
se rattache au texte, majestueux retour à l’ordre ancien. Madrigal sur terre et ciel en fin de phrase +
cad tonal.
Les 8 5 voix en homorythmie. Entré cathédrale accord maj. Fin de phrase cad parfaite + retard 4 3.
Mes 19, soprane et basse mvt contraire ouverture sur Christum.
Mes 20 à 22, 3voix (représentent les 3 unités) se déplace par mvt de 6xte parallèle è faux bourdon.
Arrivé sur 5te à vide = cad à l’anciene.4
Mes 28 Dieu né de Dieu, lumière né de la lumière = redondance ♫cale, même structure ♫cale è suivi
exacte du texte.
Mes35 : mélisme vraie. On a déjà compris le texte. è Insiste sur la vraie foi
Mes 44 47 sur père 3voix qui convergent 44 père par qui tout à été fait imitation mes 44-47 / 48-49 /
50-52 retard = douleur.
Figuralisme mes 53-56 en imitation.
Mes 59 : fin magistrale très lente
L’Espagne est toujours très catholique mais les problèmes subsistent toujours. Charles Quinte
abdique en 1556 pour son fils Philip II (parce qu’il a des problèmes politiques avec les pays bas)
La contre réforme en Italie est +facile car c’est le pays de la papauté.
En France l’acceptation du concile est + difficile. Henri IV est au pouvoir de 1589-1610 ; il à une
politique indépendant vis-à-vis du concile de Trente. Il est plus tolérant face aux protestants è édit de
Nantes en 1598 montre son acceptation de la pluralité religieuse.
Avant Henri IV, les huguenots (protestants) français fuient en Allemagne, au pays bas, se regroupent
en Amérique, en Afrique du sud.
En France le concile = bof bof.
En Allemagne : reconquête sur les bases tridentines (messe tridentine) en Bavière.
En Autriche : les protestants sont interdits.
La ♫ des messes tridentines ne connait pas de suit (s’arrête à Roland de Lassus et Palestrina.). Les
♫ciens ont un esprit de contradiction et ne suivent pas les réformes ♫cales du concile.
Ecoute messes kyrie Palestrina, messe Aeterna Christi Munera. Ecriture canonique quasi permanente
Kyrie : forma classique avec diminution rythmique sur christ
XII. La renaissance anglaise
Le XVIème est la meilleur période pour la ♫ anglaise.
Sous Henry VIII (1509-1547), dès le début il y avait 60 à 70 ♫ciens à la chapelle royale à temps
complet.
Ø John Taverner (1490-1545) catholique trad, ♫ religieuse surtout.
Ø Christopher Tye (1505-1572)
Ø Thomas Tallis (1505-1585)
Leurs ♫ évoluent en fonction de la réforme. Réforme qui touche moins l’Angleterre
1. Taverner
Il est très attaché à la liturgie catholique. Il écrit des messes très contrapuntiques, en imitation
continu.
En 1535 = rupture entre l’Eglise catholique anglaise et Rome. à Henry VIII se proclame chef de l’Eglise
anglicane.
A sa mort Edward VI lui succède, puis Marie Tudor devient Reine en 1552 et réintroduit la liturgie
catholique (1558 à la fin de son règne).
Elisabeth I (1558-1603) revient à la liturgie anglicane.
2. Tye
Protestant, il écrit des œuvres mais se rattache à la liturgie anglicane. Il compose des Motets en
anglais et en latin, des ♫ pour un ∑ de viol es (♫ profane), des cantiques (marque la naissance de la♫
anglicane).
La ♫ anglicane à pour volonté d’avoir des paroles intelligible en langue vernaculaire. Elle introduit
des psaumes, des chorales. L’influence du concile de Trente est peu répercuté sur la ♫ anglaise. La ♫
anglaise est + austère, rigide. Les compositeurs anglais sont + soumis à la rigueur que les
continentaux.
ü Notes brève pour des syllabes brève et notes longues pour des syllabes longues.
ü Une syllabe par note et une note par syllabe. (syllabisme absolu)
ü Répétition du texte déconseillé sauf si c’est une phrase entière qui est répété.
ü Les mélismes sont très stricte : seulement sur l’avant dernière syllabe du dernier mot. Le dernier
mot = une note.7
A coté de cette ♫ dirigé :
ü Emancipation de la ♫ profane à la fin du siècle (♫ instrumentale.
ü Psaumes = anthem (termes ♫cale anglais). Des textes simples mis en ♫ à la manière d’un motet
classique en latin. C’est une pièce religieuse mais pas liturgique et chanté avant ou après la messe.
· Full anthem : pièce simple ressemble au choral luthérien à 2-4 voix soit a cappella soit avec le
soutient de l’orgue.
· Verse anthem : pièce + complexe : intro à l’orgue, technique responsorial (un qui parle l’∑ qui
répond), peut y avoir des instruments, comme dans le full, syllabisme absolu, sobriété, et simplicité,
peut y avoir des réponses instrumentales.
3. Thomas tallis
Organiste à la chapelle royale. +++ D’œuvre en latin, des ♫ religieuses essentiellement. 3 messes en
latins, environ 30 motets en latin. Ecoute : les lamentations de Jérémie. Très populaire en Europe où
on écrit beaucoup de lamentations de Jérémie.
Analyse : début très syllabique, ø sur prophète
Sur lamentation mvt descendant, madrigalisme. entré en imitation, carrément canonique, très
contrapuntique, en mi. bichinum à 2 voix, ténor 2 entre très tard.
Fin de l’intro sur ½ cad.
Mélisme sur aleph è marque le début pas besoin de comprendre les paroles. Tjs entré en imitation.
à Rém fin cad à 3 voix ½ cad sur V la.
Suite – contrapuntique, les voix se retrouvent + souvent ∑.
Répétition de subtributo + mélisme « tributaire » = important.
Mes 10, superposition de sol et sol♯ è changement de couleur. : Motif A
Système 13 : modal ø sensible.
Mes6 imitation, saut de 5te au lieu du saut de 4te habituel, mode de mi/la. (Sur aleph).
Aleph : passage mélismatique, canonique sur motif B.
Mes37 syllabique, homorythmie. Baryton commence 1 peu plus tôt que les autres è technique
responsoriale quand 1 commence mais les autres n’attendent pas la fin.
Ecoute : spem in alium de Tallis, motet à 40 voix. Pour les 40 ans de la reine en 1573.
Allezandro Striggio : compositeur Italien a écrit un motet à 40 voix un peu avant Tallis.
Tallis est un compositeur un peu oublié.
XIII. La ♫ espagnol.
Beaucoup de compositeurs espagnols viennent étudier en Italie. A cause du mysticisme catholique,
on rejet le décoratif, donc les mélismes, on garde que des choses brèves.
Compositeurs :
· Cristobal de Morales (1500-1553) : compositeurs + maître de chapelle à la cathédrale de Séville.
En 1541, il sert dans le chœur pontifical. C’est un grand mystique, il a composé 21 messes et 90
motets.
· Thomas Luiz de Victoria (1548-1611) : élève de Palestrina, puis maître de ♫ au séminaire
romain, à succédé à Palestrina à Rome à la chapelle pontifical = ordonné prêtre en 1575. Il écrit des
messes dans le style de la contre réforme. Ecoute : O quame gloriusum. Ecriture en imitation. Le kyrie
n’a pas de mélisme la fin, fin sur une 5te à vide.
Lors du Moyen-Age, il y a une expansion de la pensée politique chrétienne sur laquelle se fonde
l’édifice politique. Le corps est considéré comme un pêché car périssable.
A partir de la Renaissance (terme de Michelet datant du XIX° siècle) on a un retour à l’Art Antique :
on repense la place de l’homme en tant que sommet de la création ; tout ce qui provient de l’homme
est le dessein de Dieu. La corporéité est acceptée voire encouragée, elle autorise les pulsions, les
passions… la chair devient omniprésente dans la pensée de la Renaissance.
La Renaissance est la période qui voit émerger la période dite moderne (« Les Essais », Montaigne).
Son apogée se situe au XVI° siècle, avant qu’elle ne se brise sur les guerres de religion causées par cet
excès de libertés.
Pour la majorité des historiens, 1492, qui correspond à la découverte de l’Amérique par C. Colomb,
est la date clé de la Renaissance.
La France
Pourquoi la France, considérée comme un modèle européen, n’est pas le foyer de la Renaissance ?
Si la Renaissance prend source en Italie, elle ne prend pas forme là-bas : Guttenberg n’est pas de
Florence, l’Ars Subtilior et l’Ars Nova prennent source en Europe du Nord… Une série d’évènements
explique cela.
Charles VI (1368-1422), dit « Charles le bien-aimé » ou « Charles le Fol »
Charles VI hérite d’une situation plus ou moins stable. La France est alors une mosaïque de petits
états avec des locaux segneurials qui correspondent à un découpage féodal. Le Roi est l’élu de Dieu
sur terre, « si le Roi te touche, Dieu te guérit ». Mais sur un demi siècle, le pouvoir français va
s’effondrer à cause de la folie de Charles VI.
Vers 1392, Charles VI aurait traversé le Main, croisié un mendiant qui aurait levé les yeux sur lui, ce
qui provoca une crise car le Roi était persuadé d’être maudit par l’ange de la mort.
Vers 1394 : le Bal des Andants. La résidence des rois à l’époque se situait à l’hotel St Paul, dans
l’actuel quartier des Marais. Une fête est donnée, la plupart des invités se graissent le corps puis se
roulent dans des plumes : désastre humain, à cause des chandelles qui enflammèrent la cour. Charles
VI est sauvé in extremis mais reste fou à vie. Mais à l’époque, le Roi reste roi tant qu’il est en vie. Un
régent est alors nommé : Louis d’Orléans, mais sa légitimé est contestable car il s’est en réalité auto-
proclamé.
Vers 1407, Louis d’Orléans est assassiné par Jean Sans Peur, Duc de Bourgogne. Celui-ci prend le
pouvoir et le lit de la femme de Charles VI, Isabelle de Bavières. Son pouvoir autoritaire entraîne une
guerre civile sur 10 ans entre ses partisans, les Bourguignons, et les partisans de Bernard
d’Armagnac, les Armagnacs. Le conflit permanent ne laisse aucune place au rayonnement culturel.
Le second problème d’envergure rencontré au XIV° siècle est la guerre de Cent Ans. Philippe IV a
réussi à former un état stable par épuration, mais ses trois descendants potentiels meurent, sans
enfant. Sa fille, Isabelle d’Angleterre, sera mariée au Roi d’Angleterre, Edouard II ; mais le règne de
celui-ci est refusé, et son fils ne peut récupérer le trône. C’est finalement un non-capétien qui
devient roi de France, et pendant 100 ans, l’Angleterre refusera la légitimité de la France. C’est ainsi
que pendant les 10 ans de guerre civile, l’Angleterre « grignotte » la France (vers 1415), et Henry V
d’Angleterre soutient le parti Bourguignon.
Vers 1419, Jean Sans Peur est assassiné. Son fils, Philippe Le Bon, devient le Grand Duc d’Occident,
idéal de la Renaissance. Philippe Le Bon est un homme très intelligent, qui a compris que le pouvoir
tenait beaucoup au charisme (époque de prince Machiavel). Mais son but est de détruire la France,
et il rejoint le parti d’Angleterre.
Vers 1420 : traité de Troyes. La France reconnaît l’autorité anglaise. Elle perd tout pouvoir au profit
de l’Angleterre et de l’état bourguignon, ce qui explique notamment qu’elle ne puisse être le foyer
de la Renaissance. C’est Jeanne d’Arc qui sauvera la France en remotivant une armée. La guerre est
très sanglante (Gilles de Ray, capitaine fiable, en devient fou et devient « Barbe Bleue »). Le fils de
Charles VI voulant récupérer le trône, il dénonce Jeanne d’Arc aux anglais. Son procès se fait en latin,
et la pauvre Jeanne d’Arc, parlant uniquement patois, ne peut entendre la « langue de Dieu » : son
sort est scellé au bûcher. Le Royaume redevient stable, mais le rayonnement culturel est en retard.
Le Duché de Bourgogne
Membre d’une famille d’arivistes plutôt intelligents, Philippe Le Bon annexe plusieurs régions, et
petit à petit son royaume devient immense (Flande, Pays-Bas…), jusqu’à être le plus grand d’Europe.
