Adénopathies cervicales chez l'enfant
Adénopathies cervicales chez l'enfant
ADMINISTRATION
DOYEN : Pr. Abdelhaq ALAOUI YAZIDI
VICE DOYEN A LA RECHERCHE ET : Pr. Ahmed OUSEHAL
COOPERATION : Pr. Abdelmounaim ABOUSSAD
VICE DOYEN AUX AFFAIRES
PEDAGOGIQUES
INTRODUCTION…………………………………………………………………………………………… 1
PATIENTS ET METHODES………………………………………………………………………………. 3
RESULTATS…………………………………………………………………………………………………. 5
I. DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES…………………………………………………………………. 6
1- Fréquence………………………………………………………………………………….. 6
2-Age…………………………………………………………………………………………… 6
3-Sexe………………………………………………………………………………………….. 6
4-Niveau socio-économique……………………………………………………………… 7
1-Antécédents……………………………………………………………………………….. 7
3-Signes généraux………………………………………………………………………….. 9
4-Localisation……………………………………………………………………………….. 10
5-Caractères de l’adénopathie…………………………………………………………… 11
9-Examen abdominal……………………………………………………………………….. 13
10-Examen cutanéo-muqueux…………………………………………………………… 13
1. Examens biologiques……………………………………………………………………. 13
- 19 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
1-4 sérologies…………………………………………………………………………. 14
2. Examens anatomopathologiques……………………………………………………… 14
2-1 Adénogramme…………………………………………………………………… 14
3. Examens radiologiques…………………………………………………………………. 15
2- Analyse étiologique……………………………………………………………………… 19
V. TRAITEMENT……………………………………………………………………………………… 22
VI. EVOLUTION………………………………………………………………………………………. 22
DISCUSSION……………………………………………………………………………………….. 23
I. RAPPEL ANATOMIQUE…………………………………………………………………………… 24
II. PHYSIOPATHOLOGIE…………………………………………………………………………….. 27
- 20 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
1- Fréquence………………………………………………………………………………….. 32
2-Age…………………………………………………………………………………………… 32
3-Sexe………………………………………………………………………………………….. 32
4-Niveau socio-économique……………………………………………………………… 32
1-Antécédents……………………………………………………………………………….. 33
3-Signes généraux………………………………………………………………………….. 33
4-Localisation………………………………………………………………………………… 33
5-Caractères de l’adénopathie…………………………………………………………… 35
9-Examen abdominal………………………………………………………………………. 38
10-Examen cutanéo-muqueux…………………………………………………………… 39
1. Examens biologiques……………………………………………………………………. 39
1-3 sérologies…………………………………………………………………………. 40
- 21 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
2. Examens anatomopathologique………………………………………………………. 40
3. Examens radiologiques…………………………………………………………………. 41
2-Rubéole …………………………………………………………………………………….. 48
4- La varicelle ……………………………………………………………………………….. 48
8- Le VIH………………………………………………………………………………………. 49
9- La toxoplasmose ………………………………………………………………………… 50
VII. TRAITEMENT…………………………………………………………………………………….. 58
- 22 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
VIII. EVOLUTION……………………………………………………………………………………… 60
CONCLUSION……………………………………………………………………………………… 63
ANNEXES
RESUMES
BIBLIOGRAPHIE
- 23 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
INTRODUCTION
- 24 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Les adénopathies (ADP) cervicales représentent un des problèmes les plus fréquemment
rencontrés en pratique pédiatrique et représentent 2,5/100 000 patients par an [1]. Il s’agit
d’une hypertrophie de ganglions lymphatiques qui pourrait avoir plusieurs origines: infectieuse,
traitement auprès du médecin. Face à cette pathologie, souvent banale, il ne faut pas omettre le
Plusieurs études suggèrent que la taille limite entre un ganglion normal et un ganglion
pathologique est un centimètre [2-10]. D’autres critères interviennent pour étayer le caractère
l’état local et le contexte clinique [2, 3, 9,10]. Néanmoins, le problème d’orientation du bilan et
- 25 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
PATIENTS
&
METHODES
- 26 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
I. Patients
Notre travail a été réalisé au service de pédiatrie "A" du Centre Hospitalier Universitaire
ans (Janvier 2003 – Décembre 2007) et qui s’est intéressée à tout enfant ayant consulté pour des
Nous y avons inclus tous les patients dont l’âge était compris entre un mois et 16 ans.
Durant la période de notre étude, nous avons enregistré 177 patients dont 19 ont été
perdus de vue avant le diagnostic final et ont été exclus de l’analyse épidémiologique. Ainsi, 158
• Territoire jugulo-carotidien.
• Territoire sous-maxillaire.
• Territoire occipital.
II. Méthodes
Le recueil des données a été réalisé à partir des dossiers des malades à l’aide d’une fiche
Le traitement des données a été fait par le logiciel statistique SPSS et supervisé par
étudiées.
- 27 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
RESULTATS
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
I. Données épidémiologiques:
1- Fréquence:
Dans notre étude, les ADP représentaient 2,51% des 70 000 consultations pédiatriques.
2- Age:
L’âge moyen des patients était de 5 ans et 3 mois, avec des extrêmes allant d’un mois à
16 ans.
Nous avons noté un pic de fréquence au niveau de la tranche d’âge comprise entre 2 et
7 ans (65%).
La distribution de nos patients en fonction des tranches d’âge est schématisée dans la
figure 1.
65%
26%
9%
3- Sexe :
Dans notre étude, 62,02 % des patients étaient de sexe masculin avec un sexe ratio
- 29 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Masculin Féminin
38%
62%
4- Niveau socio-économique :
5- Origine géographique :
La majorité de nos patients, soit 61,4%, était d’origine urbaine ou périurbaine, alors que
1- Antécédents :
- 30 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Des infections ORL à répétition avaient été notées chez 49 patients (31%), dont 79%
étaient des angines à répétition, alors que les otites à répétition n’étaient trouvées que chez 12
Patients (24,5%).
(1,9 %) et une tuberculose pulmonaire familiale chez trois autres patients (1,9 %). Le contage
tuberculeux n’a été trouvé que chez trois malades (1,9 %).
Le contact avec les animaux était présent chez 18 patients (11 %).
D’autres antécédents ont été trouvés: Arthrite juvénile idiopathique (1 malade) ; asthme
(5 malades).
Presque 20% des patients avaient consulté chez un médecin généraliste (34 patients). Le bilan a
été demandé chez 7 patients. Tous les patients avaient reçu un traitement médical (Figure n°4).
65,2%
31%
19,6%
11%
1,9% 1,9% 1,9% 0,6%
- 31 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
96,8%
35,5
3,4%
2- Délai de consultation :
Le délai de consultation était de moins d’un mois pour 68% des patients. Les patients
ayant consulté plus précocement avaient un âge compris entre 1 et 7 ans (56%). Parmi les
patients d’âge compris entre 13 et 16 ans, 38% avaient consulté après un mois d’évolution, et
3- Signes généraux :
Une altération de l’état général a été notée chez 36 patients (22,8%), dont
l’amaigrissement représentait 64% et l’asthénie 16%. Des sueurs nocturnes étaient présentes
chez 10 patients. Un syndrome infectieux n’a été trouvé que chez 17 patients (10,8%).
Des adénopathies fébriles étaient présentes chez 32,3% patients. Un syndrome anémique
était détecté chez 12 patients (7,6%) et 23 patients (14,6%) présentaient un retard staturo-
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
22,8%
14,6%
10,8%
7,6%
4- Localisation :
Nous avons constaté dans notre étude que la localisation la plus fréquente était jugulo-
carotidienne (62,7%), suivie par la localisation sous-maxillaire (47,5%). Deux patients avaient des
62,7
47,5
9,5 9,5%
1,26%
Jugulo-carotidiennes Occipitales
Sous-maxillaires Rétro-auriculaires
Spinales
- 33 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
5- Caractères de l’adénopathie :
Des ADP isolées étaient notées chez 81 malades (57,6 %), dont 70% étaient multiples.
Des ADP chroniques étaient trouvées chez 105 malades (66,5%) et des ADP bilatérales étaient
retrouvées chez 85 malades (54,5 %), dont 90% étaient symétriques. La majorité des patients
(75,3%) avaient des adénopathies mobiles. Les adénopathies de consistance dure ont été
trouvées chez 31 malades (19,6%). La majorité des malades (66,5 %) avaient des adénopathies
fermes.
Caractères de
Nombre Pourcentage %
l’adénopathie
brutal 35 22,2
Mode de début
progressif 123 77,8
Aigu 53 33,5
Ancienneté chronique ou
105 66,5
subaiguë
Poly-adénopathies 67 42,4
Bilatérales 85 54,5
Symétriques 41 25,9
ferme 105 66,5
Consistance Dure 31 19,6
molle 22 13,9
inflammée 10 6,3
fistulisée 1 0,6
Peau en regard
normale 147 93
unique 51 32,2
Isolée
multiple 107 67,7
- 34 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Des adénopathies de taille inférieure ou égale à 0,5 cm étaient notées chez 24 patients.
La majorité des adénopathies étaient de volume inférieur à 3 cm (64,55%). Les ADP de tailles
supérieures ou égales à 3cm étaient notées chez 33 patients. La plus volumineuse mesurait 10
cm.
