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Sequence 5

Ce document présente le plan d'une séquence pédagogique sur le thème du triomphe de l'amour dans la pièce Les Fausses Confidences de Marivaux. La séquence comporte quatre séances dont les objectifs, supports et contenus sont détaillés. La première séance consiste en une lecture analytique d'un extrait, la deuxième en un travail sur les styles de discours, la troisième en une improvisation et la dernière en la rédaction d'une tirade.

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Ce document présente le plan d'une séquence pédagogique sur le thème du triomphe de l'amour dans la pièce Les Fausses Confidences de Marivaux. La séquence comporte quatre séances dont les objectifs, supports et contenus sont détaillés. La première séance consiste en une lecture analytique d'un extrait, la deuxième en un travail sur les styles de discours, la troisième en une improvisation et la dernière en la rédaction d'une tirade.

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Le triomphe de l’amour

Objectifs de la séquence :
*Connaître le triomphe de l’amour véhiculé d’une manière comique.
Activité/ Durée Support Contenu Objectifs visés
Séance

Séance1: Une Extrait de Les Fausses Lecture analytique *Connaître le triomphe de l’amour véhiculé
Lecture heure confidences  : Acte III d’une manière comique.
scène 13 *Repérer les caractéristiques d’un
De: Quoi! le voilà dénouement d’une comédie classique.
encore? Jusqu’à:
Nous en fournira bien
d’autres copies.

Séance2: Une Extrait de Les Fausses confidences Acte Les discours: *Reconnaitre les caractéristiques des discours
Langue heure III scène 13 direct, indirect direct, indirect et indirect libre.
De: Quoi! le voilà encore? Jusqu’à: et indirect libre. * Être capable de permuter un style en un
Nous en fournira bien d’autres copies. autre.

Séance3: Une Improvisez une scène de dénouement. Mise en scène *Être capable d’improviser une scène de
Production heure dénouement.
écrite

Séance4: Une Les fausses confidences établissent un Une tirade *Rédiger une tirade dramatique.
Production heure rapport paradoxal entre le vérité et le *Réemployer le niveau de langue
orale mensonge. adéquat à la situation.
A l’instar, Dubois l’utilise pour faire *Utiliser le vocabulaire du regret
triompher l’amour. Mais, cette dernière
et de la déception.
ne montre guère l’honnêteté de la
personne. Imaginez qu’Araminte après
avoir cru en Dorante, vivra une
déception amoureuse dans laquelle elle
se sentira manipulée. Rédigez une
tirade dans laquelle vous mettez en
exergue cette déception.
*Reconnaitre les caractéristiques des discours direct, indirect et indirect libre.
*Être capable d’improviser une scène de dénouement.
*Rédiger une tirade dramatique.

Activité : Lecture

Durée : 1h

Niveau : première année du baccalauréat


Support : Extrait de l’Acte III scène 13, de: Quoi! Le voilà encore? Jusqu’à:
Nous en fournira bien d’autres copies. « Les fausses Confidences  », Marivaux.

Contenu : Lecture analytique

Objectifs visés : *Connaître le triomphe de l’amour véhiculé d’une manière comique.

*Repérer les caractéristiques d’un dénouement d’une comédie classique.

Support de la séance :
Scène XIII
MADAME ARGANTE, voyant Dorante.
Quoi ! Le voilà encore ?

ARAMINTE, froidement.
Oui, ma mère. (Au comte.) Monsieur le comte, il était question de mariage entre vous et moi, et il n’y faut plus penser. Vous
méritez qu’on vous aime ; mon cœur n’est point en état de vous rendre justice, et je ne suis pas d’un rang qui vous convienne.

MADAME ARGANTE.
Quoi donc ! Que signifie ce discours ?

LE COMTE.
Je vous entends, madame ; et sans l’avoir dit à madame (montrant madame Argante) je songeais à me retirer. J’ai deviné tout.
Dorante n’est venu chez vous qu’à cause qu’il vous aimait ; il vous a plu ; vous voulez lui faire sa fortune ; voilà tout ce que vous alliez
dire.

ARAMINTE.
Je n’ai rien à ajouter.

MADAME ARGANTE, outrée.


La fortune à cet homme-là !

LE COMTE, tristement.
Il n’y a plus que notre discussion, que nous réglerons à l’amiable. J’ai dit que je ne plaiderais point et je tiendrai parole.

ARAMINTE.
Vous êtes bien généreux. Envoyez-moi quelqu’un qui en décide, et ce sera assez.