Il renomme son royaume Grand Duché d’Occident, et cherche à reconstruire le Grand Empire de
Charlemagne. Seulement, pour cela il faut une unité monétaire et linguistique, un réseau routier…
Philippe veut un état artisan et non agricole. Les deux capitales sont Dijon et Bruges. Il cherche les
meilleurs artistes.
L’Italie
Florence : duché des Médicis (avec Lorenzo de Médicis, prince de Machiavel). Position dominante
des arts à Florence, qui est un véritable courant de pensée. Le régime très autoritaire a compris que
le prestige passait par la mise en avant des arts et de la pensée.
Venise : il s’agit du seul état européen qui est une république indépendante. Cette république
indépendante est tolérée car elle constitue un rempart contre l’invasion des Turcs de l’Empire
Ottoman en Europe. Mais Venise est également le centre des échanges bancaires, ce qui en fait
l’équivalent Suisse de l’époque (Conseil des Dix – Le Doge ; sa dissolution, par excès de corruption
dans ses rangs, entraînera la fin de la république indépendante à Venise).
Rome. 1378 : Urbain VI est élu pape contre l’avis des 13 cardinaux, qui élisent de leur côté Clément
VII. Clément VII se déplace alors à Avignon, et ainsi la papauté s’établit à Avignon et non plus à Rome,
qui refuse cependant de déchoir son pape et de reconnaître celui d’Avignon : présence de deux
papes (Clément VII à Avignon, Urbain VI à Rome), ce qui induit un problème de légitimité ; de plus
Clément VII est reconnu et apprécié pour sa grande tolérance (les Juifs du Pape). Urbain VI meurt, et
Rome en élit un nouveau toujours sans reconnaître celui d’Avignon.
En 1409 se déroule le Conseil de Pise organisé au Conclave des Cardinaux, afin de se mettre d’accord.
Le but est de renvoyer les deux papes en place afin d’en élire un nouveau, mais ceux-ci refusent : un
troisième pape est élu en la personne de Jean XXII !
En 1414, le consil de Constance se réunit sous l’impulsion de Maximilien, qui déchoit les trois papes,
et exige, sous menaces, l’élection d’un nouveau. Martin V est finalement choisit, mais il faudra
attendre 3 ans (1417) pour officialiser son élection.
Durant cette période, Rome cesse d’être un foyer rayonnant et perd tout son prestige ainsi que son
influence sur les arts. Il lui faudra très longtemps avant de les recouvrer, et lorsque cela sera le cas,
Rome sera plongé dans les guerres.
Conclusion
L’Italie est « seulement » le foyer de la Renaissance architecturale, picturale et philosophique. La
Renaissance musicale prend source dans le Nord de L’Europe, dans le Grand Ducher de Bourgogne de
Philippe Le Bon.
L’évolution du langage musical à la Renaissance
La Renaissance est le commencement d’une longue érosion vers le système tonal. Aujourd’hui, on
remarque que l’armure en majeur correspond à une réalité, pas en mineur (ajout de la note sensible,
etc). Il n’y a pas de tonalité à la Renaissance, mais des modes.
Mode : il s’agit d’une échelle musicale, comprenant une succession d’intervalles. Il n’y a pas de
notion d’hauteur absolue (contrairement à une gamme). Un mode est donc transposable
(contrairement à une gamme). (voir Messiaen : « Modes à transposition limitée »)
4 modes sont principalement utilisés :
· 1er mode/protus/mode de ré : T/S/T/T/T/S/T
· 2ème mode/deuterus/ mode de mi : S/T/T/T/S/T/T
· 3ème mode/tritus/mode de fa : T/T/T/S/T/T/S (le T/T/T/S correspond au fameux « triton »)
· 4ème mode/tetrardus/mode de sol : T/T/S/T/T/S/T
On emploie en réalité 8 modes, puisque chaque mode en admet 2 :
· Authente : lorsqu’environ 90% au moins du texte musical se situe au-dessus de la note finale,
qui correspond invariablement à la fondamentale du mode
· Plagal : lorsqu’environ 50% au moins du texte musical se situe au-dessous de la note finale.
(voir exemples)
1. Règle des sixtes et tierces
Jusqu’au XVIe siècle, la voix de ténor est la voix principale de la polyphonie : elle est écrite en
premier, les autres voix tournent autour ensuite.
La dissonance n’existe pas (dans le sens où celle-ci n’est pas envisagée). Deux types de consonance
existent : consonance parfaite (quarte, quinte, octave)/imparfaite(tierce, sixte).
Il s’agit d’une règle dite de « pur plaisir », c’est-à-dire qu’elle n’est pas officiellement existante, mais
couramment appliquée par les interprètes ou les compositeurs, de façon implicite (celle-ci n’est
généralement pas indiquée sur la partition). Elle indique : « Dans une polyphonie, lorsque l’on
enchaine une consonance imparfaite à une consonance parfaite, l’effet est plus gratifiant pour
l’oreille quand la voix du haut monte d’un demi ton ».
è Dans le mode de sol, on dièse couramment le fa, ce qui correspond aujourd’hui, selon les règles
intervalliques, au mode de do
è Dans le mode de fa, on bémolise couramment le si, ce qui nous ramène également au mode de do
è Le mode majeur, qui n’est pas une notion existante à l’époque de la Renaissance, se met à exister
avec cette règle de « pur plaisir ».
Lorsque l’on applique uniquement la règle des sixtes et tierces, on tombe souvent sur la fameuse
« cadence à double sensible », qui disparaît au milieu du Xve siècle avec l’arrivée de la règle de la
basse. (voir exemple)
2. Règle de la basse
« Dans une polyphonie, lorsque l’on arrive à une fin de phrase, l’effet est plus gratifiant pour l’oreille
quand la basse descend d’une quinte ou monte d’une quarte ».
En créant des attirances et des rejets, la modalité sera petit à petit abolie. En additionnant ces règles
de pur plaisir, ont fait apparaître sans le savoir les prémices de la note sensible, de la cadence
parfaite… et donc de la tonalité.
Les modes de do, de fa et de sol sont ainsi fusionnés. En revanche, on ne trouve pas le moyen de
fusionner les autres modes (ré, mi, la), qui correspondent aujourd’hui aux trois modes mineurs.
Ceux-ci ne sont que peu employés à l’époque, par soucis de stabilité.
Présentation
Paris devient (enfin) un centre d’échanges internationaux et d’arts. Avec François 1er (règne : 1515-
1547), elle connaît une période de stabilisation. François 1er est un roi jeune qui incarne les
aspirations du siècle nouveau (beau, intelligent, ambitieux). Cela se répercute sur le pays qui, en
pleine confiance, rêve d’expansion. En effet, le rêve (plus ou moins) secret du roi est d’annexer
l’Italie, qui est pour lui le symbole de la beauté et du raffinement : désir d’importation du
rayonnement artistique italien. La victoire sur Marignan lui ouvre le Milanais : position de force qui
lui permet un traffic, détournement d’œuvres d’art et d’artistes (Leonard De Vinci, Benvenuto
Cellini…).
Charles Quint (succède au dernier roi d’Espagne, son oncle Charles II) : possède une puissance
redoutable (Espagne, Portugal, Pays-Bas, Autriche…) et des richesses quasi illimitées (possessions
américaines avec les mines d’or).
Henry VIII d’Angleterre : profond désir d’expansion (Grande Bretagne = île).
De plus, ces trois monarques ne s’entendent pas : François 1er est un roi narcissique mais au contact
facile ; Charles Quint possède un physique ingrat, petit, tortueux, rancunier… Ces différences de
tempérament génère des tensions.
François 1er met le Milanais sous protectorat. Charles Quint lance une opération militaire : trahison
de Bourdon : défaite de Pavie, 5 ans après la victoire de Marignan. François 1er est fait prisonnier de
Charles Quint à Pavie : la mère de François 1er assure l’interim à la tête de l’Etat (mais on a une sorte
de vacances du pouvoir en France). La France cède la Bourgogne à l’Espagne et doit verser des
impôts de guerre pendant 7 ans. Charles Quint accepte un échange de prisonniers : François 1er sera
libéré en échange de ses deux jeunes fils (lors de l’échange, Charles Quint empêche François 1er de
croiser ses fils !). Mais à son retour, François 1er ramène avec lui Eléonore de Habsbourg (sœur de
Charles Quint !) avec qui il se marie afin d’apaiser les tensions ; ce qui déclenchera la colère du pape.
En effet, cette relation est catho-protestante. François 1er à une vision très libre et tolérante de la
religion à l’époque (pas encore de guerre civile). La fin de son règne est marquée par une hésitation
entre l’excès de tolérance ou la répression pour une religion.
Mais on tente d’unifier la nation : le français est déclaré langue officielle ! Guillaume Budé (1539) :
traité pour écrire le français, avec en parallèle la fondation du collège de France. On a aussi une
unification monétaire, le développement des réseaux routiers et de l’artisanat local : François 1er =
modèle absolutiste (« l’Etat c’est moi »). L’Etat est une construction pyramidale dont la figure
centrale est le roi. Image du roi partout : pièces de monnaie, portraits (présence physique
imposante), symbole propre (salamandre)… François 1er fait de la royauté un spectacle (prince de
Machiavel) : veut bâtir à Chambord, lieu inhospitalier (premier bâtiment où Dieu, par la chappelle,
n’est pas le premier ni le mieux servi !). Tout cela conduit à un changement de point de vue sur la
lecture, l’art, l’enseignement : l’Humanisme.
Apogée de l’Humanisme
L’Humanisme (voir def) a une répercussion sur plusieurs domaines : · Les avancées
technologiques. On croit au progrès : imprimerie, géographie (découverte du Canada attribuée à
Jacques Cartier), astronomie (l’Europe n’est pas le centre du monde, la Terre n’est pas le centre de
l’univers…). L’Humanisme, c’est l’altérité : ouverture sur le monde extérieur. Il est également propice
à l’expérimentation : ce qui est vrai est vérifié par l’expérience.
· Progrès de la médecine (par ex., théorie que le sang circule), de la même manière que selon
Galilée, la Terre est une forme sphérique qui tourne sur elle-même.
· Progrès de l’éducation (République des Lettres). Avant, éduquer = retenir les choses.
Désormais, la mémoire est distincte de l’intelligence : pensée comme vertu prospective (tandis que la
pensée médiévale est loin de la déduction) à critique de l’empyrisme (Rabelais avec Gargantua,
Montaigne avec ses Essais). L’élève comprendra mieux ce qu’on lui amène à découvrir que la vérité
que l’on lui sert : « Il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». On doit conduire
l’élève vers la notion de libre-arbitre : libérer la pensée. Cette nouvelle éducation rend possible la
contestation politique et/ou religieuse (Erasme, Eloge de la folie). La relativité des choses découle de
l’Humanisme. Ouverture d’écoles publiques qui ne nécessitent pas que l’élève provienne d’une caste.
La musique au quotidien
La musique est un socle de base : premier produit de consommation de masse. L’Humanisme
permet la conquête de liberté individuelle (Etienne de la Boétie, Discours sur la servitude volontaire :
« Cette étrange capacité que l’homme a pour consentir à son propre asservissement » ; Thomas
More, Utopia). Véritable élan libertaire, qui va se briser sur les guerres de religion dont l’Humanisme
n’est pas directement la cause : c’est la direction d’esprit qui a amené à proposer des choses
nouvelles.
La chanson parisienne
Musique principalement imprimée et éditée à Paris, dont Pierre Attaingnant est le principal éditeur.
Pièce courte, profane, de langue française. · Caractères formels : pas de forme fixe. Le texte peut
être de forme strophique ; forme rondeau, forme bipartite A-B ; forme couplet-refrain. La fin de
chaque vers est généralement marqué d’une cadence.
· Caractères harmoniques : que des accords de 3 sons complets, en position fondamentale
(solidité/confort harmonique). Deux types de cadences : V-I ou IV-I. Ecriture souvent verticule et
homophonique (particulièrement quand il faut comprendre le texte).
· Caractères rythmiques : à la base, rythmes simples comme le « dactyle » (1 longue + 2 brèves à
pavane) ; mais on a une superposition complexe de rythmes différents : on parle de contrepoint
rythmique.
· Disposition des voix : chant au soprano (non plus ténor, sauf exception pour un effet
« vintage »). Il n’y a pas de canon, mais un travail cellulaire (petit motif chanté en décalé) présent en
permanence .