7- Signes associés :
Les différents signes associés aux ADP étaient recherchés chez les patients suivis et nous
avons noté:
8- Examen ORL :
- 35 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
9- Examen abdominal :
une leucémie, et une hépatomégalie modérée sans étiologie apparente chez un autre patient.
patiente. Deux patients avaient un eczéma surinfecté et un seul patient avait une lésion cutanée
1. Examens biologiques :
- 36 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Une VS a été demandée chez 82 patients. Elle était normale chez 36 patients.
7,30%
43,90%
48,80%
patients. Elle n’était positive que chez 11 patients dont 3 avaient une IDR phlycténulaire.
1-4 Sérologies :
Les sérologies ont été demandées seulement chez six patients (3,8%) :
2- Examens anatomopathologiques:
2-1 L’adénogramme :
L’adénogramme a été réalisé chez 10 patients dont 4 étaient non concluants. Il était en
faveur de bénignité chez 6 patients, un seul était en faveur de malignité. Tous ont été complétés
- 37 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Tuberculose ganglionnaire 14 70
Lymphome hodgkinien 1 5
Lymphadénite bénigne 1 5
normal 2 10
Total 20 100
3- Examens radiologiques :
Elle était normale chez trente huit patients (82,6%). Une tuberculose pulmonaire a été
détectée chez trois patients (6,52%). Les adénopathies hilo-médiastinales ont été trouvées chez
4 patients (8,69%) présentant un lymphome. Des lésions parenchymateuses ont été trouvées
- 38 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
4,34%
8,69%
82,60%
6,52%
L’échographie cervicale a été faite chez 11 malades. Elle a été demandée pour éliminer
une malformation congénitale chez trois patients et pour chercher une infection profonde pour
les autres. Des adénopathies ont été trouvées chez 11patients (figure n°10, 11, 12 et 13).
- 39 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
- 40 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
- 41 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
La majorité de nos patients avait une cause bénigne (97,46%). Les patients atteints de
cancer ne représentaient que 2,53% (Tableau n°III).
Angines 35 22,15
Pharyngite 5 3,16
Leucémie 1 0,63
dermatomyosite 1 0,63
Indéterminés 18 11,39
2- Analyse étiologique :
Nous avons constaté une prédominance du sexe masculin concernant toutes les
étiologies. Les infections représentaient 83% des étiologies. Les infections ORL apparaissaient en
premier lieu avec une symptomatologie plus ou moins bruyante, dont les angines étaient les plus
- 42 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
fréquentes (22,15%), suivies par les caries dentaires (21,51%). Les otites moyennes aiguës
viennent en troisième position (15%). Le territoire le plus touché était jugulocarotidien (91%).
Les infections virales restaient assez fréquentes et représentaient 12% des étiologies avec
une prédominance à un âge inférieur à deux ans. Le territoire le plus touché était jugulo-
carotidien. La majorité des adénopathies était mobile et de consistance ferme. La douleur était
compris entre 5 et 15 ans. Une tuberculose pulmonaire a été trouvée chez un seul patient. Les
adénopathies étaient jugulo-carotidiennes dans la majorité des cas. Les signes généraux étaient
toujours présents, représentés en premier lieu par l’amaigrissement (93%), puis l’asthénie (78%).
La CRP était toujours normale. La NFS était normale trois fois sur quatre. La VS était
modérément élevée dans trois patients. La biopsie exérèse a posé le diagnostic chez tous les
patients.
Les lymphomes ne représentaient que 1,82% des étiologies. Les signes généraux étaient
présents chez tous les patients avec une prédominance de la fièvre et de l’altération de l’état
été trouvées chez trois patients. La VS était très accélérée chez tous les patients. La NFS était
normale chez deux patients et un seul patient présentait une hyperleucocytose à prédominance
Un seul patient avait une leucémie. Il avait des polyadénopathies mobiles de consistance
ferme, une fièvre, et une altération de l’état général. La VS était très accélérée avec une blastose
périphérique à la NFS.
Presque 11,39% des étiologies restaient indéterminées. La majorité des patients avait
associé dans deux cas au territoire rétro-auriculaire et dans un cas au territoire spinal. La NFS, la
La dermatomyosite ne concernait qu’un seul patient de sexe masculin âgé de 11ans avec
- 43 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
La localisation occipitale n’était retrouvée que chez 15 patients. Un lymphome était noté
chez 4 patients, 10 avaient une étiologie présumée virale et un seul avait des ADP d’origine
bactérienne.
Age de
Diagnostics retrouvés Masculin Féminin
prédominance
Angines 29 6 2-8 ans
Caries dentaires 20 14 Tous les âges
Otite moyenne aiguë 15 10 2-5 ans
Virales 10 9 <2 ans
Tuberculose ganglionnaire 9 5 5-15 ans
Pharyngite 2 3 -
Infections cutanées de voisinage 1 2 _
Lymphome hodgkinien 1 1 -
Lymphome non hodgkinien 1 - _
Leucémie 1 - -
Dermatomyosite 1 - -
64,28% 82,85%
60%
52,63% 58,82%
47,3%
35,7% 40% 41,17%
17,14%
Féminin Masculin
- 44 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
75%
60% 54,2%
V. Traitement :
simple a été préconisée pendant quatre à six semaines chez les patients dont le bilan étiologique
était normal (36,07%). Les adénopathies d’allure infectieuse ont été traitées par l’antibiothérapie
VI. Evolution :
Les ADP avaient régressé chez 104 malades (65,82%) et avaient persisté chez 54 patients.
15 ont été perdus de vue. Il n’y avait pas d’augmentation de volume ni de modification de la
peau en regard chez vingt patients (37%). Les ADP compliquées ont été observées chez4
patients (7,4 %), dont 3 patients avaient une adénite qui a régressé après traitement antibiotique
pendant 10 jours. Parmi les patients mis sous traitement, Un seul patient avait une adénopathie
amélioration. Ce traitement a été prolongé de 3 mois et a permis une amélioration des signes
cliniques.
- 45 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
DISCUSSION
- 46 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
- 47 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Le système lymphatique cervical draine l’ensemble des territoires de la tête, du cou et des
ganglionnaire péricervical.
4-un groupe cervical latéral profond, placé de chaque coté, le long du paquet vasculo-
nerveux.
• groupe occipital :
• groupe mastoïdien :
• groupe parotidien :
Réparti en trois groupes : les ganglions sus aponévrotiques, voisins du tragus; les
ganglion sous aponévrotiques, les uns sont pré-auriculaires, les autres sous-auriculaires; les
sortie de la parotide. Ces ganglions drainent la région temporale et frontale du cuir chevelu, les
paupières, la racine du nez, l’oreille externe, l’oreille moyenne, la parotide et les muqueuses des
fosses nasales.
- 48 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
• Groupe sous-maxillaire :
Ces ganglions reçoivent les lymphatiques de la partie interne des paupières, du nez, de la
Ses vaisseaux afférents viennent du menton, de la lèvre inférieure, des joues, de la partie
Située le long des lymphatiques qui accompagnent la jugulaire antérieure et qui se jettent
Satellite de la veine jugulaire externe, elle relie les ganglions parotidiens aux chaînes
• La chaîne du nerf spinal qui reçoit les efférents des ganglions occipitaux et
mastoïdiens.
- 49 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
à gauche.
en regard des masses latérales de l’Atlas. Ils reçoivent des lymphatiques des fosses
et de la trachée.
d’abord, puis cellulaire (rôle des chémokines attractives des cellules de la réponse immunitaire).
- 50 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
lymphocytaires B ou T.
- 51 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
ganglionnaires et non ganglionnaires. Dans notre étude, nous avons retenu uniquement le
diagnostic d’adénopathies, mais il faut savoir éliminer les diagnostics différentiels possibles
- Kystes branchiaux.
- Anévrisme carotidien.
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
- Tumeur glomique.
- Phlébectasie jugulaire.
• Tumeurs nerveuses
• Tuméfactions glandulaires :
- Thyroïdienne.
- Parotidienne.
- Sous-maxillaire.
a- Bactériennes :
• Diphtérie.
b- Virales :
• Cytomégalovirus.
• Rougeole.
• Rubéole.
• VIH 1(sida).
• Varicelle, zona.
- 53 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
• Coxackivirus.
• Hérpes virus.
c- Parasitaires :
• Toxoplasmose
• Leucémies.
• Lymphome hodgkinien.
• Métastases.
chronique).
• Histiocytoses.
• Sarcoidose.
• Maladie de kawasaki.
Impétigo,…).
• La maladie de kukichi-Fujimoto.
1- Fréquence :
Srouji [1] a montré dans son étude que l’incidence des ADP était de 2,5/100 000 patients
par an et que seulement 10% de ces adénopathies présentaient un problème sérieux. Plusieurs
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
études convergeaient sur le fait que ces adénopathies constituaient un motif fréquent de
consultations pédiatriques mais sans donner de pourcentage exact de cette fréquence [2-10, 13,
14, 17]. Dans notre étude, la fréquence des ADP a atteint 2,51 % des patients consultants dans
notre formation.
