IRS Prof Matthieu
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Introduction
Plan du cours
Introduction
Ière partie : LA COLLECTE DES DONNEES
Titre I : La législation
Chapitre 1 : Aperçu des sources normatives en droit congolais
Chapitre 2 : La publication des normes légales
Chapitre 3 : la lecture et l’interprétation des lois
Titre II : La jurisprudence
Chapitre 1 : Notions générales sur la jurisprudence
Chapitre 2 : La collecte de la jurisprudence
INTRODUCTION
I. Objet du cours
Ce cours est une initiation à la recherche scientifique appliquée à la recherche juridique.
La recherche scientifique existe depuis la genèse du monde, càd elle est aussi vieille que le monde.
Il en est de même pour le droit.
Notre droit appartient à la famille romano-germanique, càd influencée par les romains et
les allemands. Dans ce sens, notre recherche sera influencée par la manière dont font les romains
et les allemands. En d’autres termes, il faut avant tout lire ce que prévoit la loi.
Ex : le phénomène kuluna. La loi dont il est question n’est pas forcément celle prise au sens
formel, mais au sens large. Il peut s’agir par exemple d’une convention internationale.
Bref, dans la collecte des données, la première chose à faire c’est interroger la loi,
viennent ensuite la jurisprudence, la doctrine, enfin des sources sociologiques, comme un entretien
avec quelqu’un sur par exemple l’inattacabilité de l’inscription au certificat d’enregistrement ou la
dot.
En droit romano-germanique, les principales sources de la recherche scientifique sont :
la législation (la loi), la jurisprudence, la doctrine ainsi que les sources sociologiques.
Titre I. LA LEGISLATION
Dans l’ordre décroissant, la hiérarchie des sources législatives en droit congolais peut
être représentée comme suit :
La constitution
Les traités et accords internationaux
Les lois du parlement (lois organiques et lois ordinaires) et les actes ayant force des lois
(décisions prises par le pouvoir exécutif lorsque le parlement est en vacances et quand il y
a urgence. Ex : un décret-loi, une ordonnance-loi)
Les règlements (décisions prises par les membres du pouvoir exécutif) cf. art 215 et 216
de la constitution.
En effet, les lois ne sont pas éternelles, elles connaissent des modifications. C’est pour
quoi, le travail du juriste reste toujours inachevé. Ainsi, dans toute recherche, il faudra toujours se
rassurer si la loi qu’on exploite est en vigueur.
Une loi doit être publiée pour qu’elle soit connue et applicable car "nul n’est censé
ignorer la loi". La publication d’une loi a lieu dans le journal officiel mais ce journal n’est pas le
seul instrument car d’autres journaux peuvent continuer à la publier comme le code Piron ; tandis
que la promulgation est la signature de la loi par le chef de l’Etat.
Il existe deux catégories de recueils privés ou journaux officieux (privés): le recueil permanent et
le recueil chronologique. Les recueils permanents sont ceux qui intègrent les modifications
directement dans la loi ancienne c’est-à-dire ils publient la nouvelle loi mais en intégrant
l’ancienne. Ici, on publie seulement l’article qui a été modifié et on reprend tout l’ancien texte.
Alors que dans les recueils chronologiques, on publie l’intégralité de l’ancienne loi et celle de la
nouvelle.
Stellionat : le fait de vendre un bien appartenant à autrui. Le vol c’est la soustraction frauduleuse
d’un bien meuble appartenant à autrui.
Légistique : science qui étudie les règles d’élaboration des lois
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 4
§1. Le protocole
C’est la partie qui nous permet d’identifier une loi, c’est-à-dire connaître le nom, l’auteur,
voire la date. De manière concrète, le protocole d’une loi comprend les éléments suivants :
L’intitulé de la loi
Le préambule : c’est la partie qui montre l’opportunité ou la justification de la loi. Ses
parties commencent souvent par attendu que, vu que, étant donné que, considérant que…
La date
Le nom de l’auteur
La signature de l’auteur ou de l’autorité chargée de la promulgation
§2. Le dispositif
C’est la partie du texte qui contient la volonté de son auteur. Autrement dit, c’est la partie
où l’auteur formule les règles de droit à travers des articles. Bref, c’est l’ensemble des articles.
