Simpore Yb
Simpore Yb
27 novembre 2022
Table des matières
2 Formules intégrales 6
2.1 Méthode des résidus pondérés : Forme intégrale forte . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Forme intégrale faible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Intégration par parties (dimension un) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Formule de Green en dimension deux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.3 Formule de Green en dimension trois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.4 Forme intégrale faible en élasticité linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2
3
3
Chapitre 1
On considère le tenseur Ui du champ de déplacement qui est un vecteur noté {Ui } et qui a pour
composantes, en trois dimensions
u
{Ui } = v .
w
On note le tenseur de champ σij des contraintes (appelé tenseur de Cauchy-Euler ) qui est
une matrice symétrique notée σ définie en dimension trois par
σx τxy τxz
[σ] = τxy σy τyz .
τxz τyz σz
4
1.2. RELATION ENTRE DÉPLACEMENT ET DÉFORMATION 5
On le note souvent
⟨σ⟩ = σx σy σz τxy τxz τyz .
On rappel une surface élémentaire de vecteur normal ⃗n, dans le champ de contrainte [σ] suivie
→
−
des efforts par unité de surface T , tel que
{T } = [σ] · {n} .
∂v ∂u ∂w 1 ∂u ∂w
εy = ∂y
γxz = ∂z
+ ∂x d’où εxz = 2 ∂z
+ ∂x
.
∂w ∂v ∂w
εz = ∂z
γyz = ∂z
+ ∂y εyz = 1 ∂v
+ ∂w
2 ∂z ∂y
On peut exprimer cette même relation matricielle en utilisant les relations tensorielles
1
εij = (ui,j + uj,i ) .
2
où
E
■ G est le module de cisaillement : G = ;
2 (1 + ν)
ν·E
■ λ est le module volumétrique : λ = .
(1 + ν) (1 − 2ν)
5
Chapitre 2
Formules intégrales
→
−
Sur Sf , on applique des efforts de surface fs qui vont influés sur le champ de contraintes à
l’endroit où on applique ses efforts. Cela s’exprime par la relation
σx · nx + τxy · ny + τxz · nz = fsx
fs = [σ] · {n} ⇐⇒ τxy · nx + σy · ny + τyz · nz = fsy
τxz · nx + τyz · ny + σz · nz = fsz
Bien entendu, si Uex est une solution exacte du problème telle que modélisé, alors on a
0
R (Uex ) = 0
0
6
2.2. FORME INTÉGRALE FAIBLE 7
La méthode des résidus pondérés est une méthode qui consiste à exprimer que l’on recherche la
solution sous la forme d’un champ de déplacement U qui annule le résidu et qui par conséquent
annule l’intégrale
y
W = ⟨ψ⟩ {R (→
−
u )} · dv = 0,
V
où, ⟨ψ⟩ est un vecteur de fonction de pondération dont les composantes sont
⟨ψ⟩ = ψu ψv ψw .
y
∂σx ∂τxy ∂τxz
W = ψu + + − Fvx · dv
V ∂x ∂y ∂z
y
∂τxy ∂σy ∂τyz
+ ψv + + − Fvy · dv
V ∂x ∂y ∂z
y
∂τxz ∂τyz ∂σz
+ ψw + + − Fvz · dv.
V ∂x ∂y ∂z
7
8 CHAPITRE 2. FORMULES INTÉGRALES
On considère ddeux fonction u(a, y) et ψ(x, y) définies à travers un domaine V du plan (x, y).
On a
x ∂u x ∂ψ I
ψ· dx dy = − · u dx dy + ψ · u · nx · dl
V ∂x V ∂x S
x ∂ψ I
=− · u dx dy + ψ · u · nx dl
V ∂x S
x ∂u x ∂ψ I
ψ· dx dy = − · u dx dy + ψ · u · ny dl
V ∂y V ∂y S
y ∂u y ∂ψ {
ψ· dx dy dz = − · u dx dy dz + ψ · u · nx ds
V ∂x V ∂x S
y ∂u y ∂ψ {
ψ· dx dy dz = − · u dx dy dz + ψ · u · ny ds
V ∂y V ∂y S
y ∂u y ∂ψ {
ψ· dx dy dz = − · u dx dy dz + ψ · u · nz ds
V ∂z V ∂z S
avec
y
∂σx ∂τxy ∂τxz
y
∂ψu ∂ψu ∂ψu
A= ψu + + dx dy dz = − σx + τxy + τxz dx dy dz
V ∂x ∂y ∂z V ∂x ∂y ∂z
{
+ (ψu · σx · nx + ψu · τxy · ny + ψu · τxz · nz ) ds,
S
y
∂τxy ∂σy ∂τyz
y
∂ψv ∂ψv ∂ψv
B= ψv + + dx dy dz = − · τxy + · σy + · τyz dx dy dz
V ∂x ∂y ∂z V ∂x ∂y ∂z
{
+ (ψv · τxy · nx + ψv · σy · ny + ψv · τyz · nz ) ds
S
et
y
∂τxz ∂τyz ∂σz
y
∂ψw ∂ψw ∂ψw
C= ψw + + dx dy dz = − · τxz + · τyz + · σz dx dy dz
V ∂x ∂y ∂z V ∂x ∂y ∂z
{
+ (ψw · τxz · nx + ψw · τyz · ny + ψw · σz · nz ) ds.
