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ALICE NEVERS (Partial Script)

Florence trouve sa soeur Nathalie morte dans le hall de son immeuble. Elle appelle David, son ex, pour qu'il vienne l'aider. La police interroge ensuite David et Florence sur les circonstances de la mort de Nathalie. Il est révélé que Nathalie souffrait d'autisme et vivait dans un hôpital psychiatrique. Florence voulait la faire sortir pour vivre avec elle.

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ALICE NEVERS (Partial Script)

Florence trouve sa soeur Nathalie morte dans le hall de son immeuble. Elle appelle David, son ex, pour qu'il vienne l'aider. La police interroge ensuite David et Florence sur les circonstances de la mort de Nathalie. Il est révélé que Nathalie souffrait d'autisme et vivait dans un hôpital psychiatrique. Florence voulait la faire sortir pour vivre avec elle.

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Regarde !

C'est ton papa qui vient te voir.


Salut Paul !
Il veut aller dans tes bras.

Il est magnifique - Oui !

Prends-le. - Bien sûr.

C'est ton fils, Mathieu.

J'adore son odeur.


Tu vois, c'est marrant, je m'étais imaginé
ce moment mais...

Mais ça n'a rien avoir.

J'ai peur qu'il pleure ou qu'il crie tu vois.

Ça lui arrive, tu sais.

Il a de la gueule !
Et sa peau, elle est... Elle est aussi douce que la tienne.
Alors, champion !

Désolé Matt, c'est l'heure.

Laisse-moi deux minutes, s'il te plaît. Deux minutes !

Écoute Alice, je sais que j'ai pas le droit


de te demander de m'attendre et...
Je sais que tu m'as rien promis mais...

Mais t'as raison, c'est...

C'était idiot, refuser de le voir.


Je pensais que ça allait m'affaiblir mais, en fait,
en fait, c'est tout le contraire.
Aujourd'hui, grâce à toi, j'ai une vraie raison
de me battre et de vouloir sortir d'ici, et je ferais n'importe quoi pour avoir la
chance de le voir grandir. Et surtout d'lui donner ce dont j'ai toujours manqué:
un père, à porté de main.

Oui, Marco !

***
T'as prevenu les parents ?

Ils sont sur messagerie.

Madame le juge !
Alors, madame le juge, ça y est ? Fini ce congé de maternité. - Et oui !

Comment ça va ? - Ça va !

Un père de famille sans histoire, il habite au 5ème.


Il a entendu des cris de femme dans l'interphone.
Enfin, d'après les voisins il y avait une voix d'homme

Oui, enfin personne n'est descendu


pour lui venir en aide! –

Pourquoi ça vous étonne ? Quand une fille est agressée dans un métro,
si un mec se lève, elle a du bol.

Qu'est-ce qu'elle faisait là en chemise de nuit


dans le hall à cette heure-là? Elle habite ici ?

Non, sa sœur, Florence Chazela,


elle tenait la victime dans ses bras
quand le type du cinquième est descendu.

Elle est où maintenant ?

Sur les marches là-bas.


On a eu du mal à les séparer.
Elle vous a dit quelque chose ?

Non, rien, elle est en état de choc,


juste que sa sœur s'appelait Nathalie.

Mademoiselle Chazela !
Je m'appelle Alice Nevers,
je suis juge d'instruction,
c'est moi qui suit en charge de l'enquête
sur la mort de votre soeur.
Est-ce que vous pouvez me dire comment c'est arrivé ?
Florence !
Florence !

Je sais que c'est le pire moment


de vous poser ce genre de question mais...
Si vous voulez que je retrouve l'assassin de votre sœur,
il faut m'aider là. Nathalie a été tuée dans le hall de votre immeuble,
vous aviez son sang sur vous,
et quand les voisins sont descendus,
il n'y avait que vous sur place avec elle.
Est-ce que vous êtes responsable de ce qui lui est arrivé ?

Qui est responsable alors ?

Les voisins aussi ont entendu une voix d'homme


dans l'interphone.
Est-ce qu'il y avait quelqu'un avec votre soeur
dans le hall, Florence ?

Qui ?

Vous connaissez ce téléphone ?


C'est le vôtre ?
Vous avez recu un appel en P C V ce matin
à 5h04 d'une certaine Nath,
c'était bien votre soeur ?
Nath était très angoissée,
elle voulait venir chez moi. –

Bien !
Donc Nath vient vous voir,
elle rentre dans le hall de votre immeuble,
et qu'est-ce qui se passe ensuite ?

Ça ne serait jamais arrivé


si elle était venue vivre chez moi,
j'aurais veillé sur elle,
comme quand on était petites.

Mais qu'est-ce qui ne serait jamais arrivé, Florence ?


Vous pouvez me parler, je suis là pour vous aider.
Les empreintes qu'on a retrouvé dans les traces de sang
sur l'interphone ne sont pas celles de votre soeur,
ce ne sont pas les vôtres non plus.
Ce sont donc celles de l'homme
qui était avec votre soeur et qui l'a agressé.

