UV P8-1
Devoir Surveillé de J. Yon
Transfert Thermique 2/3/21
durée : 1h30
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Isolation variable d’une ailette industrielle
Une ailette joue le rôle d’un dissipateur thermique. Le dispositif étudié est un dissipateur
thermique de grandes dimensions qui prend la forme d’un cylindre en cuivre de diamètre D et
de hauteur 𝐿 = 𝑙$ + 𝑙& . Il est exposé directement à l’air libre sur une hauteur 𝑙$ et indirectement
sur une hauteur 𝑙& car une gaine en laine d’épaisseur e est ajoutée autour du cylindre sur la
hauteur 𝑙& pour jouer un rôle d’isolant thermique. Le cylindre contient une source de chaleur
notée P qu’il parvient à dissiper de façon stationnaire par ses bords latéraux, par rayonnement
et par convection avec l’air extérieur dont la température sera notée 𝑇( . Les déperditions
thermiques par les bords supérieurs et inférieurs du cylindre sont négligées. L’objectif de ce
problème est de déterminer, pour une puissance à dissiper P donnée, la température du cylindre
*+
en cuivre en fonction du taux de recouvrement de la gaine isolante 𝑥 = * -* .
, +
Figure 1 : Illustration du problème.
Données numériques:
𝑘/ = 380𝑊. 𝑚6$ . 𝐾 6$ (𝑐𝑢𝑖𝑣𝑟𝑒), 𝑘* = 0.05𝑊. 𝑚6$ . 𝐾 6$ (𝑙𝑎𝑖𝑛𝑒), ℎ = 10 𝑊. 𝑚6& . 𝐾 6$ , 𝐷 =
50 𝑐𝑚, 𝑒 = 0.5 𝑐𝑚, 𝑇( = 300 𝐾, 𝜎 = 5.67 × 106L 𝑆𝐼.
1. Sous forme adimensionnelle, la continuité des flux conductifs et convecto-radiatifs à la
R URV
surface d’un matériau s’écrit −𝑘PQ S = ℎ𝑇V × 𝑇( + 4𝑇(Z 𝜎𝑇V × 𝑇( où L est une longueur
T UWX
caractéristique du matériaux et 𝑘PQ sa conductivité thermique.
S’il y en a, expliciter les hypothèses de validité de cette expression.
Les échanges radiatifs ont été linéarisés, ce qui implique que la température du cylindre doit
1 pt être proche de celle de l’ai ambient. On fait également l’hypothèse que le matériau a une
émissivité unitaire. (1 Pt pour l’une ou l’autre de ces hypothèses données)
2. Afin d’évaluer si les matériaux conducteurs sont à températures uniformes ou non, il
convient de manipuler l’expression précédente de façon à faire apparaitre deux nombres sans
dimensions. L’un d’entre eux porte un nom que vous rappellerez. Donner le sens physique
de ces deux nombres
R
On divise l’ensemble par −𝑘PQ TS de façon à porter à 1 le coefficient lié à la variation spatiale
3 pts
de la température :
𝜕𝑇V ℎ𝐿 4𝑇(Z 𝜎𝐿
−1 = 𝑇V + 𝑇V
𝜕𝑥X 𝑘PQ 𝑘PQ
\T
]
est le nombre de Biot (1Pt), il représente le rapport entre l’efficacité d’échanges
^_
convectifs et conductifs (1Pt). Le second représente le rapport entre les échanges radiatifs et
conductifs (1Pt). Si les étudiants mentionnent Fourier, compter 0.5 pt.
3. Evaluez numériquement ces deux nombres pour les deux matériaux (cylindre en cuivre,
isolant en laine). Qu’en conclure pour la suite ?
\` d e`
cRS
Pour le cylindre on prend L=D, on trouve ]a
= 0.013 ≪ 1 et ]a
= 0.008 ≪ 1 ce qui
1 pt indique que les échanges convectifs et radiatifs sont faibles devant les échanges conductifs
dans le cuivre, la température du cuivre peut donc être considérée uniforme.
