Chapitre 2
Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
Sommaire
II.1.Méthode expérimentale.
II.1.1 Dispositif expérimental utilisé. 21
II.1.2 Préparation des substrats. 23
.1.3 Bain d’électrodéposition. 23
II.2 Techniques d’élaboration électrochimique.
II.2.1 Voltamétrie cyclique (VC). 24
II.2.2 Chronoampérométrie (CA). 25
III.3 Techniques de caractérisations
III.3.1 Microscopie électronique à balayage (MEB) 26
Références bibliographiques. 28
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
Chapitre : Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
Ce deuxième chapitre est entièrement consacré à la description des matériaux, des
dispositifs et des différentes techniques utilisés lors de la déposition électrochimique
des couches minces de Cu2O sur ITO.
II.1 Méthode expérimentale
II.1.1 Dispositif expérimental utilisé :
Le dispositif expérimental utilisé est représenté sur la figure II.1, il est constitué
essentiellement d’un Potentiostat/Galvanostat (VoltaLab - PGZ301) piloté par un
ordinateur à l’aide du logiciel VolaMaster 4, une cellule électrochimique à trois électrodes
reliée au VoltaLab et un bain thermostat permettant le contrôle de la température lors des
expériences.
Figure II.1 : Montage expérimental utilisé
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
La cellule électrochimique à trois électrodes utilisée est constituée de
Electrode de référence :
Cette électrode est constituée par un fil d’argent enrobé d’une couche de chlorure
d’argent (AgCl, solide peu soluble dans l’eau) immergé dans une solution aqueuse dz
chlorure de potassium. [1]
Electrode auxiliaire (anode ou contre électrode) :
C’est une plaque en platine (Pt).
Electrode de travail (cathode) :
Les substrats utilisés sont en verre recouvert d’une couche semi-conductrice d’étain
dopé par l’indium (ITO).
Figure II.2 : cellule électrochimique [2].
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
Dans une cellule électrochimique à trois électrodes, le courant circule entre l'électrode
de travail et l'électrode auxiliaire et le potentiel est imposé entre l'électrode de travail et
l'électrode de référence. Pour réaliser le processus d’électrodéposition de l’oxyde de
cuivre nous avons utilisé des électrodes fixes montées verticalement.
II.1.2 Préparation des substrats :
Avant de tremper les substrats dans la solution, les substrats d’ITO sont soigneusement
nettoyés puis plongées dans la solution. Ils sont nettoyés selon le protocole suivant :
Les étapes utilisées pour le nettoyage des substrats :
Nettoyage dans un bain d'acétone soumis à des ultrasons pendant 10 min.
Pendentif Un rinçage dans l'eau distillée 10 min.
Pendentif Un nettoyage dans l'éthanol 10 min.
Essuyage de substrat avec du papier spécial.
Séchage des substrats à l'air.
.1.3 Bain d’électrodéposition
Le bain électrolytique et les conditions utilisées pour l’élaboration les couches de
Cu2O est composé comme suivant
Tableau II.1 : Caractéristiques des produits chimiques commerciaux utilisés.
Composition du bain CuSo4 0.05M
C6H8O7 0.01M
NaOH 4M
Conductions Température 65°
expérimentales PH 12
Cathode ITO
Anode Pt
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
II.2 Techniques d’élaboration électrochimique :
Les techniques électrochimiques retenues pour mener à bien ce travail sont la
voltammétrie Cyclique et la chronoampérométrie
II.2.1 Voltamétrie cyclique (VC ) :
La voltamétrie cyclique est une technique d'électro-analyse basée sur la mesure de flux du
courant résultant de la réduction ou de l'oxydation des composés présents en Solution sous
l'effet d'un balayage cyclique de la différence de potentiel entre deux électrodes
spécifiques. Elle permet d'identifier et de mesurer quantitativement un grand nombre de
composés et également d'étudier les réactions chimiques incluant ces composer.
La voltampérométrie cyclique est une méthode de choix pour l'étude de la réversibilité
d'un transfert électronique puisque l'on trace sur la même courbe voltampérométrique
(voltampérogramme) les courbes d'oxydation et de réduction.
L'allure générale de tels voltampérogramme ainsi que les principales grandeurs
caractéristiques sont représentées dans la figure ci-dessous (figure II.3) [3].
Figure II.3 : L’allure générale de la courbe voltampérométrique et caractéristiques
[4].
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
Avec :
Ipa, Ipc : courants de pic anodique et cathodique ;
Epa, Epc : potentiels de pic anodique et cathodique ;
Epa/2, Epc/2 : potentiels à mi -hauteur pics anodiques et cathodique ;
ΔEp : différence de potentiel entre Epa et Epc.