Il l'a pas agressé. –

Donc vous le connaissez ?


Il serait identifié par ses empreintes Florence,
c'est une question d'heure.
Si vous voulez l'aider,
c'est maintenant qu'il faut parler.

Il est venu pour nous aider.

Qui ça, il ?

*** (NEW SCENE)

Bonjour, police judiciaire. Vous êtes David Martin ?

Oui - Veuillez nous suivre s'il vous plaît !


Qu'est-ce que vous me voulez ?

Vous interrogez dans le cas de l'enquête


sur l'assassinat de Nathalie Chazela

Assassinat ?

Donnez-moi deux secondes


à temps que je passe quelque chose, mais entrez

L'enfoiré ! (he’s jumping out the window!)

Il se la joue Spider-man.
Fais pas le con, vous allez vous faire mal !

(Man falls to ground from 1st floor window)


Je me suis niqué la cheville !

N'inquiétez pas, on a un très bon masseur.


On a pas de tailleur.

(Inside Police Station)


On a trouvé vos empreintes sur l'étage de sang
sur l'interphone, monsieur Martin,

Les empreintes célèbrent apparemment !

Vous aviez un joli casier


avant de vous lancer dans la musique.
Vol, violence aggravée !

J'étais jeune, j'étais jeune et con mais c'est fini ça.


C'est fini, ils disent tout ça c'est...
Mais j'ai tué personne, madame la juge,
j'ai juste voulu rendre service à Florence,
elle a dû vous le dire !

Il faut avoir des bonnes raisons pour vous protéger.


Vous avez vécu ensemble, je crois !

Six mois.
C'est Florence qui a cassé !

Il est 5h07 du matin,


vous recevez un appel de Florence, et après ?

Ça faisait un bout de temps qu'on s'etait pas parlé,


elle était morte de trouille. –

À quel propos ?

De sa soeur Nathalie –

Qu'est-ce qu'elle vous a dit ?

Mais rien juste que c'était urgent !


Elle était dans un tel état
que je n'ai pas posé des questions.
Moi j'ai fait aussi vite que j'ai pu.

Florence était en état de choc,


elle ne pouvait plus parler.

Est-ce que vous avez vu quelqu'un sortir ? - Non !

Mais alors, qui a agressé Nathalie ?

Mais je ne sait rien moi ! Je...


J'avais du sang sur les mains, j'avais un casier,
alors quand j'ai entendu les voisins descendre et bah!

Vous êtes parti en courant.

Monsieur Martin, vous avez vécu avec Florence ?


Vous connaissez ses parents ? - Oui.
Vous n'avez jamais vu sa soeur ? - Jamais.
Elle n'est pas chez eux, elle est enfermée –

Enfermée!

Où ça ? - À l'asile, Nathalie est folle.


Florence vous l'a pas dit !
Demandez à ses parents, ils vous diront eux !

(In the car)


J'ai eu l'hôpital,
la disparition a été signalée à 8h du matin,
comme le veut la procédure.
Elle s'est enfuie comment ?
Ils ne savent pas encore, mais d'après le directeur
ça s'est passé entre 4h30
et 6h du matin.
Apparemment, ils ont cherché partout.

Pourquoi apparemment ?

L'hôpital n'est pas très loin de chez Florence,


je ne sais pas moi mais à leur place,
si je vais chercher Nathalie
j'aurais dû sonner chez sa soeur, pas vous ?

Enfin à leur place je n'aimerais pas être derangée


à une nouvelle pareil à 6h du matin, pas vous?

Oui, la crêche Delilha?

Oui, excusez-moi de vous déranger encore c'est...


Alice Nevers à l'appareil.

Non ! je ne m'inquiète pas, je...

(Phone conversation with babysitter)


Voilà, je voulais juste savoir...
Paul va bien ?
Il a pas pleuré depuis tout à l'heure !
Bon !
Je voulais juste vous dire,
c'est Nolwen ma baby-sitter
qui viendra le chercher ce soir.
Merci.
Au revoir !

(Laugh)
Je ne savais pas que ce serait si dur de se séparer.

En plus en même temps, ça fait trois mois


que vous êtes rien que tous les deux, c'est normal !

Onze semaines. - Onze semaines.

Et ça s'est passé comment avec le papa ce matin?

Franchement ?
Je me vois mal amener Paul toutes les semaines
au parloir. Oui ! Mais ce qu'on a vécu ce matin tous les trois c'était...
Magique ! Je ne sais pas encore comment je vais faire.
Mais je ferais en sorte que Mathieu voit son fils.

Mom
Nathalie est une enfant adorable, vraiment.
Pleine de joie, pleine d'energie, et puis vers quatre, cinq ans
elle a commencé à se replier sur elle-même

Pere
On s'est pas inquiété tout de suite.
Comme la plupart des parents, à l'époque
on ignorait l'autisme.

Mere
Il n'y avait aucun structure pour l'autisme en France
On a dû l'inscrire dans une école spécialisée en Belgique,
mais ça n'a rien changé.
Au contraire, ça n'a fait qu'empiré.

