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Guide des Plans Établissements Répertoriés

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GUIDE D’ELABORATION

DES PLANS ETABLISSEMENTS


REPERTORIES (ETARE)

2017
Sommaire
PRÉAMBULE ............................................................................................................................. 5

I. PLAN D’ETABLISSEMENT REPERTORIE (PLAN ETARE) .................................................. 7

I.1 Cadre réglementaire......................................................................................................... 8

I.2 Objectifs du plan ETARE ................................................................................................. 9

I.3 Classification des établissements répertoriés............................................................... 9

I.4 Constitution d’un plan ETARE ...................................................................................... 10

II. MÉTHODE DE RÉALISATION D’UN PLAN ETARE ........................................................... 13

II.1 Elaboration d’un plan ETARE ....................................................................................... 14

II.1.1 La 1ère étape : la prise de contact avec l’exploitant et visite de l’établissement ......... 14
II.1.2 La 2ème étape : l’analyse générale des risques .......................................................... 15
II.1.3 La 3ème étape : La rédaction d’un plan ETARE ........................................................ 17

II.2 Validation du plan ETARE ............................................................................................ 17

II.3 Diffusion du plan ETARE .............................................................................................. 17

II.4 Mise à jour du plan ETARE........................................................................................... 18

II.5 Récapitulatif de la réalisation d’un plan ETARE ......................................................... 19

III. SYMBOLES UTILISES POUR UN PLAN ETARE............................................................... 21

IV. ANNEXES .......................................................................................................................... 25

Annexe 1 : Fiche de renseignement .................................................................................. 27


Annexe 2 : Classification des etablissements recevant du public ...................................... 37
Annexe 3 : Recueil des donnees necessaires a l’analyse des risques.............................. .39
Annexe 4 : Exemple de plan etare format simplifie ............................................................ 41
Annexe 5 : Exemple de plan etare format atlas ................................................................. 43

LEXIQUE.................................................................................................................................. 55

3
PRÉAMBULE
L’amélioration de la couverture du risque en Nouvelle-Calédonie nécessite de s’appuyer sur des
éléments de référence, communs à l’ensemble des sapeurs-pompiers calédoniens.

Le code des communes précise que le maire a « le soin de prévenir, par des précautions
convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents, les
fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies, les
inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre ou de rochers, les avalanches ou
autres accidents naturels, les maladies épidémiques ou contagieuses, les épizooties, de pourvoir
d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours, et s’il y a lieu, de provoquer
l’intervention de l’administration supérieure. »

L’efficacité des sapeurs-pompiers lors des interventions dépend essentiellement de la


connaissance du secteur d’intervention, de la performance des matériels, de la formation des
personnels et de l’organisation du commandement.

Certains sites présentent des conditions d’intervention défavorables ou des risques particuliers.
Ces sites doivent être recensés par les sapeurs-pompiers et nécessitent des dispositions
opérationnelles spéciales afin que la conduite des opérations soit optimale. Ils sont désignés
sous le terme générique d’ETAblissements REpertoriés (ETARE) et font l’objet d’un document
opérationnel planifié appelé plan ETARE. Ce document est un outil d’aide à la décision qui sert
de base au raisonnement tactique des premiers intervenants sur un site sensible ou à risque.

Ce guide permettra ainsi aux sapeurs-pompiers de disposer d’éléments de référence et de


méthode pour la réalisation des plans ETARE sur leur commune respective.

5
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

I. PLAN D’ETABLISSEMENT
REPERTORIÉ (PLAN ETARE)

7
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

I.1 Cadre réglementaire

Les plans ETARE trouvent leur inspiration dans le règlement d’instruction et de manœuvre
(RIM) des sapeurs-pompiers communaux approuvé par l’arrêté ministériel du 1er février
1978. Ce règlement fixe le rôle des sapeurs-pompiers en termes de planification :

 les moyens d’intervention appropriés, destinés à déceler, à attaquer et à stopper


l’incendie, doivent être fixés à l’avance ;
 de connaître leur secteur dans ses moindres détails, les itinéraires… ;
 de répertorier les établissements réputés dangereux ;
 de prédéterminer les secours en fonction de l’indication de l’appel et du danger
présumé de l’établissement ;
 d’établir des plans d’intervention, véritables plans de bataille, où l’on envisage le pire, où
l’on recense les accès, les cheminements, les points d’eau, le matériel utilisable sur
place et celui du ou des corps à prévoir, où l’on choisit les points où l’on aura le plus
de chance et les meilleures possibilités d’opérer.

Les centres d’incendie et de secours s’appuieront également sur le règlement de sécurité


contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.
« Pour faciliter la confection des plans d’intervention, les exploitants doivent fournir à la
demande des sapeurs-pompiers tous les plans et documents nécessaires ».

En ce qui concerne les moyens à mettre en place, le RIM prévoit que « les moyens
d’intervention appropriés, destinés à déceler, à attaquer et à stopper l’incendie, doivent être
fixés à l’avance ».

L’arrêté HC/CAB/DSC/ n°1452 du 31 décembre 2013 relatif à l’articulation entre le plan


d’opération interne, l’intervention des services de secours publics et la planification de
l’organisation de la réponse de sécurité civile afin de traiter les situations d’urgence dans les
installations classées pour la protection de l’environnement précise : « le service public
d’incendie et de secours appuie sa réponse opérationnelle, en complément des capacités du
ou des exploitant(s) du secteur d’intervention qu’il défend, sur le plan d’établissement
répertorié (plan ETARE) ».

Les plans ETARE ne sont par ailleurs soumis à aucune norme d’élaboration définissant
les mesures spécifiques de leur réalisation.

Il s’agit d’outils opérationnels d’aide à la décision et à l’exécution élaborés par et pour


les sapeurs- pompiers. Ils trouvent leur fondement dans le retour d’expérience à la
suite d’interventions sur des sites ou des établissements présentant des risques
particuliers ou des configurations difficiles nécessitant des mesures spécifiques
d’intervention.

