Modèles de mémoire et apprentissage
Modèles de mémoire et apprentissage
mémoire et apprentissages
LE CONDITIONNEMENT :
Apprentissage :
Il y a apprentissage quand un individu placé plusieurs fois dans la même situation modifie sa conduite
de manière systématique et durable.
L’apprentissage est, chez un individu, une modification de sa capacité de réaliser une tâche sous
l’effet des interactions avec son environnement.
La psychologie scientifique utilise le terme d’apprentissage dans une acception plus générale que
l’usage commun : elle désigne par là toute modification stable des comportements ou des activités
psychologiques attribuable à l’expérience du sujet.
Apprentissage et conditionnement :
Les travaux de Ivan Pavlov ont débuté sur l’étude des réflexes (eg mettre de la nourriture dans la
gueule d’un chien).
Pour les réflexes le comportement (eg salivation) n’est pas appris.
Cependant, il est possible d’associer le comportement (salivation) à une autre stimulation.
Il s’agit dans ce cas d’un apprentissage.
Conditionnement classique :
Ivan Pavlov
Principe :
Un chien placé dans un harnais entend le son d’une cloche.
Le chien est ensuite stimulé par une substance (viande) introduite directement dans sa gueule.
La substance provoque une réaction systématique chez l’animal (salivation).
Cette série d’évènements est répétée de nombreuses fois.
Après ces répétitions le son de cloche produit, en l’absence de la substance (viande), la réaction
(salivation).
Réaction inconditionnelle :
RI : d’après Le Ny (1980) c’est la réponse d’un organisme à une stimulation déterminée venant du
milieu ; sa caractéristique principale est d’être suscitée de façon absolue par le stimulus approprié ;
dans notre exemple, il s’agit de la salivation.
Stimulus inconditionnels :
SI : c’est un évènement du milieu qui suscite de façon constante la RI. Dans notre exemple, il s’agit de
la viande qui est mise au contact de la langue.
Stimulus neutre :
SN : c’est un autre événement du milieu qui a pour caractéristique principale de ne pas susciter la
réaction inconditionnelle ; dans notre exemple, il s’agit du son de cloche.
Stimulus conditionnel :
SC : il s’agit exactement du même événement que le SN mais après les nombreuses répétitions, son
effet sur l’organisme s’est transformé puisqu’il acquiert la possibilité de déclencher la réaction
(salivation).
Réaction conditionnelle :
RC : c’est là aussi la même réaction que la RI (salivation). Cependant puisqu’elle n’est pas produite
par le SI, tout comme pour le SN qui est devenu SC, on parle de RC.
Quantité de salivation :
Extinction :
Pavlov a également mis en évidence que l’absence de présentation du SI provoque peu à peu la
disparition de la RC = extinction.
Cependant si après la phase d’extinction le SC est de nouveau présenté la RC se produit
spontanément = récupération spontanée.
Récupération spontanée :
Inhibition :
La récupération spontanée n’est que temporaire, après quelques essais la RC disparait de nouveau
rapidement.
Cette récupération spontanée indique que la connexion entre le SC et la RC n’a pas disparue, elle est
plutôt bloquée par un autre mécanisme ; l’inhibition.
Contre conditionnement :
Pavlov a mis en évidence un autre moyen d’éteindre une réponse conditionnée : il est possible
d’associer le SC avec un 2ème SI qui produit une RC différente.
Si la nouvelle RC est incompatible avec l’ancienne RC, plus l’association est developpé avec la
nouvelle RC plus faible est la force de l’ancienne RC :
-métronome => choc électrique => réaction d’échappement
-métronome => nourriture => salivation
Pour les béhavioristes les apprentissages complexes sont des chaines d’associations.
Principes du conditionnement :
Conditionnement opérant :
- Principe décrit par E. Thorndike et a été ensuite developpé par BF. Skinner.
Principe : on introduit un rat affamé dans une boite qui comporte seulement un petit abreuvoir, une
mangeoire ou peuvent arriver des boulettes de nourriture et un levier. L’animal erre dans la cage,
fouille partout et par hasard presse le levier qui libère une boulette de viande. Au bout d’un temps
plus ou moins long, il sera conduit fortuitement à appuyer de nouveau sur le levier et ainsi de suite.
On constate que plus l’animal fait de pressions sur le levier plus l’intervalle entre 2 pressions tend à
diminuer.
Le principe d’une association entre 2 événements est conservé mais l’ordre d’apparition des 2
événements est inversé.
- classique = S=> R
- opérant = R=> S
Conditionnement instrumental :
Notion de renforcement :
Récompense et apprentissage :
Les travaux sur le conditionnement ont popularisé l’idée d’une relation entre la récompense (ou la
punition) et l’apprentissage.
Il ne faut cependant pas confondre récompense et conditionnement qui fonctionnent sur des
mécanismes très différents.
-le conditionnement repose sur le renforcement d’une connextion
-la récompense repose sur la motivation
Chez l’homme, la récompense n’a pas toujours pour effet de renforcer la probabilité d’apparition du
comportement
- 36 enfants de 20 mois
- Tâche ou l’enfant doit aider un expérimentateur à récupérer un objet tombé par terre
- 3 conditions
- La phase de test suit sur 3 blocs de 3 essais et correspond à la condition neutre de la phase
expérimentale
L’autre effet de la récompense :
- Les principes méthodologiques restent cependant encore très utilisés notamment pour
l’étude des mécanismes d’apprentissage chez l’animal (mécanismes qui sont expliqués par
l’associationnisme)
APPROCHE COGNITIVE DE LA MÉMOIRE :
Associationnisme et cognitivisme :
La mémoire n’a jamais été prise comme Object par les associationnistes.
C’est un concept qui a été étudié et reste encore étudié actuellement par la psychologie
cognitive au sens large du terme.
Psychologie cognitive :
Neuropsychologie :
La neuropsychologie cognitive consiste à étudier des personnes avec des lésions cérébrales.
Elle postule qu’il est possible d’en apprendre beaucoup sur le fonctionnement du cerveau
normal en étudiant les types de troubles cognitifs qui résultent de lésions dans certaines
régions du cerveau .
Les lésions cérébrales peuvent altérer le traitement de l’information en perturbant une ou
plusieurs étapes de la cognition, ou dans certains cas en rompant les liens entre les
différentes étapes.
Le cerveau :
Les études en neuropsychologie s’appuient sur une cartographie du cerveau qui permet
d’établir un lien entre les certaines régions et les fonctions cognitives.
Il est nécessaire pour utiliser les connaissances issues de la neuropsychologie de savoir
localiser différentes structures cérébrales.
Le cortex :
Lobes frontaux :
Les lobes frontaux comprennent la région motrice du cortex, qui contrôle les mouvements.
L’aire de Broca, qui contrôle la production de La parole, se trouve également dans les lobes
frontaux et se situe, pour les doigtiers, dans l’hémisphère gauche du cerveau.
Les lobes frontaux sont impliquées dans le système exécutif central qui contrôle les
processus mentaux conscients tels que la prise de décision conscientes.
Lobes pariétaux :
Ils sont impliqués dans la perception avec le cortex sensoriel somatique, qui reçoit les
signaux tactiles de la peau ainsi que les signaux des muscles et des organes internes.
Cette région est également importante dans la perception de la douleur et la mémoire du
travail.
Lobes temporaux :
Lobe occipitaux :
Les lobes occipitaux, situés à l’arrière du cerveau, sont principalement concernés par le
traitement des informations visuelles.
Les lésions des lobes occipitaux peuvent altérer la perception visuelle.
Système limbique :
Sous le cortex se trouve différentes structures qui sont impliquées dans le traitement des
émotions mais aussi de la mémoire.
La principale structure qui est en lien avec la mémoire est l’hippocampe qui permet
d’encoder et de stocker les souvenirs sur le long terme.
Au centre du cerveau se trouve des noyaux qui gèrent notamment les mouvements.
Le striatum est particulièrement impliqué dans l’apprentissage lié aux mouvements qui se
retrouve au niveau de la mémoire procédurale
Les neurosciences :
- Les neurones sont connectés les uns aux autres par des synapses.