S
8
2.2. FORME INTÉGRALE FAIBLE 9
d’où
y ∂ψu
∂ψv ∂ψw
W =− · σx + · σy + · σz dx dy dz
V ∂x ∂y ∂z
y ∂ψ ∂ψw
∂ψu ∂ψv
∂ψv ∂ψw
u
− τxz + + τxy + + τyz + dx dy dz
V ∂z ∂x ∂y ∂x ∂z ∂y
{ {
+ ψu (σx · nx + τxy · ny + τxz · nz ) ds + ψv (τxy · nx + σy · ny + τyz · nz ) ds
{S yS
+ ψw (τxz · nx + τyz · ny + σz · nz ) ds − (ψu Fvx + ψv Fvy + ψw Fvz ) dx dy dz
S V
Pour ce qui est de l’intégrale sur S (intégrale de surface), on rappelle que la frontière du domaine
est divisée en deux parties : Su (déplacements imposés) et Sf (effort de surface).
Ainsi
{ {
ψu (σx · nx + τxy · ny + τxz · nz ) ds + ψv (τxy · nx + σy · ny + τyz · nz ) ds
S S
{
+ ψw (τxz · nx + τyz · ny + σz · nz ) ds
{S
= ⟨ψ⟩ {fs } ds : conditions aux limites.
S
Finalement y {
W = A1 − ⟨ψ⟩ {fv } dx dy dz + ⟨ψ⟩ {Fs } ds.
V S
Hypothèse de Galerkine
Propriétés de l’opérateur δ
δ(u + v) = δu + δv ; δ(cu) = cδu ; δ(u · v) = uδv + vδu ; δ(P ) = δP1 δP2 δP3 ;
∂u ∂(δu) y y
δ = ; δu dx dy dz = δ u dx dy dz ;
∂x ∂x V V
avec u et v deux champs scalaires, et ⟨P ⟩ = P1 P2 P3 un champ vectoriel.
9
10 CHAPITRE 2. FORMULES INTÉGRALES
=0
où y
■ ⟨δε⟩ {σ} dx dy dz est le travail virtuel interne ;
yV −
→
■ ⟨δu⟩ {Fv } dx dy dz est le travail virtuel des efforts de volume Fv ;
{ V
Théorème 2.1
La forme inétgrale faible avec l’hypothèse de Galerkine pour la plupart des problèmes
d’élasticité, correspond en fait aux théorèmes des travaux virtuels dans sa formulation de
déplacement :
y y {
− ⟨δε⟩ {σ} dx dy dz − ⟨δu⟩ {Fv } dx dy dz + ⟨δu⟩ {fs } ds = 0.
V V Sf
L’expression déterminée au paragraphe précédent s’applique que dans le cas où il n’y a pas de
forces ponctuelles qui sont appliquées.
Si tel est le cas, on peut adapter facilement cette expression en introduisant dans l’expression
le travail virtuel m
X
δUpi · Fpi ,
i=1
des m forces ponctuelles, ce qui donne :
y y { m
X
− ⟨δε⟩ {σ} dx dy dz − ⟨δu⟩ {Fv } dx dy dz + ⟨δu⟩ {fs } ds + δUpi · Fpi = 0
V V Sf
i=1
10
2.2. FORME INTÉGRALE FAIBLE 11
Exercice 2.1. On considère ci-dessous une zone dans l’espace réel (x, y).
On considère un problème physique décrit sur cette zone pour l’équation aux dérivées partielles
suivantes (équation de la chaleur ou équation de Poisson avex k = 1 et q = 1)
∂ 2T ∂ 2T
+ + 1 = 0.
∂x2 ∂y 2
T = 0 imposée sur le bord 2-3 de la zone
∂T
= 0 (flux nul) sur le bord 1-2, 1-3 de V .
∂n
La solution recherchée est la champ scalaire T (x, y) à travers V .
1. Établir la forme intégrale forte du problème.
2. Établir la forme intégrale faible du problème avec l’hypothèse de Galerkine.
11
Chapitre 3
Introduction
Les principales étapes de construction d’un modèle Éléments finis sont les suivantes :
■ Discrétisation du milieu continu en sous domaine ;
■ Construction de l’approximation nodale ;
■ Calcul des matrices élémentaires correspondant à la forme intégrale du problème ;
■ Assemblage des matrices élémentaires et prise en compte des conditions aux limites ;
■ Résolution du système d’équation linéaire.
Il faut donc pouvoir représenter au mieux la géométrie du domaine étudié, souvent complexe
par des éléments finis de forme géométrique simple. Il ne doit y avoir ni recouvrement, ni
trou entre deux éléments et un frontière commune. De plus, lorsque la frontière du domaine
est complexe, une erreur de discrétisation géométrique est inévitable. Cette erreur doit être
exprimer et éventuellement réduite en modifiant la forme ou en diminuant la taille des éléments
concernés.
12
3.3. TRANSFORMATION GÉOMÉTRIQUE 13
3.2.1 Définition
L’approximation par éléments finis est une approximation nodale par sous domaines ne faisant
intervenir que les variables nodales du domaine.
∀M ∈ De , {U ∗ (M )} = [N [M ]] {Un } ,
■ {U ∗ } est la valeur de la fonction approchée en tout point M de l’élément De ;
■ [N ] matrice des fonctions d’interpolation de l’élément ;
■ {Un } variables nodales relatives aux nœuds d’interpolation de l’élément.