Dans notre travail, cette technique à été utilisé pour estimer l’activité électrocatalytique des
électrodes élaborées vis à vis les espèces ciblées. L’activité des électrodes est mesurée par
la d*ensité de courant i=I/S à un potentiel donné.
II.2.2 Chronoampérométrie (CA)
La chronoampérométrie est une méthode électrochimique qui consiste à imposer ou
fixer un potentiel et faire varier le courant on fonction du temps principal dans le cas
des processus avec formation d’une phase nouvelle, et notamment dans le cas des
dépôts métalliques. Elle permet alors de mettre clairement en évidence
quantitativement (à l’aide des modèles théorique) les phénomènes (transitoires) de
nucléation, puis de croissance cristalline. Le tracé de la courbe chronoampéromètrique
appelée aussi transitoire courant-temps est caractérisé par trois étapes essentielles
(Figure II.4) :
Zone I : Correspond à la zone de la double couche et au temps nécessaire pour
former les premiers germes sur la surface de l’électrode de travail.
Zone II : Correspond à la croissance des germes donc l’augmentation de la surface
active sur l’électrode.
Zone III : Traduit le fait que la diffusion des ions dans la solution devient l’étape
limitant pour la réaction de croissance du film déposé [5].
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
Figure II.4 : Schéma théorique de la courbe courant-temps pour la germination
tridimensionnelle [6]
II.3 Techniques de caractérisations :
.3.1 Microscopie électronique à balayage (MEB)
Le microscope électronique à balayage (MEB) est un appareil d’analyses, pouvant
fournir rapidement des informations sur la morphologie et la composition chimique
d’un objet solide. Cette technique a la particularité d’offrir une très grande profondeur
de champ (plusieurs centaines de microns) et donne des vues qualitatives des surfaces
d’une grande utilité. En revanche, la mesure absolue des dimensions dans le sens de
l’épaisseur nécessite l’analyse d’une section de l’échantillon. Le fonctionnement du
microscope est basé sur l’émission d’électrons produits par une cathode et la détection
de signaux provenant de l’interaction de ces électrons avec l’échantillon. Ces électrons
qui irradient la surface de l’échantillon pénètrent profondément dans le matériau et
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
affectent un volume appelé "poire d’interaction". Le volume de cette poire dépend du
numéro atomique moyen de l’échantillon et de l’énergie des électrons incidents.
Dans ce volume d’interaction, les électrons du faisceau vont perdre leur énergie par
collisions multiples avec les atomes du matériau générant ainsi de nombreux
phénomènes secondaires comme le montre la figure II.5 Toutes ces radiations sont
produites simultanément et rendent possibles à la fois l’observation et l’analyse d’un
objet choisi, et l’image est obtenue séquentiellement point par point en déplaçant le
faisceau d’électrons primaire sur la surface de l’échantillon. L’image est alors
reconstruite en utilisant le signal généré par les différents détecteurs pour moduler la
brillance d’un tube cathodique [7].
Figure II.5 : Principe d’un microscope électronique à balayage (MEB).
Références bibliographiques
Chapitre II Méthode d’élaboration et techniques de caractérisations
[1] C. lefrou, [Link], [Link], l’électrochimie, SBN 978-2-7598-0425-2, EDP
Sciences,(2009)
[2] O. Benhamouche, T. Djermoun, « Oxydation Electrochimique du Glucose et de
l’Acide Ascorbique sur des Couches Minces d’Oxyde Cuivreux Cu2O », Mémoire de
Master, Université A. MIRA. Béjaïa, Algérie, (2015).
[3] L. Kavan, J. Koryta, J. Dvoräk, « principles of electrochemistry », 2ème édition, John
Wiley and Sons, New York, (1993).
[4] F. ROUESSAC, A. ROUESSAC, « Analyse chimique : méthodes et techniques
instrumentales modernes », 6 ème édition, Dunos, Paris, France, (2004).
[5] B. Tremillon, « Electrochimie Analytique et Réaction en Solution », 1 er édition,
Masson, Paris, France, (1993).
[6] D. Sabrine, « Electrodéposition et caractérisation de couches minces métalliques
ternaires CuZnSn, Mémoire de Magistère », Université de Ferhat Abbas-Sétif 1,
Algérie, (2014).
[7] I.Y Bouderbala, « Fabrication des homo-jonctions n-p d’oxyde de cuivre pour des
applications aux photovoltaïques et à l’optoélectronique », Thèse de Doctorat,
Université Ferhat Abbas Sétif 1, Algérie, (2019).