Management de La Qualité 2
Management de La Qualité 2
FORMATEUR
Raoul KOUNCHOU
II.LES PRINCIPES DE MANAGEMENT DE LA QUALITE
Les « Principes de management de la qualité » sont un ensemble de valeurs,
de règles, de normes et de convictions fondamentales, considérées comme
justes et susceptibles de servir de base au management de la qualité.
Approche factuelle pour la prise Les décisions efficaces se fondent sur l’analyse logique intuitive des données et des
de décision informations.
Relations mutuellement Des relations mutuellement bénéfiques entre l’organisme et ses fournisseurs
bénéfiques avec les fournisseurs augmentent les capacités des deux organismes à créer de la valeur.
Devoir : Lire le document en annexe : Principes de
management de la qualité. (Document support
produit par ISO
LA QUALITÉ ET LA NORME ISO 9001
Qu’est -ce que l’ISO 9001?
L’ISO 9001 est un référentiel international qui prend en compte toutes les activités d’une organisation,
quel que soit son secteur (industrie, service, formation, enseignement ...). Ce référentiel se focalise sur la
satisfaction des clients et la conformité des produits et services Vis –à -vis des exigences internes et
externes de l’organisation.
Le référentiel ISO 9001 est le référentiel le plus connu et le plus utilisé à travers le monde. C’est le
référentiel de base de toute organisation optimisée.
Le référentiel ISO 9001 est publié depuis 1987. Il y a plus de 1 million d’organismes certifiés ISO 9001
à travers le monde et presque la moitié se situe en Europe (source www.iso.org).
En 2013, la France se classe au 9e rang mondial pour le nombre de certificats ISO 9001 avec 29598
certificats obtenus (source www.iso.org).
LA FAMILLE DES NORMES ISO 9000
ISO 9001
ISO 9001 2015
ISO 9001 2008
2000
ISO 9001/123
ISO 9000 1994
1987
La norme ISO 9001 version 2015
Les clients: parties intéressées indispensables à tous les
La version 2015 de la norme ISO 9001 s’articule
organismes. Ils peuvent être nommés «usagers», «patients»,
autour de neuf grands thèmes transversaux dont on «utilisateurs». Avec le développement des réseaux sociaux, de
retrouve des points d’application, autrement dit des la co-innovation, de la co-fabrication et co-évaluation des
produits et services, ils acquièrent une place de plus en plus
exigences à satisfaire tout au long de la norme.
À savoir: importante au sein même de la chaîne de valeur de
l’organisation. Échanger avec eux est devenu primordial.
La gouvernance: Il s’agit des orientations
stratégiques, de la politique qualité, des objectifs
Les ressources, connaissances et compétences.
Qualité et des responsabilités incombant à la
Il s’agit de l’identification du besoin, à la mise à disposition
direction.
ainsi qu’à la nécessité de leur adéquation constante à la
Le métier. Il s’agit des produits et services, de leur mission. Ce sont des gages de réussite de tout système de
création à la gestion quotidienne des exigences qui management
quotidien. Les méthodes d’identification et propose d’agir pour initier, mettre en œuvre et mesurer la
performance et également ce qu’implique l’amélioration du
d’analyse.
système de management de la qualité.
L’externalisation de processus, d’activité ou
Le Système de Management de la Qualité (SMQ).
de fonction.
Nous traiterons de la création d’un système de
L’externalisation prend une place de plus en
management, de sa mise en œuvre, de sa révision, de la
plus importante dans nos organisations. La
gestion des modifications et de son évaluation
version 2015 de l’ISO 9001 a renforcé ses
Les informations documentées .
exigences. Il s’agit de la détermination des
Il s’agit du système documentaire et des informations écrites
exigences de l’organisation envers les
internes ou externes qui permettent de faire fonctionner
prestataires externes, de la définition du niveau
efficacement le système de management, puis d’en apporter la
de maîtrise à exercer sur ces prestataires
preuve.
NOTIONS TRANSVERSALES AUX NORMES DE MANAGEMENT
Quelques notions utiles à connaître pour mieux
« Plan» indique l’étape de planification, c’est-à-dire l’
comprendre le fonctionnement des normes de
identification des ressources nécessaires au projet, à
management dont fait partie la norme ISO 9001: 2015.
l’activité.
La méthode Plan Do Check Act «Do», indique l’étape de mise en œuvre de ce qui a été
planifié.
«Check», indique l’étape de vérification de ce qui a été
mis en œuvre par rapport à ce qui a été planifié.
