Risque
Risque
Risque industriels
Master 1 Ingénierie de la Maintenance
2022/2021
Réalisé par :
- ALLOUACHE FERIEL
- AMEUR YOUSRA
Sommaire
Introduction générale
1- Introduction
2- Définition de risque industriel
3. Les facteurs de risque industriel
3.1. Danger
3.2. Risque
3.3. Exposition
3.4. Facteur des risques
1. Introduction
2. Les méthodes d’analyses les risques
2.1-Les méthodes classiques d’analyse les risques
2.1.1- Analyse préliminaire des risques (APR)
2.1.1.1-Historique et définition
2.1.1.2-Les principes
2.1.1.3- DEROULEMENT
2.1.1.4- LIMITES ET AVANTAGES
2.1.7.Conclusion
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1 : Chutes de hauteur / Chutes de plain-pied
Figure 1.2 : Chutes d’objets
Figure 1.3 : plan de circulation en milieu de travail
Figure 1.4 : Circulation externe
Figure 5: Engins de manutention
Figure 1.10 : vibcheck appareil de mesure des
vibrations
Figure2.1 : la démarche AMDEC
Figure 2.2 : Arbre de défaillance
Figure.3 : exemple de la méthode Nœud Papillon
LISTE DES TABLEAUX
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Le premier chapitre : présentation des risques
industrie
1. Introduction :
Le risque est une notion difficile à cerner mais de façon générale, on peut dire que
c'est une contingence indésirable, appréhendée, relativement anodine et peu
probable.
En ce sens, il se distingue notamment du danger, qui suppose la possibilité d'un
dommage grave. On dira par exemple de quelqu'un qui sort tête nue par temps froid
qu'il court le risque d'attraper un rhume, tandis qu'on dira qu'il se met en danger s'il
traverse une rue sans regarder. Un risque est une contingence peu probable, ce qui
constitue une autre différence par rapport au danger. On parle en effet de danger
lorsque la probabilité d'occurrence et les conséquences sont importantes, tandis que
le risque existe dès lors que sa probabilité d'occurrence n'est pas nulle.
3.2. Risque:
Le risque est la probabilité que les conséquences néfastes, les dommages, se
Matérialisent effectivement. Un danger ne devient un risque que lorsqu’il y a
exposition et donc, possibilité de Conséquences néfastes.
3.3. Exposition:
Dans le présent contexte, quand on parle d’exposition, il s’agit du contact Entre le
danger et une personne, pouvant dès lors entraîner un dommage. Sans exposition,
pas de possibilité de dommage. Le risque est donc la probabilité que quelqu’un soit
atteint par un danger
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3.4. Facteur des risques:
Les facteurs de risques sont des éléments qui peuvent Augmenter ou diminuer la
probabilité de survenance d’un accident ou la gravité d’un événement Les facteurs
de risques complètent l’équation: RISQUE = DANGER X EXPOSITION
4.1. Chute :
Risque d’accident résultant du contact brutal d’une personne avec le sol ou avec
une autre Surface suffisamment large et solide.
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4.3. Circulation :
4.3.1. Circulation dans l’entreprise (interne)
Risques d’accident résultant du heurt d’une personne par un véhicule ou d’une
collision entre Véhicules ou entre un véhicule et un obstacle…
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Figure 1.5 : Engins de manutention
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Le deuxième chapitre : Les méthodes d’analyse des
risques industrielles
1. Introduction
Le choix de la méthode ou des méthodes nécessaires pour réaliser l’analyse des
risques est primordial. Il n’existe pas une méthode unique miraculeuse qui
permettrait à toutes les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’analyser
leurs risques afin de déterminer les mesures de prévention.
Il existe donc des méthodes avec des objectifs différents, selon le besoin de
l’entreprise dans la mise en place de son système dynamique de gestion des
risques.
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Des équipements dangereux comme, par exemple, des stockages, zones de
réception-expédition, réacteurs, fournitures d’utilités (chaudière…),
Des opérations dangereuses associées au procédé.
- L’identification de ces éléments dangereux est fonction du type
d’installation étudiée. L’APR peut être mise en œuvre sans ou avec l’aide
de liste de risques types ou en appliquant les mots guides Hazop.
- Il est également à noter que l’identification de ces éléments se fonde sur
la description fonctionnelle réalisée avant la mise en œuvre de la
méthode.
- A partir de ces éléments dangereux, l’APR vise à identifier, pour un
élément dangereux, une ou plusieurs situations de danger. Dans le cadre
de ce document, une situation de danger est définie comme une situation
qui, si elle n’est pas maîtrisée, peut conduire à l’exposition d’enjeux à un
ou plusieurs phénomènes dangereux.
