REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION
UNIVERSITE DE DOUALA THE UNIVERSITY OF DOUALA
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE DE DOUALA
BP : 2701 DOUALA
TEL : +(237) 697542240
contact@[Link]
Division de la scolarité et des Etudes
Service de la Formation par Alternance et de l’Insertion Proféssionnelle
RAPPORT DE STAGE MASTER I
CONCEPTION D’UN PROGICIEL DE CALCUL DU BILAN THERMIQUE
ET DE DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX AERAULIQUES
Stage éffectué du 19 Juillet 2022 au 05 Septembre 2022 à la
Smart Consulting Enginnering
Par
FOKAM FOTSO Bynick Elsa
Génie Energétique
Niveau : IV
Encadreurs proféssionnels :
M. NGAINBU Francis M. KAMGA Donald
PDG SCE Directeur des opérations SCE
Année académique 2022-2023
DEDICACE
Je dédie ce modeste travail
A celle qui a tout fait pour moi, qui m’a apprise à rester debout face aux
défits de la vie, à ma mère que j’aime tant ;
A mon père qui est mon pilier et ma boussole ;
A mes frères qui ont toujours su m’aider à ressortir la meilleure version
de moi-meme ;
Et à tous les amoureux de la science.
i
REMERCIEMENTS
Le présent travail ne saurait être considéré comme l’œuvre d’un seul es-
prit, c’est le résultat de la collaboration de plusieurs personnes.
Tout d’abord, qu’il nous soit permit de remercier Dieu le Père pour la vie,
la santé, la force, l’intelligence et pour tous les moyens qui n’ont pas fait dé-
faut durant la réalisation et la rédaction de ce travail.
Par la suite, nous tenons à remercier toutes les personnes qui de près ou
de loin ont participer à la réussite de ce travail et de façon très particulière :
Le directeur de l’Ecole Nationale Supérieur Polyethnique de Douala le Pr
Martin Rubben MOUANGUE pour tous les éfforts consentis pour nous offrir
une formation de qualité et à la pointe des nouvelles technologies sur le mar-
ché de l’emploi.
Le PDG de l’entreprise SMART CONSULTING ENGINEERING Monsieur
NGAINBU Francis qui m’a permis d’éffectuer mon stage dans sa structure et
pour le temps, l’attention et tous les moyens techniques qu’il a mis à ma dis-
position tout au long de ce travail.
Mes encadreurs proféssionnels Messieurs NGAINBU Francis et KAMGA
ii
DONALD pour leur disponibilité et pour tous les précieux conseils qui ont
contribué à alimenter ma réflexion.
Tous mes enseignants et camarades de classe pour leurs apports acadé-
mique et intellectuel lors de ma formation.
Toute ma grande famille.
iii
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE
Description de l’entreprise
SMART CONSULTING ENGINEERING (SCE) est une structure qui éxerce
dans les domaines de la climatisation, ventilation , désenfumage, plombe-
rie sanitaire, protection incendie, électricité courant fort et faible. C’est une
société à responsabilité limitée (SARL) dont le capitale sociale est de 01 (un)
millions de franc CFA et qui a pour directeur générale M. NGAINBU Francis
avec un effectif d’environ 15 employés permanents et plusieurs temporaire
variable en fonction de la nécessité des travaux . La SCE repond aux numero :
+237 242 130 125
+237 699 228 150
+237 675 755 542
http ://[Link]
Localisation de l’entreprise
La SCE est basé à Douala à 300m du campus 2 de l’Université de douala
juste à quelque mètre de la SIC C AC AO8685 DOUALA.
iv
F IGURE 1 – Localisation de l’entreprise
Organigramme de la structure
F IGURE 2 – Organigramme de l’entreprise
v
RESUME
Les climats tropicaux connaissent des températures moyennes élévées au
cours de l’année, pour assurer le confort thermique et aéraulique des per-
sonnes, l’on est souvent ammené à faire recours au conditionnement d’air
et à la ventilation mécanique qui suggèrent le dimensionnement des équi-
pements de l’installation. Les logiciels utilisés jusqu’à ce jour pour éffectuer
ces dimensionnements sont des logiciels étrangers assez coûteux et n’incor-
porant pas toujours nos données climatiques. Le présent travail met sur pied
un outil aussi bien didactique que proféssionnel pour le bilan thermique et le
dimensionnement des réseaux aérauliques. Le but étant de favoriser la maî-
trise du climat local et des materiaux locaux.
