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Transformée en Z : Concepts et Propriétés

Ce document présente la transformée en Z, un outil mathématique pour l'analyse des signaux discrets. Il définit la transformée en Z, discute de sa convergence, et présente des exemples de transformées en Z de signaux élémentaires comme l'impulsion unité et la suite géométrique. Le document décrit également des propriétés de la transformée en Z comme sa linéarité.

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Transformée en Z : Concepts et Propriétés

Ce document présente la transformée en Z, un outil mathématique pour l'analyse des signaux discrets. Il définit la transformée en Z, discute de sa convergence, et présente des exemples de transformées en Z de signaux élémentaires comme l'impulsion unité et la suite géométrique. Le document décrit également des propriétés de la transformée en Z comme sa linéarité.

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Traitement du Signal 2 L3 Communications Spatiales

Chapitre 3

Transformée en Z

I. Définition

La Transformée en Z est un outil mathématique qui permet l’analyse théorique des


1
signaux et systèmes discrets. Elle joue dans le domaine discret le même rôle que la Transformée
de Laplace dans le domaine analogique.

Soit 𝑥(𝑛) un signal discret résultant d’un procédé d’échantillonnage, on appelle Transformée
en Z bilatérale de 𝑥(𝑛)𝑛 ∈𝑁 la série définie, lorsqu’il y’a convergence, par :

+∞ +∞

𝑋(𝑍) = ∑ 𝑥(𝑛𝑇𝑒 )𝑍 −𝑛 = ∑ 𝑥(𝑛)𝑍 −𝑛


𝑛=−∞ 𝑛=−∞

𝑍 est une variable complexe, elle dépend de la période d’échantillonnage 𝑇𝑒 . 𝑋(𝑍) est une
fonction complexe définie pour les valeurs de 𝑍 (région de convergence) pour lesquelles
∑+∞
𝑛=0 𝑥(𝑛)𝑍
−𝑛
converge.

 Notations :

𝑋(𝑍) = 𝑇𝑍[𝑥(𝑛)] = 𝑍[𝑥(𝑛)]

 Convergence de la transformée en Z

L’ensemble des 𝑍 ou ∑+∞


𝑛=−∞ 𝑥(𝑛)𝑍
−𝑛
converge est appelé domaine de convergence de 𝑋(𝑍).
Pour trouver le domaine de convergence, on utilise le critère de Cauchy sur la convergence des
séries de puissance. Le critère affirme que :
1
Une série ∑+∞
𝑛=0 𝑈𝑛 converge si lim |𝑈𝑛 |𝑛 < 1
𝑛→+∞

Le critère de Cauchy s’applique à 𝑋(𝑍) comme suit :

+∞ −1 +∞
−𝑛 −𝑛
𝑋(𝑍) = ∑ 𝑥(𝑛)𝑍 = ∑ 𝑥(𝑛)𝑍 + ∑ 𝑥(𝑛)𝑍 −𝑛 = 𝑋𝐼 (𝑍) + 𝑋𝐼𝐼 (𝑍)
𝑛=−∞ 𝑛=−∞ 𝑛=0

𝑋𝐼𝐼 (𝑍) est appelée transformée en Z unilatérale (mono-latérale). Elle s’applique aux signaux
causals pour lesquels 𝑥(𝑛) = 0 pour 𝑛 < 0. La plupart des propriétés de la transformée en z

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bilatérale s’appliquent à la transformée en Z unilatérale. Les propriétés de décalage par contre


changent.

- Le critère de Cauchy appliqué sur 𝑋𝐼𝐼 (𝑍) conduit à :

1 1
lim |𝑥(𝑛)𝑍 −𝑛 |𝑛 < 1 ⇒ lim |𝑥(𝑛)|𝑛 |𝑍|−1 < 1
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
2

D’où :
1
|𝑍| > lim |𝑥(𝑛)|𝑛 = 𝐷𝐷𝐶𝐼𝐼 (domaine de convergence de 𝑋𝐼𝐼 (𝑍)).
𝑛→+∞

𝑋𝐼𝐼 (𝑍) converge à l’extérieur d’un cercle de rayon 𝑅𝐼𝐼 = 𝐷𝐷𝐶𝐼𝐼 .

