Commande Prédictive de Convertisseur Multicellulaire
Commande Prédictive de Convertisseur Multicellulaire
En vue de l'obtention du
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Le 4 décembre 2008
JURY
Les travaux ont donné lieu à des simulations et à des validations expérimentales.
Nous avons mis en oeuvre un prototype permettant de tester nos lois de commande
sur un réseau 400V pour une puissance de compensation de l’ordre de 10kVar. Cette
maquette, reconfigurable va permettre également de tester dans le futur d’autres
commandes évoluées.
Mots-clés :
The aim of this thesis is to use a three-phase 4-levels flying capacitor inverter
to perform the active power filtering operation. Flying capacitor inverter, also
called multicell inverter have some frequencies advantages due to redundant
states. A direct and predictive control is applied to this inverter to obtain a good
current generator in the composed frame (ba-ca). This control method has been
applied to increase the bandwidth of the inverter, defined as the ratio between the
switching frequency and the current frequency. The flying capacitor control has
been developed without any modulation and is achieved with the use of switching
tables. The simulations and experimental results presented demonstrate the
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Keywords:
Je tiens tout d’abord à remercier les différentes personnes qui ont accepté d’être
membres du jury de thèse :
– M. Seddik Bacha pour avoir accepté de présider ce jury, ainsi que pour l’inté-
rêt qu’il a montré pour mon travail sur une problématique qu’il connaît bien,
le filtrage actif.
– M. Patrick Boucher pour avoir rapporté cette thèse et exprimé son vif inté-
ressement lors de la soutenance.
– M. Jean Marie Retif en tant que rapporteur mais aussi pour la discussion
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François Defaß,
le 12 février 2009.
A mon père.
Table des matières
Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i
Abstract . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . iii
Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v
Introduction générale 1
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vii
2.2.4 Modèle discret pour la commande prédictive . . . . . . . . . 51
2.3 Caractéristiques du repère des tensions composées . . . . . . . . . . 52
2.3.1 Les déséquilibres de la charge . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.3.2 Étude des grandeurs dans le repère ba-ca . . . . . . . . . . . 54
2.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Annexes i
Annexe I : Calcul des puissances dans le repère ba-ca . . . . . . . . . . . i
Annexe II : Plan des cartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v
Annexe III : Implantation électrique du prototype . . . . . . . . . . . . . xi
Annexe IV : Décomposition d’un système triphasé . . . . . . . . . . . . . xiii
Annexe V : Pré-charge des capacités flottantes . . . . . . . . . . . . . . . xix
Bibliographie xxix
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Notations et Acronymes
Nous donnons seulement les principales notations utilisées dans ce travail, c’est
à dire celles qui permettent de faire le lien entre les différentes parties.
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tk : instant k d’échantillonnage
x : valeur instantanée
xk : valeur échantillonnée
xk : valeur moyenne (sur la période de découpage) instantanée
xi
Notations liées à l’onduleur (i=A,B,C)
O : borne inférieure du condensateur du bus continu
T : point neutre de l’onduleur
vAO : tension entre A et O
vA : tension en sortie de la phase A
vBA : tension composée entre les phases B et A
iA : courant de la phase A
iBA : courant composé entre les phases B et A
rf iltre : résistance en sortie d’onduleur
lf iltre : inductance de filtrage en sortie d’onduleur
vbus : tension du bus contin
ibus : courant du bus contin
Cbus : condensateur du bus continu
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Notations diverses
Tdecoupage = Td : période de découpage
Iref : référence de courant
∗
Iref : référence de courant enregistrée
C(abc)→(ba−ca) : matrice de passage entre le repère (abc) et (ba-ca)
Acronymes
CAN : Convertisseur Analogique Numérique
FACTS : Flexible Alternating Current Transmission System
FFT : Fast Fourier Transform
IGBT : Insulated-Gate Bipolar Transistor
LAPLACE : LAboratoire PLAsmas et Convertion d’Energie
MLI : Modulation de Langueur d’Impulsion
THD : Taux de Distortion Harmonique
Introduction générale
que nous avons développé une commande prédictive directe dans le repère des
tensions composées en intégrant implicitement le contrôle des tensions aux bornes
des condensateurs flottants du convertisseur.
Une conclusion générale du travail ainsi que des perspectives clôturent le docu-
ment.
Chapitre 1
Sommaire
1.1 Introduction à la dépollution des réseaux électriques . 5
1.2 Problématique des harmoniques . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Les harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1.1 Interprétation des harmoniques . . . . . . . . . 6
1.2.1.2 Perturbations induites . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1.3 Principales sources polluantes . . . . . . . . . 8
1.2.2 Mesures et prévention des harmoniques . . . . . . . . . 9
1.2.2.1 Mesure des harmoniques . . . . . . . . . . . . 9
1.2.2.2 Préventions et normes en vigueur . . . . . . . 10
1.2.2.3 Contraintes pour les nouveaux producteurs . . 12
1.2.3 Les solutions pour compenser des harmoniques . . . . . 13
1.2.3.1 Modification structurelle ou filtrage passif . . . 13
1.2.3.2 Compensation active . . . . . . . . . . . . . . 14
1.3 Les différentes structures pour la compensation active 15
1.3.1 Filtre actif parallèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.3.2 Filtre actif série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.3.3 Filtre actif hybride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
1.3.4 Filtre actif à base d’onduleur multiniveaux . . . . . . . 18
1.3.5 Les structures "exotiques" . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.4 La commande des filtres actifs parallèles . . . . . . . . 21
1.4.1 Les fonctions pour la compensation active . . . . . . . . 21
1.4.2 Les commandes analogiques . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.4.2.1 Commande en amplitude . . . . . . . . . . . . 22
1.4.2.2 Commande en durée . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.4.3 Les commandes discrètes . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.4.3.1 Correcteur à base d’intégrateurs discrétisés . . 24
1.4.3.2 Les contrôleurs direct de puissance type DPC . 25
4 1. Filtrage actif des réseaux électriques
La pollution des réseaux électriques est un phénomène qui existe depuis l’appa-
rition du premier réseau électrique alternatif ou sinusoïdal, la forme sinusoïdale
étant due à la forme d’onde des tensions générées par les alternateurs. En effet,
dès qu’il existe des éléments réactifs dans un circuit, il apparaît un déphasage
entre la tension et le courant, ce qui induit une puissance réactive qui s’exprime
par un échauffement lié au déplacement des courants circulants dans les éléments
inductifs et capacitifs. Les appareils issus de l’électronique de puissance, allant
des ponts de diode aux ponts de Graetz jusqu’aux alimentations de secours
gênèrent actuellement une pollution harmonique sur les courants absorbés par
ces appareils. Cette pollution a un effet direct sur le courant apparent qui tend
à être augmenté pour faire passer la même puissance active, la seule exploitable
énergétiquement. Les perturbations ayant pour cause directement les tensions ne
font pas partie de notre étude, nous choisissons de nous consacrer à l’étude des
courants perturbateurs .
Ce chapitre est destiné à introduire les notions liées à la pollution des réseaux
électriques et principalement par rapport aux harmoniques de courant. Un état
de l’art des solutions pour le filtrage actif sera présenté avant de nous consacrer
à la structure sur laquelle l’étude porte, le filtre actif parallèle. Finalement, nous
décrirons les lois de commande les plus utilisées et les plus intéressantes pour ce
type d’application.
6 1. Filtrage actif des réseaux électriques
h=1
Fondamental
I phase
Onde déformée
Harmonique
du fondamental).
Les effets à terme sont la fatigue mécanique des matériaux due aux vibrations
ainsi que l’échauffement des composants. Au niveau des condensateurs, les pertes
dues à la conduction et à l’hysteresis du diélectrique sont proportionnelles en pre-
mière approximation au carré du courant efficace. Au niveau des machines et des
transformateurs, des pertes supplémentaires apparaissent (courant de Foucault,
champs tournants harmoniques). En ce qui concerne les câbles et les équipements,
une élévation de la température sera la conséquence des courants harmoniques
Cela engendre des pertes supplémentaires ayant pour cause l’augmentation de la
valeur efficace du courant, l’élévation de la résistance apparente de l’âme avec
la fréquence et l’augmentation des pertes diélectriques dans les isolants avec la
fréquence.
D’une façon générale tous les équipements (tableaux électriques) soumis à des
tensions ou traversés par des courants harmoniques ont des pertes accentuées, et
devront faire l’objet de déclassements. Par exemple, une cellule de condensateur
est dimensionnée pour un courant égal à 1,3 fois le courant réactif de compensa-
tion. Ce sur-dimensionnement ne tient toutefois pas compte de l’augmentation de
l’échauffement due à l’effet de peau dans les conducteurs.
8 1. Filtrage actif des réseaux électriques
La figure 1.2 extraite des cahiers techniques de Schneider Electric [Bet00], pré-
sente les principaux convertisseurs qui gênèrent des formes d’ondes très riches en
harmoniques.
i
e
i
1 : Gradateur de lumière ou de chauffage 0
e R a = p/2
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U
i
2 : Redresseur d'alimentation à découpage, i
par exemple: ordinateur,électroménager
u C
0
i1
i1
3 : Redresseur triphasé avec condensateur e1 e1
en tête par exemple : variateur de vitesse i2
e2 C R
pour moteurs asynchrones i3
e3
e1
Lc
i1 i1
e1
4 : Redresseur triphasé avec inductance de i2
e2 C R
filtrage en continu, par exemple : chargeur i3
de batterie. e3
e1
i1
e1 i1
5 : Redresseur triphasé avec inductance de i2
e2 C R
lissage en alternatif, par exemple : ASI de i3
forte puissance e3
Les ponts de diodes sont les plus présents sur les applications de puissance car
ils sont sans commande et ont une durée de vie importante et un coût d’achat
beaucoup plus faible que des solutions plus évoluées. Il existe aussi d’autre type
de charge comme par exemple les fours à arc ayant un contenu spectral très im-
prévisible. A plus petite échelle, on trouve toutes les grandes industries tertiaires :
les hôpitaux qui consomment des courants harmoniques par le biais des éclairages,
des alimentations à découpage d’ordinateurs...
1.2. Problématique des harmoniques 9
Ih ou Ih représente l’ampli-
Le taux harmonique : Sh = tude de la composante
I1
harmonique de rang h.
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s
∞
P
(Ih2 ) Il doit être complété par
Le taux de distorsion h=2 la répartition spectrale
T HD = s
harmonique : ∞ pour avoir une idée pré-
(Ih2 )
P
h=1
cise de la pollution.
v
u∞
uX
D= 3 ∗ Vef f ∗ t (Ih2 )
P
Le facteur de puissance : FP = √ 2 h=2
P + Q2 + D 2
Il informe sur la défor-
mation D du courant.
Vn ≤ 69kV
Icc /Ich h < 11 11 < h < 17 17 < h < 23 23 < h < 35 35 ≤ h TDD
< 20 4 2 1.5 0.6 0.3 5
20-50 7 3.5 2.5 1 0.5 8
50-100 10 4.5 4 1.5 0.7 12
100-1000 12 6 5 2 1 15
>1000 15 7 6 2.5 1.4 20
69kV < Vn ≤ 161kV
< 20 2 1 0.75 0.3 0.15 2.5
20-50 3.5 1.75 1.25 0.5 0.25 4
50-100 5 2.25 2 0.75 0.35 6
100-1000 6 2.75 2.5 1 0.5 7.5
>1000 7.5 3.5 3 1.25 0.7 10
Vn > 161kV
<50 2 1 0.75 0.3 0.15 2.5
≥ 50 3.5 1.75 1.25 0.5 0.25 4
Le tableau 1.1 présente les caractéristiques de la norme IEEE 519 où Icc est
le courant de court-circuit, Ich est le courant de charge nominale, Vn la tension
nominale et TDD est la distorsion totale de la demande (distorsion du courant
par rapport à la demande maximale).
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– CEI 61000-2-4 Elle définit les niveaux de compatibilité dans les réseaux
d’installations industrielles comme l’illustre le tableau 1.2. Rappelons qu’un
niveau de compatibilité n’est pas une limite absolue ; il peut être dépassé
avec une faible probabilité. D’autre part, la norme EN 50160 concerne les
caractéristiques de la tension fournie par les réseaux publics de distribution.
12 1. Filtrage actif des réseaux électriques
Tab. 1.2 – Limites CEI 61000-2-4 des émissions de courants harmoniques (courant
appelé par les appareils ≤ 16A par phase de classe A)
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En France, EDF propose un contrat dit " Emeraude " aux abonnés tarif vert
par lequel il y a un engagement réciproque : de qualité, pour EDF, et de limitation
de pollution de la part de l’abonné.
– Les filtre passifs : une solution intéressante pour supprimer un rang d’har-
moniques est d’accorder un filtre du type LC sur cette fréquence, mais cela
implique quelques problèmes : la conception de tels filtres s’avère assez
délicate et nécessite une très bonne connaissance du réseau au point de
connexion de la source. Des cas pratiques soulignent de gros problèmes de
14 1. Filtrage actif des réseaux électriques
Les filtres passifs constituent donc une solution bon marché mais avec un usage
non systématique car il modifie les impedances des réseaux, il n’est pas flexible et
vieillit plutôt mal.
– de tension, de courant.
– deux niveaux, multi niveaux
– avec ou sans filtre de raccordement
– avec ou sans compensation passive mixée
iF iF + i H
A
Source
Charge
iH polluante à
compenser
Courant compensateur iH
Compensateur
actif
d'harmoniques
iréseau icharge
Source
icompensation
Ces filtres sont triphasés, avec possibilité ou non de raccorder le neutre et travaillent
sur des tensions inférieures à 690 volts.
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iréseau icharge
Source
icompensation
solution. Dans ce cas on connectera en parallèle ou en série des filtres passifs pour
compenser les harmoniques prépondérants. De nombreuses configurations existent
[Sin05] combinant éléments passifs et filtre actif série ou parallèle.
– filtre basé sur un filtre L-C-L [Lis05]
– filtre parallèle avec filtre LC avec ou sans transformateur
– filtre série avec filtre LCL
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d’avoir un bon compris pour un type particulier de charge mais reste bien moins
performant qu’un filtre actif pur. Le principal inconvénient de ce type de filtre
hybride est de ne pas permettre pratiquement de compenser de l’énergie réactive
mais seulement les harmoniques alors que cela semble possible en théorie [Aka05b].
Il apparaît une autre topologie de filtre actif hybride avec stockage inductif.
Salo et Al [Sal03] proposent une structure présentée sur la figure 1.7 qui permet
de réduire les contraintes sur les IGBTs et de ce fait réduire les pertes.
structures sont les topologies d’onduleur en cascade, clampées par le neutre (NPC)
et multicellulaires. Leur utilisation se généralise de plus en plus pour pour les
applications à basse tension ou ils permettent d’ améliorer les formes d’ondes et
d’optimiser les couts [Leg07].
Pour les applications de filtrage actif, ces topologies ont donc été sujets de
recherche très tot [Abu97] avec la topologie NPC. De nombreuses publications
concernent les applications multiniveaux avec les différentes topologies NPC, mul-
ticellulaire, ou à convertisseurs imbriqués [Liq04]. Néanmoins la topologie domi-
nante reste actuellement le NPC, plus facile à commander pour le cas à trois
1.3. Les différentes structures pour la compensation active 19
niveaux [Lin04]. Au delà de trois niveaux, le contrôle de ces onduleurs reste très
délicat.
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(a) (b)
mais pas décisif. Allmeling et Al. [All04] proposent une structure similaire à Lin
qui permet de découper à moins de 1kHz sur les interrupteurs en garantissant une
THD réduit de 22% à 4%.
La structure de la figure 1.9 proposée par Rivas et Moran [Riv03] permet une
compensation du courant harmonique en réduisant l’impédance du filtre actif grâce
au couplage et aux filtre accordés aux fréquences les plus néfastes, de rang 5 et 7.
La bande passante du filtre doit être parfaitement ajustée, le réglage du facteur
de qualité des filtres ainsi que le choix des valeurs des éléments actifs doivent être
faits avec rigueur.
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iréseau icharge
Source
Extraction harmoniques
i compensation
Boucle de Boucle de
Vbus
tension courant
Iref
Vref
Gestion des
commutations
Nous allons donc tacher de décrire les commandes appliquées au filtre actif en
essayant de voir l’impact du type de commande sur les différentes fonctions du
filtrage actif, que ce soient les fonctions spécifiques ou non. Nous considérerons
pour cette étude que les références de courant sont connues et que le bus continu
sera régulé à posteriori par adjonction d’une composante sur la référence.
Iref
donc difficilement filtrable et s’avère être mal perçu par les industriels. Plusieurs
travaux [Kal05] [Mal97] présente des commandes par hystérésis améliorées, ce
qui permet de maîtriser la durée minimale entre deux commutations, mais ce qui
limite profondément l’intérêt du système car les performances sont réduites et
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Notons juste le caractère discret du système de contrôle qui est très bien adapté
à la commande d’interrupteurs de nature profondément discrète, ce qui montre bien
l’intérêt de la méthode si l’on ne se soucie ni de la fréquence de découpage, ni du
caractère harmonique des courants générés. De plus nous pouvons remarquer que
l’utilisation d’une commande non-linéaire est mal adaptée à la réduction de la
fréquence de découpage pour ces applications [All04].
L’utilisation des correcteurs résonnants est proposé par J.P. Hautier [Hau99]
pour les grandeurs alternatives. Pour le filtrage actif, le correcteur proposé par
Heredia [LDHB06] est composé d’un terme proportionnel Kp et de n termes qui
correspondent à chaque fréquence à compenser (figure 1.13). Un “bloc résonnant"
contient deux pôles complexes conjugués à partie réelle nulle pour avoir un gain
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Kp
az²+bz modulateur
Iref z²+cz+1
anz²+bnz
z²+cnz+1
Kp
K1Te modulateur
Iref z-1
KnTe -1
Tn Tn
z-1
de notre système. Ensuite, une correction est apportée avec une loi de commande
quelconque (en amplitude ou en durée). L’application des ordres de commande peut
se faire avec un modulateur ou directement à l’aide de tables de commutation qui
indiquent dans quel sens évolueront les puissances en fonction des configurations
de l’onduleur appliquées.
Pref modulateur
PI T-1
Qref vectoriel
Pref table de
Qref commutation
Deux tableaux sont proposés sur les pages suivantes, le tableau 1.4 propose la
synthèse des commandes appliquées dernièrement sur des topologies classiques, en
deux niveaux. Le tableau 1.5 décline l’étude par rapport aux structures mixtes ou
multi-niveaux. Pour chaque cas, nous indiquons :
– La topologie du convertisseur
– Le type de commande appliqué
– La fréquence de découpage, la puissance du filtre, la valeur de l’inductance
et de la capacité de bus
– Les taux de distorsion harmonique avant et après filtrage
– Les intérêts de la loi de commande et/ou de la structure.
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Tab. 1.5 – Tableau de synthèse des commandes de filtres actifs avec des topologies variées
1.5. Positionnement de notre étude 29
– Avec des onduleurs 2 niveaux, on est limité à une dizaine de kHz pour la
fréquence de découpage afin d’avoir une bonne compensation d’harmonique
(de 23% à 3 % environ).
