République Algérienne Démocratique et Populaire
وزارة التـعـلـيــم العـالـــي والبـحـــث العـلــمــي
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Mohamed El Bachir El Ibrahimi –Bordj Bou Arreridj
» جـامعة محمد البشير اإلبراهيمي « برج بوعريريج
Faculté des Sciences et de la Technologie كلية العلوم والتكنولوجيا
Filière : Génie des matériaux الهندسة الميكانيكية:فرع
Filière : Génie Mécanique
Option : Génie des matériaux
THÈME :
Le rayonnement gamma
Préparé par :
ZIDI Chanez
LEBIDI Fatima
SALIK Chaima
Soutenu le : 14/11/2022
Année Universitaire 2020-2021
Sommaire :
1. Introduction générale
2. Différentes techniques du contrôle non destructif
3. Radiographie
4. Principe
5. Les différents rayonnements
6. Production des rayons γ
7. Sources de rayons gamma
Fusion nucléaire
Fission nucléaire
8. Mode d'examen
9. Domaine d'application
10. Utilisation
11. Proprieties (A vantages et Inconvenient) du CND par
Radiographie γ
12. Intérêts de la méthode
13. Lois d’atténuation
14. Sources de rayonnement
15. Les Films
16. Types de contrôles réalisés par cette méthode
17. Conclusion
1. Introduction générale :
Le contrôle non destructif regroupe un ensemble de techniques et de procédés permettant
de fournir des informations sur l’état de santé d’une pièce ou d’une structure sans qu’il en résulte
des dégradations nocives à leur utilisation ultérieure. [1]
Celui-ci a pour objectif de contrôler l’état des pièces industrielles et de vérifier le
fonctionnement correct des parties critiques d’un système sans en altérer les propriétés
physiques, soit au cours de la production, soit au cours d'utilisation, soit dans la phase de
maintenance. [1] [2]
L’histoire du CND commence à la fin du XIX siècle, avec la physique moderne, mais
c’est à partir de la seconde guerre mondiale que les techniques du CND ont pris leur essor dans
l’industrie, en particulier dans la métallurgie. Vers les années 1960-1970, le développement des
centrales nucléaires et de l’aéronautique a engendré une forte accélération du progrès du CND, et
des différentes méthodes ont été mises au point afin de pouvoir remplir les contraintes dues à la
nature du défaut recherché, de la pièce à contrôler (rivetée, soudée, laminée, de forme complexe,
…) et des conditions dans lesquelles le contrôle doit être effectué (en cours de fabrication, en
recette, en service).[1] [3]
Les méthodes utilisées pour les essais non destructifs (END) sont :
Le contrôle visuel.
Le contrôle par ressuage
Le contrôle par magnétoscopie
Le contrôle par courant de Foucault
Le contrôle par ultrasons (US)
La détection par spectromètre de masse
Les essais d’étanchéité à l’air ou au gaz
La tomographie et neutrographie
Dans ce qui suit-on insistera sur le contrôle Le contrôle par radiographie : gammagraphie(γ)
2. Différentes techniques du contrôle non destructif :
La diversité des pièces à inspecter, de leurs géométries, de leurs matériaux et des conditions
d’inspection, interdit à une méthode de CND d’être universelle. Un certain nombre de technique
existe et chacune présente certains avantages et inconvénients. [4]
Parmi les techniques de contrôle non-destructif existant, nous proposons d’étudier, les techniques
de ressuage, examen Visual, la magnétoscopie, la radiographie, la thermographie, les courants de
Foucault et l’ultrason.
3. Radiographie :
La radiographie est l’une des techniques de contrôle non destructif, les largement utilisées. Dans
cette technique, les rayons x (ou les rayons gamma) sont utilisés comme moyen de détection.
4. Principe :
La radiographie enregistre l'image formée par des rayons X qui sont plus ou moins absorbés
lorsqu'ils traversent un objet. On obtient ainsi à la fois une représentation de la constitution
interne (structure, armatures, assemblages, ...) [5].