- Ces synapses permettent la transmission des informations entre les neurones.
- Les synapses peuvent être électriques ou chimiques
- Chez l’être humain, les synapses sont principalement chimiques
Mesure de l’activité neuronale :
L’une des techniques les plus utilisées chez l’homme pour visualiser le fonctionnement de la
mémoire est l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf) qui permet de
visualiser l’activité de certaines zones actives du cerveau au travers de la consommation de
l’oxygène dans le sang.
Le principe de l'IRM est fondé sur les propriétés magnétiques d’un atome, l’hydrogène, contenu, à des
degrés variables, dans tous les tissus du corps humain.
En utilisant des aimants très puissants, les protons des atomes d’hydrogène du corps sont stimulés
simultanément, ce qui a pour effet d’orienter tous les atomes d’hydrogène dans la même direction.
Une fois cette première étape accomplie, les atomes sont mis en résonance en leur faisant subir une
excitation par un champ magnétique (radiofréquence).
À l’arrêt de la stimulation, les atomes restituent de l’énergie dont l’intensité est mesurée et analysée.
Cette intensité restituée dépend de la quantité d’hydrogène de ce qui permet de déduire la densité des
tissus analysés
Le traitement de l’information :
Psychologie expérimentale :
Littéralement l’encodage veut dire mettre en code, c’est-a-dire retranscrire les informations
dans un code.
La perception permet d’encoder les sons, les odeurs ou les images en informations
compréhensibles.
Ces informations perceptives peuvent faire également l’objets d’autres formes d’encodage
qui vont faciliter la mémorisation.
Stockage :
Récupération :
Pour Serge NICOLAS (2007), les tests explicites consistent à confronter les sujets à un
évènement puis à rechercher ce que devient celui-ci au bout d’un certain temps en
interrogeant leur souvenir conscient.
Mesures implicites de la mémoire :
Cet effet est appelé amorçage et est inféré par une mesure indirecte (augmentation de la
précision, diminution d’un temps de latence …)
- Dans un premier temps, les sujets doivent étudier une liste de mots
- Suivent ensuite des activités interférentes (comme compléter un questionnaire)
- On présente ensuite une liste de trigrammes (ex : Bou) qu’ils doivent compléter avec
le premier mot qui leur vient à l’esprit
- En général, on s’aperçoit que les sujets ont tendance à reproduire les mots étudiés
dans un premier temps (ex : bouchon)
MEMOIRES SENSORIELLES :
Caractéristiques des mémoires sensorielles :
Chaque sens est doté d’une mémoire sensorielle mais avec des caractéristiques différentes
- 250 ms pour la mémoire visuelle ou mémoire iconique
- 2 à 3 sec pour la mémoire auditive ou mémoire échoïque
Il est difficile d’étudier certaines mémoires sensorielles : toucher, odorat …
LA MÉMOIRE À COURT TERME ET LA MÉMOIRE DE TRAVAIL
LA TECHNIQUE DES EFFETS SÉRIELS
Présentation d’une liste de mots à raison d’un mot toutes les deux secondes
Une fois le rappel terminé les mots sont ensuite ordonnés en fonction de leur ordre de
présentation : position sérielle
Le rappel peut aussi être différé de 30 secondes après une tâche interférente (décompter de 3
en 3 par exemple)
MODÉLISATION
– Les mémoires sensorielles : effets spécifiques de chaque sens, durée brève (250 ms en mémoire iconique) de la
capacité d’un rappel total de l’information pour la mémoire iconique
– Une mémoire à court terme : durée de rappel de 20 à 30 secondes et de faible capacité (7±2)
Différents auteurs ont proposé des modèles modulaires (car ils comportent des modules) permettant d’avoir une
vision plus générale sur l’ensemble de ces mémoires et surtout d’envisager leurs relations
INTÉRÊT DU MODÈLE
– Effet de primauté ; informations qui ont eu le temps de passer en mémoire à long terme
LIMITES DU MODÈLE
Le modèle postule que la MCT est un sas entre les mémoires sensorielles et la MLT ce qui est
faux : L’information est encodée aussi en MLT
Le modèle postule que les informations stockées en MCT le sont en toute conscience, ce qui
est faux comme le montre l’apprentissage implicite
Le modèle postule que toutes les informations ont le même statut, ce qui est faux, certaines
informations sont plus faciles à maintenir que d’autres (effet de longueur des mots)
Les informations oubliées en MCT ne sont pas toutes « éjectées » car il existe également un
effet d’interférence
ANALYSE DES RÉSULTATS
Expérience 1 : Le raisonnement n’est pas affecté quand le stockage est peu important (2
chiffres)
Expérience 2 : Quand le stockage est important (atteint les limites de l’empan) l’augmentation
n’est pas énorme mais montre que les deux activités sont en concurrence
– permet d’expliquer que l’atteinte des limites de stockage à court terme n’affecte que faiblement les
capacités de raisonnement : il existe plusieurs systèmes de stockage plus ou moins indépendant
La mémoire de travail introduit l’idée qu’il existe un espace de travail qui sert en
fonction des activités à manipuler des informations (ex : raisonnement) et/ou à les
mémoriser
DESCRIPTION SIMPLIFIÉE
• Administrateur central : il s’agit du système qui alloue les ressources attentionnelles limitées
de l’espace de travail tout en gérant deux systèmes esclaves (car ils dépendent de lui) de
stockage :
LA BOUCLE PHONOLOGIQUE
Les recherches indiquent que les ressemblances phonologiques impactent négativement alors
que les ressemblances sémantiques n’ont pas d’effet
Cet effet intervient car l’unité de stockage utilise un code phonologique et de ce fait les
éléments semblables ont des codes semblables
Le rappel suppose de pouvoir distinguerl es traces ce qui est problématique quand elles sont
semblables
Dans l’une des situations le rappel sériel est accompagné par le bruit d’une personne en train
de lire un passage en allemand (langue non connue)
Cet effet n’est pas lié à une réallocation de l’attention puisque dans les expériences quand le
bruit de fond n’est pas phonologique (musique instrumentale par exemple) il n’y a pas d’effet
observé
La plupart des personnes peuvent facilement se souvenir dans l’ordre d’une série de 5 mots
monosyllabiques mais on constate une diminution du rappel avec l’augmentation des syllabes
Cet effet attribué à la boucle de répétition permet de maintenir à court terme les mots à
rappeler : plus les mots sont grands plus la boucle de répétition passe de temps à rafraichir les
traces évanescentes et donc moins l’empan est grand.
L’empan mnésique est défini par le nombre d’éléments pouvant être rafraichis avant d’être
effacés : cela dépend de la vitesse à laquelle la trace s’efface (environ 2 sec) et de la vitesse de
répétition subvocale
– Les tâches concurrentes non articulatoires (battre en rythme avec les mains par exemple) ont
peu d’effet sur les tâches d’empan verbales
– La prise en compte d’une multitude de tâches montre que cet effet n’apparait que sur
certaines tâches qui sont liées à un codage phonologique et articulatoire.
L’effet de la suppression articulatoire apparait aussi sur les présentations visuelles car
il perturbe le recodage phonologique
STOCKAGE PHONOLOGIQUE
L’information qui est stockée disparait très rapidement (environ 2 sec) si elle n’est pas
rafraichie
L’effet de longueur des mots est lié au temps de répétition et met donc en évidence ce
processus de répétition
Les patients doivent réaliser une tâched’empan numérique : apprendre des chiffres dans
l’ordre
Durant la tâche,différentes aires cérébrales peuvent être stimulées : broca, pariétale (gyrus
supramarginal et angulaire), contrôle non lié à la mémoire de travail
Zones de stimulations
Sites où la stimulation électrique directe a perturbé la performance de
l'empan numérique. Les sites avec les erreurs d'ordre sont signalées en jaune,
les erreurs d'item sont signalées en bleu ; les sites où les deux types d'erreur
se sont produits sont représentés en vert.