«Act» indique l’étape de réaction, de validation,
d’avancement ou de correction faisant suite à la
vérification. Cette étape demande une réflexion, une
évaluation, une formalisation de ce qui a été entrepris, une
capitalisation de l’expérience avant de se lancer dans un
nouveau «Plan Do Check Act».
La notion de processus
Pourquoi?
Décrire les processus de l’organisation n’est pas une
Tout simplement par la définition même d’un
obligation de la norme ISO 9001: 2015. Chaque entité est donc
processus. En effet, formaliser un processus,
libre de travailler sans s’appuyer sur les processus pour
c’est:
construire le système de management de la qualité.
Pourtant, il est bien plus facile de manager une entreprise ou une ❖Décrire les activités, produits et services pour
organisation lorsqu’elle est décrite sous forme de processus et chaque type de clients, en partant de leurs attentes
cela pas seulement pour le qualiticien, mais aussi pour d’autres et besoins et allant jusqu’à la confirmation de leur
fonctions, comme par exemple en comptabilité où le découpage satisfaction sur les produits et services rendus.
de l’organisation en processus permet de réaliser une
❖Attribuer des ressources à chaque processus
comptabilité analytique plus aboutie.
pour son fonctionnement optimal.
L’approche processus, c’est-à-dire, voir et réfléchir à son
entreprise en fonction des processus qui la composent, permet ❖positionner des indicateurs adéquats ou
de simplifier et de faciliter l’analyse des forces et faiblesses, des autres méthodes de surveillance ou de
opportunités et menaces liées à l’entreprise. L’approche performance pour suivre la bonne marche du
processus est un outil de management de l’organisation. processus et donc de l’organisation tout entière.
Comment identifier les processus, comment les décrire?
Les différents processus Dans toutes les organisations, on classe les processus en trois catégories:
Une fois que les processus ont été mis à jour, ils sont illustrés sous forme d’une «cartographie des processus»
La finalité d’un processus
Vocabulaire
Lignes directrices
Exigences.
Exercice:
Lire le document en annexe : Choisir et appliquer les normes ISO 9000. (Brochure ISBN 978-92-67-20494-9
© ISO, 2009-02/1000.
LA GOUVERNANCE
❖Une gouvernance forte et impliquée ❖Lorsqu’une organisation désire engager une démarche ISO
9001, elle doit réaliser cette démarche comme un projet
❖la direction doit montrer à tout
d’entreprise, qui va demander de l’attention, un peu de temps
moment opportun son fort
et surtout de l’engagement. Pour cela, elle doit
investissement dans cette vision de communiquer ses intentions au personnel afin de susciter
l’organisation, en communicant et en l’adhésion et d’éviter d’éventuels rejets.
s’impliquant également. Pour satisfaire aux exigences de la norme ISO 9001 : 2015 le projet
doit inclure les points cités ci-dessous, c’est-à-dire :
❖Une démarche qualité nécessite
➢ établir la liste des parties intéressées,
toujours un projet pour l’amélioration. ➢ déterminer le contexte ou l’environnement de l’organisme,
Donc, l’équipe dirigeante doit réellement ➢ déterminer la vision, la mission et l’orientation stratégique
ainsi que les risques et opportunités de l’organisme.
porter ce projet et le faire vivre au
Ces points entrent précisément dans le domaine de responsabilité
quotidien. de la direction.
Établir la liste des parties intéressées pertinentes pour l’organisme
L’ISO 9001 s’intéresse à la conformité des produits et services, aux exigences des parties
intéressées internes et externes et à leur satisfaction. Faire la liste des parties intéressées
pertinentes pour l’organisme, c’est donc rechercher les parties, organisations, groupes ou
individus, qui participent à cette conformité des produits et services ainsi qu’à leur satisfaction,
ou qui ont des intérêts sur cette conformité et sur la satisfaction des parties.
Déterminer le contexte ou l’environnement de l’organisme
Déterminer le contexte de l’organisme, c’est fixer par écrit ce qui entoure à un instant « t » l’organisme. Nous pouvons
différentier le contexte interne du contexte externe.
de haute qualité dans la région de … Pour répondre, il est nécessaire d’avoir fait une analyse du
➢ Aller vers un haut niveau de performance des produits point de départ, à l’instant présent. Nous avons cet
et services, en 5 ans… objectif stratégique, cette vision, mais:
➢ D’où partons-nous ?
➢ Qu’elle est notre mission, notre finalité actuelle ?
➢ Qu’avons-nous comme atouts, comme points faibles,
comme améliorations à prévoir pour parvenir à notre
vision ?
➢ Qu’avons-nous comme ressources ?