MADAME ARGANTE.
Ah ! La belle chute ! Ah ! Ce maudit intendant ! Qu’il soit votre mari tant qu’il vous plaira ; mais il ne sera jamais mon gendre.

ARAMINTE.
Laissons passer sa colère, et finissons. (Ils sortent.)

DUBOIS.
Ouf ! Ma gloire m’accable. Je mériterais bien d’appeler cette femme-là ma bru.
ARLEQUIN
Pardi ! Nous nous soucions bien de ton tableau à présent ! L’original nous en fournira bien d’autres copies.
I. Phase d’identification  :

L’enseignant entame la séance en précisant qu’il s’agit d’une lecture analytique de: l’extrait de
l’Acte III, scène 13 de: Quoi! Le voilà encore? Jusqu’à: Nous en fournira bien d’autres copies. « Les
fausses Confidences  », Marivaux.
Les mots difficiles  :

À l'amiable : par voie de conciliation.


Ma bru : Ma belle-fille.
Pardi : Exclamation renforçant une déclaration.
II. Situation de l’extrait  :
Afin de situer le passage, l’enseignant posera les questions suivantes :

Question1: Qui est le dramaturge de cette pièce ?

Le dramaturge de cette pièce est Marivaux.

Question2: Où se situe le passage étudié : au début, au milieu ou à la fin de la pièce ?

Le passage se situe à la fin de l’œuvre.

Question3 : Comment on appelle cette scène ?

Une scène de dénouement.

Question4 : Qu’est ce qui s’est passé dans cet extrait ?

Dans ce passage, les deux amoureux ont pu surmonter les obstacles sociaux à leur relation, et du
coup ils vont se marier.

Situation de passage :
Le passage étudié est un extrait de l’acte III scène 13 de la pièce théâtrale de Marivaux
intitulée  Les fausses confidences, publiée en 1737. Il s’agit d’une scène de dénouement dans
laquelle les deux amants (Araminte et Dorante) veulent officialiser leur relation suite à
l’abolition des obstacles sociaux faite par Araminte.

Problématique :

Les élèves seront exhortés à répondre aux questions suivantes afin de formuler une problématique.

Question5 : Par quoi peut-on qualifier cette scène ?

Un dénouement amoureux.

Question6 : Que fait Araminte ?

Elle déclare à sa mère et au comte qu’elle épousera Dorante.

Problématique :
Comment Marivaux parviendrait-il à annoncer la dévastation des obstacles sociaux par le biais
d’un dénouement amoureux ?
L’enseignant accorde quelques minutes aux élèves pour noter la situation du passage et la
problématique en amont de l’analyse.

III. Axes de lecture:


1- Araminte annonce son mariage avec Dorante (du début jusqu’à « La fortune à cet homme-là »).
2- Le règlement du litige entre Araminte et le comte (de «  il n’y a plus que notre discussion »
jusqu’à « ils sortent »).
3- Les valets clôturent risiblement la scène (de «  ouf ! Ma gloire m’accable » jusqu’à la fin).

L’enseignant entame l’explication de l’extrait, tout en posant des questions qui vont préparer à
l’ébauche de l’analyse.

1-Araminte annonce son mariage avec Dorante :

Question1 : La dernière scène des Fausses confidences s’ouvre par quoi ?

Cette scène s’ouvre par une réplique de madame Argante qui est sous forme d’une phrase
exclamative Quoi ! Le voilà encore !

Question2 : Madame Argante veut exprimer quoi à travers cette exclamation ?

Cette exclamation met en place une humiliation extrême à l’égard de Dorante.

Question3 : Par quoi on peut expliquer la rage de madame Argante ?

Madame Argante en cette scène ne diffère pas de celui dépeint depuis le début de la pièce, à savoir
une mère qui se plaît à évoquer la richesse et la puissance de sa fille, si tant bien eut-elle daigné
épouser le Compte. Parallèlement, elle traite avec condescendance ceux qui sont sans argent et sans
titre, avec un acharnement bien particulier sur Dorante. Alors, Araminte incarne une certaine
arrogance et méprise les personnes qui n’appartiennent pas au même rang social qu’elle.

Question4 : Je vous envoie vers la deuxième réplique « Oui ma mère », comment Araminte a


répondu ?

Elle répond froidement à sa mère, tout en gardant une relation distante par l’utilisation de ma mère,
qui met en exergue leur lien biologique et non pas leur complicité.

