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Aspects du Secteur Hôtelier Marocain

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Année universitaire : 2020 - 2021

Le Secteur De
L’Hôtellerie
Environnement Juridique, Comptable et Fiscal

Réalisé par :
AIT SI MOHAMED Yassine Sous l'encadrement :
BAIYA Mohamed PR. El Houssain ATTAK
BELYAZID Youssef
BENBADYREF Amal
ELHABETY Manal
HADAD Nabila
Page 2
Table des matières
INTRODUCTION..................................................................................................................................4
I. L’aspect juridique du secteur de l’hôtellerie.............................................................................5
1. Ce qu’on entend par établissement touristique :.........................................................................5
2. Classement des établissements hôteliers :...................................................................................6
3. L’exploitation des établissements touristiques :..........................................................................7
Durée de l’exploitation:......................................................................................................................8
Autorité :............................................................................................................................................8
Responsabilités :.................................................................................................................................8
Les contrats d’exploitation :...............................................................................................................9
Sanctions : constatation des infractions............................................................................................11
Conditions d’exploitation :...............................................................................................................13
4. Les résidences immobilières adossées à un établissement d’hébergement touristique :............15
Règles d’exploitation de ces unités de logement :............................................................................16
5. Déclaration des arrivés et des nuitées :.....................................................................................17
II. L’aspect comptable du secteur de l’hôtellerie........................................................................18
1. L’organisation des activités des établissements hôteliers :.......................................................18
2. Traitement comptable des opérations spécifiques au secteur de l’hôtellerie :...........................21
3. Projet de plan comptable spécifique au secteur de l’hôtellerie :................................................26
III. L’aspect fiscal du secteur de l’hôtellerie.................................................................................29
1. Section I : Fiscalité étatique :....................................................................................................30
La TVA :..........................................................................................................................................30
L’impôt sur sociétés :.......................................................................................................................31
L’impôt sur le revenu :.....................................................................................................................33
2. Section II : Fiscalité Hôtelière :................................................................................................34
Taxe professionnelle :.......................................................................................................................34
Taxe de séjour :................................................................................................................................37
Taxe sur les débits de boissons :.......................................................................................................39
Taxe de promotion touristique :........................................................................................................40
ANALYSE CRITIQUE :..................................................................................................................42
CONCULUSION.................................................................................................................................45
Bibliographie et Webographie..............................................................................................................46
Annexes................................................................................................................................................47

INTRODUCTION

Page 3
Chaque année, l’attractivité touristique du Maroc ne cesse de se confirmer, d’une
part avec l’ouverture de plusieurs lignes aériennes qui drainent davantage de visiteurs
étrangers, et d’une autre part, avec le tourisme national qui ne fait parler de lui qu’en
période de crise de tourisme international, ceci est clairement visible au niveau des comptes
publiés par le Haut-Commissariat au Plan :

En effet, la consommation intérieure du tourisme s’est établie à 138,3 milliards de


dirhams en 2019 au lieu de 130,8 milliards en 2018. Cette évolution est le résultat de
l’accroissement de la consommation intérieure du :

- Tourisme récepteur de 4,8% au lieu de 5,9% en 2018, passant de 89 milliards de


dirhams en 2018 à 93,2 milliards en 2019 ;
- Tourisme interne et émetteur de 7,6% au lieu de 4,4%, passant de 41,8 milliards de
dirhams en 2018 à 45 milliards en 2019.
Et compte tenue de l’augmentation de 2,4% des impôts nets de subventions sur les produits
touristiques, la contribution du PIB du tourisme au PIB national a connu une légère hausse
pour se situer à 7,1% en 2019 après 6,9% une année auparavant.

C’est pourquoi, le secteur du tourisme s’avère l’un des vecteurs majeurs de l’économie
marocaine.

Assurément, l’hébergement touristique constitue l’un des principaux maillons de la


chaine de valeur touristique. Ainsi, une importance particulière est accordée par le ministère
du tourisme à cette filière qui constitue un élément déterminant dans le choix d’une
destination touristique. Des efforts considérables ont permis de développer le nombre
d’établissements d’hébergement touristique et la capacité litière :Actuellement, le Maroc
dispose d'une capacité litière estimée à 275 mille opérationnels dans les différentes unités
d'hébergement du royaume, contre 175 mille seulement en 2010. Une bonne performance
en moins d'une décennie marquée par l'éclosion du parc hôtelier national et la floraison
d'investissements touristiques d'envergure, essentiellement tournés vers le haut de gamme.

Nous traiterons à l’occasion de ce travail, l’aspect juridique, comptable et fiscal de


l’activité du secteur hôtelier, agent principal du tourisme marocain.

Page 4
I. L’aspect juridiquedu secteur de l’hôtellerie

1. Ce qu’on entend par établissement touristique :

Selon la Loi n° 80-14 promulguée par le dahir n° 1-15-108 : « Est considéré comme


établissement d’hébergement touristique, tout établissement à caractère commercial, qui
reçoit une clientèle de passageou de séjour et lui fournit une prestation d’hébergement et
des prestations, en totalité ou en partie, de restauration et d’animation.

L’établissementd’hébergement touristique peut comporter des installations et des


équipements permettant d’offrir à la clientèle, outre la prestation d’hébergement, d’autres
services notamment de cures, de repos, de sport ou de congrès. 

 Les types d’établissement touristique :

Hôtel : Etablissement d’une capacité minimale fixée par voie réglementaire, qui offre en
location de l’hébergement meublé et équipé sous forme de chambres, de suites, de chalets
ou de villas.L’hôtel assure également, pour certaines catégories, un service de restauration.

Hôtel club : Etablissement d’hébergement et de loisir qui offre dans des unités de logement
isolées ougroupées, une prestation globale composée de services d’hébergement, de
restauration et d’animation, adaptée à ce type d’hébergement.

Résidence de tourisme : Etablissement d’hébergement à vocation touristique qui offre en


location des unités de logement meublées et dotées d’une cuisine. La résidence de tourisme
peut être conçue sous forme d’unités de logement isolées ou groupées.

Les résidences immobilières de promotion touristique, régies par la loi n° 01-07 édictant des
mesures particulières relatives aux résidences immobilières de promotion touristique sont
assimilées pour leur classement à des résidences de tourisme.

Maison d’hôtes : Etablissement commercial prenant la forme de villa ou maison, d’une


capacité d’hébergement en chambres, minimale et maximale, fixée par voie réglementaire
et offrant en location des chambres et/ou des suites équipées et accessoirement des

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services de restauration et d’animation sous réserve du respect des lois régissant la matière
et du respect de l’ordre publie.

Riad : Maison caractérisée par une architecture et une décoration traditionnelles


marocaines qui offre un service d’hébergement et accessoirement des services de
restauration et d’animation sous réserve du respect des lois régissant la matière et du
respect de l’ordre publie.

Kasbah : Etablissement d’hébergement conçu sous forme de demeure fortifiée, intégrée


dans son paysage, caractérisée par une architecture historique et utilisant des matériaux
reconnus dans sa construction et sa restauration.

Gîte : Etablissement de capacité d’hébergement réduite, fixée par voie réglementaire, situé
en zone rurale et respectant l’aspect architectural de cette zone.

Pension : Etablissement d’hébergement touristique et accessoirement de


restauration.L’exploitation d’une pension peut revêtir un caractère familial et permanent.

Camping : Etablissement situé sur un terrain gardé, aménagé et clôturé qui propose en
location des emplacements destinés à l’accueil de tentes, de caravanes, de campings cars ou
de résidences mobiles de loisirs. Il peut également proposer en location des habitations
légères, sans que le nombre de celles-ci dépasse un pourcentage de la capacité totale du
camping tel que fixé par voie réglementaire.

Précision : On entend par habitation légère une construction démontable ou transportable


destinée à une occupation temporaire à usage de loisir.

2. Classement des établissements hôteliers :

Le classement comporte deux phases successives et complémentaires : le classement


technique provisoire et le classement d'exploitation.

Le classement provisoire : est prononcé avant ou en même temps que l’autorisation de


construire, par le wali de la région, après avis d’un comité consultatif dit comité technique
de coordination des projets touristiques, ce comité se réunit en présence des deux tiers de
ses membres au moins, autant de fois que nécessaires sur convocation de son président.

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Ce classement technique provisoire est prononcé dans un délai max d’un mois à compter de
la date du dépôt du dossier du projet au centre régional d’investissements ou directement à
la délégation du tourisme concernée.

Ainsi, l'exploitant de l'établissement touristique concerné doit informer l'autorité chargée du


classement de l'ouverture du dit établissement deux mois avant la date de sa mise en
exploitation.

Le classement d'exploitation : doit être prononcé dans les deux mois qui suivent la date de
la mise en exploitation de l'é[Link] classement d’exploitation est prononcé suite à
une visite d’une commission régionale de classement dont la composition est fixée par voie
réglementaire.

Pour certains types et catégories d’établissements d’hébergement touristique fixés


par voie réglementaire, la visite de la commission régionale de classement est complétée par
une visite, dite ‘visite mystère’ qui se déroule à l’insu de l’exploitant et qui a pour objet de
s’assurer du niveau de la qualité de service produit. Les modalités de la visite mystère sont
fixées par voie réglementaire. En cas de répression, les phases prévues seulement au 1er
alinéa de l’article 42 doivent être respectées.

