0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
471 vues4 pages

Les Modèles Et Les Théories de Communication

Ce document présente trois modèles de communication: les modèles techniques, le schéma circulaire de Palo Alto et le schéma de Jakobson. Il décrit brièvement chacun et discute leurs forces et limites.

Transféré par

Walid Dekari
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
471 vues4 pages

Les Modèles Et Les Théories de Communication

Ce document présente trois modèles de communication: les modèles techniques, le schéma circulaire de Palo Alto et le schéma de Jakobson. Il décrit brièvement chacun et discute leurs forces et limites.

Transféré par

Walid Dekari
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les modèles et les théories de communication

La communication a, pour longtemps, fait objet de réflexions et de recherches multiples en


l’envisageant différemment. De cela trois types de modèles ont connu le jour.

I- Les modèles techniques


Les modèles de ce type donnent la primauté à la transmission des signes. Leur apparition
remonte à la période après guerre (la guerre mondiale) malgré que les études en relief
remontent à bien avant (avant les deux guerres). Ils prennent comme assisses le modèle de
télécommunication pour se focaliser sur les problèmes de transmission et la qualité de
réception. Le rapprochement entre ces modèles et la télécommunication laisse échapper une
tendance à penser la communication interindividuelle comme étant machinale.

Le premier modèle, ou comme certains préfèrent le nommer le père des modèles


techniques, est celui de Shannon et Weaver.

canal
source Message Codage Décodage Message Destinataire
eee
Emetteur bruit récepteur

Shannon Claude Elwood propose un autre modèle très proche de celui qui le précède. Il
apporte quelques modifications sans pour autant l’effet rétroactif de la part du récepteur.

La même période a connu un autre modèle qui consiste à répondre à une série de questions
dont chaque réponse réfère à un élément particulier. Il s’agit du modèle de Harold LASWEL
(1948).
Qui ? Dit quoi ? Par quel Canal ? A qui ? Avec quel effet ?

Ce modèle correspond plus à la communication de masse, sauf qu’il peut être appliqué à la
communication interindividuelle.

On reprochât à ce modèle le fait de négliger l’effet du contexte qui délimite l’action non
seulement dans le temps et dans l’espace, mais aussi qui décide du cours de la
communication.

II- Le schéma circulaire de Palo Alto


Le groupe de psychiatres travaillant à Palo Alto ont fini par proposer un modèle de
communication qui s’inspire de la cybernétique. Pour les trois chercheurs, il était primordial
de mettre en exergue l’effet de la communication sur le comportement.

La communication pour Jackson, Watzlawick et Helmick-Beavin, est l’ensemble des relations


et les interactions entre le verbal et le non verbal, entre émetteur et récepteur qui agit et se
comporte en fonction de la relation qui s’est tissée, ou qui est entraine de se tisser entre lui et
l’émetteur. Ils écrivent à ce propos, « De plus, nous n’avons pas seulement pour objet les
effets d’un segment de communication sur le récepteur, ce qui est d’une manière générale
l’objet de la pragmatique, mais ce qui est inséparable, l’effet qu’a sur l’émetteur la réaction
du récepteur. Nous voudrions donc mettre l’accent sur les relations de l’émetteur(ou du
récepteur) et du signe, que sur la relation qui unit émetteur t récepteur entant qu’elle est
médiatisée par al communauté ».

Lors de toute situation de communication, donc comportement verbal et /ou corporel, apparait
un ensemble d’éléments récurrents et des règles qui permettent d’expliquer le pourquoi du
comportement sans pour autant interroger les acteurs.

L’approche préconisée par ce groupe de chercheurs considère que :

1- La communication est synonyme du comportement dans la mesure ou elle est un


agissement verbal ou non verbal.
2- Les processus de communication étant des systèmes à rétroaction, il devient non-
possible de leur attribuer un début et une fin.
3- Chaque acteur et un émetteur à la fois.
4- Tout comportement est le résultat de celui qui le précède et il induit celui qui suit.
5- Tout segment de communication doit être pris dans son contexte. Hors contexte, il
devient insignifiant puisqu’il est déraciné.