Nombre d’erreurs
Les résultats indiquent une proportion significativement plus élevée
d'erreurs d'item après stimulation de l’aire de Broca par rapport à l’aire
pariétale et un nombre significativement plus élevé d'erreurs de rappel dans
l'ordre après stimulation l’aire pariétale par rapport à l'aire de Broca.
Deux aires associées aux composants de la boucle phonologique
Les informations relatives à l'ordre sont stockées dans le gyrus supramarginal, puis
transférées à l'aire de Broca, où elles sont transformées en informations relatives à
l'item par le biais de la répétition.
Les sujets réalisent la matrice de Brooks avec, dans certaines conditions, en même
temps une tâche concurrente de poursuite de rotor
– Matrice sans signification avec poursuite – Matrice sans signification sans poursuite –
Matrice spatiale avec poursuite
– Matrice spatiale sans poursuite
Ce résultat met donc en évidence la présence d’une mémoire spécialisée dans le traitement des
images
Tâche spatiale : Le sujet doit suivre, seulement en les touchant, des chevilles de
bois disposées sur un carré également en bois. Un écran est placé devant le sujet
pour l’empêcher de voir ce qu’il fait.
Le calepin visuo-spatial comprend donc une composante spatiale et une autre visuelle
Deux composants
Pour Baddeley (2006) ces deux composants ont des mécanismes indépendants de
stockage passif, de représentation, de maintenance de l’information et de manipulation
ADMINISTRATEUR CENTRAL
Il s’agit de l’attention qui est liée à la motivation de l’individu mais ce n’est pas
le seul facteur
Il doivent également réaliser une tâche de charge perceptive dans laquelle le participant doit
indiquer si une lettre cible (X ou N) sur trouve parmi un ensemble de 6 lettres + un distracteur
qui ne doit pas être pris en compte pour répondre
Distractibilité
Les auteurs ont constaté que les personnes ayant obtenu un score élevé au
questionnaire avaient plus d'interférences liées aux distracteurs, mais seulement
lorsque cela était associé à une faible charge de mémoire de travail.
Ces résultats indiquent que les individus « distraits » ne parviennent pas à ignorer les
distracteurs dans la condition de faible charge perceptive mais que dans la condition
de forte charge les distracteurs n’ont plus d’effet car l’attention disponible est
entièrement utilisée
Présentation constante
Présentation dans le frame initial de 4 chiffres dans un premier temps
Les participants doivent retenir ces éléments car il peuvent apparaitre dans les
frames cibles qui sont présentées ensuite
Les individu doivent dire si dans les lettres qui sont présentées par la suite dans le
frame cible se trouvent dans celles présentées dans le frame initial
La charge
Le nombre de caractères dans chaque frame initial peut varier de 1 à 4
Processus automatique
• La présentation constante repose sur un processus d’attention automatique
– La charge à peu d’effet sur la précision quelque soit le temps de présentation
– Les éléments sont traités de manière sériel et le pourcentage d’erreur reste assez
élevé même quand l’individu à le temps de traiter l’information
– Contrôlés (intentionnel)
• Le modèle estime que les automatismes sont activés par l’environnement alors que
les seuls les actes intentionnels sont directement contrôlés par l’individu
Les situations nouvelles et certains problèmes ne peuvent être résolus par l’expérience
passée
Dans ce cas le système doit mettre en place un nouveau plan d’action basé sur les
nouveaux stimuli et sur les informations stockées en mémoire à long terme. L’individu
utilise dans ce cas le SAS.
Le SAS suppose donc l’intervention d’une volonté (et donc d’une charge mentale) de
la part de l’individu qui aboutit à ne pas gérer automatiquement les habitudes activées
par les stimulus de l’environnement : c’est exactement ce que fait l’administrateur
central pour Baddeley (1986)
• Tâche
– On demande aux sujets d’imaginer qu’ils sont en face d’un chapeau duquel ils tirent au hasard une
lettre qu’ils doivent énoncer
• Constat
– Après 15 à 20 lettres la tâche est de plus en plus difficile et la personne a tendance à produire
toujours les mêmes lettres ou à énoncer des signes stéréotypés (CAF, CIA...). Cette difficulté est
renforcée avec la vitesse à laquelle le sujet doit générer les lettres
INTERPRÉTATION
– Si le sujet possède déjà une séquence stéréotypée et se laisse aller à les utiliser, il
passe outre la consigne
– Eviter de telles séquences ou les rompre suppose l’intervention du SAS
– Dans la mesure où les ressources du SAS sont limitées, plus la vitesse de production
est rapide moins le SAS peut intervenir
– Suppression spatiale : avec la main non habile, les sujets doivent toucher, en
aveugle, des commutateurs disposés aux coins d’un tableau
INTERPRÉTATION
Localisation de la MT
Avec les techniques d’imagerie, il est possible de localiser sur le cortex les activations
neuronales lors d’une tâche impliquant la mémoire de travail
Tâche expérimentale
– À chaque essai, une, trois ou six des positions sont occupées par des lettres majuscules
pseudo-aléatoires, les espaces restants étant occupés par des astérisques.
– Le participant doit se souvenir de toutes les lettres présentées pendant trois secondes.
– Après un délai de 20 sec, une seule lettre minuscule était présentée pendant trois secondes,
et le participant devait indiquer si "oui" ou "non" elle a été présentée
Tâche contrôle
Un seul astérisque apparait pendant trois secondes sur le côté gauche ou droit de
l'écran.
Après un délai de sept secondes le participant doit se souvenir du côté de l'écran sur
lequel l'astérisque est apparu
Maintien = période pendant laquelle l’écran est vide après présentation des lettres
Il y a une plus grande activité sur les trois périodes au niveau du lobe frontal et plus
particulièrement du cortex préfrontal et des zones motrices
Lobe frontal et MT
De nombreuses recherches mettent en évidence l’activité du lobe frontal avec des
tâche qui font appel à la mémoire de travail
Pour les neuropsychologues les lésions au niveau des lobes frontaux sont assez
typiques de patients qui conservent un bon niveau d’intelligence mais deviennent
incapable de s’organiser dans les tâches les plus courantes
Fonctions exécutives
Shallice et Burger (1991) sont parmi les premiers à faire le constat que les patients qui
présentent des lésions aux lobes frontaux ont en commun des symptômes bien caractéristiques
Ils s’appuient sur l’observation de 3 patients qui ont tous des QI supérieurs à la moyenne,
indiquant que les symptômes observés ne sont pas liés à l’intelligence
Ces patients s’avèrent incapables de mener à bien des activités toutes simples de la vie
quotidienne qui nécessitent d’organiser et planifier leur comportement sur une longue période
comme par exemple de préparer une salade légume
Tous ces patients présentent un défaut dans « l’exécution » de tâches qui nécessitent de
s’organiser, de planifier, de faire des priorités et donc de maintenir un but actif en mémoire de
travail
L’utilisation des fonctions exécutives suppose un effort mental qui se produit quand il
est plus facile de continuer que de changer de comportement, quand il est plus facile
de se laisser allez à la tentation que de résister.
– Mémoire de travail
Inhibition
Le contrôle inhibiteur implique la capacité de contrôler son attention, son comportement, ses
pensées et/ou ses émotions pour passer outre une forte prédisposition interne ou un attrait
externe, et faire plutôt ce qui est plus approprié ou nécessaire.
Au niveau perceptif le contrôle inhibiteur nous permet de diminuer l’attention aux stimuli de
l’environnement qui sont secondaires (attention sélective)
Le contrôle de soi est l'aspect du contrôle inhibiteur qui implique le contrôle de son
comportement et le contrôle de ses émotions au service du contrôle de son comportement. Le
contrôle de soi consiste à résister aux tentations et à ne pas agir de manière impulsive.
Flexibilité cognitive
Il s’agit de la capacité de faire des va-et-vient entre plusieurs tâches, opérations ou ensembles
mentaux. Il s’agit de la capacité d’adopter des perspectives différentes.
Elle implique également d'être suffisamment flexible pour s'adapter aux changements de
demandes ou de priorités, pour admettre ses torts et pour profiter d'opportunités soudaines et
inattendues.
