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Les Pouvoirs Du Juge D'instruction

Le juge d'instruction a des pouvoirs d'instruction comme effectuer des constatations matérielles et auditionner des témoins et l'inculpé. Il a aussi des pouvoirs de juridiction comme rendre des ordonnances et clôturer l'information par une ordonnance de non-lieu ou de renvoi devant la juridiction de jugement.

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Les Pouvoirs Du Juge D'instruction

Le juge d'instruction a des pouvoirs d'instruction comme effectuer des constatations matérielles et auditionner des témoins et l'inculpé. Il a aussi des pouvoirs de juridiction comme rendre des ordonnances et clôturer l'information par une ordonnance de non-lieu ou de renvoi devant la juridiction de jugement.

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Les pouvoirs du juge d’instruction

Introduction :
Aux termes de l’article 85, du code de procédure pénale : « le juge
d’instruction procède, conformément à la loi, à tous les actes
d’information qu’il juge utiles à la manifestation de la vérité ».
Cette formule est extrêmement large, elle implique que le juge
d’instruction a pour mission de faire éclater la vérité, aussi bien
sur les faits que sur la personnalité de leurs auteurs, aussi bien sur
les aspects favorables à l’inculpé que sur ceux qui lui sont
défavorables ; c’est dans ce but que le juge est investi de
nombreux et puissants pouvoirs.
L’intérêt du présent sujet est de cerner les pouvoirs du juge
d’instruction, ce qui nous mène à poser la question suivante :
Quelles sont les pouvoirs d’instruction et de juridiction du juge
d’instruction ?
Plan :
I- LES POURVOIRS D’INSTRUCTION DU JUGE
D’INSTRUCTION :
a- Constatations matérielles :
b- Audition de certaines personnes :
II- LES POURVOIRS DE JURIDICTION DU JUGE
D’INSTRUCTION :
a- Lors de l’ouverture et au cours de l’information :
b- La clôture de l’information :
Développement :
I- LES POURVOIRS D’INSTRUCTION DU JUGE
D’INSTRUCTION :
Le juge d’instruction peut faire lui-même toutes constatations
matérielles utiles, il peut entendre toute personne susceptible
d’apporter des indications intéressantes, il peut procéder à des
investigations, Le juge d’instruction a le pouvoir d’arrêter
l’inculpé, si celui-ci encourt une peine d’emprisonnement ou
une peine plus grave.
a- Constatations matérielles :
Le juge d’instruction peut procéder personnellement à des
constatations matérielles qui compléteront celles que la police
judiciaire a déjà pu faire. Il en est ainsi par exemple, lorsqu’il se
transportera sur le lieu de l’infraction, comme l’article 99 du code
de procédure pénale l’autorise. Au cours de ce transport, le juge
sera assisté d’un greffier qui écrira sous sa dictée, le procès-verbal
des constatations faites ; le procès-verbal doit être signé par le
juge d’instruction et par le greffier.
b- Audition de certaines personnes :
Il s’agit d’entendre des témoins, l’inculpé ou la partie civile.
- Audition des témoins : Le juge d’instruction fait citer devant
lui, par un agent de la force publique toutes les personnes
dont la déposition lui parait utile. Les témoins peuvent être
convoqués par huissier de justice, lettre recommandée ou par
voie administrative. L’audition des témoins obéit à des
formalités techniques précises. Les témoins doivent être
entendues séparément et hors la présence de la personne
inculpée. Le juge pourra par la suite confronter les témoins
avec l’inculpé, ou même confronter les témoins entre eux.
Le juge fait préciser au témoin son identité et lui fait prêter
serment. Le témoin fait rapporter les faits qui sont à sa
connaissance.
En outre, le témoin défaillant est exposé à se voir appliqué
une sanction pécuniaire (amende de 1200 à 12000 DHS).
Le témoin qui est entendu par le juge d’instruction doit
prêter serment.
- L’interrogatoire de l’inculpé : lors de la première
comparution de la personne poursuivie devant le juge
d’instruction, celui-ci se borne d’abord à s’assurer de
l’identité du comparant, et à lui connaitre les faits qui lui
sont imputés. Ensuite, le juge avertit l’inculpé qu’il est libre
de ne pas faire de déclaration pour l’instant, s’il veut user de
son droit de ne pas parler qu’en présence de son avocat. Si la
personne est laissée en liberté, le juge l’avertira qu’elle doit
informer la justice de tous ses changements de résidence. Les
interrogations ultérieures ne peuvent avoir lieu qu’après que
l’avocat ait été convoqué par lettre recommandée ou par un
avis qui lui est remis contre récépissé au plus tard deux jours
ouvrables avant l’interrogatoire.
- Audition de la partie civile : La partie civile peut être
assistée d’un avocat ; elle ne peut être entendue dès sa
première audition qu’après convocation préalable de son
avocat qui aura accès, au dossier de la procédure, dans les
mêmes conditions que la défense.