· Le texte : le parolier pour les chansons galante est un véritable poète. Le plus célèbre est
Clément Marot (collaborateur quasi indéboulonable de Claudin de Sermisy), qui allie parfaitement
ton populaire avec raffinement à l’italienne. Genres poétiques en vogue : le sonnet ; l’élégie (poème
mélancolique) ; le blason (vante les beautés d’une partie du corps) et le contreblason ; l’épitre (lettre
ouverte mise en musique).
La Renaissance débute au XVe. En musique, commence ac retard & pas au même endroit.
Pourquoi au XVe, il y a un creux musical en Fra., alors que la polyphonie s’est développée à Paris,
ainsi que l’Ars Nova ?
Affaiblissement considérable de l’appareil de pouvoir central (monarchie) : un des seuls à pouvoir
susciter mus.
Roi de l’époque = Charles VI. A accédé au pvoir pdt guerre de 100 ans (Ang. Réclame droit d’autorité
sur Fra.) peu propice à la mus. La scté est marquée par la féodalité.
Charles VI a un sens artistique, architectural : fait construire Hôtel St Pol à Paris protecteur des
arts.
Mais en 1392, accident de chasse, et le roi alterne des moments de lucidité et de folie (pdt 25 ans).
Ensuite, à un bal en 1394,
(bal des Ardents huhuhu), il manque de cramer (cet abruti s’était
enduit de graisse et de plumes). On en avait marre de lui, on le vire,
on fout son frère à la place : Louis d’Orléans. Il prend le pouvoir et
se fait buter. Vient le temps de son assassin, Jean-sans-peur : il
arrive, en magouillant, à prendre le pouvoir,
mais cela entraîne une guerre civile de 10 ans, qui se caractérise par
destruction ts lieux de savoir & copie.
En bref, on est mal barrés.
On dit que Renaissance née en Italie (It. Pour la suite) car elle était
composée de ptts état indépendants qui asseyaient leur stabilité sur
domination intellectuelle (bcp d’écriture)
penseurs it. st les premiers à briser chaînes imposées par Moyen-âge
(M.A. pr la suite) : M.A. basé sur une symboliq. religieuse sacrée
& très forte. Comme peu de pvoir central en It., certains penseurs
redécouvrent un mode de pensée « libertaire » : ce qui se démontre est
vrai, et ce qui ne se démontre pas ne l’est pas (la loi du CQFD en
gros) l’art n’est plus là pr démontrer ce qui est sacré : il a un autre but.
Foyers en It . : -Florence, longtemps dominée par les Médicis
(famille de banquiers) = siège de la pensée « Renaissance » :
l’art devient qqch de vital, quitte à faire passer religion au second plan. Les Médicis vont importer
l’art & les artistes foyer intellectuel
-Venise,république basée sur le modèle athénien : foyer politiq.
républiq. oligarchiq. (gpe de famille Vénitiennes qui élisent le doge
(régime unique)) = second pôle de la Renaissance.
Des familles vt prendre les commandes & donnent un rayonnement à certaines villes.
Fin du XVe :
Louis XI arrive au pvoir : il est petit et moche (me demandez pas ce
que ça fout dans le cours, j’en sais rien). C’est alors l’apogée du
pvoir bourguignon. C’est un diplomate hors-pair (ses ennemis
finissaient en cage), et petit à petit, le Duché de Bourgogne est
affaibli. La France récupère des territoires. Elle a alors besoin de
réseaux & services de
communication (là entre parenthèse y a marqué « LA POSTE :
espion », j’ai pas compris).
On commence à imprimer des livres en France
liberté totale, sauf pour la Bible en français (a pas). On récupère des moyens, c’est la folie
youpitralala.
Début du XVIe :
François Ier : ce n’est pas un descendant direct , il se retrouve au
pvoir « par hasard » (enfin, pour un hasard, ça c’est un fameux
hasard). Il dirige de 1515 à 1547.
Il est jeune & a un mode de pensée plus moderne, ainsi qu’un goût
prononcé pour les hommes. Nan, je déconne, un goût prononcé pour ce qui
touche à l’art : il veut faire du nveau (c’est la fin du gothique) en
allant le chercher au Sud) Italie ! Il cherche à s’implanter en It. et attire en Fra. Des artiste it.iens.
Pendant ce temps là, l’espérance de vie augmente (c’est pas non plus la
folie, hein), pas de disettes, la Fra. Récupère Picardie (grenier à
blé) Rayonnement de la Fra. C’est une
période d’accession à la propriété & à la culture pr un nb de gens
qui n’y avaient pas accès jusque là. François Ier symbolise l’équilibre
& l’unification monétaire. L’état finance & aide artisanat il se développe, ce qui développe les
villes.
François Ier marque le début du modèle absolutiste : c’est lui qui installe le culte de l’image.
Création (?) du collège de France : personnes qui décident de la façon
d’écrire le français (grammaire, orthographe…). On fait en sorte que chaque
ville puisse mettre sur pied des institutions, académies…
La classe bourgeoise émerge cela produit de la demande : mus. écrite aussi pr amateurs on écrit
plus de chansons & moins de messes.
Importation de denrées it.iennes goût du décoratif, de l’agrément (châteaux de la
Loire) Château de Chambord : cadeau pr le Roi aps victoire de Marignan : il est pas défensif, calé
dans un coin perdu…
pr montrer rayonnement de la Fra.
XVIe = esthétiq. du paraître, du brillant, de l’agrément
Petit à petit, il faut que la chanson soit plus simple : on va vers une
esthétiq. de la représentation – l’art est un moyen de pérenniser le
pvoir (≈ Le prince de Machiavel) (je sais pas ce que c’est).
Paradoxe
entre la liberté d’interprétation & le pvoir royal, de plus en plus
centralisé. François Ier conserve la Chapelle Royale & crée la
Chambre Royale (je sais pas ce que c’est ).
La chanson parisienne est imprimée à Paris (on s’en doute pas, comme ça…)Pierre
Attaignant a l’idée de commercialiser mus. C’est grâce à lui que
demande en chanson va s’accroître. Paris devient un gd centre
d’imprimerie. Chanson chez Josquin Des Prés = divertissement. Ici, il
faut que la mus. soit accessible, immédiate. On considère que richesse
= diversité. On se sert de l’humour mus.al. Jusqu’en 1630, chanson parisienne
en essor.
Définition de la Renaissance :
La Renaissance est une période qui couvre deux siècles d’histoire : le XVème et le XVIème siècle
(entre la fin du Moyen Age : XIVème siècle et le début de la période baroque : XVIIème siècle). La
Renaissance est la période où l’Occident va « divorcer » du Moyen Age. La Renaissance est l’entrée
dans l’aire moderne, d’une nouvelle perception du temps (le temps s’accélere). C’est le moment où il
y a des mutations de pensée pour l’homme Occidental. La Renaissance est aussi l’âge d’or de la
polyphonie.
- En France :
La France est une mosaïque complexe qui tente de gérer l’héritage du Moyen Age, c’est à dire la
coexistance entre deux grandes entités : la Monarchie et les principautés territoriales.
La France est plongée dans la guerre de 100 ans.
La guerre de 100 ans : 100 ans de conflit avec l’Angleterre. Le roi d’Angleterre revendique la
suzeraineté sur la France. Une partie de la France est occupée par des forces anglaises, ce n’est pas
propice au développement des arts. Dans cette période, on est encore dans un système de pensée
médiéval, les arts servaient à prier : à asseoir le pouvoir de l’église et à divertir (quelque chose de
superflu, non nécéssaire). L’art est pour cette période un outil de propagande. Charles VI règne sur la
France au début du XVème siècle, il fait partie de la dynastie des Valois. Depuis 1392, il est fou par
intermittence. 1394 : le bal des ardents.
Vu que le roi est fou, il y a une nécéssité de nommer un autre chef. Louis d’Orléans veut être roi. La
France est sur le plan territorial coupée en deux. Il y a une grande partie qui constitue le grand-duché
de Bourgogne, c’est la plus grande possession territoriale unifiée en France. Le Duc de Bourgogne
(Jean Sans Peur) a un immense territoire. C’est un neveu de Charles VI. Il veut régner car c’est le plus
puissant sur le plan financier, militaire, et territorial.
Il fait assassiner Louis d’Orléans. Ce qui va engendrer une guerre civile extrêmement dur entre les
Bourguignons (partisans du Duc de Bourgogne) et les Armagnacs (partisans de Louis d’Orléans).
1419 : le fils de Charles VI va assassiner le Duc de Bourgogne. Mais le Duc de Bourgogne a un fils
(Philippe Le Bon – Le Grand Duc D’Occident) qui a une puissance armée, financière considérable.
C’est le plus grand et le plus puissant des dirigeants de toute l’Europe Occidentale. Philippe Le Bon va
conclure une alliance avec les Anglais.
C’est Jeanne d’Arc qui va « sauver » la France en l’espace de deux ans (entre 1427 et 1431). Elle va
remonter le moral des troupes françaises et va arriver à casser l’alliance Bourgognes – Angleterre et
va repousser les Anglais chez eux.
Charles VI avant de mourir signe un traité qui reconnaît la suzeraineté de l’Angleterre sur la France.
1429 : Le fils de Charles VI ne peut plus résider à Paris, il vit donc sur la petite ville de Bourges.
La situation politique de la France est paralysante vis à vis du développement artistique. A la fin du
Moyen Age, il y avait des foyers artistiques très forts en France au XIVème siècle, surtout à Paris, aux
alentours de Notre Dame De Paris qui n’existent plus car la France est en crise et a d’autres
préoccupations.
La musique va venir de Bourgogne. Le duchet de Bourgogne va jouer un rôle très important sur le
destin de la musique pendant tout le XVème siècle.
Ce qui existe, c’est les apanages, c’est à dire qu’il y a un roi avec x frères, il leur donne des provinces
et si à leur tour, ils n’ont pas de fils, les terres reviennent au roi.
La ville de Bourgogne a eu une politique suivie et cohérente. Il y a le désir d’une administration
centralisée, d’expansion. Jean Sans Peur et Philippe Le Bon vont asseoir le pouvoir intérieur. Ils vont
imposer un fédéralisme strict. Le Duchet De Bourgogne va avoir beaucoup de terres fertiles, riches et
si on englobe toutes ses terres, la Bourgogne est le plus grand pays d’Europe. Philippe Le Bon se
considère alors comme le chef d’un état indépendant, capable de conclure des alliances avec des
pays même contre la France.
Philippe Le Bon a crée un état bicéfale (à deux têtes), avec deux capitales (une en territoire français,
une en territoire non français). Philippe Le Bon est peut être l’un des premiers a ne plus avoir une
pensée médiévale, il ne pense plus à la féodalité et à la lutte contre les principautés ; il a une pensée
politique et administrative (unification monétaire, des unités de poids et de mesures…). Tout ceci va
faire que le grand-duché de Bourgogne devient la 1ère puissance européenne qui est très bien gérée,
administrée, encadrée militairement.
Philippe Le Bon se dit alors qu’il faut qu’il impose une religion, une croyance très stricte pour unifier
les populations très disparates.
Pour se faire respecter, il faut qu’il s’impose aussi physiquement, c’est à dire qu’il va faire valoir son
prestige avec les arts (dans l’architecture, les arts picturaux, la musique). En Bourgognes, il faut du
faste, du décorum.
On peut aussi se payer le luxe d’avoir un art de propagande et de divertissement car Philippe Le Bon
se dit que c’est la même chose. La musique à la cour de Bourgognes va prendre un essor définitif
particulièrement dans le domaine de la chanson. Exemple : les chansons polyphoniques à 4 voix de
Janequin.
- En Allemagne :
- En Italie :
C’est de l’Italie que va partir un certain nombre d’initiative musicale. Il y a une mise en place de
principautés régionales qui ne communiquent pas du tout et dont la principale occupation est de
s’envahir mutuellement. En Italie, beaucoup de ces principautés sont des foyers artistiques. Ces
principautés régionales se mettent en place par la prise de pouvoir de gens étrangers aux familles
nobles.
Par exemple à Florence, c’est la dynastie des Médicis qui va prendre le pouvoir (milieu du XVème
siècle). Les Médicis ont le goût des arts.