Le WCST repose sur 4 cartes stimuli. Le participant a une carte de son côté qu’il soit apparier
avec l’une des 4 cartes de l’expérimentateur en fonction d’une règle qu’il doit découvrir
Les modèles plus récents de la MT tentent maintenant de concilier ces deux conceptions
LA MÉMOIRE IMAGÉE
Rappel de l’image :
Dans l’expérience de Denis & Pouqueville (1976) les sujets doivent apprendre 24 actions
présentées pendant 5 sec sous forme de
– Dessin
Durée de traitement :
Dans l’expérience de Fraisse (1974) les sujets doivent apprendre 7 illustrations ou 7 phrases
en fonction des conditions
– L’auteur fait varier le délai de présentation entre chaque présentation : 125 ms,
458 ms, 1125 ms
Interprétation :
- Cette supériorité suppose que le sujet ait le temps de coder l’information : pourquoi?
Reconnaissance et identification :
Potter (1976) utilise le paradigme RSVP (Rapid Serial Visual Presentation) qui consiste à
présenter une séquence de stimuli, images ou mots, à des vitesses différentes (113ms à
333ms) à la suite des uns des autres, selon trois conditions différentes
– Détection image : les sujets doivent repérer dans la séquence une image cible
présentée avant la séquence (en appuyant sur une touche dès qu’ils voient l’image)
– Détection titre : les sujets doivent repérer dans la séquence une image décrite
brièvement (ex : un chat sur une route)
Extraction du sens de l’image :
Ils demandent ensuite aux sujets de reconnaitre les images parmi 50% (donc 50% de hasard)
de pièges (ils doivent dire si c’est une image différente ou une des 8 scènes) qui entrent dans
les catégories suivantes :
a) Distance : la distance entre les objets peut être plus courte ou plus longue
c) Aspect : un objet est remplacé par un autre objet de même taille, forme,
tout en restant conceptuellement identique mais diffère dans le détail de
l’apparence
Les scènes cibles sont bien reconnues : 80% encore au bout d’une semaine
Nous pouvons constater que certaines caractéristiques sont peut-être encodées mais pas à
long terme : la distance entre les objets
Le changement de type d’objet qui repose sur la signification de l’image est plus facile à
détecter qu’un changement d’aspect lié à la perception : l’image est donc bien encodée
sémantiquement plus que sur ses caractéristiques physiques
Le sens et l’image :
Bower, Karlin & Dueck (1975) ont présenté à des étudiants des Droodles accompagnés ou
non de leur titre
Les sujets qui ont eu le titre sont capables d’en redessiner 71% de mémoire alors que ceux
qui n’ont pas eu de titre n’en sont capables qu’à 50%
Le stockage des dessins dépend donc de leur signification : Comme le dit Lieury (2005), la
mémoire imagée n’est pas une photographie perceptive de la réalité
Dans une troisième condition ils demandent aux sujets de dénommer à voix haute les
dessins (dessin + mot)
Dans l’expérience de Paivio & Csapo (1969) les sujets doivent apprendre des séries de :
- Les mots concrets sont mieux reconnus que les mots abstraits
- Il n’y a pas de différence significative entre les trois conditions dans la condition
rapide
Principe :
L’image évoque immédiatement le mot : il y a donc un double codage (verbal et imagé) lors
de la présentation d’une image
Le mot concret évoque lui aussi une image il y a donc là aussi un double codage : les mots
concrets sont mieux rappelés que les mots abstraits
LECTURE ET DÉNOMINATION
« si le stimulus est par exemple le mot rose, la réponse spécifique consiste à lire le
mot ... si le stimulus est une rose (ou l'image d'une rose), la réponse spécifique
consiste à dénommer le stimulus, la réponse catégorielle la plus simple est « fleur »
(Fraisse, 1964)
Dans l’une de ces études Fraisse (1969) a mesuré les seuils d’identification (ou de
détection) et les temps de réaction verbale pour lire ou pour dénommer
Image
– Accès sémantique très rapide – Accès lexical plus lent
Mot
– Accès sémantique et lexical aussi rapide
La recherche de Lieury et Calvez (1986) repose sur des images avec des difficultés liées cette
fois à l’encodage sémantique
– Dessinsfacilementdénommables:ballon
– Dessins dénommables par un mot composé : fer à repasser – Dessins ambigus :
torchon ou mouchoir
Différents codages :
- Supériorité des différents types d’images à 720 ms sur les mots = visuel + verbal
- Les dessins composés sont significativement moins bien reconnus à 240 ms que les
dessins simples = visuel (encodage lexical difficile)
- Les dessins ambigus sont significativement moins bien reconnus que les dessins
simples à 240 ms = visuel (encodage sémantique difficile)
- Les mots sont significativement moins bien reconnus que les dessins simples à 240
ms = verbal (encodage visuel difficile)
LA MÉMOIRE PROCÉDURALE :
Mémoire non explicite :
Les premières recherches sur la mémoire se sont intéressées aux syllabes, mots, phrases...
autant d’éléments qu’il est facile d’expliciter
Quand on parle d’apprentissage de mouvements ou de combinaisons de mouvements, les
phénomènes à mémoriser sont plus difficiles à expliciter mais font néanmoins partie des
connaissances les plus courantes
La mémoire procédural est celle qui stocke ces connaissances non explicites
Mémoire de l’action :
Engelkamp et Zimmer (1986) ont présenté une liste d’actions (ex : « ouvrir une
porte ») sous quatre formes différentes
– Phrase entendue
– Dessin de l’action
– Action réalisée
INTERPRÉTATION
LA COURBE D’APPRENTISSAGE
LE TRANSFERT D’APPRENTISSAGE
Dans l’expérience de Bray et Woodworth (1949) le sujet doit taper sur une planche avec un
stylet en suivant une ligne verticale avec la main gauche
Trois groupes :
L’INTÉRÊT DU TRANSFERT
Le groupe avec transfert d’apprentissage réussit mieux que les deux autres.
Le nombre d’apprentissages que nous devons réaliser est très important mais dans de très
nombreuses situations nous sommes capables de transférer les connaissances déjà acquises
préalablement : ce transfert repose sur des mécanismes implicites
-Transfert bilatéral : capacité de faire avec une main ce qui a été appris avec l’autre main
-Apprendre à apprendre : Plus on apprend une tâche d’un même type et plus vite on
apprend
Squire est le premier à proposer un modèle qui prend en compte cette mémoire de l’action
Le modèle de Squire (2004) permet d’établir le rôle des différentes structure cérébrales et
fait référence dans les recherches sur la mémoire même s’il n’est pas consensuel
Les différents systèmes de mémoire peuvent être distingués en fonction des informations
qu'ils traitent et les principes selon lesquels ils fonctionnent.
– Déclarative
– Non déclarative
Mémoire déclarative
Pour Squire (2004) La mémoire déclarative est le type de mémoire que l'on entend lorsque
le terme " mémoire " est utilisé dans le langage courant.
Un principe central est la capacité d'extraire progressivement les éléments communs d'une
série d'événements distincts.
Les apprentissages procéduraux font partie des apprentissages non déclaratifs mais Squire
en distingue d’autres formes
Les chercheurs ont identifié plusieurs tâches dont l’acquisition semble relever de la mémoire
procédurale définie sous cet angle
Apparition d’un indice visuel à l'une des quatre positions possibles présentées
horizontalement sur un écran d'ordinateur.
Chaque position de l'écran, désignée par les chiffres 1 à 4, correspond à un bouton sur un
clavier de réponse
La durée de chaque essai, définie par le temps de réponse du participant, est la principale
mesure de la tâche
Les indices visuels présentent une séquence répétitive de positions (par exemple, 2-3-1-4-3-
2-4-1-3-4-2-1). Ces essais séquentiels sont ensuite suivis d'essais aléatoires au cours
desquels l'indice visuel ne joue plus un modèle répétitif de positions.