Articles qui sont dans une loi (décision) décidée par une autorité de l’état : dispositions. Le
contrat est une loi privée. Ici les articles seront appelés les stipulations. Dans ce sens, il faudra
différencier le verbe stipuler avec disposer dans le langage parlé. Les articles qui sont dans le
dispositif, càd les dispositions et les stipulations peuvent être modificatives ; elles peuvent être
abrogatoires et même des dispositions transitoires.
Les travaux préparatoires comprennent l’ensemble des documents qui relatent les
différentes étapes de l’élaboration de la loi. La lecture des travaux préparatoires est importante
parce qu’elle s’inscrit dans l’optique de l’interprétation téléologique, c’est-à-dire qu’elle permet de
découvrir la ratio legis (raison d’être de la loi).
Les travaux préparatoires sont généralement consignés dans les documents parlementaires
tels que : les annales parlementaires (documents parlementaires où on trouve débats qui s’étaient
passés lors des séances plénières), les comptes rendus analytiques (documents parlementaires qui
publient les débats de deux chambres du parlement), bulletins des questions et réponses
(documents parlementaires dans lesquels on retrouve les questions posées par le parlement aux
membres du gouvernement).
NB : Les travaux préparatoires n’ont aucune valeur normative, c’est-à-dire ils ne constituent pas
des règles de droit, des normes.
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 5
C’est l’ensemble des décisions rendues par les cours et tribunaux concernant une question de
droit. Pour que la jurisprudence soit considérée comme source de droit, il faut qu’il y ait une
certaine constance. La jurisprudence ne découle pas d’une seule décision, mais de plusieurs.
b) Catégories
Il existe deux sortes de jurisprudence :
La jurisprudence publiée2 : signifiée que les décisions de justice ont été publiées dans une
revue de jurisprudence.
La jurisprudence non publiée : ce sont des décisions de justice qui ne sont pas encore publiées
dans une revue de jurisprudence.
Pour collecter la jurisprudence, il est conseillé de consulter en premier lieu les revues de
jurisprudence, ensuite chercher à descendre dans les cours et tribunaux pour obtenir des copies de
décisions judiciaires au greffe.
Par ailleurs, il est recommandé d’avoir plus de confiance dans les décisions publiées, car
les non publiées peuvent faire l’objet de recours et être modifiées ou annulées.
2
Lorsque vous utilisez la jurisprudence publiée, vous devez donner la revue, le numéro de la revue, …
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 6
1. Définition
La doctrine est l’ensemble des publications par lesquelles les auteurs commandent une matière
déterminée. Alias, la doctrine est le droit commenté. Les auteurs de la doctrine peuvent être
théoriciens (prof) ou praticiens du droit.
Cette doctrine consiste à commenter les lois en vigueur et les expliciter davantage. Celui qui
publie cette doctrine veut dire ce que dit la loi, mais en d’autres termes. Ici, on peut également
évoquer une loi abrogée.
C’est une doctrine qui consiste à critiquer la loi en vigueur pour proposer des modifications.
C. La doctrine de législation
Celle-ci consiste à commenter la loi, soit dans le sens de l’expliquer, soit de la critiquer. Alias, elle
comprend à la foi la doctrine de lege lata et de lege ferenda.
D. La doctrine de jurisprudence
E. La doctrine d’enseignement
Elle consiste à transmettre la connaissance aux apprenants ; elle se retrouve au syllabus. C’est une
doctrine à caractère pédagogique.
La doctrine contient de multiples publications des auteurs. Pour accéder à ces publications,
le chercheur doit se munir d’un carnet et d’un stylo et se rendre dans une bibliothèque afin de
consulter les catalogues ou les fichiers de la bibliothèque. On distingue trois sortes de fichiers dans
différentes bibliothèques :
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 7
Le fichier onomastique : celui qui procède au classement des ouvrages selon l’ordre
alphabétique des noms des auteurs ;
Le fichier analytique : c’est celui qui classe les ouvrages en fonction des thèmes ou des
mots de recherche ;
Fichier topographique : qui classe les ouvrages en fonction des numéros ou des codes.