Charges Contraintes
Topologie Commande fdec THD distortion deséquilibre
Puissance en tension
sur IGBT
SSFH
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Dead beat
2 niveaux
Inductance Boucle ouverte
3 niveaux
Dead beat + PI
NPC
3 niveaux
PI dans d,q
Cascade
5 niveaux
DPC decouplé
Cascade
Hybride
PI dans d,q
NPC 3
Par contre, le contrôle de cette structure est plus délicat de par la présence des
capacités flottantes, nous nous attacherons à chercher un contrôle de ces capacités
qui n’influence pas le contrôle du courant. En occurrence, nous éviterons d’avoir
un déphasage des commandes pour maintenir les capacités chargées afin de ne pas
rencontrer le même problème qu’avec des onduleurs en cascade [Zho07].
Modélisation, commande et
caractérisation du convertisseur
multicellulaire
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Sommaire
2.1 Le convertisseur multicellulaire . . . . . . . . . . . . . . 34
2.1.1 Intérêt de l’association de composants . . . . . . . . . . 34
2.1.2 Caractérisation de l’onduleur à 3 cellules . . . . . . . . . 35
2.1.2.1 L’onduleur à p cellules de commutation . . . . 35
2.1.2.2 L’onduleur à 4 niveaux . . . . . . . . . . . . . 37
2.1.3 Les contraintes liées aux condensateurs flottants . . . . 39
2.1.3.1 L’équilibrage des tensions flottantes . . . . . . 39
2.1.3.2 Les commandes utilisées . . . . . . . . . . . . . 39
2.1.3.3 Observation des tensions flottantes . . . . . . . 43
2.2 Le filtre actif de puissance triphasé . . . . . . . . . . . . 43
2.2.1 La structure multicellulaire appliquée au filtrage actif . 43
2.2.2 Modèle instantané de la structure . . . . . . . . . . . . . 45
2.2.2.1 Modèle de l’onduleur . . . . . . . . . . . . . . 45
2.2.2.2 Modèle du filtre simplifié . . . . . . . . . . . . 48
2.2.3 Modèle aux valeurs moyennes . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.2.3.1 Modèle moyen de l’onduleur . . . . . . . . . . 50
2.2.3.2 Modèle moyen du filtre . . . . . . . . . . . . . 51
2.2.4 Modèle discret pour la commande prédictive . . . . . . 51
2.3 Caractéristiques du repère des tensions composées . . 52
2.3.1 Les déséquilibres de la charge . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.3.2 Étude des grandeurs dans le repère ba-ca . . . . . . . . 54
2.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
34 2. Modélisation, commande et caractérisation du convertisseur multicellulaire
– Les convertisseurs “clampés par le neutre” qui ont comme désavantage de né-
cessiter plus de composants semi-conducteurs (4 interrupteurs et deux diodes
pour trois niveaux).
– Les convertisseurs multicellulaires 1 laissent espérer de bonnes performances
dynamiques en jouant sur les degrés de liberté mais nécessitent des lois de
commande plus complexes.
1
Cette structure a fait l’objet de plusieurs brevets [Mey91].
2.1. Le convertisseur multicellulaire 35
I
(p−1)E (p−2)E E
E p p p
toujours être dans un état opposé, afin d’éviter un court-circuit des sources de
tension. Ceci est obtenu grâce au contrôle des deux IGBTs avec des signaux quasi-
opposés en intégrant des temps morts à chaque commutation. Pour cette raison,
chaque paire constitue une cellule de commutation. Le principe de cette topologie
est de fractionner la tension du bus continu en plusieurs sources de tension élémen-
taires. Nous nous plaçons dans le cas ou nous réduisons les contraintes sur les IGBT
en autorisant des états redondants. Nous nous plaçons également dans le cas d’une
modulation triangulaire. Le fonctionnement de chaque cellule de commutation est
similaire à celui d’un onduleur 2 niveaux classique avec une source de tension égale
à E/p (p étant le nombre de cellules) et une source de courant. Chaque interrupteur
bloqué doit maintenir à ses bornes une tension maximum égale à :
E
Vigbtn = n ∈ 1,..,p (2.1)
p
Le courant circule alors à travers le composant complémentaire qui est dans un
état passant. Cette condition est assurée si la tension aux bornes des condensateurs
flottants de chaque cellule (noté VCn pour la cellule n) vérifie la relation suivante :
E
VCn = n ∗ n ∈ 1,..,p (2.2)
p
Néanmoins, cette valeur théorique évolue en pratique, car il y a circulation de
courant dans les condensateurs en fonction des signaux de commande. L’ondulation
résultante est stable si la valeur moyenne du courant est nulle sur une période
découpage :
ICn = 0 n ∈ 1,..,p (2.3)
Ce critère de stabilité est vérifié à partir du moment où les ordres de commande
des cellules de commutation ont un rapport cyclique identique, peu importe leur
déphasage relatif . Ce dernier a cependant une influence conséquente sur le spectre
36 2. Modélisation, commande et caractérisation du convertisseur multicellulaire
Nniveau = p + 1 (2.6)
0.25
0.2
Ondulation 0.15
de courant
0.1
0.05
0
0% 33% 66% 100%
Rapport cyclique
∆I ∗ L ∗ fdecoupage
Fig. 2.2 – Ondulation de courant normalisée ( ) en fonction du
E
rapport cyclique.
La figure 2.2 présente l’ondulation normalisée d’un onduleur débitant sur une
charge inductive L en fonction du rapport cyclique. On s’aperçoit que pour un
multicellulaire, l’ondulation décroît en p2 pour un onduleur à p cellules [Mey02].
Cela est due à l’augmentation de la fréquence apparente d’un facteur p et à la
diminution des niveaux de tensions. Au vue ce cette tendance et après plusieurs
analyses réalisées [Tac98, Aim03], il semble que la structure à 4 niveaux soit la plus
probante au niveau de ces avantages fréquentiels grâce à la redondance des états à
2.1. Le convertisseur multicellulaire 37
iA
E V cA2 V cA1 A
La figure 2.4 droite montre les variations des tensions aux bornes des capacités
flottantes dans le cas ou l’on applique des rapports cycliques qui ont les caracté-
ristiques suivantes :
Amplitude relative
des raies harmoniques
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
frequence
iA > 0 iA < 0
Configuration : Tension
CA : [ScA3 ScA2 ScA1 ] de sortie vcA1 vcA2 vcA1 vcA2
0 : [0 0 0] 0
1 : [0 0 1] E/3 & %
2 : [0 1 0] E/3 % & & %
3 : [0 1 1] 2 ∗ E/3 & %
4 : [1 0 0] E/3 % &
5 : [1 0 1] 2 ∗ E/3 & % % &
6 : [1 1 0] 2 ∗ E/3 % &
7 : [1 1 1] E
Porteuses décalées
Bras a trois
vcA1
cellules
iref +
Boucle de vcA2
- courant
capteurs de
tension et de
courant iA
Porteuses décalées
-
vcA1ref + Correcteur1 +
- Bras a trois vcA1
cellules
vcA2ref -
+ Correcteur2 +
- vcA2
capteurs de
tension et de
iref +
Boucle de
courant
- courant iA
fonction qui garantira le critère de stabilité, on peut définir des fonctions de dé-
coupage Si (x). L’utilisation d’un correcteur de type proportionnel, d’un filtre et
d’une modulante comme le montre la figure 2.8 permet de fixer la fréquence de
découpage. Cette méthode a été testé en filtrage actif en simulation [AmeEI]. Les
Porteuses décalées
vcA2ref Correcteur
Si (x)
PI vcA2
capteurs de
iref tension et de
courant
iA
Controle du flux
Sélection de Sélection de Bras à trois vcA1
cellules
Sélection la séqeunce la configu-
iref vecteur ration
vcA2
tension Equilibrage Equilibrage Capteurs de
des commu- des tensions tension et de
tations flottantes courant
iA
vcA1ref vcA2ref
figure 2.9.
Les 2 blocs présents après la selection du vecteur tension onduleur permettent
d’équilibrer les commutations mais aussi les tensions flottantes par un choix judi-
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
cieux des configurations. Ce contrôle sur lequel on s’appuiera dans la suite a été
une des sources pour la mise en place de la loi de commande predictive directe que
nous avons développé dans cette thèse et que l’on appliquera sur le convertisseur.
rampe 1 ++
rampe 2 ++
iLref sup
iLref inf
Bloc 1
Horloge Détermination Test
du niveau de intersection
Fréquence f h
tension
Vsref(t) Niveau
désiré
Bloc 2 iLmesuré
Controle des
commutations
Ordres de u3 u2 u1
commande
l’emplacement des capacités [Ben01]. Pour cela, les travaux de thèse de R. Bensaid
[Ben01] ont permis de mettre en place des observateurs avec filtre de Kalman et
des observateurs par mode glissant qui permettent d’obtenir une valeur fidèle de
la tension flottante. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser des capteurs de courant
haute résolution et d’avoir un traitement de l’information très rapide.
La méthode des modes glissants a été adapté avec succès par A. Lienhardt
[Lie06] pour le convertisseur SMC qui correspond à la mise en parallèle de
plusieurs onduleurs multicellulaires. Pour l’estimation de ces tensions, il apparaît
dans son étude que selon le type de charge et donc la forme du courant, l’obser-
vateur répondra pas de façon optimale et nécessitera des capteurs courant haute
résolution ainsi que des convertisseurs analogique numérique très rapides. Pour le
cas d’un filtre actif où les courants sont amenés à varier brusquement et à avoir
des formes imprévisibles, ce type d’observateur présentera des limites car la forme
du courant sera difficilement prévisible et très perturbé (présence d’harmoniques
de rang élevé) .
La figure 2.11 présente le filtre multicellulaire que l’on considère dans notre
étude.
n
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
E/2 rf ilterA iA
T vcA2 vcA1 A
lf ilterA a
E/2
rf ilterB iB
vcB2 B
vcB1
lf ilterB
b
SCB3 SCB2 SCB1
rf ilterC iC
vcC2 vcC1 C c
lf ilterC
m
Fig. 2.11 – Onduleur multicellulaire en filtre actif
Le réseau électrique sur lequel le filtre est destiné à être raccordé est triphasé
sans neutre accessible. Pour la modélisation du filtre, on considère le réseau
parfait, c’est à dire équilibré et hautement impédant ce qui permet de ne pas
prendre en compte des effets de résonance qui pourraient avoir lieu. On prend
quelques précautions concernant la notation des indices pour les grandeurs qui
sont :
2.2. Le filtre actif de puissance triphasé 45
Ainsi, on peut calculer les tensions en sortie de l’onduleur en fonction de ces fonc-
tions de commutation.
l’onduleur dans le cas ou les tensions flottantes sont considérées bien équilibrées. La
variable niveau de tension Ni est alors introduite et correspond à la valeur entière
du niveau de sortie (0,1,2 ou 3).
A
A
B
VBC
C B C
VBC
Nous allons nous placer dans le repère des tensions composées que nous appel-
lerons ba-ca. Nous exprimons alors la différence des tensions et des courants entre
les phases.
La représentation vectorielle du système triphasé (figure 2.12) nous montre
l’équilibre naturel entre les tensions composés. Les tensions instantanées composées
sont toujours équilibrés quelque soit la position du point neutre du système.
E
∗ (nB − nA )
(
vBA = 3
E
(2.16)
vCA = 3
∗ (nC − nA )
Nous avons deux variables de sortie à contrôler vBA et vCA . Néanmoins, nous
disposons de 3 variables de commande nA ,nB et nC . Nous allons voir comment
nous pourrions imposer directement ces niveaux de tension en sortie de l’onduleur
à partir du modèle d’état du convertisseur. Nous pouvons constater que les variables
de commande sont à l’image des tensions en sortie de l’onduleur.
48 2. Modélisation, commande et caractérisation du convertisseur multicellulaire
d(iA ) rf iltreA 1 1
=− ∗ iA + ∗ vAO − ∗ (van + vnO )
dt lf iltreA lf ilerA lf iltreA
d(iB ) rf iltreB 1 1
=− ∗ iB + ∗ vBO − ∗ (vbn + vnO ) (2.17)
dt lf iltreB lf ilerB lf iltreB
d(iC ) rf iltreC 1 1
=− ∗ iC + ∗ vCO − ∗ (vbn + vnO )
dt lf iltreC lf ilerC lf iltreC
Si nous nous plaçons dans le repère ba-ca, le schéma de la figure 2.11 peut se
décomposer comme celui indiqué sur la figure 2.13.
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
VCA1
iA rf lf
Vbus VCA2 A a
O Vab
VAB
rf lf
B b
iB iloadb
iloada
Nous pouvons écrire ce système d’équation dans le repère des tensions entre
phases à condition de considérer que les éléments passifs sont identiques, c’est à
dire que :
rf iltreA = rf iltreB = rf iltreC = rf iltre
(2.18)
lf iltreA = lf iltreB = lf iltreC = lf iltre
Il apparaît donc la variable −(iA − iB ) que nous notons iBA et on peut voir
disparaître le terme vnO dans les équations 2.19 qui correspond au déplacement du
neutre. Nous traiterons ce point dans le paragraphe suivant. Le système d’équations
2.2. Le filtre actif de puissance triphasé 49
le vecteur de commande U,
!
v − vba
U = BA (2.23)
vCA − vca
et la matrice d’entrée :
1
0
lf iltre
Bf iltre =
1 (2.25)
0
lf iltre
Les variables de sortie correspondent aux variables d’état, ce qui nous donnera
une matrice de sortie identité. La formalisation de notre modèle sera alors donnée
par :
d(iBA )
! !
dt = Af iltre ∗
iBA vBA − v ba
d(iCA ) + Bf iltre ∗ (2.26)
iCA vCA − vca
dt
50 2. Modélisation, commande et caractérisation du convertisseur multicellulaire
On aura donc les valeurs moyennes suivantes pour les tensions en sortie de la
phase i du convertisseur :
Si nous exprimons ces tensions dans le référentiel des tensions composées, nous
obtenons :
(
VBA = E ∗ (ΥB − ΥA ) + (αA2 .VcA2 ) − (αB2 .VcB2 ) + (αA1 .VcA1 ) − (αB1 .VcB1 )
VCA = E ∗ (ΥC − ΥA ) + (αA2 .VcA2 ) − (αC2 .VcC2 ) + (αA1 .VcA1 ) − (αC1 .VcC1 )
(2.30)
L’utilisation du repère BA-CA semble mal adaptée au modèle moyen de l’onduleur,
nous garderons donc les trois variables courants simples pour établir le modèle du
filtre.
2.2. Le filtre actif de puissance triphasé 51
Pour simplifier les notations, nous notons les éléments passifs du filtre lf et rf .
Nous considérons la représentation d’état du système complet incluant toutes les
tensions flottantes :
vc˙A1
0 0 0 0 0 0 0 0 0
vcA1
0 0 0 0 0 0 0 0 0
v ˙
vcA2
cA2
0 0 0 0 0 0 0 0 0 vc
vc˙B1
B1
0 0 0 0 0 0 0 0 0
v ˙ v
cB2 cB2
vc˙C1 = 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ∗ vcC1
0 0 0 0 0 0 0 0 0 vc
vc˙
C2 r C2
0 0 0 0 0 0 − lff 0 0
i˙ i
A A
˙ r
iB 0 0 0 0 0 0 0 − lff 0 iB
˙ r
iC 0 0 0 0 0 0 0 0 − lff iC
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iA
0 0 0 0 0 0 0 0
C αA1
iA
0 0 0 0 0 0 0 0
C αA2
iB
0 0 0 0 0 0 0 0
C α
iB B1
0 0 0 0 0 0 0 0
0
C
iC α B2
0 0 0 0 0 0 0
∗ αC1
+ C
iC
0 0 0 0 0 0 0 0
Vc V
C
E
αC2
− A1 − clfA2 0 0 0 0 0 0
Υ
lf lf
A
VcB1 VcB2 E
0 0 − − 0 0 0 0 ΥB
lf lf lf
VcC1 VcC2 ΥC
E
0 0 0 0 − lf
− lf
0 0 lf
(2.31)
Cette représentation est non linéaire (présence du courant et des tensions flottantes
dans la matrice de commande) et comprend beaucoup de variables. Nous pouvons
réaliser la linéarisation comme pour le cas monophasé [Tac98]. Il est à noter que ce
modèle est valable si nous utilisons un modulation triangulaire avec des impulsions
centrées.
Le calcul des coefficient est très simple dans ce cas, car les matrices de commande
et d’état sont diagonales et régulières (matrices inversibles). A partir de l’équation
52 2. Modélisation, commande et caractérisation du convertisseur multicellulaire
Après avoir établi les modèles qui nous serviront pour la simulation et la com-
mande, nous allons nous intéresser au repère des tensions composés dans le prochain
paragraphe.
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
O
E N A a
2 D
U b
T L B
c
E E
2 U C
O R
et :
Van = Vam + Vmn
Vbn = Vbm + Vmn (2.35)
Vcn = Vcm + Vmn
En prenant l’hypothèse d’un réseau équilibré, on aura donc :
et on peut définir :
Vam + Vcm + Vcm
Vnm = (2.37)
3
qui correspond au déplacement du neutre de la charge par rapport à celui du réseau.
Si la charge est couplée en triangle (voir figure 2.15), il n’y a pas de problème de
déséquilibre de tension. La commande impose directement la tension aux bornes
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iatri ictri ia
ihtri
ib
ibtri
ic
iatri + ibtri + ictri = ihtri = 0 ia + ib + ic = 0
Fig. 2.15 – Charges déséquilibrées
déplacement du neutre
Tensions onduleur n
Tesnions réseaux
iA
iB
repère ba-ca pour le couple de valeurs vBA et vCA qui sont représentés sur la figure
2.18. Nous pouvons remarquer le caractère des valeurs des niveaux (Ni = 0, 1, 2, 3)
VBA
E
2E/3
E/3
-E/3
-2E/3
-E
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Fig. 2.18 – Les états possibles pour l’onduleur multicellulaire dans le repère ba-ca
qui sont entières dans ce repère et correspondent aux tensions E/3, 2E/3, E, ce
qui facilitera les aspects de commande.
10
2
iBA(A)
0
-2
-4
-6
-8
-10
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10
iCA(A)
La forme d’un courant sinusoïdal dans ce repère est donnée sur la figure 2.19 et
apparaît comme une ellipsoide, contrairement à la commande dans le repère α, β
ou nous avons un cercle. Cette forme est à l’image de la répartition des tensions
en sortie de l’onduleur donnée sur la figure 2.18.
Un autre atout de ce repère se situe lors du passage des tensions en sortie de
l’onduleur à la commande de chaque phase. Il n’y a pas d’inversion à réaliser, ce
qui nous donne un nouveau degré de liberté sur la commande (nous verrons ce
point en détail dans le chapitre IV). Le calcul des puissances dans ce repère est
donné dans l’annexe I qui nous servira à déterminer les références pour l’onduleur
en fonctionnement filtre actif.
56 2. Modélisation, commande et caractérisation du convertisseur multicellulaire
2.4 Conclusion
Le chapitre II nous a permis de mettre en évidence les propriétés des onduleurs
multicellulaires telles que les degrés de libertés, l’équilibrage des tensions aux
bornes des capacités flottantes et les caractéristiques fréquentielles.
Nous avons mis en place un modèle discret d’un filtre actif reposant sur
un onduleur multicellulaire à 4 niveaux (trois cellules) avec des hyptohèses
simplificatrices au niveau des composants.