Les n nœuds Mn sont des points de l’élément pour lesquels l’approximation U ∗ est identifiée à
la valeur du champ de variable.
Φ(M1 ) Φ(M1 )
{Un } = {U ∗ (Mn )} = ... {a} ; avec [T ] = ..
.
Φ(Mn ) Φ(Mn ) .
Si [T ] est inversible, on a
{a} = [T ]−1 {Un } .
En reportant ce résultat dans l’approximation, nous obtenons la matrice des fonctions d’interpolation
U ∗ (M ) = ⟨Φ(M )⟩ [T ]−1 {Un }
= [N (M )] {Mn } ; avec [N (M )] = ⟨Φ(M )⟩ [T ]−1 .
Base polynomiale
1D ■ Linéaire : 1 x ;
■ Quadratique : 1 x x2 ;
2D ■ Linéaire : 1 x y ;
■ .Quadratique : 1 x y x2 xy y 2 ;
3D ■ Linéaire : 1 x y z ;
■ Quadratique : 1 x y z x2 xy y 2 xz yz z 2 .
Le principe consiste à associer à chaque type d’éléments réels un élément unique de forme
constante, défini dans un espace de reférence (s, t, ν) ayant le même nombre de nœud.
13
14 CHAPITRE 3. NOTIONS GÉNÉRALES – INTERPOLATION NODALE
(x3 , y3 )
E. réel
(s3 , t3 )
(x1 , y1 ) (x2 , y2 )
Elément réference
(s1 , t1 ) (s2 , t2 )
On rappelle qu’en dimension trois, l’interpolation sur l’élément réel d’une fonction u∗ (x, y, z) à
partir de n valeurs au nœud Ui s’établit par l’expression
Toujours en 3D, l’interpolation nodale sur l’élément de référence dans l’espace de coordonnées
(s, t, ν) est
u1
u (s, t, ν) = ⟨N1 (s, t, ν) · · · Nn (s, t, ν)⟩ ...
∗
u
n
Les fonctions de forme, notées N i (s, t, ν), permettent d’établir facilement cette relation entre
les deux espaces de coordonnées et ceci pour tout type d’éléments finis.
14
3.3. TRANSFORMATION GÉOMÉTRIQUE 15
x1
.
..
Pour la plupart des éléments finis utilisés dans la pratique, les fonctions d’interpolation sur
l’élément de référence sont égales aux fonctions formes.
Ces éléments sont appelés isoparamétriques. Nous utiliserons essentiellement les éléments
isoparamétriques dans ce cours. Dans ce cas, en dimension trois, on a les résultats suivants :
x1
..
x(s, t, ν) = ⟨N (s, t, ν) · · · N (s, t, ν)⟩
1 n
.
xn
x1
..
y(s, t, ν) = ⟨N1 (s, t, ν) · · · Nn (s, t, ν)⟩ .
xn
x1
..
z(s, t, ν) = ⟨N1 (s, t, ν) · · · Nn (s, t, ν)⟩ .
x n
15
16 CHAPITRE 3. NOTIONS GÉNÉRALES – INTERPOLATION NODALE
(0, 1)
Elément réference
(0, 0) (1, 0)
Les relations qui lient l’élément de référence aux fonctions formes sont :
D x1
E
x(s, t) = − −
1 s t s t x 2
x3
y1
D E
y(s, t) = 1−s−t s t y2
y3
■ On remplace les relations s(x, y, z), t(x, y, z) et ν(x, y, z) dans l’expression de l’interpolation
sur l’élément de référence pour obtenir finalement l’expression de l’interpolation sur
l’élément réel.
Exercice 3.1. Soit un élément triangulaire défini en dimension deux dans le plan (x, y). Les
coordonnées des nœuds de l’élément sont les suivantes :
16
3.4. CONVERGENCE 17
On interpole ensuite un champ de température T (x, y) à l’intérieur de cet élément. Les températures
connues sont respectivement T1 , T2 et T3 . En passant par l’élément de référence associé à cet
élément réel, déterminer l’expression de l’interpolation T (x, y).
Exercice 3.2. On considère une barre étudiée en transfert de chaleur le long de l’axe x. La
barre est définie entre x = 0 et x = 1. On mesure la température de cette barre en trois points :
■ nœud 1, pour x = 0, on a : T1 = 20 ;
On cherche à interpoler à partir de ces mesures, un champ de température T (x) pour x ∈ [0, 1].
Déterminer l’interpolation T (x) en utilisant un maillage avec un seul élément (1D quadratique) ;
la fonction d’interpolation est :
⟨N (s)⟩ = − 21 s(1 − s) 1 − s2 12 s(1 + s) .
3.4 Convergence
On peut garantir dans certaines conditions que la méthode converge vers la solution exacte du
problème (tel que modélisée) en déplacement, déformation ou contrainte.
