Université de Nouakchott Al Aasriya BG / S1/ 2022
Faculté des Sciences et Techniques
Département de Physique
Cours phy1700 : Optique et
Mécanique
Dr. Aminetou Ahmedou
Plan :
Chp1: Optique
Chp2: Mécanique de fluide
Chap3: Thermodynamique
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Chapitre 1: Optique
1. Introduction
L’Optique est la partie de la physique qui étudie les propriétés de la lumière.
2. Généralité sur La lumière
La lumière est une onde électromagnétique traversant le vide à la vitesse constante C, de
3 × 10 m/s.
L’onde électromagnétique est caractérisée par :
• Une fréquence ;
• Une longueur d’onde ;
• Une vitesse de propagation.
La fréquence et la longueur d’onde sont liées par la relation:
= /
où :
• : longueur d’onde en mètre.
• : est la vitesse en m.s-1.
• : fréquence en Hz.
Le tableau suivant donne une idée des longueurs d’onde de différents types de rayonnement :
Longueur d’onde (dans le Domaine Commentaire
vide)
Plus de 10 m radio
de 1 mm à 30 cm micro-onde (Wifi,
téléphones portables,
radar, etc.)
de 780 nm à 500 µm infrarouge
de 380 nm à 780 nm lumière visible rouge (620-780 nm)
orange (592-620 nm)
jaune (578-592 nm)
vert (500-578 nm)
bleu (446-500 nm)
violet (380-446 nm)
2
de 10 nm à 380 nm ultraviolet
de 10-11 m à 10-8 m rayon X
< à 5 x 10-12 m Rayon γ (gamma)
Figure : spectre électromagnétique (Le spectre électromagnétique représente la répartition des
ondes électromagnétiques en fonction de leur longueur d'onde.)
Onde monochromatique :
C’est une onde qui vibre a une fréquence fixée (lambda unique ) → exemple : la lumière rouge
= 780 .
La source : laser , lampe a vapeur de sodium…
Onde polychromatique :
Onde composées d’onde vibrantes à des fréquences différents → exemple: lumière blanche.
3. Dualité onde - corpuscule.
En physique, la dualité onde – corpusculaire est un principe selon lequel tous les objets physiques
peuvent présenter des propriétés d'onde et parfois des propriétés de corpuscules, donc la lumière
présente deux aspects à la fois ondulatoires, d’où le concept de longueur d'onde et corpusculaire
comme en témoignent les photons.
Hugens considère que la lumière est composée d'ondes, et celle de Newton qui considérait la
lumière comme un flot de corpuscules.
A la suie de travaux d’Einstein et Louis de Broglie et de bien d'autres, les théories scientifique
modernes accordent à '' tous les objets une doubles nature d'onde et de corpuscule, bien les deux
visions coexistent simultanément, on parle de ´ dualité onde-corpuscule''.
l'énergie du photon est liée à la fréquence de l’onde par la relation :
= = /
3
où est la constante de Planck (h=6.63 x 10-34 J.s), c = vitesse de la lumière et = longueur
d’onde du photon.
La quantité de mouvement d’un photon est liée à sa longueur d’onde par la relation :
= / p en N.s
4. Effet photoélectrique
L’effet photoélectrique est l’émission d’électrons par un métal lorsqu’il est éclairé par une
lumière convenable.
4.1- Hypothèse d’einstein
Pour extraire un électron dans un métal il faut fournir de l’énergie appelée énergie d’extraction.
Einstein interprète l’effet photoélectrique en formulant les hypothèses suivantes.
- la lumière est constituée par un ensemble de corpuscules, appelés photons, transportant
chacun un quantum (des quanta) d’énergie.
- Un photon a une charge nulle et une masse nulle; il se déplace à la vitesse de la lumière,
soit C=3 × 10 m/s dans le vide.
- Chaque photon d’un rayonnement monochromatique de fréquence ν transporte un quantum
= = / avec E s’exprime en joule (J).
- L’effet photoélectrique correspond à l’interaction (choc) entre un photon incident et un
électron du métal avec transfert de l’énergie du photon à l’électron extrait.