Enfin, nous avons donné quelques caractéristiques du repère ba-ca que nous
utiliserons pour établir la commande directe prédictive du filtre. Le chapitre suivant
traitera de la mise en place de la maquette de filtrage actif destinée à être utilisée
sur un réseau 400V/50Hz.
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Chapitre 3
Présentation du prototype
développé
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Sommaire
3.1 Description des contraintes techniques . . . . . . . . . . 58
3.1.1 Le cahier des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
3.1.2 Description du filtre actif . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
3.2 La solution Dspace-FPGA . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
3.2.1 Intérêt et nécessité du couplage DSP-FPGA . . . . . . . 62
3.2.2 Caractérisation des entrées/sorties . . . . . . . . . . . . 63
3.2.3 Protocole de communication entre les deux entités . . . 63
3.3 Contrôle du filtre actif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
3.3.1 Machine à états et séquenceur . . . . . . . . . . . . . . . 65
3.3.2 Le contrôle rapproché des IGBT et leur protection . . . 66
3.3.3 L’interface via Controldesk . . . . . . . . . . . . . . . . 67
3.4 Caractéristiques physiques du filtre . . . . . . . . . . . 68
3.4.1 Caractéristiques électriques de la maquette . . . . . . . 68
3.4.2 Dimensionnement du filtre actif . . . . . . . . . . . . . . 70
3.4.2.1 Détermination de Lf iltre (max) et Vbus (min) . 72
3.4.2.2 Détermination de Lf iltre (min) . . . . . . . . . 74
3.4.2.3 Paramètres pour le cas multicellulaire . . . . . 75
3.5 Problèmes rencontrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
3.6 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
58 3. Présentation du prototype développé
- marche/arret -
voyants -
acquitment
FPGA
Allumeurs IGBTs
Onduleur
multicellulaire
Inductances de
Face avant: filtrage
connecteurs pour
une configuration
rapide onduleur/
hacheur
à mesurer (courants et tensions réseau). Nous avons donc mis en place une solution
mixte DSP-FPGA s’appuyant sur le système Dspace et sur un FPGA. La photo
de la figure 3.1 présente le prototype développé.
Dans ce chapitre, nous présenterons le prototype, la communication entre le
DSP et le FPGA, la machine à état de supervision ainsi que les aspects de dimen-
sionnement du filtre actif.
limitée à 10 kVar
Les principales caractéristiques de notre cahier des charges peuvent être ré-
sumées par le tableau3.1. Ce cahier des charges nous impose d’avoir un système
configurable pour pouvoir faire des essais à plusieurs fréquences de découpage et
dans plusieurs mode de fonctionnement (onduleur/hacheur).
iréseau icharge
Source
icompensation
Le filtre actif à base d’onduleur multicellulaire est un système dont les variables
et les ordres de commande sont en grand nombre par rapport à un onduleur clas-
sique. La description fonctionnelle caractérisant les entrées et sorties est donnée
sur la figure 3.4.
Il apparaît sur la description fonctionnelle toutes les informations relatives au
système (grandeurs à mesurer, signaux de surveillance), les paramètres de dialogue
3.1. Description des contraintes techniques 61
• Fréquence de découpage
mise en route Choix des
arrêt • Type de loi de commande
paramètres
• Limitation de puissance
(bouton de face avant, choix des paramètres de commande). Il apparaît aussi les
18 IGBTs à commander, l’ensemble des contacteurs pour assurer la protection et
la mise en route du filtre et enfin tous les indicateurs ou affichage des variables.
Nous avons fait le choix de ne pas utiliser des cartes I/O "intelligentes"
proposées par Dspace, c’est à dire dédiées au contrôle des sorties TTL et per-
mettant de générer des ordres de commande (PWM) car les standards sont à 6
sorties (en général, il y a 6 IGBTs sur un onduleur triphasé). Dspace propose
une carte modulaire à base de FPGA, organe dédié au contrôle des grandeurs
logiques en TTL, mais leur solution n’est pas flexible ainsi que très coûteuse.
La programmation du FPGA étant faite par leur soin d’après un cahier des charges.
62 3. Présentation du prototype développé
relais statique
Vers les preventa
allumeurs FPGA Carte de
mise en
àIGBT forme et Baie de
protection puissance
Entrées analogiques
Tensions, courants
Interface PC 2 ∗ 32 bits I/O
Visualisation Onduleur
Communication
par fible optique
vers le PC
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Rack
DS4003 DS2004 DS1105
Dspace
Bus interne de communication
Nous avons donc opté l’usage d’une “carte numérique simple" avec des entrées
TTL que nous allons connecter à un FPGA. La figure 3.5 présente l’organisation
structurelle pour la commande du filtre actif. Le paragraphe suivant présente cette
solution DSP-FPGA en détail.
Pour notre application, nous avons utilisé un système Dspace qui permet
une implantation rapide (au dépend de l’optimisation du code) et un interfaçage
performant (Control-Desk propose un affichage et un contrôle en temps réels
des variables). Nous disposons de 16 CAN rapides (1ţs) et précis (16bits) qui
3.2. La solution Dspace-FPGA 63
La solution FPGA retenue est celle utilisée dans des travaux précédents [Lie06]
avec comme composant un modèle altera EPK100 qui dispose de 100000 portes
logiques. Nous avons donc développé une carte d’interfaçage entre les deux entités
et avons mis en place un protocole de communication entre les deux entités.
PORT B
allumeurs
PORT C des IGBT
FPGA
Sondes diiférentielles
Carte MeF
M/A,acq, def
horloge
synchro
inib
HDSP
Application de la commande
50µs
HF P GA
fdec = 20kHz
Calcul de la nouvelle commande
portA
HF P GA
fdec = 5kHz
200µs
portA
synchro
Nous plaçons alors les informations sur les ports (portA en exemple sur la
figure) sous forme de mot sur 8 bits et nous envoyons un ordre de synchro au
FPGA pour qu’il stocke les données. Nous pouvons alors choisir la fréquence de
découpage en sortie de l’onduleur. Le retard lié à l’échantillonnage et au calcul des
ordres de commande est donc dans notre cas de 25µs quel que soit la fréquence de
découpage.
Si nous ne pouvons pas transmettre toutes les informations en un paquet par
HF P GA
portA
synchro
3.8.
Nous envoyons dans ce cas 3 paquets d’informations par port qui sont stockés
dans des registres différents du FPGA. Nous utiliserons cette méthode pour en-
voyer les informations concernant les profils calculés par la commande présentée
au chapitre IV.
– Une machine à états dans le DSP qui permet de dialoguer avec l’utilisateur
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Pour cela, nous avons défini une machine à états (cf figure 3.9) implantée
en langage C dans le DSP. Elle permet de superviser l’ensemble du dispositif
et d’utiliser les fonctions spécifiques à chaque état (initialisation, commande)
66 3. Présentation du prototype développé
seulement dans les états appropriés. Elle offre aussi la possibilité de rajouter des
états très facilement et ainsi pouvoir implementer d’autre lois de commande ou
d’autre modes de fonctionnement. Seule la protection rapprochée des IGBTs est
directement effective dans le FPGA.
La figure 3.9 ne présente que les principales étapes de la machine à états pour
une question de lisibilité. Nous pouvons voir qu’il y a trois modes de contrôle des
IGBTs : un mode direct, un mode avec MLI et un mode utilisant des tables de
commutation.
Le lien avec le séquenceur du FPGA se fait par le biais d’un variable modeDSP
qui a une affectation différente pour chaque état de la machine à état. Elle permet
d’indiquer dans quelle phase on est et quelle doit être le bloc à activer dans le
FPGA. En effet le FPGA est programmé avec un séquenceur général selon le
principe présenté sur la figure 3.10.
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Ports de
données 3 ∗ 8bits
+6bits Directe
masse
Dspace
M Vers
M U allumeurs
M U
synchro MLI U Temps mort X
IGBTs
X
X
Dans un FPGA, toutes les actions sont parallélisées, ce qui nous conduit à
définir plusieurs blocs (MLI ou tables) qui seront actifs en permanence mais
dont on choisira ou non d’utiliser leur sortie (signaux direct et cde) grace à
des multiplexeurs (MUX). Nous définissons un signal défaut dans le FPGA qui
prendra en compte les signaux de la carte de Mise en forme (la carte Mef sera
présenté dans le paragraphe suivant) et inhibera toutes les sorties (signal inib) en
mettant à la masse les sorties du FPGA destinées à commander les 18 IGBTs.
Nous avons repris les principes de la maquette de Rhéda Bensaid [Ben01] pour
les détections de surtension et de surintensité et nous avons intégré ces blocs sur
la carte de mise en forme (MeF) qui intègre aussi les aspects mise en forme des
signaux. La figure 3.11 nous donne les principaux blocs fonctionnels de la carte
MAF.
10 Sondes différentielles 6 sondes à effet hall
Adaptation
Alim
défauts
courant - tension
alim
Détection Détection
surtension surintensité
adpatation
Contacts
relais
cellules phases
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face avant
Nous pouvons noter que des signaux binaires correspondants aux informations
analogiques du type IA > Iseuil ou V cij > Vseuil sortent de cette carte en direction
du FPGA et du séquenceur pour inhiber les commandes. Nous avons aussi prévu
de pouvoir obtenir les tensions flottantes sur un connecteur pour pouvoir utiliser
notre capteur binaire (présenté dans le chapitre IV) directement sur les signaux
analogiques.
Nous avons défini sur le FPGA une protection totale des IGBTs sous une forme
purement combinatoire. Dès que l’une des informations relative à un défaut passe
à 0 (signal inversé pour mesure de sécurité) toutes les sorties des IGBTs sont
inhibées, la baie de puissance se retrouve hors tension et le bus continu est déchargé
(intervention du préventa dont une des conditions de déclenchement est basée sur
une sortie du FPGA).
Cette interface nous permet d’afficher les variables de notre système en temps
réels, cependant pour ne pas surcharger le processeur du PC, il est nécessaire
de sous échantillonner les données et de ce fait n’avoir seulement les formes des
courants et tensions et pas les mesures directes. Par contre nous pouvons stocker
les variables échantillonnées à 20kHz dans un fichier de points que nous utiliserons
pour obtenir les tracés qui nous intéressent.
Onduleur multicellulaire
+
RESEAU TRIPHASE Charge continue
lligne
lligne
Connexion Charge
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au réseau triphasée
Lligne Kmanu1
Ff iltre
Charge
Kf iltre continue
Kmanu2
Kdemarage Rdemarage
Lf iltre
Bornes
Connexion sur la face avant de la maquette
Onduleur
Fbus
Bus
continu
Cbus
Kbus Rbus
ouvrant un autre Ff iltre ) mais aussi la possibilité de câbler une charge triphasée ou
continue ou encore d’alimenter une machine électrique. Il est possible de connecter
ces points par des fils et ainsi de permettre la visualisation des courants ou des
tensions sur l’oscilloscope.
posé ainsi que l’implantation et le placement des capteurs. La baie de puissance est
aussi en photo pour illustrer le prototype ainsi que l’encombrement de l’ensemble.
Nous pouvons alors dimensionner les éléments qui confèrent au système sa
capacité de filtre actif, c’est à dire le bus continu et l’inductance du filtre.
Réseau Charge
Rligne Lligne Rraccord Lraccord
Lf iltre Rf iltre
Qf iltre , Df iltre
Preseau Pcharge
Pf iltre
Onduleur
du filtre en fonction des différents éléments qui rentrent en jeu. Un filtre actif
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consomme un peu de puissance active pour maintenir son bus continu à une valeur
fixée et ainsi compenser les pertes de l’onduleur.
Scharge
Dcharge
Qcharge
φ
Pcharge
0.5
0
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
-0.5
-1
0 0.01 0.02
0.2
Icharge(5)
0.1
0 ∆I5
-0.1
-0.2
0 0.01 0.02
0.2
Icharge(7)
0.1 ∆I7
0 ∆I7max
-0.1
-0.2
0 0.01 0.02
Tdecoupage Tdecoupage
Nous pouvons considérer pour simplifier les calculs que sin(ω ∗ t) = ω ∗ t lorsque
le courant est proche du passage à 0. Nous avons donc :
√
∆I5 (max) = 2 ∗ I5(ef f ) ∗ 5 ∗ ω ∗ Tdec (3.4)
La variation de courant que l’on calcule sera un peu surestimée, ce qui est recevable
pour un dimensionnement. Si nous suivons le même raisonnement pour toutes les
3.4. Caractéristiques physiques du filtre 73
harmoniques de courant en considérant que dans le pire des cas, toutes les variations
rapides (passage à 0 de l’harmonique) se déroulent au même instant, nous pouvons
calculer l’ondulation maximale totale de courant :
√ ∞
X
∆I(max) = 2 ∗ ω ∗ Tdec ∗ (h ∗ Ih(ef f ) ) (3.5)
h=2
Nous prendrons comme charge de référence un pont de diode sur charge R-C dont
la FFT est donnée sur le relevé de la figure 3.18.
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
1A
Nous aurons donc une valeur maximale d’ondulation de courant à imposer qui
peut se calculer en considérant l’amplitude de chaque rang (par exemple 12 pour le
rang 5) comme :
1 √ 1 1 1 1 1 1
∆I(max) = ∗ 2 ∗ ω ∗ Tdec ( ∗ 5 + ∗ 7 + ∗ 11 + ∗ 13 + ∗ 17 + ∗ 19)
2 2 3 6 6 8 8
= (21000 ∗ Tdec )
Nous prenons un facteur 1/2 pour prendre en compte le fait que les harmoniques
ne sont pas en phase et que l’on aura pas forcément la valeur maximale à imposer
lorsque le réseau sera au maximum.
Cette ondulation maximale doit être imposée par l’onduleur de tension à travers
les inductances Lf iltrei et en fonction de la tension du bus continu.
74 3. Présentation du prototype développé
Nous pouvons donc calculer la valeur de tension que l’onduleur doit être capable
d’imposer en fonction de la variation maximale de tension que l’inductance devra
subir :
√ Lf iltre ∗ ∆I(max)
VAB (min) = 2 ∗ Vab(ef f ) + 2 ∗
Tdec
√
= 2 ∗ Vab(ef f ) + 2 ∗ Lf iltre ∗ 21000 (3.6)
Nous pouvons donc avoir une idée de la valeur minimale pour le bus continu
afin de satisfaire la dynamique des courants.
soit
Vbus ∗ Tdec
Lf iltre (min) = (3.8)
12 ∗ ∆I(max)
Le coefficient 1/4 provient du fait que deux bras commutent (entre phases) et que
nous considérons un équilibre sur la période de découpage pour l’application de
la tension de bus (0 pendant 1/2 période et E/3 pendant l’autre moitié). Cette
ondulation minimale est donc divisée pas trois grace aux trois cellules de com-
mutation, comparé à un onduleur à deux niveaux. L’avantage du multicellulaire
limitant l’ondulation est donc un avantage pour le filtrage actif. Nous pouvons
donc imposer le couple (fdec , Lf iltre ) pour avoir une ondulation convenable que
nous fixons à 10% qui est une√ valeur classique en électronique de puissance, c’est
à dire ∆I(min) = 0.1 ∗ 10 ∗ 2 = 1.4A.
VBA ef f = 220V
fdec (min) = 5kHz
Lf iltre = 4.5mH
Vbus (min) = 501V
Lf iltre (min) = 6mH
Ceci est une exemple de valeurs pour pouvoir compenser environ 7kVAr de puis-
sance déformante (on s’est placé dans le pire des cas) et garantir une ondulation
maximale de 1.4A durant "les variations lentes" du courant. Ce dimensionnement
a seulement une valeur indicative pour donne un ordre de grandeur pour les essais.
Nous choisissons donc un bus à 500V et une inductance de 4.5mH. Il est très diffi-
cile de dimensionner ces éléments à moins de prendre un cas particulier de charge
mais à ce moment là, ce dimensionnement devient très restrictif. Nous verrons dans
le chapitre V les résultats qui permettent de valider ce dimensionnement.
des IGBTs, des diodes étaient inversées. Ceci impliquait d’avoir une résistance de
charge et une résistance de décharge inversées (la première permet de ralentir la
commutation alors que la seconde permet de décharger le composant lors d’une
fermeture).
3.6 Conclusion
Nous avons développé un prototype performant (CAN rapides, processeur ra-
pide à 750MHz, FPGA pour le contrôle rapproché) pour notre application de fil-
trage actif qui va nous permettre de tester des lois de commande ou des algorithmes
complexes.
L’interfaçage entre le système Dspace (assez protégé) et la carte FPGA
grâce à la carte que l’on a développée fonctionne très bien. Trois autres cartes
identiques sont maintenant utilisées sur d’autres manipulations pour répondre
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
D’autre part, ce prototype se révèle très flexible par la connexion en face avant
des elements qui nous intéressent et peut permettre de faire des essais en redresseur
ou en onduleur pour piloter une machine par exemple. Le FPGA étant programmé
pour plusieurs modes de fonctionnement, nous pouvons alors implanter les lois
de commande directement dans le système Dspace et bénéficier d’une interface
modulable via Control Desk.
Dans le chapitre suivant, nous présentons la commande directe prédictive qui
pourrait être facilement implantable uniquement dans le FPGA.
Chapitre 4
Commande du convertisseur
multicellulaire
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Sommaire
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
4.2 Description de la commande directe prédictive . . . . 79
4.3 L’extraction des harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . 80
4.3.1 Les différentes méthodes d’extraction . . . . . . . . . . . 80
4.3.1.1 Les méthodes globales . . . . . . . . . . . . . . 80
4.3.1.2 Les méthodes sélectives . . . . . . . . . . . . . 82
4.3.1.3 Les méthodes d’identification . . . . . . . . . . 83
4.3.2 Les composantes instantanées de puissance . . . . . . . 84
4.3.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
4.3.2.2 Calcul des références de courant pour un réseau
équilibré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
4.3.2.3 Calcul des références de courant dans le cas
d’un réseau déséquilibré . . . . . . . . . . . . . 87
4.3.2.4 Calcul des composantes directes des puissances
instantanées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
4.4 Modèle prédictif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
4.4.1 Intérêt d’un modèle prédictif . . . . . . . . . . . . . . . 89
4.4.2 Justification des variables d’état retenues . . . . . . . . 89
4.4.3 Inversion du modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
4.4.4 Séquencement de la commande prédictive . . . . . . . . 92
4.4.5 Obtention des des références de courant . . . . . . . . . 92
4.4.5.1 La prédiction par fenêtre améliorée . . . . . . 93
4.4.5.2 Les autres moyens de prédiction des références 95
4.5 La commande directe et prédictive . . . . . . . . . . . . 96
4.5.1 Rappel sur la moyenne instantanée des grandeurs . . . . 96
4.5.2 Intérêt d’une commande entièrement discrète . . . . . . 97
4.5.3 L’inversion des ordres de commande . . . . . . . . . . . 98
4.5.3.1 Calcul des ordres de commande . . . . . . . . 98
78 4. Commande du convertisseur multicellulaire
4.1 Introduction
Après avoir décrit le prototype et établi le modèle utilisé pour le convertisseur,
ce chapitre est destiné à présenter la commande prédictive directe. La commande
prédictive devient de plus en plus appliquée pour la commande des convertisseurs
statiques [Var07],[AR04],[Zan08]. Dans ces fondements, la commande prédictive
définit à chaque instant la meilleure commande à appliquer au processus, en consi-
dérant la référence souhaitée, l’état du système et une prédiction du futur proche
obtenue à l’aide d’un modèle comportemental.