Définition 3.1
On dira que l’on a convergence sur la solution, c’est-à-dire que u∗ (x, y, z) tend vers la solution
exacte uex (x, y, z), lorsque l’on fait tendre la taille des éléments vers 0, si on a
Définition 3.2
On dira que l’on a la convergence sur les dérivées premières de la solution si on a :
∗
∂u ∂u ex
lim
(x 1 , x2 , x3 ) − (x 1 , x2 , x3 )
= 0, pour i ∈ {1, 2, 3} .
taille(De )→0
∂xi ∂xi
Théorème 3.1
■ Avec les tétraèdres linéaires en élasticité, on a convergence des déplacements, des
déformations et des contraintes.
■ Avec les tétraèdres linéaires en élasticité, on a continuité entre élément voisin sur les
déplacements, mais pas sur les déformations et les contraintes.
■ Pour avoir théoriquement convergence et continuité sur les déplacements, les
déformations, les contraintes en élasticité 3D, il faut au minimum utiliser des tétraèdres
quadratiques en 10 nœuds.
17
Chapitre 4
avec y y {
W(i) = − ⟨δε⟩ · {σ} dv − ⟨δu⟩ · {Fv } dv + ⟨δu⟩ · {fs } ds.
V (i) V (i) Sf
On introduit le vecteur Un(i) :
Un(i) = u1 v1 w1 · · · un vn wn ; {U } = [N ] Un(i) ,
18
4.1. DÉCOUPAGE DE LA FORME INTÉGRALE 19
avec
N1 0 0 N2 0 0 N3 ··· Nn 0 0
0 N1 0 0 N2 0 0 ··· 0 Nn 0
[N ] =
··· ··· ··· ··· ··· ··· ···
··· ··· ··· ···
0 0 N1 0 0 N2 0 ··· 0 0 Nn
De cette expression, on tire
{δU } = [N ] · δUn(i)
δUn(i) = δu1 δv1 δw1 · · · δun δvn δwn
Matrice B
La matrice B est une matrice de taille 6 × 3n (avec n le nombre de nœud) qui est globalement
formé avec les termes de la matrice [J] (à définir). Ainsi
de même
⟨δε⟩ = δUn(i) t [B].
On a donc
y t y
δUn(i) t [N ] {Fv } dv
W(i) = − δUn(i) [B][H][B] Un(i) dv −
V (i) V (i)
{
t
+ δUn(i) [N ] {fs } ds
Sf (i)
y y {
t t t
= δUn(i) − [B][H][B] Un(i) dv − [N ] {Fv } dv + [N ] {fs } ds
V (i) V (i) Sf (i)
y
y {
t t t
= δUn(i) − [B][H][B] dv Un(i) − [N ] {Fv } dv + [N ] {fs } ds
V (i) V (i) Sf (i)
Posons
y y {
t t t
[Ki ] = [B][H][B] dv , et {Fi } = − [N ] {Fv } dv + [N ] {fs } ds ;
V (i) V (i) Sf (i)
alors Wi devient
Wi = δUn(i) −[Ki ] Un(i) + {Fi } .
19
20 CHAPITRE 4. MATRICES DE RIGIDITÉS LOCALES
Définition 4.1
La matrice [Ki ] est appelée matrice de rigidité locale pour l’élément (i) et vaut
y
t
[Ki ] = [B][H][B] dv.
V (i)
Le vecteur {Fi } est appelé vecteur force local pour l’élément (i) et vaut
y {
t t
{Fi } = − [N ] {Fv } dv + [N ] {fs } ds.
V (i) Sf (i)
∂x
On en déduit que l’on peut exprimer par
∂s
x
∂x
∂N1 ∂Nn
.1
= ∂s · · · ∂s
· .. .
∂s
xn
Cela amène à une nouvelle définition de la matrice Jacobienne qui est particulière à l’élément
fini : ∂ ∂x ∂y ∂z
∂s
∂s ∂s ∂s
∂x ∂y ∂z
∂
[J] = ∂t · x y z = ∂t ∂t ∂t
∂ ∂x ∂y ∂z
∂ν ∂ν ∂ν ∂ν
20
4.2. MATRICE JACOBIENNE [J] 21
∂N1 ∂Nn
∂s
··· ∂s
x1 y1 z1
∂Nn .. .. ..
∂N
∂t · · ·
[J] = 1
·
∂t . . .
x y z
n n n
∂N1 ∂Nn
∂ν
··· ∂ν
La relation inverse permet alors de calculer les dérivées premières par rapport aux coordonnées
réelles des fonctions d’interpolation.
∂ ∂
∂x
∂s
∂ −1 ∂
∂y = [J ] · ∂t
∂
∂
∂z ∂ν
y y
f (x, y, z) dx dy dz = f (s, t, ν) . |det [J]| ds dt dν
V (i) Dr(i)
On considère deux types de chargement à la barre (F1 et F2 ) et ensuite une force par unité de
longueur q(x) répartie le long de la barre. L’équation d’équilibre est donnée par :
d
AE dU
dx dx
+ q(x) = 0
dU
dx
(x1 ) = −FAE
1
= εx
dU (x ) = F2 = ε
dx 2 AE x
21
22 CHAPITRE 4. MATRICES DE RIGIDITÉS LOCALES
1. Déterminer les formulations forte et faible par hypothèse de Galerkine pour le problème.
2. Déterminer la matrice de rigidité locale et le vecteur force local de l’élément barre.
22
Chapitre 5
Définition 5.1
■ Le nombre d’élément du maillage est noté N .
■ Le nombre de nœud du maillage est noté Nd .
■ Le nombre de nœud par élément est noté n.