Une fois le chercheur est en possession de l’ouvrage, il prendra soin de consulter la table des
matières pour découvrir les titres correspondant à sa recherche et avant de refermer l’ouvrage, il
est bon de consulter la bibliographie pour découvrir d’autres pistes de recherche, càd les ouvrages
consultés par l’auteur que l’on vient de lire.
Remarques :
La hiérarchie des sources formelles du droit romano-germanique exige de considérer la loi
avant la jurisprudence et la doctrine. Cependant, dans la pratique, il n’est pas interdit de
consulter la source la plus disponible avant celle qui est indisponible.
Dans la lecture des ouvrages, il est recommandé de privilégier la lecture des ouvrages
généraux avant les ouvrages spécifiques. Ex : lire le droit pénal général avant le droit pénal
spécial.
Le chercheur en droit ne doit jamais perdre de vue que le droit est avant tout un
phénomène social et culturel. Le droit est un produit de la société (ubi societas, ibi ius). Cela
signifie que les données législatives, jurisprudentielles et doctrinales doivent être aux réalités
sociales. Ainsi, le chercheur en droit doit adopter en même temps la démarche du sociologue.
Parmi les techniques pour mener les enquêtes sociologiques, on peut citer : Le questionnaire, les
interviews, les entretiens ou les sondages d’opinions ainsi que les statistiques.
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 8
Il est souhaitable de laisser le chercheur aborder librement le sujet qui l’intéresse. En effet,
imposer un sujet à un étudiant c’est faire du terrorisme intellectuel. Toutefois, il est bon que le
sujet proposé par l’étudiant soit discuté avec un encadreur ; car, l’accompagnement permet
d’éviter des erreurs et notamment le double emploi.
Le choix du directeur doit être motivé par des critères objectifs tels que la compétence, la
spécialisation ou qualification dans le domaine de recherche et la disponibilité4. A cet effet, il faut
éviter un choix qui est dicté par des raisons de subjectivité ou de sentiment.
3
La VPA renvoie dans ce cours à l’originalité. Elle signifie Valeur Personnelle Ajoutée.
4
Il est recommandé de rencontrer le directeur ne fût-ce qu’une fois par mois. Du point de vue de la rédaction
formelle, il n’y a pas un principe qui atteste un travail doit comporter deux ou trois chapitres ; tout dépend de la
matière qu’on a à traiter. Mais à l’école française on préfère un plan à deux parties. Chaque partie comprend à son
tour par exemple deux parties et ainsi de suite. Etant donné que pour les psychologues, le cerveau humain retient
facilement les éléments qui sont en double. Ce plan est alors appelé canonique. Il est souvent recommandé aux
enseignants
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 9
Le plan constitue le cheminement cohérent de la rédaction, la colonne vertébrale qui soutient tout
le travail.
La conception d’un plan commence par les grandes idées forces. Le plan retrace les étapes
que le chercheur va suivre dans sa rédaction. Pour concevoir un plan, il convient d’énumérer
d’abord les grandes idées forces ; ensuite de chaque grande idée il faut dégager des sous-idées
(idées secondaires) et ainsi de suite
Il n’existe pas un nombre standard en ce qui concerne la présentation des chapitres ou des
titres. Le nombre des chapitres dépend souvent de la matière ou du thème. Ainsi, il existe des
plans analytique ou canonique (plan en deux parties ou binaires), plan synthétique (un plan qui
se forme à partir des hypothèses de travail), plan chronologique ou historique ou diachronique, le
plan dialectique (construit en fonction d’une thèse, antithèse et synthèse; bref, il y a des
contradictions).