Cette caractéristique de prédiction que l’on peut étendre d’ailleurs aux pertur-
bations connues confère au système un fort potentiel dynamique. Pour un conver-
tisseur statique, il est simple d’appliquer ce principe étant donné le nombre fini
de solutions de commande possibles. Ainsi, nous pouvons chercher à déterminer
quelle est la meilleure configuration à appliquer au sens d’un critère.
Nous proposons dans ce chapitre d’appliquer ce type de contrôle [Def07a,
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Vabk+1 , Vbck+1
B Prédiction des tensions
Réseau
k+1
C
Controle VA,B,C D Choix des
commutations Vabk , Vbck
prédictif du
courant
Vbus Ifk
E
∗
Irefk+2 Regulation
du Bus Ichargek
B Prédiction
des références
A Extraction
Irefk
harmoniques charge non linéaire
de courant
H(p)
B(p)
ristiques :
– l’atténuation : les amplitudes des signaux doivent être conservées pour que
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
– le temps de réponse : il doit être maîtrisé pour être capable de faire face à
des variations de charge brutales.
L’analyse des composantes du courant peut être faite dans plusieurs repères de
travail [Gre05]. La figure 4.3 présente l’allure du spectre d’un courant issu d’une
charge déséquilibrée, non linéaire et sans neutre raccordé.
Une charge équilibrée non linéaire produit des composantes directes d’ordre
6 ∗ k + 1 avec k ∈ (1; ∞). Une charge déséquilibrée non linéaire produit des
composantes inverses d’ordre 6 ∗ k − 1 avec k ∈ (1; ∞) comme l’illustre la figure
4.3(a).
(b)
-13 -11 -7 -5 -1 1 5 7 11 13
(c)
-14 -12 -8 -6 -2 0 4 6 10 12
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Fig. 4.3 – Spectre d’un courant déséquilibré et non linéaire dans le repère ba-ca
(a), αβo (b) et d,q,o (c)
Le filtrage dans les repères αβo et ba-ca est strictement identique, nous ne
pouvons pas séparer les composantes directes et inverses. Par contre dans le repère
d,q,o on est capable de les séparer par un filtrage entre le rang 0 et 2 pour la
composante fondamentale.
– La transformée de fourier discrète : elle est basée sur le calcul d’un vecteur
issu des N points enregistrés sur une séquence (d’une durée au moins égale
à la période réseau). On obtient alors le spectre de chaque raie harmonique
4.3. L’extraction des harmoniques 83
Il apparaît alors des techniques basées sur des réseaux de neurones dites neu-
rométriques adaptées à la recherche de la fréquence fondamentale (ADALINE)
[AS02]. Une extension de ce principe basé sur le calcul des puissances instanta-
nées existe avec l’utilisation de réseau de neurones [Abd06, Nis04a]. Il est alors
84 4. Commande du convertisseur multicellulaire
possible de réaliser aussi la commande par réseau de neurones et ainsi choisir les
harmoniques à compenser et être capable de faire face à des fluctuations de puis-
sance assez rapides [Abd06]. Les réseaux de neurones sont possibles à implanter
en temps réel et fournissent des résultats très intéressants lors des variations de
charge [Gre05].
forment un système direct équilibré de tensions [Ala02]. Ceci peut s’expliquer fa-
cilement en considérant la figure 4.3. Si le système en tension est déséquilibré,
il y aura la présence de composantes inverses dans la tension, ce qui influencera
considérablement le spectre en puissance (nous y reviendrons dans ce paragraphe).
4.3.2.1 Définitions
Pour un système triphasé que nous représenterons comme l’indique la figure
4.4, nous pouvons définir les vecteurs instantanés courant et tension :
ia
va
ib Charge
polluante
vb ic
vc
va ia
→
− →
−
v = vb et i = ib
(4.1)
vc ic
On définit alors la puissance active instantanée (p) et la "puissance réactive
instantanée" (→
−q):
→
−
p = →
−
v . i ou p = va ia + vb ib + vc ic (4.2)
→
− →
−
q , →−
v × i (4.3)
4.3. L’extraction des harmoniques 85
(a)
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
1 5 7 11 13 Rang harmonique
composante composante P
directe inverse
séquence séquence
négative positive (b)
séquence séquence
positive négative 0 2 4 6 8 10 12 14
Q
(c)
0 2 4 6 8 10 12 14
Fig. 4.5 – Spectres d’un courant déséquilibré et non linéaire (a), spectre des puis-
sances instantanées active (b) et réactive (c).
→
− p
i p(αβø) = →
− .→
−
v (αβø)
v (αβø) .→
−
v (αβø)
! ! !
p v vβ iα
→
− = α (4.8)
→
− q (αβø) × →−v (αβø) q vβ −vα iβ
i q(αβø) = →− →
−
v .v(αβø) (αβø)
Ce calcul est valable dans le cas ou les tensions du réseau sont parfaitement
équilibrées [Cza04], sinon il apparaît des termes harmoniques dans le calcul qui se
reportent sur les références de courant.
Par analogie au calcul précédent, nous pouvons aussi trouver les références
de courant dans le repère des tensions et des courants composés en prenant les
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
→
− p.→
−v baca
i pbaca = →
−
v baca .→
− ! ! !
→
−
v baca p
= √ − vCA −vBA√+ 5.vCA
1 5.vBA iBA
(4.9)
→
− q baca × →−v baca q 9 2. 3.vCA −2. 3.vBA iCA
i qbaca = →− →
−
v .v
baca baca
Ppertes
vba produit p ipbaca
vca scalaire
P1
Vi2
ibaref
produit
icaref
iba produit q
vectoriel
ica vectoriel iqbaca
Dans ce cas, nous ne considérons pas la composante homopolaire qui est consi-
dérée nulle, ce qui est toujours le cas pour le courant dans un réseau à 3 fils mais qui
peut s’avérer inexact pour les tensions. Nous allons essayer de modifier l’extraction
pour tenir en compte des déséquilibres sur la tension.
4.3. L’extraction des harmoniques 87
4.3.2.3 Calcul des références de courant dans le cas d’un réseau dés-
équilibré
L’étude de Czarnecki [Cza04] dénonce une utilisation innappropriée de la puis-
sance réactive instantanée en considérant que pour un système triphasé, on a tou-
jours trois grandeurs remarquables : la puissance active correspondant à l’énergie
permanente transmise, la puissance réactive qui traduit la présence d’éléments ré-
actifs et la puissance déformante qui traduit les déséquilibres des charges.
Nous ne pouvons pas réduire cela à deux seules informations. La définition de
puissance instantanée a des limites et reste valable uniquement pour des grandeurs
parfaitement sinusoïdales.
300
200
100
0
-100
-200
-300
Il apparaît clairement que la méthode est innapropriée, ce qui corrobore bien les
autres études réalisées et en particulier celle de Herrera et Al [Her07] qui propose
une méthode de calcul tenant compte des déséquilibres.
utilisant pour calculer les références. Nous avons mis en place une méthode pour
calculer les composantes directes, inverses et homopolaires dans le repère des ten-
sions composées. Cette méthode de calcul est présentée dans l’annexe IV et permet
à partir des valeurs efficaces ou maximales des tensions composées (a,b et c corres-
pondent respectivement aux mesures des valeurs efficaces de vbc ,vca et vba ) et des
valeurs instantanées (− v→
ba ) de trouver les composantes directes de tension :
√ √
−−→ 1 3 ∗ a3 −
→ 3∗a
V d1 = ∗ [( 2 + 2hf ) ∗ vba − ( + hf ) ∗ −
v→
ca ] (4.10)
6 ∗ hf a + c2 − b 2 2
a2 c
avec : hf = |( )2 − (a/2)2 |
a2 + c 2 − b 2
Nous mettons alors en évidence que le repère ba-ca se passe de la composante
homopolaire et permet de calculer les composantes directes de puissance par une
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
méthode purement algébrique. Seules les valeurs efficaces des tensions doivent être
connues pour pouvoir retrouver les composantes directes et inverse, on se passe
donc de la mesure de l’angle et donc de la fréquence du réseau.
Variation de l’amplitude
Changement de fréquence
Tension (V)
Variation du déséquilbre
1000
500
Tensions
composées 0
du réseau
-500
Temps (s)
-1000
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6
1000
Tensions 500
composées
0
directes
-500
-1000
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6
500
Tensions
composées 0
inverses
-500
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6
Cette méthode permet, à partir de la mesure des tensions entre phases (le plus
simple à mesurer au niveau industriel) de retrouver les composantes directes et
inverses en se passant d’une mesure de fréquence souvent très délicate à faire.
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Courant (A)
Ondulation
tk tk+1
Temps (s)
Période de découpage
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Valeur référence
k
k+1 k
vBA iBA iBA k
vba
= Bk−1 ∗ −1
− Bk ∗ Ak ∗ + (4.13)
k
vCA ik+1
CA ikCA k
vca
réseau (1kHz minimum de découpage), nous considérons que la tension réseau est
k
constante sur un période de découpage, ce qui nous permet de remplacer vba par
k
sa valeur vba mesurée à l’instant tk .
Nous pouvons alors se placer à l’instant tk+1 en considérant que les références
de courant à l’instant ik+2
BA sont connues. Ceci se fait en augmentant d’un degré la
récurrence proposée par l’équation 4.12 :
k+2 k+1 k+1 k+1
iBA iBA vBA − vba
= Ak ∗ + Bk ∗ (4.14)
ik+2
CA ik+1
CA
k+1
vBA − k+1
vca
soit :
k+2 k k k
k+1 k+1
iBA iBA vBA − vba vBA − vba
= A2k ∗ +Ak ∗Bk ∗ +Bk ∗ (4.15)
ik+2
CA ikCA k
vBA k
− vca k+1
vBA k+1
− vca
K1 = Bk−1
K = −Bk−1 ∗ A2k (4.17)
2
K3 = −Bk−1 ∗ Ak ∗ Bk = −Ak
92 4. Commande du convertisseur multicellulaire
−1
rf iltre
− ∗T
lf iltre decoupage
e 0
K3 =
rf iltre
− ∗Tdecoupage
0 e lf iltre
L’équation de récurrence 4.16 constitue l’équation principale sur laquelle notre
commande repose. On peut voir que les coefficients sont constants si les paramètres
du filtre ne varient pas rf iltre ,lf iltre et Tdecoupage , ce que l’on peut considérer dans
une application de filtrage actif. Il apparaît que les valeurs d’inductances sont
constantes pour une certaine fréquence mais que leurs caractéristiques changent
en fonction de la fréquence mais à partir d’un fréquence supérieure à celle des
courants que nous allons imposer. Dans le prochain paragraphe, nous présentons
le séquencement de la commande.
Temps (s)
tk tk+1 tk+2
Controle Acquisition Calcul des ordres de commande
données
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Transmission des
action IGBT ordres de
commande
ce paragraphe la méthode choisie (la prédiction par fenêtre amélioré) ainsi que
quelques autres méthodes intéressantes.
20 20 ms
10
Courant (A)
∗
Iref
0
Iref
-10
0.03
temps (s)
0 0.01 0.02 0.04 0.05 0.06
tk tk+1 tk+2
Période d’échantillonage
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10 10
Courant (A)
Courant (A)
0 0
-10 -10
-20 -20
0.08 0.09 0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.08 0.09 0.1 0.11 0.12 0.13 0.14
temps (s) temps (s)
la fluctuation de la fréquence n’a que très peu de conséquence sur une période
de découpage. Nous prenons alors la valeur enregistrée durant la période réseau
précédente à l’instant t∗k+1 .
Iref (k) 1
z2
Il existe des techniques de filtrage adaptatif numérique basées sur des filtres
à réponse impulsionnelle finie (filtre RIF) qui permettent de maîtriser la
réponse quelque soit l’entrée et donc la phase des signaux en l’occurrence.
Nischida et Nakaoka [Nis02],[Nis04a] au Japon proposent l’utilisation d’un
filtre régénérateur adaptatif (ALE)1 basé sur le principe du filtre RIF. La
figure 4.14 donne le principe du filtre appliqué au cas du filtrage actif.
Cette méthode utilise toutes les valeurs enregistrés sur un période pour
générer la référence. Les auteurs incluent la compensation du bus continu
par l’injection d’un référence de courant actif et proposent deux algorithmes
1
ALE : Adaptative Line Enhancer est le terme désignant le filtre régénérateur adaptatif, c’est
une technique qui est adaptée dans beaucoup de domaines (chimie, spatial...).
96 4. Commande du convertisseur multicellulaire
Signal d’entrée
ic*(k) ic*(k- 1) ic*(k- 2) ic*(k- 3) ic*(k- 4) ic*(k- 127) ic*(k- 129)
z -1 z -1 z -1 z -1 z -1
h0 h1 h2 h3 h127
γ γ γ γ z -1 γ
z -1 z -1 z -1 z -1
APF
ic (k)
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Fig. 4.14 – Filtre Régénérateur Adaptatif utilisé par Nischida et Nakaoka [Nis04b]
xk = x(t).dt (4.20)
tk
2 nk+1
i
nki
1
Temps (s)
tk tk+1 tk+2 tk+3
l’instant tk+2 .
Nous devons ensuite trouver une matrice de passage pour se ramener aux trois
ordres de commande moyen pour l’onduleur (nk+1 A , nB
k+1
et nk+1
C ). A partir de ces
ordres de commutation nous faisons un contrôle direct de l’onduleur qui consiste à
choisir des profils de commutations en fonction de l’état de chaque phase de l’ondu-
leur et des tensions flottantes. Pour cela nous utilisons une table de commutation
et nous ajustons les temps de chaque configuration de l’onduleur pour garantir la
bonne valeur moyenne sur la période.
Les paragraphes suivants proposent le détail de chaque partie dans cet ordre.
Nous pouvons constater que cette matrice C(abc)→(ba−ca) n’est pas inversible. Il
s’agit d’un système sur-dimensionné qui a une infinité de solutions. Nous pouvons
remarquer que le problème peut s’exprimer comme :
nA !
nBA
C(abc)→(ba−ca) ∗ nB = (4.22)
nCA
nC
A ∈ <n∗m
A∗x = B avec : x ∈ <m et : m = 3, n = 2 (4.23)
B ∈ <n
0≤x ≤ 3 (4.24)
– X =U ∗S∗V0
– et : X −1 = V ∗ S −1 ∗ U 0
−1/3 2/3
– La solution est minimale, c’est à dire que la somme des termes de la solution
x est minimale, ce qui revient a avoir une des termes à 0 si la solution existe
parce que X −1 = X + en z = 0.
– L’ensemble des solutions est tel que x = xSV D + constante dans la mesure
où la solution respecte les bornes fixées (x < 3 dans notre cas).
Cette solution qui considère un système parfaitement équilibré (pas de terme ho-
mopolaire) est identique à celle trouvée par la SVD. Pour mieux représenter les
solutions, nous allons les projeter dans un cube.
nous pouvons alors représenter la solution donnée par la SVD (point Psvd ) sur la
figure 4.17. Nous pouvons voir qu’il est en dehors des solutions réalisables repré-
sentées par la cube et les limitations de l’onduleur. Par contre la solution possède
un 0 pour le terme X2. Nous pouvons remarquer facilement que la solution donnée
100 4. Commande du convertisseur multicellulaire
nkC
3
(3,1,2)
2 nkB P2
3
1 2
(2,0,1)
1 P1 nkA
0 1 2 3
Psvd
Fig. 4.17 – Projection des solutions sur le plan tri-dimensionnel des ordres de
commande
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
ce que nous représentons par une droite sur la figure 4.17 qui représente l’ensemble
des solutions. Néanmoins seules les solutions inclues dans le cube sont physique-
ment réalisables (elles correspondent au niveau de tension que l’onduleur peut
imposer), ce qui limite l’ensemble des solutions au segment [P1-P2]. Le choix de
la solution représente un degré de liberté supplémentaire qui peut avoir plusieurs
intérêts :
– Limiter la fréquence de découpage.
– Influencer l’équilibrage des tensions flottantes.
– Réduire l’ondulation en limitant la distance entre le point à l’instant k+1 et
à l’instant k.
E/2 A iA a
T
E/2
o
B b
n
C iC
c
entre le point T et le point O). Cette dernière condition peut se représenter sur la
figure 4.19 par un plan de mode commun qui respecte alors nkA + nkB + nkC = 4.5
en valeur moyenne sur une période de découpage. L’ondulation de la tension de
nkC
3
mode commun peut être réduite grace aux onduleurs multiniveaux [Ben02], ce que
nous obtiendrons en limitant l’ondulation lors de la création des profils, comme
nous le verrons dans le paragraphe suivant.
Dans une application de filtrage actif, la tension de mode commun est imposée
par le réseau et son impédance, donc nous pouvons choisir toutes les solutions
appartenant au segment de droite [P1-P2] et de ce fait nous pourrions utiliser ce
degré de liberté pour agir directement sur les ordres de commande.
102 4. Commande du convertisseur multicellulaire
4.5.4.1 Présentation
Les 3 ordres de commande calculés par le modèle inverse puis par la matrice de
passage correspondent à des valeurs comprises entre 0 et 3 (ce qui doit correspondre
à une tension moyenne sur une période de découpage en sortie de chaque onduleur,
comprise entre 0 et 3 ∗ E/3).
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ni ni
3 3
2 2
1 1
Temps (s) Temps (s)
0 0
Td /2 Td Td /2 Td
Fig. 4.20 – Deux exemples pour obtenir une tension moyenne de E/2
ni
3
2
1
0 Temps (s)
Td /2 Td
Td /100
1% sur la valeur moyenne de tension imposée, ce qui est plus faible que le temps
mort habituel sur un onduleur (2 à 5 %).
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Si nous prenons l’image des tensions sous forme vectorielle, il s’agit d’établir
une combinaison de vecteurs nous permettant d’aller au point cible. Pour le suivi
d’un courant de référence, appliquer la tension E sur 1/2 période est identique
que d’appliquer E/3 pendant T /2 et 2 ∗ E/3 pendant T /2. Par contre, on obser-
vera des formes différentes au niveau de l’ondulation de courant et du contenu
harmonique des tensions découpées. Il est facile de comprendre que la manière
d’appliquer l’ordre de commande influencera fortement le niveau de tension des
capacités flottantes.
La figure 4.22 nous montre un certain nombre de profils pouvant être appliqués
à partir d’un niveau de tension de départ 0.
Nous pouvons constater que nous avons plusieurs profils qui permettent
d’obtenir les mêmes résultats. Avec les profils (2) et (5) de la figure 4.22, nous
pouvons obtenir une tension moyenne comprise entre E/3 et 2E/3 mais nous
constatons que les deux profils différent. L’un propose qu’une seule transition
de niveau de 2E/3, l’autre permet plusieurs transitions de niveau de 2*E/3
maximum alors que le denier profil (8) n’utilise que des transitions de E/3. Nous
verrons les critères retenus dans le choix des profils par la suite.
4.5.4.2 Définitions
La plupart de ces définitions ne sont pas nouvelles mais il est important de bien
les préciser.