2- Age :
La majorité des études ont constaté que l’âge de prédominance des ADP était compris
entre 4 et 8 ans [1, 20, 21]. Ce qui concorde avec notre étude, où l’âge de prédominance était
3- Sexe :
Dans notre série, 73% des enfants présentant des ADP étaient de sexe masculin. Ceci
concorde avec la majorité des séries de la littérature [4, 7, 17, 18]. Par contre, Haque [19] a noté
4- Niveau socio-économique :
Les études ayant porté sur les ADP ne se sont pas intéressées au niveau socio-
économique des patients. Seules des études qui se sont intéressées à la tuberculose avaient
trouvé que les patients d’un niveau socio-économique bas, étaient les plus touchés [22, 23]. La
5- Origine géographique :
littérature ont montré que les adénopathies d’origine tuberculeuse et parasitaire sont fréquentes
dans les pays en voie de développement [22, 23, 24]. Kinde-gazard a constaté dans son étude
- 55 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
que la fréquence des ADP dans ces pays était presque similaire à celle des pays développés à
V. Données cliniques :
1- Antécédents :
La plupart des enfants ayant des ADP d’origine réactionnelle avaient des antécédents
d’infections respiratoires hautes [13,24], alors que les patients qui présentaient une tuberculose
ganglionnaire avaient le plus souvent un antécédent de contage tuberculeux connu [28]. Dans
notre étude, nous avons trouvé que la plupart des enfants avaient des antécédents d’infections
ORL à répétition (31%) dont 79% était des angines. Les otites à répétition ne présentaient que
24,5%. Tous nos patients tuberculeux avaient soit un contage tuberculeux soit une tuberculose
familiale.
2- Signes généraux :
La fièvre représente le symptôme le plus fréquent [29, 30]. Deo [30] a noté dans son
étude que l’amaigrissement et l’altération de l’état général étaient présents chez presque 65%
des patients qui présentaient un cancer. Dans notre étude, l’altération de l’état général (22,8%)
3- Localisation :
cervicale [7, 19, 31, 32]. Selon Kinde-gazard [22], elle constitue l’une des manifestations les plus
- 56 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
diagnostic et pronostic très importants. Selon Masserey Spicher [24], les ganglions cervicaux
normaux palpables chez la plupart des enfants, et qui passaient généralement inaperçus en
dehors des épisodes d’infection ORL, étaient principalement sous-maxillaires, cervicaux hauts
ou occipitaux contrairement à notre étude où nous avons constaté que la majorité de ces
des enfants avec adénite cervicale infectieuse du fait que la majorité du drainage lymphatique de
la tête et du cou est dirigée vers ces ganglions. Quasiment toutes les adénopathies de la partie
l’exception des tumeurs de la thyroïde qui sont rares chez l’enfant. Par contre, 50% des ADP du
Leung et Pinto-Rojas [34] ont montré que les ADP cervicales postérieures étaient
infectieuse alors que Rodson [29] a montré que ces adénopathies étaient dues le plus souvent à
la toxoplasmose. Par contre, Moore [4] et Oguz [31] ont constaté que les adénopathies
Dans d’autres études [25, 26], la localisation la plus fréquente était jugulo-carotidienne
suivie par la localisation sous-maxillaire, ce qui est opposé à ce que John [13] a trouvé dans son
étude. Il a constaté que la localisation sous-maxillaire était fréquente, suivie par l’occipitale.
D’autre part, l’atteinte des ganglions sus-claviculaires est inhabituelle dans les causes
banales et doit faire suspecter d’emblée une néoplasie avec atteinte médiastinale [24, 31, 33].
En ce qui concerne les adénopathies bilatérales, elles peuvent être dues à une infection
souvent virale [26]. Alors que les ADP unilatérales sont généralement dues à une infection
localisée, staphylococcique ou streptococcique dans 40 à 80% des cas [13, 14, 35], mais peuvent
aussi être le fait de la prédominance d’un ganglion particulier dans une infection généralisée
- 57 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
lymphome non hodgkinien se manifestent le plus souvent par des adénopathies périphériques
Les ADP isolées de grande taille sont généralement d’origine infectieuse bactérienne [13,
14, 24]. Soldes [36] a montré dans son étude l’existence d’une corrélation entre les
Par contre dans notre étude, la majorité des adénopathies étaient multiples (67,7%) alors que
4- Caractères de l’adénopathie :
des adénopathies.
L’état de la peau en regard permet de distinguer les adénites, les fistules et la porte
d’entrée. Les adénites aiguës (durée inférieure à 10 jours) se caractérisent par une inflammation
de la peau en regard. Elles sont souvent bilatérales, secondaires à une infection virale
généralisée ou à une infection des voies respiratoires supérieures [13, 24]. Les fistules
atypiques [22, 23, 37]. Dans notre étude, un seul patient avait une adénopathie cervicale
fistulisée d’origine tuberculeuse. Tous les patients ayant des adénopathies avec une peau en
4-2 La taille :
On parle d’adénopathies à partir de 1cm selon la plupart des auteurs [2-4, 6-9]. Des ADP
palpables sont trouvées chez des enfants normaux dans 38 à 45% [38]. Plusieurs auteurs
considèrent que les adénopathies de moins d’un cm sont normales [4, 24, 33]. Selon Moore [4],
les adénopathies inférieures à un cm sont le plus souvent d’origine bénigne. D’un autre côté,
Karadeniz [17] a constaté qu’une taille de 2 cm est considérée comme une limite appropriée
- 58 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
pour distinguer les causes malignes des causes bénignes sans q’elle soit un critère absolu de
malignité. Dans plus de 74%, les ADP supra-claviculaires, bien qu’elles soient inférieures à 2 cm,
ne permettent pas de faire écarter une cause maligne [31]. En ce qui concerne les ADP de grande
taille, elles sont fréquentes chez l’enfant [6, 14, 28, 34] et sont généralement considérées
d’origine bénigne rarement d’origine maligne [21]. Par contre, Moore [4] a montré dans son
étude que les adénopathies supérieures à 3 cm sont le plus souvent d’origine maligne.
4-3 Ancienneté :
Les adénopathies chroniques ont une durée d’évolution de 4 à 6 semaines. Elles témoignent
souvent d’une origine maligne contrairement aux adénopathies aiguës qui sont généralement
bénignes [2, 3,4, 24, 27, 39]. Oguz [31] a constaté dans son étude que la majorité des patients
ayant une cause maligne avaient des adénopathies chroniques à l’opposé de certains auteurs qui ont
montré que les ADP chroniques sont souvent d’origine infectieuse (maladie de griffe de chat,
mycobactéries, toxoplasmose, causes virales (EBV et CMV)) [4, 8, 26]. Parmi ces origines
infectieuses, l’incidence de la tuberculose reste significative [8]. Ce résultat est en adéquation avec
notre étude où nous avons montré que la majorité des adénopathies étaient chroniques (66,5%)
alors que les étiologies malignes n’y représentaient que 2,5%. En plus, la tuberculose représentait
9% des étiologies.
4-4 Mobilité :
La plupart des auteurs considèrent le caractère fixe de l’adénopathie par rapport aux deux
plans, comme un élément évocateur de malignité [1, 14, 24, 39, 40]. Le même constat était retrouvé
dans notre série ou on a trouvé que tous nos patients lymphomateux avaient des ADP fixes.
Généralement, les adénopathies mobiles sont d’origine bénigne sauf si elles sont associées à
d’autres signes orientant vers la malignité [1, 4, 41]. La plupart des auteurs considèrent que la
mobilité, la fluctuance et la taille sont souvent associées aux ADP réactionnelles [1-4, 14, 24, 39].
Il est admis que les ADP dont le volume diminue, sans signes d’une pathologie
inflammatoire avec des examens complémentaires négatifs et évoluant pendant plus de 6 mois
- 59 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
tuberculeuse. Par contre, une installation brutale oriente vers une cause infectieuse souvent
bactérienne ou virale [1-4, 24, 30, 40, 42]. Ce qui est presque similaire à notre étude où tous les
4-6 Douleur :
La plupart des auteurs ont constaté que les ADP douloureuses sont souvent d’origine
bénigne [1, 24, 42]. Par contre, Morley-Jacob [43] a rapporté que la majorité des adénopathies
d’origine maligne étaient douloureuses. Dans notre étude, 53% des adénopathies d’origine
4-7 Consistance:
Dans notre étude, nous avons constaté que la majorité des adénopathies était de
petits et fermes, est extrêmement fréquente et banale chez l’enfant [27]. En effet, les
adénopathies sont considérées d’origine maligne si elles sont dures, irrégulières, fixes et de
localisation supra-claviculaire [25, 27, 44]. Les ADP de petit volume, mobiles ou fixes ne
nécessitent pas de bilan, alors que les adénopathies de grand volume, molles, avec la peau en
regard inflammatoire et fébriles doivent être bilantées. Ce bilan doit contenir au minimum, une
NFS, une VS et ou une CRP, pouvant être complété par d’autres investigations si nécessaires.
• Caractère inflammatoire.
Oliver [45] a montré que le risque de malignité augmente avec l’augmentation de la taille
- 60 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
thoracique anormale. Tous ces critères, associés à l’examen clinique, peuvent être utilisés pour
5- Signes associés :
La présence de gingivostomatite devrait faire penser à une infection par herpes simplex
virus (HSV). La présence de pharyngite, érythème maculo-papuleux, plus une splénomégalie fait
Une conjonctivite associée au signe de coplick fait penser à la rubéole. Alors que la
pâleur, les pétéchies, l’hépatosplénomégalie sont en faveur d’une leucémie. Une fièvre
une tuberculose. On peut penser à une collagénose devant une fièvre inexpliquée, la fatigue et
6- Examen ORL :
L’examen clinique doit être complété par un examen ORL: peau de la face, du cou, cuir
chevelu, cavité buccale, pharynx, fosses nasales, conduits auditifs externes et les tympans. Au
terme de cet examen clinique bien conduit, on peut éliminer les fausses tuméfactions cervicales
7- Examen abdominal :
- 61 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Le risque que les adénopathies soient d’origine maligne est élevé chez les patients qui
volume supérieur à 3 cm associée à une élévation de la lactate déshydrogénase [7, 42]. Dans
notre étude, un seul patient avait une hépatosplénomégalie dont l’étiologie était une leucémie.
