Afnor: Février 2004
Afnor: Février 2004
février 2004
AFNOR
Association Française
de Normalisation
www.afnor.fr
Ce document est à usage exclusif et non collectif des clients AFNOR SAGAWEB.
Toute mise en réseau, reproduction et rediffusion, sous quelque forme que ce soit,
même partielle, sont strictement interdites.
This document is intended for the exclusive and non collective use of AFNOR SAGAWEB.
(Standards on line) customers. All network exploitation, reproduction and re-dissemination,
even partial, whatever the form (hardcopy or other media), is strictly prohibited.
SAGAWEB
XP P 18-594
Février 2004
ICS : 91.100.15
Granulats
Méthodes d'essai de réactivité aux alcalis
Norme expérimentale
publiée par AFNOR en février 2004.
© AFNOR 2004 — Tous droits réservés
Analyse Dans la série des normes P 18-... qui concerne les granulats, le présent document
définit une méthodologie d'évaluation de la stabilité des granulats en milieu alcalin.
Il autorise ainsi leur qualification vis-à-vis de l’alcali-réaction.
Ce document est très largement inspiré des normes françaises qu'il remplace.
Modifications Par rapport aux documents remplacés, regroupement de parties de plusieurs nor-
mes avec modifications de certains matériels et définition d’une procédure à deux
niveaux.
Corrections
Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, avenue Francis de Pressensé — 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.fr
M AUSSEDAT UNPG
M BARCIET SNCF
M ROUDIER LCPC
M BRESSON CERIB
M COQUILLAT CEBTP
MME DECREUSE ATCG
M DELALANDE LRPC
M DELORME LRPC
M DELORT ATILH
M DESMOULIN USIRF
M DUPONT SETRA
M DUPRAY LRPC
M EXBRAYAT USIRF
M GAND UNPG
M GONNON OMYA SAS
M GROSJEAN UNM
M HAGER SNCF
M HAWTHORN UNPG
M HESLING AFNOR
M HUVELIN UNPG
M JEANPIERRE EDF
M MIERSMAN SURSCHISTE
M MISHELLANY LRPC
M MORIN SNCF
M PASQUIER EUROVIA
M PEREME CTPL
M PIKETTY PIKETTY FRERES
M PIMIENTA CSTB
M RELLIER UNPG [EUROVIA]
M ROBINET SNCF
M ROUDIER LCPC
M ROUSSEL LRPC
M SOURZAT UNPG
M VERHEE USIRF
M WAGNER AFNOR
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
—3— XP P 18-594
M BOLLOTTE CTG
M DELORT ATILH
M HAWTHORN UNPG
M HASNI CEBTP
M HORNAIN LERM
M HUVELIN RMC
M JEANPIERRE EDF
M LINGER VINCI CONSTRUCTION
M MICHEL LAFARGE
M VECOVEN HOLCIM DTA
M MORIN SNCF
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 —4—
Sommaire
Page
Avant-propos ...................................................................................................................................................... 5
3 Généralités ........................................................................................................................................ 6
4 Définitions ......................................................................................................................................... 6
4.1 Qu’est ce qu’un granulat NR ? ............................................................................................................ 6
4.2 Qu’est ce qu’un granulat PR ? ............................................................................................................ 6
4.3 Qu’est ce qu’un granulat PRP ? .......................................................................................................... 7
4.4 Essai crible .......................................................................................................................................... 7
4.5 Essai à long terme .............................................................................................................................. 7
Bibliographie .................................................................................................................................................... 32
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
—5— XP P 18-594
Avant-propos
Par rapport aux normes précédentes, ce document reprend pour l'essentiel en les améliorant les procédures de
qualification des granulats. Il demande une prise en compte de la nature pétrographique. Il offre ensuite la possi-
bilité d'une qualification rapide mais quelquefois trop sécuritaire ou d'une qualification à long terme mais plus pro-
che du comportement réel dans les ouvrages. Ceci conduit à une amélioration significative des essais précédents.