Détermination des risques et opportunités stratégiques pertinents
Les risques et opportunités stratégiques pertinents pour la
Les risques et opportunités stratégiques internes et
norme ISO 9001 : 2015 sont ceux impactant l’organisme dans sa
externes étant identifiés (voir Tableau 4, Tableau 5 et
mission :
Tableau 6), il convient de les qualifier selon par exemple :
➢ de fournir aux clients des produits et services conformes
➢ le nombre de jours ou durée (D) nécessaire à la gestion
aux exigences clients, exigences internes, exigences
de l’évènement, s’il se produit,
contractuelles, exigences légales et réglementaires.
➢ la possibilité du risque de devenir réel, on parle
➢ et de satisfaire les clients et autres parties intéressées
d’occurrence (O),
pertinentes.
➢ et la gravité (G) de l’évènement.
Au niveau de la direction identifier ces risques et opportunités,
c’est se poser la question : qu’est-ce qui ferait dans le contexte
interne et externe actuel,
➢ que notre organisme ne puisse pas fournir des produits et
services conformes aux exigences ?
➢ que notre organisme ne puisse pas satisfaire ses clients et
autres parties intéressées ?
Sujets de communication et de sensibilisation « obligés » pour la direction
La revue de direction
C’est une réunion, au moins annuelle, qui se pilote ➢ les exigences légales et réglementaires ont été satisfaites.
selon la méthode Plan, Do, Check, Act. Cela peut être prouvé par un audit des exigences légales et
réglementaires et par la résolution des non-conformités liées à
L’objectif étant l’amélioration, faire en sorte que les ces exigences
résultats et les actions de la précédente revue, soient pris
➢ les risques et opportunités sont gérés. Cela se réalise par
en compte pour la nouvelle revue.
exemple en mettant des indicateurs de suivi des actions de
C’est par exemple en revue de direction que la direction
maîtrise des risques et opportunités et en permettant l’audit
s’assure que:
interne sur ces thèmes.
➢ les communications effectuées ont été comprises et
efficaces d’après l’analyse des résultats des évaluations portant
sur les communications effectuées,
Il doit y avoir un lien évident entre ce qui est traduit dans la politique qualité,
l’orientation stratégique et les objectifs stratégiques de l’organisme. La politique
qualité doit donc tenir compte du contexte de l’organisme et des risques et
opportunités qui sont les siens.
III- LES OUTILS DE LA QUALITE
INTRODUCTION
❑ GENERALITES
❑ GENERALITES
La norme NF X 50-126 présente les coûts d’obtention de la qualité comme la somme des
dépenses liées aux anomalies externes et internes et des pertes liées à la détection et à la
prévention
Ce coût représente les dépenses qui auraient pu être évitées si le produit ou le service était
conforme au premier coup ; c’est le coût de l’imperfection.
OBJECTIF
Le calcul du COQ est une méthode qui a pour objet la localisation au sein de l’entreprise de
toutes les dépenses inutiles provoquées par les défaillances des produits et des services.
❑ TAXONOMIE DES COQ SELON LA NORME NF X 50-126
De nos jours avec le développement de divers standards de management qualité et le souci de l’atteinte de
l’excellence par le TQM, les coq sont devenus un outil essentiel qui accompagne la démarche qualité. Il se compose
de deux grandes parties
❑ Couts contrôlables
Ce sont les dépenses volontaires générées pour maintenir un certain niveau de qualité. On distingue les coûts
de prévention et les coûts de détection.
❑ les coûts de prévention
Ce sont les investissements humains et matériels engagés pour vérifier, prévenir et réduire les anomalies, c’est
à dire pour financer les actions menées au niveau des causes et des anomalies. C’est le coût de tout ce qui est mis
en œuvre, à priori, pour éviter les défauts, erreurs et défaillances.
Exemples : le coût de la planification qualité, projets d’améliorations qualité, réunions d’équipes d’améliorations
qualité, formation et éducation à la qualité, mesures de sécurité, évaluation des fournisseurs,…
❑ les coûts de détection
Ce sont les dépenses engagées pour vérifier la conformité des produits aux exigences de qualité ; c’est à dire
pour financer la recherche des anomalies. Ils représentent les coûts liés à la mesure, l’évaluation où l’audit sur les produits ou
services pour s’assurer de leur conformité aux exigences de performance et de qualité.