8. Examen cutanéo-muqueux :
Il permet de rechercher une porte d’entrée, et les signes cutanés orientant vers une
maladie du système ou une hémopathie maligne. Dans notre étude, 3 patients avaient une porte
d’entrée.
exploré que si son diamètre dépasse 1cm. Seuls les ganglions sus-claviculaires échappent à
cette règle, car ces ganglions sont généralement très pathologiques et souvent le signe d’une
maladie maligne [27, 44]. Les examens paracliniques viennent en 2ème étape et permettent
souvent d’orienter le diagnostic en cas de doute, surtout en cas d’adénopathies de grande taille
[25]. Ils permettent de rechercher une cause générale par des examens simples: hémogramme,
radio du thorax, VS et/ou dosage de la CRP, sérologies virales et IDR à la tuberculine. Ces
inquiétante d’emblée.
1- Examens biologiques :
hyperleucocytose. Des atypies lymphocytaires sont en faveur d’une MNI [34]. La pancytopénie et
- 62 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
1-3 Sérologies :
Les sérologies les plus demandées dans la littérature étaient: rubéole, toxoplasmose, MNI
[13, 24, 42]. Elles ne sont demandées qu’en cas de suspicion d’étiologies virales. Quelques
études ont montré que la sérologie VIH doit être systématique devant toute ADP cervicale
[22, 37]. Dans notre étude, nous avons demandé ; Une sérologie de la mononucléose infectieuse
chez six patients, une sérologie de la toxoplasmose chez six patients et une sérologie de la
rubéole chez cinq patients. Toutes ces sérologies se sont révélées négatives. Aucun de nos
patients n’a fait de sérologie VIH à laquelle il faut toujours penser en cas d’adénopathies
généralisées. Ces sérologies n’étaient pas demandées chez tous nos patients vue le problème du
coût élevé.
Ils permettent de confirmer l’origine streptococcique en cas d’angines [34]. Mais non
disponible au maroc.
2. Examens anatomopathologiques:
2-1 Adénogramme :
l’adulte. En effet, il est l’examen le plus utilisé en cas de masses cervicales. Il est bien toléré chez
l’enfant malgré qu’il soit un examen invasif [28, 47, 48]. C’est un examen performant, rapide et sans
complications pour faire le diagnostic et l’antibiogramme en cas d’ADP d’allure infectieuse [49-52]. Il
peut être une modalité du traitement des adénopathies suppurées qui peuvent nécessiter un
drainage chirurgical [53]. La cyto-ponction guidée par l’échographie est très sensible (91%) et doit
- 63 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Reddy [54] dans son étude a comparé entre l’adénogramme et la biopsie exérèse. Il a
trouvé que la sensibilité (94%) et la spécificité (100 %) de l’adénogramme étaient presque les
mêmes que celles de la biopsie exérèse surtout si la ponction était réalisée correctement et par
une personne experte dans le domaine. Plusieurs auteurs ayant comparé l’adénogramme et la
biopsie chirurgicale chez des patients qui présentaient des polyadénopathies persistantes, ont
montré que l’adénogramme est un examen rapide, simple, sensible et spécifique pour
différencier les adénopathies selon leur origine maligne ou bénigne [42, 55-57]. Il permet aussi
de réduire le recours à des procédures invasives et coûteuses [48]. D’autres études ont montré
que l’adénogramme n’était pas performant chez l’enfant du fait qu’il soit très difficile à réaliser
[50, 52]. Il n’est significatif que s’il est positif [4]. Dans notre étude, presque la moitié des
La biopsie exérèse est l’examen de choix pour obtenir le diagnostic de certitude en cas
d’adénopathies cervicales [4, 58, 59]. C’est le traitement définitif des adénopathies dues au
griffe de chat. Elle peut avoir beaucoup de complications [20]. Elle est nécessaire pour faire le
traitement antibiotique, de grande taille [2, 30, 34, 60, 61]. La persistance d’une ADP après 4 à 6
semaines doit être une indication à la biopsie exérèse [14]. Dans notre série, la biopsie exérèse
n’était demandée qu’en cas d’adénopathies persistantes ou en cas d’échec de la ponction. Elle nous
a permis d’avoir le diagnostic de certitude en cas de tuberculose (14 cas) ou de malignité (4 cas).
3. Examens radiologiques :
- 64 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
médiastinales ou des lésions parenchymateuses qui peuvent orienter vers une tuberculose [22,
3-2 Échographie :
Les masses du cou sont fréquentes chez l'enfant et doivent être envisagées en fonction
masses. Dans plusieurs cas, l'exploration initiale est l'échographie qui permet d'orienter le
diagnostic. Il faudra la compléter dans certains cas par une TDM ou une imagerie par résonance
magnétique (IRM), méthodes qui permettent de faire un bilan précis de l'extension quand il s'agit
de lésions malignes [62]. L’échographie n'est pas utilisée par toutes les équipes [63]. Ses
principaux avantages sont un faible coût et la possibilité de guider une ponction à l'aiguille fine.
Ses inconvénients sont l'absence d'exploration des structures profondes, la dépendance par
cervicale avec une haute résolution plus doppler permet de préciser l’échostructure des ADP et la
vascularisation intranodulaire. Il est indispensable de préciser le ratio du grand axe sur le petit
axe [64]. Si ce ratio est inférieur à 2, il est en faveur de la malignité ; s’il est supérieur à 2, c’est
L'échographie étudie aisément les ADP pourvu que l'appareillage employé ait une
des ADP apparaît supérieure à la palpation, à la TDM et à l'IRM. Les critères retenus pour le
mais la spécificité peut être accrue par une ponction cytologique à l'aiguille fine [62]. La
distinction entre des ADP d’origine bactérienne et à mycobactéries est impossible par
- 65 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
l’échographie seule. Elle ne peut pas aussi distinguer entre des adénopathies d’origine
diagnostic [66]. Au total, l’échographie est l’examen paraclinique qui aide au diagnostic positif,
d’adénopathie de grande taille [67]. En général, l’échographie avec une grande résolution, est
excellente en matière de visualisation de toutes les masses superficielles et elle oriente vers le
diagnostic [68]. D’autres auteurs ont constaté que l’écho-doppler peut différencier entre une
[69,70]. Dong [70] a constaté dans son étude que 100% des adénopathies tuberculeuses avaient
Dans notre étude, l’échographie cervicale a été réalisée chez 11 patients pour éliminer
une malformation congénitale ou chercher une infection profonde. Elle a permis de poser le
Un transit opaque peut être utilisé pour identifier une fistule congénitale ou post-
L'imagerie TDM et IRM jouent un rôle important dans la prise en charge des masses
cervicales. L'imagerie peut identifier une pseudomasse et distinguer entre adénopathies et autres
éliminant une pseudomasse. De plus, en précisant l'espace exact d'origine de la lésion et ses
caractéristiques de signal et de densité, l'imagerie peut aider au diagnostic. Etant une technique
multiparamétrique, multiplanaire, l'IRM effectuée avec une antenne tête et cou appropriée tend à
- 66 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
multiplanaires doivent être mises en regard des limitations potentielles de cette technique au
niveau du cou [63]. Bien que la TDM soit utile pour déterminer la présence et la localisation
d’infections cervicales chez les enfants, elle est moins utile pour différencier les abcès des
lymphadénites, cellulites et autres masses cervicales complexes [71]. Dans notre série, nous
Plusieurs auteurs ont constaté que les ADP cervicales sont généralement d’origine
bénigne [4, 7, 12, 13, 24, 28, 40, 42]. Ce qui est similaire à notre étude (97,46%). La majorité
des étiologies bénignes retrouvées sont le plus souvent bactérienne ou virale, ce qui correspond
aux données de la littérature [24, 34]. Cela rejoint les résultats de notre étude où les infections
ORL apparaissaient à la première position (62,65%), dont les angines étaient les plus fréquentes
(22,15%), suivies par les caries dentaires (21,51%). Dans ce cas, le diagnostic a été posé le plus
souvent par l’examen clinique aidé parfois par des examens biologiques. Une polynucléose ou
lymphocytose, une fièvre sont des signes classiques qui orientent vers un problème infectieux.
Moore [4] a trouvé dans son étude que 47% des patients avaient des adénopathies
réactionnelles dont 2,5% étaient bactériennes alors que la tuberculose représentait 69% des deux
tiers des inflammations granulomateuses trouvées. Par contre Yaris [7] a trouvé dans son étude
que l’étiologie la plus fréquente des adénopathies réactionnelles était l’adénite (39%).