La table des nœuds contient tout simplement les coordonnées cartésiennes des nœuds sous la
forme ci-dessus. Le numéro de nœud de cette table (allant de 1 à Nd ) est un numéro global
du nœud au sein du maillage, qu’il ne faut pas confondre avec l’indice d’un nœud au sein d’un
élément.
Cette table représente essentiellement la manière dont les nœuds de la liste précédente sont
reliés les uns aux autres pour former des éléments.
On considère ici, pour simplifier, que tous les éléments sont du même type et donc qu’ils ont
tous le même nombre de nœuds.
Cette table se présente sous la forme d’un tableau à deux entrées CONNEC (i, j) ; où i (indice
de ligne du tableau) correspond à l’indice de l’élément considéré (et donc i varie entre 1 et N ),
et j (indice de colonne) correspond à l’indice du nœud au sein de l’élément (et donc varie entre
1 et n).
23
24 CHAPITRE 5. EXPANSION – ASSEMBLAGE – RÉSOLUTION
Ensuite, le contenu du tableau est la liste des numéros des nœuds qui forment l’indice de
l’élément j.
5.2.1 Principe
On a : W (i) = δUn(i) [−K(i)] Un(i) + {Fi } .
De manière générale, la taille des matrices de rigidité locale est
(n × N DDL) × (n × N DDL)
où
■ n est le nombre de nœud par élément ;
■ N DDL est le nombre de degré de liberté par nœud.
Règle 5.1.
1. La taille des matrices de rigidité locales est : (n × N DDL) × (n × N DDL).
2. La taille des vecteurs forces locaux est : n × N DDL.
3. La taille des matrices de rigidité globales et des matrices de rigidité locales expansées est :
(Nd × N DDL) × (Nd × N DDL).
4. La taille des vecteurs forces globales et des vecteurs forces locaux expansés est : Nd ×
N DDL.
où indice ddl est l’indice du degré du nœud considéré, il varie donc entre 1 et n × N DDl.
24
5.2. MATRICE DE RIGIDITÉ ET VECTEURS FORCES LOCAUX 25
On forme les valeurs des composantes du vecteur de localisation de l’élément (i) en bouclant
sur les nœuds de l’élément (i), et sur les degrés de liberté de chaque nœud selon l’algorithme.
Dans cet algorithme, k correspond à l’indice du composant du vecteur de localisation et sera
incrémenté de 1 à n × N DDL.
k=1
Pour j allant de 1 à n
Pour l allant de 1 à N DDL
LOC(i) (k) = (CONNEC(i, j) − 1) × N DDL + l
k =k+1
Fin Pour
Fin Pour
Comme mentionné ci-dessous, on utilise les vecteurs de localisation pour former les matrices et
les vecteurs locaux expansés.
Définition 5.3
On utilise, dans la suite du texte, les notations suivantes :
■ [Ki ] est la matrice de rigidité locale de l’élément (i) ;
■ {Fi } est le vecteur force local pour l’élément (i) ;
■ [Kie ] est la matrice de rigidité locale expansée pour l’élément (i) ;
■ {Fie } est le vecteur force local expansé pour l’élément (i).
On commence par initialiser toutes les composantes des matrices locales expansées et des
vecteurs locaux expansés à 0.
Pour k allant de 1 à n ×
N DDL
e
Fi LOC(i) (k) = F(i) (k)
Fin Pour
Exemple 5.1.
25
26 CHAPITRE 5. EXPANSION – ASSEMBLAGE – RÉSOLUTION
Le terme à l’intersection de la ligne k et la colonne
e l de K (i) est envoyé à l’intersection de la
ligne LOC(i) (k) et de la colonne LOC(i) (l) de K(i) .
Exemple 5.2.
De cette manière, la contribution de chaque (i) à la forme intégrale faible peut maintenant
s’écrire e e
W(i) = ⟨δUNd ⟩ − K(i) {UNd } + F(i) ,
où le vecteur {UNd } est tel que
⟨UNd ⟩ = u1 v1 w1 · · · un vn wn .
Ce vecteur regroupe tout simplement toutes les composantes des déplacements au nœud du
maillage. On a globalement
⟨δUNd ⟩ = δu1 δv1 δw1 · · · δun δvn δwn .
On a :
N
X N
X e
{UNd } + {Fie } = 0
W = W(i) = 0 =⇒ ⟨UNd ⟩ − K(i)
i=1 i=1
" N N
#
X e X
⇐⇒ ⟨δUNd ⟩ − K(i) {UNd } + {Fie } = 0.
i=1 i=1
26
5.2. MATRICE DE RIGIDITÉ ET VECTEURS FORCES LOCAUX 27
27
Chapitre 6
Nous allons maintenant appliqué la forme générale de ces équations à l’élément barre.
On a
⟨ε⟩ = εx εy εz 0 0 0 et ⟨σ⟩ = σx 0 0 0 0 0
donc
⟨δε⟩ {σ} = δεx · σx .
Ainsi, pour simplifier, on considère ici que les vecteurs lignes ⟨ε⟩ et ⟨σ⟩ se réduisent à des
scalaires :
⟨ε⟩ = εx et ⟨σ⟩ = σx .