- Le critère de Cauchy appliqué sur 𝑋𝐼 (𝑍) conduit à :

+∞

𝑋𝐼 (𝑍) = ∑ 𝑥(−𝑙)𝑍 𝑙
𝑙=1

Avec, 𝑙 = −𝑛

Ce qui donne :

1 1
lim |𝑥(−𝑙)𝑍 𝑙 | 𝑙 < 1 ⇒ lim |𝑥(−𝑙)| 𝑙 |𝑍| < 1
𝑙→+∞ 𝑙→+∞

D’où :

1
|𝑍| < 1 = 𝐷𝐷𝐶𝐼 (domaine de convergence de 𝑋𝐼 (𝑍)).
lim |𝑥(−𝑙)| 𝑙
𝑙→+∞

𝑋𝐼 (𝑍) converge à l’intérieur d’un cercle de rayon 𝑅𝐼 = 𝐷𝐷𝐶𝐼 .

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Enfin, 𝑋(𝑍) converge à l’intérieur de l’intersection des deux domaines :

𝐷𝐷𝐶 = 𝐷𝐷𝐶𝐼 ∩ 𝐷𝐷𝐶𝐼𝐼

- Si 𝑅𝐼 > 𝑅𝐼𝐼 : 𝑋(𝑍) converge à l’intérieur d’une zone sous forme d’anneau :

- Si 𝑅𝐼 < 𝑅𝐼𝐼 : il n’y a pas de convergence (il n’y a pas d’intersection).

Compte tenu du théorème de Cauchy sur l’intégration le long d’un contour dans le plan
complexe, la Transformée en 𝑍 Inverse (TZI) est obtenue par :

1 𝑑𝑍
𝑥(𝑛) = ∮ 𝑋(𝑍)𝑍 𝑛
2𝜋𝑗 𝐶 𝑍

Ou 𝐶 est un contour fermé entourant l’origine du plan 𝑍. La TZI peut être calculée de plusieurs
manières :

- Par développement en fractions partielles (la plus répandue),


- Par intégration par les résidus,
- Par développement en série de puissances,
- Par développement par division.

II. Transformée en Z de Signaux Discrets Elémentaires

- Impulsion Unité :

On définit l’impulsion unité 𝛿(𝑛)𝑛 ∈ 𝑁 en discret par :

𝛿(0) = 1
{
𝛿(𝑛) = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 𝑛𝑜𝑛 𝑛𝑢𝑙

Et on a pour tout complexe 𝑍 :

𝑇𝑍(𝛿(𝑛)) = ∆(𝑍) = 1

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- Echelon Unité :

Soit la suite 𝑢(𝑛)𝑛 ∈ 𝑁 telle que pour tout entier positif 𝑛, 𝑢(𝑛) = 1, alors pour |𝑍| > 1 :

𝑍
𝑇𝑍(𝑢(𝑛)) = 𝑈(𝑍) =
𝑍−1

Parce que : 4

+∞

𝑇𝑍(𝑢(𝑛)) = ∑ 𝑍 −𝑛
𝑛=0

Et en utilisant les résultats sur les séries géométriques, nous avons :

+∞
1 𝑍
𝑇𝑍(𝑢(𝑛)) = ∑ 1. 𝑍 −𝑛 = =
1 − 𝑍 −1 𝑍 − 1
𝑛=0

Avec la condition de convergence de la série géométrique de raison 𝑍 −1 : |𝑍 −1 | < 1 (|𝑍| >


1).