La relation entre la toge et la balance qui symbolise souvent le droit est la faculté de juger ; car
c’est cela même le rôle du juge
Epitoge Epitoge
La rédaction proprement dite d’un travail de fin d’études comprend les étapes suivantes :
1. les pages qui précèdent l’introduction
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 10
l’introduction
le développement
les références infra-paginales
la conclusion
la bibliographie
les annexes et
la table des matières
Celle qui vient après la couverture. Elle n’est ni la couverture c’est celle qui est complètement
vierge, on n’y écrit rien. Elle est appelée feuille de garde car son rôle est de protéger le document ;
car à force de le toucher, les écrits peuvent commencer à être effacés.
La dédicace est une page où l’auteur rend hommage à quelques personnes qui lui sont
chères et qui sont vivantes. Cette page doit être sobre. La dédicace se présente de deux façons : le
titre dédicace. Ici, on va directement à : …La seconde façon est celle où on commence par citer les
noms des personnes et à la fin on mentionne, je dédie ce travail. Il faut ici éviter l’emploi du
pronom personnel nous, mais plutôt je.
Cette page dit déjà son nom. Elle sert l’auteur à remercier les personnes qui l’ont aidé
rédigé le travail. On évitera toutefois d’être assez long. Généralement, il faut commencer par ceux
qui ont apporté plus à ceux qui contribué moins. Etant donné le caractère scientifique du travail et
son imperfection, le nom de Dieu devra être omis. En remerciant le professeur, on évitera
également des hyperboles. A la fin de tout, on devra signer, càd mentionner son nom.
L’intitulé de cette page dépend de ce qu’on a. Les acronymes sont de faux sigles. Mais en ce qui
concerne les abréviations et les sigles, il faut les classer en ordre alphabétique.
Chapitre 2. L’INTRODUCTION
L’introduction est le commencement du texte proprement dit. C’est à partir d’elle que les
pages commencent à être numérotées en chiffres arabes. L’introduction comporte les points ci-
dessous : la problématique, l’hypothèse de travail, l’intérêt du sujet, la délimitation de l’étude, les
méthodes et techniques de recherche, les difficultés rencontrées et l’annonce du plan.
Section 1. La problématique
C’est un décalage entre une situation vécue, anormale et celle qui doit être vécue, qui est
souhaitée. Le mémoire doit être un problème qui attend une solution et non une question qui
attend une réponse. La problématique regorge deux moments : celui d’état de lieu, càd un constat
et celui du questionnement, mais on ne répond pas aux questions.
C’est une réponse provisoire que l’on donne aux questions posées à la problématique ; elle
est provisoire étant donné que dans la conclusion on pourra évaluer pour savoir si cette hypothèse
a été confirmée ou infirmée.
L’intérêt doit être présenté de deux manières : théorique et pratique. L’intérêt théorique a
lieu par rapport à la science ; et pratique, en rapport avec la société. Càd ce que le sujet peut faire
profiter à la société.
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 12
On ne délimite pas le sujet, mais l’étude car le sujet est déjà délimité de par son intitulé. Il
s’agit en effet, de délimiter le champ d’étude ou de recherche ; trois critères sont mis en exergue :
délimitation spatiale, temporelle et matérielle (matière).
Voici les méthodes les plus courantes : la méthode exégétique (qui consiste à lire les textes
juridiques. Cette méthode insiste sur la lettre de la loi) ; la méthode téléologique (qui cherche à
découvrir la finalité ou but d’une règle de droit) ; la méthode comparative (qui permet de
comparer plusieurs systèmes juridiques différents pour améliorer son propre système juridique à
partir de l’expérience des autres. Cette comparaison se fait de deux façons : verticale et
horizontale, où par exemple on peut comparer les droits de deux pays. Quant à la comparaison
verticale, il s’agit plutôt de comparer un ancien avec un nouveau droit ; il repose sur le temps) ; la
méthode sociologique appelée aussi la sociologie du droit (qui consiste à descendre sur le terrain
auprès de la population pour avoir quelques informations ; la méthode historique ou diachronique
(qui permet de découvrir la genèse d’une règle de droit ainsi que son évolution.
