0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues51 pages

Chapitre 1 MAINTENANCE ET GMAO

Le document décrit les notions de base de la maintenance préventive et de la gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) pour les dispositifs médicaux. Il présente les étapes clés pour mettre en place un système de maintenance, notamment l'état des lieux, l'évaluation, la définition de l'organisation, la planification et le cycle de vie des dispositifs.

Transféré par

Miradi Incontesté
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues51 pages

Chapitre 1 MAINTENANCE ET GMAO

Le document décrit les notions de base de la maintenance préventive et de la gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) pour les dispositifs médicaux. Il présente les étapes clés pour mettre en place un système de maintenance, notamment l'état des lieux, l'évaluation, la définition de l'organisation, la planification et le cycle de vie des dispositifs.

Transféré par

Miradi Incontesté
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SUJET 

:
CONTRIBUTION A LA
MAINTENANCE PREVENTIVE ET DE
LA GMAO D’UNE UNITE DE
REANIMATION (CAS DU MONITEUR
HEALTHCARE J.E B40 DE L’HBM)
PAR MANDUAKILA MAMINGI MIRADI
Chapitre 1.
NOTIONS SUR LA MAINTENANCE DES
DISPOSITIFS MEDICAUX ET GMAO

1.1. INTRODUCTION

Les dispositifs médicaux, notamment les appareils et équipements


médicaux, exercent un impact considérable sur la qualité des prestations aux
patients du fait de leur utilisation dans le diagnostic, le traitement et la surveillance
des patients. Le succès des prestations médicales et des soins dépend à leur tour
directement d'un système de gestion de la qualité performant en matière de
technique médicale. L'activité de la division médico-technique interne à l'hôpital
revêt ici une signification particulière, elle qui garantit, non seulement par sa
compétence en la matière, mais aussi et avant tout par sa formation et ses conseils
appropriés, que les utilisateurs puissent mettre en œuvre leurs dispositifs médicaux
de manière durablement sûre.
La présente recommandation « Bonnes pratiques de la maintenance
des dispositifs biomédicaux" est un guide censé illustrer par quelles mesures pratiques
les prescriptions légales en vigueur en matière de maintenance peuvent être satisfaites
conformément à l'état actuel de la science et de la technique. Cette brochure, élaborée
par des praticiens de la maintenance hospitalière des dispositifs médicaux, s'adresse
aussi bien au personnel spécialisé procédant ou faisant procéder à la maintenance de
dispositifs médicaux dans les hôpitaux qu'à la direction de ces institutions de santé,
laquelle est responsable de mettre à disposition les ressources nécessaires.

1.2. ABREVIATIONS ET DEFINITIONS

Dans la suite du guide, on entend par :


 Dispositifs médicaux, DM, l’ensemble des dispositifs médicaux soumis à des
obligations de maintenance ;
 Service biomédical, toute personne ou structure ayant en charge la
maintenance des DM ;
 Assurance qualité, AQ ;

1.3. MISE EN PLACE OU VERIFICATION DE GESTION DE LA


MAINTENANCE BIOMEDICALE
1.3.1. Responsabilité et mandat

La responsabilité pour la maintenance et pour le retraitement


professionnel des DM est attribuée à l’utilisateur et ceci indépendamment de la
personne qui effectue le travail, que ce soit l’utilisateur lui- même, un service interne
ou un tiers mandaté.
Au cas où les utilisateurs seraient sous la direction d’une organisation,
celle-ci est tenue de prendre les mesures nécessaires d’organisation et d’exploitation
pour la maintenance des DM, de telle façon que les buts prévus pour la sécurité et les
performances soient atteints.
Si l’exécution de la maintenance est confiée aux collaborateurs
techniques (ingénieurs hospitaliers, utilisateurs, sous-traitants, etc.), la direction doit
leur donner un mandat précis pour introduire et réaliser un système de maintenance des
DM. Cette maintenance doit être vérifiable par les utilisateurs. De même la direction
doit mettre à disposition les ressources nécessaire (humaines, financières,
infrastructures, organisation, mandats et prestations, etc.),

1.3.2. Démarche

Revue
Inventaire
Etat des lieux

Description de situation

Exigences
Etat des lieux

Analyse des risques

Evaluation Rapport sur l’état

Manuel d’organisation
Consolidation

OK?

Définition des priorités

Introduction

Figure 1.1. Démarche à suivre de la maintenance


[Link] DES LIEUX
1.4.1. Description de la situation

 Décrire la situation actuelle (organisation, structure, mandat).


 Quantifier les ressources à disposition (humaines, financières,
infrastructures, organisation, mandats et prestations, etc.).
1.4.2. Exigences
Décrire les objectifs de qualité concernant la sécurité et les prestations
des DM aussi en considérant l’économicité. Décrire le périmètre couvert par le système
de maintenance, répondant aux besoins des différents acteurs.
1.4.3. Inventaire
Etablir l’inventaire des DM concernés et les données de maintenance y
relatives, notamment les protocoles, la périodicité des maintenances préventives, la
nature interne ou externe des interventions, classe O Dim, etc. Considérer les
dispositions de maintenance des fabricants.
[Link]
1.5.1. Analyse des risques
Du fait des obligations légales et des ressources à disposition, il est
vraisemblable que des critères de priorité doivent être définis, afin de combler
progressivement les lacunes mises en évidence par l’analyse précédente. Ces critères
peuvent être par exemple :
 Parc de DM
 Criticité de ces DM
 Prestations de l’hôpital
 Préconisations du fabricant
1.5.2. Evaluation
- Identifier, lister et documenter les manquements relatifs aux exigences légales.
- Identifier, lister, quantifier et documenter les lacunes du système de maintenance
et les confronter aux besoins des utilisateurs par rapport à la globalité des DM.

1.5.3. Rapport d’état


Le rapport d’état est le document consignant les résultats de
l’évaluation.
1.6. DEFINITION DE L’ORGANISATION
1.6.1. Consolidation
A partir de la phase précédente, une organisation doit être mise en
place avec définition :
 De la structure organisationnelle (organigramme) ;
 Des missions, responsabilités et compétences (cahiers des charges des
personnes) ;
 Des processus (responsables, input, contenu, output), tels que :

 Acquisition
 Mise en service
 Utilisation
 Maintenance préventive
 Maintenance corrective
 Maintenance externe
 Réforme

 De la gestion documentaire
 Gestion des modifications des processus
 Gestion de la formation
 Des partenaires et prestataires de service et les modalités d’intervention de
chacun.