8
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

I.2 Objectifs du plan ETARE

L’objectif principal d’un plan ETARE est de définir l’organisation de l’intervention des services
d’incendie et de secours et de permettre au commandant des opérations de secours (COS)
la prise de décisions immédiates. Il facilite les choix de moyens à engager sur le sinistre
mais permet aussi de remédier à un manque de perspicacité provoqué par les conditions
d’intervention ou par la difficulté de la situation initiale. Le plan ETARE doit éviter toute
ambiguïté et être exploitable de façon instantanée.
Un plan ETARE comporte des réponses adaptées issues d’une analyse prévisionnelle.
L’analyse approfondie du secteur défendu permet de conforter la connaissance de terrain et
revêt une importance démontrée dans la lutte contre les sinistres donc plus cette analyse
sera rigoureuse et complète (intégration des données fixes comme la nature des produits, le
volume des stockages, leur toxicité, la conduite à tenir en cas de fuite, etc.), plus l’analyse de
la situation s’en trouvera simplifiée car seules resteront à prendre en compte les données
circonstancielles le jour du sinistre. Cette notion de préparation à l’intervention constitue la
base de l’activité de prévision tactique et se concrétise par les actions de répertoriation et de
planification opérationnelle.

Un plan ETARE permet:

 d’identifier les risques et de prévoir les moyens et actions à mener en cas de sinistre ;
 d’utiliser un langage commun avec le personnel de l’établissement ;
 de définir le rôle et les actions que devra mener le personnel de l’établissement avec
ses moyens internes afin de préparer l’intervention des secours extérieurs.

Les objectifs secondaires des plans ETARE sont de faciliter le déroulement de l’intervention
ainsi que la communication entre le directeur des opérations de secours (DOS), le
commandant des opérations de secours (COS), le ou les exploitant(s) ou les médias.

I.3 Classification des établissements répertoriés

Un ETARE est un établissement jugé sensible par les services d’incendie et de secours,
selon des critères de classification qui peuvent être variables.
Ces établissements répertoriés font l’objet de dispositions opérationnelles spécifiques. La
dangerosité d’un site, la capacité d’accueil du public et la prise en compte de l’évacuation sont
autant d’éléments qui peuvent motiver la réalisation d’un plan ETARE.

Les établissements pouvant faire l’objet de l’élaboration d’un plan ETARE sont :

 les établissements représentant une valeur patrimoniale locale importante ;


 les établissements recevant du public (ERP) de type J, O, U ou R avec locaux à
sommeil de la 1ère catégorie ;
 les ERP de la 1ère catégorie sans locaux à sommeil de type : L ou S, M ou T, X, Y et
CTS;
 les ERP de type GA ;
 les bâtiments d’habitation de plus de 50 m ;
 les ICPE soumises à HRI ou HRC;
 les établissements assujettis aux dispositions spécifiques ORSEC (aéroport, …) ;
 les sites particuliers (voies de circulation particulières, canalisation TMD …).

La liste est non exhaustive et tout établissement non compris dans cette liste peut
être soumis à l’élaboration d’un plan ETARE, à la discrétion de l’autorité communale.

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

I.4 Constitution d’un plan ETARE

L’élaboration d’un plan ETARE doit être faite conjointement entre l’exploitant et le service
d’incendie et de secours de la commune concernée.
On trouve dans les plans ETARE l’ensemble des informations nécessaires aux sapeurs-
pompiers dès leur départ en intervention :

 les informations concernant l’établissement lui-même ;


 les informations permettant de faciliter l’intervention et de définir rapidement une idée
de manœuvre adaptée.

Présentation de l’établissement
La présentation sera la véritable « carte d’identité » de l’établissement. Celle-ci comprendra
les caractéristiques administratives principales, les risques (nature des produits, lieux et
modes de stockage,…) et les renseignements complémentaires (nombre de niveaux,
personnel et public, existence de plans d’urgence…) de l’établissement.

Itinéraires d’intervention dans l’établissement


Ils doivent être définis en accord avec les responsables de l’établissement :

• le ou les points d’accueil des secours ;


• l’itinéraire prioritaire pour les engins (itinéraire direct) ;
• 1 ou 2 itinéraires secondaires (itinéraires protégés) ;
• le point de transit, le centre de regroupement des moyens (CRM), etc...

Planches cartographiques
Elles comprennent :

• un plan de situation de l’établissement dans son environnement ;


• les différents itinéraires ;
• un plan de masse mentionnant : les points d’accueil et les différents accès, la
localisation des risques, les plans de détails (plan de chaque niveau par bâtiment,
zones sensibles ou à risques …)

L’essentiel des informations sera regroupé en un nombre minimum de planches


cartographiques.

Identification du risque
L’étude des bâtiments, des produits utilisés et stockés, des procédés de fabrication ou de
fonctionnement doit permettre d’identifier les risques induits et de retenir les scénarios
d’accidents propres à l’établissement.

Les risques présents dans l’établissement doivent être représentés sur le plan de masse, et
éventuellement les plans complémentaires. Si besoin, ils peuvent être récapitulés dans un
tableau annexe, listant les risques par locaux. Les consignes opérationnelles prennent en
compte ces risques spécifiques. Les dangers identifiés dans les locaux (notamment ceux
induits par les produits présents) seront représentés par les pictogrammes de danger
conforment à la réglementation d’étiquetage des produits dangereux.

10
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

La symbolisation par la plaque orange avec le code danger et le N° de produit n’est pas
adapté au plan ETARE, du fait des fluctuations des différents produits stockés dans un
établissement. Ainsi seul le pictogramme de danger donnant l’idée générale du type de
risque (toxique, inflammable, etc.) que l’on peut rencontrer, sera utilisé pour l’identification
des risques.