A l’opposé, Reddy [54] a montré dans son étude faite en Inde, que l’étiologie la plus
fréquente des ADP chez l’enfant était la tuberculose, ce qui n’est pas en adéquation avec la
plupart des auteurs. En effet, Leung [49] a montré que les infections respiratoires supérieures
d’origine virale (rhinovirus, parainfluenzae virus, influenzae virus, virus respiratoire syncytial,
coronavirus, adénovirus, EBV, CMV, rubéole, rougeole, varicelle, herpes, HSV, coxackie virus et
VIH) sont les plus fréquentes suivies par le rhabdomyosarcome et le lymphome non hodgkinien
- 67 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Benesch [26] a constaté dans son étude que les adénopathies périphériques de grande
taille, généralement causées par les infections locales, étaient les plus fréquentes chez les
enfants. Une infection à EBV a été trouvée chez 23% des patients, 21,8% des patients
présentaient des adénopathies d’origine bactérienne. Les étiologies présumées d’origine virale
étaient présentes chez 24%, alors que 12,6% des patients n’avaient pas de diagnostic retenu, un
seul patient avait un lymphome hodgkinien. Les résultats de notre étude vont dans le même sens
Etiologie la plus
Auteur Pourcentage %
fréquente
Moore 2003 [4]
Réactionnelle 47%
(324 cas)
Reddy 2002 [54]
Tuberculose 35%
(69 cas)
Yaris 2006 [7]
Réactionnelles 60%
(342 cas)
Benesch
2000 [25] Epstein-Barr Virus 23%
(265 cas)
Notre étude
Angine 22,15%
(158 cas)
Age scolaire
<5 ans
Adolescent
Epstein-Barr Virus
Streptocoque du groupe A Cytomégalovirus
Le germe
Staphylocoque aureus Toxoplasmose
le plus fréquent
Mycobactéries atypiques Tuberculose
Mononucleose
- 68 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Le caractère aigu d’une adénite est le signe d’une réponse à un agent viral ou bactérien
de haute virulence. Une adénite localisée d’installation rapide, en moins de cinq jours,
douloureuse, avec des signes d’inflammation (chaleur, rougeur) et une anamnèse de symptômes
respiratoires hauts (rhume, maux de gorge, otalgie) ou d’impétigo l’ayant précédée, évoquent en
premier lieu une adénite bactérienne à germe pyogène. Des signes systémiques (fièvre,
altération de l’état général) ne sont généralement présents que lorsque se développent une
cellulite, une abcédation, une bactériémie ou une infection d’un autre site à distance.
Les ganglions sous-mandibulaires sont le plus souvent concernés et peuvent être très
volumineux. Des signes sanguins d’infection bactérienne (leucocytose, CRP élevée) peuvent
manquer au début de l’infection. L’agent peut être mis en évidence par la ponction de l’adénite à
l’aiguille fine. Celle ci est indiquée si l’infection est assez sévère pour justifier un traitement
streptocoque bêta-hémolytique du groupe A [4, 24, 34, 73]. Des adénites dues à ces deux
germes surviennent entre 1et 4 ans dans 70% à 80% des cas [24, 67]. Une étude rétrospective
faite par Trons [74] en 2003 a montré que 37% des adénites étaient dues au staphylocoque
aureus à l’opposé de François [73] qui a montré que 16% étaient dues au streptocoque du
groupe A. L’adénite aiguë unilatérale est principalement secondaire à une infection des
les enfants âgés de 1 à 4 ans. Les ganglions augmentant rapidement de volume, sont sensibles
est le plus fréquent. Une bactériémie est retrouvée dans 94% des cas avec irritabilité, anorexie,
fièvre, cellulite faciale ou sous-mandibulaire et fréquemment une otite moyenne aiguë [24].
- 69 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Chez l’enfant d’âge scolaire, l’angine et la pharyngite s’accompagne de fièvre élevée et d’ADP
bilatérales souvent sous mandibulaires [42]. Ces adénopathies peuvent être unilatérales [13].
Les portes d’entrée seraient les narines et l’oropharynx. Que l’infection reste localisée à
ces sites d’entrée ou s’étende aux ganglions lymphatiques, elle est essentiellement fonction des
conduit le plus souvent à une adénite purulente avant l’âge de 3 ans qu’à l’âge scolaire, où la
pharyngite est fréquente et l’adénite purulente rare. Les autres bactéries de la flore
drainage chirurgical s’impose dans ce cas. Il faut toujours penser à une adénite suppurée en cas
d’adénite cervicale chez l’enfant. La clé diagnostique et thérapeutique dans ce cas est le
drainage chirurgical.
Les adénopathies dues aux anaérobies surviennent souvent chez des enfants de plus de 4
ans [13]. Elles sont souvent associées à des caries dentaires. Devant des pustules ou un impétigo
situés au niveau de la face et du cuir chevelu associés à des ADP, il faut penser aux germes
pyogènes. L’antibiothérapie initiale doit couvrir le staphylocoque et le streptocoque vue que ces
derniers sont les germes les plus fréquents des ADP. L’hospitalisation s’impose en cas de
symptomatologie grave (détresse respiratoire, nourrisson, cellulite). Les enfants qui présentent
des caries dentaires doivent êtres traités par des antibiotiques qui couvrent les anaérobies
En cas d’origine virale aiguë (herpés virus, EBV, CMV, rubéole, oreillons, varicelle, HIV),
les adénopathies sont souvent bilatérales ou généralisées, molles, mobiles, fermes, sensibles et
sans signes locaux d’inflammation. Le contexte clinique, les signes associés, la NFS complète et
éventuellement les sérologies permettent le diagnostic. Le tableau clinique est souvent suggestif:
virale (EBV, CMV) tandis qu’une symptomatologie de toux, fièvre et rhinite oriente vers une
infection des voies respiratoires supérieures d’origine virale (adénovirus, influenzae, coxsakie).
- 70 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Dans notre étude, les ADP d’allure infectieuse ont été traitées par l’antibiothérapie anti-
2- La rubéole :
C’est une maladie éruptive de l’enfant qui se manifeste par des adénopathies occipitales
postérieures avec une éruption fugace débutant par le visage qui se généralise par la suite,
3- L’exanthème subit :
C’est une éruption fébrile de l’enfant due au virus herpes virus HVH6. Elle touche le
nourrisson entre 6 mois et 3 ans et se manifeste par des ADP, éruption fébrile avec une leuco-
4- La varicelle :
C’est une éruption fébrile due au virus herpès virus. Elle touche les enfants entre 1 à 9 ans et
5- Inflammation de voisinage :
- 71 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
6- La mononucléose infectieuse :
Elle est due au virus Epstein Barr et atteint surtout les sujets jeunes. Elle pose peu de
problèmes diagnostics si l'adénopathie est concomitante d'une angine aiguë. Elle peut donner un
tableau d'ADP chroniques, volontiers postérieures, spinales, associées à une asthénie et à une
splénomégalie. La NFS met en évidence une inversion de la formule sanguine avec monocytose.
Le MNI test est positif dans les premiers jours, la sérologie de Paul-Bunnel-Davidson dès le
10ème jour. Il n'y a pas de traitement spécifique. La corticothérapie peut être indiquée dans les
formes aiguës et asthéniantes [76]. Le MNI test, souvent employé, peut se positiver trois à quatre
semaines après le début de l’infection et donc s’il est négatif et si la clinique est évocatrice d’une
7- L’infection à CMV :
souvent fait par le médecin traitant et ne nécessite pas d’investigations complémentaires. Ainsi,
en marge des diagnostics typiques, il faut savoir y penser devant toutes polyadénopathies
lieu sur le sérodiagnostic, tout au moins chez le sujet immunocompétent. La présence d’IgM
spécifiques est un argument de présomption mais ne suffit pas à établir un diagnostic de primo-
infection. La mesure de l’indice d’avidité des IgG anti-CMV peut permettre dans cette situation
d’une virémie et/ou l’observation d’une séroconversion IgG sur un deuxième sérum permet de
distinguer une primo-infection CMV d’une fausse positivité des IgM. Les sérologies CMV quand
8- Le VIH :
diagnostic doit être évoqué devant toute adénopathie cervicale, notamment chez un sujet à
- 72 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
sur la sérologie HIV. La TDM révèle souvent le caractère hypodense de ces adénopathies [13].
9- La toxoplasmose :
Elle est due à un parasite protozoaire (toxoplasma gondii). C'est une polyadénopathie
négative. Le diagnostic est alors assuré par le dosage des IgM spécifiques et sa variation à 3
semaines qui indique une infection récente. La régression des adénopathies est spontanée, en
TBK extrapulmonaire dont elle représente 30 à 50% [22, 23 ,77]. Marais [77] a noté dans son
BC Jha [78] a montré dans son étude que les adénopathies tuberculeuses s'observent
chez les adolescents et les adultes jeunes avec un âge de prédominance situé entre 11-20 ans à
la différence de Alexander K C [79] qui a trouvé dans son étude que la tuberculose peut toucher
tous les âges. Moore [4] a constaté dans son étude que TBK ganglionnaire prédomine à l’âge de
cinq ans. Dans notre étude, l’âge de prédominance était compris ente 5 et 15 ans. A l’examen
clinique, les ADP sont le plus souvent molles, fluctuantes, et la peau en regard peut être rouge
mais pas chaude [75]. On retrouve souvent la notion de contage tuberculeux, une origine rurale,
la radiographie thoracique peut être normale, avec une réponse au traitement anti-bacillaire.
L'enfant doit être mis sous traitement antituberculeux en attendant les résultats des examens
bactériologiques [3]. Le traitement chirurgical ne s'adresse qu'aux reliquats et aux formes non
- 73 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
atypiques [4, 80-81]. Les germes les plus souvent en cause sont : mycobacterium avium,
aiguë [82]. Elles frappent surtout des enfants très jeunes [72, 77]. Ces adénopathies sont fermes,
mobiles, peu ou pas douloureuses. Ils peuvent donner des tableaux très voisins de la
tuberculose ganglionnaire. En général, la radiographie du thorax est normale. L’IDR est souvent
spontanément ou évoluer vers la suppuration voir la fistulisation [2, 83]. Les lésions peuvent
provoquer plusieurs fistules dans 20%. L'examen bactériologique direct ne peut les différencier
permettent d'en faire le diagnostic [84]. En pratique, il faut commencer à traiter comme une
Les ADP dues au mycobactéries atypiques sont fréquentes entre 1 et 5 ans avec
prédominance chez le sexe féminin. Le traitement de choix est l’exérèse chirurgicale si le patient
est immunocompétent, le traitement par les anti-bacillaires n’est pas nécessaire [84].