Parmi les techniques les plus utilisées, on peut noter : la technique documentaire (qui
consiste à palper les documents pour les consulter), la technique d’interview (qui consiste à
s’informer auprès de certaines personnes) ; la technique du questionnaire ; la technique
d’observation directe.
Ce point n’est pas obligatoire. Parmi les difficultés, on peut signaler celles liées à la
documentation, l’accès aux entretiens avec certaines personnes.
Chapitre 3. LE DEVELOPPEMENT
Le développement doit être une argumentation ; càd il n’est pas une simple description, mais
une démonstration ;
Les arguments doivent être scientifiques, càd vérifiables ;
L’argumentation doit éviter des contradictions ; c’est pourquoi il faut lire et relire le travail
L’argumentation doit contenir une certaine originalité ; càd éviter de faire le plagiat ;
l’argumentation doit intégrer dans la mesure du possible l’apport des autres droits.
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 13
Un travail scientifique se reconnaît par des citations. Il est ici question de citer les sources
d’où on a tiré des informations. Il existe deux façons de présenter une citation : citation en
discours direct et en discours indirecte. Une citation en discours direct consiste à recopier ou à
répéter fidèlement la pensée telle qu’elle existe dans le support d’origine ; mais cette citation doit
être mise à l’intérieur des guillemets. Par exemple : comme le disait Emmanuel KANT:
"L’homme ne devient homme que par l’éducation". En effet, dans une citation en discours direct,
on a la possibilité de sauter quelques mots lorsqu’ils ne sont pas intéressants. Dans ce cas, on
mettra […].
En ce qui concerne la citation en discours indirect, celle-ci consiste à reprendre ce qu’a dit
l’auteur, mais en d’autres mots. C’est ce qu’on appelle paraphraser. Ici, on ne met pas des
guillemets. Qu’il s’agisse du discours direct ou indirect, chaque citation doit toujours avoir une
référence ; càd la source de l’information.
En ce qui concerne ce type de référence, on écrira par exemple art. 602 de la loi… en bas
de page et en italique7.
5
On peut dire une référence infra-paginale ou référence sub-paginale ou encore référence de bas de page.
6
Qui concernent les auteurs
7
JORDC : Journal Officiel de la République Démocratique du Congo
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 14
Ces références dépendent de chaque document : ouvrage, article de revue, cours, thèse,
mémoire, TFC, etc.
Pour un ouvrage écrit par une seule personne, on mentionnera : nom de l’auteur8, titre du
livre9, ville où a été publié l’ouvrage, maison d’édition10, année de publication, page où
se trouve la citation11.
Pour un ouvrage collectif, il présente deux variantes : ouvrage écrit sous la direction d’un seul
auteur et un ouvrage collectif qui non écrit sous la direction d’un auteur. Pour le premier cas,
voici comment procéder, on écrit seulement un seul nom càd celui qui a été directeur. Ex :
Jean CARBONNIER (dir.), la suite ne change pas. Mais dans le deuxième cas, on
mentionnera seulement le premier nom. Ex : Jean CARBONNIER et al12., la suite ne change
pas.
Un ouvrage écrit par une personne morale. Dans ce cas, on mentionnera comme auteur cette
institution. Ex : CENCO.
Un ouvrage anonyme. Ici, on commencera directement par le titre et la suite sera la même.
Lorsque la ville n’a pas été mentionnée, on écrira s.v ; de même pour l’édition s.e.
Pour le cas d’une revue, on mentionnera : nom de l’auteur, titre de l’article entre les guillemets13,
in, titre de la revue
Nom du professeur, titre cours en italique, cours, université, faculté, promotion, année
académique, p., inédit14.
Les indications sont les mêmes avec le cours ; seulement à la place de cours on écrira TFC s’il est
question d’un TFC.
Il faut copier l’adresse se trouvant sur la page puis on ajoute la date du jour. Lorsqu’on cite une
information sur internet qui est un ouvrage, on écrira le nom de l’auteur, …..disponible sur (page
web), la date du jour.