Niveau : Ni
0 <vik < E/3 E/3 <vik < 2*E/3 2*E/3 <vik < E
viO (V) viO (V) viO (V)
E E E
0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td 0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td 0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td
E E E
0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td 0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td 0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td
E E E
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0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td 0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td 0 Td /3 2 ∗ Td /3 Td
Configuration : Ci
ici2
ii > 0
E vci2 vci1
o vio =E/3
SCi3 SCi1
SCi2
Profil : Pk
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viO (V)
Profil 2
k+2
Ci2
E k+1
Ci3
Profil 1 k+2
ti2
tk+1
i3
k+1 k+1 k+2
Ci2 Ci4 Ci1
2E/3 k
Ci2
k+1 k+1
ti4 k+2
ti2 ti1
tki2
k
Ci1 k
Ci3 k
Ci4 k+1
Ci1
E/3
tki1 tki3 tki4 tk+1
i1
Temps(s)
0
Td 2Td
La figure 4.24 montre deux profils différents. Un profil est définit par 4 confi-
k k k k
gurations différentes (Ci1 ,Ci2 ,Ci3 ,Ci4 ) associées à 4 temps d’application respec-
k k k k
tifs (ti1 ,ti2 ,ti3 ,ti4 ) qui seront définis par rapport aux 100 intervalles de la pé-
riode de découpage. Il correspond aussi 4 niveaux moyens de tensions respectifs
106 4. Commande du convertisseur multicellulaire
leur multicellulaire. En fait, cet état sera utilisé quand il faudra choisir un profil à
appliquer. On définit tout d’abord la variable binaire signI telle que :
(
signIi = 1 si ii > 0
signIi = 0 si ii < 0
et les variables binaires Tvkcij qui correspondront aux tendances souhaitées pour
l’évolutions des niveaux de tension des capacités flottantes vckij afin de maintenir
leurs tensions dans un intervalle choisi.
Tvkcij = 0 si on doit diminuer vcij
Tvk = 1 si on doit augmenter vcij
cij
La table 4.2 nous donne les tendances de variation des tensions flottantes (+1)
pour une tension qui monte) en fonction de l’état Eik de la phase i à l’instant tk et
en fonction du signe du courant.
ni Td 2.Td
3
2
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(b)
1
Temps (s)
Td 2.Td
La figure 4.26 nous présente quelques profils qui respectent les contraintes fixées
en partant d’un niveau E/3 qui peut correspondre aux configurations 1,2 et 4.
Sur la figure 4.26, nous pouvons constater que les profils sont différenciés selon
le niveau de tension demandé en 3 ensembles :
Si nous nous plaçons dans le cas ou nous désirons une tension de sortie comprise
entre E/3 et 2E/3, nous pouvons alors utiliser les profils décrits sur la figure
4.27 avec le niveau de départ de E/3. En ce qui concerne l’équilibrage des
tensions aux bornes des capacités flottantes, il est possible d’utiliser les différentes
configurations et de choisir celles qui fourniront les bonnes tendances globales
108 4. Commande du convertisseur multicellulaire
ni
3
2
O <nki < E/3
1
Niveau 4 ni Td
du profil 3
précédent E/3 <nki < 2*E/3
2
1
ni 4 profils
Td
Ni4k−1 = 1 différents
3
E/3 <nki < 2*E/3
2
1
ni Td Ni4k = 1 ou 2
3
2 Niveau 1
2*E/3 <nki < E
1 du profil
suivant
Td
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Fig. 4.26 – Liste non-exhaustive des profils possibles à partir du niveau E/3
vio (V ) vio (V )
1 < nki < 2 1 < nki < 2
E E
2.E/3 2.E/3
E/3 E/3
Temps(s) Temps(s)
0 Td /3 2.Td /3 Td 0 Td /3 2.Td /3 Td
vio (V ) vio (V )
1 < nki < 2 1 < nki < 2
E E
2.E/3 2.E/3
E/3 E/3
Temps(s) Temps(s)
0 Td /3 2.Td /3 Td 0 Td /3 2.Td /3 Td
pour les tensions flottantes. En effet la forme d’un profil peut être obtenue par
différentes combinaisons de configurations de l’onduleur.
ii > 0 ii < 0
Configuration Niveau V ci1 V ci2 V ci1 V ci2 TCi (1) TCi (2)
0 0 0 0
1 E/3 & % -signIi 0
2 E/3 % & & % signIi -signIi
3 2 ∗ E/3 & % 0 -signIi
4 E/3 % & 0 signIi
5 2 ∗ E/3 & % % & -signIi signIi
6 2 ∗ E/3 % & signIi 0
7 E 0 0
Tab. 4.3 – Tendances insufflées aux tensions des capacités flottantes en fonction
de la configuration appliquée
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∆− V cij
s−
s+
∆+ V cij
de ces capteurs a été validé par un petit montage sur platine Labdec. Pour les
essais, nous avons réalisé cette comparaison à l’aide des valeurs échantillonnées,
notre prototype disposant de sondes différentielles et de CAN en nombre suffisant.
TV ci1
? la tendance sera recalculée
Temps (s)
TV ci2
Temps (s)
ii
Temps (s)
viO (V)
E Profil en cours d’application Tension moyenne à appliquer
2*E/3 3
0 Temps (s)
tk tk+1 tk+2
à appliquer de 0.9 ∗ E sur la phase i entre les instants tk+1 et tk+2 . Nous avons alors
le choix d’appliquer différents profils en fonction de l’état Ei du bras à l’instant
4.5. La commande directe et prédictive 111
tk . En occurrence, cet état est ici tel que Ei = 7 (courant positif et tendance
positive à appliquer aux capacités flottantes). Nous avons les contraintes décrites
précédemment à respecter, c’est à dire que le profil candidat doit commencer par
k
la configuration finale du profil en cours (Ci4 )). Le profil doit limiter la fréquence
de commutation et respecter la tension moyenne à appliquer.
4
T endkV ci (1) (prof ilx) = (TCkin (1) ∗ tkin )
X
(4.31)
n=1
viO (V)
E
Niveau moyen de l’intervalle E/2
2*E/3 3
E/3 1 4 4
0 Temps (s)
tk tk+1
Fig. 4.30 – Calcul de la tendance pour la mise en place de la table des profils
sera :
T endkV ci (1) (1 − 3 − 4 − 4) = signIi ∗ (−100 ∗ 0.25 + 0 ∗ 0.5 + 0 ∗ 0.25 + 0 ∗ 0)
= −25%si : Ii > 0
Les valeurs des tendances globales pour les tensions flottantes pour le profil
sont comprises entre -100 et 100 %. Pour définir la table, deux cas de figure se
présentent :
– Soit il n’existe pas de profil qui satisfasse les conditions. A ce moment là,
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
pour tous les profils, on calcule l’erreur quadratique entre les tendances
voulues et les tendances imposées par le profil.
0 Temps (s)
viO (V) Td
E
V ci1
2*E/3
V ci2
E/3
0 Temps (s)
Td
E viO (V)
2*E/3
V ci1
V ci2
E/3
0 Temps (s)
Td
Nous obtenons alors une table des profils (calculés pour la valeur médiane de
l’intervalle de tension) qui est résumé sur la figure 4.4.Cette table est composée
4.5. La commande directe et prédictive 113
Si nous reprenons l’exemple décrit sur la figure 4.29, nous trouvons la case
grisée dans la table des profils. On trouve alors 4 configurations et 4 temps d’ap-
2.E
plication (pour obtenir une tension moyenne de 21 ( )). Nous faisons alors une
3
règle de 3 améliorée (elle dépend de la forme du profil) pour calculer les temps
réels d’applications :
t1 + t3 t1 + t3
t3 réel = (100 − ) ∗ (ni − 2) + = 81.7
2 2
t1 + t3 t1 + t3
t1 réel = − ∗ (ni − 2) + = 11.7
2 2
1 t2 + t3
t2 réel = ∗ (100 − t3 réel − t1 réel) ∗
2 t2
t4 réel = t2 réel
114 4. Commande du convertisseur multicellulaire
Cette règle est valable pour tous les cas où le profil a cette forme (niveaux
1-2-3-2) car les temps sont les mêmes pour avoir la valeur médiane de tension. En
appliquant la récurrence pour ni = 0.9 ∗ 3, c’est à dire niO = 0.9 ∗ E, nous obtenons
les temps suivants : t1 réeel = 12, t2 réeel = 2, t3 réeel = 82, t4 réeel = 4 après avoir
ramené les grandeurs en valeurs entières (pour le FPGA). Nous aurons alors un
niveau moyen calculé avec l’équation 4.30 de 0.9∗E qui correspond à notre attente.
viO (V)
E
7
2*E/3 3 5 6
6
1 1 4 4 4
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E/3
0 Temps (s)
tk tk+1 tk+2
-20% +2%
Tendence de variation pour vCi2
+10% +15%
La figure 4.32 donne la représentation de la solution calculée ainsi que les ten-
dances d’évolution des capacités. La tendance pour la capacité 1 est très faible
pour ce cas de figure mais les deux tendances sont respectées.
Les calculs se limitent donc au choix d’un profil puis à l’application de la règle
qui correspond à la forme du profil.
Niveau(V)
Décomposition d’une période en plusieurs parties
2.E/p
E/p
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Temps(s)
0
Td/2 Td
La figure 4.33 permet d’illustrer ces trois points. Nous avons réalisé des simu-
lations de principe pour 5 et 6 niveaux qui valident les tables même si elles ne sont
pas optimisées. Il est envisageable de générer les profils avec notre algorithme qui
est complètement formel et permet de traiter le cas à plusieurs cellules classiques
et pourquoi pas à des cellules imbriquées (onduleur multicellulaire superposé).
4.6 Conclusion
Ce chapitre nous a permis de décrire la commande directe prédictive à un
horizon k+2 que nous allons mettre en application. L’utilisation du repère ba-ca
nous permet d’utiliser un degré de liberté lié au placement de la solution choisie. Le
calcul des références est fait de façon entièrement algébrique, ce qui permet de cal-
culer les composantes directes et inverses en se passant de la mesure de la fréquence.
nkA
SCk Ai
Carractéristiques ik+1
SCk Bi de l’onduleur nkB Charge
BA
ik+1
CA
SCk Ci Processus
nkC
ikBA ,ikCA
Choix
Ajustement
des durées du profil nk+1
A
ik+2
SCk+1 Modèle
refBA
Ai
Choix
ik+2
refCA
k+1
SCBi Ajustement
des durées du profil nk+1
B discret Commande
SCk+1
Ci inverse
k+1
vba
k+1
Choix vca
Ajustement
des durées du profil nk+1
C
– Phase 2 : Les variables d’état (les courants dans notre cas) évoluent dans le
repère ba-ca que l’on a choisi pour imposer le courant de référence souhaité
( fréquence de commutation, impedances de chaque phase, repère choisi...) .
Il apparaît clairement que la phase 2 n’est pas inversible car il existe une
multitude de solutions pour imposer les deux variables d’état (le vecteur de
commande qui est tri-dimensionnel est réduit à un système à 2 dimensions pour
simplifier les lois de commande).
nk+1 k+1
C ), il faut calculer les ordres de commande à appliquer (SCij ,...). Nous
avons défini des profils qui permettent d’équilibrer les tensions flottantes
tout en imposant la bonne valeur moyenne de tension.
Le contrôle de l’onduleur est fait de façon directe, c’est à dire que pour une
configuration de l’onduleur et un souhait de tension en sortie, nous pouvons
déterminer le meilleur profil à appliquer et donc les meilleures séquences de
commutation des IGBTs.
Nous pouvons donc passer au chapitre V qui donne les résultats de simulation
et expérimentaux que nous avons obtenu et qui permettent de valider notre loi de
commande.
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tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Chapitre 5
Résultats
Sommaire
5.1 Modèles utilisés en simulation . . . . . . . . . . . . . . . 120
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valider la commande directe et prédictive. Pour cela, nous avons établi le modèle
instantané de l’onduleur qui consiste à faire intervenir l’état des IGBTs à partir de
l’équation 2.10 décrite dans le chapitre II. Nous avons modélisé des interrupteurs
idéaux, sans pertes, avec des commutations parfaites (sans pic de commutation)
et avons pris en compte des temps morts de 2 ţs conformément à la durée que l’on
aura pour les essais.
Nous avons choisi de modéliser des capacités flottantes parfaites (sans pertes)
ainsi q’un bus continu parfait. Les aspects de commande ne justifient généralement
pas de prendre en compte ces phénomènes qui sont peu influents sur la loi de
commande. Par contre, pour prendre ne compte les pertes, il faudrait modéliser
tous ces éléments, ou bien faire directement des relevés expérimentaux, qui
apportent plus de crédibilité aux résultats.
Nous avons également fait des simulations sous Psim pour tout ce qui concerne
la pré-charge des capacités, la mise en route du filtre et la régulation du bus
continu en pennant en compte les pertes dans les composants. Le logiciel Psim
utilisant des modèles moyens, les composants sont représentés par des résistances
variables, ce qui ne permet pas de valider efficacement les lois de commande.
Nous ne présenterons pas de résultats de simulation sous Psim étant donné que
les essais expérimentaux valident toutes ces simulations.
Onduleur iB rB lB
Vbus
Multicellulaire
iC rC lC
Les paramètres de la charge seront les mêmes pour les différents tests, c’est à
dire une résistance de phase de 13.8Ω et une inductance de phase de 1mH. Le bus
continu sera issu d’un pont de diode et sera ajusté à la hauteur de 220V.
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
VC1ref -
E 1/3
+
p1 C1 - SA1 VC1
I0
+
1
VC2ref -
3
2/3
+
p2 C1 - SA2
Bras
VC2
I0
+ multicellulaire
2 +
3
MLI
signe déphasée
+
+
+
SA3 IA
+ ∗p3
IA ref Kp + 1
T i.p
−2 LVAbus -
- -
2 VRbus
A +
Amplitude relative
des raies harmoniques
frequence
-4
-3
0.2 0.21 0.22 0.23 0.24 0.25 0.22 0.225 0.23 0.235 0.24 0.245 0.25
Temps (s) Temps (s)
Nous pouvons constater un bon suivi des références pour les trois phases (une
seule est tracée) avec un léger retard entre l’échantillonnage et l’application des
ordres de commande (nous n’avons pas compensé ce retard qui est limité à 50ţs
expérimentalement).
Composante 50Hz
0.73V
Composante 13*50=650Hz
fdecoupage = 10kHz
2 ∗ fdecoupage 100mA
3 ∗ fdecoupage
5kHz
Fig. 5.5 – Spectre du courant injecté pour le cas nř1 et fdecoupage = 10kHz
efficaces, ce qui correspond à une valeur maximale de 1.03A. Le cas nř1 est donc
bien traité par l’onduleur.
Nous pouvons vérifier que l’essentiel des harmoniques de découpage se situe au-
tour de 3∗fdecoupage soit 30kHz, ce qui est le cas pour une MLI déphasée. Cependant,
nous pouvons noter qu’il existe des harmoniques à fdecoupage liés au repliement du
spectre des courants injectés. En effet il existe une modulation des courants injectés
autour de la fréquence principale.
-1
-2
-2
-3 -4
0.2 0.21 0.22 0.23 0.24 0.25 0.22 0.23 0.24 0.25
Temps (s) Temps (s)
0.22 0.23 0.24 0.25 0.26 0.27 0.22 0.23 0.24 0.25 0.26 0.27
Temps (s) Temps (s)
iA (A)
Vbus 0
200 -5
-10
0.22 0.225 0.23 0.235 0.24 0.245 0.25 0.255 0.26 0.265 0.27
10
150 VCA2
iB (A)
5
0
-5
100
-10
0.22 0.225 0.23 0.235 0.24 0.245 0.25 0.255 0.26 0.265 0.27
VCB1 10
50 5
iC (A)
0
-5
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 -10
0.22 0.225 0.23 0.235 0.24 0.245 0.25 0.255 0.26 0.265 0.27
Temps (s) Temps (s)
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Fig. 5.8 – Tensions et courants des trois phases pour le cas 2 et fdecoupage = 2.5kHz
La figure 5.8 nous donne les tensions flottantes pour le cas nř2 ainsi que les
trois courants pour bien constater que la bande passante de l’onduleur avec une
MLI déphasée est limitée, même si elle s’avère supérieure à un onduleur classique
en 2 niveaux (de l’ordre de 8 pour le rapport des fréquences).
Nous remarquons aussi que la régulation des tensions flottantes n’est plus pos-
sible avec cette méthode si la fréquence de découpage baisse trop. En effet la valeur
des capacités flottantes (200ţF ) est plutôt faible pour une telle fréquence de dé-
coupage. Des condensateurs avec une capacité double nous permettent de contrôler
les tensions (résultats de simulation).
Nous pouvons aussi constater que les courants sur les trois phases ont des allures
différentes, ce qui provient des niveaux de tension différents selon les condensateurs
mais aussi des limites de cette commande.
Imax (A)
1
Fréquence (Hz)
0 0 0 0 0
10 50 10
Ih5 = 1, Ih7 = −1, Ih11 = 1, Ih13 = −0.75, Ih17 = 0.75, Ih19 = 0.5, Ih23 =
−0.5, Ih25 = 0.5 en Ampères. Le spectre représentant le contenu harmonique de la
référence est donné sur la figure 5.9.
La figure 5.10 nous donne le courant d’une phase ainsi que son contenu spectral
pour les trois fréquences de découpage.
fdecoupage = 10kHz
0.73
100mA
0.57 p1 = 1000 rad/s
1.25kHz
p2 = 1000 rad/s
0.42
Harmoniques autour de fdecoupage = 10kHz p3 = 5000 rad/s
Kp = 7
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1
T i = p3
fdecoupage = 5kHz
fdecoupage = 5kHz 100mA
p1 = 500 rad/s
1.25kHz
p2 = 500 rad/s
Effet des harmoniques injectées autours du découpage p3 = 3000 rad/s
Kp = 7
1
T i = p3
fdecoupage = 2.5kHz
fdecoupage = 2.5kHz 100mA
p1 = 300 rad/s
1.25kHz
p2 = 300 rad/s
p3 = 1500 rad/s
Effet des harmoniques injectées autours du découpage
2 ∗ fdecoupage Kp = 7
3 ∗ fdecoupage 1
T i = p3
Nous pouvons remarquer que pour une fréquence de découpage de 10kHz (figure
5.2. Résultats en mode onduleur 127
Nous présentons sur la figure 5.11 les formes d’onde de la tension d’une phase
lors de l’utilisation de la commande directe.
0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.11 0.115 0.12 0.125 0.13 0.135 0.14
Temps (s) Temps (s)
5
0.62 100mA
g2
an
1.25kHz
3
g1
2 ∗ fdecoupage
er
an
er
iqu
iqu
on
on
rm
fdecoupage = 5kHz
ha
fdecoupage = 5kHz
100mA
ha
1.25kHz
Fig. 5.13 – Courant (en haut) d’une phase et sa référence pour fdecoupage = 5kHz
et tracé des FFT respectives (en bas)
IA (A) Cas 1
IA (A) Cas 2
4 iA
iref 6
3 iref
2 4
1 2
0 0
-1 iA
-2
-2
-4
-3
-4 -6
0.1 0.11 0.12 0.13 0.14 0.1 0.105 0.11 0.115 0.12 0.125 0.13
Temps (s) Temps (s)
le
160
nta
me
da
140
on
ef
5
iqu
g2
120
on
an
rm
er
ha
iqu
100
on
VCB1 ha
rm
0.48
80
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Repliement de spectre
60
raie 2 ∗ fdecoupage = 5kHz
40 100mA
1.25kHz
20
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Temps (s)
Fig. 5.15 – Tensions et spectre du courant d’une phase pour le cas 2 et fdecoupage =
2.5kHz
La figure 5.15 nous donne les tensions flottantes pour le cas nř2 qui ont leur
tension parfaitement maintenues dans l’intervalle contrairement au même cas et à
la même fréquence avec la commande découplante. Nous pouvons aussi constater
par la FFT que les harmoniques liés au découpage sont concentrés autour de 2 ∗
fdecoupage , nous permettant d’imposer la référence. Ces harmoniques ne sont plus
négligeables du tout devant la référence, ce qui se traduit par un courant assez
bruité.