1.7. SOUTIEN LOGISTIQUE


1.7.1. Manuel ’organisation
L’évolution continue du concept est décrite dans le manuel
d’organisation.
[Link] EN APPLICATION
1.8.1. Définition des Priorités

 Préparer une liste des priorités sur la base de critères tirés par l’analyse des
risques, l’évaluation et le rapport d’état.
 Classifier les objectifs et définir les étapes d’intégration qui sont nécessaire
pour répondre de manière efficiente et économique aux exigences légales et
garantir la sécurité des patients.
 Etablissement d’un planning (général et détaillé).
1.8.2. Introduction
 Allocation des ressources (charge de travail, moyens, etc.) selon les
procédures et logigrammes établis.
 Approbation de la direction.
 Information des collaborateurs et des utilisateurs.
 Exécution selon le planning (formation des collaborateurs, mise en place de
l’infrastructure).
1.8.3. Amélioration continue
A l’identique d’un système qualité, il faut mettre en place un outil
d’amélioration continue :

Input Processus Output


Client Client

Figure 1.2. Outil d’amélioration continué

1.9. PLAN QUALITE


L’amélioration continue des processus se base sur des indicateurs
qui doivent être mesurés et quantifiés. Le plan qualité se base sur ces indicateurs et
sera réalisé selon le schéma : planifier, exécuter, contrôler, corriger (Plan, Do, Check,
Act).

1.9.1. Plan

Pour répondre à une mission orientée client, les directives et les


processus sont définis et précisés.
1.9.2. Do

Les activités planifiées visant à répondre à la mission attribuée sont


réalisées. Le résultat correspond à l’output.

1.9.3. Check

Les résultats à disposition des clients sont comparés avec les


spécifications définies dans la planification.

1.9.4. Act

Les mesures correctives sont définies sur la base de la comparaison


entre les résultats obtenus et les attentes. Elles seront planifiées, appliquées et
contrôlées.
1.10. CYCLE DE VIE D’UN DM

Figure 1.3. Cycle de vie d’un Dispositif médical

6
1.11. ACQUISITION D’UN DM (ROLE DU SERVICE BIOMEDICAL)

Figure 1.4. Acquisition d’un DM

7
Commentaire
 Marquage européen“ CE” (au marquage suisse “MD”) et déclaration
de conformité selon les directives 93/42/CEE, 90/385/CEE et
98/79/CE.
 Classification O Dim et électrique (série des normes EN60601-1).
 Exigences linguistiques à définir.
 Documentation : mode d'emploi, documentation technique, schémas.
 Contraintes d'installation et exigences de manutention (liste des
travaux à réaliser et répartition des tâches).
 Elimination de l'ancien matériel en cas de renouvellement.
 Contraintes de maintenance : type, fréquence, durée, qualification,
outillage, etc.
 Propositionsdecontratet/
oupossibilitédegérerlamaintenancedemanièreautonomeoupartagée.
 Formation (utilisateurs et personnel technique).
 Retraitement (procédure de nettoyage, désinfection, stérilisation,
conditionnement, stockage et produits compatibles).
 Pièces détachées, consommables, accessoires : coûts, délais de livraison,
compatibilité.
 Organisation du service après-vente (proximité, piquet, hotline,
télémaintenance, prêt d'appareils, qualification et habilitation du
personnel, etc.).
 Certification qualité du fournisseur.

8
1.12. MISE EN SERVICE D’UN DM

Figure 1.5. Mise en service d’un DM

9
1.13. UTILISATION D’UN DM (ROLE DES UTILISATEURS)

Figure 1.6. Utilisation d’un DM

10
1.14. MAINTENANCE PREVENTIVE

Figure 1.7. Maintenance préventive

11
1.15. MAINTENANCE CORRECTIVE

12
Figure 1.8. Maintenance corrective

13
1.16. MAINTENANCE EXTERNE

Figure 1.9. Maintenance externe

14
1.17. REFORME D’UN DM

Figure 1.10. Reforme d’un dispositif médical

15
1.18. Organisation

La répartition des tâches et des compétences au sein du service


biomédical doit être réglementée, tout comme leur positionnement et leur
intégration dans l’organisation de l’établissement.

La meilleure solution consiste à représenter l’organisation de


l’établissement à l’aide d’un organigramme. Les différentes tâches et compétences
au sein du système d’assurance-qualité du service biomédical peuvent être
représentées au moyen de la matrice des responsabilités figurant ci-dessous.
Exemple :
Tableau 1.1. Organisation du service biomédical

Qui Direction Direction Chefs d’atelier Collaborateurs Utilisateurs


de Service biomédical Service
Quoi l’hôpital biomédical biomédical
Définition de la
politique de qualité, R C I I I
principes d’AQ (H)
Réalisation d’un I R C C C
manuel qualité
Mise en œuvre du H R I I
manuel qualité
Planification de la (I) H R C H
maintenance
Délégation des H R C I
compétences

H: Habilitation
R: Responsabilité
C: Collaboration
I: Information

Les cahiers des charges fixent les tâches, les compétences et les
responsabilités. Raison pour laquelle le service biomédical devrait les avoir à
disposition où les rédiger. Les tâches des services biomédicaux et des utilisateurs
doivent être clairement réparties. Exemple :

16
Tableau 1.2. Cahier de charge maintenance

Tâches du service biomédical Tâches des utilisateurs


 Maintenance des appareils,  Entretien des appareils et
planification de leur planification des utilisations
renouvellement et élimination  Coordination avec le service
 Soutien en matière biomédical en matière de
d’acquisition et maintenance
d’application  Besoins en appareils et
 Dispositions-cadre concernant la exigences correspondantes
politique du parc, l’homogénéité (cahier de charges)
des appareils  Déclenchement de l’acquisition par
 Exigences légales le service des achats et par le
 Suivi des choix architecturaux service biomédical
 Organisation du service de piquet  Documentation sur les
 Coordination interdisciplinaire appareils (mode d’emploi,
 Contrôles de sécurité, assurance- précautions spécifiques de
qualité l’appareil, etc.)
 Soutien pour les utilisateurs  etc.
 etc.