Exemples : Contrôles des matières premières et des produits, étalonnages, inspection de la production, contrôle des factures…
Exemples : Traitement des réclamations clients, pénalités de retards, remplacement sous garantie, coûts des rappels de produits,
perte de clientèle connue…
❑ Coûts des défaillances (ou anomalies) internes (CDI)
Ce sont les frais encourus lorsque le produit ne satisfait pas aux exigences de qualité avant d’avoir quitté l’entreprise. C’est le
coût de tout ce qui n’a pas été conforme dans le processus de production mais qui n’est pas constaté par le client.
CNC = Coûts des défaillances internes (CDI) +Coût des défaillances externes (CDE)
Donc
L’augmentation de concurrence contraint les industriels à une guerre sans merci sur les prix. La maîtrise du coût
de revient constitue une composante importante dans cette bataille.
➢ Le COQ comme outil de mesure
Le COQ permet à l’entreprise d’avoir un tableau de bord plus ou moins exhaustif des défaillances. La
quantification financière des coûts sert à la prise de décision (par la direction). Ainsi, la qualité n’est plus une notion
abstraite mais une réalité qui intègre la notion de coûts. Le COQ permet aussi de modifier la façon dont le personnel
considère les erreurs. C’est en effet un outil de gestion qui permet d’identifier les possibilités d’optimisation des
dépenses, de définir les objectifs de la qualité et de suivre leur réalisation.
➢ Le COQ comme outil de management de la qualité
L’introduction du TQM dans une organisation ne rencontre pas toujours l’adhésion de tous les acteurs (actionnaires et
investisseurs compris). L’expression chiffrée (en valeur monétaire) du coût de l’ensemble des défaillances, anomalies
et non conformités est un aspect fondamental pour l’adhésion au management par la qualité totale
❑Importance du COQ
➢ Le COQ comme outil de management de la qualité
Le COQ permet la mise en œuvre et le suivi d’actions pour l’amélioration de la qualité. En effet il sert à la mise
en œuvre d’actions pour l’amélioration de la qualité par la maitrise des coûts relatifs à la qualité. Le COQ constitue
donc un outil pour l’atteinte des objectifs en TQM (le défaut zéro et l’excellence) et la pérennisation du TQM.
Travail personnel de l’étudiant
Analyser les profils des COQ de chacune des figures suivantes ;
Proposer des actions qui peuvent être mises en place pour réaliser les objectifs de résultats de l’entreprise.
EXERCICES
Calculez
- CDI - CNC - CDE - COC
- CD - COQ - CP
Calculez les ratios sachant que :
- Chiffre d’affaire(CA) : 1 250 000 000
- Valeur ajoutée(VA) : 400 000 000
- Effectifs (Eff) : 150
QUESTIONS QUIZZ
1°) Quels sont les principaux objectifs visés par la mise en place d’un système de
management de la qualité ?
2°) Quels sont les 7 grands principes ou facteurs clé de succès sur lesquels
reposent le management de la qualité ?
3°) Comment définiriez vous la notion d’amélioration continue?
4°) Qu’est ce qu’une non-conformité?
5°) Qu’est ce qu’une action corrective? Préventive?
6°) A quoi sert un audit?
LES OUTILS DE LA QUALITE
Typologie des outils de la qualité
La démarche qualité propose toute une panoplie d'outils d'aide (méthode, analyse, statistique, suivi-contrôle).
Ces outils, créés et/ou diffusés par les principaux fondateurs de la démarche qualité dans le cadre de leurs actions
de conseil auprès des entreprises, ont vocation pédagogique. Il est utile de répartir les outils de la qualité en deux
catégories :
suivi de tableau de bord, contrôle statistique de processus (CSP): méthode de gestion de la qualité selon laquelle on
mesure, à l'aide de techniques statistiques, un processus pour déterminer s'il faut lui apporter des changements ou le
maintenir tel quel).
Pareto, économiste et sociologue italien est l’inventeur de la loi qui porte son nom: la loi
de Pareto ou « loi des 20/80 ».
Ses études ont montré que 20% des personnes possèdent 80% des richesses. On trouve ce type de répartition dans de
nombreux domaines: 20% des clients d’une entreprise représentent 80% du CA…
Le diagramme permet de visualiser ce qui est important de ce qui l’est moins.
1°) Définir l’effet (dysfonctionnement ou objectif). La formulation doit être simple, comprise de tous et mesurable
2°) Chercher en brainstorming toutes les causes possibles pouvant avoir un impact sur l’effet. Si l’effet est un objectif, il s’agira de
trouver les moyens (comment)
4°) Classer les causes selon les familles retenues (cela peut être les 5M ou d’autres familles)
5°) Sélectionner les causes ayant le plus fort impact sur l’effet (consensus et hypothèse)