1 Domaine d'application
Le présent document décrit les méthodes d'essai permettant de qualifier la réactivité d'un granulat et d'en affirmer
de façon certaine le caractère non réactif. Parmi celles ci, il existe des méthodes rapides capables de donner un
résultat en une semaine, cet avantage étant compensé par une sévérité excessive. Ces méthodes, associées à
la pétrographie, autorisent un classement en : Non Réactif (NR), Potentiellement Réactif (PR), Potentiellement
Réactif à effet de Pessimum (PRP) selon des critères spécifiés dans le fascicule de documentation FD P 18-542.
Les définitions de ces termes sont données à l'article 4 de ce document.
Ces méthodes qualifient avec certitude la Non Réactivité d'un granulat mais du fait de leur agressivité, elles ne
peuvent qualifier avec certitude la réactivité d'un matériau.
Les procédures opératoires qui répondent à ce critère de rapidité constituent un crible satisfaisant et sont pour
cela appelées essais cribles.
Ces essais sont présentés à l'article 5 du présent document. Cet article décrit une méthode de référence
(article 5.1) et deux variantes (article 5.2 et article 5.3 1)).
Ces procédures sont considérées comme donnant des résultats équivalents mais en cas de litige, seule la
méthode de référence fera foi.
Un essai à long terme est également décrit à l'article 6. Cette méthode qualifie avec certitude la réactivité des gra-
nulats vis-à-vis des alcalins.
2 Références normatives
Le présent document comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces réfé-
rences normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci-après.
Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publications ne
s'appliquent à ce document que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision. Pour les références non
datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique (y compris les amendements).
NF EN 197-1, Ciment — Partie 1 : Composition, spécifications et critères de conformité des ciments courants
(indice de classement : P 15-101-1).
NF EN 196-1, Méthodes d’essais des ciments — Partie 1 : Détermination des résistances mécaniques (indice de
classement : P 15-471).
NF EN 196-2, Méthodes d’essais des ciments — Partie 2 : Analyse chimique des ciments (indice de classement :
P 15-472).
NF EN 196-3, Méthodes d’essais des ciments — Partie 3 : Détermination du temps de prise et de la stabilité (indice
de classement : P 15-473).
NF EN 196-21, Méthodes d’essais des ciments — Partie 21 : Détermination de la teneur en chlorures, en dioxyde
de carbone et en alcalis dans les ciments (indice de classement : P 15-478).
NF EN 932-1, Essais pour déterminer les propriétés générales des granulats — Partie 1 : Méthodes d’échantillon-
nage (indice de classement : P 18-621-1).
1) La méthode décrite en 5.3 est basée sur la mesure de la solubilité de la silice en milieu alcalin. Elle peut, sous
certaines conditions, apporter des informations intéressantes sur la réactivité du matériau. Elle pourra être
mise en œuvre lors de travaux de recherche sur les causes de la réactivité.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 —6—
NF EN 932-2, Essais pour déterminer les propriétés générales des granulats — Partie 2 : Méthodes de réduction
d’un échantillon de laboratoire (indice de classement : P 18-621-2).
NF EN 12350-2, Essai pour béton frais — Partie 2 : Essai d’affaissement (indice de classement : P 18-439).
NF EN 12350-7, Essais pour béton frais — Partie 7 : Teneur en air — Méthode de la compressibilité (indice de
classement : P 18-443).
NF EN 12390-1, Essai pour béton durci — Partie 1 : Forme, dimensions et autres exigences relatives aux éprou-
vettes et aux moules (indice de classement : P 18-430).
NF P 18-353, Adjuvants pour bétons, mortiers et coulis — Mesure du pourcentage d’air occlus dans un béton frais
à l’aéromètre à béton.
FD P 18-542, Granulats naturels courants pour bétons hydrauliques — Critères de qualification des granulats vis-
à-vis de l’alcali-réaction.