Les Médicis sont cultivés. Pour les Médicis, le pouvoir se n’est pas seulement une question de poigne
mais aussi une question de rayonnement, de charisme. Le pouvoir se fait par les arts, ce qui compte,
c’est le rayonnement artistique.
A l’époque, Venise n’est pas une principauté mais une République indépendante. Elle a une
constitution, administration qui est bien mise en place, elle a une puissance armée et commerciale
importante. Dans la constitution de Venise il y a un président (un doge) qui est élu par le Conseil des
dix (il y a chaque représentant des grandes familles de Venise).
Géographiquement, Venise est la plaque tournante des échanges entre l’Europe et l’Empire ottoman.
L’histoire de Venise est une succession de combat contre l’empire ottoman et après les combats, il y
a la signature d’un accord commercial.
Venise est aussi la plaque tournante artistique. Il y a à Venise le développement de la mise en scène
vocale, du théâtre et de l’opéra. A Venise, on aime le faste avec une certaine distance. Le rôle de
l’église est important.
L’église au début du XVème siècle traverse une crise importante (le grand schisme d’Occident). A
cette époque, il y a une surproduction de pape. Le siège de la papauté c’est Rome. Depuis le XIIIème
siècle, comme c’est agité à Rome, le pape à déménager dans une petite possession française :
Avignon (foyer artistique très important).
Au début du XVème siècle, il y a une guerre ouverte entre ceux qui considèrent qu’il ne peut y avoir
de pape qu’à Rome et qu’il n’y a plus de nécéssité à rester en France et ceux qui veulent qu’il reste
en France. Depuis quelques années, il y a 2 papes : 1 à Rome, 1 en France.
1ère tentative d’élection d’un pape :
1409 : concile de Pise : désastre : au lieu de 2 papes, il y a 3 papes.
1414 : concile de Constance : élection d’un seul pape.
Faut pousser les cardinaux pour qu’ils élisent un pape.
1417 : l’église va récupérer un seul pape à Rome : Martin V.
Toute l’effervescence du XIVème siècle est à reconstruire. Tout d’abord en terme d’autorité, l’église
doit se réformer. C’est une église qui sort politiquement, spirituellement, artistiquement très
affaiblie.
Musicalement, on va se retrouver avec une stabilité nouvelle donc avec une demande nouvelle.
L’église va être le réceptacle de toutes les techniques compositionnelles du moment et du
développement de la polyphonie.
Le menestrel est une survivance du Moyen Age, c’est le musicien instrumentiste itinérant.
C’est une musique de danse, elle peut difficilement être passer par la polyphonie des chantres, on a
besoin de ménestrels. La danse est une démonstration du pouvoir.
Il y a 3 confréries disctinctes :
- Les joueurs de bas instruments (peu de volume sonore) : luth, viele, flûte.
- Les hauts menestrels (ils jouent plus forts).
- Les tambours et les trompettes, ils sont rattachés à des corps d’armées, représentation public
municipal…
Il est très difficile de déterminer le mode d’une polyphonie et bien souvent on va se limiter à deux
éléments qui vont être la prise en compte de la voix de ténor (prépondérance de la voix de ténor
jusqu’au milieu du XVIème siècle).
Les 1ères œuvres polyphoniques sont les organas (une mélodie grégorienne en valeur très longue et
par dessus une voix qui brode).
Superius : soprano ; contraltus : alto ; tenor : tenor ; bassus, contrabassus : basse.
Lecture de partition, Jouissance vous donnerai.
Elle date du 1er tiers du XVIème siècle
En polyphonie, très souvent la soprane et le ténor ont le même mode et l’alto et la basse ont le
même mode.
Si le compositeur veut déployer 40, 50, 60 voix réelles, il faut qu’il bouscule l’intégrité du mode en
incluant de plus en plus d’altérations. Il recherche la notion de consonnances et va essayer de
retrouver certains mouvements d’intervalles dans les voix.
Le glissement de la tonalité vers la modalité se fait par l’utilisation de la règle des tierces et des
sixtes.
La règle des tierces et des sixtes se basent sur le classement des consonnances parfaites et des
consonnances imparfaites.
Les consonnances imparfaites sont la tierce et la sixte, le reste relève des dissonances.
Quand on veut enchainer une consonnance imparfaite et une consonnance parfaite, l’effet est
meilleur quand une des deux voix procèdent par un mouvement conjoint de demi-ton. Les
compositeurs sont donc entrain de créer la note sensible.
Ce qui est particulier pour l’époque, c’est la cadence à double sensible. Mauchaud l’a utilisé, c‘est
l’application rigoureuse d’un système de composition.
Plus on écrit en polyphonie, plus on a tendance a solliciter la voix de basse et les compositeurs vont
en fin de phrase essayer de caser un mouvement de quinte descendante ou quarte ascendante à la
basse. Par contre, la conjonction de vouloir mettre une quinte descendante à la basse ou une quarte
ascendante et la volonté d’appliquer la règle des tierces et des sixtes donnent la présence marquée
de candence parfaite ( V I ).
Si le compositeur applique la règle des tierces et des sixtes tout le temps et les mêmes mouvements
à la basse alors il y a une restriction de l’éventail modal, les modes les plus utilisée seront alors les
modes de Do et Fa.
Le mode est une échelle musicale qui n’est pas une gamme tempérée mais lorsqu’elle vient à
ressembler à une gamme tempérée, elle ne présente pas entre les degrés le même caractère
d’attraction.
Binchois fait avancer la chanson et Dufay fait avancer la musique sacrée (1400 – 1470). Dufay est un
chantre et un prêtre. Dans son œuvre, Dufay va mettre plusieurs influences.
Dans sa vie, il y a 4 périodes :
Apprentissage et formation à Cambray jusqu’en 1419, dans une maitrise. Il acquiere une bonne
technique de contrepoint, d’écriture et de composition.
Période italienne : cette période dure jusqu’en 1434, il va se faire embauché dans les cours d’Italie
comme compositeur. Il va apprendre au contact de la peinture, des arts plastiques et de
l’architecture, un certain gout pour l’allègement, la simplicité et la lisibilité dans son propos.
Période itinérante : jusqu ‘en 1450 : il va voyager dans toute l’Europe. Des influences françaises
peuvent se manifester dans son œuvre.
Pendant les 10 dernières années de sa vie, il va retourner à Cambray. Cette période est la plus
intéressante car c’est la période dans laquelle il va écrire le plus, il va fondre pleins d’influences
différentes dans une musique qui va porter de moins en moins l’empreinte du Moyen Age. L’œuvre
de Dufay touche à tout les genres qui ont existés à l’époque. C’est à dire les chansons, les motets et
aussi un grand nombre de messes polyphoniques.
La chanson pour Dufay, peut être que ce n’était pas le domaine qui l’intéressait le plus. Il en a fait.
Les formes fixes ont tendance à regresser au profit de la forme libre, plus on avance dans sa carrière,
plus c’est la forme libre qui va prédominer dans la chanson.
Un motet au XVème siècle est une pièce polyphonique sacrée qui n’est pas celle de la messe. Il y a
aussi un texte pluri-textuelle, il se peut que la voix de basse est un texte différent par rapport aux
autres voix. Dans le domaine du motet, Dufay a une position bien particulière, à la fois, c’est le 1er
homme de la Renaissance, mais en ce qui concerne le motet, c’est le dernier grand continuateur du
Moyen Age car les motets de Dufay sont batis dans la majorité sur le principe de l’isorythmie.
L’isorythmie consiste dans une pièce polyphonique a considérer la partie de ténor comme étant
construite dans la répétition de deux éléments :
Répétition d’une figure rythmique : la taléa.
Il y a aussi une figure mélodique qui va être répétée, c’est la notion de color. C’est une figure qui
tient compte de la hauteur des notes. L’isorythmie : c’est donc jouer sur ce principe de taléa et de
color. Chanson et motet donne deux aspects de la personnalité de Dufay, à la fois d’un côté l’intellect
et d’un autre côté avec la chanson on a une aspiration au populaire.
Il y a beaucoup de chanson chez Dufay qui sont des reverdies, c’est à dire des chansons qui sont pour
le retour du printemps…, il y a des chansons d’étrennes, c’est à dire pour fêter la bonne année. Dufay
dans sa production de messe va réconcilier le populaire et l’intellectuel pure pour forger un style qui
lui est propre.
Chanson d’étrenne, Dufay.
Structure simple, plusieurs couplets identiques, doublure des voix.
Messe polyphonique : la messe polyphonique existe depuis la messe de Notre Dame de Machaut.
Dans une célébration liturgique, il y a des moments où le dome prescrit aux personnes qui viennent
assister aux célébrations de participer en jouant de la musique, en chantant. La messe polyphonique
va regrouper des interventions musicales qui entrecoupées les célébrations. La part musicale dans
une messe est importante. Elle va regrouper les interventions musicales en 2 parties :
- l’ordinaire correspond à des parties de textes qui sont dites à toutes les messes.
Une messe polyphonique, c’est la mise en musique de l’ordinaire de la messe.
Les chants :
Kyrie I (Eleison)
1) Le kyrie
(prend pitié de nous) Kyrie Christe (Eleison) + de contrepoint
Kyrie II (Eleison)
2) Le gloria : autre partie chantée, beaucoup plus joyeuse, morceau plus long, c’est comme un poème
lyrique.
3) Le credo (ne figure pas obligatoirement dans toutes les messes) : on expose le dogme de l’église
catholique. Texte long récité, on y développe une symbolique musicale. On ve imager de plus en plus.
4) Sanctus osanna : partie plus brève, plus joyeuse. Il culmine dans l’exclamation du osanna (cri de
joie), on illustre moins le texte, on fait du contrepoint.
5) Benedictus, à la fin du Benedictus, il y a la reprise de osanna.
6) Agnus Dei (fin de la messe) : partie très contrapuntique.
Agnus I
Agnus II
Agnus III : Dona nobis pacem
- le propre : soit le texte va changer à chaque fois (ex : 1 pour chaque jour de l’année), soit ce sont
des interventions que l’on va chanter qu’à certains moments de l’année (ex : avant Noël, Pâques).
Les textes chantés sont :
Le psaume ou le graduel (un des livres de l’ancien testament). L’alleluia (exclamation de joie).
Les compositeurs voulaient illustrer un texte mais aussi que cela forme un tout. Ils veulent faire de
leurs compositions une unité. Dufay est très soucieux de ça !
Il va utiliser 2 moyens :
- Le motif de tête : C’est une petite cellule musicale (mélodie et rythme) qui va être présente au
supérius au début de chacune des parties de la messe.
- Le retour à un cantus : C’est une mélodie préexistante qui va être exposé dans chaque partie de la
messe à la voix de ténor. Quand ce cantus est exprimé en valeur rythmique longue, on parle de
cantus firmus (cantus affirmé).
L’innovation de Dufay, c’est qu’il va écrire des messes sur cantus firmus, d’une part cela va donner le
nom de la messe et d’autre part cela va rendre le côté spéculatif . La grande nouveauté qui est
typique de la pensée des hommes de la Renaissance, c’est qu’on va pouvoir utiliser un cantus
profane. L’idée d’utiliser un support profane pour bâtir une œuvre sacrée.
Les messes libres de Johannes Ockeghem, c’est à dire on n’utilise pas de cantus, il n’y a pas de cadre
prédéfinie. Il va partir d’un pari intellectuel qui va être le support de toute sa composition. Les
messes libres sont libres dans la mesure où c’est lui qui choisit le pari mais elles le sont moins car il
s’impose un certain nombre de contrainte. Ces paris sont :
Missa « Cujus vis toni » : messe qui donne le ton. Elle est écrite pour 4 voix sans clé mais sur la
portée, il place un petit signe qui signifie la final de mon mode, c’est au chanteur de choisir en quelle
clé il va jouer.
Il y a aussi la Missa mi-mi : mi mi signifie le mi d’un hexacorde et le mi d’un autre hexacorde, ce qui
donne mi – la. Toute la messe est basée sur la variation d’un tout petit matériau musical (mi la), cela
s’appelle le travail sur cellule.
Puis la Missa prolationum : messe de prolation. A partir du XIVème siècle, les compositions sont régis
par des combinaisons rythmiques bien précises. Il y a deux notions : le temps et la prolation. Le
temps : c’est la relation de longue à la brève.
Il y a deux sortes de temps à l’époque, le temp parfait et le temp imparfait.
Quand cette relation est d’ordre ternaire, le temps est parfait.