Lors de la traversée de la matière par les rayons, les éventuels défauts contenus dans celle-ci
constituent des obstacles qui absorbent plus aux moins le rayonnement. Les différences
d’absorption peuvent être soit visualisées sur un écran fluorescent (par exemple : la radiographie
utilisée dans le domaine médical), soit enregistrées sur un film spécial (cas de radiographie
industrielle).
La pièce est placée entre la source de radiation et le film.
Plus le matériau traversé est dense, plus il absorbe le rayonnement.
L’intensité de gris du film est proportionnelle à l’intensité du rayonnement.
Impression, sur le film radiographique, de l’image du défaut.
Procédure de test radiographique :
La technique de test radiographique variera légèrement en fonction des exigences du
projet. Les procédures pour les tests radiographiques sont décrites dans les paragraphes suivants :
Étape 1 : Préparation de la surface : Les anomalies de surface doivent être supprimées afin
que l'image ne soit pas masquée ou mal interprétée comme un défaut. Tous les joints soudés bout
à bout doivent avoir une surface finie au ras du matériau de base.
Étape 2 : Choix de la source de rayonnement et du film radiographique appropriés : La source
de rayonnement (rayons X ou rayons gamma) doit être choisie en fonction de la sensibilité
radiographique et de l'épaisseur du matériau. Des films radiographiques haute définition à grain
fin peuvent être utilisés.
Étape 3- Sélection du pénétramètre : Le pénétramètre de type entier ou à fil doit être
sélectionné conformément aux normes ASME V et ASME Sec VIII Div I, SE 142 ou SE 1025
(pour le type entier) et SE-747 (pour le type à fil).
Étape 4 : La procédure de test radiographique est une exposition simple ou double paroi. La
distance entre la source et l'objet doit être déterminée au préalable.
Étape 5 : Inspection et élimination des défauts : La radiographie sera examinée pour détecter
d'éventuels défauts et corrigée le cas échéant.
Étape 6: Enregistrement des données: Toutes les données doivent être enregistrées avec
précision.
Pourquoi un test de radiographie est-il requis ?
Les tests radiographiques créent un enregistrement permanent sous la forme d'une radiographie,
qui est une représentation très sensible de la structure interne du matériau. L'épaisseur et la
densité d'un objet déterminent la quantité d'énergie qu'il absorbe. L'énergie non absorbée par
l'objet provoque une exposition au film radiographique.
5. Les différents rayonnements :
Dotés d’un surplus d’énergie, les atomes radioactifs se désintègrent naturellement en émettant
des rayonnements invisibles qui diffèrent par leur nature et leur pouvoir de pénétration dans l'air
ou la matière. Il existe principalement trois types de rayonnements : alpha, bêta ou gamma.
a. Les atomes radioactifs : une énergie débordante :
La radioactivité est un phénomène naturel qui naît au cœur de l’atome. Dans le noyau instable
d’un atome radioactif, il existe ainsi un surplus d’énergie qui conduit à une désintégration de
l’atome en un autre atome. Pendant cette transformation, l’atome expulse son énergie
excédentaire sous la forme de rayonnements invisibles : on parle de rayonnements ionisants.
Il existe trois types de rayonnements ionisants de nature et d’intensités différentes : alpha, béta et
gamma.
b. Le rayonnement alpha :
Le rayonnement alpha est émis par les atomes possédant trop de protons ou de neutrons. Il
correspond à l’émission d’un noyau d’atome d’hélium, composé de deux protons et de deux
neutrons : la particule alpha. Sa portée dans l’air est de quelques centimètres seulement. Il peut
être arrêté par une simple feuille de papier.
Exemple : Un atome de radium 226 se transforme en un atome de radon 222. Sa désintégration
provoque l’émission d’une particule alpha.
fig1 : Rayonnement alpha
c. Le rayonnement bêta :
Le rayonnement bêta est émis par des atomes ayant un écart trop important entre le nombre de
protons et de neutrons. Il correspond à deux types de transformations pouvant survenir dans un
radionucléide :
un neutron se transforme en proton et le noyau émet un électron chargé négativement,
un proton se transforme en neutron et le noyau émet un antiélectron chargé positivement.