Ce classement n’est pas permanent : le wali de la région peut après avis de la


commission régionale de classement et lorsque les conditions d’exploitation d’un
établissement touristique justifient un changement de catégorie, modifier le classement
attribué à celui-ci en le rangeant soit dans une catégorie supérieure, soit dans une catégorie
inférieure. Elle peut également décider la radiation de l'établissement concerné du
classement s'il est constaté que ses caractéristiques ne répondent plus aux normes de
classement de la plus basse catégorie de son genre.

A noter qu’aucun établissement touristique ne peut être exploité dans une catégorie
supérieure à celle qui lui a été attribuée lors de son classement d'exploitation.

3. L’exploitation des établissements touristiques :

Tout projet de construction, de transformation, d’extension d’un établissement


d’hébergement touristique ou de conversion d’un bâtiment existant en établissement
d’hébergement touristique doit se conformer aux normes de construction dimensionnelles,

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fonctionnelles, de sécurité et d’hygiène ainsi qu’aux normes relatives à l’efficacité
énergétique et à la rationalisation de l’utilisation de l’eau, édictées par un règlement de
construction spécifique aux établissements d’hébergement touristique et défini par voie
réglementaire.

Le permis de construire ne peut être délivré que si le plan de construction, de


transformation, d’extension ou de conversion répond aux dites normes.

Le certificat de conformité ne peut être accordé que si les réalisations sont conformes aux
normes au vu desquelles le permis de construire a été délivré.

L’ouverture d’un établissement d’hébergement touristique est subordonnée à une


autorisation d’exploitation délivrée selon les modalités fixées par voie réglementaire.

L’autorisation d’exploitation ne peut être accordée que lorsque l’établissement


d’hébergement touristique a fait l’objet d’un classement provisoire dont les modalités sont
fixées par voie réglementaire et que l’exploitant du dit établissement a souscrit le contrat
d’assurance prévu à l’article.

Durée de l’exploitation:

Tout établissement touristique doit être exploité, en permanence, toute l'anné[Link],


en cas de besoin et sans préjudice des dispositions législatives et réglementaires en vigueur,
notamment celles de la législation du travail, l'exploitation d'un établissement touristique
peut être saisonnière.

Autorité :

Tout établissement touristique doit avoir un directeur dont les critères de formation,
de compétence professionnelle ou d'expérience sont fixés par voie réglementaire, selon la
destination de l'établissement concerné.Lorsque les fonctions de directeur ne sont pas
assurées par l'exploitant de l'établissement touristique, les autorités désignées par voie
réglementaire doivent être informées de toute vacance du poste de directeur de
l'établissement dans la semaine qui suit la cessation des fonctions par le directeur.
L'exploitant de l'établissement touristique doit engager un directeur dans un délai
maximum de 3 mois à partir de la date de départ du directeur sortant.

Responsabilités :

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Tout exploitant d'un établissement touristique est tenu, entre autres, de :
 Respecter les dispositions législatives et réglementaires en matière de prix,
d'hygiène, de travail et de sécurité.
 Veiller constamment au parfait état de fonctionnement de toutes les installations de
l'établissement ainsi qu'à la bonne tenue, à la moralité et à la qualification du
personnel.
 Appliquer une bonne gestion des réservations et, respecter tous les engagements
pris en cas de réservation confirmée.
 Assurer, à l'égard du client, la publicité des prix des prestations de services,
notamment par leur affichage à la réception, dans chaque chambre et dans les salles
de restaurants pour les établissements assurant ce service, dans deux langues au
moins.
 Apposer de façon apparente, à l'extérieur de l'établissement, un panonceau
distinctif, agréé par l'administration indiquant la dénomination et le classement de
l'établissement délivré selon la nature de l'établissement, soit par la fédération
nationale de l'industrie hôtelière, soit par la fédération nationale des restaurateurs.
 Mettre à la disposition de la clientèle un livre de suggestions, numéroté et paraphé
par l'administration.
 Communiquer mensuellement à l'administration, un état des arrivées et des nuitées
réalisées dans l'établissement pendant le mois précédent.
 Respecter les règles d'usage et de déontologie admises par la profession.

Les contrats d’exploitation :

Le secteur hôtelier se caractérise par la diversité des modes de gestion. Le choix du mode
dépend du contexte du projet, aux objectifs du propriétaire et au degré de contrôle
souhaité.
 Contrat de franchise :
Le contrat de franchise est « un contrat par lequel un commerçant (franchiseur) met à la
disposition d'un autre commerçant (franchisé) son savoir-faire, son organisation, une
enseigne ou une marque de fabrique, en contrepartie d'une rémunération versée par le
franchisé ».

Page 9
Le contrat de franchise hôtelière a pour objectif d'intégrer au sein d'une chaîne nationale ou
internationale bénéficiant déjà d'un label de confort, un certain nombre d'établissements
construits et exploités par leurs propriétaires avec leurs propres capitaux.
En payant des redevances, le franchiseur concède au franchisé, c'est à dire à l'établissement
indépendant, le droit d'utiliser son enseigne. Le contrat peut également permettre aux
franchisés de bénéficier des services communs de la chaîne tels que : l’accès à la centrale
d'achats, la publicité à l'échelon national et international, le service de réservation, la gestion
comptable, l’assistance technique, la sélection et la formation du personnel et l’élaboration
de manuels de procédures. Le franchisé doit en contrepartie adhérer aux principes d'identité
soit de produit, de service ou de qualité définis par le franchiseur.
La rémunération du franchiseur est composée généralement :
 D'un droit d'affiliation ou d'entrée.
 D'une contribution sous la forme d'un pourcentage sur le chiffre d'affaires de l'hôtel
ou d'un montant annuel fixe par chambre.
 D'une participation variable aux dépenses de publicité et de marketing.
 Contrat d’affiliation :
L'exploitation indépendante dans le cadre d’un contrat d'affiliation permet au propriétaire
de rester gestionnaire de son hôtel avec l’obtention de la force commerciale d'une chaîne.
L'affiliation permet à l'indépendant de bénéficier des campagnes de publicité, des actions de
promotion, du système de réservation centrale du groupement et de brochures destinées
aux clients, leur indiquant les hôtels adhérents. Son intérêt est réel lorsque le chiffre
d'affaires apporté par le groupement est suffisant pour couvrir les redevances dues.
Les frais de cette adhésion se composent généralement d’un droit d’entrée variable selon les
groupements et d’une redevance qui représente un pourcentage du chiffre d’affaires global
ou uniquement de celui de l’hébergement.
 Contrat de gestion :
Une entente entre une société d’exploitation et une société ou un individu propriétaire d’un
hôtel. L’entente a pour objet la responsabilité complète de l’exploitation de l’établissement
par la société d’exploitation ou le droit d’utilisation d’une marque de commerce hôtelière
par un propriétaire-exploitant ou par une autre société d’exploitation hôtelière. Le
propriétaire ne disposant pas de savoir pour gérer de façon autonome son hôtel, axera son
choix sur un contrat de gestion dont les principales caractéristiques sont :

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*Le gestionnaire possède le droit exclusif de gérer l’hôtel sans ingérence du propriétaire.
*L’exploitant règle toutes les dépenses opérationnelles au nom et pour le compte du
propriétaire qui assume les risques d’exploitation, les risques financiers ainsi que ceux
relatifs à la propriété.
*L’opérateur est rémunéré par des honoraires calculés sur le chiffre d’affaires et des
redevances d’encouragement généralement basées sur le résultat brut d’exploitation.

Sanctions : constatation des infractions.


Sans préjudice des sanctions prévues par la législation pénale, toute infraction aux
dispositions des articles 7, 14, 15, 16, 18 (1er alinéa), 20 et 21 de la loi 61-00 donne lieu aux
sanctions administratives suivantes à l’encontre de l’exploitant de l’établissement :
 L’avertissement.
 Le blâme.
Si, malgré l’avertissement ou le blâme, l’infraction perdure, il est procédé au déclassement
de l’établissement dans la catégorie immédiatement inférieure.
 Est puni d’une peine d’emprisonnement de deux à six mois et d’une amende de
50.000 à 200.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, tout exploitant
d’un établissement touristique qui s’abstient de contracter une assurance contre les
risques d’incendie, de vol des effets des clients et de responsabilité civile.
 Amende de 50.000 à 100.000 dirhams en cas de :
 Non classement de l’établissement sous l’une des dénominations prévues par
la loi.
 Exploitation d’un établissement sous une catégorie supérieure de celle
attribuée.
 Absence d’un directeur de l’établissement.

En cas de récidive d’une des infractions prévues, la juridiction peut ordonner la


fermeture totale de l’établissement ou partielle concernant le service incriminé de celui-ci,
pour une période qui peut excéder six [Link] le même cas, la juridiction peut ordonner la
publication de son jugement.
NB : Est en état de récidive, toute personne qui dans l’année qui suit une
condamnation irrévocablement prononcée pour l’une des infractions prévues au présent
article, commet une infraction de qualification identique.