Nous constatons que le suivi des références est bien meilleur qu’avec la com-
mande découplante. Pour les deux premiers essais (découpage à 10kHz et 5kHz),
le suivi des références est excellent d’après les analyses par FFT montrées sur la
figure 5.16. Pour le cas extrême (fdecoupage = 2.5kHz), le suivi des références est
correct même si nous n’avons pas exactement les valeurs des harmoniques (à 20%
près). Cependant, avec une fréquence de découpage si faible, le résultat est très
5.2. Résultats en mode onduleur 131
Courant BA (A)
Iref
3
2 100mA
Iond
1
2.5kHz
0
harmoniques 2 ∗ fdecoupage = 20kHz
-1
-2
-3
-4
Courant BA (A)
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Iref
3
100mA
2 Iond
1
1.25kHz
-2
-3
Courant BA (A)
Iref
3
2 Iond
1
harmoniques 2 ∗ fdecoupage = 5kHz
0
-1
100mA
-2
1.25kHz
-3
satisfaisant. Une explication pour ce petit écart peut être faite par rapport à la
valeur du bus continu qui est assez faible (220V) sachant que l’ondulation sur les
capacités a été mise en place pour des tensions plus importantes (en mode filtre
actif).
132 5. Résultats
5.2.3 Conclusions
Nous pouvons donc dire que la commande prédictive directe nous permet de
gagner un coefficient de 2 sur la bande passante comparé à une méthode classique de
contrôle des convertisseurs multicellulaires. De plus, nous avons pu voir la bonne
régulation des tensions flottantes avec cette méthode, qui malgré une référence
chargée en harmoniques, nous permet de bien stabiliser ces tensions, contrairement
à la commande découplante qui pourtant permet un équilibrage actif des tensions
flottantes.
La mise en route d’un filtre actif doit se faire en s’assurant d’avoir toutes les
bonnes conditions réunies, c’est à dire :
tensions (V)
350
Vbus
300
250
VCi2
200
150
100 VCi2
50
0 temps (s)
0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Nous pouvons imaginer plusieurs méthodes en agissant sur les IGBTs pendant le
mode redresseur mais il peut s’avérer dangereux de se placer dans des états interdits
pour l’onduleur (risque de court-circuit). Nous allons proposer une méthode qui
consiste à charger les capacités flottantes une à une et phase par phase en ne
fermant que un ou deux IGBTs à la fois, évitant alors tout passage par un état
dangereux pour l’onduleur. L’annexe V présente en détail l’algorithme.
La figure 5.17 présente la pré-charge des tensions flottantes pour un réseau
triphasé à 220V. Le bus s’équilibre alors à 310V et la pré-charge est parfaitement
opérationnelle.
En considérant le filtre actif décrit par la figure 5.18, nous pouvons écrire :
ibus = iSCA3 + iSCB3 + iSCC3 (5.2)
avec : iSci3 = −SCi3 ∗ ii pour i = A, B, C soit :
X
ibus = − SCi3 ∗ ii (5.3)
i=A,B,C
énergétique parfait en terme de puissance active, nous pouvons dire que la conser-
vation de la puissance impose que la puissance instantanée dans le condensateur
soit égale à la puissance instantanée demandée au réseau si nous ne considérons
pas les pertes du bus continu.
La puissance instantanée dans la capacité s’exprime comme :
pbus (t) = vbus (t) ∗ ibus (t) (5.4)
2
dvbus (t) 1 dvbus (t)
= vbus (t) ∗ Cbus ∗ = ∗ Cbus ∗ (5.5)
dt 2 dt
Iˆf
et celle demandée au réseau comme : preseau (t) = −3 ∗ Vef f ∗ √
2 √
où Vef f représente la valeur efficace de la tension simple du réseau (vi = 2 ∗ Vef f ∗
sin(ωr ∗ t)). La conservation de puissance impose que :
Iˆf 1 dv 2 (t)
−3 ∗ Vef f ∗ √ = ∗ Cbus ∗ bus (5.6)
2 2 dt
La fonction de transfert entre le courant maximum (Iˆf ) qui sera notre action
de commande et la tension élevée au carré est donc linéaire. Nous obtenons le
schéma fonctionnel donné sur la figure 5.19. L’action de commande (Iˆf ) est alors
multiplié par la tension du réseau pour être ajoutée à la référence de courant
harmonique. Cette composante active en opposition de phase avec la tension nous
permet alors de réguler la tension de bus.
2
vref If −3.Vef f Pbus 2
vbus
+
-
kbus √
2 Cbus .p
vbus (mesure)
1
F TBF (p) = (5.10)
Gbus
1+ ∗p
kbus
tensions (V)
600
tr
500 Vbus
400
VCi2
300
200
VCi2
100
0 temps (s)
1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 1.8 1.9 2
Fig. 5.20 – Allures des tensions aux bornes des différentes capacités
Nous choisissons une bande passante 12.5 fois plus faible pour la boucle de com-
pensation que celle du réseau, soit environ ωbus = 25rad/s. Le gain du régulateur
136 5. Résultats
Notre boucle de compensation est bien réglée, nous allons maintenant pouvoir
utiliser le filtre actif et tester la réponse de cette régulation lors d’une variation de
charge.
Simulation Expérimental
Tensions (V) Tensions (V)
550 550
Vbus
500 500
450 450
400 400
VCA2 , VCB2 , VCC2
350 350
300 300
250 250
150 150
100 100
50 50
0 0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2 0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2
Temps (s) Temps (s)
La figure 5.23 nous donne l’allure des courants de référence, des courants du
filtre entre les phase B et A ainsi que les courants composées aussi du réseau et
de la charge. Nous traçons que la composante BA, la composante CA étant aussi
bien asservie. Le suivi des courants est très bon, nous retrouvons des résultats
138 5. Résultats
Simulation
Expérimental
Iond
IBA (A) Iref IBA (A) Iref
15 15
Iond
10 10
5 5
0 0
-5 -5
-10 -10
-15 -15
-20 -20
0.145 0.15 0.155 0.16 0.165 0.17 0.175 0.18 0.145 0.15 0.155 0.16 0.165 0.17 0.175 0.18
Temps (s) Temps (s)
IresBA (A) IresBA (A)
30 30
20 20
Icharge Icharge
10 10
0 0
Ireseau Ireseau
-10 -10
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
-20 -20
-30 -30
0.145 0.15 0.155 0.16 0.165 0.17 0.175 0.18 0.145 0.15 0.155 0.16 0.165 0.17 0.175 0.18
Temps (s) Temps (s)
très similaires entre les essais expérimentaux et ceux obtenus en simulation. Nous
pouvons constater le bon filtrage des courants et donc valider notre filtre actif
multicellulaire.
Finalement, la figure 5.24 nous donne l’allure des tensions composées du
réseau en simulation (à gauche) et expérimentalement (à droite). Nous constatons
Simulation Expérimental
Vba, Vca, (V) Vba, Vca, (V)
400 400
300 300
200 200
100 100
0 0
-100 -100
-200 -200
-300 -300
-400 -400
0.145 0.15 0.155 0.16 0.165 0.17 0.175 0.18 0.145 0.15 0.155 0.16 0.165 0.17 0.175 0.18
Temps (s) Temps (s)
étant donné que ces essais se sont déroulés en sortie d’un auto-transformateur
(montage donc très inductif).
Nous relevons seulement les courants d’une phase pour le réseau et la charge
dans un cas équilibré quand les trois phases sont bien compensées. Le taux de dis-
tortion harmonique de la charge est alors de 22% et le déphasage dû à l’inductance
de ligne introduit alors un peu d’énergie réactive à compenser.
140 5. Résultats
20
Avant compensation:
T DH = 22%
10
0 Apràs compensation:
T DH = 2.8%
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
-10
-20
Nous pouvons aussi relever les grandeurs dans le référentiel ba-ca, la figure 5.27
de gauche propose les courants Iresba et Ichba et la figure de droite nous donne les
composantes Iresca et Ichca .
IondBA (A) IondCA (A)
15 15
10 10
5 5
0 0
-5 -5
-10 -10
-15 -15
0.12 0.125 0.13 0.135 0.14 0.145 0.15 0.155 0.16 0.12 0.125 0.13 0.135 0.14 0.145 0.15 0.155 0.16
temps (s) temps (s)
Le suivi des courants est très satisfaisant étant donné la fréquence de découpage
réduite sur les IGBTs (2.5 kHz). Il existe un petit décalage entre les références et
les courants en sortie de l’onduleur, qui traduit le fait que la tension réseau n’est
pas parfaite (figure 5.24).
5.3. Résultats pour le filtrage actif 141
IresBA (A)
30
20
Avant compensation:
10 T DH = 22%
0 Apràs compensation:
T DH = 10.6%
-10
-20
Afin de comparer ces résultats à une commande plus classique (en MLI), nous
effectuons le même test avec la commande découplante. Nous pouvons observer sur
la figure 5.28 que le suivi des références est très approximatif et que le THD est
alors très fort après compensation (10% environ).
100mA 100mA
1.25kHz 1.25kHz
100mA 100mA
1.25kHz 1.25kHz
duleur, c’est à dire que pour une fréquence de 10kHz (cf. figure 5.30), les deux
commandes sont à peu près équivalentes (T HD = 2.1% avec la commande prédic-
tive contre T HD = 3.9% avec la commande découplante).
Pour une fréqunece de découpage intermédiaire à 5kHz (cf. figure 5.30), la
commande prédictive permet de ramener le THD à 2.6% alors que la commande
découplante réduit le TDH à 5.2%, ce qui reste satisfaisant.
Commande directe Commande MLI
100mA 1A
1.25kHz 1.25kHz
Par contre pour une fréquence de découpage très basse de 2.5 kHz, il apparaît
clairement sur la figure 5.31 que la commande découplante est inefficace (le THD
est après compensation de l’ordre de 20 %). La commande prédictive directe est
par contre très performante avec une fréquence de découpage modeste, permettant
d’obtenir un THD de 3.5 % après compensation au lieu des 46 % de la charge.
5.3.4 Conclusions
Le filtre actif multicellulaire se révèle donc performant pour l’application de fil-
trage actif (compensation du THD de 46 à 3.5 %) avec une fréquence de découpage
très basse pour ce type d’application (2.5kHz).
5.4. Fonctionnement avec contraintes 143
Nous avons pu montrer l’intérêt d’un contrôle direct des IGBTs pour augmen-
ter la bande passante du convertisseur, mais aussi mieux contrôler les tensions
flottantes.
Par contre, nous avons utilisé pour la commande prédictive, des références issues
d’un principe d’enregistrement répétitif, nous allons voir dans le dernier paragraphe
les résultats lors d’une variation de la charge.
autres essais sont faits avec la commande prédictive directe (figure 5.33). Avec
Commande découplante
.
Avec la commande prédictive, nous avons fait deux essais, avec et sans
terme correctif (cf. paragraphe 4.4.5.1). Il apparaît que lorsque l’on n’applique
pas de terme correctif sur la prédiction répétitive des références, il y a une
période réseau pendant laquelle il apparaît un "à coup de courant" provenant
de la mauvaise référence fournie (figure 5.33 du haut). En utilisant un terme
correctif, le résultat est très proche de celui obtenu avec la commande découplante.
Par contre, nous pouvons observer dans les trois cas un retard pour que la
compensation soit effective dans tous les cas, ceci est du au retard introduit par
le filtre passe bas présent pour le calcul des puissances instantanées. L’intérêt
de cette solution étant de mettre en oeuvre une source de courant performante,
144 5. Résultats
nous considérerons que ces résultats sont satisfaisants. Il pourrait être intéressant
Commande prédictive
.
Prédiction de la référence
par le principe répétitif
sans terme correctif
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Commande prédictive
.
Prédiction de la référence
par le principe répétitif
avec terme correctif
de chercher des algorithmes évoluées pour prédire des références avec une charge
fortement variable lors des travaux suivants.
Avec les composantes complètes de tension Avec les composantes directes de tension
-10 -10
-20 -20
-30 -30
Courants composés réseau (A) Courants composés réseau (A)
30 30
20 20
10 10
0 0
-10 -10
-20 -20
-30 -30
0.35 0.36 0.37 0.38 0.39 0.4 0.41 0.42 0.43 0.44 0.45 0.55 0.56 0.57 0.58 0.59 0.6 0.61 0.62 0.63 0.64 0.65
Temps (s) Temps (s)
Nous pouvons voir que le calcul des composantes directes permet de prendre en
compte les déséquilibres du réseau et ainsi fournir les bonnes références de courant
afin d’avoir des courants sinusoïdaux et équilibrés.
5.5 Conclusions
Ce dernier chapitre nous permet de montrer les résultats obtenus sur le
prototype développé durant cette thèse. Nous avons fait des essais seulement sur
un réseau à 220V en utilisant un auto-transformateur, ce qui présente comme
désavantage de rajouter une impédance inductive non négligeable. Les prochains
essais seront faits directement sur le réseau 400V afin d’être dans un cas plus
réaliste mais aussi plus exposé aux risques de manipulation.
il s’avère correct pour tous nos essais. Nous arrivons à équilibrer ces capacités avec
une fréquence de découpage de 2.5kHz, ce qui n’est pas le cas avec une commande
par MLI déphasée. Nous arrivons alors à avoir des condensateurs flottantes ayant
une capacité 10 fois plus faible (200ţF ) que la capacité du bus en utilisant une
fréquence de découpage faible.
Nous avons fait des essais sur des charges déséquilibrées, qui se révèlent
cohérents avec la performance de notre filtre. Nous pouvons constater que lors de
variations brutales de charges, notre algorithme présente un retard entre 10 et 20
ms qui peut s’avérer géant selon les applications. Il nous faut penser à modifier et
améliorer cette partie.
Ce travail de thèse s’inscrit dans les travaux menés au sein de l’équipe CO-
DIASE du laboratoire LAPLACE sur le thème de la commande des convertisseurs
statiques pour le filtrage actif. Un des objectifs était d’utiliser la structure multi-
cellulaire pour une application triphasée de filtrage. Dans la continuité des travaux
précédents, notre travail s’est donc positionné sur le thème de l’amélioration de
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
la bande passante pour l’application de filtrage par la mise en place d’une loi
de commande performante pour cette application. Avant de présenter quelques
perspectives, nous allons tirer les principales conclusions de cette étude.
Notre approche s’est faite dans le repère des grandeurs composées permettant
de se passer du neutre d’un réseau triphasé. Celui ci est en effet très difficile
à connaître ou mesurer quand il n’est pas accessible (ce qui est le cas de la
majorité des réseaux). En choisissant de se passer du neutre, nous pouvons
alors contrôler l’onduleur de tension directement entre phases. Ceci s’avère plus
logique étant donné que le point neutre fictif d’un onduleur présente très peu d’in-
térêt pour une application de filtrage actif pour laquelle le réseau impose la tension.
– Nous pourrions tester notre loi de commande avec ce repère des tensions
composées sur une réseau de tensions déséquilibrées. Il faut pour cela créer
ce réseau, ce qui n’est pas simple en pratique.
– Nous pourrions mettre en place des observateurs pour éliminer les capteurs
de courant en sortie de l’onduleur (en se contentant des capteurs au niveau
du réseau). La combinaison observateurs/commande prédictive fournirait sû-
Conclusion générale 151
mande de machines électriques se font dans des repères à deux dimensions. Nous
avons choisis de réaliser la commande du convertisseur multicellulaire directement
dans le repère ba-ca, qui permet de mesurer plus facilement les grandeurs, présente
des valeurs entières (pas de racines pour le calcul des composantes) et autorise plus
de souplesse pour l’application des ordres de commande.
1 1 1
√ √ √
2 2 2
Xo s XA XA
2
1 1
Xα = 1 − − XB = C(abc)→(αβo) XB (13)
3 √2 √2
Xβ XC XC
3 3
0 −
2 2
qui correspondent à la transformation des grandeurs simples XA , XB et XC qui
peuvent être des courants, des tensions ou des ordres de commandes. Nous pouvons
inverser la transformation :
1
√ 1 0
2 √
XA s
1 1 3
X
o XA
2 √
XB =
− Xα = C(αβo)→(abc) XB
(14)
2 2
3 2
√
XC Xβ XC
1 1 3
√ − −
2 2 2
i
ii Annexes
soit :
1 −1 −1
! ! ! !
Xα XBA XBA
= √ √ = C(ba−ca)→(α,β) (18)
Xβ 3 3 − 3 XCA XCA
Nous pouvons inverser cette relation et écrire :
1
√
3 −1/2
! ! !
XBA 2 3 X α X α
=
1 Xβ = C(α,β)→(ba−ca) Xβ
(19)
XCA 2 −1/2 − √
2 3
Nous remarquons que ce repère est tout comme le repère αβ, il ne tient pas compte
des composantes homopolaires mais il correspond directement aux tensions que
nous imposons en sortie de l’onduleur et ne permet pas de calculer la composante
homopolaire car nous avons toujours :
vAB + vBC + vCA = 0 (20)
En se plaçant dans ce repère, nous aurons donc les mêmes propriétés que dans le
repère αβ car les commandes ne se font pas en utilisant la composante homopolaire
dans un cas sans neutre relié.