Quand cette relation est d’ordre binaire, le temps est imparfait.
La prolation : relation entre la brève et la semi – brève. Cette prolation est Majeure quand la relation
est ternaire et elle est mineure quand la relation est binaire. Il y a 4 signes a retenir qui permettaient
au chef de chœur ou à l’interprète de s’y retrouver :
Vers la fin de sa vie, Ockeghem va se faire une double contrainte, il va écrire une messe à 4 voix. Il va
faire en sorte que chaque voix a une combinaison rythmique différente. Il va surperposer les 4
configurations rythmiques et en plus sa messe va se faire sur le principe du double canon. C’est à dire
que pendant chaque partie de la messe, le ténor est en canon avec la basse et l’alto avec le soprano.
Sur ces paris va se greffer une symbolique :
Dans la messe prolationum, l’intervalle du canon va bouger, cela va illustrer quelque chose.
Kyrie I (canon à la seconde), Christe (3), Kyrie II (4), Gloria (5), Sanctus (6, 7, , Agnus I, II, III (5).
L’intervalle croissant représente l’élevation de l’âme.
Sanctus de Ockeghem.
Il y a un groupe ténor / basse qui entre et un groupe soprane / alto qui répond. Le soprano est en
canon rigoureux avec le ténor et le contratenor qui est en canon rigoureux avec la basse.
Au début, il y a un canon à la sixte. Le 1er canon s’appèle le dux (la voix lieder) et celui qui suit
s’appele le comes (celle qui suit). Dans cette partie les phrases sont très longues. Les 4 combinaisons
sont : le supérius s’exprime en temps imparfait et en prolation mineure.
Le ténor (alto) s’exprime en temps parfait et en prolation mineure.
La basse s’exprime en temps parfait et en prolation Majeure.
Cantus : mélodie préexistante qui va être utilisée généralement à la voix de ténor. En valeur longue,
cela s’appele le cantus firmus.
A partir du XVème siècle, il n’y a pas le recours à l’isorythmie dans la messe polyphonique.
Cadence landinienne :
Les personnes du XVème siècle sont imprégnés des lectures des antiques grecs. En particulier, le
mythe d’Amphion. C’est un personnage de la mythologie grecque qui est censé avoir construit puis
abattu la muraille de la ville de Thèbe en jouant de la lyre. La musique et l’architecture sont donc
étroitements liées et le désir chez Dufay d’avoir quelque chose de très construit, très architecturé,
très symétrique vient de là. Dufay est à la fois un continuateur du Moyen Age (traitement isoryhtmie
dans le motet) et ouvre aussi beaucoup de portes (à travers la messe).
Johannes OCKEGHEM (1410 – 1497). Il va faire avancer la notion de spéculation intellectuel. Il est
issue du Nord de la France. Il est chantre à la cathédral d’Ambert. Il va avoir une influence très
grande sur les institutions musicales en France. A partir de 1452, il va rentrer au service de Charles VII
(roi de France), il va diriger la chapelle royale de musique. Ces chapelles vont prendre une
importance particulière. A partir du milieu du XVème siècle, la chapelle c’est l’expression de la
dévotion ostentatoire (quelque chose qui se montre), c’est une structure administrative qui va suivre
le roi dans ses moindres déplacements et lui permettre de célébrer partout, tout les jours, le culte
religieux avec un certain faste musical. La chapelle est une structure à deux étages. Il y a la chapelle
de plain chant : un groupe de 16 chanteurs qui peuvent assurer tout les jours le service de la messe
chantée en grégorien (pas de polyphonie : 1 voix). Et la chapelle de musique qui va regrouper 30 ou
40 chanteurs sollicités pour animer des manifestations plus fastes.
Avec Ockeghem, la musique franco- flamande va s’implanter en France. Contrairement à Dufay,
Ockeghem n’est pas un grand voyageur, il va rester auprés de Charles VII, c’est le musicien de la
permanence. Il va développer une pensée franco-flamande, c’est la spéculation qui va prendre le
dessus. Il va être le musicien le plus connue du siècle. Erasme (très grand philisophe, humaniste) va
dédier de très grandes complaintes à Ockeghem. Ockeghem est un des plus grands contrapuntistes :
il va pousser très loin l’abstraction. On a l’impression que dans ces messes, la thématique sacrée
recule au profit de la réalisation de l’esprit. Il tient un propos assez complexe. Chez Ockeghem, il y a
déjà une polarisation autour des degrés I et V.
1er requiem polyphonique complet de Ockeghem : ce n'est pas une messe libre ou une messe sur
cantus. C'est une messe plain chant : ce n'est pas une composition libre, c'est une composition sur
cantus qui va durer pendant toute la messe. C'est à dire que Ockeghem dans son requiem va prendre
comme base la messe grégorienne des morts et va s'en servir comme cantus tout au long de la messe
(ex : le kyrie du requiem grégorien va devenir le cantus du kyrie du requiem de Ockeghem…). Ce n'est
pas un cantus firmus, il va utiliser la mélodie de la messe en la mettant au supérius pas spécialement
en valeur longue mais en version ornementée (vocalises, variations rythmiques…). Il va donc faire
une variation autour de la musique de cette messe grégorienne que l'on va appeler paraphrase.
Début du kyrie
Antoine BUSNOIS (mort en 1492) : ce n’est pas un grand voyageur. Il a vécu dans le milieu
bourguignon. C'est le musicien atitré de Charles le Téméraire (dernier grand duc de Bourgogne). Il va
faire avancer la conception des chansons. Ce ne sont pas encore des chansons grivoises mais plutot
des chansons raffinées. Depuis le XIVème siècle, les compositeurs ne sont plus des poètes mais
Busnois est un littéraire, il a eu durant toute sa vie une correspondance avec Jean MOLINET (poète).
La conséquence est que c'est le 1er compositeur qui va restituer dans sa musique une dynamique qui
va être proche du récit : il veut que la musique, le rythme se rapproche du langage parlé.
Il utilise dans la chanson des procédés que l'on ne voyait que dans la musique sacrée, c'est à dire que
dans les chansons de Busnois, on peut trouver des renversements du thème, des mouvements
rétrogrades. On peut parler de mur polyphonique avec peu de respiration, il y a une linéarité
absolue. Il aime aussi généraliser dans la chanson des imitations brèves, c'est à dire qu'il n'y aura pas
de canon à grandes échelles. Par contre, c'est le 1er à se poser la question du travail cellulaire (on va
batir tout son édifice polyphonique avec une petite cellule musicale).
Dans ces chansons, il n'y aura plus de valeur longue au ténor.
A partir de Busnois, la chanson devient vocale. Cela change le statut de la chanson car la chanson
avec des instruments est plutot destinée à être joué devant une collectivité (idée de spectacle ...) et
donc si la chanson devient vocale, c'est quelle n'est plus destinée à être joué devant un public mais à
être faite par des chanteurs pour des chanteurs. Tout doucement, on s’oriente vers une musique qui
va être faite pour « se faire plaisir à la maison ».
Tinctoris est un théoricien de la musique. Ce n’est pas un compositeur mais un chantre, il a était
formé à Cambrai (comme Dufai). Il va à Naples qui était sous domination espagnole et sous le règne
de Ferdinand 1er D’Aragon. Ferdinand 1er D’Aragon était un musicien, un lecteur et à sa demande
Tinctoris va lui écrire 12 traités qui recoupent toute les connaissances du temps en matière de
musique, c’est à dire tout ce qui est technique (signification des différents signes ; notations
musicales ; comment faire du contrepoint ; les différents jeu de consonnances, de dissonances…). Il
va aussi résumer tout ce qui touche à la notion du temps et à la notion des proportions partant du
principe qu’une œuvre se construit comme un bâtiment et il élabore une théorie des proportions
musicales (ex : le rôle du nombre d’or …).
Glarean (1488-1563) est un autre théoricien musical. C’est l’auteur d’une œuvre intitulée le
Dodecachordon dans lequel il va essayer de faire le point sur la modalité parce que les compositeurs
de son temps ont tendance à ne plus obéir à la modalité ecclésiastique du Moyen Age. Il élabore la
classification des modes diatoniques (éolien, phrygien …).
Bilan : on s’aperçoit donc qu’il y a une généralisation de l’imitation. Dans le domaine de la chanson, il
y a une liquidation totale de l’héritage médiéval (il n’y a plus de formes fixes). Cette liquidation se fait
au profit d’une conception plus humaine de la musique et de la chanson. Pour résumer, on peut dire
que l’apport principal de ces deux générations de compositeurs est d’arriver petit à petit à un
équilibre entre l’affecte et l’intellecte.
3) Retour au Pays Bas jusqu’à sa mort, il se retire à Condé Sur Escaut en Belgique.
Comme Dufai, Josquin Des Prés est le 1er à réaliser que les idées nouvelles viennent d’Italie.
Josquin Des Prés va faire émerger l’harmonie (notion de verticalité, homophonie, homorythmie).
Dans les chansons, il va aller plus loin dans l’expression des sentiments, c’est à dire que même si on
ne comprend pas les paroles, on sait très bien de quoi il parle. Dans la musique sacrée, il va
généraliser la paraphrase. Pour Josquin Des Prés, la chanson devient une préoccupation importante.
Elle évolue dans la simplicité, dans la verticalité. (il faut que ce soit clair).
L’influence populaire doit apparaître dans la chanson, c’est pour cela que Josquin va voir se qui se fait
en Italie, du côté de la frottola italienne.
La frottola italienne : petite composition polyphonique profane, très simple sur un sujet trivial.
Josquin est aussi le 1er à penser que la musique peut reproduire, imiter la nature.
La chanson chez Josquin est tout ce que l’on a vu plus haut avec une exception : la chanson môtet. La
chanson môtet est une chanson dans laquelle une des voix va avoir un texte sacré en latin. Exemple
de chanson môtet : Nymphe des bois, Déploration sur la mort d’Ockeghem.
Josquin montre bien que l’écriture sur cantus est dépassée et qu’on peut faire mieux. Avec cette
œuvre, on est sorti du Moyen Age. Plus on va avance dans le temps, plus on va laisser tomber la
notion d’écriture sur cantus mais il y aura toujours des éléments du cantus.
Par exemple : La messe paraphrase : on prend un thème musical et au lieu de le traiter en cantus et
de batir un édifice tout autour, on va à la place mettre ce cantus tout le temps à toutes les voix mais
il sera varié, paraphrasé, orné, vocalisé … On va donc faire un travail de variation sans jamais citer le
cantus.
1er kyrie.
Au début, il y a un canon rigoureux et ensuite une série d’imitations.
Tout le 3ème système de soprano (mesure 11, 12, 13, 14, 15) est une parapharse libre de la 2ème
incise. A chaque fois qu’il y a des entrés en imitation, ces imitations se font avec une mesure
d’intervalle.
Sujet caché : dans les messes polyphoniques de Josquin, il y a des messages cachés extérieur à la
donnée sacrée. Par exemple :
La messe la, sol, fa, ré, mi dissimule la phrase « Lessi far a mi » (laisser moi faire).
La messe Hercules / Dux / Ferrariae (Hercule Duc de Ferrare) :
Ré Ut Ré / Ut / Ré Fa Mi Fa Ré
La messe Di dadi (des dés) : messe sur cantus, le cantus a était pris à un compositeur anglais Robert
Morton intitulé « N’aurais-je jamais mieux ? ». Il joue sur des augmentations rythmiques du cantus et
à chaque début de morceau, il illustre le rapport entre les valeurs qu’il emploie dans le morceau et
les valeurs d’origines de la chanson. Il illustre cela au dessus de la partition en dessinant des dés à
jouer.
Il y a des motets de Josquin qui sont écrits complètement verticalement : le style note contre note.
On peut dire que ce style d’écriture préfigure les débuts du choral allemand.
Josquin tend vers une écriture qui anticipe sur le madrigal (écriture musicale qui traduit chaque mot
en musique).
2 X 6 - a - a - e
AAB-a-a-e
2ème partie : pas d'acrostiche aussi évident. Un musicologue anglais nommé Titcomb va faire des
travaux. Il se pose la question de savoir si le découpage du texte n'est pas une erreur. Il propose un
découpage différent.
AD / CA / Fl V / E S C
Ad CAvem Flumini Esecu Escau
GDAM:
Ad Majorem Dei Gloriam
Processus de Gematria (on consiste à appliquer pour chaque lettre l'alphabet un numéro (le U et le V
peuvent être interchangeable).A l'époque, la musique et les maths étaient enseignés ensemble.