3 Généralités
On désigne par alcali-réaction un ensemble de réactions chimiques où interviennent :
— d’une part certaines formes de silice ou de silicates, pouvant être présentes dans les granulats,
— d’autre part, les alcalins présents dans la solution interstitielle du béton.
Sous certaines conditions et notamment en présence d’eau et en l'absence de précautions particulières, ces réac-
tions peuvent conduire à des désordres.
Le risque de désordres dépend du comportement de l’ensemble du squelette granulaire. Aussi, pour prévenir ce
risque, il est nécessaire que les essais qualifient soit séparément la fraction sable et la fraction gravillon, soit glo-
balement la totalité du mélange granulaire entrant dans la composition du béton.
La quantification des fines ne fait l’objet d’aucun test spécifique lorsqu'elles constituent un élément utilisé séparé-
ment des sables.
La qualification de ces dernières peut être réalisée à l’aide de l’essai décrit en 5.3 sous réserve que les restrictions
relatives à la présence d’alumine et de carbonate soient levées.
4 Définitions
La prévention des désordres dus à l'alcali réaction nécessite que les granulats soient classés soit :
—7— XP P 18-594
5 Essais cribles
Les potentialités d'expansion des granulats au contact des alcalins sont déterminées par la mesure de variations
dimensionnelles dans un essai de gonflement d'éprouvettes de mortier après autoclavage pendant 5 h à la tem-
pérature de 127 °C et à la pression relative de 0,15 MPa en milieu suralcalinisé.
5.1.2 Appareillage
XP P 18-594 —8—
Sable :
Pour la réalisation de l’essai, il convient de préparer un sable de granularité 0,160 mm – 5 mm par échantillonnage
ou s'il a lieu par concassage, suivant la norme NF EN 932-2. Après lavage et séchage à (80 ± 5) °C, le sable est
recomposé conformément au tableau ci après :
Trois mélanges sont préparés de manière à obtenir des mortiers à différents rapports «Ciment/granulat» (C/G) :
— mélange 1 : C/G = 0,5 ;
— mélange 2 : C/G = 1,25 ;
— mélange 3 : C/G = 2,5.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
—9— XP P 18-594
Les pourcentages en masse de chaque classe granulaire sont conservés, ce qui se traduit par le tableau suivant :
0,160/0,315 10 120 72 44
0,315/0,63 10 120 72 44
Gravillons :
Pour la réalisation de l’essai, il convient de les broyer préalablement jusqu’à l’obtention d’un sable 0/5 mm.
Mélanges granulaires : dans le cas des mélanges granulaires à plusieurs coupures, il est impératif de tenir compte
du rapport Gravillon/Sable de la formule étudiée.
La formule générale retenue pour la détermination des masses individuelles de chaque granulat dans une classe
est :
MGi = % Gi × MTCi
où :
MGi est la masse granulat i ;
% Gi est le pourcentage en masse de granulat Gi dans la formule étudiée ;
MTCi est la masse totale sable dans la classe granulaire i.
La masse minimale de sable requise pour l'essai est de 1,5 kg.
Qualification NR, PR
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 — 10 —
— 11 — XP P 18-594
Régler la puissance de chauffage de l'autoclave, de façon que le seuil de 0,15 MPa de pression relative et
de 127 °C soit atteint 1 h ± 10 min après la mise en marche. Maintenir la pression relative de (0,15 ± 0,01) MPa
et la température de (127 ± 2) °C pendant 5 h ± 10 min.
À la fin de l'autoclavage, arrêter le chauffage et régler l'ouverture de la soupape de détente de façon à faire revenir
la pression atmosphérique (0 MPa de pression relative) en 15 min environ.
Laisser refroidir les éprouvettes dans l'autoclave ou dans un récipient approprié, en les gardant constamment en
immersion dans l'eau qui a servi pour l'autoclavage dans une pièce régulée à (20 ± 1) °C.