Mots clés : bilan thermique, dimensionnement, réseaux aérauliques, pro-
giciel
vi
Table des matières
DEDICACE i
REMERCIEMENTS ii
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE iv
Description de l’entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iv
Localisation de l’entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iv
Organigramme de la structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v
RESUME vi
Liste des tableaux x
Liste des figures xi
LISTE DES SYMBOLES ET ABBREVIATIONS 1
I INTRODUCTION GENERALE 2
II REVUE DE LITTERATURE 5
1 BILAN THERMIQUE DE CLIMATISATION EN REGIME PERMANENT 6
vii
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Approche théorique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Recolte des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.3 Les modes de transfert de chaleur . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.4 Apport de chaleur par renouvellement d’air . . . . . . . . 13
2 LES RESEAUX AERAULIQUES 14
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Perte de charge dans les réseaux aérauliques . . . . . . . . . . . . 15
2.2.1 Perte de charge singulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.2 Perte de charge linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.3 Regime d’écoulement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2.4 Détermination du coefficient de frottement de DARCY . . 16
III MATERIELS ET METHODES 19
3 MATERIELS 20
4 METHODES 21
4.1 Calcul du bilan thermique en regime permanent . . . . . . . . . 21
4.2 Dimensionnement des reseaux de gaines . . . . . . . . . . . . . . 25
4.2.1 Perte de charge singulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.2.2 Perte de charge linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
IV RESULTATS ET DISCUSSION 27
RESULTATS 28
DISCUSSION 31
viii
CONCLUSION 33
Bibliographie 34
ix
Liste des tableaux
2.1 Propriété de l’air [4] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.1 Différence de température entre les différentes faces des pa-
rois [3] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.2 coefficients globaux de transmission K des parois [3] . . . . . . 22
4.3 Coefficient d’absorption αpour murs, toits et fenetres . . . . . 23
4.4 Facteur de rayonnement solaire [3] . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.5 Valeurs de g . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.6 Débit minimal d’air dans les locaux climatisés [3] . . . . . . . . 25
x
Table des figures
1 Localisation de l’entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v
2 Organigramme de l’entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v
1.1 Transfert de chaleur par conduction à travers une surface plane 10
1.2 Transfert de chaleur par conduction à travers une surface plane
multicouche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3 Transfert de chaleur par convection à travers une surface plane 11
1.4 Transfert de chaleur par convection à travers une surface plane
multicouche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.1 Tableur de dimensionnement des réseaux aérauliques . . . . . . 29
xi
LISTE DES SYMBOLES ET ABBREVIATIONS
Φ : flux de chaleur échangé par unité de temps en W
λ : conductivité thermique en W/m°K
e : épaisseur en m
S : surface en m 2
θ, T : température en °K ou en °C
h : coefficient d’échange convectif en W /m 2 °K
α : coeficient d’absorption
F : facteur de rayonnement solaire
R m : rayonnement solaire absorbé à la surface du mur W /m 2
RV : intensité du rayonnement solaire sur les vitres en W /m 2
ωe : teneur en eau de l’air exterieur en g /K g ai r sec
ωi : teneur en eau de l’air interieur en g /K g ai r sec
K : coefficient global de transmission en W/m°K
ε : rugosité absolue en mm
R e : nombre de Reynolds sans unité
λouF : coefficient de frottement de DARCY sans unité
k : coeficient de perte de charge singulière sans unité
∆P S : Perte de charge singulière Pa
∆P L : Perte de charge linéaire Pa
ν : viscosité cinématique en m 2 /s
g : constante de gravitation universelle en N /K g
L : longueur en m
d : diametre en m
Q sr m : gain sensible par rayonnement à travers les murs
Q sr v : gain sensible par rayonnement à travers les vitres
1
Première partie
INTRODUCTION GENERALE
2
Le confort thermique est l’ensemble des conditions de température dans
lesquelles le corps humain établie un équilibre entre la quantité de chaleur
qu’il reçoit de son environnement et la quantité de chaleur qu’il dégage. S’il
est vrai que le confort est une notion très subjective, cela est au centre des
préoccupations des êtres vivants depuis plusieurs décenies et aujourd’hui
encore, alors que le monde fait face aux ravages du changement climatique
et des phénomènes d’éffet de serre, le besoin en confort se fait de plus en
plus ressentir tandis que l’impact de la production et de la consommation de
l’énergie pour assurer ce confort est sans appel sur l’environnement. Dans
un tel contexte, l’utilisation des logiciels étranger dont le climat est si dif-
férent du nôtre "fait que les installations de climatisation conçues pour les
climats tropicaux sont surdimensionnées, entraînant ainsi une surconsom-
mation électrique dans le domaine du conditionnement d’air des bâtiments"
[3], Pr Alexis Kemajou, tome 1 Efficacité Energetique en région tropicale .