\f d ef
cRS
Pour la laine on prend L=e, on trouve ] = 1 et ]g
= 0.61 ce qui indique que les échanges
g
1 pt convectifs et radiatifs sont du même ordre que les échanges conductifs dans la gaine, la
température de la gaine ne peut donc pas être considérée uniforme.
4. Exprimer le flux thermique 𝛷$ se produisant sur le cylindre en cuivre sur sa partie non isolée
en fonction de T (la température du cuivre) et 𝑇( . On fera ainsi apparaitre une résistance
2 pts thermique 𝑅$ convecto-radiative (analogie électrique).
(ℎ + 4𝜎𝑇(Z )𝜋𝐷 × 𝑙$ (𝑇 − 𝑇( )
𝛷$ = klllllmllllln
$/p,
1 pt pour l’expression du flux, 1 pt pour l’identification de la résistance. Le résultat non
linéarisé 𝛷$ = qℎ(𝑇 − 𝑇( ) + 𝜎 (𝑇 c − 𝑇(c )r𝜋𝐷 × 𝑙$ est accepté mais ne permet pas
d’exprimer une résistance thermique …
5. On donne la résistance conductive en coordonnées cylindriques associée à l’isolant en laine
+w
*tv$- y
x
𝑅/stu = &z*+ ]g
. Faire le schéma électrique équivalent à la déperdition thermique 𝛷& se
produisant sur la partie isolée du cylindre faisant intervenir 𝑅/stu et une résistance convecto-
radiative similaire à celle obtenue à la question précédente que l’on notera R2. Vous en
R6R
déduirez l’expression du flux sous la forme 𝛷& = p S où vous expliciterez 𝑅f| en fonction
w{
de 𝑅/stu et R2.
1
)
,- 2+ +( ℎ + 14345
2
3 pt 2(
ln (1 + )
)
2+,- ./
1 pt (figure) même sans le détail analytique des résistances et les
générateurs…
1 1 pt flux
𝛷& = (𝑇 − 𝑇( )
𝑅f|}
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑅f| = 𝑅/stu + 𝑅& 1 pt résistance équ.
6. En vous justifiant, donner la relation liant P, 𝛷$ et 𝛷& .
Le problème est stationnaire donc la production thermique interne est totalement dissipée
1 pt par le cuivre ou par sa partie isolée :
𝑃 = 𝛷$ + 𝛷&
7. En exploitant les résultats obtenus précédemment, poser l’équation liant P, T et 𝑇( et les
résistances Rcond, R1 et R2. Commenter le résultat obtenu en terme d’analogie électrique,
proposer un schéma équivalent au problème complet.
1 1
3 pt 𝑃=• + € (𝑇 − 𝑇( ) 1 pt
𝑅$ 𝑅/stu + 𝑅&
L’inverse de la résistance équivalente au problème est égal à la somme des inverses des
résistances des deux voies d’échanges. Cela correspond donc à un circuit avec des
résistances en parallèle :
2 pts (figure)
8. La solution s’écrit finalement :
𝑃 𝑥
= 𝜋(ℎ + 𝜎4𝑇(Z )𝐷𝐿 •(1 − 𝑥 ) + ƒ
𝑇 − 𝑇( 𝐴
Avec A que vous expliciterez en fonction de 𝑒, 𝐷, ℎ, 𝑘* , 𝜎, 𝑇( .
2𝑒 ℎ𝐷 𝜎4𝐷𝑇(Z 𝐷
2 pt 𝐴 = 𝑙𝑛 „1 + †‡ + ˆ+
𝐷 2𝑘* 2𝑘* 𝐷 + 2𝑒
Difficile à obtenir, donner 0.5 si effort de calcul
9. La figure ci-dessous présente le résultat. En déduire :
a. La valeur numérique de L, la hauteur du dispositif.
L=4m (lecture et interprétation de la fonction en x=0) 1 pt
3 pts b. Un encadrement de la plage de température du cylindre en cuivre exprimé en
fonction de la puissance thermique dégagée par ce dernier.
𝑃 𝑃 1 pt
𝑇( + < 𝑇 < 𝑇( +
101 39.3
c. Donner un encadrement numérique de cette plage de température pour une
puissance à dissiper de 1000 W.
309.87 𝐾 < 𝑇 < 325.43 1 pt