En utilisant 4.8 et 18, nous peut écrire les puissances en fonction des grandeurs
composées :
! !
p v ∗ i + vβ ∗ iβ
= α α (21)
q vβ ∗ iα − vα ∗ iβ
1 1 1 1
! (− (vBA + vCA )) ∗ (− (iBA + iCA ))) + ( √ (vBA − vCA ) ∗ ( √ (iBA − iCA )
p
= 13 3 3 3
q 1 1 1
( √ (vBA − vCA ) ∗ (− (iBA + iCA )) − (− (vBA + vCA )) ∗ ( √ (iBA − iCA )
3 3 3 3
(22)
1
(vBA iBA + vCA iBA + vCA iCA + vBA iCA )
9
1
BA BA − vBA iCA − vCA iBA + vCA iCA )
! +( (v i
p
3
= (23)
q 1
− √ (v i
BA BA + vBA iCA − vCA iBA − vCA iCA )
3 3
1
+ √ (vBA iBA − vBA iCA + vCA iBA − vCA iCA )
3 3
Nous avons donc l’expression des puissances dans le repère BA-CA :
! ! !
p BA − vCA −vBA
2 2.v√ √+ 2.vCA iBA
= (24)
q 9 3.vCA − 3.vBA iCA
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
1 2 3 4 5 6 7 8
Layout Directive
i STP0
J1 0 Layout Directive U1000 Layout Directive
2 1 +5v i LP3961EMP-3.3 i +3.3v
+5vcon 5V 5V +5vcon
A20 4 3 A21 +5vcon +5v 2 3
DB_A20 DB_A21 VIN VOUT
A18 6 5 A19
DB_A18 DB_A19
A16 8 7 A17 1 4 + C1003 + C1004
DB_A16 DB_A17 R1000 SD ERROR DGND
A14 10 9 A15 10uf 10uf Layout Directive
DB_A14 DB_A15 10k
12 11 +3.3v U10 +3.3v + C1001 i
GND
+ C1002
DGND DGND DGND DGND C1000 STP3
A12 14 13 A13 1 20 10uf
A DB_A12 DB_A13 DIR VCC DGND A
A10 16 15 A11 ADA0 2 19 Layout Directive 100nf 10uf/16v
5
DB_A10 DB_A11 A1 G 0
18 17 ADA1 3 18 D10 i DGND DGND
DB_A8 DB_A9 A2 B1
20 19 ADA2 4 17 D11 +5v VCC13
DB_A6 DB_A7 A3 B2
22 21 ADA3 5 16 D12
+5vcon 5V 5V +5vcon A4 B3
24 23 ADA4 6 15 D13 DGND CN3
DB_A4 DB_A5 A5 B4
26 25 ADA5 7 14 D14 DGND CONA CONB
DB_A2 DB_A3 A6 B5 DGND 1
/BE2 28 27 /BE3 ADA6 8 13 D15 BDA14 ADA0 1 BDA0 1
DB_BE2# DB_BE3# A7 B6 2
/BE0 30 29 /BE1 ADA7 9 12 A10 BDA15 ADA1 34 BDA1 34
DB_BE0# DB_BE1# A8 B7 3
32 31 10 11 A11 BDA16 ADA2 18 BDA2 18
DGND DGND DGND DGND GND B8 4
34 33 ADA30 ADA3 2 BDA3 2
DB_D30 DB_D31 5
36 35 DGND 74LVT245 BDA0 STPA1 E0 ADA4 35 BDA4 35
DB_D28 DB_D29 6
38 37 0 ADA5 19 BDA5 19
DB_D26 DB_D27 STPB4 7
40 39 +3.3v ADA6 3 BDA6 3
DB_D24 DB_D25 STPB2 DGND STPA2 8
42 41 0 C0 ADA7 36 BDA7 36
3.3V 3.3V 9
44 43 0 0 ADA8 20 BDA8 20
DB_D22 DB_D23 STPB1 STPB3 VCC13 10
46 45 ADA29 ADA28 ADA9 4 BDA9 4
DB_D20 DB_D21
48 47 0 U11 +3.3v 0 BDA1 STPA3 E1 CON10 ADA10 37 BDA10 37
DB_D18 DB_D19
50 49 1 20 0 ADA11 21 BDA11 21
DB_D16 DB_D17 DIR VCC
52 51 ADA8 2 19 ADA12 5 BDA12 5
DGND DGND DGND DGND A1 G STPA4
D14 54 53 D15 ADA9 3 18 A12 C1 Layout Directive ADA13 38 BDA13 38
DB_D14 DB_D15 A2 B1
D12 56 55 D13 ADA10 4 17 A13 0 i ADA14 22 BDA14 22
DB_D12 DB_D13 A3 B2 STP2
D10 58 57 D11 ADA11 5 16 A14 ADA15 6 BDA15 6
DB_D10 DB_D11 A4 B3
D8 60 59 D9 ADA12 6 15 A15 BDA2 STPA5 E2 0 ADA16 39 BDA16 39
DB_D8 DB_D9 A5 B4
62 61 ADA13 7 14 A16 0 ADA17 23 23
DGND DGND DGND DGND A6 B5
D6 64 63 D7 ADA14 8 13 A17 +5v VCC12 ADA18 7 7
DB_D6 DB_D7 A7 B6 STPA6
D4 66 65 D5 ADA15 9 12 A18 C2 ADA19 40 40
DB_D4 DB_D5 A8 B7
D2 68 67 D3 10 11 A19 0 CN2 ADA20 24 24
DB_D2 DB_D3 GND B8
D0 70 69 D1 ADA21 8 8
B DB_D0 DB_D1 DGND 1 B
72 71 DGND 74LVT245 BDA3 STPA7 E3 C0 ADA22 41 41
DGND DGND DGND DGND 2
/AWE 74 73 /ARE 0 C1 ADA23 25 25
DB_AWE# DB_ARE# 3
76 75 /AOE +3.3v U12 +3.3v C2 9 9
DB_ARDY DB_AOE# STPA8 4
/CE2 78 77 /CE3 1 20 C3 C3 42 42
DB_CE2# DB_CE3# DIR VCC DGND 5
80 79 ADA16 2 19 0 C4 26 26
DGND DGND DGND DGND A1 G 6
ADA17 3 18 A20 C5 10 10
A2 B1 7
ADA18 4 17 A21 BDA4 STPA9 E4 C6 ADA28 43 BDA28 43
A3 B2 8
CONNECTOR40X2 ADA19 5 16 /BE0 0 C7 ADA29 27 BDA29 27
A4 B3 9
ADA20 6 15 /BE1 PT10 C8 ADA30 11 11
A5 B4 STPA10 10
ADA21 7 14 /BE2 C4 ADA0 C9 44 44
A6 B5 1 11
ADA22 8 13 /BE3 0 C10 APSTB 28 BPSTB 28
A7 B6 12
ADA23 9 12 /ARE CON1 C11 A/PACK 12 B/PACK 12
A8 B7 13
10 11 /AWE BDA5 STPA11 E5 C12 A/PRDY 45 B/PRDY 45
GND B8 14
0 PT11 A/PIOERR 29 B/PIOERR 29
15
DGND 74LVT245 ADA8 13 13
STPA12 1 VCC12 16
C5 AUSRINT 46 BUSRINT 46
+3.3v U13 +3.3v 0 CON1 CON16 30 30
J3 1 20 14 14
DIR VCC DGND
2 1 E0 2 19 BDA6 STPA13 E6 PT12 47 47
-12V +12V A1 G
4 3 E1 3 18 /AOE 0 ADA16 CN1 A/OIOERR 31 B/OIOERR 31
DGND DGND DGND DGND A2 B1 1
Annexe II : Plan des cartes
6 5 E2 4 17 /CE3 15 15
+5vcon 5V 5V +5vcon A3 B2 STPA14 DGND 1
8 7 E3 5 16 /CE2 C6 CON1 ADA16 48 48
DGND DGND DGND DGND A4 B3 2
10 9 E4 6 15 TINP0 0 ADA17 32 32
+5vcon 5V 5V +5vcon A5 B4 3
12 11 E5 7 14 TINP1 PT13 ADA18 16 16
NC NC A6 B5 4
14 13 E6 8 13 CNTL0 BDA7 STPA15 E7 E0 ADA19 49 49
NC NC A7 B6 1 5
16 15 E7 9 12 CNTL1 0 ADA20 ARELEASE33 BRELEASE33
NC NC A8 B7 6
18 17 10 11 TOUT0 CON1 ADA21 17 17
NC NC GND B8 STPA16 7
C 20 19 C7 ADA22 50 50 C
3.3V 3.3V 8
22 21 DGND 74LVT245 0 PT14 ADA23
DB_CLKS0 DB_CLKX0 9
24 23 E8 SUBD50 SUBD50
DB_DX0 DB_FSX0 1 VCC11 10
26 25 +3.3v U14 +3.3v BDA8 STPA17 E8
DGND DGND DGND DGND
28 27 1 20 0 CON1 CON10
NC DB_CLKR0 DIR VCC DGND STP4
30 29 E8 2 19 ADA30 AUSRINT
DB_DR0 DB_FSR0 A1 G STPA18
32 31 E9 3 18 STAT0 C8 PT15 0
DGND DGND DGND DGND A2 B1
CLKS1 34 33 E10 4 17 STAT1 0 BDA14 +3.3v
DB_CLKS1 DB_CLKX1 A3 B2 1
TxDSP 36 35 E11 5 16 EXTINT6
1
1
1
1
1
1
DB_DX1 DB_FSX1 A4 B3
38 37 BDA12 6 15 EXTINT7 BDA9 STPA19 E9 CON1
DGND DGND DGND DGND A5 B4 C10 C11 C12 C13 C14 C15
40 39 BDA13 7 14 TOUT1 0 Attention !!! Sur la carte Dspace version F DEFAY
NC DB_CLKR1 A6 B5 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf
RxDSP 42 41 FSR1 8 13 ECLKOUT on fait les modifications suivantes pour être compatible
2
2
2
2
2
2
1 2 3 4 5 6 7 8
2
J1
1
+2.5v
DGND
+3.3v
DGND
+3.3v
+2.5v
DGND DGND
+3.3v
+2.5v
DGND DGND
+3.3v
DGND
TDO
vi
+5vcon 5V 5V +5vcon
A20 4 3 A21
DB_A20 DB_A21
A18 6 5 A19 +3.3v
OE
TMS
TINP1
CNTL0
STAT0
EXTINT7
A21
A19
A17
A15
A13
A11
/BE3
/BE1
CMDCANR2
CMDCANR1
CMDCANR0
DR9
DR7
DR5
DR3
DR1
D15
D13
D11
D9
D7
D5
D3
D1
/ARE
/AOE
/CE3
TDObis
nCS
TCK
DB_A18 DB_A19
A16 8 7 A17
DB_A16 DB_A17
A14 10 9 A15 C39
52
51
50
49
48
47
46
45
44
43
42
41
40
39
38
37
36
35
34
33
32
31
30
29
28
27
26
25
24
23
22
21
20
19
18
17
16
15
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
DB_A14 DB_A15 +3.3v
12 11 U30 1 2
DGND DGND DGND DGND DGND
A12 14 13 A13
DATA
DB_A12 DB_A13
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
IO
A10 16 15 A11 EXTINT5 53 208 /CE2 100nf
DB_A10 DB_A11 IO CS/IO
CEO
TMS
TDO
TCK
TRST
18 17 TINP0 54 207 /AWE TCK TMS
DB_A8 DB_A9 IO CS/IO
GNDIO
20 19 DA50 55 206 D0
STATUS
GNDINT
GNDINT
GNDINT
GNDINT
GNDINT
GNDINT
A DB_A6 DB_A7 IO WS/IO A
22 21 DA51 56 205 D2
3
2
1
20
19
CLKUSR/IO
+5vcon 5V 5V +5vcon IO IO R30 R31 R32 R33 R34
24 23 CLKS1 57 204 D4 U31
RDY_BSY/IO
CONF_DONE
VCCINT(2.5V)
VCCINT(2.5V)
VCCINT(2.5V)
DB_A4 DB_A5 IO RS/IO
INIT_DONE/IO
26 25 EXTINT6 58 203 D6 1k 1k 1k 1k 1k
VCCIO(2.5/3.3V)
VCCIO(2.5/3.3V)
VCCIO(2.5/3.3V)
VCCIO(2.5/3.3V)
DB_A2 DB_A3 IO IO
/BE2 28 27 /BE3 59 202 D8
Vcc
TD0
DB_BE2# DB_BE3# DGND GNDINT IO
TCK
TMS
/BE0 30 29 /BE1 STAT1 60 201
DATA
DB_BE0# DB_BE1# IO VCCINT(2.5V) +2.5v
32 31 CNTL1 61 200 D10 DCLK 4 18
DGND DGND DGND DGND IO IO DCLK Vpp +3.3v
34 33 /RESETDSK 62 199 D12 5 17
DB_D30 DB_D31 LOCK/IO IO +3.3v (VCCSEL) N.C.
36 35 EXTINT4 63 198 D14 6 16
DB_D28 DB_D29 IO IO N.C. N.C.
38 37 TOUT0 64 197 DR0 7 15
DB_D26 DB_D27 IO IO N.C. N.C.
40 39 DA52 65 196 DR2 OE 8 14
DB_D24 DB_D25 IO IO OE (VPPSEL) +3.3v
42 41 66 195 DR4
3.3V 3.3V +3.3v VCCIO(2.5/3.3V) IO
44 43 DA53 67 194
nCS
nCONFIG
OE
TMS
TDI
DB_D22 DB_D23 IO VCCIO(2.5/3.3V) +3.3v
46 45 DA54 68 193 DR6
nCS
GND
TDI
nCASC
nINIT_CONF
DB_D20 DB_D21 IO IO
48 47 DA55 69 192 DR8
DB_D18 DB_D19 IO IO
50 49 70 191
9
DB_D16 DB_D17 IO IO
10
11
12
13
52 51 CMDCAN9 71 190 DA49 EPC2
DGND DGND DGND DGND IO IO
D14 54 53 D15 72 189 DA48
DB_D14 DB_D15 +2.5v VCCINT(2.5V) IO
D12 56 55 D13 CMDCAN8 73 188 nCS nCONFIG TCK
DB_D12 DB_D13 IO GNDINT DGND
D10 58 57 D11 CMDCAN7 74 FAIRE ATTENTION: 187 /BE0 TDI
DB_D10 DB_D11 IO IO
D8 60 59 D9 CMDCAN6 75 186 /BE2
DB_D8 DB_D9 IO DEV_OE/IO R35
62 61 76 TOUT1 a CLOCK ou bien IO 185 DGND
DGND DGND DGND DGND DGND GNDINT VCCINT(2.5V) +2.5v 1k
D6 64 63 D7 77 ECLKOUT a CLOCK 184 ECLKOUT
DB_D6 DB_D7 +2.5v VCC_CKLK IN
D4 66 65 D5 78 AWE , ARE, CE2, CE 3 a IN 183 CLK/IO CP1 CN32
DB_D4 DB_D5 IN CLK/IO
D2 68 67 D3 TOUT1 79 TINP0, TINP1, TOUT0 a IO 182
DB_D2 DB_D3 CLK/IO IN
D0 70 69 D1 80 CNTL0, STAT0, CNTL1, STAT1 a X/IO 181 1 TCK
DB_D0 DB_D1 IN GNDINT DGND DCLK
72 71 81 180 A10 3 TDObis
DGND DGND DGND DGND GND_CKLK DEV_CLR/IO CONFIG_DONE
/AWE 74 73 /ARE 82 179 A12 5 TMS DGND
DB_AWE# DB_ARE# DGND GNDINT IO nCONFIG
76 75 /AOE CMDCAN5 83 178 7
B DB_ARDY DB_AOE# IO VCCIO(2.5/3.3V) +3.3v nSTATUS B
/CE2 78 77 /CE3 84 177 A14 9 TDI TDObis
DB_CE2# DB_CE3# +3.3v VCCIO(2.5/3.3V) IO DATAO
80 79 CMDCAN4 85 176 A16 2
DGND DGND DGND DGND IO IO GND DGND
CMDCAN3 86 175 A18 4
IO IO VCC +3.3v R36
CMDCAN2 87 174 A20 6
IO IO N.C. +3.3v 1k
CONNECTOR40X2 CMDCAN1 88 173 DA40 8
IO IO N.C.