Mesurer les longueurs finales des éprouvettes L1 ; (i =1, 2, 3) (18 ± 1) h après la fin de l'autoclavage, dès leur sortie
de l'eau, dans une pièce régulée à (20 ± 1) °C, en s'assurant du refroidissement complet du mortier à (20 ± 2) °C.
5.2.2 Appareillage
XP P 18-594 — 12 —
Légende
1 Corps 9 Couvercle
2 Pignon 10 Chapeau
3 Roulement 11 Axe
4 Arbre 12 Embout
5 Roulement 13 Support agitateur
6 Pignon 14 Agitateur
7 Roulement 15 Pot
8 Roulement
Figure 2 — Mini-malaxeur
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
— 13 — XP P 18-594
Dimensions en millimètres
NOTE Le malaxeur type NF EN 196-1 non modifié peut être utilisé en alternative, à condition de réaliser des gâchées
de 900 g environ.
Moules démontables en matériau autolubrifiant tel que PVC (à utiliser sans huile) et ne présentant pas de
sensibilité aux agents alcalins, permettant la confection de quatre éprouvettes parallélépipédiques de dimensions
(10 × 10 × 40) mm ± 0,5 mm. Les logements prévus pour recevoir le mortier sont équipés d'inserts en acier inoxy-
dable, vissés par l'extérieur et positionnés au centre des faces de section carrée. Ces pièces sont bloquées en
position. Les plans des moules et inserts sont donnés sur les figures 4 et 5.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 — 14 —
Dimensions en millimètres
Légende
1 Insert
2 Entretoise
3 Rampe
4 Logement pour éprouvette de mortier
Vis M 5 × 40 spécial pour inserts
— 15 — XP P 18-594
Dimensions en millimètres
Légende
1 Portée conique pour contact avec bille du comparateur
2 Saignée permettant le bon accrochage de la pâte de ciment
3 Filetage servant à la fixation de l’insert sur la paroi du moule
Figure 5 — Insert 6 pans 4/plats en acier inoxydable
Couvercles de moules rectangulaires de (100 × 180) mm, d'épaisseur 8 mm, en matière plastique, maintenus à
une distance de 5 mm de la surface.
Porte-éprouvettes en matériau résistant aux solutions alcalines à haute température (type polymère fluoré), per-
mettant de maintenir quatre éprouvettes en position verticale et sans contact entre elles à l'intérieur des récipients
en acier inoxydable.
Ballon à col large, muni d'un système permettant de positionner les éprouvettes sans contact entre elles, ni avec
les parois, verticalement au-dessus d'eau en ébullition.
Réfrigérant à boules et système permettant de recycler dans le ballon l'eau de condensation sans qu'elle ne coule
sur les éprouvettes.
Une référence de mesure : pièce en invar, de longueur L = (40 ± 0,05) mm, et aux extrémités adaptées à l'embout
du palpeur et du support de mesures.
XP P 18-594 — 16 —
P1 10 ± 0,05 60 ± 0,1
P2 10 ± 0,05 96 ± 0,1
Confection de mortier
Trois mélanges sont préparés, de manière à obtenir des mortiers de rapport ciment/granulat (C/G), respective-
ment égaux à 2, 5 et 10.
Les masses (en grammes) des constituants selon le rapport C/G et le type de malaxeur sont :
Utilisation du mini-malaxeur
Mélange 1 2 3
C/G 2 5 10
*) La quantité de soude Q NaOH à peser avec une précision de 0,05 g est calculée de façon à
obtenir une concentration en Na2O équivalent final de 1,5 % dans le ciment par la formule donnée
en 6.3.1.