Page 11
En tous les cas, la fermeture administrative n’a d’effet que jusqu’à la prononciation
de la décision de la juridiction statuant en premier ressort sur les poursuites pénales. Elle
cesse également d’avoir effet en cas de classement sans suite de l’affaire ou d’ordonnance
de non-lieu.
Toutefois, la fermeture temporaire comme mesure de sûreté ne peut être prononcée
si l’établissement a fait préalablement l’objet d’une fermeture administrative.
Pendant la durée de la fermeture temporaire, l’exploitant doit continuer à assurer à
son personnel les salaires, notamment ceux dont ledit personnel bénéficiait à la date de la
fermeture de l’établissement et, d’une manière générale, respecter la législation en vigueur
en matière de travail.
 Est puni d’une amende de 10.000 à 50.000 dirhams, tout éditeur de guide
touristique, de brochure ou d’annuaire de tourisme, ou tout responsable d’un
organisme de publicité, qui édite, publie ou fait circuler tout document contenant
une indication susceptible de créer une confusion sur la nature ou le classement des
établissements touristiques.
Le tribunal ordonne la confiscation et la destruction des documents ci-dessus mentionnés ou
de la partie incriminée desdits documents.
Précisions relatives à la constatation de ces infractions :

Sans préjudice des prérogatives des officiers de police judiciaire, les infractions aux
dispositions de la présente loi et des textes pris pour son application sont constatées par des
agents spécialement habilités à cet effet par l’administration.

Les propriétaires, exploitants ou directeurs des établissements touristiques sont tenus de


faciliter la mission des agents de contrôle, de leur permettre l’accès aux différents services
de l’établissement et de mettre à leur disposition les documents et informations nécessaires
à l’accomplissement de leur mission.

L’opposition aux fonctions des agents de contrôle, les injures et voies de fait commises à leur
égard, sont punies des peines prévues aux articles 263 et 267 du code pénal.
Les dispositions de l’article 146 du code pénal relatives aux circonstances atténuantes ne
sont pas applicables aux peines d’amendes prononcées en vertu de la présente loi.

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Conditions d’exploitation :
Relativement aux conditions d’exploitations des établissements touristiques, il est à
noter que chaque catégorie d’hôtels est concernée par un ensemble de conditions qui lui
sont imposé, dans ce rapport, et dans un souci de brièveté, nous nous contenterons
d’aborder quelques conditions relatives aux hôtels classés luxe :
Hôtels classés luxe :
L'hôtel classé " Luxe " est un établissement situé soit dans un quartier de grand
standing, soit dans un site de haute valeur touristique. Il est caractérisé par la très haute
qualité de ses services et de ses équipements, la pluralité de ses installations, la qualification
et la correction de son personnel.
 Sécurité :
Le personnel de l'établissement doit être initié à l'utilisation des moyens de lutte contre
l'incendie et aux opérations de secourisme. Les halls et les salles de restaurants ou tout
autre local d'une superficie supérieure à 300m2 doivent être désenfumés.
L'établissement doit être doté :
 D'une liaison téléphonique directe avec les services de la protection civile.
 D'un groupe électrogène de secours, doté d'un système de sécurité à déclenchement
automatique et d'une bâche d'eau.
 D'un éclairage de sécurité qui doit être installé au niveau de tous les locaux
communs, les couloirs et les circulations des étages.
 De plans d'évacuation clairs et visibles avec consignes de sécurité incendie en arabe
et en langues étrangères qui doivent être affichés dans les chambres, les couloirs et
les locaux communs.
 D'escaliers et d'issues de secours signalisés en arabe et en langues étrangères.
 De moyens suffisants de lutte contre l'incendie qui doivent être signalisés et installés
dans tous les locaux communs, les étages et les services techniques (Robinets
d'incendie armés (R.I.A), bouches d'incendie, extincteurs dont ceux à déclenchement
automatique au niveau de la chaufferie détectrice de fumée ... etc...
 Hygiène et Environnement :
L'établissement doit respecter les normes d'hygiène et environnementales en vigueur et doit
être doté :

Page 13
 D'un service hygiène dirigé par un(e) hygiéniste pour veiller au respect des règles
d'hygiène et effectuer toutes sortes de contrôles sanitaires au sein de
l'établissement. Ces contrôles doivent être enregistrés sur un registre spécial qui
constitue un élément de preuve remis en cas de besoin aux organismes de contrôle.
 D'un système pour le traitement régulier sur place des eaux des piscines qui doivent
être analysées périodiquement par un laboratoire officiel autorisé.
 D'une chambre de conditionnement des ordures dûment carrelée, réfrigérée avec
porte ajourée située à proximité de l'entrée de service. Ce local doit être géré de
manière à être propre en permanence et à prévenir la contamination des denrées
alimentaires, de l'eau potable, des équipements et des locaux.
L'établissement doit procéder régulièrement à la désinsectisation et à la dératisation de
tous ses locaux par un organisme agréé, les contrôles doivent être enregistrés sur un registre
spécial, et remis en cas de besoin aux organismes de contrôle.
L'établissement doit procéder également à l'entretien des espaces verts.
 Prestations de service – Personnel :
L'hôtel classé " Luxe " doit disposer au minimum de 1 employé par chambre.(55%) du
personnel doivent être qualifiés et issus d'un établissement de formation hôtelière, le reste
doit justifier d'une formation ou d'un apprentissage adéquat. L'ensemble du personnel doit
être immatriculé à la C.N.S.S conformément à la réglementation en vigueur.
Pour l’hôtel classé " cinq étoiles " : doit disposer au minimum de 0,9 employé par chambre.
45% du personnel doivent être issus d'une école hôtelière, le reste doit justifier d'une
formation ou d'un apprentissage adéquat.
 Direction :
Les postulants aux postes de direction doivent être titulaires :
 D'un diplôme délivré par un Institut supérieur de Tourisme (Section Gestion
Hôtelière) ou de tout autre diplôme reconnu équivalent, et avoir occupé le poste de
directeur dans un établissement 5 étoiles pendant au moins 3 ans, ou avoir occupé
au moins pendant cinq ans un poste de responsabilité au niveau d'un établissement
du même standing.
 Ou d'un diplôme de technicien en hôtellerie et avoir occupé le poste de directeur
d'un établissement dans la catégorie 5 étoiles pendant au moins 6 ans, ou justifier

Page 14
d'une expérience de dix années au moins dans un hôtel de même catégorie ou de
catégorie 5 étoiles en tant que responsable d'un département.
 Réception - Conciergerie :
Le personnel de la réception et le concierge doivent être qualifiés et être constamment en
tenue professionnelle impeccable et parler, outre la langue arabe, les langues française,
anglaise et une autre langue étrangère au moins.
 Etages - Chambres :
L'entretien des chambres est assuré par une gouvernante qualifiée, assistée de femmes de
chambres et/ou de valets de chambres. Chaque étage doit disposer d'un office muni de
placards et de ressers pour le rangement des produits d'entretien et de chariots d'étages. En
outre un bloc sanitaire pour le personnel de chambre doit être prévu au niveau de chaque
office.

 Restaurants :
Le Directeur de restauration, le maître d'hôtel, les chefs de rang et les barmen doivent parler, outre
la langue arabe, deux langues étrangères au moins, dont l'anglais.

Les restaurants doivent présenter une première carte rédigée en arabe, en anglais et en
français, comportant une variété de plats de cuisine nationale et internationale.

4. Les résidences immobilières adossées à un établissement d’hébergement


touristique :
Selon l’article 18 de la loi n°80-14 :
« Est considérée comme une » résidence immobilière adossée » toute résidence située sur
une parcelle de terrain mitoyenne de celle sur laquelle se trouve un établissement
d’hébergement touristique, composée d’une ou plusieurs unités de logement appartenant à
un ou plusieurs propriétaires, proposées par ledit établissement à l’hébergement d’une
clientèle de passage ou de séjour. La résidence immobilière adossée doit former avec
l’établissement d’hébergement touristique un ensemble intégré, cohérent et homogène. Les
unités d’hébergement se trouvant dans une résidence immobilière adossée sont appelées
des « unités de logement adossées ».

Page 15
A noter que seuls les types et les catégories d’établissements d’hébergement touristique
désignés par voie réglementaire sont autorisés à exploiter une ou plusieurs unités d’une
résidence immobilière adossée.

En effet, L’exploitation d’une unité de logement adossée doit d’une part être soumise à
l’obtention d’une autorisation délivrée selon les modalités fixées par voie réglementaire et
d’une autre part, doit faire l’objet d’un contrat conclu entre le propriétaire de ladite unité
et l’exploitant de l’établissement d’hébergement touristique comportant, notamment, les
clauses suivantes :

 Une description de l’unité de logement adossée.


 La durée du contrat.
 La durée et les périodes de jouissance par le propriétaire, le cas échéant.
 Les modalités de rémunération du propriétaire de ladite unité par l’exploitant de
l’établissement de l’hébergement touristique.
 Les motifs de résiliation du contrat et notamment la résiliation de plein droit en cas
de déclassement de l’établissement d’hébergement touristique dans une catégorie
inférieure à celle prévue auparavant.
L’exploitation de ces unités de logement donne lieu à la perception des mêmes droits et
taxes auxquels est soumis l’établissement touristique.