4.2- Cas de la cellule photoélectrique
Lorsqu’elle est éclairée par une lumière convenable
la cathode C émet des électrons. Ces électrons sont
captés par l’anode A. Il en résulte dans le circuit
4
extérieur un courant de faible intensité qu’on peut
lire sur le galvanomètre G.
Lorsqu’on éclaire la cellule photoélectrique par une lumière convenable, on constate que la
tension varie avec l’intensité de courant I.
Intensité de saturation
Potentiel d’arrêt
Si > 0, les électrons émis par la cathode sont attirés par l’anode et son nombre croit avec la
tension UAC avant de se stabiliser pour une certaine valeur de l’intensité de courant appelée
intensité de saturation Is.
Si ≥ − , l’intensité est nulle et aucun électron émis par C ne parvient à A.
4.3- Seuil photoélectrique
L’énergie cinétique est toujours positive donc l’énergie du photon incident = doit être
supérieure au travail d’extraction pour trouver l’effet photoélectrique.
< ou < pas d’effet photoélectrique.
= ou = L’électron est extrait mais son énergie cinétique est nulle , il ne va
pas loin !
> ou > L’électron est extrait et acquiert (a) une énergie cinétiq
ue, il quitte le métal.
* = énergie d’extraction qui ne dépend que de la nature du métal(
est la fréquence seuil ) = ⁄ , la longueur d’onde seuil).
L’énergie cinétique est donnée par la relation : = −
= ( − )=
est la masse d’un électron: = . ×
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4.4- La tension d’arrêt
C’est tension qu’il faut appliquer aux bornes de l’anode et la cathode pour arrêter le courant
photoélectrique, c’est une tension négative.
La loi de conservation de l’énergie, montre que cette tension est en relation avec l’énergie
cinétique maximale des électrons :
4.5- Puissance d’un faisceau monochromatique
Le nombre de photons transportés par un seconde par un rayonnement
monochromatique de fréquence est lié à la puissance P du faisceau par: = /∆
4.6- L'intensité du courant de saturation
Courant obtenu dans une chambre d'ionisation lorsqu'un nouvel accroissement de tension ne
produit pas d'augmentation de courant
= /∆
Ou est le nombre de photons efficaces (qui arrachent les électrons)
Exercice d’application :
Une lumière poly chromatique comprenant 3 radiations (λ1=450 nm ; λ2= 610 nm ; λ3=750 nm)
irradie un échantillon de potassium, contenu dans une ampoule. L'énergie d'ionisation vaut 2,14
eV (énergie nécessaire à arracher un électron de l'atome de potassium).
1. Etablir la relation E(eV) = 1240 ev nm / λ(nm)
2. quelle(s) radiation(s) donne(nt) lieu à l'effet photoélectrique ?
3. Quelle est la vitesse des électrons expulsés du métal ?
Masse de l'électron 9,1 10-31 kg.
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Optique géometrique:
L’optique géométrique s’intéresse à la lumière qui est réfléchie ou déviée (réfractée) par
différents procédés.
1- L’indice de réfraction
L’indice de réfraction (n) d’un milieu est définit comme le rapport de la vitesse de la lumière
dans le vide (c) par la vitesse de la lumière dans ce milieu (v) :
= >1
L’indice de réfraction ne possède pas d’unité.
Milieu Indice de réfraction
Air ≈1
Eau 1.33
Verre 1.52
Dans un milieu :
• Homogène: mêmes propriétés en tout point.
• Isotrope: mêmes propriétés dans toutes les directions,
Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux sont des lignes droites.
2- Les lois de Snell-Descartes (réflexion et réfraction)
Les lois de Snell-Descartes décrivent le comportement de la lumière à l'interface de deux
milieux. Avec la propagation rectiligne de la lumière dans les milieux homogènes et isotropes.
Dioptre : est une surface qui sépare deux milieux d'indices de réfractions différents.
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Plan d’incidence : défini par le rayon incident et la normale.