Principaux résultats du SRTT
Les résultats indiquent après plusieurs essais que les temps de réaction diminue
Il s’agit d’un apprentissage implicite car quand on questionne les participants ils sont
généralement incapables d’expliciter la séquence apprise
Les analyses IRMf mettent également en évidence une activation plus importante du
striatum
4 indices visuels - des cartes avec des formes - sont associés de manière indépendante et
probabiliste à la « pluie » ou au « soleil»
Les combinaisons de cartes sont impossibles à mémoriser afin que l’apprentissage reste
probabiliste
Les participants répondent en fonction de leur prédiction du temps qu'il fera lors de cet essai
et reçoivent un feedback en fonction de leur réponse (essai-erreur).
On observe chez les sujets sains en fin d’apprentissage une augmentation du nombre de
réponses correctes qui est supérieur à la chance (50%)
Apprentissage météorologique en fonction du trouble neurologique
(Knowlton et al. 1996)
– Probabiliste
– QCM : les 4 cartes sont présentées sous forme d’un QCM avec quatre choix possible, les
participants doivent indiquer quel est le bon. Il reçoivent un feedback
Dans cette tâche de catégorisation les participants devaient déduire des essais précédents la
règle du jeu
Les sujets voyaient deux stimuli à chaque essai, indiquaient celui qui, selon eux, respectait la
règle, puis recevaient un feedback.
Les stimuli différaient par 4 caractéristiques : identité de la lettre, couleur, taille ou police
Les sujets étaient informés que la règle correcte serait une règle unidimensionnelle simple,
par exemple, " choisissez le stimulus bleu " ou " choisissez le stimulus le plus grand "
– Application de la règle (qui commence après le dernier essai d'erreur) reflète la période
pendant laquelle les sujets ont déterminé la règle et l'appliquent simplement à chaque
nouvelle paire de stimulus.
Les différentes recherche tendent à mettre en évidence que le striatum est fortement activé
lorsque l’activité d’apprentissage repose sur le feedback
Par contre quand l’activité d’apprentissage repose sur la mémorisation des éléments de la
situation c’est davantage l’hippocampe qui est sollicité
MEMOIRE SÉMANTIQUE ET ORGANISATION
Principe des niveaux de traitement
Craik and Lockhart (1972) propose une théorie qui suggère un accroissement des
informations extraites au fur et à mesure ou l’information verbale est élaborée
Cette théorie explique que c’est d’abord les caractéristiques perceptives qui sont extraites
puis les caractéristiques acoustiques et enfin sémantique
NIVEAUX DE TRAITEMENT
Craik and Tulving (1975) s’appuient sur le modèle que proposent Craik & Lockhart (1972)
Craik and Tulving (1975) demandent à 24 participants d’examiner une série de 60 mots sur
lesquels en fonction du mot, ils doivent répondre à trois questions différentes :
– Traitement sémantique : « Est-ce que ce mot pourrait aller dans la phrase .... ? »
– Burgess et Weaver (2003) montrent que les scores de reconnaissance des visages sont
plus élevés avec un traitement profond (évaluer si le visage est agréable) par rapport à un
traitement de surface (évaluer si les cheveux sont courts)
– Rogers et al. (1977) montrent également que le traitement est encore plus profond quand
on demande aux participants de faire référence à eux- mêmes = effet d’auto-référencement
Limites du modèle
Toutes les tâches d’apprentissage ne donnent pas lieu à la même hiérarchie de rappel
Les auteurs ont donc proposé une deuxième version du modèle (Lockhart & Craik, 1990) où
les trois traitements se déroulent en parallèle
Supériorité du traitement sémantique
Pour Craik and Lockhart(1972)siletraitement sémantique permet malgré tout une supériorité
de rappel par rapport aux autres traitements c’est qu’il permet une plus grande élaboration
de l’information
Les auteurs font la différence entre deux types de répétitions qui ne donnent pas lieu à la
même profondeur de traitement
– Répétition de maintenance
– Répétition d’élaboration
Elaboration et organisation
– La connexion des informations en mémoire à long terme qui serait liée au sens
LE CHIFFRE MAGIQUE 7
Miller (1956) relate une expérience personnelle ou il montre comment dépasser la limite de
la mémoire immédiate de chiffres binaires qui est d’environ 7 items
Les séquence de 4chiffres binaires sont codées sur deux chiffres ce qui limite ses possibilités
de regroupement et donc d’économie
PRINCIPE DE L’ORGANISATION
LA CATÉGORISATION
Wood (1954) demande à des sujets d’apprendre des listes de 54 mots groupés en 18
catégories et en trois essais.
Deux conditions :
– Les mots sont mélangés
– Les mots sont présentés en catégories
ORGANISATION VERBALE GARTEN ET BLICK, 1974
Garten et Blick (1974) demandent à des sujets d’apprendre des listes de couples de mots en
fonction de trois conditions :
– Répétition
ORGANISATION IMAGÉE BOWER, 1970
Bower (1970) demande à des sujets d’apprendre des couples de mots dans trois conditions
différentes
– Image séparée : « imaginez l’image d’un billet puis celle d’une rivière »
– répétition
ORGANISATION SUBJECTIVE
Blick et ses collègues (Blick, Buonassissi, & Boltwood, 1972) ont demandé à 110 étudiants
quelles sont les aides qu’ils sont susceptibles d’utiliser pour apprendre une liste de mots
présentés dans un temps très court
ORGANISATION ET MÉMOIRE SÉMANTIQUE
Nos connaissances à long terme ne sont pas isolées les unes des autres : elles sont
connectées entres elles
D’une manière générale, apprendre de nouvelles informations consiste à les organiser, à les
intégrer avec celles que nous avons déjà : l’organisation est donc le moteur de toute forme
d’apprentissage
ORGANISATION DE LA MÉMOIRE SÉMANTIQUE
Pour Collins et Quillian (1969) le sens des mots est stocké indépendamment de toute forme
de représentation lexicale (verbale ou écrite)
Ils proposent les premiers une modélisation de cette nouvelle forme de mémoire : la
mémoire sémantique (du grec semantikos : sens)
Pour eux le cœur de l’organisation de la mémoire est basé sur cette mémoire « du sens » en
fonction de deux grands principes
– La hiérarchie catégorielle
– L’économie cognitive
HIÉRARCHIE CATÉGORIELLE
Les concepts de la mémoire sémantique sont classés de façon hiérarchique, les catégories
étant emboîtées dans des catégories plus générales comme dans une arborescence: Canari
dans Oiseau, Oiseau dans Animal.
ÉCONOMIE COGNITIVE
seules les propriétés (ou traits sémantiques) spécifiques sont classées avec les concepts
exemple : Un canari est jaune; donc la propriété «jaune» est classée avec le concept de
«canari» tandis que des propriétés générales comme «a un bec», «a des ailes», etc., sont
classées avec le concept d’oiseau.
VÉRIFICATION DU PREMIER MODÈLE
Pour valider leur modèle Collins et Quillian (1969) utilisent une tâche de vérification
d’énoncés en mémoire sémantique
Les sujets devaient appuyer le plus rapidement possible sur une touche pour dire si « un
canari a des ailes » « un canari a des écailles » « un canari est un animal »
VALIDATION DU MODÈLE
Plus l’information est éloignée hiérarchiquement, plus le sujet met de temps à répondre
– Il est plus rapide de dire qu’un canari est jaune que de dire ce qu’il mange
Globalement le temps de jugement est plus rapide pour les « concepts catégoriels » plutôt
que pour les propriétés car l’accès aux propriétés suppose une étape supplémentaire
– L’effet d’inversion (Rips, Shoben & Smith, 1973) : pour certaines catégories l’effet de
hiérarchisation n’est pas observé : il est plus rapide de reconnaitre un chien comme un
animal que comme un mammifère
Les concepts sont représentés en mémoire par des nœuds interconnectés en un immense
réseau
DIFFUSION DE L’ACTIVATION
Quand un concept est activé, une activation se diffuse dans le réseau sémantique de façon
décroissante. Cette décroissance est inversement proportionnelle à l’accessibilité ou à la
force des liens du réseau. Autrement dit l’activation est comme un signal dont la force
diminue avec le chemin parcouru
L’activation est un processus parallèle qui se diffuse à tous les nœuds qui sont rencontrés
Ce modèle de la propagation de l’activation permet de rendre compte actuellement des
effets d’amorçage sémantique
– Accès direct, lorsque l’information demandée est directement stockée en mémoire : est-
ce qu’un éléphant a une trompe?»