ABCDEFGHIJLMNOPQRSTUVXYZ
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
DES PREZ :
4 + 5 + 18 + 15 + 17 + 5 + 24 = 88
Le ténor chante 88 notes.
Cantus 3 = 3 x 3 x 9 = 9.9
155 1600
Cette école franco flamande ne s'arrête pas avec Josquin Des Prés. A partir du XVIème siècle, l'école
franco flamande n'est plus seul à rayonner, il y a une esthétique de la chanson française qui va
déteindre sur les compositeurs franco flamands.
XXème siècle : la polyphonie pour la voix est redevenue intéressante pour les compositeurs (pour le
timbre, les couleurs). Exemple de Jean Yves Daniel Lesur, il a fait partie du groupe jeune France, il a
enseignait longtemps le contrepoint.
André JOLIVET (1805-1974) est un très grand orchestrateur, il a travaillé sur le rythme, il s’est forgé
une modalité très personnel.
1515 : victoire de Marignan contre les Suisses. A l’issue de Marignan, il est signé une paix perpétuelle
avec les Suisses. Le poids de la France va devenir plus important.
Il y a aussi un concordat qui va être signé avec le pape.
Le traité de Noyon signé avec Charles Quint donne à la France le Milanais (toute la région de Milan :
nord de l’Italie). Charles Quint est l’homme le plus puissant d’Europe, du monde. Il est le roi
d’Espagne, l’empereur du St Empire Germanique , il a une bonne partie de l’Italie, il a en plus les
possessions des continents de l’Espagne. On va importer les arts.
Charles Quint va être réelue empereur d’Allemagne. François 1er s’était présenté aussi.
A partir des années 1520, François va essayer de contrecarrer l’influence des Hasbourgs d’Autriche
en Europe. Il va le faire par les armes et par les arts.
La région du milanais va être reperdu au cours de la Bataille de Pavis gagné par Charles Quint.
François 1er va subir une période de réclusion. Toute la carrière de François 1er va être d’essayer à
contracter des alliances partout et en dehors de l’Europe pour essayer de ceinturer Charles Quint. On
va contracter une alliance avec les turcs.
La France a une très bonne politique intérieure. François 1er veut rendre cohérent cette ensemble de
régions disparates.
Il faut une unification : unification monétaire, essayer de regrouper en fédération des branches
artisanales pour donner une autonomie (soierie lyonnaise). On se donne aussi une charte de qualité.
François 1er va perfectionner la poste aux chevaux (moyen de se faire passer les courriers écrits).
- unification de la langue française (1559).
Création du collège de France (ensemble de grammériens qui réfléchissent sur la cohérence de la
langue). Guillaume Budet (1467-1550) : bibliothécaire du roi va présider ce Collège de France.
Développement de la littérature française.
Avant il n’y avait pas de grand foyers intellectuels en dehors de Paris, maintenant à partir du XVIème,
il y a un essor des cités due à une expansion économique considérable (Lyon, Marseille, Bordeaux …).
Dans ces cités, la prospérité économique touche les commercants, la bourgeoisie aisée, c’est eux qui
vont pratiquer la musique. Il y a donc une nouvelle classe qui va avoir accés à la musique. Ils
demandent de la musique pour « se faire plaisir à la maison », c’est une musique domestique. La
chanson est l’expression de cette demande.
La bourgeoisie aisée va aussi demander de la musique pour la fondation religieuse. La fondation
religieuse est l’équivalent privé de la chapelle royale, c’est un don financier que l’on fait soit par
testament après notre mort, soit durant notre vie. En échange, on va faire produire par quelqu’un
une œuvre d’art sacrée : cela peut être un tableau, la construction d’un édifice, une œuvre musical…
Sur le plan de la politique culturel, François 1er importe la Renaissance Italienne en France. La
Renaissance Italienne est l’abandon de l’héritage gothique de la fin du XIVème siècle. On a un goût
nouveau pour :
- la clarté
- la courbe plaisir hédoniste
- l’agrément
Il va d’abord s’intérésser à l’architecture, exemple de Chambord. Pour François 1er, l’art est le
pouvoir. Cette art de la renaissance est un art de désacralisation. Ce château est le symbole de
l’absolutisme royal, il est lié à la personne (exemple du château de Versailles de Louis XIV).
Portrait de François 1er par Clouet. C’est aussi la période de la notion du Moi, du Je. Il va aussi
importer des artistes italiens tels que Leonard de Vinci, Benvenuto Cellini (sculpteur, fondeur).
François 1er est le symbole d’une pensée de tout un temps.
Un dirigeant doit savoir aussi pratiquer la musique, faire de la littérature.
Au niveau des institutions, François 1er va créer une écurie, c’est une institution avec un bon nombre
de musicien, c’est une musique d'apparat. Il y a les trompettes, chalémis, fifres, saqueboutes.
Il y a aussi la chambre avec le luth, les orgues positifs, portatifs.
La ressemblance entre toutes les chansons, c'est que ce sont des musiques de proximité, il n'y a
aucune prétention philosophique, elles ont pour but de distraire, ce sont des musiques d'agréments,
on a la liberté de faire rire et de se moquer.
La chanson parisienne (édités à Paris par Pierre Attaignant) du début du XVIème siècle est un vent de
révolte et de liberté. Il y a une caricature du pouvoir, des religieux, on se moque aussi de ceux qui
pratique cette musique (la bourgeoisie commercante aisée) et le thème du cocu est celui qui revient
le plus souvent. C'est symptomatique du temps, c'est une société qui se moque d'elle même, la
chanson est donc l'expression d'une société qui va bien.
Caractéristique de la chanson : Abandon définitif de toute forme fixe, c'est le texte qui va donner la
forme de la chanson. Il y a des chansons strophiques, des chansons à couplets, des rondeaux… C'est
aussi l'époque où en chanson, on va commencer à mettre en scène, elle va raconter une histoire. Il y
a tout un programme de chanson appelé la chanson figurative dans laquel le compositeur agit
comme un dramaturge en mettant en scène des personnages, des situations, des lieux (ex de
Janequin : la guerre, les oiseaux, la chasse...).
Sur le plan harmonique : Il y a un accord parfait de 3 sons souvent à l’état fondamental et on peut le
trouver aussi (rarement) en position 6. Il n’y a pas d’accord renversé en 6/4 (très rarement en notes
de passages). Les accords sont toujours complets sauf quelque fois sur l’accord final. Il n’y a pas
d’accord à 4 sons dans la chanson française du XVIème. Il y a un refus de la notion de contrepoint,
c’est une musique de la verticalité car on veut une meilleur compréhension. Il y a beaucoup
d’épisodes cadentielles V, I et de cadence plagale IV, I.
Sur le plan rythmique : c’est la libération : la chanson figurative s’inspire souvent de la danse.
Exemple du rythme de pavane qui est associé aux chansons sentimentales. Il y a des superpositions
rythmiques binaires pour ternaires (2 pour 3).
Janequin crée des sections entières de contrepoint rythmique.
La disposition des voix est particulière : la voix de soprano devient importante et remplace donc la
voix de ténor (voix de remplissage harmonique). Dans cette disposition des voix, il y a un énorme
travail cellulaire.
Quels sont les textes utilisés ? les textes utilisés sont souvent écrits par les compositeurs eux-mêmes
ou alors ils utilisent les textes de Clément MAROT (1496 – 1544).
Clément MAROT va avoir une grande influence sur la chanson sentimentale ou chanson galante car il
va remettre au gout du jour la poésie de Pétrarque. Pétrarque : poète italien qui a vécu en France au
XIVème siècle, il a développé un certain vocabulaire amoureux.
Avénement du sonnet : 2 quatrains, 2 tercets (4 4 3 3).
L’épigramme : petit poème en vers souvent de nature très satirique.
Elégies : poème lyrique un peu long a vication très mélancolique.
Le blason est une litanie (poème dont tout les vers commence de la même façon) et le blason est la
litanie d’un objet (ex : Du beau tétin de Janequinà.
La chanson galante est celle qui se situe dans le registre de l’esthétique pétrarquisante, on parle
d’amour et on va le décliner sous différent registre :
a) la plainte amoureuse : c’est l’homme qui se plaint que la femme ne répond pas aux sentiments
qu’il montre.
Languir me fais, Claudin de Sermisy.
b) La mélancolie amoureuse : je t’aime mais je ne suis pas sur que tu m’aimes autant.
Autant en emporte le vent, Pierre De La Rue.
d) Satisfation amoureuse.
D’un seul soleil, Janequin.
1er symbole : Quand dans des chansons on parle de petit dieu, cela signifie cupidon.
Ce petit dieu qui vole, Janequin.
2ème symbole : le bois endroit de l’amour.
Au vert bois, Sermisy
Refrain + couplet identique forme à couplet.
La chanson rustique : c’est une chanson dans le style populaire et non savant. Généralement, il n’y a
pas de vrai thème populaire, ils sont inventés. C’est l’époque où l’on commence à s’intéresser, à
écrire des musiques qui ne sont pas savantes.
Exemple de reverdie :
La parodie : la parodie peut être la citation de quelque chose, on prend une œuvre musicale et on
s’en sert pour la citer dans une autre œuvre musicale. Elle peut être aussi le détournement, la
caricature, la déformation d’une œuvre musicale. Dans la chanson humoristique on emploie le mot
parodie comme la caricature, le détournement.
La satire sociale va s’exercer jamais au dépend de la noblesse, du roi, du régime mais contre le
bourgeois (bourgeois cocu).
N’as tu point mis ton haut bonnet petit bonhomme ? de Nimot Le Petit.
La chanson grivoise ou chanson bacchique : chanson qui parle de nourriture, de plaisir amoureux., ce
sont aussi des chansons à boire appelé un tourdion. Pierre Attaignant à écrit des chansons à boire.
La fricassée : c’est un mélange de chanson à succés. Un éditeur publie un pot pourri à 4 voix en
superposant des extraits de chanson qui ont bien marché.
La chanson descriptive :
On va se préoccuper de la mise en scène sonore. On va décrire un état d’âme, on va bâtir des
fresques sonores plus large, on va mettre en scène soit une histoire, soit une scène de la vie
quotidienne avec tout les détails sonores que l’on pourra y mettre (ex : les cris de Paris, le caquet des
femmes).
Claudin de Sermisy (1495-1562) est un laïque. En 1515, il intègre la chapelle royale, il devient sous-
maitre de cette chapelle. A partir de 1533, il est chanoine de la Sainte Chapelle. Son talent va se
montrer dans la musique profane et principalement dans la chanson galante.
Les caractéristiques du style de Sermisy : verticalité, économie de moyens musicaux, syllabisme (1
syllabe par note), homorythmie, homophonie ; c’est une musique mélismatique (vocalise courte sur
une seule syllabe) : c’est l’équivalent d’un monnayage. Lorsqu’il propose un mélisme, c’est souvent
au soprano et au ténor en sixte parallèle. C’est une musique de la tierce et de la sixte.
2 x 10 a (an) a b (or) 2 x 5
2 x 10 a a b 2 x 4
2x5
A2x4
Il y a un découpage en 3 phrases :
1 - 4 5 - 8 9 - 12
I – V I-III-V I-II-I-IV-V-I
antitée d’autosuffisance appel à résolution cadence parfaite
cadence close cadence ouverte
La forme musical : forme couplet / refrain ou forme musical à couplet ou forme A B.
2ème partie :
Mesure 13 à 14 : IV III I, cela veut dire que c’est une musique entre 2 temps.
Construction : juxtaposition de petites séquences répétées.
C’est un poème qui a était publié pour la chanson et ensuite pour L’adolescence clémentine.
Le mode du supérius est le mode de Ré. La combinaison rythmique : temps imparfait, prolation
mineur.
La musique est reprise 2 fois. En bas de la 1ère page, il y a un point d’arrêt dans la construction, tout
le monde respire. Il y a 2 parties avec à la fin de la 2ème partie, une reprise musicale de la fin de la
1ère partie. Parcours harmonique : 1 – 3 ; 3 - 6
I - V ; I – III
Il y a une notion modale qui se dégage de cette chanson, une notion de relatif.