- Rampe Unité :

De même, on note la suite 𝑟1 (𝑛)𝑛 ∈ 𝑁 telle que pour tout entier positif 𝑛, 𝑟1 (𝑛) = 𝑛,
alors pour |𝑍| > 1 :

𝑍
𝑇𝑍(𝑟1 (𝑛)) = 𝑅1 (𝑍) =
(𝑍 − 1)2

Parce que :

+∞

𝑇𝑍(𝑟1 (𝑛)) = ∑ 𝑛. 𝑍 −𝑛
𝑛=0

Et en utilisant le cours sur les séries entières, nous avons :

+∞ +∞
−𝑛
𝑍 −1 𝑍
𝑇𝑍(𝑟1 (𝑛)) = ∑ 𝑛. 𝑍 = ∑ 𝑛. (𝑍 −1 )𝑛 = −1 2
=
(1 − 𝑍 ) (𝑍 − 1)2
𝑛=0 𝑛=0

Avec la condition de convergence de la série entière : |𝑍 −1 | < 1 (|𝑍| > 1).

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- Suite Géométrique :

Soit 𝑎 un nombre réel non nul :

+∞ +∞
1 𝑍
𝑇𝑍(𝑎𝑛 ) = ∑ 𝑎𝑛 . 𝑍 −𝑛 = ∑(𝑎𝑍 −1 )𝑛 = =
1 − 𝑎𝑍 −1 𝑍 − 𝑎
𝑛=0 𝑛=0
5
Pour |𝑍| > |𝑎|.

- Signal Exponentiel Echantillonné :

Soit un signal exponentiel échantillonné à une période d’échantillonnage 𝑇𝑒 :

𝑥(𝑛) = 𝑒 −𝛼𝑇𝑒𝑛

Alors en exprimant le signal sous la forme d’une suite géométrique, on obtient :

+∞
1 𝑍
𝑋(𝑍) = ∑(𝑒 −𝛼𝑇𝑒 . 𝑍 −1 )𝑛 = =
1− 𝑒 −𝛼𝑇𝑒 𝑍 −1 𝑍 − 𝑒 −𝛼𝑇𝑒
𝑛=0

Ce résultat est valable pour 𝛼 complexe.

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III. Propriétés de la Transformée en Z

III.1. Linéarité

Soient deux signaux (𝑥(𝑛))𝑛∈𝑁 et (𝑦(𝑛))𝑛∈𝑁 admettant des transformées en Z de domaines


de convergence non vides, alors au moins sur l’intersection des deux domaines de convergence :
6
𝑇𝑍(𝑎𝑥(𝑛) + 𝑏𝑦(𝑛)) = 𝑎𝑇𝑍(𝑥(𝑛)) + 𝑏𝑇𝑍(𝑦(𝑛))

Cette propriété stipule que la transformée en 𝑍 d’une combinaison linéaire de signaux est la
même combinaison linéaire des transformées en 𝑍 correspondantes.

III.2. Multiplication par 𝒂𝒏

Soit 𝑥(𝑛) un signal discret admettant une transformée 𝑋(𝑍), et soit 𝑦(𝑛) un signal discret
défini par :

𝑦(𝑛) = 𝑎𝑛 𝑥(𝑛)

Alors,

+∞ +∞ +∞
𝑍
𝑌(𝑍) = ∑ 𝑦(𝑛)𝑍 −𝑛 = ∑ 𝑥(𝑛)𝑎𝑛 𝑍 −𝑛 = ∑ 𝑥(𝑛). (𝑎−1 𝑍)−𝑛 = 𝑋 ( )
𝑎
𝑛=0 𝑛=0 𝑛=0

Si 𝑋(𝑍) est définie pour |𝑍| > 𝑅, alors 𝑌(𝑍) est définie pour |𝑍| > |𝑎|𝑅.

Cette propriété est liée au changement du plan 𝑍. Ce changement implique un changement


d’échelle complexe effectué par un changement de variable. Le changement de variable permet
de modifier la position des pôles et des zéros d’un système.