Règles d’exploitation de ces unités de logement :

 Une unité de logement adossée ne fait pas l’objet d’une obligation d’exploitation
permanente et peut être occupée, par son propriétaire ou toute autre personne de
son chef, lors des périodes de non-exploitation par l’établissement d’hébergement
touristique.
 Les unités de logement adossées sont exploitées exclusivement par l’établissement
d’hébergement touristique auquel elles sont adossées et à un niveau de la qualité de
service équivalent à celui du classement dudit établissement.
 Le directeur de l’établissement d’hébergement touristique assume également la
responsabilité de la gestion des unités de logement adossées.
 L’établissement d’hébergement touristique est tenu d’assurer l’entretien et la
maintenance des unités de logement adossées lorsqu’elles sont en exploitation,

Page 16
selon les modalités convenues avec les propriétaires de ces unités, ainsi que, sans
discontinuité, l’entretien des parties communes de la résidence immobilière adossée.
 Les unités de logement adossées sont soumises aux contrôles, au même titre que
l’établissement d’hébergement touristique auquel elles sont adossées.
 En cas de dégradation de la résidence immobilière adossée à un niveau ne
permettant plus son exploitation dans de bonnes conditions, l’autorisation délivrée
est retirée à l’établissement d’hébergement touristique conformément aux
procédures en vigueur.
 La clientèle des unités de logement adossées doit pouvoir jouir de tous les services,
installations et activités prévus au niveau de l’établissement d’hébergement
touristique.

5. Déclaration des arrivés et des nuitées :

Selon l’article 36 de la loi n°80 -14 :

Tout exploitant d’un établissement d’hébergement touristique ou d’une autre forme


d’hébergement touristique est tenu, dans le respect des dispositions législatives et
réglementaires relatives à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des
données à caractère personnel, de déclarer quotidiennement auprès de l’administration,
par procédé électronique dénommé télédéclaration, les données relatives à sa clientèle de
séjour ou de passage, le jour de son arrivée dans l’établissement. Les modalités de ladite
déclaration sont fixées par voie réglementaire.

Pour ce faire, le responsable est tenu d’exiger de sa clientèle de passage ou de séjour, dès
son arrivée à l’établissement, la production de pièces d’identité, le renseignement et la
signature d’un bulletin individuel d’hébergement dont le modèle est fixé par voie
réglementaire.

Ainsi, les bulletins individuels d’hébergement doivent être archivés par les exploitants
pendant une période d’une année et mis à la disposition des services compétents de la
direction générale de la sûreté nationale ou de la gendarmerie royale, sur leur demande.

Page 17
II. L’aspect comptable du secteur de l’hôtellerie

1. L’organisation des activités des établissements hôteliers :

 La réservation et la réception :

Les dossier de réservation sont gérés par le service réservation (service à part) pour les
hôtels de grandes capacités ou par le personnel de réception pour les petits établissement.
Les dossiers comprennent les coordonnées des clients et les éléments contractuels. Une
fiche de réservation est établie manuellement puis reprise au niveau du système
d'exploitation hôtelier.

Le système d’exploitation hôtelier est une plate-forme qui permet à un hôtel de gérer les
transactions spécifiques au secteur (les réservations, stock, la facturation ...).

Le dossier de réservation est acheminé par la suite au service réception. A l’arrivée des
clients, des fiches d’arrivée sont remplies et le service procède à une vérification sur
système.

En ce qui concerne la facturation et l’encaissement, ils se font au moment du départ du


client par le réceptionniste.

 La restauration et Bar :

Le service restaurant est chargé de prendre les commandes des clients (y compris ceux
n’ayant pas de chambres à l’hôtel) et les transmettre aux cuisines d’une façon automatique
ou manuelle . Les factures des commandes sont établies par le caissier et saisies sur le
système. la clôture des factures des clients se fait soit par remise de moyens de paiement,
soit par transfert aux comptes débiteurs.

Si l’hôtel dispose de plusieurs unités de restauration, le caissier de chaque unité remet les
encaissements journaliers à un caissier principal.

En ce qui concerne l’activité Bar, elle est généralement effectuée et exécutée par une seule
personne qui se charge de la prise de commande, facturation et encaissement.

Page 18
 Service contrôle recettes et night audit

Le service contrôle recette et le service night audit contrôlent l'ensemble des opération de la
journée pour s’assurer de la cohérence entre le CA (hébergement et restauration) et les
encaissements et par la suite, ils établissent le rapport journalier qui servira de base aux
enregistrement en comptabilité.

Page 19
2. Traitement comptable des opérations spécifiques au secteur de l’hôtellerie :

 Distinction entre immobilisation et charge :

Le secteur hôtelier se distingue par l’importance du poste « immobilisations corporelles » en


raison de la diversité et le nombre considérable des biens immobiliers destinés à servir de
façon durable l’activité de l’entreprise. L’absence d’un manuel de procédures comptables et
de coordination entre la fonction comptable et la fonction technique chargée de la
maintenance des biens dans la majorité des hôtels posent des problématiques quant aux
enregistrements comptables, notamment au niveau de la distinction entre les
immobilisations et les charges.

Rappel :

Une immobilisation est un bien détenu par une entreprise, ce bien constitue un
investissement destiné à rester de façon durable sous la même forme et à servir son activité.

 L'immobilisation doit être identifiable.


 L’immobilisation doit permettre de procurer des avantages économiques futurs.
 l'immobilisation doit être un bien durable.
 l'immobilisation doit être contrôlée du fait d'événements passés.

Une charge est une dépense liée à l'activité de l'entreprise mais dont la durée de vie est
limitée à l'exercice comptable, Les produit et biens achetés seront directement utilisés ou
consommés et dont le prix d'acquisition est relativement faible.

 Le traitement comptables des petits matériels d’exploitation :


 Les acteurs de l’hôtellerie investissent énormément et renouvellent
constamment le petit matériel. Le traitement comptable de ces matériels diffère
d’un établissement à l’autre. Les textes comptables ne précisent pas une valeur
minimale pour qu'une dépense soit reconnue comme immobilisation, certains
hôtels les comptabilisent en immobilisations alors que d’autres les enregistrent
en charges en raison de leur fragilité et durée de vie généralement courte.
 Le traitement comptable des dépenses d'entretien et de réparation : diffère selon la
nature et l'importance de ces dépenses.
 Si la dépense assure seulement le maintien du bien en bon état d'utilisation, elle
constitue en principe une charge.
 Si au contraire, la dépense conduit à une augmentation de la valeur du bien, ou
de sa durée de vie, on est en présence d'un investissement qui doit faire l'objet
d'une immobilisation.

Travaux Immobilisation Charge

Réfection moquette. X

Remplacement de la moquette par du


X
carrelage.

Réaménagement de la salle du restaurant


X
(plafond, murs, sols).

Mise aux normes salle restaurant ( portes


X
secours, détecteurs fumée).

Agrandissement des cuisines. X

Réaménagement cave : électricité. X

Ravalement façade. X

Installation volets. X

Réfection toiture. X

Renforcement de l’installation de chauffage


X
central par des radiateurs supplémentaires.

Remplacement d’une chaudière rendant


l’installation conforme aux normes de X
sécurité.

Amélioration des performances du système


X
de climatisation.

Page 22
Remise en état des sols et murs du hall
X
suite à des dégâts des eaux.

Reconstruction totale des chambres suite à


X
l’incendie.

Surélévation de l’immeuble pour aménager


X
des chambres supplémentaires.

Construction garages annexe. X

Bitumage du parking. X

 Aspects liés aux amortissements des immobilisations dans le domaine de

l'hôtellerie :

Les taux les plus couramment utilisés dans le domaine de l’hôtellerie se présentent comme suit :

Immobilisation Taux

 Immeuble d'hôtels. 4%

 Constructions légères.
 Mobiliser, installations,
10%
aménagements et agencements.
 Gros matériel informatique.

 Micro-ordinateurs, périphériques et
15%
programmes.

 Matériel roulant, le matériel


20% à 25%
automobile ou hippomobile.

 Outillage de faible valeur autre que


l’outillage à main qui n’est pas 30%

inscrit dans les frais généraux.

 Argenterie. 20%

 Appareils de chauffage central de 25%

Page 23
réfrigération et de ventilation.
 Ascenseurs, monte-charges,
escaliers mécaniques.
 Fourneaux de cuisine et comptoir de
dégustation.
 Literie, tapis, meubles de chambres
à coucher, salles à manger, salons …
 Audio-visuel, rideau, teintureries et
aménagements décoratifs.

 Lingerie. 33%

 Verrerie, vaisselle, ustensiles de


50%
cuisine.

 Taux d’amortissement ne peut pas être


 Véhicules de transport de inférieur à 20%.
personnes.  La valeur fiscal déductible ne doit pas
dépasser les 300 000 DH par véhicule.

 Les biens d’équipement (à


l’exclusion des immeubles).  Possibilité de pratiquer l’amortissement
 Véhicules de transport de dégressif sur option irrévocable.
personnes.

 Les pourboires :

Le pourboire est une forme de rémunération propre à certaines professions où l’employé est
en contact direct avec le client comme l’exemple de la restauration et l’hôtellerie. Dans
certains cas, les pourboires sont centralisés par l’employeur soit par motif de remise
volontaire par ce dernier ou bien que le pourboire représente un pourcentage ajouté aux
notes des clients.