8
En commençant par le prénom
9
La première lettre en majuscule et tout le titre en italique.
10
Ediction s’écrit en abrégé, càd éd.
11
La rigueur scientifique veut la page (écrite en abrégé) soit séparée du chiffre. Cet espace est appelé espace
sécable.
12
C’est l’abrégé de et aliis.
13
Pas en italique
14
Non publié.
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 15
1. La mention op. cit. : cela signifie opus citatum qui veut dire ouvrage déjà cité. Mais la page est
différente.
2. La mention oc. cit. : cela signifie qu’on renvoie exactement à ce qu’on a cité avant ; rien ne
change.
3. La mention idem : cela signifie que cette référence renvoie exactement à la précédente
référence.
4. La mention ibidem : signifie idem. Mais il est mentionné à partir de la 3ème citation de la
même page avec les mêmes indications.
5. La mention supra : on l’écrit pour mentionner ce qui est dit dans la page précédente. On écrira
alors en bas de page, voir supra, p. …
6. Infra : c’est le contraire de supra. Il est souvent utilisé dans une forme de prolepse15.
7. Passim : par-ci, par-là. C’est lorsque l’auteur parle d’une chose en différents endroits.
On doit ici citer le nom de la juridiction, le numéro de la décision, date, revue de la jurisprudence
s’il y en a ; sinon inédit.
Ex : TGI GOMBE, RC 38/II, 15 janvier 2017
Ce sont celles qui ne sont pas écrites. On écrira : entretiens accordés par monsieur x ou madame y,
son statut, date, lieu.
Chapitre 5. LA CONCLUSION
La conclusion s’appelle conclusion s’il y a eu l’introduction. Elle est générale s’il y a eu une
introduction générale. La première phrase ne peut pas être comme nous voici à la fin de … après
avoir rappelé l’hypothèse, on mentionnera la proposition soutenue. Une proposition n’est
nullement une prière ni moins un vœu, mais une recommandation qu’on fait.
Chapitre 6. LA BIBLIOGRAPHIE
La bibliographie est la répétition de toutes les sources consultées. On ne peut pas citer les
ouvrages avant les lois. Il faut commencer par les textes légaux et réglementaires, càd la
constitution si elle a été consultée. En plus, la jurisprudence, la doctrine. Cette dernière est faite en
fonction des ouvrages, articles, …il faut classer les auteurs en ordre alphabétique des noms des
auteurs consultés. Dans la bibliographique,, on peut indiquer le nombre des pages des livres.
Un point qui n’est pas obligatoire. Ce sont toutes sortes des documents qui n’ont pas été rédigés
par l’auteur mais qu’on peut joindre dans le travail. Il peut s’agir d’une loi, un arrêté, un jugement,
une photo. Mais la source demeure nécessaire.
15
Ex : voir infra, p. 30.
Cours d’Initiation à la recherche scientifique 16
C’est la répétition de tous les titres qui sont dans le travail, depuis l’épigraphe jusqu’à la
table des matières elle-même. Il peut arriver qu’entre le jour où on a déposé le travail à la
bibliothèque et le jour de la défense on découvre des fautes. Dans ce cas, on fera des errata, càd
les erreurs commises dans la rédaction après que le travail est déposé. Elles sont mentionnées dans
une feuille à trois colonnes. La première contient la page des erreurs, la deuxième des corrections
et la dernière des fautes. De même entre ces deux jours survient un événement ayant trait avec le
travail, on fera une feuille des addenda, càd des ajouts.
En effet, il n’y a pas un principe absolu concernant le nombre des pages ; mais
généralement on prend entre 30 et 50 pages. Pour le mémoire, entre 50 et 100 ; et pour une thèse,
au-delà de 100 pages. Une autre formalité obligatoire est la quatrième de couverture qui est un
petit résumé du travail en dix lignes au maximum. La taille recommandée est times new
roman 12, avec interligne 1,5.
La grandeur ne se trouve pas dans l’œuvre mais dans la façon de présenter l’œuvre.