Il convient de s’assurer auprès de l’exploitant de la tenue d’un registre des produits stockés
par locaux (nom, quantité) ainsi que les fiches de données de sécurité correspondantes. Ces
fiches doivent être accessibles facilement par les services de secours.

Points d’eau incendie et autres ressources permettant d’assurer l’extinction


Les renseignements suivants seront fournis sur une fiche spécifique:

 les hydrants publics et privés et leurs caractéristiques ;


 les points d’eau naturels et artificiels publics et privés et leurs caractéristiques;
 les moyens propres à l’établissement et notamment les moyens spéciaux (émulseur,
canon, lance spéciale, etc.)

Fiches réflexes ou de sécurité


Elles permettent :

 d’identifier les produits (couleur, odeur, dangers) ;


 de consigner des actions réflexes (protection du public des personnels et des
intervenants) ;
 d’effectuer des actions en fonction de la nature du danger (feu, fuite, intoxication,
matériel adapté).

Scénarios retenus
Les principaux scénarios d’accidents (explosion, fuite toxique…) s’appuieront sur les études
de danger fournies par l’exploitant et seront définis sur des plans prenant en compte
l’ensemble des mesures de protection des populations éventuelles (évacuation,
confinement). Le scénario majorant retenu lors de l’analyse des risques sert de référence
pour définir les moyens à engager. Les engins sont engagés si possible par groupes et
dimensionnés par rapport au(x) scénario(s). Une proposition de renforts sera également
proposée au COS. Les moyens de renfort extra communaux doivent être identifiés
facilement par le lecteur.

Réseaux divers
Pour chaque réseau (rétention des eaux extinction, gaz, effluents …) un plan de
configuration devra en préciser le tracé, les organes de coupure, les consignes particulières.

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

II. MÉTHODE DE RÉALISATION D’UN


PLAN ETARE

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

II.1 Elaboration d’un plan ETARE

Les principes fondamentaux :


• privilégier le dialogue direct et la concertation avec l’exploitant lors de la création du
plan ETARE ;
• élaborer un document synthétique, pragmatique, à vocation opérationnelle pour les
sapeurs- pompiers utilisable même par mauvaises conditions météorologiques ;
• réaliser un outil spécifique d’aide à la décision pour le COS.

La méthode présentée dans cette fiche s’applique en priorité pour les établissements à
risques. Pour les sites à risques particuliers, tels que les réseaux (de transport, etc.),
l’élaboration du plan ETARE devra porter sur l’ensemble des infrastructures et s’appuiera
essentiellement sur l’analyse des risques.

II.1.1 La 1ère étape : la prise de contact avec l’exploitant et visite de l’établissement

La première étape consiste à prendre contact avec l’exploitant du site, le responsable de la


sécurité ou toute autre personne s’occupant de la gestion de la sécurité dans
l’établissement.
L’objectif de ce premier contact est d’aboutir à une rencontre des personnes précitées qui
généralement sont également demandeurs du plan ETARE.
Il conviendra d’indiquer à la personne correspondante les attentes des services d’incendie et
de secours pour ce type de plan, et donner une vague idée de la démarche qui sera
entreprise par la suite, et qui leur sera explicitée lors de la rencontre à venir.

Cette rencontre permettra de se faire une première idée de la politique sécurité dans
l’entreprise et de repérer par la même occasion certains points défectueux dont la
modification pourra être proposée à l’exploitant.
Concernant les propositions de modification, il convient de rester très vigilant sur la
manière de les formuler : cette visite ne doit pas être considérée comme une
commission de sécurité et ne doit pas s’effectuer dans un cadre répressif mais dans
une démarche collaborative dans le but de réaliser un plan qui permettra la
simplification et l’organisation des secours.
La visite est effectuée par un représentant du centre d’incendie et de secours intervenant en
premier appel sur l’établissement. La présence de ce dernier permet d’avoir une première
approche des conditions d’interventions sur le site et des difficultés susceptibles d’être
rencontrées. Ainsi, il pourra par la suite en informer son personnel et conforter ses choix lors
de l’élaboration du plan ETARE.

Au cours de cette visite, une première évaluation de l’établissement est faite. Elle permet de
cibler les points névralgiques de l’établissement en termes de risques, mais surtout elle
définit en termes d’opportunité et de priorité l’élaboration d’un plan ETARE sur
l’établissement.

14
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

Lorsque le processus d’élaboration du plan est débuté, l’exploitant adressera l’ensemble des
documents nécessaires à l’élaboration du plan ETARE :

• copie de l’étude de danger (EDD) complète si l’établissement en a fait l’objet ;


• copie d’un éventuel plan d’opération interne (POI) ou d’un plan particulier d’intervention
(PPI) ;
• copie d’un plan interne de sécurité et d’intervention ;
• copie de la notice de sécurité pour les ERP ;
• les plans de l’établissement dans un format adapté.
II.1.2 La 2ème étape : l’analyse générale des risques

L’analyse des risques présents sur l’établissement doit débuter à l’issue de la visite avec
l’exploitant. Elle doit rester un support de travail interne. Cette analyse, par exemple, peut
être calquée soit sur la méthode de raisonnement tactique (MRT), développée chez les
sapeurs-pompiers depuis plusieurs années en matière de gestion opérationnelle et de
commandement, soit sur la méthode utilisée par les préventionnistes dans le cadre des ERP:
le CLICDVCREM (voir annexe 3).

La MRT permet entre autres d’inclure les situations évolutives et d’anticiper la décision.

La MRT se compose de 9 grands chapitres :

• le cadre général de l’intervention ;


• la zone d’intervention ;
• le sinistre : sa situation initiale et sa situation évolutive ;
• l’énoncé du but à atteindre ;
• les moyens ;
• les conséquences de l’analyse des risques ;
• l’élaboration des idées de manœuvres ;
• la confrontation des conclusions ;
• les choix.