Ainsi [H] = E.
dU
{ε} = J −1 {εs }
avec {εs } = .
ds
28
6.1. APPLICATION DE LA FORME GÉNÉRALE À UN ÉLÉMENT BARRE 29
L 2
donc J −1 = .
Ici [J] =
2 L
On introduit ensuite la matrice [Bs ] telle que :
du
u1
⟨εs ⟩ = [Bs ] · Un(i) et {εs } = ; avec Un(i) = N1 (s) N2 (s)
ds u2
dN dN u1
=⇒ {εs } = ds1 ds2
u2
donc
dN dN2
[Bs ] = ds
1
ds
.
Comme
1−s 1+s
[Bs ] = − 12 1
N1 (s) = et N2 (s) = , il vient 2
.
2 2
Or
u
{ε} = [B] 1 = J −1 {εs }
u2
u
[Bs ] 1 .
−1
= J
u2
Finalement,
[B] = J −1 [Bs ]
Ici, la force repartie q(x) est considérée comme une force de volume qui est égale à
q(x)
{Fv } =
A
I
t
Pour ce qui est du deuxième terme : [N ] {fs } ds.
Sf (i)
Il n’y a pas d’effort de pression de surface appliquée, et donc {fs } = 0. Cela conduit donc à
notre force {Fi } qui est égale à
Z I
t t
{FI } = [N ] {Fv } dv + [N ] {fs } ds + {· · · }
V (i) Sf (i)
Z
t q(x) F1
= [N ] dv +
V (i) A F2
1
Z (L − 2x + x 2 + x 1 )
1 2L
= q(x) dv .
A V (i) 1
2L
(L + 2x − x2 − x1 )
29
30 CHAPITRE 6. APPLICATION À L’ÉLASTICITÉ LINÉAIRE
Introduction
Équations fondamentales
La solution recherchée est N (x) (pour x ∈ [x1 , x2 ]), le champ de déplacement vertical (positif
vers le haut), le long de l’axe x. On considère également dans la résolution, la dérivée de v(x)
qui correspond physiquement, lorsque la poutre fléchit, à la rotation de la section de la poutre
au point de coordonnées x. Cette rotation, anti-horaire, est classiquement notée
dv
θ(x) = .
dx
Ce phénomène physique, avec les hypothèses mentionnées ci-dessus, est décrit par l’équation
différentielle
d2 d2 v
EI 2 = 0,
dx2 dx
et, pour E et I constantes, on a
d4 v
EI= 0.
dx4
Les conditions aux limites, imposées par l’application des forces F1 et F2 , ainsi que les moments
M1 et M2 , se traduisent de la manière suivante :
on rappelle que l’expression du moment fléchissant le long de l’axe x est
d2 v
M (x) = EI
dx2
et que l’expression de l’effort tranchant le long de l’axe x est
dM d3 v
V (x) = − , i .e. V (x) = −EI .
dx dx3
30
6.2. ÉLÉMENT POUTRE 31
Sur la surface, on a
V = −F1 et M = −M1 ,
c’est-à-dire
dM d3 v
(x1 ) = F1 ⇐⇒ EI 3 (x1 ) = F1
dx dx
d2 x d2 v M1
=⇒ M (x1 ) = EI 2 (x1 ) = −M1 =⇒ 2
(x1 ) = − .
dx dx EI
De même, sur la face droite, on a :
d3 v F2 d2 v M2
3
(x2 ) = − et 2
(x2 ) = .
dx EI dx EI
x2 x2 !
dψ d3 v
Z 3
d v
= −EI dx − ψ 3 (x)
x1 dx dx3 dx x1
x2 x2 3 x2 !
d2 ψ d2 v dψ d2 v
Z
d v
= −EI − dx + (x) − ψ 3 (x)
x1 dx2 dx2 dx dx2 x1 dx x1
x2 x2 3 x2
d2 ψ d2 v dψ d2 v
Z
d v
= EI dx − (x) + ψ 3 (x)
x1 dx2 dx2 dx dx2 x1 dx x1
x2
d2 ψ d2 v d2 v d2 v
Z
dψ dψ
= EI dx − EI
(x2 ) 2 (x2 ) − (x1 ) 2 (x1 )
x dx2 dx2 dx dx dx dx
1 3 3
d v d v
+ EI ψ (x2 ) 3 (x2 ) − ψ (x1 ) 3 (x1 )
dx dx
x2
d2 ψ d2 v
Z
dψ dψ
= EI dx − M 2 (x 2 ) + M 1 (x 1 ) + (−F2 ψ (x2 ) − F1 ψ (x1 )) .
x1 dx2 dx2 dx dx
31
32 CHAPITRE 6. APPLICATION À L’ÉLASTICITÉ LINÉAIRE
x2
d2 d2 v
Z
dv dv
W = EI (δv) dx − M2 δ (x2 ) − M1 δ (x1 ) − F2 δv (x2 ) − F1 δv (x1 ) .
x1 dx2 dx2 dx dx
dv dv
Posons (x2 ) = θ (x2 ) et (x1 ) = θ (x1 ).
dx dx
La forme intégrale faible avec hypothèse de Galerkine est donc
x2
d2 (δu)
Z
F1
M1
W = EI dx − δv (x1 ) δv (x2 ) − δθ (x1 ) δθ (x2 ) =0
x1 dx2 F2 M2
La matrice Jacobienne dans ce cas est identique à la matrice Jacobienne de l’élément barre
1 L L −1 2
[J] = (x2 − x1 ) = ; det[J] = et J = .