1.19. LA GESTION ET MAINTENANCE ASSISTE PAR ORDINATEUR


(GMAO)
1.19.1. Introduction

La disposition d’un outil de Gestion de la Maintenance est aujourd’hui


incontournable tant d’un point de vue technique, budgétaire qu’organisationnel pour
optimiser la productivité des investissements des établissements mais aussi pour
garantir la disponibilité des dispositifs médicaux à moindre coût.

La GMAO fait partie du système d’information, de gestion et de


pilotage de la fonction maintenance qui a pour mission de garder les installations dans
un état tel qu’ils puissent constamment répondre aux spécifications pour lesquelles ils
ont été conçus et ceci d’une manière efficace et économique. L’outil informatique de
gestion est alors une aide pour tracer, archiver, analyser et prendre des décisions.

La GMAO permet de piloter la maintenance des équipements, à l’instar


des ventes dans une entreprise : reporting, tableaux de bords, décisionnel. Tous les

17
secteurs qui ont des équipements à maintenir peuvent avoir recours à un progiciel de
GMAO : industrie, transport, santé …etc.

1.19.2. Définition de la GMAO

GMAO signifie Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur, et


désigne toute méthode de gestion des opérations et des informations de maintenance à
l’aide d’un outil informatique.

En 1985 M. Gabriel et [Link] définissaient la gestion de la


maintenance assistée par ordinateur en ces termes :«Un système informatique de
management de la maintenance est un progiciel organisé autour d'une base de données
permettant de programmer et de suivre sous les trois aspects techniques, budgétaire et
organisationnel, toutes les activités d'un service de maintenance et les objets de cette
activité (services, lignes, ateliers, machines, équipements, sous-ensembles, pièces,
etc.) à partir de terminaux disséminés dans les bureaux techniques, ateliers, magasins
et bureaux d'approvisionnement ».

GM (gestion de la maintenance) : C'est avant tout la compétence de


l'acquéreur utilisateur.
AO (assistance informatique) : C'est la compétence du vendeur (qui n'ignore pas la
maintenance, mais ne connaît pas votre entreprise).

Une GMAO investie est une « valise pleine d'informatique et vide de


maintenance » il s'agit de la remplir, puis de la faire vivre à l'intérieur d'une
organisation préalablement éprouvée.

La gestion de maintenance assistée par ordinateur (souvent abrégée en


GMAO) est une méthode de gestion assistée d'un logiciel destiné aux services de
maintenance d'un établissement afin de l'aider dans ses activités.

1.19.3. Objectifs de la GMAO

Le principal objectif de la maintenance a longtemps été de réduire la


durée d’immobilisation des équipements, De maîtriser un ensemble de paramètres
ayant une influence directe sur la fiabilité des équipements, les coûts d’exploitation et
la qualité des produits et des services. Ils doivent ainsi à tout moment :

- Fluidifier la communication avec les services de soins grâce à un portail de


demandes d’interventions sur les équipements ;
- Réduire les coûts de pannes ;
- Réduire les délais d’approvisionnement en matériel et en pièces détachées ;
- Réduire les temps d’intervention ;

18
- Fiabiliser le suivi de la maintenance préventive et réglementaire ;
- Augmenter la disponibilité des équipements ;
- Améliorer le contrôle des coûts et le suivi de la sous-traitance ;
- Aider à la décision et au renouvellement des équipements ;
- Maîtriser les coûts des installations et connaître l’impact financier de leurs
décisions ;
- Maîtriser les interventions, les plannings et leur coût ;
- Optimiser les moyens humains et techniques ;
- Optimiser les stocks de pièces de rechange ;
- Connaître en détail les installations techniques et tenir la documentation ;
- Formaliser et capitaliser le retour d’expérience notamment en ce qui concerne
les pannes et leurs causes ;

1.19.4. Les utilisateurs du système de GMAO

La GMAO est utilisée par les techniciens, les opérateurs de production,


de maintenance et le service des achats (hors matières premières).

1.19.5. Les fonctionnalités de la GMAO

Une GMAO peut compter une multitude de fonctionnalités, mais à la base


elle doit comprendre5 :

- Centralisation de l’information des équipements, catégorisation, localisation et


fonction ;
- Ressources de l’entreprise, qu’elles soient matérielles ou humaines,
disponibilité et compétence ;
- Inventaire de pièces de rechange avec gestion du réapprovisionnement ;
- Planification, exécution et suivi des travaux de maintenance ;
- Sécurisation du travail (cadenassage, espaces clos) ;
- Communication entre intervenants ;
- Analyse et indicateurs de performances (KPI) ;
- Tableaux de bords.

Parmi ces fonctionnalités on trouve :

- Gestions des équipements : Inventaire, localisations, bâtiments, réseaux,


ordinateurs. Gestion d’information dédiée par type d’équipement.

- Gestion de la maintenance : C’est-à-dire des interventions corrective et curative


sur les machines, (avec OT : ordre de travaux, ou BT : bon de travaux, ou ODM
: ordre de maintenance), préventive, etc. Ce module comporte souvent des

19
fonctionnalités ouvertes à des utilisateurs au-delà du service de maintenance,
comme une gestion des demandes d’intervention (DI), permettant à toute
personne autorisée, le signalement d’une anomalie devant être prise en
considération par la maintenance.

- Gestion de mise en sécurité : Des installations pour les travaux de maintenance


(consignation, centralisation, autorisation de sécurité, déconsignation, etc.) Pour
permettre le verrouillage optimal d’une installation pendant des opérations de
maintenance.

- Gestion des stocks : Contrôle des stocks en magasin, quantité minimum ou


maximum de réapprovisionnement, alertes de seuil, réception de pièces, article
de rechange, catalogue fournisseur, …etc.

- Gestions des achats : De pièces détachées ou de services (sous-traitance, forfait


ou régie), cycle de vie, demande d'achat ; commande, réception & retour
fournisseur, facturation...

- Gestion du personnel et planning : Affectations aux personnes, gestion des


personnes (activités, métiers, planning de charge, prévisionnel, pointage des
heures...)

- Gestion des coûts et budget : De main d'œuvre, de stocks, d'achat, de location de


matériel... ; Préparation des budgets, suivi périodique, rapports d'écart...

- Indicateurs clés de performance :(Key performance indicateurs, KPI) : Cockpit


de pilotage ou tableau de bord pour le manager (requêtes de base de données
concernant des statistiques, des alertes, etc.