- 74 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Elle est due à Bartonella hensellae. Elle se caractérise par une adénopathie traînante,
volumineuse, quelquefois suppurée. Le diagnostic repose sur : la recherche d'une porte d'entrée
(griffures faciales ou cervicales par un chat), l'existence d'une adénopathie axillaire, l’isolement
du germe par la PCR et la sérologie. Le traitement fait appel aux macrolides, cyclines,
fluoroquinolones ou à la rifampicine [2]. La maladie des griffes du chat se présente sous forme
d'une conjonctivite ou syndrome oculo-glandulaire de Parinaud dans 6 % des cas. Ce dernier est
- 75 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
10-4 Néoplasies :
Les cancers de la tête et du cou sont moins fréquents chez l’enfant. Ils ne présentent que 5%
des cancers, dont le lymphome est le plus fréquent. Ce dernier représente plus de 50% des tumeurs
du cou, suivies du neuroblastome et des tumeurs de la thyroïde [42, 86-87]. Généralement les
adénopathies d’origine maligne sont fréquentes chez le sexe masculin [7, 40, 88]. Ce qui est
similaire à notre étude où le sexe masculin représente 75% des patients atteints de cancer. Les ADP
sont souvent fixes, dures, indolores, sans signes inflammatoires souvent généralisées,
majorité des adénopathies sont multiples, et localisée dans le triangle cervicale postérieur [42, 87].
Le lymphome Hdgkinien représente le 3ème cancer chez l’enfant. Il représente 10% des
tumeurs solides de l’enfant avec une incidence de 11à 20 pour un million [7, 40]. Saggese [81] a
constaté dans son étude qu’il ne représente que 5% des cancers chez l’enfant. Dans notre étude,
du cou est de 42,5% [40, 88]. Il se manifeste généralement par des ADP douloureuses (66,6%)
avec une prédominance à un âge inférieur à cinq ans [40, 43]. Le diagnostic est histologique.
d’ADP indolores d’augmentation rapide, souvent associées à une atteinte médiastinale. L’atteinte
extra-ganglionnaire est la plus fréquente en cas de lymphome non hodgkinien (48,9%) [40, 90].
Joon [40] et Weisberger [88] ont constaté que le lymphome de Burkitt et le lymphome non
hodgkinien à cellule B sont les plus fréquents des lymphomes non hodgkiniens chez l’enfant, à
la différence de Morley-Jacob [43] qui a montré dans son étude que le lymphome de Burkitt, le
- 76 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Ces dernières années, le lymphome hodgkinien est devenu la tumeur la plus fréquente
des ADP chez l’enfant suivi par le lymphome non hodgkinien (LNH) et le rhabdomyosarcome
[35, 91]. Il est de manifestations plus insidieuses avec ADP persistantes, fermes, souvent sus-
claviculaires, la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids [42, 87]. Il est fréquent à un
âge supérieur à 10 ans. Le LNH se manifeste souvent par une atteinte extra-lymphatique. La
dissémination sanguine vers la moelle osseuse, le cerveau est très fréquente en cas de LNH que
lymphome Hodgkinien. Il est plus agressif en cas d’atteinte de la région de la tête et du cou et
chez les petits enfants par rapport au lymphome Hodgkinien. Le lymphome de Burkitt
représente 40% des LNH de l’enfant [91]. La survie à 5 ans est approximativement de 70% après
rhabdomyosarcome qui se manifestent le plus souvent par une obstruction nasale, un épistaxis
10-14 75 27
Extra-lymphatique 0 40,5
Localisation
- 77 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
spécialement les phenytoïnes et isoniazide peuvent aussi causer les ADP [26].
• La sarcoïdose :
C’est une granulomatose chronique d’étiologie inconnue. Elle peut toucher tous les
organes de l’organisme. Elle se manifeste souvent chez l’enfant par des adénopathies
périphériques souvent bilatérales, fermes dont la localisation cervicale est la plus fréquente.
Presque 80% des patients ont des adénopathies sus-claviculaires. Elle est exceptionnellement
révélée par une adénopathie cervicale isolée. Il existe en règle d'autres localisations cutanée,
granulome épithéloïde giganto-cellulaire sans caséum, ni BK. La corticothérapie peut être utile
en cas de manifestations aiguës [2, 3, 40]. Aucun cas n’a été observé dans notre série.
• Aprés vaccination :
Des cas d’ADP ont été observés après une vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la
poliomyélite ou la fièvre typhoïde [35]. Aucun cas n’a été vu dans notre série.
• La maladie de Kawasaki :
d’origine inconnue. Elle a été décrite par Tomsako Kawasaki en 1996 qui a individualisé le
endémique au Japon ou l’on dénombre 6000 cas par an. L’incidence annuelle est estimée à 90
cas pour 100 000 enfants de moins de 5 ans. La gravité de la maladie vient de la constitution
d'anévrysmes, en particulier sur les coronaires [92, 93]. Elle touche préférentiellement les
enfants entre 6 mois et 5 ans (80%), avec un pic de fréquence à l’âge de 18 mois [24, 93-95].
Cette maladie se manifeste par une éruption fébrile, des ADP, une conjonctivite, une chéilite
avec un syndrome inflammatoire plus une polynucléose et thrombocytose à la NFS. Les ADP
- 78 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
représentent l’un des 5 critères du diagnostic de la maladie de kawasaki. Elles sont présentes
chez les patients atteints dans 50 à 70% [93]. Les ADP sont toujours unilatérales et non
suppuratives [14]. La maladie peut se manifester par une adénite cervicale unilatérale
• La maladie de Rosai-Dorfman :
C’est une forme bénigne de l’histiocytose, caractérisée par une prolifération des
histiocytes sinusoïdaux. Elle a été décrite en 1969 par Rosai-Dorfman [90]. Elle peut toucher
tous les âges avec une prédominance à la première décennie. Elle se manifeste souvent dans les
10 premières années de vie par des ADP de grande taille [96, 97], douloureuses, fébriles,
une hypergammaglobinémie [40, 98, 99]. Le diagnostic repose sur L’examen histologique qui
montre une hyperplasie floride. Une régression spontanée est observée après 6 à 9 mois
d’évolution [13]. Les formes progressives et extensives peuvent êtres traitées par
• La maladie de Castleman :
C’est une affection lymphoproliférative de cause inconnue. Elle est rarement observée
chez le nourrisson. C’est une maladie rare, le plus souvent localisée, bénigne et survient chez
l'adulte jeune. La localisation la plus fréquente est médiastinale. La localisation cervicale quel
que soit l'âge est encore plus rare que la forme médiastinale [101].
Le lupus est une maladie de système qui peut toucher l’enfant. Elle se voit chez des
enfants avec une médiane d’âge de 12 ans avec un sexe ratio de 1,18. La première manifestation
est musculo-cutanée (74%), suivie d’atteintes cutanée (67%), neurologique (28%) et rénale (28%).
Des adénopathies sont observées dans 15 %. La VS est accélérée dans 87% des cas, associée à
une anémie dans 72% des cas, la lymphopénie se voit dans 59% alors que la leucopénie ne se
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
• PFAPA syndrome :
C’est un syndrome chronique, rare qui touche les enfants de moins de 5 ans et
d’étiologie inconnue [103-109]. Il est caractérisé par une récurrence des symptômes suivants
tous les 2 à 9 semaines : fièvre (>39°c) qui dure 3 à 6 jours, aphtoses buccales, pharyngite et
ADP [108]. Son diagnostic repose sur l’exclusion des autres étiologies de la fièvre périodique,
des aphtoses buccales et la neutropénie cyclique [103, 104, 109, 110]. En 2000, Ovetchkine
[107] a constaté dans son étude que les ADP étaient présentes dans 86% des patients qui
présentaient ce syndrome. Makopoulos [108] l’a décrit chez des patients qui présentaient des
ADP récidivantes associées à une fièvre périodique. Une corticothérapie systémique est indiquée
en cas de symptômes sévères [103, 104,110]. Les antibiotiques ainsi que les anti-inflammatoires
non stéroïdiens sont inefficaces [40, 103, 104]. Les signes disparaissent spontanément en 4 à 5
jours.
• La maladie de Kumura :
C’est une forme chronique, rare du désordre inflammatoire [111]. Elle a été décrite
pour la première fois par Kimm et Szeto en 1937. Elle se manifeste par des nodules sous-
cutanés au niveau de la tête et du cou [111], associés fréquemment à des ADP et/ou à une
hypertrophie des glandes salivaires [111, 112]. La localisation la plus fréquente est rétro-
auriculaire (50%), rarement bilatérale [111]. Elle se voit souvent à la deuxième décennie de vie
[111]. La biopsie est l’examen de choix pour avoir le diagnostic. La seule complication
• La maladie de Kikushi :
Il s’agit d’une affection rare se manifestant pas des ADP inflammatoires bilatérales, de
grande taille, fermes, de localisation postérieure, fébriles et associés à une atteinte cutanée,
nausées, amaigrissement, sueur nocturne et splénomégalie [13, 98]. Elle se manifeste souvent
chez le grand enfant et touche surtout le sexe féminin au sein de la population japonaise [111].