Page 24
On peut se trouver également avec deux modes de fonctionnement des pourboires :

 Soit l’employé conserve sa partie de pourboires pour lui-même.


 Soit l’ensemble des pourboires sont groupés afin d’être répartis équitablement entre
les employés d’une entité.
A ce niveau, le projet du plan comptable propose les écritures comptables suivantes pour la
comptabilisation des pourboires :

Clients X
4435 services à répartir (pourboire) X
Constatation du service à répartir au personnel
4435 services à répartir (pourboire) X
4432 rémunérations dues au personnel X
Constatation de la répartition des montants bruts dus au personnel
61716 services à répartir (pourboire) X
71976 TCE- charges du personnel X

 Les avantages en nature :

Les avantages en nature détenus par l’employé sont évalués à leurs valeurs réelles ou à leurs
coûts d’acquisition pour l’entreprise qui les donne gratuitement à l’employé bénéficiaire.

En cas de non existence d’approvisionnement propre pour le personnel et à défaut de


pouvoir évaluer correctement l’avantage en nature fourni gratuitement au personnel, une
évaluation forfaitaire doit être pratiquée suivant les dispositions légales. Ainsi la note
circulaire de la CNSS et celle de l’impôt sur le revenu stipulent que dans les hôtels,
restaurants et assimilés, la valeur de la nourriture est calculée à partir du salaire horaire
minimum légal assorti d’un coefficient allant de 1 à 2,5 suivant le niveau du salaire réel en
argent servi aux employés à l’exclusion de toutes primes ou indemnités.

Dans ce sens, le projet du plan comptable propose les écritures comptables suivantes :

61713 indemnités et avantages divers X


7152 avantages en nature X
Enregistrement du cout des avantages en nature offerts au
personnel

Page 25
 Les offerts :

Les modalités de prestations offertes aux bénéficiaires sont diversifiées dans le secteur
hôtelier pouvant provenir de contrat de collaboration et de fidélisation, d’opération, de
promotion…etc.

A ce point, l’ensemble de ces prestations sont non génératrices de valeur ajoutée à


l’entreprise hôtelière mais au contraire une charge supplémentaire. Pour ce fait, le coût de
ces prestations fait l’objet d’un transfert en charges externes de réception dans le but de
comparabilité des résultats.

Dans ce sens, le projet du plan comptable propose les écritures comptables suivantes :

614361 Prestations octroyées X


7151 Prestations offertes X
Traitement des offerts au bénéficiaire

3. Projet de plan comptable spécifique au secteur del’hôtellerie :

La spécificité et la particularité du secteur touristique rend nécessaire l’adoption d’un


nouveau plan comptable adapté aux différentes opérations jugées spécifiques du secteur
hôtelier, notamment les services d’hébergement, de restauration, de location de matériel,
de télécommunication…etc.

La chose qui nécessite la détermination d’une nomenclature propre aux natures


comptables des différents enregistrements des opérations relatives à l’activité hôtelière et
qui servent par la suite comme base d’établissements des états financiers de l’ensemble des
immobilisations, produits et charges de l’hôtel, afin de faciliter les contrôles, les
rapprochements, l’optimisation des charges fiscales, la maitrise des frais de maintenance vu
la taille importante de ces opérations au secteur. D’où la nécessité de la mise en vigueur
d’un plan comptable propre au secteur initié par un projet à approuver.

La FNT (fédération national du tourisme) avait initié en 2003 l’élaboration d’un plan
comptable propre au secteur hôtelier, mais il est non encore approuvé.

 Principaux apports du plan :

Page 26
Ce projet du plan comptable hôtelier présente un principal apport consistant à créer des
comptes spécifiques, en d’autres termes, il s’agit d’une instauration d’une toute nouvelle
codification de ces comptes à l’aide du nouveau plan comptable plus adapté au secteur
hôtelier afin de garantir un meilleur suivi de l’activité en termes des immobilisations, de
l’exploitation et des autres opérations spécifiques aux avantages en nature.
De même, ce projet va permettre au secteur une mise en relief des conventions spécifiques
au secteur, une standardisation des différentes modes de comptabilisation des opérations
hôtelières et également la production des informations pertinentes qui servent de
benchmarking entre un hôtel type et ses concurrents afin de pouvoir élaborer des
comparaisons dans le temps et dans l’espace aidant à la mise en œuvre des orientations
stratégiques de ces hôtels.
Ces différents peuvent être classifiés en trois grands aspects liés à l’activité hôtelière,
notamment :
 Les immobilisations : la nécessité d’une forte concentration sur l’appareil productif
de l’activité hôtelière par rapport :
 Aux installations générales des bâtiments.
 Aux installations complexes spécialisées.
 Les installations à caractère unique et spécifique.
 Les agencements.
 Le matériel industriel.
 L’exploitation (ventes, achats et stocks) : faire créer des comptes de produits et
charges spécifiques au secteur hôtelier liées à l’hébergement, la restauration, et bien
d’autres. Ainsi que des comptes de stocks notamment pour les boissons alcoolisés,
les biscuiteries…etc.
 Les opérations spécifiques aux pourboires, les avantages en nature et les offerts.

Conformément à l’organisation comptable spécifique au secteur, il existe un traitement


comptable de ces opérations en mettant l’accent sur les comptes octroyés au niveau du
projet du plan comptable (voir l’annexe ci-dessous).

Page 27
III. L’aspect fiscaldu secteur de l’hôtellerie

Cette partie est consacrée à la présentation des différents impôts et taxes imposés par
l’Etat auxquels sont assujettis les hôtels que nous avons jugé plus pertinent de scinder en
trois groupes :
 La fiscalité d’Etat représentée par l'Impôts sur les sociétés, impôts sur le revenu, la
taxe sur la valeur ajoutée.
 La fiscalité locale relative au paiement des différentes taxes propre au secteur à
savoir la taxe débit de boisson, taxe de séjour, taxe de licence, taxe professionnelle.
 Et enfin La parafiscalité de l’office nationale marocain de tourisme qui se reflète à
travers la taxe de la promotion touristique.  
Avant de présenter ces différents impôts et taxes, il est judicieux de rappeler en premier lieu
quelques notions de base.

La fiscalité représente un système de contributions obligatoires prélevées par l’Etat,


le plus souvent sous forme d’impôts, pesant sur les personnes, sur les entreprises et sur les
biens. Elle est destinée à alimenter le budget de l’Etat et des collectivités locales, du fait
qu’elle représente des ressources pour faire face à des dépenses publiques.

L’impôt est donc appelé à jouer un rôle économique et social qui marque
l’intervention de l’Etat. C’est ainsi que le gouvernement se sert de la répartition fiscale pour
agir sur l’économie, en exonérant d’impôt une activité ou une industrie qu’il veut
encourager. Il représente donc un instrument du gouvernement d’intervention dans
l’économie nationale.
Les sections suivantes expliqueront aux détails les différents impôts et taxes dont ce secteur
est imposé.

Page 28
1. Section I : Fiscalité étatique :

La TVA :

La TVA représente un impôt indirect. Il s’agit d’une taxe sur le chiffre d’affaires qui
s’applique aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de
l’exercice d’une profession libérale, accomplies au Maroc, ainsi qu’aux opérations
d’importation.
Une opération est réputée faite au Maroc :
 S’il s’agit d’une vente réalisée aux conditions de livraison de la marchandise au
Maroc.
 S’il s’agit de toute autre opération, lorsque la prestation fournie, le service rendu, le
droit cédé ou l’objet loué sont exploités ou utilisés au Maroc.

Le fait générateur désigne le moment où les conditions légales pour que la TVA devient
exigible sont remplies. C’est l’événement juridique ou matériel qui donne naissance à la TVA
au profit de l’Etat.
En matière de TVA, la connaissance du fait générateur est importante. Elle détermine
notamment :
 La période au titre de laquelle le montant des opérations taxables doit faire l’objet
d’une déclaration.
 Le mode d’imposition et le taux applicable en cas de changement de la législation.
 La date à laquelle prend naissance le droit à déduction.
 Le fait générateur est constitué par l’encaissement total ou partiel du prix des
marchandises, des travaux ou des services.
Le fait générateur varie en fonction de la nature des opérations imposables. Il est donc
constitué soit par l’encaissement soit par l’enregistrement de la créance. Le secteur hôtelier
a donc le choix entre deux régimes d’impositions : régime d’encaissement et le régime de
débit.
● Le régime d’encaissement : l’encaissement est le fait générateur de droit commun en
matière de TVA. Donc, le principe de la TVA est que sont déclarables les factures et les
sommes encaissées lorsque l’assujetti opte pour le régime des encaissements.

Page 29
● Le régime de débit : A ce niveau, le fait générateur est constitué par l’inscription de la
créance au débit du compte client. Cette inscription coïncide en principe avec la
facturation.