Cas Particuliers :

 La TZ d’une suite discrète (𝑥(𝑛))𝑛∈𝑁 définie par :

𝑥(𝑛) = 𝑛𝑎𝑛
Est (voir la rampe unité) :
𝑍
𝑎 𝑎𝑍
𝑋(𝑍) = 2 =
𝑍 (𝑍 − 𝑎)2
(𝑎 − 1)

 La TZ d’une suite discrète (𝑦(𝑛))𝑛∈𝑁 définie par :

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y(𝑛) = 𝑥(𝑛). 𝑒 −𝛼𝑛

est :

𝑌(𝑍) = 𝑋(𝑒 𝛼 𝑍)

III.3. Inversion dans le temps


7

La TZ de la suite discrète (𝑥(−𝑛))𝑛∈𝑁 est :

+∞ +∞ +∞
−𝑛 𝑛 )−1
1
𝑇𝑍(𝑥(−𝑛)) = ∑ 𝑥(−𝑛)𝑍 = ∑ 𝑥(−𝑛)(𝑍 = ∑ 𝑥(−𝑛)(𝑍 −1 )𝑛 = 𝑋 ( )
𝑍
𝑛=0 𝑛=0 𝑛=0

III.4. Produit de Convolution

La TZ du produit de convolution de deux signaux (𝑥(𝑛))𝑛∈𝑁 et (𝑦(𝑛))𝑛∈𝑁 est :

+∞ +∞ +∞ +∞

𝑇𝑍(𝑥(𝑛) ∗ 𝑦(𝑛)) = ∑ ∑ 𝑥(𝑚) . 𝑦(𝑛 − 𝑚)𝑍 −𝑛 = ∑ ∑ 𝑥(𝑚) . 𝑦(𝑙)𝑍 −𝑚−𝑙


𝑛=0 𝑚=0 𝑙=0 𝑚=0

+∞ +∞

𝑇𝑍(𝑥(𝑛) ∗ 𝑦(𝑛)) = ∑ 𝑦(𝑙)𝑍 . ∑ 𝑥(𝑚) . 𝑍 −𝑚 = 𝑋(𝑍). 𝑌(𝑍)


−𝑙

𝑙=0 𝑚=0

III.5. Translation sur la variable d’un signal causal

a. Retard

Soit un signal 𝑥(𝑛) causal tel que pour n entier négatif, 𝑥(𝑛) = 0, alors :

TZ(𝑥(𝑛 − 𝑘)) = ∑+∞


𝑛=0 𝑥(𝑛 − 𝑘)𝑍
−𝑛

En posant : m=n - k (n = m + k) et (m = - k si n=0)

TZ(𝑥(𝑛 − 𝑘)) = ∑+∞


𝑚=−𝑘 𝑥(𝑚)𝑍
−(𝑚+𝑘)
= 𝑍 −𝑘 ∑+∞
𝑚=−𝑘 𝑥(𝑚)𝑍
−𝑚

Le signal étant causal :

TZ(𝑥(𝑛 − 𝑘)) = 𝑍 −𝑘 ∑+∞


𝑚=0 𝑥(𝑚)𝑍
−𝑚
= 𝑍 −𝑘 𝑋(𝑍)

b. Avance

De même,

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TZ(𝑥(𝑛 + 𝑘)) = ∑+∞


𝑛=0 𝑥(𝑛 + 𝑘)𝑍
−𝑛

En posant : m=n + k (n = m - k) et (m = k si n=0)

TZ(𝑥(𝑛 + 𝑘)) = ∑+∞


𝑚=𝑘 𝑥(𝑚)𝑍
−𝑚+𝑘
= 𝑍 𝑘 ∑+∞
𝑚=𝑘 𝑥(𝑚)𝑍
−𝑚
= 𝑍 𝑘 ∑+∞
𝑚=0 𝑥(𝑚)𝑍
−𝑚

𝑍 𝑘 (𝑥(0)𝑍 0 + 𝑥(1)𝑍 −1 + 𝑥(2)𝑍 −2 + ⋯ + 𝑥(𝑘 − 1)𝑍 −𝑘+1 )
8
D’où :

TZ(𝑥(𝑛 + 𝑘)) = 𝑍 𝑘 𝑋(𝑍) − 𝑥(0)𝑍 𝑘 − 𝑥(1)𝑍 𝑘−1 − 𝑥(2)𝑍 𝑘−2 − ⋯ − 𝑥(𝑘 − 1)𝑍.