Une partie du rayon est réfléchie : réflexion
Une partie du rayon est réfractée : réfraction
Le milieu 1 est dit moins réfringent que le milieu 2 si < et vice versa
∶ angle d'incidence
́̇ ∶ angle de réflexion
∶ angle de réfraction
2.1. Loi du plan d’incidence
Le rayon réfléchi et le rayon réfracté sont contenus dans le plan d’incidence
2.2. Loi de la réflexion
L’angle d’incidence et l’angle de réflexion sont égaux et opposés: = ́̇
2.3. Loi de la réfraction
Les angles d’incidence et de réfraction sont liés par la relation : sin = sin
3- Conséquences
Le rayon réfracté se rapproche de la normale quand la lumière passe d'un milieu moins
réfringent à un milieu plus réfringent. À l'inverse, lorsque la lumière passe d'un milieu plus
réfringent vers un milieu moins réfringent, le rayon réfracté s'éloigne de la normale.
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4- Angle limite d’incidence et réflexion totale : cas <
Lorsque l’angle d’incidence varie de 0° à , on observe à la fois un rayon réfléchi et un
rayon réfracté. Quand l’angle d’incidence varie de à °, on n’observe plus de rayon
réfracté, il n’y a qu’un rayon réfléchi : c’est le phénomène de réflexion totale.
= °=
5- Angle limite de réfraction : cas >
Lorsque l’incidence est rasante, l’angle d’incidence est maximum et vaut °, tandis que
l’angle de réfraction est maximum mais n’atteint pas °.
= °=
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6- Le prisme
Un prisme est un milieu homogène, généralement en verre, limité par deux dioptres plans non
parallèles, appelés les faces d'entrée et de sortie du prisme. Leur intersection forme l'arête du
prisme, caractérisée par un angle A (A est l'angle au sommet du prisme). La troisième face est
la base du prisme.
Les deux propriétés principales des prismes sont de dévier (réfracter ou réfléchir la lumière)
et de disperser la lumière. La dispersion signifie la séparation d'un rayonnement
polychromatique en ses différentes composantes
Le plan d’incidence est le plan formé par le rayon incident et la normale à la surface d’entrée
du prisme au point d’incidence.
• Les relations fondamentales du prisme :
Soit SI un rayon incident quelconque qui frappe en I la face d'entrée du prisme ; provenant
d'un milieu moins réfringent que celui du prisme, ce rayon subit en I le phénomène de
réfraction en respectant les deux lois de Descartes.
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Si n est l’indice du prisme, les lois de Snell-Descartes en I et I’ imposent les deux relations
suivantes :
= et i′ = r’
Dans le triangle ( ′): − + + − ’ = Soit : = + ’
L'angle de déviation D est par définition l'angle dont il faut faire tourner le rayon incident SI
pour l'amener dans la direction du rayon émergent I'R. Cette déviation est donc la somme de
deux déviations successives qui ont lieu dans le même sens, l'une à l'entrée, l'autre à la sortie
du prisme, soit :
D = (i - r) + (i' – r') , donc : D = i + i' – A
Les formules du prisme se résument de la façon suivante :
i′ = r’
= + ’
D = i + i' – A
7- Miroir, Dioptre et lentilles
Système optique : Ensemble de surfaces transparents (planes ou sphériques) qui réfléchissent
(miroirs) ou réfractent (dioptres) les rayons lumineux.
7-1-Miroir : C'est une surface qui réfléchisse complètement la lumière.
Miroir plan:
Le rayon réfléchi est dans le même
plan que le rayon incident arrivant
sur le miroir. L’angle d’incidence i
est égal à l’angle de réflexion i’.
Miroir sphérique:
Le miroir sphérique est une portion de sphère dont la surface a été
recouverte d'une couche totalement réfléchissante.
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Miroir concave, appelé aussi Miroir convexe, ou divergent
convergent
7-2-Dioptre: un dioptre est une surface séparant deux milieux transparents homogènes et
isotropes, d'indices de réfraction différents.
On parle de dioptre plan si la surface de séparation est un plan, de dioptre sphérique si c'est
une sphère (ou tout au moins une calotte sphérique).
7-3-Les lentilles
Une lentille est un milieu transparent d’indice n limité par deux dioptres sphériques ou un
dioptre plan et un dioptre sphérique.
