Chapitre 1
I.1. Introduction
Les réseaux d’accès optique permettent aux utilisateurs d’accéder aux réseaux des
données avec un très haut débit. En effet, la fibre optique, le meilleur support de
transmission en termes de : bande de passante et perte, a permis d’améliorer la qualité de la
transmission sur de longues distances. Dans ce chapitre nous étudions les réseaux d’accès
optiques, ses principaux constituants, . [] references
I.2.1 présentation des réseaux d’accès optiques
Le réseau d’accès optique est souvent constitué par une partie en fibre optique suivie d’une
partie en conducteur métallique qui va jusqu’au terminal de l’abonné.
Ce réseau assure l'accès au réseau téléphonique public pour les applications vocales, comme il
permet l'accès aux applications de transfert de données (voix et vidéo) grâce à l'emploi des
techniques numériques.
On distingue les techniques FTTx (Fiber To The x) qui consistent à amener la fibre optique au
plus près de l'utilisateur afin d'augmenter la qualité de service en particulier le débit.
I.2.2 La technologie PON (Point à Multipoint/P2M)
I.2.2.1 Présentation d’un réseau PON
Le réseau PON (Passive Optical Network) se traduit par « réseau d'accès optique
passif». L'appellation "Passive" vient du fait que l’on n’utilise que des équipements passifs
dans l’infrastructure du réseau d’accès. L'élément clé de l'architecture est un coupleur optique
passif. L’architecture d’un réseau PON est illustrée par la figure 1.1
Figure 1.1 réseau d’accès PON.
Aujourd'hui, dans le réseau d'accès optique, le PON est la solution la plus rentable si on veut
déployer la fibre à la maison. [1]
I.2.2. Les composants d’un réseau PON :
Réseau optique passif PON est constitué quatre éléments essentiels (voir figure 1.1) :
OLT (Optical Line Terminal, ou Terminaison de Ligne Optique)
la fibre optique
le coupleur
ONU (Optical Network Unit ou Unité de réseau optique)
I.2.4.2 OLT (Optical Line Terminal):
[Link]. Présentation
L’OLT (voir figure 1.2) est l’équipement maitre pour les clients connectés au réseau
d’accès. Un serveur de collecte permet de distribuer des services tel que : l’internet, la
téléphonie et la vidéo. Cet équipement est placé au central des prestataires de services
numériques. Il envoie et reçoit des signaux lumineux porteurs des données, et il assure les
fonctionnalités suivantes :
La coordination de multiplexage entre les différentes unités ONUs (Optical Network
Unit).
Le contrôle de la bande passante.
Le contrôle de flux et des VLANs.
[Link]. Constituants
L’OLT est composé principalement de :
a) Modulateur optique : permet de moduler le signal électrique en signal électrique. On
distingue deux différents types de modulateurs optiques :
Modulateur optique interne (directe) : il s’agit du LASER (Light Amplification by
Stimulated Emission of Radiation). Ce composant est un semi-conducteur, qui module
directement le signal électrique en signal optique. Il est utilisé pour des débits
inférieurs à 10 Gbit/s
Modulateur optique externe (indirecte) : module indirectement le signal électrique en
optique. Il est utilisé pour des débits supérieurs à 10 Gbits/s au détriment d’un coût
plus élevé.
b) Récepteur optique : constitué de :
Un module photodiode : permet de convertir le signal optique en signal électrique
Un module d’aide à la décision pour adapter le seuil de la photodiode en fonction des
paquets de données reçues. [2]
Figure II.2. Optical line terminal.
1.2.4 La fibre optique
[Link]. Définition
La fibre optique est un guide d’onde cylindrique qui conduit la lumière entre deux
points distants.
Il existe deux catégories de fibre optique : la monomode et la multimode. Dans notre
mémoire Nous étudions que la fibre monomode puisque le système WDM fonctionne qu’avec
celle-ci.
La fibre monomode véhicule seulement le mode fondamental d’où l’intérêt de
diminuer la dispersion modale propre à la fibre multimodale, et par conséquent, augmenter la
distance de transmission. En effet, ce phénomène engendre un étalement de spectre du signal
optique d’autant que sa longueur augmente.