Lors de l’installation d’une GMAO dans une entreprise sa devient la seule


application qu’à une description complète de l’ensemble des équipements.

20
Figure 1.11. Diagramme fonctionnel d’une « GMAO »

1.19.6. Bénéfices attendus d’une GMAO


- La mise en place d’une GMAO nous assure un ensemble de bénéfices, on
peut citer :
- Meilleure gestion et réduction des coûts ;
- Amélioration de la fiabilité et de la disponibilité des équipements ;
- Amélioration du REX : Retour d'expérience grâce à l'historique des travaux
de maintenance ;

21
- Amélioration de la planification des interventions : Toutes les interventions
sont enregistrées et planifier ;
- Meilleur contrôle de l'activité des intervenants ;
- Amélioration de la gestion des stocks : Offre un meilleur contrôle des entrées
/ sorties des pièces ;
- Traçabilité des équipements : Grace à l’historique des équipements et des
interventions ;
- Aide à la décision : Grâce aux statiques existantes dans l’application on peut
prendre des décisions ;

1.19.7. Conception et mise en œuvre d’une GMAO


Le développement d’un logiciel GMAO nécessite une analyse fine des
besoins afin de couvrir toutes les fonctionnalités requises pour cela il existe certaines
étapes bien définies :

[Link]. Définition du logiciel

Choix de logiciel à développer et réalisation des études nécessaire.

[Link]. Conception du logiciel

 Cahier des charges : la première étape du développement, c’est un document sur


lequel le logiciel est conçu, il contient les différentes tâches à réaliser ;

 Conception générale : définition des langages, éléments et durée de


développement ;

 Conception détaillée : définition des composants et fonctions.

[Link]. Création du logiciel

 Codage : programmation ;

 Tests avant intégration : un test effectué après la fin du codage afin d’identifier les
bugs ;

 Intégration, tests complets et qualification : on assemble les différents modules du


programme, on fait les tests finaux et on vérifie la conformité avec le cahier de
charge ;

22
 Implémentation et documentation : la dernière étape, consiste à implémenter
l’application si les tests étaient satisfaisants.

Figure 1.12. Diagramme de développement

23
1.19.8. CONCLUSION PARTIELLE
Dans un établissement de santé, les dispositifs médicaux ont un rôle
important sur la qualité des prestations dans le diagnostic et la surveillance des
patients.
De par de nombreux textes réglementaires, tous les dispositifs médicaux
ont une obligation de maintenance, de contrôles qualités, et de gestions. Le service
biomédical a la charge de ces dispositifs médicaux et de par ses activités a une part
importante dans la qualité et la sécurité des soins aux patients.
La préoccupation du service biomédical est de mettre à disposition du
personnel médical des dispositifs médicaux aux performances et qualités initiales,
pour réalisées ces activités le service biomédical doit mener une politique de
maintenance. Ainsi, L’implémentation d’une application de gestion de la maintenance
assistée par ordinateur peut améliorer l’aspect organisationnel du service biomédical et
permet de garantir la bonne prise en charge du patient durant sa période de guérissant.
La GMAO comme on a cité précédemment porter de larges bénéfices à
l’établissement de santé, elle offre à l’ingénieur biomédical la possibilité de travailler
sur plusieurs projets dans une durée de temps assez courte en visant l’amélioration de
son service.

24
Chapitre 2.
ETUDE SYSTEMIQUE DU MONITEUR
CARDIO-RESPIRATOIRE (Healthcare J.E
B40 de l’HBMM)
2.1. INTRODUCTION

Dans le domaine médical, le médecin a besoin d’évaluer et surveiller


l’état de son patient, surtout dans les salles de réanimation ou pendant les interventions
chirurgicales en utilisant un appareil qui permet d’enregistrer le rythme cardiaque, la
tension artérielle, la saturation d’oxygène dans le sang et tant d’autres.

Le personnel médical ne pourrait pas se passer du moniteur cardio-


respiratoire. Cet outil est placé en permanence à coté de tout patient demandeur de
surveillance rapprochée et permet d’enregistrer ces paramètres vitaux d’une manière
automatique, lorsque les chiffres mesurés ne correspondent pas aux normes
habituelles, prévient l’équipe soignante de la survenu d’une défaillance d’un organe.

Dans ce chapitre, nous faisons l’étude systémique du moniteur cardio-


respiratoire Patient J.E B40 de l’HBMM car celui-ci dispose des différents accessoires
tels que ; le brassard pour la mesure de la pression artérielle, les câbles de l’ECG et les
électrodes pour l’activité cardiaque et une oxymétrie de pouls pour la saturation en
oxygène pour ne citer que cela, le tout relié à un appareil avec écran sur lequel
s’affichent en continu les paramètres physiologiques à surveiller.

25
2.2. DESCRIPTION DE L’HÔPITAL

Figure 2.1. L’entrée principale de l’HBMM

L’hôpital MARIE BIAMBA MUTOMBO, HBMM en sigle est situé au


numéro 9777 du boulevard LUMUMBA, quartier BOBA, Commune de MASINA
dans la ville Province de Kinshasa.
De par sa situation géographique, l’HBMM occupe une position
géographique, stratégique pour l’accueil aussi bien des malades de la communauté que
ceux provenant du centre-ville ; de différentes provinces ou même de l’étranger qui
sollicitent une prise en charge médicale.
Son accès est facile puisqu’il est situé sur le boulevard LUMUMBA, à
côté d’une grande référence à savoir, le marché de la liberté. Il est borné :
- Au nord par l’hôpital Roi-Baudouin premier de Masina ;
- Au sud par le boulevard LUMUMBA ;
- A l’ouest par le quartier sans Fil de la commune de Masina ;
- A l’est par le marché de la liberté ;