I- LES POURVOIRS DE JURIDICTION DU JUGE


D’INSTRUCTION :
a- Lors de l’ouverture et au cours de l’information :

- Saisi d’un réquisitoire introductif, le juge peut rendre une


ordonnance de refus d’informer s’il apparait que les faits ne
tombent pas sous le coup de la loi pénale ou que l’action
publique est déjà éteinte.
Le juge d’instruction peut rendre une ordonnance
d’incompétence, s’il constate qu’au point de vue de la
compétence d’attribution ou de la compétence territoriale
l’affaire n’est pas de son ressort. Cette ordonnance le
dessaisit de l’affaire.
- Au cours de l’information le juge est appelé à rendre de
nombreuses ordonnances. Il peut par exemple rendre une
ordonnance refusant de procéder à un acte d’instruction
quelconque sollicité par le ministère public ou par une des
parties. Le juge sera amené à communiquer le dossier au
parquet, soit spontanément, soit sur la réquisition de celui-ci.
Il le fait par ordonnance de soit-communiqué. C’est aussi par
ordonnance que le juge d’instruction répondra aux demandes
de restitution des objets saisis qui lui sont présentées par les
parties ou par les tiers. Il est à ajouter que c’est par
ordonnance que seront prononcées les condamnations contre
les témoins qui ne comparaissent pas.
Toutes ces ordonnances ont un caractère juridictionnel et
susceptibles d’appel. Elles doivent être portées à la
connaissance des parties par voie de notification. Le
procureur du roi doit recevoir avis par les soins des greffiers.
b- La clôture de l’information :
A la fin d’information, le juge d’instruction est appelé à prendre
des décisions juridictionnelles particulièrement importantes.
Lorsqu’il accomplit tous les actes d’information qu’il a cru utiles
de faire et qu’il ne voit pas ce qu’il peut faire de plus pour éclairer
les faits ou la personnalité du délinquant, le juge d’instruction doit
se prononcer sur les suites à donner à l’affaire, et rend alors une
ordonnance de clôture d’information. Cette dernière dessaisie le
juge d’instruction.
Le juge a en effet le choix entre deux solutions, lorsqu’il clôture
son information il peut rendre soit une ordonnance de non-lieu
soit une ordonnance de renvoi.
Le juge d’instruction rendra une ordonnance de non-lieu lorsqu’en
présence de résultats objectifs apportés par l’information, il
estimera qu’il n’y a pas lieu de continuer les poursuites intentées.
Cette ordonnance arrêtera l’action publique.
Lorsque le juge d’instruction estime qu’il existe contre l’inculpé
des charges constitutives d’infraction à la loi pénale, il rend contre
lui une ordonnance de continuation des poursuites tendant au
renvoi devant la juridiction de jugement. Si le juge d’instruction
estime que les faits constituent un crime, il rend une ordonnance
de renvoi de l’accusé devant la chambre criminelle et ordonne que
le dossier soit transmis au procureur général du roi aux fins de
citation.

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