[Link]. Caractéristiques
La fibre optique monomodale est avantageusement connue par son importante bande
passante et son faible affaiblissement avoisinant le 0,2 db/Km voir 0,15 db/Km []. Cependant,
on distingue d’autres phénomènes propres à celles-ci qui affectent la qualité de la
transmission à savoir :
Effets linéaires :
Dispersion chromatique : se traduit par un étalement de spectre et peut être diminuée
par l’utilisation d’un compensateur de dispersion ou d’une fibre à dispersion décalée.
PMD (Polarisation mode dispersion) : les imperfections de fabrication entrainent un
changement de polarisation. Ce phénomène est remarqué dans les grandes distances.
L’atténuation : très petite par rapport à celle de cuivres. Des amplificateurs optiques
sont utilisés pour augmenter la puissance signal optique affaiblit.
Effet non linéaire :
Effet Kerr : apparaît lorsque l’intensité du signal devient si importante, qu’elle
peut modifier significativement l’indice de réfraction n de la fibre.
L’effet Brillouin
L’effet Raman
1. 2.5 Coupleur optique :
Un coupleur optique est un composant passif, qui divise une puissance optique apportée, par
une fibre, sur son entrée sur plusieurs fibres optiques sur sa sorties. Un composant est dit
passif, si son fonctionnement est constant dans le temps, et ne nécessite pas de signal
(électrique ou optique) de commande. [2]
Figure II.3. Coupleur optique.
1.2.6 ONU (Optical Network Unit) :
L’unité optique du réseau (ONU) est installée au niveau de l’abonné, et est constituée
essentiellement d’un récepteur optique et d’un modulateur optique. Ils assurent les mêmes
fonctions des composants de l’OLT [2]
Figure II.1. Optical network terminal.
1.2. la technologie PON :
Principe de fonctionnement d'un réseau PON
Un réseau PON comporte un nœud de raccordement optique (NRO), sur lequel sont
connectées des sources multiples de services (vidéo, Internet et téléphonie classique). Ce
NRO est interconnecté, via la fibre optique, aux utilisateurs finals.
Figure 1.5 Principe de fonction de la technologie PON
a-sens descendant
Dans le sens descendant ,illustré pqr lq figure 1.5, chaque abonné ne reçoit que les
informations dont elles lui sont destinées. Tous les ONT reçoivent l’ensemble des données
mais seul l’ONT concerné les retransmet dans le réseau interne de l’abonné.
Figure 1.4 Architecture du sens descendant
b- Sens montant
Les ONTs utilisent la même longueur d’onde pour émettre les données. Dans le cas où les
signaux émis par deux ONT parviennent simultanément au coupleur, ils seront mélangés et
l’OLT ne pourra pas les dissocier. Pour remédier à ce problème, un partage de temps
s’impose. Il s’agit de la technique TDM (Time Division Multiplexing)
L’OLT attribue un intervalle de temps (quelques micro-secondes) à chaque abonné et à tour
de rôle. Dans cet intervalle de temps un seul ONT est autorisé à émettre (figure 1.4). l’OLT
attribuera du temps supplémentaires pour les ONTs qui désirent émettre d’avantages, et il le
réduira pour ceux qui l’exploite peu .[4]
Figure 1.5 Architecture du sens montant
1.2.2. Les différents types de PON :
ils existe plusieurs différents types d’architecture basé sur la technologie PON, à
savoir : le FTTH ( Fiber To The Home); le FTTB ( Fiber To The Building) et FTTC ( Fiber
To The Cabinet).
[Link] FTTB (Fiber to the Building)
FTTB (fibre to the building), la fibre va au pied de l'immeuble, soit dans un local
technique,
Dans une armoire ou un conduit sur le palier. Elle est généralement partagée entre plusieurs
abonnés. Les câbles de cuivres entre le répartiteur et PC (point de concentration) seront
remplacés par des câbles de fibres optiques pour augmenter la bande passante et la portée
(voir figure 1.7). [5]
Figure 1 Structure d'un réseau FTTB.