On distingue deux types de lentille :
✓ Lentilles convergentes :
le faisceau lumineux les traversant devient plus convergent
✓ Lentilles divergentes : le faisceau lumineux les traversant devient plus divergent
Exemple:
Un prisme de verre d’indice n=1,6 et d’angle A = 30° est traversé par un rayon lumineux
monochromatique. Le rayon incident tombe sur le prisme sous un angle i=30° .
1) Déterminer l’angle de réfraction r sur la première face
2) Déterminer l’angle d’incidence r’ sur la deuxième face
3) Déterminer l’angle d’émergence i’ et la déviation totale créée par ce prisme
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Solution :
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Chapitre 2: Mécanique de fluide
1. Introduction :
La mécanique des fluides est une branche de la physique qui étudie les comportement
des fluides (liquides, gaz ) et des forces internes associées. Elle comprend deux sous branches:
la statique des fluides qui étudie les fluides au repos et la dynamique des fluides qui étudie les
fluides en mouvement.
2- Définition:
Un fluide peut être considéré comme étant une substance formé d'un grand
nombre de particules matérielles, très petites et libres de se déplacer les unes par rapport aux
autres. C’est donc un milieu matériel continu, déformable, sans rigidité et qui peut s'écouler.
Les fluides peuvent être classés en deux grandes familles :
• La famille des fluides "newtoniens" (comme l'eau, l'air et la plupart des gaz) Les fluides
"newtoniens" ont une viscosité constante ou qui ne peut varier qu'en fonction de la
température.
• Fluides "non newtoniens" (quasiment tout le reste... le sang, les gels, les pâtes…). Est
constituée par les fluides "non newtoniens" qui ont la particularité d'avoir leur viscosité
qui varie en fonction de la vitesse et des contraintes qu'ils subissent lorsque ceux-ci
s'écoulent.
2.1. Fluide parfait
En mécanique des fluides, un fluide est dit parfait s'il est possible de décrire son mouvement
sans prendre en compte les effets de frottement.
2.2. Fluide réel
Contrairement à un fluide parfait, dans un fluide réel les forces tangentielles de frottement
interne qui s’opposent au glissement relatif des couches fluides sont prise en considération.
2.3. Fluide incompressible
Un fluide est dit incompressible lorsque le volume occupé par une masse donné ne varie pas
en fonction de la pression extérieure. Les liquides peuvent être considérés comme des fluides
incompressibles (eau, huile, etc.).
2.4. Fluide compressible
Un fluide est dit compressible lorsque le volume occupé par une masse donnée varie en
fonction de la pression extérieure. Les gaz sont des fluides compressibles. Par exemple, l’air,
l’hydrogène, le méthane à l’état gazeux, sont considérés comme des fluides compressibles.
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3- Les états de la matière
Les trois états de la matière les plus connus sont les états gazeux, solide et liquide.
Un solide : a une forme définie et un volume défini (ex : un cube de sucre)
Les particules (atomes, molécules ou ions) sont liées
les unes aux autres par des liaisons chimiques qui
fixent leurs positions relatives.
Un liquide : a un volume défini, mais une forme indéfinie (ex : de l'eau)
Les particules sont faiblement liées : elles peuvent
se déplacer spontanément les unes par rapport aux
autres (déformabilité).
Un gaz : a une forme indéfinie et un volume indéfini (ex : de l’oxygène)
Les particules sont très faiblement liées
4- Caractéristiques physiques
4.1 Masse volumique
La masse volumique d’un fluide est la masse de l’unité de volume de ce fluide. Elle
s’exprime en kg/m3
Les fluides sont caractérisés par leur masse volumique :
ρ = m/ V
où : ρ : Masse volumique en (kg/m 3), m : masse en (kg), V : volume en (m3).
Exemples :
Fluide Masse volumique ρ (kg/m3) Type de fluide
3
Benzène 0,880. 10
Eau 103 Incompressible
Mercure 13,546. 10 3
Air 0,001205. 103 compressible
Hydrogène 0,000085. 103
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4.2 Poids volumique
Il représente la force d’attraction exercée par la terre sur l’unité de volume, c'est-à-dire le
poids de l’unité de volume.