Il existe deux modalités de déclaration de TVA. Le choix repose en premier lieu sur le chiffre
d’affaires des contribuables :
● La déclaration mensuelle : Les personnes imposables sous ce régime sont les
contribuables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année écoulée atteint
ou dépasse 1 million de dirhams et toute personne n’ayant pas d’établissement au
Maroc et y effectuant des opérations imposables.
● La déclaration trimestrielle : Les personnes imposables sous ce régime sont les
contribuables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année écoulée est
inférieur à un 1 million de dirhams, les contribuables exploitant des établissements
saisonniers, ainsi que ceux exerçant une activité périodique ou effectuant des opérations
occasionnelles et les nouveaux contribuables pour la période de l’année civile en cours.
Ces derniers qui en font la demande avant le 31 janvier sont autorités à être imposés
sous le régime de la déclaration mensuelle.
● Les principaux taux de TVA applicables à des opérations relatifs au secteur hôtelier
sont :
Taux TVA Opérations
- Taux réduit : 10% avec droit à - Les opérations de vente de denrées
déduction ou de boissons à consommer sur
place et les opérations de
fourniture de logements réalisées
par les hôtels à voyageurs, les
restaurants exploités dans les
hôtels à voyageurs et les ensembles
immobiliers à destination
touristique.
- Les opérations de location
d’immeubles à usage d’hôtels, de
motels, de villages de vacances ou

Page 30
d’ensembles immobiliers à
destination touristique, épuisés
totalement ou partiellement, y
compris le restaurant, le bar, le
dancing, la piscine, dans la mesure
où ils font partie intégrante de
l’ensemble touristique.

L’impôt sur sociétés :

L’impôt sur sociétés représente un impôt direct qui s’applique obligatoirement aux produits,
bénéfices et revenus des :
 Sociétés quels que soient leur forme et leur objet (exclusion des sociétés de fait ne
comprenant que des personnes physiques et des sociétés immobilières dites
transparentes et des GIE).
 Établissements publics et autres personnes morales réalisant des opérations à
caractère lucratif.
 Fonds créés par voie législative ou par convention.
 Centres de coordination de sociétés non-résidentes.
Compte tenu de cette définition, les entreprises hôtelières créées sous forme de sociétés
autres que la SNC, sociétés de fait ou sociétés à objet immobilier, sont soumises à l’IS au titre
de leurs établissements hôteliers.
L’IS s’applique sur option irrévocable aux sociétés de personnes : sociétés en nom collectif,
sociétés en commandite simple ne comprenant que des personnes physiques et les sociétés
en participation.

Les sociétés, ayant ou pas un siège au Maroc, sont imposables à raison de l’ensemble des
produits, bénéfices et revenues qui se rapportent aux biens qu’elles possèdent, à l’activité
qu’elles exercent et aux opérations lucratives qu’elles réalisent au Maroc, même à titre
occasionnel.
Les différents taux d’IS applicable au secteur hôtelier sont :

Page 31
Taux d’IS Opérations
- Chiffre 31% - Les entreprises hôtelières pour la
d’affaires partie de la base imposable
réalisé en correspondant à leur chiffre d’affaires
devises réalisé en devises dûment rapatriées
directement par elles ou pour leur
compte par l’intermédiaire d’agences
de voyages.

- Bénéfice - 31% - Les entreprises hôtelières dont le


réalisé en montant du bénéfice net est supérieur
dirham à 1 000 000 DH.
- 20% - Les entreprises hôtelières dont le
montant du bénéfice net est entre
300 001 DH et 1 000 000 DH.
- 10% - Les entreprises hôtelières réalisant un
bénéfice fiscal inférieur ou égal à
300 000 DH.
● Taux normal qui est fixé à 30%.

 Les entreprises hôtelières bénéficient d’une période d’exonération de 5 ans, après cette
période, le taux réduit est appliqué de façon permanente pour.
L’impôt sur le revenu :

L’IR s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et des personnes morales
n’ayant pas opté pour l’IS. Sont concernés :
 Les revenus professionnels.
 Les revenus provenant des exploitations agricoles.
 Les revenus salariaux et revenus assimilés.
 Les revenus et profits de capitaux mobiliers.
Taux d’IR Opérations
- Chiffre 20% - Les entreprises hôtelières pour la
d’affaires partie de la base imposable
réalisé en

Page 32
devises correspondant à leur chiffre
d’affaires réalisés en devises
dûment rapatriées directement par
elles ou pour leur compte par
l’intermédiaire d’agences de
voyages.

 Les entreprises hôtelières bénéficient d’une exonération de 5 ans suivie d’une


imposition permanente au taux réduit pour la partie de la base imposable
correspondant à leur chiffre d’affaires réalisés en devises dûment rapatriées
directement par elles ou pour leur compte par l’intermédiaire d’agences de voyages
(un taux de 20%).
 Les pourboires sont soumis à la retenue à la source dans plusieurs conditions et qui
sont cités par le CGI comme suit :
1. Lorsqu’ils sont remis par les clients entre les mains de l’employeur ou centralisé par
celui-ci, la retenue est opérée par l’employeur sur le montant cumulé des pourboires
et du salaire auquel ils s’ajoutent le cas échéant ;
2. Lorsque les pourboires sont remis aux bénéficiaires directement et sans aucune
intervention de l’employeur, leur montant imposable est forfaitairement évalué à un
taux généralement admis suivant les usages de lieu ;
3. Si les pourboires s’ajoutent à un salaire fixe, l’employeur opère la retenue comme je
viens de citer, s’il n’est pas en mesure de la faire parce qu’il ne paie pas de salaire fixe
à son employé, ce dernier est tenu de lui remettre le montant de la retenue afférent
aux pourboires reçus. L’employeur doit verser ce montant au trésor en même temps
que les retenues afférentes aux paiements qu’il a lui-même effectués ;
4. Dans le cas où le bénéficiaire des pourboires refuse de remettre le montant de la
retenue à l’employeur, sauf son recours contre l’intéressé en vue de se faire
rembourser le montant des sommes qu’il a dû verser.

Page 33
2. Section II : Fiscalité Hôtelière :

Taxe professionnelle :

La taxe professionnelle, ex-patente, est un impôt régi par le Dahir 1-07-195 du 19 kaada
1428 (30 novembre 2007) portant promulgation de la loi n° 47-06 relative à la fiscalité des
collectivités locales. Ce dernier est imposable à toute personne physique ou morale de
nationalité marocaine ou étrangère qui exerce au Maroc une activité professionnelle

La détermination de l'assiette de cet impôt s’effectue en fonction de la classification des


professions et de l’importances des communes sur le territoire desquelles l’entreprise est
établie. Cela dit, le Maroc dispose d’un régime de faveur pour le secteur hôtelier vu la charge
importante qui pénalise l'investissement des entreprises du secteur. Les établissements
hôteliers bénéficient donc aujourd’hui de coefficients préférentiels qui varient de 1% à 2%
en fonction du prix de revient des investissements effectués. Toutefois, ces coefficients
excluent les terrains qui restent assujettis à un taux de 3% du prix de revient.

Ainsi, pour les établissements hôteliers, la valeur de la taxe est calculée comme suit :

● Détermination de la valeur locative :


La taxe professionnelle est établie sur la valeur locative annuelle brute, de tous locaux,
emplacements et aménagements servant à l'exercice des activités professionnelles
imposables à l'exclusion du matériel de transport

Celle-ci est déterminée soit au moyen de baux et actes de location, soit par voie de
comparaison, soit par voie d'appréciation directe. 

En ce qui concerne les établissements hôteliers, la valeur locative servant de base au calcul
de la taxe professionnelle est déterminée par application au prix de revient des
constructions, matériel, outillage, agencements et aménagements de chaque établissement,
des coefficients fixés en fonction du coût global des éléments corporels de l'établissement
considéré, qu'il soit exploité par son propriétaire ou par le locataire. Ces coefficients sont
fixés comme suit :

Page 34
Valeur locative
Coefficients Champs d’application
2% Prix de revient < à 3.000.000 dh
1,50 % 3.000.000 < prix de revient < 6.000.000
1,25 % 6.000.000 > prix de revient < 12.000.000
1% Prix de revient >= 12.000.000

NB : Sont exonérés de cette toute activité professionnelle nouvellement créée, pendant une
période de cinq (5) ans à compter de l'année du début de ladite activité. 

De même, les entreprises hôtelières qui réalisent des investissements imposables sont
exonérées pour la valeur locative supérieure à cinquante (50) millions de dirhams, hors taxe,
pour les terrains, constructions et leur agencement, matériel et outillages. 

Ces coefficients spécifiques remplacent l’application du taux de 3% et les anciens


abattements de 20% à 60% appliqués antérieurement aux établissements hôteliers de même
qu’ils ne sont pas cumulables avec aucune autre réduction de cette taxe tel que le cumul de
la réduction de 50% pour les établissements établis dans la province de Tanger.

● Détermination du montant de la taxe :


A cette valeur locative on applique le taux correspondant à la nomenclature des activité
soumises fixés comme suit :

Activité classe 1 (C1) classe 2 (C2) classe 3 (C3)


s 30% 20% 10%
Hôtels -occupant moins de trois -Occupant de trois à dix -Occupant plus de dix
personnes. personnes personnes
-De grand tourisme ou
de luxe.