[Link] FTTC (Fiber to the Curb /fiber to the Cabinet)
La terminaison du réseau optique est localisée soit dans une chambre souterraine, soit
dans une armoire sur la voie publique (sous répartiteur), soit dans un centre de
télécommunication, soit sur un poteau.
Dans le cas où la fibre arrive jusqu’au trottoir, on appelle cette configuration Fiber to the
Curb (FTTC), et si elle arrive jusqu’au sous répartiteur, on l’appelle Fiber to
the Cabinet (FTTCab).(Figure 1.8)[5]
Figure 2 Structure d'un réseau FTTC.
[Link]. FTTH (Fiber to the Home)
La fibre optique est déployée de bout en bout du réseau, jusqu'au domicile de l’usager.
C'est la technologie la plus intéressante en termes de débit pour l'abonné mais la plus onéreuse
en termes de coût de déploiement pour l'opérateur. La fibre optique va donc jusqu’au domicile
ou au bureau (débit jusqu’à 1Gbits/s). Cette configuration est appelée FTTH ou FTTO, la
figure 1.5. Représente les différents composants
d’un réseau FTTH/FTTO. [5]
Figure 3 Structure d'un réseau FTTH.
1.3 Limitations de coupleur dans les réseaux GPON :
la limite en vitesse de l'électronique posera problème, notamment les récepteurs en
mode rafale (burst).
Le multiplexage en longueur d’onde WDM PON rencontre des limites au niveau de la
synchronisation et des modules de réceptions à l'OLT.
Débit limité inférieur à 2,5 Gbits/s
La sécurité des données n’est pas assurée.
Le nombre des abonnés est limité [6]
1.4. Conclusion :
Le WDM-PON pourrait être considéré comme une solution attractive uniquement pour
un débit inférieur ou égal à 2,5 Gbits/s. Cependant l’évolution rapide des TIC et
particulièrement le déploiement d’internet des objets et la virtualisation des ressources
informatiques nécessitent des débits plus importants. La technologie WDM a permis
d’augmenter le débit des réseaux de transmission et pourra être exploitée d’avantage dans les
réseaux d’accès. Dans le chapitre suivant, nous étudions intérêt d’utiliser cette technologie
dans les réseaux d’accès.
Chapitre 2
Introduction
Le déploiement de la technologie WDM est une solution très optimale pour augmenter le
débit sur une seule fibre optique, tout en assurant une combinaison d’une bande passante plus
importante par utilisateur, d’une sécurité plus élevée et d’une portée optique plus longue .dans
ce chapitre nous détaillerons cette technologie et l’intérêt de l’utiliser dans les réseaux PON.
2.1. Définition WDM :
La technique WDM consiste à injecter simultanément plusieurs canaux d’informations
de N porteuses optiques, à différentes longueurs d'ondes transmettant chacune un débit D,
dans une même fibre optique. [7]
Figure 2.1 Architecteur WDM
2.2 Le Principe Du WDM
Le multiplexage en longueur d'onde WDM permet le partage du réseau en utilisant la
longueur d'onde comme composante de multiplexage, c'est-à-dire que chaque client se voit
attribuer une longueur d'onde spécifique (cf. Figure 2-2). Dans l'architecture WDM PON, les
ONTs peuvent émettre simultanément contrairement au coupleur, et par conséquent, atteindre
des débits plus importants. La capacité totale de la bande passante du système d’accès est
multipliée par le nombre de longueurs d'onde multiplexées sur la fibre. Ces signaux optiques
sont ensuite séparés (ou démultiplexés) dans des fibres différentes.
Figure 2.2 schéma de principe du multiplexage WDM
Dans cette partie, nous énumérerons les principaux composants optiques
qui interviennent dans la mise en œuvre des réseaux de communications
optiques.