CMDCAN0 89 172 DA41 10
IO IO GND DGND
CMDDAC3 90 171 DA55
IO GNDINT DGND
91 170 DA42 DA54
+2.5v VCCINT(2.5V) IO
CMDDAC2 92 169 DA43 DA53 CMDCANR2
IO IO
CMDDAC1 93 168 DA44 DA52 CMDCANR1 +3.3v
IO IO
CMDDAC0 94 167 DA45 DA51 CMDCANR0
IO IO
DA23 95 166 DA46 DA50
IO D7/IO
DA22 96 165 DA49
IO VCCIO(2.5/3.3V) +3.3v
DA21 97 164 DA47 DA48
IO D6/IO
J3 98 163 DA32 DA47 CMDCANR[0..2]
+3.3v VCCIO(2.5/3.3V) IO CMDCANR[0..2]
2 1 DA20 99 162 DA33 DA46 CMDCAN9
-12V +12V IO D5/IO
4 3 DA19 100 161 DA34 DA45 CMDCAN8
DGND DGND DGND DGND IO D4/IO
6 5 DA18 101 160 DA35 DA44 CMDCAN7
+5vcon 5V 5V +5vcon IO IO
8 7 DA17 102 159 DA36 DA43 CMDCAN6
DGND DGND DGND DGND IO D3/IO
10 9 DA16 103 158 DA37 DA42 CMDCAN5
+5vcon 5V 5V +5vcon IO D2/IO
12 11 DIR2 104 157 DA38 DA41 CMDCAN4
NC NC IO D1/IO
14 13 DA40 CMDCAN3
DCLK
CONFIG
VCCINT(2.5V)
MSEL1
MSEL0
GNDINT
VCCIO(2.5/3.3V)
IO
IO
IO
IO
IO
IO
GNDINT
VCCIO(2.5/3.3V)
IO
IO
IO
IO
GNDINT
VCCINT(2.5V)
IO
IO
IO
IO
GNDINT
VCCINT(2.5V)
IO
IO
IO
IO
IO
IO
GNDINT
VCCIO(2.5/3.3V)
IO
IO
IO
IO
IO
IO
GNDINT
VCCIO(2.5/3.3V)
IO
IO
IO
IO
GNDINT
VCCINT(2.5V)
TDI
CE
D0
NC NC
16 15 DA39 CMDCAN2
NC NC
18 17 ACEX1K50(208) DA38 CMDCAN1
NC NC
20 19 DA37 CMDCAN0
105
106
107
108
109
110
111
112
113
114
115
116
117
118
119
120
121
122
123
124
125
126
127
128
129
130
131
132
133
134
135
136
137
138
139
140
141
142
143
144
145
146
147
148
149
150
151
152
153
154
155
156
3.3V 3.3V
22 21 DA36 DR9
DB_CLKS0 DB_CLKX0
24 23 DA35 DR8
DB_DX0 DB_FSX0
C 26 25 DA34 CMDCAN[0..9] DR7 C
DGND DGND DGND DGND CMDCAN[0..9]
28 27 DA33 DR6
NC DB_CLKR0
30 29 DA32 CMDDAC3 DR5
G2
DA15
DA14
DA13
DA12
DA11
DA10
DA9
DA8
DIR1
G1
DA7
DA6
DA5
DA4
DA3
DA2
DA1
DA0
DIR0
G0
DA31
DA30
DA29
DA28
DA27
DA26
DA25
DA24
DA39
DB_DR0 DB_FSR0
32 31 DA31 CMDDAC2 DR4
nCONFIG
TDO
DCLK
DATA
DGND DGND DGND DGND
CLKS1 34 33 DGND DGND DGND DGND DGND DGND DGND DGND DA30 CMDDAC1 DR3
DB_CLKS1 DB_CLKX1
TxDSP 36 35 DA29 CMDDAC0 DR2
DB_DX1 DB_FSX1
38 37 +2.5v +3.3v +3.3v +2.5v +2.5v +3.3v +3.3v +2.5v DA28 DR1
DGND DGND DGND DGND
40 39 DA27 DR0
NC DB_CLKR1
RxDSP 42 41 FSR1 DA26 CMDDAC[0..3]
DB_DR1 DB_FSR1 CMDDAC[0..3]
44 43 DA25
DGND DGND DGND DGND
TINP0 46 45 TOUT0 DA24 DR[0..9]
DB_TINP0 DB_TOUT0 DR[0..9]
EXTINT5 48 47 0 DA23 D15
DB_EINT5 NC
TINP1 50 49 TOUT1 ECLKOUT 1STPOSC2 2 DA22 D14
DB_TINP1 DB_TOUT1 1 2
52 51 +3.3v DA21 DIR2 D13
DGND DGND DGND DGND
54 53 EXTINT4 QUC1 CLK/IO DA20 DIR1 D12
NC DB_EINT4
56 55 4 DA19 DIR0 D11
1
NC NC VCC 0
58 57 3 OSC1 1STPOSC1 2 DA18 D10
NC NC OSCOUT 1 2
2
DGND DGND DGND DGND OE 1 2 +3.3v DIR[0..2]
CNTL0 64 63 CNTL1 2 DA15 D7
DB_CNTL0 DB_CNTL1 GND STPOSC3 1k
STAT0 66 65 STAT1 DA14 D6
DB_STAT0 DB_STAT1
EXTINT7 68 67 EXTINT6 4Mhz 0 DA13 G2 D5
DB_EINT7 DB_EINT6
70 69 DGND 1STPOSC4 2 DA12 G1 D4
NC DB_CE3# 1 2 DGND
72 71 DA11 G0 D3
NC NC
74 73 DA10 D2
NC NC
76 75 DA9 D1
DGND DGND DGND DGND
ECLKOUT 78 77 DA8 G[0..2] D0
DB_ECLKOUT DGND DGND G[0..2]
80 79 +2.5v DA7
DGND DGND DGND DGND
D DA6 D
1
1
1
1
DA5 D[0..15]
C310 C311 C312 C313 D[0..15]
CONNECTOR40X2 DA4
100nf 100nf 100nf 100nf DA3
2
2
2
2
DA2 Title
0 RxDSP
RxDSP
+3.3v DGND DA1 FPGA.SCH
RxDSP 1STP5 2 FSR1 TxDSP DA0
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1 2 TxDSP
Size Number Revision
C30 C31 C32 C33 C34 C35 C36 C37 C38 3/3
100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf A3
DA[0..55]
2
2
2
2
2
2
2
2
2
DA[0..55]
Date: 16/05/2007 Sheet of ODU
DGND File: P:\UsersPCB\..\FPGA.Sch Drawn By:
1 2 3 4 5 6 7 8
Annexes
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
1 2 3 4 5 6 7 8
DIR VCC
DA55 2 19
A1 G DGND
DA54 3 18 DB55
A2 B1
DA53 4 17 DB54
A A3 B2 A
DA52 5 16 DB53
A4 B3
DA51 6 15 DB52
A5 B4
DA50 7 14 DB51
A6 B5
DIR2 DA49 8 13 DB50
A7 B6
DIR1 DA48 9 12 DB49
A8 B7
DIR0 10 11 DB48
GND B8
DGND 74ABT245
DIR[0..2] Layout Directive Layout Directive
Layout Directive Layout Directive
Layout Directive Layout Directive
DIR[0..2]
i STP13 i i STP12 i i STP10B i
G2 0 0 0
G1 U10 +3.3v +3.3v U11 +3.3v Layout Directive Layout Directive
G0 DIR0 1 20 1 20 i i Layout+5v VCC4
Directive Layout Directive
Layout+5v VCC3
Directive Layout Directive +5v VCC12
DIR VCC DIR VCC STP10D
DA0 2 19 G0 DA24 2 19 i i i i Layout Directive Layout Directive
A1 G A1 G DGND STP11 STP10A
DA1 3 18 DB0 DA25 3 18 DB24 0 i i
A2 B1 A2 B1 STP10C
G[0..2] DA2 4 17 DB1 DA26 4 17 DB25 0 0
G[0..2] A3 B2 A3 B2
DA3 5 16 DB2 DA27 5 16 DB26 +5v VCC14 0
A4 B3 A4 B3
DA4 6 15 DB3 DA28 6 15 DB27 +5v VCC2 +5v VCC11
A5 B4 A5 B4
DA5 7 14 DB4 DA29 7 14 DB28 +5v VCC13
A6 B5 A6 B5
DA6 8 13 DB5 DA30 8 13 DB29 CN14D NE PLACER QU' UN SEUL STRAP
A7 B6 A7 B6
DA7 9 12 DB6 DA31 9 12 DB30
A8 B7 A8 B7 DGND 1
10 11 DB7 10 11 DB31 DB55
GND B8 GND B8 2
DB54
3
DGND 74ABT245 DGND 74ABT245 DB53
4
DB52
5
U12 +3.3v +3.3v U13 +3.3v DB51
6
DIR1 1 20 1 20 DB50
B DIR VCC DIR VCC 7 B
DA8 2 19 G1 DA32 2 19 DB49
A1 G A1 G DGND 8
DA9 3 18 DB8 DA33 3 18 DB32 DB48
A2 B1 A2 B1 9
DA10 4 17 DB9 DA34 4 17 DB33
A3 B2 A3 B2 VCC14 10
DA11 5 16 DB10 DA35 5 16 DB34
A4 B3 A4 B3 CON10
DA55 DA12 6 15 DB11 DA36 6 15 DB35 CN13 CN14
A5 B4 A5 B4
DA54 DA13 7 14 DB12 DA37 7 14 DB36
A6 B5 A6 B5 DGND 1 DGND 1
DA53 DA14 8 13 DB13 DA38 8 13 DB37 DB23 DB31
A7 B6 A7 B6 2 2
DA52 DA15 9 12 DB14 DA39 9 12 DB38 DB22 DB30
A8 B7 A8 B7 3 3
DA51 10 11 DB15 10 11 DB39 DB21 DB29
GND B8 GND B8 4 4
DA50 CN10 DB20 CN14A DB28
5 5
DA49 DGND 74ABT245 DGND 74ABT245 DB19 DB27
DGND 1 6 DGND 1 6
DA48 DB7 DB18 DB31 DB26
2 7 2 7
DA47 U14 +3.3v +3.3v U15 +3.3v DB6 DB17 DB30 DB25
3 8 3 8
DA46 DIR2 1 20 1 20 DB5 DB16 DB29 DB24
DIR VCC DIR VCC 4 9 4 9
DA45 DA16 2 19 G2 DA40 2 19 DB4 DB28
A1 G A1 G DGND 5 VCC4 10 5 VCC11 10
DA44 DA17 3 18 DB16 DA41 3 18 DB40 DB3 DB27
A2 B1 A2 B1 6 11 6 11
DA43 DA18 4 17 DB17 DA42 4 17 DB41 DB2 DB26
A3 B2 A3 B2 7 12 7 12
DA42 DA19 5 16 DB18 DA43 5 16 DB42 DB1 DB25
A4 B3 A4 B3 8 13 8 13
DA41 DA20 6 15 DB19 DA44 6 15 DB43 DB0 DB24
A5 B4 A5 B4 9 14 9 14
DA40 DA21 7 14 DB20 DA45 7 14 DB44
A6 B5 A6 B5 VCC2 10 15 VCC11 10 15
DA39 DA22 8 13 DB21 DA46 8 13 DB45
A7 B6 A7 B6 CON10 16 CON10 16
DA38 DA23 9 12 DB22 DA47 9 12 DB46
A8 B7 A8 B7 17 17
DA37 10 11 DB23 10 11 DB47 CN11 CN14B
GND B8 GND B8 18 18
DA36
DGND 1 19 DGND 1 19
DA35 DGND 74ABT245 DGND 74ABT245 DB15 DB39
2 DGND 20 2 DGND 20
DA34 DB14 DB38
3 DGND 21 3 DGND 21
DA33 DB13 DB15 DB37 DB39
4 22 4 22
C DA32 DB12 DB14 DB36 DB38 C
5 23 5 23
DA31 DB11 DB13 DB35 DB37
6 24 6 24
DA30 DB10 DB12 DB34 DB36
7 25 7 25
DA29 DB9 DB11 DB33 DB35
8 26 8 26
DA28 DB8 DB10 DB32 DB34
9 27 9 27
DA27 DB9 DB33
VCC3 10 28 VCC12 10 28
DA26 DB8 DB32
CON10 29 CON10 29
DA25
VCC3 30 VCC12 30
DA24 CN12 CN14C
31 31
DA23
DGND 1 32 DGND 1 32
DA22 DB23 DB47
2 33 2 33
DA21 DB22 DB46
3 34 3 34
DA20 PT10 PT15 DB21 DB45
4 35 4 35
DA19 DIR0 DB16 DB20 DB44
1 1 5 36 5 36
DA18 DB19 DB43
6 37 6 37
DA17 CON1 CON1 DB18 DB42
7 38 7 38
DA16 DB17 DB41
8 39 8 39
DA15 PT11 PT16 DB16 DB40
9 DGND 40 9 DGND 40
DA14 G0 DB24
1
1
1
1
1
1
1
47 47
DA7 CON1 CON1 DB1 DB41
C10 C11 C12 C13 C14 C15 C16 48 48
DA6 DB0 DB40
100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 100nf 49 49
DA5 PT13 PT18
2
2
2
2
2
2
2
VCC2 50 VCC13 50
D DA4 DB0 DB40 D
1 1
DA3 DGND CON50 CON50
DA2 CON1 CON1
DA1
DA0 PT14 Title
1
DB8 BUFF.SCH
DA[0..55] CON1 Size Number Revision
DA[0..55]
1/3
A3
Date: 16/05/2007 Sheet of ODU
File: P:\UsersPCB\..\BUFF.Sch Drawn By:
1 2 3 4 5 6 7 8
vii
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
1 2 3 4 5 6 7 8
viii
PT1 PTL0
+15v +5v
Layout Directive Layout Directive Layout Directive
1
1
B1 i DT1 i i FL0
+5v -15v +15v
1 GND +15vCON +15v +5v +5vCON
PT0
2 +15vCON LITTELFUSE 125mA
10BQ060 +CT1 GND
3 -15vCON DZL0
RLED0 RLED2 RLED1 Layout Directive CT2 Layout Directive
1
220uf/25v +CL0
680 27k 27k W2313R5MMV i 100nf i CL1 5v Choisir zener 5v boitier SMB
STPT1 22uf/35v
Layout Directive 220nf
A GND AGND A
1
2
1
0 i STPL0
+CT3 DGND GND
LED0 LED2 LED1 Layout Directive CT4 Layout Directive GND
220uf/25v 0
HLMP-1700 HLMP-1700 HLMP-1700 i DT2 100nf i
KA
AK
KA
DECOUPLAGE ALIM +5v
-15vCON -15v
B2
2
1
2
10BQ060
1
1 GND
2 +5vCON
DGND AGND DECOUPLAGE ALIM +15v -15v PT2
W2312R5MILH -15v
J12 J16
VIN2 VIN6 MesU INR[0..2]
2 2 INR[0..2]
/VIN2 /VIN6 MesU.SchDoc
1 1
VIN[0..9] INF[0..2]
VIN[0..9] INF[0..2]
MOLEX 22-27-2021 MOLEX 22-27-2021 CompV
VN[0..9] CompV.SchDoc SIGNEI[0..2]
VN[0..9] SIGNEI[0..2]
J13 J17
VIN3 VIN7 /VIN[0..9] VREFVM IM[0..2]
1 2 3 4
Annexes
AGND
CONA
1
34
A A
VN0 18
VN[0..9] 2
VN[0..9] AGND
VN1 35
CN14A 19
AGND
3
DGND 1
/RESET ON/OFFOND VN2 36
/RESET 2
/DEF0 AQUITDEF 20
/DEF0 3 AGND
DEF1 /RESET VN0 => VIN0 VN3 4
DEF1 4
ON/OFFOND /DEF0 AGND => /VIN0 37
ON/OFFOND 5 AGND
AQUITDEF DEF1 21
AQUITDEF 6
SIGNEI0 VN1 => VIN1 VN4 5
7
SIGNEI[0..2] SIGNEI1 AGND => /VIN1 38
SIGNEI[0..2] 8 AGND
SIGNEI2 VN5 22
9
VN2 => VIN2 6
VCC11 10 AGND
AGND => /VIN2 39
CON10 VN6 23
CN14B VN3 => VIN3 7
AGND
AGND => /VIN3 VN7 40
DGND 1
IM0 24
B 2 AGND B
IM[0..2] IM1 VN4 => VIN4 8
IM[0..2] 3
IM2 AGND => /VIN4 VN8 41
4
VM0 25
5 AGND
VM[0..3] VM1 VN5 => VIN5 VN9 9
VM[0..3] 6
VM2 AGND => /VIN5 42
7 AGND
VM3 26
8
VN6 => VIN6 INR0 10
9
AGND => /VIN6 43
VCC12 10 AGND
INR1 27
CON10 VN7 => VIN7 INR[0..2] 11
INR[0..2] AGND
CN14C AGND => /VIN7 44
INR2 28
DGND 1
VN0 VN8 => VIN8 12
2 AGND
VN1 AGND => /VIN8 INF0 45
3
VN2 29
4 AGND
VN3 VN9 => VIN9 13
5
VN4 AGND => /VIN9 INF1 46
6
VN5 INF[0..2] 30
7 INF[0..2] AGND
VN6 INF2 14
C 8 C
SPARE1 47
9 AGND
31
VCC13 10
15
CON10 48
INR0 => VIN10 32
AGND => /VIN10 TRIG0 16
Layout Directive TRIG1 49
STPCON? i INR1 => VIN11 TRIG2 33
AGND => /VIN11 Layout Directive TRIG3 17
0 STPCON? i 50
INR2 => VIN12
+5v VCC11 AGND => /VIN12 0 SUBD50
DGND FEMELLE
Layout Directive INF0 => VIN13 DGND AGND
STPCON? i AGND => /VIN13
DSPACE
Alimentations
Continues
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Bornier de connexion
Sondes différentielles
Carte MeF
Carte FPGA
Résistance de bus
Relais statiques Onduleur
Contacteurs
Contacteur de bus
+
Sondes à effet hall
Face avant
Inductances, pond de diode...
suivantes :
→
− −→ − → − →
V1 = V d + V i + V o (26)
→
− −→ −
→ − →
V 2 = a2 V d + aV i + V o (27)
→
− −→ −
→ − →
V 2 = aV d + a2 V i + V o (28)
E
B
Vd
V2
O
V3
Voo’ O’
aV d C
D
Vi V
1
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
a2 V d
A
Fig. 44 – Construction géométrique des composantes symétriques sur le système
triphasé
Vi
Vd
On peut voir que ces équations ne dépendent plus du point 0 qui est en pratique
très difficile à connaître sur une charge. En utilisant les composantes composées
des tensions ou courant, on se passe de la composante homopolaire.
α a/2 Vd
f a/2
h
c
C
D
Vi b
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
A
Fig. 46 – Notations pour la construction de Vd
les valeurs maximales ou efficaces des tensions composées pour réaliser ce calcul
mais on conviendra que toutes les grandeurs sans vecteur correspondent aux normes
−→ −→
des vecteurs. Notons aussi que a,b et c correspondent aux normes de BA, CA et
−−→
CB.
L’angle α peut être calculé à l’aide du théorème d’Al-Kashi qui est une géné-
ralisation du théorème de Pythagore :
a2 + c 2 − b 2
α = arccos( ) (35)
2ac
il vient alors :
a/2 a2 c
Bh = = 2 (36)
cos(α) a + c 2 − b2
et :
hf = |Bh2 − (a/2)2 | (37)
√
Le triangle BEC étant équilatéral, on a f E = ( 3 ∗ a)/2. On peut alors facile-
ment calculer les vecteurs :
−→ Bh −→ 1 −−→
hf = − BA + BC (38)
√ c 2
−−→ 3a − → 1 −−→
BE = hf + BC (39)
2 ∗ hf 2
On peut alors aisément calculer Vd comme :
−→ 1 −−→ −→
Vd = (−BE + BA) (40)
3
−
→ 1 −−→ −→
Vi = (BE + CA) (41)
3
xvi Annexes
−−→
En refaisant la démarche pour VCA , on peut trouver aisément aV d et a2 V i et de
cette façon reconstruire parfaitement les systèmes directs et inverses. Nous avons
procédé à quelques simulations pour vérifier le bon fonctionnement de la méthode
et il apparaît qu’elle est efficace si la fréquence, les déphasages et les amplitudes
changent. La figure 47 présente le début de l’algorithme, un petit temps d’une
demi-période réseau est nécessaire pour calculer les valeurs efficaces, ensuite on
obtient bien les deux systèmes direct et inverse. La figure 4.8 présente la réponse
Tension (V)
1000
500
Tensions
0
composées
du réseau
-500
Temps (s)
-1000
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
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1000
Tensions 500
composées
0
directes
-500
-1000
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
500
Tensions
composées 0
inverses
-500
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
Variation de l’amplitude
Changement de fréquence
Tension (V)
Variation du déséquilbre
1000
500
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Tensions
composées 0
du réseau
-500
Temps (s)
-1000
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6
1000
Tensions 500
composées
0
directes
-500
-1000
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6
500
Tensions
composées 0
inverses
-500
0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6
lC Rdem
VCA2
IA
Vbus VCA1 SCC3 SCC2 SCC1
IC Ich1 Ich2 Ich3
Vc32 Vc31 C
Un signal d’inhibition globale des ordres de commande (IN IB) est utilisé. Si
il passe à 0 (présence de défaut), tous les ordres de commande sont inhibés.
IA > 0
inib1 = 1
si : alors : SCA2 = 1
VCA2 > Vbus ∗ 0.8
VCA1 < Vbus ∗ 0.4
(
IN IB = 1
si : alors : inib1 = 0
VCA1 > Vbus ∗ 0.4
Les relevés suivants(fig 50) montrent le déroulement de la pré-charge de la phase
1 en partant d’une valeur de tension de bus à 350V.
3
Vflott(V) 1 5
4
2
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If1(A)
Sc13
Sc13bis
Sc12
Sc12bis
Sc11
Sc11bis
A A A
Vc12 Vc11 Vc12 Vc11 Vc12 Vc11
B B B
Vc22 Vc21 Vc22 Vc21 Vc22 Vc21
C C C
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
capacités peut se faire par palier pour toujours garantir de ne pas dépasser les
tensions maximales supportables par les interrupteurs.
Pour la pré-charge des phases 2 et 3, tout se passe de la même manière mais
cela se déroule toujours séquentiellement, une capacité après l’autre.
Résultats de simulation
Les résultats de la figure 52 correspondent à la pré charge de l’onduleur multi-
cellulaire dans le cas du filtrage actif. Nous allons considérer que nous travaillons
sur un réseau 400V/50Hz. La tension du bus continu de l’onduleur est comprise
entre 700 et 1000V. les interrupteurs ne doivent pas voir à leurs bornes une tension
supérieure à 350V.
En regardant ce qui se passe au niveau de la pré-charge, on observe les relevés
de simulation de la figure 53. Les capacités flottantes se chargent en 0.1 seconde,
ce qui est très court. En faisant une pré-charge séquentielle de chaque phase, on
simplifie la complexité de la pré charge.
Conclusion
La pré charge présentée est intéressante car la logique est assez simple, on
utilise que des états classiques du convertisseurs. On ne commande jamais plus de
3 interrupteurs en même temps et on passe en configuration pont de diode entre
2 phases de pré-charge. Par rapport à la détection du 0 du courant, on pourra
se prendre une marge contre les bruits en pratique, ce qui ralentira la pré-charge
de façon non significative. La décharge se fera naturellement en connectant la
resistance de décharge sur le bus continu et en ouvrant le contacteur Kf iltre .
xxii Annexes
Fermeture de K1
If1(A)
tel-00554206, version 1 - 10 Jan 2011
Vbus(V)
2
1
xxiii
xxiv Bibliographie