Caractéristique de l’écriture de Sermisy : écriture syllabique au début et à chaque fin de vers il y a les
mélismes à 2 voix. Mesure 6-7 : entrée en imitation non rigoureuse. Il y a une idée d’unité de rythme.
Histoire de la Renaissance
Qu'est ce que la musique à l’époque de la Renaissance? Le langage musical et ses éléments.
1500-1600 La Renaissance est avant tout un mouvement de pensées, historique,
sociologique, esthétique…
La redécouverte, la remise en avant, la traduction de la pensée Antique (pré chrétienne).
La redécouverte des écrits Antiques. La pensée Antique est une découverte permanente qui
n’est pas compatible avec l’époque médiévale. C’est une évolution considérable de la
pensée, notion d’altérité.
La pratique amateur apparaît à la Renaissance. Les notions modales se transforment en
notions tonales pendant la Renaissance.
Dés le XVI m siècle le système tonale est mis en place sans avoir la sensation de changer de
révolutionner le langage musical.
En Europe, au début du XV m siècle il y a deux grands pôles d’Arts en France (l’Ecole de notre
Dame) et en Italie.
La Renaissance musicale est ni italienne et ni Parisienne. Mais, au départ la Renaissance
musicale viendra d’Angleterre. L’Ecole de la musique anglaise.
En France, cohéxistence de la monarchie. Il y a une grande difficulté dans les échanges car il
n’y a pas la même unité de poids ni les mêmes mesures et pas le même système monétaire.
Il y a en France un grand affaiblissement de la monarchie.
Au début du XV m siècle, le Roi Charles VI règne sur la France. Il a un pouvoir vacant car il a
de gros problèmes psychiques. Le Roi à des crises de folies.
La France sombre alors dans une vacance de pouvoir. L’Hôtel St Paul est une ville dans une
ville.
Louis d’Orléans se déclare alors régent.
Le but est de reconstituer l’ancien Empire de Charlemagne, imposer une unité de langue, de
Monnaie…
Jean Sans peur est le Duc de Bourgogne près de Dijon , en 1407 il assassine Louis d’Orléans.
Il y a une prise de pouvoir au niveau du conseil du Roi, la France bascule en Guerre.
Dix ans de guerre civile, sanglante et très meurtrière.
Paris ne sera plus un centre artistique à cette époque.
Un conflit inévitable avec l’Angleterre, la Guerre de cent ans. Milieu du XIV m siècle, la
dynastie des Capétiennes.
1415 Bataille d’Azencourt.
Jean Sans Peur s’allie avec l’Angleterre.
1419 Assassinat de Jean Sans Peur.
1420 Année charnière, année ou la Bourgogne devient le Pôle des Arts. Philippe le bon est le
dernier chevalier. Il va régner, accroître le développement de l’argent, du commerce, de
l’Art ,l’Architecture…La musique va ainsi connaitre un développement considérable et
extraordinaire en Bourgogne.
En 1420 est signé le Traité de Troyes en Champagne, le Roi Charles VI reconnait la légitimité
de la souveraineté de l’Angleterre.
Donc la Renaissance ne va pas être française.
C’est alors que Jeanne d’Arc fut un pion très important, car grâce à elle nous allons
reconquérir nos territoires français. La situation en France va enfin se redresser.
A écouter : Jeanne d’Arc au bucher
Le Saint Empire Germanique (Allemagne, Autriche, Europe centrale…) Empire par élection.
Zone encrée par le post médiévale. L’Italie est une mosaïque de principautés.
Venise est une république, plateforme avec les Empires Byzantins (prospères).
C’est l’Art de la Renaissance. Rome est très importante, les papes ont un pouvoir énorme.
1378- Le Grand Schisme.
La papoté est installée à Avignon. Depuis 1378 il y a deux papes qui se disputent le pouvoir,
l’un à Rome et l’autre à Avignon. L’Europe est alors divisée.
1409 on réunit les papes et on élut un troisième pape.
1414 élection d’un nouveau Pape.
1417 Martin Cinq est élut pape à Rome.
La Renaissance est une période de mutation, de redécouverte de la philosophie Plutonienne.
Le deuil angoisseux
C’est une chanson de Dufay, ballade (mélancolie d’amour). Vocalises sur les cadences. L’Art
du début de la Renaissance par la chanson. Des cadences plus fréquentes.
Le Motet chez Dufay.
Pour le XV m, le motet c’est une pièce de caractère sacrée en polyphonie conçut sur un ou
plusieurs textes à la fois. Les textes sont des textes hors messe et pas forcément extrait de la
Bible. Dans la majorité des motets de Dufay il y a de l’isorythmie (ce n’est pas un genre
musical et ce n’est pas une forme) il peut rentrer dans n’importe quel forme. Dans une
polyphonie il y a au moins une des deux voix en isorythmie.
L’isorythmie : la talea série rythmique (avec ou sans silences) et la série mélodique le color.
L’isorythmie est à la voix de ténor, c’est une création continue identique mais en même
temps différente. (Dans le motet de Dufay).
Il n’y a pas forcément des isorythmies dans tous les motets. Chez Dufay le ténor est souvent
Doublé avec un trombone.
Ecoute : Nuper Rosarum Flores (1436)
Composer pour l’inauguration de la Cathédrale de Florence (avec une coupole). C’est un
Motet à la Vierge. Il y a deux voix isorythmiques le ténor 1 et le ténor 2.
La talea, quand il recommence pour une deuxième fois est en diminution rythmique. De plus
en plus comme les diminutions de la coupole, il utilise les mêmes diminutions. C’est un peu
le sujet caché ce côté mystérieux de la Renaissance.
Histoire de la Renaissance
Messe Polyphonique
Innovation dans le domaine de la musique. A l’intérieure d’une messe, c’est une partie
Chantée. Seule survivance de la pensée Antique dans la période Médiévale.
Il y a deux sortes de Messes :
La Messe ordinaire (chantée à chaque fois que l’on fait une Messe).
La première partie de celle-ci : Le Kyrie (temps de la prière pénitentiaire, autour du chiffre
trois.)
Kyrie I, le Christ, Kyrie II
Deuxième partie :
Le Gloria = une hymne
Troisième partie :
Le Credo, il doit être compréhensible. Un texte et une section musicale fondamentale.
Quatrième partie :
Le Sanctus avec le mot Hosannah !
Toujours autour du chiffre trois.
Cinquième partie :
Le Benedictus est un petit morceau souvent regroupé avec la quatrième partie.
(Hosannah)
Sixième partie :
L’Agnus Dei : I
II
III miserere nobis , Dona nobis pacem
La Messe propre :
Change selon les jours de la période liturgique.
Le Graduel = psaume
C’est œuvre indépendante. Elle ne fait pas partie de la messe.
Dans le propre de la messe il y a Alléluia.
Au milieu du XV m siècle, les messes polyphoniques ne sont pas une nouveauté.
Moyens d’unités :
L’utilisation d’un Cantus.
Thème mélodique qui ne t’appartient pas.
Le Cantus au ténor est souvent mis en valeurs rythmiques longues. Le Firmus affirme les
choses.
Motif de tête souvent la première mesure est la même dans toutes les parties de Messe. (Le
début).
Ecoute :
« L’Homme armé » de Dufay
Messe polyphonique pour Cantus. Texte profane. Forme ABA’ car le A’ est abrégé.
C’est une musique profondément humaniste. Dieu est au milieu de la création, donc au
milieu du morceau.
La musique religieuse ne doit pas être imitative. Le concept de la variation commence à voir
le jour.
Les Paraphrases sont des sortes de variations. Dans le Kyrie il y a deux grandes parties, le
premier jeux d’imitations paraphrasé vers la mesure 50 et 69, généralisation de la technique
d’imitation , de diminution rythmique, rétrograde…
Ecole Franco-Flamande
Deuxième génération : Johannes Ockeghem (1410 ou 1420/1497)
Il est un autre aspect de l’âge de la Renaissance. Ce n’est pas un grand voyageur comparé à Dufay. La
chanson l’intéresse peu.
Il a été petit chantre à la Capitale d’Envers. Employeur de la couronne de France. Charles VII , Louis
XI, Charles VIII.
Il est l’illustration de la puissance de l’intellect. Par exemple il pouvait écrire une partition
sans clefs. L’aspect spéculatif, symbolique l’intéresse énormément. C’est un homme d’Etat, il
fait partie du conseil Royal.
La Chapelle royale de musique n’est pas un bâtiment. La chapelle de musique est un
ensemble permanent de 40 musiciens ( que des hommes ). Recrutés vers sept, huit ans et
embauchés à vie. Système de couverture sociale. Son rôle = messes polyphoniques et grands
Motets.
La Chapelle de plaint chant est un deuxième ensemble, cette fois de 20 musiciens, qui se
déplacent avec la cour.
Ockeghem = l’impression de continuité absolue, conquête de la dissonance.
Ecoute :
« Deo Gratias » Ockeghem.
Canon à 36 voix, œuvre de contrepoint. Ce n’est pas une messe ni un motet.
Deux mesures : le temps et la prolation.
Le temps : relation entre la longue et la brève. La brève est soit d’ordre ternaire, temps
parfait ou soit d’ordre binaire le temps imparfait.
La prolation : savoir dans un unité de temps combien il y a de sous-unités, c’est la relation
entre une brève et une semi- brève. La prolation majeure brève
est ternaire et la prolation mineure est binaire.
Dans une œuvre la barre de mesure est un outil indispensable.
Josquin de Prés
Exemple de motet : Illibato dei Virgo Nutrix
Motet dédié à la vierge. Le mot clé Maria.
Chaque vers mis en musique est différent.
Phénomène d’imitation. Deux voix en canon et deux autres qui vont répondre.
Josquin des Prés utilise souvent le Sogetto cavato. (Le sujet caché.)
Tout le long du Cantus la voix du ténor fait : RE, LA, RE, SOL, RE, SOL .
Il y a un acrostiche (première lettre de chaque vers).
Un mésostiche c’est quand on prend la première lettre du premier mot, la deuxième lettre du
deuxième mot, puis la troisième lettre du troisième mot et ainsi de suite.
En 1920, on a découvert le sujet caché dans ce motet : Iosquin des Prez , prés du fleuve d’Escaut.
La Guematria c’est donner des chiffres à chaque lettre de l’alphabet du Moyen-âge.
On peut en déduire que ce motet date de la fin de sa vie car il vit à la fin de sa vie prés du fleuve
d’Escaut.
Il c’est lui-même commandé cette œuvre pour ces soixante ans.
Fin de sa vie à Condé sur Escaut.
La Messe Polyphonique chez Josquin Des Prés.
La Messe LA SOL FA RE MI.
Un cantus inventé, il a un sujet caché.
Le Duc Hercules premier de Ferrariae ne payer pas, c’était un mécène qui ne payé pas.
Il disait : « Laissez-moi faire ».
Josquin à lui tout seul résume la musique de la Renaissance. Complexité du contrepoint, la
liberté et en même temps la simplicité. Fin du XV m. Il est proche de la tonalité, pleins de
cadences.
Josquin Des Prés à fait évoluer la chanson.
Messe « Panga Lingua »
Entrée en imitations, entrée du ténor et de la basse en quinte. Phrase du soprane et du
ténor identique. Pus une petite Coda.
Phénomène du canon jusqu’à la mesure 10.
Messe paraphrase.
La renaissance anglaise
Henri VIII 1509-1547.
Trois compositeurs importants :
Tallis 1505-1585
Tye 1505-1572
Taverner 1490-1545
Taverner compose en grande partie de la musique religieuse, beaucoup de musique
catholique romaine. Des messes contrapuntiques et une musique en imitations continue.
Dans la Chapelle Royale, il y a entre 60 et 70 musiciens.
1535, Henri VIII rompt avec l’église Romaine. Il se proclame chef de l’Eglise d’ Angleterre.
Edouard VI poursuit le règne. Marie Tudor devient reine. 1562-1568. Il réintègre la liturgie
catholique.
Elisabeth I ère consolide des compromis entre les protestants et les catholiques.
Christopher Tye est un vrai protestant.
Il écrit des motets en anglais et en latin. Musique de chambre pour ensemble de violes.
Compositions de cantiques très simples pour les fidèles. La musique est simple à chanter et à
entendre. Paroles intelligibles, en anglais.
Caractéristiques des nouvelles messes (avec la contre réforme du concile de trente):
Répéter au moins une phrase entière, mélisme sur l’avant dernière syllabe accentuée.