A. Source optique / Récepteur
Les émetteurs optiques permettent de convertir le signal électrique à
une forme optique et de l’envoyer à travers la fibre optique. Ils contiennent un
composant optoélectronique d’émission (diode laser DL ou diode
électroluminescente DEL), un modulateur (dépendamment de l’application :
modulateur externe ou modulation directe du courant d’injection). La
puissance émise par les émetteurs est un paramètre important dans la
conception d’une liaison. En effet, on peut augmenter l’espacement entre les
amplificateurs en augmentant la puissance de lancement.
La fonction d’un récepteur dans un système de transmission optique
est de détecter un signal lumineux, c’est-à-dire de la convertir en signal
électrique. Deux techniques de détection sont utilisées. La détection directe est
réalisée par une diode photosensible qui convertit un flot de photons en un flot
d’électrons. Le courant électrique résultant est ensuite amplifié puis soumis à
un test de seuil pour déterminer si l’information logique est un bit 1 ou un bit
0. Une alternative est la détection cohérente qui utilise un laser auxiliaire
comme oscillateur local. Une photodiode reçoit alors un signal issu de la
combinaison des deux signaux laser, qui est plus facile à détecter. Ce système
est certes plus complexe et plus coûteux, mais présente l’avantage de
permettre la détection de signaux faibles.
B. Les multiplexeurs / Démultiplexeurs optique
Les multiplexeurs / démultiplexeurs sont utilisés pour grouper ou séparer les
voies de longueurs d'onde différentes, les multiplexeurs /démultiplexeur jouent
un rôle primordial dans WDM.
2.3. Différents types de multiplexage en longueur d’onde
Il existe plusieurs technologie WDM, Elles restent identiques par leur principe. La
différence entre ces technologies réside sur le nombre de canaux exploités et l’espacement
entre eux , on distingue :
➢ Coarse WDM (CWDM).
➢ Dense WDM (DWDM).
➢ Ultra Dense WDM (UDWDM)
➢ Wide Wavelength Division Multiplexing (WWDM)/
Dans nos travaux de simulation, Algérie télécom basé sur la technologie DWDM par
rapport à la technologie CWDM, nous avons opté pour l’utilisation de CWDM puisqu’elle
s’avère la moins coûteuse et la plus utilisée dans les réseaux PON WDM [9]
2.3.1. CWDM et DWDM
Les réseaux WDM peuvent être classés selon l’espacement entre les
longueurs d’onde utilisées. Les premiers réseaux WDM, dits réseaux WDM
large bande, utilisent deux longueurs d’onde très éloignées (typiquement à
1310 nm et 1550 nm). On distingue également le DWDM pour Dense WDM
qui est une technologie utilisée dans les réseaux dorsaux où jusqu’à 40 voire
80 longueurs d’onde sont combinées dans la même fibre. Le troisième type de
réseaux WDM appelé CWDM pour Coarse WDM, offre jusqu’à 18 longueurs
d’onde au total entre 1270 nm et 1610 nm, soit un espacement de 20 nm entre
les canaux. Contrairement aux deux premiers types, le CWDM est destiné aux
réseaux métropolitains.
L’Union Internationale des Télécommunications (UIT) a standardisé
l’utilisation des longueurs d’onde. Le standard G.692 définit l’espacement des
canaux pour le système DWDM à 50 GHz ou 100 GHz autour de la fréquence
référence de 193 THz correspondant à environ 1550 nm.
Technologies Caractéristique Applications
Escapement < 0,8 nm Longue distance
DWDM (Dense)
80ʎ >100 km
Canaux de 20 nm
CWDM (Coarse) Man
La température du laser n’est
< 70 km
pas contrôlée
16ʎ
Tableau ΙΙ.2. Comparaison entre le
CWDM et DWDM.
2.4. Le développement des capacités :
Nous distinguons deux techniques pour hausser la capacité d’un système CWDM, à
savoir : augmenter le débit de chaque canal, ou celui le nombre de canaux. Il est possible
d’utiliser les deux techniques à la fois [10]
2.4.1 Augmentation du débit par canal
Actuellement, les systèmes WDM ont pu atteindre un débit de 40 Gbits/s par canal grâce
au développement de la modulation externe de phase. En effet cette nouvelle technique a
permis de réduire les chevauchements entre canaux. [15]
2.4.2 Augmentation du nombre de canaux
La technique consiste à diminuer l’espacement entre chaque longueur d’onde.