III.6. Dérivée d’une Transformée en Z

Pour un signal 𝑥(𝑛) de transformée notée 𝑋(𝑍) et définie (au moins) à l’extérieur d’un
cercle de centre 𝑜 et rayon 𝑅 (|𝑍| > 𝑅) on a :

+∞ +∞ +∞
𝜕𝑋(𝑍) 𝜕 𝜕𝑍 −𝑛
= (∑ 𝑥(𝑛)𝑍 −𝑛 ) = ∑ 𝑥(𝑛) = ∑ 𝑥(𝑛)(−𝑛𝑍 −𝑛−1 )
𝜕𝑍 𝜕𝑍 𝜕𝑍
𝑛=0 𝑛=0 𝑛=0

+∞
𝜕𝑋(𝑍)
= −𝑍 −1 ∑ 𝑛. 𝑥(𝑛) 𝑍 −𝑛
𝜕𝑍
𝑛=0

De la forme :

𝜕𝑋(𝑍)
= −𝑍 −1 𝑇𝑍(𝑛. 𝑥(𝑛))
𝜕𝑍

D’où :

𝜕𝑋(𝑍)
𝑇𝑍(𝑛𝑥(𝑛)) = −𝑍
𝜕𝑍

III.7. Théorèmes limites

 Théorème de la valeur initiale

Etant donnée la continuité en 0 d’une série entière de rayon de convergence non nul, on
a pour un signal discret 𝑥(𝑛) de transformée 𝑋(𝑍) :

lim 𝑋(𝑍) = 𝑥(0)


𝑍→∞

 Théorème de la valeur finale

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De même,

+∞ +∞
−1 )𝑋(𝑍) −𝑛 −1
lim (1 − 𝑍 = lim (∑ 𝑥(𝑛)𝑍 −𝑍 ∑ 𝑥(𝑛)𝑍 −𝑛 )
𝑍→1 𝑍→1
𝑛=0 𝑛=0
+∞ +∞
−𝑛
= lim (∑(𝑥(𝑛) − 𝑥(𝑛 − 1))𝑍 ) = ∑(𝑥(𝑛) − 𝑥(𝑛 − 1)) = lim 𝑥(𝑛)
𝑍→1 𝑛→∞ 9
𝑛=0 𝑛=0

Ainsi,

lim (1 − 𝑍 −1 )𝑋(𝑍) = lim 𝑥(𝑛)


𝑍→1 𝑛→∞

Cette limite existe à condition que 𝑋(𝑍) ait :

- ses pôles (racines du dénominateur) à l’intérieur du cercle unité (module < 1)


- ou bien au plus un pôle réel de module égal à 1, les autres pôles étant de module inférieur
à 1.

V. Décomposition en éléments simples

Si on considère une transformée 𝑋(𝑍) écrite sous la forme d’une fonction rationnelle en
𝑍 dont le degré du numérateur est inférieur ou égal à celui du dénominateur et admettant
uniquement des pôles simples, on peut écrire :

𝑋(𝑍) 𝐴 𝐵
= +
𝑍 𝑍−𝑎 𝑍−𝑏

D’où :

𝐴𝑍 𝐵𝑍
𝑋(𝑍) = +
𝑍−𝑎 𝑍−𝑏

𝑎 et 𝑏 deux pôles par exemple. Et en déduit :

𝑥(𝑛) = 𝐴𝑎𝑛 + 𝐵𝑏 𝑛

Cette méthode est valable lorsqu’il y’a des pôles doubles, en particulier, en utilisant le résultat :

𝑎𝑍
𝑇𝑍(𝑛𝑎𝑛 ) =
(𝑍 − 𝑎)2

Dans le cas général, le plus souvent, une décomposition en éléments simples de 𝑋(𝑍) peut être
exploitée en passant à l’écriture avec 𝑍 −1 et en utilisant le théorème du retard.