Mélange 1 2 3
C/G 2 5 10
*) La quantité de soude Q NaOH à peser avec une précision de 0,05 g est calculée de façon à
obtenir une concentration en Na2O équivalent final de 1,5 % dans le ciment par la formule donnée
en 6.3.2.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
— 17 — XP P 18-594
Cure à la vapeur
Placer les éprouvettes dans le ballon à col large au-dessus de l'eau en ébullition. Veiller à éviter les contacts
mutuels, en séparant les éprouvettes de 2 mm, la vapeur d'eau doit pouvoir circuler librement autour des éprou-
vettes. Laisser 4 h en système clos.
Placer les éprouvettes dans l'enceinte de conservation à (20 ± 2) °C et à humidité relative de 100 % jusqu'à ce
qu'elles atteignent 20 °C (entre 4 h et 24 h).
Cure alcaline
Disposer les quatre éprouvettes de la même série dans les porte-éprouvettes, eux-mêmes placés dans les réci-
pients en acier inoxydable. Recouvrir de solution KOH 10 %. Mettre à l'étuve à (150 ± 2) °C pendant (360 ± 10) min.
Sortir les éprouvettes, les rincer à l'eau déminéralisée, tamponner les six faces sur papier absorbant et placer en
enceinte de conservation pendant (60 ± 5) min.
Vérifier la propreté des inserts.
Effectuer les mesures de longueur l1 des éprouvettes.
Garder les éprouvettes dans l'enceinte de conservation à (20 ± 2) °C et mesurer à nouveau le lendemain pour
contrôle.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 — 18 —
avec :
n numéro de l'éprouvette ;
L longueur de référence ;
l0 mesure initiale ;
l1 mesure finale (après cure alcaline).
Pour chaque série C/G = 2, 5 et 10, le résultat exprimé en pourcentage est la moyenne des e(n) des quatre éprou-
vettes correspondantes. Lorsque la déformation relative moyenne est supérieure à 0,03 %, la déformation relative
de chaque éprouvette ne doit pas s'écarter de ± 15 % de la moyenne.
Parmi les trois résultats à C/G = 2, 5 et 10, l'expansion la plus élevée est retenue pour évaluer la réactivité du
granulat testé.
Précision de l'essai
La répétabilité r, pour des niveaux de valeurs compris entre 0,016 et 0,336 est de 0,2 X + 0,02.
5.3.2 Appareillage
— 19 — XP P 18-594
Dimensions en millimètres
Légende
1 Vis de serrage M8
2 Couvercle moleté
3 Corps cylindrique intérieur poli
4 Joint torique
5 Étrier
Figure 6 — Pièces métalliques en acier inox 18/10
pH-mètre.
Colorimètre pour dosage de la silice, permettant de mesurer l'absorption à 401,6 nm.
Photomètre de flamme pour dosage du sodium à la longueur d'onde de 589 nm, répondant aux prescriptions de
la norme NF EN 196-21.
NOTE D'autres moyens analytiques du dosage du sodium et du silicium peuvent être utilisés (torche à plasma, spectro-
photomètre d'absorption atomique, électrode spécifique...). Ils doivent alors être mentionnés dans le procès-verbal d'essai
ainsi que les normes de référence.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 — 20 —
3) Réactif molybdique.
Dissoudre 18,75 g d'heptamolybdate d'ammonium [(NH4)6 Mo7O24.4H2O] dans de l'eau et compléter à 500 ml.
7) Solution de pH 1,6.
Diluer HCI concentré avec de l'eau distillée et amener le pH à 1,6 à l'aide d'un pH-mètre, (environ 4 ml d'HCl
par litre).
Teneurs en SiO2 mg/200 ml 0 0,21 0,53 1,07 2,14 3,20 4,28 5,35 6,42
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
— 21 — XP P 18-594
Ajouter 10 ml de la solution de NaF (5.3.3-4)) puis, après une attente de 5 min, ajouter 80 ml de la solution saturée
d'acide borique (5.3.3-5)).