2 2 2 L
Ce qui donne pour la transformation des dérivées
dv −1 dv ∂ ∂
= J −1
= J sachant que
dx ds ∂x ∂s
2
dv d dv d dv
= J −1 [J]−1
=⇒ 2
=
dx dx dx ds ds
2 2
dv 4 dv
donc 2
= 2 2.
dx L ds
L
En appliquant la transformation de l’intégrale avec dx =
ds, dx = det[J] ds, il vient
2
Z 1 2 2
8 dv dv
M1
F1
W(i) = 3 EI δ − δθ(−1) δθ(1) − δv(−1) δv(1)
L −1 ds2 ds2 M2 F2
avec
d2 (δv) d2 v 4 d2 v 4 d2 v L
dx = δ × × ds.
dx2 dx2 L2 ds2 L2 L2 2
Ensuite, la grande particularité c’est que cet élément n’est pas isoparamétrique car on introduit
une interprétation qui n’est pas de degré 1.
On introduit donc une interpolation particulière v(s) qui est égale à
v(s) = a0 + a1 s + a2 s2 + a3 s3 .
dv dv
v(−1) = v1 , v(1) = v2 , (x1 ) = θ (x1 ) = θ1 , et (x2 ) = θ (x2 ) = θ2 .
dx dx
32
6.2. ÉLÉMENT POUTRE 33
dv 2 dv
En remarquant que (x1 ) = , cela donne
dx L ds
dv 2 dv dv L
(x1 ) = (−1) = θ1 =⇒ (−1) = θ1
dx L ds ds 2
dv 2 dv dv L
(x2 ) = (1) = θ2 =⇒ (1) = θ2 .
dx L ds ds 2
Ces conditions sont introduites dans l’interpolation, et donnent alors
v(−1) = v1 = a0 − a1 + a2 − a3
1 −1 1 −1
a0 v1
v(1) = v2 = a0 + a1 + a2 + a3 0 1 −2 3 a1 L θ1
⇐⇒
1 1
= 2
dv
(−1) = L
θ = a1 − 2a2 + 3a3 1 1 a2 v2
2 1
dsdv
L
0 1 2 3 a3 θ
L 2 2
ds
(1) = θ
2 2
= a1 + 2a2 + 3a3
notant
1 −1 1 −1
0 1 −2 3
D=
1 1
1 1
0 1 2 3
il s’ensuit
a0 v1
a0
a1 L
= D−1 2 θ1 , a1
a2 v2 et V (s) = 1 s s2 s3
a2
L
a3 θ a3
2 2
v1
2 3
−1 L θ1
i .e. V (s) = 1 s s s D 2
v2
L
θ
2 2
1 L 3 L
= (v1 + v2 ) − (θ2 − θ1 ) + (v2 − v1 ) − (θ1 + θ2 ) s
2 8 4 8
L 1 L
+ (θ2 − θ1 ) s + − (v2 − v1 ) + (θ1 + θ2 ) s3
2
8 L 8
avec
1
N1 (s) = 2
− 34 s + 14 s3
L
N2 (s) = − L8 s − L8 s2 + L8 s3
8
N3 (s) = 21 + 34 s − 14 s3
N (s) = − L − L s + L s2 + L s3
4 8 8 8 8
33
34 CHAPITRE 6. APPLICATION À L’ÉLASTICITÉ LINÉAIRE
avec
dN1 d2 N1
ds
(s) = − 34 + 43 s2
ds2
(s) = 3
2
s
d2 N2
dN2
(s) = − L8 − L4 s − 38 Ls2 (s) = − L4 + 34 Ls
ds ds2
et
d2 N3
dN3 3 3 2
(s) = − s (s) = − 32 s
ds 4 4
ds2
dN4 d2 N4
= − L8 + L4 s + 38 Ls2 L
+ 34 Ls
ds
(s)
ds2
(s) = 4
2
d N1
ds2
d 2N
2
d2 v
ds2
δ = δv1 δθ1 δv2 δθ2
ds2
d2 N3
ds2
d2 N4
ds2
De même
F 1
0
δV1 .F1 = δv1 δθ1 δv2 δθ2
0
0
0
0
δv2 .F2 = δv1 δθ1 δv2 δθ2
F2
0
0
M1
δθ1 M1 = δv1 δθ1 δv2 δθ2
0
0
0
0
δθ2 M2 = δv1 δθ1 δv2 δθ2
0
M2
34
6.2. ÉLÉMENT POUTRE 35
2
d N1
ds2
v1
d2 N
2
Z 1
ds2 D E
8EI
d2 N1 d2 N2 d2 N3 d2 N4 θ1
=⇒ W(i) = δv1 δθ1 δv2 δθ2 ds2 ds2 ds2 ds2
ds
L3 −1
d2 N3
v2
ds2 θ2
2
d N4
ds 2
F1
M1
− δv1 δθ1 δv2 δθ2
F2
M2
2
d N1
ds2
2
v1 F1
d N
2
2 D
8EI ds θ1 M1
E
d2 N1 d2 N2 d2 N3 d2 N4
Ainsi
3
2s F1
8EI
Z 1
− L + 3 Ls M1
3
− L4 + 34 Ls − 23 s L
+ 34 Ls ds
K(i) = 3 4 34 et F(i) =
L − s 2s 4 F2
−1 2
L 3
4 + 4 Ls
M2
Finalement
12 6L −12 6L
EI 6L 4L2 −6L 2L2
K(i) = 3
L −12 −6L 12 −6L
6L 2L2 −6L 4L2
On ajoute maintenant au modèle précédent une force par unité de longueur q(x), repartie le
long de la poutre (ce chargement q(x) est homogène au niveau des unités en des N/m).