Le CLICDVCREM est un schéma d’étude précis permettant d’établir un « bilan » de


l’établissement. Son but est de relever les infractions aux différents règlements applicables
en matière de sécurité, de déceler tout ce qui peut être à l’origine d’un feu, d’une explosion ou
bien d’un autre événement redouté, de rechercher les éléments de propagation d’un sinistre
et enfin de proposer des solutions pour pallier les anomalies constatées.

Le CLICDVCREM aborde les rubriques suivantes :

• le classement : détermination de la réglementation applicable à l’activité et au type


d’établissement étudié ;
• l’implantation : étude de l’environnement de l’établissement qui détermine les mesures
d’isolement par rapport aux tiers, les accès des services d’incendie et de secours et les
facilités d’évacuation ;
• la construction : étude de la qualité et de la nature du gros œuvre et des
aménagements intérieurs ;
• les dégagements : étude de la circulation des personnes en cas de sinistres notamment
dans le cas d’une évacuation ;
• la ventilation : étude de la ventilation, la climatisation, mais aussi du désenfumage,

15
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

• le chauffage : détermination des risques de déclenchement d’incendie et de


propagation de feu engendrés par les générateurs de chaleur et le stockage de
combustibles associés ;
• les risques spéciaux : ils sont liés à l’exploitation ;
• l’électricité : éclairage ou production de courant ;
• les moyens de secours : inventaire des dispositifs d’incendie internes (alarme, alerte,
système de sécurité incendie (SSI), personne de sécurité incendie) et externes à
l’établissement.

L’analyse des risques permet d’exploiter au mieux les informations pouvant être extraites des
études de dangers (procédure ICPE), des notices de sécurité ERP et des documents
opérationnels internes (POI, PPI, plan d’intervention de l’exploitant) de façon à faciliter le
travail de réflexion des rédacteurs des plans ETARE.

L’analyse des risques a pour but de synthétiser les points à caractère dangereux et d’extraire
les mesures qu’il faut prendre en respectant la hiérarchisation :

1- protection des personnes ;


2- protection des biens ;
3- protection de l’environnement.

Elle permet en fonction d’un risque donné d’établir la liste des différentes tâches à accomplir
(DTA) par les sapeurs-pompiers et relève les moyens de secours internes nécessaires et
présents sur le site. Celle-ci permet de dimensionner les moyens sapeurs-pompiers
complémentaires qu’il faut engager pour répondre aux besoins exprimés.

Le dimensionnement des moyens est déterminé à l’issue de l’analyse des risques. Les
moyens doivent couvrir les besoins en matière de :

• commandement ;
• lutte contre l’incendie ;
• secours à personne ;
• lutte contre les risques particuliers.

Les moyens apparaissent sous forme de tableau synthétique dans le plan ETARE classés
en :

• échelon reconnaissance : moyens déclenchés permettant un conseil technique de la


situation ;
• 1er échelon (scénario dimensionnant) : moyens déclenchés immédiatement, quelle que
soit la nature du sinistre / Délais d’intervention de 20 à 30 min maximum ;
• proposition de renforts : moyens déclenchés dès la demande du COS / délais
d’intervention de 20 à 60 min maximum ;
• départ hors scénario : moyens à engager sur les scénarios moins dimensionnant
(éviter d’engager des moyens trop conséquents par rapport à l’événement).

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

II.1.3 La 3ème étape : La rédaction d’un plan ETARE

La rédaction du plan ETARE intervient à l’issue de l’analyse des risques, une fois que l’on
dispose des éléments suffisants pour le mettre en place.
Ci-dessous une liste non exhaustive d’exemple de rédaction de plan ETARE :

• plan ETARE simplifié (voir annexe 4) ;


• un atlas A4 ou A3 (voir annexe 5).

Un plan ETARE présente l’avantage d’être lisible, facilement exploitable par le personnel dès
le départ en intervention, d’y inclure un plan de masse renseigné au format A3, et de donner
tous les éléments essentiels sous forme claire et synthétique. Il facilite en outre une mise à
jour rapide des plans existants ainsi que leur classement.

Les plans doivent être d’un format facilement utilisable en intervention comme dans les
véhicules, clairs et renseignés à l’aide des signes conventionnels.

II.2 Validation du plan ETARE

Dès que le plan est élaboré, il doit subir une série de vérifications dans le but de confirmer les
informations qui y sont portées et la démarche d’intervention qu’il préconise. Cette étape fait
intervenir aussi bien les services d’incendie et de secours que l’exploitant qui donne son
point de vue extérieur au sujet de la présentation du plan.

Le plan ETARE ne peut répondre aux objectifs définis qu’après une évaluation
opérationnelle réalisée au cours d’exercices permettant de tester, de valider ou de modifier
les tactiques opérationnelles. Idéalement, un exercice spécifique concernera chaque
scénario.

Les exercices sur le terrain permettent d’évaluer la mise en œuvre des moyens de
secours prévus dans les grilles de départ et de vérifier le fonctionnement des moyens
internes à l’établissement. Ils déterminent ainsi la validité opérationnelle du plan.

II.3 Diffusion du plan ETARE

La diffusion du ou des plan(s) ETARE est faite aux centres d’incendie et de secours qui
interviennent en 1er ou 2ème appel ainsi qu’à la direction de la sécurité civile et de la gestion
des risques (DSCGR).

Les plans ETARE doivent rester des documents opérationnels réalisés par et pour les
sapeurs- pompiers. Ils n’ont pas vocation à être diffusés par d’autres services publics
ou privés y compris à l’exploitant de l’établissement concerné.

17
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

II.4 Mise à jour du plan ETARE

Les mises à jour des plans ETARE sont réalisées dans les cas suivants :

• actualisation des scénarios due à la modification des installations de l’établissement, de


modification des moyens de secours ;
• modification d’éléments extérieurs concourant aux plans (voies de communication,
DECI) ;
• modification des caractéristiques de l’établissement (travaux) ;
• actualisation de la démarche tactique de l’intervention à la suite d’un retour d’expérience
par exemple.