D’autre part la plupart de ces logiciels n’incorporent ni nos données clima-
tique ni la realité de nos materiaux locaux.
Si nous pouvons assurer le confort thermique de manière mécanique grâce à
l’évolution des sciences et technologies, un problème bien plus flagrant ap-
parait aussitôt : celui du renouvellement d’air. Les systèmes de climatisation
ont pour vocation d’extraire de la chaleur et de maintenir l’enceinte à clima-
tiser à une température définie par l’utilisateur. Dans ces conditions, pour
limiter les déperditions de chaleur vers l’extérieur(cas du chauffage) ou les
infiltrations vers l’intérieur(cas de la climatisation) , les enceintes sont main-
tenues fermées et l’on assiste à une augmentation rapide du taux de CO 2
dans l’air ce qui conduit à des asphysies à long terme si les ouvertures restent
fermées. L’ouverture forcée des locaux entraine ainsi d’importantes pertes
d’energies. D’autre part il existe des enceintes qui ont éssentiellement besoin
3
de renouvellement d’air de part certaines contraintes de contruction ou des
besoins d’utilisation telles que les douches, les cuisines,certaines salles d’ho-
pitaux...Au vu de sa pertinence progréssive dans le confort, le renouvellement
d’air qui passe par l’extraction et la ventillation suscite un intérêt particulier
d’où la nécéssité d’y apporter une reflexion subséquente.
Pour repondre à ces différentes problématiques,nous proposerons dans ce
travail un prologiciel Excel incorporant les données climatiques et propo-
sant quelques matériaux de construction locaux pour le dimensionnement
des réseaux aérauliques et le calcul du bilan thermique de climatisation dans
la ville de Douala.
4
Deuxième partie
REVUE DE LITTERATURE
5
Chapitre 1
BILAN THERMIQUE DE CLIMATISATION
EN REGIME PERMANENT
1.1 Introduction
Le bilan thermique de climatisation est la somme algebrique des déper-
ditions et des infiltrations de chaleurs dans un local. Il néccessite un travail
laborieux et précis car le resultat de ce calcul nous renseigne la puissance
frigorifique du climatiseur à installer. L’obtention de ces résultats requiert la
connaissance d’un certains nombre d’informations telles que : les données
géographiques ( latitude, longitude, orientation du batiment),les conditions
exterieures de bases ( température sèche, température humide, humidité re-
lative et teneur en eau), les materiaux de construction utilisés et leurs ca-
ractéristiques, le dégré d’exposition des parois au soleil, le type de renouvel-
lement d’air et l’encombrement du local. Dans ce chapitre, nous irons à la
quête de ces informations qui constitueront une base de données pour un
prologiciel excel que nous concevrons pour le calcul du bilan thermique.
6
1.2 Approche théorique
1.2.1 Définitions
La temperature est le dégré d’agitation thermique des molécules dans un
corps. De manière plus subjective, on peut dire que la température est l’en-
semble des conditions atmosphériques traduite par une sensation relative de
chaud ou de froid dont l’appréciation exacte est fournie par un thermomètre.
Son unité est le dégré celsus (°C) ou le dégré kelvin (°K) (USI)
Le bilan thermique d’un local est la somme algébrique de tous les apports
de chaleur ou déperditions dans ce local. Ces apports peuvent être sensibles
ou latents.
La chaleur sensible est la quantité de chaleur échangée entre deux corps
dans un système isolé sans changement d’état physique.
La chaleur latente est la quantité de chaleur qu’il faut apporter à un corps
pour pour assurer son changement d’état.