La courbe de l’oubli :
-Les recherches sur la mémoire ont commencé avec Ebbinghaus par l’oubli
-Dans ces recherches pionnières en 1879- 1880 Ebbinghaus a appris 163 séries de 13 syllabes
qu’il répétait jusqu’à être capable de les réciter sans erreur deux fois de suite
INTERPRÉTATION :
-L’oubli n’est pas linéaire avec le temps : les performances décroissent rapidement pour
ensuite suivre une courbe de type logarithmique = courbe d’apprentissage
-Dans le cadre des théories béhavioristes ce type de résultat est interprété comme lié aux
interférences
INTERFÉRENCE PROACTIVE
-Underwood (1957) indique que pour les étudiants qui doivent apprendre une seule liste de
syllabes, l’oubli est seulement de l’ordre de 10% à 20% au bout de 24 heures alors que pour
Ebbinghaus il est de 65%
-Underwood en reprenant les résultats de différentes études s’aperçoit que cet oubli au
bout de 24 heures est fonction du nombre de listes que doivent apprendre les sujets
-Plus les sujets doivent apprendre de listes plus leurs performances baissent au bout de 24h
-L’interférence proactive est donc un oubli de l’apprentissage cible induit par un ou plusieurs
apprentissages précédents
INTERFÉRENCE RÉTROACTIVE
Dans l’expérience de McGeogh & McDonald (1931) les sujets doivent appendre une liste
d’adjectifs qu’ils devront rappeler ultérieurement
– nombres
– syllabes
– adjectif différents – antonymes
– synonymes
– repos
PRINCIPE DE L’INTERFÉRENCE RÉTROACTIVE
-Le rappel de la liste initiale est d’autant plus perturbé que les apprentissages qui précèdent
le rappel sont similaires
-Dans le cadre de l’interférence rétroactive l’oubli de l’apprentissage cible est provoqué par
les apprentissages ultérieurs
-Dans l’expérience de Tulving & Watkins (1973) les sujets doivent apprendre une liste de 28
mots de 5 lettres
-Le rappel se fait en fonction de cinq conditions : de 0 à 5 cinq indices qui sont les lettres de
chaque mot
OUBLI ET RÉCUPÉRATION
-Les résultats montrent que le rappel augmente en fonction de la qualité des indices
-L’oubli n’est donc pas lié à une absence de stockage ou à un « déstockage » mais à un
problème de récupération
STOCKAGE ET RÉCUPÉRATION
-Dans l’expérience de Tulving et Pearlstone (1966) les sujets doivent apprendre des listes de
12, 24 ou 48 mots.
-Les mots sont présentés un à un tous les 3 secondes groupés par catégorie : les noms des
catégories sont également présentés mais pas à apprendre
-L’oubli de certains mots n’est pas définitif mais correspond pour une part importante à un
manque d’indices
-Cette interprétation de l’oubli en terme de récupération explique bien les résultats
différents pour le rappel libre, le rappel indicé et la reconnaissance
-Quand il y a uns eul mot par indice,l ’individu rappelle ou non le mot et n’a pas à rechercher
en mémoire d’autres mots associés au même indice
-Quand il y a plusieurs mots par indicel ’individu doit se rappeler de tous les mots associés au
même indice, plus il y a de mots à rappeler par indice moins l’accessibilité est bonne
-Dans le rappel librel ’individu doit constituer ses indices et en fonction de leur qualité
accéder aux informations
ENCODAGE SPÉCIFIQUE
-Dans l’expérience de Godden & Baddeley (1975) des plongeurs devaient apprendre une
liste de mots soit sous l’eau, soit sur la plage
-La restitution de cette liste est effectuée soit sous l’eau soit sur la plage
INTERPRÉTATION
-Les résultats montrent un effet de dépendance au contexte illustré par l’effet d’interaction
entre le contexte d’apprentissage et celui de restitution
-Cet effet s’explique par la conception de l’encodage spécifique (Tulving & Thomson, 1973)
qui stipule que le contexte d’encodage est déterminant lors du rappel.
-24couplesdemotsenplusieursétapes
1. Apprentissage
-La représentation mentale du mot cible ne peut être dissociée de son contexte d’apparition
-La reconnaissance est produite par une évocation de la trace de l'épisode encodé au
moment de l’apprentissage
-La probabilité de retrouver la trace mnésique d'un épisode est une question de
compatibilité entre l'épisode encodé et stocké lors de l’apprentissage et celui présent lors de
la phase de rappel
– Mots seuls
– Indice faible + mot – Indice fort + mot
-Phase de rappel dans l’un des trois contextes : seul, indice fort, indice faible
- L'effet d'encodage spécifique est montré par l'efficacité des indices lorsque ceux-ci sont
identiques au rappel et à l'encodage
– Des indices faibles apparaissent efficaces (65%) par rapport à la condition sans indice à la
récupération (45%)
Effet associatif lié à la mémoire sémantique
-Efficacité des indices associatifs forts au rappel pour les groupes qui n'ont pas eu d'indices à
l'encodage (79% contre 59%)
-Supériorité des indices forts sur les indices faibles quand il n'y a pas eu d'indice à l'encodage
-Asymétrie des résultats dans les conditions d'encodages spécifiques (diagonale du tableau)
-L’encodage spécifique agirait lors des premières étapes de la mémorisation avant que celle-
ci ne deviennent forte
-Ensuite une fois que les associations sont consolidées en mémoire à long terme, c’est l’effet
associatif qui agit le plus fortement sur la récupération de l’information.
Mémoire épisodique
-Pour Tulving il existe une distinction entre la mémoire épisodique qui stocke les épisodes et
événements de notre vie et la mémoire sémantique qui stocke les connaissances générales
et décontextualisées
-Cette distinction entre ces deux mémoires est assez bien corroborée par les observations de
patients amnésiques dont le très célèbre patient H.M.
Le patient H.M
-Le patient H.M. qui a subit une lobectomie bilatérale du lobe temporal médian (LTM) reste
une source majeure d’inspiration pour comprendre encore actuellement le le
fonctionnement de la mémoire
-Il est incapable de se souvenir du moindre événement après son opération (il ne connait pas
l’adresse de sa nouvelle habitation plus de deux ans après son déménagement par exemple)
mais conserve des souvenirs de son enfance
Amnésie épisodique
Les résultats à différents tests permettent de mettre en lumière les fonctions mnésiques
intactes et celles qui sont touchées
– Au test du dessin en miroir où il a dû apprendre a tracer un trait devant un miroir
entre les doubles contours d’une étoile trois jours de suite, H.M. à montrer des
progrès normaux alors qu’il ne se rappelait pas avoir effectué cette tâche
Mémoire épisodique et LTM
-H.M. est l’un de premiers patients qui permet de mettre en évidence qu’il est possible de ne
pas de souvenir explicitement d’un épisode tout en prouvant l’existence d’une trace
mnésique de ce même événement
-H.M permeté galement del ocaliser la mémoire épisodique au niveau du lobe temporal
médian (LTM)
-Les informations mais sans contexte associé (par exemple, "Qui était le premier président
des États- Unis ?") ne sont pas considérées comme épisodique mais sémantique. Une
information similaire qui comprend un contexte associé est de nature épisodique (par
exemple, "Quand et où avez-vous vu une photo de George Washington pour la dernière
fois ?").
-La mémoire sémantique est la mémoire du sens des concepts, idées ou connaissances. Les
connaissances en mémoire sémantique sont décontextualisées.