2.5. La technologie WDM PON :
2.5.1. Présentation
La technologie PON WDM est une solution qui répond aux limitations de WDM PON.
En effet, elle offre une bande passante beaucoup plus large et tolère un nombre d’abonnés
beaucoup plus important.
2.5.2. Structure générale d’un système WDM PON
Un système WDM PON (figure 2.3) est composé essentiellement de : OLT, ONU
(traités dans le premier chapitre) et WDM.
ONT
ONT
WDM
OLT
ONT
Figure 2.3 Structure générale d’un système WDM PON
2.5.2. Les Phasars (WDM) Wavelength Division Multiplexing
Les PHASARs sont des composants passifs d’optiques intégrées, permettant
d’augmenter le nombre de longueurs d’onde multiplexées dans une seule fibre optique. En
effet, ils permettent de créer un déphasage entre deux longueurs d’ondes, et donc réduire les
chevauchements entre canaux.
Figure 2.4 Les Phasars (WDM)
2.5.3. Principe générale de WDM PON
La bande passante du système d’accès est multipliée par le nombre de longueurs d'onde
multiplexées sur la fibre. Ces signaux optiques sont ensuite démultiplexés dans des fibres
différentes. En effet chaque client se voit attribuer une longueur d'onde spécifique.
Dans l'architecture WDM PON, les ONU peuvent fonctionner à différentes longueurs d'onde,
ce qui permet d'atteindre un débit élevé de transmission. [12]
a-Sens descendant
L’OLT émet toutes les longueurs d'onde sur la même fibre partagée. Dans le cas de
l’utilisation d’un coupleur dans le point de répartition ce composant divise la puissance et
distribue l’ensemble des longueurs d'ondes vers chaque foyer connecté. Un filtre en longueur
d’onde au niveau de l’ONU permet ensuite de sélectionner la longueur d’onde dédiée à
chaque client. L’utilisation d’un répartiteur de longueur d’onde ou un démultiplexeur de type
WDM, permet d’attribuer à chaque ONU, sa une longueur d’onde dédiée. [12]
b-Sens montant
Dans le sens montant, les ONUs renvoient des longueurs d’onde différentes vers l’OLT.
L’acronyme WDMA (Wavelength Division Multiple Acces ) désigne l’accès multiple en
Longueur d’onde dans le sens montant. [12]
2.5.4. Les type d’architectures WDM-PON
[Link]. L’architecture « diffusion puis sélection »
L'intérêt principal de cette architecture (figure 2.5) appelée généralement "broadcast and
select" est qu'elle est une évolution aisée de l'architecture des PON actuels. Le composant
principal qu'est le coupleur 1xN est conservé. Il permet de diffuser toutes les longueurs d'onde
émises par le central à tous les clients ("broadcast"). Ensuite il s'agit à chaque ONU de filtrer
correctement pour ne recevoir que les données qui lui sont destinées ("select"). [13]
Avantage :
● Le coupleur est un composant passif peu cher (par rapport à un multiplexeur) et est
déjà le composant principal des autres alternatives PON, ce qui peut donc favoriser
son utilisation dans les réseaux WDM.
● Interopérable avec le PON TDM.
Inconvénients :
● Les pertes du coupleur sont proportionnelles au nombre de ports N.