À l'aide de la solution de soude (5.3.3-9)) ou d'acide sulfurique (5.3.3-8)), amener le pH des solutions d'attaque à
un pH voisin de 1,45. Réaliser cette opération à l'aide d'un pH-mètre étalonné avec la solution tampon pH = 1,4
(5.3.3-6)).
Introduire, au moyen d'une pipette, 10 ml de la solution de molybdate d'ammonium (5.3) dans la solution (temps 0).
Ajuster le pH de la solution à 1,60 en ajoutant soit de la soude (5.3.3-9)), soit de l'acide sulfurique (5.3.3-8)).
Transvaser les solutions dans des ballons jaugés de 200 ml.
Rincer les béchers au moyen d'acide chlorhydrique dilué à pH = 1,60 (5.7) et ajuster les ballons jaugés au trait.
Homogénéiser.
(20 ± 1) min après l'introduction du molybdate d'ammonium, mesurer la densité optique au photo-colorimètre
(5.3.2.2), en utilisant des cuves de 1 cm de longueur optique, à la longueur d'onde de 401,6 nm. Porter sur un
graphique les densités optiques mesurées, en fonction des teneurs en silice correspondante données au Tableau 1.
Préparation des solutions étalons et des courbes de Na2O.
Remarque préliminaire : le principe de la détermination de la teneur en alcalins, les réactifs, ainsi que la prépara-
tion des solutions étalons correspondent à ceux de l'article 7 de la norme NF EN 196-21 ; seule diffère la gamme
de concentration des solutions étalons, qui est étendue à des valeurs supérieures, pour mieux s'adapter aux
concentrations élevées des filtrats à doser.
Solution étalon d'oxyde de sodium (Na2O).
Dissoudre dans l'eau 1,886 g de chlorure de sodium (NaCl), préalablement séchés à 110 °C pendant 30 min.
Amener cette solution à 500 ml.
Elle contient 2 mg d'oxyde de sodium par millilitre, exprimé en Na2O.
Établissement de la courbe d'étalonnage.
Dans des fioles jaugées de 200 ml, introduire au moyen d'une burette, les volumes de solution d'étalonnage indi-
qués au Tableau 2.
XP P 18-594 — 22 —
Pendant l'opération recueillir fréquemment les éléments inférieurs à 100 µm. Peser chaque fois cette fraction et
l'ajouter au passant à 100 µm.
Arrêter le broyage lorsque le refus à 315 µm est compris entre 3 % et 5 % et la quantité d'éléments inférieurs
à 100 µm produite est comprise entre 30 % et 45 %.
Mélanger les deux fractions granulométriques et homogénéiser l'échantillon. Déterminer sa courbe granulométri-
que entre 40 µm et 100 µm et la faire figurer sur le procès-verbal d'essai.
Peser trois prises d'essai de (25 ± 0,01) g, pour chaque échéance de temps.
Légende
1 Zone PRP
2 Zone PR
3 Zone NR
— 23 — XP P 18-594
6.1 Principe
Le potentiel d’expansion des granulats en milieu humide et en présence d’alcalins, est mesuré par un essai de
gonflement d’éprouvettes de béton conservées à (38 ± 2) °C et 100 % d’humidité relative.
Cet essai peut être réalisé avec tous les granulats. Il permet, avec la prise en compte de la démarche pétrogra-
phique, de les qualifier en trois classes NR, PR, PRP, en application du fascicule de documentation FD P 18-542.
Lorsque la détermination porte sur un sable, le gravillon entrant dans la composition du béton est obligatoirement
un calcaire ayant une teneur en silice (SiO2) inférieure à 4 %.
Lorsque la détermination porte sur un gravillon, le sable entrant dans la composition du béton est un sable calcaire
dont la teneur en silice est inférieure à 4 % ou tout autre sable qualifié sans ambiguïté de NR, c’est-à-dire ne don-
nant pas lieu à une expansion supérieure à la moitié de la valeur seuil d’un des tests cribles.