Question5 : Araminte s’adresse au comte afin de lui annoncer quoi ?

Elle lui annonce l’abolition de leur mariage et la forme négative « il n’y faut plus penser » affirme sa
détermination.

Question6 : Que présente Araminte comme argument afin d’annuler ce mariage qui lui est
abominable ?

D’abord, elle met en place un argument sentimental qui véhicule le message d’une manière plus au
moins galante «vous méritez qu’on vous aime », en suite elle présente un argument social « je ne
suis pas d’un rang qui vous convienne », parce que le mariage entre une grande bourgeoise et un
aristocrate peut être considéré comme une mésalliance. Ici Araminte essaye de retourner le mépris
de classe qu’exprime sa mère contre lui-même.

Question7 : Dans la réplique de madame Argante « Quoi donc ! Que signifie ce discours » elle utilise
quel type de phrases ?

Elle recourt encore une fois à l’exclamation en répétant aussi l’interjection Quoi, mais elle renforce
cette exclamation par l’ajout d’une question oratoire qui met en valeur son soupçon ainsi que son
choc.
Question8 : En répondant par « je songeais à me retirer. J’ai deviné tout.» le comte a fait preuve de
quoi ?

Le comte a fait preuve de maturité et de galanterie car après avoir prévu ce tournant, il avait déjà
pensé à se retirer gentiment.

Question9 : Que remarquez-vous dans la structure des phrases utilisés par le comte « je songeais à
me retirer. J’ai deviné tout. Dorante n’est venu chez vous qu’à cause qu’il vous aimait ; il vous a
plu ; vous voulez lui faire sa fortune ; voilà tout ce que vous alliez dire »?
Le comte recourt à l’utilisation des phrases simples et juxtaposés sans mettre des connecteurs
logiques, même si il a essayé de camoufler ce sentiment, mais il se trouve en pure perte.
Question10 : Qu’essaye Araminte d’affirmer ici «Je n’ai rien à ajouter »?
Elle essaye à abolir cette discussion et mettre fin à son contentieux avec le comte.
Question11 : Dans la réplique de madame Argante « La fortune à cet homme-là ! » Comment
trouvez-vous cette désignation envers Dorante ?
Elle le méprise toujours car elle ne conçoit pas que sa famille élève un petit bourgeois.

Bilan du premier axe :


Araminte qui possède l’argent, la jeunesse et la beauté ne recherche pas un titre ou un pouvoir
mais un amour pur et sincère, elle doit affronter sa mère afin d’atteindre ce qu’elle désire «  son
mariage avec Dorante » qui brave pas mal de normes sociales. Le Comte à son tour souhaite de
trouver une solution pour sortir d’un procès qui ne lui apporterait que des ennuis.

Transition1  : En annonçant son mariage, Araminte essaye de rester en position de trêve et avec
le comte et avec sa mère qui s’oppose à cette contravention des mœurs.

2- Le règlement du litige entre Araminte et le comte :

Question12 : Quel sentiment évoque la didascalie « le comte tristement » ?

La didascalie illustre la mélancolie extrême du comte ainsi que sa sincérité et sa passion envers
Araminte. Il incarne également les valeurs de l’aristocratie et une galanterie éminente.

Question13 : Comment peut-on qualifier le comportement de madame Argante par rapport à celui
du narrateur ? Relevez une phrase qui le montre.

Argante s’oppose toujours à ce mariage même si elle finit par renoncer «tant qu'il vous plaira» et
elle réagit sévèrement à l’encontre du comte qui a été gentil en dépit de son choc émotionnel, ce qui
est en effet bien clair à travers ses mots et ses expressions « ce maudit intendant » et aussi « belle
chute ! » le terme chute désigne ironiquement la chute sociale que constitue cette alliance avec
Dorante.

Question14 : Après les multiples tentaions de sa mère, comment Araminte agit ?


Araminte reste très pudique quant à ses sentiments, peut-être par gêne face à une mère «outrée» et
un Compte «triste (ment)» ou par autorité. Toutefois, elle demeure confiante et
déterminée « Laissons passer sa colère ».

Bilan du deuxième axe :


Le comte se retire avec une révérence quand les deux amoureux se regardent avec
tendresse et fait preuve d’une courtoisie très distinguée, en outre le sentiment de
culpabilité ne loupe guère Araminte suite à sa décision, mais elle reste quand même très
excitée et déterminée.

