0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
514 vues10 pages

Sous Developpement

Transféré par

Yannick Kouakou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
514 vues10 pages

Sous Developpement

Transféré par

Yannick Kouakou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SOMMAIRE

INTRODUCTION……………………………………………………………...P2

I- DEFINITION………………………………………………………...P3

II- LES CRITERES DU SOUS DEVELOPPEMENT………………...P3

III- LES CARACTERISTIQUES DU SOUS DEVELOPPEMENT…..P4

CONCLUSION…………………………………………………………………P9

1
INTRODUCTION

L’observation minutieuse des données économiques et humaines des pays du


monde permet de constater leur inégal niveau de développement. Certains de ces
pays sont dits développés ou industrialisés ou pays du Nord ; d’autres sont moins
développés et qualifiés de pays sous-développés ou regroupés sous le terme
générique de pays du Tiers-Monde. Qu’est-ce que le sous-développement ?
Quels sont les critères et les caractéristiques de ce sous-développement ?

2
I- DÉFINITION

La notion de sous-développement est récente (1952). Elle est de d’Alfred Sauvy


(économiste et sociologue français) : ce sont les “laissés pour compte de la
croissance aspirant à un développement cohérent et autonome”. Il faut savoir que la
notion de sous-développement diffère en fonction des pays observés : elle est
hétérogène. Le sous-développement tire son origine de la colonisation exercée par
les différentes puissances européennes durant près de cinq siècles sur des pays,
aujourd’hui sous-développés. Disposant de capitaux en abondance et de nouveaux
marchés, les pays colonisateurs se sont industrialisés au cours du 19ème siècle.
Malgré l’accession à l’indépendance des pays colonisés effectuée aux 19ème et
20ème siècle, cette situation de domination est inchangée parce que les richesses
sont toujours concentrées entre les mains de grande puissance.
L’économie de plusieurs pays sous-développés repose sur l’exploitation de
monoculture d’exportation. Les prix des matières premières ayant chuté en flèche
depuis les dernières décennies, les pays sous-développés se sont vus dans
l’obligation d’accroître leur production afin de recueillir les devises nécessaires au
remboursement annuel des intérêts de leur dette par rapport aux pays extérieurs.

II- LES CRITÈRES DU SOUS-DÉVELOPPEMENT :


Ils peuvent être de plusieurs catégories possibles.

1- Économique

Il peut être d’ordre économique :


- PIB par habitant faible
- un endettement important,
- un commerce spécialisé dans les produits agricoles, ou dans les produits à faible
valeur ajoutée
- des infrastructures insuffisantes,…

3
2- Démographique

Il peut être d’ordre démographique :


- une démographie importante (taux de natalité élevé),
- un taux de mortalité élevé avec une espérance de vie faible.

3- Sociale :

Il peut être d’ordre social :


- des problèmes de sous nutrition ou de malnutrition,
- un accès aux soins difficile,
- un taux de chômage élevé

III – LES CARACTERISTIQUES DU SOUS DEVELOPPEMENT

Plusieurs caractéristiques nous permettent de distinguer les pays sous-développés


des pays développés. Seulement on peut en retenir des difficultés sur le plan de
l’alimentation, de la démographie, de la santé, de la croissance du PIB, des
inégalités, le chômage et les structures économiques (dualisme, désarticulation,
dépendance)

1- L’alimentation :

 Dans les PVD, les populations ne parviennent pas à manger à leur faim, elles
pensent manger en quantité qu’en qualité. La famine, la sous-alimentation et la mal
– nutrition sont récurrentes. Les aliments consommés en moyenne par individus ne
renferment pas la quantité de calories (moins de 200 calories par jour) et de
vitamines nécessaires. Pourtant il est constaté qu’il y a assez de nourriture dans le
monde, mais elle est simplement inégalement répartie ; en plus il y a des terres
fertiles dans ces pays.

4
2- La démographie :

 Dans les pays en voie de développement (PVD) les taux de natalité et de fécondité
sont très élevés, alors que celui de la mortalité est en recul grâce au progrès de la
médecine. Par conséquent la population augmente d’une manière très rapide. Cette
démographie galopante a des raisons culturelles (volonté d’avoir plusieurs garçons
pour assurer sa descendance et prouver sa fertilité) et économique (l’enfant est un
investissement et une assurance pour ses parents). Cette hausse de la population
augmente la demande sociale : problèmes de nourriture, d’habitat, d’urbanisation
d’assainissement, d’électrification, d’éducation, de santé…

3- La santé :

 L’accroissement rapide de la population pèse beaucoup sur la santé des individus.


Le nombre de médecins /hbt et les infrastructures sanitaires ne pouvant pas suivre
le rythme d’évolution de la population, sont insuffisants. Le peu d’infrastructures
qui existent sont mal réparties dans les territoires, car les meilleurs hôpitaux, les
meilleurs médecins, infirmiers, équipements sont concentrés dans les capitales au
détriment des autres villes et campagnes.

4- Le sous-développement culturel et social :

 L’accroissement rapide de la population va entraîner beaucoup de difficultés dans


les domaines social et culturel. En effet, les écoles et les universités, ont dépassé
leur capacité d’accueil. Les moyens didactiques, les infrastructures scolaires et
universitaires et le nombre d’enseignants ne peuvent pas assurer une bonne qualité
de l’enseignement qui ne cesse de se dégrader au fur et à mesure. Le taux
d’analphabétisme ne cesse d’augmenter et le travail des enfants est devenu une
réalité.