1.2.2 Recolte des données
L’élaboration du bilan thermique est une démarche laborieuse mais peu
complexe. Un bilan reussit nécéssite une bonne connaissance des données
telle ques :
— La localisation géographique du site
— L’orientation du bâtiment
— Les conditions extérieures de base(température sèche, température hu-
mide, humidité relative, teneur en eau de l’air ou humidité absolue)
7
— Les materiaux de construction utilisé ainsi que leur caractéristiques
thermiques
— Le nombre, le type d’ouvertures et leur caractéristiques thermiques
— Les parois exposées au soleil ainsi que leur dégré d’exposition au soleil
— Le type de renouvellement d’air
— L’encombrement du local : nombre de personnes, appareillages élec-
trique et autres...
[Link] La localisation géographique du site
Il s’agit ici de connaître l’emplacement de la ville dans laquelle se situe le
bâtiment par des coordonnées telles que la longitude et la latitude.
[Link] L’orientation du bâtiment
Il s’agit d’orrienter les faces du bâtiment selon les points cardinaux.
[Link] Les conditions extérieures de base
Ces données sont les plus importantes mais aussi les plus difficiles à obte-
nir du fait du caractère changeant du climat qui s’est accentué ces dernieres
décenies à cause des phénomènes de changement climatique et d’éffet de
sèrre. Néamoins, en faisant une étude sur 5 ou 10 ans sur la base des don-
nées météorologique on obtient des résultats acceptables. Ces conditions de
bases extérieures sont :
— La température sèche
C’est la température lue sur un thermomètre protégé de l’humidité et
des radiations.
— La température humide
C’est la température qu’aurait une parcelle d’air reffroidie jusqu’à sa-
8
turation(humidité relative à 100%) par évaporation d’eau sur cette par-
celle.
— L’humidité relative
C’est le rapport entre la masse de vapeur d’eau contenu dans un ki-
logramme d’air sec sur la quantité d’eau que contiendrait cette même
masse d’air en saturation.
1.2.3 Les modes de transfert de chaleur
Dans la litterature, il existe 03 principaux mode de transfert de chaleur :
[Link] Le transfert de chaleur par conduction
C’est le phénomene d’échange de chaleur qui a lieu dans un système jus-
qu’à l’atteinte d’un état d’équilibre(équilibre thermodynamique). Il peut se
faire dans un corps ou dans un système constitué de plusieurs corps (chacun
caractérisé par un coefficient d’échange thermique par conduction).
Le flux de chaleur est la quantité de chaleur qui traverse une surface don-
née par unité de temps. Son symbole mathématique est Φ et son unité est le
Watt.
Le transfert de chaleur par conduction repose sur l’hypothèse du célèbre ma-
thématicien Joseph FOURRIER selon laquelle le flux de chaleur est propor-
tionnel au gradiant de température :
⃗ = −λ S g r⃗ad T
ϕ (1.1)
Transfert de chaleur par conduction à travers une surface plane
Soit une surface plane d’épaisseur ε et de conductivité thermique λ comme
le montre la figure ci-contre :
9
F IGURE 1.1 – Transfert de chaleur par conduction à travers une surface plane
Le flux de chaleur transmis à travers cette surface est donné par la rela-
tion :
λ
Φ= S (θs1 − θs2 ) (1.2)
ε
Transfert de chaleur à travers une surface plane multicouche
Soit la surface plane multi-couche ci-dessous :
F IGURE 1.2 – Transfert de chaleur par conduction à travers une surface plane multicouche
Le flux de chaleur transmis par conduction entre les faces extérieures est :
(θex t − θi nt ) S
Φc = (1.3)
e1
λ1
+ λe 22 + ... + λe nn
10
[Link] Le transfert de chaleur par convection
C’est un phenomène d’échange de chaleur qui a lieu au sein d’un fluide
en mouvement ou entre l’interface d’un solide et un fluide en mouvement.
La litterature reconnait deux types de convection :
— La convection naturelle au cours de laquelle le deplacement du fluide
s’effectue de maniere naturelle.
— La convection forcée au cours de laquelle le fluide est mit en mouve-
ment par un organe mécanique.
Comme exemple de convection naturelle, On l’oberve entre l’interface d’une
bouteille d’eau glacée et l’air. L’air contient de l’eau sous forme de vapeur et
au contact de la surface de la bouteille, cette eau atteint sa temperature de
rosée et se condense, l’ai a donc perdu de la chaleur au profit de la bouteille.
Les fluides de convections sont caracterisés par des coefficients de convec-
tions dépendants du lieu géographique et des conditions climatiques du dit
lieu.