Ce chargement reparti q(x) permet par exemple de modeliser le poids propre de la poutre dans
le champ de gravité. De manière plus générale, q(x) peut avoir une variation quelconque.
Introduisant une force repartie, le modèle devient
d4 v d4 v
EI = q(x) ⇐⇒ EI − q(x) = 0.
dx4 dx4
35
36 CHAPITRE 6. APPLICATION À L’ÉLASTICITÉ LINÉAIRE
Finalement
F1
M1
{Fi } = + G(i) .
F2
M2
Exemple 6.1. On considère un cas pratique (figure ci-dessous) de poutre encastré, de longueur
1 m soumise à une charge repartie constante q = 120 N/m, ainsi qu’à un moment C = 50 N.M
à son extrémité.
On considère également que EI = 1 000 N.m2 .
Résultat important
36
6.3. ÉLÉMENT DE POUTRE EN TENSION ET FLEXION COMBINÉES 37
Pour q constante
F
1 1
M1 qL L
F(i) = + 6
F 2 2 1
M2 − L6
6.3.1 Introduction
Pour un élément de barre, en négligeant les forces reparties, on a vu que l’on a la réalisation
suivante
EA 1 −1 u1 Fx1
=
L −1 1 u2 Fx2
Pour un élément de poutre en flexion uniquement, toujours en négligeant les forces reparties,
on a vu que l’on a la relation
12 6L −12 6L v1 Fy
EI 2 2
1
6L 4L −6L 2L θ M1
1
= .
L3 −12 −6L 12 −6L v2
Fy2
6L 2L2 −8L 4L2 θ2 M2
On en déduit facilement la relation globale reliant les efforts au degré de liberté pour l’élément
37
38 CHAPITRE 6. APPLICATION À L’ÉLASTICITÉ LINÉAIRE
EA
− EA
L
0 0 L
0 0 u1 Fx1
12EI 6EI
− 12EI 6EI
0 0 v
F
L2 1 y
L3 L2 L3
1
6EI 4EI
0 0 − 6EI 2EI
θ M
1 1
L2 L L2 L
=
EA EA
−
u2
0 0 0 0 Fx2
L L
0 − 12EI − 6EI 0 12EI 6EI
− L2 v2 F
y2
L3 L2 L3
6EI 2EI
0 0 − 6EI 4EI
θ M
L2 L L2 L 2 2
| {z }| {z } | {z }
A U F
Résultat important
Dans les paragraphes précédents, nous avons vu les modèles de barre et de poutre confinés le
long de l’axe x, entre les coordonnées x1 et x2 .
Dans une structure réelle, les éléments sont repartis à travers le plan (pour un treilli, pour une
structure en deux dimensions) ou à travers l’espace (pour un treilli, pour une structre en trois
dimensions).
Prenons l’exercice dans le plan, pour un élément de barre tel que illustré.
On définit deux repères de coordonnées, le repère (x, y) et le repère global qui représente le
plan dans lequel la structure est définie.
Le repère (x, y) quant à lui est un repère qui est local à l’élément barre.
38
6.4. EXTENSION DES FORMATIONS EN DIMENSION 2 ET EN DIMENSION 3 39
Posons
1 0 −1 0 cos ϕ sin ϕ 0 0
′ EA 0 0 0 0 − sin ϕ cos ϕ 0 0
K(i) = et [P ] =
L −1 0 1 0 0 0 cos ϕ sin ϕ
0 0 0 0 0 0 − sin ϕ cos ϕ
′
et soit Kixy la matrice de rigidité locale de l’élément de barre dans le repère global (X, Y ).
On montre que
K(i)xy = [P ]−1 K(i)
′ ′
[P ].
Finalement
′ [A] −[A] C 2 ϕ CϕSϕ
K(i)xy = ; avec [A] = , où Cϕ = cos ϕ et Sϕ = sin ϕ
−[A] [A] CϕSϕ S 2 ϕ
Si on note (X1 , Y1 , Z1 ) et (X2 , Y2 , Z2 ) les coordonnées des nœuds 1 et 2 dans le repère global
(X, Y, Z), on a :
L2 = (X2 − X1 )2 + (Y2 − Y1 )2 + (Z2 − Z1 )2
et la matrice de rigidité local de l’élément de barre dans le repère global est donnée par
2
αγ −α2 −αβ −αγ
α αβ
2 2
αβ
β βγ −αβ −β −βγ
2 2
′
αγ βγ γ −αγ −βγ −γ
K(i)XY Z =
−α2 −αβ −αγ α2 αβ αγ
−αβ −β 2 −βγ αβ β 2
βγ
2 2
−αγ −βγ −γ αγ βγ γ
où
X 2 − X1 Y2 − Y1 Z2 − Z1
α= , β= et γ = .
L L L
39
Bibliographie
40