26
Figure 2.2. Carte géographique de l’HBMM

2.2.1. Historique
L’Hôpital BIAMBA MARIE MUTOMBO a été fondé à l’initiative de
Monsieur Jean-Jacques DIKEMBE MUTOMBO, basketteur international de
nationalité congolaise installé aux Etats-Unis d’Amérique. Il a travaillé pendant
plusieurs années pour réaliser un rêve, celui de bâtir à Kinshasa, un hôpital de niveau
tertiaire respectant les standards internationaux aussi bien sur le plan infrastructure,
personnel et équipement, et cela, en mémoire de sa mère décédée suite à la précarité
des soins médicaux.
L’acquisition du terrain pour la construction de cette œuvre grandiose a
eu lieu en l’an 2000. En septembre 2001, la première pierre fut posée. Les travaux de
construction par la société BESIX ont débuté en Septembre 2004 et ont pris fin en Juin
2006. Dès la fin des travaux de construction, les clés ont été remises aux responsables
qui devraient présider à la destinée de cet hôpital.
Le 17 Juillet 2007, eu lieu son inauguration par le président de la
République Démocratique du Congo de l’époque ; son excellence Joseph KABILA
KABANGE. Le 04 Décembre de la même année, les portes ont été ouvertes aux
malades.
2.2.2. Mission
Sa mission est d’offrir des soins de qualité à la population
Congolaise en général et Kinoise en particulier dans le strict respect de la
politique sanitaire nationale. Son objectif c’est offrir des soins de santé de

27
niveau tertiaire à toutes les couches de la population. De renforcer les capacités
des structures périphériques pour les amener à jouer pleinement leur rôle
d’institution de premier recours en redynamisant entre autres le mécanisme de
référence et contre référence avec les structures.
Sur ce, l’HBMM dispose des dispositifs médicaux nécessaires à la bonne
prise en charge des patients, disposant à ces derniers une équipe des techniciens
biomédicaux formés pour la maintenance de ses équipements.
2.2.3. Organisation
Comme toute personne morale, l’Hôpital BIAMBA MARIE
MUTOMBO, est une institution bien organisée, équilibrée et structurée. Les structures
lui permettent de fonctionner dans la répartition des tâches et collaboration des
services dans l’unité afin d’aider la population à bénéficier à des soins de santé d’une
classe mondiale.
L’organisation de l’Hôpital BIAMBA MARIE MUTOMBO se présente
comme suit :

Le conseil d’administration, basée aux Etats-Unis

L’administrateur Délégué, responsable de


l’Hôpital 

Direction Médicale Direction Nursing Direction Technique Direction Financière

Direction Administrative

Figure 2.3. Organigramme de l’HBMM

28
2.3. MONITEURS CARDIO-RESPIRATOIRE
2.3.1. Définition

Le moniteur de surveillance c’est un appareil électronique le plus souvent


utilisé dans les unités de soins intensifs (services hospitaliers, réanimation, maternités,
urgences, ambulances, SDIS etc. ...).

Il permet d’enregistrer, visualiser et mesure les paramètres physiologiques


d’un patient avec une série de capteurs placées sur ce corps et les transmettre sous
forme de données qui sont affichées le plus souvent sur un écran digital tel que :
l'électrocardiogramme, le rythme respiratoire (la quantité de respiration et le contenu
en oxygène du sang), la fréquence et la régularité des battements cardiaques, ainsi que
la tension artérielle.

Figure 2.4. Moniteur cardio-respiratoire

Ils permettent aux professionnels de santé de faire une analyse plus ou


moins complète des conditions physiologiques d’un patient et d'assurer une
surveillance médicale efficace. Les monitorings de tous les patients sont reliés à une
centrale afin d'assurer une surveillance à distance avec un déclenchement d'une
alarme, lorsque les chiffres mesurés ne correspondent plus aux normes habituelles,
prévient l'équipe soignante de la survenue d'une défaillance d'un organe.

2.3.2. Signes vitaux

Signe, d'origine étymologique dans le mot Signum, est ce qui, soit par


convention, soit par nature, parvient à substituer un autre objet ou à le représenter. Les
signes sont aussi des signes ou des signes de quelque chose.
Vital, en revanche, est un adjectif qui provient de Vitalis et fait référence
à ce qui est lié à la vie, au transcendant ou à ce qui a beaucoup d’énergie.

29
On appelle signes vitaux l’ensemble des variations physiologiques que les
médecins analysent pour évaluer les fonctions organiques élémentaires.
Une personne dépourvue de signes vitaux est donc morte : autrement dit, l'absence de
signes vitaux permet à un professionnel de la santé de confirmer le décès d'un
individu. Les signes vitaux sont aussi un ensemble des données cliniques permettant à
un clinicien de se faire rapidement une idée de l'état vital d'un patient. La glycémie est
parfois incluse dans les signes vitaux.

[Link]. Classification des signes vitaux


Pour commencer, il faut comprendre les quatre grandes mesures que
regroupe le terme « signes vitaux » :

- La température : La température est le degré de chaleur du corps humain ;


- La tension artérielle : La tension artérielle est la pression sous laquelle le sang
circule dans les vaisseaux ;
- La pulsation : La pulsation, communément appelée pouls, est la distension des
artères sous la poussée sanguine provoquée par la contraction cardiaque du
ventricule gauche ;
- La respiration : La respiration est une fonction essentielle des
poumons permettant d’approvisionner l’organisme en oxygène et d’en éliminer
le gaz carbonique ;
- La diurèse : La diurèse est le volume des urines émises pendant 24h. La diurèse
normale est de 1.5 litre.

2.3.3. Présentation du moniteur Healthcare J.E B40

Figure 2.5. Moniteur Healthcare J.E B40

Le moniteur cardio-respiratoire Healthcare J.E B40 est un appareil à multi


paramètres surveillant les signes vitaux de la pression artérielle non invasive (NIBP),

30
l'oxygène pulsé (saturation SpO2), pouls (PR) et température (Temp) avec possibilité
de basculer en mode adulte, pédiatrique et néonatale. La température est mesurée à
l'aide du module de température en option.

[Link]. Description surfacique

Le moniteur cardio-respiratoire Healthcare B40 est constitué de plusieurs


éléments dans sa surface externe :

A. Panneau avant

Figure 2.6. Panneau avant J.E B40

Tableau 2.1. Détails du panneau avant

1 Poignet de transport Pour faciliter le port du moniteur lorsqu’il est utilisé sans
pied.

2 Lampe d’alarme Il signale suivant un code de couleurs les


changements hors normes des paramètres
mesurés ou d’une défaillance technique.