ANTHEM : dériver de l’ancien, prière en musique dont un psaume fournit le texte, proche du
motet latin. Musique à caractère religieuse en début ou en fin de Messe.
Le Full Anthem est assez simple contrairement au Verse Anthem qui lui est plus élaboré plus
proche du motet catholique. Œuvre avec quasiment que du syllabisme.
Tallis est organiste à la chapelle royale. Il a écrit trois messes en latin. Beaucoup de musique
en anglais. Des messes, des Anthems.
Les Lamentations de Jeremy.
Le Motet « Spem in alium » de Tallis est un point culminant de la Renaissance. Motet à
quarante voix écrit pour les quarante ans de la Reine Elisabeth 1 ère qui aimait beaucoup
Tallis.
Strigio, compositeur de Florence on a redécouvert une des ses œuvres, une messe à 40 voix
(antérieure à celle de Tallis). On suppose que cette messe de Strigio à due inspirée Tallis. Cette œuvre
fut mal cataloguée. Répertoriée comme une messe à 4 voix du XV m siècle alors
qu’elle fut du XVI m siècle.
William Byrd (1543-1623)
Compositeur, co-organiste de Tallis à la chapelle Royale.
1575, la Reine accorde à Tallis et à Byrd un monopole sur la musique (pendant 21 ans).
La musique pour clavecin, pour ensemble de violes, de lutes, des madrigaux à l’italienne.
Musique qui renvoie au Baroque, musique instrumentale.
Il compose des œuvres catholiques vers la fin de sa vie. Gloria, vrai messe à voix.
Contrepoints et homorythmie. Fausses relations.
La Renaissance fut une époque assez dur avec l’inquisition, l’Espagne marquée par un regain
de mysticisme, on revient à des choses plus simples.
Christobal de Morales (1500-1553)
Compositeur, maitre de chapelle à la capitale de Séville, puis il est rentré à Rome dans le
cœur pontifical. Son œuvre : 21 messes connues. Il a un grand respect du texte, 90 motets
souvent des dialogues entre des personnages sacrés.
Thomas Luis De Victoria (1548-1611)
Compositeur espagnol, prêtre, vécut à Rome, élève de Palestrina il le succéda d’ailleurs en
1571 et en 1575 il est ordonné prêtre.
_________________
Analyse de la Renaissance
Musique sacrée et la Contre-Réforme.
Martin Luther (1483-1546)
Le moins de vocalises et de mélismes possibles (cf. pt3). Chant plutôt syllabique, la messe
Tridentine (résultant du Concile de Trente).
Pierre Luigi de Palestrina (1525-1594).
Palestrina, de son vrai nom Giovanni, est un compositeur très important de la Contre-Réforme.
Il fut enfant de cœur à Rome. Puis organiste de 44 à 51, cette dernière année étant maitre de chantre
de l’église Sainte-Marie-Majeure de Palestrina (ville). Le pape Jules III, impressionné par ses travaux
musicaux (compositions), l’invite au Saint-Siège, et est nommé Directeur de Musique de la Basilique
de St Pierre de Rome (1547). Il publie son premier recueil, le premier recueil d’un italien pur-souche
depuis longtemps (l’essentiel des compositeurs de l’époque étant espagnols, français ou hollandais…)
1555 : le pape Marcel II a régné 22 jours. Le pape Paul IV élu, décide de renvoyer tous les
hommes mariés ou ayant écrit des œuvres profanes (tels que les madrigaux) de la Chapelle. Cette
décision est bien sûr régie d’après les objectifs du Concile de Trente.
Palestrina quitte alors le Vatican, et prend la direction musicale de Saint-Paul-de-Latran. Puis,
1561 : Il retourne à la Chapelle où il fut enfant de cœur : à Sainte-Marie-Majeur à Rome.
1567 : Messe en hommage au pape Marcel à six voix.
1571 : il réintègre la Chapelle St Pierre.
1572-1575-1580 : La peste emporte son frère, ses deux fils puis sa femme. Veuf, il se remarie et
compose énormément, jusqu’en 1594, où il meurt. Il fut longtemps perçut comme un compositeur
docile face au dogme, pour preuve il applique les règles du Concile des Trente
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Pierluigi_da_Palestrina#Biographie)
______________________
La Renaissance anglaise
1) Taverner
Taverner compose en grande partie de la musique religieuse, beaucoup de musique
catholique romaine (il est très attaché à la liturgie catholique). Des messes contrapuntiques et une
musique en imitations continue.
Dans la Chapelle Royale, il y a entre 60 et 70 musiciens, le terrain est donc favorable à la composition
de grandes musiques.
Il est le compositeur le plus franco-flamand des trois.
1535 : Henri VIII rompt avec l’église Romaine, et se proclame chef de l’Eglise d’Angleterre.
Edouard VI le succède, soutenue par la nouvelle reine Marie Tudor (1552-1558). Il réintroduit la
liturgie catholique.
Elisabeth I ère, quant à elle, consolide les compromis entre les protestants et les catholiques, et
revient à la liturgie anglicane.
2) Tye
Christopher Tye est un vrai protestant. Il écrit des motets en anglais et en latin, beaucoup
de musique de chambre pour ensemble de violes, des cantiques (marque la naissance de la musique
anglicane). Ces cantiques sont très simples pour les fidèles. La musique est simple à chanter et à
entendre.
A ce propos, la musique anglicane à pour volonté d’avoir des paroles intelligibles en langue
vernaculaire. Elle introduit des psaumes, des chorales.
Tye ne déroge pas à la règle : le texte est compréhensible.
L’influence du concile de Trente est peu répercutée sur la musique anglaise : cette dernière est bien
plus austère, rigide que ses contemporains continentaux (Notes brève pour des syllabes brève et
notes longues pour des syllabes longues, SYLLABISME obligatoire, mélismes très stricts : seulement
sur l’avant-dernière syllabe du dernier mot – le dernier mot = une note ; répétition du texte
déconseillé sauf si c’est une phrase entière qui est répétée, etc.).
-> Les compositeurs anglais sont déjà soumis à une imposante rigueur…
Il créé également des ANTHEM : genre typiquement anglais ; transcription phonétique dérivée de
l’ancien, prière en musique dont un psaume extrait de la Bible fournit le texte. C’est proche
du motet latin.
On distingue le Full Anthem (chanté par l’assistance de 2 à 4 voix Maximum, a cappela ou
accompagné), assez simple contrairement au Verse Anthem (plus élaboré, plus proche du motet
catholique, avec une intro à l’orgue, et la fameuse technique responsoriale).
Dans les deux cas il s’agit d’une œuvre très syllabique.
3) Tallis
Tallis est organiste à la chapelle royale.
ŒUVRE : il laisse essentiellement des œuvres religieuses : 3 messes en latin, une 30aine de motets en
latin. Beaucoup de musique en langue anglaise, quelques Anthems.
La Renaissance fut une époque assez dur avec l’inquisition, l’Espagne marquée par un regain
de mysticisme… ici on revient à des choses plus simples.
LA MUSIQUE ESPAGNOLE
Beaucoup de compositeurs espagnols viennent étudier en Italie. A cause du mysticisme
catholique, on rejette le décoratif, donc les mélismes, on garde que des choses brèves.
2 compositeurs à retenir :
1) Christobal de Morales (1500-1553)
Le madrigal sacré
« Elément qui tient à la fois du madrigal, et qui tient aussi du motet. Il vise l’EXTREME figuralisme. »
Même rôle que les chansons de la musique réformée.
Le madrigal sacré est illustré par Roland de Lassus (1532-1594)
Sa dernière œuvre est un cycle de 21 madrigaux, sur le thème des Larmes de St Pierre. Ce sont des
poèmes écrit par Luigi Tansillo (1518-1563) pour les madrigaux sacrés. Cette dernière œuvre est
offerte au Pape Clément VIII (1594), Lassus meurt deux mois après.
Dans ce recueil de 21 madrigaux, le madrigal sacré est un genre à 7 voix (symbolique du nombre
perfection) [21 madrigaux = [b]7[/b]X3, 7 symbolique, 3symbolique, coïncidence ?)
1560 : parmi les 42 octonaires (strophes de 8 vers) de Tansillo, Lassus en a retenu 21 (la moitié), sur
des thèmes triste, douloureux.
Ce madrigal illustre le pessimisme du compositeur à la fin de sa vie, une période de grande tristesse
(il a perdu sa famille, bouhou.)
Roland de Lassus a également écrit des messes parodiques [dont une sur une chanson « Entre vous
filles de 15 ans ».
Il écrit aussi des messes brèves. Il travaillait pour le Duc Albert, et pour qu’il puisse aller à la chasse il
faisait des mess courte. Il compose aussi des messe polychorale avec 2 cœurs (ex : mlissa osculetur
me). Il est publié à Venise par l’intermédiaire de Gabrielli.
Caractéristiques de R de Lassus :
1. Peu de cantus dans ses messes
2. Peu d’imitation
3. Il aime bien le figuralisme, les silences
4. Ecriture verticale + que horizontale (souvent ses madrigaux commence en homophonie).
5. C’est le dernier grand maître franco-flamand.
Manuscrit de 1320 écrit à Padou ou à Venise. Le compositeur est Zelo (on peut dire aussi çelo) en
Italie.
Cette pièce a été conservé dans un codex à Bodleian Library (Oxford). Elle a été restauré au XIXème
siècle.
Débat pour savoir qui a composé l’œuvre.
Ernest SANDERS (1967) transcrit cette pièce et va commettre plusieurs erreurs de transcription :
- Tout d’abord, il ne sait pas que c’est un manuscrit italien, il va donc travailler comme si c’était un
manuscrit français.
- Il va utiliser des valeurs binaires à la place de valeur ternaire.
- Le duplum est dur à lire, il va donc supprimer la musique qui est sous la tâche.
- Il ne va pas remarquer qu’il y a des portées ouvertes.
- Il va supprimer les longues des mesures 37 à 38, il va en rajouter aussi.
Sanders a une vision idéologique de la musique du Moyen Age et de la musique en général. Pour lui,
le texte est plus important que la musique, la musique ne sert qu’à illustrer et accompagner le texte.
C’est pour cela qu’il va privilégier la voix de duplum.
L’idée de Sanders est fausse, tout d’abord l’hétérosyllabisme fait qu’on ne peut pas comprendre le
texte, la musique est très importante et a le pouvoir de révéler le texte.
Sanders a donc publier de nombreuses transcriptions (1998, 2003 sans aucune modification).
Une autre personne s’est penché sur ce manuscrit, c’est Alberto GALLO en 1974.
Il dit qu’il faut lire le manuscrit à l’italienne et non à la française. Par contre comme Sanders, Gallo ne
va pas corriger les parties manquantes et le ténor est le même que Sanders. On peut donc se rendre
compte que Gallo ne s’est pas servi du manuscrit d’origine pour effectuer sa transcription mais qu’il
est plutot partie de la transcription de Sanders.
1976 : publication de Kurt Von FISHER et de GALLO (réédition de la transcription de Gallo). On
enregistre aussi sur CD le travail de Gallo.
Réédition en 1979 du ténor dans la revue n°27 Early music par Eleonara BECK.
Cette article part de l’hypothèse que les travaux de Gallo ne suivent pas le manuscrit d’origine. Gallo
a tout de même prouvé plusieurs choses.
Gallo a prouvé qu’à la voix du duplum, il y avait la signature de Marchetto Da Padova avec
l’acrostiche : MARCUM PADUANUM.
Gallo pense que cette œuvre a été composé en 1305 pour la consécration de la Chapelle Serovegni à
Padova. Il le pense mais il ne fournit pas de preuves.
Eleonara BECK va reprendre cette hypothèse et va proposer une méthode pour essayer de la
prouver.
Elle pense que si ce motet est un motet de consécration de la chapelle alors ce motet devra être
chanter à destination du ciel et donner une sorte de représentation de cette chapelle. Ce motet serai
une image de la chapelle consacrée.
Beck va partir du ténor et va imaginer qu’à chaque longue du ténor va correspondre un panneau, une
fresque de Giotto. Les 40 éléments correspondent aux 40 panneaux peints en couleur. Il y a aussi 14
allégories de vices et de vertus peintent en grisâtre comme des statues de marbre sur lesquels tout
l’édifice s’appuie.
Par quels moyens musicaux peut on mettre en relief ces 14 allégories ? ?