(Flashback)
C'est très joli ma chérie,
mais c'est pas ce qu'on te demande.
Tu vois les coloriages,
on ne va pas les faire à l'exterieur
mais à l'intérieur des dessin.
D'accord !

Pere
Les medecins ont parlé du syndrome d'Asperger,
une forme d'autisme assez rare qui...
provoque des crises d'agressivité imprévisibles.
Autrement dit, Nathalie était... - Folle !

Soeur
Elle n'était pas folle, elle était malade.
Et toi t'as jamais cru qu'elle pourrait guérir.

Mere
Malade si tu veux, ça ne changera rien de toute façon.

Soeur
Ça change tout au contraire, un maladie ça se soigne !
Je l'aurai acceuilli chez moi, je me serais occupée d'elle.
Toi t'as jamais voulu y croire.
T'as jamais voulu y croire.

Mere
- On a tout essayé, tout.

Pere
L'hôpital, malheureusement,
c'était la seule solution.
Judge
Pourquoi vous n'avez pas tenté
la solution de Florence ?
Enfin, c'était impossible !

Mere
Ce qu'elle m'a fait à moi,
elle aurait pu le faire à sa soeur, il y a eu plein
d'autres incidents après.
Tout aussi grave –

Sœur
Mais pas avec moi !
Je l'ai prise plusieurs week-ends chez moi
et ça s'est toujours bien passé !

Juge
Vous permettez ?

Père
Florence a...
emmenagé juste à côté de l'hôpital.
Elle a entrepris des démarches pour...
tenir la garde de sa soeur.

Mere
Oui, elle voulait arrêter ses études
pour s'occuper d'elle.

Ça va aller ?
C'est pas David qui a fait ça.

Il a l'air encore très amoureux de vous.


C'est pour vivre avec votre soeur
que vous l'avez quitté ?
Qui aurait pu en vouloir à Nathalie, Florence ?
Tout le monde –

Comment ça tout le monde ?

Nath aimait les gens, elle leur faisait confiance.


Ça c'est un sacré handicap aujourd'hui !

Pour héberger votre sœur, c'est sacrément courageux, dites-moi.

Courageux ? Non ! Je pouvais pas vivre sans elle, j'ai jamais pu.
À l'hôpital elle était comme en prison. Vous savez ce que c'est d'avoir
quelqu'un qu'on aime en prison?
Fallait que je la fasse sortir, mais les médecins n'ont jamais voulu.

Vous avez sûrement des bonnes raisons Florence.

Ils ont dit, non c'est tout.


Il y a un mois et j'ai tenté un dernier truc,
j'ai demandé au procureur de la république
l'avis d'un expert indépendant
histoire d'obliger à l'hôpital à libérer ma sœur.
La justice. –

On vous a pas donné raison !

La réponse est jamais arrivée.

Je vais retrouver l'assassin de votre sœur, Florence.


Je vous le promets.
AT COURT :
Madame le juge, je vous remercie d'avoir répondu
si vite. –

Bon, on m'a dit que c'était urgent,


qu'est-ce qui se passe, maître ?

Saviez-vous que cinquante-deux pourcents des personnes


détenus récidivent dans l'année
qui suit leur libération?
Impréssionant, non ?
En fait, tout le temps passé en prison est long,
plus le pourcentage augmente.

Je ne vois pas où vous voulez en venir.

En réétudiant le dossier de l'affaire Avendberg


je me suis rendu compte que la culpabilité de Mathieu
Bremont reposait sur très peu de chose en vérité.
C'est facile de casser ce jugement pour vice de forme.

Vous oubliez que c'est moi qui ? ? ? les ferme maître.

Mais justement, vous pouvez nous aider.


Tu ferais pas grand chose
pour rendre un père à son bébé,
une pièce à conviction qu'on égare,
un rapport d'expert qu'on conteste

Vous vous rendez compte de ce que vous êtes


en train de me proposer !

Je vous propose seulement de m'aider


à reunir les membres d'une famille.
Madame le juge, vous connaissez Mathieu.
Vous savez bien que ce n'est pas un criminel,
il n'a rien à faire en prison apart d'en devenir un.
Ok, il a fait une connerie,
il est en train de payer pour ça.
Mais cinq ans c'est beaucoup trop.

C'est pas à nous d'en juger.

Les tribunaux pour ça.

Oui, les même tribunaux qui relachent des coupables


tous les jours. –

Les mêmes qui acquittent des innocents.

Le temps que le procès de Mathieu soit revisé,


il aura déjà purgé la moitié de sa peine.
Paul sera en maternelle quand on acquittera son père.

Je suis désolée, maître, mais j'aime pas du tout


la tournure que prend cet entretien.

Je comprends vos scrupules,


mais j'étais comme vous à votre âge,
il y avait le blanc et le noir.
Et puis, un jour, l'assassin de mon fils a échappé
à sa sentence en plaidant la démence
et ce jour-là, j'ai compris que la couleur de la justice
c'était plutôt le gris.
Ne me repondez pas tout de suite, madame le juge,
prenez le temps de réfléchir.

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