L'origine est immunologique mais la cause précise est inconnue. Elle est associée à une
leucopénie et une VS accélérée. Le diagnostic est histologique suite à l'exérèse chirurgicale d'un
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Cavité buccale,
Angines
oropharynx
Inflammation aiguë Gingivite
Dent et gencive
Revêtement cutané
Angines,
Cavité buccale, Gingivite, rhinopharyngite
Oropharynx TBK
Dent et gencive après traitement Mycobactéries atypiques
Inflammation
antibiotique Maladie de griffe de chat
subaiguë
Rhinopharynx MNI, toxoplasmose
Autres lésions primitives du Sarcoïdose, VIH
contingent ORL Rubéole tularémie
VIII. Traitement :
La prise en charge des ADP doit être active aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. Une
Devant une masse cervicale non identifiée, il faut bien sur envisager qu’il puisse s’agir
d’une structure autre q’un ganglion. Des malformations congénitales peuvent passer inaperçues
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
jusqu’à ce qu’elles soient révélées par une surinfection: canal thyréoglosse, kyste branchial,
d’adénopathies de taille située entre 1 et 3 cm. Si elle ne régresse pas après ce traitement, il faut
compléter par l’échographie. Si l’adénopathie est supérieure à 3 cm, il faut commencer par
pendant 2 semaines. S’il s’agit d’un abcès, une incision et un drainage s’imposent [28, 39].
grande taille. Il faut demander une ponction biopsie voir même une biopsie exérèse. Si
rigoureuse [4]. Face aux signes cliniques évocateurs d’adénite bactérienne à germe pyogène, en
lactamines) [4, 24, 34]. Une antibiothérapie parentérale est indiquée chez le nourrisson de moins
de deux à trois mois et chez le grand enfant avec cellulite, ganglion très volumineux suppuration
avec des signes systémiques modérés à sévères ou suspicion d’une des rares complications de
l’adénite cervicale (thrombose de la veine jugulaire interne, embolie septique, rupture de l’artère
carotidienne, abcès médiastinal ou péricardite purulente) [24, 34]. Les anaérobies doivent êtres
suspectée [24, 34]. Lorsqu’un germe a été identifié, l’antibiothérapie doit être ajustée [24,35,
veineuse en cas d’abcédation. En effet, les antibiotiques ne pénètrent pas suffisamment dans les
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
l’instauration du traitement. En cas de non réponse, il faut chercher une abcédation à drainer, un
cinq jours après disparition des signes d’inflammation locale et de toxicité systémique. Après
incision et drainage, les antibiotiques sont à maintenir cinq à sept jours après résolution du
processus aigu. La régression totale de l’adénopathie peut prendre quatre à six semaines, mais
les antibiotiques n’ont probablement plus de rôle à jouer après deux semaines, étant incapables
de pénétrer la capsule fibreuse. L’absence de résolution après quatre à six semaines est une
indication à une biopsie exérèse diagnostique. Des récidives inflammatoires aiguës doivent faire
rechercher une source primaire non traitée d’infection bactérienne : corps étranger, abcès
Dans notre étude, un traitement étiologique a été prescrit chez 86 patients (60,75%).
Nous avons préconisé la surveillance pendant quatre semaines chez les patients dont les
examens clinique et biologique n’ont pas révélé d’étiologie. Les adénopathies d’allure
pendant 6 jours.
IX. Evolution :
La majorité des adénopathies régressent sans recours à des examens invasifs [44]. Toute
adénopathie doit être mesurée précisément dés la première consultation pour que son évolution
puisse être suivie objectivement [24]. La plus part des adénopathies cervicales régressent
spontanément avec l’age même s’il n’y a pas de diagnostic retenu ni de traitement [54]. Le
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
plus souvent vers la fistulisation. Dans notre série, les adénopathies ont régressé chez 104
malades (65,82%). Des adénopathies persistantes étaient notées chez 54 patients. Il n’y avait pas
Les ADP compliquées ont été observées chez 4 patients (7,4 %), un seul patient avait une
mois sans amélioration. Ce traitement a été prolongé de 3 mois et a permis une amélioration des
signes cliniques. Une adénite a été observée chez 3 patients qui a été régressé après traitement
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
ADP cervicales
Suspicion Abcès
Non de malignité
Concluante
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
CONCLUSION
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Il nécessite une prise en charge rigoureuse qui peut aller d’une simple surveillance avec
Les adénopathies d’origine bactérienne ou virale sont une éventualité fréquente mais il ne
chroniques, fixes multiples, de taille supérieure ou égale à 3cm, avec une localisation supra
claviculaire ou cervicales postérieures. Elle reste un examen de choix pour faire le diagnostic
étiologique.
L’étiologie est le plus souvent bénigne. La surveillance est la règle dans la majorité des
cas.
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
RESUMES
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
RESUME
Les adénopathies (ADP) cervicales représentent un des problèmes les plus fréquemment
épidémiologique des adénopathies cervicales chez l’enfant, de préciser l’intérêt des examens
Ce travail est une étude rétrospective d’une série de 158 cas d’ADP cervicales colligés au
service de pédiatrie A du centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Marrakech sur une
période de 5 ans s’étendant de Janvier 2003 au Décembre 2007.
La fréquence des ADP était de 2,51% de l’ensemble des enfants consultants. Un pic de
fréquence a été noté au niveau de la tranche d’age [2-7ans] (65%) avec une prédominance
masculine (62%). La localisation la plus fréquente était jugulocarotidiennes (62,7%). Les ADP
d’installation brutale ont été retrouvées chez 22,2% des patients et les poly-adénopathies chez
42% des enfants. Les principales étiologies trouvées dans notre étude étaient les angines (22%),
les caries dentaires (21%), et les otites moyennes aigues (15%). L’adénogramme a été demandé
chez 10 patients dont un était en faveur de malignité. Une biopsie exérèse, faite chez 18
patients, a permis de confirmer une tuberculose ganglionnaire chez 14 patients (9%), et un
lymphome chez 4 patients (1,82%). Un cas de leucémie était suspecté devant une blastose
monocytogène à la numération formule sanguine et confirmée par un myélogramme.
Un traitement étiologique a été prescrit chez 60,75% des patients. Une surveillance était
préconisée chez 44,93% des patients dont le bilan étiologique était normal. La majorité des
patients avaient une bonne évolution sous traitement (53,79%).
Les adénopathies d’origine bénigne sont les plus fréquentes. Une étiologie maligne doit
être toujours recherchée. L’échographie permet d’avoir le diagnostic positif. L’adénogramme n’a
d’intérêt que s’il est positif. La biopsie exérèse reste l’examen de choix pour faire le diagnostic
étiologique. Une surveillance simple est le plus souvent préconisée.
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
SUMMARY
paediatric practice. The purpose of our study was to determine the epidemiologic profile of the
and to establish the most appropriate action to be held in front of this problem.
This work is a retrospective study which included 158 patients with Cervical Adenopathy.
This study was carried out in the Department of Paediatrics "A" in the Mohammed VI University
Hospital Center (Marrakech) for 5 years, from June 2003 to July 2007.
The Cervical lymphadenopathy incidence was 2,51% of the studied population. The
highest incidence was noted in children from two to seven years old with a
male predominance (62%) in all groups. Data showed that 62,7% Cervical lymphadenopathy sites
patients and Poly-adenopathy was found in 42 %. Pharyngitis and dental carry are the main
etiology and represented 22% and 21% of children respectively. Acute medium otitis represented
15%. A Fine needle aspiration was required for 10 patients. One of them was in favour of
patients (9 %), and a lymphome of 4 patients (1,82 %). A case of leukaemia was confirmed by a
myelogramme. An etiological treatment was prescribed for 60,75% of the patients and medical
supervision was recommended for 44,93% of patients whose etiological assessment was normal.
Following prescribed treatment, the health condition of the most of them was improved
(53,79%).
Adenopathies of benign origin are most frequent. Malignant etiology must be always
required and echography makes it possible to have positive diagnosis. A Fine needle aspiration
has no interest if it is not positive. The excision biopsy remains the best examination for
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
ﻣﻠﺨﺺ
ﻳﻌﺘﺒﺮ ﺗﻀﺨﻢ اﻟﻌﻘﺪ اﻟﻠﻤﻔﺎوﻳﺔ اﻟﻌﻨﻘﻴﺔ ﻟﺪى اﻷﻃﻔﺎل ﻡﻦ ﺏﻴﻦ أآﺜﺮ دواﻋﻲ اﺳﺘﺸﺎرة ﻃﺒﻴﺐ اﻷﻃﻔﺎل .ﻟﺬا
ﻓﺎﻟﻬﺪف ﻡﻦ ﻋﻤﻠﻨﺎ هﻮ ﻡﻌﺮﻓﺔ اﻟﺸﺎآﻠﺔ اﻟﻮﺏﺎﺋﻴﺔ ﻟﻬﺬا اﻟﻤﺮض ،ﺗﺤﺪﻳﺪ اﻟﺘﻮﺟﻴﻪ اﻟﻤﺘﺨﺬ وأهﻤﻴﺔ اﻻﺥﺘﺒﺎرات اﻟﻤﻜﻤﻠﺔ.