Le droit minimum de la taxe due par les redevables ne peut être inférieur aux montants ci-
après :

Classes Communes Urbaines Communes Rurales

Page 35
Classe 3 (C3) 300 DH 100 DH
Classe 2 (C2) 600 DH 200 DH
Classe (C1) 1200 DH 400 DH

Exemple : Un établissement hôtelier est propriétaire exploitant des immobilisation


suivantes   (établissement de grand tourisme,classe 3)

Nature de l’immobilisation Prix de revient

Terrains 15.000.000
Construction et aménagement 9.000.000
Equipement   2.000.000
Matériel de transport    1.000.000

Total 58.000.000

● Calcul de la taxe :
Détermination de  la valeur locative :

Nature de l’immobilisation Prix de revient Coef Valeur locative

Terrains 15.000.000 3% 450.000


Construction et aménagement 9.000.000 1,5% 135.000
Equipement   2.000.000 1,5% 30.000
Matériel de transport    1.000.000

Total prix de revient hors terrain 11.000.000 615.000

Détermination du montant de la taxe : 61.500

Valeur locative : 615.000, Taux  : 10%

A noter que le calcul de la taxe professionnelle n’est pas effectué par les contribuables vu
qu’elle est établie par voie de rôles. Ce dernier désigne le document établi et adressé au
contribuable par l'administration fiscale pour demander le paiement de l'impôt dû : il s'agit

Page 36
de l'avis d'imposition. Cela dit, le contribuable peut contester le montant de la taxe s’il juge
qu’elle est excessive.

● Obligations légales des contribuables : 


Le secteur hôtelier dispose des mêmes obligations légales par rapport aux autres secteurs
concernant la taxe professionnelle. On cite alors :

● L’obligation d’afficher le numéro d'identification de la TP à l'intérieur de chacun des


établissements dans lesquels ils exercent leurs activités de manière apparente et
parfaitement lisible.
● L’obligation des redevables de produire une déclaration indiquant toutes les
modifications effectuées dans l'établissement ayant pour effet d'accroître ou de
réduire les éléments imposables au plus tard le 31 janvier de l'année suivant celle de
la réalisation de la modification.

● En cas de chômage partiel ou total, l’article 15 de la loi sur la fiscalité des collectivités
locales prévoit la possibilité de souscrire une déclaration à déposer au plus tard le 31
janvier en même temps que la déclaration des éléments de l’assiette de la taxe
[Link]-ci doit comprendre la situation de l’établissement concerné, les
motifs, les justificatifs et la description de la partie en chômage. 

Annexe :  Formulaire de la taxe professionnelle.

Taxe de séjour :

La taxe de séjour est une taxe établie sur le séjour au sein des établissements
d’hébergement touristique. Celle-ci est régi par les articles 70 à 76 du Dahir 1-07-195 du 19
kaada 1428 (30 novembre 2007) portant promulgation de la loi n° 47-06 relative à la fiscalité
des collectivités locales.  
 
Sont imposables à cette taxe toutes personnes résidantes ou séjournant dans des
établissements d'hébergement touristique à l'exclusion des hôtels non classés, des pensions,
des camping- caravanings, des auberges de jeunesse et des enfants de moins de dix (12) ans.
 

Page 37
La taxe séjour vient en sus du prix de la chambre et de la taxe de promotion [Link]
est due par personne et par nuitée selon les tarifs fixés pour les différentes catégories
d’établissements d'hébergement touristiques  sur le tableau suivant :

Taux pour la personne


Catégorie de l’établissement
et la nuitée
De 15 à 30 dirhams Les maisons d’hôte, les centres et les palais de congrès et hôtels
classé dans la catégorie « luxe ».
Les hôtels :
De 10 à 25 dirhams ● 5 étoiles
De 5 à 10 dirhams ● 4 étoiles
De 3 à 7 dirhams ● 3 étoiles
De 2 à 5 dirhams ● 2 étoiles ou une seule
De 10 à 25 dirhams Les clubs privés
De 5 à 10 dirhams Village de vacances
De 3 à 7 dirhams Résidence touristiques
De 2  à 5 dirhams Motels, relais, gîtes et autres établissements touristiques ...

NB: Le taux de la taxe ne peut excéder 10% du prix de la nuitée par personne pour les hôtels
classés dans la catégorie luxe et ceux classés dans la catégorie "cinq étoiles".
 

● Obligations légales des redevables :


Au même titre de la taxe de promotion touristique, et selon l’article 74 de la loi n° 47-06
relative à la fiscalité des collectivités locales : « Les exploitants des établissements
d’hébergement touristiques sont tenus de déposer avant le premier avril de chaque année
une déclaration auprès du service d’assiette communal comportant le nombre de clients
ayant séjourné dans l’établissement pendant l’année écoulée ainsi que le nombre de
nuitées. ». 

Le dépôt de la déclaration ainsi que le versement de la taxe due, à la caisse du régisseur de la


commune du lieu d'implantation, doit être effectué dans les 20 premier jours de chaque
trimestre.

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De même, il incombe à l’exploitant de l’établissement d’hébergement touristiques la
responsabilité du recouvrement de la taxe de séjour auprès de ces clients et d’en faire la
mention distincte sur les factures établies.

Annexe : Formulaire de la taxe de séjour.

Taxe sur les débits de boissons :

La Taxe sur les débit de boisson est régie par les articles 64 à 69 du Dahir 1-07-195 du 19
kaada 1428 (30 novembre 2007) portant promulgation de la loi n° 47-06 relative à la fiscalité
des collectivités locales. Elle est instituée sur les débits de boissons où se vendent et se
consomment les boissons. La condition de la consommation sur le lieu où elles se vendent
constitue une condition essentielle à l'imposition de cette taxe.
Selon l’article 49, du même dahir, sont imposables à cette taxe tout débitant de boisson à
consommer sur place. Cela comprend, les exploitants des cafés, bars, salons de thé, etc…
Cette dernière, est calculée sur la base des recettes hors TVA réalisées sur la vente des
boissons à consommer sur place multiplié par un taux qui varie entre 2% et 10% par
l’établissement en question.
Il est à noter que la taxe sur les débits de boissons, en plus du droit annuel d’exploitation
proportionnel aux recettes Hors tva, est aussi tenu d’un droit fixe exigible à l’ouverture de
chaque établissement en fonction de la catégorie, de la nature de l’activité et de
l’emplacement de ce dernier.

● Obligations légales des redevables :


Les redevables de la taxe sont tenus de déposer, en plus de la déclaration trimestrielle,
une déclaration des recettes, hors taxes réalisées au cours de l’année et ce avant le premier
avril de chaque année.

Enfin, selon les dispositions de la loi n° 30- 89 relative à la fiscalité des collectivités
locales, le versement doit être effectué à la caisse du régisseur communal trimestriellement
avant l’expiration du mois suivant chaque trimestre sur la base des recettes réalisées au
cours dudit trimestre.

D'autres déclarations à l’égard des établissements hôtelier sont instaurées par la loi sur
la fiscalité locale notamment la déclaration d’existence, de cession et de chômage. 

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Annexes :Formulaire de déclaration de la taxe sur les débits de boissons

Taxe de promotion touristique : 

La taxe de promotion touristiques est une initiative prise par les professionnels du tourisme
durant les années 80 au profite l’Office Nationale Marocain du Tourisme (O.N.M.T) dans le
but de promouvoir les échanges bilatéraux dans le domaine du tourisme par l’exposition des
potentialités touristique aussi diversifiées que authentiques du royaume, aussi bien en
interne qu’à l’international.

La TPT est collectée par les établissements d’hébergement à caractère touristique. L’article
70 de la  loi n° 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales stipule que, sont considérer
comme établissement d’hébergement touristique :

« les hôtels qui offrent en location des chambres ou des appartements équipés et meublés à
une clientèle de passage ou de séjour, les clubs privés, les motels, les villages de vacances,
les résidences touristiques, les maisons d’hôtes, les centres ou palais des congrès, et tout
établissement touristique au sens de la loi n° 61-00 portant statut des établissements
touristiques. . »

Celle-ci est dû par personne et par nuitée aux résidents dans des établissements de
logement touristique selon les tarifs ci-après :

Tarif de la taxe Catégorie de l’établissement


15 dirhams Les hôtels de luxe
11 dirhams les hôtels 5 étoiles et les maisons d’hôtes de première
catégorie
8 dirhams les hôtels 4 étoiles et les maisons d’hôtes de deuxième
catégorie
5 dirhams les hôtels 3 étoiles, les résidences touristiques et les
motels
4 dirhams les hôtels 2 étoiles
2 dirhams les hôtels 1 étoile
1 dirhams les auberges, pensions, relais et gîtes

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NB: Le montant de la taxe vient en supplément du prix de la chambre acquittée par le client.

Enfin, les établissements d'hébergement touristique sont débiteurs de cette taxe vis-à-vis de
l’Office national marocains du tourisme et son responsable de son recouvrement auprès des
clients et son versement à l’O.N.M.T. 

● Obligation légales des redevables :


Selon l’article 3 du Décret n° 2-79-749 du 11 safar 1400 (31 décembre 1979) instituant au
profit de l'Office national marocain du tourisme la « Taxe de promotion touristique », les
établissements d’hébergements touristique sont tenu de l’obligation du versement des taxes
perçues accompagné d’une déclaration de manière trimestrielle. Celle-ci devra reprendre le
nombre des clients ayant séjourné dans l’établissement en plus des nuitées réalisées relative
au trimestre écoulé et ce avant le 20 du premier mois du trimestre suivant.