Les chercheurs de Palo Alto sont arrivés à dégager cinq AXIOMES qui sont :

1- « Tout comportement a la valeur d’un message ». C’est une communication, et l’être


humain ne peut ne pas communiquer.
2- Il existe deux niveaux de communication.
 Le contenu : c’est l’information ou l’ensemble des informations que véhicule
(ent) le message.
 La relation : elle est définie par l’engagement et le comportement de l’autre. il
s’agit de leurs dispositions à communiquer et comment ils reçoivent le
contenue. Aussi, elle dépend de la nature de la relation qui unit et l’émetteur et
le récepteur.
3- Chacun des acteurs ponctue la séquence et structure les évènements à sa façon selon la
manière dont il les interprète, selon le moment ou il s’implique réellement dans la
communication…
4- Deux modes de communications sont définis. Le premier digital, le deuxième
analogique. Ils expliquent que : « Si nous souvenons que toute communication a deux
aspects : contenu et relation, nous pouvons nous attendre à voir non seulement
coexister, mais se compléter les deux modes de communication dans tout message.
Selon toute probabilité, le contenu sera transmis sur le mode digital, alors que la
relation sera essentiellement de nature analogique ».
5- Deux types d’interactions peuvent être constatés. Symétrique qui a pour fondement
l’égalité des acteurs. Complémentaire qui a pour fondement leur différences. Les deux
peuvent coexister lors d’une seule situation de communication.
Critiques du schéma de Palo Alto
1- Les chercheurs écartent le rôle que joueraient les motivations personnelles, la part
de la subjectivité, l’interprétation qui donne à des confusions…lors de toute
interaction.
2- Ils se basent sur l’interprétation de certains éléments linguistiques,
paralinguistiques…mais l’interprétation en elle même laisse à douter, comme elle
n’est pas identique chez tous.
3- Dire que la communication est un comportement prête à confusion. Pas tout
comportement n’est communication. Certains sont plus des signaux.

Le schéma de Jakobson

En considérant le langage comme moyen de communication dominant dans la mesure ou les


etres humains font appel le plus souvent au langage plus qu’à d’autres moyen de
communication, Jakobson propose un schéma plutôt fonctionnel.

« le destinateur envoie un message au destinataire. Pour être opérant, le message requiert


d’abord un contexte auquel il renvoie, contexte saisissable par le destinataire, et qui est soit
verbal soit susceptible d’être verbalisé ; ensuite, le message requiert un code commun en tout
ou au moins en partie au destinateur et au destinataire ; enfin, le message requiert un contact,
un canal physique et une connexion psychologique entre le destinateur et le destinataire,
contact qui leur permet d’établir et de maintenir la communication » ( Jakobson 1960).

A partir de cette définition, Jakobson propose le schéma suivant


Contexte

Destinateur message Destinataire

Canal

Code

Christian Baylon et Xavier Mignot reprochent à ce schéma préliminaire l’absence de la


situation qui cadre l’acte de communication. Le récepteur et l’émetteur se trouvent quelque
part à un moment donné( un cadre spatiotemporel définit). Ils écrivent : « En fait sous le
terme de contexte, Jakobson a désigné en bloc trois facteurs qu’il est souhaitable de
distinguer… » Et qui sont :

 Le contexte qui permet d’identifier et d’attribuer un sens à certains éléments du


message à l’exemple de il, ils, demain, hier… que on ne pourrait identifier qu’en
fonction de ce qui a précédé.
 Le référent Ce à quoi renvoie le message
 « La situation des communicants, dont il vient d’être question »

En prenant en considération les remarque précédentes, le schéma premier devient comme


suit :

Référent

Situation

Contexte

Destinateur message destinataire

Canal

Code

Vous aimerez peut-être aussi