3 Bouton Trim Il permet de se diriger vers une option ou


fonction et de la sélectionner.
4 Tableau de commande Contient les différents boutons de commande

5 Compartiment à piles Il est le siège de la batterie

6 Rail de guidage pour Elle permet de guider le GCX


montage GCX
7 LED d’Alimentation Utilisé comme lampe témoin pour
secteur l’alimentation

31
8 Bouton POWER Pour la mise en marche du moniteur
9 L’écran Le moniteur cardio-respiratoire Patient J.E B40
est doté d'un écran d'affichage constitué d’un
display en cristal liquide (LCD) sur lequel
s'affichent les données sous forme de courbes,
de chiffres ou autre. Ces dernières peuvent
aussi être stockées dans la mémoire interne, ou
alors, imprimées sur papier spécifique. Elles
peuvent également être transférées sur
l'ordinateur du médecin pour qu'il puisse les
analyser.

La taille de l'écran est de 7.5 pouces avec une


résolution de 1%. Les valeurs des paramètres
mesurés sont affichées directement, sur
plusieurs lignes et généralement de couleurs
différentes pour une meilleure lecture.

B. Panneau arrière

Figure 2.7. Panneau arrière du Moniteur

32
Le panneau arrière du moniteur Healthcare est composé de plusieurs
connecteurs :
Tableau 2.2. Details du panneau arrière

Connecteur d’entrée Pour la mise sous tension du moniteur


d’alimentation AC

Connecteurs RS-232  Il permet d’attacher un lecteur de code à


barres ou DIAP.

Connecteur de mise en terre Utilisé pour connecter les connecteurs


équipotentiel  équipotentiels de mise à la terre des
autres appareils.

Connecteur RESEAU  Utilisé pour les mises à jour logiciel


uniquement.

Connecteur d’appel Il fournit une communication compatible


infirmière  entre le moniteur et le système d’appel
infirmier de l’hôpital.

33
C. Panneau de coté

Figure 2.8. Panneau de coté

Tableau 2.3. Details du panneau de coté

Connecteur ECG Permet de connecter les électrodes à ECG

Connecteur RESEAU  Pour les mises à jour logiciel uniquement.

Elle permet de prendre accès au rouleau de


Porte de l’enregistreur papier.

Il permet de fixer le tuyau NIBP spécifié au


Connecteur NIBP moniteur Healthcare

Le connecteur SPO2  Il permet de brancher un capteur SPO2 au


moniteur.

34
D. Caractéristique technique

Tableau 2.4. Caractéristique technique de l’appareil

CARACTERISTIQUES PHYSIQUES CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES

 Largeur 168 mm (6,614 pouces)  Tension : 100 – 240 VCA


 Hauteur 246 mm (9,685 pouces)  Courant : 0,85 – 0,5 A
 Profondeur 166 mm (6,535  Consommation électrique : 40 W,
pouces) maximum
 Fréquence : 60 / 50Hz

HORLOGE A TEMPS REEL BATTERIE

 Résolution : 1 seconde  Type de batterie : lithium-ion


 Précision : ±1 minute/mois  Nombre de piles : 1
 Format d'affichage : 24 heures  Tension de la batterie : 11,1 VCC
nominal
 Capacité de la batterie :
4,6 ampères-heures

TEMPERATURE CARACTERISTIQUES
ENVIRONNEMENTALES
Moniteur  Température : 0°C à 40°C, 32°F à
104°F (Accutorr V & Enregistreur)
 Plage : 77 – 111,2 °F, 25 – 44 °C  10°C à 40°C, 50°F à 104°F (prédictive
 Résolution d'affichage : 0,1 °F, Thermomètre)
0,1 °C  Humidité : 15 à 95 % max, sans
 Précision : conforme à la norme condensation.
ASTM E1112-86 pour la  Altitude : -1 250 à 10 000 pieds (-381
précision à 3048 mètres, 70,0 kPa à 106 kPa)
 Plage : 95 – 109,4 °F, 35 – 43 °C  Chocs et vibrations : Conforme à la
 Résolution d'affichage : 0,1 °F, norme CEI 60068-2-27 pour les chocs
0,1 °C avec crête

35
[Link]. Schéma synoptique et rôle de chaque bloc

Microcontrôleur

12C RTC

Electrodes Pré-ampli Filtrage CAN

Acquisition
SPI Transmission

Stockage

Alimentation

Figure 2.9. Scheme bloc du moniteur

[Link].1. Chaine d’acquisition

La chaine d’acquisition constitue une des parties les plus importantes


de l’appareil car elle est destinée à apporter les données de prélèvement à l’appareil
afin que celles-ci soient traitées. Exemple : le signal ECG étant de faible amplitude et
entaché d'un bruit de mode commun, son acquisition nécessite essentiellement une
pré-amplification, un filtrage et une amplification. Pour la sécurité du patient, une
isolation galvanique doit également être prévue.

36
Elle est constituée des électrodes, d’une pré amplification pour
augmenter l’amplitude du signal provenant des électrodes et du filtrage pour réduire
les interférences du signal amplifié.

[Link].2. Electrodes

Les êtres vivants sont communément le siège des phénomènes


électriques intimement liés aux activités vitales, dont ils sont un des aspects les plus
révélateurs. Ces phénomènes électro physiologiques sont mis en évidence à l'aide de
capteurs (électrode) appliqués à la surface (non invasifs) ou introduits en profondeur
dans les tissus (invasifs).

Ces capteurs sont des convertisseurs de courant ionique en courant


électrique. Son fonctionnement s'explique par les principes d'électrochimie qui
énoncent que tout conducteur métallique M plongé dans une solution du même métal
est le siège d'une réaction chimique qui s'équilibre pour un potentiel E entre l'électrode
et la solution. Les électrodes de Mesure sont simplement placées à divers endroits du
corps, directement sur la peau.

Figure 2.10. Capteurs de signes vitteaux

[Link].3. Pré-amplification

L'amplitude du signal issu des électrodes est très faible. Il est de


l'ordre de l mV a 3mV, une amplification est alors nécessaire. Sur ce, les
préamplificateurs FAD620 sont les plus utilisés dans l’appareil.

37
Figure 2.11. Préampli d’instrumentation

L'AD620 est un amplificateur d'instrumentation de grande précision.


Il comporte une très grande impédance d'entrée et un important taux de rejection de
mode commun, ce qui implique une réduction du bruit à l'entrée.

[Link].4. Filtrage

Le moniteur Healthcare J.E B40 utilise le circuit DRL (Driven Right


Leg Circuit) (appelé communément masse virtuelle) car il permet de réduire les
interférences pour les signaux amplifiés comme dans le cas de mesures de signaux très
faible émis par le corps (ECG) par exemple. Comme le corps humain se comporte
comme une antenne, et donc récupère toutes les interférences électromagnétiques,
comme le 50/60 Hz, ces « bruits » interfèrent et obscurcissent le signal électrique.

