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L’Afrique, le climat, et les banquiers américains

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Jeune Afrique Abonnés <[Link]@[Link]> jeu. 8 déc. 2022 à 17:04


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L'Évènement
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L’Afrique, le climat, et les banquiers américains


 
C’est une information qui pourrait ne pas sortir des cercles des spécialistes de la finance
internationale. Elle aura pourtant un très fort impact sur la lutte contre le réchauffement
climatique et ses conséquences, notamment en Afrique.  
 
Mercredi 7 décembre, Vanguard – deuxième plus grand gestionnaire d’actifs américains
après BlackRock, avec quelque 7100 milliards de dollars d’actifs en portefeuille – a annoncé
se retirer de l’initiative « Net Zero Asset Managers ». Les 291 membres de cette coalition
internationale de banques et d’institutions financières privées, qui gèrent un total de plus de
66 milliards de dollars d’actifs, se sont engagés à n’investir que dans des projets permettant
d’atteindre l'objectif « zéro émission nette de gaz à effet de serre » d'ici 2050.  
 
Offensive trumpiste
 
Pourquoi ce retrait, qui semble aller à contre-sens de l’Histoire et de l’urgence climatique ?
Vanguard explique, dans les colonnes du Financial Times, avoir voulu « clarifier » sa
position. En clair, le fonds américain ne veut pas avoir les mains liées par un quelconque
engagement dans sa stratégie d’investissement. Une décision qui intervient alors que les
républicains, et singulièrement les élus proches de Donald Trump, ont lancé une offensive
massive contre tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une forme
d’investissement « vert ». 
 
Quelques jours seulement après la clôture de la COP27, ce départ envoie un signal
inquiétant. Et démontre qu’une partie de l’industrie financière entend s’affranchir des
engagements climatiques au nom de la quête de profits à court terme. 
 
Quelles en seront les conséquences sur le continent africain ? Pour l’heure, elles sont
difficiles à mesurer. Mais elles seront énormes. De manière directe, d'une part, parce que
Vanguard va continuer à financer des projets très polluants sur l’ensemble du globe – y
compris en Afrique, où les « bombes climatiques » ne manquent pas. De manière indirecte,
d'autre part, car cette défection de l’un des principaux acteurs du secteur pourrait faire
tache d’huile.  
 
À (re)lire - Finance climatique : les banques vertes sont-elles la solution ? 

Le continent, qui n’est responsable que de 4 % des émissions de gaz à effet de serre mais
qui paie l’un des plus lourds tributs environnementaux, économiques et sociaux au
dérèglement climatique, a certes obtenu un « accord historique » sur les pertes et
dommages lors de la COP27. Mais si la création d’un fonds destiné à compenser les dégâts
climatiques dans les pays les plus pauvres est une indéniable avancée, les décideurs
africains se montrent encore extrêmement prudents quant au caractère effectif de ces
engagements. À raison, sans aucun doute : les 100 milliards de dollars par an promis en
2009, lors de la COP15 de Copenhague, par les pays riches pour aider les pays pauvres à
s’adapter au changement climatique, n’ont existé pour l’essentiel que dans les déclarations
d’intention des responsables occidentaux.   
 
Des « banques vertes » africaines
 
Dans cette perspective, la volonté affichée par la BAD de favoriser l’émergence de «
banques vertes » africaines n’est que plus pertinente. Et d’autant plus urgente que, comme
le rappelait Jeune Afrique en amont du sommet de Charm el-Cheikh, sur le front du climat, «
le déficit de financement est abyssal : sur les 250 milliards dont il a besoin, le continent n’a
mobilisé que 30 milliards en 2020 ».  
 
Mais cette future « African Green Bank Initiative » - qui devrait être dotée d’un fonds de 1,5
milliard de dollars d’ici à 2025 - sera-t-elle à la hauteur des enjeux ? « L’Afrique doit être une
zone prioritaire d’intervention pour les banques publiques de développement », plaidait fin
octobre le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, lors du sommet Finance en commun qui
se tenait alors à Abidjan. Elle doit aussi sans aucun doute constituer une priorité pour les
investisseurs privés. Y compris – et surtout ? – les acteurs du secteur financier africain.  
 
À (re)lire - Finance climat : les banques publiques de développement sont-elles à la hauteur
?
 
Et l’enjeu n’est pas qu’environnemental, il est aussi économique. « Selon la commission
économique pour l’Afrique des Nations unies, l’impact du réchauffement climatique –
inondations, sécheresse… – pourrait représenter 5 % à 15 % du PIB des pays du continent »,
a souligné Sani Yaya, ministre togolais de l’Économie et des Finances, dans l’entretien qu’il
a accordé à RFI et Jeune Afrique en marge de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS, un
événement organisé par Jeune Afrique Media Group).

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