Familiarité et souvenir
-On peut par exemple avoir une impression de familiarité avec le visage d’un acteur célèbre
sans pouvoir se souvenir de son nom ni même de où et quand il a été vu
-La familiarité est un processus automatique qui se fait sans effort ou intention = mémoire
sémantique
-Le souvenir est un processus contrôlé qui nécessite un effort volontaire et un certain niveau
de conscience = mémoire épisodique
-Dans la recherche de Parkin et al. (1990) les participants doivent apprendre des phrases
dont l’un des mots est en majuscule : « Le garçon est tombé du TOBOGGAN »
-La moitié des participants étudient les phrases avec une double tâche : écouter un son
durant l’apprentissage et indiquer sa tonalité (aigüe, médium ou grave)
Type de rappel
-Reconnaissance : dans un liste de mots, les individus doivent reconnaitre les mots en
majuscule qui leurs ont été présentés
-Complétion : les participants doivent deviner une liste de mots incomplets (T __O_G __ =
TOBOGGAN ). Il n’est pas fait mention qu’une partie des mots faisaient partie de la liste des
mots en majuscule
-Ce résultat indique que le rappel explicite suppose un effort plus important à l’encodage
pour augmenter la probabilité de rappeler consciemment le souvenir
-Les résultats sur la mémoire implicite indiquent que la familiarité serait imputable à la
mémoire sémantique alors que ceux de la mémoire explicite seraient liées à la mémoire
épisodique
Mémorisation sous imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) de 200 adjectifs
via deux stratégies d’encodage
– Imagerie mentale (Image) : visualisation spatiale d’une image mentale (un « lieu »,
« place » en anglais) décrite par l'adjectif (par ex, pour « sale », « DIRTY » en anglais,
le participant peut imaginer une décharge publique).
Reconnaissance 20h plus tard sous IRM des 400 adjectifs + 400 pièges
– Les participants indiquent si le mot est " ancien " ou " nouveau ".
– Quand ils répondent " ancien ", avec quelle tâche d'encodage : Image ou Lecture ?
Différentes activations
-Activation à l’encodage dans le cortex périrhinal est significativement plus importante pour
les items reconnus par rapport à ceux oubliés
-Le cortex périrhinal est la seule structure à avoir une activation significativement plus
importante à l’encodage pour les items seulement reconnus (sans source)
-L'activation périrhinale est corrélée avec la reconnaissance ultérieure des éléments, mais
pas le souvenir de la source
– Hippocampe
– cortex entorhinal
– cortex périrhinal (PRc)
-L’activité de ces régions lors de l’encodage n’est pas la même en fonction de la recollection
ou de la familiarité
– Le cortex périrhinal (PRc) reçoit des entrées du flux visuel ventral, qui est censé
traiter les informations relatives aux éléments (le flux « quoi » - « what »).
– Le cortex parahippocampique (PHc) reçoit des entrées du flux visuel dorsal, qui est
censé traiter les informations spatiales utilisées pour les mouvements guidés
visuellement (le flux « où et comment » « where »).
– L'hippocampe reçoit donc des données provenant des deux flux de traitement
visuel et permet vraisemblablement d'intégrer ces flux "quoi" et "où et comment".
Processus du « what » et du « where »
Pendant l'encodage, des représentations d'éléments distincts (par exemple, des personnes,
des objets, des événements) sont formées dans le cortex périrhinal et l'aire entorhinale
latérale.
– Ces représentations, ainsi que les rétroprojections vers les voies " quoi " du néocortex,
peuvent alors soutenir les jugements ultérieurs de familiarité.
-L'information du « quoi » est combinée avec des représentations contextuelles du « où »
qui sont formées dans le cortex parahippocampique et l'aire entorhinale médiane, et
l'hippocampe associe les items et leur contexte
-Pour la BIC la familiarité et la recollection repose sur deux processus distincts qui d’un point
de vue neuro-fonctionnelle sont attribuable à deux zones distinctes du LTM
-Les conceptions mono processus estiment que la différence entre familiarité et recollection
est simplement une question de force de la trace mnésique
Consolidation
La consolidation serait le processus selon lequel au fur et à mesure où le temps passe
l’importance du LMT s’amoindrit et permet ainsi une mémoire permanente de s’installer et
devenir indépendant de cette région
-Le neocortex serait le lieu où seraient stockées toutes les connaissances à long terme
-La formation mnésique est le fruit d’une interaction entre la région hippocampique et le
néocortex
Rôle de l’hippocampe
L’hippocampe ne stocke rien en lui-même mais serait plutôt une zone de transit qui donnent
lieu à plusieurs hypothèses sur son rôle
Par contre les informations qui ne dépassent pas le seuil de conscience restent
déconnectées les unes des autres et ne peuvent être rappelées en un même épisode =
mémoire implicite
Buffer épisodique
A partir des années 2000 Baddeley a ajouté un buffer épisodique à son modèle pour mettre
en avant le rôle important de la mémoire de travail pour création des épisodes (mémoire
explicite)
Son dernier modèle en date (2012) va encore plus loin car il donne au buffer épisodique un
rôle central
-Awh et al. (1999) ont mené une étude IRMf mesurant les activations des aires visuelles
postérieures pendant que les sujets effectuaient une tâche de mémoire de travail spatiale.
-Cette recherche s’appuie sur les études indiquant que l'attention spatiale provoque une
activation du traitement visuel dans les aires visuelles controlatérales des emplacements
visionnés
-Le but de cette étude est d’évaluer les activations dans les aires controlatérale
d’emplacements mémorisés en mémoire de travail
Principe de l’étude
-La tâche demandait de mémoriser trois emplacements (marqués par des caractères en
police factice) dans le champ visuel gauche ou droit pendant 7 s.
-Pendant cet intervalle de rétention, une grille clignotante bilatérale occultait tous les
emplacements mémorisés possibles.
-En observant les réponses visuelles indépendantes aux côtés gauche et droit de la grille
clignotante, il est possible d'évaluer si les réponses sensorielles à la grille étaient amplifiées
ou non du côté controlatéral aux emplacements mémorisés.
-Par exemple, pendant les essais de mémorisation du champ visuel droit, la répétition basée
sur l'attention devrait prédire des réponses visuelles plus importantes au côté droit de la
grille clignotante (c'est-à-dire dans les zones visuelles controlatérales de l'hémisphère
gauche).
Tâche contrôle
-Le problème de cette procédure est que l'encodage de l'affichage peut entrainer une
certaine activation visuelle controlatérale aux emplacements mémorisés.
-Afin d'évaluer les contributions de l'encodage par rapport aux effets de répétition en
mémoire spatiale, les mêmes sujets ont été soumis à une condition de mémoire non
spatiale.
-Cette tâche utilisait le même timing et le même placement des stimuli de mémoire que la
tâche spatiale, mais des lettres étaient présentées à la place des fausses polices, et les sujets
avaient pour instruction de se souvenir de l'identité, plutôt que de l'emplacement, de ces
lettres. Cette condition a permis d'évaluer directement les activations visuelles
controlatérales dues à l'encodage de ces stimuli.
-Les résultats indique une augmentation de l'activation dans les zones visuelles
controlatérales aux emplacements mémorisés
-Les activations des réponses visuelles dans les emplacements mémorisés ne peuvent donc
pas être expliquées uniquement par l'encodage de l'affichage du stimulus.
-Ces effets soutiennent l'idée que l'attention spatiale est orientée vers les endroits
mémorisés, ce qui entraîne des réponses visuelles plus forte contralatérales à ces endroits.
-Ces résultats mettent donc en évidence que les aires visuelles sont utilisées par la mémoire
de travail visuelle pour mémoriser temporairement les emplacements
MT et activation multiple
Les résultats de l’IRMf montrent que l’activation corticale pour MT dépend essentiellement
du type de tâche utilisé
Pour les auteurs le principe de base de la mémoire de travail est la maintenance à court
terme des informations en l’absence d’entrée sensorielle
L'encodage d'informations dans la mémoire de travail est le résultat d'interactions entre les
processus d'attention sélective et les représentations d'objets perceptifs qui déclenchent des
représentations d'objets connexes en MLT (contours orange).
Si toutes les informations peuvent se maintenir dans le foyer de l’attention (contours rouge),
un processus de maintien actif produit des signaux réverbérant entre
Opération mentale
La mémoire de travail permet également de réaliser des opérations mentales comme le fait
de faire des calculs de tête ou de retenir dans l’ordre une liste de mots
La mémoire de travail, telle que conceptualisée ici, est un état particulier d'une
représentation (accessibilité temporairement améliorée), quel que soit le type de
représentation.