C’est donc à l’exploitant qu’incombe l’obligation d’informer le centre d’incendie et de secours


de ces modifications, d’où l’importance d’établir des relations cordiales dès le départ et
d’acquérir l’entière collaboration de l’exploitant.

Par la suite, c’est le centre d’incendie et de secours rédacteur du plan ETARE qui doit se
charger de sa mise à jour et de l’information du personnel opérationnel qui en découle
(diffusion du plan ETARE actualisé).

Il incombe à chaque chef de centre d’incendie et de secours d’assurer un suivi des


établissements répertoriés recensés sur son secteur afin d’anticiper les modifications
des différents plans ETARE.

En l’absence d’informations sur l’évolution des établissements, le service d’incendie et de


secours doit engager lui-même une mise à jour du plan ETARE dans un délai de 5 ans.

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

II.5 Récapitulatif de la réalisation d’un plan ETARE

1ère étape : préparation

- Prise de contact avec l’exploitant


(Prendre rendez-vous par la transmission d’un courrier ou via un contact téléphonique)

- Visite de l’établissement
(Demander les documents nécessaires à l’élaboration des plans ETARE (EDD,POI,...))

2ème étape : conception

- Réalisation de l’analyse des risques


(MRT, CLICDVCREM ou autre méthode)

- Réalisation des documents cartographiques


(maquette,…)

3ème étape finalisation

- Rédaction du plan
(Via l’analyse des risques)

- Finalisation des documents cartographiques

- Relecture au niveau des rédacteurs

4ème étape : validation

- Relecture finale

(Par l’exploitant, le service d’incendie et de secours…)

- Passage pour validation

5ème étape : diffusion

- Préparation de la liste de diffusion

19
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

III. SYMBOLES UTILISES POUR UN


PLAN ETARE

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

22
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

23
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

24
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

IV. ANNEXES

25
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

Les annexes présentées dans le présent guide constituent une boîte à outils destinées à
aider les centres d’incendie et de secours dans leur démarche de planification. Elles peuvent
être adaptées en fonction des besoins et des particularités de chaque centre d’incendie et de
secours.

Annexe 1 : Fiche de renseignement

Annexe 2 : Classification des établissements recevant du public

Annexe 3 : Recueil des données nécessaires à l’analyse des risques

Annexe 4 : Exemple de plan ETARE format simplifié

Annexe 5 : Exemple de plan ETARE format atlas

26
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

ANNEXE 1 : FICHE DE RENSEIGNEMENT

FICHE DE RENSEIGNEMENT : VISITE


ENTREPRISE ET PRISE DE CONTACT
EXPLOITANT
Effectuée par :
C.I.S : Service:

Interlocuteur de l’établissement ou du site :


Nom : Prénom : Fonction :

Téléphone : Mail :

Date de l’entretien / recueil d’informations


Date :

Ce document contient des volets thématiques qui doivent servir de guide à la prise de contact avec
l’exploitant et la visite de l’établissement. Ils seront également la base du recueil d’informations
nécessaires pour savoir quel type de plan doit être réalisé.

Pour information / rappel à votre interlocuteur :

 Une discussion doit être menée avec l’exploitant afin de fixer et d’organiser la mise à
disposition facilitée d’informations complémentaires à la réalisation des
plans ETARE.

 Toute réalisation et mise à jour de plan ETARE relève d’un travail commun entre le
service d’incendie et de secours et l’exploitant. Chaque établissement, sujet à
planification, est destinataire d’un exemplaire de plan qui servira, en cas d’événement,
de base pour l’intervention des secours. L’exploitant est tenu d’informer les
secours de toute évolution susceptible de nécessiter une mise à jour du plan
ETARE (évolution structurelle, procédure, organisation, ...).

ÉLÉMENTS À DEMANDER À L’EXPLOITANT


Réalisation de l’ETARE Informations Outils Documents
1
1 en priorité. fréquences radio res de danger issus
veaux1 res à mener reils de mesures spécifiques de l’étude danger
1 par les SP.
Vue aérienne
Tableau des produits en sécurité des installations
Plan des réseaux1 (eau, gaz, (sureté de fonctionnement)
assainissement, rétention) enfumage.

SIGNATURE INTERLOCUTEUR CIS SIGNATURE INTERLOCUTEUR EXPLOITANT

1
Privilégier les plans en version dématérialisée (pdf, Autocad)

27
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

1. DESCRIPTION ET INFORMATIONS GENERALES

1.1 IDENTIFICATION
Dénomination
Adresse postale
Adresse de l’accueil des
secours
(si différente)
Coordonnées ATLAS ou DFCI
(si nécessaire)
Directeur / chef d’entreprise
STANDARD PC SECURITE ASTREINTE AUTRES :
Interlocuteur & téléphones en □ (préciser heures □ (préciser heures □ (préciser la □
cas d’événement d’ouverture) d’ouverture) dénomination)

1.2 ACTIVITÉS
Type d’établissement 1 2 Activités ERP Activité Industrie (ICPE ou non) Classement

J - P. Âgées / Handicapés Activités de soins ERP


er
L - Loisir - Réunion roalimentaire e cat. (n>1500 pers)
ème
Industrie non ICPE M - Vente Bois, papier, carton cat. (700 <n< 1500 pers)
ème
N - Restauration cat. (300<n<700 pers)
festations O - Hôtels radioactives ème
cat. (seuil<n<300 pers)
ème
Autre : P - Discothèques cat.
R - Enseignement rgie (seuil<n<300
ICPE pers)

S - Bibliothèques repôts, commerces


T - Salles d'exposition Autorisation
U - Hôpitaux rgie, métallurgie
V - Lieux de cultes Traitement des déchets HAB
e
W - Bureaux famille A
e
X - Salles de sport famille B
e
Y - Musées famille
e
PS - Parc de stationnement famille
1 et 2 correspondent à l’activité principale (1) et
aux activités secondaires (2)