● La diffusion impose l'utilisation d'un cryptage des informations pour préserver la
confidentialité des données, tout comme dans les PON TDM
Figure 2.5 architectures WDM-PON
[Link]. L’architecture a base démultiplexage spatial
Le composant qui effectue la répartition des flux descendants un démultiplexeur. Le
principe de cette technique consiste à : multiplexer les longueurs d'onde descendantes à l'OLT
et les injecter sur la fibre principale ("feeder") jusqu'au sous répartiteur. Dans celui-ci, un
démultiplexeur sépare les longueurs d'onde et envoie chacune d'elle vers l'ONU qui lui
correspond. Il s'agit d'une architecture en arbre. Pour le sens montant, chaque client a un laser
de longueur d'onde différente qui correspond au port du multiplexeur (au SR) sur lequel il est
connecté. Tous les signaux montants sont multiplexés puis envoyés sur la fibre principale et
démultipliés à l'OLT. [13]
Figure 2.6 architecture à base démultiplexage spatial
II.5. Réseau d’accès FTTH a base de GPON
Algérie télécom a fait le choix de la norme GPON (Giga PON) pour ses déploiements en
Algérie. Les avantages sont ceux d’une architecture PON (coûts de déploiement par rapport au point-
à-point…) ainsi qu’une efficacité supérieure et le support de différents services (par rapport à l’E-
PON). On définit la série G.984.x comme la norme issue de l'ITU-T spécifiant en détail le
fonctionnement du GPON.
II.5.1. Éléments terminaux de l'architecture GPON
Le GPON est basé sur une architecture point-à-multipoint à base de multiplexage temporel. Il
présente une architecture passive optique à base d'un coupleur de type de celle qui est schématisée
ci-dessous. Le coupleur est achromatique pour permettre une transmission des longueurs d'ondes
1.31, 1.49 et 1.55 µm.
Figure II.2. Architecture GPON.
II.5.2 Principe de fonctionnement d’un réseau GPON
Un réseau GPON comporte un nœud de raccordement optique (NRO), sur lequel sont
connectées des sources multiples de services (vidéo, Internet et téléphonie classique). Ce NRO est
interconnecté via la fibre optique, aux utilisateurs finaux.
Sens descendant : Pour le sens descendant, on utilise une longueur d’onde porteuse
de 1,49 μm pour transmettre toutes les données aux différents utilisateurs. Le choix de cette
longueur d’onde est dû au faite qu’elle permet un plus grand débit et un budget en puissance plus
efficace Les données envoyées par l’OLT sont étiquetées en fonction de leur destinataire. Tous les
ONU reçoivent toutes les données mais seul l’ONU concerné les retransmet dans le réseau interne de
l’abonné.
Le débit instantané du GPON est partagé entre tous les abonnés qui reçoivent des données.
Figure II.3. Fonctionnement de GPON en sens descendant.
Sens montant : Pour le sens montant, la transmission des données est assurée via un
multiplexage temporel au niveau d’un coupleur passif, et les ONU émettant tous dans la même
longueur d’onde (1,31μm) avec des débits moins importants et des équipements moins coûteux.
Si les signaux émis par deux ONU parvenaient simultanément au coupleur, ils ressortiraient sous la
forme d’un mélange illisible par l’OLT. Ce dernier attribue à tour de rôle à chaque ONU un intervalle
de temps (quelques microsecondes) pendant lequel cet ONU est seul autorisé à émettre pour éviter
les collisions de ces secteurs, comme il permet de récupérer et de synchroniser rapidement l'horloge
avec les données venant d'utilisateurs situés à des distances différentes.
Figure II.4. Fonctionnement de GPON en sens montant.
II.5.3. Caractéristiques du GPON
II.5.3.1. Longueurs d’ondes
Le choix des longueurs d’onde est lié aux « fenêtres Télécom » qui permettent d’avoir une
atténuation linéique faible : 0.38 dB/km à 1310 nm et 0.26 dB/km à 1490 nm pour une SMF28 (fibre
monomode standardisée).
Figure II.5. Plan d'allocation des longueurs d'onde GPON.
Les fenêtres Télécom ont été choisies afin de profiter des plus faibles atténuations de la fibre.
Elles se développent en plusieurs bandes :
Bande O : de 1.28 µm à 1.35 µm (λ montante GPON).
Bande E : de 1.38 µm à 1.44 µm.
Bande S : de 1.47 µm à 1.525 µm (λ descendante GPON).
Bande C : de 1.528 µm à 1.562 µm (λ WDM). [8]
II.5.3.2. Débits et bande passante
Le GPON offre un débit de 2.5 Gbits/s pour la voie descendante et 1.25 Gbit/s pour la voie
montante partagé entre 64 clients dont la bande passante est gérée par un algorithme d’allocation
de bande passante (DBA).