- Le groupe de travail doit alors déterminer les causes et les conséquences
de chacune des situations de danger identifiées puis identifier les
sécurités existantes sur le système étudié. Si ces dernières sont jugées
insuffisantes vis-à-vis du niveau de risque identifié dans la grille de
criticité, des propositions d’amélioration doivent alors être envisagées.
2.1.1.3. DEROULEMENT :
L’utilisation d’un tableau de synthèse constitue un support pratique pour mener la
réflexion et résumer les résultats de l’analyse. Pour autant, l’analyse des risques ne
se limite pas à remplir coûte que coûte un tableau. Par ailleurs, ce tableau doit
parfois être adapté en fonction des objectifs fixés par le groupe de travail
préalablement à l’analyse. Le tableau ci-dessous est donc donné à titre d’exemple.
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Comme son nom l’indique, il s’agit à la base d’une méthode préliminaire d’analyse
qui permet d’identifier des points critiques devant faire l’objet d’études plus détaillées.
Elle permet ainsi de mettre en lumière les équipements ou installations qui peuvent
nécessiter une étude plus fine menée grâce à des outils tels que l’AMDEC, l’HAZOP
ou l’analyse par arbre des défaillances. Toutefois, son utilisation seule peut être
jugée suffisante dans le cas d’installations simples ou lorsque le groupe de travail
possède une expérience significative de ce type d’approches.
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Les étapes de la méthode AMDEC La méthode s’inscrit dans une
démarche en huit étapes :
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d’identifier les modes communs de défaillances pouvant affecter le système étudié.
Les modes communs de défaillances correspondent à des événements qui de par
leur nature ou la dépendance de certains composants, provoquent simultanément
des états de panne sur plusieurs composants du système. Les pertes d’utilités ou
des agressions externes majeurs constituent par exemple, en règle générale, des
modes communs de défaillance.
Dans le cas de systèmes particulièrement complexes comptant un grand nombre
de composants, l’AMDEC peut être très difficile à mener et particulièrement
fastidieuse compte tenu du volume important d’informations à traiter. Cette difficulté
est décuplée lorsque le système considéré comporte de nombreux états de
fonctionnement.
Par ailleurs, l’AMDEC considère des défaillances simples et peut être utilement
complétée, selon les besoins de l’analyse, par des méthodes dédiées à l’étude de
défaillances multiples comme l’analyse par arbre des défaillances par exemple.
2.1.3.2. Programme
2.1.3.2.1. Principes généraux de la méthode HAZOP
Définition, cadre d’application, historique de la méthode
Notion de risques et d’opérabilité
2.1.3.2.2. Description de la méthode
Préparation de l’étude
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Constitution et conduite du groupe de travail
Suivi des recommandations du groupe de travail
2.1.3.3. Les avantages et les limites L’HAZOP
Est un outil particulièrement efficace pour les systèmes thermo- hydrauliques. Cette
méthode présente tout comme l’AMDE un caractère systématique et méthodique.
Considérant, de plus, simplement les dérives de paramètres de fonctionnement du
système, elle évite entre autres de considérer, à l’instar de l’AMDE, tous les modes
de défaillances possibles pour chacun des composants du système.
En revanche, l’HAZOP ne permet pas dans sa version classique d’analyser les
évènements résultant de la combinaison simultanée de plusieurs défaillances.
Par ailleurs, il est parfois difficile d’affecter un mot clé à une portion bien délimitée
du système à étudier. Cela complique singulièrement l’identification exhaustive des
causes potentielles d’une dérive. En effet, les systèmes étudiés sont souvent
composés de parties interconnectées si bien qu’une dérive survenant dans une ligne
ou maille peut avoir des conséquences ou à l’inverse des causes dans une maille
voisine et inversement. Bien entendu, il est possible a priori de reporter les
implications d’une dérive d’une partie à une autre du système. Toutefois, cette tâche
peut rapidement s’avérer complexe.
Enfin, L’HAZOP traitant de tous types de risques, elle peut être particulièrement
longue à mettre en œuvre et conduire à une production abondante d’information ne
concernant pas des scénarios d’accidents majeurs.
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Figure 2.2 : Arbre de défaillance
2.1.4.3. L’objectif de l’AdD
L’objectif « qualitatif » est de construire une synthèse de tout ce qui peut conduire à
un événement redouté et d’évaluer l’effet d’une modification du système, de
comparer les conséquences des mesures qui peuvent être envisagées pour réduire
l’occurrence de l’événement redouté étudié.
2.1.4.4. Les avantages et les limites
Le principal avantage de l’analyse par arbre des défaillances est qu’elle permet de
considérer des combinaisons d’évènements pouvant conduire in fine à un
événement redouté. Cette possibilité permet une bonne adéquation avec l’analyse
d’accidents passés qui montre que les accidents majeurs observés résultent le plus
souvent de la conjonction de plusieurs évènements qui seuls n’auraient pu entraîner
de tels sinistres.