Dans ce sens, les établissements d'hébergement touristique doivent tenir un registre sur
lequel doit être porté, quotidiennement, le nombre de clients ayant séjourné dans leur
établissement pour leur permettre d’établir cette déclaration.

En cas de non versement dans les délais prescrite, de versement sans dépôt de la
déclaration  ou Le dépôt de la déclaration à défaut du versement effectif du montant de la
taxe due, les redevable soumis à la taxe de promotion touristique sont tenu de payer une
amende dont le pourcentage varie entre 25% et 100% du montant de la taxe .

Dans le contexte actuel, l’article 6 du décret-loi sur l’état d’urgence sanitaire traite la
suspension des échéances législatives et réglementaires pendant cette période.

Ainsi, seront assujettis à des pénalités de retard les redevables qui s’acquittent de
ladite taxe pour l’exercice 2020 hors délai , sauf pour les deux mois correspondant à
l’état d’urgence.

A titre d’exemple, les déclarations relatives aux taxes locales appliquées aux
professionnels du secteur (taxes sur les débits de boisson, taxe de séjour, taxe de
promotion touristique…) doivent être effectuées avant le 1er avril de chaque année.
Comme avancé auparavant ces  taxes seront réglées le mois suivant chaque trimestre.
Ainsi, pour le 1er trimestre 2020, le règlement de ces impôts et le dépôt des

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déclarations après le 1er avril ne donneront pas lieu à des pénalités de retard du fait
de l’état d’urgence. La période entre le 20 mars et le 20 mai est donc  exclue de la
base de calcul des majorations de retard pour défaut de déclaration ou déclaration
hors délai.

Annexe : Formulaire de la taxe de promotion touristique.

ANALYSE CRITIQUE :

Après une vue d’ensemble sur les différents impôts et taxes auxquels sont soumis les
hôteliers ,nous déduisons que ces derniers sont aussi variés que complexes. 

Nous avons jugé opportun d’en étudier l’impact sur le secteur d’autant plus que plusieurs
anomalies ont été constaté quant à l’objet de certaines taxe ou parfois leurs mode de calcul.
Cette analyse critique du régime fiscal marocain relative au secteur hôtelier aura pour
objectifs de proposer des actions pouvant  alléger la charge fiscale pour les hôtels  surtout
dans le contexte de la crise sanitaire pour une bonne reprise post-covid.

la surimposition des entreprise hôtelière:


La première remarque qui nous a sauté à l'œil lors de nos recherches c’est la multiplicité des
taxes auxquels le secteur hôtelier est soumis. Des taxes qui font double voire même triple
emploi telle la taxe débit de boisson , la taxe séjour et la taxe promotion touristique.
D’ailleurs la critique communément adressée par les professionnels du secteur renvoie à sa
double  imposition, ce qui constitue un blocage de la compétitivité du produit touristique,
principal source d'entrée de devise.

Le double emploi de la taxe séjour et la taxe de promotion touristique :


L’une des anomalies constatée renvoie à la double imposition des entreprises du secteur à
des taxes qui font double emploi a savoir la taxe de séjour et la taxe promotion touristique
dont la différence réside dans l’organisme auquel les taxes sont versées.

Les professionnels jugent leur assujettissement à cette taxe injuste vu que la promotion
touristique a des effets d'entraînement sur tout le secteur et non pas juste les hôtels. Pour
eux, celle-ci devrait être supprimée ou revue à la baisse tout en élargissant le champ
d’application à tous les intervenants du secteur touristique au Maroc y compris les agences
de voyage, les agences de location de voiture, les appartement de logement.. etc.

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D’ailleurs le projet de loi de finance 2021 prévoit, dans ce sens, l’élargissement de l’assiette
de la taxe de séjour qui, jusque-là, s'applique seulement aux seuls hôtels et sites
d’hébergement touristique. 
La proposition étant d'inclure les  appartements meublés loués à des fins touristiques,
notamment à travers les plateformes de réservations électroniques (Airbnb et booking par
exemple). Celles-ci verront ainsi appliquer des tarifs assimilés aux hôtels 1 ou 2 étoiles, soit 2
à 5 dirhams par personne hébergée et par nuit.

Enfin,dans le cadre du Contrat programme 2020 - 2022 - Relance du secteur touristique en


phase post Covid19, L’Etat compte accorder aux opérateurs hôteliers une amnistie sur la
Taxe de Promotion Touristique (TPT) pour les exercices 2020 et précédents. Celle-ci est
majoritairement contestée par les professionnels du secteur vu qu’elle profite seulement au
mauvais payeur d’autant plus qu' aucune raison n’est valable pour les acquittés du paiement
de cette taxe pour les exercices antérieurs à 2020.

Le fait générateur de la TPT et la TS : 


La loi n° 47-06  relative à la fiscalité des collectivités locales ainsi que le décret  instituant la
taxe de promotion touristique ne précise pas le fait générateur de ces deux taxes. Pour la
taxe de la promotion touristique, l’article 3 du décret stipule : «L’établissement
d’hébergement touristique est tenu d’adresser à l’ONMT par trimestre à terme échu avant le
20 du premier mois de chaque trimestre de l’année civile, le montant des taxes perçues.. ».
Le terme « perçues » sous-entend alors l’encaissement de la créance par l'hôtel toutefois
l’ONMT retient comme fait générateur la [Link] même pour la taxe de séjour.

L'assujettissement de la TPT et la TS à la TVA :


L’un des problématique majeur que pose la Taxe de séjour et la taxe de promotion
touristique c’est son assujettissement à la T.V.A qui reste une décision, de part notre
analyse, infondée voire aberrante. Comment peut-on taxer une taxe dont l'hôtel n’en est
que le débiteur et l'intermédiaire vis-à-vis des organismes pour laquelle celle-ci est due. Pour
faire l’analogie ,cela revient à payer la tva sur la  tva ,chose qui reste absurde.

La déclaration de chômage :

La déclaration de chômage prévu respectivement par les articles 69 et 15 de la loi 47-06


relative taxe sur les débits de boisson et la taxe professionnel est une déclaration qui a pour

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but de faire bénéficier les entreprises en chômage « partiel ou total » pendant la durée
d’une année civile d’un «dégrèvement ou décharge » de ces taxe proportionnellement à la
durée du chômage total ou partiel de leurs activité.

D’ailleurs dans le contexte de  la crise sanitaire, cela permettrait de réaliser des économies
d’impôts importantes. Certes, en plus d'être méconnus par plusieurs contribuables, il reste
trop tard pour en   bénéficier puisqu’il fallait souscrire une «déclaration de chômage» avant
le 31 janvier, chose que les professionnels du secteur ne pouvaient pas prédire durant ce
mois. De plus, elle ne concerne que l’année passée et non pas l’exercice 2020. Il reste alors
pour le gouvernement à introduire un amendement à la loi de façon à ce que les
contribuables concernés puissent payer une taxe proportionnelle au prorata de la période
réellement travaillée, chose qui, a ce jour, n’a pas été faite.

A noter que dans le PLF 2021,le deuxième texte propose de modifier la loi 47.06 sur la
fiscalité des collectivités locales régissant des taxes diverses imposées à l’échelle territoriale.

L’idée est que les impôts locaux en général ne devraient pas être taxé au titre de l’année
2020 dans sa totalité vu que plusieurs entreprise en du arrêtée leurs activité à cause du de la
situation pandémique au [Link], si la plupart des impôts locaux sont censé rémunérer
les services des collectivité locales,ces dernier devrait alors exclure la partie relative à l'arrêt
étant donné que la majorité des entreprise était en arrêt totale de leurs activité et donc
n’ont pas pu bénéficier de ces services.

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CONCULUSION

Finalement, cette expérience nous a été très enrichissante dans le sens où ,

elle nous a permis de mettre en pratique nos acquis et de développer des

connaissances facultatives et d’être plus créatifs dans notre travail.

Également, ce projet nous a été fortement rentable au niveau professionnel

entant que futurs gestionnaires et auditeurs. Son objectif est de fournir un guide

professionnel permettant de mieux connaitre les particularités juridiques, comptables

et fiscales des établissement hôteliers et de faciliter la compréhension des principales

caractéristiques du secteur.

Cependant, au fur et à mesure du déroulement de ce projet, notre équipe a

fait face à quelques obstacles relatives à l’indisponibilité de certaines informations.

Mais Ce qui fait l’originalité de cette expérience, c’est l’approche collective à

résoudre les problèmes et l’engagement d’une responsabilité partagée à fin de

respecter les délais qui nous sont impartis.

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Bibliographie et Webographie

Le code général des impôts 2020.

loi n° 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales.

Loi n°61-00 portant statut des établissements touristiques.

Décret d’application N°2-02-640.

Arrêté du Ministre du Tourisme N°1751.02.

Article 7 du décret n° 2- 02- 186

L’article 20 de la loi n° 61-00

[Link]
ajoutee.

[Link]

[Link]

Memοireοnline.cοm.

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Annexes

Annexe 1 : Liste détaillée des nouveaux comptes du projet de plan comptable des
entreprises hôtelières.

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