II.5.4 Algorithme d'allocation de bande passante dynamique
(DBA)
La répartition du débit entre les clients peut être fixe ou variable. Dans ce second cas un
mécanisme d'allocation dynamique de bande passante (DBA) permet d’allouer pendant un instant un
débit supérieur à un client parce que les autres utilisateurs à cet instant précis n'utilisent pas 100%
des ressources.
L'allocation dynamique de bande passante concerne uniquement le trafic upstream, le but
est de Permettre une meilleure utilisation du PON qu'avec une allocation statique en reversant la
capacité non utilisée aux T-CONT faisant une demande de débit non-assure ou Best-Effort.
Le DBA permet de prendre en compte le fait que tous les utilisateurs du PON n'émettent pas
en même temps.
L'allocation dépend également du type de T-CONT : elle est constante pour un T-CONT 1 et
varie avec la demande pour un T-CONT 2. Pour un T-CONT 3 ou 4, elle tient compte de la
Bande passante laissée disponible une fois que les demandes en débits fixes/assures et Satisfaites.
Figure II.6. Principe de fonctionnement de l’algorithme (DBA)
II.5.5. T-CONT (Transmission Container)
Conteneur permettant de regrouper plusieurs flux. Un T-CONT est identifié par son Alloc-ID
(entier de 12 bits) et associe à un contrat de trafic. L’allocation dynamique de bande passante se fait
sur la base des T-CONT.
Un T-CONT permet de définir un flux ou un agrégat de flux en sens montant, le tout étant
Associe à un contrat de trafic (SLA). Un T-CONT peut donc transporter plusieurs flux GEM où ATM en
Sens montant. Chaque T-CONT reçoit des données issues d’une ou plusieurs files d'attente.
L'OLT peut prendre connaissance du volume de données présent dans ces buffers grâce à
l'entête DBRu (Dynamic Bandwidth Report upstream) envoyé par les ONU.
Le DBRu est optionnel, dans le cas où il est utilisé on parle de mode Status Reporting (DBA-
SR), Dans le cas contraire, on parle de Non Status Reporting (DBA-NSR) et l'OLT estime la demande En
bande passante à partir de mesures d'occupation des T-CONT précédents. [9]
Dans tous les cas L’allocation de bande passante par l'OLT se fait par TCONT et non par ONU.
L'utilisation de cinq types de T-CONT permet d'offrir différentes classes de services sur le PON.
Figure II.7. Principe de regroupement de plusieurs flux dans un T-cont.
II.5.5.1 Les types de conteneurs T-CONT
Il existe cinq types de conteneurs et Chaque type de conteneur T-CONT est caractérisé par les types
de largeur de bande assignée qu’il prend en charge :
Bande passante fixe : Après que T-CONT 1 soit activé, OLT lui donnera le créneau
horaire correspondant, T-CONT 1 est caractérisé par une bande passante fixe et un débit fixe.
Bande passante assurée : La seule différence avec la bande passante fixe (T-CONT 1)
est que la bande passante assurée (T-CONT 2) peut être partagée.
Bande passante non assurée : Ce n’est qu’après l’affectation de bande passante fixe
(T-CONT 1) et assure (T-CONT 2) que la bande passante non assure (T-CONT 3) peut obtenir sa part,
La largeur de bande non assurée est attribuée dynamiquement.
Bande passante meilleur effort : Bande passante avec la priorité la plus basse. Ce
n’est qu’après l’affectation de fixe (T-CONT 1), assuré (T-CONT 2) et non assuré (T-CONT 3) que le
meilleur effort (T-CONT 4) pourra obtenir sa part.
Bande passante maximale : Pour ce type de T-CONT 5 quelle que soit la demande
réelle en amont, la largeur de bande d'attribution ne peut pas dépasser la largeur de bande
maximale, ainsi que c’est un sur-ensemble de tous les types de conteneurs.
Figure II.8. Les différents types de conteneurs.