ϖ = mg/ V = ρ g
Avec: ϖ : Poids volumique en (N/m 3 ), m : masse en (kg), g : accélération de la
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pesanteur en (m/s ) et V : volume en (m ).
4.3 Densité
La densité : elle mesure le rapport de la masse volumique du fluide rapportée à un corps de
référence. C’est une grandeur sans unité définie par :
masse volumique du fluide
= =
masse volumique d′un fluide de référence
Dans le cas des liquides en prendra l’eau comme fluide de référence. Dans le cas des gaz on
prendra l’air comme fluide de référence.
4.4 Viscosité
C’est une grandeur qui caractérise les frottements internes du fluide. Les fluides de grande
viscosité résistent à l'écoulement et les fluides de faible viscosité s'écoulent facilement.
Par exemple, si on considère un fluide visqueux placé entre deux plaques P1 et P2, tel que la
plaque P1 est fixe et la plaque P2 est animée d’une vitesseV2.
Le mouvement du fluide peut être considéré comme résultant du glissement des couches de
fluide les unes sur les autres. La vitesse de chaque couche est une fonction de la distance Z.
On distingue la viscosité dynamique et la viscosité cinématique.
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✓ Viscosité dynamique
La viscosité dynamique exprime la proportionnalité entre la force qu'il faut exercer sur une
plaque lorsqu'elle est plongée dans un courant et la variation de vitesse des veines de fluide
entre les 2 faces de la plaque, représenter par l'équation suivant :
Où :
F : force de glissement entre les couches en (N),
μ : Viscosité dynamique en (kg/m.s), dans SI , l'unité est le ( Pa.s ).
S : surface de contact entre deux couches en (m2 ),
ΔV : Écart de vitesse entre deux couches en (m/s),
ΔZ : Distance entre deux couches en (m).
✓ - Viscosité cinématique
La viscosité cinématique est le rapport de la viscosité dynamique et de la masse volumique.
= , Unité : (m2/s).
5- Notion de pression
La pression est une grandeur scalaire. C’est l’intensité de la composante normale de la force
qu’exerce le fluide sur l’unité de surface.
Elle est définie en un point A d’un fluide par l’expression suivante :
où :
dS : Surface élémentaire de la facette de centre A (en mètre carré),
: Vecteur unitaire en A de la normale extérieure à la surface,
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: Composante normale de la force élémentaire de pression qui s’exerce sur la surface (en
Newton),
: Pression en A (en Pascal).
La formule de la "pression dans un fluide" est généralement écrite de la manière suivante :
( )
= = = =
Pa
Pour avoir l'expression de la pression totale, aussi appelée pression
absolue, il faut ajouter la pression atmosphérique Pa à la pression
exercée par le liquide
PT = ρgh + Pa
6- Relation fondamentale de l’hydrostatique
La différence de pression entre deux points d’un
fluide en équilibre est proportionnelle à leur
différence de Profondeur :
− =ϖ( − ) = ρ g( − )= ρ g h
C’est la relation fondamentale de l’hydrostatique.
est la masse volumique du fluide en (kg/m 3)
h est la dénivellation entre les deux points A et B en (m)
g est l’accélération de la pesanteur (9,81 N/kg)
P= − est la différence de pression en (Pa)
7- Théorème de Pascal
Dans un fluide incompressible en équilibre, toute variation de pression en un point entraîne
la même variation de pression en tout autre point.
Application : Principe de la presse hydraulique
Soit le schéma de principe d’une presse hydraulique (Fig.1). On y produit une force
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considérable à partir d’une force relativement peu importante, en considérant la surface
d’un piston à la sortie 2 plus large que celui à l’entrée 1.
Figure.1 : Principe d’une presse hydraulique
Lorsque les deux pistons 1 et 2 sont sur le même niveau, on a : p1=p2
8- Exercices d’applications
Exemple 1:
Déterminer le poids volumique de l’essence sachant que sa densité d=0,7.
On donne : l’accélération de la pesanteur g=9,81 m/s2
Masse volumique de l’eau ρ = 1000 kg/m3
Correction:
Exercice 2
-1
19
Exercice 3
Soit un tube en U fermé à une extrémité qui contient deux liquides non miscibles.