Sa portée dans l'air est de quelques mètres. Il peut être arrêté par une feuille d'aluminium.
Exemple : Un atome de cobalt 60 devient un atome de nickel 60. Un de ses neutrons se
transforme en proton en émettant un électron.
fig2 : Rayonnement bêta
d. Le rayonnement gamma :
Le rayonnement gamma est émis par les atomes possédant un trop plein d'énergie. Il
s’agit d’une onde électromagnétique de même nature que la lumière ou les rayons X, mais
beaucoup plus énergétique.
Le rayonnement gamma est bien plus pénétrant que les autres types de rayonnements. En
fonction de son énergie, il peut parcourir plusieurs centaines de mètres dans l’air. Une forte
épaisseur de plomb ou de béton est nécessaire pour les arrêter.
Exemple : Le cobalt 60 se transforme en nickel 60 "excité", qui lui-même retrouve sa stabilité en
émettant des rayonnements gamma.
Fig3 : Rayonnement gamma [6].
6. Production des rayons γ :
Les rayonnements λ (gamma) sont créés par la désintégration spontanée des éléments radioactifs
tels l’iridium 192 de période de 74 jours (ces éléments peuvent être naturels comme le radium
226 ou l’uranium 235). En pratique, la radiographie fait appel aux radioéléments artificiels
mieux adaptés et peu couteux. Les radio-isotopes sont obtenus par irradiation neutronique
comme le cobalt 60 produisant un spectre de raies d’émission λ caractérisé par deux niveaux
d’énergie proches respectivement de 1.17 et 1.33 MeV. L’émission décroit de façon
exponentielle dans le temps. On définit la période du radioélément (sa durée de vie) comme le
temps nécessaire à la désintégration de la moitié des noyaux atomiques actifs. Un facteur
important est l’activité de la source radioactive, correspond au nombre d’atomes se transformant
par unité de temps. Elle s’exprime en
1 Ci = GBq
Becquerels (Bq), c’est le nombre de désintégrations par seconde et plus couramment en
curies (Ci) sachant que :
En gammagraphie, il n’est pas utile de disposer d’une alimentation en eau et en
électricité. La source peut se positionner dans des tubes de petits diamètre et rayonne dans toutes
les directions ; ce qui permet une radiographie panoramique d’une cuve. L’utilisation des
rayonnements ionisants exige des locaux spéciaux et doivent être transportés conformément au
règlement de transport visant les marchandises dangereuses et les matières radioactives. [6]
Quelle est la différence entre les rayons gamma et les rayons X ?
La principale différence entre les rayons gamma et les rayons X est la façon dont ils
sont produits. Les rayons gamma proviennent du processus de sédimentation d'un
noyau excité d'un radionucléide après qu'il ait subi une désintégration radioactive,
tandis que les rayons X sont produits lorsque des électrons frappent une cible ou
lorsque des électrons se réarrangent dans un atome. Les rayons cosmiques
comprennent également des photons de haute énergie et ceux-ci sont également
appelés rayons gamma, qu'ils proviennent ou non d'une désintégration ou d'une
réaction nucléaire.
Les rayons gamma, symbolisés par la lettre grecque γ, sont une forme de
rayonnement électromagnétique de haute énergie produits par la
désintégration γ ou d'autre processus nucléaire ou subatomique tel que
l'annihilation d'une paire électron-positron. Ils possèdent une longueur
d'onde très courte inférieure à 5 picomètres. La découverte des rayons
ont été découverts peu de temps après la découverte des particules alpha et
bêta, grâce au physicien français Paul Villard, qui les a découvertes en
1900. Les rayons gamma ont une plus grande profondeur de pénétration
que les rayons X.