II.5.6. Méthode d’encapsulation GPON
Dans un réseau G-PON, un conteneur T-CONT, qui est identifié par Alloc-ID, est l'unité de
commande de base. Le concept de point d'accès identifié par un identificateur Port-ID sert à
multiplexer des flux de trafic dans un conteneur T-CONT du service en mode GEM. Les concepts de
conduits virtuels/circuits virtuels identifiés par identificateurs VPI/VCI servent à multiplexer des flux
de trafic dans le service en mode ATM. [9]
Des configurations mixtes (dans les deux modes) sont également possible.
II.5.6.1 Mode GEM
La partition GEM contient un nombre quelconque de trames verrouillées en mode GEM. La
Longueur de la partition GEM est tout ce qui peut rester après soustraction du bloc PCBd et des
Partitions ATM à partir de la longueur totale de la trame.
Le flux de trames en aval est alors filtré par l'unité ONT sur la base du champ de 12 bits
d’identificateur de point d'accès (GEM Port-ID) contenu dans chaque fragment de trame. Les
terminaisons ONT sont configurées de façon à reconnaître les identificateurs Port-ID qui leur
appartiennent et les trames qui appartiennent bien à l'unité ONT sont transmises au processus client
GEM. [9]
Figure II.9. Le Mode GEM. [9]
Principe de fonctionnement de GEM port pour la voix descendent :
Les données de L’OLT sont mappées sur les ports GEM.
L'OLT diffuse les données du port GEM à toutes les unités ONU.
Les ONU reçoivent les données souhaitées en fonction des ID de port GEM.
Figure II.10. Architecture explicatif de rôle de GEM ports pour la voix descendent.
Principe de fonctionnement de GEM port pour la voix Montant :
Les données de L’ONU sont mappées sur les ports GEM.
Les unités ONU transmettent des données à la terminaison OLT en fonction des exigences du
conteneur T-CONT.
La terminaison OLT restaure les données du port GEM et les transmet à son unité de traitement de
service.
Figure II.11. Architecture explicatif de rôle de GEM ports pour la voix Montant.
II.5.8 Sécurité dans le GPON
On entend par sécurité, les problèmes soulevés par l'accès aux données que le PON. La
menace principale réside dans le fait que les trames descendantes sont diffusées à tous les ONU. Si
un utilisateur malicieux venait à reprogrammer son ONU, il pourrait ainsi avoir accès à toutes
données descendantes de chaque utilisateur. C'est à ce fait "d'écouter aux portes" que le système de
sécurité du PON répond.
Pour répondre à ce problème, un algorithme de cryptage provenant de l'Advanced
Encryptions Standard (AES) est basé sur des codes secrets de 16 octets de données contenant des
clés de 128, 192 ou 256 bits. [8]
GPON prend en charge la transmission cryptée dans le sens aval, tel que le cryptage AES128.
Dans le cas de fragments GEM, seule la charge utile sera cryptée.
Le système GPON initie un échange de clés AES et un basculement périodique, améliorant
ainsi la fiabilité de la ligne.
En état de fonctionnement normal, toutes les transmissions peuvent être utilisées pour
surveiller la phase de la transmission d'arrivée. D'après les informations de surveillance de la phase
de transmission, le retard d'égalisation peut être mis à jour.
II.6. Conclusion
Ce chapitre nous a permis de nous introduire et d’exposer les réseaux d’accès optique PON,
Dans un premier temps plusieurs techniques ont été décrites consiste à amener la fibre optique au
plus près de l'utilisateur tel que FTTH (Fiber To The Home), et on a cité les différentes topologies
utilisées pour ce déploiement : point à point et point à multipoint.
Ensuite nous avons GPON auquel nous nous sommes intéressés et définir les principales
caractéristiques de ce réseau. Ce réseau qui permet l’accès au très haut débit.
2.6 Conclusion
Ce chapitre a permis de dresser un panorama de la contribution du multiplexage WDM
dans les réseaux d’accès. Le WDM PON présente des avantages très intéressants par rapport
au PON TDM au détriment d’un coût plus élevé
Dans le chapitre suivant, nous allons consolider les connaissances théoriques traités dans
les chapitres précédents par des simulations, proposer et étudier une architecture WDM PON.