1.3 DESCRIPTION RAPIDE DE L’ACTIVITE

1.4 APPROCHE PREVISIONNELLE


Plan de secours interne
(préciser) :
ition générale ORSEC
Disposition ORSEC

28
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

2. INFRASTRUCTURE

1.1 LE SITE
1.2 Superficie du site m²
Nombre de bâtiments
Localisation

2.2 BÂTIMENT LE PLUS DÉFAVORISÉ


Surface au sol m²
Forme du bâtiment Forme géométrique simple Forme géométrique complexe
Nombres de niveaux
Présence de caves / celliers / Box
Toiture terrasse accessible
Parkings couverts
Parkings souterrain
Demi-niveaux (Préciser par une représentation du bâtiment par coupe)
Niveaux techniques
Différence des niveaux d'accès des SP i (Préciser par une représentation du bâtiment par coupe)
Distance du point le plus défavorable / sortie > 50m
Discontinuité des escaliers
Nombre d’escaliers Localisation :
Nombre d’ascenseurs sécurisés Localisation :
Présence de monte-charge, gaine VO, … Localisation :

2.3 STRUCTURE
1 2 3 1, 2 et 3 correspondant aux 3 bâtiments les plus défavorisés
Traditionnel (brique / béton aggloméré)
Béton
Construction
Bois
Métal
Mixte

Type de couverture

Point(s) de faiblesse possible(s) en cas de feu

2.4 VULNÉRABILITÉ
Aucune Politique ou institutionnel rel / Historique
Sensibilité de l'établissement
Si Culturel / Historique, points à protéger :
Dans le périmètre PPI Si oui, lequel :

2.5 DESCRIPTION(S) COMPLEMENTAIRE(S)

29
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

3. DESSERTE ET ACCESSIBILITE

3.1 DESSERTE DU SITE


Infrastructures routières xes principaux xes 2ndr
Accès principal
Accès secondaire (s)
Circulation PL aisée autour du site
Circulation PL aisée sur le site
Voie engin spécifique Emplacement :
Voie échelle spécifique Emplacement :

3.2 RESTRICTION À LA DESSERTE


Emplacement / Localisation Hauteur Largeur Pente Poids Sureté du site

3.3 ACCESSIBILITE DU / DES BATIMENTS


Nombre de bâtiments Bât n° Bât n° Bât n° Bât n° Bât n°
Nombre de façade accessible
Nombre de façade aveugle rendue
accessible

Répartition des entrées

Nombre d’entrée(s) principale(s)


Nombre d’entrée(s) secondaire(s)
Nombres d’entrées ne permettant pas
l’accès à l’intégralité du bâtiment

Présence d’accès en toiture Type : Type : Type : Type :


Type :

3.5 PRECISION(S) COMPLEMENTAIRE(S)

30
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

4. SECOURS A PERSONNES

4.1 EFFECTIF
Jour Nuit
Personnel Effectif : Effectif :
Horaires de présence : Horaires de présence :
SSIAP rdien rge Autre :
Personnel dédié à la sécurité Effectif :
Horaires de présence :
Effectif :
Public
Horaires de présence :
Effectif total (personnel + public) personnes

4.2 VULNERABILITE

Degré d’autonomie du public fants non autonomes


Personnes âgées / handicapées / alitées / non autonomes
Locaux à sommeil
Emplacement :
(ERP types J.O.U.Rh, HAB, …)
Espace d’attente sécurisé (AES) Emplacement :
Zones protégées et zones de mise à l’abri Emplacement :

4.3 POINTS DE RASSEMBLEMENT


Point de rassemblement Emplacement :
Infirmerie Emplacement :
Serre-file(s) Nombre de secteur concernés :
Procédure de comptage lors de l’évacuation Mode de compte rendu aux SP :

4.4 ZONE(S) ATTENANTE(S) AU SITE


Zone urbaine dense à proximité
Zone urbaine de faible densité à proximité
Zone industrialisée
Cibles indirectes à 100 m
Zone d’activités commerciales
Zone non urbanisée

ERP

Types d’établissements concernés

Préciser :

4.5 PRECISION(S) COMPLEMENTAIRE(S)

4.6 ANIMAUX MENACES

Type d’installation
(Préciser) :

Type :
Animaux concernés
Nombre approximatif :
Organisation préétablie en phase de crise

31
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

5. INCENDIE

5.1 QUALIFICATION DU RISQUE


1 2 3 1, 2 et 3 correspondant aux 3 bâtiments les plus défavorisés
a. Aucune source de risque particulière

Type de fait générateur b. Activité avec flammes nues


envisageable c. Activité avec points chauds (soudure)
d. Risque d'explosion
e. Emballement de réaction chimique (polymères)

1
Surface la plus grande non
recoupée (en m²) 2

1
Degré coupe-feu des
recoupements (en h) 2

5.2 RISQUE DE PROPAGATION


s de 50 m (forêt, habitation, industrie, …)
Sur le milieu environnant rant : bâtiments isolés par des parois CF 2H ou vide de 8 m
roites, centre-ville, tiers contiguës
1, 2 et 3 correspondant aux 3 bâtiments les plus défavorisés

Interne 1 r Préciser :
(vertical ou horizontal) 2 r Préciser :
3 r Préciser :

5.3 LOCAL / UNITE A RISQUE IMPORTANT D’INCENDIE


CHAUFFERIE
Type Puissance Localisation Organe de coupure
az Vol :
Pompe à chaleur Autre :
AUTRE LOCAL :
Type Caractérisation du risque Localisation Mode de mise en sécurité

5.4 PRECISION(S) COMPLEMENTAIRE(S)

32
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

6. RISQUES PARTICULIERS

6.1 SOURCES DE RISQUE


Etat Conditionnement

Quantité ou Nom du produit Code

gazeux
liquide
solide
Catégorie Localisation Vrac ou petit Palette ou
volume et code matière danger
vol (< 200l) autre