Figure 2.12. Schémas DRL

38
[Link].5. Microcontrôleur

Le microcontrôleur peut se définir comme un système à u processeur


complet en un seul composant, il ne nécessite qu'un nombre réduit de composants
externes comme les circuits d'interfaces permettant d'adapter ou de mettre en forme les
signaux d'entrées/sorties de l'application. Sur certains modèles cependant les bus
internes du microcontrôleur sont accessibles sur ces broches et autorisent l'adjonction
de périphériques ou de mémoire externe.
[Link].5.1. CPU / NIBP

Le processeur principal et le frontal non invasif de la pression


artérielle sont situés sur une seule carte de circuit imprimé, appelée carte CPU / NIBP.
La CPU contrôle Et acquiert les données de la carte frontale analogique. L’extrémité
avant composée d’une pompe, d’une vanne et de deux microprocesseurs, contrôle le
gonflage et le dégonflage du brassard.
Contrôleurs frontaux PNI

Figure 2.13. Scheme bloc du processeur principal

[Link].5.2. Bus I2C


Le bus I2C, dont le sigle signifie Inter Integrated Circuit, contraction
I2C, est initialement proposé par Philips mais adopté de nos jours par de très
nombreux fabricants. C'est un bus de communication de type série.

39
Figure 2.14. Schéma d’interface bus 12C

[Link].5.3. SPI

Serial Peripheral Interface : est un bus de données série synchrone


baptisé ainsi par Motorola, au milieu des années 1980. Les circuits communiquent
selon un schéma maître-esclaves, où le maître contrôle la communication. Plusieurs
esclaves peuvent coexister sur un même bus, dans ce cas, la sélection du destinataire
se fait par une ligne dédiée entre le maître et l'esclave appelée Slave Select (SS).

40
Figure 2.15. L’emplacement du brassard NIBP

Figure 2.16. Serial Peripheral Interface à 3 esclaves

[Link].5.4. Convertisseur CAN

Le convertisseur analogique/numérique (CAN) est un dispositif


électronique permettant la conversion d'un signal analogique (signal continu en temps
et en amplitude) en un signal numérique (échantillonner et quantifier, discret en temps
et en amplitude).

Figure 2.17.  Convertisseur analogique/numérique

[Link].6. Horloge RTC

41
Le PCF8583 est un module d'horloge et de calendrier, basé sur 2048
bits de RAM statique organisé en tant que 256 mots par 8 bits. Les adresses et les
données sont transférées en série par l'intermédiaire du bus bidirectionnel I2C.
Le registre d'adresse intégré est incrémenté automatiquement après
chaque octet de données écrites ou lues. La broche A0 d'adresse est utilisée pour
programmer l'adresse de matériel, permettant le raccordement de deux dispositifs à
l'autobus sans matériel additionnel. Le circuit intégré est oscillé à l'aide d'un quartz de
32.768 kilohertz et les 8 premiers octets de la RAM sont employés pour l'horloge, le
calendrier, et les fonctions de contrôle. Les 8 prochains octets peuvent être
programmés comme registres d'alarme ou être employés en tant qu'espace RAM libre.
Les 240 octets restant sont utilisables comme RAM.

La RTC contient 8 broches :

Pin 1 : entrée oscillateur (OSCI).


Pin 2 : sortie oscillateur (OSCO).
Pin 3 : entrée d’adresse (AO).
Pin 4 : la masse (GND).
Pin 5 : ligne de données périodiques (SDA).
Pin 6 : ligne d'horloge périodique (SCL).
Pin 7 : broche d’interruption (INT).
Pin 8 : tension d’alimentation (Vcc).

[Link]. Monitorages et Paramètres à étudier

[Link].1. La surveillance ECG

La surveillance ECG produit une forme d’onde continue de l’activité


électrique cardiaque du patient pour permettre l’évaluation exacte de son état
physiologique actuelle. Seule la connexion appropriée des câbles ECG pour assurer
une mesure satisfaisante. Sur l’affichage normal le moniteur fournit l’affichage des
formes d’onde ECG des deux voies. Le câble du patient consiste a en deux parties :

 Le câble qui connecte le moniteur.


 Le plomb qui connecte le patient.

En utilisant un ensemble de trois plombs, une forme d’onde est affichée


sur l’écran. En utilisant un ensemble de cinq plombs, l’ECG peut sortir jusqu’à deux
formes d’onde de deux plombs différents. Pour le plomb exigé on peut choisir depuis
le côté gauche de la forme d’onde ECG.

42
Le moniteur affiche la fréquence cardiaque (HR), le segment ST est
l’analyse arythmie. Tous les paramètres ci-dessous peuvent être définis comme
paramètres d’alarme. Chaque voie ECG a le rejet de stimulation d’impulsion et le
circuit du filtre a band. Fonction de protection contre défibrillation (nécessite des
câbles ECG à résistance de 1K en série) et de fixation de matériel. Avec différents
gains, l’alarme de tachycardie est émise dans les 10s.

[Link].1.1. Technique de mesure

Le schéma suivant représente la réalisation pratique


l’électrocardiographe
ECG. A travers ce schéma bloc deux grandes partie se distinguent : parties des
électrodes et la partie traitement.

Figure 2.18. L’électrocardiographe

Les capteurs utilisés pour l’acquisition de signal ECG sont des


électrodes de mesure qui sont placées directement sur la peau. La plaque d’argent de
l’électrode est couverte d’une couche de chlorure d’argent. Ces électrodes sont
caractérisées par :

 Une aptitude à capter les basses amplitudes situées dans la gamme de 0,05mV à
10Mv ;
 Une impédance d’entrée très élevée ;
 Un courant d’entrée très bas, inférieur à 1 mA ;
 Les signaux captés étant particulièrement faibles, des amplificateurs des hautes
performances ;
 (Gain, différentiel, minium de bruit de fond) sont souvent nécessaires.

43
Figure 2.19. Electrodes pour ECG

[Link].1.2. Dérivations

L'ECG à 12 dérivations a été standardisé par une convention


internationale. Elles permettent d'avoir une idée tridimensionnelle de l'activité
électrique du cœur. Il existe trois types de dérivations :

 Dérivations bipolaires (dérivation d’Einthoven) : ces dérivations sont prises


entre deux pôles et sont appelées : D1, D2, D3 ou I, II, III ;

 Dérivations périphériques unipolaires : ces dérivations sont appelées : aVR,


aVL, aVF ;

 Dérivations précordiales : ces dérivations sont appelées C1, C2, C3, C4, C5, C6.