Les rayons gamma peuvent être définis comme des rayons électromagnétiques qui sont émis ou
émis par les noyaux de certains nucléides incandescents (un nucléide est un type d'atome) après
le processus de désintégration radioactive .Les rayons gamma sont également générés à la suite
d'explosions nucléaires. et la foudre, en ce qui concerne leur formation sur Terre . Quant à
l'univers, les rayons gamma sont produits par les objets les plus chauds et les plus énergétiques;
Comme les étoiles à neutrons, qui sont des étoiles qui ont une masse très massive, et les régions
entourant les trous noirs. Les rayons gamma sont les rayons les plus énergétiques du spectre
électromagnétique, ils ont la plus petite longueur d'onde et la plus grande énergie dans le et l'une
des formes les plus importantes de rayonnement autres que les rayons gamma
électromagnétiques : ondes radio, rayons infrarouges et rayons X. [7]
7. Mode d'examen :
Les techniques utilisant des films ou des écrans photo-stimulables passent par une image latente
obtenue lors de l’exposition aux rayonnements.
Les films argentiques sont développés manuellement ou dans une machine automatique. Le
radiogramme obtenu est un négatif comportant des noircissements plus ou moins importants
selon la quantité de rayonnements transmis. Le noircissement du film est caractérisé par sa
densité optique traduisant sa capacité à absorber la lumière. Le film est observé sur un
négatoscope possédant une source de lumière intense. Les manques de matière de l’objet
apparaissent en sombre sur le radiogramme.
L’image latente des écrans photo-stimulables est révélée grâce à un lecteur-numériseur. Dans ce
cas, l’image radiographique est dématérialisée et se présente sous la forme d’un fichier
numérique défini par sa taille en nombre de pixels et son codage en niveaux de gris. Pour que
l’écran photo stimulable puisse être réutilisé, après lecture de l’information, les composés
sensibles au rayonnement sont ramenés dans leur état énergétique stable : c’est l’opération
d’effacement. Les lecteurs-numériseurs sont principalement de deux types : les systèmes demi-
lune ou ceux à cassette. Ces derniers sont moins fragiles et plus adaptés à une utilisation !
industrielle mais ne permettent pas de suivre la courbure des pièces. Les images numériques
obtenues peuvent subir des traitements d’images afin de faciliter la détection des indications.
Cette technique radiographique utilisant des écrans photo stimulables est désignée par
l’acronyme anglais CR (Computed Radiography) qui signifie « radiographie assistée par
ordinateur ».
D’autres types de détecteurs permettent d’obtenir directement un radiogramme numérique. Ils
sont utilisés avec des installations en poste fixe comportant un système de manutention à
distance qui permet de faire varier la position de l’objet (ou d’une zone de celui-ci) par rapport à
la source de rayonnements. Les objets à contrôler peuvent être observés par l’opérateur soit en
temps réel avec l’enregistrement éventuel d’une video (radioscopie), soit en différé sur des
images obtenues après traitement d’acquisition. L’observation des images numériques en différé
permet de leur appliquer une opération d’optimisation des contrastes ou des traitements d’images
(filtres mathématiques). Le détecteur qui était initialement un amplificateur de brillance couplé à
une caméra optique est aujourd’hui remplacé par un ensemble de capteurs numériques assemblés
le plus souvent sous la forme d’un panneau plat. Cette technique radiographique permettant
d’obtenir directement des images numériques est désignée par l’acronyme anglais DR (Digital
Radiography) qui signifie « radiographie numérique ».
Pour le contrôle automatisé de grandes structures aéronautiques des caméras type DTC (CCD en
anglais) de très haute résolution (de l’ordre de 31 µm) sont parfois employées. Elles peuvent être
associées à un réseau de fibres optiques positionnées à l’entrée du détecteur.
8. Domaine d'application :
Le champ d’application de la radiographie industrielle est très vaste ; c’est en effet souvent la
technique retenue lorsqu’il s’agit de mettre clairement en évidence et de dimensionner des
hétérogénéités nocives à l’intérieur des objets de toutes natures, aussi bien au stade de la
fabrication qu’à celui des contrôles de maintenance.
La quasi-totalité des matériaux peut être examinée en radiographie et les épaisseurs contrôlées
peuvent être importantes. En revanche, la méthode est coûteuse sur le plan du matériel et de la
mise en œuvre.