Lorsque la détermination porte sur un mélange granulaire (sable + gravillon ou mélange à béton 0/20), le mélange
est utilisé tel quel.
6.2 Appareillage
6.2.1 Appareillage d’usage courant
Concasseur permettant d’obtenir un 0/20 à partir d’un 0/D.
Tamis normalisés de 4 mm et 20 mm.
Malaxeur à béton à axe vertical.
Cône d'ABRAMS (NF P 18-451).
Table vibrante.
Aéromètre pour béton (NF P 18-353). NF EN 12350-7.
Balance dont la portée limite est compatible avec les masses à peser et permettant de faire toutes les pesées
avec une précision relative de 0,1 %.
Chronomètre (à la seconde près).
Moules pour éprouvettes prismatiques de 70 mm × 70 mm × 282 mm permettant de fixer des plots de mesure.
Ceux-ci doivent être disposés pour avoir une longueur de mesure effective de l’éprouvette de 250 mm (Figure 8).
Les tolérances sur les dimensions sont de ± 1 mm.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
XP P 18-594 — 24 —
Dimensions en millimètres
— 25 — XP P 18-594
Dimensions en millimètres
XP P 18-594 — 26 —
Dimensions en millimètres
Légende
1 Forme qui évite les retombées de condensation
2 Couvercle
3 Joint d’étanchéité
4 Poignée articulée
5 Grille inox maille de 80, pour positionner les prismes
6 Tôle inox de 1,5
7 Prisme 70 × 70 × 282
8 Grille inox, maille de 10
9 Eau
Réacteur métallique équipé de résistances chauffantes immergées dans l’eau, assurant à l'intérieur du conteneur
la température de (38 ± 2) °C et 100 % d'humidité relative (Figure 11).
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
— 27 — XP P 18-594
Dimensions en millimètres
Légende
1 Tôle inox
2 Calorifuge
3 Conteneur
4 Eau
5 Thermoplongeur
6 Grille inox
7 Thermocouple de régulation
8 Couvercle
XP P 18-594 — 28 —
2) Seule la fraction 4/20 est réincorporée à la prise d’essai si l’échantillon est un gravillon de roche meuble.
SAGAWEB pour : LABO CBTP le 6/2/2004 - 8:04
— 29 — XP P 18-594
Pour qualifier un mélange granulaire 0/D (avec D > 20 mm), la quantité à utiliser est de l’ordre de 1 760 kilogram-
mes par mètre cube mais elle peut varier autour de cette valeur en fonction de la quantité d’eau et d’air occlus.
Le gâchage du béton est effectué au malaxeur dans une salle à (20 ± 2) °C. Introduire les constituants du béton
dans le malaxeur dans l’ordre suivant : Environ la moitié des gravillons, du sable et de l’eau contenant l’ajout
de NaOH.
Malaxer 30 s,
Introduire le ciment puis
Le reste des gravillons, de sable et d’eau.
Malaxer le béton pendant 3 min (rotation recommandée : (17 ± 3) tr/min).
Tableau résumant les règles de formulation :
Qualification
Constituants Qualification d’un sable Qualification d’un gravillon
d’un mélange granulaire
Sable 255 l 660 kg/m3 de 4/20 NR à ajuster 1 760 kg/ m3 de mélange 0/D,
de même que l’eau pour obtenir avec D ≤ 20 mm, utilisé tel quel.
du sable à qualifier
1 m3 de béton compacté en place La proportion d’eau est ajustée
de consistance S2 pour obtenir 1 m3 béton
compacté de consistance S2.
Concassage ménagé du > 20 mm
et réincorporation du produit dans
le mélange dans le cas des
roches meubles. Élimination
du > 20 mm dans les autres cas.
XP P 18-594 — 30 —
— 31 — XP P 18-594
• L t2 = L t2 – L 02
• L t3 = L t3 – L 03
XP P 18-594 — 32 —
Bibliographie