Afin de mener à bien les opérations mentales il est nécessaire d’intégrer la définition des
tâches, la planification prospective et d'autres opérations de contrôle cognitif qui sont
présentés dans la partie bleu du modèle
-Les mêmes régions du cerveau dédiées au traitement sensoriel stockent des informations
sensorielles pendant un certain délai et durant l'exécution de tâches en mémoire de travail.
-Les lésions au niveau du lobe temporal affecte la mémoire de travail visuelle mais laisse la
mémoire spatiale intacte, c’est l’inverse pour une lésion au niveau du lobe pariétal
-les patients présentant des lésions dans les régions associées au stockage sémantique (les
lobes temporaux latéraux et le cortex temporo-pariétal) ont des performances réduites en
matière de mémoire de travail verbale.
Pour les Eriksson et ses collaborateurs bien que le principe d'organisation du CPF reste peu
clair, il pourrait être davantage basé sur des associations orientées vers le contenu que sur
des types de processus
-Le CPF code les buts et les moyens de les atteindre
-Le niveau d'abstraction des buts et des règles de la tâche atteint un pic d’activité dans le
CPF rostral et diminue, c'est-à- dire devient de plus en plus spécifique, à certains contextes
situationnels, vers les parties postérieure du CPF
-Les lésions du cortex pariétal droit altèrent la MT spatiale, alors que les lésions du côté
gauche ne le font pas. En revanche, les performances en matière de MT verbale sont
fortement affectées chez les patients ayant subi une lésion du côté gauche.
-Il semble maintenant assez plausible de dire qu’il existe différentes mémoires qui ont des
caractéristiques différentes
-Des modèles différents permettent de préciser leurs natures mais il reste encore
actuellement très spéculatif d’indiquer leurs interactions
-Le modèle suivant permet, à des fins pédagogiques, de répertorier toutes les mémoires
indiquées dans ce cours ainsi que leurs possibles relations
De la mémoire à l’apprentissage
Apprentissage et mémorisation
Apprentissage = mémorisation ?
Apprendre suppose une activité d’apprentissage dont celle de mémoriser
Apprendre ne se limite pas à mémoriser
Quelles sont les activités d’apprentissage?
L’activité de l’apprenant a-t-elle un effet sur les performances de mémorisation ?
2 conditions :
Test de reconnaissance
CONCLUSION
Le fait de générer par soi même est plus efficace pour le stockage/encodage de
l’information
L’activité de l’apprenant facilite l’apprentissage
Quelles activités ?
VI 1 = Aide à l’apprentissage
- Plan (outline)
- Questions
- Questions avec réponse (Questions with
answers)
VI 2 = Génération
- Participant
- Expérimentateur
CONCLUSION
4 groupes :
CONCLUSION
4 groupes
- Copier sans générer n’est pas optimum = il ne faut pas apprendre bêtement
- La meilleure méthode est de se poser à soi- même des questions = explication
personnelle
QUELQUES RÉSULTATS
- Methode
- Motivation
- temps
Dans leurs interviews avec des étudiants qui s’autorégulent Zimmerman & Martinez-Pons
(1988) montrent qu’ils créent souvent des listes des thèmes d’étude spécifiques à accomplir
durant un laps de temps donné lors d’une phase d’apprentissage.
STRATÉGIES CENTRÉES SUR LA TÂCHE (TASK STRATEGIES)
L’utilisation de stratégies centrées sur la tâche (task strategies) est relative à l’analyse de
l’activité et à l’identification de méthodes spécifiques et avantageuses pour l’apprentissage.
Les étudiants autorégulés rapportent utiliser entre 15 et 20 stratégies différentes durant leur
apprentissage. Un étudiant en médecine par exemple rapportent étudier à la fois en
réduisant les textes au travers de notes brèves mais aussi en détaillant les termes et les
concepts en incluant des détails et des élaborations qui exemplifient les notes abstraites.
IMAGERIE
L’imagerie fait référence à la création et au rappel d’images fortes qui peuvent permettre
d’assister l’apprentissage. L’objectif de ces images est d’éviter l’anxiété liée à la performance
et de se motiver pour continuer à apprendre.
AUTO-INSTRUCTION (SELF-INSTRUCTION)
Les étudiants qui réussissent leurs études ont en commun une liste de points qu’ils doivent
réaliser quotidiennement quand ils etudient chez eux.
MONITORAGE DE SOI (SELF- MONITORING)
L’AUTO-ÉVALUATION (SELF-EVALUATION)
- Pour se prévenir de ses propres réactions négatives quand il commettait des fautes, le
golfeur Walter Hagen se disait à chaque trou qu’il pourrait faire 3 ou 4 erreurs. Cette
stratégie lui permettait de faire face rapidement à la frustration quand il commettait des
erreurs et d’éviter d’inutiles ruminations mentales qui ne pouvaient que provoquer
davantage d’erreurs.
L’AUTOSTIMULATION (SELF-CONSEQUENCES)
Les étudiants autorégulés font souvent état d’une utilisation de la télévision, du téléphone
ou des jeux vidéo en fonction de l’avancement de leur travail scolaire.
STRUCTURATION ENVIRONNEMENTALE (ENVIRONMENTAL STRUCTURING)
Les étudiants autorégulés disent souvent qu’ils étudient dans des endroits spécifiques où ils
ne seront pas perturbés, comme un endroit isolé telle une bibliothèque ou leur chambre.
Enfin, la recherche d’aide (help seeking) peut se définir comme le fait de choisir un pair, un
enseignant ou de la documentation bien structurée pour s’aider à apprendre. Il est
important de noter que la recherche d’aide diffère de la dépendance sociale de par sa
focalisation sélective et sa durée limitée. De plus, il y a de nombreuses observations qui
indiquent que les étudiants qui manquent d’autorégulation ont tendance à éviter de
demander de l’aide car ils craignent les conséquences d’une telle demande.
Les étudiants font souvent état d’un travail commun avec un partenaire d'étude qui les aide
à étudier et se préparer pour les examens (Zimmerman & Martinez-Pons, 1986)
Exemple : « Je recherche quelqu’un qui s'y connait bien dans le contenu des cours afin de
pouvoir le consulter quand j'ai besoin d'aide. »
La phase de planification (forethought phase) fait référence aux processus et aux
croyances qui se produisent avant la phase d’apprentissage proprement dite.
C’est durant la phase de contrôle d’exécution (performance phase) que les
comportements sont effectivement menés.
Enfin, la phase d’autoréflexion (self-reflection phase) se produit après
l’apprentissage et est liée aux processus qui se produisent après l’effort
d’apprentissage
AUTORÉGULATION ET MÉTACOGNITION
- contrôle
- surveillance (monitoring)
connaissances métacognitives
expériences métacognitives
- Personnes
- Activités
- Stratégies
- But
- connaissances métacognitives
- stratégies
DE LA MÉTACOGNITION À L’AUTORÉGULATION
Pour Cosnefroy (2012), les modèles de l'apprentissage autorégulé réalisent une extension de
la théorie métacognitive en s'intéressant aux déterminants non cognitifs de la performance
que sont les états motivationnels.
Pour Zimmerman (2002), l’autorégulation peut être définie comme des pensées auto-
générées, des sensations et des actions qui sont orientées vers la réalisation d’objectifs
L'AUTOÉVALUATION
Comme le dit Cosnefroy (2012) « le niveau de motivation existant au moment d'entrer dans
le travail n'est pas acquis une fois pour toute. La valeur envers l'activité doit être entretenue.
L'apprenant doit protéger son intention d'apprendre, s'autoréguler est un processus coûteux
en temps et en effort dans lequel on ne peut s'engager que si l'activité est investie d'une
valeur suffisante et que l'on se perçoit suffisamment compétent pour la mener à son terme.
» (p. 17 et 19)
Pour Cosnefroy (2012), les modèles de l'apprentissage autorégulé réalisent une extension de
la théorie métacognitive en s'intéressant aux déterminants non cognitifs de la performance
que sont les états motivationnels.
Trois grandes composantes de l’autorégulation sont :