9. Utilisation :
Radiographie par rayons gamma : gammagraphie
Imagerie médicale
Médecine nucléaire
Radiothérapie
Stérilisation (irradiateur 60Co)
Spectrométrie gamma
Astronomie gamma
Restauration d'objets par l'atelier de recherche et de conservation Nucléart
10.Propriétés (Avantages et Inconvénients) du CND par Radiographie γ:
Les principaux avantages et inconvénients par rapport aux autres méthodes CND sont :
Avantages
Les discontinuités de surface et internes peuvent être détectées.
Des variations importantes de composition peuvent être détectées.
Il a très peu de limitations matérielles.
Peut être utilisé pour inspecter des zones cachées (l'accès direct à la surface n'est
pas nécessaire)
Très peu ou aucune préparation de pièce n'est requise.
Un dossier de test permanent est obtenu.
Bonne portabilité en particulier pour les sources de rayons gamma.
Inconvénients :
Dangereux pour les opérateurs et les autres membres du personnel à proximité.
Un haut degré de compétence et d'expérience est requis pour l'exposition et
l'interprétation.
L'équipement est relativement cher (surtout pour les sources de rayons X).
Le processus est généralement lent.
Très directionnel (sensible à l'orientation des défauts).
La profondeur de la discontinuité n'est pas indiquée.
Il nécessite un accès bilatéral au composant.
11. Lois d’atténuation
si on considère I0 est issu d’une source de rayonnement monochromatique et I représente les
photons n’ayant subi aucune interaction dans la matière, on démontre que avec:
I = I0e-x
X: épaisseur de l’écran
: Coefficient d’absorption linéique qui représente la probabilité d’interaction d’un photon dans
la matière qu’il traverse
12. Sources de rayonnement :
Le rayonnement gamma est obtenu à l’aide d’isotopes qui sont véhiculés dans un appareil
blindé (GAMS) muni d’une canne d’éjection par laquelle on amène la source près de la zone de
contrôle. Les sources couramment utilisées sont : 192Ir, 60Co, 170Tm, 75Se ou 137Cr. Leur activité est
variable en fonction du temps. La décroissance suit la loi At = A0/(2t/T), où At = activité au
temps t, A0 = activité initiale, T = période de l’élément et t = temps d’utilisation.
13. Les Films :
La couche sensible des films est réalisée en gélatine renfermant des grains de bromure d’argent
qui, lors du développement, se transforment en argent métallique. Plus la densité de rayonnement
augmente, plus la zone exposée noircit.
Les films sont caractérisés par leur définition (netteté des contours et résolution spatiale),
leur sensibilité (rapidité de réponse de la couche sensible) et leur granulation (homogénéité des
grains de bromure d’argent dans la gélatine). Le temps d’exposition du film est tributaire de sa
sensibilité et du courant du tube i. Le temps d’exposition décroît avec le carré de la distance
selon la formule : facteur d’exposition = it/ D2, où D est la distance source / film.
Les films sont livrés en cartouches hermétiques dans lesquelles sont incorporés les filtres et
les écrans de blocages qui sont fait de plaques de plomb de 0.05 mm à 0.15 mm d’épaisseur
selon l’utilisation que l’on doit en faire.
14. Types de contrôles réalisés par cette méthode :
Alors que l’assemblage par soudage des divers éléments de la machine ou des expériences est en
train de se réaliser, le contrôle par radiographie est quotidiennement utilisé pour qualifier les
soudures TIG ou MIG pour l’assemblage de tubes ou de plaques dont les épaisseurs varient de 1
mm à 15 mm en acier inoxydable ou en cuivre. Les exemples les plus révélateurs sont : le suivi
de fabrication des chambres LSS, la qualification des soudures des lignes cryogéniques, le
contrôle de soudage des « BT integration 2 » pour ATLAS.
15. Conclusion :
les rayons gamma utilisés en radiographie proviennent de matières radioactives à
l'intérieur de l'appareil de radiographie. Les appareils à rayons gamma n'ont pas besoin
d'électricité. Ils sont plus petits que les appareils à rayons X. Leur petite taille les rend utiles pour
vérifier l'intérieur des tuyaux, des navires et d'autres petits espaces. Cependant, ils ne peuvent pas
être désactivés comme un appareil à rayons X. Les radionucléides contenus dans l'appareil
produisent toujours des rayons gamma. La seule façon de bloquer un rayonnement gamma d'un
appareil de radiographie est d'interrompre le faisceau avec une plaque de métal lourd. La plaque
métallique ne laissera pas passer les rayons gamma. Les travailleurs doivent veiller à fermer le
bouclier lorsque l'appareil gamma n'est pas utilisé pour protéger les autres contre l'exposition aux
rayonnements.