Transfert de chaleur par convection à travers une surface plane
Soit une surface plane d’épaisseur ε et de conductivité thermique λ en-
touré par un fluide de coefficient de convection intérieur et extérieur h si et
h se respectivement comme indiqué sur la figure ci-contre :
F IGURE 1.3 – Transfert de chaleur par convection à travers une surface plane
11
Le flux de chaleur par convection Φc v traversant la surface intérieur est
donné par la loi de Newton :
Φc v = h si S(θsi − θ1 ) (1.4)
θ1 étant la température de la couche limite superieur à la face sur laquelle
se produit la convection
Convection-conduction à travers une surface plane multicouche Soit la
surface plane multi-couche ci-dessous :
F IGURE 1.4 – Transfert de chaleur par convection à travers une surface plane multicouche
Dans ce cas d’exemple, le flux de chaleur total, par convection et par conduc-
tion est donné par l’équation :
(Tex t − Ti nt )S
Φ= (1.5)
1
h si
+ e1
λ1
+ λe 22 + λe 33 + λe 44 + h1se
Ainsi, pour une surface plane constitué de n couche, cette relation devient :
(Tex t − Ti nt )S
Φ= (1.6)
1
h si
+ e1
λ1
+ e2
λ2
+ λe 33 + λe 44 + ... + λe nn + h1se
Dans la pratique, on definit le coefficient de transmission globale comme
un coefficient qui prend en compte la conduction et la convection :
1
K= (1.7)
1
h si
+ λe 11 + λe 22 + ... + h1se
12
[Link] Transfert de chaleur par rayonnement
A toute température, chaque corps matériel émet de l’énergie sous forme
de rayonnement électromagnétique dû aux mouvements des charges élec-
triques des atomes suite à l’agitation thermique. L’intensité du rayonnement
dépend de la température et d’une propriété de la surface du corps appelée
"émissivité".
Dans la pratique, le rayonnement se fait à travers toutes les parois ( vitrées et
non vitrées) exposées au soleil.
1.2.4 Apport de chaleur par renouvellement d’air
Dans le processus de climatisation, il arrive très souvent que les ouver-
tures soient maintenues fermées pour des besoins de limitation de déperdi-
tions pour une meilleure régulation du système en vu d’un meilleur confort
thermique. Dans ces conditions l’air devient rapidement très concentré en
CO 2 ce qui entraine la fatigue, la reduction des capacités intellectuelles et
bientôt l’asphysie : d’où l’urgence du renouvellement d’air. Le renouvelle-
ment d’air peut se faire de deux façons :
— Renouvellement naturel :
L’air est renouvellé de façon naturelle par les ouvertures du bâtiment ;
le débit d’air vaut un volume de la pièce à climatiser par heure.
— Renouvellement mécanique :
L’air est renouvellé par le biais d’un organe mécanique (ventilateur) et
un réseau de gaine. L’extraction peut être à simple flux ou à double flux.
13
Chapitre 2
LES RESEAUX AERAULIQUES
2.1 Introduction
La qualité de l’air dans un milieu est un facteur éssentiel pour la survie
de ses occupants. Le CO 2 que rejette naturellement l’organisme peut se
reveller dangereux pour l’Homme s’il passe beaucoup de temps dans
une enceinte fermée. Selon les recommandations du collectif " Projet
CO 2 ", le taux de CO 2 dans une enceinte doit être inférieur à 1000 ppm.
Au dela de cette valeur, les personnes concernées peuvent être sujets
aux crises d’asthme, aux allergies, aux migraines, à la fatigue et même
à l’asphyxie. Les progrès réalisés pour assurer le confort thermique ont
contribué à rendre l’individu plus à son aise dans un atmosphère contrôlé
( température et humidité ) mais la résolution de ce problème et le be-
soin de régulation en a engendré un autre encore plus grave. En effet, la
régulation de température dans une pièce climatisée nécéssite la limi-
tation des infiltrations et donc la fermeture des ouvertures qui a pour
conséquence la concentration du CO 2 dans la salle d’où la probléma-
tique du renouvellement d’air. La résolution de ce problème se fait nec-
céssairement par la ventillation mécanique contrôlée. La litterature est
assez vaste à ce propos mais le présent travail s’interessera plutôt au
14
dimensionnement des réseaux aérauliques.
2.2 Perte de charge dans les réseaux aérauliques
Nous distinguons sur le marché des gaines circulaires et rectangulaires.