Transition2  : A la fin de ce règlement de compte, Araminte clôture ses paroles et les valets
restent seuls sur scène.

3- Les valets clôturent risiblement la scène :

Les valets Dubois et Arlequin demeurent seuls sur scène.

Question15 : cette clôture par les valets fait référence à quoi ?

La fin de la pièce a été prise en charge par deux valets joviaux et guillerets nous fait penser aux
origines farcesques de la comédie bourgeoise.

Question16 : comment Araminte était désignée par Dubois ?

Dubois s’intègre risiblement et volontairement à la nouvelle famille née du mariage en appelant


Araminte « ma bru ». Il est donc satisfait et bienveillant sur le couple.

Question17 : « l’original nous en fournira bien d’autres copies» dans phrase on a quelle tonalité ?

Ces propos d’Arlequin sont ironiques, ils évoquent métaphoriquement la nombreuse progéniture à
venir «l’original nous en fournira bien d’autres copies», image triviale et peu respectueuse des
valeurs. C'est une version «arlequinesque» du fameux «Et ils eurent beaucoup d'enfants" qui clôt
habituellement les contes de fée. Le mot de la fin est donc aux valets, les répliques du valet
grotesque ouvrent et ferment la pièce.

Bilan du troisième axe :


Dubois se félicite de sa victoire et le metteur en scène qu’est Dubois s’attribue à la gloire, ils
mettent fin à cette scène par l’évocation heureuse des futurs enfants d’une manière très risible.
Ce dénouement règle les obstacles sociaux qui s’opposaient au mariage de Dorante et Araminte.
Finalement, la vérité et l’amour ont triomphé.

IV. Synthèse:

L’enseignant donne aux élèves le temps de rédiger les bilans sur leurs cahiers, pour ensuite
formuler une synthèse collective.

Araminte congédie d’épouser le comte, elle devient de plus en plus rigide face aux
adversaires qui luttent contre ce mariage à savoir sa mère, madame Argante, qui ne
saurait accepter une telle mésalliance. En revanche le comte renonce gentiment au procès
et laisse l’amour empreinte la voie du triomphe. En effet, Les Fausses confidences mettent
en scène, dans un chassé-croisé dramatique, des complots, des mensonges et des
quiproquos qui permettent à la vérité, celle des personnages révélés à eux-mêmes par leur
passion, de triompher. Les personnages masqués de Marivaux permettent également à
l’auteur d’entraîner son lecteur et son spectateur à s’interroger sur le rapport existant
entre sentiment et langage.
Scène XIII
DORANTE, ARAMINTE, LE COMTE, MADAME ARGANTE, DUBOIS, ARLEQUIN.

MADAME ARGANTE, voyant Dorante.


Quoi ! Le voilà encore ?

ARAMINTE, froidement.
Oui, ma mère. (Au comte.) Monsieur le comte, il était question de mariage entre vous et moi, et il n’y
faut plus penser. Vous méritez qu’on vous aime ; mon cœur n’est point en état de vous rendre justice, et je
ne suis pas d’un rang qui vous convienne.

MADAME ARGANTE.
Quoi donc ! Que signifie ce discours ?
LE COMTE.
Je vous entends, madame ; et sans l’avoir dit à madame (montrant madame Argante) je songeais à me
retirer. J’ai deviné tout. Dorante n’est venu chez vous qu’à cause qu’il vous aimait ; il vous a plu ; vous voulez
lui faire sa fortune ; voilà tout ce que vous alliez dire.

ARAMINTE.
Je n’ai rien à ajouter.

MADAME ARGANTE, outrée.


La fortune à cet homme-là !

LE COMTE, tristement.
Il n’y a plus que notre discussion, que nous réglerons à l’amiable. J’ai dit que je ne plaiderais point et je
tiendrai parole.

ARAMINTE.
Vous êtes bien généreux. Envoyez-moi quelqu’un qui en décide, et ce sera assez.

MADAME ARGANTE.
Ah ! La belle chute ! Ah ! Ce maudit intendant ! Qu’il soit votre mari tant qu’il vous plaira ; mais il ne
sera jamais mon gendre.

ARAMINTE.
Laissons passer sa colère, et finissons. (Ils sortent.)

DUBOIS.
Ouf ! Ma gloire m’accable. Je mériterais bien d’appeler cette femme-là ma bru.

ARLEQUIN.
Pardi ! Nous nous soucions bien de ton tableau à présent ! L’original nous en fournira bien d’autres
copies.

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