Comburant
Corrosif
Explosif
Infectieux
Inflammable
Polluant
Radioactif
Toxique
Autre

Zone ATEX Emplacement :

6.2 INFORMATION(S) COMPLEMENTAIRE(S) MISE(S) A DISPOSITION DE MANIERE FACILTEE AUX SP


INFORMATION(S) MISE(S) A DISPOSITION FORMAT SUPPORT DE L’INFORMATION LOCALISATION

6.3 RISQUES LIES AUX ENERGIES & FLUIDES

Alimentation électrique Organe de coupure (Localisation) :

Transformateur Organe de coupure :


Localisation : Organe de coupure :
Présence d’installation photovoltaïque
Picto de danger présent ?
Alimentation gaz Organe de coupure :
Alimentation fluides Organe de coupure :
médicaux / laboratoires Réserves / bouteilles :

6.4 RISQUE DE PROPAGATION

-ville

(Lignes SNCF, Tramway, Autoroute ou axe routier majeur)


Cible(s) indirecte(s)
ge d’eau potable
NATURA 2000, ZNIEFF, … »

Préciser :

6.5 LOCAUX/ZONES A RISQUE PARTICULIER


Local archive (préciser) :
Local technique (préciser) :
Localisation : Surface :
Local de stockage / réserve (distance d’éloignement avec le bâtiment)
Réserves / bouteilles :
Présence de silo Localisation :

33
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

6.6 RELATION D’UNITES / SECTEURS ENTRES EUX (MISE EN SECURITE, FLUIDE, ENERGIE, …)
(Mise en sécurité en cas de coupure d’énergie, présence d’onduleur, présence de clapet, …)

6.7 SYSTEME DE RETENTION (BAC, BASSIN, RESEAU, …)


(Suivi PH-métrique, suivi de niveau, présence de vanne(s) barrage, mode de rejet vers le milieu naturel, présence d’une station d’épuration, …)

6.8 PRECISION(S) COMPLEMENTAIRE(S)

34
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

7. MOYENS DE SECOURS

7.1 DESCRIPTION DE LA DEFENSE EXTERIEUR CONTRE L’INCENDIE


Distance du P.E.I. le plus proche m Type :

P.I. // B.I. // P.E.N.A.


Débit ou Diamètre
N° Type Privé Pression Période de chômage
Volume conduite

P.E.I. à moins de 400m

Type de réseau d’alimentation


Emplacement : Distance :
Précision si points d’eau naturels Emplacement : Distance : Aménagé
Autre Emplacement : Distance :
Aire(s) d’aspiration
Présence de poteaux relais
Colonne sèche Emplacement : Ø entrée : Ø sortie :
Emplacement : Ø entrée : Ø sortie :
Colonne humide
Réalimentation : réseau ville Autre :

7.2 DESCRIPTION DES MOYENS DE SECOURS


7.2.1 ASSERVISSEMENT DES MOYENS DE SECOURS
Catégorie :
Types d’asservissement :
Système de sécurité incendie ou ésenfumage
assimilé (préciser) :

7.2.2 DISPOSITIF(S) DE DETECTION


Détection Automatique Incendie
Adr
(DAI)
Détection Automatique de produits
Adr Produit :
chimiques
Appareils de détection mobiles Type : Nombre : Emplacement :
7.2.3 DISPOSITIF(S) D’EXTINCTION
Extinction auto. au gaz (CO2, Azote,
Emplacement :
…)
Extinction auto. (sprinkler, déluge, …) Emplacement :
Autres installations auto. (poudre,
Type : Emplacement :
mousse, …)
Matériel de lutte contre l’incendie
Emplacement : Débit :
(canons, boite à mousse, couronne ...)

Réserve émulseur Volume : Conditionnement :


Entraide : Délais :
7.2.4 DISPOSITIF(S) DE DESENFUMAGE

Type d’amenée(s) d’air : Type d’exutoire(s) :


Désenfumage mécanique Mode de déclenchement : Localisation(s) :
:
Sectorisation DF : Nbre de secteur : Signalisation :
Raccord ZAG Emplacement :

35
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

7.3 MESURES DE PRÉVENTION ET DE PROTECTION


Procédure interne en cas de sinistre Équipe formée au port de tenues RCH

Procédure particulière sur installation /


Équipe formée au port de l'ARI
produit
Plans d’intervention avec exercices
Agent SSIAP / Equipe de 1ère intervention
périodiques

Cadres d'astreinte Gardiennage ou surveillance du site

Emplacement :

Matériel de lutte contre les pollutions Groupe électrogène


Type : Autonomie :

Il s’agit d’une liste exhaustive des éléments pour la réalisation d’un plan ETARE

36
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

ANNEXE 2 : CLASSIFICATION DES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC

Tous les ERP ne présentent pas les mêmes caractéristiques de taille, de destination, d’usage
et de risques. Ils sont donc répartis en types selon la nature de leur exploitation, classés en
catégories d’après l’effectif du public et du personnel. Ils sont soumis à des dispositions
générales communes ainsi qu’à des dispositions particulières qui leur sont propres issues du
Règlement de sécurité contre l’incendie et relatif aux établissements recevant du public.
La typologie de l’établissement, qui correspond à son activité, est désignée par une lettre
(article GN 1 du règlement de sécurité incendie dans les ERP). Il existe 30 types
d’établissements :

Établissements installés dans un bâtiment

• J : Structures d’accueil pour personnes âgées ou personnes handicapées


• L : Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple
• M : Magasins de vente, centres commerciaux
• N : Restaurants et débits de boissons
• O : Hôtels et pensions de famille
• P : Salles de danse et salles de jeux
• R : Établissements d’enseignement, colonies de vacances
• S : Bibliothèques, centres de documentation
• T : Salles d’exposition
• U : Établissements sanitaires
• V : Établissements de culte
• W : Administrations, banques, bureaux
• X : Établissements sportifs couverts
• Y : Musées