La perte de charge subit par l’air dans un réseau représente la perte de
préssion statique générée soit par frottement ( perte de charge linéaire)
soit par la rencontre d’un obtacle dû au changement de direction ou de
section ( perte de charge singulière).
2.2.1 Perte de charge singulière
La perte de charge singulière dans un réseau se produit à la rencontre
d’un obstacle qui peut être causée par :
— Un changement de direction : coude, té, piquage...
— Un changement de section : réduction
Ces différents éléments sont caractérisés par un coefficient de perte de
charge K définit par le constructeur. Ainsi la perte de charge singulière
est donnée par la formulation mathématique :
υ2
∆P S = K (2.1)
2g
2.2.2 Perte de charge linéaire
Plus la section est petite, plus importante est la perte de charge linéaire
malheureusement une section importante engendre non seulement des
coûts plus élévés mais affecte également la résistance du bâtiment, d’où
la néccéssité de procéder à un dimensionnement scrupuleux. D’après
la littérature scientifique, la perte de charge linéaire est intimement liée
à la longueur de la conduite et depend du coeficient de frottement de
15
DARCY :
λL υ2
∆P L = . (2.2)
d 2g
La perte de charge totale genérée par le circuit vaut alors :
∆P = ∆P S + ∆P L (2.3)
2.2.3 Regime d’écoulement
Les expériences réalisées par Reynolds en 1883 lors de l’écoulement
d’un liquide dans une conduite cylindrique rectiligne dans laquelle ar-
rive également un filet de liquide coloré, ont montré l’existence de deux
régimes d’écoulements [2] :
— Le régime laminaire dans lequel Les filets fluide sont des lignes ré-
gulières, sensiblement parallèles entre elles.
— Le régime turbulent dans lequel les filets de fluide s’écoulent de ma-
nière désordonnée.
Le nombre de Reynolds est donné par la relation :
υd
Re = (2.4)
ν
Remarque : D’après certains résultats empiriques :
— Le regime d’écoulement est laminaire si R e < 2300
— Le regime d’écoulement est turbulent si R e > 2300
2.2.4 Détermination du coefficient de frottement de DARCY
En régime laminaire, le coefficient de frottement est donné par la for-
mule de POISSEUILLE :
64
λ= (2.5)
Re
16
En régime turbulent, le calcul du coefficient de frottement λou F est un
travail laborieux. Pour approcher cette valeur, plusieurs scientifiques
de l’histoire ont proposé des modèles de calcul :
— Formule de COLEBROOK-WHITE [1]
En régime turbulent il propose :
1 2.51 ε
p = −2l og [ p + ] (2.6)
λ Re λ 3.7d
εet d en mm
— formule de SWAMEE- JAIN [1]
0.25
λ= 5.74 ε
(2.7)
l og [ Re 0.9 + 3.71d ]2
— formule d’ALTCHOUL [1]
68 ε 0.25
λ = 0.11[ + ] (2.8)
Re d
ε et d en mm
— formule de BLASUS
λ = 0.316Re −0.25 (2.9)
Dans le cadre de ce travail, nous évaluerons le coefficient de DARCY par
la formule de SWMEE-JAIN. Le fluide de travail étant l’air, la connais-
sance de ses propriétés à différentes températures est indispensable :
17
TABLE 2.1 – Propriété de l’air [4]
Température Masse volumique Viscosité cinématique
en °C en K g /m 3 en 10−5 m 2 /s
-20 1.395 1.157
-10 1.342 1.239
0 1.293 1.323
10 1.247 1.410
20 1.204 1.500
30 1.165 1.592
40 1.127 1.687
50 1.093 1.785
60 1.060 1.885
70 1.029 1.989
80 1.000 2.095
90 0.972 2.203
100 0.946 2.315
18
Troisième partie
MATERIELS ET METHODES
19
Chapitre 3
MATERIELS
Pour atteindre notre but qui était de concevoir des progiciels de calcul du
bilan thermique d’une part et de dimensionnement des réseaux aérauliques
d’autre part, nous avons eu recours aux matériels suivant :
— Un ordinateur portable qui a été le point de départ de toute concep-
tion.
— Le logiciel microsoft Exel qui nous a servi de tableur et de calculateur
grâce à ses fonctions mathématiques.
— La connexion wifi offerte généreusement par la SCE qui nous a per-
mit de faire le maximum de recherches.