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VI. Fonction de transfert et équation aux différences

La transformée en 𝑍 de la réponse impulsionnelle d’un système linéaire et invariant dans


le temps, admettant un signal discret (𝑥(𝑛))𝑛∈𝑁 à son entrée et un signal discret (𝑦(𝑛))𝑛∈𝑁 à
10
sa sortie, est appelée fonction de transfert :

+∞

𝐻(𝑍) = ∑ ℎ(𝑛)𝑍 −𝑛
𝑛=0

Pour des raisons pratiques, la fonction de transfert idéale d’un système est souvent approchée
par un quotient de deux polynômes :

𝐵(𝑍) 𝑏0 + 𝑏1 𝑍 −1 + 𝑏2 𝑍 −2 + … + 𝑏𝑚 𝑍 −𝑚
𝐻(𝑍) = =
𝐴(𝑍) 𝑎0 + 𝑎1 𝑍 −1 + 𝑎2 𝑍 −2 + … + 𝑎𝑙 𝑍 −𝑙

∑𝑚
𝑗=0 𝑏𝑗 𝑍
−𝑗
𝑌(𝑍)
𝐻(𝑍) = =
∑𝑙𝑖=0 𝑎𝑖 𝑍 −𝑖 𝑋(𝑍)

Ce qui donne :

𝑚 𝑙

∑ 𝑏𝑗 𝑍 −𝑗 . 𝑋(𝑍) = ∑ 𝑎𝑖 𝑍 −𝑖 . 𝑌(𝑍)
𝑗=0 𝑖=0

En tenant compte de la propriété de décalage et en utilisant la TZI, on obtient dans le domaine


temporel :

𝑚 𝑙

∑ 𝑏𝑗 . 𝑥(𝑛 − 𝑗) = ∑ 𝑎𝑖 . 𝑦(𝑛 − 𝑖)
𝑗=0 𝑖=0

C’est-à-dire :

𝑎0 𝑦(𝑛) + 𝑎1 𝑦(𝑛 − 1) + 𝑎2 𝑦(𝑛 − 2) + ⋯ + 𝑎𝑙 𝑦(𝑛 − 𝑙)


= 𝑏0 𝑥(𝑛) + 𝑏1 𝑥(𝑛 − 1) + 𝑏2 𝑥(𝑛 − 2) + ⋯ + 𝑏𝑚 𝑥(𝑛 − 𝑚)

Donc un système linéaire et invariant dans le temps dont la fonction de transfert (dans le
domaine fréquentiel) est un quotient de deux polynômes en 𝑍 est représenté dans le domaine
temporel par une récurrence linéaire qu’on appelle équation aux différences (type d’équations

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ou la valeur du signal discret à l’instant 𝑛 s’exprime en fonction de valeurs du signal à des


instants précédents). Dans la pratique, on limite les valeurs de 𝑦(𝑛) et de 𝑥(𝑛).

VII. Unités de base pour la réalisation d’un système discret

Nous entendons par réalisation d’un système discret, la mise en œuvre matérielle d’un
système (algorithme de calcul) donné. Pour illustrer cette notion, on considère l’équation aux 11

différences suivantes (elle représente l’algorithme de calcul) :

𝑦(𝑛) = 𝑏0 𝑥(𝑛) + 𝑏1 𝑥(𝑛 − 1) + 𝑏2 𝑥(𝑛 − 2) + ⋯ + 𝑏𝑚 𝑥(𝑛 − 𝑚)

Pour la réalisation d’un tel système (mise en œuvre matérielle d’un tel algorithme), on aura
besoin des éléments de base suivants :

- Multiplieur (circuit électronique intégré dans un processeur),

- Additionneur (circuit électronique intégré dans un processeur),

- Retard (points- mémoire).

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