ﻋﻤﻠﻨﺎ هﻮ ﻋﺒﺎرة ﻋﻦ دراﺳﺔ إﺳﺘﻌﺎدﻳﺔ .ﻓﻲ هﺬا اﻹﻃﺎر ،ﺗﻤﺖ دراﺳﺔ 158ﻡﺼﺎب ﺟﻤﻠﺘﻬﻢ ﻓﻲ ﻏﻀﺾ اﻟﺘﻤﺮﻳﺾ
ﺏﻤﺼﻠﺤﺔ ﻃﺐ اﻷﻃﻔﺎل )أ( ﻟﻠﻤﺴﺘﺸﻔﻰ اﻟﺠﺎﻡﻌﻲ ﻡﺤﻤﺪ اﻟﺴﺎدس ﺏﻤﺮاآﺶ وذﻟﻚ ﻟﻤﺪة ﺥﻤﺲ ﺳﻨﻮات اﻟﻤﺘﺮاوﺡﺔ ﻡﺎ
ﺏﻴﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ 2003و دﺟﻨﺒﺮ .2007ﺗﻤﺜﻞ ﻥﺴﺒﺔ ﺗﻀﺨﻢ اﻟﻌﻘﺪ اﻟﻠﻤﻔﺎوﻳﺔ %2,5ﻡﻦ ﻡﺠﻤﻮع اﻟﺤﺎﻻت اﻟﻮاﻓﺪة ﻋﻠﻰ
اﻟﻤﺼﻠﺤﺔ ﻡﻊ ﻃﻐﻴﺎن ﻓﺌﺔ اﻟﺬآﻮر .ﻟﻮﺡﻆ أﻋﻠﻰ ﺗﺮدد ﻓﻲ اﻟﻔﺌﺔ اﻟﻌﻤﺮﻳﺔ اﻟﺒﺎﻟﻐﺔ ﻡﺎﺏﻴﻦ 2و 7ﺳﻨﻮات .ﻳﻤﺜﻞ ﺗﻀﺨﻢ
اﻟﻌﻘﺪ اﻟﻠﻤﻔﺎوﻳﺔ اﻟﺤﻠﻘﻴﺔ اﻟﻮداﺟﻴﺔ .%62ﻳﻈﻬﺮ اﻟﺘﻀﺨﻢ اﻟﻤﻔﺎﺟﺊ ﻋﻨﺪ %22,2ﺡﺎﻟﺔ %42 .ﻡﻦ اﻷﻃﻔﺎل آﺎن
ﻟﺪﻳﻬﻢ ﺗﻀﺨﻤﺎت ﻡﺘﻌﺪدة %66 .ﻡﻦ اﻷﻃﻔﺎل آﺎن ﻟﺪﻳﻬﻢ ﺗﻀﺨﻢ ﻟﻤﻔﺎوي ﻡﺰﻡﻦ.أﻓﺮزت ﻥﺘﺎﺋﺞ دراﺳﺎﺗﻨﺎ ﻋﻠﻰ أن
اﻟﺘﻬﺎب اﻟﻠﻮزﺗﻴﻦ %22هﻮ اﻟﺴﺒﺐ اﻷآﺜﺮ اﻥﺘﺸﺎرا ﻳﻠﻴﻪ ﺗﺴﻮس اﻷﺳﻨﺎن %21ﺙﻢ اﻟﺘﻬﺎب اﻷذن اﻟﻮﺳﻄﻰ . %15
ﺗﻢ إﺟﺮاء اﻟﺒﻀﻊ اﻟﺴﻠﻮي ﻋﻨﺪ 10أﻃﻔﺎل ,ﻓﻜﺸﻔﺖ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻋﻦ أﺡﺪ اﻟﻤﺼﺎﺏﻴﻦ ﺏﻤﺮض ﺥﺒﻴﺚ .أﻡﺎ اﻟﺨﻄﻴﻔﺔ
اﻻﺳﺘﺌﺼﺎﻟﻴﺔ ﻓﻘﺪ ﺗﻢ إﺟﺮاؤهﺎ ﻋﻨﺪ 18ﻃﻔﻼ وﻋﻠﻴﻪ ﺗﻢ ﺗﺸﺨﻴﺺ داء اﻟﺴﻞ ﻋﻨﺪ ,%9واﻟﻮرم اﻟﻠﻤﻔﺎوي ﻋﻨﺪ
.%1,82أﻡﺎ اﻟﻠﻮآﻴﻤﻴﺎ ﻓﻘﺪ ﺗﻢ ﺗﺸﺨﻴﺼﻬﺎ ﻋﻨﺪ ﻃﻔﻞ واﺡﺪ و اﻻﻟﺘﻬﺎب اﻟﻌﻀﻠﻲ ﻓﻲ ﺡﺎﻟﺔ واﺡﺪة .ﺗﻢ وﺹﻒ اﻟﺪواء
%69,75ﻡﻦ اﻷﻃﻔﺎل ﻓﻴﻤﺎ أن ﻥﺴﺒﺔ %44,9اﻗﺘﺼﺮ ﻋﻠﻰ ﻡﺮاﻗﺒﺘﻬﻢ ﺏﻌﺪﻡﺎ ﺗﺒﻴﻦ أن اﻟﻔﺤﻮﺹﺎت اﻟﻄﺒﻴﺔ ﻋﺎدﻳﺔ
ﻟﺪﻳﻬﻢ .ﻟﻤﺴﻨﺎ ﺗﺤﺴﻦ ﻡﻌﻈﻢ اﻟﺤﺎﻻت ﺏﻌﺪ اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ .ﻳﻌﺘﺒﺮ ﺗﻀﺨﻢ اﻟﻌﻘﺪ اﻟﻠﻤﻔﺎوﻳﺔ اﻟﺤﻤﻴﺪ ﻡﻦ ﺏﻴﻦ أآﺜﺮ اﻷﺳﺒﺎب
اﻥﺘﺸﺎرا ﻡﻊ اﻟﻌﻠﻢ أﻥﻪ ﻻ ﻳﺠﺐ اﺳﺘﺒﻌﺎد اﻷﺳﺒﺎب اﻟﺨﺒﻴﺜﺔ .ﺗﻜﻤﻦ أهﻤﻴﺔ اﻟﻔﺤﺺ ﺏﺎﻟﺼﺪى اﻟﺼﻮﺗﻲ ﻓﻲ ﺗﺸﺨﻴﺺ
اﻟﺘﻀﺨﻢ اﻟﻠﻤﻔﺎوي و ﺗﻌﺘﺒﺮ اﻟﺨﻄﻴﻔﺔ اﻹﺳﺘﺌﺼﺎﻟﻴﺔ أﻥﺠﻊ وﺳﻴﻠﺔ ﻟﻤﻌﺮﻓﺔ اﻟﻤﺮض ,ﺏﻴﻨﻤﺎ اﻟﺒﻀﻊ اﻟﺴﻠﻮي ﻻ ﻳﻤﻜﻦ أﺥﺬﻩ
ﺏﻌﻴﻦ اﻻﻋﺘﺒﺎر إﻻ إذا آﺎن ﻡﻮﺟﺒﺎ .وﻋﻠﻴﻪ ﻓﺎﻟﻮﺳﻴﻠﺔ اﻷآﺜﺮ اﻋﺘﻤﺎدا هﻲ اﻟﻤﺮاﻗﺒﺔ ﻋﻨﺪ اﻷﻃﻔﺎل اﻟﻤﺼﺎﺏﻴﻦ.
- 91 -
Les adénopathies cervicales chez l’enfant
ANNEXES
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Fiche d’exploitation
des adénopathies cervicales chez l’enfant
Identité :
Antécédents :
Personnels :
Vaccination : oui non
Contage tuberculeux : oui non
Tuberculose : oui non
Infection ORL : oui non
Angines à répétition : oui non
Otites à répétition : oui non
Infections bucco-dentaires : oui non
Sinusites : oui non
Contact avec les animaux : oui non
Séjour dans une zone d’endémie parasitaire : oui non
Antécédent de parasitose : oui non
Rubéole : oui non
Rougeole : oui non
Notion de griffure : oui non
Antécédent de néoplasie : oui non
Familiaux :
Tuberculose: oui non
Cancer : oui non
Histoire de la maladie :
Délai de consultation :
Mode de début : Brutale : oui non
Progressif : oui non
Ancienneté : Aigue : oui non
Chronique : oui non
Douloureuse : oui non
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Examen générale :
Signes d’anémie : oui non
RSP : oui non
Syndrome hémorragique : oui non
Syndrome infectieux : oui non
Caractéres de l’adénopathie :
Siége : jugulo-carotidénnes : oui non
Occipitals : oui non
Sous-maxillaires : oui non
Réro-auriculaires : oui non
Sus-claviculaires : oui non
Unique : oui non
Multiples : oui non
Poly-adénopathies : oui non
Bilatérales : oui non
Symétriques : oui non
Peau en regard : oui non
Inflammatoire : oui non
Normale : oui non
Fistulisée : oui non
Consistance: dure : oui non
Molle : oui non
Ferme : oui non
Mobile : oui non
Volume : <0,5 [ 0,5cm , 1cm[ > ou =1cm
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Examen ORL :
Angines : oui non
Hypertrophie amygdalienne : oui non
Pharyngite : oui non
Otite : oui non
Caries dentaire : oui non
Examen abdominale :
Hépathomégalie : oui non
Splénomégalie : oui non
Examen cutanéo-muqueux :
Porte d’entrée :
Exzéma sur-infécté : oui non
Infection cutanée : oui non
Griffure : oui non
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
Diagnostic retenu :
Conduite :
Evolutin :
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Les adénopathies cervicales chez l’enfant
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