— Le logiciel de saisie LaTeX qui nous été utile pour la saisie du rapport
final.
20
Chapitre 4
METHODES
Pour atteindre notre objectif, nous avons fait appels à plusieurs méthodes :
4.1 Calcul du bilan thermique en regime permanent
Le flux de chaleur transmit par convection et par conduction donné par :
Q = K S∆θ (4.1)
TABLE 4.1 – Différence de température entre les différentes faces des parois [3]
Type de parois ∆θ en [ °C ]
Mur extérieurs ensoleillés ∆θ = θe − θi
Mur en contact avec des locaux non conditionnés ∆θ = θe − θi − 3°C
Plafond sous comble ventilé ∆θ = θe − θi + 3°C
Plafond sous comble non ventilé ∆θ = θe − θi + 12°C
Plancher sous terre pleine ∆θ = +20 °C −θi
Mur en contact avec la cuisine ∆θ = θe − θi + 18°C
Le coefficient global de transmission K a été calculé dans des études precé-
dentes par le Pr Alexy KEMADJOU [3]. Les resultats pour quelques materiaux
locaux sont consignés dans le tableau ci-après :
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TABLE 4.2 – coefficients globaux de transmission K des parois [3]
Types de parois type d’enduits epaisseur [Cm]
10 15 20
Aucun 2,8 2,65 2,43
Enduit interieur et extérieur en beton 2,37 2,20 2,09
Parpaings creux
Platre ou carreaux 2,55 2,38 2,26
(agglomérés creux)
Lattes de bois 1,69 1,64 1,59
Panneaux isolants 1,30 1,24 1,18
Aucun 1,75 1,41 1,18
Enduit extérieur et intérieur au béton 1,69 1,36 1,14
Béton coulé Plâtres ou carreaux 1,59 1,30 1,08
Lattes de bois 1,24 1,02 0,84
Panneaux isolants 1,02 0,90 0,79
11 22 33
Aucun 3,25 2,20 1,62
Briquettes de terre
Enduit extérieur et intérieur au béton 3,10 2,50 1,80
Plâtres ou carreaux 2,90 2,10 1,50
2,5 3,2 3,8 4,4
Portes en bois Châssis simple 3,94 3,36 3,00 2,90
Châssis double 1,97 1,86 1,94 1,74
Sans salivage 5,8
Tuile-ardoise-fibrociment
Avec salivage 4,06
Toitures
Sans salivage 9,28
Toles galvanisées ondulées
Avec salivage 4,64
Chassis en bois 5,0
Simple vitrage
Chassis metallique 5,8
Chassis en bois 3,3
Avec lame d’air de 6mm
Chassis metallique 4
Double vitrage
Chassis en bois 3,1
Avec lame d’air de 8mm
Chassis metallique 3,9
Chassis en bois 3
Avec lame d’air de 10mm
Chassis metallique 3,8
— Rayonnement à travers les parois non vitrées(mur)
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Le flux de chaleur à travers les surfaces non vitrées depend de la cou-
leur des parois à travers le coefficient d’absorption α , du facteur de
rayonnement solaire F, du rayonnement solaire absorbé à la surface
du mur R m et de la surface S. Son expréssion est [3]
Q sr m = α.F.S.R m (4.2)
— Rayonnement à travers les parois vitrées
Le flux de chaleur par infiltration à travers les parois vitrées est
donné par [3] :
Q SRV = α.g .[Link] (4.3)
Le coefficient α depend de la couleur et de la nature de la paroi
considérée. On peut se reférer au tableau suivant [3] :
TABLE 4.3 – Coefficient d’absorption αpour murs, toits et fenetres
Couleur et nature de la surface α
Pierres blanches, surfaces blanches,
Surfaces très claires 0,4
claires ou crèmes, ciment très claire
fibrociment, bois non peint, pierre brune
Surfaces foncées 0,7
brique rouge, ciment foncé, staff rouge, vert ou gris
toitures en ardoirse foncées
Surfaces très foncées 0,9
carton bitumé très sombre
vitrage simple 1
Verres(fénetre
ou lenternaux simple) vitrage double 0,9
vitrage triple 0,8
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Le facteur de rayonnement solaire peut etre corrélé en fonction des
valeurs du coefficient K données dans le tableau ci-apres [3] :
TABLE 4.4 – Facteur de rayonnement solaire [3]
K coefficient de transmission F coefficient du
thermique de la paroi considérée rayonnement solaire
0 0
1 0,05
2 0,1
3 0,15
4 0,2
Le coeffcient g quant à lui est donné dans le tableau suivant [3] :
TABLE 4.5 – Valeurs de g
Fenetres protégées couleurs g