Établissements spéciaux

• PA : Établissements de plein air


• CTS : Chapiteaux, tentes et structures itinérants ou à implantation prolongée ou fixes
• SG : Structures gonflables
• PS : Parcs de stationnement couverts
• OA : Hôtels-restaurants d’altitude
• GA : Gares accessibles au public
• EF : Établissements flottants ou bateaux stationnaires et bateaux
• REF : Refuges de montagne

37
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

Les ERP sont également répertoriés en 5 catégories, déterminées en fonction de la capacité


d’accueil du public de l’établissement :

• 1ère catégorie : au-dessus de 1 500 personnes ;


• 2ème catégorie : de 701 à 1 500 personnes ;
• 3ème catégorie : de 301 à 700 personnes ;
• 4ème catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l’exception des établissements de
5ème catégorie ;
• 5ème catégorie : établissements accueillant un nombre de personnes inférieur au
seuil dépendant du type d’établissement.

Pour l’application du règlement de sécurité, les ERP sont classés en deux groupes :

• le premier comprend les établissements des 1re, 2e, 3e et 4e catégories ;


• le second ne concerne que les établissements de la 5e catégorie.

Pour les ERP du premier groupe, le nombre de personnes pris en compte pour la
détermination de la catégorie intègre à la fois le public et le personnel n’occupant pas des
locaux indépendants qui posséderaient leurs propres dégagements. Pour les ERP de 5e
catégorie (petits établissements), il ne comprend que le public (et pas le personnel).

38
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

ANNEXE 3 : RECUEIL DES DONNEES NECESSAIRES A L’ANALYSE DES RISQUES

ANALYSE DES RISQUES NOM DE


L’ETABLISSEMENT

Adresse

Responsable

N° de téléphone

Classement de l’établissement

Classement de l’établissement

Date de la visite

Effectif personnel et/ou public

Exemple analyse des risques : méthode CLICDVCREM

I- Généralité sur l’établissement

CLASSEMENT (type et catégorie ERP, classement et activité pour les établissements


industriels, …) :

IMPLANTATION :

• Voirie :
• Accès au site (nom, destination, …):
• Pénétrantes :
• Obstacles à l’intervention des secours (code, gardiens, clés, …) :
• Stabilité et résistance au sol :
• Environnement (lignes électriques, arbres,…) :
• Détermination des tiers contigus :
• Nombre de bâtiments :

II- Description du bâtiment

CONSTRUCTION :

• Type :
• Stabilité au feu :
• Isolement entre les bâtiments :
• Isolement par rapport aux tiers :
• Niveaux (nombres, accès, voies échelles) :
• Surfaces, volumes :
• Réseaux de traitement des eaux :
• Dispositifs de rétention :

39
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

DEGAGEMENTS :

• Circulations verticales (désenfumage, cloisonnement, …) :


• Circulations horizontales (désenfumage, cloisonnement,…) :
• Sens de circulation :
• Refuges :
• Lieux difficiles d’accès :
• Accès des secours aux différents niveaux :

RISQUES SPECIFIQUES :

• Locaux à risques (générant un risque, générant un risque primordial pour


l’activité) et nature du risque :

III- Equipements techniques

CHAUFFAGE :

• Type :
• Localisation :

VENTILATION :

ECLAIRAGE :

IV- Moyens de secours :

INTERNES :

• Organisation de l’alerte :
• Organisation de l’alarme :
• Extinction (RIA, colonnes sèches, points d’aspiration, hydrants) :
• Détection :
• Désenfumage :

EXTERNES :

• Extinction (hydrants, points d’aspiration,…):

V- Conclusion de l’analyse des risques :

• Moyens de sapeurs-pompiers adaptés :


• Moyens spécifiques à prendre :

40
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

ANNEXE 4 : EXEMPLE DE PLAN ETARE FORMAT SIMPLIFIE

RISQUE(S) PARTICULIER(S)
NOM DE L’ENTITE
N° du plan
simplifié Adresse
géographique

CONSIGNE(S) - POINTS DE
VIGILANCE

Validé le:

Mis à jour le :

LEGENDE PLAN DE MASSE

Ajouter les outils graphiques et la flèche nord (haut gauche), une échelle, les grandes dimensions bâtimentaires…

Validé le:

Mis à jour le:


DIRECTION DE LA SECURITE CIVILE ET DE LA GESTION DES RISQUES - PREVISION

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

Exemple plan ETARE format simplifié (source SDIS 13)

42
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

ANNEXE 5 : EXEMPLE DE PLAN ETARE FORMAT ATLAS

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

44
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

45
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

46
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

Exemple plan ETARE Total-Mobil (CIS de Nouméa)

47
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

48
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

49
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

50
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

51
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

52
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

53
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

54
Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

LEXIQUE
BI : Bouche Incendie

COS : Commandant des Opérations de Secours

CRM : Centre de Regroupement des Moyens

CIS : Centre d’Incendie et de secours

DOS : Directeur des Opérations de Secours

DECI : Défense Extérieure Contre l’Incendie

DSCGR : Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Risques

DTA : Différentes Tâches à accomplir

EDD : Etude de Danger

ERP : Etablissement Recevant du Public

ETARE : ETAblissement REpertorié

FDS : Fiche de Données Sécurité

ICPE : Installations Classés pour la Protection de l’Environnement

MRT : Méthode de Raisonnement Tactique

ORSEC : Organisation de la Réponse de Sécurité Civile

PI : Poteau Incendie

POI : Plan d’Opération Interne

PPI : Plan Particulier d’Intervention

RIA : Robinet d’Incendie Armé

RIM : Règlement d’Instruction de Manœuvre

SSI : Système de Sécurité Incendie

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Guide d’élaboration des plans établissements répertoriés

Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Risques

4 avenue du Maréchal Foch


BP 10468 – 98 805 Nouméa Cedex
Tél. (687) 20 77 00 – Fax. (687) 20 77 16
[email protected]
www.securite-civile.nc

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