Par ailleurs, en visant à l’estimation des probabilités d’occurrence des évènements
conduisant à l’événement final, elle permet de disposer de critères pour déterminer
les priorités pour la prévention d’accidents potentiels.
L’analyse par arbre des défaillances porte sur un événement particulier et son
application à tout un système peut s’avérer fastidieuse. En ce sens, il est conseillé de
mettre en œuvre au préalable des méthodes inductives d’analyse des risques. Ces
outils permettent d’une part d’identifier les évènements les plus graves qui pourront
faire l’objet d’une analyse par arbre des défaillances et, d’autre part, de faciliter la
détermination des causes immédiates, nécessaires et suffisantes au niveau de
l’élaboration de l’arbre.
Depuis une quinzaine d’années, des logiciels informatiques sont commercialisés
afin de rendre plus aisée l’application de l’arbre des défaillances. Ces outils se
montrent très utiles pour la recherche des coupes minimales, la détermination des
probabilités ainsi que pour la présentation graphique des résultats sous forme
arborescente.
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2.1.5 .La méthode arbre d’événement
2.1.5.1. Description de l’analyse par arbre d’événement
L’arbre d’événements illustre graphiquement les conséquences potentielles d’un
accident qui résulte d’un événement initiateur (une défaillance spécifique d’un
équipement ou une erreur humaine). Une analyse par arbre d’événements (AAE)
prend en compte la réaction des systèmes de sécurité et des opérateurs à
l’événement initiateur lors de l’évaluation des conséquences potentielles de
l’accident. Les résultats de l’AAE sont des séquences accidentelles ; c’est-à-dire un
ensemble de défaillance ou d’erreurs qui conduisent à l’accident. Ces résultats
décrivent les conséquences potentielles en termes de séquence d’événements
(succès ou défaillance des fonctions de sécurité) qui font suite à un événement
initiateur. Une analyse par arbre d’événements est bien adaptée pour étudier des
procédés complexes qui ont plusieurs barrières de protection ou procédures
d’urgence en place pour réagir à un événement initiateur spécifique.
2.1.5.2. L’objectif de l’arbre d’événement
Les arbres d’événements sont utilisés pour identifier les divers accidents qui
peuvent se produire dans un système complexe. À la suite de l’identification des
séquences d’accidents individuels, les combinaisons spécifiques de défaillance qui
peuvent conduire à des accidents peuvent être déterminées à l’aide de l’arbre
d’événements. L’arbre d’événements permet :
De rechercher toutes les causes et les combinaisons de causes conduisant à
l’événement de tête ;
De déterminer si chacune des caractéristiques de fiabilité du système est
conforme à l’objectif prescrit ;
De vérifier les hypothèses faites au cours d’autres analyses à propos de
l’indépendance des systèmes et de la non-prise en compte de certaines
défaillances ;
D’identifier le(les) facteur(s) qui a(ont) les conséquences les plus néfastes
sur une caractéristique de fiabilité ainsi que les modifications nécessaires
pour améliorer cette caractéristique ;
D’identifier les événements communs ou les défaillances de cause
commune.
2.1.5.3. Applications de l’arbre d’événement
L’arbre d’événements est utilisé pour identifier les divers événements qui
peuvent survenir dans un système complexe. À la suite de l’identification des
séquences individuelles d’accident, les combinaisons spécifiques de défaillance
qui conduisent à des accidents peuvent alors être déterminées en utilisant l’arbre
de panne.
2.1.5.4. Principe de l’arbre d’événements
L’ADE évalue le potentiel d’accident résultant d’une défaillance d’un
équipement ou d’un dérangement de procédé (événement initiateur). À la
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différence de l’analyse par arbre de panne (une approche déductive) l’AAE est
un raisonnement inductif où l’analyste commence par un événement initiateur et
développe la séquence probable d’événements qui conduisent aux accidents
potentiels, en tenant compte tant du succès que de la défaillance des barrières
de sécurité au fur et à mesure que l’accident progresse. Les arbres
d’événements fournissent une façon systématique d’enregistrer les séquences
d’accidents et de définir la relation entre les événements initiateurs et la
séquence d’événements qui peut résulter en accidents. Les arbres d’événements
sont bien indiqués pour analyser les événements initiateurs qui pourraient
conduire à une variété de conséquences. Un arbre d’événements met en
évidence la cause initiale d’accidents potentiels et fonctionne à partir de
l’événement initiateur jusqu’aux effets finaux. Chaque branche d’un arbre
d’événements représente une séquence séparée d’accident qui est, pour un
événement initiateur donné, un ensemble de relations entre les barrières de
sécurité
2.1.5.5. Les avantages et les limites
L’analyse par arbre d’évènements est une méthode qui permet d’examiner, à
partir d’un événement initiateur, l’enchaînement des évènements pouvant
conduire ou non à un accident potentiel. Elle trouve ainsi une utilité toute
particulière pour l’étude de l’architecture des moyens de sécurité (prévention,
protection, intervention) existants ou pouvant être envisagés sur un site. A ce
titre, elle peut être utilisée pour l’analyse d’accidents a posteriori.