A. Dérivations bipolaires

Les dérivations bipolaires (DI, DII, DIII) ont été déterminées par
Einthoven au début du vingtième siècle et restent encore utilisées aujourd’hui. Ces
dérivations utilisent trois électrodes placées sur le sujet.

Les électrodes sont placées sur les bras droit et gauche et sur la jambe
gauche pour former un triangle (triangle d’Einthoven). Ces dérivations sont dites

44
bipolaires parce qu’elles mesurent une différence de potentiel entre deux électrodes.
Chaque côté du triangle formé par les trois électrodes représente une dérivation en
utilisant une paire d’électrodes différente pour chacune des dérivations. Les trois
dérivations sont :

DI (dérivation I) avec DI = VL −VR


DII (dérivation II) avec DII = VF − VR
DIII (dérivation III) avec DIII = VF – VL

Avec : VL le potentiel sur le bras gauche, VR le potentiel sur le bras


droit et VF le potentiel sur la jambe gauche.

Figure 2.20. Montage d’Einthoven pour l’enregistrement des dérivations bipolaires des membres.

B. Dérivations périphériques unipolaires

Les dérivations unipolaires ont été introduites par Wilson. Dans son
système, les dérivations sont obtenues entre une électrode exploratrice placée au
sommet du triangle d'Einthoven et une borne centrale (électrode neutre ou indifférente,
dont le potentiel est la moyenne des potentiels des trois sommets du triangle
d'Einthoven).

Cela a donné les dérivations unipolaires VL VR et VF. Plus tard,


Goldberg a modifié le système des dérivations de Wilson pour obtenir trois dérivations
unipolaires augmentées, appelées aVL, aVR et aVF (Figure 2.13).

45
La lettre a (de l’anglais augmented) désigne le fait que les nouvelles
dérivations amplifient les variations de potentiel des dérivations de Wilson par un
facteur de 1,5.

Figure 2.21. Montage de Goldberger pour l’enregistrement des dérivations unipolaires des membres.

C. Dérivations précordiales

Pour mesurer les potentiels proches du cœur, Wilson a introduit les


dérivations du plan horizontal V1,V2, V3, V4, V5, et V6. Ces six dérivations sont
localisées du côté gauche du thorax comme illustré dans (la figure 1.8(b)).
Les potentiels sont enregistrés à partir d’une électrode exploratrice (pôle positif)
placée sur le thorax et l’électrode de référence (pôle négatif) connectée à la borne
centrale de Wilson. Ce sont des dérivations rapprochées car l'électrode exploratrice est
placée à faible distance des parois du ventricule droit et gauche.

46
Figure 2.22. (a). Montage de Wilson. (b). Position des électrodes précordiales
D. Position des électrodes précordiales

V1 : 4ème espace intercostal, bord droit du sternum (ligne parasternale)


V2 : 4ème espace intercostal, bord gauche du sternum (ligne parasternale)
V3 : à mi-distance entre V2 et V4
V4 : 5ème espace intercostal, ligne médio-claviculaire gauche
V5 : à mi-distance entre V4 et V6, sur la ligne axillaire antérieure
V6 : même niveau horizontal que V4 et V5, ligne axillaire moyenne

E. Tracé électrique du cœur

L’information enregistrée dans l’ECG se présente comme une série


d’ondes électriques, aux formes et durées particulières qui se répètent à chaque cycle
cardiaque. En réalité ces ondes traduisent les diverses étapes de la stimulation
cardiaque.

Figure 2.23. Tracé ECG

[Link].2. Surveillance SPO2

47
Le moniteur utilise l’oxymétrie pour mesurer la saturation fonctionnelle
de l’oxygène dans le sang.

La mesure de pléthymogramme Spo2, est employée pour déterminer la


saturation d’oxygène de l’hémoglobine dans le sang artériel. Si par exemple, 97% de
molécules d’hémoglobine dans le globule rouge du sang artériel combine avec
l’oxygène, alors le sang a une saturation d’oxygène Spo2, de 97%. Le Spo2,
numérique montre le pourcentage des molécules d’hémoglobine qui ont combiné avec
les molécules d’oxygène pour former l’oxyhémoglobine. Le paramètre Spo2/PLETH
peut aussi fourni un signal de pouls et une onde de pléthymogramme.

Figure 2.24. Montage du capteur pour mesurer la SPO2

[Link].3. Surveillance NIBP

Le moniteur utilise la méthode oscillométrique pour la mesure du


paramètre NIBP. Elle peut être utilisée chez l’adulte, en pédiatrie et en néonatalogie.

Les appareils de mesure oscillométrique permettent de mesurer


l’amplitude du changement de pression dans le brassard occlusif quand le brassard se
dégonfle à partir d’une pression supérieure à la pression systolique.

48
Figure 2.25. Brassard NIBP

[Link].4. Surveillance de TEMP

La température est le degré de chaleur du corps humain. Elle est une


condition vitale nécessaire pour maintenir l’intensité des processus biologique ainsi
qu’elle est la forme finale et irréversible d’élimination de l’énergie transformée dans
l’organisme moyen de l’oxydation des substances nutritive. L’homme est
homéotherme, c'est-à-dire qu’il possède la faculté de maintenir constamment sa
température corporelle interne, indépendamment de celle du milieu extérieur. De ce
fait, il y a nécessité d’une thermorégulation de façon à maintenir l’équilibre entre la
production et la déperdition de chaleur de notre corps.

Pour la surveillance de celle-ci, deux sondes TEMP peuvent être


utilisées simultanément pour mesurer deux données de TEMP et obtenir la
température différente en utilisant la sonde de température.

Figure 2.26. Sonde TEMP

49
2.4. CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre nous avons donné un aperçu sur le moniteur et on a


pris quelques exemples d’approche des fonctions de cet appareil tels que le signal
ECG pour l’activité électrique du cœur, L’oxymètre de pouls qui permet la détection
de la saturation d’oxygène de l’hémoglobine SPO2, la pression artérielle non-invasive
(NIBP).

50

Vous aimerez peut-être aussi