Entre les surfaces :
- (1) et (2) il s’agit de l’essence de masse volumique = 700 / .
- (2) et (3), il s’agit du mercure de masse volumique = 13600 / .
La pression au-dessus de la surface libre (1) est = =1 .
L’accélération de la pesanteur est = 9,8 / .
La branche fermée emprisonne un gaz à une pression P3 qu’on cherche à calculer.
1) En appliquant la RFH (Relation Fondamentale de l’Hydrostatique) pour l’essence,
calculer la pression P2 (en mbar) au niveau de la surface de séparation (2) sachant que ℎ =
( − ) = 728 .
2) De même, pour le mercure, calculer la pression P3 (en mbar) au niveau de la surface (3)
sachant que ℎ’ = ( − ) = 15 .
Exercice 4
-2
-3
-4
Reponse
Conclusion
Les fluides peuvent être classés en fluides parfaits (sans frottement), fluides
réels (avec frottement), fluides incompressibles (liquides) et fluides
compressibles (gaz). Les fluides sont caractérisés par les propriétés suivantes: la masse
volumique, le poids volumique, la densité et la viscosité.
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9- Écoulement stationnaire ou permanent.
Un écoulement est dit stationnaire ou permanent si le champ des vecteurs vitesses des
particules du fluide est indépendant du temps.
10- Equation de continuité
11-
L'expression du principe de conservation de la
masse se traduit par l'égalité de la masse de
fluide entrant par S1 entre les instants t et t + dt
avec la masse de fluide sortant par S2 pendant
cette même durée, c'est à dire: dm 1 = dm2
Nous avons : ρ1 dV1 = ρ2 dV2 avec dvi : volume
de fluide déplacé entre les instants t et t + dt de
masse dm i, (dv i = Si dl i).
ρ1 S1 dl 1 = ρ2 S2 dl2
Divisons les deux termes par dt non nul:
ρ1 S1 dl1 /dt= ρ2 S2 dl2 /dt
avec dl1 /dt = V1 et dl2 /dt= V 2
Notations:
Le principe de conservation de la masse est:
-Vi : vitesse des particules fluides,
ρ1 S1 V1 = ρ2 S2 V2 appelée équation de continuité
ρ en kg/m3 ; S en m² et V en m/s -Si : section de la veine fluide,
Pour les fluides incompressibles : ρ1= ρ2= ρ, -dli : hauteur du volume cylindrique
l'équation de continuité s'écrit S1 V1 = S2 V2 de fluide.
11-Notion de débit
11.1- Débit massique
On appelle débit massique la quantité Qm = ρ S.V = dm/dt représentant la masse de fluide
traversant la section S de la veine fluide par unité de temps. Unité le kg/s
11.2- Débit volumique
On appelle débit volumique Qv le volume de fluide traversant une section S d'une veine
fluide par unité de temps soit : Qv = S V= dv/dt Unité le m3/s.
11.3- Relation entre débit massique et débit volumique
A partir des relations précédentes on peut déduire facilement la relation entre le
débit massique et le débit volumique : Qm = ρ. Qv
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12-Théorème de Bernoulli sans transfert d'énergie
Le théorème de Bernoulli relie les paramètres de l'écoulement permanent d'un fluide
incompressible le long d'une veine fluide avec laquelle il n'a aucun échange d'énergie:
+ + = + +
Ou : pression, : masse volumique du fluide incompressible, : vitesse des
particules fluides, : accélération de la pesanteur et : altitude du point considéré.
13-Applications du théorème de Bernoulli
✓ La formule de Torricelli
Considérons un réservoir cylindrique rempli d’un liquide dans lequel on perce un orifice.
La formule de Torricelli relie le débit d’écoulement avec la hauteur de liquide h.
L’application du théorème de Bernoulli entre les points A et B
donne :
Exemple : un réservoir ouvert à l'air libre. Un orifice B est pratiqué à 0,3 m de la surface
libre du liquide. Le niveau du liquide est maintenu constant. Quelle est la vitesse de
l'écoulement en B?
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