5
5- La croissance du PIB : 

Dans le Tiers monde pour beaucoup de pays, le taux de croissance du PIB reste
encore faible et est même inférieur à celui de la démographie. Cette croissance
économique qui diminue entraîne une baisse du niveau de vie. Les NPI demeurent
une exception.

6- Les inégalités : 

Les pays du Tiers monde connaissent, en général de fortes inégalités de revenus.


Les riches (cadres dirigeants des affaires ou de la politique, les grands
propriétaires) qui vivent de manière aisée dans des quartiers résidentiels ont
presque le niveau de vie que leurs homologues des pays développés. Cette nouvelle
bourgeoisie côtoie la masse des pauvres qui s’entassent dans les bidonvilles avec
leur lot de difficultés quotidiennes. En ville l’économie moderne utilise de
nouvelles technologies très productives. Alors que dans les campagnes on utilise
encore des moyens rudimentaires très peu productifs.

7- Le chômage :

 Dans les pays sous-développés, chaque année, beaucoup de jeunes arrivent sur le
marché de l’emploi. La création d’emploi est faible. Le chômage prend souvent la
forme de sous emplois (vendeurs à la sauvette, cireurs de chaussure, paysans
occupés pendant trois mois seulement sur les douze, etc.).

8- Les structures économiques : 

L’économie des PED présente une structure duale, désarticulée, extravertie et


dépendante.

6
9- Le dualisme : 

L’économie des PVD, est duale, c'est-à-dire qu’il coexiste d’une manière
juxtaposée deux secteurs :
• L’économie traditionnelle ou archaïque avec des moyens de production peu
productifs. Elle est souvent dominée et renfermée sur elle-même. Son principal but
est la satisfaction des besoins domestiques.
• L’économie moderne utilise des technologies étrangères et exporte une grande
partie de ses produits. Les moyens utilisés très productifs appartiennent en général
à des privés étrangers.

10- La désarticulation : 

Dans les PVD, l’économie est désarticulée, c'est-à-dire que les deux secteurs de
l’économie n’ont pas, ou ont peu de liens entre eux. En effet :
• Le secteur traditionnel, qui est agricole et rural, a une production destinée à la
nourriture et à l’exportation.
• l’économie moderne, qui est urbaine, a des industries performantes et
sophistiquées. Les industries ne transforment pas les produits agricoles et les profits
industriels ne sont pas investis dans l’agriculture.

11- Extraversion et la dépendance

Le secteur moderne entretient plus de relations avec l’extérieur où il


s’approvisionne en biens de production et où les bénéfices sont rapatriés
(extraversion).

12- la dépendance : 

7
Le Tiers monde est dépendant. On a la dépendance commerciale, la dépendance        
technologique, et la dépendance financière.

12-1- La dépendance commerciale : 

La consommation des PED est extravertie et leur spécialisation est sur les produits
primaires. En effet, ces pays importent l’essentiel des produits manufacturés de
consommation (équipements ménagers, voitures, sardines …) et exportent des
produits de base à l’extérieur. Les pays du Tiers monde commercent plus avec les
pays développés qui fixent les prix des produits.
Les marchés internationaux évoluent au détriment des pays en développement qui
subissent la détérioration des termes de l’échange (les prix des produits
manufacturés augmentent plus vite que ceux des produits primaires).

12-2-La dépendance financière : 

La faiblesse de l’épargne intérieure est une des raisons fondamentales de la


dépendance financière des pays en voie de développement vis –à - vis des pays
développés. Les pays en développement s’endettent au près des institutions
financières étrangères et supranationales. En dehors de la dette, les différentes
monnaies nationales des pays du Tiers monde sont arrimées à celles des anciennes
colonies (CFA et FF). La moindre fluctuation (dévaluation ou réévaluation) d’une
monnaie d’un pays riche développé entraîne des conséquences néfastes dans les
pays en voie de développement.

12-3-La dépendance technologique : 


Des firmes multinationales (FNM) viennent s’installer dans les pays en
développement en y effectuant un transfert de technologie. Les quelques
investisseurs nationaux des pays du Tiers monde achètent des licences et des
brevets des pays développés. Cette domination qui est due aux rapports de force
entre pays pauvres et pays riches est lourde de conséquences : détérioration des
balances de paiement des pays sous – développés ; exportations des plus values des

8
firmes multinationales vers leurs pays d’origines, insuffisance de ressources pour
assurer le décollage des pays pauvres, sortie massive de capitaux vers les nations
riches.

9
CONCLUSION
Pour conclure sur les indicateurs de mesure du développement on peut retenir :

La multiplicité des indicateurs de mesure du développement montre la volonté de


saisir la complexité et la diversité des situations de sous-développement et la
volonté d'intégrer les différentes dimensions du développement (économique,
sociale et environnementale) Malgré ces efforts la mesure dépend de la qualité des
informations et données statistiques disponibles

Pour qu'on puisse parler de développement, il faut l'amélioration des conditions de


vie et de travail (bien-être social) de toutes les populations et non d'une minorité de
privilégiés.
Le fossé entre les pays du Nord et ceux du Sud s'agrandit de jour en jour. La
mondialisation (ou globalisation) de l'économie, censée gommer ces disparités, les
renforce davantage.

10

Vous aimerez peut-être aussi