Les fabricants utilisent la radiographie industrielle pour rechercher des fissures ou des
défauts dans les matériaux. La radiographie industrielle utilise des rayons gamma pour montrer
des défauts qui ne peuvent pas être détectés à l'œil nu. Étant donné que et les rayons gamma
peuvent traverser différents types de matériaux, tels que l'air, le sol et l'eau, la radiographie
industrielle est utile pour inspecter les matériaux sans avoir à déplacer ou à endommager le
matériau lui-même.
Référence :
[1]. Brahim RAMADANE, « Contribution à la modélisation tridimensionnelle de la
technique thermo-inductive de contrôle non destructif : Développement d’un outil deconception,
d’analyse et d’aide à la décision » Thèse de Doctorat, Université de Nantes. 2009
[2]. LAKHDARI, Ala-Eddine , « ETUDE ET MODELISATION DE CAPTEURS EN CND
PAR COURANTS DE FOUCAULT : APPLICATION A LA DETECTION DES FISSURES ».
Mémoire de Magister, Université Mohamed Khider – Biskra, 2011
[3].ZORNI, Chiara, « Contrôle non destructif par courants de foucault de milieux
ferromagnétiques :de l’expérience au modèle d’interaction », Thèse de Doctorat, université
Paris-Sud11, Paris 2012.
[4].J. Dumont-Fillon : « Contrôle non destructif (CND) ». Techniques de l’Ingénieur, R1400.
[5].https://www.technologuepro.com/cours-controle-non-destructif/chapitre-5-la-
radiographie.pdf
[6]. https://www.andra.fr.explication-du-phenomene.
[7]. Normalisation française A 09-325 Essais non destructifs Ultrason Faisceau acoustiques –
Généralités Septembre 1987
Avantages des tests radiographiques
Les principaux avantages des tests radiographiques sont les suivants :
L'inspection des composants assemblés est simple.
Une préparation de surface minimale est requise.
Les défauts sur et sous la surface peuvent être détectés.
Les défauts internes des éléments/structures complexes peuvent être facilement vérifiés.
Détectez et mesurez automatiquement les défauts internes.
Les dimensions et les angles de l'échantillon peuvent être mesurés sans sectionnement.
Au lieu des joints dorés, les tests radiographiques sont l'une des meilleures procédures NDT.
Il peut être utilisé avec de nombreux matériaux.
Inconvénients des tests radiographiques
Voici les principaux inconvénients des tests radiographiques :
Extrêmement dangereux ; une extrême prudence s'impose.
Un haut niveau d'expertise et d'expérience est nécessaire.
Affaire chère.
Prends ton temps.
L'accès au composant des deux côtés est nécessaire.
Applications des tests de radiographie
Certaines des applications des tests de radiographie sont dans les industries suivantes ;
Industries aérospatiales
Industrie automobile
Industries manufacturières
Industrie maritime
Défense militaire
Industries offshore
Industries pétrochimiques
Industries de production d'électricité
Industrie des transports
La gestion des déchets
Comment la sensibilité radiographique est-elle calculée ?
La sensibilité est déterminée par le diamètre du plus petit trou vu sur la radiographie, qui est
calculé comme le diamètre du trou divisé par l'épaisseur du composant rapporté en pourcentage.
La sensibilité évaluée avec un fil IQI diffère de la sensibilité évaluée avec un step wedge IQI.
Pourquoi le test de radiographie est-il requis ?
Les tests radiographiques créent un enregistrement permanent sous la forme d'une radiographie,
qui est une représentation très sensible de la structure interne du matériau. L'épaisseur et la
densité d'un objet déterminent la quantité d'énergie qu'il absorbe. L'énergie non absorbée par
l'objet provoque une exposition au film radiographique.
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