Cette méthode peut s’avérer lourde à mettre en œuvre. En conséquence, il
faut définir avec discernement l’événement initiateur qui fera l’objet de cette
analyse.
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Figure2.3 : exemple de la méthode Nœud Papillo
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En français : identification des dangers et évaluation des risques.
Identification des dangers : Processus visant à reconnaitre qu’un danger
existe et a définir ses caractéristiques.
Evaluation des risques : Processus d’estimation d’un ou plusieurs risques
naissant d’un ou plusieurs dangers en prenant en compte l’adéquation de
tout contrôle existe, et ne décidant si le ou les risque(s) est (sont)
acceptable(s) ou non.
Danger : Source, situation, ou acte ayant un potentiel de nuisance en
termes de préjudice personnel ou d’atteinte à la santé, ou une combinaison
de ces éléments.
Risque : Combinaison de la probabilité de la survenue d’un ou plusieurs
événement dangereux ou exposition à un ou à de tels événement et de la
gravité du préjudice ou de l’atteinte à la santé que cet événement ou ces
expositions peuvent causer.
Risque acceptable : Risque qui a été ramené à un niveau tolérable par
l’organisme au regarde de ses obligations légales et de sa politique SST.
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Tableau 2.3 : niveau de gravité
- Unité, site Le laboratoire des travaux publics de l’Est Annaba ou autre transmis
au département concerné en tant que REX, Alerte.
- Un presqu’accident. Après cotation des risques, un plan d’action sera mis en
place pour maitrise des risques avec priorisation des actions suivant la matrice
du niveau de maitrise des risques (NM), les actions identifiées pour la maitrise
des risques seront faites suivant la hiérarchisation suivante :
Elimination des risques.
Substitution des risques.
Ingénieries.
Diminuer l’exposition aux risques.
Formation, affichage et audits pour la maitrise des risques.
Protection collective.
Protection individuelle.
Tous les risques non maitrisés devront être rendus acceptables par la mise en
place d’actions de correction afférentes, et devront être éliminés, ou réduits à un
niveau acceptable. Après la mise en place des actions préventives et correctives
pour la maitrise des risques, des audits pour l’évaluation de l’efficacité des actions
sont obligatoires. Ils seront faits par la commission, dans un objectif de s’assurer que
les actions mises en place sont efficaces. Si les réviser les actions dans le but de
maitriser les risques.
Mise à jour des fiches HIRA principale (Fiche d’analyse des risques de postes de
travail) : La révision de l’analyse des risques des postes de travail est obligatoire si :
- Un accident est survenu qui concerne le poste ou la tâche.
- Un accident survenu dans une autre
- Un risque déclaré par un travailleur, sous-traitant, visiteur, fournisseur, stagiaire
ou lors d’un audit de sécurité et qui n’est pas pris en compte lors de l’analyse des
risques
- S’il y’aura un changement tel que : nouveaux équipements, changement
temporaire des équipements existants. Pour les nouveaux équipements,
l’analyse des risques devra être faite dès la conception du projet.
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- S’il y a une modification de l’organisation, des activités ou des matériaux utilisés.
L’équipe d’investigation chargées de faire les enquêtes après accident, incident ou
presqu’accident doivent prendre en compte le dernier HIRA des postes de travail ou
tâches concernées.
Les HIRA principales doivent être prises en compte lors de l’établissement des
gammes opératoires ou de la procédure de travail.
Si ces documents existent avant le projet Analyse des risques leurs révisions est
nécessaire pour inclure tous les risques non gérés par les gammes ou procédures
de travail.
Aussi, après révision des HIRA principales pour une cause ou une autre, le retour
d’informations aux personnels concernés doit être fait par la hiérarchie moyennant
les fiches de sensibilisation aux risques des postes de travail.
2.1.7. Conclusion
Nous avons vu dans ce chapitre les méthodes de management des risques, celles-
ci permettent une identification systématique des composantes du risque Les
différentes situations dangereuses, évènements redoutés, causes, conséquences,
ou accidents potentiels, tous ces éléments sont identifiés d’une manière
méthodologique et présentés dans une forme tabulaire à l’image de l’APR et
l’AMDEC et HIRA, ou arborescente à l’image de l’Arbre de Défaillances ou
d’Evénements
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Bibliographie
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