Stores extérieurs en toile Ecru 0,28
Stores extérieurs en toile Aluminium 0,22
Store intérieurs entièrement baissés Aluminium 0,45
Store intérieur à moitié baissés Blanc ou crème 0,63
Persiennes entièrement baissées à l’intérieur des fenêtres Aluminium 0,58
Persiennes entièrement baissées à l’extérieur des fenêtres Aluminium 0,22
Dans les deux cas, le gain sensible par renouvellement est donné par la rela-
tion [3] :
Q R s = 0, [Link] .(θe − θi ) (4.4)
El le gain latent par renouvellement est donné par la relation :
Q Rl = 0, [Link] .(ωe − ωi ) (4.5)
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Les valeurs du débit par personne en fonction du type de local sont consi-
gnées dans le tableau suivant :
TABLE 4.6 – Débit minimal d’air dans les locaux climatisés [3]
Désignation des locaux Débit minimum d’air Débit minimum d’air
neuf sans fumeur neuf avec fumeur
locaux d’enseignement 15-18 25
Dortoirs, chambres collectives 18 25
Bureaux et locaux assimilés 18 25
Salles de reunion, spectacles 18 30
Boutiques, supermarchés 22 30
Cafés, bars, restaurants 22 30
Locaux à usage sportif 18 30
4.2 Dimensionnement des reseaux de gaines
4.2.1 Perte de charge singulière
υ2
∆P S = K (4.6)
2g
4.2.2 Perte de charge linéaire
λL υ2
∆P L = . (4.7)
d 2g
La perte de charge totale genéré par le circuit vaut alors :
∆P = ∆P S + ∆P L (4.8)
Nous utiliserons la formule de SWAMEE- JAIN pour determiner le coefficient
25
de frotement de Darcy
0.25
λ= 5.74 ε
(4.9)
l og [ Re 2
0.9 + 3.71d ]
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Quatrième partie
RESULTATS ET DISCUSSION
27
RESULTATS
Les résultats obtenus sont présenté par les figures suivantes :
28
F IGURE 4.1 – Tableur de dimensionnement des réseaux aérauliques
Les tableaux suivant sont ceux relatifs au calcul du bilan thermique.
29
30
DISCUSSION
La vision de ce travail était de fournir aux étudiants, enseignants et profés-
sionnels un outil accéssible et fiable pour évaluer le bilan thermique et di-
mensionner les réseaux aérauliques. Dans cette partie il était prévu une etude
de cas et une comparaison avec un logiciel acrédité pour évaluer la fiabilité
de nos progiciels malheureusement les contraintes de temps ne nous ont pas
permit d’atteindre cet objectif mais il sera atteint dans un travail ultérieur si
Dieu le veut.
31
CONCLUSION
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Le bilan thermique de climatisation est un travail laborieux et délicat car il
depend d’un nombre important de paramètres extérieurs. Ces paramètres
pour la plupart environnementaux varient énormément dans le temps avec
l’avènement des problèmes tel que le rechauffement climatique et la destruc-
tion de la couche d’ozone qui modifient sans cesse la température de l’air et
même sa composition.
Améliorer ce travail nous conduira dans une quête des données en collabo-
rant avec des agences de météorologie. Il pourra également être intéressant
d’en faire un logiciel à part entière.
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Bibliographie
[1] ir Christophe Delmotte. Calcul des pertes de pression et dimensionnement
des conduits de ventilation. Laboratoire Qualité de l’Air et Ventilation
CSTC - Centre Scientifique et Technique de la Construction.
[2] Mokhtari Rania Drif Imane. Etude des régimes de fonctionnement des
stations de pompages ainsi les régimes d’alimentation des pétroliers. Ré-
publique Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Enseigne-
ment Supérieur et de la Recherche Scientifique, 2017.
[3] A Kemajou, D Lecomte, and L Essama. EFFICACITE ENERGETIQUE DE
LA CLIMATISATION DES BATIMENTS EN PAYS TROPICAL, tome I. IEPF,
1992.
[4] Catherine MANOURY. reseaux hydraulique et aeraulique. Master’s thesis.
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